L Afrique solidaire et entrepreneuriale La renaissance du mouvement coopératif africain

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1 L Afrique solidaire et entrepreneuriale La renaissance du mouvement coopératif africain Patrick Develtere, Ignace Pollet & Fredrick Wanyama (eds)

2 Coop AFRICA (Cooperative Facility for Africa) est un programme de coopération technique de l Oorganisation internationale du Travail (OIT) qui contribue à la réalisation des objectifs de développement du millénaire et à la promotion du travail décent en Afrique. Il encourage des initiatives d auto-promotion, l assistance mutuelle au sein des communautés et les échanges transfrontaliers au travers de l approche coopérative. Coop AFRICA contribue à améliorer la gouvernance, l efficacité et la performance des coopératives primaires, des autres organisations relevant de l économie sociale et de leurs structures faîtières en vue de renforcer leur capacité à accéder aux marchés, créer des emplois, générer un revenu, réduire la pauvreté, fournir une protection sociale et donner à leurs membres davantage de voix et de représentation. L approche adoptée par Coop AFRICA vise à aider les acteurs impliqués à créer un environnement politique et juridique propice au développement des coopératives, à proposer des services d appui au travers de «Centres de compétence» identifiés, à promouvoir des structures de coordination efficaces (par exemple, des unions et des fédérations), à établir et gérer des mécanismes de financement (Challenge Fund) pour les composants Services, Innovation et Formation. Les financements de projets sont accessibles à travers un mécanisme concurrentiel et de sélection transparente des meilleures propositions reçues. Coop AFRICA et son réseau de Centres de compétence propose plusieurs types de services: conseils pour l élaboration de politiques et de législations, études et publications, formation et éducation, appui de projets sur le terrain, développement ou adaptation de supports didactiques et méthodologiques, constitution de réseaux, plaidoyer, promotion d entreprises coopératives. Coop AFRICA est basé au Bureau de l OIT pour le Kenya, la Somalie, la Tanzanie et Ouganda à Dar es Salaam en Tanzanie et fait partie du Programme pour les coopératives du Département de la création d emplois et du développement de l entreprise (EMP/COOP) de l OIT. Ce programme travaille en partenariat avec l Alliance Coopérative Internationale (ACI), le UK Cooperative College, le Comité pour la promotion et l avancement des coopératives (COPAC), la Confédération syndicale internationale (CSI - Afrique), l Organisation internationale des employeurs (OIE) et la Commission de l Union africaine (CUA). Il est financé par plusieurs bailleurs de fonds et principalement par le UK Département for International Development (Département du Royaume-Uni pour le développement international, DFID). Il bénéficie également de l appui de la Swedish International Development Cooperation Agency (Agence suédoise pour le développement international, SIDA), du gouvernement finlandais, du Programme du Golfe arabe pour les organisations de développement des Nations Unies (AGFUND) et de la Deutschen Genossenschafts- und Raiffeisenverband (Confédération allemande des coopératives, DGRV). Bureau de l OIT pour le Kenya, Bureau international du Travail la Somalie, la Tanzanie et l Ouganda Programme pour les coopératives Coop AFRICA (EMP/COOP) Kazi House, Maktaba Street 4, route des Morillons P.O. Box Genève 22 Dar es Salaam Suisse République Unie de Tanzanie Tél.: Tél.: Fax.: Fax.:

3 L Afrique solidaire et entrepreneuriale La renaissance du mouvement coopératif africain Patrick Develtere, Ignace Pollet et Fredrick Wanyama (eds.) 2009 Bureau international du Travail Institut de la Banque mondiale

4 Remerciements et déni de responsabilité Ce livre est le fruit d un programme d étude entrepris en et financé par le UK Département for International Development (Département du Royaume-Uni pour le développement international, DFID) pour le bénéfice des pays africains. Intitulé Essential Research for a Cooperative Facility for Africa (Recherche de base pour la mise en place d un programme des coopératives en Afrique), ce programme a été lancé par le Programme des coopératives du Département de la création d emplois et du développement de l entreprise (EMP/COOP) de l Organisation internationale du Travail (OIT) et coordonné par l Institut supérieur du Travail HIVA (Université catholique de Leuven, Belgique). L équipe de recherche souhaite exprimer sa reconnaissance pour le soutien dont elle a bénéficié. Elle tient à remercier J. Schwettmann, Guy Tchami et leurs collègues de EMP/COOP pour l énergie considérable qu ils ont déployée afin de mettre en contact toutes les parties concernées par cette recherche. L équipe remercie aussi les centaines de dirigeants et membres de coopératives, de représentants gouvernementaux, d employés des structures d appui et de bailleurs de fonds qui ont consacré leur temps à ce programme. L équipe tient tout particulièrement à remercier l Alliance Coopérative Internationale (ACI) et ses bureaux en Afrique pour leur aide, leurs suggestions et leurs remarques. Elle remercie également Frannie Leautier de l Institut de la Banque mondiale et José Manuel Salazar-Xirinachs du Bureau international du Travail (BIT) qui ont préfacé cet ouvrage. Enfin, l équipe est très reconnaissante à Joan Macdonald à Genève ainsi qu à Gillian Lonergan et au UK Co-operative College de Manchester pour leur précieuse contribution au travail éditorial de la version en anglais. L OIT et de son programme Coop AFRICA sont reconnaissants que la Fondation Raiffeisen Belge (BRS) ait financé et fourni la traduction française assurée par Isabelle Ribot. Coop AFRICA était responsable du contrôle de traduction, d édition et d impression. Les personnes suivantes sont vivement remerciées pour leur contribution à l édition de cet ouvrage: Patrick Develtere, Hagen Henry, Wailee Kui, Sandrine Lo Iacono, Kurt Moors, Guy Tchami, et Philippe Vanhuynegem. Les opinions exprimées dans cet ouvrage n engagent que les auteurs des divers chapitres et ne représentent pas nécessairement celles de DFID, de BRS, de l OIT et de son programme Coop AFRICA ou de HIVA. Par ailleurs, ces derniers ne garantissent pas que les données datant de qui sont fournies dans cet ouvrage soient encore valides en Photos de couverture: OIT Copyright Organisation internationale du Travail 2009 Les publications du Bureau international du Travail jouissent de la protection du droit d auteur en vertu du protocole n 0 2, annexe à la Convention universelle pour la protection du droit d auteur. Toutefois, de courts passages pourront être reproduits sans autorisation, à la condition que leur source soit dûment mentionnée. Toute demande d autorisation de reproduction ou de traduction devra être envoyée à l adresse suivante: Publications du BIT (Droits et licences), Bureau international du Travail, CH-1211 Genève 22, Suisse, ou par courriel: Ces demandes seront toujours les bienvenues. Bibliothèques, institutions et autres utilisateurs enregistrés auprès d un organisme de gestion des droits de reproduction ne peuvent faire des copies qu en accord avec les conditions et droits qui leurs ont été octroyés. Visitez le site afin de trouver l organisme responsable de la gestion des droits de reproduction dans votre pays. ILO Cataloguing in Publication Data L Afrique solidaire et entrepreneuriale : la renaissance du mouvement cooperatif africain / Organisation internationale du Travail. - Dar Es Salaam: OIT, v. ISBN: ; (web pdf) International Labour Office coopérative / développement coopératif / mouvement coopératif / Afrique Egalement disponible en anglais: Cooperating out of poverty. The renaissance of the African cooperative movement (ISBN ), Genève, 2008 Données de catalogage du BIT Les désignations utilisées dans les publications du BIT, qui sont conformes à la pratique des Nations Unies, et la présentation des données qui y figurent n impliquent de la part du Bureau international du Travail aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières. Les articles, études et autres textes signés n engagent que leurs auteurs et leur publication ne signifie pas que le Bureau international du Travail souscrit aux opinions qui y sont exprimées. La mention ou la non-mention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou procédé commercial n implique de la part du Bureau international du Travail aucune appréciation favorable ou défavorable. Les publications et les produits électroniques du Bureau international du Travail peuvent être obtenus dans les principales librairies ou auprès des bureaux locaux du BIT. On peut aussi se les procurer directement, de même qu un catalogue ou une liste des nouvelles publications, à l adresse suivante: Publications du BIT, Bureau international du Travail, CH-1211 Genève 22, Suisse, ou par courriel: Visitez notre site Web: Imprimé en Tanzanie

5 Table des matières Sigles et acronymes Avant-propos José M. Salazar-Xirinachs et Frannie A. Léautier Introduction Patrick Develtere, Ignace Pollet et Fredrick O. Wanyama Résumé v ix xiii xix Première partie : Les coopératives sur le continent africain 1 Chapitre 1 Le développement coopératif en Afrique jusqu aux années Patrick Develtere Chapitre 2 La renaissance des coopératives africaines au 21 e siècle: Leçons du terrain 38 Patrick Develtere & Ignace Pollet Deuxième partie : Les coopératives dans onze pays africains 93 Chapitre 3 Croissance qualitative et quantitative du mouvement coopératif au Kenya 93 Fredrick O. Wanyama Chapitre 4 Croissance sans structures : Le mouvement coopératif en Ethiopie 130 Teigist Lemma Chapitre 5 Ouganda: Repartir de zéro 155 Herment A. Mrema Chapitre 6 Le secteur coopératif au Ghana: Beaucoup de petites structures et quelques grandes entreprises 179 Anthony K. Tsekpo Chapitre 7 Coopératives «politiques» et véritables coopératives de l Etat d Enugu au Nigéria 213 Anselm Enete iii

6 Table des matières (suite) Chapitre 8 Mauvais souvenirs, bonnes perspectives : 229 Les coopératives au Niger Sanda Maman Sani Chapitre 9 Le mouvement coopératif égyptien : Entre Etat et marché 244 Mohamed H. Abdel Aal Chapitre 10 Survivre dans les îles : Les coopératives du Cap-Vert 268 João Gomes Mendonça Chapitre 11 La relance du mouvement coopératif rwandais 286 Jean Damascène Nyamwasa Chapitre 12 Coopératives en Afrique du Sud : Réémergence 310 d un mouvement Jan Theron Chapitre 13 Le mouvement coopératif sénégalais intégré à l économie sociale Abdou Salam Fall Chapitre 14 Les coopératives africaines, invisibles mais résilientes : Remarques finales 334 Fredrick O. Wanyama iv L AFRIQUE SOLIDAIRE ET ENTREPRENEURIALE

7 Liste des sigles et acronymes La liste suivante recense des sigles et acronymes généraux. Les sigles et acronymes spécifiques aux pays étudiés sont répertoriés dans les chapitres correspondants du livre. ACC ACDI/VOCA ACI BIT BM CGAP COOPAfrica COOPEC CSRP DANIDA DFID DGRV DSRP Association des coopératives du Canada Agricultural Cooperative Development International/ Volunteers in Overseas Cooperative Assistance (Développement international des coopératives agricoles/ Volontaires pour l assistance coopérative à l étranger) Alliance Coopérative Internationale Bureau international du Travail Banque mondiale Consultative Group to Assist the Poor (Groupe consultatif pour assister les pauvres) Cooperative Facility for Africa Coopérative d épargne et de crédit Cadre stratégique de réduction de la pauvreté Danish International Development Agency (Agence danoise pour le développement international) UK Department for International Development (Département du Royaume-Uni pour le développement international) Deutschen Genossenschafts- und Raiffeisenverband (Conféderation allemande des coopératives) Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté v

8 Liste des sigles et acronymes (suite) FAO FMI GTZ HIVA OIT ONG PAS PIB PNB PNUD SCC SIDA STEP SWOT UE USAID WOCCU Organisation des Nations Unies pour l alimentation et l agriculture Fonds Monétaire International Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (Coopération technique allemande) Institut supérieur du travail (Université catholique de Leuven, Belgique) Organisation internationale du Travail Organisation non gouvernementale Programme d ajustement structurel Produit intérieur brut Produit national brut Programme des Nations Unies pour le développement Swedish Cooperative Centre (Centre coopératif suédois) Swedish International Development Cooperation Agency (Agence de coopération suédoise pour le développement international) Stratégies et Techniques contre l Exclusion sociale et la Pauvreté Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces (Analyse) Union européenne United States Agency for International Development (Agence américaine pour le développement international) World Council of Credit Unions (Conseil mondial des coopératives d épargne et de crédit) vi L AFRIQUE SOLIDAIRE ET ENTREPRENEURIALE

9 Assemblée d une coopérative, Côte d Ivoire. OIT : J. Maillard Membres de la coopérative d épargne et de crédit des femmes de Bukoba, Tanzanie. Cooperative College: Cilla Ross Membre de la coopérative des cireurs de chaussures de Kampala, Ouganda. Stirling Smith vii

10 Participnts d un forum d étudiants du Lesotho Cooperative College. Cooperative College: Mervyn Wilson Elèves d une classe coopérative de l école secondaire Wazalendo de Moshi en Tanzanie, un établissement créé et financé par la coopérative d épargne et de crédit locale. Cooperative College: Cilla Ross/Catherine Hughes viii L AFRIQUE SOLIDAIRE ET ENTREPRENEURIALE

11 Avant-propos L éradication de la pauvreté en Afrique subsaharienne reste aujourd hui l un des défis majeurs de la communauté internationale. Ces vingt-cinq dernières années, le nombre de pauvres a doublé, passant de 150 à 300 millions de personnes dont la moitié survit avec un dollar ou moins par jour. Selon le rapport de la Commission pour l Afrique, «l Afrique a besoin d entrepreneurs et de capitalistes africains prospères afin de tirer la croissance de l innovation et de la productivité nécessaire pour une réduction à long terme de la pauvreté». Les coopératives sont omniprésentes en Afrique et représentent une part substantielle du secteur privé dans la plupart des pays du continent. L effort global conduit par les Nations Unies pour réduire la pauvreté doit nous amener à identifier le potentiel du mouvement coopératif à contribuer au processus de développement 1 et sur cette base à fixer un objectif. En 1993, la Banque mondiale reconnut le potentiel de développement des coopératives, à condition qu elles soient restructurées, séparées des Etats et gérées selon des principes d économie de marché. 2 A cette époque, de nombreux rapports faisaient état des échecs des coopératives qui étaient introduites en Afrique en tant que modèle externe conçu spécifiquement à des buts coloniaux. Les puissances coloniales se servaient alors des coopératives comme d un outil stratégique pour regrouper les producteurs ruraux, de sorte que les cultures d exportation essentielles comme le café, le cacao et le coton puissent être collectées de façon plus rentable. Après l indépendance, les gouvernements des Etats devenus souverains accordèrent un rôle essentiel aux coopératives, en particulier pour le développement des zones rurales. Ces structures bénéficièrent d un traitement de faveur et de monopoles d approvisionnement et de commercialisation qui les protégeaient de la concurrence, privilèges qui leur coûtèrent la perte totale de leur autonomie, du contrôle démocratique et de l efficacité économique. Elles devinrent des outils du gouvernement ou des organisations collectives soumises au parti au pouvoir. Beaucoup de pays africains connurent cette situation jusqu à l introduction de programmes d ajustement structurel à la fin des années Cet ajustement entraîna le retrait de l Etat des fonctions économiques et de développement, et la soudaine libéralisation des coopératives contrôlées par l Etat. La grande majorité des partenaires pour le développement promurent les concepts de libéralisation, de déréglementation et de privatisation. Dés lors dans ce contexte, les coopératives furent perçues comme un modèle obsolète. La désintégration, dans les années 1990, de nombreux mouvements coopératifs contrôlés par l Etat sembla confirmer cette observation. C est alors qu émergea une troisième génération de coopératives africaines: d authentiques ix

12 organisations d entraide enracinées dans les communautés locales, donnant la parole aux producteurs locaux et renforçant les économies locales. Ce livre contient de nombreux exemples de véritables coopératives africaines prospères et viables qui créent des opportunités économiques, offrent un niveau de protection sociale et de sécurité de base et permettent à leurs membres de participer et d être représentés. L Institut supérieur du travail de l Université catholique de Leuven (HIVA), mandaté par le Programme des coopératives (EMP/COOP) de l Organisation internationale du Travail (OIT), a coordonné en 2005 un projet de recherche d un an financé par le UK Department for International Development (Département pour le développement international du Royaume-Uni, DFID). Ce projet visait à évaluer la contribution et le potentiel des coopératives et des associations de personnes en termes de création d emplois décents, d activités économiques, de protection sociale de base et de représentation au sein des économies africaines, y compris dans le secteur rural et informel. La première partie de l ouvrage présente les grandes lignes du développement coopératif en Afrique jusqu aux années 1990 avec cinq «traditions» différentes apparues sous les diverses administrations coloniales: le modèle coopératif unifié, le modèle d économie sociale, le modèle des mouvements sociaux, le modèle des producteurs et le modèle indigène. Basée sur des recherches de terrain, elle permet aussi au lecteur de comprendre pourquoi les coopératives continuent à jouer un rôle important dans les économies africaines. Pour illustrer cette «renaissance des coopératives africaines», la seconde partie propose des études approfondies menées dans onze pays par des chercheurs locaux qualifiés. Parallèlement à ces études, le travail sur le terrain a pris la forme d une évaluation rapide menée par des organisations internes au mouvement coopératif, que ce soit les organisations faîtières ou les départements des ministères en charge des coopératives dans seize pays d Afrique. La tâche confiée aux auteurs n était pas aisée, en particulier parce qu il existe peu de documentation et de données récentes sur cette forme particulière d organisation qu est la coopérative. Cela explique en partie pourquoi la contribution du modèle coopératif à la réduction de la pauvreté reste méconnue des responsables du développement. Les exemples de la coopérative d épargne et de crédit Mwalimu au Kenya dont l épargne cumulée représente près de cent millions de dollars américains, de la coopérative Mooriben au Niger qui fournit à foyers des aliments nutritifs à un prix abordable ou de la coopérative Unicoop au Cap-Vert, premier fournisseur de biens de consommation du pays, témoignent concrètement du potentiel des coopératives en Afrique. Cent cinquante mille entreprises socio-économiques collectives ont été recensées dans x L AFRIQUE SOLIDAIRE ET ENTREPRENEURIALE

13 les onze pays de l échantillon, pour la plupart enregistrées comme coopératives. L étude nous apprend que sept ménages africains sur cent appartiennent à une organisation de type coopérative. Beaucoup d Africains sont convaincus qu une Afrique solidaire et entrepreneuriale permettra de lutter contre la pauvreté. L ouvrage ne cache pas les faiblesses ni les déficiences des coopératives dans certains pays ou secteurs, au premier rang desquelles une capacité insuffisante à défendre les intérêts de leurs membres vis-à-vis des gouvernements, bailleurs de fonds et autres acteurs sociaux et politiques. Cette situation appelle une plus grande intégration horizontale et verticale des coopératives primaires. Nous sommes convaincus que ce livre contribuera à favoriser la «renaissance du mouvement coopératif africain» et, partant, qu il soutiendra la lutte mondiale contre la pauvreté. L Institut de la Banque mondiale et le Bureau international du Travail (BIT) remercient les auteurs d avoir relevé ce défi. José M. Salazar-Xirinachs Directeur exécutif du secteur de l emploi Bureau international du Travail Frannie A. Léautier Vice-présidente Institut de la Banque mondiale Banque mondiale 1 Birchall J Rediscovering the Cooperative Advantage: Poverty Reduction through Self-help (Genève, BIT). 2 Hussi P., Murphy J., Lindberg O. et Brenneman L. 1993: The Development of Cooperatives and Other Rural Organizations: The Role of the World Bank (Washington, DC, Banque Mondiale); Porvali, H. (ed.): The Development Of Cooperatives, in Agriculture and Rural Development Series, No. 8 (Washington, DC, The World Bank). AVANT-PROPOS xi

14 Un marché à Dar-es-Salaam, Tanzanie. Des prêts accordés par une coopérative d épargne et de crédit aide les femmes à développer des activités viables telles que la cuisine pour les commerçants et la vente de légumes. Stirling Smith xii L AFRIQUE SOLIDAIRE ET ENTREPRENEURIALE

15 Introduction Patrick Develtere 1, Ignace Pollet 2 et Fredrick Wanyama 3 L histoire du développement coopératif en Afrique a abouti à deux conclusions répandues mais très contradictoires. Certains considèrent que les coopératives ont échoué à relever les défis du développement du continent et qu elles ont cessé d être des agents du développement lorsqu elles ont été confisquées par les gouvernements et autres agences d Etat. En tant qu instruments du gouvernement, elles ne sont plus en phase avec la culture locale, ce qui explique la dégradation des performances et du fonctionnement pour nombre d entre elles. D autres sont d avis que l esprit coopératif est la clé du développement africain. Les partisans de cette vision soutiennent que les coopératives en tant qu entreprises privées s intègrent très bien aux cultures communautaires en Afrique et que l initiative économique (pour la mobilisation des ressources) combinée au souci du bien-être de la communauté ont amené de nombreuses coopératives à aider les pauvres à s extraire de leur condition et à créer de la richesse dans leurs communautés. Ce projet de recherche a été mis sur pied pour contribuer à démêler ces perceptions contradictoires qui préoccupent depuis longtemps les dirigeants et les membres des coopératives ainsi que les gouvernements et les bailleurs de fonds. Son objectif principal était donc de mener une analyse objective de l état du secteur coopératif en Afrique depuis la libéralisation de l économie du début des années Nous savons que ce secteur est très hétérogène, que le continent est vaste et le problème extrêmement complexe. Nous savons aussi que le secteur coopératif est très mal connu, en particulier sur la période considérée, et que les données et les recherches scientifiques portant sur les décennies antérieures sont rares. Nous avons donc dû opérer des choix stratégiques pour conduire cet exercice délicat. Nous n avons pas voulu abandonner le point de vue historique au profit d une vision plus prospective. Dans tous les pays africains, l introduction des coopératives remonte à des décennies. Les phases coloniale et post-coloniale traversées par ces pays ont laissé leurs marques sur la façon dont les coopératives sont perçues, sur leur mode de fonctionnement et sur les liens qu elles entretiennent avec les partenaires extérieurs comme les gouvernements et la communauté des bailleurs de fonds. C est ce que les économistes et d autres spécialistes des sciences sociales appellent la «path depencency», terme anglophone que l on pourrait traduire par «dépendance au chemin parcouru». Pour mieux comprendre ce poids historique, nous avons d abord étudié les traditions coopératives sur le xiii

16 continent à partir des travaux existants. Nous avons découvert une tradition coopérative unifiée, une tradition des mouvements sociaux, une tradition d économie sociale, une tradition des producteurs et un modèle indigène. Ces traditions ne s arrêtent pas aux frontières géographiques ni linguistiques mais sont dans une certaine mesure liées aux racines coloniales du développement coopératif en Afrique. Le premier chapitre de ce livre s appuie sur les travaux de cinq chercheurs spécialistes de ces traditions. Dans un deuxième temps, nous avons voulu présenter un panorama des coopératives en Afrique, à partir de la méthodologie d évaluation rapide. Pour multiplier les points de vue, nous avons travaillé dans seize pays africains avec seize experts des coopératives qui ont évalué le secteur coopératif de leur pays respectif. Ces experts sont dans la plupart des cas, eux-mêmes impliqués dans des institutions coopératives comme les départements des coopératives, les organisations faîtières de coopératives ou les collèges coopératifs. A travers eux, nous avons appris que le secteur coopératif était toujours très dynamique, qu il rencontrait beaucoup de problèmes et d obstacles mais qu il montrait des signes de rajeunissement et d expansion rapide dans certains secteurs. Forts de ces informations, nous avons voulu confirmer la fiabilité des données et de la documentation disponibles, sachant que nombre de coopératives enregistrées sont inactives et que beaucoup d autres ne cherchent pas à s enregistrer ou adoptent d autres formes d organisation, juridique ou de facto. Nous avons notamment découvert que la tradition d économie sociale, qui prend ses racines dans les pays francophones avec ses nombreuses organisations pré-coopératives, d assistance mutuelle et de soutien mutuel, se retrouvait dans d autres pays. Nous avons donc choisi de mandater des chercheurs pour qu ils réalisent fin 2005 des études approfondies dans onze pays. Celles-ci nous ont aidés à évaluer plus précisément l étendue du secteur coopératif mais aussi à comprendre la façon dont il était intégré et structuré. De plus, les études ont mis en évidence les principales forces et faiblesses du secteur coopératif et de ses nombreux constituants. Afin d identifier les raisons du succès ou de l échec des entreprises coopératives, chaque étude nationale s est penchée sur les activités d un panel de coopératives relativement prospères et d autres qui réussissent moins bien, un exercice qui a généré 27 études de cas. Nous l avons déjà dit, le mouvement coopératif en Afrique est hétérogène et complexe, et une seule étude ne pourra sans doute pas rendre compte de toutes ses activités, notamment parce que toutes les coopératives les mieux établies ont leur propre programme et écrivent leur propre histoire. De surcroît, nous savons aussi que les coopératives, à l instar des autres institutions populaires qui opèrent dans un contexte de développement, font continuellement face à de xiv L AFRIQUE SOLIDAIRE ET ENTREPRENEURIALE

17 nouveaux défis à relever, de modes et d objectifs de programmes émanant des gouvernements et des bailleurs de fonds. Les sujets à aborder sont si nombreux qu une seule étude ne pourrait le faire de manière efficace. Nous avons donc dû nous fixer des limites. Nous avons retenu quatre thèmes prioritaires (parmi beaucoup d autres) dans l ordre du jour pour le développement de l Afrique, à savoir la création d emplois, la réduction de la pauvreté, la protection sociale, la participation et la représentation. Pour des raisons non pas idéologiques mais pratiques, d autres sujets comme la protection de l environnement et le genre n ont pas été retenus. Pour chacun des thèmes sélectionnés, nous voulions savoir comment les coopératives contribuent et fonctionnent dans les onze pays choisis, mais aussi comprendre dans quelle mesure ces préoccupations étaient partagées et perçues par les membres et les dirigeants des coopératives. C est pourquoi dans chaque chapitre correspondant à une étude nationale, la présentation générale du secteur coopératif est suivie d une analyse de ces quatre thèmes. Si la première partie de l ouvrage traite des traditions du mouvement coopératif africain et donne une vue d ensemble des conclusions de l étude, la seconde présente les résultats des onze études par pays. A partir d une perspective historique mais aussi d une analyse globale de l état des coopératives dans les seize pays où des données ont été collectées, les chercheurs ont conclu lors d un atelier de trois jours à Addis-Abeba en Ethiopie que nous assistions à une renaissance du secteur coopératif en Afrique. Les coopératives peuvent travailler en Afrique et pour l Afrique. Elles ont connu beaucoup de bouleversements par le passé mais représentent aujourd hui une population considérable, majoritairement pauvre. La coopérative, qu elle soit solide ou déficiente, est le plus souvent la seule institution sur laquelle ces personnes peuvent compter pour les protéger des conditions difficiles du marché et de la société. Etre solidaires et entreprenants pour réduire la pauvreté est leur seule perspective. Néanmoins, le mouvement est aujourd hui très fragmenté et dispersé. Sa visibilité est très réduite et la voix de ce groupe silencieux ne se fait pas beaucoup entendre des élites nationales et internationales. Nous espérons que cet ouvrage contribuera à y remédier. 1 Patrick Develtere est titulaire d un doctorat de l Université catholique de Leuven en Belgique. Il étudie les coopératives et les autres formes d organisation de la société civile en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique latine depuis plus de 20 ans. Il est directeur du Groupe de recherche sur le développement durable et la coopération pour le développement et du Groupe de recherche sur la société civile et l économie sociale de l Institut supérieur du travail (HIVA) de l Université catholique de Leuven. Il a publié plusieurs ouvrages et articles traitant des coopératives, de l économie sociale et du développement. INTRODUCTION xv

18 2 Ignace Pollet est chercheur senior à HIVA. Spécialiste des organisations, il a mené de nombreuses recherches sur les différents types d organisations des populations et sur les entreprises en Belgique et dans les pays en développement. 3 Fredrick O. Wanyama est titulaire d un doctorat en sciences politiques de l Université de Maseno au Kenya et Senior Lecturer de la School of Development and Strategic Studies de cette université. Spécialiste des organisations locales et de la politique dans le cadre du processus de développement africain, il est l auteur de nombreux chapitres et articles d ouvrages universitaires et de publications spécialisées. Il a reçu des bourses d organismes réputés comme le CODESRIA, le DAAD, le Five College African Scholars Program, Amherst (Massachusetts, Etats-Unis) et HIVA. xvi L AFRIQUE SOLIDAIRE ET ENTREPRENEURIALE

19 Tissage de laine mohair au siège de la coopérative d artisanat du Lesotho à Maseru. Cooperative College: Mervyn Wilson Les membres de l association des femmes Amizero de Kigali au Rwanda gagnent leur vie en recyclant les déchets ménagers. Stirling Smith xvii

20 Festivités dans une coopérative d épargne et de crédit de l est de l Ouganda. Stirling Smith Membres d une coopérative de travailleurs qui prend en charge les personnes atteintes du VIH/SIDA en Afrique du Sud. Association des coopératives du Canada: Peter Wilson xviii L AFRIQUE SOLIDAIRE ET ENTREPRENEURIALE

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