Contraintes sociales des entreprises informelles

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1 Contraintes sociales des entreprises informelles Dissemination conference «Unlocking potential: Tackling economic, institutional and social constraints of informal entrepreneurship in Sub-Saharan Africa» 18 Octobre 2011, Bamako, Mali

2 Motivations du sujet Dans de nombreuses régions d Afrique subsaharienne, beaucoup d entreprises informelles n'enregistrent aucune croissance de leur activité, que celle-ci soit mesurée en nombre d'emplois créés ou en termes de capital productif. Le taux de réinvestissement des profits est en effet généralement faible, et ce pour de multiples raisons mentionnées dans la littérature : contraintes sur le marché des capitaux, aversion au risque lorsque les investissements sont irréversibles, manque de compétences et/ou de fibre entrepreneuriale. Pour certains auteurs, la cause est plutôt à chercher du côté de l'entourage des entrepreneurs : les entrepreneurs dont l'activité prospère sont dans l'incapacité d'épargner leurs profits en vue de les réinvestir, du fait de demandes pressantes de la part de leurs proches pour satisfaire leurs besoins de consommation. 2

3 Motivations du sujet Hypothèse: les entrepreneurs sont désincités à investir s'ils anticipent qu'ils devront redistribuer une partie importante de leurs profits futurs. Le faible réinvestissement des profits serait lié à la «solidarité forcée» à laquelle fait référence la littérature sociologique, ou encore à la «face cachée du capital social». (Portes et Sensenbrenner, 1993). Autre conséquence possible de la «solidarité forcée» : l emploi de membres de la famille dans l unité de production informelle. Façon de «rendre» à sa famille l aide reçue lors du démarrage de l affaire. Soulève la question de la productivité du travail familial par rapport au travail dit «rémunéré» ou du capital humain recruté sur le marché : Si la première est plus faible que la seconde, la combinaison du facteur travail et capital risque d être sous-optimale, et d entraver le succès de l entrepreneur. 3

4 Motivations du sujet Quelle littérature sur ce sujet? L idée que les liens familiaux et de parenté puissent avoir des effets désincitatifs transparaît souvent dans les travaux anciens en anthropologie (Barth, 1967). Elle a notamment été mise en exergue par les théoriciens de la modernisation (cf. par exemple Lewis, 1955 ; Meier et Baldwin, 1957 ; Bauer et Yamey, 1957 ; Hirschman, 1958). Cette idée est également présente en sociologie économique où elle est considérée comme le revers de l'existence de liens forts entre individus (Granovetter, 1973, 1983, 1985 ; Barr, 2002). Plus récemment, cette idée est réapparue dans les travaux de quelques économistes (Platteau, 2000 ; Hoff et Sen, 2006). 4

5 Motivations du sujet Bien sur, la littérature existante reconnaît aussi très largement les effets bénéfiques du capital social, à travers: la réduction des coûts de transaction, un accès facilité à l'information, la résolution des dilemmes liés à l action collective, l'assurance informelle, etc. (voir notamment Coleman 1990 ; Fafchamps, 1996, 2001, 2002 ; Kranton, 1996 ; Woolcock, 2001 ; Minten et Fafchamps, 1999 ; Platteau, 2000 ; Knorringa et van Staveren, 2006). La notion de liens familiaux et de parenté que nous utilisons dans ce projet englobe tous les liens de sang (La Ferrara, 2007). La différence essentielle entre les liens familiaux et de parenté et les autres formes de liens sociaux est que les premiers peuvent être considérés comme globalement exogènes et qu'ils ne peuvent être modifiés librement, ou seulement à un coût psychologique important. 5

6 Motivations du sujet Malgré leur importance potentielle, peu de travaux empiriques se sont penchés sur l existence des effets négatifs des liens familiaux et de parenté. Di Falco et Bulte (2010) montrent que l'existence de normes redistributives donne lieu à des comportements de passager clandestin et désincitent les individus à s'auto-assurer contre les chocs en Afrique du Sud. Baland, Guirkinger et Mali (2007) s'intéressent aux comportement d'emprunt des individus au Cameroun et constatent que certains empruntent de l argent bien qu ils n'aient aucune contrainte de liquidité et ce simplement pour signaler à leurs proches qu ils sont dans l incapacité de leur fournir une assistance financière. Voir aussi Anderson et Baland (2002), Fafchamps (2002), Duflo et al. (2009) 6

7 Trois travaux présentés ici 1. Une étude sur les 7 capitales économiques de l UEMOA afin de comprendre les interactions entre les réseaux familiaux et l utilisation des facteurs de production. 2. Dans l idée d une mise en perspective comparative, une analyse ciblée sur le Vietnam, avec une attention particulière portée sur l utilisation et les bénéfices liées au travail familial. 3. Une analyse détaillée des comportements de transfert et d investissement dans un contexte de forte pression de partage des revenus. 7

8 Paper #1: Kinship-ties and entrepreneurship in Western Africa Hypothèses théoriques (1) Grimm, Gubert, Koriko, Lay et Nordman (2011) Un modèle présenté dans l étude se concentre sur les effets d incitation négative potentiels des liens familiaux et de parenté, en mettant de côté leurs éventuels effets positifs. La valeur ajoutée générée par les activités productives propres est soumise à une «taxe de solidarité» imposée par la famille et la parentèle. Non-paiement de cette taxe = sanctions sociales prohibitives La part de la valeur ajoutée redistribuée à la famille dépend : - normes égalitaires prévalant, - taille de la parentèle, - coûts pour connaître avec précision le niveau d'activité et de valeur ajoutée de l'entreprise 8

9 Paper #1: Kinship-ties and entrepreneurship in Western Africa Hypothèses théoriques (2) En supposant une technologie de production néoclassique de l entrepreneur, la taxe de solidarité réduit le rendement des facteurs et les entrepreneurs allouent moins de capital et de travail à leur activité de production au profit d'autres activités. Concernant le facteur travail, par exemple, plus la taxe est élevée, moins le nombre d'heures de travail effectuées par des employés non familiaux dans l'entreprise est important et plus les travailleurs familiaux offrent leur travail en dehors de l'entreprise. Néanmoins, les liens familiaux et de parenté peuvent aussi avoir un impact positif sur l'activité des entreprises, notamment lorsque les marchés du capital et du travail sont imparfaits. Si ces effets se produisent, ils peuvent en partie voire entièrement compenser les effets indésirables associés à la taxe de solidarité. 9

10 Paper #1: Kinship-ties and entrepreneurship in Western Africa Stratégie empirique (1) Sous-échantillon d entrepreneurs migrants internes (vers la capitale) issus des Enquêtes dans les 7 capitales économiques Ouest-Africaines. Permet d identifier deux types de liens familiaux et de parenté : ceux du lieu destination et ceux du point de départ du migrant. Construction de plusieurs variables proxy de l intensité potentielle des liens de parenté. Ces variables sont supposées agir sur le montant de la taxe de solidarité : Mesure de concentration ethnique : la part de la population vivant dans le même «cluster» que le ménage étudié et appartenant au même groupe ethnique que lui. 2 effets : + et - La population du «cluster» originaire de la même région ou district que l'entrepreneur : plus cette part est élevée, plus la pression potentielle sur le partage des gains est importante. La distance géographique séparant la région ou le district d origine de l entrepreneur de la capitale dans laquelle il réside : la pression redistributive diminue avec la distance (contrôle plus difficile et plus coûteux). Le nombre d années déjà passées par le migrant dans la capitale : effet «loin des yeux, loin du cœur». 10

11 Paper #1: Kinship-ties and entrepreneurship in Western Africa Stratégie empirique (2) 1. Nous montrons d abord que les transferts inter-ménages sont corrélés à la valeur ajoutée des entreprises et que la propensité de ces ménages à effectuer des transferts provenant des profits est plus grande que celle des transfert provenant des revenus issus du salariat (informel). 2. Nous explorons ensuite la relation entre l intensité des liens familiaux et de parenté et l utilisation des facteurs de production : Capital physique, Nombre total d heures utilisées dans l entreprise, Nombre total d heures de travail consenties par l entrepreneur en introduisant dans les régressions un jeu d autres facteurs observables pouvant expliquer l intensité de ces liens et l utilisation des facteurs. 11

12 Régression des liens familiaux sur les heures de travail (1) (2) (3) (4) Log heures de travail Log heures de travail totales entrepreneur Années Années depuis depuis migration migration 5 Tous 5 Tous Part du même groupe ethnique Part de même origine Ln distance de l origine Années depuis migration + ++ Log capital physique R-squared N , ++ et +++ signifient positivement significatifs aux seuils de 1, 5 et 10% 12

13 Paper #1: Kinship-ties and entrepreneurship in Western Africa Principaux résultats Les liens familiaux et de parenté augmentent l utilisation du facteur travail. Les hommes semblent compter davantage sur les réseaux issus de leur région d origine, tandis que les femmes semblent mobiliser davantage les réseaux ethniques. Un effet constamment positif de la distance à la zone d origine du migrant : moins les liens sont étroits, plus l utilisation de capital physique et de travail est intensive. Cohérent avec l'hypothèse selon laquelle la pression redistributive exercée par les proches restés au village exerce des effets d incitation négatifs, et que ces effets diminuent avec la distance. Les liens familiaux et de parenté en ville font en revanche augmenter les quantités utilisées de capital et travail, d où l idée que ces liens seraient plutôt un véhicule de soutien mutuel. 13

14 Paper #2: Household Entrepreneurship and Social Networks in Vietnam: Panel Data Evidence Grimm, Nguyen et Nordman (2011) Les auteurs s intéressent particulièrement à l effet du travail familial sur les performances des micro-entreprises familiales. Nous posons trois questions pour le cas du Vietnam : 1. Existe-t-il un effet différencié de la productivité du travail familial par rapport au travail rémunéré, c est-à-dire recruté sur le marché? 2. Quels sont l étendue, l intensité et les déterminants de l éventuelle pression redistributive exercée par la famille élargie et subie par les ménages possédant une entreprise familiale? 3. Quels sont les effets respectifs de différentes sources de pression redistributive - à savoir celle exercée par la parenté, le réseau et capital social élargi, et par la communauté de résidence du ménage - sur l efficience productive de l entreprise familiale? 14

15 Paper #2: Household Entrepreneurship and Social Networks in Vietnam: Panel Data Evidence Stratégie empirique 1. Nous avons construit un panel d entreprises familiales à partir de deux vagues de l enquête VHLSS ( ), une enquête ménage de type LSMS : 1138 household businesses (formels et informels) répartis dans tout le Vietnam. 2. Nous estimons les rendements du travail en décomposant ce facteur (familial vs. rémunéré) dans une fonction de production de l entreprise familiale. 3. Nous examinons les déterminants des transferts inter-ménages (perçus et accordés) dans le but d identifier les facteurs clefs (réseaux sociaux) de l éventuelle pression à la redistribution subie par les ménages possédant une entreprise familiale. 4. Nous regardons si les entrepreneurs utilisent les facteurs de production d une façon techniquement efficiente et optimale (efficience productive) 5. Nous explorons les déterminants de l inefficience productive en distinguant les différentes caractéristiques des réseaux sociaux des entrepreneurs. 15

16 Paper #2: Household Entrepreneurship and Social Networks in Vietnam: Panel Data Evidence Principaux résultats Les entreprises familiales formelles ne montrent pas de différences significatives dans la productivité du travail familial par rapport au travail rémunéré, à l inverse des entreprises informelles où l écart y est important. Nous confirmons pour le cas du Vietnam que les liens familiaux et de parenté, mais aussi d autres caractéristiques du réseau social des entrepreneurs, peuvent jouer sur l intensité de la pression redistributive. Le réseau social local jouerait également en faveur de la performance des entreprises familiales (via par exemple l existence d un réseau social professionnel ) tandis que la part des travailleurs familiaux dans le business jouerait au détriment de son efficience productive. Les effets sont constrastés selon l appartenance sectorielle des entreprises familiales : formelle vs informelles présentent des mécanismes distincts. 16

17 Papier #3: Investment Decisions of Small Entrepreneurs in a Context of Strong Sharing Norms Grimm, Hartwig et Lay (2011) Les auteurs ont recours à une enquête au sein de tailleurs à Ouagadougou (sous-échantillons de migrants provenant de la campagne; cf Hadnes, Vollan et Kosfeld, 2011), mais se concentrent sur les trois questions suivantes: 1. Comment expliquer l hétérogénéité dans les comportements de partage et d investissement? 2. Qu est-ce qui détermine le consentement aux normes de partage et qu est-ce qui détermine leur rejet? 3. Quel est l effet des normes de partage sur l investissement et la croissance des entreprises dans le moyen et long terme? 17

18 Papier #3: Investment Decisions of Small Entrepreneurs in a Context of Strong Sharing Norms Hypothèses Le tailleur a le choix entre transférer à sa famille et profiter donc de leur assurance informel, ou bien d investir, de refuser tous transferts et, en contrepartie, de renoncer aussi à chaque soutien que lui fournit sa famille. Renoncer permet de croître en terme de capital et d augmenter le revenu, mais aussi, le cas échéant, de consentir les coûts d un choc, ainsi que le coût social lié au refus de la solidarité. Sous ces conditions, la décision d un tailleur sera déterminée par son aversion au risque et aussi par l intensité de la pression à rester dans le réseau et de partager (i.e. le coût social lié au refus). 18

19 Papier #3: Investment Decisions of Small Entrepreneurs in a Context of Strong Sharing Norms Mesure de la pression de partage Le nombre de frères et sœurs vivants La taille du village d origine Le nombre de visiteurs en ville les 12 dernier mois Mesure de l aversion au risque Réponse à la question «Etes-vous prêts à prendre des risques dans votre activité?». 19

20 Papier #3: Investment Decisions of Small Entrepreneurs in a Context of Strong Sharing Norms Stratégie empirique Les auteurs analysent : l effet de la pression au partage et de l aversion au risque sur l investissement. l effet de la pression au partage et de l aversion au risque sur les transferts. l effet des transferts payés sur le soutien reçu en cas de choc. l effet de la pression au partage sur l emploi des membres de la famille. A noter: l investissement (y compris les investissements de départ) sont dans plus que 85% des cas financés par l épargne et non pas par des transferts. 20

21 Résultats (direction des effets résultant de l analyse de régressions) Pression au partage Aversion au risque Investissement (-) (-) Transferts payés (+) (+) Emploi des membres de la famille (+) (+) Transferts payés Aide reçu (+) 21

22 Transferts vs. Investissement 22

23 Conclusion Générale Tout en restant conscient des aspect positifs liés à la famille, les trois papiers suggèrent qu il existe aussi des effets négatifs réduisant l incitation et la capacité d investir des entreprises. L existence de normes de partage sévères peuvent contraindre les entrepreneurs à haut potentiel - sous la pression de fortes sanctions sociales - à participer à des réseaux informels d assurance et donc à transférer des moyens qui pourraient être investis autrement. Cela suggère de conduire des études expérimentales dans lesquelles l entrepreneur mais aussi son réseau familial seraient couverts par une assurance vie ou de maladie (les chocs les plus courants selon nos données) ; analyser les effets de cette couverture sur l investissement et le développement des petites entreprises. La mise en place d assurances pour les risques de base (santé, mortalité) serait d autant plus efficace si le partage est motivé par l assurance et non par de pures normes égalitaires. 23

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