13.1. Concurrence sur les marchés de capitaux. T. Lauricella (2008), «The Stock Picker s Defeat», Wall Street Journal, 10 décembre.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "13.1. Concurrence sur les marchés de capitaux. T. Lauricella (2008), «The Stock Picker s Defeat», Wall Street Journal, 10 décembre."

Transcription

1 Chapitre 13 Comportement des investisseurs et efficience des marchés financiers W illiam Miller, gérant du fonds actions Legg Mason Value Trust était considéré, jusqu à ce que la crise financière éclate, comme l un des meilleurs gérants de portefeuille au monde : son fonds a en effet surperformé le marché chaque année entre 1991 et Mais entre 2007 et 2008, son fonds a perdu près de 65 % de sa valeur, soit deux fois plus que le marché au cours de cette même période. Son fonds a de nouveau surperformé en 2009, avant de s effondrer de 2010 à 2012 conduisant finalement Miller à se retirer. Les investisseurs qui ont acheté des parts de ce fonds en 1991 ont perdu en deux ans l ensemble de la surperformance réalisée au cours des 15 années précédentes. Les performances obtenues par ce gérant jusqu en 2007 étaient-elles dues à la chance ou est-ce la période post-2007 qui fait figure d accident de parcours1? Une des conclusions essentielles du MEDAF est qu il est impossible de réaliser une performance supérieure à celle du marché de manière persistante. Dans ce chapitre, nous allons examiner précisément cette prédiction du MEDAF et dans quelle mesure le portefeuille de marché peut être considéré comme efficient. Le chapitre débute par l analyse du rôle joué par la concurrence en soulignant le fait que si des investisseurs sont capables de «battre le marché», c est que d autres détiennent des portefeuilles qui sousperforment. Le chapitre étudie aussi le comportement des investisseurs individuels qui ont tendance à faire de nombreuses erreurs qui nuisent à leur performance. Bien qu il soit a priori possible pour quelques gérants professionnels de tirer parti de ces erreurs, les investisseurs qui ont acheté des parts de ces fonds n en profitent guère. Le chapitre examine ensuite certains «styles» de gestion reposant sur la détention d actions de petites capitalisations, d actions à forts rendements ou d actions qui ont surperformé dans la période récente, et offrent des rentabilités supérieures à celles prédites par le MEDAF. Le chapitre se conclut par la présentation de modèles multifactoriels permettant de rendre compte de ces «anomalies» afin de calculer le coût du capital Concurrence sur les marchés de capitaux Afin de bien comprendre le rôle de la concurrence dans le cadre du MEDAF (chapitre 11), il est utile d examiner comment le comportement des investisseurs conduit à l équilibre des marchés. 1. T. Lauricella (2008), «The Stock Picker s Defeat», Wall Street Journal, 10 décembre. 0005_FinEntreprise3ed.indb /04/14 12:01

2 484 Partie IV Risque et rentabilité L alpha d une action Considérons tout d abord, comme dans le cadre de la figure 11.12, que le marché est efficient. Supposons ensuite que de nouvelles informations soient rendues publiques annonçant une hausse de la rentabilité espérée de 5 % pour Bouygues et Vallourec et une baisse de 5 % pour Air Liquide et Total (à prix constants), tout en laissant inchangée l espérance de rentabilité du portefeuille de marché 2. Il apparaît alors sur la figure 13.1 que le portefeuille de marché n est plus efficient. Pour un même niveau de risque, il est en effet possible de détenir un portefeuille dont la rentabilité espérée est plus élevée pour un risque identique. Les investisseurs modifient donc la composition de leur portefeuille pour qu il continue d être efficient. Rentabilité espérée 70 % 60 % 50 % Portefeuille efficient (après les annonces) Vallourec 40 % 30 % Portefeuille de marché (portefeuille efficient avant les annonces) 20 % Actif sans risque Vinci Pernod Ricard Peugeot LVMH Renault Bouygues 10 % Air Liquide Total Saint Gobain = Effet des annonces 0 % 0 % 10 % 20 % 30 % 40 % 50 % Volatilité (écart-type) Figure 13.1 Un portefeuille de marché inefficient Si le portefeuille de marché est inefficient, le marché n est pas à l équilibre, tel que défini par le MEDAF. Cela se produit lorsque de nouvelles informations sont rendues publiques, induisant une modification des rentabilités espérées de certains titres (augmentation des rentabilités espérées de Bouygues et Vallourec et baisse des rentabilités espérées d Air Liquide et Total) comparée à la situation initiale présentée à la figure Afin d améliorer la performance de leur portefeuille, les investisseurs détenant initialement le portefeuille de marché comparent la rentabilité espérée de chaque titre avec sa rentabilité exigée, obtenue à partir du MEDAF [SML, équation (12.1)] : r s = r f + β s (E[R m ] r f ) (13.1) 2. Des informations influençant la rentabilité de certains titres devraient également modifier celle du portefeuille de marché, puisque ce dernier comprend tous les titres du marché. Il est toutefois possible, pour simplifier, de négliger cet effet de «second tour» en supposant que toutes les variations de prix se compensent (c est le cas par exemple si la pondération des titres dont les rentabilités augmentent est égale à celle des titres dont les rentabilités baissent).

3 Chapitre 13 Comportement des investisseurs et efficience des marchés financiers 485 Les quatre actions dont les rentabilités espérées sont modifiées n appartiennent plus à la SML (figure 13.2). La différence entre la rentabilité espérée du titre s et sa rentabilité exigée définit l alpha de cet actif : α s = E[R s ] r s (13.2) Lorsque le portefeuille de marché est efficient, tous les titres et tous les portefeuilles sont sur la droite du MEDAF et leur alpha est nul. Au contraire, lorsque le portefeuille de marché n est pas efficient, les alphas de certains titres et de certains portefeuilles sont non nuls, et les investisseurs peuvent détenir un portefeuille plus performant que le portefeuille de marché : comme on l a vu au chapitre 11, le ratio de Sharpe d un portefeuille augmente lorsqu il contient des titres dont la rentabilité espérée dépasse la rentabilité exigée, ce qui est le cas lorsque ces actifs ont un alpha positif. Ce résultat peut également être obtenu en vendant à découvert les titres dont les alphas sont négatifs. Comment profiter des actions à alphas non nuls Rentabilité espérée 70 % 60 % Droite du MEDAF (SML) 50 % 40 % Actif sans risque Portefeuille de marché Vallourec Vallourec 30 % 20 % Bouygues = Effet des annonces = Effet des transactions 10 % 0,5 0 Total Air Liquide 0,5 Bêta 1 1,5 2 Figure 13.2 Alpha et distance par rapport à SML Si le portefeuille de marché est inefficient, certains titres ne sont plus situés sur la SML. L alpha d un titre correspond à la distance par rapport à la SML. Il est possible de composer un portefeuille plus performant que le portefeuille de marché en achetant les titres dont l alpha est positif et en vendant ceux dont l alpha est négatif. Lorsque l on procède ainsi, les prix et donc les rentabilités espérées s ajustent et l alpha se réduit jusqu à devenir nul. Face à la situation décrite à la figure 13.2, les investisseurs rationnels détenant initialement le portefeuille de marché vont acheter des actions Bouygues et Vallourec et vendre des actions Air Liquide et Total. Ces opérations provoquent la hausse du prix des actions demandées et la baisse du prix des actions offertes, ce qui modifie les rentabilités espérées de ces titres : lorsque le prix d une action augmente, le rendement (dividende sur

4 486 Partie IV Risque et rentabilité prix de l action) baisse, tout comme le taux de plus-value espéré, et inversement. La rentabilité espérée varie donc en sens inverse du prix. Les recompositions de portefeuille conduisent par conséquent à une baisse de la rentabilité espérée des titres à alpha positif et à une hausse de celle des titres à alpha négatif. Ces ajustements se poursuivent jusqu à ce que le marché soit de nouveau à l équilibre, c est-à-dire lorsque tous les titres sont revenus sur la SML et que le portefeuille de marché est de nouveau efficient. La conclusion principale du MEDAF, qui veut que le portefeuille de marché soit toujours efficient, n est certes pas absolument vérifiée. Toutefois, la concurrence entre les investisseurs qui cherchent à «battre» le marché en investissant dans des titres à alpha positif et en vendant à découvert ceux à alpha négatif implique que le portefeuille de marché est proche de l efficience presque tout le temps. Ainsi, le MEDAF peut-il être considéré comme une bonne description de la situation lorsque les marchés sont concurrentiels. Il est en outre possible que des stratégies d investissement, qui cherchent à profiter de l existence (temporaire) de titres à alpha non nul sur le marché, existent et puissent donc battre le marché informations et anticipations rationnelles De quelle manière un investisseur pourrait-il tirer profit de stratégies d investissement dans des titres à alpha non nul? Pour répondre à cette question, il convient d analyser la situation décrite à la figure 13.2 après l arrivée des annonces sur le marché. Du fait de l alpha positif de Vallourec avant que le prix de son action ne s ajuste, les investisseurs vont anticiper une hausse du prix du titre et donc placer des ordres d achat avant que cela ne se produise. Si l annonce est publique, il est probable qu un grand nombre d investisseurs procédera de la même manière. Symétriquement, aucun investisseur souhaitant initialement se dessaisir du titre n acceptera de le faire à l ancien prix. Ces deux comportements pleinement rationnels aboutissent à un déséquilibre dans le carnet d ordres du titre. La seule manière de rétablir l équilibre consiste en l augmentation du prix, de sorte que l alpha devienne nul. Ainsi, il n est pas du tout impossible que le prix de marché de cette action se soit ajusté alors qu aucune transaction n a eu lieu. Cette situation existe lorsque la concurrence entre les investisseurs est très intense de sorte que les prix de marché s ajustent avant même qu aucun titre ne soit échangé à l ancien prix 3. investisseurs informés contre investisseurs non informés La discussion précédente a mis en exergue le fait qu acheter une action à alpha positif nécessite de pouvoir trouver un investisseur désireux de la vendre (à l ancien prix). Le MEDAF a été développé sous l hypothèse que les investisseurs ont tous accès au même ensemble informationnel et forment des anticipations homogènes. Sous cette hypothèse, tous les investisseurs devraient savoir quel titre a un alpha positif et aucun d eux ne devrait vouloir le vendre. Bien entendu, cette hypothèse n est pas réaliste. En pratique, les investisseurs détiennent des informations différentes et ils fournissent de gros efforts pour en acquérir, d où l existence des départements de recherche actions 3. Cette idée selon laquelle les prix de marché s ajustent sans qu il n y ait eu de transactions est parfois appelé théorème de l absence de transaction (no-trade theorem) : P. Milgrom et N. Stokey (1982), «Information, Trade and Common Knowledge», Journal of Economic Theory, 26,

5 Chapitre 13 Comportement des investisseurs et efficience des marchés financiers 487 dans la plupart des grandes banques. En conséquence, il est possible que certains investisseurs «sophistiqués» puissent tirer avantage de l existence d investisseurs naïfs n ayant pas accès aux mêmes informations. Cette possible différence informationnelle n est toutefois pas une condition suffisante pour s assurer de l existence de transactions. Un résultat important du MEDAF est que les investisseurs devraient détenir le portefeuille de marché combiné avec l actif sans risque. Ce résultat ne dépend pas de la qualité des informations dont les investisseurs disposent. Même les investisseurs «naïfs» et/ou moins informés sont en mesure de suivre ce conseil ; ce sont même probablement ceux qui y ont le plus intérêt Comment éviter d être battu par des investisseurs mieux informés? Problème Pauline ne dispose d aucune information particulière sur les marchés boursiers. Elle sait toutefois que les autres investisseurs en possèdent et qu ils les utilisent lorsqu ils composent leur portefeuille. Cette asymétrie d information préoccupe Pauline, car elle craint de réaliser une performance inférieure aux autres investisseurs. Comment peut-elle garantir à son portefeuille une performance comparable à celle de l investisseur informé «moyen»? Exemple 13.1 Solution Pauline peut bénéficier de la même rentabilité que celle de l investisseur informé moyen en détenant le portefeuille de marché. Celui-ci est en effet constitué de la moyenne des portefeuilles détenus par l ensemble des investisseurs (puisque la demande est nécessairement égale à l offre de titres). Si Pauline ne détient pas le portefeuille de marché, elle se retrouve avec un portefeuille surpondérant les «mauvaises» actions : quelles que soient les actions surpondérées dans son portefeuille, les investisseurs informés les sous-pondéreront, et vice versa (encore une fois, car la demande doit être égale à l offre). Or, ces derniers choisissent les titres en étant mieux informés. Leur portefeuille surperforme donc le marché et bénéficie d un alpha positif. Le portefeuille de Pauline, symétriquement, affiche alors un alpha négatif. Anticipations rationnelles L exemple 13.1 met en lumière un résultat central de la théorie financière ; tous les investisseurs, indépendamment de leurs compétences et des informations dont ils disposent, peuvent être certains d obtenir un alpha nul s ils détiennent le portefeuille de marché : celui-ci est par définition sur la SML. De plus, aucun investisseur ne devrait détenir une position longue dans les titres à alpha négatif. Or, le portefeuille moyen de tous les investisseurs correspond au portefeuille de marché. L alpha moyen des investisseurs est donc nul. Puisque aucun investisseur n accepte de détenir une action à alpha négatif, aucun investisseur ne peut non plus bénéficier d un alpha positif. On retrouve ainsi l idée que le portefeuille de marché est efficient. En définitive, l hypothèse d anticipations homogènes n est donc pas nécessaire au MEDAF. Il suffit de lui substituer une hypothèse plus

6 488 Partie IV Risque et rentabilité plausible, celle d anticipations rationnelles selon laquelle tous les investisseurs utilisent leur propre information et l interprètent correctement, tout comme celle contenue dans les prix des titres et dans les transactions opérées par les autres 4. En fait, pour qu il soit possible de battre le marché et de bénéficier d un alpha positif, il faut supposer qu il existe des investisseurs détenant des portefeuilles à alpha négatif, alors même qu ils auraient pu sans effort détenir un portefeuille à alpha nul (le portefeuille de marché). De cette analyse, deux conclusions importantes peuvent être tirées : Le portefeuille de marché peut être inefficient (et il est alors possible de battre le marché) si, et seulement si, un nombre significatif d investisseurs : 1. n ont pas d anticipations rationnelles de sorte qu ils interprètent de manière incorrecte les informations qu ils détiennent, pensant (à tort) détenir un portefeuille à alpha positif alors qu il est, en réalité, négatif ; ou 2. se préoccupent de caractéristiques autres que la rentabilité espérée et la volatilité des actifs, de sorte qu ils acceptent de détenir un portefeuille inefficient. Comment les investisseurs se comportent-ils en réalité? Est-ce que les investisseurs informés suivent les prescriptions du MEDAF et détiennent le portefeuille de marché? Afin de répondre à ces questions, la section suivante présente une revue de la littérature empirique sur le comportement des investisseurs individuels Le comportement des investisseurs individuels Cette section s attache à vérifier si les investisseurs individuels suivent les recommandations du MEDAF. En réalité, bien des investisseurs ne semblent pas détenir un portefeuille efficient. Ils ont plutôt tendance à sous-diversifier leur portefeuille et à effectuer un trop grand nombre de transactions. De tels comportements non rationnels sont-ils susceptibles de créer des opportunités pour les investisseurs plus sophistiqués? Sous-diversification et biais de portefeuille De nombreuses études empiriques montrent que les investisseurs individuels ne diversifient pas correctement leur portefeuille. Ainsi, en 2001 aux États-Unis, la moitié des ménages qui détiennent des actions en détiennent moins de quatre, et neuf ménages sur dix en détiennent moins de dix (Survey of Consumer Finances) 5. Les investisseurs ont en outre tendance à concentrer leurs investissements dans des titres appartenant à un même secteur d activité ou à une même zone géographique, ce qui limite encore la diversification de leur portefeuille. Pire, aux États-Unis, les salariés investissent en moyenne près d un tiers de leur plan d épargne-retraite en actions de leur propre 4. P. DeMarzo et C. Skiadas (1998), «Aggregation, Determinacy, and Informational Efficiency for a class of Economics with Asymmetric Information», Journal of Economic Theory, 80, p V. Polkovnichenko (2005), «Household Portfolio Diversification: A case for Rank Dependent Preferences», Review of Financial Studies, 18,

7 Chapitre 13 Comportement des investisseurs et efficience des marchés financiers 489 entreprise 6. Ce phénomène de sous-diversification n est évidemment pas propre aux ménages américains. D autres études en France 7 ou en Suède 8 montrent approximativement la même chose. Plusieurs explications peuvent être apportées. La première vient du biais de familiarité : les investisseurs individuels ont tendance à privilégier les entreprises qu ils connaissent le mieux 9. La seconde est qu ils sont plus soucieux de la performance relative de leur portefeuille comparé à leurs proches, que de sa performance absolue : on parle de préoccupations relatives en termes de richesse (catching up with the Joneses). Ils ont tendance à choisir des portefeuilles sous-diversifiés mais qui ressemblent à ceux de leurs collègues ou de leurs voisins 10. La sous-diversification représente un cas manifeste de comportement sous-optimal de la part des investisseurs individuels. excès de confiance et agressivité Selon le MEDAF, les investisseurs devraient détenir un portefeuille combinant l actif sans risque et le portefeuille de marché, ce dernier contenant tous les titres risqués. Le portefeuille de marché étant pondéré par la capitalisation boursière, en théorie nul besoin d échanger pour s adapter aux mouvements de prix des actifs. Par conséquent, si tous les investisseurs détenaient le portefeuille de marché, on ne devrait pas observer de volumes de transaction importants sur les marchés financiers. En réalité, les volumes de transaction sur les marchés financiers sont énormes. La figure 13.3 illustre l évolution des volumes de transaction sur le marché parisien des actions depuis À la fin des années 1970, la valeur des actions échangées chaque année à la Bourse de Paris s élevait à 4 milliards d euros. Au début des années 1990, cette valeur atteignait déjà 100 milliards d euros. 15 ans plus tard, en 2007, on est passé à plus de milliards d euros en actions échangées sur Euronext Paris Ainsi, en 30 ans, entre 1977 et 2007, les transactions boursières ont augmenté 100 fois plus vite que le PIB. Depuis 2007, la figure 13.3 suggère toutefois une baisse importante. Cela coïncide avec la crise financière, mais cela tient surtout à l entrée en vigueur en Europe de la directive MIF (Marchés d instruments financiers) qui met fin à la centralisation des ordres de Bourse. La figure 13.3 ne représente, en fait, que les transactions réalisées sur Euronext Paris, qui sur la fin de période ne constituent qu à peine la moitié des échanges. Si l on tient compte des échanges réalisés sur les autres plates-formes de négociation, ainsi que des transactions de gré à gré, les transactions ont continué d augmenter pour atteindre en 2012 un peu plus de milliards d euros. 6. La plus grosse partie de la retraite d un Américain provient d un système de capitalisation (la part de la répartition étant bien plus faible qu en France). L investissement y est défiscalisé et géré dans un compte spécial : le 401(k). S. Benartzi (2001), «Excessive Extrapolation and the Allocation of 401(k) Accounts to Company Stock», Journal of Finance, 56, L. Arrondel et A. Masson (2010), «Temperance in Stock Market Participation: Evidence from France», Economica, 77(306), ; L. Arrondel et A. Masson (2003), «Stockholding in France», in Stockholding in Europe, édité par L. Guiso, M. Haliassos et T. Jappelli, Palgrave Macmillan Publishers, J. Campbell (2006), «Household Finance», Journal of Finance, 61, Cette étude montre notamment que 50 % de la volatilité du portefeuille des investisseurs individuels en Suède est due au risque spécifique. 9. G. Huberman (2001), «Familiarity Breeds Investment», Review of Financial Studies, 14, P. DeMarzo, R. Kaniel et I. Kremer (2004), «Diversification as a Public Good: Community Effects in Portfolio Choice», Journal of Finance, 59,

8 490 Partie IV Risque et rentabilité Les investisseurs ont en général tendance à recomposer leur portefeuille trop fréquemment : en moyenne, chaque action est détenue moins d une année en portefeuille. Comment expliquer de tels comportements? Les psychologues ont montré depuis les années 1960 que les investisseurs surestiment leur capacité et la précision de leur information. C est ce que l on appelle le biais d excès de confiance. Brad Barber et Terrance Odean 11 considèrent que ce biais est à l origine des mauvaises décisions prises par les investisseurs individuels : ces derniers pensent être à même de sélectionner les titres qui vont surperformer (winners) et vendre les titres amenés à baisser (losers), alors qu en réalité ils en sont incapables ; l excès de confiance les conduit à effectuer trop de transactions. Volume annuel de transactions (en milliards d euros) Figure 13.3 Montant annuel des transactions sur le marché parisien des actions (en milliards d euros), L augmentation spectaculaire des transactions est difficile à concilier avec les prescriptions du MEDAF qui veut que les investisseurs rationnels détiennent le portefeuille de marché ; lequel ne nécessite pas d effectuer un grand nombre de transactions dans la mesure où il est pondéré par la capitalisation boursière. La baisse en fin de période est lié à la crise financière, mais également à la montée en puissance des plates-formes alternatives de négociation et des transactions de gré à gré qui représentent, en 2012, la moitié des échanges totaux (et qui ne sont pas représentés ici). Source : World Federation of Exchanges (Euronext Paris). 11. B. Barber et T. Odean (2000), «Trading Is Hazardous to Your Wealth: The Common Stock Investment Performance of Individual Investors», Journal of Finance, 55,

9 Chapitre 13 Comportement des investisseurs et efficience des marchés financiers 491 Crise financière La taxation des transactions financières Presque 80 ans après la proposition de John Maynard Keynes de taxer les transactions à Wall Street, 40 ans après celle de James Tobin de placer quelques grains de sable dans les rouages trop bien huilés de la finance mondiale, l idée de taxer les transactions financières n a jamais autant été d actualité. La France en août 2012, puis l Italie en mars 2013 ont décidé de taxer les échanges de titres et, prochainement, une taxe à l échelle européenne devrait voir le jour. 11 pays de la zone euro ont en effet décidé d appliquer, dans le cadre d une procédure de coopération renforcée, une taxe de 0,1 % sur les échanges d actions et d obligations, hors introduction en Bourse, et de 0,01 % sur les échanges de produits dérivés. Selon la proposition de la Commission européenne, la taxe s appliquera dès lors qu au moins un des participants à la transaction est établi dans l un des 11 pays qui l ont adoptée («principe de résidence») ou dès lors que la transaction implique un instrument financier émis dans l un de ces pays («principe du lieu d émission»), et ce, quel que soit l endroit où la transaction a lieu. Les débats autour de la taxe sur les transactions financières (TTF) portent régulièrement sur son incidence sur la volatilité. Les uns espèrent réduire l instabilité des marchés en décourageant la spéculation, tandis que les autres font régulièrement valoir qu une telle taxe serait contre-productive car, en diminuant la liquidité, elle contribuerait à augmenter la volatilité. Que les marchés illiquides soient des marchés très volatils est un fait avéré. Il ne faut pas pour autant en conclure que toute augmentation des volumes de transaction favorise la stabilité des marchés, ni réciproquement qu une diminution des volumes implique nécessairement une hausse de la volatilité. Dans les modèles théoriques qui traitent de ce lien, tout dépend des hypothèses sur la rationalité des intervenants. S ils sont supposés parfaitement rationnels, alors on obtient mécaniquement que toute augmentation des coûts de transaction nuit à l efficience des marchés. En revanche, dès lors que l on considère que les intervenants (ne serait-ce que certains d entre eux) font preuve de rationalité limitée, alors la réduction des volumes peut tout à fait avoir des effets bénéfiques. Et qu en est-il en pratique? Les études empiriques menées dans les pays où une TTF existe (ou a existé) ne décèlent aucun effet robuste sur la volatilité ni dans un sens, ni dans l autre malgré la baisse des volumes de transaction. Prenons le cas de la taxe introduite en France en août Cette TTF de 0,2 % sur les échanges d actions se prête particulièrement bien à une étude d impact* dans la mesure où seules sont taxées les grandes entreprises avec une capitalisation boursière supérieure à 1 milliard d euros (une centaine environ) et qui ont leur siège social en France. * Voir G. Capelle-Blancard et O. Havrylchyk (2013), «The Impact of the French Securities Transaction Tax on Market Liquidity and Volatility», Document de travail, Centre d économie de la Sorbonne.

10 492 Partie IV Risque et rentabilité L idée consiste alors à examiner l activité sur ces titres avant et après l introduction de la taxe, et à comparer ces résultats avec un échantillon d entreprises «témoins» qui ne sont pas soumis à la taxe soit parce qu il s agit d entreprises françaises de taille moyenne, soit parce qu il s agit d entreprises ayant leur siège social à l étranger. Cette approche, que l on qualifie d approche en double différence, permet d isoler les effets propres à la taxe d autres changements survenus simultanément. Le résultat est que cette taxe a conduit à une baisse des transactions de l ordre de 20 %. Ce qui est peu comparé à la croissance très forte des transactions, accrues de 2000 % depuis le début des années Mais surtout, la taxe n a pas eu d effet sur la volatilité des actions. En conclusion, la taxation des transactions financières du moins telle qu elle est pratiquée aujourd hui a peu d effet sur les marchés. Ce n est ni l apocalypse redoutée par certains, ni la panacée espérée par d autres. Les investisseurs qui réalisent trop de transactions n obtiennent pas pour autant des rentabilités supérieures à celles du marché. En fait, elles sont bien moindres en raison des coûts de transaction (fourchette de prix et commissions) dont ils doivent s acquitter. La figure 13.4 issue de l article de Barber et Odean montre que la performance obtenue par les investisseurs individuels est une fonction décroissante du nombre de transactions. Ces auteurs ont aussi comparé, dans une autre étude, la performance obtenue par les hommes et les femmes 12 : en accord avec les études menées en psychologie, qui témoignent d un excès de confiance plus prégnant chez les hommes que chez les femmes, les deux économistes montrent que ces dernières obtiennent en moyenne de meilleures performances en Bourse! Là encore, ce biais n est évidemment pas propre aux investisseurs américains. Mark Grinblatt et Matti Keloharju ont par exemple montré que le volume de transactions opérées par les investisseurs finlandais est une fonction croissante de leur excès de confiance, voire de leur agressivité. Ce trait de caractère est mesuré dans cette étude par le nombre de contraventions pour excès de vitesse reçus par les investisseurs. Pour les auteurs, ce comportement peut également s interpréter comme une recherche de sensation. Il ressort de l étude, une nouvelle fois, que l excès de confiance se traduit par des pertes pour l investisseur B. Barber et T. Odean (2001), «Boys Will Be Boys: Gender, Overconfidence, and Common Stock Investment», Quartertly Journal of Economics, 116, M. Grinblatt et M. Keloharju (2009), «Sensation Seeking, Overconfidence, and Trading Activity», Journal of Finance, 64,

Chapitre 4 : construction de portefeuille (II)

Chapitre 4 : construction de portefeuille (II) Chapitre 4 : construction de portefeuille (II) 08.11.2013 Plan du cours Espérance de rentabilité d un portefeuille Volatilité d un portefeuille Choix du portefeuille efficient Prise en compte de l actif

Plus en détail

Les individus sont de plus en plus impliqués dans. L éducation financière influence t elle les décisions des individus?

Les individus sont de plus en plus impliqués dans. L éducation financière influence t elle les décisions des individus? L éducation financière influence t elle les décisions des individus? Luc ARRONDEL CNRS PSE et Majdi DEBBICH et Paris School of Economics (PSE) Frédérique SAVIGNAC Cette lettre présente le résultat de travaux

Plus en détail

Chapitre 5 : Théorie et Gestion de Portefeuille

Chapitre 5 : Théorie et Gestion de Portefeuille Chapitre 5 : Théorie et Gestion de Portefeuille I. Notions de rentabilité et de risque II. Diversification de portefeuille III. Optimisation de Markowitz III.1. Portefeuilles composés d actifs risqués

Plus en détail

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2010

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2010 La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2010 Julien LE ROUX Direction de la Balance des paiements Service des Titres Au 31 décembre 2010, la capitalisation

Plus en détail

3) Demande de monnaie et diversification du patrimoine (Friedman)

3) Demande de monnaie et diversification du patrimoine (Friedman) 3) Demande de monnaie et diversification du patrimoine (Friedman) L analyse de Milton Friedman, et plus précisément celle du courant monétariste ouvre une perspective sur le comportement de demande de

Plus en détail

Chapitre 20. Les options

Chapitre 20. Les options Chapitre 20 Les options Introduction Les options financières sont des contrats qui lient deux parties. Les options existent dans leur principe depuis plusieurs millénaires, mais elles connaissent depuis

Plus en détail

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2009

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2009 La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2009 Julien LE ROUX Direction de la Balance des paiements Service des Titres À la fi n de l année 2009, les non-résidents

Plus en détail

Mesures de performance

Mesures de performance Mesures de performance Présenter les mesures de performance d'un portefeuille. Analyser la performance implique de : indiquer la rentabilité réalisée (performance «absolue») tenir compte des objectifs

Plus en détail

Méthodes de la gestion indicielle

Méthodes de la gestion indicielle Méthodes de la gestion indicielle La gestion répliquante : Ce type de gestion indicielle peut être mis en œuvre par trois manières, soit par une réplication pure, une réplication synthétique, ou une réplication

Plus en détail

La détention par les non résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2013

La détention par les non résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2013 La détention par les non résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 2013 Pierre BUI QUANG Direction de la Balance des paiements Service des Titres Au 31 décembre 2013, les non résidents détenaient

Plus en détail

Fondements de Finance

Fondements de Finance Programme Grande Ecole Fondements de Finance Chapitre 7. : Risque, rentabilité et diversification Cours proposé par Fahmi Ben Abdelkader Version Etudiants Mars 2012 Préambule Fig. 10.1 (p.294) : Evolution

Plus en détail

Principes de Finance

Principes de Finance Principes de Finance 12. Théorie des options I Daniel Andrei Semestre de printemps 211 Principes de Finance 12. Théorie des options I Printemps 211 1 / 43 Plan I Introduction II Comprendre les options

Plus en détail

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2008

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2008 La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 2008 François SERVANT Direction de la Balance des paiements Service des Titres Au 31 décembre 2008, les non-résidents détenaient

Plus en détail

Objet : Énonce de la politique de placement, Série Portefeuilles

Objet : Énonce de la politique de placement, Série Portefeuilles Objet : Énonce de la politique de placement, Série Portefeuilles J'ai le plaisir de vous faire parvenir votre énoncé de la politique de placement pour la Série Portefeuilles de revenu. Celui-ci vous servira

Plus en détail

Trackers et ETF actifs

Trackers et ETF actifs LES FONDS COTÉS EN BOURSE Trackers et ETF actifs Profitez de la tendance Suscitant un intérêt grandissant auprès des investisseurs, tant professionnels que particuliers, les fonds cotés en bourse et tout

Plus en détail

Les avantages d une gestion de portefeuille cœur-satellite

Les avantages d une gestion de portefeuille cœur-satellite Les avantages d une gestion de portefeuille cœur-satellite Table des matières 1 Cœur-satellite : une méthode de placement efficace 3 Avantages d une gestion indicielle pour le cœur du portefeuille 6 La

Plus en détail

ESSEC. Cours FIN 260 Gestion de portefeuille. Séance 8 Mesures de performance

ESSEC. Cours FIN 260 Gestion de portefeuille. Séance 8 Mesures de performance ESSEC Cours FIN 260 Gestion de portefeuille Séance 8 Mesures de performance François Longin Plan Introduction Mesures de performance des fonds: développements académiques Premier niveau: la rentabilité

Plus en détail

Chapitre 4 : construction de portefeuille (I)

Chapitre 4 : construction de portefeuille (I) Chapitre 4 : construction de portefeuille (I) 25.10.2013 Plan du cours Risque et rentabilité : un premier aperçu Mesures traditionnelles du risque et rentabilité Rentabilité historique des actifs financiers

Plus en détail

Chapitre 5 : produits dérivés

Chapitre 5 : produits dérivés Chapitre 5 : produits dérivés 11.11.2015 Plan du cours Options définition profil de gain à l échéance d une option déterminants du prix d une option Contrats à terme définition utilisation Bibliographie:

Plus en détail

www.styleanalytics.com

www.styleanalytics.com www.styleanalytics.com Style Analytics EuroPerformance a le plaisir de vous présenter Style Analytics, outil de mesure des risques et de la performance des fonds d investissement. Style Analytics offre

Plus en détail

Chapitre 13 - Le MEDAF

Chapitre 13 - Le MEDAF Chapitre 13 - Le MEDAF Plan Présentation et utilité du Medaf Deux propositions Tous les individus investissent dans le portefeuille de marché Les individus n'investissent pas dans les mêmes proportions

Plus en détail

MICROSTRUCTURE DES MARCHES FINANCIERS. Comportements stratégiques Production de liquidité

MICROSTRUCTURE DES MARCHES FINANCIERS. Comportements stratégiques Production de liquidité MCROSTRUCTURE DES MARCHES FNANCERS Comportements stratégiques Production de liquidité Plan du cours Préambule : Comportements stratégiques et modèles de stock Le modèle de Ho et Stoll Le modèle de Kyle

Plus en détail

Cours de l'action. Total des actifs actifs et passifs incorporels

Cours de l'action. Total des actifs actifs et passifs incorporels Qu est-ce que le ratio cours/valeur comptable P/B ratio? Ce ratio sert à comparer la valeur de marché d une action à sa valeur comptable. Il se calcule en divisant le cours de clôture d une action par

Plus en détail

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE L idée centrale de Hicks 1 est que l apport théorique essentiel de Keynes réside dans sa théorie de la préférence pour la liquidité donc dans l idée que

Plus en détail

LES FONDS D INVESTISSEMENT. La façon la plus accessible de diversifier vos placements

LES FONDS D INVESTISSEMENT. La façon la plus accessible de diversifier vos placements LES FONDS D INVESTISSEMENT La façon la plus accessible de diversifier vos placements Gestion professionnelle, diversification et liquidité De plus en plus de gens prennent conscience de la différence entre

Plus en détail

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE TABE DES MATIERES Durée... 2 Objectif spécifique... 2 Résumé... 2 I. offre et la demande de travail... 2 1. offre de travail et choix loisir - travail... 2 2. Demande de travail, productivité et salaire

Plus en détail

Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23. Top Rendement 1. Type d assurance-vie

Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23. Top Rendement 1. Type d assurance-vie Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23 Top Rendement 1 Type d assurance-vie Assurance-vie individuelle avec taux d intérêt garanti (branche 21). En ce qui concerne

Plus en détail

TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers

TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers Cours de Olivier Cardi Université de Tours L1 ECO Cours d Introduction à la Macroéconomie Année universitaire 2015-2016 TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers 1 Questions

Plus en détail

Fonds d obligations mondiales : choisir entre gestion active et gestion passive

Fonds d obligations mondiales : choisir entre gestion active et gestion passive Fonds d obligations mondiales : choisir entre gestion active et gestion passive Recherche Vanguard Novembre 213 Résumé. Cette étude étend aux fonds d obligations mondiales l évaluation comparative entre

Plus en détail

PROJET DE GESTION PORTEFEUILLE. Evaluation d une Stratégie de Trading

PROJET DE GESTION PORTEFEUILLE. Evaluation d une Stratégie de Trading PROJET DE GESTION PORTEFEUILLE Evaluation d une Stratégie de Trading Encadré par M. Philippe Bernard Master 1 Economie Appliquée-Ingénierie Economique et Financière Taylan Kunal 2011-2012 Sommaire 1) Introduction

Plus en détail

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte Partie 3: L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte On abandonne l hypothèse d économie fermée Les échanges économiques entre pays: importants, en

Plus en détail

Janvier 2008 vos stratégies de placement et d élaboration de portefeuille. L'Illustrateur Hypothétique Morningstar

Janvier 2008 vos stratégies de placement et d élaboration de portefeuille. L'Illustrateur Hypothétique Morningstar Janvier 2008 Livret des rapports Communiquez efficacement vos stratégies de placement et d élaboration de portefeuille L'Illustrateur Hypothétique Morningstar Rapport Illustration hypothétique 4 Sommaire

Plus en détail

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2006

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2006 La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2006 Direction de la Balance des paiements Service des Opérations internationales des banques et des administrations

Plus en détail

Banques: les fonds propres sont-ils chers?

Banques: les fonds propres sont-ils chers? Banques: les fonds propres sont-ils chers? Résumé: Le coût des fonds propres correspond à la rentabilité exigée par les actionnaires sur leur investissement en fonds propres. Celle-ci est supérieure à

Plus en détail

La conjoncture immobilière peut être schématisée à

La conjoncture immobilière peut être schématisée à 56 6 LA CONJONCTURE IMMOBILIÈRE EN ITALIE Extrait de : Osservatorio sul Mercato Immobiliare n 2/2011, Nomisma, juillet 2011. 6.1 / Prix et volumes des transactions La conjoncture immobilière peut être

Plus en détail

TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD

TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD 1. Balance des paiements 1.1. Bases comptable ˆ Transactions internationales entre résident et non-résident

Plus en détail

Une approche rationnelle Investir dans un monde où la psychologie affecte les décisions financières

Une approche rationnelle Investir dans un monde où la psychologie affecte les décisions financières La gamme de fonds «Finance Comportementale» de JPMorgan Asset Management : Une approche rationnelle Investir dans un monde où la psychologie affecte les décisions financières Document réservé aux professionnels

Plus en détail

1.3. Les marchés boursiers... 13 Les principales places boursières mondiales... 15

1.3. Les marchés boursiers... 13 Les principales places boursières mondiales... 15 Notations courantes............................................................. Préface à l édition française.................................................... Les auteurs.........................................................................

Plus en détail

Best Styles ou comment capturer au mieux les primes de risque sur les marchés d actions

Best Styles ou comment capturer au mieux les primes de risque sur les marchés d actions Stratégie Best Styles ou comment capturer au mieux les primes de risque sur les marchés d actions La recherche des primes de risque constitue une stratégie relativement courante sur les marchés obligataires

Plus en détail

Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie

Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie Résumé: - Les Fonds en Euros des compagnies d assurance assurent un couple sécurité / rendement optimal notamment dans l optique d une épargne en vue de

Plus en détail

Safari des produits financiers qu est-ce qui s échange sur la planète finance?

Safari des produits financiers qu est-ce qui s échange sur la planète finance? CHAPITRE 1 Safari des produits financiers qu est-ce qui s échange sur la planète finance? Plongeons au cœur du sujet ami lecteur, et pour cela imaginezvous à la tête d une entreprise, la GlobalCo. Pour

Plus en détail

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Modèle IS/LM Le modèle IS/LM, conçu par John Hicks en 1937, est généralement

Plus en détail

Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers

Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers Olivier GARNIER David THESMAR 2 juin 2009 Le champ du rapport Point de vue des ménages-épargnants, plutôt que celui du financement de l économie

Plus en détail

Plain talk sur le fonctionnement des FNB. Formation de la clientèle

Plain talk sur le fonctionnement des FNB. Formation de la clientèle Plain talk sur le fonctionnement des FNB Formation de la clientèle Table des matières 2 Qu est-ce qu un FNB? 4 Comment fonctionnent les FNB 8 Quels FNB vous conviennent le mieux? Les fonds négociés en

Plus en détail

Commission financière de l AFEP. Structure de l épargne et financement des économies européennes 21 juin 2000

Commission financière de l AFEP. Structure de l épargne et financement des économies européennes 21 juin 2000 Commission financière de l AFEP Structure de l épargne et financement des économies européennes 2 juin 2000 Jacques de Larosière Président de l Observatoire de l Epargne Européenne Le bouclage classique

Plus en détail

Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23. Top Rendement 1. Type d assurance-vie

Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23. Top Rendement 1. Type d assurance-vie Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23 Top Rendement 1 Type d assurance-vie Assurance-vie individuelle avec taux d intérêt garanti (branche 21). En ce qui concerne

Plus en détail

PROSPECTUS SIMPLIFIE PARTIE A STATUTAIRE

PROSPECTUS SIMPLIFIE PARTIE A STATUTAIRE PROSPECTUS SIMPLIFIE PARTIE A STATUTAIRE L AMF appelle l attention des souscripteurs sur le niveau élevé des frais directs et indirects maximum auxquels est exposé ce Fonds. La rentabilité de l investissement

Plus en détail

PRINCIPES ET VALEURS EN MATIÈRE DE PLACEMENTS. Régime de pension de l Université d Ottawa (1965)

PRINCIPES ET VALEURS EN MATIÈRE DE PLACEMENTS. Régime de pension de l Université d Ottawa (1965) PRINCIPES ET VALEURS EN MATIÈRE DE PLACEMENTS Régime de pension de l Université d Ottawa (1965) Objectif du fonds Réalisation de l objectif Continuité de l exploitation Rôles et responsabilités L objectif

Plus en détail

Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel

Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel Obligations Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel AUTEUR : LAETITIA TALAVERA-DAUSSE Tout au long de l année en Europe, plusieurs événements ont

Plus en détail

BSI Economics La dynamique de l hyperinflation : explications à la lumière de l apport fondateur de Cagan

BSI Economics La dynamique de l hyperinflation : explications à la lumière de l apport fondateur de Cagan La dynamique de l hyperinflation : explications à la lumière de l apport fondateur de Cagan Partie 2: La source de l hyperinflation : un comportement rationnel d un Etat laxiste Résumé : - Il existe un

Plus en détail

FCP METROPOLE Euro A (ISIN : FR0007078753) Cet OPCVM est géré par METROPOLE GESTION

FCP METROPOLE Euro A (ISIN : FR0007078753) Cet OPCVM est géré par METROPOLE GESTION Informations clés pour l investisseur Ce document fournit des informations essentielles aux investisseurs de ce fonds. Il ne s agit pas d un document promotionnel. Les informations qu il contient vous

Plus en détail

PREUVES À L APPUI. Le grand décrochage. Cahier n 1. Comment les entreprises géantes déforment la Bourse. Janvier 2012

PREUVES À L APPUI. Le grand décrochage. Cahier n 1. Comment les entreprises géantes déforment la Bourse. Janvier 2012 Cahier n 1 Janvier 2012 Le grand décrochage Comment les entreprises géantes déforment la Bourse La Bourse a radicalement transformé notre économie. A partir des données de la base GEF/ IFGE, ce cahier

Plus en détail

La détention par les non résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2012

La détention par les non résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2012 La détention par les non résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2012 Julien LE ROUX Direction de la Balance des paiements Service des Titres Au 31 décembre 2012, la capitalisation

Plus en détail

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots

ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots Aperçu des actions et des obligations Qu est-ce qu une action? Une action est une participation dans une entreprise. Quiconque détient une action est copropriétaire (actionnaire) de l entreprise (plus

Plus en détail

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE 1 Qui cherche à prévoir? Les entreprises Les banques Les fonds d investissement Les investisseurs institutionnels Pourquoi chercher à prévoir? Créances et dettes en devises

Plus en détail

Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif?

Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif? Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif? Kim McPhail et Anastasia Vakos* L e système canadien de transfert des paiements de grande valeur (STPGV) sert à effectuer les paiements

Plus en détail

Fonds d investissement Tangerine

Fonds d investissement Tangerine Fonds d investissement Tangerine Prospectus simplifié Portefeuille Tangerine revenu équilibré Portefeuille Tangerine équilibré Portefeuille Tangerine croissance équilibrée Portefeuille Tangerine croissance

Plus en détail

15. Une théorie macroéconomique de l économie

15. Une théorie macroéconomique de l économie 15. Une théorie macroéconomique de l économie S = I + INE Epargne nationale, investissement et investissement net à l étranger en % du PIB aux Etats-Unis Année S I INE 1960 19,4 18,7 0,7 1970 18,4 18,1

Plus en détail

Le CVG (certificat de valeur garantie) comme actif patrimonial : une étude de cas Professeur Didier MAILLARD Janvier 2003

Le CVG (certificat de valeur garantie) comme actif patrimonial : une étude de cas Professeur Didier MAILLARD Janvier 2003 Conservatoire National des Arts et Métiers Chaire de BANQUE Document de recherche n 4 (GP) Le CVG (certificat de valeur garantie) comme actif patrimonial : une étude de cas Professeur Didier MAILLARD Janvier

Plus en détail

Les méthodes de contrôle des risques de portefeuilles

Les méthodes de contrôle des risques de portefeuilles Les méthodes de contrôle des risques de portefeuilles LE CERCLE INVESCO 006 Eric Tazé-Bernard Directeur de la Gestion INVESCO Asset Management Section 01 Section 0 Section 03 Les principaux indicateurs

Plus en détail

PALATINE HORIZON 2015

PALATINE HORIZON 2015 PALATINE HORIZON 2015 OPCVM respectant les règles d investissement et d information de la directive 85/611/CE modifiée PROSPECTUS SIMPLIFIE PARTIE - A - STATUTAIRE Présentation succincte : Code ISIN :

Plus en détail

Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23. For Kids 1. Type d assurance-vie

Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23. For Kids 1. Type d assurance-vie Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23 For Kids 1 Type d assurance-vie Assurance-vie individuelle avec taux d intérêt garanti (branche 21). En ce qui concerne la

Plus en détail

11. Evaluation de la qualité des essais

11. Evaluation de la qualité des essais 11. Evaluation de la qualité des essais L évaluation de la qualité méthodologique d un essai thérapeutique est une tâche difficile [117]. L essai thérapeutique contrôlé randomisé est considéré comme étant

Plus en détail

THEORIE FINANCIERE Préparation à l'examen

THEORIE FINANCIERE Préparation à l'examen THEORIE FINANCIERE Préparation à l'examen N.B. : Il faut toujours justifier sa réponse. 1. Qu'est-ce que l'axiomatique de Von Neumann et Morgenstern? La représentation des préférences des investisseurs

Plus en détail

Mathématiques pour la finance Définition, Evaluation et Couverture des Options vanilles Version 2012

Mathématiques pour la finance Définition, Evaluation et Couverture des Options vanilles Version 2012 Mathématiques pour la finance Définition, Evaluation et Couverture des Options vanilles Version 2012 Pierre Andreoletti pierre.andreoletti@univ-orleans.fr Bureau E15 1 / 20 Objectifs du cours Définition

Plus en détail

A. La distinction entre marchés primaire et secondaire. 1. Le marché financier et ses deux compartiments : le marché primaire et le marché secondaire

A. La distinction entre marchés primaire et secondaire. 1. Le marché financier et ses deux compartiments : le marché primaire et le marché secondaire Chap 2 : Le marché financier et son rôle économique Les marchés de capitaux assurent le financement de l économie. Sur ces marchés se confrontent des agents à la recherche de financements et d autres à

Plus en détail

L impact de la distribution de dividendes : une étude de cas (GP) Professeur Didier MAILLARD Mai 2003

L impact de la distribution de dividendes : une étude de cas (GP) Professeur Didier MAILLARD Mai 2003 Conservatoire National des Arts et Métiers Chaire de BANQUE Document de recherche n 6 L impact de la distribution de dividendes : une étude de cas (GP) Professeur Didier MAILLARD Mai 2003 Avertissement

Plus en détail

1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT...

1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT... Sommaire 1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT... 3 6. DESCRIPTION DU FONDS D INVESTISSEMENT INTERNE... 3 Date

Plus en détail

Les stratégies de gestion de portefeuille d actions: Style de gestion et indexation de portefeuille

Les stratégies de gestion de portefeuille d actions: Style de gestion et indexation de portefeuille Les stratégies de gestion de portefeuille d actions: Style de gestion et indexation de portefeuille I. Concept d'efficience des marchés et stratégies de gestion - Efficience opérationnelle des marchés

Plus en détail

DIGITAL FUNDS Société d'investissement à capital variable constituée conformément à la Partie I de la loi luxembourgeoise du 20 décembre 2002

DIGITAL FUNDS Société d'investissement à capital variable constituée conformément à la Partie I de la loi luxembourgeoise du 20 décembre 2002 DIGITAL FUNDS Société d'investissement à capital variable constituée conformément à la Partie I de la loi luxembourgeoise du 20 décembre 2002 Prospectus simplifié du compartiment DIGITAL FUNDS Stars US

Plus en détail

Optimisation fiscale. La société holding néerlandaise : Une solution attractive et abordable pour les petites et moyennes entreprises françaises

Optimisation fiscale. La société holding néerlandaise : Une solution attractive et abordable pour les petites et moyennes entreprises françaises Optimisation fiscale La société holding néerlandaise : Une solution attractive et abordable pour les petites et moyennes entreprises françaises La fiscalité a un impact significatif sur l entreprise :

Plus en détail

du petit investisseur belge s est profondément modifiée. L éventail des choix s est élargi et les coûts ont fortement

du petit investisseur belge s est profondément modifiée. L éventail des choix s est élargi et les coûts ont fortement INVESTIRMONEYTALK DIFFÉRENCES DE TARIFS ENTRE COURTIERS EN LIGNE Investir au meilleur prix Avec la venue des courtiers en ligne, il est devenu plus facile et souvent moins cher d investir en Bourse. Mais

Plus en détail

Commentaires. Michael Narayan. Les taux de change à terme

Commentaires. Michael Narayan. Les taux de change à terme Commentaires Michael Narayan L étude de Levin, Mc Manus et Watt est un intéressant exercice théorique qui vise à extraire l information contenue dans les prix des options sur contrats à terme sur le dollar

Plus en détail

La demande Du consommateur. Contrainte budgétaire Préférences Choix optimal

La demande Du consommateur. Contrainte budgétaire Préférences Choix optimal La demande Du consommateur Contrainte budgétaire Préférences Choix optimal Plan du cours Préambule : Rationalité du consommateur I II III IV V La contrainte budgétaire Les préférences Le choix optimal

Plus en détail

Le point sur les marchés des pensions. des pays de l OCDE OCDE

Le point sur les marchés des pensions. des pays de l OCDE OCDE CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 17 décembre 2013 à 14h30 «Etat des lieux sur l épargne en prévision de la retraite» Document N 13 Document de travail, n engage pas le Conseil Le

Plus en détail

Le Mini E-book de XForex pour débutants TRADER PRO. Guide de trading de devises

Le Mini E-book de XForex pour débutants TRADER PRO. Guide de trading de devises Le Mini E-book de XForex pour débutants TRADER PRO Guide de trading de devises XForex vous a préparé un condensé du E- book, son manuel électronique sur le trading de devises. Le Mini E-book a été conçu

Plus en détail

Cours de gestion financière (M1)

Cours de gestion financière (M1) Cours de gestion financière (M1) Séance du 2 octobre 2015 Beta et risque de marché, MEDAF S&P500 vs high beta stocks 1 Séance du 2 octobre 2015 Beta et risque de marché, MEDAF 2 Partie 2 : Médaf, relation

Plus en détail

Question 1: Analyse et évaluation des obligations

Question 1: Analyse et évaluation des obligations Question 1: Analyse et évaluation des obligations (50 points) Vous êtes analyste auprès de l unité d investissements obligataires d une compagnie d assurance située dans le pays Z. Vous devez préparer

Plus en détail

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2011

La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2011 La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à fin 2011 Julien LE ROUX Direction de la Balance des paiements Service des Titres Au 31 décembre 2011, la capitalisation

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

Les acquisitions d entreprises par des intérêts étrangers et le dollar canadien : examen des données et implications

Les acquisitions d entreprises par des intérêts étrangers et le dollar canadien : examen des données et implications Les acquisitions d entreprises par des intérêts étrangers et le dollar canadien : examen des données et implications Lawrence Schembri, département des Relations internationales Depuis 1995, les acquisitions

Plus en détail

Le point sur la situation des fonds négociés en Bourse (FNB) Élisabeth Préfontaine Vice-présidente

Le point sur la situation des fonds négociés en Bourse (FNB) Élisabeth Préfontaine Vice-présidente Le point sur la situation des fonds négociés en Bourse (FNB) Élisabeth Préfontaine Vice-présidente Croissance des FNB Croissance des FNB à l'échelle mondiale Croissance des FNB à l'échelle mondiale (milliards

Plus en détail

Sfev. Matinales de la SFEV. Bsar, stock options, management package les modèles d évaluation d options dans la pratique

Sfev. Matinales de la SFEV. Bsar, stock options, management package les modèles d évaluation d options dans la pratique Sfev Matinales de la SFEV Bsar, stock options, management package les modèles d évaluation d options dans la pratique Thomas Bouvet, Directeur Général délégué d Europe Offering Frédéric Dubuisson, Director

Plus en détail

SWISS LIFE FUNDS (F) EQUITY GLOBAL

SWISS LIFE FUNDS (F) EQUITY GLOBAL SWISS LIFE FUNDS (F) EQUITY GLOBAL Fonds commun de placement Conforme aux normes européennes PROSPECTUS SIMPLIFIE Société de gestion SWISS LIFE ASSET MANAGEMENT (France) 86, boulevard Haussmann 75008 PARIS

Plus en détail

États financiers consolidés intermédiaires résumés de. L Office d investissement du régime de pensions du Canada

États financiers consolidés intermédiaires résumés de. L Office d investissement du régime de pensions du Canada États financiers consolidés intermédiaires résumés de L Office d investissement du régime de pensions du Canada 30 septembre 2015 Bilan consolidé intermédiaire résumé Au 30 septembre 2015 (en millions

Plus en détail

entreprises. Ensuite, la plupart des options d achat d actions émises par Corporation

entreprises. Ensuite, la plupart des options d achat d actions émises par Corporation 28RE_chap_EP4.qx:quark de base 7/16/09 7:37 PM Page 858 Troisième partie : Le financement des ressources Les principales caractéristiques des travaux suggérés Questions de révision (N os 1 à 25) Exercices

Plus en détail

Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)»

Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)» Département fédéral des finances DFF Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)» Etat: septembre 2014 Questions et réponses Que demande l initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative

Plus en détail

Top Rendement Invest 1

Top Rendement Invest 1 Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23 Top Rendement Invest 1 Type d assurance-vie Assurance-vie individuelle avec taux d intérêt garanti (branche 21). En ce qui

Plus en détail

le Rôle de l Information M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - Automne 2012

le Rôle de l Information M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - Automne 2012 6 le Rôle de l Information - M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - Automne 2012 Plan du cours 1. Probabilités subjectives 2. Arrivée symétrique de l information 3. Information asymétrique

Plus en détail

Plan de la séance du 20 novembre. Cours de gestion financière (M1) Valeur de marché des dettes. Valeur de marché des dettes

Plan de la séance du 20 novembre. Cours de gestion financière (M1) Valeur de marché des dettes. Valeur de marché des dettes Cours de gestion financière (M1) Séance (8) du 20 novembre 2015 Valeurs économiques et comptables des passifs Plan de la séance du 20 novembre Comptabilité économique et financière Non pertinence de la

Plus en détail

Séparation des risques dans les portefeuilles actions Octobre 2015

Séparation des risques dans les portefeuilles actions Octobre 2015 PERSPECTIVES Séparation des risques dans les portefeuilles actions Octobre 2015 Il va sans dire qu investir s accompagne d une prise de risque. Mais contrairement à l idée communément reçue, il n est pas

Plus en détail

Question 1: Analyse et évaluation des obligations

Question 1: Analyse et évaluation des obligations Question 1: Analyse et évaluation des obligations (56 points) Vous travaillez pour le département de trésorerie d une banque internationale. L établissement bénéficie d une très bonne réputation et peut

Plus en détail

ING Turbos. Profitez de la hausse ou de la baisse des cours avec un effet de levier encore plus important!

ING Turbos. Profitez de la hausse ou de la baisse des cours avec un effet de levier encore plus important! ING Turbos 2 Profitez de la hausse ou de la baisse des cours avec un effet de levier encore plus important! @ ING Turbos ING a lancé les Turbos Infinis en France en Janvier 2011. Ceux-ci permettent de

Plus en détail

Chapitre 5 L efficience des marchés financiers

Chapitre 5 L efficience des marchés financiers Chapitre 5 L efficience des marchés financiers 1. Les formes d efficience des marchés financiers 2. L efficience informationnelle 3. L efficience évaluative 4. Repérer les bulles spéculatives Question

Plus en détail

LA CATÉGORIE DE SOCIÉTÉ DESJARDINS

LA CATÉGORIE DE SOCIÉTÉ DESJARDINS LA CATÉGORIE DE SOCIÉTÉ DESJARDINS LAISSEZ VOTRE VIE GUIDER VOS CHOIX, PAS L IMPÔT Parce que la vie vous réserve encore bien des surprises, votre situation personnelle sera appelée à changer au fil du

Plus en détail

S initier aux options... pour ses clients initiés

S initier aux options... pour ses clients initiés Les options sont des outils financiers admissibles à un REER. On les présente également comme étant des instruments de protection et de couverture. Pourtant, le recours aux options dans les portefeuilles

Plus en détail

Chapter 4: Monnaie et inflation. On s intéresse au long-terme. On s intéresse aux composants de la demande et l offre de monnaie.

Chapter 4: Monnaie et inflation. On s intéresse au long-terme. On s intéresse aux composants de la demande et l offre de monnaie. Chapter 4: Monnaie et inflation On s intéresse au long-terme. On s intéresse aux composants de la demande et l offre de monnaie. 1 Question: Qu est-ce que la monnaie? Qu est-ce qui caractérise la monnaie?

Plus en détail

Swisscanto (LU) Equity Fund Long/ Short Selection International

Swisscanto (LU) Equity Fund Long/ Short Selection International Une stratégie neutre au marché Edition Suisse Swisscanto (LU) Equity Fund Long/ Short Selection International Le défi Réalisation de rendements indépendamment de la situation du marché Un environnement

Plus en détail

MÉTHODOLOGIE DE PLANIFICATION FINANCIÈRE

MÉTHODOLOGIE DE PLANIFICATION FINANCIÈRE MÉTHODOLOGIE DE PLANIFICATION FINANCIÈRE Les outils de planification MeDirect proposent des solutions de planification d investissement en ligne qui fournissent des projections de votre patrimoine et des

Plus en détail