Nouveau droit de la prescription. Révision tarifaire «nomen est omen» Un institut pour l informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire?

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1 Bulletin des médecins suisses Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung Editorial 679 Nouveau droit de la prescription FMH 682 Révision tarifaire «nomen est omen» IPI 688 Un institut pour l informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire? Rencontre avec Alain Berset 717 «Nous voulons encourager la collaboration» «Et encore» par Erhard Taverna 722 Banques de données biologiques Organe officiel de la FMH et de FMH Services Offizielles Organ der FMH und der FMH Services Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services

2 SOMMAIRE FMH Editorial 679 Nouveau droit de la prescription Ursina Pally Hofmann Thème 681 Le secret médical est intangible Michel Matter La mort brutale de la sociothérapeute genevoise Adeline M. a accru la pression sur le secret médical non seulement en Suisse romande mais également dans toute la Suisse. Autres groupements et institutions STIZ 691 Vergiftungen in der Schweiz Hugo Kupferschmidt, Christine Rauber-Lüthy Informations sur les activités de conseil du Centre suisse d information toxicologique pour l année De graves intoxications et des intoxications mortelles doivent malheureusement une nouvelle fois être signalées. Vous trouverez dans cet article des informations détaillées sur la fréquence des groupes de pathogènes et les taux d intoxication. Questions tarifaires 682 Révision tarifaire «nomen est omen» Christian Oeschger, Kerstin Schutz 684 Nouvelles du corps médical Organisations du corps médical La première Journée des délégués tarifaires 2014 de la FMH s est déroulée début avril. Le point fort de la journée a été la révision en cours du TARMED. Découvrez ce que les intervenants des différents groupes d intérêt pensent de l intervention tarifaire du Conseil fédéral. CMPR 686 Le CMPR comme plateforme dans la prévention: prise de position Joel Cuénoud, Pierre Klauser, Johanna Sommer-Bühler Le Collège de médecine de premier recours a redéfini ses tâches. Il axera désormais son activité sur trois priorités, dont la première est la prévention. IPI 688 L Institut pour l informatique au cabinet médical (IPI) est désormais mandaté par la FMH et opérationnel Gerhard Schilling, Urs Stoffel La FMH veut que l informatique médicale reste aux mains des médecins et c est pourquoi elle a créé l IPI. Son directeur vient d être nommé et en profite pour se présenter dans l article suivant. 689 Un Institut pour l informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire? Christian Peier Pour répondre à la question qu il pose, le nouveau directeur de l Institut pour l informatique au cabinet médical raconte une histoire qui ne parle pas des médecins mais d une voiture. Courrier / Communications 695 Courrier au BMS 697 Examens de spécialiste / Communications FMH Services 698 Seminare / Séminaires 699 Ihre Experten 700 Emplois et cabinets médicaux Tribune Point de vue 710 Stürzt der Tiers payant die Ärzte ins Verderben? Franz Marty L auteur critique le fait que les spécialistes en politique professionnelle s opposent au passage au Tiers payant parce qu ils le considèrent comme une menace pour la base de données propre au corps médical et la valeur du point tarifaire. Au vu des changements structurels et de l introduction du dossier électronique du patient, ce modèle de facturation serait pourtant plus efficace et avantageux que le Tiers garant. Management 713 Umgangsformen mit der Unmöglichkeit Harald Tuckermann, Johannes Rüegg-Stürm, Matthias Mitterlechner Deuxième volet de la série d articles consacrés à l impossibilité de gérer un hôpital. Suite à la présentation du paradoxe du management hospitalier dans la dernière édition du BMS, il s agit maintenant de montrer les possibilités concrètes qu offre ce type de gestion. L accent est mis sur les décisions bilatérales et situationnelles.

3 SOMMAIRE Horizons Et encore Rencontre avec 717 «Nous voulons encourager la collaboration» Daniel Lüthi Pour Daniel Lüthi, cette rencontre s est révélée bien différente des autres, car son interlocuteur ne pouvait lui consacrer que 40 minutes au lieu de 2 heures et qu aucune question d ordre privé ne pouvait lui être posée. Mais qui donc a-t-il bien pu rencontrer? Alain Berset, pardi! Sous un autre angle 720 Questions autour des neurosciences et de leur pouvoir explicatif Jean Martin Comment les neuro-enthousiastes et les neuro-sceptiques se comportent-ils? Ces deux attitudes s annulentelles? Un rapport dialectique entre les deux est-il possible? Voici les questions auxquelles Adam Gopnik tente de répondre dans son article «Mindless The new neuro-skeptics» que Jean Martin commente. 722 Banques de données biologiques Erhard Taverna Vous êtes-vous déjà rendus dans un réduit alpin, un centre de collecte de sperme, une banque de semence, voire une chambre de congélation de couches de permagel arctique? Le photographe Yann Mingard l a fait pour tenter de fixer visuellement un univers rendu la plupart du temps inaccessible et tenu à l écart du public. Le fruit de son travail est exposé au Musée de la photographie de Winterthour. Anna IMPRESSUM Rédaction Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Prof. Dr Samia Hurst Dr Jean Martin lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d. Prof. Dr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d. Rédaction Economie lic. oec. Anna Sax, MHA Rédaction Droit M e Hanspeter Kuhn (FMH) Managing Editor Annette Eichholtz M.A. Secrétariat de rédaction Elisa Jaun Adresse de la rédaction EMH Editions médicales suisses SA Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz Case postale, 4010 Bâle Tél , fax Courriel: Internet: Editeur FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, Case postale 300, 3000 Berne 15 Tél , fax Courriel: Internet: Production Schwabe SA, Muttenz Marketing EMH Dr Karin Würz, responsable marketing et communication Tél , fax Courriel: Annonces Publicité Dr Karin Würz Cheffe placement des annonces Tél , fax Courriel: «Offres et demandes d emploi/ Immeubles/Divers» Matteo Domeniconi, personne de contact Tél , fax Courriel: «Office de placement» FMH Consulting Services Office de placement Case postale 246, 6208 Oberkirch Tél , fax Courriel: Internet: Photo de couverture: Pp76/Dreamstime.com Abonnements Membres de la FMH FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15 Tél , fax Abonnements EMH EMH Editions médicales suisses SA Abonnements, Case postale, 4010 Bâle Tél , fax Courriel: Abonnement annuel: CHF 320., porto en plus 2014 by EMH Editions médicales suisses SA. Tous droits réservés. Toute reproduction d article, y inclus électroniquement et la traduction, en totalité ou par extrait, est soumise à l autorisation écrite des éditions. Paraît le mercredi ISSN ISSN (édition électronique) Délégués des sociétés de discipline médicale Allergologie et immunologie clinique: Pr A. Bircher Anesthésiologie: Pr T. Erb Angiologie: Pr B. Amann-Vesti Cardiologie: Pr C. Seiler Chirurgie: Pr Dr L. Bühler Chirurgie cardiaque et vasculaire thoracique: Pr T. Carrel Chirurgie de la main: PD Dr L. Nagy Chirurgie maxillo-faciale: Pr H.-F. Zeilhofer Chirurgie orthopédique: PD Dr M. Zumstein Chirurgie pédiatrique: Dr M. Bittel Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique: PD Dr T. Fischer Dermatologie et vénéréologie: PD S. Lautenschlager Endocrinologie/diabétologie: Pr G. A. Spinas Gastro-entérologie: PD Dr C. Mottet Génétique médicale: Dr D. Niedrist Gériatrie: Dr M. Conzelmann Gynécologie et obstétrique: Pr W. Holzgreve Hématologie: Dr M. Zoppi Infectiologie: Pr W. Zimmerli Médecine du travail: Dr C. Pletscher Médecine générale: Dr B. Kissling Médecine intensive: Dr C. Jenni Médecine interne: Dr W. Bauer Médecine légale: Pr T. Krompecher Médecine nucléaire: Pr J. Müller Médecine pharmaceutique: Dr P. Kleist Médecine physique et réadaptation: Dr M. Weber Médecine tropicale et médecine de voyages: PD Dr C. Hatz Néonatologie: Pr H.-U. Bucher Neurochirurgie: Pr H. Landolt Neurologie: Pr H. Mattle Neuropédiatrie: Pr J. Lütschg Neuroradiologie: Pr W. Wichmann Oncologie: Pr B. Pestalozzi Ophtalmologie: Dr A. Franceschetti Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale: Pr J.-P. Guyot Pathologie: Pr G. Cathomas Pédiatrie: Dr R. Tabin Pharmacologie et toxicologie clinique: Dr M. Kondo-Oestreicher Pneumologie: Pr T. Geiser Prévention et santé publique: Dr C. Junker Psychiatrie et psychothérapie: Dr G. Ebner Psychiatrie et psychothérapie d enfants et d adolescents: Dr R. Hotz Radiologie: Pr B. Marincek Radio-oncologie: PD Dr Damien Weber Rhumatologie: Pr M. Seitz

4 Editorial FMH Le Conseil fédéral demande une amélioration du droit de la prescription et un délai de prescription de trente ans en cas de dommages corporels. Les fournisseurs de prestations seraient alors contraints de conserver les dossiers des patients pendant trente ans pour des raisons liées à la responsabilité civile. Cette solution serait-elle envisageable du point de vue pratique et de telles assurances-responsabilité civile seraient-elles encore abordables? La FMH a présenté à la commission parlementaire une proposition de solution pour les dommages différés. Dr Jürg Schlup, président de la FMH Nouveau droit de la prescription La révision du droit de la prescription est en cours. Le projet de loi prévoit de soumettre les créances découlant de lésions corporelles ou de mort d homme à une prescription de trente ans alors que celle-ci est à l heure actuelle de dix ans pour autant que le traitement ait été dispensé par un médecin pratiquant à titre indépendant ou dans une institution ne tombant pas sous le coup d une loi cantonale sur la responsabilité. Pour certaines institutions, les cantons prévoient des délais de prescription plus courts. Les diverses réglementations cantonales demeureront applicables même en cas de révision du droit actuel, si bien que l harmonisation du droit de la prescription souhaitée n est pas possible. La diversité des législations est particulièrement choquante notamment en matière de remise de médicaments. En effet, alors que le médecin devrait à l avenir répondre durant trente ans d une faute commise dans le cadre de la médication, le délai de prescription applicable au fabricant du médicament concerné ne serait que de dix ans en vertu de la loi sur la responsabilité du fait des produits, à laquelle le fabricant est soumis et dont les règles ne devraient pas être modifiées. Le délai de prescription de trente ans prévu n a de sens qu en ce qui concerne les dommages qui, de manière avérée, ne surviennent qu après dix ans. Certes, le projet actuel de révision ne prévoit pas de prolonger à trente ans l obligation de conserver les dossiers des patients. Néanmoins, le médecin supportant le fardeau de la preuve en cas de procédure judiciaire portant sur un éventuel défaut d information au patient devra à l avenir conserver les dossiers médicaux jusqu à l échéance du délai de trente ans. C est le seul moyen pour lui de disposer des preuves nécessaires si la question de l information au patient devient litigieuse dans le cadre d une procédure. Par ailleurs, tout assureur proposant une assurance-responsabilité civile durant trente ans prévoira une obligation contractuelle de conserver les dossiers des patients pendant une durée équivalente au délai de prescription. Une plus longue conservation des dossiers médicaux implique bien évidemment un surcroît de travail et de coûts à la charge des fournisseurs de prestations, sans compter les difficultés techniques liées à la lisibilité des données au terme de si nombreuses années. Il n est pas encore certain que les assureurs proposent une couverture durant trente ans. Bien entendu, on ignore également les coûts d une couverture d assurance prolongée. Le défaut de telles assurances ou leur coût trop élevé risquent d avoir de lourdes répercussions sur la fourniture des soins. Comme le montre l exemple des Etats-Unis, un sous-approvisionnement en soins est probable lorsque les médecins n ont plus avantage à exercer à titre indépendant compte tenu du montant trop élevé des primes d assurance. Les patients sont eux aussi prétérités s ils sont soignés par un médecin dépourvu de couverture d assurance, car celui-ci ne répond que sur sa propre fortune. Des pertes financières seraient alors vraisemblables en cas de dommage important ou de pluralité L actuel délai de dix ans est suffisant pour les traitements médicaux. de lésés, car le médecin ne pourrait verser de dommages-intérêts, ou uniquement des dommages-intérêts partiels. Dès lors, à défaut de couverture d assurance, il serait judicieux de conseiller aux héritiers de médecins de répudier la succession ou de l accepter uniquement en cas de présentation d un inventaire. La révision du droit de la prescription est actuellement examinée par la Commission des affaires juridiques du Conseil national. A l occasion d une audition, la FMH s est mobilisée pour que le délai de trente ans ne soit pas applicable aux traitements médicaux. En effet, une prolongation du délai de prescription n a de sens que pour les dommages qui n apparaissent qu après le délai de prescription de dix ans; jusqu alors, les lésés ayant subi de tels dommages n ont jamais pu faire valoir leurs créances. La Cour européenne des droits de l homme a récemment jugé qu un délai de prescription de dix ans pour de tels dommages différés viole la Convention européenne des droits de l homme. En revanche, les traitements médicaux n entraînent en principe pas de dommages différés, car la plupart des dommages surviennent immédiatement après le traitement ou dans les jours, semaines ou mois qui suivent. Ursina Pally Hofmann, docteure en droit, avocate, Service juridique 679

5 Thème FMH La pression exercée sur le secret médical augmente depuis plusieurs années. La mort brutale d Adeline M., la sociothérapeute genevoise, a relancé et accentué le débat en Suisse romande et aussi maintenant dans toute la Suisse. L exécutif genevois s en prend au secret médical dans le seul but de dévier l attention des dysfonctionnements administratifs pointés dans cette affaire. La FMH apporte son s outien aux médecins genevois dans leur engagement contre toute atteinte au secret médical. Dr Jürg Schlup, président de la FMH Le secret médical est intangible Michel Matter Président de l Association des Médecins du canton de Genève (AMG) Correspondance: ma-matter[at]bluewin.ch Retombée de la mort d Adeline dans le drame de la Pâquerette: le Conseil d Etat a annoncé le 19 mars son intention de légiférer sur le secret médical dans le cadre strict de la dangerosité. Cette volonté fâche doublement. Sur le fond, le secret médical est intangible et doit le rester. Dans la manière, ce projet de loi fâche également: à aucun moment, l Association des Médecins du canton de Genève (AMG) n a été consultée, ni même informée, par exemple le lundi 17 mars, lorsque ses représentants ont été reçus par le conseiller d Etat Mauro Poggia, pour évoquer les possibilités de collaboration sur divers sujets de politique de la santé. Et que dire du silence imposé au Dr Hans Wolff, le responsable du nouveau Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaires des HUG? Pour le médecin comme pour le politique, le but recherché est d offrir plus de sécurité. Dans un climat émotionnel aisément compréhensible, le politique veut aujourd hui donner une impression de totale maîtrise du dossier, et d autant plus que cette affaire a révélé une faillite des procédures mises en place, à tous les niveaux. Tout a dysfonctionné, sans que le secret médical y soit pour quelque chose: à aucun moment, le rapport de l ancien conseiller d Etat Bernard Ziegler n impute un rôle quelconque au secret médical dans la mort d Adeline. Il faut bien comprendre que le respect du secret médical ajoute à la sécurité en ce sens qu il crée la confiance qui permet la confidence, tandis que son affaiblissement ajouterait à l insécurité. Faire croire à la population, par cette illusion de la totale maîtrise des choses, que tout savoir permettra d éviter un nouveau drame, est une méconnaissance de l essence même du secret médical. Il ne peut y avoir de levée du secret que pour une information confidentielle particulière donnée dans la relation de confiance. Aucun médecin ne gardera pour lui une information obtenue dans la relation thérapeutique qui pourrait mettre en danger autrui. Et entendre Me Mauro Poggia dire que «les médecins se cachent derrière le secret médical» (Léman Bleu, Genève à chaud, le mercredi 19 mars 2014) est insupportable. Nous avons, chacun d entre nous, été éduqués et formés à cette notion de base de notre profession: la responsabilité. Nous sommes responsables de nos actes médicaux, de nos décisions thérapeutiques, de chacun de nos choix: assumer pleinement ses actes est la clé de notre profession. Nous ne sommes pas dans le plaire, ni dans l illusion, nous sommes constamment dans la réalité du patient. Alors ce procès d intention n est pas le bon, car l autorité ne peut décider d elle même de s interposer dans la relation thérapeutique. Ce faisant, elle ne ferait qu affaiblir le système. La gestion des sorties pénitentiaires n est d ailleurs pas du ressort du médecin thérapeute, mais bien de l expert mandaté pour informer l autorité. Le secret médical trouve sa base légale dans l article 321 du Code pénal. Celle ci est suffisamment explicite pour qu il n y ait nul besoin de la compléter ou de la modifier: le médecin peut en tout temps demander à son patient ou à la commission compétente d être délié du secret médical pour donner, à tel instant précis, un information obtenue dans la confidence, un avis médical ne valant que pour une situation actuelle et non pour l éternité. Et si les circonstances l imposent, le médecin sait prendre ses responsabilités: son but est la sécurité, pas la protection coûte que coûte du patient; en particulier, tout médecin d institution pénitentiaire n a de seule visée que la protection d autrui. Encore une fois, l affaiblissement du secret médical augmente l insécurité. Alors pourquoi réinventer la roue, pourquoi vouloir affaiblir la relation thérapeutique? Si cet horrible drame de la Pâquerette a entraîné une émotion intense et compréhensible, il ne faut pas, sous couvert de plaire à la population, toucher au secret médical: c est bien la perte de maîtrise de l autorité qui est à l origine du drame d Adeline, pas le secret médical. Celui ci doit rester intangible. 681

6 Questions tarifaires FMH Journée des délégués tarifaires du 2 avril 2014 Révision tarifaire «nomen est omen» La dixième édition de la Journée des délégués tarifaires a suscité un vif intérêt auprès des participants. Elle a porté essentiellement sur la révision en cours du tarif TARMED. Christian Oeschger, Kerstin Schutz FMH, division Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse Correspondance: FMH / division Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse Frohburgstrasse 15 CH-4600 Olten Tél Fax tarife.ambulant[at]fmh.ch Le 2 avril 2014, le département Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse a eu le plaisir de saluer plus de cent participants à cette journée à Berne. Dans son introduction, le Dr Ernst Gähler, vice-président de la FMH, a récapitulé la situation tarifaire du secteur ambulatoire. Jean-François Steiert, conseiller national, a ensuite rappelé les intérêts des assurés/patients lorsqu il s agit de déterminer le prix des prestations remboursées par l assurancemaladie. Avant que les participants n approfondissent un thème particulier dans l une des trois séances proposées en parallèle, le Dr Jürg Schlup, président de la FMH, s est penché sur l intervention tarifaire du Conseil fédéral dans un exposé intitulé «Divide et impera». Séance parallèle 1: Contrôles de l économicité Cette séance consacrée aux travaux relatifs à l efficacité, l adéquation et l économicité (EAE) a suscité un vif intérêt auprès des participants. Le Prof. U. Saxer (Dr en droit), le Dr A. Haefeli et P. Moline (Dr en sciences naturelles) ont passé en revue les questions de droit et de jurisprudence, les commissions paritaires de confiance et leur professionnalisation ainsi que les méthodes statistiques ANOVA et leur développement futur. Suite à ces exposés, les délégués tarifaires ont eu l occasion de poser leurs questions sur les procédures EAE et donner leur avis concernant les travaux effectués par le groupe de travail EAE. Séance parallèle 2: Les données Pertinence et enjeux du point de vue de la société SASIS SA Les données revêtent toujours plus d importance dans le domaine tarifaire. Alors que les précédents ateliers s étaient intéressés à la pertinence pour le corps médical de disposer de ses propres données et aux enjeux qui en découlent, cette séance a permis aux délégués tarifaires d entendre le point de vue des assureurs-maladie. Hans-Peter Schönenberger, directeur de SASIS SA, a donné un aperçu complet des activités de son entreprise. Son exposé passionnant et la discussion qui s en est suivie ont principalement porté sur les points suivants: les objectifs et enjeux des données statistiques des assureurs-maladie, l importance des numéros RCC et C, des exemples concrets concernant le pool tarifaire et le pool de données, la qualité des données et leur fiabilité grâce à des données communes ou complémentaires. Séance parallèle 3: La révision tarifaire en pra - tique: tarification des prestations chirurgicales Où retrouver dans le tarif une phase de travail précise d un protocole opératoire complexe? Après les explications du Dr Charlotte Meier Buenzli permettant de visualiser le protocole établi par l équipe spécialisée en anesthésie opératoire, des petits groupes ont essayé de répondre à cette question sur la base d exemples de cas concrets. Une chose est sûre: les processus ne sont pas les mêmes partout et, depuis l entrée en vigueur du TARMED, ils ont évolué au fil Forte affluence à la Journée des délégués tarifaires. 682

7 Questions tarifaires FMH du TARMED. Ceux-ci vont bon train et devraient être encore intensifiés en cours d année. En effet, une équipe spécialisée a été constituée pour l imagerie médicale dans le but d actualiser les positions tarifaires de la radiologie ces prochains mois. Le Dr Tarzis Jung, membre du comité et délégué tarifaire de la Société suisse de radiologie (SGR-SSR), a décrypté les défis et les chances d une révision du point de vue des radiologues. La prochaine Journée des délégués tarifaires aura lieu le mercredi 12 novembre 2014, hôtel Ador, Berne. Divide et impera: le Dr Jürg Schlup, président de la FMH, analyse l intervention tarifaire du Conseil fédéral. des dispositions légales. Dans ce contexte, les travaux de révision sont très importants en vue de reproduire les processus opératoires de manière appropriée dans le TARMED. En seconde partie de la séance, le Dr Michaël Papaloïzos a présenté le projet de révision concret du domaine de la chirurgie de la main et donné un bref compte rendu du travail pratique d une équipe spécialisée. Chances et risques de la révision tarifaire Après la pause de midi, Roger Scherrer, chef de la division Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse et Christoph Schöni, chef de projet pour la révision du TARMED chez H+, ont dressé un état des lieux intermédiaire des travaux de révision et de la neutralité des coûts Dans son exposé attendu avec impatience par les délégués tarifaires, Oliver Peters, vice-directeur de l Office fédéral de la santé publique (OFSP), a tout d abord expliqué le rôle de la Confédération dans le domaine tarifaire avant d aborder les exigences posées au tarif et les attentes de l administration fédérale envers les partenaires tarifaires. Ses propos selon lesquels l OFSP prône le maintien de la neutralité des coûts lors de la révision du TARMED ont suscité de vives réactions de l auditoire et des discussions animées. Avant de passer à l apéritif pour terminer cette Journée des délégués tarifaires, Ernst Gähler a résumé les principaux éléments de la journée et souligné encore une fois les points importants à ne pas perdre de vue lors de la révision du TARMED, par exemple la séparation stricte entre la structure tarifaire et la tarification (valeur du point). Le département Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse remercie tous les conférenciers et toutes les personnes présentes. Leur participation active a donné lieu à des discussions constructives. Vous trouverez de plus amples informations ainsi que toutes les présentations des exposés et des séances parallèles sur le site de la FMH. ambulatoires/journee_delegues-tarifaires.html Jean-François Steiert, conseiller national et le Dr Ernst Gähler, vice-président de la FMH. Oliver Peters, vice-directeur de l OFSP expose les attentes de la Confédération concernant la révision du TARMED. 683

8 FMH Personalien Nouvelles du corps médical Todesfälle / Décès / Decessi Lucien Bornand (1922), , 3063 Ittigen René Christian Becher (1944), , Facharzt für Chirurgie, 3073 Gümligen Kaspar Berneis (1968), , Facharzt für Endokrinologie/Diabetologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 8610 Uster Rita Schär (1925), , Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, 3626 Hünibach Stefan Andreas Brauchli (1963), , Spécialiste en médecine du travail, 1004 Lausanne Martin Matter (1924), , Facharzt für Medizinische Onkologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 8702 Zollikon Panayotis Vengos (1938), , Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, 1206 Genève Praxiseröffnung / Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici BE Elisabeth Renftle, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, Jurastrasse 37, 4900 Langenthal SG Daredschan Semionowna Messengiesser, Praktische Ärztin, Hohlweg 9, 8645 Jona Thomas Franz Georg Winter, Praktischer Arzt, Feldstrasse 11, 9425 Thal VD Antoni Juan-Torres, Médecin praticien, 21, ch. de Chantemerle, 1010 Lausanne Bertrand François Hue, Spécialiste en ophtalmologie, 5, avenue de Rumine, 1005 Lausanne ZH Ingo Stenger, Praktischer Arzt, Bahnhofplatz 15, 8021 Zürich 1 Aargauischer Ärzteverband Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärzteverband als ordentlich praktizierende Mitglieder haben sich angemeldet Thierry Carrel, 3006 Bern, Facharzt für Herzund thorakale Gefässchirurgie, Facharzt für Chirurgie, spez. Gefässchirurgie FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Aarau per 1. Mai 2014 Heinz Schönhofen, 2502 Biel, Facharzt für Radiologie FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Baden per 1. August 2014 Norbert Unland, I Limbiate, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Aarau per 1. April 2014 Diese Kandidaturen werden in Anwendung von Art. 5 der Statuten des Aargauischen Ärzteverbandes veröffentlicht. Einsprachen müssen innert 14 Tagen seit der Bekanntmachung schriftlich und begründet der Geschäftsleitung des Aargauischen Ärzteverbandes eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet die Geschäftsleitung über Gesuch und allfällige Einsprachen. Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet: Nicole Albrecht, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin FMH, Schwarzenburgstrasse 293, 3098 Köniz Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio eingereicht werden. Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen. 684

9 Nouvelles du corps médical FMH Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft haben sich gemeldet: Sektion Stadt Felix Kühn, Facharzt für Innere Medizin und Endokrinologie/Diabetologie FMH, ab : Weggisgasse 40, 6004 Luzern Anja Chatterjee, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin und Kardiologie FMH, ab : St. Anna-Strasse 32, 6006 Luzern Sektion Gäu Ruth Draths, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe FMH, ab : Frauenpraxis Buchenhof, Praxis für Mädchen und Frauen, 6210 Sursee Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern Ärztegesellschaft Thurgau Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau haben sich gemeldet: Henning Steen, Fichtenstrasse 4, D Radolfzell, Facharzt für Kardiologie Preise / Prix / Premi Colorectal Cancer Research Scholar Award 2014 Die Colon Cancer Challenge Foundation hat am diesjährigen 67. Jahreskongress der Society of Surgical Oncology (SSO) die Arbeit des jungen Chirurgen Dr. med. Benjamin Weixler «Isolated Tumor Cells are a Negative Prognostic Factor for Disease-free and Overall Survival in Stage I & II Colon Cancer Patients: A Propensity Score Analysis» (Autoren: Benjamin Weixler, René Warschkow, Ueli Güller, Andreas Zettl, Urs von Holzen, Bruno M. Schmied, Carsten T. Viehl und Markus Zuber) mit dem Colorectal Cancer Research Scholar Award 2014 ausgezeichnet. Dieser Preis anerkennt hervorragende Leistungen im Bereich der molekularbiologischen Forschung bei Patienten mit kolorektalen Karzinomen und zeichnet jährlich die beste am SSO Kongress eingegebene Forschungsarbeit aus. Der Colorectal Cancer Research Scholar Award wurde zum vierten Mal verliehen und geht das erste Mal an eine Forschungsgruppe ausserhalb der USA. Arthur Steindler Award Prof. Christian Gerber, Ärztlicher Direktor und Schulterspezialist der Uniklinik Balgrist und Ordinarius für Orthopädie der Universität Zürich, wurde eine ausserordentliche Ehrung zuerkannt: Er durfte im März 2014 an der gemeinsamen Jahrestagung der Orthopaedic Research Society (ORS) und der American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS) den Arthur Steindler Award 2014 in New Orleans entgegennehmen. Der Arthur Steindler Award wird nur alle zwei Jahre an einen Wissenschaftler und/oder Arzt vergeben, der die Medizin weltweit substantiell beeinflusst und weiter gebracht hat. Prof. Christian Gerber erhielt den Arthur Steindler Award für seine gesammelten wissenschaftlichen und intellektuellen Beiträge im Bereich der Schulter sowie für sein konsequentes Bestreben, diese Erkenntnisse zum Nutzen der Patienten in der Klinik umzusetzen. Sujets d actualité du forum Venez débattre avec nous! Dans la rubrique forum, nous présentons régulièrement des sujets d actualité politique, économique et scientifique ayant trait au système de santé. Donnez votre avis ou commentez les affirmations de vos confrères. Pour accéder au forum: 685

10 CMPR ORGANISATIONEN ORGANISATIONS DU DER CORPS ÄRZTESCHAFT MEDICAL Le CMPR comme plateforme dans la prévention: prise de position Joel Cuénod a, Pierre Klauser b, Johanna Sommer-Bühler c Pour le Conseil de fondation du CMPR a Spécialiste médecine interne générale, Bâle b Spécialiste pédiatrie, Genève c Spécialiste médecine interne générale, Vésenaz Le CMPR (Collège de médecine de premier recours) a redéfini ses tâches dans le contexte de la répartition des rôles entre les diverses instances impliquées dans la médecine de premier recours (les sociétés de discipline SSMI, SSMG et SSP, les 5 facultés de médecines avec leurs instituts de médecine de premiers recours, l académie des sciences médicales, et Médecins de famille et de l enfance MFE) [1]. Les intervenants de MPR doivent disposer d outils reconnus et validés comme aide à la décision, aide à l information du patient (documentation illustrée à fournir au patient), aide au calcul du risque, aide à la décision partagée, etc.). Des références/recommandations et normes suisses doivent être développées pour la prévention. «Le CMPR a un rôle actif de plateforme dans la coordination, et dans la mise en œuvre de projets et de formations.» Correspondance: Collège de Médecine de Premier Recours Landhausweg 26 CH-3007 Berne Tél Fax khm[at]hin.ch Le CMPR, par la variété de ses membres, est la plateforme idéale pour identifier les sujets de préoccupation de la médecine de premier recours et proposer des solutions, dont le côté opérationnel incombe ensuite soit aux instances partenaires, soit au CMPR s il s agit de projets qu il réalise sur mandat de ses membres. Le CMPR a donc un rôle actif de plateforme dans la coordination, et dans la mise en œuvre de projets et de formations. Dans le domaine de la prévention c est notamment grâce à son projet pionnier de coaching santé CMPR, produit-phare ces dernières années, qui est sorti maintenant de sa phase pilote et dont le CMPR s attelle à la diffusion [2]. Le CMPR remplit ainsi un rôle spécifique de lien entre la santé publique et la médecine individuelle. Lors des séances d automne 2013 le conseil de fondation du CMPR a commencé un processus-plateforme, et il a défini trois axes faisant partie intégrante de la médecine de premier recours: 1) La prévention 2) L éducation thérapeutique des patients (pour leur propre gestion de leur santé ou de leur maladie chronique; «empowerment») 3) Le lien entre les programmes de santé publique et les individus Dans un premier temps, le CMPR s occupe de la prévention et définit besoins et actions nécessaires dans les domaines de la pratique médicale, de l enseignement, de la recherche et de la politique de santé. Pratique médicale Les intervenants de médecine de premier recours doivent maitriser des outils de communication spécifiques à la prévention. Dans le but de développer l interprofessionnalisation, les rôles des différents partenaires doivent être définis. Enseignement Formation des professions médicales La formation professionnelle doit intégrer l enseignement des outils précités, nécessaires à la pratique (communication, utilisation d outils, etc.). Les normes et recommandations suisses doivent être enseignées de façon uniformisée à travers le pays et les différentes professions médicales. Le partenariat avec les instances politiques ou sociales doit être encouragé. Auprès de la population La population doit être informée et éduquée sur les éléments de la prévention générale (hygiène de vie, programmes vaccinaux, programmes de dépistage et traitements précoces) et sur les rôles respectifs des différents professionnels de la santé. Cette démarche doit débuter dans la scolarité obligatoire. Recherche La recherche en MPR doit fournir les éléments probants pour définir les normes suisses, les recommandations suisses de pratique en prévention, les méthodes efficaces de diffusion et de mise en pratique (éducation thérapeutique du pa- 686

11 CMPR ORGANISATIONS DU CORPS MEDICAL tient, entretien motivationnel, outils informatiques, etc.). Des études de coût-efficacité des actions de prévention doivent être conduites (pour soutenir l argumentation clinique, pour renforcer la motivation des acteurs et en justifier la rémunération). «Le remboursement de la prévention doit être intégré dans le catalogue des prestations obligatoires.» Politique de santé Comme la prévention doit être un projet de société, la médecine de premier recours doit obtenir la collaboration de la société civile pour le développement et l application de la prévention (communes, écoles, etc.). Le remboursement de la prévention doit être intégré dans le catalogue des prestations obligatoires. L aspect éthique de la prévention doit être présent dans les réflexions politiques. En tant que plateforme, le CMPR attend de ses différents partenaires qu ils s impliquent pour le choix, le développement et la coordination de ces projets de prévention afin d améliorer le niveau de santé de la population suisse. Références 1 Klauser P, Grüninger U. Quel avenir pour le CMPR? PrimaryCare 2013;13(12): Neuner-Jehle S, Schmid M, Grüninger U. The «Health Coaching» programme: a new patient-centred and visually supported approach for health behaviour change in pri mary care. BMC Family Practice 2013;14(100): /14/100. Vous qui lisez une revue des Editions médicales suisses, saviez-vous que... n n n les Editions médicales suisses sont une coopération entre la Fédération des médecins suisses (FMH) et la plus ancienne maison d édition et imprimerie au monde (les Editions Schwabe, fondées en 1488)? que les EMH sont les éditions de pointe en Suisse dans le domaine des journaux médicaux, avec dix revues spécialisées, desarticlesparaissantintégralement en ligne et un choix de livres deplus en pluslarge? que toutes les revues paraissant aux EMH sont les organes officiels de publication des sociétés médicales correspondantes? Aux EMH, les articles sont publiés par des médecins pour des médecins. Des comités de rédaction indépendants constitués de spécialistes réputés assurent la qualité et l actualité des articles qui couvrent toutes les disciplines médicales. Le choix des thèmes reflète les intérêts divers des médecins et des sociétés médicales et ne se concentre pas sur les aspects commerciaux. Si vous souhaitez en savoir plus sur les EMH, vous trouverez plus d informations sous Vous y trouverez également les revues publiées en ligne et des outils pratiques pour vos recherches d articles. Nous sommes à votre disposition pour répondre personnellement à vos questions: EMH Editions médicales suisses SA Marketing et communication Farnsburgerstrasse 8 Tél. +41 (0) /Fax +41 (0) CH-4132 Muttenz EMH Editions médicales suisses des publications à la pointe de la médecine 687

12 IPI ORGANISATIONS DU CORPS MEDICAL L Institut pour l informatique au cabinet médical (IPI) est désormais mandaté par la FMH et opérationnel Gerhard Schilling a, Urs Stoffel b a Président de l IPI b Membre du Comité central de la FMH, département ehealth Sur la base de la décision de la Chambre médicale, en date du 3 octobre 2013, la FMH et l Institut pour l informatique au cabinet médical ont signé un contrat de prestation en février Ainsi, l IPI est mandaté par la FMH pour la concrétisation de l informatique et la documentation électronique dans les cabinets médicaux (dossier électronique du patient DeP). Ce contrat de prestation couvre la conclusion de projets concrets, définis par des étapes mesurables et confiés à la surveillance d un comité de pilotage commun. Outre l important travail de fond, les prestations de services doivent être de plus en plus étoffées pour tous les membres de la FMH. Un compte rendu sera présenté lors de la réunion de la Chambre médicale en automne Depuis le 1 er mars 2014, l IPI est donc opérationnel et a engagé un secrétaire général à temps plein. En juin 2012, l Institut pour l informatique au cabinet médical (IPI) a été créé pour faire le lien et coordonner connaissances médicales et savoir technique [1]. La FMH a elle aussi reconnu qu il était e xtrêmement important que le milieu médical conserve le contrôle du secteur de l informatique au cabinet médical et que le savoir-faire disponible soit centralisé [2]. Après l accord de la Chambre médicale du 3 octobre 2013 concernant ces projets et portant sur une contribution spéciale soumise à condition, une coopération fructueuse a permis, en février 2014, la signature d un contrat de prestation détaillé entre la FMH et l IPI. Ce document régit les responsabilités, la coopération et la mise en œuvre de projets concrets. L IPI est actuellement en train de se structurer, de renforcer sa professionnalisation et de développer les contacts existants avec tous les acteurs «La FMH a reconnu qu il était extrêmement important que le milieu médical conserve le contrôle du secteur de l informatique au cabinet médical.» Correspondance: Dr Gerhard Schilling Chlini Schanz 42 CH-8260 Stein am Rhein Tél gerhard.schilling[at]hin.ch La cybersanté (ehealth) et la documentation électronique sont de plus en plus importantes dans le secteur de la santé. Des systèmes informatiques adaptés aux médecins et compatibles avec les cabinets médicaux sont indispensables à une coopération interprofessionnelle et à un échange de données au sein du corps médical. Dans la stratégie «Santé2020» de la Confédération, la cybersanté (ehealth) n est rien moins que la deuxième priorité. Malheureusement, les principales conditions de base ne sont pas encore réunies pour que l échange de données fonctionne dans le secteur de la santé. Beaucoup de programmes informatiques restent isolés et incompatibles les uns avec les autres. Pour la plupart, ils ont été programmés par des informaticiens qui n ont bien sûr aucune connaissance pratique de l activité de nos cabinets médicaux et leur fonctionnement quotidien n est pas optimal. Sans compter qu en général, les médecins ne sont pas aptes à évaluer l adéquation des solutions informatiques et qu ils dépendent d un conseil neutre. déterminants de la cybersanté. Le 1 er mars 2014, le Dr Christian Peier, qui connaît parfaitement le métier, a été engagé comme secrétaire général à plein temps (voir article séparé). La FMH et l IPI, ainsi que les partenaires fondateurs, l association MFE (Médecins de Famille Suisse), la Conférence des sociétés cantonales de médecine (CCM) et l Institut de médecine de famille de l université de Zurich (IHAMZ) sont persuadés que cette étape peut contribuer à une évolution de la cybersanté judicieuse et adaptée au cabinet médical, bénéficiant à tout le corps médical mais aussi aux patients. Références 1 Schilling G, Bhend H. L Institut d informatique au cabinet médical a été créé. PrimaryCare. 2012; 12(13): Schilling G, Bhend H. L Institut pour l informatique au cabinet médical répond à un urgent besoin. Bull Méd Suisses. 2013; 94(39):

13 IPI ORGANISATIONS DU CORPS MEDICAL Un Institut pour l informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire? Christian Peier Secrétaire général de l IPI Notre secrétaire général de l IPI: le Dr Christian Peier Comme indiqué dans l article précédent sur le mandat que la FMH a confié à l Institut pour l informatique au cabinet médical (IPI) concernant l informatique dans les cabinets médicaux, le 1 er mars 2014, l IPI a nommé un secrétaire général à plein temps. Nous sommes ravis d avoir trouvé, en la personne du Dr Christian Peier (1973) un expert extrêmement compétent, engagé et on ne peut plus au fait de la question. L épouse du Dr Christian Peier est médecin et ils ont deux enfants scolarisés. Après ses études de médecine à l université de Berne, Christian Peier s est très vite découvert un intérêt complémentaire pour l informatique, dont il a fait son métier. Il a exercé deux ans dans une entreprise du domaine des technologies médicales, avant de fonder une entreprise leader dans les logiciels et le DeP en cabinet médical, avec un informaticien, en Pendant 10 ans, il a occupé dans cette société les fonctions de membre de la direction générale, de chef de projet et de responsable CustomerCare pour le conseil aux cabinets médicaux. En tant membre du groupe ehealth (ech) jusqu en 2009, représentant de la branche informatique au Conseil consultatif de l IFAS (salon spécialisé du m arché de la santé), et surtout en tant que membre de l association des spécialistes suisses pour l informatique médicale VSFM (association de fabricants de logiciels) jusqu en 2013, il connaît parfaitement la branche et est en réseau avec tous les acteurs déterminants de la cybersanté. Grâce à cette combinaison rare et exceptionnelle de connaissances médicales et d expertise informatique, Christian Peier est en fait prédestiné à ce poste de secrétaire général de l IPI. Le noyau de l équipe de l IPI vient de tenir une intense réunion à huis clos et a révélé une équipe extrêmement engagée et «dévouée». Nous souhaitons à Christian Peier beaucoup de succès et de satisfaction dans cette passionnante mission. Dans l article ci après, le secrétaire général de l IPI présente sa conception des choses. Gerhard Schilling, président de l IPI Correspondance: Dr Christian Peier IPI Institut pour l informatique au cabinet médical c/o Médecins de famille Suisse Effingerstrasse 54 Case postale 6052 CH-3001 Berne c.peier[at]praxisinformatik.ch Un Institut pour l informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire? C est une bonne question! Avant d y répondre, je voudrais vous raconter une histoire. Nous l avons inventée, moi et un bon ami, également expert de la branche, alors que nous imaginions qu au lieu de vendre des logiciels, les sociétés de service et de conseil en informatique vendaient (de la même façon) des voitures. «Une famille se rend dans un garage pour acheter une nouvelle voiture. Ils recherchent un véhicule fiable, avec un certain confort, pas une Ferrari mais quelque chose d un peu plus élaboré qu une Dacia. Sécurité et qualité sont deux critères importants pour eux. Le vendeur spécialisé se renseigne sur leurs besoins et leurs souhaits, pour pouvoir leur vendre le véhicule le plus approprié. Il leur montre plusieurs images et énumère les fonctionnalités envisageables. Ils parlent entre autres de «Lane Assist» (assistant de changement de file), d «assistant de freinage pour le freinage d urgence», de la fonction «ECO PRO Route» et du «radar de régulation de distance». Sans oublier les fonctions «Stop & Go», «Park Assist», «Kessy» (contrôle sans clé) et le «système de freinage d urgence BAS Plus avec assistance carrefour». Certains concepts sont totalement nouveaux pour le couple, ou restent assez flous. La question est de savoir s ils ont vraiment besoin des dernières fonctions à la pointe de la technologie. Grâce à la patience du conseiller spécialisé, les critères de choix de la nouvelle voiture sont finalement fixés. Ils se rendent ensemble dans le hall d exposition et examinent un véhicule pouvant correspondre. Un peu déconcerté, le père déclare en voyant la voiture: «Sur le principe elle me plaît. Mais il n y a pas de roues! Elle est en état de marche?» «Bien entendu», répond le vendeur, «nous nous ferons un plaisir de vous les monter avant la livraison, en extra, avec de nouvelles jantes 18» et de nouveaux pneus.» Le professionnel entraîne la famille à l arrière de la voiture, ouvre le toit du coffre et s enthousiasme: «Regardez la taille de cet espace, et ce très ingénieux système de maintien des bagages!» «Mais le coffre est trop petit pour notre poussette», estime la mère. Le vendeur sourit et déclare, très décontracté: «Vous en avez 689

14 IPI ORGANISATIONS DU CORPS MEDICAL objectif de discréditer qui que ce soit avec cette histoire. Au contraire: des outils et des fonctionnalités excellentes, voire exceptionnelles, sont déjà disponibles. Malheureusement, elles existent souvent sous forme de solutions isolées et ne sont pas intégrées aux logiciels existants (ou pas suffisamment). De plus, il manque des règles et des normes pour l échange de données. En tant que médecin se pose pour moi la question de l efficacité, de l adéquation et de la rentabilité des fonctions. Tout comme pour le système tarifaire, cette problématique doit être examinée pour la cybersanté. L utilité pour les patients et les prestataires doit être au premier plan. Est ce vraiment ce à quoi ressemble la voiture de rêve? vraiment besoin? Ma femme et moi nous n en voyons pas la nécessité! Ou alors, vous la coincez sur le siège arrière. Il y a de la place et je suis sûr que vous vous y habituerez très vite. Je connais déjà beaucoup de clients qui font comme ça.» L homme s assied au volant. Il examine avec jubilation les multiples boutons et voyants. Parmi eux, il y en a beaucoup qu il n a encore jamais vus et dont il ne peut que deviner les fonctions. Au bout d un certain temps, la mère demande: «Où est le rétroviseur?» Le vendeur confirme: «Bien vu. Nous avons mis au point un nouveau système qui projette la situation de l arrière du véhicule sur un écran. Cette fonction sera bientôt disponible. Pour le moment, il faut vous passer de rétroviseur. Mais ce n est pas grave puisque vous conduisez essentiellement en marche avant. Et puis comme ça, la nuit vous ne serez pas aveuglés par les voitures.» Il complète en expliquant que les nouveaux capteurs fournissent une assistance sonore pour se garer. Cette fonction plaît beaucoup aux clients. Finalement, le vendeur parvient à convaincre la famille d opter pour le véhicule en question. Ils remplissent les formalités pour le contrat et discutent en détail de l installation des nouvelles fonctions, de la livraison et du plan d entretien obligatoire. Le contrat est conclu et le couple le signe avec enthousiasme.» Toutes ces fonctions extraordinaires, j en ai vraiment besoin? Est-ce qu il ne manque pas quelque chose? En lisant, vous avez fait le parallèle avec l informatique au cabinet médical? Vous n avez peut-être pas compris tout ce que le conseiller a voulu vous persuader de prendre à force de boniment, tandis que certaines fonctions quotidiennes essentielles pour vous sont absentes du produit? Je n ai pas pour Ensemble vers un même objectif Mes nombreuses années d expérience ont montré que le développement de nouvelles fonctions n était possible que si l on comprenait l activité médicale et les procédures des cabinets médicaux. Ce sont les médecins qui travaillent au quotidien avec ces systèmes et qui savent le mieux ce qui est nécessaire. On ne peut développer des outils nouveaux et géniaux qui sont inutiles et inadaptés au quotidien. Et on ne peut appliquer partout des projets chers et isolés qui finiront par disparaître faute de demande. Nous avons besoin d un cadre, d un objectif commun. Et de coopération. Dans mes fonctions à l Institut pour l informatique au cabinet médical, je me bats pour que le travail avec les outils informatiques gagne en simplicité et en efficacité. Cela doit être un plaisir et les prestataires doivent pouvoir se concentrer davantage sur leurs patients. Ils doivent aussi être soutenus par de bons outils et avoir une meilleure connaissance de l informatique. Beaucoup ne sont pas encore passés de la version papier du dossier médical à la version électronique. En aucun cas cette transition ne doit être sous-estimée. Avec l IPI, je peux apporter le soutien précieux de mon expérience. Invitation à coopérer J estime que ma mission consiste à formuler vos besoins de façon structurée, à les expliquer et à les défendre auprès de la branche informatique et des milieux politiques. Je n y arriverai pas tout seul. J ai besoin de votre aide. C est pourquoi je vous invite à participer activement à la configuration de l avenir. Faites-moi part de vos réactions! Adressez-moi vos souhaits et vos suggestions, mais aussi vos soucis, vos questions et vos motifs d exaspération. A l IPI, nous examinerons et centraliserons toutes ces idées afin d en débattre avec les fabricants de logiciels. Si tous les intéressés, médecins, patients, branche informatique et milieux politiques, agissent de concert, nous développerons l un des meilleurs systèmes de cybersanté du monde. 690

15 STIZ AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Zur Beratungstätigkeit 2012 des Schweizerischen Toxikologischen Informationszentrums Vergiftungen in der Schweiz Hugo Kupferschmidt, Christine Rauber-Lüthy a Dr. med. H. Kupferschmidt, emba-hsg Direktor Schweizerisches Toxikologisches Informationszentrum (STIZ) Korrespondenzadresse: Dr. med. H. Kupferschmidt, MBA-HSG STIZ Zürich Freiestrasse 16 CH-8032 Zürich Tel Fax hkupferschmidt[at]toxi.ch Das Tox-Zentrum führte Beratungen durch, knapp zu Giftexpositionen und etwas weniger als 3400 prophylaktischer Natur. Rund Giftexpositionen betrafen Kinder, 83 % davon jünger als 5 Jahre. Drei Viertel aller Vergiftungen geschahen mit Medikamenten, Haushaltprodukten oder Pflanzen. Sieben von zehn Todesfällen gingen auf das Konto der Medikamentenvergiftungen, die restlichen drei auf dasjenige von Drogen und giftigen Gasen. Von den schweren Fällen waren 70 % durch Medikamente und 16% durch Genussmittel und Drogen verursacht. 54,1 % der Expositionen betrafen Kinder, mehrheitlich im Vorschulalter (83,4 % aller Expositionen bei unter 16-Jährigen traten bei Kindern <5 Jahren auf). Bei der Geschlechtsverteilung war bei den Kindern ein leichtes Überwiegen der Knaben (51,8 % vs. 47,1 % Mädchen) und bei den Erwachsenen der Frauen (57,8 % vs. 41,9% Männer) zu sehen. 90 % der gut unbeabsichtigten (akzidentellen) Vergiftungen ereigneten sich im häuslichen Milieu, bei den gut 5000 beabsichtigten Intoxikationen trat die grösste Anzahl (69,9 %) im Rahmen von Suizidversuchen auf. Schwere und tödliche Vergiftungen in der Schweiz 2012 Von 238 schweren [1] Vergiftungen mit Medikamenten (davon 5 Kinder) ereigneten sich 192 mit Mitteln für das Nervensystem, im wesentlichen Analgetika (v. a. Opioide, Paracetamol), Antiepileptika (am häufigsten Phenobarbital, Carbamazepin und Lamotrigin) und Psychopharmaka (Benzodiazepine n = 27, Antidepressiva n = 40, Antipsychotika n = 55, davon Quetiapin n = 18, Zolpidem und Zopiclon n = 8). Bei den übrigen schweren Medikamentenintoxikationen waren Präparate für den Gastrointestinaltrakt (elektrolytbalancierte Polyethylenglykollösung n = 1, Insulin n = 2, Metformin n = 2, Kalium n = 1), für den Kreislauf (Digoxin n = 1, Mexiletin n = 1, Beta- oder Kalziumkanalblocker n = 5, Statine n = 1), für den Atmungstrakt (Antitussiva vom Opioidtyp n = 3, Diphenhydramin oder Doxylamin n = 5, Promethazin n = 1) und für den Bewegungsapparat (Mefenaminsäure n = 3, Baclofen n = 6, Tizanidin n = 2, Tolperison n = 3) involviert. Bei den sieben Todesfällen durch Medikamente waren bei fünf in suizidaler Absicht Colchicin, Paracetamol, Allopurinol, Clomethiazol, Venlafaxin, Topiramat, Nortriptylin, Melitracen, Flupentixol, Metoprolol, Metformin, Spironolacton, Amlodipin, Methadon, Quetiapin, Alprazolam und Pipamperon in unterschiedlicher Kombination eingenommen bzw. injiziert worden. Dazu kam eine unbeabsichtigte chronische Überdosierung, bei der Methotrexat im Spiel war. In einem weiteren Fall führte eine Überdosierung mit 10 g Mefenaminsäure aus unbekannten Gründen nach wiederholten Krampfanfällen und einem komplizierten Verlauf zu einem tödlichen Ausgang. Genussmittel, Drogen und Alkohol führten zu 55 schweren und einer tödlichen Vergiftung. 18 betrafen Alkoholvergiftungen (alles Erwachsene), zehn Halluzinogene und Stimulantien (inkl. Ecstasy), weitere acht Kokain, und zehn Opiate. Neun (darunter bei einem 15-Jährigen) waren die Folge von Gammahydroxybutyrat (GHB), Gammabutyrolacton (GBL) oder 1,4-Butandiol. Bei den Alkoholvergiftungen wurden mit nur drei Ausnahmen auch noch Medikamente oder andere Drogen konsumiert. Ebenfalls mit nur einer Ausnahme waren die zehn schweren Opiatintoxikationen Folge von Mischkonsum mit anderen Drogen oder Medikamenten. Die sechs Fälle mit Heroin zeigen, dass diese Substanz bei den schweren Opiatintoxikationen immer noch eine wichtige Rolle spielt. Alle Patienten zeigten das typische klinische Bild der Opiatintoxikation mit Koma und Atemdepression. Neun Patienten erholten sich; eine junge Frau wurde nach Injektion von Opiaten erst spät gefunden und erlitt eine hypoxische Hirnschädigung. Bei den zehn Patienten, die Halluzinogene und Stimulantien (z.b. Amphetamin, Methamphetamin, MDMA [2], MDPV [3], Mescalin), teils zusammen mit weiteren Drogen konsumiert hatten, traten Agitation, Krampfanfälle, Verwirrtheit, Psychose, Aphasie, aber auch Koma auf, dazu Hyperthermie, schwere Rhabdomyolysen mit dialysepflichtigem Nieren versagen und Myokardinfarkt. Bei acht Patienten, die Kokain allein oder mit Opiaten, anderen Stimulanzien, Alkohol oder Medikamenten (Metformin, Lamotrigin) konsumiert hatten, kam es zu ausgeprägten sympathomimetischen Zeichen mit Agitation, Krampfanfällen, Rhabdo myolyse, und in einem Fall aufgrund einer Mesenterialischämie zum Tod. Neun junge Personen, die GHB oder GBL [4] (teils zusammen mit weiteren Drogen oder Alkohol) konsumiert hatten, wurden komatös. Bei einem Mann führte das Rauchen von «Spice» zu rezidivierendem Erbrechen, Agitation und Psychose mit Verwirrung. Alle erholten sich von ihrem Drogenrausch wieder. Expositionen mit Pflanzen führten 2012 zu sechs schweren Vergiftungen, alle bei Erwachsenen. Ein 691

16 STIZ AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Tabelle 1 Häufigkeit der Vergiftungen beim Menschen nach Noxengruppen (STIZ 2012). Noxengruppen/Altersgruppen Erwachsene Kinder Alter undefiniert Total Medikamente ,1% Haushaltprodukte ,0% Pflanzen ,3% Technische und gewerbliche Produkte ,2% Körperpflegemittel und Kosmetika ,6% Nahrungsmittel und Getränke ,0% Genussmittel, Drogen und Alkohol ,5% Produkte in Landwirtschaft und Gartenbau ,6% Pilze ,8% (Gift-)Tiere ,1% Tierarzneimittel ,3% Andere oder unbekannte Noxen ,3% Total % junger Mann entwickelte nach Einnahme von Eisenhutwurzeln (Aconitum napellus) ausgeprägte Tachyarrhythmien und eine arterielle Hypotonie, erholte sich aber unter antiarrhythmischer Therapie komplikationslos. In zwei Fällen kam es bei Männern mittleren Alters zu einem anticholinergen Syndrom mit Delir, massiver Agitation, in einem Fall auch zu Hyperthermie. Einer hatte einen Tee aus Tollkirschenblättern (Atropa belladonna) getrunken, der andere Engelstrompetenblätter (Datura suaveolens) gekaut. Beide mussten medikamentös sediert werden, einer erhielt Physostigmin mit guter Wirkung. Beide erholten sich vollständig. Ein älterer Mann erlitt nach werden. Ein junger Mann wurde nach Einnahme von Pinselreiniger komatös und musste vorübergehend schutzintubiert werden. Eine Frau mittleren Alters übergoss sich mit Benzin und zog sich durch die stark reizende Wirkung bei langer Einwirkungszeit Hautverätzungen zu, die plastisch-chirurgisch versorgt werden mussten. Eine andere Frau reinigte die Toilette gleichzeitig mit Javelwasser und einem säurehaltigen Entkalker. Sie inhalierte das entstehende Chlorgas, was zu Husten, Dyspnoe und einem Sauerstoffsättigungsabfall unter 90% führte. Mit Kosmetika und Körperpflegemitteln waren 2012 eine schwere und sechs mittelschwere Vergiftungen Kann vor allem bei Kokainabhängigen vorkommen: eine versehentliche Einnahme von stark stechend riechendem Ammoniakwasser. dem Genuss von Zierkürbissen eine schwere Gastroenteritis. Ein anderer älterer Mann hatte Kontakt mit dem Milchsaft einer Euphorbiacee und trug ein toxisches Erythem an der Kontaktstelle und schwere Korneaerosionen durch Augenspritzer davon. Eine ältere Frau erlitt nach der Einnahme von an sich ungiftigen Trugbeeren (Duchesnea indica) einen anaphylaktischen Schock, erholte sich aber unter antiallergischer Behandlung. Bei den Haushaltprodukten traten fünf schwere Intoxikationen auf, alle bei Erwachsenen. Ein Mann trank ein in eine Getränkeflasche abgefülltes ethylenglykolhaltiges Frostschutzmittel. Er kam spät in Behandlung und entwickelte eine dialysepflichtige Oxalat-Nephropathie. Ein anderer Mann trank einige Schlucke eines natronlaugenhaltigen Abflussreinigers und erlitt schwere Verätzungen des oberen Gastrointestinaltraktes; er musste ösophagektomiert bei drei Kindern und vier Erwachsenen zu verzeichnen. Der schwere Fall betraf eine ältere Frau, die Kölnisch Wasser trank und eine schwere Alkoholvergiftung (5,3 ) mit tiefem Koma erlitt. Mit Nahrungsmitteln und Getränken kam es 2012 zu einer schweren und vier mittelschweren Vergiftungen. Ein schwerer Verlauf erfolgte bei einem 2-jährigen Knaben, der 2 dl in eine Getränkeflasche umgefüllte sog. Essigessenz (konz. Essigsäure) trank. Er wurde agitiert, erbrach wiederholt, entwickelte Heiserkeit, Dysphagie, Bauschmerzen und eine zirkuläre Verätzung Grad II des oberen Gastrointestinaltraktes mit Stenosebildung, die mit dem Ballon dilatiert werden musste. Zu 20 schweren Vergiftungen kam es durch technisch-gewerbliche Produkte, vier davon bei Kindern. Bei den Kinderfällen handelt es sich viermal um akzidentelle Expositionen mit korrosiven Melkmaschi- 692

17 AUTRES GROUPEMENT S ET INS TITUTIONS einem Mann mittleren Alters schwere Verätzungen des distalen Oesophagus, Magens und Duodenums. Er musste wegen der sich daraus entwickelnden Magenausgangsstenose ballondilatiert werden. Eine ältere Frau mischte Javelwasser mit Salmiakgeist (Ammoniak), worauf sich ätzende Dämpfe bildeten, die zu ausgeprägten Reizsymptomen der oberen Atemwege führten, die eine mehrtägige Hospitalisation erforderten. Vier Personen im Alter zwischen 42 und 57 Jahren tranken versehentlich Ammoniakwasser. Alle vier erlitten schwere Verätzungen des Oesophagus und des Magens, die sich jedoch unter konservativer Therapie wieder besserten. Die Hospi talisationdauer betrug zwischen 3 und 22 Tagen. Ammoniakwasser wird zur Herstellung von Crack aus Kokainhydrochlorid verwendet, und so erstaunt es nicht, dass viele dieser akzidentellen Einnahmen einen Drogenhintergrund haben. Die versehent liche Einnahme von stark stechend riechendem Ammoniakwasser wird bei Kokainabhängen zudem erleichtert, weil einerseits der chronische nasale Kokainmissbrauch zu einer Degeneration der Riechschleimhaut führt und damit der Geruch weniger wahrgenommen wird, und andererseits die ständige Anwesenheit von Ammoniak im Haushalt zu einer Gewöhnung an den Geruch führt. Ein Mann mittleren Alters trank eine grössere Menge eines ethylenglykolhaltigen Scheibenreinigers, wurde betrunken, agitiert und entwickelte eine schwere metabolische Azidose (ph 6,9) und eine dialysepflichtige Niereninsuffizienz. Er erhielt Ethanol als Antidot [5]. Eine junge Frau erlitt einen Krampfanfall und entwickelte ein Koma und eine metabolische Azidose nach Einnahme von Ethylenglykol, was aber auch durch die gleichzeitige Überdosierung mit Mefenaminsäure bedingt sein konnte. Ein junger Mann schweisste beruflich mit Azetylen in einem geschlossenem Raum und entwickelte eine toxische Alveolitis mit Dyspnoe bei einer Sauerstoffsättigung von 89%. Drei Patienten erlitten schwere Kornealäsionen durch Augenspritzer mit stark reizenden bzw. ätzenden Produkten (zwei mit methylenchloridhaltigen Abbeizern, einer mit einem Grillreiniger). Einer vor ihnen wurde operativ versorgt, die anderen beiden heilten unter konservativer Therapie ab Mit Stoffen in Landwirtschaft und Gartenbau er eigneten sich zwei schwere und ein tödlicher Vergiftungsfall. Ein Mann mittleren Alters trank 250 ml eines Rotenon-haltigen Insektizids und entwickelte ein Koma und eine schwere, progrediente arterielle Hypotonie, die trotz Intubation und intensivmedizinischen Bemühungen zum Tod führte. Ein anderer Mann ebenfalls mittleren Alters trank 500 ml eines Triclopyr-haltigen Herbizids, worauf er bewusstlos kollabierte und intubiert werden musste. Zusätzlich verursachte die Einnahme grossflächige Schleimhautläsionen in Oesophagus und Magen. Er erholte sich innert vier Tagen so weit, dass er in ein anderes Spital verlegt werden konnte. Der dritte Patient, ebenfalls ein Mann mittleren Alters, erlitt nach der nenreinigern. Ein 1-jähriger Knabe und ein 7 Jahre altes Mädchen tranken einige Schlucke eines kalibzw. natronlaugenhaltigen Präparates und erlitten Verätzungen der Mundhöhle und des Oesophagus. Beide erholten sich ohne Komplikationen, mussten aber rund eine Woche hospitalisiert bleiben. Ein 3-jähriger Knabe trank versehentlich 1 2 Schlucke eines Kaliumhydroxid-haltigen Melkmaschinen-Reinigers aus einem Trinkbecher, was eine Oesophagusverätzung Grad 2 b zur Folge hatte. Wegen der Rachenschwellung musste er intubiert werden. Ein 13-jähriges Mädchen war den Dämpfen nach dem Mischen eines alkalischen und eines sauren Melkmaschinenreinigers ausgesetzt und bekam Dyspnoe mit Sauerstoffentsättigung bis auf 81%. Das Kind erholte sich nach einigen Tagen. Ein ähnliches Missgeschick widerfuhr einem 17-jährigen Mann, der wegen starker Dyspnoe und Reizsymptomen der oberen Luftwege einen Tag hospitalisiert bleiben musste. Am Arbeitsplatz Chlorgas-exponiert war ein Mann mittleren Alters, der daraufhin Husten und ein toxisches Lungenödem mit Dyspnoe und Sättigungsabfall auf 81% erlitt. Er erholte sich nach rund einem Tag. Die Einnahme von ätzenden Produkten führte zu einer Anzahl weiterer schwerer Vergiftungsfälle. Ein hochbetagter Mann erlitt nach einem Schluck Salzsäure schwere Verätzungen des Larynx und des distalen Oesophagus, mit Perforation. Er musste tracheotomiert, aber nicht weiter chirurgisch behandelt werden. Ein in eine Getränkeflasche umgefüllter, kalilaugehaltiger Abflussreiniger führte nach akzidenteller Einnahme bei einem älteren Herrn ebenfalls zu ausgeprägten Verätzungen des Pharynx, Larynx und Oesophagus. Auch er musste intubiert und tracheotomiert werden. Die Einnahme von 2 3 dl eines salzsäurehaltigen Rohrreinigers bewirkte bei Sehen appetitlich aus, sind es aber nicht: Zierkürbisse. Ihr Genuss führte bei einer Person zu schwerer Gastroenteritis. 3268zauber/Wikimedia.org STIZ 693

18 STIZ AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Tabelle 2 Häufigkeit der Noxengruppen und Vergiftungsschweregrad der auswertbaren ärztlichen Rückmeldungen (STIZ 2012) zu Giftkontakt beim Menschen (nur hohe Kausalität), Medikamente nach ATC-Codegruppen. Erwachsene Kinder Total 1 Der Schweregradbewertung im Tox-Zentrum liegt der Poisoning Severity Score zugrunde (Persson HE et al. Clin Toxicol 1998; 36: ). Er beruht auf der Bewertung von Einzelsym ptomen und -befunden nach festen Kri terien. Eine Vergiftung ist demnach leicht, wenn Symptome auftreten, die wenig beeinträchtigend sind und in der Regel spontan wieder verschwinden. Eine mittel - schwere Intoxikation liegt dann vor, wenn behandlungswürdige und länger anhaltende Symptome vorhanden sind. Schwere Symptome sind ausnahmslos immer behandlungswürdig, lebensbedrohlich, und/oder führen zu bleibenden Beeinträchtigungen. 2 MDMA = Methylendioxymethamphetamin («Ecstasy»). 3 MDPV = Methylendioxypyrovaleron. 4 GHB = Gammahydroxybutyrat; GBL = Gammabutyrolacton; 1,4-BD = 1,4-Butandiol. 5 Helfenstein M, Felix E, Hofer-Lentner K, Odermatt U. Nützlich für Autos, schädlich für Menschen. Schweiz Med Forum. 2012; 12(37): Näheres zu den Schlangenbissen ist in der Einleitung zur Antidotliste 2013/2014 beschrieben (Bull BAG 2013; No. 30: Schenk-Jäger K, von Dechend M, Butsch R, Reichert C. Ein Bovist ist ein Bovist. Oder doch nicht? Schweiz Med Forum. 2013;13(39):7813. Noxengruppen/Schweregrad O* L M S T O L M S T Medikamente ,1% davon 2168 Nervensystem Atemwege Bewegungsapparat Kreislauf Verdauung übrige Haushaltprodukte ,8% Technische und gewerbliche Produkte Inhalation von Jauchegasen (Schwefelwasserstoff) starke Reizsymptome der Atemwege und ein akutes toxisches Lungenödem. Er konnte bereits am Folgetag gebessert nach Hause entlassen werden. Giftige Tiere: Insgesamt kam es 2012 zu 12 mittelschweren und 6 schweren Bissen oder Stichen durch giftige Tiere (12 Schlangen [6], 2 Fische, 1 Spinne und 3 Insektenstiche). Die schweren Fälle wurden dreimal durch Bisse einheimischer Vipern (Vipera aspis oder V. berus), und dreimal durch gehaltene exotische Giftschlangen (Cerastes cerastes, Crotalus lepidus, und eine einheimische Viper) verursacht. Bei den einheimischen Schlangen (bei zwei Erwachsenen und einem Kind) kam es in allen Fällen zu ausgeprägten Lokalsymptomen (Schmerzen, Schwellung), zum Teil mit systemischen Zeichen (Nausea, Erbrechen). Bei den exotischen Giftschlangen trat einmal (Vipera sp.) eine anaphylaktische Reaktion auf, nach einem Biss durch Cerastes cerastes kam es zu Gerinnungsstörungen und einer Hautnekrose lokal, und der Biss einer Crotalus lepidus führte neben der lokalen Schwellung zu einem Kreislaufkollaps. Alle wurden mit Antivenin behandelt und erholten sich innert einiger Tage. Pilze: ImJahr 2012 ereigneten sich drei schwere Pilzvergiftungen. Eine Frau mittleren Alters entwickelte Koma, Tremor und erhöhten Muskeltonus ,1% Genussmittel, Drogen und Alkohol ,7% Pflanzen ,9% Pilze ,2% Körperpflegemittel und Kosmetika ,6% Produkte für Landwirtschaft und Gartenbau ,2% (Gift-)Tiere ,8% Nahrungsmittel und Getränke ,7% Tierarzneimittel ,3% Andere oder unbekannte Noxen ,6% Total % *Schweregrad des Verlaufs: O = asymptomatisch, L = leicht, M = mittel, S = schwer, T = tödlich nach Einnahme von alkoholischen Getränken und einem spitzkegligen Kahlkopf, den sie selbst gefunden hatte. Die Symptome dauerten einen Tag. Ein junger Mann wurde nach dem Konsum eines halluzinogenen Pilzes (Zauberpilz, «magic mushroom») agitiert und psychotisch, erholte sich aber spontan innert 12 Stunden. Ein älterer Mann fand in der Natur einen Pilz, den er für einen Bovist hielt und daher verzehrte [7]. Es war jedoch ein Knollenblätterpilz, was zu einem typischen Verlauf mit Gastroenteritis gefolgt von einem Leberversagen führte. Er erholte sich unter supportiver und antidotaler Therapie und benötigte keine Lebertransplantation. Andere Noxen: Ein 3-jähriger Knabe starb bei einem Hausbrand an einer Rauchvergiftung. Ein Mann mittleren Alters starb an den Folgen einer Kohlen monoxidvergiftung durch glühende Holzkohle (Grill in geschlossenem Raum). Eine erwachsene Frau erlitt Verätzungen des oberen Gastrointestinaltraktes durch die Einnahme einer MMS (Miracle Mineral Supplement)-Lösung (Natriumchlorit 28 %); sie erholte sich unter konservativer Therapie. Zwei Männer mittleren Alters erlitten schwere Vergiftungen durch die Einnahme grosser Mengen hochprozentiger Alkoholika (Blutalkoholkonzentration 4 bzw. 6,9 Promille). 694

19 COURRIER Briefe Courrier an au die BMS SÄZ Suizidbeihilfe Sehr geehrter Herr Kollege Martin Ihre Beiträge in der Schweizerischen Ärztezeitung bedeuten mir viel. Oft fühle ich mich gedrängt, Ihnen zu schreiben. «Suizidbeihilfe Gedanken zur begleitenden Hilfeleistung» [1] hat mich ganz besonders angesprochen. Bei allen den zum Teil sehr emotional geführten Diskussionen zum Thema bleiben Sie für mich wohltuend sachlich und neutral. Während der Zeit meiner Praxistätigkeit ( ) kam ich immer wieder, wenn auch nicht als Suizidbegleiter oder Exit-Mitglied, in die Situation des von Ihnen erwähnten Kollegen. Heute hoffe ich, in seinem und in Ihrem Sinne gehandelt zu haben. Auch an das «gewisse Unbehagen» erinnere ich mich gut, ohne dass deswegen ein schlechtes Gewissen zurückgeblieben wäre. Mit vielem Dank und herzlichen Grüssen Dr. med. Walter Zollinger-Streiff, Gockhausen 1 Martin J. Suizidbeihilfe Gedanken zur begleitenden Hilfeleistung. Schweiz Ärztezeitung. 2014;95(8):314. Missverständnisse und Unmässigkeit sind eine rechte Pest Als ich den schönen praktischen Arzt-Patienten-Kommunikationsbeitrag von Diviani- Preiswerk las [1], erinnerte ich mich an folgende knapp 300 Jahre alte Aussage des deutschen Mediziners Friedrich Hoffmann ( ): «Niemand wird in Abrede sein wollen, dass Unmässigkeit im Genuss auch der besten und gesundesten Speisen eine rechte Pest des menschlichen Geschlechtes, ja auch, so zu reden, das beständige Capital sei, welches denen Aerzten die einträglichsten Zinsen von Tage zu Tage abwerffen muss. Ob nun wohl nach heutiger Mode der Medicus fast lieber seine Medicamenta denen Patienten anpreiset, als dass er, nach der ältesten Methode durch guten und vernünfftigen Diätetischen Rath den nächsten Weg zur Genesung vorschlagen solte, auch die Patienten selbst, grössten Theils, es nicht anders haben wollen, indem sie glauben, sie sein dem Medico vor seine Bemühung keinen reellen Danck schuldig, wenn er ihnen nicht mit vielen Recepten und Arzneien-Bullen gedienet hat, ja gar zum Theil den Medicum fliehen und hassen, der ihnen eine Regul-mässige Lebens-Art anmuthen will; so habe ich doch das Vertrauen, dass meine gegenwärtige Vorstellung bei einem und dem andern, der von der Menschlichkeit nicht gar abgewandt ist, einigen Nutzen schaffen werde. Um deswillen habe ich gegenwärtige Betrachtung entwerfen wollen, und darinnen zeigen, wie sowohl ein Medicus zur rechten Zeit auf dieses Mittel reflectieren, als der Patiente selbst, wegen anzuführender Ursachen, sich dazu willig zu entschliessen verbunden sei.» [2] Seinerzeit genauso wie heute gilt: Eine effektive Kommunikation ist essentiell für alle Bereiche der Medizin [3]! Dr. oec. troph. Martin Hofmeister, D-München 1 Diviani-Preiswerk S. Wie sag ich s meinen Patienten? Schweiz Ärztezeitung. 2014;95(15): Hoffmann F. Gründliche Anweisung wie ein Mensch durch vernünfftigen Gebrauch der Leibes-Bewegungen und Mässigkeit wie auch Vermeydung ungesunder und mit schädlichen Dämpffen angefülleter Lufft seine Gesundheit erhalten, und sich von schweren Kranckheiten befreyen könne. Halle: Renger; Warnecke E. The art of communication. Aust Fam Physician. 2014;43(3): CAVETE COLLEGAE oder: «Nur die allergrössten Kälber...» Zum Beitrag «Patientenaufklärung und -dokumentation in der Psychiatrie» [1] Der Artikel stellt ein an sich relevantes Problem klar und was die Theorie betrifft, fundiert («auf einem dialogischen Beziehungsmodell» basierend), aber, auf die Praxis bezogen, äusserst blauäugig dar. Es stimmt, dass ein «genügend Zeit» umfassendes Aufklärungsgespräch (10 Min., 1 2 Std., 4 Sitzungen, noch mehr?), wenn es die postulierte Zielsetzung erreichen soll, «bereits ein wichtiger Bestandteil der Therapie» ist; denn es bildet die Basis jeder weiteren Arzt-Patienten- Beziehung. Dies ist aber nur möglich, wenn be- reits in diesem Gespräch eine menschliche Beziehung eingegangen wird. Jede menschliche Beziehung hat einen emotionalen und einen rationalen Aspekt; es ist ein gegenseitiger affektlogischer Grundprozess. Der Psychiater muss den Patienten nicht nur anhören und belehren, sondern auch spüren. Diese Komponente lässt sich aber nicht protokollieren. Mit dem Doppelzweck, nebst der Qualitätsforderung auch «einem etwaigen Haftpflicht-Prozess» vorbeugen zu können, entsteht aber ein tiefgreifender, gefährlicher Widerspruch, eine eigentliche double-bind-situation. Der Geist des Arztes wird zwischen der (analogen) Wirklichkeit des Lebens, der «dialogischen Beziehung», und der, von einer Teilgruppe von Menschen künstlich gemachten, (digitalen) Welt der Schriften, der Indikatoren, der Formulare hinund hergerissen. Die Judikative interessiert sich nämlich nicht für das wahre Leben. Ihre Welt ist die Welt der festen Grenzen, der Schriften, der Dokumente, der durch sie selber definierten Regeln! Leider tendiert der Zeitgeist in Richtung von Normierung und Klassierung, von Vorschriften und Kontrollen. Dadurch wird Vertrauen verdrängt durch Misstrauen, Verunsicherung und Ängstlichkeit. Parallel dazu wird die Judikative immer mächtiger, die Angst vor ihr immer grösser. In unserem Falle heisst das, die Ärzte beugen sich immer mehr dem Druck der sogenannten Rechtsanwender. Dem ist nur zu begegnen, wenn in Aus- und Weiterbildung dem Lehren von Gesprächsführung und dem erfahrungsbasierten Erspüren viel mehr Gewicht gegeben wird. Nicht zuletzt ist da noch das Problem der Diagnosestellung zu beachten. Im Artikel beginnt die «Eingriffs-Aufklärung» mit der Diagnose. Damit steht und fällt der ganze Rest der Aufklärung. Oft steht aber zu Beginn der Behandlung die Diagnose noch nicht fest und nicht selten sind Diagnosen falsch und bleiben unnötig lange falsch. Wie gültig ist da das fein-säuberlich ausgefüllte, signierte Aufklärungsprotokoll? Beim Wechsel eines Patienten von einer Lettres de lecteurs Envoyez vos lettres de lecteur de manière simple et rapide. Sur notre site internet, vous trouverez un outil spécifique pour le faire. Votre lettre de lecteur pourra ainsi être traitée et publiée rapidement.vous trouverez toutes les informations sous: auteurs/envoi-lettres-lecteurs/ 695

20 COURRIER Institution/Ärztin zur anderen muss ja dann die neue Aufklärerin, wenn sie von einer abweichenden Diagnose überzeugt ist und dies auch schriftlich festhält, der schon dokumentierten ersten Version dokumentiert widersprechen. Da warten aber Anwälte darauf, im kommenden Prozess Recht zu kriegen und nicht, mittels eines «dialogischen Beziehungsmodells» der Wirklichkeit näher zu kommen. Mag man trotz allem der Forderung der Chefärzte (SPVC) nach Strukturierung und Dokumentierung der Aufklärungsgespräche noch mit Verständnis begegnen, muss aus Sicht der frei praktizierenden Psychiater-Psychotherapeuten das Anliegen völlig verworfen werden. Es nimmt dem Psychotherapeuten die potentielle Heilkraft weg. Wir, das heisst die SGPP, die ja weiterhin den Doppeltitel PP offiziell verteidigen, sollten diesen Tendenzen nicht noch mit Vorschlägen wie diesem zum Durchbruch verhelfen!... «wählen ihre Metzger selber!» Dr. med. Andreas Burri, Luzern 1 Kurmann J., Zimmer A. Patientenaufklärung und -dokumentation in der Psychiatrie. Schweiz Ärztezeitung. 2014;95(9): Le secret medical est sacré A Genève le ministre responsable de la Santé propose d abolir le secret médical dans le milieu carcéral. Excellent article de Bertrand Kiefer dans la Revue Médicale Suisse [1] concernant cette proposition de nos politiques genevois; article qui résume bien les arguments qui sont contre cette décision. Comme ancien médecin consultant à la prison de Champ-Dollon je peux affirmer que ce soit en milieu carcéral ou dans une consultation courante je ne divulguerai jamais ce qu un patient m a confié sauf dans des cas rares et si je suis certaine que cela peut vraiment apporter quelque chose d essentiel. Ce secret est aussi une certitude pour tout patient que nous sommes, de pouvoir rester libre face à son médecin. Ce pas vers cette exception est un pas vers la suppression. Pensons aux assurances maladie qui rêvent de pouvoir le faire depuis des années. Le corps médical devrait se mobiliser pour lutter contre cette tendance qui risque bien d être une escalade. Dr Béatrice Deslarzes, Vessy/Genève 1 Revue Médicale Suisse no 24 du 2 avril 2014 Der ärztliche Eid Wir wollen unabhängig bleiben, den Kranken nur das Nötigste verschreiben und uns nicht beugen diesen Leuten vom Arztbedarfsgeschäft und all den Pharmazeuten. Ein hippokratisch Arztgewissen sei unser Stolz und Ruhekissen. Lasst uns das Glück des freien Arztes spüren, nicht länger von Geschenken uns verführen, von Rotweinflaschen, Post-its, Kugel schreibern, geschweige denn von netten Arztbesucherweibern, die uns mit marginal verhülltem Busen, High Heels und luftig frischen Blusen wortreich mit Tablets dann erklären, dass Crack-Tabs deshalb besser wären, weil man im Molekül anstatt des Blei-Atoms jetzt Wolfram hat... Das ist passé, drum wollen wir jetzt schwören, nur noch autistisch ganz auf uns zu hören. Dr. med. Max Konzelmann, Glarus Sujets actuels de forum Joignez la discussion en ligne sur Margrit Kessler, présidente de l Organisation suisse des patients (OSP) et conseillère nationale PVL Halte à la pénurie de médecins qui se dessine! Plus de places de formation dans la médecine humaine Prof. Dr méd. Dr h. c. Max Aebi, Senior Consultant de l Institut de recherche évaluative en médecine (IEFM) de l Université de Berne et Président de la Fondation SIRIS Contrôle de qualité en chirurgie Qu apportent les registres? Prof. Dr méd. Peter Meier-Abt, membre du Conseil d experts du Swiss Medical Board (SMB) Débat sur la mammographie: prise de position du SMB Diverses publications concordent avec les recommandations du SMB 696

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