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1 rapport d activité 2010

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3 Arts et civilisations d Afrique, d Asie, d Océanie et des Amériques

4 Avant-propos Stéphane Martin Président du musée du quai Branly musée du quai Branly, photo de Greg Semu Le 26 mai 2010, un peu moins de quatre ans après son ouverture, le musée du quai Branly a accueilli son six millionième visiteur. Ce succès public, qui vient confirmer la place qu occupe le musée parmi les grandes institutions culturelles de notre pays, est un motif de satisfaction pour tous ceux qui ont à cœur de faire partager au plus grand nombre l art des sociétés extra-occidentales. Mais au-delà du maintien d une fréquentation soutenue, l essentiel, pour un établissement comme le nôtre, est d essayer d améliorer en permanence l offre culturelle et les conditions d accueil. Dans ces deux domaines, le musée a connu en 2010 une activité soutenue. La politique de programmation d expositions variées s est poursuivie. L Asie a été mise à l honneur en galerie jardin, avec deux expositions majeures : Autres maîtres de l Inde et Baba Bling. Ces deux événements ont été l occasion de montrer, pour la première fois en Europe, la création contemporaine des communautés rurales dits Adivasi et la naissance de la culture métissée de la première communauté chinoise immigrée à Singapour, les Peranakan. L exposition Lapita, ancêtres océaniens, a permis de présenter le résultat des recherches les plus récentes sur la civilisation de voyageurs qui sillonna l espace maritime océanien voilà 3000 ans. Et les splendides pièces d Afrique de l Ouest présentées dans le cadre de l exposition Fleuve Congo ont été vues par personnes, ce qui constitue un record de fréquentation pour les manifestations produites en mezzanine Est, détrônant Tarzan qui avait attiré près de visiteurs en Chaque exposition s est accompagnée, comme chaque année, d une programmation de conférences, de spectacles et de concerts. En 2010, le cycle Inde, sous une tonalité musique et danses traditionnelles, a été l occa sion pour le public parisien de retrouver un grand artiste de renommée internationale, le maître de flûte indienne Hariprasad Chaurasia. Dans le cadre de l exposition Baba Bling, des artistes de Singapour sont venus livrer des performances étonnantes, revisitant leurs racines culturelles à travers des formes contemporaines. Aussi, pour la première fois, le musée a conçu au sein de l expo sition Baba Bling, signes intérieures de richesse à Singapour, un atelier, le «studio Baba», destiné aux familles et aux publics scolaires. Notons également le succès renouvelé de l Université populaire, avec en particulier le lancement en septembre 2010 du nouveau cycle Décalages : les Autres et nous et l organisation de plus de 110 événements en 2010 au Salon de Lecture Jacques Kerchache, parmi lesquels la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines. 4 AVANT-PROPOS

5 En ce qui concerne la muséographie du plateau des collections, un effort considérable a été réalisé pour renouveler certaines vitrines et présenter au public les nouvelles acquisitions de l année. Ainsi, dans la partie consacrée à l Afrique, le visiteur peut désormais découvrir la statue du roi Tshokwe jouant de la sanza, exemple exceptionnel de la statuaire de cour africaine jusqu à présent totalement absente des collections publiques françaises. Dans les salles d Amérique, un espace a été dédié aux rituels de Bolivie avec l installation d un important ensemble de 9 costumes et 5 masques de la Diablada, danse rituelle de la ville minière d Oruro. L accessibilité des collections aux personnes handicapées a été améliorée, avec l installation de nouveaux dispositifs pérennes d accom pagnement à la visite. Une semaine entière d activités dédiées à l accessibilité a été programmée début décembre et inaugurée par Madame Roselyne Bachelot, ministre des solidarités et de la cohésion sociale. L offre disponible via les nouvelles technologies a été enrichie par la mise en ligne des applications iphone et ipad, applications qui facilitent désormais la préparation de la visite du musée. En quelques mois, téléchargements pour l ipad et pour l iphone ont été comptabilisés. L année 2010 a aussi été marquée par l anniversaire des 10 ans d ouverture du pavillon des Sessions. La rétrospective qui s y est déroulée du 14 avril au 26 juillet 2010 a montré aux visiteurs l évolution du regard porté sur la sculpture mondiale et l émergence de la reconnaissance des arts dits «premiers» dont l ouverture du pavillon des Sessions fut l accomplissement. Les archives qui ont servi à illustrer cette rétrospective proviennent du fonds de la médiathèque. Celle-ci continue à mettre en valeur son immense fonds de ressources documentaires, en perpétuel accroissement grâce au soutien financier du Cercle Claude Lévi- Strauss pour l acquisition en 2010 de la bibliothèque du célèbre anthropologue. Fidèle à sa mission de diffusion scientifique, le Département de la recherche et de l enseignement renforce chaque année sa politique novatrice. De nombreux colloques ont ainsi été organisés en 2010 et la mise en place de bourses post-doctorales a confirmé le soin apporté au domaine de l enseignement. Sur le plan international, le musée a en particulier accueilli, les 9 et 10 septembre 2010, la Conférence générale de l ASEMUS qui rassemble environ 70 musées européens et asiatiques et s est engagé dans des nombreux projets de coopération avec les pays d origine des collections. Garant d une mission de service public, le musée du quai Branly doit établir un savant équilibre entre exposition et conservation des œuvres, activités de recherche et d enseignement et tout cela dans un esprit d inno vation permanente. Il doit aussi maintenir son rôle de pôle de référence scientifique et culturel au niveau international. Tel est le cap à suivre. Stéphane MARTIN AVANT-PROPOS 5

6 Le musée du quai Branly remercie Ses Grands Mécènes pour leur engagement et réengagement en 2010 EDF Fondation Total Pernod Ricard ses nouveaux mécènes pour leur engagement aux côtés du musée Air Liquide Fondation BNP Paribas Crédit Agricole CIB F. Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac) Fondation d entreprise Hermès Fondation Orange Groupe Alain Mikli International Nexans Perenco Ports de Paris Sony Ses mécènes particuliers pour leur générosité Martine et Bruno Roger ses parrains pour leur soutien essentiel Fondation Bettencourt Schueller Mutuelle Intégrance ses généreux donateurs individuels pour l enrichissement de ses collections en 2010 Jean Paul Barbier-Mueller Jean Boxus Laure Emperaire Lorédana Harscoët-Maire Philippe et Hélène Leloup Jacques Massion Jean Massion Mylène Massion Chef Raoni Fernande Vène et la société des Amis du musée du quai Branly L ensemble de ses membres, ses Grands Bienfaiteurs Nahed Ojjeh, Antoine Zacharias, le Groupe Bolloré et le Cercle Claude Lévi-Strauss pour leur soutien fidèle en Les nouveaux mécènes membres du club entreprises incluant au 31 décembre 2010 Accor Banque Palatine Cassidian Gaggenau OCP Répartition Santander Servair 6 le musée du quai Branly remercie

7 Vue extérieure du musée musée du quai Branly, photo de Nicolas Borel

8 Le jardin, conçu par le paysagiste Gilles Clément, a été réalisé grâce au mécénat de la Fondation d entreprise GDF SUEZ musée du quai Branly, photo Cyrille Weiner

9 Sommaire 11 Les collections et la recherche 12 La valorisation du patrimoine et des collections 30 La médiathèque ou la valorisation des fonds documentaires 40 Un lieu dédié à la recherche et à l enseignement 55 L offre culturelle 56 Les manifestations culturelles 70 La production éditoriale 83 L accueil des publics 84 L accueil et la connaissance des publics 88 Les activités de médiation culturelle et pédagogique 92 Les actions de développement et de fidélisation des publics 97 Le rayonnement du musée 98 La coopération internationale 110 La communication au musée du quai Branly 114 Le mécénat et la société des amis 129 La vie administrative 130 Le budget de l établissement public 134 La Direction comptable 136 Les activités juridiques 140 Les ressources humaines 144 Le contrôle de gestion 146 La gestion des archives contemporaines 149 La technique et la sécurité au sein du musée 150 La gestion du bâtiment et les travaux 151 Les systèmes d information 152 La sécurité du musée 155 Annexes 156 Textes officiels 168 Organigramme 169 Département du patrimoine et des collections 177 Département de la recherche et de l enseignement 181 Annexe 1 : Programmation 2010 du salon de lecture Jacques Kerchache 188 Annexe 2 : Nouvelle grille tarifaire pour le mécénat

10 Exposition dossier. Vernissage des expositions "Lapita" et "Dans le blanc des yeux". Démonstration de dessin sur sable par l'artiste Edgar Hinge. 8 novembre musée du quai Branly, photo Cyril Zannettacci Rouleau peint, Yama, Asie musée du quai Branly, photo Patrick Gries, Valérie Torre

11 Les collections et la recherche La valorisation du patrimoine et des collections 12 L enrichissement des collections La conservation des collections La diffusion des œuvres et des savoirs La médiathèque 30 ou la valorisation des fonds documentaires Un lieu dédié à la recherche et à l enseignement 40 Porte de maison. Asie musée du quai Branly, photo Patrick Gries Les collections et la recherche 11

12 La valorisation du patrimoine et des collections Plat polychrome musée du quai Branly, photo Patrick Gries, Valérie Torre

13 La collection du musée du quai Branly compte plus de objets, un fonds photographique et d art graphique de pièces, un fonds composé de documents (ouvrages, pério diques), archives et environ documents audiovisuels. Cette collection, dont la diversité des matériaux constitue à la fois la richesse et la fragilité, est au cœur de l ensemble des actions du Département du patrimoine et des collections. L histoire de la collection continue de s écrire aujourd hui à travers les quatre missions confiées aux équipes du patrimoine : l enrichissement, la conservation, l étude et la diffusion des œuvres. Pour l accomplissement de ces missions, le département est constitué d unités patrimoniales réparties par aires géographiques et thématiques transversales, de pôles de gestion et de conservation des collections et d une médiathèque. En 2010, après une dizaine d années de chantiers successifs, la collection du musée du quai Branly est entièrement déballée et installée dans le mobilier des réserves, accessible à nouveau aux équipes du département. Cette année a donc été celle des prémices d une gestion des collections stabilisée. L objectif était à la fois de se doter du cadre nécessaire à une exploitation conforme aux exigences de conservation, mais aussi de formaliser les procédures et protocoles dans la perspective de l ouverture de la muséothèque, espace destiné à la consultation, sur demande, des pièces conservées en réserve. Ainsi, 2010 est une année charnière entre l achèvement du «chantier des réserves» et le lancement d un autre chantier, celui de l aménagement d un espace spécifique au sein des réserves pour la muséothèque, dont l inauguration est prévue en Le musée se fixe en effet comme priorité de faciliter l accès des objets de la collection au public. Cet objectif inclut également l amélioration de la diffusion des connaissances liées à la collection. A ce titre, en 2010 les différents spécialistes du département, ont continué de déployer une importante activité de recherche autour des objets. L enrichissement de l inventaire et de la documentation des collections a été poursuivi. Par ailleurs, le département a posé en 2010 des jalons pour développer sa politique d analyses scientifiques. Ainsi, le lancement de restaurations approfondies sur douze masques kanaks, réalisé grâce à un important mécénat, a permis au musée de conclure des partenariats avec des spécialistes reconnus dans leurs domaines et d appréhender de nouveaux outils comme le traitement d images numériques en trois dimensions à partir du scanner des objets. En participant à des colloques, à des conférences et à des projets de recherche internationaux, l équipe du département a contribué à l avancée de la connaissance des collections sur un plan national et international. Ceci a notamment permis le retour au musée du quai Branly du fétiche à clous Nkondé tsangui (Gabon) qui avait disparu des collections nationales françaises depuis une soixantaine d années. Enfin, le département du patrimoine et des collections inscrit son action dans la cohérence du rôle de Grand Département pour les musées de France qui a été confié à l établissement en matière d ethnographie extraeuropéenne. Le musée du quai Branly est aujourd hui reconnu pour son expertise en matière d étude, de recherche et de conseil dans le domaine de l histoire de l art et de la conservation des œuvres. Les collections et la recherche 13

14 L enrichissement des collections ENRICHIR L année 2010 a été marquée par un nombre important d acquisitions d œuvres entrant désormais dans les collections du musée (428 œuvres au total sans compter les acquisitions de la collection de photographie). Sur ces 428 œuvres, il est à noter que 99 sont entrées par don ou donation avec condition sous réserve d usufruit, soit 25 % environ des acquisitions. Une des acquisitions majeures du musée du quai Branly de cette année a été réalisée en vente publique. Le musée du quai Branly a ainsi acheté avec préemption la statuette Tchokwe d Angola représentant un chef jouant de la senza, issue de la collection Jacques Kerchache. Au cours de l année 2010, le musée a acquis la seconde partie de la collection Rivin-Schuldenfrei représentant 105 parures de plumes de l Amazonie brésilienne venant s ajouter aux 207 éléments déjà acquis en Le tout constitue un ensemble de 312 pièces cohérent et dans un bon état de conservation. Répartition par Unités patrimoniales des acquisitions réalisées en 2010 total 3.2M (achats et dons) Le musée a également fait l acquisition d un important ensemble de 9 costumes et 5 masques (soit 98 pièces) de la Diablada, danse rituelle de la ville minière d Oruro. À cette occasion, un espace a été dédié aux rituels de Bolivie sur le Plateau des collections. Parmi les autres objets marquants, notons l achat d une sculpture cérémonielle Iatmul (Papouasie) ou encore d une toile d Emily Kane Kugwarreye (Australie) pour les collections océaniennes. En ce qui concerne les dons, le musée a bénéficié de la générosité de nombreux dona teurs. Avec l acquisition d une figure de gardien reliquaire kota de la collection Fernande Vène, le musée du quai Branly a reçu 45 autres objets de la même collection en donation sous réserve d usufruit, dont 4 gardiens reliquaires kota, 16 statuettes bembé et un ensemble d armes et de parures diverses. Retenons également des dons d objets uniques tels que le bouclier Iwam (Papouasie) offert par la société des Amis du musée, une grande urne funéraire Marajoara (Brésil) offerte par Monsieur Jean Paul Barbier- Mueller ou encore le textile Yoruba aso ohe (Nigeria) donné par Madame Hélène Leloup. 0,2% 10,4% 8,8% 7,1% 2,4% 71% Afrique Amériques Afrique du nord Proche Orient - Asie Océanie - Insulinde Collections histoires Collections photographiques Le total des acquisitions réalisées en 2010 représente 3,2 M dont 2,4 M d achats (68 % réalisés lors de ventes publiques et 32 % lors des commissions d acquisitions du musée) et 0,8 M de dons. À ces acquisitions à titre onéreux réalisées en 2010 (2,4 M ) s ajoute 0,4 M d acquisitions réalisées en 2009 et mandatées début 2010, ce qui porte le budget 2010 des acquisitions à 2,8 M. 14 Les collections et la recherche

15 Statue de roi jouant de la sanza XIX e siècle Bois, H. 37 cm Tchokwe, Angola Unité patrimoniale Afrique Publiée par Marie-Louise Bastin dans son ouvrage de référence La Sculpture tchokwe en 1982, cette statue assise sur un siège pliant (inspiré du modèle européen introduit par les commerçants à la fin du XVIII e siècle, devenu trône royal dans la société tchokwe) représente un chef sur le modèle de l archétype du souverain, Tshibinda Ilunga, héros fondateur volontiers évoqué dans sa dimension de chasseur. Il se caractérise en particulier par la haute coiffure cérémonielle mutwe wa kayanda faite en vannerie recouverte de tissu, signe indiscutable de son rang, et la sanza (cisanji), lamellophone qu il tient dans ses mains puissantes qui enserrent la caisse de résonance. Cet objet n est pas particulièrement un insigne de prestige mais indique le goût du souverain pour la musique. Outre le volume des mains et des pieds, la puissance et le dynamisme qui se dégagent du personnage à travers sa position légèrement penchée en avant, sont remarquables. L attention du sculpteur semble s être portée plutôt sur le visage très expressif, le torse et les bras musclés du personnage, négligeant la partie basse du corps. Les cheveux et la barbe étaient figurés par de véritables cheveux humains incrustés, ici disparus. L objet aurait été rapporté en 1893/94 par D.A Tomaz de Castro, missionnaire d origine portugaise qui l aurait reçu d un chef tchokwe à la mission de Quibicolo dans le nord de l Angola. M.L Bastin le rattache au style «du pays d origine» (ucokwe) sans pouvoir en préciser l atelier, connu surtout par les arts de cour : dans leur mouvement migratoire vers le nord au XIX e siècle les Tchokwe ont emporté ces objets précieux avec eux. Chef jouant de la sanza musée du quai Branly, photo Claude Germain Les collections et la recherche 15

16 Urne funéraire Marajoara ap. J.-C. Terre cuite. H. 74 cm ; D 80 cm Brésil, État du Para, île de Marajo Unité patrimoniale Amériques Cette grande urne funéraire appartient à la culture archéologique amazonienne de Marajoara qui se développa entre 400 et 1300 ap J.-C. dans la grande île de Marajo, à l embouchure de l Amazone, et est la plus représentative de ce que l on appelle la tradition Polychrome. Largement répandue en Amazonie, cette tradition Polychrome s est développée de la manière la plus spectaculaire sur la rive gauche du bas Amazone où se sont épanouies de grandes sociétés complexes florissantes en bordure d océan et du fleuve aux alentours de l an Ces groupes ont construit dans des savanes inondables de grands tertres artificiels de terre pour leurs habitats et leurs nécropoles. Au sein de ces dernières ont été conservées des urnes funéraires d une grande variété de formes et de tailles, à l image de cette grande urne piriforme restaurée, entièrement recouverte d un engobe blanc, ayant perdu sa polychromie d origine (rouge, noir, marron). Le col tronconique est décoré, sur chaque face, d un visage anthropomorphe en relief. Deux figures humaines stylisées tiennent lieu d anses. Une telle urne était destinée à recevoir les ossements ou cendres des défunts. Urne funéraire destinée aux inhumations secondaires. Amériques. Don de Jean Paul Barbier-Mueller musée du quai Branly, photo Claude Germain 16 Les collections et la recherche

17 Emily Kame Kngwarreye ( ) - Anmatyerre Untitled, 1994 Acrylique sur toile. H. 120 cm ; L. 90 cm chaque panneau (diptyque) Unité patrimoniale Océanie-Insulinde En 1994, l Utopia Art Galerie de Sydney organisa une exposition des œuvres récentes d Emily Kame. Depuis ses débuts comme peintre dans les années , le travail d Emily Kame était considéré par les spécialistes de la peinture aborigène comme l un des plus importants de son temps. La réception critique de l exposition de 1994 exposition dans laquelle figurait le diptyque acquis par le musée fut cependant mitigée. Plusieurs critiques furent déso rientés par ces toiles qui rompaient avec les œuvres organiques et impressionnistes plus anciennes et s éloignaient ainsi radicalement des codes classiques de la peinture aborigène. Rapidement cependant, la série de tableaux exposés fut reconnue comme marquant un tournant majeur de l histoire de la peinture aborigène. Emily Kame introduisait une nouvelle figuration par de simples lignes directement issues des peintures corporelles féminines dites «awelye». Ces lignes verticales, nées d un geste définitif et sûr, les subtiles variations de couleurs, transcrivent l énergie du monde végétal. Peinture acrylique sur toile musée du quai Branly, photo Claude Germain Les collections et la recherche 17

18 Manteau d homme, attush Première moitié du XX e siècle Fibres d écorce d orme, coton. H. 132 cm Population Aïnou de l île d Hokkaïdo (Japon) Unité patrimoniale Asie Le musée du quai Branly conserve dans les collections sibériennes de rares manteaux en peau, en fourrure et en fibres d écorce datant du XIX e siècle au début du XX e siècle. Ils témoignent des traditions vestimentaires des différentes populations du grand nord sibérien. Ce très beau manteau masculin en fibres d écorce d orme est caractéristique de la culture aïnou de la région de Hokkaido. Il est orné à l encolure et dans la zone des omoplates de fins motifs en volutes qui sont supposés protéger des esprits néfastes. Le manteau, qui associe la coupe caractéristique des kimonos japonais aux matériaux et décors traditionnels aïnous, met en valeur le métissage de la tradition vestimentaire des Aïnous des régions orientales sous influence japonaise. Manteau traditionnel d homme porté par les Aïnous des régions orientales sous influence japonaise musée du quai Branly, photo Claude Germain 18 Les collections et la recherche

19 Anonyme Portrait d un homme noir, France vers 1870 Huile sur toile. H. 95 cm ; L. 63 cm Unité patrimoniale des collections histoire Ce très beau portrait qui vient enrichir la collection de peintures du musée du quai Branly représente un homme noir inconnu vêtu d un drapé rouge. L artiste est anonyme. Si les modèles noirs étaient très nombreux à Londres au XIX e siècle, Paris en connaissait encore peu. C est grâce à Géricault que nous connaissons le modèle nommé Le Nègre Joseph venu de Saint Domingue et arrivé à Paris pour jouer au théâtre de Madame Saqui en tant qu acrobate. Grâce au Naufrage de la Méduse, Joseph se fait connaître et devient par la suite modèle professionnel particulièrement apprécié. Ingres et Chassériau utiliseront ce même modèle ainsi que peut-être Jean-Antoine Gros dont le musée du quai Branly possède un portrait. Grâce à ce succès du Nègre Joseph, d autres hommes noirs venus en France pour jouer dans des spectacles ethniques de plus en plus en vogue à Paris, se feront appeler Nègre Joseph. L homme de ce tableau pourrait être rapproché du modèle noir utilisé par Adolphe Brune ( ) et appelé également ainsi Joseph, le nègre. Anonyme musée du quai Branly, photo Claude Germain Les collections et la recherche 19

20 L enrichissement de la collection de photographies En 2010, 1380 photographies ont enrichi la collection du musée. Elles se repartissent en 11 dossiers différents. Trois dossiers de photographies historiques ont fait l objet d achat : des images de l entourage du Sultan Njoya à la fin du XIX e siècle, un ensemble de photographies prises en 1906 par J.W Beattie aux Îles Salomon et un album de photographies concernant le royaume du Dahomey à la fin des années vingt. Ce dernier a été acquis en vente publique. Le fait significatif de cette année est l émergence de propositions de dons conséquents concernant des ensembles historiques de qualité. Deux dons importants liés à l Amérique du sud, en provenance directe des familles des auteurs, ont pu être accueillis : les albums Verniory (fin XIX e siècle), en relation directe avec un don de pièces Mapuche, et les négatifs de José Empéraire réalisés en Terre de Feu entre 1945 et En ce qui concerne la photographie contemporaine, des œuvres réalisées en 2008 et 2009 par le biais de résidences d artistes ont été acquises par le musée en Il s agit notamment des œuvres de Lourdes Grobet, Pablo Bartholomew, Sammy Baloji, Wayne Liu et Wu Qi. Enfin, la totalité de la série African Spirit par Samuel Fosso a pu être acquise en début d année. Peuhl du Borgou (Haut Dahomey) Brot AUTEURS NOMBRE DATE Verniory Anonyme (Le sultan Njoya et sa cour) John Watt Beattie Album anonyme du Dahomey José Emperaire Samuel Fosso African spirits Lourdes Grobet Pablo Bartholomew Sammy Baloji Wayne Liu Wu Qi TOTAL comprenant dons et résidences Les collections et la recherche

21 Samuel Fosso (Kunmba,1962) African Spirits Ensemble de quatorze tirages photographiques numérotés signés. Unité patrimoniale Collections de Photographie Samuel Fosso utilise depuis plus de trente ans la forme spécifique de l autoportrait dans une œuvre en constant renouvellement. Dans la série African Spirits apparaît clairement la dimension de relais joué par l artiste. Glissant du registre personnel à un rôle de porte-parole de plus en plus affirmé, il réinterprète les icônes internationales de la culture noire de ces 30 dernières années à travers leurs photographies connues et moins connues. Les personnages incarnés par l artiste via des photographies emblématiques de leur notoriété ne sont pas nommés, mais on peut rapidement reconnaître Martin Luther King, Aimé Césaire, Léopold Senghor, Malcom X ou Angela Davis. La référence aux codes photographiques et à l image photographique comme icône devient ici explicite par l usage d images historiques noir et blanc de provenances diverses (photographie judiciaire, couverture de magazine, portrait officiel, instantané, photographie artistique). La série complète des quatorze images forme un ensemble monumental, à la manière d une galerie de portraits. Photographies tirées de la série «African Spirits» Samuel Fosso musée du quai Branly Les collections et la recherche 21

22 La conservation des collections CONSERVER La poursuite des veilles sanitaires La collection du musée du quai Branly étant en majorité composée de matériaux organiques, elle est très exposée au risque d infestation. C est pourquoi le musée a conçu un système de veille sanitaire avec un niveau d exigence élevé, étendu à l ensemble des espaces de présentation et de stockage des objets. Les veilles sanitaires pour les espaces d exposition permanente Sur le Plateau des collections, les campagnes de dépoussiérage et d inspection des œuvres ont été réalisées en 2010 à un rythme hebdomadaire. Ainsi, chaque lundi, jour de fermeture du musée, quatre restaurateurs et un technicien de conservation ont procédé aux veilles selon une programmation définie par le pôle conservation-restauration. Ils ont inspecté une quarantaine de vitrines par semaine, soit réalisé environ 918 ouvertures de vitrines sur un an, pour un Plateau qui en comporte 457, et inspecté systématiquement les objets hors-vitrine. Le pavillon des Sessions a fait l objet d inspections trimestrielles réalisées par des restaurateurs selon les mêmes protocoles. Les veilles sanitaires dans les espaces de réserves Entre mai et décembre 2010, deux binômes de restaurateurs coordonnés par un restaurateur du pôle conservation-restauration ont inspecté les espaces de réserves de manière systématique afin d identifier d éventuelles infestations ou des débuts de développements de moisissures. Par ailleurs, un chantier ponctuel de dépoussiérage a été mené dans la réserve visible de la tour des instruments de musique. Le bilan réalisé à la suite de ce chantier a permis d aboutir à une cartographie des risques dans ce lieu particulièrement sensible pour les collections. Ce système de veille sanitaire est complété par une politique de traitement systématique des œuvres par anoxie avant intégration en réserves. Ainsi, en 2010, objets en matériaux organiques sont passés en anoxie à titre préventif avant réintégration en réserves (Enceinte anoxie : objets ; Poche anoxie : 334 objets). Enfin, les différentes veilles sanitaires réalisées cette année ont généré un nombre important de traitements minimaux curatifs ou préventifs pour les œuvres sur lesquelles il y avait eu constat ou suspicion d infestation. En parallèle, les actions de lutte contre les infestations menées par le pôle conservation-restauration, avec l appui de la Direction des moyens techniques et de la sécurité et la société ECOLAB, ont abouti à la mise en place de dispositifs de piégeage des insectes et rongeurs qui sont inspectés selon une fréquence trimestrielle. Ces actions couvrent non seulement les réserves, mais aussi le Plateau des collections, le vestiaire public et les ateliers pédagogiques. OUVERTURE DE VITRINES DU PLATEAU DES COLLECTIONS EN 2010 Unité patrimoniale nombre de vitrines Afrique 301 Amérique 231 Asie 219 Océanie 167 TOTAL Les collections et la recherche

23 La conservation des collections est principalement assurée par le pôle conservation-restauration du Département du patrimoine et des collections qui est organisé selon trois axes principaux : la conservation préventive, la restauration et l analyse des collections. Des progrès dans la gestion climatique des collections Depuis l ouverture du musée en juin 2006, le climat fait partie des principales préoccupations des équipes en charge des collections. Des améliorations sensibles ont été réalisées en 2010 et ont débouché sur la mise en place de systèmes de suivi performants. Actuellement, cinq types de surveillance climatique complémentaires sont disponibles. En particulier, à la suite d incidents climatiques survenus pendant l hiver 2009, des capteurs ont été installés dans les boîtes du Plateau des collections. Ceci a permis de mettre en évidence l absence d isolation thermique de plusieurs de ces boites et de réaliser ensuite d importants travaux pour y remédier. Au cours de l année 2010, un dispositif informatique a été mis en place par la Direction des moyens techniques et de la sécurité afin que le pôle conservation-restauration puisse analyser les données climatiques issues de la gestion technique du climat (GTC). Ces outils permettent de visualiser les courbes de température et d hygrométrie du Plateau des collections et de la totalité des espaces de la Réserve JB et d en faire des extractions sur plusieurs jours. De même, depuis 2010, les courbes de climat des réserves externalisées sont accessibles à distance et ainsi analysées par le pôle conservation-restauration. Ce pôle assure également depuis cette année le contrôle climatique des espaces d expositions temporaires et transmet des bilans mensuels à la Direction du développement culturel, organisatrice d expositions. Appel d offre pour la mise en place d un plan de conservation La conservation préventive est une mission transversale inscrite au cœur des missions du Département du patrimoine et des collections afin d améliorer la conservation des collections du musée dans tous les espaces et au cours de toutes les opérations. Dans son contrat de performance, le musée du quai Branly s est engagé auprès de ses tutelles à mettre en place un plan de conservation préventive, outil stratégique permettant de garantir la meilleure conservation possible à long terme des œuvres dans le musée et d assurer leur préservation en cas de sinistre. Dans cet objectif, à la fin de l année 2010, le pôle conservation-restauration a lancé un marché d assistance à maîtrise d ouvrage pour la réalisation, au cours de l année 2011, d un plan de conservation préventive et d un plan d urgence. Ce nouveau dispositif complètera le plan de prévention du risque inondation (PPRI) déjà mis en place en réserves. Le plateau des Collections. Afrique musée du quai Branly, photo Alain Volut Les collections et la recherche 23

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