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1 III BULLETIN DE L ASSOCIATION BUREAU NATIONAL 28 janvier 2012 Rédaction du compte rendu : Gérard SCHMITT. Présents : Philippe Blanc, Stéphane Clerjaud, Éric Delassus, Henri Dilberman, Frédéric Dupin, Bernard Fischer, Nicolas Franck, André Pérès, Simon Perrier, Gérard Schmitt, André Simha, Patricia Verdeau. Excusés : Édouard Aujaleu, Martine Chifflot, Charles Coutel, Guy Desbiens, Bernard Gittler, Jean Lefranc, Marie Perret. OUVERTURE DE LA SÉANCE L ordre du jour, adressé aux membres du Bureau le 14 janvier, comportait les points suivants : 1. Le renouvellement du site : examen des propositions ; propositions pour la revue. 2. Comptes rendus : DGESCO, Forum des sociétés savantes ; Conférence ; rencontre avec FO. 3. Questions diverses : cadre et orientations d une proposition concernant les épreuves des classes technologiques ; bilan à prévoir du questionnaire ; journées prévues ; contacts pris ou à prendre avec syndicats et partis ; informations sur les DHG et les effets pour les professeurs de philosophie de la réforme du lycée ; l option DGEMC ; Sciences Po et la suppression de l épreuve de culture générale. Après avoir ouvert la séance, S. Perrier demande s il y a des questions diverses à ajouter à l ordre du jour. Il en a une lui-même, qu il propose d aborder tout de suite car elle tient tout entière dans sa présentation. Elle concerne la lettre que G. Desbiens a rédigée à l intention des nouveaux collègues et dont il a été fait état lors de l Assemblée générale, en réponse à la suggestion de G. Jacquemot d offrir l adhésion et l abonnement aux stagiaires. Cette lettre, il faut maintenant songer à la diffuser. H. Dilberman tient, quant à lui, à faire une remarque au sujet de la privatisation de la L enseignement philosophique 62 e année Numéro 3

2 70 BUREAU GÉNÉRAL DU 28 JANVIER 2012 formation des enseignants, qui a été évoquée sur «appepliste» : ce n est pas un fait nouveau : elle existait déjà avant l intégration des IUFM à l université, et à Poitiers, elle a disparu depuis lors. I. LE RENOUVELLEMENT DU SITE INTERNET DE L ASSOCIATION Les diverses propositions Au sujet de la rénovation du site Internet de l Association, nous disposons, explique S. Perrier, de trois propositions, l une est présentée par Ph. Blanc, les deux autres le sont par N. Franck, qui les avait déjà évoquées lors de la réunion du 8 octobre : l une émane d un collègue enseignant à l École Boulle et l autre d un de ses anciens élèves. Les coûts, dans l ordre, sont les suivants: 5000, et 4000 euros. N. Franck commence par rendre compte de la dernière proposition. Elle porte sur un site réalisé à partir du système de gestion de contenu Drupal. C est indéniablement la solution la plus élaborée et la plus précise. Elle a principalement pour intérêt d émaner d un professionnel qui a réalisé des sites reconnus ayant belle allure et qui a l habitude de travailler pour des «sociétés savantes». Mais si elle est la plus intéressante, techniquement parlant, elle est aussi la plus onéreuse, d autant plus que la confection du logo n ayant pas été prévue dans le devis, il faudra envisager 700 ou 800 euros en sus. Les deux autres propositions se tiennent, aussi bien en termes de prestations offertes que de coûts. Réalisées à partir de WordPress ou de SPIP, elles présentent une belle interface, mais, selon N. Franck, elles ne sont sans doute pas aussi précisément conçues pour répondre à notre projet que celle qu il a décrite pour commencer. Ph. Blanc précise, au sujet de la proposition qu il présente, qu on pourra obtenir un logo pour une somme assez modique, d environ 300 euros, mais qu il ne sera pas possible de disposer du site avant septembre. En revanche, ajoute N. Franck, le délai devrait être de deux mois pour les deux autres propositions. S. Clerjaud demande si l on pourra adhérer en ligne à l Association ; N. Franck lui répond que les trois offres le permettent, mais avec des systèmes différents : en utilisant un service lié à PayPal dans le cas de l offre du collègue, ou en recourant à une solution offerte par La Poste pour l autre proposition. Quant à la charte graphique du site, est-il toujours prévu de l accorder à la revue? s enquiert G. Schmitt, qui obtient une réponse positive. Patricia Verdeau voudrait savoir si ceux qui s offrent à réaliser notre site doivent obéir à un cahier de charges précisément mis au point, ou vont simplement nous proposer ce que, de leur point de vue, ils envisagent, et si nous pourrons leur demander des modifications. N. Franck répond qu ils ont fait un devis qui est très clair, que leur compétence n est pas en question et que les sites qu ils ont réalisés sont tout à fait au point. Avons-nous des besoins spécifiques qui justifient que nous investissions plus de euros? demande H. Dilberman. N. Franck ne le pense pas: lors de ses entretiens avec les auteurs des propositions, il ne lui est pas apparu d éléments qui soient franchement décisifs en faveur de l un et conduisent à éliminer les autres. À É. Delassus qui évoque l éventualité d un forum de discussion sur le site, il répond qu il n y est pas très favorable et que la liste de diffusion «appepliste» lui paraît bien suffisante. S. Perrier demande si on change d hébergeur pour «appepliste» et, au risque de fâcher le secrétaire de rédaction de la revue, si l on peut envisager que celle-ci soit en ligne. N. Franck répond que les deux sont possibles. G. Schmitt rappelle qu il avait déclaré que si nous devions un 1. Cf. L Enseignement philosophique, 62 e année, n 1, septembre-novembre 2011, p

3 BUREAU GÉNÉRAL DU 28 JANVIER jour nous retrouver avec moins de 400 abonnés, l existence d une revue imprimée ne lui paraîtrait plus se justifier et qu on pourrait alors la mettre en ligne. Mais S. Perrier n est pas de cet avis et pense qu il est possible avec 300 abonnés d avoir une revue tout à fait convenable, en espérant bien entendu que cela ne nous concernera pas. N. Franck apporte de nouvelles précisions : le site sera, bien évidemment, équipé d un moteur de recherches auquel on pourra adjoindre certains des outils les plus récents, qu il sera sans doute préférable d acquérir à l unité en fonction des besoins. La possibilité d adhérer en ligne est de nouveau évoquée. S. Perrier considère qu il y a là une mesure qui s impose et il pense qu elle pourrait avoir des effets positifs sur les effectifs de l Association, car il faut bien constater que nos collègues répugnent quelque peu à envoyer des chèques. F. Dupin l approuve sur la base de son expérience d un site Internet : le paiement en ligne marche mieux que le règlement par chèque. G. Schmitt est néanmoins perplexe : la «culture Internet» étant caractérisée par la gratuité, beaucoup de collègues, qui viendront sur le site et y trouveront des informations, ne verront pas l intérêt d adhérer sur le moment. Discussion : quelle proposition choisir? Il va falloir choisir, observe S. Perrier qui pose donc, surtout à l intention du trésorier la question de savoir si la proposition la plus onéreuse reste dans les moyens de notre association. B. Fischer estime que c est le cas, étant donné qu en faisant passer la revue de six à quatre numéros par an, nous faisons une économie d un peu plus de euros. Mais y a-t-il des éléments décisifs pour la choisir? demande S. Perrier. N. Franck reconnaît que si la proposition de notre collègue peut être considérée comme la plus fiable, si elle est la plus élaborée et présente l avantage de devancer nos demandes, elle ne s impose pas pour autant et ne surclasse pas les moins onéreuses au point de nous conduire à les écarter. Au contraire, il serait enclin à juger que la proposition la moins chère est préférable. S. Perrier retient deux critères : le délai et le prix. S. Clerjaud voudrait savoir si, en ce qui concerne l esthétique, les propositions sont équivalentes. Ph. Blanc répond que l esthétique et l ergonomie sont très certainement les points forts de la proposition qu il présente. F. Dupin trouve que le prix de la proposition émanant du collègue de l École Boulle est prohibitif. G. Schmitt s enquiert au sujet des mots-clés qui doivent permettre d accéder le plus rapidement possible à notre site et dont il a été dit lors de la réunion du 28 septembre qu ils relevaient d un travail de spécialiste. Mais pour F. Dupin, la question est assez simple : le référencement d un site dépend pour l essentiel du nombre de liens qu on aura réalisés. B. Fischer demande si, dans le devis de la proposition la plus coûteuse, il n y a pas des choses qui ne nous seraient pas d une grande utilité et dont on pourrait faire l économie. N. Franck donne son point de vue : ce qui lui plaît dans cette proposition, c est qu on a affaire à un véritable professionnel ; ce qui l ennuie, c est que le devis est trop élevé. G. Schmitt propose de prendre en compte parmi les critères de choix celui de la durée d utilisation prévisible : si nous devions conserver ce site pendant une dizaine d années, nous pourrions choisir sans hésiter le site le plus coûteux, mais selon toute probabilité, la solution que nous adoptons aujourd hui sera caduque dans quatre ou cinq ans ; il vaut donc mieux choisir une solution moins onéreuse qui correspond à nos besoins du moment. É. Delassus approuve. Mais des deux solutions qui restent et dont le prix est à peu de chose près le même, l une ne pourra pas être réalisée avant septembre. Pouvons-nous attendre jusque-là?

4 72 BUREAU GÉNÉRAL DU 28 JANVIER 2012 Vote S. Perrier soumet au vote les trois propositions. Celle qui a été faite par le collègue de l École Boulle n obtient aucune voix en sa faveur. Celle qui a été présentée par Ph. Blanc recueille une voix pour, une abstention, et dix voix contre. Celle qui émane de l ancien élève Thomas Dupont obtient 10 voix. Elle est donc choisie. II. PROPOSITIONS POUR LA REVUE F. Dupin a constaté que L Enseignement philosophique n est référencé sur aucun des grands sites qui signalent les parutions de revues et il pense qu à cause de cela nous perdons des contributions intéressantes. Il faudra donc essayer d y remédier. Il serait souhaitable aussi que notre revue soit présente dans les librairies. N. Franck indique qu on peut la trouver chez L Harmattan à Paris. Mais F. Dupin estime que nous devrions faire appel à un diffuseur qui se chargerait de mettre la revue en dépôt dans un certain nombre de librairies. Faut-il doter la revue d un conseil scientifique? Pour F. Dupin, ce serait très intéressant pour les universitaires qui cherchent à publier des articles. Nous aurions grandement intérêt à ce que L Enseignement philosophique devienne véritablement une revue à comité de lecture et que les articles qui y sont publiés soient pleinement pris en compte pour les nominations dans les universités, ce qui, ajoute-t-il, n est pas le cas actuellement. H. Dilberman intervient pour nuancer ce dernier jugement. G. Schmitt soulève la question de la pagination annuelle, du sommaire et des abstracts en anglais. Cela avait été envisagé en 1995, mais il n y a pas eu de suite. III. COMPTES RENDUS DE RENCONTRES 1. Rencontre avec la DGESCO La rencontre avec la DGESO a eu lieu le 9 décembre Notre Association, représentée par S. Perrier et N. Franck, a été reçue par M. X. Thurion, chef du Service de l Instruction publique et de l Action pédagogique, accompagné de M me Landrau, adjointe au chef du Bureau des lycées d enseignement général et technologique, de M. C. Moreau, chef de la Mission du pilotage des examens et de M. P. Seban, adjoint au chef du Bureau des programmes d enseignement. Étant donné que le compte rendu en a été publié sur le site Internet de l Association et que les membres du Bureau ont pu en prendre connaissance, S. Perrier ne voit pas de raison d en donner une nouvelle version et juge plus utile que l on s en tienne à des commentaires 2. Nous n avons pas gagné grand-chose, explique-t-il, mais nos interlocuteurs ont semblé d accord avec notre projet de participation à l expérience qui doit être menée en Seconde et en Première. Ils nous ont aussi écoutés très attentivement quand il a été question de la fin des dédoublements dans les séries technologiques. N. Franck ajoute qu ils ont été non seulement attentifs mais qu ils ont pris des notes au sujet du calendrier du baccalauréat. Ils ont découvert ou ont fait mine de découvrir que les dates de remises des notes n étaient pas les mêmes selon les Académies et qu en conséquence le temps alloué à la correction des copies pouvait varier. À propos des 2. On pourra lire le compte rendu de cette rencontre dans le présent numéro de L Enseignement philosophique en page 84.

5 BUREAU GÉNÉRAL DU 28 JANVIER classes technologiques, ils se sont montrés très attentifs, au point d envisager de faire figurer dans la circulaire de rentrée une recommandation en faveur d un dédoublement. Ils ont dit, en tout cas, qu ils y réfléchiraient. 2. Forum des Sociétés savantes N. Franck indique qu il y a eu deux réunions du Forum des Sociétés savantes, l une en novembre 2011, à laquelle il a participé et une autre, plus récente, le 21 janvier à laquelle il n a pu se rendre car il devait ce jour-là représenter notre association auprès d Avenir de la Langue française. Le Forum essaie de se restructurer et nous suivons ce qui s y passe avec beaucoup d attention. N. Franck y avait rendu compte de la réforme des lycées et son exposé avait suscité un réel intérêt. Ph. Blanc rappelle qu il était lui aussi entré en relation avec le Forum des Sociétés savantes dans le cadre de la Conférence la Conférence des présidents d associations de professeurs spécialistes et afin de nouer des contacts avec d autres associations d enseignants. 3. Conférence des Présidents d Associations de Professeurs spécialistes Ph. Blanc rend compte des activités de la Conférence. L Association des Professeurs de Mathématiques de l Enseignement public (APMEP) y est revenue. Une réunion s est tenue le 7 janvier, au cours de laquelle la Société des Langues néolatines a proposé de rédiger une adresse à l intention des candidats à l élection présidentielle. Le texte en a été signé par les associations représentées dont la nôtre. 4. Rencontre avec FO S. Perrier fait état de la rencontre qui a eu lieu le 11 janvier, à la suite d une sollicitation de J. Paris, secrétaire général du SNFOLC, entre une délégation de l APPEP à laquelle il a participé en compagnie de M. Perret et Ph. Blanc et deux représentants du syndicat FO: Bernard Kuntz, responsable national pour les enseignements disciplinaires et Marie-Catherine Stoffel, secrétaire nationale du SNFOLC et commissaire paritaire 3. S. Perrier précise que Ph. Blanc était présent non seulement en tant que vice-président de notre association, mais aussi en tant que secrétaire général de la Conférence. Sur les divers sujets qui ont été abordés, l évaluation des professeurs, la défense des disciplines, l affaiblissement du rôle de l Inspection, il est apparu que les deux délégations étaient presque entièrement d accord. La discussion a cependant été nourrie, notamment lorsqu il a été question du projet de décret sur l évaluation des enseignants. On s est interrogé sur les raisons de l échec de la grève du 15 décembre que les représentants de FO ont relativisé en mettant en cause la manière dont l administration effectue les décomptes de grévistes et en lui opposant le très net succès de la pétition mise en ligne par plusieurs syndicats. Il n en reste pas moins que beaucoup de collègues, dans un certain nombre de disciplines, n ont pas dû être très chauds pour défendre des inspecteurs qui leur imposent des lubies et qui font appliquer les réformes avec zèle. On ne peut pas ignorer ou juger nécessairement illégitime le sentiment que peuvent avoir ces collègues du caractère quelque peu exceptionnel d une inspection qui vient évaluer leur enseignement au regard d un seul cours, et on peut presque comprendre que certains d entre eux en soient venus à considérer que le chef d établissement était encore le mieux placé pour juger de leur travail. Une discussion s engage alors au sein du Bureau au sujet de l Inspection. On ne peut que constater que, dans bien des disciplines, elle a largement contribué à la détérioration des contenus d enseignement et on s explique aisément que des 3. On pourra lire le compte rendu de cette rencontre dans le présent numéro, en page 87.

6 74 BUREAU GÉNÉRAL DU 28 JANVIER 2012 enseignants répugnent à se mobiliser pour lui conserver ses prérogatives. Certes, on reconnaît qu en ce qui concerne la philosophie l Inspection s est efforcée de tenir bon et de résister à certaines pressions, à la différence de ce qui s est passé en lettres, par exemple. Il reste que réclamer le maintien de la double évaluation peut apparaître comme une position de repli pour essayer d empêcher ce qui se profile à l horizon, à savoir le recrutement des professeurs par les chefs d établissement. La discussion porte sur l évolution des fonctions respectives des inspecteurs et des chefs d établissement et sur le rôle que les dix «compétences» sont appelées à jouer non seulement pour le recrutement mais aussi pour l évaluation des enseignants. On s accorde sur ce point que l Inspection n est pas vraiment remise en cause parmi les professeurs de philosophie, et surtout on souligne l intérêt qu a pu présenter et que présente encore la dualité de fonctions des inspecteurs et des proviseurs. Outre qu elle a permis de régler des cas où un professeur pouvait être en butte à des pressions locales, elle a aussi contribué à ce que les enseignements puissent s exercer avec la souplesse souhaitable. C est ainsi que l Inspection de philosophie a pu dans une certaine mesure neutraliser les référentiels et grilles de compétences imposés par l administration, en procédant en quelque sorte à une réinterprétation dans le but d éviter certains dangers prévisibles et de préserver l essentiel. On insiste aussi sur l importance, dans l évaluation du travail d un professeur, d un regard qui soit à la fois éloigné et proche, éloigné parce que celui qui doit évaluer vient d ailleurs, et proche parce qu il a lui-même accompli le même travail que celui qu il observe. Il est clair, de toute façon, que c est aussi une certaine idée de la fonction du professeur qui est remise en cause avec la réforme de l évaluation. S. Perrier reprend la parole, après cette digression, pour revenir à l essentiel et achever de rendre compte de la rencontre avec FO. On a échangé au sujet des dédoublements et de la «mastérisation». Il a été décidé en fin de compte que chacune des organisations ferait un texte sur ces questions. S. Perrier annonce qu il doit prochainement rencontrer des responsables du SNES. 5. Contacts avec ALF (Avenir de la Langue française) S. Perrier indique que l APPEP avait été conviée à une réunion de «concertation inter-associative», organisée par l association «Avenir de la Langue française» qui devait se tenir le 21 janvier et qu il a proposé à N. Franck de s y rendre. L objet de cette rencontre, explique N. Franck, était de se mettre d accord sur une lettre à adresser aux candidats aux élections présidentielle et législatives (représentants du FN exceptés) et sur le texte d une pétition nationale. Le projet de lettre demandait aux candidats de s engager sur les dix points suivants : 1) conserver, respecter et développer l usage du français dans les institutions européennes et internationales où il a le statut de langue officielle, et donc exiger de nos représentants qu ils y parlent et écrivent en français ; 2) enjoindre à notre administration de renvoyer systématiquement à Bruxelles tous les documents de travail qui lui parviennent uniquement en anglais ; 3) répondre aux interlocuteurs étrangers soit dans leur langue, soit en français, ou faire appel à des traducteurs et interprètes ; 4) promouvoir les communications scientifiques en français ; 5) veiller à la qualité de l enseignement de la grammaire, de l orthographe, du vocabulaire, et de la littérature ; 6) interdire aux grandes écoles et aux universités françaises d offrir des formations et délivrer des diplômes uniquement en anglais ; 7) proposer et encourager le choix en première langue vivante d autres langues que l anglais;

7 BUREAU GÉNÉRAL DU 28 JANVIER ) créer un visa privilégié pour les étudiants des pays francophones désirant se former en France et en français, simplifier et humaniser pour eux les démarches administratives; 9) rétablir et accroître le niveau de financement de l action culturelle de la France à l étranger, et de l aide publique bilatérale aux pays francophones en développement ; 10) réformer l Organisation Internationale de la Francophonie, pour en faire un véritable organisme de développement francophone multilatéral. N. Franck ne voit pas de raison pour que notre association refuse de signer ce texte ; il est cependant porté à émettre des réserves à cause du caractère très étroit et plutôt marqué de la liste des signataires, quoiqu on lui ait affirmé qu elle était appelée à être élargie. Ces réserves, S. Perrier les partage tout à fait et il craint qu en l état cette liste de signataires conduise à faire des rapprochements douteux et à cataloguer défavorablement notre association, du fait qu elle se trouve en compagnie de l Académie du Gaullisme, de l Association nationale patriotique Présence Fidélité gaulliste, de l Union des Jeunes pour le Progrès et de France bonapartiste Il considère aussi que le texte est peut-être trop réactif dans sa mise en cause systématique de l anglais pour être tout à fait convaincant et mobilisateur. Pour G. Schmitt, si l on peut comprendre que certains enseignements soient donnés en anglais, par exemple dans les écoles de commerce, on peut juger inquiétant qu il y ait en France de plus en plus de colloques, y compris en philosophie, où toutes les interventions doivent se faire dans cette langue. En ce qui concerne la signature du texte, il estime qu il faudrait qu il y ait beaucoup d associations de spécialistes pour signer ce texte, éventuellement amendé, en particulier l Association des Professeurs de Mathématiques et l Union des Physiciens et qu il vaudrait mieux, dans ces conditions, que ce soit la Conférence qui se charge des relations avec Avenir de la langue française. N. Franck pense que nous devons en effet conditionner notre signature à l élargissement de la liste et principalement à la signature d autres associations de disciplines. É. Delassus se demande pourquoi le nombre de signataires est si réduit et pourquoi on n a pas fait appel à des partis politiques. S. Perrier répète qu il n est pas très chaud pour qu on signe ce texte et rappelle qu il s est étonné du peu de réactions qu il y a eu au sujet de la liste des signataires lors des échanges électroniques entre membres du Bureau. Ph. Blanc relève un problème de ciblage: on ne peut pas dire que l enseignement soit visé par ce texte dont le spectre est sans doute trop large pour que des associations de professeurs se prononcent. P. Verdeau trouve vraiment regrettable que des associations fortes ne figurent pas parmi les signataires et notamment l Organisation Internationale pour la Francophonie dont il est pourtant question dans le texte. IV. QUESTIONS DIVERSES Le questionnaire Le questionnaire sur notre enseignement et les conditions de travail des professeurs n a pas donné lieu à beaucoup de réponses. Il n a malheureusement été distribué que dans peu d académies. N. Franck signale qu il y a eu des problèmes à l envoi pour les académies de Paris, Créteil et Versailles. Journées prévues Les choses progressent en ce qui concerne la journée d études qui doit être consacrée à Pierre Hadot et qui aura lieu le 16 juin. Nous serons accueillis par l IUFM de Paris. On envisage de consacrer une prochaine journée à Marcel Conche. La séance est levée à 17 heures.

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