Association Nationale des Conseils Diplômés en Gestion du Patrimoine

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1 Bulletin de liaison Mai n 36 Association Nationale des Conseils Diplômés en Gestion du Patrimoine X FORUM INTERNATIONAL DE LA CONVENTION OF INDEPENDENT FINANCIAL ADVISERS (CIFA) SPORTING D HIVER MONACO AVRIL 2012 Philippe LOIZELET : Secrétaire Général 8, place de l Eglise ECOUEN Gilles-Guy de SALINS : Président 205, rue Marcadet Appartement - 1 Escalier PARIS Ont participé à ce numéro : Gilles-Guy de Salins 2012, ANNEE ELECTORALE : QUELS ENJEUX POUR LE SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL? ETHIQUE, POLITIQUE ET FINANCE Premier réservoir d idées spécialisé dans la moralisation des marchés financiers, avec statut consultatif spécial auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC) des Nations Unies, la CIFA représente personnes physiques et morales dans le monde. Son unique mission est de défendre les droits fondamentaux du citoyen en matières économiques et financières pour remettre la finance au service des épargnants. Guy-Raymond COHEN, Président du comité organisateur du forum CIFA, ANACOFI : Monaco est un choix symbolique où le respect des normes morales et de développement durable sont devenues une priorité. La reconquête éthique en cours des marchés financiers est à l origine du développement de la morale et de la finance, ce qui était encore marginal il y a peu. Il est à noter, comme cela est précisé dans le N 13 de la revue annuelle de la place bancaire monégasque et de l assurance «Monaco Banking & Finance» 2011/2012 qu à l issue du IX forum de la CIFA, l Association Monégasque des Activités Financières (AMAF) s était engagée à signer la Charte des Droits de l Investisseur (rédigée parla CIFA en 2008 et déposée à l ONU) devenant ainsi partenaire de l ONG. Pierre CHRITODOULIDIS, Directeur général et Président exécutif de la CIFA : S indigner ou s insurger, la question est là : il s agit d avoir une passion, la vérité. Jusqu au faut-il ne pas aller trop loin? Il faudrait des bibliothèques entières de livres sur le sujet pour répondre à cette question. Les pouvoirs publics ont sous estimé la volonté des citoyens dans la recherche de l exemplarité des institutions. Or certains Etats sont au bord de la faillite. Le mouvement des «indignés» a joué un rôle non négligeable en Grèce, Italie ou Espagne, pour ne citer que ceux-là, fondés sur le titre-cri du livre de Stéphane HESSEL.

2 Peut-on remplacer une bonne loi de quelques pages lisibles en une judiciarisation des textes sur plusieurs centaines? L absence de mesures face aux responsables de l état de fait, fait passer de l indignation à l insurrection, comme au printemps arabe. Cela risque de passer par la faillite des élites de la démocratie au profit du populisme. S.E. Nassir Abdulaziz AL-NASSER, Président de la 66 Session des Nations Unies, antérieurement Ambassadeur et Représentant permanent du Quatar à l ONU : Comment obtenir un système plus stable et juste est au cœur de la CIFA comme de l ONU : c est la gouvernance globale qui est promue par l ONU. C est une exigence des marchés financiers. C est la clé de la croissance. Les gouvernements sont les garants d une croissance équitable pour tous. En 1944 la paix, la sécurité et la finance étaient liées. La charte fondatrice de l ONU donne donc autorité à l Assemblée et à l ECOSOC de jouer un rôle en ces domaines. Ceci était toujours le cas à DOHA en préparation de la révision des accords de BRETTON WOODS en Il manquait une pièce sur l échiquier pour joindre les différents objectifs, la CIFA l a apporté. Le G20 aussi à sa manière, et les deux sont complémentaires. Les enjeux macroéconomiques sont incontournables pour la gouvernance, les notations et la crise économique. Les Etats membres vont faire un bilan de l économie mondiale dès ce mois de mai en vue de mettre en perspective une croissance durable équitable, la CIFA y participera, à son rang. Renforcer le rôle de l ONU dans le domaine économique est un enjeu capital pour le monde entier en ce siècle. Le partenariat public/privé est donc devenu une réalité constructive d avenir. S.E. Laura DUPUY LASSERRE, Ambassadrice à l ONU, Présidente de la Commission sur les Droits de l Homme La nationalisation des institutions financières à la suite de la crise financière, laisse peu de ressources effectives aux Etats pour continuer à développer les aides et incitations à l emploi ou le logement. La conférence sociale du mois de mai sera donc centrée sur l emploi et l exclusion. C est la responsabilité des Etats face à la mondialisation. En écho, les PME sont centrales dans le développement de solutions adéquates. Les Etats doivent promouvoir les droits de l homme, mais c est à la société civile de mettre en pratique ces principes dans la réalité économique quotidienne. Une commission vient d être mise en place dans cette perspective. La CIFA doit y apporter des solutions et propositions pour réduire les inégalités et iniquités. Le développement durable est l objectif de ces travaux. S.E. Marco PICCININI, Conseiller du gouvernement de Monaco pour les finances et l économie. Comment bâtir un système vertueux, émancipé des soubresauts de l économie pour et par les politiques et législateurs? C est le rôle de la gouvernance vis-à-vis de la finance internationale non régulée. Pour la première fois dans l histoire de l humanité, les marchés ne s arrêtent pas dans la journée, travaillent 24h/24 et la finance mondiale est une réalité unique, face à une mosaïque d Etats à vues contradictoires. On est parfois plus intéressé par la prochaine échéance électorale que par la génération à venir. Quitter le short-termisme pour des visions à long terme est un enjeu majeur. Monaco en est conscient, ayant en particulier la particularité de n avoir pas de dette externe et une stricte orthodoxie budgétaire. Le financement à long terme du rocher est donc assuré et consolider ses réserves est peut-être une exception à méditer pour les autres Etats. 2

3 Décryptage des évènements de l année en cours par : Dan MITCHELL, Economiste et associé du Cato Institute de Washington (DC) & William BLACK La dette en Europe est alarmante et va s étendre, ce n est qu une question de temps pour que tous les malades de la peste, y compris le Japon et les USA aient une dette de 200% du PNB. Tout le monde parle du «modèle» allemand mais tout le monde ne peut être exportateur net, c est stupide d y croire, car globalement c est absurde : il faut bien des importateurs nets en face! Les Etats marquent contre leur camp jour après jour en augmentant les impôts et en ne réduisant pas les dépenses. La récession s aggrave et s étend, la dépression n est pas loin. Ce n est qu une question de vocabulaire, pas de réalité. Les tensions sociales s exaspèrent et l Etat providence va exploser. Les extrémistes gagnent du terrain et sont capables de couler des gouvernements : la Hongrie, la Ligue du Nord, le FN etc en sont de exemples vivants. Les préoccupations à court terme vont avoir une influence à long terme et la démocratie va en souffrir. L emploi ou plutôt le chômage va avoir le dernier mot. On ne peut pas en permanence soutenir que de moins en moins d actifs financent le minimum vital des autres. L Etat providence doit disparaître. Ce n est pas le capitalisme qui est responsable, mais la finance exacerbée. Elle doit se moraliser, c est vital pour l avenir et le bien être de tous. L argent fait-il le bonheur? par : Matthieu RICARD, Moine bouddhiste, écrivain, interprète du Dalaï-Lama et photographe, ancien généticien de l Institut Pasteur, contributeur à la réflexion d universités américaines et européennes L altruisme est une réalité indispensable à la croissance future. C est une question de qualité de vie. L accélération des choses, comme le fait que 80% des transactions financières sont automatisées, rend la question de perspectives incontournable. Qu est-ce qui vaut d être vécu? Qu en est-il de l utilisation des ressources, qui achèterait des bons du Trésor maturant dans 100 ans? Le temps s est rétréci. Comment concilier l altruisme et le court terme? Que va devenir l épargne de retraite? Lier la prospérité, la qualité de vie et le développement durable est le fil rouge de la politique à suivre. Eradiquer la pauvreté endémique ne suffit pas à établir le bonheur des citoyens. L argent ne fait le bonheur que s il est partagé : c est le cas des fondations comme celle de Bill GATES. Etre riche pour soimême dessèche les personnes et n est pas un but en réalité. C est parce que les humains sont interconnectés et non autonomes au final, ce que démontre Elizabeth DUNN de l Université de Colombie Britannique dans «Spending Money on Others Promotes Happiness» La mise en commun d objectifs par des groupes de personnes fait progresser l humanité alors que faire chacun pour soi ne progresse qu au niveau de chaque fourmi qui avance. Le BOUTHAN a inventé le terme et la mesure du Bonheur National Brut (BNB). L ONU vient de suivre en votant une résolution selon laquelle le bonheur devait être mesuré. Le Japon et le Brésil ont des ministres de la qualité de la vie. Le problème c est que le degré de confiance dans son voisin a dramatiquement décru depuis les «30 glorieuses» de 60 à 35%. La mise en commun d un projet ou de ressources ne survit pas au refus répété de 10 à 15% d individualistes qui à chaque projet «la jouent perso». A contrario, pénaliser, même en y contribuant financièrement, les non-coopérants produit une performance de confiance et de résultat proche de 100% : donner des règles de vie en commun permet donc d avancer de manière civilisée. 3

4 Remise de la Déclaration Universelle des Droits et Devoirs de l Entrepreneur par : Jean ROGNETTA, PME FINANCE Entreprendre, ce n est pas prendre! C est une réalité mondiale, et une charte de l entrepreneur a du sens au niveau mondial. Il faut une prise de conscience de la vraie économie face à l économie financière pure et déconnectée des réalités. Il en résulte une Déclaration Universelle des Droits et Devoirs de l Entrepreneur. C est un investissement de plein droit pour l emploi. Pourquoi le système financier est-il défaillant aujourd hui? William BLACK, ancien régulateur, Professeur associé de l université de droit et d économie du Missouri, criminologue Les économistes sont des criminels en cols blancs, et Alan GREENSPAN jusqu en juillet 2008 a refusé de même considérer les emprunts toxiques comme tels. Cela dure depuis la dérégulation américaine de 2002 où les dérivés ont été exemptés de tout soupçon de fraude (sic)! C est le crédit des coquins. La base c est la mise en œuvre d une comptabilité créative, or personne ne s y intéresse. Qu estce qui se passe quand 1/3 des crédits immobiliers deviennent pourris au lieu de sécurisants car fondés sur du vent et que seul le re-packaging en cache la réalité? La faillite d AIG c est cela, sans aucune réserve de garantie pour garantir les prêteurs. «Take the money and run» est la loi des monteurs, pas la sécurité des épargnants. La criminologie n a pas plus d audience que la comptabilité, or c est la base des mensonges qui deviennent des lois dites «économiques» et diffusées ensuite : par exemple pour certains conseils des autorités américaines, manquer l opportunité de rafler la mise sur un marché, quel qu il soit, n est pas une option morale mais de «sanité» d esprit : ne pas le faire est pure folie. Folie contre morale et intérêt suprême, quelle perspective! C est la même logique que de refuser la taxe sur les transactions à Londres, le profit est le mobile unique. La mise en œuvre mondiale de normes n est pas la panacée, car il y a des différences locales sur l état des institutions qui y sont soumises au moment de la votation des textes. Refuser un type de transaction est bon, comme de perdre un business quand celui-ci est toxique. Par exemple, avant 2008, interdire les CDS en Europe aurait impliqué une bulle plus grosse aux USA, une explosion locale plus rapide et moins d impact en Europe. Il faut revenir à la séparation des métiers bancaires, même si les banques allemandes sont globales et y répugnent, c est juste qu elles jouent à la grenouille et au bœuf. Il faut ramener les institutions financières à un niveau où le risque systémique est éradiqué car leur taille revient à un risque d entreprise. C est le dé-tricotage à l opposé des fusions et acquisitions en cours. Si certains refusent, ce sera au marché de juger où est le risque et il aura le dernier mot. Les récompenses et rémunérations doivent revenir à des niveaux raisonnables. - le court terme ne doit pas dominer les rémunérations - les résultats doivent être réalistes - l avenir de l entreprise doit être vu à long terme L évaluation de l entreprise doit répondre à ces critères. Il faut en terminer avec le système actuel des comptables et noteurs. 4

5 Quand on ne comprend pas le produit, on n achète pas : c est ce que fait Warren BUFFET. GREENSPAN ne comprenait pas les dérivés, et pour ne pas paraître stupide les a laissé prospérer. Il faut de bons instruments et de bons contrôleurs pour comprendre vite les dérives et les contrer. Cela marche, mais souvent une autorité supérieure peut exploser le système comme la nomination et le maintien de GREENSPAN par exemple. Il ne faut pas confondre les régulateurs et les bureaucrates. Gildas HITA de NERCY, ingénieur Supélec, Directeur de recherche puis général d Exane En dérivés il y a 2 mondes : - celui des actifs sous jacents qui existent : actions, indices, cours de l or, changes - celui du crédit qui ne respecte pas ceci à commencer par les CDS (credit default swaps) qui sont un transfert de confiance, or celle-ci ne peut pas se monétiser. Si on fait confiance au banquier, on ne connaît pas sa contrepartie. Quel est le sens du banquier qui vent du crédit sur un Etat souverain? Le jour où on se rendra compte que le roi est nu, le marché disparaîtra. Les seules qui ont le droit de le faire ce sont les Banques centrales, pas les usurpateurs agissant sous leur couvert. Le libéralisme c est la nature, mais pour que cela fonctionne, il faut une régulation. La solution c est de faire des dérivés uniquement sur des actifs dont on a un stock final, alors que la diversification et la mutualisation du risque, ça ne marche pas : les sub-primes et autres CDS financiers. Il y a 5 acteurs sur les CDS qui font 80% du marché! avec 40% du cash des entreprises en portefeuille. Il faut supprimer ce marché et le laisser au pire en les mains des Banques en dernier ressort garantissant la bonne fin des opérations. Il faut supprimer le marché des CDS, camouflé par les agences de notation, ce serait un bon deal que de shorter les titres de ces 5 major players pour racheter au niveau où ils s écraseront de leur bulle actuelle. Supprimer les produits toxiques peut commencer par un protectionnisme local sur les flux de capitaux : les CDS deviennent hors la loi en Europe, même si les USA en font, il suffit d interdire d en acheter. LA BNP et la SG souffriront, mais c est viable car la zone Euro c est plus de BN de $ en vase clos. Les politiques doivent réagir : - atomicité des agents = interdire les too big too fail - rationalité des agents = circulation de l information, comptabilité réelle et non créative - normes = on accepte quoi des jouets toxiques ou des CDS dans l intérêt des consommateurs - mobilité = adaptation pour le public comme pour le privé, il faut éduquer Quand on a des doutes, on n achète pas Jacques POTDEVIN, expert comptable, commissaire aux comptes, ancien Vice-Président et membre de la Fédération Européenne des Comptables, conseiller de la CEE, membre de la Fédération Internationale des Comptables, Président fondateur de JPA Consulting International Aucune banque ne prêterait à une entreprise dont les comptes seraient faux, or de la Grèce à l Allemagne c est le cas. Il y a une distorsion entre le monde de la finance qui raisonne en agrégats fictifs de celui des Etats qui sont encore en comptabilité de caisse! 50% des mouvements mondiaux proviennent de circuits qui ne sont ni contrôlés ni maîtrisés. 5

6 Le G 20 s en préoccupe en recherchant des garanties : - comptabilité d engagement avec contrôle externe sur les Etats et les collectivités, - comment peut-on emprunter pour faire de la dépense sociale? - durcissement de la lutte contre la fraude fiscale. La mise en place de normes et le contrôle des entreprises de notation sont cruciaux. On a le détail de la composition des denrées sur l emballage et rien sur la méthodologie de ces noteurs! C est trop facile de constater seulement et à posteriori qu un changement de dirigeant modifie la notation L Europe ne peut pas imposer un ordre mondial, il faut que les 5 empires s accordent pour que cela fonctionne. Bâle 3 s appliquera en Europe avant que Bâle 2 le soit aux USA. Il y a distorsion de concurrence. Idem sur Solvency 2. Le budget public n est pas un débat même dans notre élection présidentielle française, et les citoyens ne demandent pas les comptes! C est incroyable comparé à ce qui se passe dans la société civile! On change de monde, mais pas les codes de fonctionnement qui retardent car ils sont encore nationaux et non mondiaux. Cela viendra mais prendra du temps. Il faudra qu ils soient simples pour que les comparaisons fonctionnent : le déficit GB c est 8,8% du PIB, Berlin est aussi endettée que la Grèce Au final tout dépend du niveau d intégrité que l on veut mettre dans les systèmes. On ne dépense pas plus qu on ne collecte! Comment Wall Street peut-elle travailler pour l homme de la rue? et dans quelle mesure les élections politiques de 2012 peuvent-elles assainir le système financier international? Peter ANDREWS, Chef du département Economie et Régulation Financière au sein de la FSA à Londres, a couvert toutes ses activités depuis 1995 tan en Europe qu en GB - Solutions des politiciens : y en a-t-il vraiment pour mettre la finance au service de l économie, oui, la stabilité. - Comment établir la stabilité? revenir sur les circonstances et causes c'est-à-dire le déficit public en particulier et le niveau de la devise - Comment lutter contre des pratiques déstabilisantes? légiférer sur les prédateurs est compliqué car tout n est pas noir dans cette stratégie de développement économique. De «small is beautfiful» à «too big too fail», c est un vrai débat. - Quels sont les sacrifices acceptables : c est un débat sur le court terme contre l intérêt général et il faut y inclure le système bancaire qui pervertit le cours de l économie réelle - Séparation des activités bancaires entre elles. C est la résistance aux lobbies et le rôle régalien sur le poids des influences. C est maintenant qu il faut le faire, or ce n est prévu que pour Quid de la taxe TOBIN? c est la perspective de plus de transparence sur les transactions en Europe, même au détriment de certaines pratiques comme le trading de haute fréquence. Il y a eu 27 crises financières en Angleterre depuis 1930 et toujours pas de solution intelligente à mettre en œuvre aujourd hui. Pourquoi? on n a pas modélisé les banques dans l économie, en vertu du principe qu elles n étaient que des courroies de transmission. Erreur fatale. De plus on a considéré que les modélisations bancaires étaient fiables en appui des autres. 6

7 Hans-Peter BAUER, Membre du Conseil d Administration de l Institut de Bâle sur la gouvernance, ancien responsable de la compliance chez SBC puis UBS, depuis 2004 fondateur du Groupe WOLFSBERG, à l origine de normes sur le blanchiment, la corruption et le financement du terrorisme ainsi que sur le secret bancaire et le risque de réputation. Démocratie et politique sont-elles homonymes en occident ou pas? Ethique et vertueux sont-ils synonymes? la neutralité est-elle préférable? La perte n est pas partagée également par tous, les banques ont pris le plus gros au bénéfice des politiques et régulateurs. Ce fut une crise systémique dans laquelle tous sont responsables. La crise des Etats européens est différente, mais la suite des sub-primes désigne les mêmes boucs émissaires bancaires, alors que c est une crise des politiques et de leurs dépenses, pas de la titrisation des banquiers, au moins au départ et sur le fonds. Néanmoins les banques doivent réduire leurs livres de trading propriétaire, la création de produits hors bilan, et des niveaux de couverture sans rapport avec leurs fonds propres. La question n est donc pas de séparer les activités des banques mais de contrôler leur niveau de transformation financière. Cela renvoie au contrôle et à la responsabilité conjointe des politiques et des régulateurs. Le bilan de la SG a cru de 18% en 2012, le bilan de la BNP c est le PIB français. On fait quoi? On a loupé l occasion en 2008, qui osera tirer le premier et déclancher le cataclysme? Ce n est pas le salaire des dirigeants qui est absurde, mais celui des traders et dealers irresponsables de leurs erreurs. La solution c est instituer la responsabilité financière des dirigeants sur leurs fonds personnels comme dans les commandites par actions. La dérive des sociétés d avocats qui passent de sociétés personnelles à anonymes va dans le mauvais sens. Le management doit se reresponsabiliser sur les entreprises qu ils dirigent, financières ou pas. Les politiciens ont imposé de la transparence aux citoyens, tout en s en abstenant personnellement. Le balancier doit revenir et ils doivent être responsables de leurs bilans financiers. Une des raisons pour lesquels certaines banques sont allées sur les hedge funds, c est pour ne pas perdre à la concurrence les traders qui voulaient en faire en interne. Ce n est pas une politique de gestion des risques mais du personnel. Pathétique pour les clients finaux. Olivier DELAMARCHE, gérant de SICAV Il ne faut pas se tromper de cible, mais effectivement la finance n a pas tous les maux. On n a pas besoin d une agence de notation pour savoir que la Grèce ne remboursera jamais Les politiques ont voulu de la croissance à tout prix en donnant carte blanche aux banques. Or un voleur avec carte blanche, volera toujours plus. Laisser les banques faire en les assurant que la Banque centrale paiera en dernier ressort est irresponsable. On n a pas à les sauver quand elles font faillite. Les dirigeants de la FED, BoE, BoJ et BCE sont irresponsables. On a effacé les dettes privées grecques, car si on supprime les dettes publiques la BCE fait faillite par défaut d actifs! Supprimer la dette privée grecque oblige un transfert de la dette d Etat sur les banques dont les actifs sont se sont vaporisés. Ipso facto on les recrée avec des capitaux d Etat. Or c est de la dette souveraine : on a gagné quoi? un peu de temps. C est cher payé et peu rassurant. Ce qui a vraiment servi dans le Quantitative Easing c est 3% du volume au secteur marchand. Conclusion, on recommence. C est aberrant. On a trop de monnaie, la détruire va amener une récession puis une dépression, en Angleterre par exemple. 7

8 De même le refus de la récession via la planche à billets et les taux à zéro infantilise les politiciens et empêche les maladies saines de croissance économique. Le sur-endettement mondial ne donne plus le choix entre austérité et croissance : la marge de manœuvre a disparu, les Etats peuvent faire défaut et faillite : le Japon a 240% d endettement, 20 ans sans croissance, les USA la fuite en avant ne pourra que mal se terminer de manière globale. Les banques centrales ne peuvent pas faire faillite, le problème c est qu elles donnent le mauvais exemple et que pour changer les attitudes il fallait le faire en 2008 quand la crise de confiance dans les banques était au paroxysme. Aujourd hui elles ont été renflouées et sont donc non coopératives! Les politiques ont perdu la main par fuite en avant. L Islande n est pas un modèle exportable, la Grèce non plus, toutes deux en raison de leur taille. Le Japon c est une autre histoire. Paul ATKINS, juriste, ancien Commissaire de la SEC américaine, est le dirigeant de la société de consultants Patomak L éthique est au centre. La transparence est au cœur, et le renforcement des règles internes des gérants (comme l a fait l APCIMS) doit pouvoir être transmise aux courtiers, etc. Lancer un cercle vertueux tant au niveau des enseignements universitaires que des marchés doit s étendre aux politiciens pour qu ils puissent agir au mieux, au lieu de se laisser «enfumer» par les pratiques qu ils ne maîtrisent pas. Cela ne se traduit pas intelligemment par des centaines de textes votés dans l urgence. Les politiciens ont choisi les mauvaises solutions d une mauvaise voie. La liberté découlant de l écroulement du bloc soviétique depuis 1989 a ouvert les marchés à 2 BN de personnes, dont l intelligence s est mise au service de la croissance et de la prospérité financière. La crise liminaire de 1987 prioritairement informatique a conduit à ouvrir les vannes, pas à mettre des écluses. Il y a eu trop d argent pour trop peu de cibles. L enfer est pavé de bonnes intentions et dès 1992 FANNIE MAE et FREDDIE MAC ont eu pour mission de lancer les sub-primes qui ont dérivé en crédits de menteurs (liar loans). Leur faillite en 2008 en a résulté alors que c étaient des institutions quasi Etatiques On est dans du capital financier d espoir : on va se coucher le soir et on espère qu il sera là de nouveau au matin Il n y a pas de projet de mettre à disposition des investisseurs les conclusions des enquêtes des régulateurs sur les institutions financières : d où le perte de confiance des institutions financières entre elles. Le problème de la responsabilité des dirigeants, ou des administrateurs, c est que l objectivité décroît avec le niveau de leur richesse personnelle. Si on n a rien à perdre on ne peut qu être doctrinal. Ensuite c est plus compliqué quand on a des responsabilités familiales ou d employeur. Pouvoir politique et pouvoir financier : les politiques peuvent-ils s émanciper afin de mieux gérer les crises? Roger NIGHTINGALE, mathématicien, économiste, consultant, administrateur indépendant, commentateur Les politiques ne peuvent pas légiférer partout mais doivent faire ce que les électeurs veulent, même si c est stupide, le droit à l erreur existe. 8

9 Les politiciens n ont que le pouvoir qui leur est dévolu par l électorat. Les changements viendront par la révolution s ils ne le font pas : c est ce qui va se passer en Grèce. On n est pas en crise mais en constatation de mauvaise conduite des intervenants. Les banques centrales et les politiciens sont les responsables, les banquiers privés l instrument neutre courroie de transmission de ces inepties, pas les responsables, et le contribuable la victime. On n est pas dans un problème d inflation aujourd hui mais de dépression. Il faut donc revoir les décisions prises jusqu à maintenant qui sont incohérentes au vu de l économie et de son état actuel. On peut changer de politiciens, et il faut laisser les faillites disparaître via les marchés, car les parlements ne le feront pas : laisser tomber la Grèce ou les banques écossaises aurait été salutaire pour le contribuable. C est la politique et le complexe du Titanic on réagira après le fait. On ne peut anticiper ou corriger l arrogance en amont, seulement en aval, cf. CONTINENTAL ILLINOIS, BARINGS, LEHMAN BROTHERS etc. Le plus souvent c est le marché qui résout les problèmes, pas les institutions qui sont supposer le faire Hans GEIGER, est membre de la Société Universitaire Européenne de Recherches Financières, en charge des transactions cachées, Professeur émérite de la chaire de Banque de l Institut Bancaire Suisse après une carrière bancaire à Crédit Suisse dont il fut membre du Conseil d Administration en 1987 et à Telekurs. Il fut membre de la commission gouvernementale sur l intégration financière suisse et collabore au Journal de la Transformation Financière. Les crises sont inhérentes au système et si elles l emportent il faut changer le système. Les politiciens ne peuvent être responsables de tout. On a un ménage à trois entre gouvernement, banques privées et centrales, mais elles sont dans le même bateau. Les destins sont liés mais au final les gouvernements vaincront et les banques centrales perdront, via l inflation qui détruira la dette. Il est difficile de juger de manière historique le comportement des pays. Le «modèle» suisse estil exportable et applicable en Chine? La culture est complexe. La démocratie dans un univers de bonne éducation peut générer des solutions aux crises financières. Au niveau mondial c est autre chose. La démocratie ne légitime pas tout. La faillite de l Islande fait qu aujourd hui son rating est supérieur à celui de l Irlande. La raison : les électeurs ont refusé les options politiquement correctes. Si on met en exergue un principe de gestion comme le conservatisme, on attire aussi la critique. Il existe un momentum de l histoire, mais le balancier est compliqué à résister seul contre tous. Le parlement et le référendum sont des instruments efficaces pour sonder les contribuables, mais attention à la forme de la question. Il faut donner un peu de temps au système ce qui est parfois plus efficace que de d agir dans l urgence électorale. Les banques centrales peuvent disparaître, elles s enterrent elle-même, le retour à l étalon or est en marche : la cigarette ou la drogue sont la monnaie des prisons Lord Daniel BRENNAN, membre de la Chambre des Lords, ancien Président des Barreaux, avocat de l année 2000, et Président de la Fondation CANNING. Les politiciens ne comprennent rien à la finance et répondront à leur électorat. En cas de crise financière, que peuvent faire le peuple et leurs représentants? La réponse est locale en fonction des cultures différentes. 9

10 Les gouvernements peuvent légiférer, sanctionner etc, mais tout cela est sous le contrôle des électeurs qui doivent jouer leur rôle. On est dans un problème sociétal global et non politique ou financier seulement. On ne peut expliquer les comportements avec une calculette. Yale a changé ses titres de semestres universitaires de «calcul quantitatif» en «éthique, comportement et valeurs» et a doublé le nombre de ses étudiants. Toutefois le gouvernement n a pas la responsabilité de l éthique, seulement de mettre en place un environnement favorable à son développement. Un CIF ou un CGP a donc sa part dans ce schéma pour exercer son propre jugement à l aune de ces principes, les organisations aussi comme l ANCDGP ou la CIFA. Les leaders ont un rôle d exemple incontournable. C est complexe car au-delà d un exemple bon pour l ensemble, comme de laisser tomber le malade de l équipe, c est le secteur complet et la position de place qui est à risque par contagion. On peut changer les politiciens ou les régulateurs qui sont des bureaucrates. En Angleterre la troïka BoE, SFA et gouvernement a été brisée et un nouvel ordre est en marche. On verra si ça marche, l important c est le droit à l erreur. On peut toujours essayer une entité indépendante après? la SFA était déjà un Etat dans l Etat Pouvoir politique et pouvoir financier : les politiques peuvent-ils s émanciper afin de mieux gérer les crises? et La zone Euro peut-elle survivre? Stephanie KELTON, Professeur associé en macroéconomie, finance, monnaie et banque, Université du Missouri, Directrice de recherche au Centre pour le Plein Emploi et la Stabilité des Prix, membre du directoire de l Association pour l Economie Sociale et de l Association de la Pensée Institutionnelle Il y a une faute originelle dans l Euro : la BCE n a pas de contrepartie Etatique comme aux USA car il n y a pas de Trésor unique en face mais autant que de participants. Le pouvoir fiscal n est pas unifié à cause des divergences économiques sous-jacentes et les 3% sont trop contraignants, le double serait réaliste, et de dogme il faudrait passer à une souplesse pragmatique. La conséquence c est le risque de défaut, illustré par les PIGS, entre autres, au début au moins. C est le problème de la reconnaissance de dette dans une autre monnaie que celle de l institut d émission originel BdF, BoI etc. Les déficits sont inhérents à l évolution de l économie. Quand ça va, ça va, quand ça plonge ils explosent. C est naturel. Mais si on ne contrôle pas sa monnaie, ça coince un jour ou l autre au niveau de la perception du remboursement. Il faut donc que la BCE émette de la monnaie et non les Etats qui se sont endettés. Si la Grèce fait défaut, ce sera plus violent et grave que quand la Californie fait défaut pour ces raisons là. La BCE doit changer de rôle, avoir le monopole de l émission monétaire et oublier les 3% qui sont stupides. Seuls les petits Etats européens ont des surplus structurels, mais ils ne représentent que 13% maximum du PIB global de la zone. La BCE doit aussi réduire les taux en proportion des déficits et non l inverse qui est dicté par les marchés. Le moyen de le faire c est d allouer un capital par habitant annuellement. Du coup l Allemagne sera le premier bénéficiaire, donc adhérera. Au lieu d être un parechocs cabossé la BCE doit devenir un amortisseur flexible. Ensuite il faudra dépenser l argent en création d emplois. La Grèce sera en dehors de l Euro dans 5 ans. 10

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