EXISTE-T-IL UNE CORRELATION ENTRE LE NIVEAU DE CULTURE SANITAIRE ET LE PARTENARIAT INFIRMIERE-PATIENT PERCU PAR CELUI-CI? PAR VALERIE RENOUD-GRENIER

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "EXISTE-T-IL UNE CORRELATION ENTRE LE NIVEAU DE CULTURE SANITAIRE ET LE PARTENARIAT INFIRMIERE-PATIENT PERCU PAR CELUI-CI? PAR VALERIE RENOUD-GRENIER"

Transcription

1 Master ès Sciences en Sciences Infirmières Master conjoint UNIVERSITE DE LAUSANNE Faculté de biologie et de médecine, Ecole de médecine et HAUTE ECOLE SPECIALISEE DE SUISSE OCCIDENTALE Domaine santé EXISTE-T-IL UNE CORRELATION ENTRE LE NIVEAU DE CULTURE SANITAIRE ET LE PARTENARIAT INFIRMIERE-PATIENT PERCU PAR CELUI-CI? PAR VALERIE RENOUD-GRENIER DIRECTRICE DE MEMOIRE Prof. DIANE MORIN, Inf., PhD ET CO-DIRECTEUR Dr PATRICK BODENMANN, PD-MER, MSc 30 JUIN 2014

2 Composition du jury Dr Venetia Sofia Velonaki, Inf., PhD Experte externe et Présidente du Jury Post-Doctorante et Première Assistante Institut Universitaire de Formation et de Recherche en Soins IUFRS Faculté de biologie et de médecine Université de Lausanne Prof. Diane Morin, Inf., PhD Directrice de mémoire Directrice de l Institut Universitaire de Formation et de Recherche en Soins - IUFRS Faculté de Biologie et médecine Université de Lausanne Dr Patrick Bodenmann Co-directeur de mémoire Médecin adjoint, Maître d enseignement et de recherche 1, Responsable de l'unité des populations vulnérables (UPV) Policlinique médicale universitaire PMU CHUV Mme Margarita Cambra Experte externe Directrice du Développement des Pratiques Professionnelles Association Vaudoise d Aide et de Soins à Domicile - AVASAD Mémoire déposé le 30 juin 2014 Mémoire soutenu le 2 septembre 2014

3 Sommaire Contexte. La culture sanitaire ou «health literacy» fait référence aux capacités personnelles et sociales mises en place pour comprendre, intégrer et utiliser de l information de santé dans le but de maintenir et/ou améliorer sa santé. Pour se diriger dans un système de soins de plus en plus complexe, la personne doit posséder un niveau adéquat de culture sanitaire qui lui permet d agir positivement sur sa santé. Un faible niveau de culture sanitaire augmente les risques d erreurs ou de non compliance liés à une mauvaise compréhension de l information. L avancement en âge augmente le risque de présenter un faible niveau de culture sanitaire. Cependant, il semblerait qu à travers un partenariat de collaboration avec les professionnels de la santé, la personne ayant instauré une relation de confiance, pourrait parler de ses difficultés. Ce partenariat permettrait aux soignants de mettre en place des interventions facilitant la compréhension et l accompagnement de la personne dans son désir de maintenir ou d améliorer sa santé. Buts. Explorer s il existe une corrélation entre le niveau de culture sanitaire et le partenariat infirmière-patient. Méthode. Cette étude descriptive corrélationnelle a été conduite auprès de 32 personnes de 65 ans et plus, vivant avec au moins une maladie chronique et recevant des soins infirmiers d un service d aide et de soins à domicile. Pour mesurer le niveau de culture sanitaire, la version française du S-TOFHLA a été utilisée. Le niveau de partenariat infirmière-patient a été mesuré à l aide du QAPSIR. Pour explorer les corrélations un Tau de Kendall a été effectué. Résultats. La moyenne d âge des participants est de 83,2 ans. La majorité des participants est de nationalité suisse (87,5%), parle le français (90,6%) et a un niveau de scolarité inférieur au gymnase (81,3%). Les résultats obtenus au S-TOFHLA montrent que majoritairement, cette majorité a un niveau de culture sanitaire inadéquat (71,9%) ou marginal (21,9%). Cependant, aucune corrélation n a pu être

4 iv établie entre le niveau de culture sanitaire et le partenariat infirmière-patient. Seule la corrélation entre le niveau de scolarité et le niveau de culture sanitaire s est révélée statistiquement significative avec un t(b)=0,40 ; p=0,005. L étude n a pu démontrer de corrélation entre le niveau de culture sanitaire et l âge ou la durée de suivi. Conclusion. Les personnes âgées fragilisées utilisant les services d aide et de soins à domicile sont à risque de présenter une culture sanitaire inadéquate. Les interventions infirmières en vue d assurer une bonne compréhension de l information de santé sont nécessaires et doivent être développées pour permettre le maintien à domicile.

5 Summary Context. Health literacy refers to the personal and social skills mobilised to understand, integrate and use health information in order to maintain or improve health. To benefit from the health care system which is becoming more and more complex, the person must have an adequate level of health literacy that allows him to act positively concerning his health. A low level of health literacy increases the risk of error or non compliance related to poor understanding of the information. Advancing age increases the risk of having a low level of health literacy. However, it seems that through a collaborative partnership with health professionals, the person who has established a relationship of trust, could talk about his difficulties. This partnership would allow caregivers to implement interventions facilitating understanding and accompanying the person's desire to maintain or improve their health. Aim. To explore whether there is a correlation between the level of health literacy and the nurse-patient partnership. Method. This descriptive correlation study was conducted with 32 people aged 65 and over, living with at least one chronic illness, receiving nursing care and home help services. To measure the level of health culture, the French version of the S- TOFHLA was used. The level of nurse-patient partnership was measured using the QAPSIR. To explore the correlation, Kendall s Tau-b was used. Results. The average age of participants was 83.2 years. The majority of participants were of Swiss nationality (87.5%), speaking French (90.6%) and had a minimum level of schooling (81.3%). The results obtained using S-TOFHLA showed that mostly they have an inadequate level of health literacy (71.9%) or a marginal level (21.9%). However, no correlation could be established between the level of health literacy and the nurse-patient partnership. Only the correlation between level of education and the level of health literacy was statistically significant with a t(b)=0.40; p=

6 vi The study failed to demonstrate a correlation between the level of health literacy and age or duration of the care received. Conclusion. The frail and elderly people using support services and home care are at risk of having an inadequate health literacy. Nursing interventions to ensure a good understanding of health information are required and must be developed to enable to maintain health care in the home.

7 Table des matières Composition du jury... ii Sommaire... iii Summary... v Table des matières... vii Liste des tableaux... xiv Listes des figures... xv Remerciements... xvi Introduction Problématique But et objectifs de la recherche Recension des écrits La culture sanitaire Définitions Niveaux de culture sanitaire Mesures... 36

8 viii L ampleur du problème de la basse culture sanitaire Facteurs influençant le niveau de culture sanitaire Age Maladies chroniques Niveau d éducation, gradient social et pauvreté Culpabilité et isolement social Conséquences d une culture sanitaire diminuée Manque de compréhension et d utilisation des services de prévention Réhospitalisation et coûts Etat de santé et mortalité Problèmes liés au système de soins et accès à l information de santé Partenariat infirmière-patient Définition Caractéristiques Mesures Mise en œuvre du partenariat La relation... 58

9 ix Participation et prise de décision Partage du pouvoir Négociation Coût pour le système Cadre théorique Théorie de McGill Les concepts infirmiers La santé Personne-Famille Soins Infirmiers Environnement Apprentissage Métaparadigmes Ancrage disciplinaire Paradigme de l intégration Ecole d apprentissage Syntaxe des Sciences Infirmières... 82

10 x Modes de savoirs infirmiers Savoir empirique Savoir esthétique Savoir éthique Savoir personnel Savoir sociopolitique (ou émancipatoire) Méthodologie Devis de Recherche Milieu partenaire de l étude Calcul de la taille d échantillon et stratégie d échantillonnage Critères de sélection et population cible Identification et recrutement des participants Déroulement de l étude Information aux médecins et infirmières Surveillance médicale Variables Collecte de données... 91

11 xi Instruments de mesure Le S-TOFHLA Description du questionnaire QAPSIR Analyses statistiques Analyses descriptives de l échantillon Analyses descriptives des scores du S-TOFHLA et du QASPIR Analyses corrélationnelles des scores du S-TOFHLA et du QASPIR Considérations éthiques Protocole de recherche Formulaires de consentement et informations Traitement des données personnelles Evaluation des risques Plan de financement et rétribution Résultats Recrutement et participation Description de l échantillon Caractéristiques sociodémographiques

12 xii Caractéristiques cliniques Résultats du test S-TOFHLA et du questionnaire QAPSIR Analyses corrélationnelles Exploration de la corrélation entre culture sanitaire et partenariat infirmière-patient Exploration de la relation entre culture sanitaire et sociodémographique Discussion Caractéristiques sociodémographiques et cliniques de l échantillon Niveau d éducation Durée de suivi Nationalité et langue La culture sanitaire Forces et limites de l étude Méthodologie Pertinence du cadre théorique Instruments de mesure Echantillon Implications des résultats de la recherche pour la pratique et la recherche infirmière

13 xiii Pratique Recherche Conclusion Références Appendice A Test de santé fonctionnel sur l'alphabétisation des adultes S-TOFHLA Appendice B Questionnaire d appréciation des patients sur les soins infirmiers reçus QAPSIR Appendice C Avis présidentiel de la Commission cantonale (VD) d'éthique de la recherche sur l'être humain Appendice D Lettre d informations aux participants et formulaire de consentement

14 Liste des tableaux Tableau 1 Définition des métaparadigmes de l étude Tableau 2 Caractéristiques démographiques des participants (n=32) Tableau 3 Caractéristiques cliniques des participants (n=32) Tableau 4 Résultats du test S-TOFHLA Tableau 5 Les recommandations de Baker et al (1995) et les catégories d âge Tableau 6 Résultats du QAPSIR Tableau 7 Résultats pour chaque item du partenariat infirmière-patient Tableau 8 Résultats des corrélations Tableau 9 Association entre les variables

15 Listes des figures Figure 1. Causal pathways between limited health literacy et health outcomes [traduction libre] (p.3) Figure 2. Ottawa Decision Support Framework to Address Decisional Conflict (ODSF). [Traduction libre] Figure 3. The factors influencing a collaborative partnership (Gottlieb et al., 2006) Figure 4. Diagramme de recrutement

16 Remerciements Je souhaite remercier les nombreuses personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce mémoire. Tout d abord à mesdames Laure-Reine Tabac, responsable de centre, ainsi que Nathalie Vallet, responsable d équipe qui ont cru en cette formation et m ont appuyée tout au long de ces deux ans entre autre par l acceptation de cette recherche dans leur centre médico-social. Un merci particulier à tous les participants de l étude qui m ont accueillie et ont accepté de relever le défi de compléter le test et de répondre à mes questions. A ma directrice de mémoire Mme Diane Morin pour son inspiration, sa curiosité, son aide ainsi que pour l intensité de nos nombreux échanges et du temps consacré à la réalisation de ce mémoire. Merci au Dr Patrick Bodenmann, co-directeur de ce mémoire, pour ses remarques pertinentes et toutes les discussions animées qui ont permis la bonification de ce travail. Je voudrais aussi remercier toute l équipe de l IUFRS pour sa disponibilité et son énergie qui nous ont portés durant ces deux années de Master. A Joëlle sans qui je n aurais jamais terminé, fidèle amie, copine d infortune et de galère, mais surtout de fous rires et de bonheur. A Alexandre pour son aide pour la partie informatique et Maria pour la traduction. Et pour terminer, merci de tout coeur à mon mari Jean-Paul pour ses relectures, ses encouragements, sa patience et son soutien depuis deux ans ainsi qu à mes enfants Océane, Mathéo et Robin qui ont toujours cru au succès de cette formation.

17 "You cannot teach a man anything. You can only help him discover it within himself." Galileo Galilei

18 Introduction

19 L évolution du système de santé suisse amène des durées d hospitalisation en constante diminution, une augmentation des chirurgies ambulatoires et doit faire face à l augmentation du nombre de maladies chroniques. Elle a comme conséquence une obligation de la part de la population, de se prendre en charge dans son parcours de soins. Chacun est appelé à se diriger seul dans un système de soins complexe, à comprendre et à intégrer de l information de plus en plus pointue pour assurer sa propre santé. La population âgée de plus de 65 ans représente un défi à cet égard et demande une attention particulière lors de la transmission d informations, puisque les capacités personnelles de compréhension diffèrent d une personne à l autre et que celles-ci peuvent diminuer avec l âge. En tenant compte du niveau de culture sanitaire des patients naviguant dans le système de soins, l infirmière peut assurer une information compréhensible pouvant être intégrée et utilisée par le patient à travers un partenariat de collaboration. Au vu de ces éléments, la présente étude a pour but d explorer si le niveau de culture sanitaire est corrélé au partenariat infirmière-patient. Pour ce faire, la mesure de la culture sanitaire sera évaluée avec le test S-TOFHLA. Elle sera mise en relation avec la perception qu a le patient du partenariat infirmière-patient mesurée par le questionnaire d appréciation des soins infirmiers, le QAPSIR. Ce mémoire est composé de six chapitres. Le premier élabore la problématique, le but et les questions de recherche. Le second présente la recension des écrits qui traite des

20 20 connaissances actuelles sur la culture sanitaire et sur le partenariat infirmière-patient en lien avec les implications auprès de populations vieillissantes recevant des soins à domicile. Le troisième chapitre décrit le cadre théorique qui a servi d assise à l élaboration de l étude ainsi que son ancrage dans la discipline infirmière. Il s agit du cadre McGill. Le quatrième chapitre décrit la méthode utilisée pour réaliser l étude ainsi que les spécificités des variables et instruments de mesure. Les résultats sont exposés dans le cinquième chapitre et ils sont discutés au chapitre six en lien avec les écrits analysés et le cadre théorique. Ce chapitre se termine avec les forces et les limites de l étude et il ouvre sur de nouvelles perspectives pour la clinique et la recherche en sciences Infirmières. Une brève conclusion permet de cerner les éléments clés de cette étude.

21 Problématique

22 Dans ce chapitre les éléments qui justifient l importance de la prise en compte du niveau de culture sanitaire lors d une prise en charge de patients âgés bénéficiant de soins à domicile sont examinés. Il se termine par la description du but et des objectifs de l étude. La Suisse considère que la culture sanitaire ou «health literacy», est la base d une nouvelle approche en santé (Stutz-Steiger & Spycher, 2006). Pour l Organisation mondiale de la santé (OMS), elle est définie comme : «les connaissances cognitives et sociales qui déterminent la motivation et l aptitude des individus pour repérer, comprendre et utiliser de l information afin de promouvoir et maintenir la santé» (OMS, 1998, p.10). Pour l Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP), la culture sanitaire est définie par des caractéristiques qui permettent à chaque individu de prendre, dans la vie quotidienne, des décisions bénéfiques à sa santé (OFSP, 2013). Elle base sa définition sur les travaux de Nutbeam (2000) pour qui la culture sanitaire comprend trois niveaux de compétences: a) des compétences fonctionnelles : connaissances suffisantes en lecture et en écriture; b) des compétences communicationnelles et interactives : aptitudes cognitives et sociales permettant de participer activement à la vie de tous les jours, de recueillir des informations et de les interpréter en interaction avec d autres acteurs, ainsi que de les appliquer dans un contexte différent, et finalement c) des compétences critiques : des aptitudes cognitives et sociales poussées servant à l analyse critique d informations, afin de mieux maîtriser certaines situations de la vie.

23 23 A ce jour en Suisse, peu d études ont porté sur la culture sanitaire (Connor, Mantwill, & Schulz, 2012; Wang, Thombs, & Schmid, 2012; Zenklusen, Bischoff, Panese, & Bodenmann, 2012). Par contre, un récent rapport (Pletscher, 2013), donne une excellente idée des impacts liés à un faible niveau de culture sanitaire, notamment ceux de requérir à plus de spécialistes. Ce rapport concerne prioritairement les impacts sur le recours aux services médicaux. Il ne mesure pas le niveau de culture sanitaire, car on y suppose que dans la population suisse, il serait semblable à celui que l on retrouve dans les autres pays de l Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) et qu environ un tiers de la population aurait un niveau bas (OCDE, 2005). La diversité ethnique et linguistique de la Suisse et les changements dans le système de santé vaudois portent à penser que la culture sanitaire pourrait se révéler un frein conséquent dans le parcours de soins et les résultats de santé attendus. D ailleurs, Paasche-Orlow et Wolf (2007) ont identifié la culture sanitaire comme un élément pouvant potentiellement affecter les résultats de santé. Lorsque les professionnels de soins peuvent l identifier et ont les ressources (outils) nécessaires pour détecter une faible culture sanitaire, ils peuvent améliorer les soins donnés à ces personnes (Taggart et al., 2012; Weiss et al., 2005). Certains facteurs sont connus comme influençant la culture sanitaire : l âge, le niveau d éducation, la pauvreté, l appartenance à une minorité ethnique de première génération et le fait de parler une langue différente de la langue utilisée dans le pays de résidence (Kutner, Greenburg, Jin, & Paulsen, 2006; Paasche Orlow, Parker, Gazmararian, Nielsen Bohlman, & Rudd, 2005; Peterson et al., 2011; Weiss, 2007). En ce sens, les personnes ayant moins d éducation auraient un risque de maladie chronique plus élevé que les personnes ayant une formation tertiaire (Wolf, Gazmararian, & Baker, 2005), et les adultes

24 24 de plus de 65 ans auraient en général un niveau de culture sanitaire plus bas, avec un rapide déclin à partir de 55 ans (Manafo & Wong, 2012; Wolf et al., 2005). En ce qui concerne les résultats de santé, Peterson et al. (2011) ont associé une faible culture sanitaire avec une pauvre compréhension des prescriptions, de l information médicale et à de moins bonnes connaissances concernant les maladies chroniques. Dorman- Marek et Antle (2008), quant à eux, considèrent que les erreurs médicamenteuses pourraient être réduites et les réhospitalisations diminuées si les patients comprenaient mieux l information et l importance de leurs soins. En effet, les patients sont de plus en plus responsables de leur parcours de santé. Des recherches ont démontré qu une faible culture sanitaire pose des problèmes dans l éducation à la santé auprès de patients vivant avec des maladies chroniques (Lattimer, 2011; Nutbeam, 2000; Peterson et al., 2011). Il a aussi été démontré que les interventions basées sur un partenariat infirmière-patient a des effets positifs sur l acquisition de compétences (Taggart et al., 2012; Wong, Chau, So, Tam, & McGhee, 2012). Par le partenariat infirmière-patient, l infirmière est amenée à adopter une approche centrée sur l individu qui se base sur les forces en présence. Le cadre théorique de McGill a fait du partenariat de collaboration une priorité dans l intervention auprès des personnes et de leur famille dans un contexte de promotion de la santé. La collaboration permet le partage de l information et du pouvoir entre les parties et peut conduire à de meilleurs résultats de santé (Gottlieb & Rowat, 1987). Dans ce cadre théorique, chaque individu est reconnu comme ayant les capacités de se prendre en charge, pour autant qu il comprenne bien la situation, et qu il se sente impliqué dans les discussions et les décisions. Cette approche demande à l infirmière d évaluer et d aider le développement des compétences d auto prise en charge en

25 25 tenant compte du niveau de culture sanitaire de la personne (Gottlieb & Gottlieb, 2013). D ailleurs, les études de Cann et Gardner (2012) et Wang, Chau, So, Tam et McGhee (2012) ont observé une amélioration des comportements de santé, de la compréhension de l information, de l adhésion aux traitements et de meilleurs résultats cliniques, lorsque les interventions infirmières tiennent compte de la culture sanitaire de la personne soignée. Grâce à un partenariat infirmière-patient, l infirmière instaure un climat de confiance et de respect qui potentialise la compréhension de l information et l utilisation de nouveaux savoirs par la personne. Elle améliore ainsi ses capacités personnelles et ses nouvelles connaissances lui permettent alors de mieux naviguer dans le système de soins. La littérature porte à croire que cette approche a une répercussion au niveau de la qualité des soins, de la satisfaction des patients et des résultats patients (Baker et al., 2007; Macabasco-O'Connell & Fry-Bowers, 2011; Peterson et al., 2011; Rothman et al., 2009; Weiss, 2007). Les transformations s opérant dans le système de soins sont aussi à prendre en considération. La majorité des personnes souhaitent être soignées à domicile en avançant en âge et la volonté politique valorise une diminution des durées d hospitalisation. Ces dispositions ont contribué au développement des soins extrahospitaliers au cours des 20 dernières années (Weber-Yaskevich, 2011). Le rôle infirmier a déjà évolué et cette évolution va se poursuivre. Dans cette transformation le partenariat infirmière-patient et le partenariat interdisciplinaire deviennent essentiels pour obtenir des résultats de santé positifs et éviter entre autres les erreurs et les réhospitalisations (Masotti, McColl, & Green, 2010). Actuellement, les maladies dites non-transmissibles (MNT), amenant à la chronicité progressent: cancer, maladies cardio-vasculaires incluant les accidents cérébrovasculaires, maladies des voies respiratoires chroniques, diabète, etc. En Europe, 20% des maladies sont

26 26 des MNT. Elles sont responsables de 86% des décès et représentent 77% de la facture totale des coûts de la santé (Camenzind & Lüthi, 2013). En 2013, c est la première cause de décès au monde (OMS, 2013). En Suisse, la même année, ce sont 75 % des décès chez la population âgée de plus de 70 ans qui sont attribués aux MNT (OFS, 2014). Le suivi ambulatoire continue à prendre de l ampleur. En 2012, les personnes âgées de plus de 75 ans ont une moyenne de jours d hospitalisation par habitant de 5,7 jours contrairement à 1,2 jours pour les moins de 75 ans (OFS, 2014a) et elles représentent environ 30% des personnes hospitalisées (OFS, 2014a). Ensuite, ces personnes sont référées à un service d aide et de soins à domicile qui prend le relais pour le suivi de leurs MNT. Le suivi est alors assuré par des médecins et des infirmières œuvrant en collaboration avec la personne et sa famille à leur domicile. En Suisse, les personnes bénéficiant de ces services sont majoritairement âgées de plus de 65 ans (75%), et 48% d entre elles ont même plus de 80 ans (OFS, 2013). Cela nous amène à considérer le vieillissement de la population, phénomène documenté, comme un réel défi pour notre système de santé suisse puisque le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans qui représente actuellement 17.4% de la population suisse en 2012, devrait croître pour se situer autour de 30% en 2060 (OFS, 2013). Au regard des facteurs déterminant la culture sanitaire, on peut exprimer que la personne âgée de plus de 65 ans est à grand risque de présenter une culture sanitaire diminuée. Elle peut cumuler plusieurs facteurs de risque dont les principaux sont les maladies chroniques, la pauvreté, l isolement social et être d une autre nationalité ou venir d un canton où la langue est différente de celui de la résidence. En Suisse, un double défi s offre aux professionnels puisque la population vieillissante du pays est culturellement très variée et

27 27 donc déjà à risque de présenter une culture sanitaire diminuée avant même d être âgée (Lie, Carter-Pokras, Braun, & Coleman, 2012). Considérant que les personnes âgées de plus de 65 ans nécessitent davantage de soins ou de suivi pour une maladie chronique et qu à cet âge, on constate une baisse du niveau de culture sanitaire, les professionnels de la santé doivent absolument tenir compte de cette réalité pour assurer la compréhension des soins afin qu elle se transforme en actions concrètes et efficaces d auto-soin (Baker, Gazmararian, Sudano, & Patterson, 2000). Pour réduire les effets d une culture sanitaire inadéquate, la collaboration entre partenaires de soins est souhaitée (Masotti et al., 2010) ainsi que l instauration d un partenariat infirmièrepatient pour une prise en charge optimale (Heinrich & Karner, 2011; Henderson, 2003; Sahlsten, Larsson, Sjöström, & Plos, 2009; Sudore & Schillinger, 2009), ce qui entrainerait une diminution des coûts de la santé (Wong et al., 2012). La contribution au développement de la culture sanitaire passe premièrement, par l accès à de l information fiable. Pour ce faire, les services de santé ont un rôle central à jouer dans ce domaine en distribuant soins et informations centrés sur la personne. Ils doivent ainsi pouvoir encourager l apprentissage et les capacités de chacun dans une optique de promotion de la santé. Les infirmières peuvent avoir un impact positif en améliorant l évaluation de la culture sanitaire et en misant sur la communication, la connaissance, les comportements dans le cadre d un partenariat clinique infirmière-patient (Cameli et al., 2012; Sahlsten et al., 2009; Wang et al., 2012). Les effets positifs résultant de l encouragement de l acquisition de compétences sanitaires auprès de la clientèle âgée ont été soulignés (Manafo & Wong, 2012). D ailleurs certains chercheurs ont argumenté qu un partenariat infirmière-patient permet de mobiliser et

28 28 d augmenter les compétences personnelles (Cann & Gardner, 2012). Ceci n est pas sans difficulté puisque la majorité des gens présentant une culture sanitaire basse le cacherait. C est donc un sujet qui reste tabou pour les patients car il semble qu il soit difficile de parler de ses difficultés de compréhension et de ses limites devant un professionnel de la santé, de peur de paraître inadéquat (Ferguson & Pawlak, 2011; Parikh, Parker, Nurss, Baker, & Williams, 1996; Wolf et al., 2007). D ailleurs, 75% des personnes présentant un niveau de culture sanitaire bas ne parleraient pas de leurs difficultés à un professionnel de la santé (Parikh et al., 1996). Il est donc difficile de détecter un faible niveau de compréhension sans entrer dans un partenariat infirmière-patient où prévalent la confiance et le respect (Mitty & Flores, 2008; Weiss, 2007). Mais le niveau de culture sanitaire est aussi très peu connu ou détecté par les infirmières (Macabasco-O'Connell & Fry-Bowers, 2011). Dans les systèmes de soins actuels, on mise sur l accélération du parcours de soins (chirurgie ambulatoire, séjours hospitaliers courts, etc.) et sur l autonomisation constante du patient face à ses propres problèmes de santé. Pourtant, ces attentes peuvent avoir des effets néfastes chez les patients présentant une faible culture sanitaire (mauvaise prise médicamenteuse, non suivi de consigne post opératoire, non adhérence au traitement, absence au RDV de contrôle. etc.). Pour les personnes âgées de plus de 65 ans qui représentent plus de 50% des personnes utilisant les services de soins, la navigation à travers ce système se complique (OFS, 2014). Pour espérer de bons résultats de santé dans un système complexe de soins où les intervenants se multiplient et les informations abondent, il est important de pouvoir identifier rapidement le niveau de compréhension de l information en santé chez cette population. Utiliser un partenariat infirmière-patient pour l identification et/ou le renforcement du niveau de compréhension semble une piste à explorer pour limiter les

29 29 effets d une faible culture sanitaire. Cette étude se penche donc sur la culture sanitaire, le partenariat infirmière-patient et sur la corrélation entre ces deux attributs. But et objectifs de la recherche Le but de cette étude vise à explorer si le niveau de culture sanitaire est corrélé à la perception du patient sur le partenariat infirmière-patient lors de soins reçus à domicile par les infirmières d un Centre médico-social (CMS) vaudois. Les trois objectifs de cette études sont de : 1. Mesurer le niveau de culture sanitaire des patients à domicile. 2. Mesurer le niveau de partenariat infirmière-patient perçu par ces mêmes patients à domicile. 3. Explorer si le niveau de culture sanitaire des patients à domicile est corrélé au niveau de partenariat infirmière-patient ou avec certaines variables telles que l âge, le niveau de scolarité et la durée de suivi par une infirmière du CMS. Pour faire suite à la présentation de la problématique de la culture sanitaire dans les soins infirmiers, le prochain chapitre traite de l état des connaissances actuelles sur la culture sanitaire et sur le partenariat infirmière-patient. Ces connaissances seront exposées dans un contexte de soins à la population vieillissante, présentant une maladie chronique et ayant un suivi assuré par un organisme de soins à domicile.

Mesure du transfert des connaissances dans les pratiques cliniques suite à un e-learning douleur

Mesure du transfert des connaissances dans les pratiques cliniques suite à un e-learning douleur Congrès SIDIIEF 2015 Montréal Mesure du transfert des connaissances dans les pratiques cliniques suite à un e-learning douleur Yolande KOTTELAT, inf, ICL Jenny GENTIZON, inf, MScSI Martine ROESSLI, responsable

Plus en détail

PAPRICA Petite enfance

PAPRICA Petite enfance PAPRICA PETITE ENFANCE PHYSICAL ACTIVITY PROMOTION IN PRIMARY CARE PAPRICA Petite enfance Concept de formation La sédentarité du jeune enfant augmente de manière inquiétante. Or, la promotion du mouvement

Plus en détail

PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES. Sommaire de la démarche de réorganisation

PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES. Sommaire de la démarche de réorganisation PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES Sommaire de la démarche de réorganisation SOMMAIRE Le programme régional Traité santé offre des services de réadaptation

Plus en détail

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique?

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les sociétés savantes et organisations

Plus en détail

Maryse Grégoire, inf., M.A. Cécile Michaud, inf., Ph.D. Avec la collaboration de: Patrice Laplante, MD et Martine Proulx, inf., M.Sc.

Maryse Grégoire, inf., M.A. Cécile Michaud, inf., Ph.D. Avec la collaboration de: Patrice Laplante, MD et Martine Proulx, inf., M.Sc. Regards d infirmières sur le délirium : contribution de la recherche dans la mise en place du dépistage systématique du délirium en soins de courte durée Maryse Grégoire, inf., M.A. Cécile Michaud, inf.,

Plus en détail

dans le présent contexte que l activité physique et la nutrition.

dans le présent contexte que l activité physique et la nutrition. Contrat de santé sous forme de calendrier : un outil pour les professionnels de la santé Fiche No 48 pour intervenir avec les personnes âgées Haber D., and Looney C. (2000) Health Contract Calendars: A

Plus en détail

L évaluation des besoins des personnes atteintes de cancer et de leurs proches par les infirmières pivots en oncologie (IPOs)

L évaluation des besoins des personnes atteintes de cancer et de leurs proches par les infirmières pivots en oncologie (IPOs) L évaluation des besoins des personnes atteintes de cancer et de leurs proches par les infirmières pivots en oncologie (IPOs) Brigitte Fournier, IPO Clinique d oncologie ambulatoire M.Sc. Infirmières (candidate)

Plus en détail

Le centre d excellence d infirmiers : dix x ans de leadership et d innovation

Le centre d excellence d infirmiers : dix x ans de leadership et d innovation Le centre d excellence d en soins infirmiers : dix x ans de leadership et d innovation Odette Roy, inf., MSc., MAP, PhD. Adjointe à la directrice des soins infirmiers et de la prestation sécuritaire des

Plus en détail

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e Les objectifs pédagogiques Savoir délimiter les trois phases distinctes de la recherche Savoir identifier, pour chacune des trois

Plus en détail

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT Recommandations Isabelle Berthon Introduction (1) La Haute Autorité de santé et l Institut National de Prévention et d Education Pour la Santé ont publié en juin 2007

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Synthèse Sondage Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Préambule Donner la parole aux personnes malades, ne pas s exprimer à leur place,

Plus en détail

Évaluation du retard de développement. Lignes directrices

Évaluation du retard de développement. Lignes directrices Évaluation du retard de développement Lignes directrices Aucun instrument de mesure n est légalement réservé à un professionnel ou à un autre. Par contre, dans ce domaine, des règles de compétence s appliquent,

Plus en détail

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 1 www.optigede.ademe.fr ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités

Plus en détail

DEVELOPPEMENT D'UNE ECHELLE D'EVALUATION DU RISQUE DE CONSTIPATION DES PATIENTS HOSPITALISES DESTINEE A LA PRATIQUE INFIRMIERE

DEVELOPPEMENT D'UNE ECHELLE D'EVALUATION DU RISQUE DE CONSTIPATION DES PATIENTS HOSPITALISES DESTINEE A LA PRATIQUE INFIRMIERE Valérie Berger Inf, Ph.D, Cadre Supérieur de santé CHU de Bordeaux Renée Lacomère Cadre supérieur diététicienne ARC CHU de Bordeaux Christine Germain Statisticienne USMR, pole santé publique, CHU de Bordeaux

Plus en détail

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens.

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation Yann FORNER RÉSULTATS Nom: Sexe: 15/04/2010 Féminin Âge: 17 Étalonnage: Lycéens Introduction Le Questionnaire de Motivation en situation de Formation

Plus en détail

FORMATION THÉORIQUE. Trait d Union TM

FORMATION THÉORIQUE. Trait d Union TM TM FORMATION THÉORIQUE Laurier Fortin, titulaire de la chaire CSRS Marie-France Bradley, Amélie Plante et Marielle Thibaudeau, psychoéducatrices et professionnelles de recherche PLAN DE LA PRÉSENTATION

Plus en détail

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE 1 GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème DOMAINES: FONDEMENTS COMPÉTENCE 1: Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d

Plus en détail

Mission Conseiller les pouvoirs publics, au travers de ses analyses et études scientifiques,

Mission Conseiller les pouvoirs publics, au travers de ses analyses et études scientifiques, KCE: c est quoi? Un organisme fédéral d'intérêt public autonome («semi» gouvernemental ) Sous la tutelle du Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Créé en 2002 et actif depuis mi 2003 Une

Plus en détail

Baromètre de confiance à l égard des professionnels de santé

Baromètre de confiance à l égard des professionnels de santé Baromètre de confiance à l égard des professionnels de santé Sondage Viavoice pour le Groupe Pasteur Mutualité VIAVOICE «Mieux comprendre l opinion pour agir» Études et conseil en opinions 9 rue Huysmans

Plus en détail

Parcours. Année scolaire 2006-2007. Programme de DANSE (506.A0)

Parcours. Année scolaire 2006-2007. Programme de DANSE (506.A0) Année scolaire 2006-2007 Parcours Programme de DANSE (506.A0) Marlène Parent, conseillère pédagogique Local 1001-4, poste tél. 243 (Courriel : parentm@cdrummond.qc.ca) Département de Danse, local 1908,

Plus en détail

POL-24 Politique d évaluation du personnel enseignant à la formation continue. Adoptée par le Conseil d administration le 12 décembre 2005.

POL-24 Politique d évaluation du personnel enseignant à la formation continue. Adoptée par le Conseil d administration le 12 décembre 2005. POL-24 Politique d évaluation du personnel enseignant à la formation continue Adoptée par le Conseil d administration le 12 décembre 2005. POLITIQUE D ÉVALUATION DU PERSONNEL ENSEIGNANT À LA FORMATION

Plus en détail

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes vec l ouverture du Maroc sur l environnement international et sur les mécanismes et les enjeux planétaires du développement et de la coopération socioéconomique, ainsi qu avec le développement du mouvement

Plus en détail

À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA

À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA Automne 2013 À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA Par Giselle Boisvert, conseillère pédagogique, Commission scolaire de Montréal Les données de la troisième

Plus en détail

LA COLLABORATION INTERPROFESSIONNELLE

LA COLLABORATION INTERPROFESSIONNELLE Dans ce document, les mots de genre féminin appliqués aux personnes désignent les femmes et les hommes, et vice-versa, si le contexte s y prête. LA COLLABORATION INTERPROFESSIONNELLE POSITION DE L AIIC

Plus en détail

Données de catalogage avant publication (Éducation, Citoyenneté et Jeunesse Manitoba) ISBN 0-7711-3999-9

Données de catalogage avant publication (Éducation, Citoyenneté et Jeunesse Manitoba) ISBN 0-7711-3999-9 Données de catalogage avant publication (Éducation, Citoyenneté et Jeunesse Manitoba) 371.9 Un travail collectif : Renseignements aux parents d élèves ayant des besoins spéciaux ISBN 0-7711-3999-9 1. Éducation

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail

Signature d une convention de partenariat «Capital santé des seniors et liens intergénérationnels»

Signature d une convention de partenariat «Capital santé des seniors et liens intergénérationnels» Fiche de presse Une force de proposition indépendante à l initiative de la Ville de Montpellier Direction de la Communication de la Ville de Montpellier - ANATOME - Novembre 2010 Signature d une convention

Plus en détail

Table ronde - L infirmier soignant : tradition et évolution des pratiques

Table ronde - L infirmier soignant : tradition et évolution des pratiques Table ronde - L infirmier soignant : tradition et évolution des pratiques Plaidoyer en faveur de la santé de la population : vers une pleine reconnaissance de la contribution infirmière unique Odette Roy,

Plus en détail

PROGRAMME PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT ET D ÉVALUATION FORMATIVE DU PERSONNEL PROFESSIONNEL

PROGRAMME PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT ET D ÉVALUATION FORMATIVE DU PERSONNEL PROFESSIONNEL PROGRAMME PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT ET D ÉVALUATION FORMATIVE DU PERSONNEL PROFESSIONNEL DATE : 1 er juillet 2013 SECTION : Programme NUMÉRO : PG301 PAGES : 6 RESPONSABLE : Direction des ressources humaines

Plus en détail

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL 1 1. Le raisonnement clinique Définition Face à une demande de soin, le professionnel infirmier axe son raisonnement clinique

Plus en détail

GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE

GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE Nom : Date : GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE Compétence 1 : Bâtir et maintenir une image de soi positive Niveau trois : Développer des habiletés afin de maintenir une image de soi positive

Plus en détail

FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY

FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY I- Le processus de risk management selon ISO 27001(2005), NSIT : 8000 (2002) et Frosdick (1997) : Ce processus inclut

Plus en détail

DESCRIPTION DE FONCTIONS AGENT D INTERVENTION SOCIO-PROFESSIONNEL

DESCRIPTION DE FONCTIONS AGENT D INTERVENTION SOCIO-PROFESSIONNEL DESCRIPTION DE FONCTIONS AGENT D INTERVENTION SOCIO-PROFESSIONNEL Description sommaire Sous l encadrement clinique de la chef d équipe SI et dans un contexte interdisciplinaire, la titulaire du poste assume

Plus en détail

Guide d auto-évaluation

Guide d auto-évaluation REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple Un But Une Foi MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE ----------- Autorité nationale d Assurance Qualité de l Enseignement supérieur ANAQ-Sup Guide d auto-évaluation

Plus en détail

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Les soins palliatifs Contacts presse : Secrétariat d Etat chargée des Aînés Service

Plus en détail

Politique de développement et de gestion des ressources humaines

Politique de développement et de gestion des ressources humaines RÈGLEMENT N 3 Politique de développement et de gestion des ressources humaines Adopté par le Conseil d administration Le 26 mars 1996 - Résolution n o 1931 Table des matières I. Préambule... 3 II. Objectifs

Plus en détail

Contrat mutuel patient-professionnel : Les mots qui nous lient

Contrat mutuel patient-professionnel : Les mots qui nous lient Contrat mutuel patient-professionnel : Les mots qui nous lient Marie-Thérèse Lussier MD, MSc Claude Richard PhD 5 e rendez-vous de la gestion des maladies chroniques Montréal, 2 octobre 2014 Plan Introduction

Plus en détail

Preparing healthcare workforce?

Preparing healthcare workforce? Swiss Public Health Conference (Re-)Organizing Health Systems Lausanne 30 août 2012 Preparing healthcare workforce? Prof. Diane Morin, Inf, PhD Plan de présentation Merci au Comité organisateur pour l

Plus en détail

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 PRINCIPES DE TRAVAIL POUR L ANALYSE DES RISQUES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS DESTINÉS À ÊTRE APPLIQUÉS PAR LES GOUVERNEMENTS CAC/GL 62-2007 CHAMP D APPLICATION

Plus en détail

Partie 1. Principes. Karmela Krleža-Jerić, An-Wen Chan, Kay Dickersin, Ida Sim, Jeremy Grimshaw, Christian Gluud, for the Ottawa GroupT 1

Partie 1. Principes. Karmela Krleža-Jerić, An-Wen Chan, Kay Dickersin, Ida Sim, Jeremy Grimshaw, Christian Gluud, for the Ottawa GroupT 1 Déclaration d Ottawa sur l enregistrement des essais d interventions de santé: Proposition pour l enregistrement international d informations relatives au protocole et de résultats des essais réalisés

Plus en détail

Politique : RH-B1 TITRE : Bénévoles. Adopté : 17 avril 2007. CATÉGORIE : Ressources humaines. Dernière révision : 25 janvier 2013

Politique : RH-B1 TITRE : Bénévoles. Adopté : 17 avril 2007. CATÉGORIE : Ressources humaines. Dernière révision : 25 janvier 2013 Politique : RH-B1 TITRE : Bénévoles CATÉGORIE : Ressources humaines SURVEILLANCE : juin 2014 Adopté : 17 avril 2007 Dernière révision : 25 janvier 2013 Révisée le : 20 septembre 2013 Le Centre de santé

Plus en détail

Site Web sur la PSS (régions et établissements) : indicateurs

Site Web sur la PSS (régions et établissements) : indicateurs Mai 2014 Site Web sur la PSS (régions et établissements) : indicateurs Comme nous l avons annoncé dans notre bulletin du 15 avril, l ICIS prévoit lancer son nouveau site Web interactif sur les données

Plus en détail

Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique

Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique Préparé par: Rose-Anne Buteau, Inf. Ph D. (c) Sylvie Garand-Rochette, M.Sc.. Monique Thibault,

Plus en détail

Table des matières. Formation à l ISPC

Table des matières. Formation à l ISPC Table des matières Ateliers... 2 Planification et prise de décisions axées sur la santé de la population... 2 Autoapprentissage à l ISPC... 3 Introduction à la santé de la population... 3 Explorer la santé

Plus en détail

Déclarations européennes de la pharmacie hospitalière

Déclarations européennes de la pharmacie hospitalière Déclarations européennes de la pharmacie hospitalière Les pages qui suivent constituent les Déclarations européennes de la pharmacie hospitalière. Elles représentent l expression consensuelle de ce que

Plus en détail

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 2 ème année bachelor

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 2 ème année bachelor Semestre automne printemps Répétition Lieu de période de formation pratique Institution : Nom de l'étudiant-e : Service : Promotion : Site de formation : Période du / au : PFP 3 PFP 4 ÉVALUATION DES COMPÉTENCES

Plus en détail

On a souvent entendu que l information c est le pouvoir. En fait, c est le pouvoir d agir.

On a souvent entendu que l information c est le pouvoir. En fait, c est le pouvoir d agir. Le droit d être informé prend sa source dans les droits fondamentaux de la Charte des droits et libertés québécoise. L article 44 confirme que tout Québécois a droit à l information, sous réserve de la

Plus en détail

Cahier de gestion CODE : TITRE : POLITIQUE DE GESTION DES. Date d adoption : Le 13 juin 2007. Nature du document :

Cahier de gestion CODE : TITRE : POLITIQUE DE GESTION DES. Date d adoption : Le 13 juin 2007. Nature du document : Cahier de gestion TITRE : POLITIQUE DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES CODE : Nature du document : Règlement X Politique Directive administrative Procédure Date d adoption : Le 13 juin 2007 X C.A. C.E.

Plus en détail

Bien-être et performance au travail

Bien-être et performance au travail Bien-être et performance au travail Synthèse des résultats de l enquête «Parlons bienêtre au travail» en Suisse romande Cette enquête porte sur 723 employés de Suisse romande. Elle s est déroulée sous

Plus en détail

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises politique adoptée par le CECS le 6 novembre 2002 Suite à l adoption par le Comité des études de cycles supérieurs en psychologie du projet de modification

Plus en détail

DEPARTEMENT D ETUDES EUROPEENNES ECONOMIQUES

DEPARTEMENT D ETUDES EUROPEENNES ECONOMIQUES DEPARTEMENT D ETUDES EUROPEENNES ECONOMIQUES GUIDE DES ETUDIANTS Ce guide est destiné à vous introduire au fonctionnement du Collège et du Département d études économiques européennes, en présentant les

Plus en détail

PROGRAMME D ANALYSE DES INCIDENTS ET DE SENSIBILISATION DU PUBLIC

PROGRAMME D ANALYSE DES INCIDENTS ET DE SENSIBILISATION DU PUBLIC PROGRAMME D ANALYSE DES INCIDENTS ET DE SENSIBILISATION DU PUBLIC Janvier 2014 AVANT-PROPOS Dans un service de sécurité incendie, il y a de nombreuses mesures par lesquelles nous pouvons évaluer l efficacité

Plus en détail

PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT

PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT www.imnrennes.fr ÉPREUVE E1 - CULTURE GÉNÉRALE ET EXPRESSION Coefficient 3 L objectif visé est de vérifier l aptitude des candidats à communiquer avec efficacité

Plus en détail

TITRE DE LA FONCTION. L Infirmier(e) en Chef peut confier à un infirmier une ou plusieurs tâches ou missions qui lui sont assignées.

TITRE DE LA FONCTION. L Infirmier(e) en Chef peut confier à un infirmier une ou plusieurs tâches ou missions qui lui sont assignées. DESCRIPTION DE FONCTION CHPLT Sect. Contr. : SOI Année : 2010 N Fonction : 018 Version : 1 TITRE DE LA FONCTION INFIRMIER EN CHEF (H/F) 1. La fonction de l infirmier en Chef L Infirmier en Chef est responsable

Plus en détail

La formation interprofessionnelle pour les professions de la santé: L avenir C est dès maintenant!

La formation interprofessionnelle pour les professions de la santé: L avenir C est dès maintenant! 2 e Swiss Congress for Health Professions Winterthur 1 juin 2012 La formation interprofessionnelle pour les professions de la santé: L avenir C est dès maintenant! Prof. Diane Morin, Inf, PhD Plan de présentation

Plus en détail

Colloque international : les patients dans l'écosystème de santé Enjeux d'information et questions de communication

Colloque international : les patients dans l'écosystème de santé Enjeux d'information et questions de communication Colloque international : les patients dans l'écosystème de santé Enjeux d'information et questions de communication Organisé par l Institut des sciences de la communication La recherche d information santéhors

Plus en détail

COMPETENCES INFIRMIERES 1

COMPETENCES INFIRMIERES 1 COMPETENCES INFIRMIERES 1 Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine des soins infirmiers Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins Concevoir et conduire

Plus en détail

Résumé Soutenir l amélioration continue de la qualité des soins donnés aux personnes souffrant de maladies chroniques au Québec

Résumé Soutenir l amélioration continue de la qualité des soins donnés aux personnes souffrant de maladies chroniques au Québec Résumé Soutenir l amélioration continue de la qualité des soins donnés aux personnes souffrant de maladies chroniques au Québec Des indicateurs de qualité à l intention des professionnels et des gestionnaires

Plus en détail

Etat de la connaissance sur la santé des immigrants au Canada

Etat de la connaissance sur la santé des immigrants au Canada Etat de la connaissance sur la santé des immigrants au Canada Marie Hélène Chomienne PLRS 2011 Université d Ottawa IRHM 4E COLLOQUE INTERNATIONAL DES PROGRAMMES LOCAUX ET RÉGIONAUX DE LA SANTÉ (PLRS) 27

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

DESCRIPTION DE POSTE

DESCRIPTION DE POSTE DESCRIPTION DE POSTE 1. IDENTIFICATION DE L'EMPLOI 1.1 Titre d'emploi : Agente ou agent de planification, de programmation et de recherche 1.2 Direction : Direction de la santé publique 1.3 Supérieur immédiat

Plus en détail

EDUCATION THERAPEUTIQUE A L'AUTO SONDAGE INTERMITTENT

EDUCATION THERAPEUTIQUE A L'AUTO SONDAGE INTERMITTENT EDUCATION THERAPEUTIQUE A L'AUTO SONDAGE INTERMITTENT Fiche descriptive d un programme d éducation thérapeutique à l auto-sondage intermittent Thème du programme: l amélioration et la conservation de son

Plus en détail

PROJET DE STAGE I et II

PROJET DE STAGE I et II PROJET DE STAGE I et II Le projet de stage demandé dans le cadre du stage de formation pratique I comprend 10 pages et celui du stage de formation pratique II comprend 12 pages. Ce nombre de page inclut

Plus en détail

www.cadredesanté.com «En quoi les espaces de réflexion permettent-ils aux soignants de dispenser des soins de qualité?».

www.cadredesanté.com «En quoi les espaces de réflexion permettent-ils aux soignants de dispenser des soins de qualité?». Une pratique réflexive pour des soins de qualité Descriptif : Une recherche clinique, réalisée auprès d infirmières et de puéricultrices, illustre l enrichissement des pratiques de soins par la création

Plus en détail

OUTIL D AUTOÉVALUATION DU

OUTIL D AUTOÉVALUATION DU Institut de leadership en éducation OUTIL D AUTOÉVALUATION DU L EADERSHIP Instructions Ministère de l Éducation INSTRUCTIONS ET RECOMMANDATIONS POUR L UTILISATION EFFICACE DE L OUTIL Les recherches montrent

Plus en détail

Étude de référence sur la satisfaction de la clientèle : consommateurs à domicile

Étude de référence sur la satisfaction de la clientèle : consommateurs à domicile Résumé du rapport Étude de référence sur la satisfaction de la clientèle : consommateurs à domicile Numéro de contrat : 90030-121581/001/CY Contrat attribué le : 2013-01-18 Préparé pour : Office national

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

les télésoins à domicile

les télésoins à domicile Hiver 2013 Innovation en matière de prestation des soins de santé : les télésoins à domicile Innovation en matière de prestation des soins de santé : les télésoins à domicile Au Canada comme ailleurs dans

Plus en détail

2.3. APRÈS LA FORMATION 2.3.1. FAVORISER LES OPPORTUNITÉS D APPLICATION

2.3. APRÈS LA FORMATION 2.3.1. FAVORISER LES OPPORTUNITÉS D APPLICATION APRÈS LA FORMATION 2.3. APRÈS LA FORMATION Lorsque la formation est terminée, l organisation doit finalement s assurer que l apprenant puisse utiliser de manière concrète les nouveaux apprentissages. Cette

Plus en détail

"Formation et évaluation de la compétence du pharmacien clinicien expérience suisse"

Formation et évaluation de la compétence du pharmacien clinicien expérience suisse "Formation et évaluation de la compétence du pharmacien clinicien expérience suisse" Journées Franco-Suisses de Pharmacie Hospitalière 23 avril 2015, Mâcon Dr Vera Jordan-von Gunten Pharmacien d hôpital,

Plus en détail

RÔLE DU GESTIONNAIRE ET CHEF D ÉQUIPE SI

RÔLE DU GESTIONNAIRE ET CHEF D ÉQUIPE SI RÔLE DU GESTIONNAIRE ET CHEF D ÉQUIPE SI GESTIONNAIRE SI CHEF D ÉQUIPE SI Vision et connaissance du modèle Vision et connaissance du modèle Établit la structure et la vision du programme en fonction des

Plus en détail

Analyse et gestion d un évènement indésirable associé aux soins

Analyse et gestion d un évènement indésirable associé aux soins Analyse et gestion d un évènement indésirable associé aux soins Programme de développement professionnel continu Date : juin 2013 Comité de Coordination de l Evaluation Clinique et de la Qualité en Aquitaine

Plus en détail

Cité générations Groupe médical d Onex Un nouveau modèle de soin pour la médecine ambulatoire

Cité générations Groupe médical d Onex Un nouveau modèle de soin pour la médecine ambulatoire Cité générations Groupe médical d Onex Un nouveau modèle de soin pour la médecine ambulatoire Né du souhait de mieux répondre aux grands défis de notre système de santé, Cité générations est un nouveau

Plus en détail

Formations consécutives dans le domaine des soins infirmiers

Formations consécutives dans le domaine des soins infirmiers Formations consécutives dans le domaine des soins infirmiers Document de base concernant le profil de compétence Conseil en soins infirmiers Version du 11 octobre 2013 1 La situation initiale dans le rapport

Plus en détail

Dossier des documents de suivi formatif des stages

Dossier des documents de suivi formatif des stages Filières secondaires Dossier des documents de suivi formatif des stages Haute Ecole Pédagogique Documents à l usage des étudiants et des praticiens formateurs Version: 17.08.2010 Pour désigner les personnes,

Plus en détail

Mission de pédagogie universitaire Université Saint-Joseph Glossaire 1

Mission de pédagogie universitaire Université Saint-Joseph Glossaire 1 glossaire Les définitions succinctes, présentées dans ce glossaire, sont, en grande partie, tirées des chapitres du Manuel. Elles sont en harmonie avec les références relatives au Processus de Bologne.

Plus en détail

www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Cinéma et audiovisuel Réalisation de documentaires et valorisation des archives

www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Cinéma et audiovisuel Réalisation de documentaires et valorisation des archives www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Cinéma et audiovisuel Réalisation de documentaires et valorisation des archives De l écriture à la réalisation d un film documentaire Ce master professionnel, qui

Plus en détail

2011-01-18. Quels sont, pour le soignant, les enjeux soulevés lorsqu il donne un soin à un allophone? Enjeu de communication

2011-01-18. Quels sont, pour le soignant, les enjeux soulevés lorsqu il donne un soin à un allophone? Enjeu de communication Distance linguistique et soins de qualité dans une perspective d équité: Concilier une diversité d enjeux Bilkis Vissandjee *, Université de Montréal Alex Battaglini, CSSS Bordeaux-CartiervilleSaint-Laurent

Plus en détail

ENQUETE DE SATISFACTION MENEE AUPRES DES UTILISATEURS DES OUTILS «NE PERDS PAS LA MUSIQUE. PROTEGE TES OREILLES» RAPPORT D EVALUATION MARS 2010

ENQUETE DE SATISFACTION MENEE AUPRES DES UTILISATEURS DES OUTILS «NE PERDS PAS LA MUSIQUE. PROTEGE TES OREILLES» RAPPORT D EVALUATION MARS 2010 ENQUETE DE SATISFACTION MENEE AUPRES DES UTILISATEURS DES OUTILS DE LA CAMPAGNE «NE PERDS PAS LA MUSIQUE. PROTEGE TES OREILLES» RAPPORT D EVALUATION MARS 2010 Réalisé par le Service Prévention Santé de

Plus en détail

Fondements et étapes du processus de recherche, 3 e édition

Fondements et étapes du processus de recherche, 3 e édition Fondements et étapes du processus de recherche, 3 e édition Nouveauté Méthodes quantitatives et qualitatives Prix : 81,95 $ Auteurs : Marie-Fabienne Fortin, Johanne Gagnon ISBN13 : 9782765050063 Nombre

Plus en détail

Management Responsabilité

Management Responsabilité L évaluation professionnelle : un enjeu pour l évolution du management hospitalier Identifier la problématique de l évaluation professionnelle Utiliser l entretien annuel d activité comme levier de changement

Plus en détail

Lecture critique et pratique de la médecine

Lecture critique et pratique de la médecine 1-00.qxp 24/04/2006 11:23 Page 13 Lecture critique appliquée à la médecine vasculaireecture critique et pratique de la médecine Lecture critique et pratique de la médecine Introduction Si la médecine ne

Plus en détail

Note technique d orientation n 2 : Élaboration d un plan de travail ITIE

Note technique d orientation n 2 : Élaboration d un plan de travail ITIE Cette note technique a été publiée par le Secrétariat international de l ITIE en collaboration avec GIZ (Coopération internationale allemande). L'objectif de cette note est de prodiguer des conseils aux

Plus en détail

Stéphane Beaulieu. L avenir de la formation universitaire en psychologie. Marie Girard-Hurtubise

Stéphane Beaulieu. L avenir de la formation universitaire en psychologie. Marie Girard-Hurtubise CHRONIQUE ENTREVUE Stéphane Beaulieu L avenir de la formation universitaire en psychologie Marie Girard-Hurtubise À l instar d autres universités québécoises, le département de psychologie de l Université

Plus en détail

Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques

Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques Introduction Depuis quelques années, le terme de «compétences» s installe peu à peu dans notre quotidien ; aussi bien dans la vie de

Plus en détail

LA TÉLÉRÉADAPTATION : UN NOUVEL ACCÈS AUX SERVICES

LA TÉLÉRÉADAPTATION : UN NOUVEL ACCÈS AUX SERVICES LA TÉLÉRÉADAPTATION : UN NOUVEL ACCÈS AUX SERVICES Brigitte Fillion Chargée de projets, CRLB Virtuel Nicole Beaudoin Conseillère aux affaires cliniques, AERDPQ Colloque Aides techniques 2.0 12 mai 2011

Plus en détail

Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques. Présentation générale des outils

Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques. Présentation générale des outils Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques Présentation générale des outils 1. Généralités 1.1. Cadre institutionnel Le décret du 24 juillet 1997 sur les missions

Plus en détail

CONTACT PRESSE Inpes : Sandra Garnier Tél : 01 49 33 23 06 Email : sandra.garnier@inpes.sante.fr

CONTACT PRESSE Inpes : Sandra Garnier Tél : 01 49 33 23 06 Email : sandra.garnier@inpes.sante.fr Regards portés sur la maladie d Alzheimer par les malades et leurs aidants proches Dossier de presse Septembre 2010 CONTACT PRESSE Inpes : Sandra Garnier Tél : 01 49 33 23 06 Email : sandra.garnier@inpes.sante.fr

Plus en détail

Étude auprès de la génération X. Le paiement virtuel et la gestion des finances personnelles

Étude auprès de la génération X. Le paiement virtuel et la gestion des finances personnelles Étude auprès de la génération X Le paiement virtuel et la gestion des finances Rapport Présenté à Madame Martine Robergeau Agente de Développement et des Communications 11 octobre 2011 Réf. : 1855_201109/EL/cp

Plus en détail

PROGRAMME REGIONAL DE REDUCTION DES RISQUES CARDIO-VASCULAIRES BILAN AU 30-06-2012 SYNTHESE DES PRINCIPAUX RESULTATS

PROGRAMME REGIONAL DE REDUCTION DES RISQUES CARDIO-VASCULAIRES BILAN AU 30-06-2012 SYNTHESE DES PRINCIPAUX RESULTATS PROGRAMME REGIONAL DE REDUCTION DES RISQUES CARDIO-VASCULAIRES BILAN AU 30-06-2012 SYNTHESE DES PRINCIPAUX RESULTATS Depuis le début du programme en 2009, les cellules ont accueilli 1139 adhérents. La

Plus en détail

Un livre illustré. Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines

Un livre illustré. Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines Un livre illustré Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines Résumé de la tâche Domaines généraux de formation Compétences transversales Domaines d apprentissage et compétences

Plus en détail

Certificat universitaire de Clinique Soignante en Soins Infirmiers

Certificat universitaire de Clinique Soignante en Soins Infirmiers IPs Institut Perspective Soignante Pour une pratique porteuse de sens et respectueuse des personnes UCL Université Catholique de Louvain Unité des sciences hospitalières et médico-sociales Certificat universitaire

Plus en détail

15/05/2013 CRITÈRES PHARMACOÉCONOMIQUES DANS L ÉLABORATION D UNE LISTE DE MÉDICAMENTS À REMBOURSER. L accès au médicament au Canada

15/05/2013 CRITÈRES PHARMACOÉCONOMIQUES DANS L ÉLABORATION D UNE LISTE DE MÉDICAMENTS À REMBOURSER. L accès au médicament au Canada INTRODUCTION À L ÉVALUATION ÉCONOMIQUE PLAN DU COURS CRITÈRES PHARMACOÉCONOMIQUES DANS L ÉLABORATION D UNE LISTE DE MÉDICAMENTS À REMBOURSER. L accès au médicament au Canada Rôle de l évaluation économique

Plus en détail

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES De quoi s agit-il? L examen d un CV, un entretien téléphonique ou en face à face, constituent autant d étapes qui peuvent donner

Plus en détail

Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes

Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes Résumé de recherche Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes Robert Ladouceur, Ph.D. 1 Francine Ferland, Ph.D. Christiane Poulin, M.D., M.Sc., F.R.C.P.C.

Plus en détail

DIRECCTE. Édito. La VAE pour les titres professionnels du ministère chargé de l emploi : Enquête sur les retombées professionnelles et personnelles

DIRECCTE. Édito. La VAE pour les titres professionnels du ministère chargé de l emploi : Enquête sur les retombées professionnelles et personnelles aria DIRECCTE A Q U I T A I N E Collection «Études» N 09 Juin 2011 DIRECTION RÉGIONALE DES ENTREPRISES, DE LA CONCURRENCE, DE LA CONSOMMATION, DU TRAVAIL ET DE L EMPLOI SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES, ÉVALUATION

Plus en détail

Reconnaissance des titres étrangers en soins infirmiers au niveau des titres de l Ecole supérieure

Reconnaissance des titres étrangers en soins infirmiers au niveau des titres de l Ecole supérieure Reconnaissance des titres étrangers en soins infirmiers au niveau des titres de l Ecole supérieure Lignes directrices pour les responsables de homes Lignes directrices relatives à la procédure de reconnaissance

Plus en détail