Le Consommateur 72. Gaz moins cher ensemble : 1500 inscrits pour bénéficier de l offre finale p. 3. Sommaire. L édito, les infos de l association p.

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1 Gaz moins cher ensemble : 1500 inscrits pour bénéficier de l offre finale p. 3 Le Consommateur 72 Le bulletin de l UFC Le bulletin de l UFC-Que Choisir de la Sarthe - n 57 - Décembre prix : 0,80 Sommaire Stand de l association au salon du livre L édito, les infos de l association p. 2 Saumon, foie gras p. 4 Enquête : la baguette de pain p. 5 Enquête : magasins de bricolage p. 6 Prix en rayon et lecture optique p. 7 Gaspillage alimentaire p. 8 Prix des produits à l unité de mesure p. 9 Changer de syndic de copropriété p. 10 Litiges : actions/ résultats p.11 L UFC-Que Choisir de la Sarthe vous souhaite une bonne année 2014

2 L édito Au nom de toute l équipe des bénévoles et salariés de l UFC-Que Choisir de la Sarthe, je vous souhaite une année 2014, pleine de satisfactions consuméristes. Les infos de l association Notre présence sur le terrain L UFC-Que Choisir à la rencontre des consommateurs au salon du livre du Mans Une année se termine. Dans un contexte économique difficile pour les consommateurs, l UFC-Que Choisir a mené de nombreuses actions pour défendre leurs intérêts économiques et juridiques. Certaines vont voir leur concrétisation en La campagne gaz moins cher ensemble va offrir aux 1500 inscrits sarthois la possibilité d une économie conséquente sur leur facture de gaz. Cette campagne va aussi profiter à ceux qui ne sont pas inscrits puisqu elle a incité les fournisseurs alternatifs à proposer des offres plus intéressantes en matière de prix. Ainsi les consommateurs qui se sont inscrits ont concouru à stimuler la concurrence. De nombreuses actions sont engagées par l UFC-Que Choisir de la Sarthe. Ces actions se déclinent souvent dans la durée. C est le cas pour les représentations environnementales où l UFC-Que Choisir de la Sarthe représente les consommateurs. Nos bénévoles continueront en 2014 d y défendre plusieurs principes : des taxes, oui à condition qu elles soient équitables et que le profit qu elles rapportent revienne au bénéfice du consommateur. C est le cas du principe pollueur payeur pour le prix de l eau. De même pour une fiscalité incitative comme par exemple une taxe carbone qui servirait au développement des transports en commun, voire une écotaxe qui permettrait que la réfection de notre réseau routier ne soit pas à la seule charge du contribuable et permette d aller vers des transports alternatifs moins polluants. Nous continuerons de nous investir pour vous informer sur vos droits, vous alerter vous consommateurs, mais aussi les pouvoirs publics, les élus sur des pratiques que nous dénonçons. Par exemple, devant l afflux de litiges liés au démarchage dans le domaine des énergies renouvelables, l UFC-Que Choisir de la Sarthe s est fortement engagée pour dénoncer les pratiques réprouvables de certaines sociétés. Cela se traduit par un engagement de nos consultants et juristes pour aider nos adhérents à se sortir de situations catastrophiques financièrement. C est vers des actions plus collectives que nous irons en Comment en effet, peut-on admettre quand la situation économique de beaucoup de sarthois est difficile que d importantes sociétés de crédits soient partenaires de professionnels aux pratiques très limites voir répréhensibles ; que par là-même, elles mettent des ménages en grandes difficultés financières et humaines. Vous défendre, c est combattre pour vous mais aussi avec vous. Rejoignez-nous, pour en 2014, renforcer encore notre force de pression mais aussi de propositions. Evelyne Gaubert, Présidente Une consommatrice répondant aux questions d un bénévole Cette année encore, notre association était présente à ce salon organisé par la 25 ème heure du livre. A notre stand, les visiteurs se sont montrés intéressés par nos actions dans les domaines de la consommation, de l environnement et de la santé. Durant ces deux jours, les bénévoles de l association ont parcouru les allées du salon afin de recueillir les avis des consommateurs sur l UFC-Que Choisir et sur leurs attentes de ce mouvement. Plus de 160 personnes ont participé à cette enquête. Si la grande majorité (90 %) connait l UFC-Que Choisir par ses publications et ses prises de positions dans les radios et les télévisions. Seuls 25% connaissent l association locale sarthoise, l un des 154 maillons de la Fédération nationale. Parmi eux, les moins de 40 ans connaissent plus nos interventions sur les radios locales alors que les autres ont plus notre bulletin «Le consommateur 72» en mémoire. Les consommateurs enquêtés souhaitent des informations, des tests de comparaison de produits ou de services. Ils manifestent donc une attitude de prévention, pour éviter les déboires ou litiges ultérieurs même s ils sont désireux d une aide efficace dans ces cas-là. Les domaines les plus sensibles restent le commerce et la grande distribution. Viennent ensuite, les banques et assurances, la santé et tout ce qui concerne l habitat. L alimentation est également une préoccupation forte. Enfin ils attendent que l UFC-Que Choisir fasse aussi pression sur les décideurs, aille en justice, n hésite à boycotter un produit et utilise les réseaux sociaux. Ces attentes seront prises en compte lors de l actualisation du plan de développement de notre association. Nous remercions les visiteurs de leur contribution. Maryvonne Ducoeur, groupe communication Le Consommateur 72 Directeur de la publication : Evelyne GAUBERT - N de Commission Paritaire : 1114G ISSN : Dépôt légal décembre Bulletin trimestriel - Tirage : 2800 exemplaires - Reproduction et utilisation des articles parus soumis à l accord de l UFC-Que Choisir de la Sarthe - Photos UFC-Que Choisir D.R. Impression : SARL I.C.I 20, avenue François-Chancel LE MANS - Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

3 Campagne nationale : énergie Campagne «Gaz moins cher ensemble» : 1500 Sarthois se sont inscrits pour réduire leur facture Le 15 octobre, l UFC-Que Choisir lançait sa campagne «Gaz moins cher ensemble». Son but : relancer une concurrence sclérosée sur le marché du gaz. En effet malgré un marché ouvert à la concurrence, les français restent attachés à l opérateur historique GDF Suez, alors que d autres fournisseurs existent, proposant déjà, pour certains, des prix plus attractifs. Depuis 2009, il est possible de changer à tout moment de fournisseur. Alors qu est-ce-qui retient les français de le faire? Selon la commission de régulation de l énergie, 52 % ignorent qu ils peuvent le faire, 62 % ne savent pas comment faire, 47 % pensent que c est compliqué, 26 % craignent des coupures. Pourtant, d après la grande consultation régionale de l UFC-Que Choisir en 2011, les tarifs de l énergie sont une préoccupation pour 88 % des habitants de notre région. Alors que le prix du gaz ne cesse d augmenter ( plus 80 % depuis 2005) l UFC-Que Choisir a lancé cette campagne «gaz moins cher ensemble» destinée à dynamiser la concurrence, mais pas dans n importe quelles conditions. L objet de cette campagne est double : des prix plus attractifs mais aussi des contrats plus sûrs. Une majorité des litiges dans le domaine de l énergie, traités à l association, portent sur des problèmes de facturation (surestimation de consommation, difficultés à faire prendre en compte l auto-relevé ). L objectif était donc de proposer aux consommateurs des contrats plus sûrs et un traitement des réclamations associant l UFC-Que Choisir. Seul un fournisseur a accepté le cahier des charges imposé, les autres le jugeant trop contraignant. Il s agit de Lampiris France, fournisseur national d énergie moins connu en France mais fondé par Lampiris Belgique ( clients) et accompagné par sa société mère pour cette campagne. L offre de départ de ce fournisseur était de moins 13 % par rapport au tarif régulé en octobre. Cette offre pouvait devenir plus attractive en fonction du nombre d inscrits au 25 novembre. A cette date marquant la fin de la période d inscription, notre association pouvait se féliciter de l inscription de plus de 1500 consommateurs sarthois, aboutissant à une gain potentielle moyen de 190 sur leur pouvoir d achat. Qui sont ces inscrits sarthois? 80 % d entre eux sont au tarif régulé du gaz avec une consommation moyenne de kwh (moyenne nationale kwh). Grâce à la mobilisation nationale, rassemblant inscrits, l offre finale du fournisseur est bel et bien la meilleur offre du marché : 15,5 % d économie par rapport au tarif régulé de novembre avec, en plus une remise individuelle de 35 sur la facture *. Le prix de l offre finale est fixe pendant un an à la différence du tarif règlementé qui lui évolue tous les mois. Concrètement, pour un abonné au gaz actuellement au tarif régulé (consommation moyenne de kwh), l économie est de 185 en zone 1, 187 en zone 2, 189 en zone 3, 192 en zone 4, 193 en zone 5 et pas moins de 195 en zone 6. la carte des zones tarifaires est consultables sur notre site Internet : Pour l ensemble des sarthois inscrits, l économie globale est estimée à environ Cette offre finale s assortit d un contrat sûr, protecteur des consommateurs : responsabilité unique du fournisseur relevé de consommation qui prenne en compte les auto-relevés facture bimestrielle basée sur la consommation réelle si le client le souhaite pas de règlement total de facture tant que cette dernière est contestée. information du consommateur sur la nécessité et les moyens d adopter une consommation sobre en énergie. La phase de souscription débutera le 7 décembre Les inscrits à réception de leur offre personnalisée ont jusqu au 31 janvier pour décider de souscrire. Déjà, l objectif de l UFC-Que Choisir de dynamiser le marché a fonctionné. Les autres fournisseurs répondent déjà par des offres attractives et des campagnes de publicité. Evelyne Gaubert, Présidente * A valoir sur la deuxième facture en cas de facturation bimestrielle, et au bout de 6 mois en cas de facturation annuelle. Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

4 Santé - alimentation Bien choisir pour son menu de fêtes Les fêtes de fin d année sont l occasion d aborder un sujet pour le moins gastronomique mais dont la recherche peut vite virer au casse-tête. Voici quelques éléments pour vous aider à faire votre choix. Comment choisir un saumon fumé de qualité? Avant d acheter un saumon, il faut dans un premier temps en regarder la provenance.. L'étiquetage doit préciser la zone de capture ou le pays d'élevage. L'origine géographique n'a toujours pas de lien direct avec la qualité du produit. Il faut plutôt privilégier la qualité de l élevage et se fier aux labels. Visuellement, il faut regarder la taille des fibres blanches : plus elles sont larges, et plus le saumon est gras. Saumon atlantique : contrairement à ce qu'on pourrait croire, la dénomination «saumon atlantique» n'indique pas la provenance du poisson. Elle désigne en fait une espèce de saumon, le Salmo salar. Le saumon pré-emballé : il doit être dans des rayons réfrigérés entre 0 et 4 C. Ne pas l acheter si l emballage est mou et si on voit des gouttelettes : le poisson a «transpiré», il a eu trop chaud, il est donc mal conservé. Il existe des labels pour repérer facilement la qualité d un produit. Le Label Rouge : les contraintes du cahier des charges du Label Rouge concernent tant la sélection du poisson (exclusivement Salmo salar, minimum 4 kg, pas de congélation et teneur en matières grasses limitée à 16 %) que sa transformation (parage sévère, salage au sel sec, fumage traditionnel, tranchage manuel, etc.). AB : seule la matière première peut être certifiée bio, pas le processus de transformation. Le logo AB ne porte que sur les conditions d élevage (traitements thérapeutiques limités à deux par an, densité limitée à 20 kg/ m 2 dans les bassins, aliments issus de l agriculture biologique ou de farines et d huile de poisson). Le logo IGP : l indication géographique protégée sert à identifier les produits traditionnels typiques d'une région. Le saumon écossais, par exemple, porte le label "Scottish Farmed Salmon" et apporte une traçabilité parfaite. A rechercher également la mention «nourri sans OGM». Le piège des étiquettes Les mentions Saumon écossais fumé et Saumon fumé écossais indiquent que : dans le premier cas, le saumon a été péché et transformé en Ecosse, dans le second cas, l'ecosse est uniquement le pays de transformation. Comment choisir son foie gras? Il n est pas facile de s y retrouver entre les différentes dénominations et les différents modes de préparation. Savoir différencier la qualité des foies gras. Qu'il soit à base de foie de canard ou d'oie, le foie gras que l'on trouve aujourd'hui dans le commerce se décline sous de nombreuses appellations Le foie gras entier : c est le haut de gamme, donc le plus cher. Il est composé exclusivement d un foie gras entier ou d un ou plusieurs lobes de foie gras d un seul animal. Le foie gras : nettement moins qualitative, l appellation «foie gras» désigne une préparation composée de morceaux de lobes (20 g minimum) agglomérés qui proviennent d animaux différentes. Le bloc de foie gras : il s agit d une émulsion à base de foie gras et d eau (10 % maximum), et qui sera reconstituée par la suite dans un moule. Les blocs sont, en principe, moins chers que les foies gras entiers mais leur texture et leur saveur sont différentes. Les blocs «avec morceaux» doivent comporter au moins 30 % de petits morceaux de lobes (10 g minimum). Il existe également différentes méthodes de préparation. Ces méthodes ont-elles une réelle influence sur la qualité du produit? Le foie gras se cuit de multiples façons : au four dans un bocal ou une terrine, par immersion du foie enveloppé dans un torchon ou selon des techniques plus modernes comme la cuisson sous vide ou au four vapeur. Ces modes de cuisson ont des conséquences sur la texture et la durée de conservation. Le foie gras frais : vendu au rayon traiteur ou chez le charcutier, le foie gras frais est cuit légèrement, entre 55 et 58 C et se présente le plus souvent, au torchon, en terrine ou à la coupe. Appellation «nourri sans OGM» Placé au réfrigérateur, il doit être consommé dans les 2 premières semaines suivant l achat. Le foie gras mi-cuit ou en semiconserve est stérilisé à basse température (autour de 85 C). Ce produit se conserve au réfrigérateur entre 6 et 10 mois. Le foie gras en conserve est stérilisé autour de 110 C. On peut le stocker, à température ambiante pendant 3 ou 4 ans. Bon à savoir : Si vous souhaitez acheter votre foie cru, le poids idéal se situe entre 500 et 600 g pour le canard, et entre 700 et 800 g pour l oie. Au toucher, le foie doit être à la fois ferme et souple, surtout pas granuleux, et d une belle couleur beige/ivoire, sans tache ni hématome. La date limite de consommation (DLC) est alors de 15 jours. Mais on trouve aussi des foies gras crus conditionnés «sous papier», avec une DLC de 5 jours maximum. C est le haut de gamme, car ils sont ultrafrais. Il existe des garanties officielles quant à l origine et la qualité du foie gras. L IGP «canard à foie gras du Sud- Ouest» garantit que les palmipèdes ont été élevés, abattus et transformés dans la région. Elle oblige les producteurs à respecter un cahier des charges (abattage à 3 mois minimum, gavage au maïs produit dans le Sud-Ouest, etc). Mais, de l avis même de la filière, ces conditions ne sont pas très contraignantes. Encore mieux, le Label Rouge «foie gras des Landes» signifie que le foie gras répond à des critères très précis : élevage d au moins 91 jours avec ensuite 14 jours de gavage avec du maïs grains, uniquement. Eddy Boudin, groupe communication Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

5 La baguette «enquêtée» Enquête consommation Du 8 au 22 juin 2013, l UFC-Que Choisir a lancé une enquête nationale sur le prix de la baguette, le respect de l affichage, son poids et sa teneur en sel. Plus de points de vente ont été visités en France. Pour la Sarthe, ce sont 59 boulangeries et 18 rayons boulangerie de la grande distribution qui ont été observés. Les enquêteurs devaient relever des prix, vérifier l affichage, acheter une baguette de pain classique (ordinaire) puis la peser. Affichage, poids, prix : les résultats de notre enquête En termes d affichage, les résultats montrent que les exigences de la réglementation sont interprétées avec souplesse. L affichage est parfois visible de l extérieur, parfois uniquement à l intérieur. Plus ennuyeux pour le consommateur, 14 des boulangeries enquêtées ne présentaient aucune affiche récapitulative des prix et poids du pain. En Sarthe, le prix le plus bas relevé est de 0,75, le plus élevé est de 0,90 sur les 59 boulangeries et Points chauds enquêtés. En juin 2013, le prix moyen d une baguette de pain classique (hors tradition, pains spéciaux ) en France est de 0,89 dans les boulangeries-pâtisseries ou Points chauds hors grande distribution. Dans la grande distribution, dans notre département, la baguette de 250 g la moins chère est à 0,35 (Leclerc Allonnes et route de Bonnétable, Hyper U Ecommoy et Super U Mareil-en-Champagne). La plus chère a été relevée dans le Super «U» avenue de la Libération à 0,82. Nationalement, la baguette de base est vendue en moyenne 0,50. Les baguettes de 250 g ne font pas le poids! Concernant la pesée, rappelons que le poids de la baguette n est pas encadré. II est fixé par les usages locaux et peut être ainsi annoncé 200 ou 250 g. Pour un affichage à 200 g, le poids contrôlé par nos enquêteurs est égal ou légèrement supérieur à celui indiqué. En revanche, les baguettes annoncées à 250 g sont toutes à un poids inférieur. Par exemple, une baguette annoncée 250 g ne pesait après vérification par notre enquêteur plus que 216g. Encore trop de sel, les boulangers ont du pain sur la planche! Seulement 10% des baguettes analysées parviennent à la teneur «optimale» de 1,20 g/100 g Plus important pour la santé du consommateur, les résultats de cette enquête sur la teneur en sel. Pierre Besnard, responsable de la commission santé de notre association, le rappelait dans son article du numéro du n 56, p. 9 de notre bulletin : «la consommation de sel doit rester modérée car les abus peuvent être préjudiciable notamment au niveau du risque d obésité». Pour rappel, l OMS préconise 5 g maximum par personne et par jour. Du fait de la présence quotidienne du pain dans notre alimentation, la teneur en sel de ce dernier est un élément à prendre en compte. Pour cette enquête, des échantillons de baguettes venant de toutes les associations locales en Frances ont été transmises, aussitôt achetées à un laboratoire afin d analyser le plus rapidement possible la teneur en sel. Ainsi 204 baguettes ont été analysées entre le 9 juin et le 6 juillet provenaient de boulangeries traditionnelles et 78 des rayons «boulangerie» de grandes surfaces (principalement Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché et Système U). Les résultats obtenus ont été similaires. La teneur en sel minimale obtenue est de 1,09 g /100 g. La teneur maximale est de 2,02 g/100 g. La teneur moyenne est de 1,52 g /100 g. Les résultats confirment les constats de ces dernières années d une diminution des teneurs en sel dans le pain et les produits de panification. Selon l ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail), la teneur moyenne du sel dans le pain est, en effet, passée de 1,99 g/100 g à 1,51 g/100 g entre 2002 et L UFC-Que Choisir de la Sarthe avait déjà mené en 2009 une enquête sur la baguette de pain (Le consommateur 72 n 40 de septembre 2009 p.8). A cette époque, la teneur moyenne en sel était de 1,92 g pour 100 g.* Ce qui confirme la diminution actuelle de la quantité de sel dans la baguette. Malgré ces efforts que nous saluons, la moitié des échantillons analysés contient encore plus de 1,50 g de sel pour 100g et seulement 10% parviennent à la teneur «optimale» de 1,20g/100g. Nous ne pouvons qu encourager les boulangers à poursuivre leur effort. Pascale Besnard, responsable enquêtes * Ces résultats peuvent être toujours consultés sur le site internet de l association (rubrique Alimentation, Produits alimentaires). Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

6 Enquête consommation L UFC-Que Choisir de la Sarthe enquête dans les magasins de bricolage Du 30 mars au 14 avril 2013, l UFC- Que Choisir de la Sarthe, dans le cadre d une enquête nationale, a enquêté des magasins de bricolage du département. Nos enquêteurs se sont rendus dans 10 magasins : Castorama, Leroy Merlin, Brico dépôt, Bricomarché (5), et Mr. Bricolage (2). Cette enquête visait à évaluer la qualité des conseils fournis et à relever les prix de différents articles (prix d une perceuse, d une ponceuse et de leur outillage de marque et marque de distributeurs, de papier peint et matériel de tapisserie ). Conseils pour la pose de papier peint : ce n est pas le sans faute! Nos enquêteurs se sont rendus au rayon décoration afin d y interroger un vendeur. Ils posaient cette question : «combien faut-il de rouleaux de papiers peints pour tapisser une pièce de 35 m2?» On peut globalement constater que le conseil est effectivement donné. Dans seulement 1 des 10 magasins, l enquêteur a dû insister auprès du vendeur pour qu il fasse le calcul. Ce qui correspond à peu près au résultat national. Mais quand les vendeurs ont été coopérants, 3 sur 10 n ont pas donné la bonne réponse. Dommage pour le consommateur! 9 vendeurs sur 10 ont donné des conseils pour la pose. Pour s orienter, mieux vaut penser à prendre sa boussole! Les enquêteurs avaient également quelques observations à noter telle la propreté, le rangement et la signalétique. Si la propreté et le rangement apparaissent satisfaisants dans au moins 80 % des magasins, la signalétique laisse beaucoup plus à désirer. Dans guère plus de un sur deux elle est satisfaisante. Disponibilité des pièces détachées : le grand mystère! Concernant la disponibilité des pièces détachées pour un nettoyeur haute-pression, seul un magasin a pu répondre avec précision à la demande de notre enquêteur. Il faut savoir que conformément à la législation (article L111-1 du code de la consommation), le vendeur est tenu d indiquer les délais pendant lesquels les pièces indispensables à l utilisation du bien seront disponibles sur le marché. Nous constatons donc que la loi est loin d être respectée par les vendeurs des magasins de bricolage enquêtés. Dans le département, l enseigne Mr. Bricolage se révèle la meilleure pour les conseils mais reste légèrement plus chère que les autres. Le conseil aurait-il un prix? Quant aux prix relevés, la région Pays de La Loire s avère être légèrement plus chère que la moyenne nationale. Pascale Besnard, responsable enquêtes Information Mercredi 13 novembre, l antenne de Mamers de l UFC-Que Choisir de la Sarthe accueillait, à la salle du cloître de la mairie de Mamers, une conférence-débat sur le thème : «énergies renouvelables et isolation, quels choix faire, quelles aides de l Etat, quels pièges éviter?» Devant l afflux de litiges concernant ces domaines, l association multiplie les actions d information vers les consommateurs. Durant cette soirée, Luc Bourgeois, conseiller en énergie dans le bâtiment a voulu montrer l importance de bien construire un projet global avant de s engager dans des dépenses pour diminuer la consommation en énergie de son habitation. Encore une fois, il a souligné l utopie d espérer un rapport financier du petit éolien, mais aussi du photovoltaïque pour un particulier. Mamers : une assistance très intéressée Julien Le Bras, conseiller Info Energie Sarthe, a indiqué les possibilités d aides de l Etat pour la rénovation énergétique. Nous rappelons que les techniciens d Info Energie peuvent gratuitement vous aider à élaborer votre projet dans ce domaine. Aurélie Dupont, notre juriste, a encore une fois mis en garde contre le démarchage à domicile, première cause de nos litiges dans le domaine des énergies renouvelables et donner des conseils sur les devis et bons de commande. La quarantaine de consommateurs présents s est montrée très intéressée. De nombreuses questions ont suivi la conférence. N hésitez pas à contacter l association, pour tout conseil sur ce sujet. Evelyne Gaubert, Présidente Un assistance attentive pendant la conférence-débat à Mamers Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

7 Communication Consommation Prix en rayon et lecture optique : ouvrez l œil! Attention aux «erreurs»! De quoi s agit-il? Les prix affichés en rayon peuvent être différents de ceux appliqués à la caisse du magasin libre service qui pratique la lecture optique, aujourd hui quasi généralisée Pourquoi? Avec ce dispositif, les prix lus en caisse, par une «douchette» qui lit le code barre, sont ceux qui sont enregistrés dans l ordinateur du magasin. Hormis le cas du nouveau système d affichage électronique en rayon (normalement lié à l ordinateur du magasin) les prix inscrits sur des étiquettes classiques peuvent être décalés. Comment cela peut-il se produire? Essentiellement dans 2 cas : un produit initialement étiqueté 13,50, par exemple, peut subir une augmentation lors d un réapprovisionnement. Son nouveau prix (14,10 par exemple) est alors actualisé dans l ordinateur alors que par suite d un «oubli», l étiquette du rayon restera à 13,50. lors d opérations commerciales ponctuelles telles que les promotions. Restez bien informés! Un produit étiqueté à «13,50 moins 10%» soit 12,15 sera lu en caisse à 13,50 si la promotion n a pas été enregistrée dans l ordinateur. Dans ces 2 cas le consommateur est grugé. Où? Quels produits concernés? Courants mais minimes pour les produits alimentaires, ces écarts peuvent être beaucoup plus fréquents et importants dans les magasins spécialisés en articles de bricolage ou d habillement. Pour ces derniers, le risque y est d autant plus courant qu ils ne disposent encore que rarement de l affichage électronique des prix en rayon. Que faire pour ne pas être piégé? Bien relever les prix des produits mis dans le chariot. Dans l idéal, il devrait être possible de connaître le montant total des achats dès l arrivée à la caisse. Si cela paraît fastidieux lors d un approvisionnement conséquent, profitez d achats peu nombreux pour appliquer cette règle et le faire systématiquement dans le cadre d une offre promotionnelle. C est très instructif et parfois rentable. Promotions : vigilance lors du passage en caisse! En cas de litige, c est le prix affiché en rayon qui doit être appliqué : ne pas hésiter à réclamer avant de payer, même si c est au prix d un blocage de caisse (ce n est pas grave sauf pour ceux qui font la queue derrière vous) ou d une perte de temps (plus embêtant). L expérience montre que les magasins auteurs de ces erreurs n assument que rarement leur responsabilité en présentant ne serait-ce que de simples excuses aux clients pour la gène occasionnée. Alain Chappuis, groupe communication L UFC-Que Choisir de la Sarthe sur vos radios locales Chronique hebdomadaire sur RCF Le Mans 101.2, le jeudi à 20 h 00 et le vendredi à 8 h 40. Aurélie stagiaire, Dupont, dans les juriste studios et Géraldine de RCF Le Baudry, Mans élève avocate Participation à l émission «Les experts», en direct sur France Bleu Maine, le lundi, tous les quinze jours, de 9 h 00 à 9 h 30, Le Mans La Flèche Sablé-sur-Sarthe Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

8 Environnement Quel gâchis! Le gaspillage alimentaire coûte cher... Quelle est la situation à l'échelle mondiale? Que penser de notre monde où 13 % des gens «meurent de faim» alors que d autres mangent bien trop et que beaucoup gaspillent la nourriture? Un quart de la nourriture produite n est pas consommé et est perdu. Ce qui revient à dire que l homme, ne consomme même pas la moitié des surfaces cultivées pour son alimentation! C est 50 % de pesticides et d irrigation utilisés ou mis en œuvre en pure perte : un gaspillage alimentaire qui coûte très cher à l environnement! Ce gâchis qui représente 750 milliards d euros suffirait pour nourrir les 870 millions de gens qui meurent de faim. Et en France? Nous, consommateurs français, n échappons pas à ce gaspillage et jetons aussi beaucoup de nourriture. Nous sommes 84 % conscients de ces pertes et 54 % à estimer qu il faut faire quelque chose pour réduire ce gaspillage alimentaire tout en pensant que ce sont les autres qui gaspillent le plus! Ces pertes alimentaires commencent bien avant le consommateur. Chaque année, en France, la distribution gaspillerait 2,3 millions de tonnes de nourriture, et la restauration collective et commerciale 1,5 million de tonnes. Au niveau des foyers, le gâchis de nourriture se monte à kg par habitant et par an, dont 7 kg portent sur des produits alimentaires non déballés! C est une perte supplémentaire de l ordre de 1,2 million de tonnes. Pour un foyer, le coût de celle-ci peut aller jusqu à par an pour une moyenne de 400. Pas négligeable à une période de forte usure de pouvoir d achat et où des gens ont faim. Que jette-t-on dans nos poubelles et quelles attitudes adopter au quotidien? Des produits non déballés, des restes de repas, des produits abimés. La moitié des produits jetés, non emballés, sont des fruits et légumes. Pour la viande et les légumes, il existe une bonne mesure de ration alimentaire : le volume du creux de la main! Et puis les restes peuvent souvent être réutilisés : il existe plein de recettes adéquates au-delà de celle du «pain perdu» Ils peuvent aussi se conserver au frigo ou au congélateur. Pour éviter «les non déballés», acheter en fonction des besoins et non en fonction d une quelconque promotion «acheter 3 payer 2» et surtout veillez bien aux dates «limite d utilisation ou consommation optimale» (DLUO). Une bonne gestion du réfrigérateur est primordiale pour éviter de jeter. «Qui jette un œuf, jette un bœuf» «Manger c est bien, jeter ça craint!» alimentation.gouv.fr Le consommateur n'est pas le seul responsable dans cette «chaîne du gaspillage alimentaire». Comment devront évoluer les autres maillons et notamment les systèmes agricoles? La nourriture de la planète passera obligatoirement par une évolution des modes de consommation alimentaire. La réduction des pertes et des gaspillages devra se faire à tous les niveaux : récolte, stockage, transformation, commercialisation et assiette du consommateur. Cette évolution de la consommation ne suffira pas à donner de la nourriture à tous. Elle devra obligatoirement s accompagner d une modification profonde des systèmes agricoles. Ils devront préserver les écosystèmes et résister aux évolutions climatiques. Leur technicité et performance nécessaires résideront plus dans le respect de l environnement que dans l usage massif des produits chimiques même gérés par ordinateur! Justifier systématiquement l usage abondant des engrais et des pesticides pour nourrir la planète est un leurre. Des systèmes innovants existent. Il faut avoir la volonté de les promouvoir et mettre en œuvre sans jamais perdre de vue que la première nourriture, demeurera «l eau potable» accessible à tous. En 2014, en partenariat avec le Conseil Général, l'ufc-que Choisir de la Sarthe proposera aux consommateurs des actions pour limiter le gaspillage alimentaire au quotidien. Alain André, commission environnement «Sans parole» Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

9 Consommation Prix des produits à l unité de mesure : alerte à «l inflation cachée» Il y avait avant! Le prix à l unité de mesure a été institué pour aider le consommateur lors d achats d un même produit pouvant être emballé sous différents formats et marques. C est pour lui l un des repères fondamentaux pour éclairer ses choix. Depuis déjà longtemps, de nombreux produits de consommation courante, dont les produits alimentaires, devaient obligatoirement être emballés sous «des quantités nominales constantes» fixées : les gammes de poids et volumes nets étiquetées sur les emballages étaient imposées. Par exemple, pâtes, beurre, farine, café devaient être conditionnés dans des emballages de 250 g, 500 g ou 1 kg. Avant, c était facile! Il y a maintenant et il y aura après : Depuis le 11 avril 2009, en application d une directive européenne, l obligation de respecter ces gammes de poids et volumes fixes a été supprimée, sauf pour les vins et spiritueux. Là, cela se complique! Quelles sont les conséquences potentielles? Industriels de l agroalimentaire et distributeurs mettent déjà à (leur) profit cette nouvelle liberté qui leur est offerte en diversifiant les formats de conditionnement. Cette pratique risque de s intensifier notamment à l occasion du renouvellement de leurs équipements. Comparer le prix d une plaquette de 247 g de beurre d une marque A avec une autre de 423 g de marque B deviendra bientôt aussi fastidieux que de distinguer 2 contrats d assurance concurrents. Prenons l exemple d une plaquette de beurre dont la quantité nominale était obligatoirement fixée à 250 g, vendue 1,50, soit au prix à l unité de mesure de 6 /kg. Depuis la suppression des gammes de quantités nettes fixes, le beurre peut être légalement conditionné en plaquettes de, par exemple, 247g. Il y a donc lieu de craindre plusieurs conséquences préjudiciables aux intérêts des consommateurs : - Sous ce nouveau format, d apparence comparable au précédent, le prix de la plaquette a pu (et même probablement ) rester à 1,50, le prix à l unité de mesure passant, de 6 /kg à 6,07 /kg. Soit une augmentation de 1,2% que l on appelle «inflation cachée». A qualité équivalente, la nécessaire comparaison entre les produits au moment de l achat deviendra donc encore plus complexe. - Pour brouiller encore un peu plus les cartes, les spécialistes du marketing ne devraient pas manquer de s ingénier à donner toutes les apparences possibles aux emballages pour masquer «la fonte» de leur contenu au fil du temps. Cette pratique est d ailleurs déjà largement mise en œuvre pour des produits tels que desserts ou les lessives. Dans ces conditions, le prix des produits à l unité de mesure devient un repère essentiel. Celui de l unité de vente, seul, ne permet plus de faire les nécessaires comparaisons. Quelle attitude tenir face à cette nouvelle situation? - Ouvrir les yeux plus que jamais et cibler les prix à l unité de mesure plutôt que ceux des unités de vente. Il en va de votre intérêt économique! - Si possible, donner la priorité aux produits vendus en vrac : les prix affichés restent ceux à l unité de mesure (au kilogramme ou au litre). Réagissons ensemble pour revenir aux gammes de quantités nettes imposées? Alain Chappuis, commission environnement Communication Une date à retenir : assemblée générale de l UFC-Que Choisir de la Sarthe vendredi 21 mars 2014 à 17 h 00 Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

10 Logement Informations pratiques Comment changer de syndic de copropriété? Le changement de syndic est une étape importante dans la vie de la copropriété. Ce changement n'est possible que lorsque : le mandat du syndic en fonction arrive à son terme ; les copropriétaires souhaitent révoquer le syndic en cours de mandat pour motif grave ; le syndic souhaite démissionner de ses fonctions en cours d'exercice. Pour choisir un nouveau syndic il est conseillé de faire jouer la concurrence, se renseigner sur le cabinet, ses pratiques, ses honoraires et procéder à une analyse rigoureuse du contrat proposé. Pour procéder au changement, 3 conditions doivent être réunies : inscription à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale ; réunion des copropriétaires en assemblée générale ; élection du nouveau syndic à la majorité absolue prévue par l'article 25 de la loi du 10/0/1965 (au moins 50 % des tantièmes de tous les copropriétaires qu'ils soient présents ou non). Si cette majorité n'est pas obtenue, un second vote peut avoir lieu immédiatement. Dans ce cas, la majorité des voix des seuls copropriétaires présents ou représentés est suffisante (art. 24 de la loi précitée). Remerciements Le conseil syndical, ou un (ou plusieurs) copropriétaire(s) représentant au moins le ¼ des voix de tous les copropriétaires, peuvent demander une convocation de l'assemblée générale. S'il n'existe pas de conseil syndical, ou si son président ne fait pas le nécessaire, vous pouvez, en tant que copropriétaire, provoquer judiciairement ladite assemblée en vous adressant au président du tribunal de grande instance. Après nomination du nouveau syndic, l'ancien doit lui transmettre toutes les pièces administratives et comptables nécessaires au bon fonctionnement de la copropriété. Pour tout renseignement complémentaire, contactez notre association. Les bénévoles de l association mettent leurs compétences, leur temps et leur énergie pour vous conseiller et vous aider à faire respecter vos droits. Beaucoup d entre vous nous informent des résultats qu ils ont obtenus grâce à l intervention de nos consultants, ce qui est important pour le suivi de nos dossiers. Et quand certains manifestent leur gratitude par un courrier de remerciement, cet encouragement pour le travail mené par tous à l association est d autant plus apprécié. Evelyne Gaubert, Présidente Garantie contractuelle Dans le but de faciliter la vente de sa maison, M. D... a souscrit en juin 2011 à un dispositif d'accompagnement proposé sur Internet par la société Entreparticuliers.com. Cette prestation, d'un coût mensuel de 165, sans engagement de durée pour le client, comportait une garantie de résultat assurant le remboursement des mensualités payées si le bien n'était pas vendu un an après l'adhésion au dispositif. En janvier 2013, sa maison n'étant toujours pas vendue, M.D... a demandé, en application de cette garantie, le remboursement des 5 mensualités réglées. Suite au refus d'entreparticuliers.com qui conditionnait la mise en œuvre de cette garantie à une durée minimum de souscription de 12 mois, notre association l'a invitée à respecter ses engagements contractuels sous peine de l'y contraindre par la voie judiciaire. Après plusieurs interventions écrites et téléphoniques de notre consultant, le remboursement de la somme de 825 a été obtenu en août Extrêmement satisfait de ce résultat, notre adhérent a exprimé toute sa reconnaissance à notre consultant et fait un don de 100 à notre association. Remarque : Dans cette affaire, la société Entreparticuliers.com avait, par écrit, accordé à son client des conditions de garantie dérogeant à celles figurant dans ses conditions générales de vente. Cet engagement contractuel a été utilisé par notre consultant pour défendre, avec succès, les intérêts de notre adhérent. Lors de l'achat d'un bien ou d'une prestation de service, si le vendeur offre une garantie commerciale, le client doit exiger, outre les conditions générales de vente, la remise d'un document précisant la nature, la durée et l'étendue de cette garantie. Le ticket de caisse, ou la facture, sert à prouver l'achat mais ne fournit aucune information sur la garantie accordée. Jean-Noël Pitot, consultant Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

11 Actions - résultats Vente à domicile Deux avis valent mieux qu un En 2010, Mme T. fait poser des panneaux photovoltaïques. En 2013, elle constate une infiltration par toiture qui s avère consécutive à ces travaux. Pour remplacer son installation d'alarme-sécurité défaillante, Mme T... a fait appel à la société Le Mans Stores. Lors de la signature, à son domicile, du devis valant commande, elle réglait au représentant de cette société un acompte de 860 à valoir sur le prix du système d'alarme conseillé par ce professionnel. Renseignements pris auprès d'une société de télésurveillance dont Mme T... souhaitait l'intervention, il s'est avéré que l'installation projetée était incompatible avec ses prestations locales. Elle demandait alors, par L.R. avec A.R, l'annulation de sa commande, ce que lui refusait la société Le Mans Stores en lui enjoignant de respecter son engagement d'achat sous peine de la contraindre au paiement de la créance par voie de justice. Après examen du dossier, l'un de nos consultant, assisté de notre juriste, démontrait à la société venderesse la nullité du contrat pour inobservation des règles de la vente à domicile, notamment l'absence de mentions obligatoires et du formulaire de rétractation dans le contrat et la perception d'un acompte formellement interdite pendant le délai de rétractation. La société réfutait ces arguments et se dégageait de toute responsabilité, arguant que la vente avait, certes, eu lieu au domicile, mais à la demande de la cliente. Elle refusait en conséquence de rembourser l'acompte versé. Sur nos conseils, notre adhérente a fait appel à son assurance protection juridique pour obtenir ce remboursement par voie de justice. Le jugement rendu en dernier ressort (c'est-à-dire sans appel possible) par le juge de proximité, a prononcé la nullité du contrat qualifié de «vente à domicile», pour inobservation des dispositions du code de la consommation. Il a, en outre, condamné la société Le Mans Stores à payer à Mme T... les sommes de 860, montant de son acompte, et de 400 pour ses frais de procédure, ainsi qu'aux entiers dépens de l'instance. Commentaire : Notre association avait donc développé les bons arguments auprès de la société venderesse pour tenter de régler ce litige à l'amiable. Même réalisée à domicile suite à une demande du client, l'opération de vente est qualifiée par le juge de démarchage à domicile. Dans ce cas, la nullité du contrat de vente peut être reconnue pour non respect de la réglementation applicable à ce type de vente, même si le délai de rétractation de 7 jours est dépassé. Jean-Robert Avignon, consultant Elle met alors en cause l assureur de l entreprise qui évalue le coût des réparations à Mme T. se heurte à la difficulté de trouver une société pour réparer selon les règles de l art pour ce montant. Sur les conseils de notre consultante, elle met en cause le chiffrage de l assureur de l entreprise et demande une expertise que l assureur accepte. L expert fait appel à une entreprise de son choix et retient son devis. Mme T. reçoit quelque temps après une proposition d indemnité de Elle va donc pouvoir faire réparer et nous remercie pour nos conseils. Marie-Christine Brizard, consultante 2 ans d attente pour la cuisine de ses rêves Le cuisiniste lui avait promis une cuisine posée en un jour et terminée en un mois. Malheureusement, cela ne s est pas déroulé ainsi pour Mme D... qui a dû effectuer un véritable parcours du combattant pour avoir toutes les éléments de sa cuisine. Mme D... a contracté l achat de meubles de cuisine auprès du magasin spécialisé S en avril Lors de la première livraison en juin 2011, il manquait déjà le réfrigérateur. Puis les retards des différents intervenants et le non-respect des délais se sont accumulés. Pendant un mois, Mme D... n avait ni eau, ni électricité, ni gaz. Elle a donc fait plusieurs courriers et passé plusieurs appels téléphoniques, mais n a obtenu que peu de réponses et aucune explication. En octobre, il manquait toujours des éléments et certaines pièces étaient mal montées ou abimées. Ce n est qu en avril 2013 que le service après-vente a finalement terminé la cuisine. Rappelons qu elle devait être prête pour l été 2011! Il est évident que Mme D... a subi de nombreux désagréments et des frais imprévus pour pouvoir bénéficier d une cuisine fonctionnelle et conforme au devis. Il faut également y ajouter le manque d information tout au long de cette épreuve, qui lui a causé une inquiétude supplémentaire. C est ainsi qu elle décida de faire appel a l UFC-Que Choisir de la Sarthe, afin de dénoncer les pratiques du cuisiniste. Malgré plusieurs courriers relatant les faits et réclamant un dédommagement financier pour le préjudice subi par notre adhérente, le cuisiniste demeurait muet. C est finalement près de trois mois plus tard qu un responsable du magasin accepta un rendez-vous à l association afin de régler cette affaire à l amiable. Cet échange permit à Mme D... d être entendue et d obtenir le dédommagement souhaité. Le responsable a en effet reconnu le préjudice de cette dernière et lui a fait un chèque de de dédommagement, avec ses excuses, en promettant que cette situation ne se reproduirait pas. Nous y serons vigilants. Géraldine Baudry, élève avocate stagiaire Le Consommateur 72 - n 57 - Décembre

12 Un mouvement associatif puissant aux côtés des consommateurs Le consommateur 72 n 57 Notre siège du Mans 21 rue Besnier Le Mans Téléphone : Télécopie : Site web : ACCUEIL du lundi au vendredi 9 h h 00 et 14 h h 30 (17 h 00 le vendredi) Visitez le nouveau site de l UFC- Que Choisir de la Sarthe sur : Nos 3 antennes La Flèche jeudi de 14 h 00 à 17 h 00 3 rue Saint-Thomas La Flèche Sablé-sur sur-sarthe vendredi 14 h 00 à 17 h bis rue Pasteur lundi 18 h 00 à 20 h rue de Sarthe Sablé-sur-Sarthe Mamers vendredi de 14 h 00 à 17 h 30 Mairie - Place de la République Salle des Permanences n Mamers Adresse : Dispensé de timbrage. 72 LE MANS CTC Distribué par la poste. Déposé le 13 décembre 2013 LE MANS CTC Rejoignez l Association UFC-Que choisir de la Sarthe en adhérant NOM.. PRENOM.. ADRESSE.... CODE POSTAL.. VILLE Adhésion et abonnement au bulletin 37 Adhésion seule 34 Abonnement annuel au bulletin 3 Membres bienfaiteurs à partir de 50 (avec bulletin) Adresse mél :..

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