Sommaire. L usage des TIC au sein des entreprises bourguignonnes

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1 Enquête TIC

2 Sommaire Introduction I. Contexte de l étude 1. Qu est ce que les TIC? 2. Les TIC, facteur de vitalité économique 3. Le double retard français 4. Des acteurs institutionnels bourguignons impliqués II. Objectifs et enjeux de l étude 1. Les usages TIC 2. La filière NTIC 3. L adéquation Offre Demande TIC L usage des TIC au sein des entreprises bourguignonnes I. Des usages TIC segmentés 1. Des entreprises bien équipées en bureautique a. Un équipement généralisé b. Une informatisation très diversifiée selon la taille et les secteurs c. Des entreprises qui surfent sur Internet 2. Une large utilisation des TIC a. Les produits TIC les plus répandus b. Un comportement différent selon la taille et le secteur c. Des facteurs incitatifs d. Une intégration contrastée : des utilisateurs experts aux utilisateurs débutants 3. L intégration des TIC se fait progressivement a. Des TIC encore en voie d intégration b. Une gestion TIC confiée à des «non spécialistes» c. Un budget TIC modeste mais en hausse d. Un impact commercial des TIC souvent ignoré II. Freins et besoins des entreprises bourguignonnes 1. Un investissement temps et financier important 2. Un déficit d informations et de conseils 3. Une nécessité d un accompagnement adapté aux entreprises CRCI Bourgogne 2 17/10/08

3 La filière des NTIC en Bourgogne I. Une filière NTIC encore fragile 1. Une filière jeune et déstructurée a. Une filière dominée par les services b. Des entreprises diversifiées c. Des petites entreprises indépendantes d. Des activités concentrées autour des pôles urbains e. Une filière jeune 2. Un marché à conquérir dans un environnement concurrentiel féroce a. Une filière NTIC à la recherche de ses clients b. Une forte concurrence c. Une filière faiblement présente à l international II. Une filière NTIC dynamique et pleine d avenir 1. Un chiffre d affaires faible mais en hausse 2. Des perspectives de recrutement à la hausse 3. Des objectifs ambitieux a. Les objectifs en termes de marché : à la «conquête du client» b. Les objectifs en termes de développement interne c. Les objectifs en termes d appui extérieur III. Les attentes de la filière NTIC : un besoin d accompagnement 1. Des besoins de financement surtout à long terme 2. Des entreprises préoccupées par l aspect commercial, la coopération et l innovation 3. Des besoins en ressources humaines non prioritaires Adéquation Offre-Demande TIC I. Un recours à des prestataires TIC hors région 1. Une demande TIC qui semble satisfaite de l offre locale 2. Une demande qui s oriente pourtant vers d autres régions II. Des attentes différentes envers les prestataires TIC 1. Des entreprises dépendantes des choix du groupe 2. Encore une forte internalisation des tâches TIC a. Les TPE privilégient la proximité physique avec le prestataire TIC b. Le BTP privilégie également la proximité physique avec le prestataire TIC III. Des prestataires TIC en manque de reconnaissance 1. Une filière NTIC locale qui a du mal à se faire valoir face à la forte concurrence nationale 2. Un manque de lisibilité de la filière NTIC locale 3. Une filière NTIC locale sans véritable stratégie commerciale CRCI Bourgogne 3 17/10/08

4 Stratégies et préconisations I. Favoriser l intégration des TIC en Bourgogne 1. Favoriser la demande TIC a. Renforcer l action des intermédiaires et des relais auprès des entreprises b. Les infrastructures TIC 2. Aider les entreprises sur le plan des ressources humaines 3. Distribuer des aides financières 4. Accompagner les orientations et le choix du prestataire TIC II. Structurer la filière NTIC en Bourgogne 1. Identifier et rendre visible la filière 2. Développer le réseau relationnel 3. Accompagner le développement des ressources humaines 4. Renforcer l appui technologique pour les entreprises Annexe 1 : Méthodologie de l enquête Annexe 2 : Questionnaire «Usages TIC» Annexe 3 : Questionnaire «Filière NTIC» Annexe 4 : Tableaux de bord Enquête Usages TIC Annexe 5 : Tableaux de bord Enquête Filière NTIC Bibliographie CRCI Bourgogne 4 17/10/08

5 Introduction I. Contexte de l étude 1. Qu est ce que les TIC? Personne ne s accorde véritablement sur la définition des Technologies de l Information et de la Communication (TIC). Dans une définition au sens large, certains désignent les TIC comme tout ce qui se rapporte au matériel informatique et bureautique. Ils comprennent ainsi les nouvelles technologies mais aussi le minitel, la photocopieuse, l imprimante Nous préférons opter pour une définition plus stricte et actualisée des TIC. Avec les progrès technologiques réalisés depuis la naissance de la société de l information, certains outils considérés comme traditionnels (minitel, fax, ) ont été exclus du champ des TIC. Les TIC regroupent les outils utilisés pour la collecte, le stockage, le traitement et la diffusion des informations. Citons, comme exemple, les sites web, les logiciels, le multimédia, le commerce électronique Afin de faciliter la compréhension de la filière NTIC, nous avons identifié des secteurs. L agencentic Bourgogne a établi une classification de la filière NTIC qui se décompose en 7 segments : Informatique Il regroupe notamment les prestataires de services informatiques ainsi que les activités liées aux logiciels, à la sécurité informatique, à l infogérance Télécommunications Ce segment s intéresse aussi bien aux opérateurs de services, fournisseurs d accès qu aux prestataires de l exploitation de serveurs. E-marketing : conception de système de vente en ligne Il prend en compte les activités de commerce électronique et des centres d appels. Multimédia Sont regroupées dans ce secteur les activités de création de contenus, d édition mais aussi les secteurs de l e-communication, de l image et du son. Matériels pour les TIC On retrouve dans ce segment essentiellement des activités de fabrication de matériels informatiques, de périphériques, de support de stockage, d équipements électroniques et de communication (RFID ). Ingénierie des savoirs et de la connaissance Ce segment concerne le e-learning et la gestion électronique des documents. Imagerie, technologies de visualisation et de contrôle Dans ce dernier segment, sont concernées les activités d imagerie médicale, de télésurveillance ou encore de modélisation (CAO ). 2. Les TIC, facteur de vitalité économique Les TIC sont un facteur puissant de croissance économique et de compétitivité pour un territoire. Au cours des années 90, les entreprises américaines ont compris l intérêt de la «révolution numérique». L intégration des TIC les a rendues beaucoup plus compétitives et a permis une croissance économique sans précédent aux Etats-Unis. Entre 1990 et 2000, le PIB américain a augmenté de 3,2% en moyenne par an contre seulement 2,1% sur la même période dans l Union CRCI Bourgogne 5 17/10/08

6 Européenne (cf. source : Organisation Mondiale du Commerce). Depuis 2000 et le sommet de Lisbonne (mars 2000), les gouvernements européens ont estimé que l économie européenne devait entrer elle aussi dans l ère numérique. L entrée dans la société de l information a profondément modifié le fonctionnement des entreprises. L informatique, les nouveaux moyens de télécommunication facilitent de plus en plus les échanges et la diffusion de la connaissance. Dans un contexte de compétition croissante, les territoires se doivent de réussir leur entrée dans la société de l information. Nul ne peut aujourd hui mettre en doute l importance du rôle des TIC dans la compétitivité, le développement économique des entreprises et des territoires. Les TIC contribuent à la croissance du PIB par : - Voie directe : le secteur des TIC génère de la valeur ajoutée. - Voie indirecte : par un usage généralisé des TIC, les entreprises sont plus réactives, plus compétitives en termes de management, de communication, de recherche d information et de commercialisation. Elles développent ainsi leur chiffre d affaires, conquièrent des parts de marché à l international 3. Le double retard français Face à la compétition mondiale pour l économie numérique, la France a du retard. Plus un pays est ouvert au développement et à l usage des TIC, plus son produit intérieur brut (PIB) par habitant est élevé. Le rapport mondial sur les TIC, publié le 9 avril 2008 par le World Economic Forum, a établi un classement des pays en fonction du développement et de l utilisation des TIC. La France arrive seulement en 21 ème position. Ses deux grands voisins, le Royaume-Uni et l Allemagne, affichent de meilleurs scores, se plaçant respectivement au 12 ème et 16 ème rang du classement général. L essentiel de la croissance de l économie promise par les TIC provient d abord de leur appropriation par les entreprises et des gains de productivité associés. Or, le retard français se traduit également par un sous-investissement des entreprises françaises dans le domaine. Par exemple, en 2007, seulement 50% des PME françaises disposaient d un site web contre 77% au Royaume-Uni et en Italie et 82% aux Etats-Unis. Les entreprises britanniques, italiennes et américaines tireraient nettement mieux parti d Internet que celles de l Hexagone. En 2008, la part de l économie numérique dans la production française n est que de 6% contre 12% aux Etats-Unis et 18% en Corée. Ce retard coûterait au pays au moins un demi-point de croissance du PIB et nous priverait de emplois. (cf. source : «L état d alerte», L Usine nouvelle, N 3103, mai 2008) 4. Des acteurs institutionnels bourguignons impliqués La Bourgogne dispose d atouts qui doivent lui permettre de relever ce défi. L enjeu est d accompagner et d aider les entreprises à se développer dans la société de l information. Il existe une forte volonté des acteurs institutionnels de la région d impulser ce développement des TIC notamment via l agencentic Bourgogne. Cette association loi 1901 est une structure d animation et de coordination qui agit avec les professionnels, les réseaux des chambres consulaires (Chambres de Commerce et d Industrie et Chambres de Métiers et de l Artisanat) et en partenariat avec les Chambres d Agriculture et de nombreux autres partenaires pour la promotion et la diffusion des TIC en Bourgogne. Dans ce cadre, elle a signé au côté des services de l Etat et du Conseil régional de Bourgogne, le premier Contrat Professionnel de Progrès des TIC en Bourgogne Il précise les actions stratégiques à mener CRCI Bourgogne 6 17/10/08

7 collectivement par la profession et définit également un schéma opérationnel du développement professionnel des usages numériques en Bourgogne. L agence œuvre sur 3 axes : Les usages : accompagner et favoriser le développement des usages des TIC au sein des entreprises régionales par des actions d information, d animation et de sensibilisation quelles que soient leur taille, leur activité et leur localisation géographique La filière : valoriser la filière TIC régionale et aider à sa structuration en pôles métiers par une plus grande visibilité des savoir-faire présents sur le territoire Développer un pôle d excellence numérique pour promouvoir les savoir-faire de la filière TIC bourguignonne susceptibles de conforter son leadership national voire international à travers une démarche innovante de clusters autour de 3 axes : les nouvelles technologies appliquées à la logistique, l ingénierie numérique et l industrie de la connaissance. II. Objectifs et enjeux de l étude L agencentic Bourgogne et ses partenaires régionaux sont les commanditaires de cette étude réalisée par le Service Information Economique de la Chambre Régionale de Commerce et d Industrie de Bourgogne en étroite relation et avec l appui technique des services Information Economique et des conseillers TIC de l ensemble des CCI de Bourgogne. Cette étude a été inscrite au Programme Information Economique 2008 des C(R)CI de Bourgogne, qui en ont fait un chantier prioritaire. L enjeu des TIC pour un territoire est double : Accompagner l intégration des TIC au sein des entreprises Développer la filière NTIC Notre étude repose sur : Une enquête concernant l usage des TIC au sein des entreprises bourguignonnes Une enquête adressée aux entreprises de la filière NTIC en Bourgogne Une analyse de l adéquation Offre Demande TIC Cette étude doit répondre aux 3 objectifs fixés par l agencentic Bourgogne et l ensemble des acteurs institutionnels à savoir : Diagnostiquer puis évaluer précisément l intégration des TIC dans les entreprises bourguignonnes, Déterminer le potentiel régional de la filière NTIC, Etudier l adéquation offre/demande TIC. 1. Les usages TIC Faire un état des lieux sur l intégration des TIC au sein des entreprises bourguignonnes Identifier les besoins de ces entreprises afin de faciliter leur intégration des TIC Fournir préconisations et pistes de réflexion afin d offrir, à terme, des outils de diffusion et d accompagnement adaptés aux entreprises Alimenter l Observatoire Economique Régional des CCI de Bourgogne : BASECO Bourgogne CRCI Bourgogne 7 17/10/08

8 Ainsi, le questionnaire a été structuré de la manière suivante (cf. annexe 2) Utilisation des TIC au sein de l entreprise Etat des lieux détaillé des TIC dans l entreprise Impacts des TIC Les besoins Les acteurs TIC en Bourgogne Identité de l entreprise 2. La filière NTIC Appréhender l offre régionale de la filière TIC Identifier les besoins communs des entreprises du secteur TIC Fournir préconisations et pistes de réflexion pour à terme, animer et structurer la filière Alimenter l Observatoire Economique Régional des CCI de Bourgogne : BASECO Bourgogne Ainsi, le questionnaire a été structuré de la manière suivante (cf. annexe 3) Identité et fonctionnement de l entreprise Activités de l entreprise Résultats et objectifs de l entreprise : Chiffre d affaires et investissements / Ressources humaines / Objectifs Besoins et projets de l entreprise 3. L adéquation Offre Demande TIC A partir des deux enquêtes précédemment citées, nous pourrons ainsi mettre en évidence les relations entre l offre locale des prestataires TIC et la demande locale des entreprises bourguignonnes. Nous devrons répondre aux questions suivantes : La demande locale est-elle satisfaite par l offre TIC? Pourquoi certaines entreprises ne font pas appel à des prestataires TIC locaux? L offre locale est-elle compétitive et répond-elle aux attentes de la demande? CRCI Bourgogne 8 17/10/08

9 L usage des TIC au sein des entreprises bourguignonnes I. Des usages TIC segmentés 1. Des entreprises bien équipées en bureautique a. Un équipement généralisé Une informatisation très large des entreprises Graphique n 1 : Part des salariés qui utilisent un ordinateur au moins 1 fois par jour 97% des entreprises bourguignonnes sont informatisées. Cependant, tout le personnel n est pas équipé en ordinateur, puisque seulement 29% des répondants ont entre 75 et 100% de leurs salariés qui utilisent un ordinateur une fois par jour au moins. Seulement 10 entreprises sur 365 ne sont pas équipées en ordinateur. CRCI Bourgogne 9 17/10/08

10 b. Une informatisation très diversifiée selon la taille et les secteurs Une informatisation des postes plus fréquente au sein des grandes entreprises Graphique n 2 : Part des salariés qui utilisent un ordinateur au moins 1 fois par jour selon la taille de l entreprise D une façon générale, les salariés des grandes entreprises utilisent plus régulièrement des ordinateurs. Toutefois, 46% des salariés au sein des TPE ont une utilisation fréquente des ordinateurs contre 37,5% pour les entreprises de 10 à 49 salariés. Une informatisation des postes plus large au sein des services et du commerce Graphique n 3 : Part des salariés qui utilisent un ordinateur au moins une fois par jour selon le secteur d activité de l entreprise 46% des entreprises de services et 41% des entreprises de commerce ont plus des deux tiers de leurs salariés qui utilisent un ordinateur au moins 1 fois par jour. Dans le secteur industriel, 1 entreprise sur 2 a plus du quart de ses salariés qui se servent d un ordinateur quotidiennement. En revanche, la part de salariés utilisant un ordinateur régulièrement dans le secteur du BTP est beaucoup plus faible. La très grande majorité des entreprises du BTP (83%) ont entre 1 à 25% de leurs salariés qui utilisent un ordinateur au moins 1 fois par jour. Cela s explique en partie du fait que le BTP et l industrie regroupent une part importante de postes manuels (maçons, ouvriers ). CRCI Bourgogne 10 17/10/08

11 c. Des entreprises qui surfent sur Internet 98% des répondants disposent d un accès à Internet. Ce résultat semble, à première vue, être un bon score. Néanmoins, on constate d importantes disparités géographiques. Les entreprises de Côte d Or ayant répondu sont toutes connectées à Internet, alors qu environ 3% des entreprises de Saône et Loire restent isolés d Internet. 98% des entreprises ayant accès à Internet sont connectés au haut débit contre seulement 2% au bas ou moyen débit. Tableau n 1 : Type de connexion Internet des entreprises bourguignonnes Nombre Part ADSL % Connectés au SDSL 19 6% haut débit ADSL et SDSL 3 1% Autres (fibre optique, satellite ) 9 3% Connectés à bas ou moyen débit 8 2% Total % 2. Une large utilisation des TIC Des utilisateurs TIC très nombreux Graphique n 4 : Répartition des entreprises bourguignonnes selon l utilisation ou non des TIC Environ 94% des entreprises bourguignonnes utilisent les TIC. Parmi les non utilisateurs TIC, un quart des entreprises envisagent, à plus long terme, d investir dans ces technologies. Les entreprises bourguignonnes intègrent entre 1 et 21 outils TIC, la moyenne étant de 9 outils différents. Cependant, 50% des utilisateurs TIC bourguignons ont moins de 8 produits TIC différents au sein de leur entreprise. CRCI Bourgogne 11 17/10/08

12 a. Les produits TIC les plus répandus Parmi les outils TIC, certains sont plus utilisés que d autres. Ainsi, on peut mettre en évidence : Tableau n 2 : Classement des outils TIC les plus utilisés Rang Outils TIC Usages 1 Messagerie externe via Internet Usages généralisés (plus de 80% des entreprises utilisent ces 2 Logiciel de comptabilité et de paye outils) 3 Site web 4 Outils de sécurité informatique 5 Logiciel de suivi clientèle et gestion commerciale 6 Réseaux, Intranet, Extranet 7 Messagerie interne 8 Wifi 9 Communication et publicité sur Internet 10 Logiciels libres Logiciel de gestion des stocks et approvisionnement Communication, création et édition sur divers supports électroniques 13 Gestion électronique des documents 14 Terminaux mobiles 15 Conception Assistée par Ordinateur 16 Télésurveillance 17 Logiciel de ressources humaines 18 Commerce électronique 19 Voix sur IP 20 Gestion de Production Assistée par Ordinateur 21 Equipements de contrôle d'accès 22 E-learning : formation à distance par Internet 23 Equipements de mesure sans fil 24 Visio conférence 25 Système d'information Géographique 26 Système de localisation 27 Centre d'appels téléphoniques - téléopérateur 28 3D 29 Knowledge management Usages répandus (entre 50 et 80% des entreprises utilisent ces outils) Usages moyennement répandus (entre 20 et 50% des entreprises utilisent ces outils) Usages faiblement répandus (moins de 20% des entreprises utilisent ces outils) Les usages généralisés On classe dans cette catégorie des outils quasi incontournables, utilisés par plus de 80% des entreprises. On trouve notamment la messagerie via Internet (82%) et les logiciels de comptabilité et de paye (81%). Ce sont des outils plutôt «basiques» utilisés par tout type d entreprises, quelle que soient la taille et le secteur. CRCI Bourgogne 12 17/10/08

13 Les usages répandus On retrouve dans cette catégorie des outils utilisés par plus de la moitié des entreprises : les sites web (67%), les outils de sécurité informatique (64,5%), les logiciels de suivi clientèle et de gestion commerciale (58%), les réseaux, Intranet et Extranet (53%). Les sites web se placent au 3 ème rang des outils les plus utilisés. De nombreuses entreprises bourguignonnes semblent avoir compris l utilité d une présence sur le web. Toutefois, alors que 89% des entreprises de plus de 50 salariés ont leur propre site web, seulement une TPE sur deux a créé son site. On observe également un net écart entre les entreprises du BTP et les autres secteurs d activité. 68% des entreprises de service disposent d un site web contre seulement 42% des entreprises du BTP. Notons aussi que les sites web sont les outils les plus cités en tant que projet TIC dans tous les secteurs d activité. On peut se poser la question des objectifs : Est-ce dans l optique de disposer d une vitrine sur Internet ou bien de proposer des ventes en ligne ou un catalogue produits? Dans bien des cas, les entreprises se contentent de présenter leur entreprise, leurs produits et leurs services. Elles perçoivent cet outil uniquement comme une vitrine commerciale. On constate aussi la 5 ème place des logiciels de suivi clientèle et de gestion commerciale qui permettent de stocker et analyser des informations essentielles sur les clients (habitudes de consommation, moyens de paiement, budget ). Ces outils améliorent significativement la performance d une entreprise. Il est donc satisfaisant de constater leur large utilisation au sein des entreprises bourguignonnes. Les usages moyennement répandus 20% à 50% des entreprises utilisent ces outils. Avec la communication et la publicité sur internet (42%), la communication, la création et l édition sur divers supports électroniques (37%), ces entreprises font des efforts de communication et de marketing. Elles prospectent via les nouveaux supports publicitaires et notamment la bannière Internet. Les entreprises ont pris consciences de l importance de la communication dans leurs relations clients. Toutefois, l étude sur la communication en Bourgogne, réalisée en 2006 par la CRCI en partenariat avec la DRIRE et le Conseil régional de Bourgogne, mettait en avant le fait que certaines entreprises n avaient pas de véritable politique de communication structurée. Les entreprises bourguignonnes mènent plutôt des actions ponctuelles qui manquent de coordination. On retrouve également des outils liés à la coordination interne de l entreprise à savoir la messagerie interne (46%), le Wifi (43%), les logiciels de ressources humaines (22%). Ceux-ci facilitent les échanges entre les membres de l entreprise et la gestion des ressources humaines. Les entreprises utilisent aussi des outils TIC liés à l organisation de l entreprise. Citons notamment des logiciels de gestion des stocks et d approvisionnement (39%) ou de gestion électronique des documents (30%). Par ailleurs, nous citerons, dans la catégorie des outils moyennement répandus, les logiciels libres (40%), les terminaux mobiles (28%), la conception assistée par ordinateur (24%) et la télésurveillance (24%). Les usages faiblement répandus Ces outils TIC sont utilisés par moins de 20% des entreprises. On y classe le commerce électronique (15%), la voix sur IP (15%), la gestion de production assistée par ordinateur (14%), les équipements de contrôle d accès (12%), le e-learning (11%), les équipements de mesure sans fil (6%), la visio conférence (6%), le SIG (6%), le système de localisation (5%), les centres d appels téléphoniques (5%), la 3D (2%), le knowledge management (1%). Ce sont des outils dits «high tech» pour la plupart, utilisés par des grandes entreprises dont les coûts sont encore trop élevés pour des petites entreprises. Notons que la voix sur IP ou la visio conférence sont des outils que l on retrouve dans le «top 5» des projets TIC des entreprises bourguignonnes. CRCI Bourgogne 13 17/10/08

14 Les entreprises ont également été interrogées sur leur utilisation des dispositifs TIC présents en Bourgogne. Un quart des entreprises déclarent utiliser les marchés publics en ligne. En revanche, les vitrines commerçantes sur Internet et les plateformes d échanges d informations sont peu utilisées (respectivement 9% et 4% des entreprises). b. Un comportement différent selon la taille et le secteur Les usages TIC des entreprises dépendent essentiellement de 3 facteurs : La taille Un effet taille : plus l entreprise est grande, plus elle intègre les TIC Graphique n 5 : L intensité des usages TIC selon la taille de l entreprise La majorité des entreprises de 50 à 99 salariés et de plus de 100 salariés utilisent plus de 10 outils TIC différents. A l inverse, les trois quarts des TPE (moins de 10 salariés) ont intégré moins de 10 produits TIC différents au sein de leur établissement. Il existe également un effet taille pour certains produits TIC. La visioconférence, la voix sur IP, la messagerie interne, les réseaux Intranet, Extranet, la gestion électronique des documents, les logiciels de ressources humaines sont des outils utilisés essentiellement par des entreprises de plus de 10 salariés. Deux explications peuvent être apportées : - Les grandes entreprises doivent supporter des coûts liés à leur organisation et la coordination interne. Elles vont ainsi intégrer des outils TIC qui vont permettre de réduire ces coûts. On pense notamment aux réseaux Intranet, la messagerie interne, la gestion électronique de documents ou les logiciels de ressources humaines. - Les grandes entreprises ont plus de capacités financières à intégrer des outils TIC dont l investissement est coûteux (visio conférence et voix sur IP, en particulier). CRCI Bourgogne 14 17/10/08

15 Le secteur A l exception du BTP, l effet secteur est moins flagrant Graphique n 6 : L intensité des usages TIC selon le secteur d activité de l entreprise Le secteur industriel est celui qui a le plus intégré les TIC. 53% des entreprises industrielles utilisent plus de 10 outils TIC différents. Au contraire, plus des deux tiers des entreprises du BTP utilisent moins de 10 outils TIC. Les pratiques du BTP sont adaptées à leur secteur (nombreux postes manuels) même si des pistes restent explorer. L effet secteur joue également dans le type d outils utilisés. Le secteur du commerce s équipe davantage en logiciel de gestion des stocks et d approvisionnement, en terminaux mobiles, en commerce électronique ou en télésurveillance. A l inverse, la GPAO, CAO, DAO ou PAO sont utilisés essentiellement par le secteur industriel. Pour le BTP et les services, aucun outil TIC particulier ne ressort. Le chiffre d affaires de l entreprise L intégration des TIC : une question d argent Graphique n 7 : L intensité des usages TIC selon le chiffre d affaires de l entreprise Les entreprises dont le chiffre d affaires est supérieur à utilisent plus de 10 produits TIC. Au contraire, la majorité des entreprises dont le chiffre d affaires est inférieur à intègrent moins de 10 outils TIC. CRCI Bourgogne 15 17/10/08

16 A noter que le chiffre d affaires et la taille de l entreprise sont significativement très liés. 98% des entreprises dont le chiffre d affaires est compris entre et sont des TPE. 79% des entreprises dont le chiffre d affaires est supérieur à sont des entreprises de plus de 50 salariés. Ces effets secteur et taille confirment les résultats de plusieurs études (Enquête PME : Usages des TIC et facteurs déterminants, Nicolas Jullien et Jocelyne Trémembert, 2006). Même si ces éléments économiques sont importants dans l intégration des TIC par une entreprise, ils ne sont pas déterminants. c. Des facteurs incitatifs La localisation des partenaires Plus l entreprise a une stratégie de rayonnement importante, plus elle intègre les TIC Graphique n 8 : L intensité des usages TIC selon la localisation des principaux clients L éloignement géographique des partenaires, et notamment des clients, semble également être décisif dans l adoption des TIC. Dans certains territoires à faible densité, on constate que les partenaires (fournisseurs, clients ou distributeurs) sont souvent éloignés des entreprises. Cet éloignement va de pair avec un besoin accru d outils de communication à distance. En effet, les entreprises ont besoin d échanger des informations, communiquer et entretenir des relations fréquentes avec leurs partenaires. 51% des entreprises bourguignonnes dont les clients sont principalement localisés au niveau national utilisent plus de 10 outils TIC différents contre seulement 36% des entreprises ayant une zone de clientèle locale. Il en est de même pour l éloignement des fournisseurs ou distributeurs. 61% des entreprises dont les fournisseurs sont implantés au niveau international utilisent également plus de 10 produits TIC. L utilisation des TIC apparaît comme une solution à l éloignement géographique des partenaires. Certaines entreprises utilisent les TIC pour répondre à une demande imposée par des partenaires. Si un «gros client» fonctionne essentiellement via Internet, l entreprise sera incitée à s y mettre. Le nombre de partenaires influence également l intégration des TIC. La multiplicité des partenaires peut augmenter les besoins de coordination avec l extérieur. CRCI Bourgogne 16 17/10/08

17 L influence du groupe Une intégration des TIC plus avancée au sein des entreprises appartenant à un groupe Graphique n 9 : L intensité des usages TIC selon l appartenance ou non à un groupe Les résultats de l étude montrent que l appartenance à un groupe influe sur l intégration des TIC. 68% des entreprises dépendantes d un groupe utilisent plus de 10 outils TIC différents. Les groupes peuvent faciliter l intégration de certains outils TIC à leurs établissements. Les produits TIC sont alors utilisés en tant que moyen de communication interne (entre le groupe et ses établissements). Ceci s explique aussi par le fait que les groupes sont en général de taille importante et implantés à l international. Ce sont eux aussi les décisionnaires du budget TIC. Or, l intégration des TIC par les entreprises est aussi une question de moyens budgétaires. L informatisation des salariés Plus les salariés utilisent régulièrement un ordinateur, plus l entreprise intégrera des outils TIC Graphique n 10 : L intensité des usages TIC selon la proportion de salariés qui utilisent un ordinateur quotidiennement au sein de l entreprise CRCI Bourgogne 17 17/10/08

18 La proportion de salariés familiarisés avec l équipement informatique influe également sur l adoption des TIC par une entreprise. 80% des entreprises dont seulement un quart des salariés utilise un ordinateur quotidiennement ont intégré moins de 10 outils TIC différents. A l inverse, 70% des entreprises ayant entre 50 et 75% de leurs salariés qui utilisent un ordinateur régulièrement ont intégré plus de 10 produits TIC. Les entreprises dont les salariés utilisent l informatique régulièrement sont plus sensibilisées à l intégration des nouveaux outils TIC. Les salariés comprennent plus facilement les enjeux des outils TIC et adhèrent à leur mise en œuvre au sein de l entreprise. Il y a un effet d apprentissage. Plus les salariés utilisent l informatique, plus ils sont susceptibles de s adapter à de nouveaux outils TIC. Dans ce cas, l entreprise hésitera moins à investir dans les TIC. L information TIC de l entreprise Plus l entreprise est informée, plus elle utilisera des outils TIC Graphique n 11 : L intensité des usages TIC selon le nombre de fournisseurs d information TIC de l entreprise Le nombre de sources d informations est lié au nombre d outils TIC utilisés par les entreprises. Plus le nombre de sources d information est élevé, plus l entreprise utilise les TIC. On notera que 76% des entreprises qui ont 1 seule source d information ont intégré moins de 10 outils TIC différents. Les entreprises qui ont, au minimum, 4 sources d informations utilisent plus intensément les TIC. Est-ce que plus on est informé, plus on est incité à utiliser les TIC? Ou, est ce que plus on utilise les TIC, plus on cherche à s informer? d. Une intégration contrastée : des utilisateurs experts aux utilisateurs débutants On observe des situations très différentes entre les entreprises bourguignonnes. Selon le nombre d outils TIC utilisés, plusieurs profils d entreprises ont été identifiés en fonction de leur taille, leur secteur, leur chiffre d affaires, leur budget TIC, et le personnel en charge des TIC. CRCI Bourgogne 18 17/10/08

19 Tableau n 3 : Caractéristiques des utilisateurs TIC Profil d utilisateurs Les entreprises expertes Les entreprises avancées Les entreprises moyennes Les entreprises débutantes Nb outils TIC différents Plus de 15 outils TIC Entre 10 et 14 outils TIC Entre 5 et 9 outils TIC Moins de 5 outils TIC Part des entreprises bourguignonnes 12% des entreprises 31% des entreprises 40% des entreprises 17% des entreprises Taille médiane 75 salariés 26 salariés Chiffre d affaires médian Budget TIC médian salariés salariés Les entreprises expertes 12% des entreprises utilisent plus de 15 outils TIC différents. Ces entreprises font partie essentiellement du secteur des services, du commerce et de l industrie et représentent majoritairement de grandes entreprises (environ 54% d entreprises de plus de 100 salariés et un tiers d entreprises de plus de 50 salariés). L effectif moyen est de 147 salariés mais 50% de ces entreprises ont moins de 75 salariés. L intégration des TIC par ces entreprises est liée aux capacités financières importantes qu elles dégagent. En effet, 73,5% des entreprises considérées comme expertes ont un chiffre d affaires supérieur à et 84% des entreprises ont un budget TIC supérieur à Environ 42% de ces utilisateurs experts ont augmenté leur budget TIC en 2008 pour pouvoir intégrer des nouveaux outils. Dans cette catégorie, les entreprises utilisent de nombreux outils TIC liés à l organisation et la coordination interne de l entreprise. 90% de ces entreprises disposent d une messagerie interne ou d un logiciel de gestion des stocks et approvisionnements. On constate également que 80% d entre elles ont intégré un logiciel de ressources humaines (alors que pour l ensemble des entreprises interrogées, seulement 22% ont intégré cet outil). Ces différents produits TIC utilisés permettent à ces grandes entreprises d améliorer leur gestion du personnel et de faciliter les relations entre leurs membres internes. Ces entreprises ont également intégré des outils TIC qui restent peu répandus ou marginaux au sein des entreprises bourguignonnes. Plus du quart des utilisateurs experts font appel à des centres téléphoniques contre seulement 5% de l ensemble des entreprises interrogées. Il en est de même pour la visioconférence, la voix sur IP, le e-learning, les terminaux mobiles Ce sont aussi ces entreprises qui envisagent d intégrer les outils TIC dits «high tech». 30% et 27,5% des utilisateurs experts ont en projet respectivement la voix sur IP et la visioconférence. Dans ce cas, les TIC sont un moyen de faciliter les échanges avec les partenaires extérieurs. Que ce soit en amont, avec les fournisseurs ou sous-traitants ou en aval avec les clients et distributeurs, ces entreprises ont un fort besoin de communiquer. L utilisation de ces outils permet de se réunir sans se déplacer et engendre donc un gain de temps et d argent. Ces entreprises sont considérées comme des entreprenantes en termes d intégration des TIC. Elles évoluent dans un contexte fortement concurrentiel qui les incite à faire la «course aux CRCI Bourgogne 19 17/10/08

20 outils TIC» pour améliorer leurs performances. Elles ont très bien compris l enjeu des TIC et se démarquent des autres entreprises par leur esprit novateur. Ces entreprises «entreprenantes» peuvent impulser le processus d intégration chez les autres entreprises qui adoptent une stratégie de benchmarking sur leurs concurrents. Ces dernières vont imiter le comportement des entreprenants. On les appelle les entreprises «suiveuses». L équipe en charge des TIC est le plus souvent le service informatique (67,5% des entreprises). Cela se justifie par la grande taille des entreprises classées comme utilisateurs experts. Toutefois, malgré la présence de spécialistes en interne, 82% de ces entreprises font appel à des prestataires TIC et même parfois leur confient la gestion. Les entreprises cherchent à la fois à réduire leurs effectifs en raison du coût des ressources humaines tout en complétant leur savoirfaire TIC. Quoi qu il en soit, ce sont des entreprises équipées en spécialistes capables de mettre en place leurs projets TIC et de se développer dans la société de l information. 46% de ces entreprises appartiennent à un groupe. Leur volonté d intégrer des nouveaux outils TIC à la pointe de la technologie est influencée par le siège social. C est lui le décisionnaire et qui impulse la stratégie TIC à ses établissements. Les entreprises avancées 31% des utilisateurs TIC possèdent entre 10 et 14 outils TIC différents. Tous les secteurs (BTP, commerce, services et industrie) sont concernés avec une sur-représentation du secteur industriel. Les entreprises de 50 à 99 salariés sont sur-représentées dans cette classe. Mais, on y trouve aussi des entreprises de moins de 10 salariés (22% des TPE). L effectif moyen de cette catégorie est d environ 47 salariés. Toutefois, 1 utilisateur avancé sur 2 a moins de 26 salariés. Ces entreprises utilisent beaucoup moins les outils TIC à la pointe (visio conférence, e-learning ). On trouve ici des produits TIC destinés à améliorer l organisation interne de l entreprise. 81% des utilisateurs avancés déclarent avoir intégré des réseaux Intranet ou Extranet. Ces entreprises sont moins bien structurées en interne pour faciliter l appropriation des TIC que la catégorie précédente. Chez ces utilisateurs, la gestion des tâches et outils TIC revient le plus souvent au dirigeant de l entreprise. Presque les deux tiers de ces entreprises font appel à des prestataires TIC. Pour l ensemble des entreprises interrogées, ce taux s élève à 57%. Ces entreprises vont donc chercher les savoir-faire à l extérieur de leur entreprise. La capacité financière de ces entreprises est plus réduite que celle des utilisateurs experts. Une entreprise sur 2 a un chiffre d affaires inférieur à et un budget TIC qui ne dépasse pas Certaines entreprises de cette catégorie semblent avoir un doute sur la valeur ajoutée réelle des TIC. 15% des entreprises contre seulement 5% pour les utilisateurs experts ne savent pas si les TIC intégrés ont eu un impact sur leurs performances. Certains établissements (43%) sont dépendants des choix du groupe auquel ils appartiennent. Le siège social peut imposer l utilisation d outils TIC à ses établissements afin de faciliter la communication entre eux. CRCI Bourgogne 20 17/10/08

21 Les entreprises moyennes 40% des entreprises bourguignonnes utilisent entre 5 et 9 outils TIC différents. On retrouve là encore tous les secteurs, mais le secteur du BTP et celui des services sont très présents. Cette classe est essentiellement composée de petites entreprises. 52% des TPE (moins de 10 salariés) et 40,5% des entreprises de 10 à 49 salariés sont des utilisateurs moyens. L effectif moyen est de 19 salariés. Mais, 50% des utilisateurs moyens ont un effectif inférieur à 8 salariés. Les outils TIC liés à l organisation de l entreprise sont bien évidemment moins intégrés au sein de ces établissements puisque ce sont majoritairement des petites entreprises. On retrouve néanmoins dans cette catégorie des outils TIC répandus au sein des entreprises bourguignonnes (sites web, logiciel de suivi clientèle et de gestion commerciale, les outils de sécurité informatique ). Dans ces entreprises, la gestion des TIC est le plus souvent confiée à des «non spécialistes» à savoir le dirigeant et/ou un employé. 50% de ces entreprises vont chercher les compétences TIC à l extérieur. Toutefois, ce taux est nettement inférieur à ceux des classes précédentes (82% pour les experts et 67% pour les avancés). Les principaux obstacles à l intégration des TIC pour ces entreprises semblent être : - l argument financier : une entreprise sur deux a un chiffre d affaire inférieur à et un budget TIC inférieur à Certaines entreprises estiment le coût des outils TIC trop élevés par rapport au montant qu elles souhaitent consacrer aux TIC. - le manque de temps : 44% de ces entreprises citent le manque de temps comme un frein. Ceci s explique en grande partie par la forte présence de TPE dans cette catégorie. Les dirigeants de ces entreprises semblent beaucoup plus préoccupés par la gestion comptable, financière ou commerciale de leur entreprise que par l intégration des TIC. Le court terme envahit le quotidien de ces entreprises qui, de plus, ne perçoivent pas toujours les effets bénéfiques d une intégration des TIC. En effet, 24% des utilisateurs moyens évoquent des doutes sur l impact des TIC au sein de leur entreprise. Les entreprises débutantes Cette classe comporte des entreprises utilisatrices de 1 à 4 outils TIC différents et représente 17% des utilisateurs TIC. 50% de ces entreprises utilisent moins de 3 outils TIC différents. Sont présentes dans cette catégorie majoritairement des TPE voire des entreprises de moins de 50 salariés. L effectif moyen est d environ 11 personnes. 50% des utilisateurs débutants ont moins de 7 salariés. Leur faible intégration des TIC peut s expliquer en partie par le fait que leurs activités ne sont pas des activités de bureau. En effet, on retrouve ici essentiellement des entreprises du BTP et du secteur industriel. Environ 77% de ces entreprises ont moins du quart de leurs salariés qui utilisent un ordinateur quotidiennement. Les principaux produits TIC utilisés par ces entreprises sont des outils largement répandus au sein des entreprises bourguignonnes, à savoir la messagerie externe et le logiciel de comptabilité et de paye. Seulement 22% des utilisateurs débutants disposent d un site web. Toutefois, 19% de ces entreprises envisagent de créer leur site web. Quant aux autres outils TIC, ils restent très peu, voire pas du tout intégrés par ces entreprises. CRCI Bourgogne 21 17/10/08

22 Les entreprises de cette catégorie ne sont pas structurées de façon à faciliter l intégration des TIC. Pour la majorité des entreprises, la gestion des TIC est confiée au dirigeant de l entreprise et/ou un employé. En outre, un tiers de ces entreprises font appel à des prestataires TIC. Malgré un chiffre d affaires conséquent (51,5% de ces entreprises ont un chiffre d affaires compris entre 1 et 5 millions d euros), le budget TIC ne dépasse pas pour la moitié des entreprises. Ces entreprises ne montrent donc pas une volonté d intégrer les TIC. Deux raisons peuvent l expliquer : - Les outils TIC qu elles utilisent suffisent à leurs besoins. Leurs activités ne les obligent pas à disposer de plus d outils TIC puisque ce sont essentiellement des postes manuels. - Elles ne perçoivent pas encore les effets positifs que pourraient engendrer les TIC sur leurs performances. La deuxième raison se vérifie pour plus du tiers des utilisateurs débutants. En effet, 35% de ces entreprises ne savent pas si les TIC ont eu un impact sur leurs performances, et on constate que 20% de ces entreprises ont diminué leur budget TIC par rapport à Autre fait qui ne les incite pas à intégrer les TIC : leurs partenaires et notamment leurs clients sont principalement localisés au niveau local et/ou régional. Ainsi, la proximité géographique est privilégiée plutôt que la proximité informationnelle. Si leurs clients étaient localisés sur l ensemble du territoire français, ces entreprises auraient forcément plus de besoins de communiquer, de les informer sur leurs produits Ainsi, elles seraient incitées à intégrer davantage de TIC. - La taille influence plus l usage des TIC que le secteur - L intégration des TIC est certes une question d argent mais aussi une question de volonté : certaines entreprises hésitent à augmenter leur budget TIC en raison de doutes sur la valeur ajoutée des TIC. - Les entreprises qui ont le plus intégré les TIC sont celles qui sont les plus structurées pour se développer dans la société de l information. Elles sont équipées en interne de spécialistes et font appel à des prestataires TIC. CRCI Bourgogne 22 17/10/08

23 3. L intégration des TIC se fait progressivement a. Des TIC encore en voie d intégration Une intégration des TIC progressive Graphique n 12 : Répartition des entreprises selon le nombre d outils TIC en projet 139 entreprises bourguignonnes, soit 39% des entreprises qui utilisent les TIC ont au moins 1 projet TIC. Ce résultat montre qu une grande partie des entreprises bourguignonnes envisagent d intégrer des outils TIC à ceux déjà existants au sein de leur établissement. Parmi ces entreprises qui ont des projets, seulement 32% d entre elles ont au minimum 3 outils TIC en projet. On notera donc que l intégration des TIC au sein des entreprises se fait progressivement. Le site web et la voix sur IP sont les principaux outils TIC que les entreprises souhaitent intégrer. La communication, la visioconférence, le logiciel de suivi clientèle et gestion commerciale ainsi que la Wifi restent également bien placés. CRCI Bourgogne 23 17/10/08

24 b. Une gestion TIC confiée à des «non spécialistes» Des «non spécialistes» en charge des TIC Graphique n 13 : La prise en charge déclarée des tâches et outils TIC au sein des entreprises bourguignonnes Pour 41% des entreprises, le dirigeant s occupe des TIC. Pour 31%, la gestion des TIC est confiée à un employé. 31% des entreprises s adressent à un prestataire extérieur. Enfin, 22% ont un service informatique au sein de leur structure. La gestion des TIC au sein de l entreprise est attribuée, le plus souvent, au niveau interne. Les coûts d un prestataire extérieur dissuadent certaines entreprises (en particulier les petites entreprises) d externaliser les tâches TIC. Pour cette raison, les principales personnes qui ont en charge les TIC sont des «non spécialistes» (dirigeant et/ou employé). Pour 75% des entreprises, une seule personne a la charge des TIC. 25% ont 2 voire 3 responsables TIC (le plus souvent, le dirigeant de l entreprise est associé à un employé ou au service informatique). Il existe un lien entre la taille et la présence d un responsable des TIC. Au sein des entreprises de moins de 10 salariés, pour 47% d entre elles, le responsable TIC est le dirigeant de l entreprise. Pour une PME, le dirigeant est souvent une personne multifonctionnelle qui n a pas forcément beaucoup de temps à consacrer aux TIC. A l inverse, les entreprises de plus de 50 salariés ont un service informatique qui gère les tâches et outils TIC. CRCI Bourgogne 24 17/10/08

25 c. Un budget TIC modeste mais en hausse Des «non spécialistes» qui parient modestement sur les TIC Graphique n 14 : Le budget TIC au sein des entreprises bourguignonnes Le budget HT moyen consacré aux TIC est de C est un budget assez conséquent mais qui cache de nombreuses disparités. En effet, 10% des entreprises ont un budget de moins de 500, alors que, pour 6% d entre elles soit 11 établissements, le budget est supérieur à La moitié des entreprises ont un budget inférieur à On retrouve des résultats analogues à l étude sur la communication en Bourgogne menée en 2006 (étude réalisée par la CRCI en partenariat avec la DRIRE et le Conseil régional de Bourgogne). Le budget moyen consacré à la communication était de l ordre de par établissement. 9 établissements consacraient plus de à la communication. Si l on retirait ces 9 établissements, la moyenne descendait à par établissement. Concernant l enquête TIC, si l on retire les entreprises consacrant plus de aux TIC, la moyenne descend à Un budget TIC stable voire en hausse Graphique n 15 : L évolution du budget TIC en 2008 Pour 58% des entreprises, le budget TIC en 2008 est resté stable par rapport à 2007 et 29% des entreprises ont augmenté leur budget. CRCI Bourgogne 25 17/10/08

26 Les entreprises bourguignonnes ont pris conscience et ont la volonté d intégrer encore davantage les TIC au sein de leurs établissements. Seulement 13% des entreprises ont un budget TIC en baisse. Sont-elles déjà bien équipées en TIC ou ne veulent-elles pas investir plus? Le budget TIC est dépendant de la taille de l entreprise et du chiffre d affaires. Plus l entreprise est grande ou dispose d un chiffre d affaires élevé, plus le budget TIC est important. Le secteur influence dans une moindre mesure le budget TIC. D une manière générale, les entreprises du BTP ont un budget TIC inférieur à 3000 alors que les entreprises des secteurs du commerce et des services ont un budget TIC supérieur à Quant au secteur industriel, le budget TIC est très variable. e. Un impact commercial des TIC souvent ignoré Un impact de mieux en mieux reconnu par les entreprises Graphique n 16 : L impact perçu des TIC sur les performances des entreprises bourguignonnes Une fois l investissement TIC réalisé, l entreprise mesure le retour sur investissement. S il est bénéfique, l entreprise n hésitera pas à réinvestir. 73% des entreprises ont constaté un impact des TIC sur leurs performances. Parmi les entreprises de plus de 100 salariés, 85% d entre elles perçoivent un impact positif des TIC sur leurs performances, contre seulement 67,5% des entreprises de moins de 10 salariés. 21% des entreprises ne savent pas si les TIC ont eu un impact sur leurs performances et même 6% d entre elles n ont constaté aucun impact. Ainsi, un quart des entreprises ont un doute sur la valeur ajoutée réelle des TIC. Ceci peut s expliquer soit par des outils TIC non adaptés aux besoins de l entreprise, soit par une mauvaise utilisation de ces nouveaux outils (personnel non formé ). L impact des TIC reste aussi difficile à quantifier. Les entreprises perçoivent plus facilement le retour sur investissement d un outil directement lié à la production que d un outil TIC. Cela conforte le paradoxe de Solow : «On voit des ordinateurs partout, sauf dans les statistiques de productivité». CRCI Bourgogne 26 17/10/08

27 Les TIC surtout perçues en tant qu outils de coordination et d organisation Graphique n 17 : Les types d impact perçus par les entreprises bourguignonnes Les entreprises mettent en évidence 3 types d impacts : - Les TIC perçus comme outils d organisation de l entreprise : optimisation de la gestion administrative / optimisation de la logistique - Les TIC en tant qu outils de coordination interne ou externe : optimisation de la communication / optimisation de l information - Les TIC en tant que moteur de compétitivité au niveau commercial : optimisation de la commercialisation et de la distribution / développement à l export / développement de nouveaux produits et/ou services / augmentation du potentiel client Le troisième impact est le moins souvent cité par les entreprises. Or, les TIC peuvent accroître le marché potentiel, répondre aux besoins des consommateurs, améliorer l image de marque de l entreprise des effets positifs que les entreprises ont encore du mal à distinguer. Seules certaines TPE (moins de 10 salariés) ont perçu les TIC comme une possibilité d augmenter leur «potentiel client». II. Freins et besoins des entreprises bourguignonnes Un tiers des entreprises expriment des besoins Graphique n 18 : Les besoins des entreprises bourguignonnes CRCI Bourgogne 27 17/10/08

28 Seulement 31,5% des entreprises expriment des besoins pour faciliter l intégration des TIC. 33% des entreprises déclarent avoir un seul besoin, 26% en ont 2 et 41% en ont 3 et plus. Les besoins ne varient pas selon la taille et le secteur des entreprises : 29% des petites entreprises (moins de 10 salariés) et 26% des grandes entreprises (plus de 100 salariés) déclarent avoir des besoins. Parmi les entreprises qui expriment des besoins, on retrouve tous les secteurs (services, industrie, commerce) à l exception du BTP qui reste en queue de peloton avec 17% de ses entreprises. 1. Un investissement temps et financier important Graphique n 19 : Les principaux freins à l accomplissement des projets TIC Le principal frein aux projets TIC pour une entreprise est le manque de temps. Les entreprises ne semblent pas trouver le temps nécessaire pour intégrer les TIC. Ceci est probablement dû à la composition du tissu économique local (forte présence de TPE en Bourgogne). Environ 43% des entreprises dont le manque de temps est un frein à l accomplissement de leurs projets TIC sont des TPE (moins de 10 salariés). Le court terme envahit souvent le quotidien des entreprises de moins de 10 salariés, et les TIC ne sont pas une priorité. La question qui se pose est de savoir si les entreprises perçoivent réellement l intérêt d une intégration accomplie des TIC au sein de leur entreprise. Si c était le cas, elles trouveraient certainement plus de temps aux TIC. Les TPE ignorent le plus souvent qu une intégration des TIC leur permettrait justement d économiser du temps dans leurs relations quotidiennes avec l administration, les banques, leur expert-comptable ou les employés. Ce manque de temps pourrait être comblé par le recrutement d un spécialiste TIC. Mais, seulement 3% des entreprises expriment le besoin de recruter du personnel spécialisé en TIC. CRCI Bourgogne 28 17/10/08

29 Graphique n 20 : Les besoins des entreprises bourguignonnes pour faciliter l intégration des TIC Les entreprises interrogées citent le manque d argent comme le second frein à l accomplissement de leurs projets TIC. 45% des entreprises qui expriment des besoins souhaitent être aidées financièrement pour faciliter l intégration des TIC. Les dirigeants rencontrent des difficultés récurrentes pour financer leurs projets TIC. Malgré une chute des prix des équipements TIC ces dernières années, due principalement à la standardisation des technologies initiée par Internet, les entreprises ont toujours besoin d aides financières pour faciliter l intégration des TIC. Ces problèmes de financement des investissements TIC peuvent être la conséquence de plusieurs facteurs : - Coût du matériel TIC considéré comme cher pour les entreprises qui souhaitent l intégrer, - Coût de la formation du personnel, - Rentabilité difficilement quantifiable Les entreprises qui citent le manque d argent comme un frein aux projets TIC ne sont pas pour autant des entreprises avec un budget TIC faible. 56% de ces entreprises allouent un montant consacré aux TIC supérieur à Pour 53% de ces entreprises, le budget TIC est resté stable par rapport à 2007, et pour 39,5% d entre elles, il est en hausse. Toutefois, 50% de ces entreprises ont un chiffre d affaires inférieur à environ Les entreprises qui réclament une aide financière sont des entreprises qui semblent avoir compris l enjeu des TIC. Néanmoins, bloquées par leurs capacités financières, elles éprouvent des difficultés à intégrer les TIC. 2. Un déficit d informations et de conseils Lorsque la personne en charge des TIC dans une entreprise a des connaissances limitées dans le domaine, elle peut s informer et combler son manque de compétences dans les TIC. Généralement, le dirigeant de l entreprise sollicite en premier lieu l entourage proche, son réseau personnel, les partenaires habituels (clients, fournisseurs, voire concurrents) puis les associations d entreprises et seulement ensuite les pouvoirs publics. Qu en est-il réellement des entreprises bourguignonnes? S informent-elles auprès des experts TIC? CRCI Bourgogne 29 17/10/08

30 Le leadership des sites Internet Graphique n 21 : Les sources d information en matière de TIC La principale source en matière de TIC provient des sites internet (54% des entreprises). Quelque soit la taille ou le secteur, les entreprises s informent en premier lieu sur le web. Or, l Internet peut tout autant être un outil d information que de «désinformation». Avec la masse d informations disponibles, les non connaisseurs en TIC peuvent s y perdre. Viennent ensuite les prestataires informatiques et le tissu relationnel professionnel avec respectivement 51% et 44% des entreprises. A l inverse, les Espaces Numériques Professionnels et CCI sont très peu cités comme sources d information. Cela confirme le fait que les pouvoirs publics sont consultés en dernier. Les banquiers, experts-comptables qui sont généralement les proches conseillers des dirigeants PME sont relativement peu interrogés (seulement 22% des réponses). Cependant, les expertscomptables, qui ne sont pas des spécialistes TIC, vont plus facilement refuser d investir dans ces technologies qui ne sont pas directement productives et dont l investissement est élevé. Parfois, les entreprises ont plusieurs sources d information. En moyenne, les entreprises ont entre 2 et 3 sources TIC. Mais, 22% des entreprises ont 1 seule source d information et 50% des entreprises ont 1 ou 2 sources seulement. A l inverse, 11% des entreprises ont 5 fournisseurs d information et plus. Les entreprises citent le manque d information et de conseil comme le 3ème frein à l accomplissement de leurs projets TIC. Ces entreprises sont essentiellement des TPE, et 64% d entre elles utilisent moins de 10 outils TIC différents. Parmi les entreprises qui manquent d information et de conseils, elles sont 62,5% à réclamer des informations sur les produits TIC listés dans le questionnaire. Sur les entreprises interrogées, 18% des entreprises souhaitent bénéficier d informations et/ou de conseils sur ces produits dont les principaux sont : - La gestion électronique de documents - La communication et publicité sur Internet - La voix sur IP - Le système de localisation Deux de ces produits (voix sur IP ainsi que communication et publicité sur Internet) se classent dans le top 3 des produits que les entreprises envisagent d utiliser. Une meilleure information sur ces outils devrait accroitre leur intégration au sein des entreprises. CRCI Bourgogne 30 17/10/08

31 3. Une nécessité d un accompagnement adapté aux entreprises Une aide à la définition des besoins TIC (cf. graphique n 20) 38% des entreprises ayant des besoins souhaitent obtenir de l aide à la définition de leurs besoins TIC. Pour 80% de ces entreprises, c est le dirigeant et/ou un employé qui a en charge les TIC. Contrairement au service informatique, ce sont des personnes qui ne sont pas toujours au fait des nouvelles technologies et donc, qui ne sont pas capables de définir le matériel TIC adapté aux besoins de l entreprise. Ce sont essentiellement des petites entreprises (moins de 10 salariés voire moins de 50 salariés). Pourtant, l aide existe pour ces entreprises. Le «conseil expert TIC» mis en place dans le cadre général du dispositif d aide aux PME régionales «Conseil expert» par le Conseil Régional avec l appui de l agencentic Bourgogne s emploie à répondre à ce besoin. Il permet de financer, à hauteur de 80% (subvention plafonnée à ) l intervention d un expert pour une durée maximale de 5 jours. L expert apporte un éclairage à l entreprise sur les alternatives technologiques, les incidences organisationnelles et les coûts induits par le projet via un diagnostic spécifique et des préconisations avec une présentation de différentes solutions logicielles ou matérielles en fonction des besoins. Tester des applications avant de les intégrer (cf. graphique n 20) 37 % de ces entreprises souhaitent tester des applications avant de les intégrer. Ceci est en partie le rôle des Espaces Numériques Professionnels. Les aides répondant aux besoins existent mais elles sont sous-utilisées. Il y aurait donc des efforts à effectuer sur la communication et l information des ces outils auprès des entreprises. D ailleurs, 33% des entreprises qui ont des besoins souhaitent partager des expériences. Les entreprises ont besoin de connaître la réussite d autres entreprises pour pouvoir ensuite se lancer dans un projet TIC. Le retour sur investissement étant difficilement quantifiable, les entreprises veulent pouvoir évaluer à travers les expériences de précurseurs les impacts d un outil TIC sur leurs performances. On en revient au comportement des «entreprenants» et des «suiveurs». Il y a des entreprises dont les marges financières et temporelles (notamment les grandes entreprises) leur permettent d intégrer des nouveaux outils TIC. D un autre côté, il y a des entreprises plus attentistes qui ont besoin de témoignages d expériences réussies chez d autres entreprises avant d intégrer ces outils. Ces besoins sont d autant plus nécessaires que les investissements dans les TIC sont longs et coûteux. Pour une TPE, la décision d investir est un choix longuement réfléchi. Avant de se lancer dans un tel projet, le dirigeant aime bien maîtriser toutes les variables et en particulier, les effets des outils TIC sur ses performances. Un accompagnement individualisé (cf. graphique n 20) 30% de ces entreprises veulent bénéficier d un accompagnement individualisé. Ceci se caractérise par un accompagnement dans toutes les phases du projet TIC : - Définition des besoins et choix des outils TIC - Mise en place de l outil : implantation de l outil au sein de l entreprise - Appropriation de l outil : familiariser les salariés avec cet outil L accompagnement individualisé est une des actions menées par les Espaces Numériques Professionnels. CRCI Bourgogne 31 17/10/08

32 Un débit internet trop faible pour quelques uns (cf. graphique n 19) 10% des répondants citent également le débit internet comme un frein important à leurs projets TIC. Parmi ces entreprises qui estiment avoir un débit internet trop faible, 17% d entre elles sont connectées à bas et/ou moyen débit. En revanche, 83% de ces entreprises sont connectées au haut débit via l ADSL. Certaines entreprises ont donc besoin d un débit encore plus élevé pour être plus performantes. Pour ces entreprises, il s agit là de répondre à des très gros flux de données (téléphonie IP pour les centres d appels, échanges de données commerciales, travail en collaboration nécessitant l échange permanent de gigantesques fichiers de CAO ). Les entreprises utilisatrices connaissent encore mal l agencentic Bourgogne et expriment des attentes envers elle. Il existe d ailleurs un certain effet de proximité de l agence. En effet, pour les entreprises de Côte d Or, 20% des répondants connaissent l agencentic contre environ 5% pour les autres départements. CRCI Bourgogne 32 17/10/08

33 La filière 1 des NTIC en Bourgogne I. Une filière NTIC encore fragile 1. Une filière jeune et déstructurée a. Une filière dominée par les services Une nette domination du secteur des services Graphique n 1 : Répartition de la filière NTIC par secteur d activité 82,5% des entreprises de la filière NTIC font partie du secteur des services alors que 10% des entreprises appartiennent à l industrie et 7,5% au secteur du commerce. On retrouve environ les mêmes proportions pour les entreprises ayant répondu au questionnaire. - Commerce : 6,3% des répondants - Industrie : 9,4% des répondants - Services : 84,3% des répondants 1 Les entreprises qui constituent la filière NTIC et à qui a été adressé le questionnaire ont un code NAF (nouvelle classification 2008) appartenant à la liste présentée en annexe, auxquelles s ajoutent les adhérents de l agencentic appartenant au collège «filière» et les prestataires répertoriés par les CCI de Bourgogne. CRCI Bourgogne 33 17/10/08

34 Graphique n 3 : Répartition de la filière NTIC selon les entreprises La filière NTIC reste dominée par le secteur informatique qui est presque 4 fois plus important que chacun des six autres domaines, lesquels ont des tailles à peu près équivalentes. Les entreprises qui ont coché «autres» se rapportent de manière surprenante aux secteurs du multimédia, du matériel pour les TIC ou de l informatique. b. Des entreprises diversifiées 1 entreprise sur 2 exerce deux activités TIC et plus Graphique n 4 : Nombre de secteurs TIC par entreprise La moitié des entreprises disent appartenir à plusieurs secteurs TIC. Un quart des répondants exerce dans 2 secteurs TIC. Les entreprises diversifient leurs activités pour conquérir des parts de marché sur d autres segments de la filière NTIC. Cette diversification permet la vente croisée. C est la possibilité de vendre d autres produits à un client en ayant déjà acquis certains voire de vendre des «packages» comportant plusieurs produits. En diversifiant leurs produits, les entreprises comptent fidéliser leurs clients en complétant leur offre de services. Cette diversification est aussi une occasion pour l entreprise d améliorer son image de marque. Elle montre ainsi que l entreprise est à la pointe de nouvelles activités TIC et qu elle ne stagne pas sur des marchés traditionnels. CRCI Bourgogne 34 17/10/08

35 Un tiers des entreprises proposent d autres produits hors de la filière NTIC Graphique n 5 : Répartition des entreprises exerçant dans d autres branches d activités Les entreprises diversifient leurs activités afin de répartir et de réduire les risques liés à la conjoncture. La filière NTIC est soumise à de fortes fluctuations conjoncturelles. Les produits TIC ont souvent des cycles de vie réduits du fait de l évolution technologique. Il est logique qu une filière aussi sensible à la conjoncture cherche à se prémunir contre ces risques. Elle peut s orienter vers des nouveaux marchés qui ne concernent pas les TIC ou des nouveaux produits plus porteurs et ainsi lutter contre le risque d une baisse de la demande TIC. c. Des petites entreprises indépendantes Une grande majorité de TPE Graphique n 6 : Répartition de la filière NTIC selon la taille des entreprises Au sein de la filière NTIC, les entreprises sont essentiellement des établissements de moins de 10 salariés. Environ 91% des entreprises NTIC sont des TPE. 58% des entreprises de la filière ont même 0 salarié. Au-delà de 50 salariés, les entreprises sont donc peu nombreuses. Parmi les entreprises ayant répondu au questionnaire, 82% d entre elles sont des TPE, 17% ont entre 10 et 49 salariés et 1% entre 50 et 99 salariés. Les proportions sont donc à peu près identiques à celles de l ensemble de la filière NTIC même si les entreprises de 10 à 49 salariés ont relativement plus répondu que les entreprises de moins de 10 salariés. CRCI Bourgogne 35 17/10/08

36 On retrouve des entreprises de moins de 5 salariés dans tous les secteurs mais elles sont quand même sur-représentées dans l informatique et l audiovisuel. Les entreprises de plus de 10 salariés sont surtout présentes dans les télécommunications, le matériel pour les TIC, l ingénierie des savoirs et l imagerie ou les technologies de visualisation. 64% des entreprises de plus de 10 salariés font partie du secteur des services contre 84% pour l ensemble des entreprises. Dans l industrie, on retrouve donc essentiellement des entreprises de plus de 10 salariés. Enfin, seulement 7% des entreprises appartiennent à un groupe. Pour la plupart, les entreprises ne sont donc pas dépendantes des choix de groupes. Il est difficile de comparer ces chiffres avec des données nationales ou régionales pour plusieurs raisons : la classification de la filière NTIC n est pas la même pour toutes les régions. les études nationales se concentrent sur les entreprises de la filière de plus de 10 salariés. Néanmoins, des comparaisons peuvent être effectuées avec les régions Aquitaine et Pays de la Loire où les classifications peuvent se rapprocher de celle de l agencentic Bourgogne. Pour la région Aquitaine, 69% des entreprises ont moins de 5 salariés contre 84% des entreprises en Bourgogne. La région Aquitaine compte une vingtaine d entreprises avec un effectif supérieur à 100 personnes (soit 1% de leur filière) alors qu il existe seulement 5 entreprises en Bourgogne avec plus de 100 salariés (soit 1% de notre filière). La structuration des entreprises bourguignonnes se rapproche également de celle des entreprises de la filière NTIC dans les Pays de la Loire. Dans cette région, 88% des entreprises sont des TPE (moins de 10 salariés) dont 76% ont moins de 5 salariés. 11% des entreprises ont entre 10 et 49 salariés contre 7% en Bourgogne. Dans les Pays de la Loire, 3% des entreprises ont entre 50 salariés et plus. Les établissements de 50 salariés et plus sont essentiellement présents dans les domaines des télécommunications et du conseil en systèmes informatiques. En revanche, les TPE sont plus nombreuses au sein du secteur multimédia. La Bourgogne semble donc souffrir d un manque de présence d établissements de plus de 10 salariés. Notre région compte en proportion plus de TPE et moins de PME que ces deux régions. d. Des activités concentrées autour des pôles urbains Une filière concentrée en Côte d Or Graphique n 7 : Répartition de la filière NTIC par département CRCI Bourgogne 36 17/10/08

37 40% des entreprises de la filière NTIC sont localisées en Côte d Or et 28% en Saône et Loire. La Nièvre ne comprend que 12% des entreprises NTIC. Pour les entreprises ayant entre 10 et 49 salariés, les disparités géographiques sont encore plus marquées. En effet, 91% d entre elles proviennent de Côte d Or et de Saône et Loire. Une filière dont les relations avec le client sont aussi dématérialisées devrait pouvoir s implanter en tout point du territoire. Bien souvent, quelques hommes et de la technologie réseau suffisent à l implantation de ces activités. Des territoires comme l Yonne ou la Nièvre devraient accueillir autant d entreprises NTIC que la Côte d Or ou la Saône et Loire. Or, ce n est pas le cas. Certaines entreprises NTIC ont encore besoin d interactions et de proximité avec le client. On pense notamment aux services récurrents de maintenance ou d entretien du matériel TIC. En se concentrant à proximité de centres urbains, elles bénéficient d un potentiel de clients plus élevé que dans une zone rurale. D autres facteurs influencent également l implantation de ces activités en zones urbaines : - Un capital humain de qualité, indispensable dans une filière aussi dépendante des nouvelles technologies - Des synergies avec d autres entreprises du même secteur (besoin de collaboration, partage de connaissance, mutualisation des compétences, externalités technologiques ) - Une image de marque e. Une filière jeune Des entreprises créées dans les années 2000 Graphique n 8 : Répartition de la filière NTIC par date de création La filière des NTIC est une filière récente dont le boom est apparu après la naissance de la société de l information dans les années 90 pour les grandes villes françaises. En Bourgogne, le boom dans la création des entreprises NTIC s est produit entre 2000 et En effet, 37% des entreprises de la filière sont nées entre ces 2 dates. Depuis, le phénomène se poursuit avec 16% et 15% des entreprises NTIC créées respectivement en 2006 et Beaucoup d entreprises ont donc moins de 3 ans d existence. CRCI Bourgogne 37 17/10/08

38 2. Un marché à conquérir dans un environnement concurrentiel féroce a. Une filière NTIC à la recherche de ses clients Une clientèle professionnelle Une clientèle majoritairement composée d entreprises Graphique n 9 : Les principaux clients de la filière NTIC Des professionnels de l industrie et des services Graphique n 10 : Les secteurs de la clientèle professionnelle La clientèle de la filière NTIC est essentiellement professionnelle (entreprises, administrations, professions libérales). Elle est composée majoritairement d entreprises (54%) et seulement 11% des entreprises réalisent une grande partie de leur chiffre d affaires avec des particuliers. Parmi la clientèle d entreprises, ce sont les secteurs de l industrie et des services qui sont les plus représentés (respectivement 33% et 34%). Le commerce arrive en troisième position. CRCI Bourgogne 38 17/10/08

39 Une zone de clientèle élargie Des clients éloignés géographiquement Graphique n 11 : La localisation des principaux clients Les clients sont localisés principalement dans 3 zones : local (27%), régional (28%) et national (33%). La clientèle locale et/ou régionale concerne notamment les services récurrents (maintenance, entretien ). Dans ce type de prestations, il y a un réel besoin de proximité physique avec le client. La réactivité, le délai de dépannage sont les critères primordiaux du client. Lorsque les entreprises proposent des services immatériels et ponctuels (création de sites, développement de logiciels ), les clients peuvent être éloignés géographiquement. Dans ce cas, il n y a pas besoin de relation «face to face» et les clients peuvent être localisés au niveau national. Une entreprise bourguignonne de la filière NTIC dont les activités consistent à créer des sites internet peut proposer ses services à des clients situés dans le Sud de la France. Dans ce cas, la proximité informationnelle remplace la proximité géographique. Des efforts de prospection Une filière à la recherche de ses clients Graphique n 12 : Les zones de prospection couvertes par les entreprises Les entreprises prospectent essentiellement à 3 niveaux : local (30%), régional (28%) et national (32%). Ces résultats démontrent la volonté des entreprises de se faire connaître auprès des clients. Les clients bourguignons ne semblent pas satisfaire les entreprises de la filière NTIC qui vont chercher des clients au niveau national. Une filière aussi jeune que celle des NTIC doit promouvoir ses produits, ses savoir-faire pour gagner des parts de marchés. CRCI Bourgogne 39 17/10/08

40 Les clients sont de plus en plus informés sur les TIC, de plus en plus exigeants et par conséquent, de moins en moins fidèles. La forte concurrence au sein de la filière NTIC oblige les entreprises à adopter une stratégie de prospection. Mais, qu en est-il réellement de leurs moyens de prospection? Des moyens de prospection traditionnels Graphique n 13 : Les moyens de prospection des entreprises Les entreprises ont en moyenne 3 moyens de prospection. Cependant, elles ont adopté une prospection passive à travers le bouche à oreille et les sites web, les 2 outils les plus utilisés par les entreprises. Dans ce cas, elles attendent que le client vienne à elles. Les autres façons de prospecter seraient d établir un lien direct avec le client dans le cadre d actions commerciales. Toutefois, elles ne sont pas nombreuses à avoir recours au mailing, au télémarketing, aux forces de vente ou à la participation à des salons. Dans un contexte concurrentiel aussi intense que celui de la filière NTIC, ces outils de démarchage ne sont pas à négliger. Là encore, les prestataires TIC se rapprochent des prestataires de communication sur leurs moyens de prospection. Dans l étude sur la communication en Bourgogne en 2006, 87% des entreprises de communication misaient sur leur relationnel et le bouche à oreille pour recruter des clients. Par ailleurs, 39% des entreprises répondent à des appels d offres. Une des entreprises de la filière NTIC souhaiterait également «avoir accès plus facilement aux appels d offres publics». La qualité des prestations bien avant le prix Graphique n 14 : Les critères recherchés par les clients selon les entreprises CRCI Bourgogne 40 17/10/08

41 D après les entreprises de la filière, leurs clients recherchent avant tout la qualité des prestations (94% des entreprises). C est déjà synonyme de maturité pour un marché où la concurrence par la qualité remplace quasiment la concurrence par les prix. Vient ensuite le service après vente avec 54% des entreprises. La concurrence par les prix trouve ses limites et les entreprises recherchent d autres formes de différenciation. Il s agit de se distinguer de ses concurrents par la qualité de ses produits, le SAV ou même la performance : - Offrir aux clients la possibilité de commander et d être livrés plus vite - Créer des produits compétitifs et performants - Développer des relations personnalisées avec le client pour lui proposer des biens spécifiques b. Une forte concurrence Une filière à forte intensité concurrentielle Graphique n 15 : L intensité concurrentielle de la filière NTIC Une concurrence essentiellement au niveau national Graphique n 16 : La localisation des principaux concurrents de la filière NTIC Globalement, les entreprises exercent des activités à forte intensité concurrentielle (57% des entreprises) voire très forte pour certaines (18%). Tous les segments de la filière NTIC ressentent cette concurrence. Elle se manifeste essentiellement au niveau national (43% des réponses). Les entreprises bourguignonnes se sentent menacées par des entreprises localisées sur tout le territoire national. Cela s explique par le fait que la demande TIC en Bourgogne peut s orienter CRCI Bourgogne 41 17/10/08

42 vers des entreprises d autres régions du fait de la dématérialisation des relations entre le client et l offreur TIC. Ainsi, une entreprise localisée en Loire Atlantique et qui crée des sites internet peut très bien proposer ses services à une entreprise bourguignonne. Par nature, la filière NTIC est très concurrentielle. Cette concurrence se traduit par une visibilité à court terme sur les marchés en cours ou à venir. Un quart des entreprises ont une visibilité mensuelle et pour 29% d entre elles, cette visibilité est limitée à 3 mois. c. Une filière faiblement présente à l international Peu d entreprises exportent Graphique n 17 : Le pourcentage du chiffre d affaires à l export La grande majorité des entreprises (90,5%) ne disposent pas de service export. Cela peut s expliquer, en grande partie, par la petite taille des entreprises mais également par une faible présence de la filière NTIC bourguignonne à l international. A la question des exportations, 61 entreprises sur 128 n ont pas répondu (on peut penser qu elles n exportent pas), 49 entreprises déclarent ne pas exporter et 18 entreprises seulement exportent. Parmi les exportatrices, le chiffre d affaires HT à l export en 2007 est relativement faible. En moyenne, les entreprises ont réalisé, via leurs exportations en 2007, 4,5% de leur chiffre d affaires. 39% des exportateurs ont un chiffre d affaires à l export supérieur à 20%. Les échanges avec l extérieur s effectuent essentiellement en Europe. 1 exportateur sur 2 réalise plus de 90% de son chiffre d affaires à l export en Europe. A l inverse, 1 exportateur sur 2 réalise moins de 20% de son chiffre d affaires à l export dans le reste du monde. Dans l enquête sur les entreprises bourguignonnes à l international réalisée par la CRCI en partenariat avec les services internationaux des CCI, l Europe ressort comme une destination privilégiée (résultats confirmés par les données des douanes sur le commerce extérieur en Bourgogne en 2007). En moyenne, les entreprises bourguignonnes réalisent 60% de leur chiffre d affaires à l export dans l Union Européenne et 11,5% hors Union Européenne. Les exportateurs de la filière NTIC sont donc nettement au dessus de la moyenne. Seulement 10% des entreprises prospectent à l international alors qu elles sont à la recherche de clients. Les salons internationaux sont très peu prisés par les entreprises de la filière NTIC. Très peu d entreprises auraient donc la volonté de se développer à l international. Etant donné le profil des entreprises (petite taille, jeunes entreprises ), leur structuration ne leur permettent pas un développement à l international. CRCI Bourgogne 42 17/10/08

43 II. Une filière NTIC dynamique et pleine d avenir 1. Un chiffre d affaires faible mais en hausse Un chiffre d affaires globalement assez faible Graphique n 18 : Répartition des entreprises par chiffre d affaires En moyenne, le chiffre d affaires est de l ordre de Cette moyenne cache de fortes disparités puisque le chiffre d affaires s étend de à près de % des entreprises ont un chiffre d affaires inférieur à et même un quart des entreprises réalisent un chiffre d affaires inférieur à Ces résultats relativement décevants peuvent s expliquer par : - Un secteur composé de petites entreprises Les entreprises de la filière NTIC ont encore besoin de grandir et de se développer. Rappelons qu il y a, à peine, 10 ans, Google n employait que 35 personnes et avait un chiffre d affaires pratiquement nul. - Un secteur à forte concurrence La concurrence élevée incite les entreprises à tirer leurs prix vers le bas pour conquérir des clients. - Un secteur jeune Les entreprises sont encore à la conquête de leurs parts de marché et de leurs clients. CRCI Bourgogne 43 17/10/08

44 Un chiffre d affaires en hausse depuis 2 ans Graphique n 19 : L évolution du chiffre d affaires depuis 2 ans Des perspectives de chiffre d affaires à la hausse Graphique n 20 : Les perspectives en termes d évolution du chiffre d affaires sur les 2 ans à venir Le chiffre d affaires est en hausse depuis 2 ans pour 59% des entreprises. Il est même pour 11% d entre elles en forte hausse. 29% des entreprises ont un chiffre d affaires stable et 11% ont vu leur chiffre d affaires diminuer. Cette hausse devrait se poursuivre pour la plupart. En effet, 56% des entreprises pensent que leur chiffre d affaires va augmenter sur les 2 ans à venir. 26% pensent qu il va stagner alors que 4% restent pessimistes quant à l évolution de leurs recettes. 2. Des perspectives de recrutement à la hausse Depuis 2 ans, les effectifs (hors travail temporaire) sont stables pour 66% des entreprises. 29% des répondants ont vu leurs effectifs s accroître. Dans les 12 mois à venir, les effectifs devraient augmenter. CRCI Bourgogne 44 17/10/08

45 Plus d une entreprise sur deux envisage de recruter Graphique n 21 : Les perspectives de recrutement dans les 12 mois à venir Mais, 49% des entreprises rencontrent des difficultés de recrutement Graphique n 22 : Les difficultés de recrutement de la filière NTIC 53% des entreprises envisagent de recruter dans les 12 mois à venir. Toutefois, près d une entreprise sur deux rencontre des difficultés de recrutement. Cela est d autant plus inquiétant que trois quarts des entreprises qui souhaitent recruter estiment elles aussi faire face à ces difficultés. Ces problèmes liés au recrutement ne sont pas spécifiques à la filière NTIC. Le Baromètre Bourguignon des Affaires (N 3 Juin 2008) des C(R)CI de Bourgogne fait déjà état de ces difficultés majeures des dirigeants de la région. 65% des chefs d entreprises déclarent rencontrer de nombreuses difficultés à embaucher. D après le BBA, le bâtiment et les grandes entreprises sont, semble t il, les plus touchées. Difficultés d attirer des spécialistes TIC en Bourgogne Graphique n 23 : Les facteurs qui expliquent les difficultés de recrutement selon les entreprises Pour les entreprises de la filière NTIC, les problèmes de recrutement proviennent principalement d un manque de spécialistes (45%). Quelles peuvent en être les raisons? Les entreprises CRCI Bourgogne 45 17/10/08

46 rencontrent une certaine difficulté à attirer des spécialistes TIC en Bourgogne notamment du fait de la situation géographique de notre région. Les régions parisienne et lyonnaise concentrent bon nombre de professionnels TIC en particulier grâce à des salaires plus élevés. Ceci est d autant plus vrai que 21% des entreprises regrettent le coût élevé de la main d œuvre qui ne les incite pas à embaucher. A cause de rémunérations plus basses, d incertitudes plus fortes dans une TPE, les entreprises bourguignonnes ont beaucoup de mal à recruter des jeunes diplômés et une main d œuvre qualifiée davantage attirés par les moyennes et grandes entreprises présentes en région parisienne ou lyonnaise. Il existe un réel problème d adéquation entre les prétentions salariales des spécialistes TIC et les capacités de rémunération des entreprises NTIC bourguignonnes. 26 % des entreprises ne semblent pas être satisfaites de l offre de formation TIC locale. Pourtant, de nombreuses formations TIC sont enseignées en Bourgogne. Plusieurs possibilités peuvent être envisagées : - par exemple, ce sont des formations inadéquates aux besoins des entreprises - ou il existe un manque d information auprès des entreprises NTIC sur leurs possibilités de recrutement - ou encore, on assiste à une migration des jeunes diplômés vers des régions plus attirantes en termes de salaires et de débouchés 3. Des objectifs ambitieux a. Les objectifs en termes de marché : à la «conquête du client» L aspect commercial est au cœur des préoccupations de la filière Graphique n 24 : Les principaux objectifs en termes de marché Les 2 principaux objectifs des entreprises de la filière sont : Rechercher de nouveaux clients (38%) Les entreprises souhaitent conquérir des parts de marchés en prospectant de nouveaux clients. C est une filière jeune avec des produits récents qui ont besoin de se faire connaître. Pour cela, les entreprises pourraient être accompagnées dans leurs efforts de démarchage notamment via la promotion hors Bourgogne de la filière NTIC et des savoir-faire régionaux. CRCI Bourgogne 46 17/10/08

47 Optimiser la qualité des prestations et produits (22%) D après les entreprises de la filière, la qualité des prestations semble être primordiale dans le choix du prestataire TIC. La concurrence par la qualité des produits TIC proposés passe avant la concurrence par les prix. Il est donc logique que les entreprises misent sur l optimisation de la qualité de leurs produits et/ou services. b. Les objectifs en termes de développement interne Des préoccupations en termes de ressources humaines Graphique n 25 : Les principaux objectifs en termes de développement interne Des problèmes de ressources humaines Les ressources humaines apparaissent véritablement comme la principale préoccupation de la filière NTIC bourguignonne : - 24% des entreprises souhaitent accroître leurs compétences par la formation des salariés Lorsqu une entreprise diversifie ses activités, elle ajoute des métiers nouveaux à ses activités actuelles. L entreprise doit alors disposer de salariés compétents dans ces domaines spécifiques. Les entreprises souhaitent donc former ses salariés pour pouvoir répondre du mieux possible aux attentes et besoins des clients. - 14% souhaitent accroître leurs compétences par le recrutement de personnel qualifié Toutefois, on a vu qu il était difficile pour les entreprises bourguignonnes d attirer des spécialistes TIC dans la région. - 17% des répondants veulent fidéliser leurs salariés. Des salariés qui partent impliquent pour une entreprise des coûts supplémentaires de recrutement et d intégration d un nouveau salarié. Cela fragilise alors l organisation du travail et le fonctionnement de l entreprise. Il est donc important pour une entreprise de fidéliser ses salariés. Mais, les entreprises bourguignonnes de la filière NTIC ont également des difficultés à retenir leurs meilleurs éléments. Dans une TPE, les salariés ressentent leur avenir comme incertain et trop fragile. Ils préfèrent travailler dans des plus grandes entreprises où leurs conditions de travail sont souvent plus pérennes. C est aux TPE de fidéliser leurs salariés soit en créant une culture d entreprise (ambiance, communication interne ), soit en offrant des perspectives d évolution, soit en responsabilisant les salariés CRCI Bourgogne 47 17/10/08

48 La forte concurrence de la filière NTIC incite les entreprises à être plus performantes Pour 20% des entreprises, le développement de la recherche et développement est un des piliers de leur stratégie. Dans un secteur aussi dépendant du progrès technologique, les entreprises cherchent à innover pour résister à la forte concurrence. Les entreprises mènent des activités de R&D afin d améliorer leurs capacités de production, la qualité de leur production, ou afin de créer de nouveaux biens et services. Elle permet en tout cas l innovation. L innovation peut avoir une avancée technologique comme source. Si une entreprise vend des produits «vieillissants», elle va chercher à proposer d autres produits plus novateurs et ainsi acquérir un avantage compétitif. 17% des entreprises de la filière souhaitent également réduire leurs coûts de fonctionnement afin de rester compétitifs sur le marché. Cette concurrence incite les entreprises à être plus performantes en termes de prix. Ainsi, elles cherchent à réduire leurs coûts de fonctionnement, une baisse qui sera probablement répercutée sur les prix. La concurrence incite les entreprises à réaliser des bénéfices en termes d innovation et de prix. c. Les objectifs en termes d appui extérieur Une volonté de coopération avec d autres partenaires Graphique n 26 : Les principaux objectifs en termes d appui extérieur 32% des entreprises de la filière NTIC souhaitent réaliser des partenariats commerciaux. Les entreprises éprouvent un besoin de coopérer ensemble notamment dans le domaine commercial. La majorité des entreprises étant des établissements de moins de 10 salariés, l activité commerciale du secteur TIC est assez limitée. Elles pourraient ainsi être accompagnées par de grands groupes sur leur segment de marché afin de conclure des partenariats commerciaux. Comme pour la R&D, on retrouve un certain besoin de la part des entreprises NTIC à fonctionner en réseau. Cette volonté de coopération entre les entreprises se manifeste aussi à travers la recherche d appuis techniques. 16% des répondants souhaitent développer cet aspect. Enfin, 12% des entreprises ont pour objectif de mutualiser leurs compétences. Les institutions publiques pourraient impulser ce travail en réseau de la filière afin de faciliter le partage de compétences. CRCI Bourgogne 48 17/10/08

49 4. Conclusions La filière NTIC est une filière jeune et par conséquent encore fragile. Elle évolue dans un environnement fortement concurrentiel où les petites entreprises ont parfois du mal à gagner des parts de marchés. Mais, de nombreux signes montrent que c est une filière dynamique et d avenir : des objectifs ambitieux, des perspectives de recrutement, un chiffre d affaires à la hausse Ce dynamisme se manifeste également par une forte volonté d investir. 43% des entreprises envisagent d investir dans les 2 prochaines années. Le montant d investissement est estimé en moyenne à On retrouve toutefois des disparités puisque le montant maximal est de contre un minimum de % des entreprises envisagent d investir moins de C est une filière dynamique aussi de par ses projets. Plus d une entreprise sur deux déclare avoir des projets de développement dans les 2 ans à venir. III. Les attentes de la filière NTIC : un besoin d accompagnement 1. Des besoins de financement surtout à long terme Peu d aides financières accordées à la filière NTIC Durant les 2 dernières années, seulement 20 entreprises ont bénéficié d aides financières. 40% de ces aides concernent la création d entreprises. En revanche, les aides à l innovation et les aides aux ressources humaines représentent seulement 15% des aides financières octroyées à la filière NTIC bourguignonne. Il y a un effort important d information à réaliser afin de mettre en relation les organismes d aides et les entreprises. Concernant les aides aux ressources humaines et étant donné les perspectives de recrutement de la filière NTIC, il est nécessaire d en faire profiter les entreprises. 34% des entreprises regrettent le manque de lisibilité des aides existantes. Elles souhaiteraient être informées sur les aides qui pourraient leur être octroyées. Des besoins financiers essentiellement pour investir Nb Part Besoin de financement 46 37,4% Aucun besoin 77 62,6% Total % CRCI Bourgogne 49 17/10/08

50 Graphique n 27 : Les besoins de financement de la filière NTIC 37% des entreprises déclarent avoir des besoins de financement. Les principaux besoins sont des dynamiques de financement à long terme (investissements corporels et/ou incorporels). Ces besoins apparaissent d abord pour financer des investissements corporels (48% des entreprises). Les entreprises d une filière aussi innovante que celle des NTIC ont des besoins capitalistiques très forts. Mais freinées par le coût, elles hésitent à investir. Ceci est d autant plus vrai que le tissu économique de la filière est composé de petites entreprises qui souvent ont une capacité financière limitée. Des aides de financement octroyées pour le matériel impulseraient forcément l investissement de la filière NTIC. 27% des entreprises souhaitent bénéficier d aides financières à l investissement incorporel (licences ). En revanche, un quart des entreprises souhaitent plutôt un financement des activités courantes. Ces besoins traduisent des problèmes de financement à court terme (créances clients, stocks ). Il existe donc 2 types d entreprises ayant des besoins de financement : Les entreprises ambitieuses qui souhaitent investir pour se développer Elles se distinguent par une sensibilité plus grande aux besoins des clients et ont une «remise en cause permanente» pour s assurer un avantage compétitif. Elles cherchent donc à innover, à différencier leurs produits, à recruter Les entreprises en situation financière fragile qui ont des besoins pour financer leur cycle d exploitation La concurrence fragilise, aujourd hui, ces entreprises. Elles sont plus préoccupées par leur stabilité et leur survie que par leur développement. CRCI Bourgogne 50 17/10/08

51 2. Des entreprises préoccupées par l aspect commercial, la coopération et l innovation Des entreprises qui souhaiteraient être appuyées pour la prospection commerciale Graphique n 28 : Les besoins actuels ou à venir prioritaires Les entreprises déclarent avoir des besoins prioritaires dans : L appui à la prospection commerciale (60%) / participation à des salons, des missions, des journées d information (25%) On retrouve les préoccupations des entreprises d une filière jeune et qui est encore à la conquête de ses clients. Elles ressentent le besoin de se promouvoir via des salons, forums afin de faire connaître leurs produits et/ou services. Aujourd hui, parmi les entreprises qui ont répondu, seulement 36 entreprises participent à des salons locaux, 23 à des salons nationaux et 5 à des salons internationaux. L implication dans un réseau professionnel (34%) Les entreprises souhaiteraient s impliquer dans un réseau professionnel afin de mutualiser des compétences, conclure des partenariats Pour structurer la filière, les entreprises ont besoin de créer des synergies entre elles notamment entre petites et grandes entreprises. Aujourd hui, seulement 14 entreprises disent appartenir à un club d entreprises, 13 sont membres d une structure associative et 21 d un syndicat professionnel. Il y a donc un réel besoin de coopération et de structuration au sein de la filière NTIC bourguignonne. La veille technologique, transfert de technologie (23%) / appui aux projets d innovation (18%) On retrouve les ambitions de certaines entreprises concernant l innovation ou la R&D. La plupart des entreprises étant de petite taille, il leur est difficile de mener, seules, une veille technologique ou des projets d innovation. Elles ont donc besoin d être appuyées et accompagnées soit par des institutions (laboratoires, associations ), soit par des entreprises elles-mêmes. CRCI Bourgogne 51 17/10/08

52 3. Des besoins en ressources humaines non prioritaires Malgré les fortes préoccupations en ressources humaines au sein de la filière NTIC, seulement 16% des entreprises éprouvent un besoin d accompagnement dans ce domaine. Sans surprise, les besoins de recrutement arrivent en pôle position avec 53,5% des entreprises. Cela se justifie par les difficultés de recrutement rencontrées par la filière et les perspectives d embauche futures. Viennent ensuite des besoins en termes de formation (28,5%) et de gestion des compétences (18%). Contrairement à l enquête usages TIC, les entreprises de la filière NTIC sont proportionnellement beaucoup plus nombreuses à connaître l agencentic Bourgogne. 54% des entreprises disent connaître cette structure. 23% sont déjà adhérents. 43 entreprises déclarent avoir des attentes par rapport à cet organisme. 60% souhaitent y adhérer gratuitement en ligne. Enfin, 70% des entreprises aimeraient être informées sur le Contrat Professionnel de Progrès NTIC. CRCI Bourgogne 52 17/10/08

53 Adéquation Offre Demande TIC I. Un recours à des prestataires TIC hors région 1. Une demande TIC qui semble satisfaite de l offre locale Des usages TIC qui correspondent aux activités TIC locales Les 12 premiers outils TIC utilisés par les entreprises sont des outils liés à l informatique (logiciels, messageries, sécurité informatique ) ou à l audiovisuel (site web, communication et publicité sur Internet ). Or, la filière NTIC bourguignonne est composée de 60% d entreprises du segment informatique et de 12% de l audiovisuel. A priori, les entreprises qui souhaitent intégrer ces outils peuvent faire appel à des entreprises bourguignonnes. Dans les années à venir, les entreprises bourguignonnes envisagent de créer leur propre site internet. Or, les créateurs de sites Internet sont présents en nombre en Bourgogne. Les usagers TIC vont choisir leur prestataire TIC en fonction du coût mais aussi de la qualité du site (attractivité, site adapté à leurs activités ). Certaines entreprises créent leur site uniquement dans le but de présenter leurs activités, leurs produits et services. D autres, au contraire, vont plus loin et proposent des ventes en ligne. D autres misent sur le référencement afin que leur site internet soit identifié par les moteurs de recherche Les compétences des web agencies bourguignonnes peuvent répondre à ces différentes attentes. Elles réalisent des opérations de référencement, créent des catalogues de produits en ligne, des visuels En ce qui concerne les logiciels d entreprises, les compétences sont présentes en Bourgogne. Là encore, il existe une multitude d entreprises offrant des logiciels adaptés aux activités des entreprises : à la fois des logiciels de gestion (du personnel, des stocks, de la comptabilité, des finances ), mais aussi des logiciels de mesure et d analyse Certaines jouent un rôle d interface entre les éditeurs de logiciels et les utilisateurs finaux. Par exemple, des formations aux logiciels de paye, de comptabilité, de facturation, de suivi des stocks, de gestion d activités spécifiques sont proposées par les entreprises. Beaucoup d entreprises développent des gammes de progiciels adaptés à certains secteurs d activités. Dans le domaine de l audiovisuel, les entreprises sont aussi nombreuses. Les entreprises bourguignonnes qui souhaitent communiquer auprès de leurs clients (publicité sur Internet, sur CD s ) peuvent faire appel à des prestataires TIC bourguignons. On retrouve des entreprises spécialisées dans le graphisme publicitaire, la communication interactive Concernant les outils TIC en projet au sein des entreprises bourguignonnes notamment la voix sur IP ou la visio conférence, on retrouve également des entreprises locales qui proposent ces produits. CRCI Bourgogne 53 17/10/08

54 Pas de mécontentement sur l offre En outre, seulement 3% des entreprises citent le manque de prestataires spécialisés comme un frein aux projets TIC. Par conséquent, l offre TIC semble être satisfaisante aux yeux des entreprises. Malgré ce constat, les demandes TIC au sein des départements bourguignons ne s orientent pas toutes au niveau local. Il semble y avoir un effet de proximité uniquement pour la demande côte d orienne. Tableau n 1 : Localisation des prestataires TIC selon la localisation des entreprises bourguignonnes qui ont recours à leurs services Localisation des entreprises bourguignonnes qui ont recours à des prestataires TIC Localisation des prestataires TIC Côte d'or Nièvre Saône et Autres Yonne Loire régions Total Côte d'or 42 66,7% 0 0% 2 3,2% 0 0% 19 30,2% % Nièvre 4 11,4% 8 22,9% 1 2,9% 1 2,9% 21 60% % Saône et Loire 3 4,5% 1 1,5% 34 51,5% 0 0% 28 42,4% % Yonne 3 5,9% 0 0% 0 0% 25 49% 23 45,1% % Total Les deux tiers des prestataires TIC auxquels les entreprises côte d oriennes font appel sont localisés en Côte d Or. La proximité physique semble être primordiale dans le choix du prestataire TIC pour ces entreprises. A l inverse, les entreprises de la Nièvre ont recours à des prestataires qui proviennent pour 60% d entre eux d autres régions que la Bourgogne. Dans l étude sur la communication en Bourgogne, ce même constat ressortait dans une moindre mesure. 71% des établissements côte d oriens avaient recours à des prestataires de communication bourguignons contre une moyenne régionale de 66%. En revanche, fait marquant : lorsque les entreprises ne recourent pas à des prestataires TIC de leurs départements, leur demande s oriente ensuite vers d autres régions et non vers d autres départements bourguignons. 2. Une demande qui s oriente vers d autres régions Tableau n 2 : Localisation des prestataires TIC auxquels les entreprises bourguignonnes ont recours Côte d'or 24,2% Nièvre 4,2% Saône et Loire 17,2% 58% Yonne 12,1% Autres régions 42% CRCI Bourgogne 54 17/10/08

55 Graphique n 1 : Localisation des prestataires TIC auxquels les entreprises bourguignonnes ont recours 58% des prestataires TIC auxquels les entreprises bourguignonnes font appel proviennent de la région dont 24% en Côte d Or et 17% en Saône et Loire. Ceci s explique par le fait que 68% de la filière en Bourgogne est localisée dans ces 2 départements. Néanmoins, 43% des prestataires TIC proviennent d autres régions françaises. Pour certaines activités de la filière, il n y a pas besoin de proximité physique entre l offreur et le demandeur. Par conséquent, la demande peut s orienter vers d autres régions. Dans l étude sur la communication en Bourgogne menée en 2006, 34% des prestataires de communication dont faisaient appel les entreprises bourguignonnes provenaient également d autres régions. Concernant les TIC, l offre locale semble souffrir de la forte concurrence lyonnaise et parisienne. Tableau n 3 : Localisation des prestataires TIC hors région selon la localisation des entreprises bourguignonnes qui ont recours à leurs services Localisation des prestataires TIC hors région Localisation des entreprises bourguignonnes qui ont recours à des prestataires TIC hors région Côte d'or Saône et Loire Nièvre Yonne Total Rhône Alpes 7 23,3% 14 46,7% 6 20,0% 3 10,0% % Région parisienne 6 26,1% 4 17,4% 4 17,4% 9 39,1% % Autres régions 6 15,8% 10 26,3% 11 28,9% 11 28,9% % Environ 47% des prestataires TIC de la région du Rhône Alpes répondent à la demande des entreprises de Saône et Loire. 39% des prestataires TIC de la région parisienne répondent quant à elles à la demande des entreprises de l Yonne. Il y a donc un effet de proximité qui joue sur la localisation du prestataire TIC. CRCI Bourgogne 55 17/10/08

56 II. Des attentes différentes envers les prestataires TIC 1. Des entreprises dépendantes de choix du groupe Les établissements dépendant de groupe n ont pas souvent la liberté de choisir leurs prestataires TIC. Ainsi, 63% des prestataires TIC de ces établissements proviennent d autres régions. Ce sont donc les sièges qui attribuent aux établissements le prestataire TIC. Quels critères influencent le choix du prestataire TIC pour les sièges sociaux? Certains semblent, en tout cas, privilégier la proximité physique du prestataire TIC avec le siège social. Pour les établissements dont le siège social est hors Bourgogne, presqu une fois sur deux, au minimum un des prestataires TIC provient de la même région que celle du siège. 2. Encore une forte internalisation des tâches TIC Les entreprises hésitent encore à faire appel à des prestataires TIC Graphique n 2 : Le recours à des prestataires TIC 43% des entreprises bourguignonnes ne font pas appel à des prestataires TIC. Quelles peuvent en être les raisons? - Elles n ont pas besoin de recourir à des prestataires TIC car elles ont les compétences en interne (service informatique ) - Elles ne trouvent pas des prestataires TIC adaptés à leurs besoins. - Elles considèrent le coût d un prestataire TIC trop élevé et préfèrent gérer les tâches et outils TIC seules. CRCI Bourgogne 56 17/10/08

57 a. Les TPE privilégient la proximité physique avec le prestataire TIC Des grandes entreprises qui ont plus recours à des prestataires TIC Graphique n 3 : Le recours à des prestataires TIC selon la taille de l entreprise 80% des entreprises de plus de 50 salariés font appel à des prestataires TIC contre seulement 44% des TPE. Il y a donc un marché futur chez les petites entreprises pour la filière NTIC bourguignonne. Les grandes entreprises ont, pour la plupart, déjà choisi leurs prestataires TIC. Et, pour les entreprises de plus de 100 salariés, 54% d entre elles font appel à des prestataires TIC localisés hors Bourgogne. Chez les TPE, seulement 32% ont recours à des prestataires TIC hors région. Les petites entreprises sont donc plus attachées à la proximité physique du prestataire TIC que les grandes entreprises. Comment l expliquer? Cela peut être en partie en raison de la nature des prestations. Les petites entreprises, ne disposant pas de service informatique, vont faire appel de manière régulière à des services de maintenance, de mise en place du matériel TIC. Elles privilégient ainsi les délais d intervention, la réactivité du prestataire TIC. Chez les grandes entreprises, ce problème ne se pose pas puisque les compétences existent en interne. b. Le BTP privilégie également la proximité physique avec le prestataire TIC Des commerçants qui font plus appel à des prestataires TIC que les autres secteurs Graphique n 4 : Le recours à des prestataires TIC selon le secteur de l entreprise CRCI Bourgogne 57 17/10/08

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