PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE"

Transcription

1 RECOMMANDATIONS POUR LA PRATIQUE CLINIQUE PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE DES LOMBALGIES ET LOMBOSCIATIQUES COMMUNES DE MOINS DE TROIS MOIS D EVOLUTION TEXTE DES RECOMMANDATIONS FEVRIER 2000

2 Prise en charge diagnostique et thérapeutique des lombalgies et lombosciatiques communes de moins de trois mois d évolution COMITE D ORGANISATION Danielle-Eugénie ADORIAN, généraliste, PARIS ; D r François BOUREAU, neurophysiologiste, PARIS ; D r Max BUDOWSKI, généraliste, PARIS ; P r Jean-Louis DIETEMANN, radiologue, STRASBOURG ; D r Michel GUILLAUMAT, chirurgien orthopédiste, PARIS ; D r Agnès LANGLADE, anesthésiste-réanimateur PARIS ; P r Denis LAREDO, radiologue, PARIS ; D r Luc MARTINEZ, généraliste, BOIS- D ARCY ; P r Patrice QUENEAU, rhumatologue, SAINT- ÉTIENNE; D r Sylvie ROZENBERG, rhumatologue, PARIS ; P r Jean-Pierre VALAT, rhumatologue, TOURS ; P r Philippe VAUTRAVERS, médecine physique et de réadaptation, STRASBOURG ; M. Éric VIEL, kinésithérapeute, THONON. D r GROUPE DE TRAVAIL D r Bruno BLED, rhumatologue, SAINT- BRIEUC ; M. Luc BOUSSION, kinésithérapeute, VICHY ; D r Gabriel BURLOUX, psychiatre, LYON ; P r Jean-Marie CAILLÉ, neuroradiologue, BORDEAUX ; D r Ouri CHAPIRO, généraliste, CORBEIL-ESSONNES ; D r Claire DELORME, généraliste/algologue, CAEN ; D r Jean-Charles GUILBEAU, radiologue, BOIS-BERNARD ; François GUILLON, médecin du travail, GARCHES ; D r Vincent HULIN, généraliste, LAVENTIE ; D r Rémy NIZARD, chargé de projet, chirurgien orthopédiste, PARIS ; P r Michel REVEL, président, médecine physique et de réadaptation, PARIS ; D r Philippe THOMAS, rhumatologue, THIONVILLE ; D r Marie-Jeanne TRICOIRE, généraliste, NICE ; D r Sabine LAVERSIN, ANAES, PARIS. D r GROUPE DE LECTURE P r Michel AMIEL, conseil scientifique ANAES, LYON ; P r Claude ARGENSON, chirurgien orthopédiste, NICE ; D r Arnaud BLAMOUTIER, chirurgien orthopédiste, RENNES ; D r Catherine BONNIN, médecin du travail, BOURG-LA-REINE ; P r Jean BOSSY, anatomiste, NIMES ; D r Jacques BOULLIAT, neurologue, BOURG- EN-BRESSE ; D r Frédérique BRUDON, neurologue, VILLEURBANNE ; D r Philippe CHAU, généraliste, NICE ; D r Christian CISTAC, chirurgien orthopédiste, LA ROCHE-SUR-YON ; P r Jacques CLARISSE, radiologue, LILLE ; D r Yvonnick CLEMENCE, généraliste, THIERS ; ANAES / Service des Recommandations et Références Professionnelles / février

3 Prise en charge diagnostique et thérapeutique des lombalgies et lombosciatiques communes de moins de trois mois d évolution Joël COGNEAU, conseil scientifique ANAES, CHAMBRAY-LÈS-TOURS ; D r Jeannine DELVAL, généraliste, DUCOS ; D r Mathieu DOUSSE, psychiatre, PARIS ; D r Bernard DUPLAN, rhumatologue, AIX- LES-BAINS ; D r Vincent DURLENT, médecine physique et de réadaptation, WATTRELOS ; D r Philippe FICHEUX, psychiatre, ANGOULÊME ; D r Philippe FOURNOT, radiologue, TOULON ; D r Benoît HARDOUIN, rhumatologue, DINAN ; D r Stéphane HARY, rhumatologue, MONTLUÇON ; P r Christian HERISSON, médecine physique et de réadaptation, MONTPELLIER ; P r Éric HOUVENAGEL, rhumatologue, LOMME ; D r Patrick JUVIN, médecine physique et de réadaptation, PARIS ; D r Françoise LAROCHE, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, SAINT-DENIS ; D r Sylvie LE GALL, médecin du travail, PARIS ; P r Jean-Marie LE PARC, rhumatologue, BOULOGNE-BILLANCOURT ; D r Jacques LECUREUIL, rhumatologue, JOUÉ-LÈS-TOURS ; D r Thierry LORETTE, généraliste, MUR-DE- BRETAGNE ; D r D r Éric MARZYNSKI, rhumatologue, ARMENTIÈRES ; D r Yann MASSE, chirurgien orthopédiste, AULNAY-SOUS-BOIS ; D r Gérard MORVAN, radiologue, PARIS ; D r Gérard PANIS, rhumatologue, MONTPELLIER ; D r Jean-Dominique PAYEN, rhumatologue, CORBEIL-ESSONNES ; D r Jean-François PERROCHEAU, généraliste, CHERBOURG ; D r Augustin ROHART, généraliste, LAVENTIE ; D r Denis ROLLAND, rhumatologue, BOURGES ; D r Guy ROSTOKER, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, SAINT-DENIS ; D r Éric SERRA, psychiatre, ABBEVILLE ; D r Annie SOBASZEK, médecin du travail, LILLE ; P r Michel TREMOULET, neurochirurgien, TOULOUSE ; P r Richard TREVES, rhumatologue, LIMOGES ; D r Jean-Luc TRITSCHLER, neurologue, STRASBOURG ; D r Évelyne VICART, radiologue, MONT-DE- MARSAN ; M. Philippe VOISIN, kinésithérapeute, LILLE-HELLEMMES. ANAES / Service des Recommandations et Références Professionnelles / février

4 Prise en charge diagnostique et thérapeutique des lombalgies et lombosciatiques communes de moins de trois mois d évolution TEXTE DES RECOMMANDATIONS Les présentes références s appliquent aux lombalgies et lombosciatiques aiguës définies par un délai d évolution inférieur à trois mois. La lombalgie est une douleur de la région lombaire n irradiant pas au-delà du pli fessier, la lombosciatique est définie par une douleur lombaire avec une irradiation douloureuse distale dans le membre inférieur de topographie radiculaire L5 ou S1. L évaluation initiale par l interrogatoire et l examen clinique du patient visent à identifier : 1) les lombalgies et lombosciatiques dites symptomatiques avec : en faveur d une fracture : une notion de traumatisme, une prise de corticoïdes, un âge supérieur à 70 ans (grade B) ; en faveur d une néoplasie : un âge supérieur à 50 ans, une perte de poids inexpliquée, un antécédent tumoral ou un échec du traitement symptomatique (grade B). La numération formule sanguine et la vitesse de sédimentation sont des examens qui doivent être réalisés dans ce cadre pathologique ; en faveur d une infection : une fièvre, une douleur à recrudescence nocturne, des contextes d'immunosuppression, d'infection urinaire, de prise de drogue IV, de prise prolongée de corticoïdes. La numération formule sanguine, la vitesse de sédimentation, le dosage de C Reactive Protein (CRP) sont des examens qui doivent être réalisés dans ce cadre pathologique (grade C). 2) les urgences diagnostiques et thérapeutiques (grade C) : sciatique hyperalgique définie par une douleur ressentie comme insupportable et résistante aux antalgiques majeurs (opiacés) ; sciatique paralysante définie comme un déficit moteur d emblée inférieur à 3 (cf. échelle MRC tableau) et/ou comme la progression d un déficit moteur ; sciatique avec syndrome de la queue de cheval définie par l apparition de signes sphinctériens et surtout d une incontinence ou d une rétention ; d une hypoesthésie périnéale ou des organes génitaux externes. Tableau. Échelle MRC (Medical Research Council of Great Britain) de 0 à 5. 5 Force normale 4 Capacité de lutter contre la pesanteur et contre une résistance 3 Capacité de lutter contre la pesanteur mais non contre une résistance 2 Possibilité de mouvement, une fois éliminée la pesanteur 1 Ébauche de mouvement 0 Aucun mouvement En dehors de ces cadres (recherche d'une lombalgie dite symptomatique ou urgence), il n y a pas lieu de demander d examens d imagerie dans les 7 premières semaines d évolution sauf quand les modalités du traitement choisi (comme manipulation et infiltration) exigent d éliminer formellement toute lombalgie spécifique. L absence d évolution favorable conduira à raccourcir ce délai (accord professionnel). ANAES / Service des Recommandations et Références Professionnelles / février

5 Prise en charge diagnostique et thérapeutique des lombalgies et lombosciatiques communes de moins de trois mois d évolution Les examens d imagerie permettant la mise en évidence du conflit discoradiculaire ne doivent être prescrits que dans le bilan précédant la réalisation d un traitement chirurgical ou par nucléolyse de la hernie discale (accord professionnel). Ce traitement n est envisagé qu après un délai d évolution d au moins 4 à 8 semaines. Cet examen peut être au mieux une IRM, à défaut un scanner en fonction de l accessibilité à ces techniques. Il n y a pas de place pour la réalisation d examens électrophysiologiques dans la lombalgie ou la lombosciatique aiguë (grade C). Tant pour la lombalgie aiguë que pour la lombosciatique, il n a pas été identifié dans la littérature d arguments en faveur de l'effet bénéfique de la prescription systématique d un repos au lit plus ou moins prolongé. La poursuite des activités ordinaires compatibles avec la douleur semble souhaitable (grade B). La poursuite ou la reprise de l'activité professionnelle peut se faire en concertation avec le médecin du travail. Parmi les éléments d évolution vers la chronicité, les facteurs psychologiques et socio-professionnels sont retrouvés de façon fréquente (grade B). Dans la lombalgie aiguë comme dans la lombosciatique aiguë, les traitements médicaux visant à contrôler la douleur sont indiqués. Ce sont les antalgiques, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les décontracturants musculaires (grade B). Il n a pas été identifié d étude sur les effets de l association de ces différentes thérapeutiques. La corticothérapie par voie systémique n a pas fait la preuve de son efficacité (grade C). Il n a pas été retrouvé d étude attestant de l efficacité de l acupuncture dans la lombalgie aiguë (grade B). Les manipulations rachidiennes ont un intérêt à court terme dans la lombalgie aiguë. Aucune, parmi les différentes techniques manuelles, n a fait la preuve de sa supériorité. Dans la lombosciatique aiguë, il n y a pas d indication pour les manipulations (grade B). L école du dos, éducation de courte durée en petit groupe, n a pas d intérêt dans la lombalgie aiguë (grade B). En matière de kinésithérapie, les exercices en flexion n ont pas démontré leur intérêt. En ce qui concerne les exercices en extension des études complémentaires sont nécessaires (grade B). L efficacité des infiltrations épidurales est discutée dans la lombosciatique aiguë. Si efficacité il y a, elle est de courte durée. Il n y a pas d argument pour proposer une infiltration intradurale dans la lombosciatique aiguë (grade B). ANAES / Service des Recommandations et Références Professionnelles / février

6 Prise en charge diagnostique et thérapeutique des lombalgies et lombosciatiques communes de moins de trois mois d évolution Il n y a pas d indication d injection facettaire postérieure dans la lombosciatique aiguë (grade C). Aucune étude n a été identifiée dans la littérature concernant les thérapeutiques suivantes : mésothérapie, balnéothérapie, homéopathie. Le rapport complet (I.S.B.N. : Prix net : F) sera disponible à Agence Nationale d Accréditation et d Évaluation en Santé (ANAES) Service Communication et Diffusion 159 rue Nationale Paris Cedex 13 Adresser votre demande écrite accompagnée du règlement par chèque à l ordre de «l Agent comptable de l ANAES» Ce texte est téléchargeable gratuitement sur le site de l ANAES : rubrique : «Publications» ou sur le site : ANAES / Service des Recommandations et Références Professionnelles / février

7 DIAGNOSTIC, PRISE EN CHARGE ET SUIVI DES MALADES ATTEINTS DE LOMBALGIE CHRONIQUE Décembre 2000 Service des recommandations et références professionnelles

8 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique Ces recommandations ont été réalisées à la demande de la Caisse nationale d assurance maladie (CNAM). Elles ont été établies selon la méthode décrite dans le guide d élaboration des «Recommandations pour la Pratique Clinique Base méthodologique pour leur réalisation en France 1999» publié par l ANAES. Les sociétés savantes dont les noms suivent ont été sollicitées pour l'élaboration de ces recommandations : la Société Française de Rhumatologie ; la Société Française de Thérapeutique Médicale ; la Société Française de la Douleur ; le Collège National des Généralistes Enseignants ; la Société Française de Radiologie ; la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique ; la Société Francophone d étude de la Douleur ; la Société Française de Médecine Générale ; l Association Pédagogique Nationale pour l Enseignement de la Thérapeutique ; la Société de Thérapeutique Manuelle ; la Société Française de Rééducation Fonctionnelle de Médecine Physique et de Rééducation ; l Association Française pour la Recherche et l Évaluation en Kinésithérapie ; la Société Française de Médecine du Travail. L ensemble du travail a été coordonné par M me le D r Sabine LAVERSIN sous la responsabilité de M. le P r Alain DUROCHER. La recherche documentaire a été effectuée par M me Emmanuelle BLONDET, documentaliste, avec l aide de M lle Sylvie LASCOLS. Le secrétariat a été réalisé par M lle Isabelle LE PUIL. L Agence Nationale d Accréditation et d Évaluation en Santé tient à remercier les membres du comité d organisation, les membres du groupe de travail, les membres du groupe de lecture et les membres du Conseil scientifique dont les noms suivent. ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

9 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique COMITÉ D ORGANISATION P r Max BUDOWSKI, médecin généraliste, PARIS ; P r Alain CHAMOUX, médecin du travail, CLERMONT-FERRAND ; P r Bernard DELCAMBRE, rhumatologue, LILLE ; D r Nathalie DUMARCET, AFFSAPS, SAINT- DENIS ; D r OSMAN, chirurgien orthopédiste, PARIS ; D r Serge PERROT, rhumatologue, PARIS ; P r Xavier PHELIP, rhumatologue, GRENOBLE ; Pr Patrice QUENEAU, rhumatologue, SAINT- ÉTIENNE ; P r Christian ROQUES, médecine physique et réadaptation, TOULOUSE ; D r Alain SZTERN, psychiatre, CLICHY ; P r Jean-Pierre VALAT, rhumatologue, CHAMBRAY-LÈS-TOURS ; P r Philippe VAUTRAVERS, médecine physique et réadaptation, STRASBOURG. GROUPE DE TRAVAIL P r Bernard DELCAMBRE, président, rhumatologue, LILLE ; D r Marine JEANTET, chargée de projet, PARIS ; D r Sabine LAVERSIN, chargée de projet, ANAES, PARIS ; D r Thierry AUBERGÉ, radiologue, SAINT- MARTIN-D HÈRES ; D r Olivier CRENN, médecin généraliste, REDON ; D r Romain FORESTIER, rhumatologue, AIX- LES-BAINS ; D r Marc FRARIER, médecin généraliste, GARGES-LÈS-GONESSE ; D r Stéphane HARY, rhumatologue, MONTLUÇON ; M.. Gérard HENRION, kinésithérapeute, LAMALOU-LES-BAINS ; D r Olivier LANGLOIS, neurochirurgien, ROUEN ; D r Jehan LECOCQ, médecine physique et réadaptation, STRASBOURG ; P r Guillaume LOT, neurochirurgien, PARIS D r Jean-Paul MIALET, psychiatre, PARIS ; D r Philippe NICOT, médecin généraliste, PANAZOL ; D r Jean-François PERROCHEAU, généraliste, CHERBOURG ; P r Guy PROST, médecin du travail, LYON ; D r Pierre REQUIER, médecine physique et réadaptation, AIX-EN-PROVENCE ; D r Guy ROSTOKER, AFFSAPS, SAINT-DENIS. GROUPE DE LECTURE D r André AUTHIER, médecine physique et réadaptation, RENNES-LES-BAINS ; D r Christian BARTHÉLÉMY, médecin généraliste, BOURBONNE-LES-BAINS ; Dr Elisabeth BENATTAR, radiologue, MENTON ; D r Maurice BENSIGNOR, anesthésiste réanimateur, NANTES ; P r Jean BOSSY, anatomiste acupuncteur, LANGLADE ; D r François BOUREAU, neurophysiologiste, PARIS ; D r Jean-Claude CONTASSOT, médecin du travail, SAINT-FONS ; D r Françoise DOPPLER, médecin du travail, PARIS ; P r Maxime DOUGADOS, rhumatologue, PARIS ; M me Christine GANTOIS, kinésithérapeute, MARSEILLE ; D r Jean-Louis GARCIA, rhumatologue, médecin interniste, NANCY ; D r Hervé GAY, médecin généraliste, AIX-LES- THERMES ; D r Philippe GOMEZ, kinésithérapeute, LA BAULE ; ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

10 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique D r Bernard GRABER-DUVERNAY, rhumatologue, PARIS ; M. Marc GROSS, kinésithérapeute, MULHOUSE ; Pr Robert JUVIN, rhumatologue, GRENOBLE ; D r Bernard LACOSTE, rhumatologue, ROCHEFORT ; D r Sylvie LAGRUE, médecin généraliste, PANAZOL ; D r Saddek LAOUSSADI, rhumatologue, PARIS ; D r Benoit LAVIGNOLLE, anatomiste, médecine physique et réadaptation, BORDEAUX ; D r Hugues LELOIX, médecin du travail, MONTBÉLIARD ; M. Dominique LEROUX, kinésithérapeute, SAINT-DENIS ; D r Philippe MAS, médecine physique et réadaptation, MANOSQUE ; D r Jean OLIVRY, rhumatologue, REDON ; P r Philippe ROSSET, chirurgien orthopédiste, TOURS ; D r Sylvie ROZENBERG, rhumatologue, PARIS ; P r André THÉVENON, médecine physique et réadaptation, LILLE ; D r Jean-Baptiste THOREL, rhumatologue, LORIENT ; M. Jacques VAILLANT, kinésithérapeute, ÉCHIROLLES ; P r Christian VALLÉE, radiologue, GARCHES ; Dr Denis VAN DE VELDE, chirurgien orthopédiste, SAINT-SAULVE D r Michel XAVIER, médecin généraliste, SAINT- HILAIRE-LA-PLAINE. ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

11 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique RECOMMANDATIONS ET RÉFÉRENCES Les recommandations suivantes traitent de la lombalgie chronique dite commune. Elles ont été réalisées à la demande de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés. Sont exclus de ces recommandations le diagnostic et la prise en charge des lombalgies secondaires (dites «symptomatiques») à une cause inflammatoire, traumatique, tumorale ou infectieuse. La littérature sur cette question est de faible qualité, la sélection de la littérature a été limitée aux essais randomisés. La plupart des études identifiées font appel à des critères de jugement multiples et partiels (la douleur, le retour au travail, un score fonctionnel, l'amélioration subjective évaluée par le patient, etc.). Il en résulte que les études ne peuvent pas toujours être comparées entre elles. Toutes ces limites méthodologiques doivent conduire à considérer ces recommandations comme des propositions destinées à aider le professionnel de santé à prendre en charge un patient ayant une lombalgie chronique. Les propositions sont classées en grade A, B ou C selon les modalités suivantes : une recommandation de grade A est fondée sur une preuve scientifique établie par des études de fort niveau de preuve, par exemple essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur, méta-analyse d essais contrôlés randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées ; une recommandation de grade B est fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve, par exemple essais comparatifs randomisés de faible puissance, études comparatives non randomisées bien menées, études de cohorte ; une recommandation de grade C est fondée sur des études de moindre niveau de preuve, par exemple études cas-témoins, séries de cas. En l absence de précision, les recommandations proposées correspondent à un accord professionnel. La lombalgie chronique est définie par une douleur habituelle de la région lombaire évoluant depuis plus de 3 mois. Cette douleur peut s accompagner d une irradiation à la fesse, à la crête iliaque, voire à la cuisse et ne dépasse qu exceptionnellement le genou (accord professionnel). I. DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE Elle comporte une évaluation initiale du patient par un interrogatoire et un examen clinique général et plus particulièrement ostéo-articulaire et neurologique. Cette évaluation a pour objectif d'une part d'identifier une éventuelle cause infectieuse, inflammatoire, tumorale ou traumatique à l'origine de la lombalgie, et d'autre part d'évaluer la lombalgie dans sa composante douloureuse et son retentissement sur l'activité physique quotidienne et sur l'activité professionnelle. ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

12 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique L'évaluation initiale du patient vise à identifier les lombalgies dites symptomatiques avec : en faveur d une fracture : une notion de traumatisme ou d ostéoporose, une prise de corticoïdes, un âge supérieur à 60 ans (accord professionnel) ; en faveur d une néoplasie : un âge supérieur à 50 ans, une perte de poids inexpliquée, un antécédent tumoral ou un échec du traitement symptomatique. La vitesse de sédimentation et l électrophorèse des protéines sanguines sont les premiers examens biologiques qui peuvent être réalisés dans ce cadre pathologique (accord professionnel) ; en faveur d une infection : une fièvre, une douleur à recrudescence nocturne, un contexte d'immunodépression, d'infection urinaire, de prise de drogue intraveineuse, de prise prolongée de corticoïdes. La numération formule sanguine, la vitesse de sédimentation, le dosage de la Protéine C Réactive (CRP) sont les premiers examens biologiques qui peuvent être réalisés dans ce cadre pathologique (accord professionnel) ; en faveur d une pathologie inflammatoire : début progressif avant l âge de 40 ans, forte raideur matinale, atteinte des articulations périphériques, iritis, signes d appel cutanés, colites, écoulement urétral, antécédent familial de spondylarthropathie. La numération formule sanguine et la vitesse de sédimentation sont les premiers examens biologiques qui peuvent être réalisés dans ce cadre pathologique (accord professionnel). L'évaluation initiale du patient lombalgique comporte une évaluation de la douleur qui repose avant tout sur l interrogatoire, une évaluation fonctionnelle et une évaluation de la composante anxieuse et/ou dépressive. Pour toutes ces dimensions, quelques outils, développés et utilisés surtout en recherche clinique, sont proposés : échelle visuelle analogique (EVA), Dallas, échelle Eifel, échelles d Hamilton et Beck Depression Inventory (BDI). Ils peuvent aider les praticiens dans leur pratique quotidienne, mais leur utilité dans ce cadre n a pas été démontrée (accord professionnel). L'évaluation isocinétique peut être utile de manière exceptionnelle chez les lombalgiques chroniques pour redéfinir le traitement de rééducation (accord professionnel). Le groupe de travail insiste sur la prépondérance de l écoute et de l interrogatoire. En particulier, la description du contexte professionnel et l analyse des facteurs psychosociaux sont essentielles. L'examen clinique doit être répété. L évaluation initiale d un lombalgique peut nécessiter plusieurs consultations (accord professionnel). Des radiographies du rachis lombaire (au minimum de face et de profil, éventuellement complétées par des clichés de ¾ du rachis) sont recommandées en première intention. Les autres incidences (par exemple sacro-iliaques, charnière dorso-lombaire) ne sont justifiées que s il existe une suspicion clinique de spondylarthropathie. En règle habituelle, il n est pas nécessaire de faire d autres examens de radiologie, ni de les répéter en l absence d évolution clinique (accord professionnel). L indication d un scanner ou d une IRM doit demeurer exceptionnelle en fonction du contexte clinique. Le groupe insiste sur le fait que ces examens doivent nécessairement être précédés du bilan radiologique standard. L IRM, non irradiant, est préférable au scanner. Le scanner conserve sa place en cas de contre-indication ou d inaccessibilité ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

13 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique de l IRM afin d éliminer une lombalgie non commune. Il n y a pas lieu de prescrire de myélographie ou de myéloscanner (accord professionnel). Il n'est pas recommandé de réaliser de nouveaux examens dans l année qui suit la réalisation des premiers, sauf évolution des symptômes ou pour s assurer de l absence de contre-indications d une thérapeutique nouvelle (par exemple, manipulations vertébrales) (accord professionnel). II. TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX Le principal objectif du traitement est de permettre au patient de contrôler et de gérer sa douleur, d'améliorer sa fonction et de favoriser sa réinsertion sociale et professionnelle le plus rapidement possible en collaboration avec le médecin du travail (accord professionnel). 1. Par voie générale Le paracétamol peut être proposé pour le traitement de la douleur du patient ayant une lombalgie chronique bien qu'il n'existe pas d'étude attestant de son efficacité antalgique dans cette indication (accord professionnel). Il est recommandé d'optimiser la posologie en se conformant aux données de l'autorisation de mise sur le marché, soit jusqu'à 4 g par jour administrés en 4 prises systématiques. L'effet antalgique des anti-inflammatoires non stéroïdiens proposés à posologie antalgique n'a pas été évalué dans la lombalgie chronique. Les patients doivent être informés des risques encourus (en particulier, risque d'ulcère et d'hémorragie digestive) notamment en cas d'association avec d'autres anti-inflammatoires. Le groupe de travail souhaite attirer l'attention sur ce point, car ces médicaments sont obtenus sans prescription médicale. De ce fait, une automédication pourrait conduire à la prise concomitante de 2 anti-inflammatoires non stéroïdiens, l'un prescrit par le médecin, l'autre obtenu par le patient (accord professionnel). L'acide acétylsalicylique peut, certes encore, être proposé dans le traitement à visée antalgique de la lombalgie bien qu'il n'y ait pas d'étude attestant de son efficacité antalgique dans cette indication, cependant le groupe insiste sur le fait que sa toxicité digestive en réduit considérablement l'intérêt. Le traitement doit être de courte durée (accord professionnel). Les AINS à dose anti-inflammatoire peuvent être prescrits à visée antalgique chez un patient ayant une lombalgie chronique (grade C). Le traitement doit être de courte durée, les études disponibles ne permettant pas de conclure sur les avantages et les inconvénients de ces thérapeutiques à long terme (accord professionnel). Les inhibiteurs spécifiques de la cyclo-oxygénase 2 n ont pas été évalués dans cette indication. Les antalgiques de niveau II réduisent la douleur du lombalgique (grade B). Ils peuvent être proposés, généralement après échec des antalgiques de niveau I, pour le traitement à visée antalgique de la lombalgie chronique (accord professionnel). ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

14 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique L'utilisation des antalgiques de niveau III (opioïdes forts) dans la lombalgie chronique peut être envisagée au cas par cas et en respectant les contre-indications (grade C). Ce type de traitement s'adresse aux patients pour lesquels les autres modalités thérapeutiques ont échoué, en particulier après échec des antalgiques de niveau I et II et élimination d un contexte dépressif. Le suivi doit comporter une évaluation de la douleur, une recherche des effets indésirables. La durée du traitement doit être limitée, l'arrêt du traitement doit être progressif (accord professionnel). Parmi les myorelaxants, seul l effet antalgique du tétrazépam a fait l objet d une étude dans la lombalgie chronique (grade B). Ces médicaments peuvent être prescrits préférentiellement chez un patient ayant une recrudescence de la douleur pendant une période qui ne devrait pas dépasser 2 semaines (accord professionnel). Le recul manque pour apprécier l'intérêt de cette classe médicamenteuse à long terme dans cette indication. Les antidépresseurs tricycliques ont un effet antalgique modeste chez le lombalgique (grade C) alors que les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine apparaissent sans effet. Il appartient au prescripteur d'évaluer le rapport bénéfice-risque quant à l'intérêt d'utiliser un antidépresseur tricyclique à visée antalgique chez un patient ayant une lombalgie chronique en dehors d'un contexte de dépression (accord professionnel). La seule étude identifiée n a pas montré l'efficacité de la phytothérapie versus placebo dans la lombalgie chronique. Cette modalité thérapeutique de la lombalgie chronique n a donc pas aujourd hui de justification scientifique. Bien qu elles apparaissent possibles (à l exclusion des associations d antiinflammatoires non stéroïdiens) pour le groupe de travail, les associations des médicaments précédents n ont pas été évaluées. Les corticostéroïdes par voie générale ne sont par recommandés dans le traitement à visée antalgique de la lombalgie chronique (accord professionnel). Les thérapeutiques suivantes : homéopathie, antiépileptique, mésothérapie, oxacéprol, chondroïtines sulfate, insaponifiable d'avocat et de soja, diacéréine, oligo-éléments (cuivre, zinc, etc.), adénosine triphosphate, acide uridine-5 triphosphorique n'ont pas été évaluées dans le traitement à visée antalgique de la lombalgie chronique. Leur éventuel intérêt dans la prise en charge du patient lombalgique chronique reste à définir. 2. Administration locale Les anti-inflammatoires non stéroïdiens par voie locale (gels, pommades, etc.) n ont pas été évalués dans cette indication. Les infiltrations épidurales de corticoïdes semblent avoir un effet antalgique à court terme chez des patients ayant une lombalgie et/ou une lombosciatique (grade B). Les études disponibles ne permettent pas d'évaluer leur intérêt dans la lombalgie isolée car les populations incluses dans ces essais sont hétérogènes, incluant des lombalgies et des lombosciatiques. Cette modalité thérapeutique ne doit pas être un traitement de première intention (accord professionnel). ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

15 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique L'efficacité des infiltrations intra-articulaires postérieures de corticoïdes n'est pas démontrée dans la lombalgie chronique. Elles semblent avoir un effet antalgique sur une population sélectionnée par des tests (soulagement après injection de la lidocaïne dans l articulation) (grade C). Elles ne constituent pas un traitement de première intention (accord professionnel). Les injections intradiscales de dérivés stéroïdiens n ont pas été évaluées dans cette indication. III. TRAITEMENTS NON MÉDICAMENTEUX 1. Traitements non invasifs Le repos au lit n est pas recommandé (accord professionnel). Bien qu il n existe pas d étude attestant de leur efficacité, les massages peuvent être proposés au début d une séance de rééducation en préparation des autres techniques (accord professionnel). Il n est pas recommandé d utiliser les ionisations, les ondes électromagnétiques et le rayonnement laser dont l efficacité n a pas été démontrée. Les travaux concernant la stimulation électrique transcutanée (TENS) semblent montrer une efficacité antalgique pendant la période d application (grade C). Des études complémentaires sont nécessaires pour montrer la place réelle de ce traitement dans la prise en charge des lombalgiques chroniques. La place de l électro-acupuncture reste à définir car elle aurait un effet antalgique à court terme sans qu'il soit possible de recommander une technique particulière (grade C). La balnéothérapie peut avoir un effet antalgique et sur la fonction à court terme (grade C), mais il n est pas démontré à long terme. Cette modalité thérapeutique peut être proposée. L exercice physique est efficace à court terme dans le traitement à visée antalgique et fonctionnelle de la lombalgie chronique par rapport à l absence de traitement ou à un placebo (grade B). Il est impossible de conclure sur l éventuelle supériorité d un type d exercice par rapport à l autre (flexion ou extension), les résultats des études existantes, de faible qualité, étant contradictoires. L exercice physique, quelle que soit sa forme, est donc recommandé, mais aucune technique ne l est en particulier. Il faut noter que ces résultats ne sont obtenus que chez des patients motivés et observants. Les manipulations vertébrales peuvent être proposées pour le traitement à visée antalgique de la lombalgie chronique car elles ont un effet antalgique à court terme (grade B). Elles ont un effet antalgique équivalent à la kinésithérapie (grade C) et supérieur aux AINS seuls, à l acupuncture et à l école du dos (grade B). Le groupe de travail rappelle qu il s agit d un acte médical qui doit être précédé d un bilan clinique et paraclinique. ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

16 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique Le groupe ne recommande pas les tractions vertébrales dont l efficacité n est pas démontrée dans la lombalgie chronique (accord professionnel). La preuve de l efficacité des écoles du dos ne comportant qu un programme d éducation n est pas faite dans la lombalgie chronique (grade B). Leur association à des séances d exercice physique a une efficacité antalgique à court terme (grade B). Les prises en charge multidisciplinaires associant, dans des proportions qui restent à définir, des séances d éducation et de conseils, des exercices physiques intensifs supervisés ou non par un kinésithérapeute à une prise en charge psychologique sont recommandées pour le traitement à visée antalgique, fonctionnelle et dans une moindre mesure pour le retour au travail des lombalgiques chroniques (grade B). Le thermalisme peut être proposé dans la prise en charge du lombalgique chronique car il a un effet antalgique et contribue à restaurer la fonction (grade B). L intérêt d une contention lombaire reste à démontrer dans la lombalgie chronique. Elle ne doit pas être un traitement de première intention (accord professionnel). Les thérapies comportementales sont efficaces sur l intensité de la douleur et le comportement vis-à-vis de la douleur en comparaison à un placebo ou à une liste d attente (grade C). Aucune technique n est supérieure aux autres. Les thérapies comportementales associées à un autre traitement (exercice physique, kinésithérapie, etc.) semblent plus efficaces sur la douleur que ce même traitement seul (grade C). 2. Traitements invasifs L efficacité de l acupuncture n est pas démontrée dans la lombalgie chronique. Il semble que la stimulation des zones gâchettes (neuro-réflexothérapie) ait un effet antalgique à court terme dans la lombalgie chronique (grade C), mais son intérêt éventuel reste à définir dans la prise en charge du lombalgique chronique (accord professionnel). La thermocoagulation de la branche médiale du rameau dorsal postérieur du nerf spinal semble avoir un effet antalgique à court et moyen terme sur une population sélectionnée par des tests de provocation (grade B). Elle constitue un traitement d indication exceptionnelle (accord professionnel). Il n'y a pas d'étude attestant de l'intérêt éventuel de l'arthrodèse dans la lombalgie chronique isolée (sans signes radiculaires). Elle est réservée à quelques indications exceptionnelles (accord professionnel). Dans le cas particulier du spondylolisthésis dégénératif, des études complémentaires sont nécessaires pour préciser la place éventuelle de l arthrodèse dans la prise en charge. Les prothèses discales n'ont pas été évaluées dans la lombalgie chronique, et dans l état actuel des connaissances, elles ne doivent pas être proposées (accord professionnel). Le groupe rappelle que la découverte, à l imagerie, d une hernie discale isolée sans signes radiculaires ne doit pas conduire à proposer un traitement chirurgical ou une nucléolyse (accord professionnel). ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

17 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique IV. SUIVI Les modalités de suivi seront adaptées à chaque patient en fonction des objectifs fixés avec lui. À chaque consultation, l'interrogatoire et l'examen clinique s'assureront de l'absence des signes d'alerte. La douleur et son retentissement sur les activités quotidiennes seront appréciés. Les examens d'imagerie ne seront pas répétés en l'absence d'élément nouveau pouvant les motiver (accord professionnel). L objectif du suivi est d éviter la médicalisation excessive tout en assurant un accompagnement thérapeutique qui réconforte le patient. ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

18 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique Tableau récapitulatif des traitements et de leur efficacité dans la lombalgie chronique selon leur grade de recommandation Modalité thérapeutique Critère de jugement Grade de la recommandation Exercices physiques Douleur Grade B Recommandés Programmes Douleur, Grade B Recommandés multidisciplinaires fonction et réinsertion professionnelle Thérapies comportementales Douleur Grade C Recommandées Recommandation Paracétamol Douleur Non évalué Peut être proposé École du dos Douleur Pas d'efficacité isolément Grade B si associée à des Peut être proposée en association avec des exercices physiques exercices physiques Manipulations vertébrales Douleur Grade B Peuvent être proposées Thermalisme Douleur et fonction Grade B Peut être proposée à visée antalgique et pour restaurer la fonction Antalgiques opioïdes (niveau II) Douleur Grade B Peuvent être proposés à visée antalgique Myorelaxants (tétrazépam) Douleur Grade B Peuvent être prescrits à visée antalgique (courte durée) Balnéothérapie Douleur Grade C Peut être proposée à visée antalgique TENS Douleur Grade C Peuvent être proposés à visée antalgique. Place à déterminer dans la prise en charge des lombalgiques Électro-acupuncture Douleur Grade C Peut être proposée à visée antalgique. Place à déterminer dans la prise en charge des lombalgiques AINS (doses antiinflammatoires) Douleur Grade C Peuvent être prescrits à visée antalgique (courte durée) Massages Douleur Efficacité non démontrée Peuvent être proposés en début de séance Acide acétylsalicylique Douleur Non évalué Peut être proposé à visée antalgique (courte durée) AINS (doses antalgiques) Douleur Non évalués Peuvent être prescrits (information du patient sur les risques digestifs) Acupuncture Douleur Efficacité non démontrée Peut être proposée Antidépresseurs tricycliques Douleur Grade C Évaluer le bénéfice/risque avant prescription en dehors d'un contexte de dépression Infiltrations épidurales de corticoïdes Thermocoagulation de la branche médiale du rameau dorsal postérieur du nerf spinal Infiltrations intra-articulaires postérieures de corticoïdes Douleur Douleur Grade B (mélange lombalgies/ lombosciatiques) Grade B (population sélectionnée) Ne doit pas être un traitement de première intention Ne doit pas être un traitement de première intention Douleur Grade C (population Ne doit pas être un traitement de première intention sélectionnée) Antalgiques opioïdes (niveau III) Douleur Grade C Peuvent être envisagés au cas par cas Stimulation des zones gâchettes Douleur Grade C Peut être proposée à visée antalgique. Place à déterminer dans la prise en charge des lombalgiques Contention lombaire Douleur Non évaluée Peut être proposée.ne doit pas être un traitement de première intention Arthrodèse lombaire Douleur Non évaluée Indications exceptionnelles Repos au lit Douleur Non évalué Non recommandé Phytothérapie Douleur Efficacité non démontrée Non recommandée Corticoïdes Douleur Non évalués Non recommandés Ionisations, ondes électromagnétiques Douleur Efficacité non démontrée Non recommandés et laser Tractions vertébrales Douleur Efficacité non démontrée Non recommandées Prothèses discales Douleur Non évaluées Pas d'indication *En l'absence de grade spécifié, il s'agit d'un accord professionnel ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

19 Diagnostic, prise en charge et suivi des malades atteints de lombalgie chronique PROPOSITION DE STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE Antalgiques de niveau I ou II, antalgiques de niveau III exceptionnels L O M B A L G I Q U E Prise en charge de la douleur Restauration de la fonction En accompagnement ou en remplacement : myorelaxants, massages, balnéothérapie, stimulation électrique transcutanée, acupuncture À titre complémentaire, selon expériences individuelles : infiltrations articulaires de corticoïdes, manipulations Thermalisme Antidépresseurs tricycliques selon le bénéficerisque pour le patient Pratiquement pas d indication de la chirurgie Apprendre au patient à vivre au quotidien avec sa douleur Exercice physique fortement recommandé précocement soit seul, soit avec un kinésithérapeute, soit dans un programme pluridisciplinaire C H R O N I Q U E Accompagnement psychologique Évaluation du retentissement social et familial Prise en charge spécifique d une anxiété et/ou d une dépression Thérapies comportementales bénéfiques sur l intensité de la douleur et sur l apprentissage du contrôle de la douleur Intérêt des programmes multidisciplinaires associant prise en charge de la douleur, séances d éducation et de conseils, exercice physique et accompagnement psychologique Réinsertion professionnelle Prise de contact précoce avec le médecin du travail NB : Les traitements cités ne sont pas classés par chronologie d indications ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Décembre

20 PRISE EN CHARGE MASSO- KINÉSITHÉRAPIQUE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE : MODALITÉS DE PRESCRIPTION MAI 2005 Service ALD et accords conventionnels Haute Autorité de santé/mai

21 Prise en charge masso-kinésithérapique dans la lombalgie commune : modalités de prescription SYNTHÈSE ET PERSPECTIVES I. INTRODUCTION Les lombalgies communes représentent près de 6 millions de consultations en France chaque année et constituent la 3 e cause d invalidité en France. Parmi les traitements proposés, les prescriptions de masso-kinésithérapie représentent une part importante de la prise en charge du lombalgique : en 1998, plus d un million de malades ont été traités par masso-kinésithérapie pour le rachis lombaire, ce qui représentait 30% des actes de cette thérapeutique, toutes pathologies confondues. Dans ce contexte, la Caisse nationale d assurance-maladie des travailleurs salariés (Cnamts) a saisi l Anaes pour préparer un argumentaire à utiliser dans le cadre d un accord de bon usage des soins (AcBUS) ; il concerne d une part l actualisation des recommandations élaborées jusqu alors (1998 et 2000) et d autre part le nombre et le rythme des séances de kinésithérapie à préconiser dans le traitement des lombalgies communes. II. MÉTHODE La HAS a d abord procédé à une analyse de la littérature (principalement postérieure à 2000, c est-à-dire aux plus récentes recommandations sur le sujet) en langue française ou anglaise ; elle concernait d une part des recommandations professionnelles et conférences de consensus, d autre part, des études cliniques ou thérapeutiques, traitant du thème général des lombalgies communes et plus particulièrement de leur traitement rééducatif. La sélection a été réalisée selon le niveau de preuve et la qualité méthodologique des études. Cette analyse de la littérature a été soumise à un groupe de travail constitué de 16 experts proposés par les sociétés savantes concernées et/ou ayant l expérience du sujet. Les conclusions et perspectives proposées ont été soumises à un groupe de lecture composé de 26 experts qui ont voté sur une liste de questions et propositions. Le document final a été validé par le groupe de travail. III. RÉSULTATS III.1. Définitions et classification La lombalgie commune correspond à des douleurs lombaires de l adulte sans rapport avec une cause inflammatoire, traumatique, tumorale ou infectieuse. On estime habituellement, sur la base de la pratique clinique, que la «lombalgie commune» représente la grande majorité des cas (90%) de lombalgies prises en charge par les professionnels de santé. La classification suivante, établie par des experts internationaux et particulièrement adaptée à la réalité clinique et à la prise en charge rééducative des lombalgies communes, a été utilisée : les lombalgies aiguës d évolution égale ou inférieure à 4 semaines ; Haute Autorité de santé/mai

22 Prise en charge masso-kinésithérapique dans la lombalgie commune : modalités de prescription les lombalgies subaiguës qui ont une évolution comprise entre 4 et 12 semaines ; les lombalgies chroniques marquées par leur ancienneté, supérieure à trois mois. Les experts ont proposé d individualiser les lombalgies récidivantes et de les définir comme la survenue d au moins deux épisodes aigus à moins d un an d intervalle. Dans cette étude les lombalgies subaiguës, récidivantes et chroniques ont été regroupées, les plans de traitement rééducatifs étant le plus souvent similaires dans les publications. III.2. Le cadre de la prescription en masso-kinésithérapie Depuis la réforme de la nomenclature générale des actes professionnels des masseurskinésithérapeutes en 2000, ceux-ci peuvent, après diagnostic médical et prescription écrite du médecin mentionnant l indication médicale de la masso-kinésithérapie poser euxmêmes l indication du contenu (qualitatif), du nombre et de la rythmicité des séances (quantitatif) de masso-kinésithérapie (malgré ces dispositions, en 2001, seules 3 % de l ensemble des prescriptions, toutes pathologies confondues, laissaient au masseurkinésithérapeute la décision du nombre de séances nécessaires). Dans ce cadre, le masseur-kinésithérapeute établit un bilan qui comprend l évaluation des déficiences et l évaluation des incapacités fonctionnelles. Ces évaluations permettent d établir un bilan-diagnostic kinésithérapique (BDK) et de choisir les actes et les techniques qui lui paraissent les plus appropriés. Le BDK est adressé en début de traitement au médecin prescripteur sous forme d une fiche de synthèse initiale et en fin de traitement (si celui-ci est égal ou supérieur à 10 séances), sous forme d une fiche de synthèse finale retraçant l évolution du traitement kinésithérapique. Cette dernière fiche est adressée au médecin-conseil en cas de demande de renouvellement. A tout moment, notamment au vu de la fiche synthétique, le médecin prescripteur peut intervenir, en concertation avec le masseur-kinésithérapeute, pour demander une modification du protocole thérapeutique ou interrompre le traitement. En 2003 une enquête a montré que, toutes pathologies confondues, seulement 30% des masseurs-kinésithérapeutes ont établi un bilan écrit. III.3. Les actes de masso-kinésithérapie La prescription de masso-kinésithérapie doit permettre la reprise des activités du patient dans les meilleures conditions possibles et, dans le cadre des lombalgies subaiguës ou récidivantes, la prévention des rechutes ou du passage à la chronicité. Pour mener à bien ce programme, le masseur-kinésithérapeute dispose d une série d actes comprenant notamment : les exercices thérapeutiques (ou gymnastique médicale), le massage, l électrothérapie, les tractions vertébrales, la balnéothérapie, les contentions lombaires, la thermothérapie, la cryothérapie et les réflexothérapies. III.4. La cotation des actes À chaque séance s applique une cotation comprenant les différents actes et techniques utilisés par le masseur-kinésithérapeute pendant la séance. Sauf exception, la durée des séances est de l ordre de trente minutes ce qui représente, dans le cadre de la nomenclature générale des actes professionnels des masseurs- Haute Autorité de santé/mai

23 Prise en charge masso-kinésithérapique dans la lombalgie commune : modalités de prescription kinésithérapeutes, un temps moyen de prise en charge, quelle que soit la pathologie considérée. Le texte de la nomenclature générale des actes professionnels de rééducation et réadaptation fonctionnelle précise les points principaux suivants : Bilan-diagnostic kinésithérapique (BDK) : pour un nombre de séances compris entre 10 et 20, puis de nouveau toutes les 20 séances la cotation à appliquer est de AMS 8,1 Traitement masso-kinésithérapique individuel : la rééducation des affections orthopédiques et rhumatologiques du rachis est cotée en AMS 7. III.5. Prescription de séances de masso-kinésithérapie dans la prise en charge thérapeutique des lombalgies aiguës (4 premières semaines d évolution) Les recommandations publiées avant 2000 précisaient que la prise en charge massokinésithérapique des lombalgies communes au stade aigu était très limitée. Depuis 2000, aucune étude n a montré une réelle efficacité de la masso-kinésithérapie, et aucune recommandation publiée ne l a proposée dans le traitement de la lombalgie aiguë. Les experts du groupe de travail considèrent qu au stade aigu de la maladie (4 premières semaines) le traitement est avant tout médical. À cette période, l évolution étant le plus souvent favorable, il faut éviter une médicalisation excessive qui pourrait favoriser le passage à la chronicité. Cependant, dans certains cas exceptionnels, un nombre limité de séances de kinésithérapie peut être proposé (2 à 6), à un rythme de 2 à 3 séances par semaine (un traitement masso-kinésithérapique prescrit trop précocement et à une rythmicité trop grande peut favoriser une dépendance du patient vis-à-vis du kinésithérapeute). L objectif est une reprise rapide de l activité : les techniques antalgiques pourraient être prescrites, associées à des conseils d hygiène de vie et à l éducation du patient. À l issue de ces séances, les experts recommandent une réévaluation à la fois médicale et kinésithérapique pour la suite à donner au traitement. III.6. Prescription de séances de masso-kinésithérapie dans la prise en charge thérapeutique des lombalgies subaiguës récidivantes et chroniques La masso-kinésithérapie apparaît comme un des éléments importants du traitement des patients lombalgiques, après la période aiguë. Mais l analyse de la littérature ne permet pas de dégager de protocoles bien définis tant en ce qui concerne le qualitatif (contenu de la prescription), que le quantitatif (nombre et rythmicité des séances). Cependant certaines tendances peuvent être mise en évidence et sont décrites ci-dessous. III.6.1. Prescription qualitative Les exercices thérapeutiques représentent la priorité du traitement (action physique et action psychologique sur le patient qui retrouve confiance en ses possibilités). La prescription sera basée sur des exercices d entretien articulaire lombaires, des étirements, sur le renforcement des muscles du tronc et du segment lombo-pelvien et sur des exercices généraux. L intensité croissante des exercices semble jouer un rôle favorable dans la réadaptation du patient lombalgique en phase chronique. Les experts considèrent Haute Autorité de santé/mai

PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE

PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE RECOMMANDATIONS POUR LA PRATIQUE CLINIQUE PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE DES LOMBALGIES ET LOMBOSCIATIQUES COMMUNES DE MOINS DE TROIS MOIS D EVOLUTION TEXTE DES RECOMMANDATIONS FEVRIER 2000

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE DES LOMBALGIES ET LOMBOSCIATIQUES COMMUNES DE MOINS DE TROIS MOIS D EVOLUTION

PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE DES LOMBALGIES ET LOMBOSCIATIQUES COMMUNES DE MOINS DE TROIS MOIS D EVOLUTION PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE DES LOMBALGIES ET LOMBOSCIATIQUES COMMUNES DE MOINS DE TROIS MOIS D EVOLUTION TEXTE DES RECOMMANDATIONS ANAES FEVRIER 2000 La lombalgie est une douleur de

Plus en détail

Prise en charge médicale de la lombalgie commune chronique recommandations ANAES 2000 ET HAS Dr RAKOTONIRAINY Oliva Henintsoa

Prise en charge médicale de la lombalgie commune chronique recommandations ANAES 2000 ET HAS Dr RAKOTONIRAINY Oliva Henintsoa Prise en charge médicale de la lombalgie commune chronique recommandations ANAES 2000 ET HAS 2005 Dr RAKOTONIRAINY Oliva Henintsoa 1 Plan Introduction Epidémiologie Evaluation initiale Stratégie thérapeutique

Plus en détail

DIAGNOSTIC, PRISE EN CHARGE ET SUIVI DES MALADES ATTEINTS DE LOMBALGIE CHRONIQUE

DIAGNOSTIC, PRISE EN CHARGE ET SUIVI DES MALADES ATTEINTS DE LOMBALGIE CHRONIQUE DIAGNOSTIC, PRISE EN CHARGE ET SUIVI DES MALADES ATTEINTS DE LOMBALGIE CHRONIQUE Décembre 2000 Service des recommandations et références professionnelles Ces recommandations ont été réalisées à la demande

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 7 juillet 2004

AVIS DE LA COMMISSION. 7 juillet 2004 COMMISSION DE LA TRAPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 7 juillet 2004 Suite à la demande du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale la Commission réexamine la spécialité :

Plus en détail

GROUPES QUALITE PRISE EN CHARGE DE LA DEPRESSION DOSSIER DOCUMENTAIRE FEVRIER Comité de relecture. Groupe de travail

GROUPES QUALITE PRISE EN CHARGE DE LA DEPRESSION DOSSIER DOCUMENTAIRE FEVRIER Comité de relecture. Groupe de travail GROUPES QUALITE PRISE EN CHARGE DE LA DEPRESSION DOSSIER DOCUMENTAIRE FEVRIER 2009 Groupe de travail René LE JEUNE Jean BATTINI Arnaud GANNE Jean-Yves HASCOET Comité de relecture Didier MYHIE Hervé LE

Plus en détail

LA LOMBALGIE CHRONIQUE

LA LOMBALGIE CHRONIQUE LA LOMBALGIE CHRONIQUE Dr Mohammed Nouri La lombalgie chronique C.E.T.D. Centre Hospitalier Haut Anjou OCTOBRE 2016 Définition : La lombalgie chronique est définie par une douleur habituelle de la région

Plus en détail

L exercice physique: le traitement de choix de la lombalgie. Pr Y Henrotin

L exercice physique: le traitement de choix de la lombalgie. Pr Y Henrotin L exercice physique: le traitement de choix de la lombalgie Pr Y Henrotin Syndrome de déconditionnement physique Déficits Activités Participation Diminution de la force et de l endurance musculaire Perte

Plus en détail

Dr Francine Hirszowski DU douleur

Dr Francine Hirszowski DU douleur Dr Francine Hirszowski DU douleur Les objectifs du traitement 1. A ce stade, l'amélioration des incapacités et du handicap éventuel passe par une participation et un engagement personnel du patient. Cela

Plus en détail

L instabilité rachidienne

L instabilité rachidienne L instabilité rachidienne Dr Pierre Coloma, neurochirurgien Dr Sébastien Le Pape, chirurgien orthopédiste + (In)stabilité : définitions Stabilité : capacité des vertèbres à rester cohésives lors des mouvements

Plus en détail

Lombalgie récenter. Quelle imagerie? Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Lombalgie récenter. Quelle imagerie? Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers Lombalgie récenter Quelle imagerie? Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers Cas clinique 1 Homme de 39 ans, maçon Lombalgie aigue datant de 3 jours Aucun ATCD Examen normal sauf contracture

Plus en détail

PRISE EN CHARGE MASSO- KINÉSITHÉRAPIQUE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE : MODALITÉS DE PRESCRIPTION MAI 2005

PRISE EN CHARGE MASSO- KINÉSITHÉRAPIQUE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE : MODALITÉS DE PRESCRIPTION MAI 2005 PRISE EN CHARGE MASSO- KINÉSITHÉRAPIQUE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE : MODALITÉS DE PRESCRIPTION MAI 2005 Service ALD et accords conventionnels - 1 - SYNTHÈSE ET PERSPECTIVES I. INTRODUCTION Les lombalgies

Plus en détail

Item n 215 : Rachialgies

Item n 215 : Rachialgies Généralité Interrogatoire Item n 215 : Rachialgies ATCD : cancer, tuberculose,... Caractéristique de la douleur : Siège et irradiation (radiculalgie) Horaire : inflammatoire ou mécanique Intensité : EVA

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 05 janvier 2011

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 05 janvier 2011 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 05 janvier 2011 Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée de 5 ans à compter du 31 décembre 2005 (JO du 25 octobre 2007) B/8 (CIP : 318 863-6) NIFLURIL

Plus en détail

Démarche diagnostique. L examen clinique est un élément essentiel. Décisions thérapeutiques

Démarche diagnostique. L examen clinique est un élément essentiel. Décisions thérapeutiques Evaluation clinique d un patient souffrant d une lombalgie et/ou d une radiculopathie persistante ou récidivante malgré une ou plusieurs interventions (définition du F.B.S.S.) L examen clinique est un

Plus en détail

7ème congrès de lutte contre la douleur ORAN Mars 2011

7ème congrès de lutte contre la douleur ORAN Mars 2011 7ème congrès de lutte contre la douleur ORAN 17-18 Mars 2011 APPROCHE THERAPEUTIQUE DE LA LOMBALGIE Djaroud Z 1, Terki K 2, Boumediene Zellat B 1, Benlebna F 1, Elabed F 1, Benguedih A 1 MPR 1 SEMEP 2

Plus en détail

LOMBALGIE COMMUNE DE L ADULTE

LOMBALGIE COMMUNE DE L ADULTE Page 1 de 5 LOMBALGIE COMMUNE DE L ADULTE 1. DEFINITIONS Lombalgie : la lombalgie est une douleur de localisation lombaire. Lombosciatique : est une douleur lombaire irradiant dans le membre inférieur

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 05 février 2003

AVIS DE LA COMMISSION. 05 février 2003 COMMISSION DE LA TRANSPAR0ENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 05 février 2003 PROFENID 100 mg/2 ml, solution injectable (IM) (boîtes de 2 et 6 ampoules) Laboratoires AVENTIS kétoprofène Liste

Plus en détail

la douleur aiguë en rhumatologie place de la morphine

la douleur aiguë en rhumatologie place de la morphine e la douleur aiguë en rhumatologie place de la morphine Docteur André LESPINE Hôpital E.Herriot LYON Les jeudis de l Europel 11 mars 2006 e Oui? Non? utilisez vous la morphine? mesurez vous la douleur

Plus en détail

23/10/2012. Enoncé. Enoncé

23/10/2012. Enoncé. Enoncé Module Transversal 4 Déficience, Incapacité, Handicap Cas clinique ED MT4/7.2 Items 49-50-51-53 Fédération de Médecine Physique et de Réadaptation, CHU Montpellier-Nîmes, Sous la direction des Professeurs

Plus en détail

ALGO: comment en guérir? Docteur Christian Dufrene. Consultation pluridisciplinaire de la douleur. Centre Hospitalier Châteauroux

ALGO: comment en guérir? Docteur Christian Dufrene. Consultation pluridisciplinaire de la douleur. Centre Hospitalier Châteauroux ALGO: comment en guérir? Docteur Christian Dufrene. Consultation pluridisciplinaire de la douleur. Centre Hospitalier 36000 Châteauroux ALGO: Guérir? Oui mais Grande hétérogénéité de présentation clinique

Plus en détail

Recommandations de la Haute Autorité de santé, établies par consensus formalisé, portant sur les actes chirurgicaux et orthopédiques ne nécessitant

Recommandations de la Haute Autorité de santé, établies par consensus formalisé, portant sur les actes chirurgicaux et orthopédiques ne nécessitant Recommandations de la Haute Autorité de santé, établies par consensus formalisé, portant sur les actes chirurgicaux et orthopédiques ne nécessitant pas, pour un patient justifiant des soins de masso-kinésithérapie,

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 30 novembre 2011

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 30 novembre 2011 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 30 novembre 2011 Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée de 5 ans à compter du 31 décembre 2005 (JO du 28 avril 2006) CHRONO-INDOCID 75 mg, gélule

Plus en détail

la FMC du généraliste

la FMC du généraliste la FMC du généraliste vendredi 29 novembre 2002 n 2227 dossier Les lombalgies chroniques Épuisantes pour le patient et son médecin, socio-économiquement exorbitantes, les lombalgies chroniques relèvent

Plus en détail

Les infiltrations sous contrôle tomodensitométriques en pratique libérale :

Les infiltrations sous contrôle tomodensitométriques en pratique libérale : Les infiltrations sous contrôle tomodensitométriques en pratique libérale : aspects pratiques, prise en charge des patients et gestion des échecs Dr O Sisteron, Dr T Balme Service de Radiologie - Polyclinique

Plus en détail

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique LA LOMBALGIE CHRONIQUE : LE «MAL DU SIÈCLE»? Douleur localisée entre la 12 e côte et la partie inférieure de la fesse,

Plus en détail

Lombalgie commune 24/02/2009. Objectifs. Red flags = signes d alarme. Yellow flags = risque de chronicité

Lombalgie commune 24/02/2009. Objectifs. Red flags = signes d alarme. Yellow flags = risque de chronicité Lombalgie commune T. Sacroug, SMPR A.-S. Steiner, SMPR S. Leal, UMPRO R. Dardel, médecine manuelle 26 novembre 2008 Objectifs Distinguer une lombalgie commune d une lombalgie spécifique Reconnaître les

Plus en détail

REMPLACEMENT DU DISQUE INTERVERTÉBRAL LOMBAIRE PAR

REMPLACEMENT DU DISQUE INTERVERTÉBRAL LOMBAIRE PAR REMPLACEMENT DU DISQUE INTERVERTÉBRAL LOMBAIRE PAR PROTHÈSE Classement CCAM : 12.02.02.04 code : LHKA900 AVRIL 2007 Service évaluation des dispositifs Service évaluation des actes professionnels 2 avenue

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 29 mars 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 29 mars 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 29 mars 2006 Examen du dossier des spécialités inscrites, pour une durée limitée, conformément au décret du 27 octobre 1999 (JO du 30 octobre 1999) et à l arrêté du 15

Plus en détail

Prise en charge individuelle et institutionnelle

Prise en charge individuelle et institutionnelle La douleur et sa prise en charge Prise en charge individuelle et institutionnelle Bernard Pradines Soins de Longue Durée Albi Plan de l'exposé Introduction I - Etiologies les plus fréquentes II - Principaux

Plus en détail

Risques médicaux des professions de santé : risques musculo-squelettiques. Dr CADENE SOFOMEC 22/03/2012

Risques médicaux des professions de santé : risques musculo-squelettiques. Dr CADENE SOFOMEC 22/03/2012 Risques médicaux des professions de santé : risques musculo-squelettiques Dr CADENE SOFOMEC 22/03/2012 Risques des métiers de la santé Infectieux ( AES,hygiène, soins ) Chimiques ( antiseptiques, cytotoxiques

Plus en détail

COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE

COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE N de version: 01 Date d'application : 24/09/2008 Réf.: CMUB-29 Pagination : 1 de 5 COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE Rédacteurs Procédure N 29 A. Leuret, J.P. Sommereisen, J.M. Philippe, C. Le

Plus en détail

Législation encadrant la profession de M.K.

Législation encadrant la profession de M.K. Législation encadrant la profession de M.K. 1. La convention et la NGAP Conditions administratives pour la PEC d un acte : Les formalités : Sous prescription médicale, accord préalable si plus de 30 séances

Plus en détail

«La Rhumatologie au Quotidien» Prof. RALANDISON Stéphane Rhumatologue- Interniste Association des Praticiens en Rhumatologie à Madagascar (APR)

«La Rhumatologie au Quotidien» Prof. RALANDISON Stéphane Rhumatologue- Interniste Association des Praticiens en Rhumatologie à Madagascar (APR) «La Rhumatologie au Quotidien» Prof. RALANDISON Stéphane Rhumatologue- Interniste Association des Praticiens en Rhumatologie à Madagascar (APR) Jeudi FMC du CHU Morafeno, Toamasina 6 aout 2015 Introduction

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. 23 septembre Lombalgie aiguë, sciatiques : Dans quels cas recourir à la médecine manuelle-ostéopathie?

DOSSIER DE PRESSE. 23 septembre Lombalgie aiguë, sciatiques : Dans quels cas recourir à la médecine manuelle-ostéopathie? SMMOF Syndicat de Médecine Manuelle-Ostéopathie de France DOSSIER DE PRESSE 23 septembre 2011 Lombalgie aiguë, sciatiques : Dans quels cas recourir à la médecine manuelle-ostéopathie? Recommandations officielles

Plus en détail

MEDECINE THERMALE ET FIBROMYALGIE

MEDECINE THERMALE ET FIBROMYALGIE MEDECINE THERMALE ET FIBROMYALGIE Origines du Thermalisme Les origines du thermalisme en France remontent aux bains grecs et romains, créés dans le pays à l époque de la domination romaine. La pratique

Plus en détail

A.R En vigueur M.B

A.R En vigueur M.B A.R. 27.9.2009 En vigueur 1.12.2009 M.B. 20.10.2009 Modifier Insérer Enlever Article 22 PHYSIOTHERAPIE SECTION 10. - Médecine physique et réadaptation. Art. 22. Sont considérées comme prestations qui requièrent

Plus en détail

Item 65 : Bases neurophysiologiques et évaluation d une douleur aiguë et chronique

Item 65 : Bases neurophysiologiques et évaluation d une douleur aiguë et chronique Item 65 : Bases neurophysiologiques et évaluation d une douleur aiguë et chronique COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. AVIS 31 mai 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. AVIS 31 mai 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 31 mai 2006 Suite à la demande du ministre chargé de la Santé et de la Sécurité Sociale, la commission réexamine la spécialité suivante : CIRKAN A LA PREDNACINOLONE,

Plus en détail

Docteur Dominique COURBIS Docteur Michel DUCAS Docteur Alain POIRIER

Docteur Dominique COURBIS Docteur Michel DUCAS Docteur Alain POIRIER Docteur Dominique COURBIS Docteur Michel DUCAS Docteur Alain POIRIER Les lombalgies aiguës non spécifiques sont améliorées dans : 50% des cas à 24 heures 70% des cas à 1 semaine 90% des cas à 1 mois Au

Plus en détail

Qu est-ce qu un dos? De quoi parle-t-on? Histoire 1 07/02/2012

Qu est-ce qu un dos? De quoi parle-t-on? Histoire 1 07/02/2012 Dr, PD, Stephane Genevay Médecin adjoint Responsable de la consultation rachis Service de Rhumatologie Histoire 1 Jeune fille de 15 qui vient avec sa mère Se plaint de mal de dos à l école et à la gymnastique

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 mars 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 mars 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 1 mars 2006 Examen du dossier de la spécialité inscrite pour une durée limitée conformément au décret du 27 octobre 1999 (JO du 30 octobre 1999) et à l arrêté du 15 décembre

Plus en détail

Les lombalgies en rhumatologie. T. Armingeat Service du Pr Lafforgue Hôpital de la conception

Les lombalgies en rhumatologie. T. Armingeat Service du Pr Lafforgue Hôpital de la conception Les lombalgies en rhumatologie T. Armingeat Service du Pr Lafforgue Hôpital de la conception Le problème de santé publique N 1! 13 % des accidents du travail! Durée moyenne 33 jours! Arrêt > 6 mois pour

Plus en détail

L abord kinésithérapique dans la PR. CH Louis Pasteur Dole septembre 2007

L abord kinésithérapique dans la PR. CH Louis Pasteur Dole septembre 2007 L abord kinésithérapique dans la PR CH Louis Pasteur Dole septembre 2007 Introduction La kinésithérapie, avec l ergothérapie, la podologie et l appareillage, fait partie des spécialités mises en œuvre

Plus en détail

La douleur chronique en Europe et en France. Une situation préoccupante pour des millions de malades

La douleur chronique en Europe et en France. Une situation préoccupante pour des millions de malades La douleur chronique en Europe et en France Une situation préoccupante pour des millions de malades Une première à l échelle européenne La première enquête européenne sur la douleur chronique Plus de 46

Plus en détail

Evaluation des systèmes implantables de neurostimulation médullaire

Evaluation des systèmes implantables de neurostimulation médullaire SERVICE D ÉVALUATION DES DISPOSITIFS Evaluation des systèmes implantables de neurostimulation médullaire Texte court du rapport d évaluation technologique Date de validation par la CNEDiMTS : mars 2014

Plus en détail

A.R En vigueur M.B

A.R En vigueur M.B A.R. 9.11.2015 En vigueur 1.2.2016 M.B. 9.12.2015 Modifier Insérer Enlever Article 22 PHYSIOTHERAPIE SECTION 10. - Médecine physique et réadaptation. Art. 22. Sont considérées comme prestations qui requièrent

Plus en détail

Surveillance syndromique SurSaUD Bulletin du réseau SOS Médecins / InVS Numéro 424, du 08/02/2016

Surveillance syndromique SurSaUD Bulletin du réseau SOS Médecins / InVS Numéro 424, du 08/02/2016 Synthèse : Surveillance syndromique SurSaUD Bulletin du réseau SOS Médecins / InVS Numéro 424, du 08/02/2016 Les visites pour grippe/syndrome grippal sont en forte augmentation cette semaine dans toutes

Plus en détail

TRAITEMENT MEDICAL D UNE RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS (CR) Basse-Terre, le 23/10/2015 (Dr Alex RUART - CCMS )

TRAITEMENT MEDICAL D UNE RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS (CR) Basse-Terre, le 23/10/2015 (Dr Alex RUART - CCMS ) TRAITEMENT MEDICAL D UNE RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS (CR) Basse-Terre, le 23/10/2015 (Dr Alex RUART - CCMS ) INTRODUCTION La C.R. : Réunion des 4 muscles courts et profonds : - 2 muscles antérieurs

Plus en détail

L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE

L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE DE L ADULTE DOSSIER DOCUMENTAIRE JUIN 2009 COMITE DE REDACTION René LE JEUNE Jean BATTINI Arnaud GANNE Jean-Yves HASCOET COMITE DE RELECTURE Didier MYHIE Hervé

Plus en détail

10/01/2010 LA LOMBOSCIATIQUE COMMUNE. La douleur radiculaire est à type de brûlure à la face. La douleur lombaire est décrite comme une barre non

10/01/2010 LA LOMBOSCIATIQUE COMMUNE. La douleur radiculaire est à type de brûlure à la face. La douleur lombaire est décrite comme une barre non La sciatique par hernie discale Monsieur P âgé de 50 ans présente une douleur lombo radiculaire droite depuis 14 jours. LA LOMBOSCIATIQUE COMMUNE La douleur lombaire est décrite comme une barre non impulsive

Plus en détail

Proposition d arbres décisionnels

Proposition d arbres décisionnels Comment mieux prescrire les psychotropes chez le sujet âgé de plus de 80 ans? Proposition d arbres décisionnels troubles du sommeil dépression - anxiété Sylvie LEGRAIN Unité Programmes Pilotes - 29 juillet

Plus en détail

Echelles d évaluation. Traitement de la douleur

Echelles d évaluation. Traitement de la douleur Traitement de la douleur Pourquoi évaluer? Identifier des malades algiques Prendre une décision thérapeutique adaptée Améliorer la relation médecin-malade Permettre aux équipes soignantes d utiliser des

Plus en détail

LOMBOSCIATIQUES 130 cas récents. J.R. ALLIEZ, N.HILAL, C. BALAN B.ALLIEZ C.H.U. Nord Neurochirurgie Marseille

LOMBOSCIATIQUES 130 cas récents. J.R. ALLIEZ, N.HILAL, C. BALAN B.ALLIEZ C.H.U. Nord Neurochirurgie Marseille LOMBOSCIATIQUES 130 cas récents J.R. ALLIEZ, N.HILAL, C. BALAN B.ALLIEZ C.H.U. Nord Neurochirurgie Marseille T.M.S. NOV.2005 Définition Lombo : Syndrome rachidien Sciatique : Syndrome radiculaire Chronique

Plus en détail

Céphalées chroniques Quotidiennes par abus médicamenteux

Céphalées chroniques Quotidiennes par abus médicamenteux Céphalées chroniques Quotidiennes par abus médicamenteux Un problème de santé publique méconnu Dr. Christian Lucas Dr Francine Hirszowski Framig III. - 2010/2015 Lanteri-Minet Valade Géraud Chauttard Radat

Plus en détail

PRATIQUE DE L IMAGERIE DU RACHIS. Morlaix le 17 septembre 2015 Frédéric Busson Ronan Bourlès

PRATIQUE DE L IMAGERIE DU RACHIS. Morlaix le 17 septembre 2015 Frédéric Busson Ronan Bourlès PRATIQUE DE L IMAGERIE DU RACHIS Morlaix le 17 septembre 2015 Frédéric Busson Ronan Bourlès Préambule De quelle technique d imagerie disposonsnous? 1. La radiologie standard 2. La tomodensitométrie ou

Plus en détail

PRÉSENTATION DU SERVICE D ORTHOPEDIE

PRÉSENTATION DU SERVICE D ORTHOPEDIE PRÉSENTATION DU SERVICE D ORTHOPEDIE Les locaux : C est un service de chirurgie traumatologique et orthopédique. Il est composé de 29 lits (7 chambres particulières et 11 chambres doubles). Chambres chambres

Plus en détail

Surveillance syndromique SurSaUD Bulletin du réseau SOS Médecins / InVS Numéro 426 du 22 février 2016 Synthèse : Objectifs Sommaire

Surveillance syndromique SurSaUD Bulletin du réseau SOS Médecins / InVS Numéro 426 du 22 février 2016 Synthèse : Objectifs Sommaire Surveillance syndromique SurSaUD Bulletin du réseau SOS Médecins / InVS Numéro 426 du 22 février 2016 Synthèse : L activité globale des associations SOS Médecins est en hausse modérée chez les adultes

Plus en détail

ITEM 118 : Principales techniques de rééducation et de réadaptation

ITEM 118 : Principales techniques de rééducation et de réadaptation Médecin MPR Médecin traitant Ergothérapeute Podo-orthésiste Kinésithérapeute Patient Podologue Enseignant en APA Orthophoniste Psychologue Psychomotricien Orthoprothésiste Assistant socio-éducatif ITEM

Plus en détail

LE BON USAGE DU MEDICAMENT

LE BON USAGE DU MEDICAMENT LE BON USAGE DU MEDICAMENT L optimisation du rapport bénéfice risque des médicaments La minimisation du risque thérapeutique pour le patient. Une meilleure allocation des ressources disponibles Reposent

Plus en détail

L arthrose, ses maux si on en parlait! INFORMER

L arthrose, ses maux si on en parlait! INFORMER INFORMER Qu est-ce que l arthrose? L arthrose est une maladie courante des articulations dont la fréquence augmente avec l âge. C est une maladie du cartilage : il s agit de la «destruction» du cartilage

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 7 juillet 2004

AVIS DE LA COMMISSION. 7 juillet 2004 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 7 juillet 2004 Suite à la demande du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale la Commission réexamine la spécialité

Plus en détail

Actinomycose pelvienne: comment l évoquer pour une meilleure prise en charge?

Actinomycose pelvienne: comment l évoquer pour une meilleure prise en charge? Actinomycose pelvienne: comment l évoquer pour une meilleure prise en charge? C H A P E L L E E, D E L A P P A R E N T T, J O L L Y M, B A E Z A C, G O V Y A D O W S K I Y A, T E R Z I B A C H I A N J

Plus en détail

Y a-t-il des risques à manipuler un patient avec sciatique? Dr C. BLAES Service de Médecine physique et de réadaptation CHU Hautepierre- Strasbourg

Y a-t-il des risques à manipuler un patient avec sciatique? Dr C. BLAES Service de Médecine physique et de réadaptation CHU Hautepierre- Strasbourg Y a-t-il des risques à manipuler un patient avec sciatique? Dr C. BLAES Service de Médecine physique et de réadaptation CHU Hautepierre- Strasbourg INTRODUCTION Sciatique = motif fréquent en MMO Complications

Plus en détail

TRAITEMENT ARTHROSCOPIQUE

TRAITEMENT ARTHROSCOPIQUE TRAITEMENT ARTHROSCOPIQUE DE L EPICONDYLITE Classement CCAM : 13 - Code : Non codé JUIN 2006 Service évaluation des actes professionnels 2 avenue du Stade de France 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX Tél.

Plus en détail

Les psychotropes chez la personne agée. propositions d actions concertées

Les psychotropes chez la personne agée. propositions d actions concertées Les psychotropes chez la personne agée propositions d actions concertées Plusieurs recommandations récentes Améliorer la prescription des psychotropes chez le sujet agé (méthodologie participative oct

Plus en détail

La lombalgie. Lombalgies : s arrêter (ou pas)? actualités. dossier BRÈVES

La lombalgie. Lombalgies : s arrêter (ou pas)? actualités. dossier BRÈVES actualités BRÈVES dossier La lombalgie Lombalgies : s arrêter (ou pas)? par agnès bouchaud-chabot, rhumatologue de l espace Santé En 2017, la Caisse nationale de l assurance maladie prévoit d économiser

Plus en détail

I N S T I T U T M c K E N Z I E F r a n c e

I N S T I T U T M c K E N Z I E F r a n c e PROGRAMME 1 DETAILLE DU COURS McKENZIE C : APPROFONDISSEMENT RACHIS LOMBAIRE ET APPLICATION DES CONCEPTS McKENZIE AUX TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES DU MEMBRE INFERIEUR I- : INTRODUCTION (30 MN) : A- PROBLÈMES

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 15 février 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 15 février 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 15 février 2006 Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée limitée conformément au décret du 27 octobre 1999 (JO du 30 octobre 1999) et à l arrêté du

Plus en détail

CONCLUSIONS. ARTHRUM H 2%, solution d acide hyaluronique pour injection intra-articulaire. AVIS DE LA CNEDiMTS 07 avril 2015

CONCLUSIONS. ARTHRUM H 2%, solution d acide hyaluronique pour injection intra-articulaire. AVIS DE LA CNEDiMTS 07 avril 2015 COMMISSION NATIONALE D EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA CNEDiMTS 07 avril 2015 CONCLUSIONS ARTHRUM H 2%, solution d acide hyaluronique pour injection intra-articulaire

Plus en détail

LES CIRCUITS DE LA DOULEUR

LES CIRCUITS DE LA DOULEUR LES CIRCUITS DE LA DOULEUR PREMIERE CONSULTATION Anamnèse clinique - apparition du problème - durée / intensité / localisation / irradiation - description clinique - antécédents médicaux / chirurgicaux

Plus en détail

Restauration Fonctionnelle du Rachis

Restauration Fonctionnelle du Rachis RACHIALGIES, POSTURE et MOUVEMENT Lyon 8 septembre 2007 Restauration Fonctionnelle du Rachis Notre expérience et nos résultats depuis 1998 Service de Rééducation du Centre Hospitalier de Mulhouse P.Fender,

Plus en détail

EXEMPLE DE PRISE EN CHARGE CHIROPRATIQUE : LA TECHNIQUE COX».

EXEMPLE DE PRISE EN CHARGE CHIROPRATIQUE : LA TECHNIQUE COX». EXEMPLE DE PRISE EN CHARGE CHIROPRATIQUE : LA TECHNIQUE COX DITE DE «FLEXION-DISTRACTION». par Karl VINCENT, D.C. Institut Franco-Europ Européen de Chiropratique 1ER CONGRÈS S NATIONAL DE LA SOFMMOO 08

Plus en détail

COMPRENDRE ET LUTTER CONTRE LA DOULEUR DE CEUX QUI NE PEUVENT L EXPRIMER LES MAUX SANS LES MOTS

COMPRENDRE ET LUTTER CONTRE LA DOULEUR DE CEUX QUI NE PEUVENT L EXPRIMER LES MAUX SANS LES MOTS COMPRENDRE ET LUTTER CONTRE LA DOULEUR DE CEUX QUI NE PEUVENT L EXPRIMER LES MAUX SANS LES MOTS LES PERSONNES QUI NE PEUVENT EXPRIMER LEUR DOULEUR? Personnes IMC, handicapés physiques ou mentales. Pathologies

Plus en détail

Sémiologie du rachis. Pr Olivier GILLE

Sémiologie du rachis. Pr Olivier GILLE Sémiologie du rachis Pr Olivier GILLE DCEM1 Année 2010-2011 Sémiologie du rachis I. Rappels anatomiques II. Examen clinique III. Examen radiologique IV. Principales pathologies Dégénératives rachis cervical

Plus en détail

Comité d'organisation des états généraux de la douleur

Comité d'organisation des états généraux de la douleur Comité d'organisation des états généraux de la douleur Enquête auprès des professionnels de santé libéraux sur la prise en charge de la douleur Présentation synthétique des résultats SANESCO-COEGD Enquête

Plus en détail

AVIS. 23 mai Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée de 5 ans à compter du 31/12/2006 (JO du 08/05/2008)

AVIS. 23 mai Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée de 5 ans à compter du 31/12/2006 (JO du 08/05/2008) COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 23 mai 2012 Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée de 5 ans à compter du 31/12/2006 (JO du 08/05/2008) LAMALINE, gélule B/16 (CIP : 351 549-5) LAMALINE,

Plus en détail

N. Zée 1, V. Freire 1, M. Benhamou 2, S. Poiraudeau. J.-L. Drape 1, A. Feydy 2

N. Zée 1, V. Freire 1, M. Benhamou 2, S. Poiraudeau. J.-L. Drape 1, A. Feydy 2 Évaluation de la hauteur discale lombaire : comparaison entre un système de radiographie basse dose à balayage (EOS) et un système de radiographie numérique (RN) N. Zée 1, V. Freire 1, M. Benhamou 2, S.

Plus en détail

COMITE DE LUTTE CONTRE LA DOULEUR

COMITE DE LUTTE CONTRE LA DOULEUR COMITE DE LUTTE CONTRE LA DOULEUR Évaluer la douleur Véronique BLIN Véronique FOURNIER Christelle ROCHETEAU 1 Méthodes d évaluation Critères de choix d une méthode d évaluation Facile et rapidement comprise

Plus en détail

Traitement chirurgical des douleurs sciatiques

Traitement chirurgical des douleurs sciatiques Traitement chirurgical des douleurs sciatiques Hervé Tourneux Bertrand Dumas Chirurgie du rachis Lombo-radiculalgie aigues Hernie discale Lombo-radiculalgies chroniques Canal lombaire étroit Discopathie

Plus en détail

Rachialgies ITEM 92. Alexis Homs, Interne MPR Dr Claire Jourdan, Pr Isabelle Laffont, Pr Arnaud Dupeyron

Rachialgies ITEM 92. Alexis Homs, Interne MPR Dr Claire Jourdan, Pr Isabelle Laffont, Pr Arnaud Dupeyron ITEM 92 Rachialgies Diagnostiquer une rachialgie Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. Alexis Homs, Interne MPR Dr Claire Jourdan, Pr Isabelle Laffont, Pr Arnaud Dupeyron

Plus en détail

«et les piqûres, Docteur?»

«et les piqûres, Docteur?» Service d anesthésiologie Centre d antalgie «et les piqûres, Docteur?» Dre Chantal Berna Renella MD PhD 16.6.2016 Médecine de la personne âgée Antalgie interventionnelle Infiltration de cibles spécifiques

Plus en détail

Recommandations pour la pratique clinique Modalités de dépistage et diagnostic biologique des dyslipidémies en prévention primaire

Recommandations pour la pratique clinique Modalités de dépistage et diagnostic biologique des dyslipidémies en prévention primaire Recommandations pour la pratique clinique Modalités de dépistage et diagnostic biologique des dyslipidémies en prévention primaire Texte des recommandations INTRODUCTION 1. Thème des recommandations La

Plus en détail

LES INFILTRATIONS PERIDURALES

LES INFILTRATIONS PERIDURALES LES INFILTRATIONS PERIDURALES UOAD 18-12-2014 Dr B. Kaschten CHU Liège - C.H. Dinant Infiltration péridurale = injection dans l espace péridural de corticoides dans un but anti-inflammatoire Anesthésie

Plus en détail

Prise en charge des métastases osseuses en radiologie interventionnelle. François Casalonga Service d imagerie HP Clairval

Prise en charge des métastases osseuses en radiologie interventionnelle. François Casalonga Service d imagerie HP Clairval Prise en charge des métastases osseuses en radiologie interventionnelle François Casalonga Service d imagerie HP Clairval Introduction La présence de métastases osseuses est la cause la plus fréquente

Plus en détail

Douleur et handicap. - «Hand in the cap» - Classification internationale des maladies, OMS, CIM.

Douleur et handicap. - «Hand in the cap» - Classification internationale des maladies, OMS, CIM. Douleur et handicap - «Hand in the cap» - Classification internationale des maladies, OMS, 1970. CIM. - Classification internationale des déficiences, incapacités, handicaps. CIDIH. - Déficience : - perte

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 mars 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 mars 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 1 mars 2006 Examen du dossier des spécialités inscrites pour une durée limitée conformément au décret du 27 octobre 1999 (JO du 30 octobre 1999) et à l arrêté du 15 décembre

Plus en détail

Lésion méniscale isolée chez le sujet jeune et le sujet d âge mûr. Cas clinique n o 1. Isolated meniscal lesion in young and older patients

Lésion méniscale isolée chez le sujet jeune et le sujet d âge mûr. Cas clinique n o 1. Isolated meniscal lesion in young and older patients Lésion méniscale isolée chez le sujet jeune et le sujet d âge mûr Isolated meniscal lesion in young and older patients F. Sailhan*, P. Ribinik** Cas clinique n o 1 Une jeune femme de 23 ans vous est adressée

Plus en détail

Cancers rares Faciliter l accès aux thérapies innovantes. 24 mars 2016 Dr Anne d Andon Haute autorité de santé

Cancers rares Faciliter l accès aux thérapies innovantes. 24 mars 2016 Dr Anne d Andon Haute autorité de santé Cancers rares Faciliter l accès aux thérapies innovantes 24 mars 2016 Dr Anne d Andon Haute autorité de santé Décision d AMM CHMP Commission Européenne 2 Service Médical Rendu (SMR) Le SMR répond à la

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 30 juin 2004

AVIS DE LA COMMISSION. 30 juin 2004 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 30 juin 2004 Suite à la demande du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, la Commission réexamine la spécialité

Plus en détail

Grands principes de Rééducation / Kinésithérapie Dr LOTITO G Pr BENSOUSSAN L, Pr VITON JM, Pr DELARQUE A

Grands principes de Rééducation / Kinésithérapie Dr LOTITO G Pr BENSOUSSAN L, Pr VITON JM, Pr DELARQUE A Grands principes de Rééducation / Kinésithérapie Dr LOTITO G Pr BENSOUSSAN L, Pr VITON JM, Pr DELARQUE A Pôle de Médecine Physique et de Réadaptation et Médecine et Traumatologie du Sport Acte médical

Plus en détail

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique Caroline Karras-Guillibert Rhumatologue, Hôpital Saint Joseph, Marseille La lombalgie chronique : le «mal du siècle»?

Plus en détail

POLYARTHRALGIES Orientations et Bilans. Pr. Martin Soubrier Service de Rhumatologie CHU Gabriel MOMPIED

POLYARTHRALGIES Orientations et Bilans. Pr. Martin Soubrier Service de Rhumatologie CHU Gabriel MOMPIED POLYARTHRALGIES Orientations et Bilans Pr. Martin Soubrier Service de Rhumatologie CHU Gabriel MOMPIED Des étiologies multiples Polysynovite distale symétrique fixe nue : polyarthrite rhumatoïde Oligoarthrite

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 05 février ZOMETA 4 mg poudre et solvant pour solution pour perfusion Boîte de 1

AVIS DE LA COMMISSION. 05 février ZOMETA 4 mg poudre et solvant pour solution pour perfusion Boîte de 1 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 05 février 2003 ZOMETA 4 mg poudre et solvant pour solution pour perfusion Boîte de 1 NOVARTIS PHARMA acide zolédronique Liste I

Plus en détail

LA DOULEUR CHEZ L ENFANT AUPRÈS DU PERSONNEL PARAMÉDICAL DE L HÔPITAL MÈRE-ENFANT

LA DOULEUR CHEZ L ENFANT AUPRÈS DU PERSONNEL PARAMÉDICAL DE L HÔPITAL MÈRE-ENFANT ENQUÊTE SUR LA PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CHEZ L ENFANT AUPRÈS DU PERSONNEL PARAMÉDICAL DE L HÔPITAL MÈRE-ENFANT CHU MED VI MARRAKECH 17éme congrès de l ACPP en partenariat avec ACTIV et APLF Le 09/01/2016

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 21 septembre 2016

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 21 septembre 2016 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 21 septembre 2016 paracétamol, phosphate de codéine DAFALGAN CODEINE, comprimé effervescent sécable B/16 (CIP : 34009 333 167 7 8) DAFALGAN CODEINE, comprimé pelliculé

Plus en détail

PROTOCOLE D UTILISATION du MIDAZOLAM

PROTOCOLE D UTILISATION du MIDAZOLAM PROTOCOLE D UTILISATION du MIDAZOLAM (HYPNOVEL*) En SEDATION pour DETRESSE en PHASE TERMINALE 1 ) Objet Ce Protocole s applique pour tout patient Adulte devant une situation de détresse en phase terminale.

Plus en détail

RÉSULTATS DES INDICATEURS DE QUALITÉ ET DE SECURITE DES SOINS

RÉSULTATS DES INDICATEURS DE QUALITÉ ET DE SECURITE DES SOINS RÉSULTATS DES INDICATEURS DE QUALITÉ ET DE SECURITE DES SOINS 1. INDICATEURS DU TABLEAU DE BORD DE LUTTE CONTRE LES INFECTIONS NOSOCOMIALES Le ministère de la santé met à disposition un tableau de bord

Plus en détail

Modèle BIO psycho social. Modèle bio psycho social 22/06/2011. é Dr S. Genevay. Consultation rachis Service de Rhumatologie

Modèle BIO psycho social. Modèle bio psycho social 22/06/2011. é Dr S. Genevay. Consultation rachis Service de Rhumatologie LOMBALGIES SPECIFIQUES : infection tumeur maladie inflammatoire fracture déformation majeure LOMBALGIES + COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES syndrome radiculaire sur hernie discale claudication i neurogène sur

Plus en détail

Diagnostic étiologique d une lombalgie: quand la clinique est reine

Diagnostic étiologique d une lombalgie: quand la clinique est reine Diagnostic étiologique d une lombalgie: quand la clinique est reine Pr RALANDISON Stéphane Jeudi FMC du CHU Morafeno, juin 2016 www.madarhumato-apr.org Introduction Lombalgie: motif très fréquent de consultation

Plus en détail