TRADE FOR DEVELOPMENT LE COMMERCE

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1 TRADE FOR DEVELOPMENT LE COMMERCE EQUITABLE et durable au rwanda

2 ÉDITEUR RESPONSABLE Carl Michiels COORDINATION La Machine à Écrire sccs RÉDACTION Marc VANHELLEMONT CONCEPTION Julie RICHTER PHOTO COUVERTURE Guenter GUNI Cette publication du Trade for Development Centre ne représente pas l avis officiel de la Coopération belge au Développement Bruxelles, janvier

3 Avant-propos Joab Jonadav Keki, initiateur du projet Au cœur de l Afrique de l Est, entre la Tanzanie et l Ouganda, le Rwanda a connu le génocide le plus rapide de l Histoire avec l extermination de plus d un million de ses habitants en 1994, parce que nés Tutsi ou reconnus opposants à la dictature. Aujourd hui, le Pays des Mille Collines se reconstruit avec dignité. Sécurité retrouvée, corruption plutôt faible, nombreux transports ponctuels... sont des atouts pour le visiteur et pour le développement du commerce équitable et/ou durable. Avec environ 90% de sa population travaillant dans l agriculture, le Rwanda développe principalement deux grandes cultures d exportations (le café et le thé) ainsi que plusieurs autres cultures vivrières (haricots, bananes, pois, manioc, patates douces ). Lancé en 2000, le programme Vision 2020 du Gouvernement rwandais promeut avant tout l entreprenariat ainsi que la modernisation de l agriculture. Malgré cela, la faiblesse des cours mondiaux du café, des conditions climatiques difficiles et la nécessaire restructuration du pays empêchent depuis quelques années la croissance de repartir à la hausse. Et le secteur agricole du pays, qui compte pour plus de 40% du PIB, ne parvient toujours pas à nourrir les 8,5 millions de Rwandais. Dans ce contexte, les initiatives de commerce durable et équitable prennent toute leur raison d être et attirent des investisseurs étrangers européens et américains surtout. Cette brochure fait le point d une part sur les changements en cours au Rwanda et présente d autre part les initiatives nées ces dernières années. 2

4 LE RWANDA, UN PAYS EN RECONSTRUCTION 4 LE COMMERCE EQUITABLE : FILIERES, ACTEURS ET ORGANISMES 5 Les origines du commerce équitable Le commerce équitable, c est quoi? Filière labellisée et filière intégrée Les acteurs clés dans le commerce équitable (CE) LES GRANDES ORGANISATIONS : COUPOLES INTERNATIONALES DU COMMERCE EQUITABLE 7 WFTO - World Fair Trade Organisation FLO - Fairtrade Labelling Organisation EFTA - European Fair Trade Association FINE LES INITIATIVES DE COMMERCE EQUITABLE AU RWANDA 9 Le rôle de la COFTA et de la RWAFAT Cards from Africa La Coopérative des Producteurs Artisanaux de Butare(COPABU) Les «Dancing Pots» de l asbl COPORWA LA FILIERE DU CAFE AU RWANDA 14 La coopérative ABAHUZAMUGAMBI BA KAWA Les coopératives certifiées par FLO La Coopérative Abakundakawa ABK La Coopérative pour la Promotion des Activités-Café COOPAC The Pygmy Survival Alliance La Coopérative des caféiculteurs de Gashonga COCAGI La Coopérative Dukunde Kawa Starbucks et FLO avec Dukunde Kawa La Coopérative Abahinzi ba Kawa Karaba Koakaka Les huit coopératives équitables de la Misozi Coffee Company Ltd LE THE AU RWANDA 26 Une nouvelle stratégie pour les secteurs du thé Rwandais Une seule société certifiée FLO L INTERVENTION DU «TRADE FOR DEVELOPMENT CENTRE» DE LA COOPERATION TECHNIQUE BELGE AU RWANDA 28 EN CONCLUSION 30 3

5 Le pays des mille collines Avec une population estimée en 2004 à 8,5 millions d habitants, 1 le Rwanda est le pays le plus densément peuplé d Afrique mais également l un des plus pauvres. Situé dans la Région des Grands Lacs, le «pays des mille collines» alterne collines et montagnes abruptes mais souffre surtout d une situation qui freine fortement son développement socio-économique. Le Rwanda est en effet enclavé en Afrique de l Est, avec l Ouganda au Nord, la Tanzanie à l Est, le Burundi au Sud et la République démocratique du Congo à l Ouest. Le port le plus proche, Dar Es Salaam se situe en Tanzanie à quelque 1400 km de ses frontières, soit quasiment à dix jours de route. Le pays s est dès lors depuis quelques années engagé dans le développement de ses infrastructures routières et aériennes afin d améliorer ses exportations et sa compétitivité sur les marchés internationaux. Le programme «Vision 2020» Depuis la fin de la guerre civile en 1994 qui a entraîné la mort de plus d un million de Tutsis, le Rwanda se reconstruit lentement et met progressivement en place de nouvelles institutions démocratiques. Il a adopté une nouvelle constitution en 2003 et a connu des élections parlementaires et présidentielles en septembre Les prochaines sont prévues en août Le Rwanda ne possède que peu de ressources naturelles et son industrie n est pas très développée. L agriculture occupe près de 90% de la population qui présente par ailleurs un taux d analphabétisme de l ordre de 47% 2. groupements d agriculteurs et des associations professionnelles, et d améliorer le stockage, les places de marchés et l infrastructure routière afin de réduire l isolement des agriculteurs. Il est également prévu d encourager la diversification des cultures et des produits plus rémunérateurs et plus nutritifs, tels que la pomme de terre, le manioc, le maïs, le sorgho, le blé et le soja» 4. Thé et café Base de l économie rwandaise, le secteur agricole a représenté, au cours de la période , près de 45% du Produit intérieur brut (PIB) et près de 80% des recettes en devises. La production de thé, principale culture de rente, a connu une forte hausse entre 1995 et 2002, tandis que la production de café a connu dans le même temps une baisse de production d environ 14%, due principalement à la sécheresse et à la fluctuation des prix sur les marchés internationaux. Ces deux cultures sont parmi les plus importantes exportations du pays. C est donc principalement dans ces deux secteurs que se sont mises en place les initiatives de commerce équitable décrites dans cette brochure. Mis en place par le Ministre des Finances et de la Planification économique en 2000, le programme «Vision 2020» a pour ambition de sortir le pays du sous développement et de la pauvreté en combinant des objectifs de croissance économique avec des objectifs sociaux (éradication de la pauvreté extrême et de la faim). Cette stratégie, déclinée dans un Plan Stratégique de Transformation de l Agriculture, vise à transformer l agriculture de subsistance en une agriculture de marché et surtout à réduire de 90 à 50 le pourcentage de la population travaillant dans le secteur agricole 3. «Il s agit d améliorer l utilisation des sols, leur conservation et gestion, ( ), de promouvoir la formation des 4

6 LES ORIGINES DU COMMERCE EQUITABLE LE COMMERCE EQUITABLE, C EST QUOI? Le commerce équitable est né d un constat simple : les écarts de richesse entre les populations des pays les plus riches et celles des pays les plus pauvres ne cessent de se creuser malgré les sommes investies dans l aide au développement. En moins d un siècle, l écart de revenus entre les 20 % des pays les plus riches et les 20% des pays les plus pauvres est passé de 11 contre 1 en 1913 à 75 contre 1 aujourd hui. Guerres, catastrophes naturelles, infrastructures défaillantes, corruption, les causes de ce déséquilibre sont multiples mais parmi celles-ci figurent indubitablement des problèmes économiques structurels de fond. La spéculation sur les matières premières, la spirale de l endettement, la concurrence subventionnée des producteurs des pays du Nord, tous ces mécanismes constituent autant d obstacles au décollage des pays les plus pauvres qui ne maîtrisent pas leur développement. Bien que ces inégalités commerciales aient été mises en évidence dès le 19e siècle (notamment avec la publication en 1860 du roman du Néerlandais Edouard Douwes Dekker dont Max Havelaar est le héros), c est à partir de l Après-Guerre qu apparaissent les premiers projets de commerce équitable, par des organisations américaines et anglaises (Thousands Villages aux Etats-Unis et l ONG Oxfam au Royaume-Uni). C est en 1964, lors de la Conférence des Nations unies pour la Coopération et le Développement (CNUCED), qu est définie pour la première fois la notion de commerce équitable, «Le commerce, pas la charité» («Trade, not Aid»), qui en constitue le principe fondateur. Les premiers magasins de commerce équitable s ouvrent en Europe dès la fin des années 60, tandis que se mettent en place dans les pays en développement les coopératives et associations de producteurs qui vont bénéficier de ces échanges plus justes, d abord dans les secteurs de l artisanat et de l agriculture. En 2001, les principales organisations internationales du commerce équitable (la World Fair Trade Organisation, la Fair Trade Labelling Organizations - FLO et le Network of European World Shops) s entendent sur une définition commune : «Le Commerce équitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel». Pour soutenir la mise en œuvre de ce système économique, ces organisations listent les 10 grands principes à respecter : Créer des opportunités pour les producteurs qui sont économiquement en situation de désavantage. Favoriser la transparence et la crédibilité. Encourager la capacité individuelle. Promouvoir le commerce équitable. Garantir le paiement d un prix juste. Veiller à l égalité entre les sexes. Assurer des conditions de travail décentes. Eviter le travail des enfants. Protéger l environnement. Encourager des relations commerciales fondées sur la confiance et le respect mutuel 5

7 Concrètement, le commerce équitable garantit aux producteurs des pays les plus pauvres des prix d achat plus rémunérateurs que les cours mondiaux ainsi qu une relative stabilité des prix et la mise en place de conditions et de délais de paiement favorables (voire des possibilités de préfinancement), qui évitent aux paysans et aux artisans de brader leurs produits ou d avoir recours à des prêts usuriers. Le prix équitable est négocié. Il doit pouvoir couvrir tous les coûts de production du produit, y compris les coûts environnementaux, et assurer aux producteurs un niveau de vie décent. De plus, les acheteurs du commerce équitable s engagent généralement en faveur de programmes sociaux (alphabétisation, accès aux systèmes d éducation et de soins, etc.) et soutiennent les investissements productifs des organisations de producteurs. FILIERE LABELLISEE ET FILIERE INTEGREE Depuis 1988 et la création d une part de l IFAT, l Association Internationale du Commerce Equitable (devenue en 2009 la WFTO, l Organisation Mondiale du Commerce Equitable), et le lancement du label Max Havelaar d autre part, on observe l émergence et la coexistence de deux grandes filières de régulation du commerce équitable : la filière intégrée (avec la WFTO et l EFTA notamment) et la filière labellisée (avec en particulier FLO Max Havelaar). Mode d organisation historique du commerce équitable, la filière intégrée présente comme caractéristique principale le fait que tous les acteurs intervenant dans l élaboration et la commercialisation du produit (producteur, transformateur, importateur et points de vente) sont engagés dans le commerce équitable et se conforment volontairement (voire activement) à ses principes. Ainsi, ce sont ces acteurs de la filière qui bénéficient de la certification (généralement associée à un logo) correspondant à ces règles et critères, qu ils ont généralement définis collectivement. LES ACTEURS CLES DANS LE COMMERCE EQUITABLE (CE) Les organisations de producteurs ou de travailleurs qui produisent, cultivent ou transforment les matières premières locales. Pour participer aux programmes de CE, ils doivent adhérer à une organisation agréée. Dans les pays du Sud, c est le plus souvent Fairtrade Labelling Organisations qui certifie les organisations. Les opérateurs sur les marchés, exportent, importent ou transforment les produits du CE. Par exemple, Oxfam Fair Trade ou Maya Fair Trade en Belgique, ou tout autre opérateurs «conventionnel» travaillant avec des produits équitables.. Les détaillants, enfin, qui vendent directement aux consommateurs, soit à travers des commerces spécialisés, comme par exemple, les Magasins du monde, soit, de plus en plus, dans des chaînes de supermarchés traditionnels. La filière labellisée repose sur la certification du produit commercialisé. Les entreprises qui élaborent ces produits s engagent à respecter un cahier des charges précis et à s approvisionner auprès d organisations de producteurs des pays en développement (des coopératives souvent) qui ont été agréées par l organisme de labellisation. Ces produits labellisés peuvent ensuite être commercialisés dans n importe quel point de vente, y compris la grande distribution classique. Le label Max Havelaar, qui représente le label FLO en Belgique notamment, est le plus célèbre d entre eux. La coexistence de ces deux filières illustre l existence de visions différentes du commerce équitable qui portent en particulier sur le type de relations à établir avec les acteurs économiques privés (multinationales, grande distribution) et sur des divergences entre une vision de développement (et de dénonciation du commerce international) d un côté et une perspective commerciale reposant sur le contrôle d autre part. 6

8 WFTO - WORLD FAIR TRADE ORGANISATION (Organisation Internationale de Commerce Equitable) FLO - FAIRTRADE LABELLING ORGANIZATION (Organisation de Labellisation du Commerce Equitable) Avec ses 350 organisations membres (dont 65 % proviennent des pays du Sud) représentant l ensemble des maillons de la chaîne du commerce équitable (producteurs, transformateurs et distributeurs), la WFTO, l Organisation Internationale de Commerce Equitable, est considérée depuis sa création en 1989 comme le principal coordinateur des organisations du secteur. Depuis 2004, le «chapitre africain» de l organisation est assuré par «Cooperation for Fair Trade in Africa» (COFTA) qui rassemble environ 70 organisations venant de 20 pays africains. En juin 2007, COFTA a créé au Rwanda la «Fédération rwandaise du commerce alternatif - RWAFAT», présentée en page 8. Jusqu il y a peu, la WFTO s appelait l IFAT, l International Fair Trade Association (Association Internationale de Commerce Equitable). En tant que structure emblématique de la filière intégrée, la WFTO ne labellise pas des produits mais des organisations qui jouissent alors du label FTO, accordé après une évaluation à partir des critères et standards exigeants. Lieu d échanges d information et d expériences, la WFTO rassemble par ailleurs des centaines d organisations lors de ses conférences internationales considérées parmi les événements les plus importants pour la filière équitable. Pour en savoir plus A la fois fédération des organisations de labellisation et structure indépendante en charge d un label de commerce équitable, FLO (Fairtrade Labelling Organization) établit des standards de commerce équitable, contrôle leur mise en œuvre et certifie les produits répondant à ces standards. Pour assumer au mieux ses missions, FLO se compose de deux structures distinctes : FLO International et FLO-Cert. Association composée de plus de 20 organismes nationaux de certification dont 15 européens (en Belgique et en France, c est Max Havelaar qui représente le label), FLO International conçoit et développe des normes équitables (de manière spécifique pour chaque type de produit), soutient de nouvelles filières et appuie le renforcement des organisations de producteurs. A ce titre, FLO-Cert certifie des organisations de producteurs et délivre des agréments aux acteurs économiques de la filière (importateurs, exportateurs, transformateurs et marques) au terme d audits et de contrôles réguliers.ce sont plus de 500 organisations (coopératives et plantations) dans plus de 50 pays d Afrique (dont le Rwanda), d Asie et d Amérique du Sud qui ont d ores et déjà été certifiées. Pour en savoir plus 7

9 EFTA - EUROPEAN FAIR TRADE ASSOCIATION (Association Européenne de Commerce Equitable) Sorte de club historique d organisations leaders dans leurs pays, l EFTA rassemble les principales centrales d importation européennes de commerce équitable qui s approvisionnent auprès de 400 groupes de producteurs des pays émergents. Créée en 1990 comme plateforme de partage d informations et de bonnes pratiques, l EFTA a pour objectif de développer les importations de produits équitables en renforçant les synergies et en encourageant les échanges d expériences entre ses membres. L EFTA est davantage un outil de travail qu un outil de représentation politique, au sein duquel ont notamment été développés des bases de données partagées et un système de monitoring mutualisé. Pour en savoir plus : FINE Ces institutions majeures forment le FINE qui a pour but de coordonner leurs actions, de donner un même sens au commerce équitable et surtout de construire et de préserver la confiance nécessaire au bon développement du commerce équitable. 8

10 LE ROLE DE LA COFTA ET DE LA RWAFAT Créée en 2004, la «Coopération pour le commerce équitable en Afrique COFTA» est le chapitre régional de l Organisation mondiale du commerce équitable (WFTO, ex-ifat) et fédère 90 organisations venant de 24 pays africains, principalement dans le secteur de l artisanat (80% du réseau). COFTA s engage à renforcer la capacité de ses membres à conquérir de nouveaux marchés en les assistant dans le développement de leurs produits et en partageant des ressources dans le respect des principes et structures régissant le commerce équitable. La COFTA a déjà développé des réseaux au Kenya, en Tanzanie, au Rwanda et au Swaziland, d autres seront bientôt mis en place au Sénégal et au Zimbabwe. Le but est d avoir un réseau par pays membre de l organisation. 9

11 Créé au Rwanda en juin 2007 par la COFTA, la Rwanda Fair Trade Association (Fédération rwandaise du Commerce alternatif - RWAFAT) rassemble divers petits producteurs de commerce équitable et souhaite créer un réseau national contribuant à l éradication de la pauvreté au Rwanda. RWAFAT dispose actuellement d un comité provisoire (qui agit comme un comité de pilotage) et met en place, avec le soutien notamment de la CTB (l Agence belge de développement), un plan stratégique de deux ans le RWAFAT Network Development Network axé sur quatre axes : le développement au sein du réseau de systèmes et de structures pleinement fonctionnelles et le renforcement des structures de gouvernance. l augmentation de l implication et de la participation des producteurs du commerce équitable membres du Réseau dans le processus décisionnel et la croissance de celui-ci, le renforcement de l impact (y compris la visibilité locale) du réseau au Rwanda en soutenant la croissance du réseau et en mettant en œuvre des actions de sensibilisation et de lobbying, l appui à la viabilité du réseau pour répondre aux besoins des membres, y compris l accès au marché, et en particulier le soutien des ventes dans le marché local et régional pour les petits producteurs avant d envisager une quelconque exportation. LES MEMBRES DE LA RWAFAT La Fédération RWAFAT compte actuellement trois membres : Cards from Africa, la Coopérative des Producteurs artisanaux de Butare (COPABU) et l asbl COPORWA. CARDS FROM AFRICA Conçue en 2004 par Chris Page, la société «Cards from Africa» s inspire de l initiative d un médecin kenyan menée avec les femmes d un bidonville de Nairobi. L idée est simple : faire fabriquer des cartes postales en papier et à la main par des enfants orphelins, victimes du génocide, et les vendre à travers tout le continent africain. Située dans la banlieue de Kigali, l entreprise offre à une vingtaine d orphelins de 18 à 25 ans des emplois de qualité leur permettant de retrouver confiance en eux et en leurs capacités. «Membre de COFTA et de RWAFAT, Cards from Africa est profondément attachée, explique Chris Page, aux principes du commerce équitable. Par exemple, l âge minimum d embauche est de 18 ans, afin de protéger l accès à l éducation des enfants au Rwanda. Nous versons des salaires supérieurs au marché local et encourageons nos employés à épargner. De plus, nous faisons notre propre papier à partir du papier de rebut qui, autrement, serait brûlé. Nous protégeons donc aussi notre environnement en contribuant à notre économie locale.» Selon son promoteur, ce projet a vraiment amélioré la vie des travailleurs, car «la plupart des jeunes orphelins au Rwanda n ont pas reçu beaucoup d éducation, les petits boulots ne rapportent qu un dollar par jour, et ce, parfois dans des conditions dangereuses et difficiles de travail. A «Cards from Africa», un «cardmaker» peut gagner plus de 6 $ par jour dans un environnement sûr, propre, et retrouver de la dignité. Avec ce salaire, ils sont alors en mesure de fournir de la nourriture, un logement, des soins de santé ou de l éducation à leurs jeunes frères et sœurs. Notre espoir est de permettre à chacun d un jour créer sa propre entreprise» 6. Plus d infos : 10

12 LA COOPERATIVE DES PRODUCTEURS ARTISANAUX DE BUTARE(COPABU) Le retour massif des refugiés en octobre 1996 a permis à un grand nombre d artisans de reprendre leur métier. A Butare, l une des plus importantes villes du pays, les artisans ont fondé en 1997, avec l appui du projet allemand «GTZ-Promotion de l Artisanat à Butare», la COPABU - Inganzo Yacu, un comptoir de vente des produits artisanaux, communément appelé «Exposition - vente permanente». Les membres artisans produisent chacun sur leur propre lieu de production et livrent les produits au comptoir selon leur capacité. La COPABU rassemble aujourd hui quelque 63 artisans et 51 associations de producteurs. Leurs produits sont très variés (sculptures en bois de Jacaranda et d Umusave, jouets en bois, vannerie traditionnelle, cartes de vœux, ferblanterie et objets en fer forgé) et sont vendus au prix fixé par l artisan, 22% de la recette allant à l association pour développer ses activités. La Coopérative est également membre de la «Fédération des Associations des Artisans de Butare» (FAAB) dans laquelle elle joue un rôle très important grâce à son poids économique dans la région mais surtout à cause des exportations effectuées dans le cadre du «commerce équitable» avec l Italie. Elle est ainsi capable de donner des petits crédits aux membres qui le désirent, les produits en vente à la boutique servant de garantie partielle. «Cette base solide, expliquent les responsables de la FAAB, permettra à la COPABU de développer d autres stratégies pour augmenter son marché, intérieur et extérieur. En premier lieu, il faudrait augmenter les capacités de production dans la Province de Butare pour ne plus devoir importer, comme à une certaine époque, des produits des provinces avoisinantes. Beaucoup de formations techniques, surtout pour les vanniers, sont encore nécessaires. Nous cherchons d ailleurs un financement pour la construction d un Centre de formation, de production et d innovation. ( ) Secundo, le marché doit être élargi petit à petit dans le sens d une diversification de partenaires commerciaux, quelle que soit leur provenance (commerce équitable ou commerce ordinaire). Des contacts avec des importateurs américains sont encourageants mais pas encore concluants dans le sens des marchés fermes. Mais aussi sur le marché interne rwandais, il y a encore des parts à gagner. ( ) Troisièmement, les problèmes typiques de l Afrique dans le commerce comme la qualité de produits et la livraison à temps (planification et mise en pratique) surtout dans le cadre de l exportation nécessitent une attention particulière parce que un défaut dans une des deux catégories amènera forcement à la coupure des liens commerciaux» 7. Fin 2006, la COPABU a créé avec la coopérative Kakira dans la province de l Est, la coopérative de production de Muhanga COPARWA et la Coopérative de production de Nyamagabe COPAF, l Union des Coopératives d Artisanat d Art du Rwanda RWANDA - ART en abrégé. Son objectif est de permettre à tous ses membres de promouvoir leurs produits artisanaux auprès des marchés à l exportation en Europe, dans les pays voisins et en Afrique du Sud. Plus d infos : Plus d infos : et 11

13 LES «DANCING POTS» DE L ASBL COPORWA Lancé en 2001 par un groupe de 14 potiers avec le soutien du Forest Peoples Programme (FPP) (cf encadré), le projet «Dancing Pots» a pour objectif prioritaire le soutien des pygmées Batwa (ou Twa) du Rwanda et est d ailleurs mené par la «Communauté des Autochtones Rwandais» - la CAURWA, la principale organisation twa du pays. Premiers occupants des forêts équatoriales d afrique centrale, les pygmées batwa ont été souvent déplacés et marginalisés, d abord par les colons et les pasteurs, mais surtout par le déboisement massif des forêts et la création de parcs de chasse. Pour Scholastique Muzakonga, auteure de plusieurs livres sur les Tutsis et le Rwanda, «les Batwa sont, au Burundi comme au Rwanda, une catégorie de la population qui a été malheureusement longtemps marginalisée et méprisée. Ils sont pour la plupart spécialisés dans la poterie qu ils troquent ou vendent sur les marchés. Cependant, certains, à la cour royale du Rwanda, occupaient des positions importantes: ils étaient les maîtres à danser. Les Batwa, mis à l écart, étaient pourtant des artisans indispensables. Ils étaient, avant l arrivée de la vaisselle made in Hong Kong, les seuls fournisseurs d ustensiles ménagers. Comment, sans les potiers Batwa, aurait-on pu se procurer les cruches pour aller chercher de l eau, faire cuire les aliments et conserver la bière?» 8. Même si tous les Batwa du Rwanda ne sont pas potiers et que tous les potiers ne sont pas batwa, plus de 90% d entre eux travaillent dans la poterie et c est donc un art largement associé aux Twa. Le projet de CAURWA allie donc les compétences traditionnelles des Batwa que sont la danse et la poterie en créant une entreprise de commerce équitable artisanale où les pygmées vont fabriquer des pots et les vendre au public au «Centre de la Poterie» de Kigali mais également au cours de démonstrations de danses. Les principales activités de l asbl, explique son directeur Zéphyrin Kalimba sont «la modernisation et la valorisation des produits fabriqués en argile, les formations professionnelles de la poterie moderne et céramique, la construction de fours technologiques ainsi que la commercialisation des produits fabriqués en argile. Sans oublier les activités de sauvegarde de la culture des potiers du Rwanda (danse, poésie, théâtre, chanson).» 12

14 En octobre 2007, après des années de tractations avec le Gouvernement rwandais qui, suite aux conflits ethniques, souhaitait souligner que tous les Rwandais étaient autonomes et ne plus faire référence précisément aux ethnies, l asbl a changé de nom et est devenue la «Communautés des Potiers Rwandais», la COPORWA. Ce changement lui a permis d obtenir l enregistrement permanent en tant qu ONG et donc de pouvoir continuer ses activités vitales de soutien à la communauté Batwa. L asbl est labellisée Fair Trade par la World Fair Trade Organization et est également membre de la RWAFAT. D après le Groupe international de travail pour les Peuples Autochtones (GITPA), depuis 2007, «la CO- PORWA a continué son travail sur les moyens de subsistance, sur l éducation et sur les droits de l Homme, et a continué à percevoir un certain financement du gouvernement en lien avec leurs programmes sociaux pour les communautés (Ba)Twa, qui concernent notamment l éducation, la santé et le logement. ( ). Le projet contribue à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, et est compatible avec la réduction de la pauvreté du gouvernement rwandais et de la stratégie économique des régions rurales, car elle réduit le nombre de Rwandais dépendant de l agriculture de subsistance et encourage le renforcement des capacités dans les activités non agricoles génératrices de revenus» 9. Basé sur les principes du commerce équitable (salaire équitable dans le contexte local, participation aux décisions, conditions de travail sûres, protection des femmes et des enfants, respect de l environnement), la CO- PORWA a obtenu, également en 2007, un financement conséquent du Big Lotery Fund britannique. Ce qui lui permet de développer aujourd hui un nouveau plan d actions étalées sur quatre ans, visant à augmenter les compétences et la capacité de production et des artisans et à améliorer leur accès aux marchés nationaux et internationaux. «De 2001 à nos jours, confirme Zéphyrin Kalimba, Dancing Pots encadre 10 associations coopératives regroupant 192 potiers (102 femmes et 90 hommes). L asbl aide en outre chaque année 150 petites coopératives batwa au niveau des «intrants agricoles» (semences, fertilisants, pesticides ), de l achat de petit bétail, de la formation à l agriculture, de l alphabétisation des adultes ou de la représentativité dans les instances politiques et administratives locales.» Infos : Communauté des Autochtones Rwandais COPORWA asbl, B.P Kigali, Rwanda tél. et fax: ou

15 LE CONTEXTE Dans les années 1970, la renommée du café rwandais, qui était parmi les plus réputés dans le monde, a entamé une lente mais certaine décroissance. En cause, la chute des prix du café sur les marchés internationaux mais aussi la libéralisation du secteur menée par le pays. Celle-ci a fortement découragé les ménages caféicoles, qui sont passés de 42% en 1990 à 18% en 2001, et entraîné très logiquement une forte chute des recettes d exportation générées par le café qui ont baissé de 65% en dix ans 10. A ces problèmes de rendement, de qualité et de prix du café, s ajoute une autre donnée structurelle. «Au Rwanda, le café a véritablement été planté un peu partout sans tenir compte du potentiel réel des différentes régions du pays pour cette culture. L idée s est donc peu à peu imposée de mieux localiser les terroirs de production en identifiant les meilleures terres pour cette culture et les producteurs les plus motivés» 11. En plus de cela, pendant les années de guerre civile, nombreux furent ceux qui très naturellement ont abandonné leurs caféiers ou les ont arrachés afin de se consacrer à des cultures plus prioritaires à leur survie. «Avant le génocide, hectares étaient couverts de plantations caféières. Mort ou fuite de leurs anciens propriétaires, manque d entretien ou arrachage par les nouveaux occupants : quatre ans plus tard (en 1998 ndlr), on estimait que seuls hectares avaient été préservés» 12. Depuis le début des années 2000, la filière se reconstruit peu à peu. Le Rwanda a replanté 4 à 6 millions de caféiers par an et bénéficié dans le même temps d une remontée des cours mondiaux et d une baisse du taux de change de sa monnaie. Ce qui a renforcé sa compétitivité et attiré les investisseurs étrangers, essentiellement américains et anglais (cf. ultra). 14

16 Ces capitaux, combinés aux aides de l Etat rwandais, ont permis de construire des installations modernes, de nouvelles stations de lavage et surtout de former les planteurs. 15

17 «Aujourd hui, le caféiculteur assure seulement la cueillette des cerises (de café) bien mûres et les apporte (à la station de lavage) où elles lui sont payées directement (0,15 le kilo). Il est ainsi dispensé d opérations fastidieuses et coûteuses telles que le nettoyage ou le séchage. Cinq à douze kilos de cerises sont nécessaires pour produire 1 kilo de café haut de gamme. Un villageois de Gatare, province de l Ouest, affirme qu une plantation bien entretenue devient de plus en plus rentable. ( ) Dans certains cas, une plantation prometteuse devient même une garantie bancaire. Après avoir évalué la récolte de mes plants, la banque populaire n a pas hésité à me faire crédit pour payer les frais de scolarité de mes enfants et m aider à faire face à d autres dépenses, se réjouit ce villageois de Ngoma, au sud du pays» 13. L arrivée d Internet a elle aussi bouleversé la situation en permettant au consommateur de choisir leurs produits en fonction de leur qualité, privilégiant, dans le cas du café rwandais, les cafés des terroirs dont la qualité est (re)connue. Cette nouvelle donnée a impliqué des changements de mentalité chez les planteurs qui ont dû progressivement privilégier la qualité à la quantité. C est précisément dans ce contexte que naissent timidement les premières initiatives de commerce équitable au Rwanda, un commerce qui est passé au niveau du continent africain de 1% du marché en 1996 à 36% en LA COOPERATIVE ABAHUZAMUGAMBI BA KAWA «Produire un café de qualité dans l une des régions les plus pauvres du pays pour rendre courage à la nation», tel est le défi posé en 2001 par l Office des Cultures Industrielles du Rwanda, l OCIR, qui dépend directement du Ministère du Commerce. Classé comme l un des plus pauvres du Pays des Mille Collines et situé dans la province de Butare, le district de Maraba est choisi comme site d implantation d une station pilote de lavage du café dans le cadre du projet PEARL : «Partnership for Enhancing Agriculture in Rwanda through Linkages». Ils raisonnent désormais tous en termes de profits et ne pensent plus à ce qui pourrait les opposer». François Habimana, le secrétaire exécutif de la coopérative, insiste : Quand les gens font partie d une association ou d une coopérative, ils ont une activité commune et génératrice de revenus et il leur donc plus facile de se réconcilier» 17. Mené en collaboration avec la Michigan State University et Texas A&M University et avec le financement de l USAID l Agence américaine pour le développement international, ce projet-pilote 15 «consiste à améliorer la production et la qualité du café produit dans ce district, afin de le vendre sur le marché du café de spécialité, à travers un meilleur encadrement et organisation des producteurs, de meilleures pratiques culturales, et un amélioration du traitement du café ( )» 16. Une des premières à en tirer profit fut la coopérative Abahuzamugambi Ba Kawa, dont le nom résume exactement la philosophie : «Ceux qui ont des objectifs communs». Créée après le génocide par 300 petits producteurs qui souhaitaient améliorer leurs conditions de vie, elle rassemble aujourd hui près de 2000 membres et, fait admirable, permet aux Tutsis et aux Hutus de se côtoyer dans les collines verdoyantes de Butare. Etienne Bihogo, l un des responsables de cette coopérative, le reconnaît volontiers. «C est vrai que cette coopérative contribue à la réconciliation. On peut voir notamment dans les stations de lavage du café les gens se retrouver ensemble sur les mêmes tâches. 16

18 Distribué par l Union Hand-Roasted Coffee (Londres), en octobre 2002, le café de la coopérative est commercialisé sous la marque de Maraba aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, notamment dans les 350 magasins de la chaîne Sainsbury s. Sa qualité a permis à l entreprise de faire un bénéfice de l ordre de et de vendre son café trois fois plus cher que les autres producteurs rwandais. Deux chiffres résument à eux seuls l évolution de la coopérative : la livre de café était vendue 0,14 $ (0,09 ) en 2001 et 1,36 $ (0,9 ) en Aujourd hui, Abahuzamugambi Ba Kawa emploie de nombreuses veuves qui, avec l argent des ventes du café, achètent des vaches et assurent la scolarité de leurs enfants. «( ) il est significatif de voir que, dans la région de Maraba, les centaines d enfants des producteurs vont tous à l école, que les médicaments sont désormais disponibles dans les dispensaires et surtout que les maisons ont été reconstruites ou rénovées. Et cela peut se prolonger» 19. RWASHOSCA Au Rwanda, PEARL a permis l émergence de douze autres coopératives dont deux sont labellisés «Fairtrade». Ces treize coopératives rassemblent plus de membres qui commercent désormais avec l Europe et les Etats-Unis. PEARL a en outre assuré la pérennité des fermes et coopératives au delà de 2007, date de fin de ce programme, en favorisant la création de RWASHOSCA, the Rwandan Small Holder Speciality Coffee Association qui sert de «front-office» pour les coopératives en fournissant un relais en termes de marketing et de communication, mais aussi et surtout dans l expédition des produits et la comptabilité des services. 17

19 LES COOPERATIVES CERTIFIEES PAR FLO La certification FLO «Les pays dans lesquels des organisations de producteurs et de travailleurs peuvent êtres agréées, sont ceux dont le niveau de développement humain est faible. La méthodologie de FLO s appuie sur les cinq indicateurs les plus reconnus et utilisés qui permettent d analyser ce niveau. Il s agit de croiser la liste des pays receveurs d aides de l Organisation de Coopération et de Développement Economique avec quatre indicateurs du Programme des Nations unies pour le Développement : l indice de développement humain (IDH), l indice de pauvreté humaine (IPH), le ratio des 10% les plus pauvres de la population comparés aux 10% les plus riches ainsi que l indicateur sexo-spécifique de développement humain. 114 pays ont ainsi été identifiés, avec des degrés de priorité, comme faisant partie du champ d action de FLO. 22% sont situés en Amérique latine, 46% en Afrique et 32% en Asie. Il s agit d évaluer ensuite le niveau de développement de l organisation elle-même. Trois grandes catégories de données sont passées au crible. La première concerne la capacité productive de l organisation : niveau de production, taille des exploitations, niveau de mécanisation... La situation géographique de l organisation est également prise en compte car elle permet d analyser l accès aux infrastructures et services du pays (transport, éducation, santé, service bancaire...). Une organisation située en dehors des grands axes économiques est d autant plus pénalisée. Enfin, une attention particulière est donnée à la composante communautaire de l organisation. Ainsi, les communautés indigènes d Amérique latine ou la caste des intouchables en Inde sont des populations structurellement défavorisées au sein d espaces nationaux. Cette méthodologie globale permet à FLO d affirmer son champ d action : les organisations de producteurs et de travailleurs marginalisés des pays du Sud.» Extrait de «Fair(e) Actualités» n 4, édité par Max Havelaar France 18

20 LA COOPERATIVE ABAKUNDAKAWA ABK Dans le nord du pays, la coopérative Abakundakawa, elle aussi certifiée CE, traite son café Bourbon à la station de lavage de Rushashi, mise en place grâce au soutien du projet PEARL, OCIR-Café et RSSP. Sur les 1750 membres de la coopérative, 720 sont des femmes. Une septantaine d entre elles forment le groupe «Duhingekawa» et, grâce à un tri spécial permettant d extraire les meilleurs grains de café, en obtiennent un prix plus intéressant. L initiative bénéficie également du soutien du programme «African Women s Development Fund». Charles Habinshuti, président d ABK, estime sans hésitation que les hommes devraient tirer enseignement de cette expérience et impliquer davantage leurs épouses dans leurs plantations traditionnellement détenues par la gente masculine. «Si le café des femmes peut être vendu à un tarif supérieur à la moyenne et si les hommes pouvaient partager leurs caféiers avec leurs épouses, les choses commenceraient à vraiment changer dans la société. Les femmes auraient désormais leurs propres ressources financières, renforçant par là leur statut dans la communauté et équilibrant le pouvoir économique entre les deux sexes. Cela n a l air de rien, mais c est tout simplement révolutionnaire» 20. En 2006, ABK a rejoint la Misozi Union qui rassemble aujourd hui huit coopératives situés aux quatre coins du pays sous le nom de Misozi Coffee Union Ltd (cf. ultra). Plusieurs programmes de formation sont spécifiquement dédiés aux femmes au Rwanda. Ici, deux représentantes d associations faisant partie d Abakunda Kawa et de COOPAC. Info : Coopérative Abakundakawa B.P Nyabugogo KIGALI 19

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