Thème 2 Les dynamiques de la mondialisation. Chapitre 2 Les territoires dans la mondialisation.

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1 Thème 2 Les dynamiques de la mondialisation. Chapitre 2 Les territoires dans la mondialisation. Introduction : Étudier les territoires dans la mondialisation, c est s interroger sur leur recomposition résultant de leur inégale intégration aux réseaux d échanges. En effet, la mondialisation hiérarchise les lieux à toutes les échelles : elle promeut des pôles et espaces majeurs, notamment les villes mondiales. Trois pôles se distinguent encore en tant que centres d impulsion (la Triade) alors que le réseau de mégalopolitain mondial en constitue l armature centrale (AMM) et qu un ensemble de pays plus ou moins intégrés gravitent autour et les concurrencent (BRICS). Mais elle laisse aussi des territoires et des sociétés en marge, à l écart de tout réseau ou connaissant de graves problèmes internes (PMA par ex.). À l intérieur même de ces ensembles, les inégalités sont parfois extrêmes, entre espaces littoraux et intérieurs des terres, ou entre pôles urbains majeurs et secondaires, ou encore au sein même de ces métropoles. En mettant en relation les lieux de production et de consommation dispersés sur tout le globe, la mondialisation multiplie les transports par mer ce qui renforce l importance géostratégique des espaces maritimes, riches en ressources et qui suscitent aujourd hui les convoitises. [Pb principale] En quoi la mondialisation est-elle facteur de recomposition et de hiérarchisation des territoires? Problématiques associées : Qu est-ce qu une ville mondiale? Quel est son rôle dans l organisation du monde? Quels sont les effets de la mondialisation sur son organisation socio-spatiale? Quelle typologie des territoires peut-on établir en fonction de leur inégale participation à la mondialisation? Quelles sont les caractéristiques des pôles et espaces majeurs de la mondialisation et des territoires restés en marge? Quelles sont les conséquences socio-spatiales pour les territoires d une intégration inégale dans la mondialisation? En quoi la mondialisation influe-t-elle sur la géostratégie des espaces maritimes? Pourquoi leur contrôle est-il essentiel? En quoi la géostratégie des espaces maritimes est-elle révélatrice de la hiérarchie des puissances dans la mondialisation? I Étude de cas : Londres, une ville mondiale. Qu est-ce qu une ville mondiale? Il est nécessaire de s interroger sur la notion de «ville mondiale» devenue d usage courant à partir des années Les villes mondiales se caractérisent par une forte concentration de population, de capitaux, de sièges sociaux, de banques, de services spécialisés aux entreprises et d organismes de recherchedéveloppement. Elles disposent aussi d infrastructures de transport de niveau mondial et d une importante capacité d accueil d événements internationaux. Elles prennent appui sur un espace régional actif. Implantées surtout dans les pays du «Nord», et pour certaines du «Sud», elles forment un réseau hiérarchisé. L essentiel des flux mondialisés circulent entre elles. Aussi les villes mondiales se caractérisent-elles surtout par les relations qu elles entretiennent entreelles et par leur capacité à contrôler l économie mondiale et les flux qu elle engendre. Pour les définir et les hiérarchiser, il faut donc moins prendre en compte les stocks (taille de la population, produit urbain brut (PUB) ) que leur situation dans les réseaux. La liste des villes mondiales est débattue. Elles correspondent aux principaux carrefours internationaux, places financières et centres d affaires. On peut citer, sans que la liste soit exclusive, New York, Londres, Tokyo, Paris, mais aussi Shanghai par exemple. On peut donc choisir l une d entre elles en étude de cas, en prenant en compte le fait que certaines sont étudiées à d autres occasions au cours de la scolarité. - le rôle d impulsion de la ville sur l organisation du monde : on analyse sa situation dans les réseaux mondiaux afin de montrer qu elle est un nœud de communications, une place financière internationale, qu elle accueille des sièges sociaux d entreprises de rang mondial et qu elle est en relation avec les autres villes mondiales. D autres données affineront cette analyse (attractivité des universités, présence d organismes internationaux ) pour la situer dans la hiérarchie du réseau dont elle fait partie ;

2 - les manifestations de sa puissance : lieux emblématiques de ses rôles économique, politique et culturel (le CBD notamment) ; influence sur les régions qui l entourent et qu elle irrigue de ses activités ; - les conséquences socio-spatiales de l intégration dans la mondialisation : la spécialisation des quartiers et la fragmentation de l espace urbain, l augmentation du prix du foncier qui accélère la ségrégation sociale, l émergence d une société mondiale mais aussi une évolution vers une dualité sociale séparant les métiers mondialisés du tertiaire banal. A/ Londres, centre d impulsion de la mondialisation. B/ Les manifestations de la puissance londonienne. Voir synthèse. C/ Conséquences et fragmentation socio-spatiales. Schéma : L étude de cas donne lieu à la construction d un schéma de l organisation spatiale de la ville mondiale étudiée (voir page 133). II Pôles, espaces majeurs et territoires en marge de la mondialisation. Analyse des cartes pages Typologie des États dans la mondialisation (polycopié avec schématisation). A/ Des centres d impulsion remis en question : la triade et l AMM. La mondialisation est d abord le fait des acteurs des territoires qui forment les trois pôles majeurs sur la planète : l Amérique du Nord, l Europe occidentale et l Asie orientale, elle-même polycentrique. 1. Une organisation géoéconomique encore impulsée par la Triade. La Triade (E.-U., Union Européenne et Japon), joue un rôle moteur à tous les niveaux. Le premier pôle est celui des E.-U (domination politique, financière, économique et militaire), rôle hégémonique. (300 millions d hab., 32% du PNB mondial) L UE, quant à elle reste la zone de commerce mondial la plus active, combinaison de 27 économies qui échangent principalement entre elles, pour près de 500 millions d habitants. Mais sa situation fragmentée n en fait pas une puissance politique évidente aujourd hui encore. (27% du PNB mondial) Depuis 1945, le Japon s est construit comme symbole de réussite économique et financière, aussi bien que technologique. En situation de géant économique, il fait figure de nain politique. (13,5% du PNB mondial). Ces trois zones forment ce que l on désigne comme oligopole (un petit nombre contrôlant une part importante de l offre de produits) : ce sont les puissances qui dominent par leurs capacités économiques et militaires, leurs stratégies, leurs politiques financières et culturelles aux effets constants et larges. Les trois pôles échangent essentiellement entre eux, ils sont par ailleurs à l origine dans le monde près de 80% des flux de capitaux comme des flux commerciaux. Cependant ils restent en rivalité constante, chaque pôle étant soutenu par un espace privilégié qui en dépend : - Les E.-U. comptent sur l ALENA, créée en 1992 avec le Mexique et le Canada. Puis de plus en plus sur l Amérique latine. - Le Japon compte sur le réseau tissé en Asie orientale, notamment avec deux partenaires principaux (Chine, Corée du Sud). - L UE passe de 15 pays depuis 1995 à 27 pays en 2007, en s étendant vers l Europe de l Est. Elle échange de manière privilégiée avec l Afrique du Nord et le Moyen-Orient. 2. L Archipel métropolitain mondial. La mondialisation entraîne une nouvelle organisation de l espace mondial, basé sur un maillage de grandes villes, appelées métropoles, dont le rôle s accroît sans cesse. D abord parce que depuis 2007, plus de la ½ de la population mondiale est urbaine (citadine), dont 2.5 % dans les seules 4 villes globales (NY, Paris, Londres, Tokyo). On compte de plus en plus de très grandes villes, multimillionnaires : - 72 villes de + d 1 M d hab. en 1950.

3 - 350 en 2003 et près de 500 en 2013 dont 73 dépassent les 5 millions d hab. (pour la France, Paris, 27 e ville avec 10,6 millions, puis Lyon, 2 e ville française et 298 e dans le monde avec 1.6 million) La mondialisation a stimulé l urbanisation : développement des réseaux de transport et de communication avec création de nœuds d interconnexion combinant plusieurs modes de transport : rail, route, air, mer, fleuve. C est ainsi que se développent des «villes mondiales» détenant les principaux pouvoirs politique, éco, financiers. On y trouve les sièges sociaux des grandes FMN ou des organismes internationaux, des grandes banques, des pôles de recherche majeurs, les principaux lieux de création artistique et culturelle, servis par les principaux flux d information. Par ailleurs la mondialisation organise ces métropoles mondiales selon un système hiérarchisé appelé archipel métropolitain mondial. À sa tête se trouvent les mégalopoles rassemblant les villes mondiales ainsi que quelques villes de liaison. Ces mégalopoles échangent avec l ensemble du monde, mais les flux internes y sont extrêmement forts également. On compte trois mégalopoles principales contenant les plus importantes villes mondiales (New York, Tokyo, Londres et Paris) : - Megalopolis : nord-est des E.-U. : de Boston à Baltimore : foyer central de la mondialisation. - Mégalopole européenne (ou Dorsale européenne) : de Londres à Milan, passant par Francfort et les capitales de l UE (Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg) : multipolaire et manque d unité. - Mégalopole japonaise (de Tokyo à la conurbation Osaka-Kobé) : n a pas un pouvoir de décision politique majeur, mais reste un poids lourd de l économie et de la démographie mondiales. Il existe d autres mégalopoles en construction : A - En Asie : - de Séoul (Corée du Sud) à Canton/Guangzhou (côte est de la Chine) - les villes du Delta de la Rivière des Perles forment une vaste mégalopole par l association des puissances démographiques et de places financières de premier plan : Guangzhou, Foshan, Shenzhen, Hong Kong et Macao. - En Inde, de Mumbai (côte ouest) à Chennai (anciennement Madras, côte est). - Mégalopole moyen orientale : Dubaï à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis. B - Am. Latine : - de Buenos Aires à Rio de Janeiro en passant par Sao Paulo. C Am. Du Nord plusieurs mégalopoles existent désormais ou sont en construction : - Mégalopole des Grands Lacs, autour de Chicago et Détroit : elle rejoint les métropoles canadiennes de Toronto, Ottawa puis Montréal pour former la Main Street America. - Mégalopole californienne de San Francisco à San Diego, voire Tijuana au Mexique, en passant par Los Angeles. - Puget Sound : autour de Seattle et Portland, jusqu à Vancouver au Canada. - Metrolina : d Atlanta à Norfolk en Virginie (sur la côte Est au sud de Washington). Enfin, une hiérarchie peut s établir entre les différentes métropoles (métropolisation des territoires) qui fonctionnent en réseau et sont en compétition entre elles. Elles polarisent l essentiel des flux de la mondialisation et concentrent les activités du tertiaire supérieur. On peut distinguer : - Les «villes globales», ou «villes mondiales complètes» : New York, Tokyo, Londres et Paris : elles sont les seules villes qui concentrent les pouvoirs décisionnels dans tous les domaines : politique, économique, financier, institutionnel, culturel, etc. Elles exercent un commandement planétaire, mais aussi régional et local, par le biais notamment de plates-formes multimodales très complètes. - Les villes mondiales (une vingtaine) : elles concentrent des pouvoirs économiques et financiers, par exemple les places boursières, sièges de FMN, sièges d ONG ou OIG, centres de recherches, pôles de compétitivité, universités majeures, etc. Elles se caractérisent également par un paysage urbain typique, basé sur le modèle américain ; celui du CBD (Central Business District), parfois associé à des Edge cities. Voir article «New York, Londres, Tokyo. Villes globales».

4 B/ Un monde multipolaire et le rôle des émergents, et des façades maritimes. Cette organisation évolue de plus en plus vers la multipolarité, les pays émergents (notamment les États-continents) s insérant progressivement dans la mondialisation. Le terme de «marchés émergents» apparaissant pour la première fois au début des années Article «Les grands pays émergents se retrouvent à Brasilia», Le Monde, 16 avril Les pôles de la Triade sont concurrencés de plus en plus sévèrement depuis les années 70 : - Années 70 et 80 : NPIA - Années 90 et 2000 : BRIC - Années 2010 : Bébés Tigres et nouveaux pays ateliers. Ceux que l on appelle depuis 2010 selon l acronyme de CIVETS pour désigner le groupe constitué par la Colombie, Indonésie, Vietnam, Égypte, Turquie Afrique du Sud. Donc la géographie des pôles et espaces majeurs de la mondialisation n est pas figée, d autant plus que certains pays de l UE connaissent depuis 2008 de graves difficultés qui les plongent dans une catastrophe économique : Portugal, Irlande, Grèce et Espagne, pays que les économistes de Goldman Sachs ont surnommé les PIGS ou PIIGS avec l Italie (Portugal, Ireland ou Italy, Greece, Spain). Le classement des pays émergents diffère selon les institutions publiques ou privées (FMI et OCDE, Goldman Sachs, HSBC ): - BRICS + Mexique, Argentine, Turquie - NPIA + bébés tigres voire Iran, Hongrie, Pologne Cependant, le plus souvent, on évoque surtout parmi les émergents les quatre BRIC (sans l Afrique du Sud) : jinzhuan siguo en chinois, les «quatre nations briques d or». «Chacun des quatre BRIC dispose d atouts qui lui sont propres : le Brésil est la ferme du monde, la Russie sa pompe à essence, l Inde son bureau et la Chine son atelier». Les émergents sont complémentaires, mais en compétition sévère : ils ont des intérêts communs mais des relations ambiguës. Les BRICS jouent un rôle croissant non pas du simple fait de leur poids démographique et de leur immense superficie, c est avant tout du fait de leur dynamisme économique et de leur large intégration à la mondialisation et leur part active à l accélération des flux. Les villes mondiales se développent dans les émergents et regroupent quelques-unes des places boursières majeures (Singapour, Shenzhen, Shanghai, Hong Kong) classées de plus en plus souvent dans le top 10 (avec parfois Rio au Brésil). Elles voient se développer aussi de puissants quartiers d affaires avec les sièges sociaux de grandes FTN : Shanghai se propose tout simplement de devenir la première des villes mondiales d ici une quinzaine d années grâce à un projet quasi surréaliste de restructuration totale de la ville. Kuala Lumpur, capitale de Malaisie, ou Taipei, capitale de Taïwan, ont fait bâtir deux des plus hauts gratte-ciel du monde (Tours jumelles Petronas et Taipei 101), jusqu à l achèvement de la «Burj Dubaï» aux Émirats arabes unis. Ce sont néanmoins des puissances incomplètes, et elles restent avant tout des puissances régionales plus que mondiales : par exemple, si la Chine est depuis 2010 la 2 e puissance économique mondiale devant le Japon, elle est loin derrière les États-Unis (16000 milliards de dollars de PIB contre 8000 pour la Chine) d autant que son taux de croissance annuel s est tassé, passant de 9 ou 10 % dans les années à 5.7% depuis De plus, l IDH des émergents correspond à un niveau dit «moyen», c est-à-dire compris entre 0.6 et 0.8 alors que les puissances de la Triade ont toutes un IDH supérieur à 0.8, voire 0.9. Enfin, il reste aux puissances émergentes à s affirmer comme puissances politiques, ce que la Chine et la Russie ne sauraient tarder à être, possédant déjà par ailleurs un siège permanent au Conseil de Sécurité de l ONU. Les évolutions récentes de l espace mondialisé ont rendu plus complexe la géographie des pôles et des espaces majeurs de la mondialisation, de nombreux territoires se sont spécialisés : Certains territoires, à différentes échelles contribuent à la mondialisation selon des atouts spécifiques à commencer par les zones franches, espaces de fiscalité réduite pour attirer les entreprises. Elles sont nombreuses : près de 1750 zones franches industrielles, commerciales ou d exportation reconnues officiellement. Les premières sont créées dans les années 1940 (Mexique) mais surtout au début des années 60 et 70 en Amérique Latine (Brésil, Bermudes, Colombie, Venezuela) et en Asie (Inde, Taïwan, Indonésie, Chine, etc.). Aux États-Unis elles apparaissent dans les années 80 et à la fin des années 90 pour la France (les «zones franches urbaines» - ZFU). La sélection des espaces à franchiser se fait sur des critères de

5 pauvreté et de chômage, et sous des conditions souvent fermes : il peut s agir de quartiers, de ports, de zones au sein des aéroports, plus rarement de villes entières. Cependant les zones franches doivent pouvoir offrir des infrastructures minimum, qui peuvent coûter cher à un État ou une collectivité. En ce qui concerne les paradis fiscaux, ils sont au nombre de 70 dans le monde aujourd hui (évolutif) et ils offrent des atouts financiers considérables. Ce sont des territoires qui offrent une imposition très faible voire inexistante, et un régime fiscal peu transparent : les bénéficiaires de ces comptes dits «offshore» de même que les sommes qu ils y investissent sont tenues secrètes et les paradis fiscaux ne veulent échanger aucun renseignement avec les États. Les bénéficiaires sont le plus souvent les FTN elles-mêmes, notamment les banques, qui y cachent des sommes très importantes qui sont donc détournées de la fiscalité classique des pays d origine (évasion fiscale) : cela peut se faire soit en possédant des comptes cachés, soit en ouvrant des filiales dans ces paradis : pour la France, BNP-Paribas, Société Générale et Crédit agricole, ou encore LVMH. Les sommes échappant au fisc français représentent ainsi plusieurs centaines de milliards d euros. Plus rarement il s agit de particuliers. À l échelle mondiale, les paradis fiscaux voient transiter une grande partie des IDE, et gèrent plus de milliards de dollars, donc plus que le PIB annuel de la Chine (8000 milliards), ou du Japon (6000 milliards), ou que Allemagne, France et RU réunis (3400, 2500 et 2400 M chiffres 2012). Ce sont donc des territoires majeurs de la mondialisation, et la plupart aujourd hui finissent par coopérer avec l OCDE, rares sont les paradis qui refusent de transmettre des renseignements (liste noire), mais la plupart se contentent d une coopération stratégique de façade. Ensuite, les territoires de l innovation, bénéficiant des atouts de la recherche scientifique, de firmes innovantes et d une main-d œuvre très qualifiée sont totalement intégrés à la mondialisation : ce sont les «pôles de compétitivité» (ou technopoles), dont l un des plus anciens et des plus fameux et puissants reste aujourd hui la Silicon Valley en Californie autour de San Francisco et San José. Ce technopôle est l un des plus actifs au monde, autour des Universités de Stanford (privé) et Berkeley (public), on y dénombre environ 6000 entreprises de haute technologie dans tous les domaines : électronique, informatique, biotechnologies, services internet, robotique, etc. (Apple, Ebay, Yahoo, Google, Intel, Oracle, Facebook, Microsoft ) Les fondateurs de cette Silicon Valley (vallée du silicium composant servant aux puces électroniques) sont David Packard et Bill Hewlett, les premiers à y installer leur entreprise en Ce modèle a essaimé partout dans le monde, il existe des centaines de parcs scientifiques : en France, ce sont les pôles de Saclay (région parisienne), Nice-Sophia Antipolis qui dominent ; Tsukuba (Tokyo) au Japon Enfin, dans un contexte de flux commerciaux incessants et toujours plus puissants, les façades maritimes et les seuils maritimes revêtent une importance stratégique. Les façades regroupent les principaux ports mondiaux de commerce et ports industriels : les façades majeures sont celles des pays de la Triade. Pour les Etats-Unis, la façade atlantique le long de la Mégalopolis et Pacifique sur le littoral californien ; puis pour le Japon, autour des ports de Tokyo et Nagoya ; enfin la façade Nord-européenne de la Northern Range, autour des ports de Rotterdam et Anvers, qui ouvrent sur la plus grande autoroute maritime mondiale : la Manche. Suivent les ports et chantiers navals des pays émergents, parfois plus puissants que ceux de la Triade : Pusan en Corée du Sud, Singapour ou Shanghai en particulier. Quant aux seuils, ce sont les lieux de passage stratégiques qui permettent aux navires de traverser plus rapidement les mers et océans : détroits de Gibraltar, Malacca, Bosphore, et les canaux de Suez et Panama : ce dernier actuellement en rénovation pour accueillir plus de navires, toujours plus grands. Ces seuils sont contrôlés internationalement même s ils appartiennent aux États riverains (Égypte pour Suez, État de Panama ; Angleterre, Espagne et Maroc pour Gibraltar ; Turquie pour le Bosphore). Les forces navales internationales surveillent en permanence ces seuils, notamment les flottes américaine, française et anglaise, les plus puissantes au monde. Au final, quelle que soit l échelle considérée, on perçoit facilement que des inégalités fortes existent et sont la preuve d une inégale insertion dans la mondialisation C/ Les territoires en marge de la mondialisation. Si à l échelle mondiale, il y a des territoires dominants et des territoires en marge voire exclus, à l intérieur des États, les espaces majeurs de la mondialisation sont les métropoles, les mégalopoles et les façades maritimes alors que les arrière-pays sont parfois délaissés. Enfin au sein même d une métropole, la mondialisation engendre des disparités socio-spatiales, et des espaces d exclusion et de ségrégation (voir l exemple de Londres).

6 Selon l ONU, en 2012 les PMA sont au nombre de 48 dont 33 en Afrique, 14 en Asie et 1 (Haïti) dans le bassin caribéen. Ces territoires sont faiblement intégrés à la mondialisation du fait de leur situation de très faible développement qui n attire quasiment pas les IDE : 2% en 2010 seulement! Mais moins ils sont attractifs et moins ils attirent d IDE, plus lentement ils se développent : ils sont donc pour certains depuis très longtemps exclus sans possibilité de sortir de cette situation. De ce fait une large partie de leur population vit sous des seuils de pauvreté extrême, avec souvent moins de 2 dollars par jour (Bangladesh, Cambodge, RDC) : si la pauvreté a nettement reculé en 30 ans en Asie du Sud (sous-continent indien, de 550 millions à 390 millions de personnes sous les 1.25 dollar/jour) et surtout de l Est (Chine, Indonésie, Philippines : de 1 milliard à 320 millions de personnes sous les 1.25 dollar/jour), elle a en revanche fortement augmenté en Afrique (de 210 millions à 600 millions!). Ce phénomène tient toutefois en partie à l évolution démographique de ces aires continentales : les politiques antinatalistes (enfant unique) en Chine et en Inde ont amené à un ralentissement de l accroissement naturel, alors qu il a explosé dans les pays africains qui sont passés par la transition démographique ces dernières décennies. Donc ces espaces sont répulsifs pour les flux de la mondialisation : manque d équipement, extrême pauvreté donc faible pouvoir d achat, et surtout grande instabilité politique et guerres civiles (Mali en 2013 par exemple) : les FTN ne veulent pas y risquer leurs biens et leurs personnels, donc elles n y investissent pas encore. Or ces aires sont les grands bassins démographiques mondiaux qui justifieront dans l avenir l ouverture de marchés de consommation énormes (cas de la Chine aujourd hui). Rares sont les pays qui parviennent à s extraire de cette misère : par l accueil de firmes délocalisées (Laos, Malaisie, Philippines) ou par le développement d un tourisme international (Indonésie et îles du Pacifique). D autres misent sur l exploitation de champs pétrolifères et gaziers immenses, dans le Golfe de Guinée par exemple : pour le moment ce sont les entreprises étrangères qui captent l essentiel de ces ressources (Exxon, Shell, BP, Total et PertoChina). Pourtant le principal facteur de marginalisation pour ces pays reste bien leur enclavement, c est-à-dire la distance qui les sépare des routes du commerce mondial : Bhoutan et Népal au cœur de l Himalaya ; Mali, Niger, Tchad au cœur du Sahara ; Mongolie et Afghanistan au cœur des steppes ou des sommets de l Asie centrale. À l échelle mondiale il y a bien trois aires continentales largement concernées par cette exclusion : l Afrique sahélienne, l Asie centrale et l Amérique andine. Il peut s ajouter à la distance physique et géographique, la distance culturelle qui limite davantage l ouverture à une mondialisation à l occidentale. Enfin, nombreux sont les pays de dictature où les richesses et les aides ne sont pas redistribuées (Zimbabwe, Kazakhstan, Guinée équatoriale) et il aussi est des pays dont les régimes politiques se refusent à l échange et tendent à l autarcie : Myanmar (ex-birmanie) ou Corée du Nord. À cela s ajoute parfois une forte vulnérabilité aux aléas environnementaux : séismes, tsunamis (décembre 2004 en Indonésie : morts), volcanisme (Pinatubo aux Philippines en 1991, Mérapi en Indonésie en 2010), etc. dont les conséquences humaines sont aggravées par le mal-développement de ces régions (peu d infrastructures spécifiques, populations non informées, routes sommaires, moyens de transport limités, habitat léger ). En ce qui concerne les populations, si elles se sont globalement enrichies ces 30 dernières années (le nombre de millionnaires explose en Chine, Inde par ex.), cela reste tout à fait inégalitaire selon les régions : - En Inde, l intérieur du pays regroupe des populations extrêmement pauvres, qui n ont quasiment rien à cultiver et qui louent leur force de travail, adultes et enfants. - En Mongolie (notamment à Oulan Bator) comme dans de nombreuses cités asiatiques ou africaines (les bidonvilles du Caire, ou de Johannesburg, de Calcutta par exemple), de nombreux enfants sont oubliés et laissés pour compte, vivant de mendicité et dans les égouts ou les poubelles. - Au Brésil les paysans très pauvres du Nordeste se sont révoltés à travers le mouvement des Sans terres dans les années 90 et En Chine, les premiers mouvements ouvriers d ampleur ont lieu à la fin des années 2000 pour une amélioration des salaires et des conditions de travail. L ensemble de ces conditions font que l économie informelle est très bien développée et augmente : le nombre de personnes vivant de cette économie est passé de 770 millions en 2000 à 830 millions en Pour échapper à cette situation de marginalité, les plus qualifiés et les plus dynamiques migrent vers les pays riches et transfèrent une partie de leurs revenus à leur famille (ressource essentielle pour de nombreux pays :

7 Maroc, Tunisie, Philippines, Sahel ) : en ajoutant à cela les redistributions d aides économiques, financières et matérielles par les ONG ou les fonds de la Banque Mondiale et du FMI, ou les flux encore faibles du commerce équitable, les populations sont très partiellement intégrées à la mondialisation.. Enfin, les disparités socio spatiales sont nettes à toutes les échelles, qu il s agisse des États des «Nord» ou des «Sud». Tous comptent des sociétés en marge : inégalités entre littoraux et intérieur des terres (littoral brésilien et Amazonie, littoral chinois et Tibet, ou même Nord de l Italie et Mezzogiorno), entre villes et campagnes, ces dernières étant aujourd hui laissées à l écart de la mondialisation qui est un phénomène urbain essentiellement. Les villes, quelle que soit la puissance, sont concernées par les écarts : - Villes riches et villes délaissées : Metz et Nancy, anciennes capitales minières déchues ; Détroit et Pittsburgh anciens fleurons automobile et sidérurgique, face aux capitales ou le tertiaire et tertiaire supérieur dominent. (Ces deux villes ont su se reconvertir entièrement). - CBD riches et banlieues pavillonnaires sécurisées face aux quartiers pauvres voire bidonvilles et favelas : en Europe les quartiers pauvres sont en général à l écart des centres urbains (Lyon- Villeurbanne, Paris-Clichy/Aubervilliers par exemple) alors qu aux E.-U. les quartiers pauvres et ghettos sont les vieux quartiers centraux abandonnés (Harlem, Bronx à New York, Watts à Los Angeles, etc.). Croquis 1 : L étude de cette entrée générale donne lieu à la réalisation d un croquis résumant, à l échelle mondiale, l inégale intégration des territoires dans la mondialisation (voir page 135). III - Les espaces maritimes : approche géostratégique. A/ Une importance géostratégique accrue par la mondialisation. La mondialisation a accru l importance géostratégique des mers et océans puisque le transport maritime est vital pour l économie mondiale (approvisionnement en énergie, en denrées agricoles, en matières premières ; échanges de produits manufacturés ) et parce qu elle renforce ainsi la littoralisation et le rôle des façades maritimes. Les flux empruntent des routes et des points de passage obligés (caps, canaux et détroits) souvent sensibles (piraterie, terrorisme). C est aussi par voie maritime qu a lieu une part importante des trafics illicites et de l immigration clandestine. La mondialisation a transformé le monde en une «Planète océane», selon le titre de l ouvrage du géographe André Louchet (2009). En effet, les océans sont au service d une économie globale, ils en sont des espaces vitaux et sont pour cela de plus en plus valorisés. Couvrant 71 % de la surface du globe, les mers et océans permettent la mise en relation de ses diverses parties, d autant que tous les espaces maritimes communiquent entre eux. De ce fait, après la révolution des transports maritimes, en particulier la conteneurisation dans les années 1970, ils permettent l échange de plus de 80 % du commerce mondial. Les porte-conteneurs deviennent des outils essentiels pour le transport de fret lourd à très longue distance, alors que les matières premières vitales sont transportées par navires spécialisés : pétroliers géants, gaziers, charbon, bois : leur trafic ne cesse de croître (x7 en 20 ans) et l enjeu stratégique et économique pèse toujours plus lourd dans les politiques internationales. On assiste donc dans le monde à une littoralisation accrue des activités et des économies, comme des populations (par ex. en France la région PACA avec un solde migratoire largement positif). Les façades maritimes concentrent les ports de commerce, ports industriels, chantiers navals, mais aussi les grandes métropoles et les ZES. Cette littoralisation concerne quelques grandes façades maritimes en particulier : sur les 10 premiers ports mondiaux, 7 sont en Chine (Shanghai 1 er port mondial, HK, Shenzhen, Ningbo ), puis Singapour (2 e port mondial), Pusan en Corée du Sud (5 e port). Le Moyen-Orient compte un port majeur : Dubaï (9 e port mondial). Un seul est en Occident : Rotterdam (10 e en 2010), 1 er port mondial jusque dans les années 1990 qui reste encore le 1 er port européen. Les façades constituent donc des interfaces à l échelle mondiale car toutes les activités s y trouvent et s y échangent, depuis les activités primaires jusqu au tertiaire supérieur : en Europe, c est la Northern Range qui domine, aux E-U c est la façade de la Mégalopolis. Il s est donc mis en place à l échelle mondiale une

8 économie d archipel autour d un système de feedering : transfert de porte-conteneurs transocéaniques à des porte-conteneurs plus petits ayant accès aux ports de taille réduite. Il faut dans tous les cas aménager des ports toujours plus perfectionnés et spécialisés. Le commerce s y développe si rapidement qu il faut sans cesse s agrandir pour accueillir toujours plus de navires et de gabarit toujours plus imposants : il faut donc des ports en eaux profondes : Rotterdam et le Havre se dotent depuis quelques années de polders (terre-pleins) pour démultiplier la capacité de leurs ports ; la même technique est pratiquée depuis longtemps au Japon sur les ports de Tokyo-Yokohama et de Nagoya. Il apparaît donc très clairement une hiérarchisation des littoraux et des façades maritimes du fait de la mondialisation : le centre de gravité du commerce mondial s est déplacé de l Atlantique au Pacifique (plus grand océan mondial : 35 % de la surface du globe devant l Atlantique : 18 %) ; les façades de la Triade dominent face à celles des «Sud», et au sein de la Triade il y a les façades premières (Northern Range) et secondaires (littoral méditerranéen de la France et Italie), etc. De même qu il existe des itinéraires privilégiés et des points de passage obligés : caps, détroits, canaux à écluses ou non : ces points sont ce que l on appelle des seuils (espace qui sépare et qui unit) qui permettent de réduire temps et coût. Ils peuvent être naturels : détroits de Gibraltar, Malacca, Ormuz, Béring, ou ils peuvent être artificiels : canal de Suez (sans écluses) ou de Panama (à écluses). Leur importance géostratégique est majeure car ils ouvrent sur les voies de commerce les plus denses du monde : détroits de Malacca, de Bab el-mandeb et de Pas-de-Calais sur les routes les plus actives du monde. Les grandes puissances militaires engagent de puissantes forces pour surveiller les seuils : les 3 grandes puissances navales mondiales (E.-U., France et GB) ont des flottes présentes sur tous les points sensibles du globe avec un arsenal le plus pointu (sous-marins, frégates et cuirassés, porte-avions nucléaires). On comprend que les seuils sont très sensibles du fait des risques liés aux collisions ( navires par an sur Pas-de-Calais et Gibraltar : soit près de 300 navires/jour sur de petits espaces) dans des zones où les conditions météorologiques sont souvent défavorables et dans des eaux de faible profondeur (Pas-de- Calais, Malacca). Ce sont surtout les tensions géopolitiques (autour de la Mer Rouge par ex. ou dans le Golfe arabo-persique entre pays riverains) et les zones de conflits (pays côtiers en guerre civile comme la Somalie) qui peuvent porter atteinte au fonctionnement du système-monde dans son ensemble. Enfin s ajoute à cela les très nombreux actes de piraterie, surtout à Malacca et Bab el-mandeb. B/ Une géostratégie reflet de la hiérarchie des puissances. Ce sont donc les États les plus impliqués dans la mondialisation qui s efforcent de contrôler et de sécuriser les routes maritimes, particulièrement les points nodaux. La géostratégie des espaces maritimes est aussi le reflet de la hiérarchie des puissances et de son évolution, d autant que c est aussi essentiellement par mer qu ont lieu les interventions militaires et les interventions humanitaires. D abord, la concentration des routes maritimes explique la multiplication des risques, c est-à-dire surtout la piraterie qui a explosé ces dernières années avec des moyens parfois surprenants. Des pirates surarmés aux pirates misérables, les proies qu ils se fixent n ont presque plus de limites puisque l on a vu aussi bien des prises d otages sur des voiliers touristiques que sur des vaisseaux de guerre de grandes nations (France, EU). Cela s apparente à des opérations de brigandage, de terrorisme, notamment sur les deux points chauds de la planète : Malacca et Bab el-mandeb/ormuz : ces actes de piraterie sont le fait de populations pauvres des pays riverains surtout (Somalie, Oman, Malaisie) : aujourd hui les flottes militaires des puissances essayent de s allier car leurs stratégies sont souvent inefficaces face à la petite piraterie violente. Un autre moyen est d essayer de trouver de nouvelles routes maritimes, éloignées de toute activité dangereuse mais sans allonger les distances : actuellement ce sont les passages «du Nord-Est» (le long des côtes scandinaves et russe) et «du Nord-Ouest» (le long des côtes canadiennes) par l Océan Glacial Arctique qui s ouvrent du fait du réchauffement climatique. Ensuite, les espaces maritimes sont les routes par excellence des trafics illicites de drogues, de produits de contrebande et de migrations illégales, les points de passage majeurs entre l Afrique et l Europe étant les Canaries ou Lampedusa (entre Tunisie et Sicile). Là encore, les marines des grandes puissances ont du mal à lutter d autant que l arsenal législatif international apporte peu de réponses. Il faut donc compter sur les alliances entre États pour assurer des contrôles plus efficaces et imposer des normes strictes (France/Espagne ou France/Italie, ou Espagne/Maroc ).

9 De même, il faut que les puissances concernées par les échanges mondiaux s associent pour assurer la libre circulation sur les routes majeures : le détroit d Ormuz qui ouvre sur le Golfe persique et les grands gisements pétrolifères, le canal de Suez qui relie Océan indien à Atlantique. Or ce canal avait déjà été fermé entre 1967 à 1979 suite à la Guerre des Six Jours ce qui a obligé pendant cette décennie à contourner l Afrique par le Cap de Bonne Espérance. Toutes ces tensions expliquent une sécurisation nécessaire des routes maritimes et des seuils, mais aussi une militarisation de certaines zones. Outre les conflits suggérant les déséquilibres entre Nords et Suds, d autres opposent les pays riches et émergents entre eux dans des conflits et des situations géopolitiques toujours plus complexes. C/ Des espaces toujours plus convoités et conflictuels. On assiste ainsi à une appropriation des espaces maritimes comme une projection de la puissance continentale : les zones d exploitation exclusive (ZEE) permettent de mieux contrôler les flux et d exploiter économiquement les ressources des océans (halieutiques, biologiques, minérales et énergétiques). Cela provoque des tensions entre les convoitises nationales et les intérêts de la communauté internationale, entre recherche de profit et durabilité. Le cas du passage de l Arctique et de l évolution des politiques de puissance maritime en Asie et dans le Sud-Est asiatique sont particulièrement révélateurs de ces tensions. D abord, les États ont depuis 20 ans mis en place un droit maritime international accepté aujourd hui par une majorité : le problème initial est que la liberté des mers n a jamais été garantie, c est-à-dire la possibilité en temps de paix d aller dans n importe quel port y déposer ses marchandises et repartir quelle que soit la destination. Pour satisfaire aux exigences des États et des revendications nationales, ils se réunissent en 1982 à la Conférence de Montego Bay où est signée la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer : les grands principes qui y sont définis entrent en vigueur en 1994 et définissent 3 grands types d espaces : - les eaux intérieures et les eaux territoriales le long des côtes sont aujourd hui quasiment toutes acceptées sans litiges (sur 24 milles marins). - les ZEE : zones économiques exclusives sont des zones de souveraineté nationales (jusqu à 200 milles marins : 350km), et le plateau continental (PC) et ses extensions possibles (jusqu à 350 milles) entrainent aujourd hui de graves tensions entre États. - Les eaux internationales s étendent au-delà et sont gérées par l AIFM (Autorité Internationale de Fonds Marins) basée à Kingston en Jamaïque. Selon la convention, l État côtier dispose de «droits souverains aux fins d exploration et d exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles, des eaux surjacentes aux fonds marins, des fonds marins et de leur sous-sol», sur les eaux intérieures, la mer territoriale, la ZEE et le PC. C est donc l exploitation des ressources et leur partage qui pose de nombreux problèmes : différents États convoitent les mêmes ressources, de même que des FTN tentent de s y immiscer et obtiennent parfois de larges concessions. Deux grands types de ressources sont disputés : - Ressources halieutiques : il s agit des ressources de pêche qui sont l objet d enjeux majeurs et de tensions incessantes car ce type de ressources est théoriquement inépuisable. Les zones de pêche sont disputées entre États côtiers et entre flottes étrangères. La valeur marchande de certains poissons, d autant plus s ils sont protégés, fait l objet de convoitises extrêmes et de trafic illicite et de braconnage. Tous les pays s opposent sur le partage des zones de pêche et les quantités autorisées chaque année : entre France et Canada, autour de Saint-Pierre et Miquelon, ou entre France et Espagne dans le Golfe de Gascogne et France/Angleterre au large de la Bretagne où les règlementations européennes créent plus de tensions qu elles n en résolvent. - Ressources en hydrocarbures : plus du 1/3 des hydrocarbures sont aujourd hui extraits des fonds océaniques, il s agit de production «off-shore» (hors rivage) qui ne cesse de se développer grâce à l amélioration technique permettant l exploitation de puits forés par grands fonds (entre 1500 et 2500m). Les zones pétrolifères repérées font donc l objet de litiges et de tensions extrêmes entre États qui ne veulent pas perdre la main sur d immenses richesses : notamment entre Indonésie, Brunei, Malaisie, Vietnam, Chine, Philippines qui se partagent des eaux riches en ressources de pêche et en pétrole. La Chine a des revendications à très grande échelle et se le permet car elle est la grande puissance politique et militaire régionale : elle installe des bases militaires à travers l Asie du Sud-Est d abord pour avoir la main sur les ressources. Ces conflits existent de plus en plus dans les zones en cours d exploration, la zone Arctique en particulier, non seulement entre États côtiers (EU,

10 Russie, Canada, Scandinavie) mais aussi avec les grandes puissances qui exigent des droits de passage et d exploitation (Chine, Japon). - Ressources énergétiques : les mers et océans permettent aussi l exploitation de ressources comme l aquaculture et la production d eau de dessalement, les minerais des fonds marins, la houle (énergie tirée des vagues) et le vent (champs éoliens au large des côtes). Les litiges pour la détermination des zones et des quotas sont incessants à travers le monde. Mais, outre ces litiges de zonage, c est bien le problème de l épuisement des ressources et des pollutions possibles qui intéresse les différents pays concernés. En effet, de nombreuses espèces de poisson sont vouées à disparaître malgré l instauration de quotas voire d interdiction : la pêche à la baleine est officiellement interdite, mais des dérogations ont été accordées au Japon dans le cadre d une pêche «scientifique». La surpêche en Méditerranée qui est le fait de tous les pays côtiers, entraîne la quasi disparition d espèces jusque-là abondantes, par exemple le thon rouge. De même, l exploitation d hydrocarbures off-shore entraîne des risques accrus de pollutions type marées noires qui abîment les côtes et rendent inaccessibles les ressources des autres pays : poissons morts, eaux salies. En France, les pollutions sont perpétuelles sur le littoral atlantique (eaux polluées par les marées noires, les dégazages des navires), et l État interdit la pêche et l extraction de certaines ressources sur de longues périodes : les pêcheurs sont en difficulté, voire ruinés, et les marchés non alimentés : les répercussions économiques peuvent être immenses pour les pays qui vivent sur ce type de ressources. Lorsqu en 2010 un puits de pétrole foré par l anglais BP dans le Golfe du Mexique fuit (Deepwater Horizon), il entraîne une des plus grandes marées noires et pollue largement les côtes du Mexique et des EU : les conséquences sont dramatiques pour l exploitation de tous les types de ressources de la région, de même que pour le tourisme, facteur majeur de développement des États concernés : BP est condamné à une amende record de 4.5 milliards de dollars à verser aux EU qui, de par leur puissance, sont parvenus à exiger une telle somme, ce qui n est pas le cas des autres pays victimes de marées noires, impuissants face aux grandes FTN. En France, après les catastrophes de l Amoco Cadiz en 1978, de l Erika en 1999, du Prestige en 2002, trois pétroliers battant pavillon de complaisance (immatriculés au Libéria ou aux Bahamas), les conséquences économiques et écologiques pour tout le littoral atlantique de la Bretagne au Portugal sont immenses. Or les sociétés exploitant ces navires usés et aux coques fines et fragiles (Esso pour L Amoco Cadiz, Total pour l Erika), avec des équipages en partie clandestins, n ont encore jamais payé de dommages et intérêts ni à l État français ou espagnol, ni aux particuliers victimes de ces catastrophes. Enfin, les mers et océans apparaissent bien comme les nouveaux champs de bataille du XXIe siècle, car seuls ils permettent de déployer des forces militaires sur toute la surface du globe et d intervenir par surprise sur n importe quel littoral. Il s agit pour les États les plus puissants d entretenir et de développer les flottes les plus armées et les plus rapides, à la fois pour se protéger mais surtout pour imposer sa politique aux autres, surtout lorsque des conflits territoriaux sont en jeu : depuis des décennies, l Argentine revendique les îles Malouines (ou Falkland) qui appartiennent à l Angleterre : une guerre a eu lieu entre les deux pays en 1982 remportée par l Angleterre qui dispose d une des plus puissantes marine de guerre au monde. Aujourd hui pourtant l Argentine revendique encore les Malouines, de même que la Géorgie du Sud et les îles Sandwich, toutes appartenant à l Angleterre. Le même type de conflit a lieu entre la Russie et le Japon à propos des îles Kouriles, appartenant toujours aujourd hui à la Russie. Les outils essentiels de cette projection de puissance sur les mers et océans sont les porte-avions et les sousmarins nucléaires : si les États-Unis disposent d une flotte énorme de ces navires, les puissances secondaires qui en possèdent parfois mais en petit nombre souhaitent en construire quelques exemplaires : Angleterre, France, Russie, mais aussi Chine, Inde, Brésil et Corée du Sud. C est là encore le signe de l importance accrue prise par les émergents sur la scène mondiale. Ils bâtissent des flottes de guerre impressionnantes et créent des bases navales à travers le globe : face à la Chine, le Japon suit le mouvement pour espérer résister. Croquis 2 : L analyse des aspects géostratégiques des espaces maritimes conduit à la réalisation d un croquis des principales routes maritimes, des points de passage obligés et des zones de tension (voir page 137 : «Les aspects géostratégiques des espaces maritimes»). Composition : Une 1 ère composition peut croiser la première entrée générale et l étude de cas (Londres, ville mondiale) ; une autre composition peut porter sur les enjeux géostratégiques des espaces maritimes.

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