La lettre d actualité européenne

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "La lettre d actualité européenne"

Transcription

1 CARNET d EUROPE La lettre d actualité européenne ISSN : N 03 mars 2012 Cette actualité est présentée et commentée tous les 1 ers jeudis du mois à la Maison de l Europe et des Européens/Lyon-Rhône-Alpes dans le cadre des jeudis de l Europe - 13, rue de l Arbre-sec à Lyon 1 erarr La crise n en finit pas, malgré quelques signes encourageants La crise est encore au sommaire de cette actualité, malgré une relative pause en ce début d année, le premier trimestre ayant vu les taux se détendre et le problème du refinancement de la dette grecque trouver une issue. Pour autant, rien n est vraiment réglé et il faudra encore de longs mois pour connaître les effets réels de la création du Mécanisme européen de stabilité, du «pacte budgétaire», ou encore de l injection dans l économie, via le secteur bancaire, de 1000 milliards d euros opérée par la Banque centrale européenne. Les difficultés rencontrées par des pays comme l Autriche et les Pays-Bas ne sont pas de nature à rassurer, surtout quand on sait combien pèsent les mouvements extrémistes. L appauvrissement des peuples, particulièrement en Espagne, au Portugal ou en Grèce, porte interrogation sur leur capacité à supporter encore longtemps tous les sacrifices qui leurs sont demandés au nom de la rigueur budgétaire. La marginalisation des institutions européennes par les gouvernements qui ont tendance à tout régir désormais pose un problème sérieux, car de la solidarité de fait que comporte l Union, nous sommes passés à la solidarité conditionnelle qui suscite la méfiance envers l autre et entraîne les peuples à regarder leurs voisins avec suspicion. Attention au démantèlement qui serait suicidaire pour tous les Européens pris individuellement. Cette lettre, outre quelques annonces dans la rubrique «De tout un peu», traitera encore largement de la crise en l analysant pas le biais de ce qui se passe dans certains pays de l Union. Bonne lecture à toutes et à tous Lyon, le jeudi 5 avril 2012 Carnet d Europe est une publication non partisane qui a vocation à plaider pour une Europe fédérale Alain REGUILLON en est le fondateur et directeur de publication Il est, par ailleurs, secrétaire fédéral de l Union des fédéralistes européens (UEF-France), Président de l UEF Rhône-Alpes et viceprésident de la Maison de l Europe et des européens Lyon/Rhône-Alpes Rédaction/Administration 21, rue Roger-Bréchan LYON Contact : Edition/diffusion : presse fédéraliste-

2 De tout un peu Van ROMPUY «double président!» Nommé au 1 er décembre 2009, président du Conseil européen, selon les nouvelles dispositions du Traité de Lisbonne pour 2 ans et demi, Herman Van ROMPUY vient d être reconduit, pour la même durée, dans ses fonctions. Homme discret mais fin stratège, son rôle a été important en cette période de crise où les chefs d Etat et de gouvernement ont pris la main sur la Commission européenne. Sa tâche n a pas toujours été aisée, devant jouer les intermédiaires pour faciliter les compromis entre Mme MERKEL et M SARKOZY, mais aussi pour atténuer l agacement des autres partenaires qui n apprécient pas forcément les offensives du duo franco-allemand. Sa mission sera élargie puisque de par le «Pacte budgétaire», le Conseil européen s est arrogé, pour la zone euro, les prérogatives d un gouvernement économique. C est donc M Van ROMPUY qui coordonnera les travaux de ce «gouvernement», tout comme il continuera à coordonner les travaux du Conseil européen. Son mandat prendra fin en décembre 2014, année qui verra le renouvellement du Parlement européen en juin et celui de la Commission à l automne. Je ne sais qui sera son successeur, mais je souhaite que ce soit le dernier sous cette forme. A mon sens, une Constitution rédigée dans la foulée des élections européennes devrait fondre ce poste avec celui de président de la Commission, laquelle deviendrait un vrai gouvernement de l Union européenne. Des fondations européennes C est une proposition du Commissaire au marché intérieur qui pourrait faciliter les donations en harmonisant les outils juridiques et la fiscalité. Les fondations qui travaillent dans plusieurs pays auraient ainsi plus d efficacité et de lisibilité avec pour gain, une économie d échelle de l ordre de 100 millions d euros par an. La proposition de Michel BARNIER est appréciée par les acteurs qui, à travers les fondations, interviennent dans les domaines de la culture, de l éducation, de la santé, de l environnement, de la recherche, etc. Pour créer une fondation européenne il faudrait un minimum de fonds propres à hauteur de Le projet doit cependant être adopté à l unanimité des Etats membres et nombre d entre eux sont réticents Michel BARNIER a pour argument que les fondations représentent des disponibilités estimées à 350 milliards d euros, qu elles en dépensent chaque année 83 et qu elles emploient personnes au sein de l Union. Voilà une initiative qui mérite d être soutenue La guerre des hormones est terminée. Voilà plus de vingt ans qu un différent existe entre l Union européenne, les USA et le Canada, depuis qu en 1988 l Union a décidé d interdire l importation de viande aux hormones en provenance de ces deux pays. En rétorsion, et avec l accord de l OMC, Américains et Canadiens avaient pris des mesures de rétorsion en imposant des taxes douanières sur de nombreux produits tels que le roquefort, le chocolat, la moutarde soit un surcoût d environ 100 millions d euros. L accord conclu en 2009 vient d être entériné sous forme de règlement par le Parlement européen. Pas question de céder sur les hormones, ces importations restent interdites. En compensation, l Union accepte d augmenter de tonnes le contingent de viande de bœuf sans hormone venant des USA et de tonnes celui venant du Canada. Comme le souligne José BOVE : «Belle victoire qui montre que quand l Europe veut être forte elle peut gagner». La lettre d actualité européenne de mars Jeudi 5 avril

3 Pour un espace économique Europe/Russie C est ce que suggère l ancien député Jean- Pierre THOMAS qui vient de rendre un rapport dans ce sens au président de la République française en souhaitant que cette idée fasse l objet d une initiative franco-allemande. L interdépendance énergétique et économique est grande entre ces deux entités. 245 milliards d euros d échanges commerciaux en 2010 pèsent pour 41,5% dans les importations pour l Union et 53,2% pour les exportations. Le programme de privatisation en Russie offre des opportunités à hauteur de 11 milliards d dans les capitaux de sociétés publiques et face à l Europe malade de sa dette, la Russie présente une situation forte avec quelque 400 milliards d euros de réserve de change. L idée d une zone de libre échange entre ces deux parties du continent euro-asiatique est importante tant il y a de complémentarités entre elles et considérant leur déclin démographique vis-à-vis de l Asie. Les difficultés ne doivent pas être occultées, notamment considérant la corruption russe. Mais l enjeu vaut d engager les discussions car les besoins dans ce pays sont immenses dans bien des domaines et que cela peut tirer la croissance de l Union. Par ailleurs, si nous n allons pas dans ce sens, la Russie risque de se rapprocher de l Orient, de la Chine, voire des Etats-Unis dans une alliance antichinoise. Au-delà des contingences économiques et commerciales, la géostratégie plaide pour ce rapprochement. Il n est qu à regarder une carte et voir le positionnement de l Union poser tel «le genou entre la cuisse orientale dont la Russie est la plus grosse masse et le tibia africain dont la Méditerranée est le ligament naturel d articulation». L avenir de l Union, outre son unité totale, c est aussi l axe Ouest/Est et Nord/Sud. Division sur l environnement Le changement climatique est un dossier sensible où il n est pas facile de prendre des décisions unanimes. En fait, de quoi s agitil? Ni plus ni moins que de lutter contre les gaz à effet de serre qui conduisent à un réchauffement de la planète avec pour conséquence la montée des eaux océaniques, le déplacement de populations, la fonte des glaces, la raréfaction de l eau potable et toutes les mutations biologiques dont on ne mesure encore pas tous les effets. La solution : moins polluer. Le moyen : réduire les émissions de CO2 afin de bloquer la hausse de température à 2 à l horizon 2050 par rapport à 1990, année de référence choisie par la Convention climat des Nations-unies. L Union européenne a déjà pris des engagements pour la seconde période du protocole de Kyoto qui démarrera en Mais cela n est pas suffisant et, pour entrainer ses partenaires, notamment les pays émergents, la Commission européenne fait des propositions plus ambitieuses : Réduction des rejets de CO2 de 25% en 2020 au lieu de 20%, 40% en 2030, 60% en 2040 et entre 80 et 95% en Cela bien sûr conduit à des changements importants en termes de production de l énergie, de productions industrielles, de productions agricoles, de consommation bref, tous les secteurs sont concernés, tous les pays doivent participer à cet effort. Or, pour certains, les changements sont plus contraignants que pour d autres. C est le cas de la Pologne dont 90% de la fourniture énergétique dépend d un charbon hautement polluant. Ce pays à fait valoir son droit de veto sur un accord qui doit être notifié avant le 1 er mai à la Convention climatique des Nations-Unies. Faute d accord, l objectif consenti lors du sommet de décembre 2011 ne sera pas tenu et cela aura pour effet de freiner les autres partenaires dans les efforts à consentir. La lettre d actualité européenne de mars Jeudi 5 avril

4 Il est navrant que dans un domaine aussi stratégique pour l avenir de la planète et donc de l humanité, des contingences purement économiques entrent en ligne dans les décisions des Etats, ceux de l Union n étant d ailleurs pas les plus à critiquer. Autre désaccord intervenu lors du conseil des ministres de l environnement, le dossier des OGM. Dossier épineux s il en est que celui de la culture des OGM autorisée dans 10 pays de l Union (pour les 2 OGM aujourd hui autorisés), interdite dans les autres. Pour parvenir à une harmonisation quant aux autorisations ou refus d utiliser des OGM, le compromis présenté aux ministres par la Commission, proposait qu elle instruise les demandes d autorisation de mise en culture de plantes génétiquement modifiées, mais permettait aux Etats ensuite de refuser en tout ou partie de leur territoire ce type de culture. Ce compromis n a pas été accepté par 7 pays dont la France, l Allemagne et le Royaume-Uni. Dans une affaire aussi délicate, il semble bien qu une ligne de conduite unique devrait être adoptée. En effet, comment imaginer que certains territoires soient plantés d OGM, sans que, par le simple effet des vents et de la pollinisation, d autres ne soient contaminés? Faut-il ou pas interdire les OGM? Je ne suis pas qualifié pour me prononcer. Cependant, il me semble qu il appartient au Parlement européen et aux Parlements nationaux, dans une composition de type Congrès, de débattre de ce type de dossier après l audition de toutes les personnalités compétentes en un tel domaine et tous les partisans du pour et du contre. Sans débat contradictoire sérieux et public, aucune solution ne sera jamais trouvée et ce sont les citoyens/consommateurs qui, en bout de chaine, en pâtissent. Les gouvernements et la Commission n ont pas de légitimité pour prendre de telles décisions. Ils ne sont que les porte-paroles des Parlements, non des législateurs. Taxe carbone et guerre commerciale Suite à l accord entre les Vingt-sept en 2008, la directive sur la taxe carbone est entrée en vigueur au 1 er janvier Les compagnies aériennes qui se posent sur le territoire de l Union s en acquitteront en 2013, sur la base des mesures faites durant l année La taxation interviendra sur 15% des rejets de CO compagnies aériennes sont concernées. Selon les estimations actuelles, cela représenterait 32 millions de tonnes ce qui engendrerait quelque 705 millions d de recettes. Des sanctions sont prévues en cas de non paiement : amendes de 100 par tonne ; interdiction de survol de l espace aérien européen. Réunis au sein de l organisation de l aviation civile internationale, 26 pays sur les 36 qui en sont membres contestent cette décision unilatérale de l Union européenne. Parmi les poids lourds : la Chine, l Inde, les Etats-Unis, la Russie. Conséquence, la Chine vient de bloquer l achat de 10 AIRBUS et menace d annuler la commande de 35 autres appareils ; l Inde et la Russie envisagent de prendre les mêmes dispositions si les Européens n acceptent pas plus de flexibilité dans l application de la directive, ce que, pour l instant, ne semble pas vouloir entendre la Commissaire en charge de ce dossier. Le président d EADS, Louis GALLOIS tire la sonnette d alarme. Si les décisions de rétorsions commerciales annoncées devaient se concrétiser, ce serait à court terme la perte de 12 milliards d euros et la suppression de emplois dans le secteur. Au-delà de cette situation, c est la position d EADS, particulièrement AIRBUS qui va se trouver en difficulté, face à la concurrence de BOEING et bientôt des Chinois, d autant que Chine et Inde représentent 40% du marché mondial d avions dans les 20 ans à venir, soit plus de appareils. 700 millions contre 12 milliards et 2000 emplois : la balance n est pas favorable à un entêtement de l Union! La lettre d actualité européenne de mars Jeudi 5 avril

5 Voilà bien révélé que, pour bonne qu elle soit, une telle mesure n a de chance d aboutir que si elle fait l objet d une décision internationale. L Union européenne a raison. Doit-elle pour autant s obstiner face aux enjeux en termes de balance commerciale et d emplois? Autant sa résistance, en ce qui concerne l importation de viande aux hormones était justifiée face aux risques pour la santé, autant dans le domaine de l environnement, elle ne peut faire cavalier seul considérant que l enjeu, et les solutions, ne peuvent être que mondiales. C est donc dans le cadre des discussions sur le 2 ème plan de Kyoto qu une solution doit être trouvée, même si cela sera difficile. Il ne s agit pas de baisser les bras, mais bien de faire preuve de pragmatisme. J ajouterai que cet exemple doit être médité par tout pays qui envisagerait la France par exemple- d instaurer une taxe sur les transactions financières, sans que cela ne fasse l objet d un accord préalable entre les Vingt-sept, à défaut, d un nombre significatif de pays. Crise : une pause fragile! Les interventions, le 21 décembre 2011 et le 29 février 2012, de la Banque centrale européenne ont permis d injecter milliards d euros dans le circuit bancaire, nous l avons signalé le mois dernier avec Alain MALEGARIE. Outre assurer aux banques les moyens de se recapitaliser et ainsi de pouvoir davantage accorder de crédits en limitant les risques, une des conditions du prêt était aussi de racheter des dettes souveraines de manière à faire tomber les taux d intérêt lors de nouveaux emprunts sur les marchés. Cela a fonctionné et la baisse des taux s est opérée de l ordre de plus d 1 point et demi pour un pays comme l Espagne. Ne pouvant prêter directement aux Etats, le Conseil des gouverneurs de la BCE a contourné l interdiction en passant par le secteur bancaire européen. 800 banques ont bénéficié de ces prêts, dont des banques régionales, afin d assurer le maintien de crédits au PME/PMI dont elles sont des financeurs importants. Avec la signature du Traité sur «la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l Union économique et monétaire» (TSCG) et la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES), cela a rassuré les marchés et donné, au moins pour ce premier trimestre, une pause dans la crise. A noter que le Conseil des ministres des finances de la zone euro, réuni le 30 mars, vient de décider de porter de 500 à 800 milliards le fonds de garantie du MES, sachant qu une réserve de 240 milliards non utilisée du FESF pourrait, si l Allemagne levait son veto, venir s ajouter pour porter à 1000 milliards, ce que demande le FMI et recommande l OCDE, ce fonds de sauvetage. Cela suffira-t-il à prolonger la pause? Rien n est moins sûr si l on en juge par la situation de certains pays, ceux déjà impactés et que l on connaît, mais aussi de nouveaux dont on ne mesurait pas la fragilité : l Autriche et les Pays-Bas. C est dire si la situation reste préoccupante, surtout qu avec 25 millions de chômeurs dans l Union européenne, le risque de tension sociale n est pas à écarter, à l image de ce que connaissent l Espagne, la Grèce ou encore le Portugal. Cela me conduit à évoquer la situation d un certain nombre de ces pays, tout en réservant un focus particulier sur la Grèce qui reste le maillon faible, même si aujourd hui, plus personne, je parle des gens sérieux, ni en Europe, ni en Grèce, n évoque une sortie de ce pays de la zone euro. Plan d austérité en Autriche C est à hauteur de 27, 9 milliards d euros d économie sur 5 ans que le gouvernement autrichien chiffre une cure d austérité devant ramener son budget à l équilibre dès 2016 et par-là récupérer son triple A. Les effets sont douloureux. La réduction des dépenses est envisagée à hauteur de plus de 17 milliards. Conséquence : baisse significative du pouvoir d achat des retraités et des fonctionnaires ; réduction des subventions aux entreprises publiques ; réforme de l assurance maladie devant rapporter près d un milliard et demi. La lettre d actualité européenne de mars Jeudi 5 avril

6 Côté recettes, l Autriche compte sur plus de 9 milliards de création et d augmentation d impôts ; sur plus de 1,5 milliard de la taxe sur les transactions financières que devrait mettre en place l Union européenne, pour le moins, une dizaine de pays ; sur plus d 1 milliard suite à un accord fiscal avec la Suisse. Adopté par le parlement autrichien le 28 mars, ces mesures doivent à présent faire l objet d un vote au Conseil fédéral (Chambre haute) avant d être entériné par le Président autrichien. Les Pays-Bas dans la tourmente Difficile réalité que découvrent les Néerlandais, leur déficit public atteindra 4,5% en 2013 contre 3% exigés par les accords au sein de l Union. Ainsi, aux 18 milliards d économie déjà votés pour la période 2011/2015, le gouvernement va devoir trouver entre 9 et 16 milliards d économie ou de recettes supplémentaires. D ores et déjà, les secteurs concernés par les réductions de dépenses sont ceux de la santé, de la défense, des aides à l acquisition de logements et la réforme du marché du travail, le pays ayant par ailleurs un taux de chômage très élevé avec 6% de demandeurs d emplois. Au-delà de la situation économique et financière, les décisions à prendre mettent en difficulté la coalition très fragile, entre libéraux et chrétiens démocrates. Celle-ci est soutenue très timidement par le parti pour la liberté de Geert WILDERS, parti populiste, islamophobe et anti-européen avec lequel elle a passé un accord dit de «tolérance» qui lui permet de disposer d une majorité au parlement. M WILDERS a fait savoir qu avant toute nouvelle négociation il exigeait une réduction importante du budget d aide au développement ce que refuse le premier ministre Mark RUTTE. Le leader populiste prévoit même de présenter un plan de réintroduction du florin en lieu et place de l euro. La crise économique, dans ce pays, comme cela a déjà été le cas en Espagne, en Italie, en Grèce et en Irlande, risque bien de placer hors jeu l actuel gouvernement, sauf à ce que l opposition travailliste accepte un compromis d union nationale! Il y a urgence à faire barrage à l extrémisme de M WILDERS. La récession s aggrave en Espagne Les derniers chiffres du chômage sont catastrophiques. Avec chômeurs de plus en février, 4,7millions de personnes sont désormais privées d emploi. Avec une estimation de perte d emploi en 2012 de , le taux de chômage sera porté à 24,3% de la population active quand dans un même temps, de +0,7% en 2011, la variation du PIB passera à -1,7% en 2012, relançant la récession. Cette situation conduit le nouveau gouvernement à revoir les engagements de son prédécesseur en annonçant que le déficit en 2012, ne sera pas de 4,4%, mais de 5,8%. La cause : un dérapage à 8,5% en 2011 au lieu des 6 annoncés, les deux tiers étant dus à une mauvaise gestion des régions autonomes. Ces dernières étant exsangues au point de ne plus pouvoir payer leurs fournisseurs ni assurer les dépenses de santé et d éducation dont elles ont la charge, le gouvernement va coordonner, avec le secteur bancaire, un prêt sur 10 ans de 37 milliards d euros au taux d environ 5%. Cette importante opération financière va injecter les liquidités qui permettront aux communautés autonomes de régler leurs dettes en mai et ainsi de redonner du crédit aux nombreuses PME qui sont aujourd hui pénalisées par les retards de paiement, autant que par la restriction des crédits bancaires. Réduire le déficit à 5,8% du PIB en 2012, c est trouver 15 milliards supplémentaires d économie et/ou de recettes, après les 6,2 milliards d impôts et les 8,9 milliards d économie décidés le 30 décembre 2011, afin de boucler le budget qui doit être adopté le 30 mars. La lettre d actualité européenne de mars Jeudi 5 avril

7 Le Commissaire aux affaires économiques Olli REHN, Mario MONTI et Angela MERKEL contestent à l Espagne la remise en cause de son retour à un déficit de 3% en Ils souhaiteraient que celle-ci fasse davantage d efforts encore pour respecter ses engagements. D autres observateurs, députés européens et économistes, soulignent avec justesse que trop demander à ce pays touché par un chômage d une telle importance risquerait d accroître encore ses difficultés. La situation de l Espagne montre combien il est vain de presser le porte monnaie des citoyens et de démanteler les services d intérêt général au-delà du raisonnable, car ce n est pas en appauvrissant les gens que l on règle les problèmes, aussi grands soient-ils! La solution est double. D une part il conviendrait de mutualiser les dettes à l échelle, au moins de la zone euro, afin de pouvoir alléger le fardeau des pays, tous étant concernés, y compris l Allemagne. Sans rien enlever à la responsabilité de chacun qui aurait à rembourser ce qu il doit, cette solution permettrait d injecter, par le biais d euro-bonds, suffisamment de liquidités de façon à ramener les dettes et les déficits aux taux autorisés dès 2014, puis d étaler le remboursement des prêts consentis jusqu en D autre part, il faut stimuler la croissance, soutenir l emploi et réindustrialiser l Union en engageant un vaste plan d investissements reposant sur le développement durable. Les mécanismes qui se mettent en place (MES en juillet 2012 et «Pacte budgétaire» en janvier 2013), associés aux capacités d intervention de la Banque centrale européenne, mais aussi à celle de la banque européenne d investissement (BEI) sont suffisants pour opérer ce saut qualitatif. Ne manque aujourd hui que la volonté politique et une gouvernance européenne digne de ce nom que seule une solution fédérale peut offrir. Pour autant, il n est pas besoin d attendre une réforme du Traité, mieux, une Constitution pour l Union, le dispositif institutionnel actuel permet de prendre dès à présent cet élan. La Grèce restructure sa dette : les investisseurs privés perdent 100 milliards! Après de longs mois de négociation, un accord est enfin intervenu entre le gouvernement hellénique et ses prêteurs. 177 milliards étaient détenus selon la législation grecque, 29 selon le droit international. Au total, ce sont 206 milliards de titres qui sont changés contre seulement la moitié de leur valeur et pour des périodes de plus long terme. En bout de course, ce n est pas 50%, mais, avec l allongement de la créance, 75% de perte qu ont accepté plus ou moins contraints et forcés, les créanciers privés. Selon la terminologie de la finance internationale, cette opération est bien un défaut de paiement, c'est-à-dire une faillite. Faillite cependant organisée qui, pour quelques créanciers qui n ont pas accepté l échange volontaire, se verront indemnisés, en principe, par les «credit default swaps» (CDS, ce qui correspond à une assurance risque. Si tous les prêteurs avaient été contraints, la facture se serait élevée à quelque 69 milliards d euros. En réalité, elle devrait être de 2, 3 milliards seulement. Ainsi, la dette grecque passe désormais de 360 à moins de 260 milliards ce qui situe l endettement pas tête d habitant au niveau de celui de la France soit, respectivement et Une nuance tout de même. Les atouts de la France, s ils sont bien sûr utilisés intelligemment, doivent nous permettre de rebondir sans multiplier les plans d austérité, en tous cas, pas au niveau de celui de nos voisins helléniques, Ibères ou Latins. La Grèce n a pas elle de réelles marges de manœuvre, ne disposant pas d un outil industriel adapté à une relance d activités. Cela va la contraindre à poursuivre l assainissement de ses comptes et à réduire encore ses dépenses publiques de 13 milliards en 2013 et Pour autant, rien ne garantit qu un troisième plan d aide ne soit utile à moyen terme, plan que la «troïka» estime d ores et déjà à 50 milliards d, car il est peu probable qu elle La lettre d actualité européenne de mars Jeudi 5 avril

8 puisse trouver, sur les marchés, les financements utiles si ce n est à des taux à 10 ans qui frôlent les 39%! Pour l heure, cette restructuration réussie, le deuxième plan d aide décidé en février va pouvoir être activé. Sur les 130 milliards accordés, une première tranche de 35,5 milliards vient d être débloquée par les ministres des finances de la zone euro ; la Grèce a pu honorer le remboursement de 14, 4 milliards le 20 mars. Le FMI, satisfait également de cette restructuration devrait débloquer 28 milliards d pour compléter le prêt des Européens. Après ce plan d échange, la dette sera détenue à 75% par le secteur public contre 35% auparavant. Les principaux détenteurs sont la Banque centrale européenne, l Union européenne, le FMI et le FESF, ce dernier pesant 48,5% du total. Peut-on dire à présent que la Grèce est sauvée? Malheureusement non. Au regard des chiffres, l inquiétude demeure. En 2012, le taux de croissance devrait être à -2,8%, le déficit public à 5,4 au lieu de 3% et la dette publique à 120 % (sans l échange de titres elle serait à 162,8%). Autre fléau, le chômage dont le chiffre vient de passer la barre de 21%, soit 7 points de plus en un an, 54% des jeunes étant impactés. Le premier ministre, Lucas PAPADEMOS, insiste, à quelques semaines de son retrait : «Cette année et le début de l année prochaine ne seront pas faciles mais il faut poursuivre l effort pour que les sacrifices du peuple grec ne soient pas perdus». A la tête d une coalition entre la droite et les socialistes depuis le mois de novembre, M PAPADEMOS va prochainement prononcer la dissolution du Parlement, provoquant des élections anticipées pour début mai. Cela fait parti de l accord d union nationale intervenu après la démission de M PAPANDREOU. Ces élections sont une inconnue qui n est pas de nature à rassurer la communauté internationale. Qu en sera-t-il de la nouvelle majorité, pour peu qu il s en dégage une? Quelle sera l attitude du nouveau gouvernement vis-à-vis des engagements pris? Certes, la présence de la «troïka» limite les marges de manœuvres du nouvel exécutif. Mais, selon sa nature, pourra-t-elle imposer des mesures que le peuple grec, par son vote, peut rejeter? Alors qu adviendrat-il de la Grèce? Qu adviendra-t-il de l euro qui, immanquablement subira les effets d un nouveau défaut? Et quels effets cela aura sur les finances des pays qui se sont portés garants? Autant de questions qui ne sont peut-être pas justifiées, mais qu il faut avoir à l esprit, tant le danger est grand de voir, mais pas seulement en Grèce, l exaspération des peuples devant trop de sacrifices, porter au pouvoir des formations extrémistes, populistes et anti-européennes. C est pourquoi, je reste persuadé que la solution ne réside pas dans la rigueur à outrance. Appauvrir les gens ne règle rien si ce n est d engendrer des révolutions dont on ne sait qu elle peut en être l issue. Au regard de la situation grecque, je ne peux que renouveler mon propos au sujet de l Espagne. La solution aujourd hui est dans la mutualisation des dettes, dans leur étalement dans le temps, dans la mise en place d une vraie gouvernance européenne et dans la relance, non par la consommation, mais par la ré-industrialisation, la mise en œuvre de politiques communes qui permettent de réaliser des économies d échelle et l investissement dans la recherche, l éducation et l aide au développement, interne et externe. Plus que jamais, la crise nous montre combien l interdépendance au sein de l Union, mais aussi avec le reste du monde, nous oblige à sortir de nos égoïsmes nationaux et à faire preuve de courage et d initiative pour réussir ensemble. A défaut, soixante années de construction patiente de l Europe voleront en éclat avec le renouveau de conflits que le nationalisme entretenu par certains alimenteront. Hors l union, point de salut! La lettre d actualité européenne de mars Jeudi 5 avril

L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012

L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012 L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012 Pascale Micoleau-Marcel Déléguée Générale de l IEFP La finance pour tous Sommaire 1/ De quoi parle-t-on? 2/ Pourquoi

Plus en détail

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques NOTE SUR LES DESEQUILIBRES DES FINANCES PUBLIQUES 1. Les facteurs d aggravation de la dette La dette publique en France s est fortement

Plus en détail

La dette publique japonaise : quelles perspectives?

La dette publique japonaise : quelles perspectives? La dette publique japonaise : quelles perspectives? Le Japon est le pays le plus endetté du monde avec une dette publique représentant 213% de son PIB en 2012 (contre 176% pour la Grèce). Dans ces conditions,

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire Des fiches pour mieux comprendre l'actualité économique Guerre des changes A l heure actuelle, les Banques Centrales dessinent leurs stratégies de sortie de crise. Deux grands groupes émergent : La Banque

Plus en détail

Crise de la zone Euro :

Crise de la zone Euro : Crise de la zone Euro : Il est urgent de changer d Europe ; Il est urgent de desserrer l étau des marchés financiers Les économistes atterrés atterrés@gmail.com. Décembre 2010 www.atterres.org La zone

Plus en détail

Programme Hôpital Avenir 1,5 milliard euros Signature avec Mme M Touraine et MM P Moscovici et T Repentin, Ministres Villejuif le 1 er décembre 2013

Programme Hôpital Avenir 1,5 milliard euros Signature avec Mme M Touraine et MM P Moscovici et T Repentin, Ministres Villejuif le 1 er décembre 2013 Programme Hôpital Avenir 1,5 milliard euros Signature avec Mme M Touraine et MM P Moscovici et T Repentin, Ministres Villejuif le 1 er décembre 2013 *** Nous sommes réunis ici à Villejuif, à l hôpital

Plus en détail

Fiche d information. Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition

Fiche d information. Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition Fiche d information Action du G8 concernant le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition Un an après le début des événements historiques qui ont marqué l Afrique du Nord et le Moyen-

Plus en détail

Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE?

Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE? Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE? Depuis la crise financière et économique mondiale, l'ue pâtit de faibles niveaux d investissement. Des efforts collectifs et coordonnés

Plus en détail

Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement

Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement Gabriel Colletis Jean-Philippe Robé Robert Salais Athènes 2 Juin2015 Plan Quelques remarques

Plus en détail

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 MISSION «ECONOMIE» COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 MISSION «ECONOMIE» COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES 1 24 novembre 2011 PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2012 - MISSION «ECONOMIE» ET COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS PRETS ET AVANCES A DES PARTICULIERS OU A DES ORGANISMES PRIVES Examen en séance publique : lundi

Plus en détail

10 QUESTIONS AUTOUR DE LA CRISE DE LA DETTE DANS LA ZONE EURO

10 QUESTIONS AUTOUR DE LA CRISE DE LA DETTE DANS LA ZONE EURO 10 QUESTIONS AUTOUR DE LA CRISE DE LA DETTE DANS LA ZONE EURO 1) Qu est ce qu une dette souveraine? A) A l origine de la dette: les déficits publics B) Quelle dette prendre en compte: la dette brute ou

Plus en détail

Document de travail : LES FINANCES PUBLIQUES. Un point sur la situation française

Document de travail : LES FINANCES PUBLIQUES. Un point sur la situation française Document de travail : LES FINANCES PUBLIQUES Un point sur la situation française I. L état des finances publiques La situation actuelle Le PIB 2160 milliards d euros en 2012 (source : FMI). Taux de croissance

Plus en détail

La situation économique espagnole est très préoccupante et le

La situation économique espagnole est très préoccupante et le FICHE PAYS ESPAGNE : VERS UNE DÉCENNIE PERDUE? Danielle Schweisguth Département analyse et prévision La situation économique espagnole est très préoccupante et le spectre de la décennie perdue japonaise

Plus en détail

L évolution du G20 et de l économie mondiale - Perspective du ministère des Finances

L évolution du G20 et de l économie mondiale - Perspective du ministère des Finances L évolution du G20 et de l économie mondiale - Perspective du ministère des Finances Présentation à l Association des économistes québécois Par Jean-François Perrault Direction des finances et des échanges

Plus en détail

Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015

Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015 PEROU Ministère de l Economie et des Finances Réunion des ministres des Finances sur le climat, Lima 9 octobre 2015 Conclusions des co-présidents Alonso Arturo SEGURA VASI, Ministre de l Economie et des

Plus en détail

La crise des dettes souveraines*

La crise des dettes souveraines* La crise des dettes souveraines* ANTON BRENDER, FLORENCE PISANI & EMILE GAGNA (*) La découverte 1. Table des matières I Dette souveraine, dette privée II D une crise à l autre III Le piège japonais IV

Plus en détail

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en Relancer l investissement en France, un impératif pour la croissance. Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en 2015 surement inférieur à 1%. Ce n

Plus en détail

Structure et fonctionnement de la Zone euro

Structure et fonctionnement de la Zone euro Structure et fonctionnement de la Zone euro Dusan Sidjanski Introduction Les Etats membres de la Zone euro sont confrontés à un choix politique de grande portée : s engager dès que possible sur la voie

Plus en détail

MODIFICATION AU PLAN DE LA SOCIÉTÉ 2009-2013. Se rapprocher Faciliter Optimiser

MODIFICATION AU PLAN DE LA SOCIÉTÉ 2009-2013. Se rapprocher Faciliter Optimiser MODIFICATION AU PLAN DE LA SOCIÉTÉ 2009-2013 Se rapprocher Faciliter Optimiser Voici un résumé de la modification au Plan de la Société 2009-2013 approuvée par le Conseil d administration d EDC en mai

Plus en détail

L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE

L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE CARREFOUR EUROPE 6 NOVEMBRE 2013 Présenté par: Équipe internationale, Banque Nationale du Canada 1 Contexte Situation

Plus en détail

TABLEAU COMPARATIF. Texte adopté par l Assemblée nationale PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE

TABLEAU COMPARATIF. Texte adopté par l Assemblée nationale PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE 65 TABLEAU COMPARATIF Texte du projet de loi Texte adopté par l Assemblée nationale Propositions de la Commission PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE PREMIÈRE PARTIE CONDITIONS GÉNÉRALES DE L ÉQUILIBRE FINANCIER

Plus en détail

Vue d ensemble des programmes d'aide financière

Vue d ensemble des programmes d'aide financière Vue d ensemble des programmes d'aide financière (état au 31 août 2015) Vue d ensemble des aides financières européennes fournies par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), le Mécanisme européen

Plus en détail

Économie & Finances. chapitre 1

Économie & Finances. chapitre 1 chapitre 1 Économie & Finances L épreuve de «Connaissances générales» du test ARPEGE s appuie sur un grand nombre de questions économiques justifiant un suivi des faits qui auront marqué l actualité de

Plus en détail

LE BUDGET COMMUNAL NOTIONS DE BASE DEFINITION DU BUDGET COMMUNAL

LE BUDGET COMMUNAL NOTIONS DE BASE DEFINITION DU BUDGET COMMUNAL LE BUDGET COMMUNAL NOTIONS DE BASE DEFINITION DU BUDGET COMMUNAL 1. Le budget communal est l acte fondamental de la gestion municipale car il détermine chaque année l ensemble des actions qui seront entreprises.

Plus en détail

Sauvetage de la Grèce et zone euro Argumentaire

Sauvetage de la Grèce et zone euro Argumentaire Sauvetage de la Grèce et zone euro Argumentaire Cette note est la suite d une première note sur la crise de la Grèce. Une prochaine note sera consacrée au plan d aide à la Grèce et à ses conséquences (suppression

Plus en détail

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011 BACCALAUREAT EUROPEEN 2011 ECONOMIE DATE: 16 Juin 2011 DUREE DE L'EPREUVE : 3 heures (180 minutes) MATERIEL AUTORISE Calculatrice non programmable et non graphique REMARQUES PARTICULIERES Les candidats

Plus en détail

LA DÉRIVE DES DETTES PUBLIQUES. EN QUESTIONS

LA DÉRIVE DES DETTES PUBLIQUES. EN QUESTIONS LA DÉRIVE DES DETTES PUBLIQUES. EN QUESTIONS Académie d Orléans 20 novembre 2012 Jean-Paul POLLIN Université d Orléans 1 Observons tout d abord l évolution des taux d endettement public dans quelques pays

Plus en détail

LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS

LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS LA DETTE PUBLIQUE DU QUÉBEC ET LE FARDEAU FISCAL DES PARTICULIERS FÉVRIER 2002 DOSSIER 02-02 La dette publique du Québec et le fardeau fiscal des particuliers Le premier ministre du Québec se plaisait

Plus en détail

Fonds monétaire international

Fonds monétaire international Fonds monétaire international Le Fonds monétaire international (FMI) a été créé en juillet 1944 lors d une conférence internationale organisée à Bretton Woods dans l Etat du New Hampshire aux Etats-Unis.

Plus en détail

Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir?

Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir? Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir? Dominique Plihon Université Paris Nord Conseil Scientifique d Attac Membre des Economistes Atterrés 29 août 2015 Plan de la présentation 1/

Plus en détail

TABLEAU COMPARATIF - 53 - Proposition de résolution de la commission

TABLEAU COMPARATIF - 53 - Proposition de résolution de la commission - 53 - TABLEAU COMPARATIF Le Sénat, Vu l article 88-4 de la Constitution ; Le Sénat, Vu l article 88-4 de la Constitution, Vu la proposition de règlement du Conseil confiant à la Banque centrale européenne

Plus en détail

Dettes. emprunts. intérêts

Dettes. emprunts. intérêts Dettes emprunts intérêts 1 A qui emprunte les Etats pour financer leur dette? 2 possibilités : La monétisation directe, une situation où la Banque Centrale achète et met sur son bilan des quantités importantes

Plus en détail

Intervention Intersyndicale du 11 octobre 2011. Journée nationale d action interprofessionnelle «Pour une autre répartition des richesses»

Intervention Intersyndicale du 11 octobre 2011. Journée nationale d action interprofessionnelle «Pour une autre répartition des richesses» Intervention Intersyndicale du 11 octobre 2011. Journée nationale d action interprofessionnelle «Pour une autre répartition des richesses» Nous sommes aujourd hui, plus de 500 manifestants dans les rues

Plus en détail

Le compte administratif 2012 de la Région Alsace. Avis

Le compte administratif 2012 de la Région Alsace. Avis Le compte administratif 2012 de la Région Alsace Avis 24 juin 2013 Avis Le compte administratif 2012 de la Région Alsace Avis du 24 juin 2013 Vu la Loi n 82-213 du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés

Plus en détail

Grèce : Rappel des faits

Grèce : Rappel des faits Grèce : Rappel des faits Entrée de la Grèce dans la Zone Euro en 2001 En 2010, la tragédie économique débute : divulgation de manipulations comptables à grande échelle l organisation défaillante de l Etat

Plus en détail

Tendance de long terme. Joachim GANACHAUD - Lycée Pasteur - Le Blanc

Tendance de long terme. Joachim GANACHAUD - Lycée Pasteur - Le Blanc Tendance de long terme PIB Crise PIB Crise Reprise Reprise Temps Temps Croissance potentielle (dépend de facteurs d offres) Variations conjoncturelles de la croissance (dépendent de la demande) Tensions

Plus en détail

La situation économique

La situation économique La situation économique Assemblée Générale U.N.M.I Le 2 octobre 2013 J-F BOUILLON Directeur Associé La situation économique en 2013 3 AG UNMI 2 Octobre 2013 La croissance Les chiffres des principaux pays

Plus en détail

SÉNAT PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE

SÉNAT PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE N 22 SÉNAT SESSION ORDINAIRE DE 2008-2009 Annexe au procès-verbal de la séance du 15 octobre 2008 PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE pour le financement de l économie, ADOPTÉ PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE,

Plus en détail

Forum annuel du Club de Paris. Intervention de Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics. Bercy. Jeudi 20 novembre 2015

Forum annuel du Club de Paris. Intervention de Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics. Bercy. Jeudi 20 novembre 2015 MICHEL SAPIN MINISTRE DES FINANCES ET DES COMPTES PUBLICS Forum annuel du Club de Paris Intervention de Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics Bercy Jeudi 20 novembre 2015 Contact presse

Plus en détail

PARAMETRE DE MARCHE. Rapport au 30 mars 2012. Paramètres de marché au 30 mars 2012. 1 Marchés Actions

PARAMETRE DE MARCHE. Rapport au 30 mars 2012. Paramètres de marché au 30 mars 2012. 1 Marchés Actions PARAMETRE DE MARCHE Rapport au 30 mars 2012 Paramètres de marché au 30 mars 2012 Le premier trimestre de l année 2012 a été marqué par l apaisement des tensions sur les dettes souveraines et une nette

Plus en détail

MEDEF Actu-Eco. Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE

MEDEF Actu-Eco. Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE MEDEF Actu-Eco Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE FRANCE ZONE EURO 1. Crédits nouveaux au secteur privé en septembre 2012 : tassement pour les entreprises, contraction pour les ménages 2. Déficit

Plus en détail

CADRE FINANCIER 2014

CADRE FINANCIER 2014 CADRE FINANCIER 2014 Ce cadre financier présente les mesures budgétaires qui permettront de mettre en œuvre la vision économique et sociale de Québec solidaire lors du prochain mandat. Le résultat était

Plus en détail

Session d'été des Chambres fédérales : 2e semaine

Session d'été des Chambres fédérales : 2e semaine Session d'été des Chambres fédérales : 2e semaine Différend sur les réserves d or et les bénéfices de la Banque nationale 14 juin 2004 Numéro 24/1 Session d'été des Chambres fédérales : 2e semaine Raccourcie

Plus en détail

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015 Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015 Mémoire de l'alliance canadienne des associations étudiantes Résumé Depuis 2008, le gouvernement du Canada

Plus en détail

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur,

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur, Version de : juillet 2013 Le point sur... Informations fournies par le ministère fédéral des Finances Les mécanismes européens de stabilité Sur la voie de l Union de la stabilité 1 2 3 4 ème volet Editorial

Plus en détail

LE BILAN REDISTRIBUTIF DU SARKOZYSME

LE BILAN REDISTRIBUTIF DU SARKOZYSME LE BILAN REDISTRIBUTIF DU SARKOZYSME Par le Pôle Economie de Terra Nova Le 6 mars 2012 Le quinquennat a opéré des redistributions budgétaires importantes de la puissance publique (Etat et sécurité sociale)

Plus en détail

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*)

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*) POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE par Patrick ARTUS (*) Incertitudes sur la croissance future, cependant plus de crise aussi violente qu en 2009 On ne peut pas dire aujourd hui que

Plus en détail

DISSERTATION. SUJET Quels sont les effets d une politique de relance face à un choc de demande négatif?

DISSERTATION. SUJET Quels sont les effets d une politique de relance face à un choc de demande négatif? DISSERTATION Il est demandé au candidat : - de répondre à la question posée par le sujet ; - de construire une argumentation à partir d'une problématique qu'il devra élaborer ; - de mobiliser des connaissances

Plus en détail

Conférence Belgique-Allemagne Palais d Egmont, Bruxelles, le 17 avril 2012. Introduction par Monsieur Didier Reynders, Vice-premier Ministre et

Conférence Belgique-Allemagne Palais d Egmont, Bruxelles, le 17 avril 2012. Introduction par Monsieur Didier Reynders, Vice-premier Ministre et Conférence Belgique-Allemagne Palais d Egmont, Bruxelles, le 17 avril 2012 Introduction par Monsieur Didier Reynders, Vice-premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Je voudrais tout d abord

Plus en détail

Généralités. La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu

Généralités. La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu Généralités La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu l environnement dans lequel opèrent les pays en développement plus difficile et incertain. Depuis quelques mois, la

Plus en détail

comme l atteste la nouvelle progression du taux de croissance annuel de l agrégat étroit M1 qui s est établi à 4,5 % en juillet, après 3,5 % en juin.

comme l atteste la nouvelle progression du taux de croissance annuel de l agrégat étroit M1 qui s est établi à 4,5 % en juillet, après 3,5 % en juin. Paris, le 6 septembre 2012 BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE CONFÉRENCE DE PRESSE 6 SEPTEMBRE 2012 DÉCLARATION INTRODUCTIVE Mesdames et messieurs, le vice-président et moi-même sommes très heureux de vous accueillir

Plus en détail

MISE EN PLACE DU PLAN RÉGIONAL D INTERNATIONALISATION DES ENTREPRISES POUR LA BRETAGNE

MISE EN PLACE DU PLAN RÉGIONAL D INTERNATIONALISATION DES ENTREPRISES POUR LA BRETAGNE Direction de l Economie Service des Projets d Entreprises Conseil régional Juin 2013 MISE EN PLACE DU PLAN RÉGIONAL D INTERNATIONALISATION DES ENTREPRISES POUR LA BRETAGNE Le développement à l'international

Plus en détail

L austérité budgétaire: définition, calcul et conséquences.

L austérité budgétaire: définition, calcul et conséquences. L austérité budgétaire: définition, calcul et conséquences. Pour mener un char quelque part, on a trois décisions à prendre: 1. La destination.. 2. La route qu on va suivre.. 3. La vitesse à laquelle on

Plus en détail

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Bulletin du FMI BILAN DE SANTÉ ÉCONOMIQUE France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Kevin C. Cheng et Erik de Vrijer Département Europe du FMI 27 juillet 2011 Vendanges dans le

Plus en détail

PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE

PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE Par Thomas Chalumeau, coordonnateur du pôle «Economie et finances» de Nova, Le 13 janvier 2012 Ironie de l histoire, c est un vendredi 13 que la France perd sa

Plus en détail

FINANCES PUBLIQUES CONGOLAISES www.droitcongolais.info

FINANCES PUBLIQUES CONGOLAISES www.droitcongolais.info Ce domaine concerne les règles les finances (l argent) de l Etat. Ce n est pas un domaine facile à comprendre mais il est indispensable de faire un effort pour en saisir l essentiel même de façon sommaire.

Plus en détail

Occasions d affaires en Fédération de Russie

Occasions d affaires en Fédération de Russie Occasions d affaires en Fédération de Russie Justine Hendricks Vice-présidente, Groupe des ressources Énoncé des occasions d affaires La Russie est un marché exigeant qui offre des occasions d affaires

Plus en détail

France, Europe et monde Les tendances économiques de l agriculture Lucien Bourgeois *

France, Europe et monde Les tendances économiques de l agriculture Lucien Bourgeois * France, Europe et monde Les tendances économiques de l agriculture Lucien Bourgeois * Dans 50 ans, le secteur agricole restera stratégique même dans nos pays développés et il faudra toujours autant de

Plus en détail

Sortie du creux conjoncturel avec un PIB potentiel plus faible qu attendu :

Sortie du creux conjoncturel avec un PIB potentiel plus faible qu attendu : Sortie du creux conjoncturel avec un PIB potentiel plus faible qu attendu : un contexte difficile pour faire face au choc du vieillissement de la population 39 e Congrès de l ASDEQ Ottawa 15 mai 2014 François

Plus en détail

Financement des PME Outils de la période de crise. Atelier des pôles de compétitivité 28 mai 2009

Financement des PME Outils de la période de crise. Atelier des pôles de compétitivité 28 mai 2009 Financement des PME Outils de la période de crise Atelier des pôles de compétitivité 28 mai 2009 Un besoin de financement face à une crise financière Plan de financement de l économie 320 Mds : plafond

Plus en détail

ASIE (exceptés Chine et Inde)

ASIE (exceptés Chine et Inde) ASIE (exceptés Chine et Inde) Vous produisez peu de gaz à effet de serre (vous polluez peu) mais vous êtes parmi les premières victimes des effets négatifs (sécheresses, inondations, etc.) du changement

Plus en détail

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL En dépit d un léger ralentissement de l activité en rapport principalement avec le renchérissement du pétrole et la survenue de catastrophes naturelles, la croissance

Plus en détail

présentation sur la zone euro

présentation sur la zone euro présentation sur la zone euro 20 juillet 2012 Jean-Pierre LANDAU Nature d une crise un choc initial faible ( dette publique grecque : 1,5% du PNB de la zone ) des mécanismes amplificateurs plus ou moins

Plus en détail

WS32 Institutions du secteur financier

WS32 Institutions du secteur financier WS32 Institutions du secteur financier Session 1 La vision chinoise Modernisation du système financier chinois : fusion de différentes activités bancaires et financières, accès des ménages au marché des

Plus en détail

PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS ET AVANCES À DES PARTICULIERS OU À DES ORGANISMES PRIVÉS

PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS ET AVANCES À DES PARTICULIERS OU À DES ORGANISMES PRIVÉS PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS ET AVANCES À DES PARTICULIERS OU À DES ORGANISMES PRIVÉS Version du 07/10/ à 08:46:40 PROGRAMME 862 : PRÊTS POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Plus en détail

A propos des conclusions de l Informateur Didier Reynders, à Sa Majesté le Roi Albert II

A propos des conclusions de l Informateur Didier Reynders, à Sa Majesté le Roi Albert II A propos des conclusions de l Informateur Didier Reynders, à Sa Majesté le Roi Albert II Bruxelles, le 1 er mars 2011 A propos des conclusions définitives de la mission d information de Didier REYNDERS

Plus en détail

ANNEXE 4 RAPPORT DU SECRETAIRE EXECUTIF SUR LA REUNION DU COMITE PERMANENT SUR L'ADMINISTRATION ET LES FINANCES (SCAF)

ANNEXE 4 RAPPORT DU SECRETAIRE EXECUTIF SUR LA REUNION DU COMITE PERMANENT SUR L'ADMINISTRATION ET LES FINANCES (SCAF) ANNEXE 4 RAPPORT DU SECRETAIRE EXECUTIF SUR LA REUNION DU COMITE PERMANENT SUR L'ADMINISTRATION ET LES FINANCES (SCAF) RAPPORT DU SECRETAIRE EXECUTIF DE LA REUNION DU COMITE PERMANENT SUR L ADMINISTRATION

Plus en détail

Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique?

Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique? Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique? La détermination d un niveau optimal de dette publique est un sujet complexe, autant lié aux exigences temporelles (soutenabilité de

Plus en détail

«seul le prononcé fait foi»

«seul le prononcé fait foi» «seul le prononcé fait foi» Discours à l occasion de la réunion du Pacte de Responsabilité et de Solidarité Lundi 26 mai 2014 Lesparre-Médoc Mesdames et Messieurs les Parlementaires Mesdames et Messieurs

Plus en détail

INTRODUCTION. L Alliance Européenne pour la Liberté défendra les changements fondamentaux suivants:

INTRODUCTION. L Alliance Européenne pour la Liberté défendra les changements fondamentaux suivants: INTRODUCTION Les futures élections européennes se tiendront du au 5 mai 014 dans l ensemble des 8 États membres. Cette charte, non contraignante, présente les positions politiques communes que les membres

Plus en détail

LA PROTECTION SOCIALE, LES SERVICES PUBLICS ET LE ROLE DE L ETAT

LA PROTECTION SOCIALE, LES SERVICES PUBLICS ET LE ROLE DE L ETAT LA PROTECTION SOCIALE, LES SERVICES PUBLICS ET LE ROLE DE L ETAT Matthew Martin Directeur, Development Finance International Le Role de la Banque Mondiale et du FMI dans les pays arabes en transition Tunis,

Plus en détail

3 ) Les limites de la création monétaire

3 ) Les limites de la création monétaire 3 ) Les limites de la création monétaire Si un banquier n a besoin que de son stylo pour créer de la monnaie, on peut se demander ce qui empêche une création infinie de monnaie. En fait, la création monétaire

Plus en détail

Partie 2 : Qui crée la monnaie?

Partie 2 : Qui crée la monnaie? Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n

Plus en détail

«Questions d Europe»

«Questions d Europe» Compte rendu de la conférence d Alain Juppé du 28.03 à Sciences Po. «Questions d Europe» Introduction : Le budget pluriannuel européen est en baisse par la cause de compromis nationalistes. Le Parlement

Plus en détail

OPÉRATION SAUVEGARDE DE LA PLANÈTE L ESSENTIEL EN

OPÉRATION SAUVEGARDE DE LA PLANÈTE L ESSENTIEL EN OPÉRATION SAUVEGARDE DE LA PLANÈTE 10 L ESSENTIEL EN POINTS 1 LA FRANCE, 5E CONTRIBUTEUR AU FEM La France est le 5 e contributeur financier et co-initiateur du Fonds pour l Environnement Mondial (FEM),

Plus en détail

La zone euro va droit dans le mur

La zone euro va droit dans le mur La zone euro va droit dans le mur Charles Wyplosz Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement Plan La genèse de la crise Le péché originel La confusion s installe Intermède: tout faux?

Plus en détail

NOTE DE CONJONCTURE. des entreprises de Rhône-Alpes. Suivez l activité UNE ACTIVITE ECONOMIQUE EN LEGERE BAISSE. N 12 - Edition Lyon Rhône Mai 2015

NOTE DE CONJONCTURE. des entreprises de Rhône-Alpes. Suivez l activité UNE ACTIVITE ECONOMIQUE EN LEGERE BAISSE. N 12 - Edition Lyon Rhône Mai 2015 Suivez l activité des entreprises de Rhône-Alpes NOTE DE CONJONCTURE N 12 - Edition Lyon Rhône Mai UNE ACTIVITE ECONOMIQUE EN LEGERE BAISSE L activité économique des entreprises artisanales du Rhône rencontrent

Plus en détail

Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? 3 juin 2014 KBC Groupe

Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? 3 juin 2014 KBC Groupe Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? juin KBC Groupe CONJONCTURE : situation internationale Retour de la confiance dans les pays développés, hésitations en Chine Indice de confiance de l industrie

Plus en détail

De la crise au Pacte budgétaire

De la crise au Pacte budgétaire De la crise au Pacte budgétaire Jean-Marie Harribey 2012 http://harribey.u-bordeaux4.fr http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey 1. La crise n est pas celle qu on dit Source : Trésor-éco, n 26,

Plus en détail

Les difficultés de la zone euro : bilan 2012 et perspec8ves. Jean François Goux. www.monnaie- finance.com

Les difficultés de la zone euro : bilan 2012 et perspec8ves. Jean François Goux. www.monnaie- finance.com Les difficultés de la zone euro : bilan 2012 et perspec8ves Jean François Goux www.monnaie- finance.com I Quelques repères pour situer la crise en Europe : les symptômes Les faits : Novembre 2009 mai

Plus en détail

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER Chapitre 25 Mankiw 08/02/2015 B. Poirine 1 I. Le système financier A. Les marchés financiers B. Les intermédiaires financiers 08/02/2015 B. Poirine 2 Le système

Plus en détail

EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola

EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola Crise économique mondiale et impacts réels sur les entreprises manufacturières québécoises et canadiennes EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola Agenda I Crises et conséquences

Plus en détail

Les Jeudis du Patrimoine 10 Mai 2012

Les Jeudis du Patrimoine 10 Mai 2012 Les Jeudis du Patrimoine 10 Mai 2012 Comment orienter votre patrimoine dans le nouvel environnement économique et fiscal? Nous débuterons la conférence à 19H L épargne se construit progressivement et de

Plus en détail

I. Les enjeux de la lutte contre les paradis fiscaux, la fraude et l évasion fiscale : un «vieux» débat

I. Les enjeux de la lutte contre les paradis fiscaux, la fraude et l évasion fiscale : un «vieux» débat 1 11 avril 2013 LES REVELATIONS D «OFFSHORE LEAKS» : UNE OPPORTUNITE DE FAIRE AVANCER LA LUTTE CONTRE LES PARADIS FISCAUX? I. Les enjeux de la lutte contre les paradis fiscaux, la fraude et l évasion fiscale:

Plus en détail

PERSPECTIVES DE CROISSANCE DU TOURISME CONTEXTE

PERSPECTIVES DE CROISSANCE DU TOURISME CONTEXTE PERSPECTIVES DE CONTEXTE Le tourisme est un vaste secteur à croissance rapide qui a de profondes répercussions sur l économie nationale. Toutefois, le Canada ne tire pas le meilleur parti des perspectives

Plus en détail

La crise, la dette et l austérité

La crise, la dette et l austérité La crise, la dette et l austérité Jean-Marie Harribey 2012 http://harribey.u-bordeaux4.fr http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey 1. Le contexte : crise du capitalisme Le taux de profit 1960-2008

Plus en détail

Consultation pré-budgétaire. Préparé à l attention du ministre des Finances

Consultation pré-budgétaire. Préparé à l attention du ministre des Finances Consultation pré-budgétaire Préparé à l attention du ministre des Finances Saint-Antoine, Nouveau-Brunswick Octobre 2009 Les priorités du CÉNB : - le Plan d action pour l autosuffisance du nord du Nouveau-Brunswick;

Plus en détail

Retour au Plein Emploi?

Retour au Plein Emploi? Retour au Plein Emploi? Fiche 45 JAMES E. MEADE Dans ce petit livre (Economica, 1995, 88 p.) préfacé par Robert M.Solow (prix Nobel), James E. Meade (prix Nobel) propose des solutions macro-économiques

Plus en détail

Benbada affirme la priorité du produit national et la poursuite des efforts d ouverture sur le commerce mondial

Benbada affirme la priorité du produit national et la poursuite des efforts d ouverture sur le commerce mondial Entretien accordé par Monsieur Le Ministre du Commerce à l APS ( 31/01/2014) Points abordés : Protection du produit national, Crédit à la consommation, L accord commercial préférentiel "Algérie-Tunisie,

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Création des commissions d assistance aux entreprises en Poitou-Charentes

DOSSIER DE PRESSE. Création des commissions d assistance aux entreprises en Poitou-Charentes wwww.poitou-charentes.gouv.fr DOSSIER DE PRESSE Création des commissions d assistance aux entreprises en Poitou-Charentes Lundi 19 décembre 2011 Le marché de l emploi en Poitou-Charentes touché par la

Plus en détail

Construire la résilience écologique : les collectivités locales en première ligne?

Construire la résilience écologique : les collectivités locales en première ligne? Construire la résilience écologique : les collectivités locales en première ligne? Les récentes inondations au Pakistan illustrent les effets dévastateurs que les événements naturels peuvent avoir sur

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Situation en France :

[ les éco_fiches ] Situation en France : Des fiches pour mieux comprendre l'actualité éco- nomique et les enjeux pour les PME Sortie de crise? Depuis le 2ème trimestre la France est «techniquement» sortie de crise. Cependant, celle-ci a été d

Plus en détail

LA BALANCE DES PAIEMENTS ET SON

LA BALANCE DES PAIEMENTS ET SON COMMENT S OPÈRE LE FINANCEMENT de L ÉCONOMIE MONDIALE? LA BALANCE DES PAIEMENTS ET SON INTERPRÉTATION ÉCONOMIQUE A. QU EST-CE QU UNE BALANCE DES PAIEMENTS B. LA BALANCE DES TRANSACTIONS COURANTES C. LA

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

2 ème session : Stratégie des acteurs : adaptations ou profondes mutations?

2 ème session : Stratégie des acteurs : adaptations ou profondes mutations? 2 ème session : Stratégie des acteurs : adaptations ou profondes mutations? 2.1 - Mutations dans l économie mondiale Michel FOUQUIN (CEPII) «La crise économique qui touche la France et l ensemble du monde

Plus en détail

Bulletin du FMI. Le FMI engage la zone euro à prendre des mesures fermes face à la crise

Bulletin du FMI. Le FMI engage la zone euro à prendre des mesures fermes face à la crise Bulletin du FMI BILAN DE SANTÉ ÉCONOMIQUE Le FMI engage la zone euro à prendre des mesures fermes face à la crise Bulletin du FMI en ligne 18 juillet 2012 La crise dans la zone euro a atteint un stade

Plus en détail

Enfin, l investissement public en matière de recherche et développement dans le domaine des TIC devrait passer de 5,5 à 11 milliards d Euros.

Enfin, l investissement public en matière de recherche et développement dans le domaine des TIC devrait passer de 5,5 à 11 milliards d Euros. Interf@ce Europe pour les PME En direct de Bruxelles "Une nouvelle stratégie pour le marché unique": les propositions de Mario Monti Mario Monti, ancien Commissaire européen au marché intérieur et à la

Plus en détail

L'INVITE DE L'ECONOMIE Le 12/12/2014 20 :18 :27 Invitée : Marie-Anne BARBAT-LAYANI, directrice générale de la FEDERATION BANCAIRE FRANÇAISE

L'INVITE DE L'ECONOMIE Le 12/12/2014 20 :18 :27 Invitée : Marie-Anne BARBAT-LAYANI, directrice générale de la FEDERATION BANCAIRE FRANÇAISE 1/5 Marie-Anne Barbat-Layani : «C est le bon moment pour investir, pour aller voir sa banque avec un projet». Retrouvez l interview de Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la FBF, qui était

Plus en détail

RAPPORT DE L ATELIER

RAPPORT DE L ATELIER République de Côte d Ivoire Union Discipline - Travail ---------------- AGENCE NATIONALE DE L ENVIRONNEMENT AUTORITE NATIONALE DU MDP CÔTE D IVOIRE En partenariat avec : UNEP RISOE CENTER UNION EUROPEENNE

Plus en détail

«LES MERCREDI DE L ENA» Termes de référence DANS LES PAYS DE L UEMOA»

«LES MERCREDI DE L ENA» Termes de référence DANS LES PAYS DE L UEMOA» REPUBLIQUE DU SENEGAL =-=-=-= PRIMATURE =-=-=-= ECOLE NATIONALE D ADMINISTRATION =-=-=-= «LES MERCREDI DE L ENA» Edition spéciale Termes de référence THEME : «REFORMES DES FINANCES PUBLIQUES DANS LES PAYS

Plus en détail