Automédication et pluralisme thérapeutique chez les jeunes d origine chinoise vivant en France et au Québec

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1 Revue Internationale sur le Médicament, vol.2, 2008 Automédication et pluralisme thérapeutique chez les jeunes d origine chinoise vivant en France et au Québec Isabelle Wallach Anthropologue, Programme de recherche concertée sur la Chaîne des médicaments, UQAM ISSN

2 Résumé La présente recherche vise à étudier l automédication au sein de la population des jeunes, en s intéressant à l impact de leur double appartenance culturelle sur leurs pratiques thérapeutiques. À cet effet, elle se propose d étudier les thérapeutiques utilisées sans avis médical par les jeunes d origine chinoise dans ces deux contextes, mais aussi leurs représentations des thérapeutiques chinoises et occidentales. Enfin, elle s intéresse à la question de savoir si cette population recourt préférentiellement à l une ou l autre de ces deux médecines et tente de mettre au jour les éléments influant sur ces préférences thérapeutiques. Les résultats de la recherche mettent en évidence que les pratiques d automédication des jeunes d origine chinoise s inscrivent dans un pluralisme thérapeutique et qu ils utilisent des traitements issus des deux médecines. Il apparaît que les thérapeutiques consommées en automédication visent souvent à traiter des troubles bénins et que les produits thérapeutiques chinois sont davantage utilisés dans une visée préventive que les médicaments occidentaux. L analyse des données révèle une consommation modérée des médicaments occidentaux au sein de la population étudiée. En ce qui concerne les représentations des médicaments occidentaux et des produits thérapeutiques chinois, elles s avèrent assez contrastées, aussi bien concernant leurs caractéristiques (composition, goût, accessibilité ) que leurs effets et leur efficacité. Les données relatives au choix de recourir préférentiellement à l une ou l autre des deux médecines, dans le contexte de l automédication, montrent que la majorité des répondants utilise de préférence les médicaments occidentaux. Les facteurs influant sur ces choix thérapeutiques sont multiples, incluant les représentations des caractéristiques des médicaments, mais aussi des aspects plus pragmatiques, tels que leur goût, leur disponibilité, l expérience de leur efficacité, ou des facteurs Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

3 sociaux, comme le milieu familial. La recherche met également en lumière des différences dans le choix des thérapeutiques utilisées de façon préférentielle en fonction du pays de résidence des participants, qui pourrait s expliquer par les différences inhérentes aux modèles d intégration des migrants privilégiés par la France et par le Québec. Mots clés : automédication, représentations des médicaments, usages des médicaments, produits thérapeutiques chinois, jeunes. INTRODUCTION La consommation des médications des médicaments représente un phénomène largement répandu au sein de la population des adolescents et revêt souvent la forme de l automédication 1. Selon les recherches menées sur cette question, l administration de médicaments sans avis médical concernerait entre un tiers et la moitié des adolescents vivant dans les pays occidentaux (Chambers et al, 1997 ; Jaquier et al., 1998 ; Sloand et Vessey, 2001 ; Perreira et al., 2007). Les études portant sur l automédication de jeunes se sont principalement intéressées aux choix des médicaments consommés, aux troubles traités, aux modalités d utilisation et d approvisionnement ainsi qu à l information sur les produits thérapeutiques autoadministrés. Les médicaments consommés en automédication par les jeunes appartiennent, le plus souvent, aux classes thérapeutiques des 1 L automédication sera définie ici comme la prise d un médicament sans avis médical, en incluant les traitements prescrits lors d un épisode antérieur de maladie, selon la définition proposée par Molina (1988) ou Thoër-Fabre et al. (2007). Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

4 analgésiques, des antipyrétiques et des anti-inflammatoires et sont généralement destinés à traiter des troubles bénins comme les douleurs, la fièvre ou les rhumes. Les travaux sur l automédication et plus généralement sur la consommation des médicaments des jeunes se sont intéressés aux liens pouvant exister entre leurs pratiques de médication et certaines variables sociodémographiques telles que l âge ou le sexe. Plusieurs recherches mettent en évidence que l automédication et l usage des médicaments ont tendance à augmenter avec l âge (Dengler et Roberts, 1996 ; Jaquier et al, 1998 ; Hansen et al., 2003 ; Abahussain et al., 2005) et à être plus fréquente chez les filles que chez les garçons (Chambers et al., 1997 ; Hansen et al, 2003 ; Holstein et al., 2003). En revanche, les travaux prenant en compte l influence du milieu social ou culturel sur l automédication et la consommation des médicaments des jeunes demeurent très rares. Concernant l impact du milieu social sur ces pratiques, les études s avèrent trop peu nombreuses à questionner ce phénomène pour en tirer des conclusions générales. Ainsi, une recherche sur l usage des médicaments chez les adolescents montre que celui-ci est plus répandu dans les classes sociales défavorisées (Holstein et al., 2004), mais l étude de Jacquier et ses collègues (1998) n établit pas de relation entre l automédication des jeunes et le niveau de formation des parents. Concernant l influence de la culture sur la consommation des médicaments ou l automédication des jeunes, elle reste très peu documentée bien que les travaux d anthropologues aient largement montré que l appartenance Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

5 culturelle joue un rôle essentiel sur les représentations et les pratiques relatives aux médicaments. La recherche de Fainzang (2001) conduite en France auprès de personnes de diverses origines religieuses illustre bien cette incidence de la culture d origine sur les perceptions des médicaments et les pratiques de médication, montrant par exemple de quelles façons l origine religieuse influe sur le choix de pratiquer ou non l automédication, les protestants la revendiquant alors que les catholiques et les musulmans se défendent d y recourir. Bien qu aucune recherche n examine en profondeur l influence de la culture sur l automédication des jeunes, les études sur cette population permettent de relever des spécificités propres à chaque pays dans les symptômes traités sans avis médical et les choix des médicaments qui en découlent. Ainsi, alors que pour les jeunes Suisses âgés de 15 à 20 ans, les indications les plus fréquemment citées pour l auto-médication sont les céphalées, les symptômes grippaux, et les symptômes d ordre psychologique (Jaquier, 1998), au Koweït, ce sont les médicaments contre les douleurs, les troubles respiratoires, les allergies et les problèmes dermatologiques qui sont le plus souvent utilisés en automédication par les jeunes de 14 à 21 ans (Abahussain et al., 2005). Une autre étude (Horne et al., 2004) portant sur les représentations des médicaments chez des jeunes anglais d origines européenne et asiatique, a également pu mettre en évidence l influence de la culture d origine sur les perceptions des bénéfices et des dangers des médicaments. Ainsi, les jeunes anglais d origine asiatique étaient plus enclins que ceux d origine Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

6 européenne à percevoir les médicaments comme des produits nuisibles et susceptibles d entraîner une dépendance. Cette recherche n examine cependant pas l incidence de ces perceptions sur les pratiques de consommation des médicaments des participants. S inscrivant dans la continuité de ces travaux, cet article s intéresse aux pratiques d automédication de jeunes se situant dans une double appartenance culturelle, à savoir des jeunes d origine chinoise ayant grandi dans des pays occidentaux. Cette population paraît particulièrement pertinente pour questionner l influence de la culture d origine sur l automédication étant donné l existence d une médecine traditionnelle millénaire au sein de cette communauté. On peut par conséquent se demander dans quelle mesure l utilisation d une telle médecine reste vivace et, le cas échéant, de quelle façon elle cohabite avec l usage de la médecine occidentale. Des travaux sur la population adulte des immigrants chinois résidant dans des pays occidentaux mettent en lumière les répercussions de leur double appartenance culturelle sur leurs pratiques de médication (Cattelain et Nguyen, 2003 ; Pica, 2004 ; Greene et al., 2005 ; Wade et al., 2007). Ainsi, l utilisation combinée des médicaments occidentaux et des produits thérapeutiques chinois concernerait entre 40 et 100% des immigrés chinois (Pearl et al., 1995 ; Wu et al., 2007 ; Lai et Chappel, 2007). Ces recherches montrent que le choix d avoir recours à des traitements occidentaux ou chinois dépend de divers paramètres qui peuvent être relatifs à des éléments tels que Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

7 les représentations des effets des deux types de thérapeutiques (Wu et al., 2007 ; Wade et al., 2007) mais aussi à des facteurs sociaux ou économiques (Ferro et al., 2007 ; Lai et Chappel, 2007). La question qui se pose est celle de savoir si ces résultats relatifs au pluralisme thérapeutique des adultes chinois immigrés se retrouvent au sein de la population des jeunes d origine chinoise ayant grandi dans des pays occidentaux. Cet article se fixe par conséquent le double objectif d examiner les modalités du recours à l automédication chez les jeunes d origine chinoise vivant en France et au Québec et de dégager en quoi leur double appartenance culturelle exerce une influence sur leurs pratiques d automédication. À cet effet, nous explorerons tour à tour les pratiques thérapeutiques de cette population dans le contexte de l automédication, leurs représentations relatives aux médicaments occidentaux aux produits thérapeutiques chinois 2 et, enfin, les éléments influant sur leurs choix thérapeutiques en matière d automédication. MÉTHODOLOGIE La méthodologie utilisée dans le cadre de cette étude s inscrit dans une approche qualitative qui présente l intérêt de laisser émerger la réalité des pratiques des personnes et pour explorer les 2 Il convient de préciser ici que l objectif étant de cerner les différences de représentations relatives aux deux grandes catégories générales des produits thérapeutiques chinois d une part et des médicaments occidentaux d autre part, ces représentations concernent l ensemble de ces thérapeutiques et non spécifiquement celles utilisées en automédication. Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

8 significations qui leur sont associées et les logiques qui le soustendent. Population La population de l étude est composée de 45 participants, 25 français et 20 québécois, âgés de 15 à 19 ans, dont 24 filles et 21 garçons. Le groupe des répondants français est composé de 15 filles et 10 garçons tandis que celui des répondants québécois compte 9 filles et 11 garçons. Si les participants français sont tous nés en France, 6 des 20 Québécois sont arrivés à un jeune âge (entre 2 et 7 ans) au Canada. Les pays de naissance des parents des participants diffèrent en France et au Québec. Concernant les Français, leurs parents sont majoritairement originaires d Asie du Sud-Est, tandis que les parents des Québécois sont principalement nés à Hong Kong, à Taiwan ou en Chine continentale. Recrutement Les critères de sélection pour participer à l étude étaient que les jeunes parlent un dialecte chinois et qu au moins un de leurs deux parents se définit comme chinois. Le recrutement des jeunes a été réalisé selon deux approches différentes en France et au Canada, en raison des différences inhérentes au système scolaire de ces deux pays. En France, à Paris, le recrutement a été conduit par l intermédiaire d établissements scolaires, les lycées, qui accueillent une population âgée en moyenne de 15 à 18 ans. Les trois lycées qui ont accepté de participer au projet avaient pour Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

9 particularités d offrir aux élèves un cours de mandarin, qui était suivi en grande majorité par des jeunes d origine chinoise, ce qui rendait facile la présentation du projet à la population ciblée pour la recherche. Dans la ville de Montréal, au Canada, le recrutement s est effectué à travers le milieu communautaire. Il était, en effet, beaucoup plus difficile de rejoindre les jeunes d origine chinoise à travers les établissements scolaires du fait de la taille des CÉGEPS, mais aussi en raison de l absence de cours rassemblant les étudiants d origine chinoise 3. Les jeunes d origine chinoise au Québec ont par conséquent été recrutés à travers des écoles de mandarin communautaires ainsi que deux églises, l une catholique et l autre protestante. Afin de respecter les principes éthiques de la recherche sur des sujets humains, un formulaire de consentement a été remis aux jeunes au moment du recrutement. Ce document visait à informer les participants sur les objectifs de la recherche, le déroulement des entrevues, la confidentialité des données recueillies et le droit du participant de se retirer à tout moment de la recherche sans justification. Les jeunes devaient avoir signé le formulaire, et l avoir fait signer par leurs parents s ils étaient mineurs, avant de participer à l entrevue. 3 Les cours de mandarin dispensés dans un des CEGEP étaient suivis par des étudiants québécois n étant pas d origine chinoise. Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

10 Recueil des données L enquête s est appuyée sur des entrevues de groupe et sur des entrevues individuelles qui ont fait l objet d un enregistrement audio. Nous avons réalisé un total de 9 focus groups (6 en France et 3 au Québec) et de 7 entrevues individuelles avec des Québécois. La méthode privilégiée initialement était celle des focus groups, car elle permet d accéder au sens, aux modèles culturels et aux normes partagées par des personnes partageant une identité (Duchesne et Haegel, 2004). De plus, le recueil du discours dans le cadre d un groupe, favorise également l émergence les points de désaccord entre les participants (Giami, 1985). Enfin, le contexte d échange collectif tend à réduire l impact de la relation de pouvoir induite par la situation d entrevue en face à face (Duchesne et Haegel, 2004) et paraissait donc particulièrement adapté pour une étude réalisée par un adulte auprès d adolescents. Néanmoins, la méthode de recrutement des participants nous a contraints à réviser ce choix initial et à compléter les focus groups par des entrevues individuelles. En effet, au Québec, la diversité des lieux de recrutement a empêché l organisation d entrevues de groupe du fait de l impossibilité de réunir en même temps les participants. Le recours à la méthode des entrevues individuelles avec les participants québécois peut donc être considéré comme une limite de la recherche en raison des contraintes liées au terrain. La durée moyenne des entrevues de groupe était de 50 minutes et celle des entrevues individuelles, de 30 minutes. Les principaux Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

11 thèmes abordés au cours des entrevues étaient la définition de la maladie et ses causes, les représentations des médicaments occidentaux et chinois, les médicaments utilisés et leurs objectifs, les médicaments consommés en automédication, l approvisionnement, les modes d utilisation, les effets et les risques des médicaments consommés en automédication, le positionnement des parents par rapport aux deux médecines. Il convient de souligner ici que la méthode des focus groups présente l inconvénient que tous les répondants ne prennent pas la parole sur l ensemble des points abordés. Afin de respecter l anonymat des répondants, le nom des participants été remplacé par un code composé d une lettre et d un chiffre. Dans les extraits d entrevues cités dans le texte, les codes commençant par Q sont attribués à des participants québécois et les codes commençant par F, à des répondants français. Analyse des données Les entrevues de groupe ont été intégralement retranscrites. Le contenu des entrevues individuelles (écoutées après que l analyse des focus groups ait été réalisée) n a pas été intégralement retranscrit, mais a fait l objet d une synthèse pour chaque répondant par rapport aux catégories d analyse identifiées, en notant les verbatim qui se distinguaient par l originalité de leur contenu. L analyse des données a été conduite selon une méthode inductive, s inspirant de l approche de la théorie ancrée (Paillé, Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

12 1994 ; Strauss et Corbin, 2003) avec l aide du logiciel de traitement des données qualitatives Atlas TI. Dans le cadre de cet article, seront uniquement présentés les résultats issus des deux premières étapes de la démarche de la théorisation ancrée, à savoir la codification et la catégorisation. Après avoir codifié chaque entrevue, nous avons procédé au regroupement des phénomènes codés et défini des catégories d analyses, telles que «médicaments occidentaux consommés», «perception des produits thérapeutiques chinois», «construction des choix thérapeutiques». Ces catégories ont ensuite été affinées à travers des sous-catégories d analyse. Pour chaque catégorie et souscatégorie, nous avons cherché à établir les points de divergence et de convergence des discours des participants. Enfin, ces résultats concernant les pratiques et les représentations des thérapeutiques ont été mis en relation avec des caractéristiques des participants, telles que le pays de résidence ou le sexe. Les résultats présentés dans le cadre de cette recherche sont préliminaires dans la mesure où certaines données recueillies n ont pas encore été analysées et où seules les étapes de la codification et de la catégorisation ont été réalisées. RÉSULTATS Les pratiques relatives à l automédication Les produits thérapeutiques consommés en automédication L analyse des données révèle que les jeunes d origine chinoise de France et du Québec utilisent, en automédication, des Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

13 médicaments occidentaux et des produits thérapeutiques chinois de façon complémentaire. Les médicaments occidentaux Concernant les médicaments occidentaux, les catégories les plus couramment consommées sont celles des antalgiques (principalement paracétamol pour les Français et acétaminophènes pour les Québécois, ibuprofène, aspirine). Cependant, l analyse des données montre que cette catégorie de médicaments est davantage utilisée par les jeunes de France (22/25) que par ceux du Québec (13/20). Ces médicaments sont consommés le plus souvent dans l objectif de traiter les rhumes, la fièvre et les céphalées et pour quelques filles, en cas de maux de ventre ou de douleurs liées aux menstruations. La seconde catégorie de médicaments la plus utilisée sans avis médical est celle des sirops contre la toux ou les maux de gorge dont l usage concerne environ un tiers des répondants, français et québécois. Les vitamines représentent la troisième catégorie de médicaments la plus utilisée, majoritairement par des Québécois et principalement dans l objectif de renforcer le système immunitaire. D'autres classes thérapeutiques sont utilisées en automédication par les répondants, bien que dans une moindre mesure : des antiacides ou antispasmodiques, des antihistaminiques, pour des allergies au pollen ou alimentaires, et des anti-inflammatoires en Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

14 comprimés ou sous forme de crème, contre les douleurs liées aux menstruations, les douleurs musculaires ou les blessures. Les produits thérapeutiques chinois La quasi-totalité des jeunes participant à l étude a rapporté avoir recours à des produits chinois dans un but thérapeutique ou préventif. Les produits thérapeutiques utilisés peuvent prendre la forme de médicaments produits par l industrie pharmaceutique ou de produits non modifiés industriellement. L analyse des données a révélé que l alimentation occupe une place essentielle dans la médecine chinoise utilisée par les jeunes, les soupes représentant le produit le plus fréquemment cité. Ces soupes peuvent comporter des légumes, des fruits frais ou secs, des plantes séchées, des algues, des herbes, des racines comme le gingembre ou le ginseng, de la viande, des insectes Elles sont le plus souvent consommées dans le but de conserver ou de favoriser un état de bien-être physique : «pour rester/être en forme», «pour la santé», «pour que le corps fonctionne bien/mieux», «pour avoir des vitamines». Leur consommation peut également avoir une visée préventive : «pour qu il y ait moins de risques qu on tombe malade», pour «aider l organisme à être plus fort». Enfin, les soupes peuvent également avoir une fonction stimulante dans un contexte d affaiblissement physique (maladie, menstruations, fatigue). Quelques répondants ont expliqué les consommer dans un but curatif, afin de lutter contre la constipation, de faciliter la digestion, de tuer les microbes ou d améliorer la vue. Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

15 La deuxième catégorie de substances médicinales la plus souvent mentionnée par les répondants est celle des décoctions de plantes qu ils désignent souvent par le terme «thés». Une douzaine de répondants aussi bien français que québécois y ont recours. Ces thés peuvent avoir un rôle curatif ou préventif. Sur le plan curatif, les décoctions de plantes sont utilisées pour traiter différents symptômes. Les filles ont rapporté les utiliser plutôt pour les maux de ventre, pour maigrir, pour les problèmes dermatologiques. Quant aux garçons, ils semblent davantage en prendre pour renforcer le système immunitaire, pour les rhumes. Les autres produits thérapeutiques dont font usage les jeunes d origine chinoise se présentent sous la forme de produits pharmaceutiques industriels. Un tiers des répondants, aussi bien français que québécois, a recours à des sirops importés de Chine pour les maux de gorge ou la toux. Une dizaine de participants, majoritairement français, ont rapporté avoir recours à un médicament se présentant sous la forme d un petit flacon contenant un grand nombre de microgélules de couleur marron foncée, utilisé pour traiter les maux de ventre ou le rhume et les maux de gorge. Plusieurs Québécois ont également indiqué utiliser un produit se présentant sous forme de poudre à diluer dans de l eau chaude pour traiter les rhumes, la fièvre et les maux de gorge, le Balangen. Le dernier type de produits pharmaceutiques chinois, auto-administrés utilisés par environ un tiers des participants, sont les pommades et lotion en application Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

16 externe pour le traitement de maux bénins (maux de ventre, céphalées, rhume, douleurs musculaires, les brûlures, piqûres d insectes). Modes d utilisation et approvisionnement Médicaments occidentaux De façon générale, la population des jeunes chinois se caractérise par un usage modéré des médicaments occidentaux. Le mode d utilisation des médicaments par les jeunes varie selon la nature des symptômes. Les antalgiques et les anti-inflammatoires consommés pour les douleurs sont utilisés de façon ponctuelle, pendant une seule journée, selon le dosage d un ou deux comprimés, à une fréquence d une ou deux fois dans la journée. Les antalgiques ou les sirops utilisés pour les symptômes associés au rhume sont pris pendant plusieurs jours. Selon les personnes, la posologie sera de 2 ou 3 fois par jour, pendant 3 ou 4 jours ou une semaine ou bien jusqu à la disparition des symptômes. Plusieurs répondants ont précisé que si les symptômes ne disparaissent pas après une semaine de traitement, ils vont consulter un médecin. Les modalités d usage des antihistaminiques varient selon le type d allergies. Certains répondants expliquent les prendre au besoin, en fonction de l apparition des symptômes, tandis qu un des répondants fait des cures de plusieurs semaines au printemps et en automne en cas d allergies au pollen. En ce qui concerne les vitamines, elles sont consommées par certains de façon Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

17 préventive, quotidiennement ou plusieurs fois par mois et par d autres, durant les périodes de maladie. Concernant la consommation des médicaments occidentaux, elle procède, pour la majorité, d une décision autonome. Ainsi, un tiers de participants déclarent suivre les indications de la notice explicative pour décider de la posologie et de la durée du traitement ou, plus rarement, d une ancienne prescription médicale, alors que seulement deux d entre eux suivent plutôt les instructions des parents. La plupart des participants s approvisionnent en médicaments occidentaux dans la pharmacie domestique, utilisant les médicaments disponibles. En cas de rupture de stock, ils le signaleront à leurs parents ou, plus rarement, iront en acheter eux-mêmes à la pharmacie. Produits thérapeutiques chinois Les soupes, qui sont généralement préparées par les parents, sont consommées de façon assez régulière, parfois plusieurs fois par semaine. Plusieurs répondants français ont précisé qu elles étaient souvent utilisées juste avant ou durant la période de l hiver. Certains thés sont également consommés avec régularité, plusieurs fois par mois ou pendant une période d une semaine lorsqu ils ont été préparés en grande quantité par les parents. Quant aux autres produits thérapeutiques à visée curative, ils sont autoadministrés lors de l apparition des symptômes, jusqu à leur Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

18 disparition. L utilisation des produits non fabriqués industriellement demeure largement sous l emprise des parents, les participants n utilisant pas de manière autonome les plantes ou les traitements requérant une préparation. Cette influence prépondérante de la famille se retrouve également au niveau de l approvisionnement. Ainsi, aucun jeune n a rapporté acheter lui-même des produits thérapeutiques chinois dans les commerces qui les distribuent, en raison du manque de connaissance des substances vendues et du manque de maîtrise de la langue chinois écrite. Les médicaments ou produits thérapeutiques chinois sont donc achetés par les parents dans les commerces spécialisés situés dans les quartiers chinois ou bien rapportés, par les amis ou les membres de la famille, de leurs voyages en Chine continentale ou à Taiwan. Les représentations des produits thérapeutiques occidentaux et chinois L analyse des données met en évidence que les jeunes d origine chinoise perçoivent les thérapeutiques occidentales et chinoises comme très différentes, voire opposées, à de nombreux niveaux. Les caractéristiques des thérapeutiques occidentales et chinoises Une des premières dimensions qui semble opposer les perceptions des médicaments occidentaux (MO) et celles des produits thérapeutiques chinois (PTC) a trait à leur composition. Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

19 Ainsi, un tiers des répondants associent les PTC à la notion de «naturel», un certain nombre d entre eux reliant de façon concomitante les MO à celle de «chimique». Ces représentations des médicaments occidentaux comme étant des produits chimiques semblent être source de méfiance pour plusieurs participants qu ils soient français ou québécois : F06 : C est surtout que les médicaments occidentaux sont fait plutôt chimiquement, donc puisque c est plutôt chimique, donc on sait pas d où ça provient, on sait pas ce qui est composé dans le produit, ce qui fait un peu peur pour les gens. Les représentations des caractéristiques physiques des deux types de thérapeutiques s avèrent également contrastées. La plupart des répondants associent plutôt les PTC à des substances nonmodifiées et à une galénique sous forme de liquides pouvant se décliner en soupes, thés ou tisanes. En revanche, les MO sont spontanément associés à des comprimés, des gélules qui s administrent sans avoir besoin d être dissoutes. Q12 :On n a presque pas de pilules à prendre pour les médicaments chinois Q14 : C est plus comme des boissons Q15 : Des herbes Pour une grande partie des répondants, les PTC et les MO se distinguent également par leur goût et leur odeur. Les PTC sont la plupart du temps considéré comme ayant une saveur et une odeur déplaisantes. Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

20 Q12 : C est vraiment amer, c est vraiment dégueulasse. Q13 : Et ça sent vraiment mauvais et t as pas envie que tes collègues sentent ça, vaut mieux le garder chez toi. (rires) Un autre thème qui émerge de l analyse des représentations des traitements chinois et occidentaux des répondants a trait à leur caractère pratique. De façon générale, les PTC sont perçus comme moins simples d utilisation que les MO. Les PTC sont considérés comme plus difficiles et plus longs à préparer que les MO, lesquels présentent l avantage d être déjà prêts à consommer. Les PTC sont décrits comme moins pratiques à transporter et à utiliser à l extérieur du domicile que les MO, du fait de leurs modes de conditionnement et de préparation. F11 : Le temps de préparation. Les médicaments chinois il faut les préparer, il faut les faire cuire ou des choses comme ça. Alors que les autres on va à la pharmacie et on les prend directement. La question de l accessibilité des deux types de produits thérapeutiques a également été soulevée par les répondants. Tout d abord, du point de vue de plusieurs participants français et québécois, les PTC présentent l avantage de ne pas nécessiter de prescription médicale contrairement aux MO. Q03 : Les médicaments occidentaux on est obligé d attendre la prescription d un médecin, alors que les orientaux on prend libre, comme on veut. Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

21 Les répondants ont également évoqué la question de l accessibilité des deux types de médicaments en termes d approvisionnement. Aussi bien pour les Français que pour les Québécois, les PTC sont perçus comme plus difficiles à se procurer que les MO, du fait du manque de point de vente et d une distribution limitée à quelques zones géographiques. Q14 : C est plus difficile à trouver. Q15 : Si tu veux comme des herbes, tu dois aller comme Chinatown. Q14 : Oui, c est tellement loin. Le dernier point ayant été abordé à quelques reprises, relativement à l accessibilité des deux types de thérapeutiques, concerne leur coût. Les points de vue des participants se sont révélés divergents sur cette question. Alors que deux répondants, français et québécois, soulignent le moindre coût des MO dans la mesure où ils sont remboursés par l assurance maladie, deux autres répondants québécois perçoivent au contraire les PTC comme moins onéreux que les MO. En lien avec les représentations des PTC comme naturels et des médicaments occidentaux comme chimiques émerge un autre couple de représentations opposées. Alors que les PTC sont souvent associés à la notion de «traditionnel», les MO s avèrent reliés à celle de «scientifique». Ces représentations ont une influence sur celle de la fiabilité de ces deux types de thérapeutiques. Revue Internationale sur le Médicament, vol.2,

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