CHAPITRE 6 APPAREIL URINAIRE ET APPAREIL REPRODUCTEUR DE L HOMME

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1 CHAPITRE 6 APPAREIL URINAIRE ET APPAREIL REPRODUCTEUR DE L HOMME Table des matières ÉVALUATION DE LA FONCTION URINAIRE ET DE L APPAREIL REPRODUCTEUR DE L HOMME Anamnèse et examen physique Examen physique de l appareil AFFECTIONS GÉNITO-URINAIRES COURANTES CHEZ L HOMME Hyperplasie bénigne de la prostate Épididymite Prostatite (aiguë) Balanite AFFECTIONS URINAIRES COURANTES Bactériurie asymptomatique Cystite Pyélonéphrite Colique néphrétique (calculs) Incontinence urinaire URGENCES UROLOGIQUES ET GÉNITALES CHEZ L HOMME Torsion testiculaire Rétention urinaire aiguë

2 6 1 ÉVALUATION DE LA FONCTION URINAIRE ET DE L APPAREIL REPRODUCTEUR DE L HOMME ANAMNÈSE ET EXAMEN PHYSIQUE GÉNÉRALITÉS Chaque symptôme doit être noté et examiné en fonction des caractéristiques suivantes : Apparition (sdaine graduelle) Évolution dans le temps Situation actuelle (amélioration aggravation) Localisation Irradiation Qualité Fréquence et durée Sévérité Facteurs déclenchants et aggravants Facteurs de slagement Symptômes associés Répercussions sur les activités quotidiennes Épisodes similaires diagnostiqués auparavant Traitements antérieurs Efficacité des traitements antérieurs SYMPTÔMES DOMINANTS En plus des caractéristiques générales décrites cidessus, il faut aussi explorer les symptômes spécifiques suivants. Fonction urinaire Fréquence des mictions Volume d urine (élevé faible) Urgence (sensation d un besoin urgent de vider la vessie) Dysurie et moment de son apparition durant la miction (au début, à la fin pendant) Nycturie (première survenue exacerbation du profil habituel) Rétention Incontinence Cleur et odeur de l urine Hématurie Coliques Dleur à l angle costo-vertébral, au flanc à l abdomen Dleur sus-pubienne Dleur périnéale, génitale, inguinale lombaire Appareil reproducteur masculin Difficulté à amorcer à interrompre la miction Pssée abdominale volontaire (effort) à la miction Nature du jet (vitesse, force, volume) Fuite sensation de plénitude post-mictionnelle Éclement pénien, démangeaison Lésions des organes génitaux externes Dleur génitale, inguinale, sus-pubienne lombaire Dleur œdème des testicules Relations sexuelles dlreuses Orientation sexuelle Nombre de partenaires sexuel(le)s Libido Pratiques sexuelles, dont comportements à risque (p. ex. relations orales, anales vaginales non protégées) Fécondité (nombre d enfants) Antécédents vénériens (MTS, dont VIH et hépatite B) Auto-examen des testicules (fréquence, régularité) Antécédents d hydrocèle, d épididymite, de prostatisme, de varicocèle, de hernie, de cryptorchidie, de spermatocèle, vasectomie récente Autres symptômes associés Fièvre, frissons, malaise Nausées, vomissements Diarrhée, constipation Perte d appétit Changement dans les habitudes de sommeil

3 6 2 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme ANTÉCÉDENTS MÉDICAUX (APPAREIL GÉNITO -URINAIRE) Cystite, pyélonéphrite Néphropathies Anomalies anatomiques congénitales des voies génito-urinaires Calculs rénaux Début récent augmentation de l activité sexuelle Manœuvres instrumentales récentes dans les voies génito-urinaires (p. ex. cathéter, dilatation urétrale, cystoscopie) Ménopause (sans hormonothérapie substitutive) Utilisation de tampons, dches vaginales Diabète sucré Immunosuppression MTS Abus sexuel Allergies Exposition à des irritants chimiques Médication (p. ex. immunosuppresseurs, contraceptifs oraux, antihypertenseurs, antipsychotiques) Comportements à risque (p. ex. relations sexuelles non protégées, consommation abusive d alcool et de drogues, utilisation de drogues injectables illicites) ANTÉCÉDENTS PERSONNELS ET SOCIAUX (APPAREIL GÉNITO-URINAIRE) Hygiène personnelle, habitudes en matière d élimination et de propreté Pratiques sexuelles (comportements à risque, orientation sexuelle) Partenaire sexuel(le) symptomatique Utilisation de crèmes de msses contraceptives, de condoms, etc. Utilisation de msse de bain, de dches vaginales Port de ss-vêtements d autres vêtements trop ajustés serrés Multiples partenaires sexuel(le)s Perturbation de la vie sexuelle (à cause de symptômes génito-urinaires) Peur, gêne, anxiété Absentéisme au travail à l école, renoncement à des activités sociales à cause de symptômes génito-urinaires (p. ex. incontinence) ANTÉCÉDENTS FAMILIAUX (APPAREIL GÉNITO -URINAIRE) Infections urinaires Néphropathies (p. ex. cancer du rein, maladies polykystiques) Diabète sucré Calculs rénaux Sévices sexuels physiques Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

4 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme 6 3 EXAMEN PHYSIQUE DE L APPAREIL GÉNÉRALITÉS État de santé apparent Présence absence de dleur Teint (rge, pâle) Corpulence (maigreur obésité) Concordance entre l apparence et l âge déclaré SIGNES VITAUX Température Fréquence cardiaque Fréquence respiratoire Tension artérielle APPAREIL URINAIRE (EXAMEN DE L ABDOMEN) Inspection Cicatrices abdominales lombaires d une intervention chirurgicale antérieure Œdème (facial, périphérique) Palpation Sensibilité sus-pubienne Distension de la vessie Sensibilité masses abdominales Sensibilité de l angle costo-vertébral Hypertrophie des reins (les reins ne sont généralement pas palpables sauf chez les clients minces) Œdème ganglions inguinaux Percussion Sensibilité sus-pubienne de l angle costovertébral Distension de la vessie N bliez pas d examiner les régions suivantes dans le cadre de l évaluation : Tête, yeux, oreilles, nez, gorge : rechercher la pharyngite et la conjonctivite (infection à Chlamydia, gonorrhée) Peau : rechercher les lésions, les éruptions, les polyarthralgies de la gonorrhée disséminée, et évaluer l équilibre hydrique. APPAREIL REPRODUCTEUR DE L HOMME Inspection Pénis, scrotum et pubis : inflammation, éclements, lésions, enflure, asymétrie, irrégularité de la répartition du système pileux, lentes, verrues Rectum : lésions, éclements, œdème, hémorroïdes Régions inguinales et fémorales (hernies) Palpation Pénis : sensibilité, induration, nodules, lésions Testicules et contenu du scrotum : dimension, position, atrophie des testicules, sensibilité, enflure, chaleur, masses, hydrocèle Rectum : tonus du sphincter anal, tumeurs de la paroi rectale, prostate Prostate : taille, forme, contr, consistance, sensibilité nodules Anneau inguinal superficiel : hernies Zones inguinales et fémorales (hernies) APPAREIL GÉNITAL FÉMININ Cet examen fait l objet du chapitre 13, «Santé de la femme et gynécologie». ANALYSES DE LABORATOIRE Urine : cleur, trble claire Bandelettes réactives : sang, protéines, globules blancs, nitrites, ph Microscopie sédimentaire : globules blancs et rges, bactéries cylindres urinaires, cellules épithéliales Culture et antibiogramme de l éclement urétral des sécrétions prostatiques

5 6 4 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme AFFECTIONS GÉNITO-URINAIRES COURANTES CHEZ L HOMME HYPERPLASIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE Hypertrophie bénigne de la prostate pvant se traduire par l obstruction du col de la vessie. Inconnues Facteur prédisposant : l âge (au-delà de 55 ans) Apparition des symptômes urinaires lorsque la prostate est suffisamment hypertrophiée pr entraîner une compression partielle du col de la vessie. Retard de la miction Miction par regorgement Effort à la miction Force du jet atténuée Mictions fréquentes et peu abondantes Sensation d urgence mictionnelle Fuites post-mictionnelles Nycturie Sensation constante de plénitude de la vessie, même après la miction L infection des voies urinaires la rétention d urine constituent parfois le problème énoncé. L hématurie peut être un symptôme précoce. Abdomen : dans les cas de rétention urinaire aiguë, il arrive que la vessie soit distendue; une vessie distendue est parfois perceptible à la palpation. Tcher rectal : hypertrophie de la prostate Prostate : consistance normale, haut et bords pas forcément perceptibles à la palpation, sillon médian possiblement indistinct La taille clinique de la prostate n est pas révélatrice de la gravité des symptômes. Une légère hypertrophie clinique peut provoquer des effets très incommodants. DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Cystite Cancer de la prostate Tumeur de la vessie Calculs Prostatite (chronique) Rétrécissement de l urètre COMPLICATIONS Infections à répétition des voies urinaires Rétention urinaire aiguë Hémorroïdes hernies provoquées par l effort à la miction Atteinte rénale due à une obstruction chronique TESTS DIAGNOSTIQUES Prélevez un échantillon d urine pr analyse (analyse crante et microscopie, culture et antibiogramme). Éliminez la possibilité d une infection, d une hématurie et d une glycosurie. Déterminez le taux de créatinine. Antigène prostatique spécifique (PSA) : test facultatif et controversé, mais généralement recommandé lorsqu un diagnostic de cancer de la prostate amènerait à modifier le traitement chez un homme sain âgé de 50 à 70 ans. Atténuer éliminer les symptômes Prévenir les complications dues à l obstruction prolongée du col de la vessie (p. ex. infections des voies urinaires, calculs de la vessie, hydronéphrose) Consultation Il faut consulter le médecin si les symptômes du client sont sévères et assez incommodant pr l inciter à se faire traiter immédiatement, s il y a hématurie, présence de nodules dans la prostate dleur lombaire inattendue. Il faut éliminer la possibilité d un carcinome prostatique avec métastases aux os chez les hommes de plus de 35 ans présentant des symptômes d obstruction du col de la vessie et sffrant d une dleur lombaire d apparition récente. Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

6 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme 6 5 Interventions non pharmacologiques Conseillez au client de ne pas boire avant l heure du ccher, notamment d éviter le thé, le café et l alcool, qui ont tendance à provoquer la diurèse nocturne. Vérifiez la médication du client, le cas échéant; interrompez la médication si possible. Les médicaments contre le rhume, tels que les décongestionnants, les antihistaminiques et anticholinergiques, de même que les antipsychotiques, les antidépresseurs et les anxiolytiques sont susceptibles d entraver la capacité d uriner et d accroître la compression du col de la vessie. Demandez au client de signaler tte évolution subite de ses symptômes à des fins de réévaluation. Interventions chirurgicales visant à réduire la taille de la prostate : prostatectomie transurétrale, prostatectomie transurétrale par incision prostatectomie au laser. Interventions pharmacologiques Pr atténuer les symptômes, on peut utiliser à profit le finastéride, inhibiteur de la 5-α réductase (Proscar) (médicament de classe B), et les bloqueurs des récepteurs α1- adrénergiques, comme la térazosine (Hytrin) (médicament de classe B). Surveillance et suivi Si les symptômes sont légers, prévoyez un suivi facultatif par un médecin. Il faut surveiller les symptômes du patient aux six mois et procéder à un tcher rectal chaque année. Si les symptômes sont modérés à sévères, adresser le client au médecin (voir la section «Orientation vers d autres ressrces médicales» ci-desss). Orientation vers d autres ressrces médicales Adressez le client à un urologue si ses symptômes, de modérés à sévères, sont incommodants s il y a des complications. ÉPIDIDYMITE Infection d origine bactérienne de l épididyme. Chez les clients de 35 ans moins : habituellement provoquée par une MTS (Neisseria gonorrhea, Chlamydia). Chez les clients de plus de 35 ans : habituellement provoquée par des agents pathogènes des voies urinaires (Escherichia coli, Klebsiella, Proteus) la tuberculose. Facteurs prédisposants chez les clients du deuxième grpe : infection des voies urinaires, obstruction de l éclement, infection de la prostate, manœuvre instrumentale dans la partie inférieure de l appareil génito-urinaire (p. ex. pose d une sonde). Dleur et hypertrophie unilatérales du scrotum La surélévation du scrotum procure un slagement. Fièvre, frissons, sensation de malaise possibles Possibles symptômes de cystite d urétrite (fréquence et urgence des mictions, dysurie) Température parfois élevée Inconfort moyen Le client marche lentement et avec précaution, svent en se tenant le scrotum. Rgeur et hypertrophie unilatérales du scrotum Éclement urétral possible Vive sensibilité du scrotum, qui est chaud au tcher. Épididyme enflé, dur et extrêmement sensible DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Torsion testiculaire Kyste sébacé infecté, folliculite Traumatisme Orchite rlienne Tumeur des testicules Spermatocèle Hydrocèle Varicocèle COMPLICATIONS Propagation de l infection aux testicules Abcès Stérilité

7 6 6 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme TESTS DIAGNOSTIQUES Prélevez un échantillon d urine pr analyse (analyse crante et microscopie, culture et antibiogramme). Prélevez un échantillon par écvillonnage de l urètre pr détecter la présence de N. gonorrhea et de Chlamydia. Offrez au client de subir un test de détection du VIH. Administrez le test VDRL. En général, on traite les infections bénignes en consultation externe; les infections plus graves, accompagnées de fièvre et de frissons, nécessitent une hospitalisation. Atténuer les symptômes Prévenir les complications de l infection Prévenir les rechutes Consultation Infection bénigne Il faut consulter le médecin si l on spçonne une maladie non infectieuse ss-jacente, en particulier chez les clients de plus de 35 ans, lorsque les symptômes sont modérés sévères. Infection bénigne Il faut consulter le médecin au sujet du choix des antibiotiques IV. Interventions non pharmacologiques Infection bénigne Indiquez au client qu il devra garder le lit pendant la phase aiguë (1 à 2 jrs). Surélevez le scrotum pr atténuer la dleur. Le client devra utiliser un support scrotal pr se déplacer. On doit appliquer de la glace pendant 20 minutes ttes les 2 à 3 h pr atténuer la dleur. Durant la phase aiguë, le client doit éviter de slever de lrdes charges, de faire des efforts à la défécation et d avoir des relations sexuelles. Indiquez au client qu il devra revenir à la clinique pr une réévaluation si ses symptômes s aggravent. Éducation du client Expliquez au patient le processus et l évolution prévue de la maladie. Donnez au client des conseils sur l utilisation appropriée des médicaments (dose, fréquence, effets secondaires, nécessité de suivre le traitement au complet). Donnez au client des conseils sur la façon de prévenir la propagation de MTS à ses partenaires sexuels. Infection bénigne Repos au lit. Application de glace sur le scrotum. Interventions pharmacologiques Infection bénigne Analgésiques et antipyrétiques : acétaminophène (Tylenol) (médicament de classe A), 500 mg, 1-2 comprimés PO ttes les 4 à 6 h au besoin Antibiotiques pr les jeunes clients atteints d une infections transmise sexuellement : cefixime (Suprax) (médicament de classe C), 400 mg, 2 comprimés PO immédiatement tétracycline (Tetracyne) (médicament de classe A), 500 mg PO qid pendant 10 jrs doxycycline (Vibramycin) (médicament de classe A), 100 mg PO bid pendant 10 jrs et azithromycine (Zithromax) (médicament de classe C), 1 g PO (dose unique) Pr les clients allergiques à la tétracycline : érythromycine (E-Mycin) (médicament de classe A), 500 mg PO qid pendant 10 jrs Antibiotiques pr les clients âgés atteints d une infection non transmise sexuellement : sulfaméthoxazole/triméthoprime (Septra DS) (médicament de classe A), 1 comprimé PO bid pendant 14 jrs céphalexine (Keflex) (médicament de classe C), 250 mg PO qid pendant 14 jrs Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

8 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme 6 7 Infection sévère Amorcez un t raitement IV avec du soluté physiologique pr maintenir la veine verte. Analgésiques et antipyrétiques : acétaminophène (Tylenol) (médicament de classe A), 500 mg, 1-2 comprimés PO ttes les 4 à 6 h au besoin Pr atténuer une dleur modérée sévère : acétaminophène avec codéine (Tylenol N o 2 N o 3) (médicament de classe C), 1-2 comprimés PO ttes les 4 h au besoin Antibiotiques pr les jeunes clients : ampicilline (Ampicin) (médicament de classe D), 1,0 g IV ttes les 6 h doxycycline (Vibramycine) (médicament de classe A), 100 mg PO ttes les 12 h et Antibiotique pr les clients âgés : ampicilline (Ampicin) (médicament de classe D), 1,0 g IV ttes les 6 h Pr les clients allergiques à la pénicilline, consultez le médecin au sujet des médicaments de substitution. Surveillance, suivi et orientation vers d autres ressrces médicales Infection bénigne Revoyez le client dans les 48 heures pr évaluer sa réaction au traitement. Revoyez le client après 10 à 14 jrs, une fois l antibiothérapie terminée. Infection sévère Procédez à une évacuation médicale dans les plus brefs délais. PROSTATITE (AIGUË) Infection aiguë de la prostate. Mêmes organismes que pr la cystite (E. coli, Proteus, Klebsiella). Facteurs de risque Infection des voies urinaires Calculs prostatiques Âge supérieur à 50 ans Apparition sdaine de fièvre et de frissons Dleur génitale Dleur possible au sacrum et au bas du dos Dleur périnéale Dysurie, mictions fréquentes et urgentes (symp tômes de la cystite), nycturie Symptômes possibles de compression du col de la vessie Éclement et jet urinaires parfois anormaux Dleur à la défécation Température parfois élevée Fréquence cardiaque parfois élevée Inconfort moyen à prononcé; le client semble parfois très mal en point. Démarche lente, jambes écartées Distension de la vessie parfois visible à l examen de l abdomen Prostate enflée, extrêmement sensible, chaude, molle De faibles éclements de pus peuvent parfois être exprimés de l urètre. Évitez de masser vigreusement la prostate, cela prrait provoquer une bactériémie. Urine trble claire Bandelettes réactives : présence possible de sang et de protéines Microscopie des urines : des bactéries, des globules blancs et quelques globules rges sont parfois présents.

9 6 8 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Hyperplasie bénigne de la prostate accompagnée d une infection des voies urinaires Épididymite Urétrite Cystite Pyélonéphrite Tumeur maligne COMPLICATIONS Épididymite Pyélonéphrite Rétention urinaire aiguë Septicémie Abcès Prostatique chronique TESTS DIAGNOSTIQUES Prélevez un échantillon d urine pr analyse (analyse crante et microscopie, culture et antibiogramme) Procédez à un écvillonnage urétral pr culture de N. gonorrhea et de Chlamydia si vs spçonnez une MTS (à cause des antécédents) si vs détectez un éclement urétral. Offrez au client de subir un test de détection du VIH. Faites un test VDRL. Si les symptômes sont légers modérés, traitez le client en consultation externe; s ils sont sévères et que le client semble très malade, demandez l hospitalisation. Atténuer les symptômes. Prévenir les complications. Consultation Il faut consulter le médecin, surtt si les symptômes sont sévères si le client semble sffrir d un malaise général. Interventions non pharmacologiques Symptômes sévères Le client doit garder le lit. Interventions pharmacologiques Symptômes légers modérés Antibiotiques : sulfaméthoxazole/triméthoprime (Septra DS) (médicament de classe A), 1 comprimé PO bid pendant 21 jrs amoxicilline (Amoxil) (médicament de classe A), 500 mg PO tid pendant 21 jrs Symptômes sévères Amorcez un traitement IV avec un soluté physiologique pr les liquides et les antibiotiques IV. Traitement de la fièvre et de la dleur : acétaminophène (Tylenol) (médicament de classe A), 500 mg, 1-2 comprimés PO ttes les 4 h au besoin Discutez du choix des antibiotiques IV avec le médecin. Médicaments de première intention : ampicilline (Penbritin) (médicament de classe D), 500 mg IV ttes les 6 h et gentamycine (médicament de classe B), 3 mg/kg IV ts les jrs, en doses fractionnées, ttes les 8 h Pr les clients allergiques à la pénicilline, on peut utiliser du sulfaméthoxazole/triméthoprime (Septra DS). Surveillance et suivi Symptômes sévères Recherchez une distension de la vessie. En cas d incapacité d uriner et de distension de la vessie, faites asseoir le client dans une baignoire remplie d eau tiède et demandez-lui d essayer d uriner dans l eau. Ne posez pas de sonde urinaire. Voir la section «Rétention urinaire aiguë» dans le présent chapitre, si le traitement décrit ici ne fonctionne pas. Orientation vers d autres ressrces médicales Symptômes sévères Procédez à une évacuation médicale dans les plus brefs délais pr que le traitement IV du patient se prsuive à l hôpital. Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

10 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme 6 9 BALANITE Inflammation du gland du pénis. Réaction allergique (p. ex. au latex des condoms, au gel spermicide) Infection fongique (p. ex. Candida albicans) bactérienne (p. ex. Streptococcus) Facteur de risque : présence du prépuce Dleur au pénis Dysurie Éclement au foyer de l infection Érythème Enflure du prépuce Ulcération Plaques Rgeur, enflure du gland Éclement autr du gland DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Leucoplasie Lichen plan Psoriasis Syndrome de Reiter COMPLICATIONS Sténose du méat urinaire Modifications précancéreuses résultant d une irritation chronique Infection des voies urinaires TESTS DIAGNOSTIQUES Prélevez un échantillon de tt éclement en vue d une culture et d un antibiogramme. Atténuer les symptômes. Prévenir les rechutes. Intervention non pharmacologiques Compresses tièdes bains de siège Hygiène locale : s assurer que le prépuce se rétracte facilement. Interventions pharmacologiques Amorcez un traitement topique. Le choix variera selon qu il s agit d une infection bactérienne fongique d une dermatite. Infection fongique clotrimazole 1% (Canesten) (médicament de classe A), bid sur la région atteinte nystatine (Mycostatin) (médicament de classe A), bid à qid sur la région atteinte Infection bactérienne pommade de bacitracine (Baciguent) (médicament de classe A), qid sur la région atteinte sulfate de néomycine (Neosporin) (médicament de classe A), qid sur la région atteinte Dermatite pommade d hydrocortisone 0,5% (Unicort) (médicament de classe A), qid sur la région atteinte

11 6 10 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme AFFECTIONS URINAIRES COURANTES BACTÉRIURIE ASYMPTOMATIQUE Présence de bactéries dans l urine ne provoquant aucun symptôme. Structure anatomique (affection plus fréquente chez les femmes, dont l urètre est plus crt et situé à proximité du vagin) Changements hormonaux (p. ex. grossesse, contraceptifs oraux) Relâchement des muscles pelviens (chez les clients âgés) Prostatite chronique Contamination des prélèvements Sondes à demeure Absence de problèmes urinaires Généralement décelée lors d une analyse d urine crante Fréquente chez les femmes de 20 à 50 ans Prostatite chronique bénigne svent présente chez les hommes de plus de 50 ans Fréquente chez les clients âgés et chez ceux qui ont des sondes à demeure Normales. RÉSULTATS DES ANALYSES DE LABORATOIRE Urine : claire Bandelettes réactives : normales Microscopie : bactéries évidentes Culture : positive après heures S assurer que l échantillon est convenablement prélevé à mi-miction. Reconnaître l importance de la bactériurie asymptomatique dans les différents ss-grpes (femmes enceintes, immunodéprimés, personnes âgées). Éliminer les bactéries des voies génito-urinaires chez les femmes enceintes. Interventions non pharmacologiques Éducation du client Recommandez un apport suffisant en liquides pr éliminer les bactéries de la vessie et prévenir la stase d urine dans celle-ci (6 à 8 verres de liquide par jr). Enseignez au client les bonnes règles d hygiène (s essuyer de l avant vers l arrière). Décrivez au client les signes et symptômes de l infection a iguë et conseillez-lui de revenir à la clinique dès leur apparition. Interventions pharmacologiques Femmes enceintes Traitez ttes les femmes enceintes atteintes de cette affection : amoxicilline (Amoxil) (médicament de classe A), mg PO tid pendant 7 jrs Pr les clientes allergiques à la pénicilline : nitrofurantoïne (Macrodantin) (médicament de classe A), 100 mg PO bid pendant 7 jrs Autres grpes Hommes âgés atteints d hyperplasie bénigne de la prostate Demandez au client s il a noté un changement quelconque dans ses symptômes, si petit soit-il. Si les symptômes se sont aggravés, traitez comme une cystite (voir ci-desss); sinon, répétez l analyse d urine (analyse crante et microscopie, culture et antibiogramme). Clients cathétérisés Il faut consulter le médecin, qui prra juger que l affection n a pas besoin d être traitée. Une antibiothérapie ne ferait que favoriser la croissance de sches bactériennes résistantes. Clients âgés Aucune antibiothérapie ne s impose. Il suffira à ces clients de prendre quelques mesures d hygiène élémentaires, comme d augmenter leur apport en liquides, de bien s essuyer, de se laver régulièrement et d utiliser une chaise d aisance pr réduire le nombre de bactéries. Femmes non enceintes en bonne santé En l absence d antécédents de problèmes génito-urinaires et de symptômes, il s agit sans dte seulement d une contamination. Répétez les analyses d urine (analyse crante et microscopie, culture et antibiogramme). Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

12 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme 6 11 CYSTITE Infection d origine bactérienne de la vessie. E. coli (micro-organisme le plus fréquent, dans 80 à 90 % des cas) Il peut aussi s agir des bactéries suivantes : Klebsiella, Pseudomonas, Streptococcus du grpe B et Proteus mirabilis Facteurs de risque Sexe féminin Mauvaise hygiène périnéale Diabète sucré Manœuvre instrumentale tchant les voies urinaires (p. ex. sonde) Vessie neurogène (à cause d un AVC de la sclérose en plaques) Anomalie congénitale des voies génito-urinaires Calculs rénaux Tumeur Rétrécissement de l urètre Grossesse Augmentation de l activité sexuelle (chez la femme) Utilisation de spermicides, diaphragme Hypertrophie prostatique Immunosuppression (p. ex. infection à VIH) Dysurie Mictions fréquentes et peu abondantes Urgence mictionnelle Gêne dans la région sus-pubienne Chez la femme, notez la présence d éclements vaginaux, de règles et l utilisation d un diaphragme. Chez l homme, notez la présence d un éclement urétral de symptômes évocateurs d une hyperplasie bénigne de la prostate. RÉSULTATS DES ANALYSES DE LABORATOIRE Urine : trble, concentrée Bandelettes réactives : sang et protéines dans l urine, résultats positifs pr les nitrites Microscopie sédimentaire : globules blancs, globules rges et présence possible de bactéries DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Urétrite Vulvovaginite Calculs urinaires Tuberculose rénale MTS Hyperplasie bénigne de la prostate Diabète sucré Prostatite chronique COMPLICATIONS Infection ascendante (pyélonéphrite) Cystite chronique TESTS DIAGNOSTIQUES Prélevez un échantillon d urine pr analyse (analyse crante et microscopie, culture et antibiogramme) seulement si le client a une anomalie connue des voies génito-urinaires, si le diagnostic est incertain si la cliente est enceinte. Sinon, une antibiothérapie empirique suffit. Prélevez un échantillon d urine pr culture et antibiogramme en cas d absence de réponse au traitement empirique de récidive moins d un mois après le traitement. Procédez à un écvillonnage vaginal pr analyse (analyse crante et microscopie, culture et antibiogramme) au besoin. Procédez aux écvillonnages appropriés pr N. gonorrhoea et Chlamydia lorsque vs spçonnez une MTS. Vérifiez la glycémie si les symptômes évoquent un diabète sucré. Température parfois élevée Sensibilité sus-pubienne légère modérée Hypertrophie possible de la prostate

13 6 12 Appareil urinaire et appareil reproducteur de l homme Atténuer les symptômes Éliminer les bactéries de la vessie Interventions non pharmaceutiques Éducation du client Donnez au client des conseils sur l utilisation appropriée des médicaments (dose, fréquence, effets secondaires, nécessité de suivre le traitement au complet). Recommandez-lui de boire davantage (8 à 10 verres par jr). Enseignez au client les bonnes méthodes d hygiène périnéale (s essuyer de l avant vers l arrière) pr prévenir les récidives. Recommandez la triple miction (soit une miction avant la relation sexuelle, une autre immédiatement après, puis, après ingestion d un grand verre d eau, une nvelle miction dans l heure qui suit), si le client est une femme sexuellement active sffrant de cystites à répétition. Cette méthode permet d expulser ts les micro-organismes qui peuvent entrer dans l urètre pendant la relation sexuelle. Interventions pharmacologiques Chez les femmes, la cystite sans complications peut se traiter par une antibiothérapie de 3 7 jrs; chez les hommes, une antibiothérapie de 7 jrs s impose : sulfaméthoxazole/triméthoprime (Septra Bactrim DS) (médicament de classe A), 1 comprimé PO bid pendant 3 7 jrs Chez les hommes âgés atteints de cystite et chez les femmes sffrant d une cystite compliquée, (obstruction du col de la vessie, lésion de la moelle épinière, sonde urinaire à demeure), l antibiothérapie indiquée ci-dessus devra durer de 7 à 10 jrs. Choix de médicaments de deuxième intention : ciprofloxacine (Cipro) (médicament de classe B), 500 mg PO bid pendant 7 à 10 jrs norfloxacine (Noroxin) (médicament de classe B), 400 mg PO bid pendant 7 à 10 jrs Surveillance et suivi Si les symptômes ne se sont pas atténués dans les 72 heures s ils s aggravent en dépit du traitement, le client doit revenir à la clinique pr une réévaluation. Prévoyez un suivi à la fin du traitement et répétez les analyses d urine et les cultures pr confirmer la guérison de la cystite. Orientation vers d autres ressrces médicales Les clients sffrant de cystite chronique récurrente doivent être examinés par un médecin. Les hommes de 50 ans plus qui consultent pr la première fois pr une infection confirmée des voies urinaires (culture positive) doivent également être adressés à un médecin pr une évaluation plus pssée. nitrofurantoïne (Macrodantin) (médicament de classe A), 100 mg PO bid pendant 3 7 jrs amoxicilline (Amoxil) (médicament de classe A), mg PO tid pendant 7 jrs Chez la femme enceinte, la cystite commande une antibiothérapie de 7 jrs : amoxicilline (Amoxil) (médicament de classe A), 250 à 500 mg PO tid pendant 7 jrs nitrofurantoïne (Macrodantin) (médicament de classe A), 100 mg PO bid pendant 7 jrs La nitrofurantoïne est contre-indiquée près du terme de la grossesse durant le travail. Lorsque la cliente est allergique à la pénicilline près du terme de sa grossesse, contactez un médecin pr obtenir de l aide dans le choix d un antibiotique. Avril 2001 Guide de pratique clinique du personnel infirmier en soins primaires

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