INTEGRATION ECONOMIQUE DES PAYS D AFRIQUE DE L OUEST. 29 mai 2008

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "INTEGRATION ECONOMIQUE DES PAYS D AFRIQUE DE L OUEST. 29 mai 2008"

Transcription

1 INTEGRATION ECONOMIQUE DES PAYS D AFRIQUE DE L OUEST 29 mai 2008

2 Contrat 2007/ Pays bénéficiaire : Afrique de l Ouest Elaboré par Tiphaine Leurent Présenté par Les opinions exprimées dans ce rapport n engagent que les auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de la Commission Européenne.

3 P R E F A C E L Afrique de l Ouest est en pleine reprise économique, qui met fin à une longue phase de déclin de sa part dans l économie et les échanges mondiaux. Les marchés nationaux se décloisonnent et s ouvrent à la concurrence à la faveur des progrès dans le maillage des économies, de l harmonisation du cadre des affaires et des privatisations. Beaucoup d entreprises doivent encore atteindre la taille critique pour réaliser des rendements d échelle, exploiter les avantages comparatifs et permettre une meilleure spécialisation industrielle. L intégration financière est en bonne voie, tandis que la coordination des politiques économiques à travers une batterie d indicateurs de convergence ouvre la voie à une monnaie unique à l ensemble de la région. Néanmoins, de nombreux obstacles à la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux sont encore à surmonter pour déboucher sur un marché commun. Les milieux d affaires doivent se fédérer pour faire avancer, pas à pas, le dossier de l intégration régionale auprès des organisations régionales et des Etats. Par ailleurs, ces développements ouvrent des perspectives et suscitent de nombreuses opportunités d affaires. Le rapport recommande la mise en place d un observatoire d intégration des affaires pour le suivi d une part des réformes et de leur mise en œuvre, et d autre part de la concrétisation d opportunités d affaires identifiées à l occasion de leurs rencontres périodiques. Cet observatoire permettra aux investisseurs régionaux et internationaux d avoir aussi une meilleure visibilité sur l environnement des affaires dans la sous-région. Page 1

4 Sommaire 1 DIAGNOSTIC STRATEGIE POTENTIEL ECONOMIQUE ET COMMERCIALE DE L AFRIQUE DE L OUEST Tendances et caractéristiques des économies Du côté de l offre Du côté de la demande : les marchés Le marché régional de biens et services Le secteur financier régional Marchés extérieurs Interconnectivité POLITIQUES ET INSTITUTIONS Avancées vers l intégration Politiques commerciales Environnement des affaires et concurrence SYNTHESE DU DIAGNOSTIC : ANALYSE AFOR... 37

5 R É S U M É E X É C U T I F 1 DIAGNOSTIC Le potentiel économique de l Ouest est grand. Du côté de l offre : d abondantes ressources naturelles, notamment minières, sous-exploitées ; en outre, une urbanisation rapide, une «densité économique» (richesses créées au km2) accrue, l une des plus fortes de l Afrique dans le golfe de Guinée qui concentre actuellement l essentiel de l activité économique, ainsi qu une «mise en réseau» des économies par les infrastructures et les institutions, tendent à en faire un espace économique unifié. Plusieurs économies, en phase de reprise post-conflit, participent au mouvement et dynamisme d ensemble. Du côté de la demande les perspectives sont bonnes tant sur le marché intérieur qu à l exportation. L Afrique de l Ouest constitue un marché de 300 millions d habitants, dont le niveau de vie croît de nouveau, après un long déclin. C est même l un des marchés du monde en plus forte croissance et tourné vers les innovations, du fait : de la croissance démographique; de la jeunesse des consommateurs ; de l urbanisation, de l amélioration des termes de l échange et croissance induite des revenus monétaires. Les opportunités à l exportation dopées par l accès au marché européen et l orientation favorable des cours des matières premières, qui se sont déjà concrétisées par un triplement de la valeur des exportations depuis Certains secteurs bénéficient déjà de la dynamique régionale, soit au titre des grands projets, soit à la faveur de la modernisation et de l harmonisation du cadre des affaires, soit grâce à leur nouveauté et leurs caractéristiques propres qui les dégagent des entraves habituelles (infrastructures, télécommunications, haute technologie, secteur bancaire et financier). La régionalisation du secteur bancaire, notamment à travers les banques nigérianes, ainsi que celle du marché des capitaux, permettra aux entreprises, PME comprises, de financer leurs activités et implantations dans la région. Les investissements suivent, ou vont se concrétiser: en proportion du PIB, ils devraient grimper de 5 points de 2005 à l horizon 2009 d après les projections de la Banque Mondiale. Le boum concerne les investissements privés, mais aussi les investissements publics, pour rattraper le retard handicapant en matière d équipements et d infrastructures. Le recours aux partenariats publics-privés, qui se généralise, et qui peut aussi toucher PME ou collectivités locales, permettra de démultiplier encore les montants engagés, en prolongeant les capacités financières des Etats, et de pousser l engagement des entreprises plus avant. Page 1

6 La région est en voie d intégration. Les plus grandes avancées ont été opérées au sein de l Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), qui regroupe 8 pays au sein d une union monétaire et douanière, et qui les dote d institutions, d un cadre des affaires et d un programme économique communs. Grâce à ces avancées, les échanges intra-uemoa en pourcentage du commerce extérieur total des ces 8 pays, quoique faibles (14%), n en figurent pas moins parmi les plus élevés des communautés économiques africaines. Au niveau de la Communauté Economique des Etats de l Afrique de l Ouest (CEDEAO), qui regroupent tous les pays de l Afrique de l Ouest couverts par la présente étude à l exception de la Mauritanie, les avancées sont beaucoup plus lentes, mais les modalités envisagées sont semblables même si le calendrier diffère, et la feuille de route est désormais élaborée par les deux institutions en étroite concertation, tant au niveau politique (sommets conjoints) qu au niveau technique (secrétariat commun). Sur le plan commercial, on observe un rattrapage des échanges, au sein de l Afrique de l Ouest, en provenance ou à destination des pays hors UEMOA, qui reflète la proximité comme le poids économique grandissant des «poids lourds» que sont le Nigéria, le Ghana et la Côte d ivoire. Pourtant, les entraves aux affaires et aux échanges demeurent particulièrement handicapantes : on est bien loin du «laissez faire, laissez passer». Une majorité des pays sont en queue du classement international «Doing Business» de la Banque Mondiale, y compris la Côte d Ivoire. Le Ghana et le Nigéria, moins handicapés, n en figurent pas moins dans la seconde moitié du classement. L analyse économétrique réalisée dans le cadre de la présente étude confirme que les entraves et le coût des échanges transfrontaliers diminuent de façon très significative le commerce intra-zone. Aux obstacles juridiques et physiques s ajoutent les «pratiques anormales», c est-à-dire le racket sur les transporteurs et les passagers opérés par les forces de sécurité et les agents de l Etat non seulement aux frontières mais tout au long des routes: sur les grands axes, la densité des «points de contrôles», de 5 à 7 aux 100 kms, est exceptionnelle. Le problème est si aigu qu un «observatoire des pratiques anormales» a été créé par l UEMOA, qu une étude a été récemment réalisée sur ces points de contrôle en Côte d Ivoire. Une énorme «énergie économique» serait libérée en l absence de ces entraves, dont les conséquences en termes de compétitivité, de spécialisation et de diversification des économies sont désastreuses. La compétitivité est obérée par les coûts indirects, «en dehors de l atelier» occasionnés par un mauvais environnement des affaires. Ce sont ceux, notamment, des infrastructures et des services publics: énergie ; transports ; télécom ; eau ; sécurité ; formalités administratives ; impôts. Les entraves aux échanges empêchent une régionalisation des chaînes de valeur, c est-à-dire la possibilité Page 2

7 pour les entreprises d avoir clients et fournisseurs dans d autres pays de la sous-région. Partant, elles empêchent de réaliser les gains en termes d efficacité économique qui découlent : d une spécialisation intrarégionale pour exploiter les avantages comparatifs; de l obtention, par les entreprises, de la taille critique permettant les économies d échelle et l innovation. En fin de course, c est la dynamique d industrialisation et de diversification des économies qui est bloquée : la région est incapable d élargir sa base économique et le degré de transformations de ses produits. La part de l industrie dans le PIB a même diminué, l essentiel des activités restant concentré dans les industries extractives, la production d électricité, de gaz et d eau, tandis que les filières agricoles, à quelques exceptions près (oléagineux) se limitent à la première transformation. La structure du commerce extérieur reflète celle de l appareil productif : la part des cinq principaux produits dans les exportations de la zone est passée de 77% en 1995 à 86% en Les produits manufacturés constituent la majorité des importations, les produits de base l essentiel des exportations. Page 3

8 2 STRATEGIE Les défis économiques principaux de la région en relation avec l intégration régionale sont au nombre de deux : la compétitivité des économies et leur spécialisation, avec à la clef une meilleure insertion dans les échanges mondiaux et une reprise du processus interrompu d industrialisation. Les consultants recommandent l approche suivante : Réduire les coûts indirects des entreprises Permettre aux opérateurs économiques de remonter la chaîne de la valeur par la captation dans la région de plus de valeur ajoutée et par une exploitation plus intensive des avantages comparatifs des divers pays Utiliser de façon systématique la taille et les potentiels de la région toute entière, tant comme marché que comme gisement de ressources matérielles et humaines COMPETITIVITE. Il faut agir sur l environnement des entreprises, pour réduire leurs handicaps dans la compétition mondiale. C est le plus fort levier sur la chaine de la valeur. Certains pays ont fait des avancées significatives dans les réformes en , notamment dans les domaines où les retards accusés étaient les plus importants : plusieurs pays d Afrique de l Ouest figurent même parmi les plus réformateurs au sud du Sahara. Cependant, des progrès considérables restent à accomplir pour inscrire le libéralisme économique dans les faits et faciliter l entreprenariat. Ils portent sur l environnement juridique des affaires, mais aussi sur la gouvernance publique, c est-à-dire la capacité des autorités à appliquer leurs décisions et contrôler leurs agents. De leur côté, les milieux d affaires doivent se structurer pour faire passer leurs messages, aux niveaux tant régional que national. Au niveau régional, à la faveur de la réorganisation envisagée du NEPAD, partenariat et dialogue doivent être approfondis. (i) la notion clef du NEPAD, le partenariat, inscrite dans sa dénomination, qui s entend jusqu à présent s entend comme un partenariat entre dirigeants africains et communauté internationale, doit être étendue dans la sphère économique : Page 4

9 - au dialogue secteur public-secteur privé, et sa concrétisation dans deux domaines: (i) l amélioration de l environnement des affaires; (ii) l association du privé aux investissements publics, à la réhabilitation des infrastructures et à la gestion de certains biens publics - Aux investissements et courants d affaires entre l Afrique et les autres régions du monde, le NEPAD nouvelle formule jouant dans ce domaine un rôle de coordination des communautés économiques africaines (ii) Le dialogue public privé nécessite de garder le réseau du NEPAD Business Group à l extérieur de l UA, pour lui conserver son statut d émanation des milieux d affaires comme son rôle de «policy advocacy» auprès des autorités. Le relais auprès de l UA sera assuré par (i) la conférence des ministres africains de l intégration, que les milieux d affaires prépareront en ce qui les concernent par les conférences internationales des affaires (CINTA) qui s intégreront dans le cycle des consultations; (ii) et bien sûr l ECOSOC. Un appui technique au réseau des NEPAD BG sera assuré par un (des) observatoire(s) régional(ux) de l intégration au niveau des communautés économiques régionales. Au niveau régional, La pleine exploitation des synergies régionales suppose de s attaquer aux barrières aux échanges, visibles comme invisibles (langue, culture des affaires), et c est le premier des trois objectifs assignés à la première Conférence Internationale des Affaires (CINTA): «Promouvoir les échanges et investissements en Afrique de l Ouest en créant un véritable pont entre les économies francophones et les économies anglophones de la sous-région». Compte tenu du poids de leurs économies et de leur proximité, l extension au Ghana et au Nigéria de l union douanière puis de l union monétaire devrait bouleverser le volume de leurs échanges avec leurs voisins de l UEMOA (Côte d Ivoire, Togo, Bénin, Niger, Burkina Faso) et au moins doubler le volume des échanges au sein de la zone CEDEAO. Au niveau national, les autorités doivent être sensibilisées par les milieux d affaires à la nécessité d améliorer de l environnement des affaires. En Côte d ivoire, cette prise de conscience ainsi que le suivi des engagements et réalisations est recherchée à travers la création d une «task force» Doing Business. Les milieux d affaires des autres pays devraient organiser des relais similaires selon des dispositions idoines. Il faut s attaquer aux obstacles structurels et identifier les réformes prioritaires par filière, qui sont propres à chaque pays. Même si les orientations convergent : l ouverture des marchés doit se poursuivre, et concerner notamment les marchés publics, les services publics (éducation, santé, formation, «utilities») et le secteur manufacturier. Page 5

10 C est le second des objectifs assignés à la conférence : «Renforcer le rôle du secteur privé dans la formulation des politiques économiques et commerciales appropriées». Les milieux d affaires doivent pousser les dossiers de la privatisation, de la libéralisation, de la déréglementation, du démantèlement des monopoles publics et privés, encore protégés sur les marchés nationaux par le bouclier tarifaire, ainsi que par diverses entraves aux échanges et à la concurrence. SPECIALISATION Les points d impact sont méso-économiques et macroéconomiques. Au niveau méso-économique, sur le modèle asiatique, la politique des filières doit être le fer de lance de l industrialisation et de l insertion dans les échanges mondiaux. Les stratégies des Etats doivent appuyer celles des milieux industriels, pour atteindre le troisième objectif assigné à CINTA: «Renforcer le processus d intégration régionale en Afrique de l Ouest» Les initiatives publiques n éclipsent pas que le processus a lieu dans, par et entre les entreprises. Ces dernières doivent atteindre, sur le marché régional ou à l exportation, dans leurs métiers, la taille critique qui leur permettra de réaliser des économies d échelle et d accéder aux technologies les plus nouvelles. L exemple asiatique révèle que le processus se traduit par une intensification des investissements comme des échanges, à travers des délocalisations en cascade, sur la base du cycle de vie des produits et de leur intensité en travail. Au sein de l Association des nations de l Asie du Sud Est (ANASE), qui réunit des nations ayant développé cette division interne du travail, les échanges intra-communautaires sont ainsi passés de 4% du PIB régional en 1977 à plus de 18% aujourd hui. Les perspectives ainsi ouvertes sont donc immenses, quand on sait que les échanges intra-communautaires au sein de la CEDEAO en proportion du PIB régional dépassent péniblement les 2%. Au niveau macroéconomique, les conditions d une intégration réussie seront réunies à travers la création d un espace économique commun, au sein duquel les entreprises sont à pied d égalité, tissent des relations de partenariat, tandis que leurs positions dans la concurrence internationale se voient renforcée. Cet espace économique commun repose sur: (i) une convergence des conditions macroéconomiques, suivie par l UEMOA comme par la CEDEAO par une batterie d indicateurs propre à chaque communauté ; (ii) un tarif extérieur commun et la suppression des barrières douanières internes; (iii) la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux; des investissements massifs en capital humain comme en infrastructures, et (iv) à terme, une monnaie commune. Page 6

11 Première partie : Diagnostic 1 POTENTIEL ECONOMIQUE ET COMMERCIALE DE L AFRIQUE DE L OUEST Un marché potentiel: 300 millions d habitants, PIB/tête de l ordre de 600$, soit un pouvoir d achat approchant les 180 milliards de $. Très extraverties, les économies contribuaient pourtant de moins en moins aux échanges mondiaux, et attirent encore très peu les investisseurs. Inversion prévisible de ces tendances avec la montée des cours et de la demande de matières premières Concentration démographique et économique. 3 pays du golfe de Guinée (Côte d Ivoire, Ghana, Nigéria) contribuent à hauteur de près de 80 % au PIB et aux échanges. De par la «loi de gravité économique» (taille et proximité), impact prévisible très fort de la libéralisation économique et d une possible union monétaire sur leurs échanges croisés Investisseurs déjà engagés ou sur les starting blocks dans les pays se relevant d un conflit. Le conflit ivoirien a pesé négativement sur la performance économique de la zone UEMOA. Toutefois, les institutions communautaires, notamment l union douanière, la monnaie unique et le marché financier régional ont résisté à la crise ivoirienne. Reprise postconflit va donc exercer son effet d entraînement à plein Grands programmes vecteurs d intégration: Investissements considérables, notamment sur les infrastructures et l interconnectivité, privés comme publics (prévus dans le cadre du NEPAD et de l UEMOA); extension du marché commun et de la monnaie unique aux grands pays anglophones, régionalisation du secteur financier. Enormes bénéfices de l intégration économique, mais aussi énormes défis associés Page 7

12 1.1 Tendances et caractéristiques des économies SORTIE DE CRISE La croissance s accélère, stimulée par l amélioration de l environnement international et l amélioration de la stabilité économique et politique Evolution du PIB par tête de la CEDEAO Source : WDI 2006, Banque Mondiale L amélioration de l environnement économique international y contribue : la croissance mondiale elle-même s accélère, portée par les pays émergents. Les marchés extérieurs sont redevenus porteurs. Les pertes de parts de marché sont enfin endiguées, et les cours des principaux produits d exportation de la région sont en hausse, ce qui se traduit par un doublement de la valeur des exportations en l espace de trois ans Des pertes de parts de marché enfin endiguées Source : Base de données de la CNUCED Page 8

13 Evolution des cours des cinq principaux produits d exportation de l Afrique de l Ouest Source : World Bank, Commodity markets review, April 2008 Le retour à la stabilité politique de plusieurs pays, présentement en phase de reprise post-conflit, contribue également à stimuler l économie régionale. Evolution du PIB en situation post-conflit (end of conflit date in parenthèses) 2007 Source: d après IMF, World Economic Outlook, October La croissance est tirée par l investissement : l avenir se prépare Page 9

14 Reprise tirée par l investissement Taux de croissance et taux Contributions à la croissance d investissement Source: d après les projections pays de la Banque mondiale pour le Global Economic Prospects déc Cependant, la croissance est encore davantage stimulée par l impact de l amélioration des termes de l échange sur les revenus, que par la croissance en volume des exportations. Il faut transformer l essai : Seul ce relais peut assurer le «décollage» africain. L enjeu de l intégration régionale est une insertion réussie dans l économie mondiale et les échanges mondiaux. Page 10

15 1.2 Du côté de l offre La promotion du «laissez-faire laissez passer» doit être le cheval de bataille des milieux d affaires. En dépit des progrès, trop d obstacles, licites et illicites, découragent encore la circulation des marchandises, et partant la meilleure localisation des activités et l investissement en Afrique de l Ouest pour exploiter le potentiel des marchés régionaux et bénéficier du libre accès au marché européen dérivé de l Accord de partenariat Economique (APE). Les «chaînes de valeur» doivent devenir transnationales afin de réaliser des économies d échelle, d exploiter les avantages comparatifs et les nouvelles technologies. L enjeu est la compétitivité de la région, dans ses domaines de spécialité, face aux autres régions du monde et la promotion et le développement des PME et PMI. La reprise de l industrialisation, stoppée souvent depuis la fin des années 70, est-elle la clef d une insertion réussie dans l économie mondiale et quels sont alors les mécanismes à mettre en place? Les spécificités culturelles (zones anglophones et francophones) sontelles sources de création et de développement d un environnement propice dans le développement des industries? Grandes caractéristiques: Economies de rente peu diversifiées, vulnérabilité aux chocs extérieurs Secteurs manufacturiers morcelés, parfois protégés, et fragiles. Industrialisation par import-substitution, mise à mal à partir des années 80 par crise et baisse du niveau de vie causées par baisse du cours des matières premières, encore aggravée par mesures imposées par les institutions de Bretton Woods pour ajuster la demande intérieure, ou pour libéraliser trop brutalement (cas du Sénégal), et avant 1994 par la surévaluation du FCFA. Les conditions deviennent favorables: Hausse sans doute durable des cours, nouveaux pays pétroliers (Mali, Niger), exploitation à plus grande échelle notamment de l or, de l uranium. Page 11

16 Afrique de l Ouest : richesses minières Source: Club du Sahel, L Afrique de l Ouest : Une région en mouvement; Une région en mutation; Une région en voie d intégration (février 2007) Taux de change effectifs réels (corrigés de différentiels d inflation) correspondent désormais aux fondamentaux (d après diverses études). Cependant, l évolution de la parité /$ depuis quelques années bloque l industrialisation de la zone UEMOA, qui ne peut résister à la concurrence des produits manufacturés des économies asiatiques, dont les devises sont liées au $. Les taux de change effectifs réels du Ghana et du Nigéria se sont également appréciés, encore plus fortement Appréciation récente des taux de change effectifs réels Impact dans l ensemble positif de la libéralisation commerciale au sein de l UEMOA sur les échanges et la compétitivité (d après étude BNEDT) Page 12

17 Nouveau défi : l APE. Pays de l UEMOA préparés par une baisse déjà marquée de la protection tarifaire à laquelle leurs entreprises manufacturières ont du s adapter. APE va attirer les investisseurs pour l accès aux marchés européens L effet de ces facteurs sera démultiplié par l intégration économique Régionalisation du marché (déjà une réalité pour TIC, infrastructures et banque/finance) donc possibilité pour les entreprises d atteindre la taille critique permettant rendements d échelle et spécialisation (exploitation des avantages comparatifs), donc meilleure compétitivité et meilleure attractivité. Expérience déjà vécue de façon spectaculaire par les pays de l ASEAN et du marché commun européen Les pays «hub» (les plus gros, déjà nœuds des échanges, déjà dotés d un secteur manufacturier) en bénéficieront le plus, et entraîneront les autres. Le facteur «marché régional» attire déjà certains investisseurs vers ces pays d après l Enquête 2005 sur l investissement étranger en Afrique (ONUDI) Page 13

18 1.3 Du côté de la demande : les marchés Le marché régional de biens et services Les marchés se régionalisent dans les secteurs les plus porteurs (transports, télécommunications et hautes technologies, finance, tourisme). Les privatisations et la fin des monopoles publics ou privés, comme l harmonisation de la réglementation et l ouverture des marchés publics vont concerner d autres secteurs (mines, énergie et eau). Quelles perspectives à la faveur de ces développements? ANATOMIE (SECTEURS ET SEGMENTS) Le graphique ci-dessous présente la ventilation de la demande des ménages de quatre pays pour lesquels ces informations sont disponibles (Burkina Faso, Côte d Ivoire, Nigéria, Sierra Leone) par grandes catégories. Ventilation de la demande des ménages Par marché Par pays En milliards de FCFA Alimentation 70 Logement Eau Energie Biens domestiques Santé Burkina Faso Côte d'ivoire Nigéria Sierra Leone En milliards de FCFA Alimentation Logement Eau Energie Biens domestiques Santé Transports TIC Education Autres Transports 20 TIC 10 Education Autres 0 Burkina Faso Nigéria Côte d'ivoire Sierra Leone Source: données tirées de IFC/WRI: The Next 4 Billion: Market Size and Business Strategy at the Base of the Pyramid Le marché le plus important est celui de l alimentation. Avec la hausse des revenus, les autres marchés vont prendre une importance croissante. Certains, encore contrôlés par des monopoles nationaux, publics ou privés, doivent s ouvrir et se décloisonner, créant ainsi de nouvelles opportunités d affaires. Page 14

19 La demande la plus importante émane des segments les plus pauvres de la population. Analyse de la demande par segment Burkina Faso Côte d Ivoire Nigéria Sierra Leone Source: données tirées de IFC/WRI: The Next 4 Billion: Market Size and Business Strategy at the Base of the Pyramid TENDANCES Un des marchés du monde en plus forte croissance et tourné vers les innovations, du fait de Croissance démographique Jeunesse des consommateurs Urbanisation, amélioration des termes de l échange et croissance induite des revenus monétaires Certains marchés en voie d intégration: Construction et infrastructures Nouvelles technologies Finances D autres encore protégés et morcelés Utilities (monopoles public et privés) Faible spécialisation manufacturière Page 15

20 1.3.2 Le secteur financier régional Le secteur financier doit accompagner les entreprises dans leur développement sur le plan régional, y financer leurs relations avec fournisseurs et client comme leurs investissements. Par ailleurs, les grandes entreprises, voire les PME sur un compartiment spécialisé, doivent pouvoir lever directement des capitaux, tandis que les start up doivent également mobiliser des fonds propres à travers le réseau financier régional. Des réseaux bancaires régionaux se constituent, tandis que les trois bourses des valeurs qui bordent le golfe de Guinée, portées par une forte reprise des cours, doivent se rapprocher, autorisant une cotation simultanée des entreprises. Enfin, le capital risque et le capital développement pourraient répondre au mieux à des besoins réels justifiés par une certaine frilosité perçue au niveau du système bancaire et financier régional. Institutions et marchés sont-ils prêts à relever les défis? Comment faire en sorte que le secteur financier et les marchés de capitaux des pays francophones de la région gagnent en «maturité» au même titre que celui des marchés anglophones (particulièrement le marché nigérian)? INTRODUCTION Nécessaire approfondissement financier L expérience des pays émergents a souligné l importance fondamentale de l approfondissement et de la diversification des secteurs financiers comme préalable à la croissance. En Afrique de l Ouest, les PME et les micro-entreprises pour l essentiel sont exclues du secteur financier formel Nécessaire intégration financière ETAT DES LIEUX La plupart des banques, y compris les filiales de banques étrangères, ont une dimension nationale, et sont mal équipées pour accompagner leurs clients sur les autres marchés de la sous-région Toutefois, quelques réseaux régionaux (ECOBANK, ) se constituent Régionalisation des banques nigérianes devrait bouleverser la donne CIRCONSTANCES PROPICES AU LANCEMENT D INSTITUTIONS FINANCIERES Page 16

21 Le déclin du dollar, la demande accrue des matières premières et la hausse parfois spectaculaire de leurs prix, l apparition de nouveaux acheteurs, s ajoutant à la baisse des taux directeurs des USA et au début du ralentissement économique américains ont re-dirigé les investissements, en particulier vers des marchés émergents et vers des valeurs autres que le dollar. Au même moment, le surplus de liquidité résultant de la hausse du pétrole et d autres matières premières a mis à la disposition du marché de vastes fonds Ce n est que progressivement, alors que la demande en services financiers et bancaires régionaux était en lente croissance, que certaines banques ont senti un marché prometteur et ont cherché à bénéficier d une position de leader sur ce nouveau créneau. UNE ACCELERATION RAPIDE DE L ACTIVITE DES BANQUES PRIVEES Depuis le milieu des années 1990 et surtout depuis , le secteur bancaire s est développé fortement dans la région, principalement sur la base de stratégies régionales expansionnistes de la part de banques privées africaines. Le secteur bancaire est, sur le plan des montants financiers, dominé par les banques nigérianes (19 des 20 plus grandes banques et 20 des 30 plus grandes banques de la région sont nigérianes), un phénomène encore renforcé par un processus de consolidation sous l impulsion des autorités. Les banques nigérianes opèrent encore peu hors de leur pays, mais leur taille et, pour certaines, leur santé financière les rend aptes à accompagner le mouvement d régionalisation qui se dessine. La «révolution» nigériane Le processus forcé des fusions initié par la banque centrale du Nigéria (CBN) a généré un remaniement total du secteur. En effet, les mesures introduites en 2004, dont un capital minimum porté à 188 millions de $, a réduit à 25 le nombre de banques enregistrées, contre 29 précédemment. Malgré la domination nigériane, ECOBANK, dont le siège est au Togo, et dont le réseau couvre presque toute la région, est parvenue à se maintenir au 4 ème rang du classement régional. Page 17

22 En dépit de ces évolutions, le secteur bancaire reste sous-développé et fragile : La structure de l économie (secteur sous-développé des entreprises et dépendance vis-à-vis de quelques matières premières) est une source de fragilité pour le secteur bancaire (forte concentration des risques et sensibilité aux termes de l échange) Crises systémiques passées dans plusieurs pays et présente (Togo) Beaucoup de banques, notamment petites et moyennes ne respectent pas les ratios prudentiels La part des prêts non performants est supérieure à 20% En outre, le secteur bancaire joue un rôle encore limité dans le financement des PME FINANCEMENT DES PME La difficulté d accès au financement pour les PMEs est un obstacle à la croissance du tissu de PMEs industrielles et commerciales ainsi qu à la création d un secteur tertiaire étoffé. Les banques n ont pas encore suffisamment développé les services adaptés ni la capacité à l analyse du risque pour cette catégorie. Le manque d économie d échelle fait que les coûts de transaction sont élevés par rapport à des financements plus importants. De plus, les entreprises, en particuliers celles ayant déjà opéré plusieurs années de façon autonome, n ont pas toujours la capacité à exprimer leur situation de risque et financière dans les termes exigés par les banques : comptabilité claire, business plan et démonstration de profitabilité, suivi de crédit, biens propres et hypothèques. En dernier lieu, le coût et l incertitude liés à toute action juridique grève les banques d un recours et accroît le risque de prêt. UN SECTEUR FINANCIER NON BANCAIRE QUI SE DEVELOPPE, AVEC L APPUI DES AUTORITES MONETAIRES Les institutions non bancaires comprennent notamment : Un secteur de la microfinance encore petit (7% des dépôts et crédits) mais performant (6% de créances compromises) et croissant plus vite que le secteur bancaire Page 18

23 Des banques dédiées à certains secteurs (financement du logement) et à l octroi de crédits à des catégories d emprunteurs ne présentant pas les garanties et sûretés requises Le crédit mutuel Les fonds de pension et sociétés d assurance UNE INTEGRATION FINANCIERE INCOMPLETE Les avantages liés à la monnaie unique, à une réglementation commune et à une autorité de supervision commune ne sont pas complètement exploités Le marché interbancaire ne joue pas pleinement son rôle dans la distribution de la liquidité et l homogénéisation des taux d intérêt. «Les obstacles au développement du marché interbancaire incluent l absence d un cadre juridique, d un support approprié, d un réseau pour rapprocher offre et demande, et d un cadre pour l évaluation du risque de contrepartie» 1/. 1 Peu de services financiers passent les frontières Un système de compensation régional doit encore être instauré. Cette réforme est en cours La dispersion et l ampleur des marges indiquent le peu d intégration et de concurrence sur le marché du crédit Source: Amadou N. R. Sy, Financial Integration in the West African, Economic and Monetary Union. IMF working paper WP/06/214, sept Amadou N. R. Sy, Financial Integration in the West African, Economic and Monetary Union. IMF working paper WP/06/214, sept. 06 Page 19

24 CONDITIONS D INTEGRATION Macroéconomiques Eviter un effet d éviction du secteur privé par le secteur public et parapublic Propres au secteur financier Concentration bancaire (hausse des conditions de capital minimum pour hisser les banques à une taille régionale) Des progrès additionnels requis dans l harmonisation de la réglementation Levée des obstacles structurels l absence de droits de propriété adéquats, un climat des affaires peu propice, des marchés de petite taille et compartimentés qui limitent la concurrence HARMONISATION DU CADRE JURIDIQUE Progrès réalisés Banque centrale commune Organismes de supervision communs (banques, assurances, marchés financiers) Cadre des affaires commun (OHADA, CIMA) Cadre comptable commun (CYSCOA) Centrale des bilans commune Compagnie régionale de réassurance Institution régionale de microfinance Page 20

25 Réforme en cours du système de paiements Progrès restant à réaliser Imposition des banques et des investisseurs Réserves obligatoires Implication des autorités nationales dans l agrément des institutions Certains écarts dans le cadre juridique et judiciaire des affaires (droit des faillites) MARCHES FINANCIERS L Afrique de l Ouest dans sa partie qui borde le golfe de Guinée compte trois bourses des valeurs: une bourse régionale à Abidjan, couvrant la zone UEMOA (toutefois, 36 des 39 sociétés cotées sont ivoiriennes); deux bourses nationales à Akra et Lagos. Leur taille, la valeur des transactions et partant leur liquidité sont encore limitées Les trois bourses ont connu récemment une reprise marquée, y compris la bourse ivoirienne jusqu ici très déprimée. Le nombre d entreprises cotées reste faible (respectivement : environ 260, 35 et 39), mais est en croissance rapide depuis les vagues précédentes (l indigénisation des entreprises et les privatisations). On assiste à une accélération du processus de mise sur le marché, car les entreprises recherchent du capital moins cher que sur le marché du crédit et tirent profit d un marché dynamique et parfois agressif. Certaines des entreprises se listent également sur d autres marchés (Londres, Johannesburg) et on assiste au début timide d entée sur le Marché BRVM d entreprises des pays UEMOA, comme le Togo. Caractéristiques des bourses régionales Capitalisatio n boursière (en % du PIB) Valeur des transactions (en % du PIB) Nb sociétés côtées Liquidité Côte d'ivoire 39 14% 0,30% 2,2% Page 21 Ghana 35 31% 0,80% 2,6% Nigéria % 2,30% 11,4% Afrique de l'ouest % 1,9% 9,5% Afrique sub-saharienne à

26 UNE FACILITATION DE L ACCES A LA COTATION La cotation et les projets ambitieux de la BRVM de cotation light sont un progrès important dans la direction d un usage plus systématique des possibilités de l appel à l épargne. La Bourse de Lagos est en train d introduire un système de third tier ayant le même objectif, et qui semble extrêmement attractif à de nouveaux entrants dans la cotation. DYNAMISME DU COMPARTIMENT OBLIGATAIRE Le compartiment obligataire de la BRVM a crû de façon spectaculaire à la faveur surtout des émissions des Etats. On compte beaucoup d étrangers parmi les souscripteurs BRVM émissions sur le compartiment obligataire Source: tableau de bord du marché des capitaux de l UEMOA, 1er février 2008 La mise des trois bourses en réseau : Permettra la cotation simultanée des entreprises sur les trois bourses Nécessitera au préalable d harmoniser la réglementation (notamment conditions de cotation et règles de transparence des sociétés cotées [informations financières] Page 22

27 1.3.3 Marchés extérieurs Les échanges reflètent la structure de l appareil productif. Ils se développeront avec l essor du secteur manufacturier et la diversification/spécialisation des économies sur la base d avantages comparatifs acquis. Actuellement, les échanges sont concentrés à la fois économiquement sur un nombre limité de produits primaires, et géographiquement sur le golfe de Guinée Anatomie des échanges extérieurs Exportations de marchandises en 2005 par région Part des produits dans les exportations totales (2005) Source : Base de donnés de la CNUCED Source : id. Les pays du golfe du Guinée concentrent 86% des échanges. Quatre produits primaires contribuent à hauteur de 86% aux exportations. Cette part a crû : elle n était que de 74% en On enregistre toutefois une croissance de la part des exportations non traditionnelles au Ghana, au Sénégal et au Mali. Par ailleurs, des perspectives s ouvrent avec l envolée des cours des métaux et minéraux, encore peu exploités Envolée des cours des métaux et minéraux Or Cuivre Page 23

28 Source : World bank, Commodity market review, Avr. 08 Uranium Source : World bank, Commodity market review, Avr. 08 Evolution des indices nominaux en $ Source: The Ux Consulting Company, Website (http://www.uxc.com/) Source: d après la base de données de la Banque mondiale Projections de la Banque Mondiale Source: Global Economic Prospects, décembre 2008 Un redéploiement géographique des échanges s opère, avec une part croissance des pays du Sud (Asie et Afrique, notamment) Page 24

29 Redéploiement des courants d échange Source: Club du Sahel, L Afrique de l Ouest : Une région en mouvement; Une région en mutation; Une région en voie d intégration (février 2007) Irruption de la Chine Entre 1994 et 2004, la part de l Afrique de l Ouest dans les importations chinoises de coton est passée de 2% à près de 20% en moyenne. En l espace de quelques années, la Chine est ainsi devenue le premier partenaire commercial à l export des grands pays producteurs de coton (Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad). La Chine est également un client croissant pour le pétrole et les autres matières premières produits en Afrique de l Ouest, dans l exploitation desquels elle intervient. A l inverse, l Afrique de l Ouest est un marché en forte croissance pour les produits manufacturés chinois. Les APE inciteront les entreprises chinoises à s implanter pour l accès au marché européen. Source : adapté de Club du Sahel, L Afrique de L ouest : Une Région en Mouvement; une Région en Mutation; une Région en Voie d Intégration (Février 2007) Le commerce intra-régional est en croissance relative sur les trente dernières années (notamment au sein des espaces CEDEAO et UEMOA, où il atteint en 2005 respectivement 9,5 % et 13,4 % des exportations totales en valeur). Pour être faible, le commerce intra-régional, notamment au sein de la zone UEMOA, n en figure pas moins parmi les plus élevés de tous les regroupements intra régionaux africains. Page 25

30 Part des exportations intra-régionales dans les exportations totales Source: CNUCED (2004) 1.4 Interconnectivité Le maillage des économies a besoin d être mieux élaboré dans tous les segments (transport, électricité, NTIC, et tourisme), notamment grâce à la densification des infrastructures routières qui devraient pouvoir relier désormais tous les centres urbains dans un réseau qui nécessite une amélioration. Les investissements nationaux et régionaux dans les projets d interconnexion permettront d envisager un marché régional, une politique régionale ainsi qu une nouvelle amorce de la politique régionale de l énergie. L émergence des modèles PPP devrait changer la donne. Des progrès remarquables sont intervenus ou en cours dans la mise en réseau des économies (nouvelles technologies, infrastructures, secteur financier). Parmi les réalisations, notons : l autoroute côtière ; la grande route transsahélienne ; la portion ouest-africaine du réseau panafricain des télécommunications (PANAFTEL) qui relie désormais l ensemble des pays de la région S agissant des infrastructures routières, un réseau régional relativement cohérent et structuré est en train d apparaître: Les pays enclavés sont correctement reliés entre eux et avec les pays côtiers La plupart des centres urbains sont correctement interconnectés Page 26

31 Les réseaux télécom sont également en voie d intégration Mise en réseau: télécommunications Par ailleurs, une grande partie de l Afrique de l Ouest est désormais couverte par la téléphonie mobile. Parmi les projets recensés par le NEPAD, notons ceux qui concernent spécifiquement l interconnectivité en Afrique de l Ouest : Secteur de l énergie : réservoir de puissance ouest-africain Interconnections d électricité (Nigeria, Togo, Bénin, Burkina Faso, Côte d Ivoire, Ghana & Mali) Gestion des eaux : Bassin du fleuve Sénégal (Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal) Programme CEDEAO de réseau routier : Kati-Kita (Mali) Saraya (Sénégal) 345 km d amélioration ET Mumfe-Ekok (Cameroun) Page 27

32 Abakaliki (Enugu, Nigeria) 161 km d amélioration au Cameroun et réhabilitation au Nigeria L interconnexion du réseau ferroviaire reste à réaliser Voies ferrées existantes ou en projet Page 28

33 2 POLITIQUES ET INSTITUTIONS 2.1 Avancées vers l intégration Jusqu à présent, les réformes ont été réalisées principalement dans le cadre de l UEMOA. Citons parmi les plus importantes : Adoption d un code régional d investissement, Bourse régionale des valeurs, Organisme régional d inspection douanière, Régime fiscal simplifié pour les PME, Réglementation uniforme de la vie des affaires, organisme régional pour la réforme du droit des affaires (OHADA) et Cour régionale d arbitrage Au sein de l UEMOA, les règles du jeu économique sont les mêmes, et pour certaines appliquées ou supervisées par des institutions communes. Le rapprochement en cours entre la CEDEAO et l UEMOA leur fournit un cadre commun pour faire avancer le dossier de l intégration. Il comporte : un programme de convergence entre les deux institutions. Aux termes d un accord de coopération, un secrétariat technique conjoint a été établi. Les chefs de l exécutif se réunissent deux fois par an, ainsi que le secrétariat technique pour préparer les sommets Une répartition des responsabilités. Ainsi, la CEDEAO est-elle chef de file dans les négociations APE. De façon générale, c est l organisation la plus avancée dans un domaine qui «tire» l autre. Ainsi la CEDEAO s est-elle inspirée pour sa politique agricole commune de celle adoptée par l UEMOA Au nombre des grands chantiers de l intégration figurent : L union douanière, pour laquelle une stratégie à géométrie variable (zone UEMOA et hors zone UEMOA) a été adoptée La facilitation des transports (au nombre des mesures figurent : la coopération transfrontalière; un observatoire des pratiques anormales sur les routes). Les politiques sectorielles. Ainsi le programme routier 1 du programme économique régional (PER) de l UEMOA s étend-il à la CEDEAO, qui de son côté élabore son propre programme de développement. Page 29

34 La convergence macroéconomique en vue d une union monétaire. A l instar de l UEMOA, la CEDEAO a établi sa propre batterie de critères de convergence. Un cadre harmonisé de finances publiques a été mis en place. Un cadre commun de surveillance multilatérale devrait être mis en place. L approche jusqu ici favorisée (création à titre d étape d une seconde zone monétaire pour les pays hors UEMOA) a été abandonnée en faveur de la création directe d une zone monétaire élargie. Page 30

35 2.2 Politiques commerciales En Afrique de l Ouest, l UEMOA a mis en œuvre son tarif extérieur commun (TEC), se transformant ainsi d une zone de libre échange en une union douanière entre 1994 et En conséquence, ses pays membres (Bénin, Burkina Faso, Cote d Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) maintiennent un tarif moyen de 12% à l intérieur d une fourchette de 0 à 20%. Le TEC doit être étendu progressivement à toute la CEDEAO. Des pays comme le Ghana et la Guinée ont mené unilatéralement leur programme de désarmement douanier de sorte que leur tarif moyen n est plus que de 14,6% et 6,5%, respectivement. Dans l'ensemble, le Ghana applique sa politique et ses mesures commerciales de façon non discriminatoire, et il accorde au minimum le traitement NPF à tous ses partenaires. La poursuite de la libéralisation du régime NPF, parallèlement à l'élargissement des accords bilatéraux et à l'approfondissement de l'intégration régionale, permettrait d'optimiser la politique commerciale et contribuerait à éviter un éventuel détournement des échanges. Le recours exclusif à des droits ad valorem comme instrument de politique commerciale, contribue à la transparence du régime de commerce extérieur. L'extension des consolidations tarifaires dans d'autres secteurs que l'agriculture serait bénéfique pour le Ghana et pour ses partenaires commerciaux car elle accroîtrait la prévisibilité. La poursuite de réformes structurelles, et notamment de la libéralisation du commerce extérieur et de l'investissement, pourrait améliorer la flexibilité et les perspectives de croissance de l'économie. Par contre, le Nigéria maintient des pratiques commerciales très restrictives : C est le seul pays d Afrique de l Ouest avec un tarif moyen de 30% et un tarif maximum de 150% ; La liste des produits interdits d importation y a été récemment étendue Les efforts d'intégration régionale faits par le Nigeria se manifestent surtout par son appartenance à la Communauté économique des États de l'afrique de l'ouest (CEDEAO). Le Nigeria accuse un retard par rapport aux autres membres dans l'application du programme de libéralisation des échanges. Il a établi un calendrier pour l'adoption intégrale d'ici au 1er janvier 2008 du tarif extérieur commun (TEC) de la zone UEMOA. Cela devrait considérablement simplifier et rationaliser la structure tarifaire du Nigeria, mais il faut encore mettre fin à toutes les interdictions d'importation, pour un meilleur accès des pays tiers, notamment ceux de la région, à son marché. Le Nigeria est Page 31

36 également admissible au bénéfice de préférences commerciales non réciproques, notamment dans le cadre des schémas SGP de plusieurs Membres, de l'accord de Cotonou conclu avec les Communautés européennes (CE), et de la Loi des États-Unis sur la croissance et les perspectives économiques de l'afrique (AGOA). Le recours à ces avantages demeure faible en ce qui a trait aux exportations non pétrolières: cela peut s'expliquer par les coûts élevés des transactions intérieures, le manque d'information, le poids des règles d'origine et la rigueur des normes et des règlements techniques. Le Nigeria a généralement progressé dans l'application de réformes macroéconomiques et structurelles, mais son régime commercial est devenu plus protectionniste depuis le dernier examen OMC, réalisé en Les obstacles au commerce toujours plus nombreux imposés par le Nigeria limitent les avantages découlant de sa participation au système commercial multilatéral. La libéralisation, par la simplification des droits d'importation (y compris la structure tarifaire), un accroissement de la portée des engagements de consolidation et la levée des prohibitions à l'importation, devrait accroître la prévisibilité du régime commercial du Nigeria et contribuer à une meilleure affectation des ressources et à la diversification de son économie encore trop tributaire des produits pétroliers. Cependant, le Nigeria progresse sur la voie de la libéralisation de ses échanges extérieurs. Il a introduit un nouveau barème de droits de douane et d accise, ce qui a encore contribué à l ouverture du commerce extérieur en réduisant les tarifs moyens, la dispersion et le nombre de taux et en abaissant certains tarifs sur les biens de consommation tout en augmentant ceux sur les matières premières. Malgré les avancées, l environnement commercial n en reste pas moins, dans la région prise dans son ensemble, défavorable, en comparaison avec le reste du monde : De façon générale les dispositions communautaires sont inégalement appliquées, tandis que des obstacles non réglementaires à la circulation des marchandises demeurent nombreux ; En outre, les coûts des transports constituent un réel handicap Page 32

37 2.3 Environnement des affaires et concurrence L Afrique de l Ouest attire encore peu les investisseurs étrangers Par ailleurs, l industrialisation ne progresse plus depuis le début des années 80. Industrialisation bloquée Ces phénomènes reflètent un environnement des affaires peu favorable. L environnement des affaires peut être défini comme le complexe de politiques, institutions, infrastructures, ressources humaines, et caractéristiques géographiques qui influencent l efficacité des entreprises et des industries Au niveau de l entreprise, il influence les coûts de production Page 33

38 Au niveau méso-économique, il est souvent lié à la structure de marché et à la concurrence A l exception du Ghana les pays sont dans la seconde moitié voire en queue du classement international pour l environnement des affaires Classement Doing Business 2008 (sur 178 pays) Le classement est pire en Afrique de l Ouest que dans le reste de l Afrique subsaharienne. Il est particulièrement défavorable s agissant : du transfert de propriété, de l obtention de licences, de l embauche des travailleurs, de l obtention de prêt, et de la création d entreprise. Obstacles aux affaires : quelques exemples Les entrepreneurs en Sierra Leone doivent dépenser plus de dix fois le revenu national par tête pour démarrer une affaire; Le coût du licenciement en Guinée Bissau est l équivalent de 87 semaines de salaires; Les sociétés en Sierra Leone qui s acquittent pleinement de leurs obligations fiscales devraient y consacrer 234% de leurs bénéfices; Importer un produit au Niger requiert 68 jours et coûte 2 946$ par conteneur; Les procédures judiciaires au Burkina Faso pour l application d un contrat prennent 446 jours et coûtent quelque 107% de la créance à recouvrer; L obtention d un titre foncier au Nigéria coûte 22% de la valeur du bien. Page 34

39 Encore le classement Doing Business ne recense-t-il que les obstacles licites. Il convient de prendre aussi en compte le coût, pour les opérateurs économique et les citoyens, des pratiques anormales. Ce dernier est colossal et représente un service public négatif, illustrant l incapacité de l Etat à assurer des services publics de base (libre circulation des biens et des personnes). Pour l Etat, le coût est également élevé en termes de manque à gagner, de frein au commerce et d image. Un observatoire des pratiques anormales sur les routes a du être mis en place. Points de contrôle le long des axes routiers majeurs de la CEDEAO Routes Distance (km) Nombre de points de contrôle Points de contrôle pour 100 km Lagos-Abidjan Cotonou-Niamey Lomé- Ouagadougou Accra- Ouagadougou Abidjan- Ouagadougou Niamey- Ouagadougou Source: Site Web de la CEDEAO (2003) Les pays sont donc bien loin du «laissez faire, laissez passer», c est-à-dire du fonctionnement d un marché commun. Page 35

40 Page 36

41 3 SYNTHESE DU DIAGNOSTIC : ANALYSE AFOR Atouts Faiblesses Initiatives en cours et dynamiques créées Reprises post-conflit Vaste marché régional potentiel Relative densité démographique Sortie de crise Résistance voire dynamisme des institutions communautaires Progrès de l interconnectivité Espaces économiques cohérents, courants d échanges traditionnels Occasions Irruption du Sud Bonne orientation des marchés et des termes de l échange Dynamisme, ouverture et régionalisation des marchés Libéralisation Elargissement de la dynamique communautaire Faible diversification, faible industrialisation, faible spécialisation Fort protectionnisme de certains pays, forts entraves aux échanges Application inégale du droit communautaire Environnement des affaires défavorable Accès limité à certains marchés dominés par des monopoles publics ou privés Risques Vulnérabilité aux chocs extérieurs, instabilité macroéconomique Tentations protectionnistes Détérioration de la sécurité Recul de la gouvernance, notamment économique Page 37

42

TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE DE MOBILISATION DE RESSOURCES ET DES PROCEDURES Y RELATIVES POUR LA BIDC

TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE DE MOBILISATION DE RESSOURCES ET DES PROCEDURES Y RELATIVES POUR LA BIDC TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE DE MOBILISATION DE RESSOURCES ET DES PROCEDURES Y RELATIVES POUR LA BIDC Avril 2014 TDR pour l élaboration d une stratégie de mobilisation de ressources

Plus en détail

CLIMAT DE L INVESTISSEMENT DANS LES ETATS MEMBRES DE L UEMOA : ETAT DES LIEUX

CLIMAT DE L INVESTISSEMENT DANS LES ETATS MEMBRES DE L UEMOA : ETAT DES LIEUX UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE ------------ La Commission CLIMAT DE L INVESTISSEMENT DANS LES ETATS MEMBRES DE L UEMOA : ETAT DES LIEUX INTERVENTION DE M. SOUMAÏLA CISSE PRESIDENT DE LA

Plus en détail

Interview de Monsieur le Président - Dubaï 2014

Interview de Monsieur le Président - Dubaï 2014 1 Interview de Monsieur le Président - Dubaï 2014 1. Quel est le bilan des projets de développement financés par la BOAD dans les pays d Afrique de l Ouest, à ce jour, et les investissements nécessaires

Plus en détail

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION LA CRISE DES ANNEES 1980 DU SYSTEME BANCAIRE DE L UMOA : ORIGINES ET REPONSES INSTITUTIONNELLES INTRODUCTION Système bancaire= Institution ou Corps organique

Plus en détail

DECISION N 10/2006/CM/UEMOA PORTANT ADOPTION DU PROGRAMME DE TRANSITION FISCALE AU SEIN DE L UEMOA

DECISION N 10/2006/CM/UEMOA PORTANT ADOPTION DU PROGRAMME DE TRANSITION FISCALE AU SEIN DE L UEMOA UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE -------- LE CONSEIL DES MINISTRES DECISION N 10/2006/CM/UEMOA PORTANT ADOPTION DU PROGRAMME DE TRANSITION FISCALE AU SEIN DE L UEMOA LE CONSEIL DES MINISTRES

Plus en détail

Assemblées Annuelles de la BAD: mot introductif de la ministre Kaba Nialé lors de la journée promotionnelle dédiée à la Côte d Ivoire

Assemblées Annuelles de la BAD: mot introductif de la ministre Kaba Nialé lors de la journée promotionnelle dédiée à la Côte d Ivoire Assemblées Annuelles de la BAD: mot introductif de la ministre Kaba Nialé lors de la journée promotionnelle dédiée à la Côte d Ivoire (source abidjan.net) La Ministre auprès du Premier Ministre chargée

Plus en détail

Classement Doing Business (Les performances du Sénégal)

Classement Doing Business (Les performances du Sénégal) Classement Doing Business (Les performances du ) Secrétariat du Conseil Présidentiel de l Investissement 52-54, rue Mohamed V, BP 430, CP 18524, Dakar Tél. (221) 338.49.05.55 - Fax (221) 338.23.94.89 Email

Plus en détail

LA POLITIQUE AGRICOLE DE. un enjeu pour le développement de l agriculture régionale et l appui aux producteurs

LA POLITIQUE AGRICOLE DE. un enjeu pour le développement de l agriculture régionale et l appui aux producteurs LA POLITIQUE AGRICOLE DE l UEMOA: un enjeu pour le développement de l agriculture régionale et l appui aux producteurs Plan de l exposé 1. Un rappel sur l espace UEMOA et sur le Traité 2. L importance

Plus en détail

Le secteur financier dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) Aperçu pour les réunions annuelles 2008

Le secteur financier dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) Aperçu pour les réunions annuelles 2008 Le secteur financier dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) Aperçu pour les réunions annuelles 2008 Dans l ensemble, le secteur financier dans les pays de la région MENA continue de jouer

Plus en détail

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL En dépit d un léger ralentissement de l activité en rapport principalement avec le renchérissement du pétrole et la survenue de catastrophes naturelles, la croissance

Plus en détail

Promotion des investissements au Maroc

Promotion des investissements au Maroc Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 Document de travail n 08 Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 L objet de la

Plus en détail

20-24 AVRIL 2015 ROYAL BEACH HÔTEL OUAGADOUGOU, BURKINA FASO DOSSIER DE PRESSE. Ce projet est financé par l Union européenne

20-24 AVRIL 2015 ROYAL BEACH HÔTEL OUAGADOUGOU, BURKINA FASO DOSSIER DE PRESSE. Ce projet est financé par l Union européenne Si m p li f ie r le s p r o c é dur e s, a c c é lé r e r la c r o is s a n c e 20-24 AVRIL 2015 ROYAL BEACH HÔTEL OUAGADOUGOU, BURKINA FASO DOSSIER DE PRESSE Ce projet est financé par l Union européenne

Plus en détail

Le cadre juridique et fiscal des relations d affaires franco-africaines: un atout pour les entrepreneurs?

Le cadre juridique et fiscal des relations d affaires franco-africaines: un atout pour les entrepreneurs? Le cadre juridique et fiscal des relations d affaires franco-africaines: un atout pour les entrepreneurs? Me Pierre MARLY Avocat CMS Bureau Francis Lefebvre E-mail : pierre.marly@cms-bfl.com 1 - Le cadre

Plus en détail

Par Claude d Almeida, mai 2012.

Par Claude d Almeida, mai 2012. 1 er FORUM ÉCONOMIQUE DU PATRONAT IVOIRIEN Thème : «MÉCANISMES INNOVANTS ET ALTERNATIFS DE FINANCEMENT DU SECTEUR PRIVÉ» Par Claude d Almeida, mai 2012. CLAUDE D ALMEIDA, CONSULTANT ANCIEN STATISTICIEN

Plus en détail

1 ère Conférence des Ministres de l Économie et des Finances de la Francophonie

1 ère Conférence des Ministres de l Économie et des Finances de la Francophonie 1 ère Conférence des Ministres de l Économie et des Finances de la Francophonie (Monaco, 14 et 15 avril 1999) Déclaration de Monaco 1. Lors du 7 ème Sommet des Chefs d Etat et de Gouvernement des pays

Plus en détail

P. O. Box 3243, AddisAbaba, ETHIOPIA Tel.: (251-11) 5525849 Fax: (251-11) 5525855 STIMULER LE COMMERCE INTRA-AFRICAIN Q & R

P. O. Box 3243, AddisAbaba, ETHIOPIA Tel.: (251-11) 5525849 Fax: (251-11) 5525855 STIMULER LE COMMERCE INTRA-AFRICAIN Q & R AFRICAN UNION UNION AFRICAINE UNIÃO AFRICANA P. O. Box 3243, AddisAbaba, ETHIOPIA Tel.: (251-11) 5525849 Fax: (251-11) 5525855 STIMULER LE COMMERCE INTRA-AFRICAIN Q & R 1. Pourquoi stimuler le commerce

Plus en détail

NOTRE ZONE D INTERVENTION : L UEMOA

NOTRE ZONE D INTERVENTION : L UEMOA 1 MGE CONSEIL 2 NOTRE ZONE D INTERVENTION : L UEMOA L Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est une organisation de l Afrique de l ouest, qui a comme mission la réalisation de l'intégration

Plus en détail

PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 GUINEE BISSAU

PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 GUINEE BISSAU AGENCE MONETAIRE DE L AFRIQUE DE L OUEST (AMAO) PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 GUINEE BISSAU Freetown, juillet 2008 2 La situation économique

Plus en détail

La soutenabilité de la dette publique/enjeux du financement des États par le marché financier

La soutenabilité de la dette publique/enjeux du financement des États par le marché financier COMMISSION DE SURVEILLACE DU MARCHE FINANCIER DE L AFRIQUE CENTRALE Atelier régional sur «les marchés obligataires et les émissions de titres publics» Libreville, Gabon : les 18 et 19 février 2008 La soutenabilité

Plus en détail

Maroc Etat des lieux de la coopération internationale et des investissements étrangers

Maroc Etat des lieux de la coopération internationale et des investissements étrangers Maroc Etat des lieux de la coopération internationale et des investissements étrangers U Etude réalisée sous la direction d IDEFIE par Charline Jacob-Nassimian Juillet 2010 UI. La situation économique

Plus en détail

Fiche récapitulative - Réformes en Afrique

Fiche récapitulative - Réformes en Afrique Fiche récapitulative - Réformes en Afrique L Angola a amélioré le long et fastidieux processus de création d entreprise, grâce à son guichet unique, Guichet Unico da Empresa, qui a réduit les délais nécessaires

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

Intégration du Marché des Capitaux pour le Marché d Investissement Commun de la CEDEAO Jonathan Aremu Ph.D Consultant, ECIM Introduction ti Il y a un certain nombre de raisons bien connues pour lesquelles

Plus en détail

Note de synthèse du Projet du Budget Citoyen de l année 2016

Note de synthèse du Projet du Budget Citoyen de l année 2016 Note de synthèse du Projet du Budget Citoyen de l année 2016 L élaboration du Projet de Budget Citoyen au titre de l année 2016 s inscrit dans le cadre de la consécration des droits garantis par la Constitution

Plus en détail

Récapitulatif: Du 1 er au 12 Juin 2015. Dispositions du livre vert relatif à la construction d une union des marchés des capitaux.

Récapitulatif: Du 1 er au 12 Juin 2015. Dispositions du livre vert relatif à la construction d une union des marchés des capitaux. Du 1 er au 12 Juin 2015 Récapitulatif: Dispositions du livre vert relatif à la construction d une union des marchés des capitaux. Mise en place d un référentiel de données en Turquie. Test de continuité

Plus en détail

Marché Financier Régional de l UEMOA: Bilan et Perspectives

Marché Financier Régional de l UEMOA: Bilan et Perspectives Marché Financier Régional de l UEMOA: Bilan et Perspectives Conseil Régional de l Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) de l Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) Douala, le 29 octobre 2009

Plus en détail

DEFIS ET OPPORTUNITES DU SECTEUR FINANCIER DANS LA PROMOTION DE L INCLUSION FINANCIERE AU SENEGAL

DEFIS ET OPPORTUNITES DU SECTEUR FINANCIER DANS LA PROMOTION DE L INCLUSION FINANCIERE AU SENEGAL Dialogue sur le développement du secteur financier au Sénégal 16 avril 2013, BCEAO-Siège DEFIS ET OPPORTUNITES DU SECTEUR FINANCIER DANS LA PROMOTION DE L INCLUSION FINANCIERE AU SENEGAL Présentation :

Plus en détail

Le commerce en Afrique de l Ouest. Dr Cheikh Tidiane DIEYE Directeur du CACID Réseau EndaTiers Monde cdieye@endatiersmonde.org

Le commerce en Afrique de l Ouest. Dr Cheikh Tidiane DIEYE Directeur du CACID Réseau EndaTiers Monde cdieye@endatiersmonde.org Le commerce en Afrique de l Ouest Dr Cheikh Tidiane DIEYE Directeur du CACID Réseau EndaTiers Monde cdieye@endatiersmonde.org ENVIRONNEMENT DU COMMERCE Un marché régional porteur avec une population de

Plus en détail

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE 18 MARS 2008 INTERVENTION DE MONSIEUR MOHAMMED LAKSACI GOUVERNEUR DE LA BANQUE D ALGERIE A LA CONFERENCE REGIONALE SUR LA GLOBALISATION ET LES DEFIS ET OPPORTUNITES AUXQUELS FONT FACE LES INSTITUTIONS

Plus en détail

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux chocs importants ont affecté le comportement des prix de détail des principaux pays

Plus en détail

SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST

SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST Allocution d ouverture du Secrétaire Général du Conseil Régional de l Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) Monsieur Edoh Kossi

Plus en détail

Développement du marché financier

Développement du marché financier Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Développement du marché financier Juillet 1997 Document de travail n 21 Développement du marché financier Juillet 1997 Le développement

Plus en détail

ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX

ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX INTERNATIONAUX 1 ANALYSES DE L EXECUTION DU BUDGET DE L ETAT PAR MISSIONS ET PROGRAMMES EXERCICE 2011 COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX MAI 2012 INTERNATIONAUX 3 Compte de

Plus en détail

Profils-pays de la fiscalité des produits du tabac dans la CEDEAO : SYNTHÈSE RÉGIONALE. Abidjan, Côte d Ivoire, 12 Février 2014

Profils-pays de la fiscalité des produits du tabac dans la CEDEAO : SYNTHÈSE RÉGIONALE. Abidjan, Côte d Ivoire, 12 Février 2014 Profils-pays de la fiscalité des produits du tabac dans la CEDEAO : SYNTHÈSE RÉGIONALE Abidjan, Côte d Ivoire, 12 Février 2014 Objectifs et Enjeux Objectifs Décrire et analyser les fondements, la pratique

Plus en détail

Le FMI et son rôle en Afrique

Le FMI et son rôle en Afrique Le FMI et son rôle en Afrique M a r k P l a n t, V a l e r i a F i c h e r a, N o r b e r t F u n k e D a k a r, l e 3 n o v e m b r e 2 0 1 0 Sommaire Comment fonctionne le FMI? Comment l Afrique a-t-elle

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 10/19 (F) 16 février 2010 Les notes d'information au public (NIP) s inscrivent dans

Plus en détail

SYSTÈME FINANCIER DE L UEMOA ET CONTRIBUTION DU SECTEUR DES ASSURANCES

SYSTÈME FINANCIER DE L UEMOA ET CONTRIBUTION DU SECTEUR DES ASSURANCES UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE ------------------------- La Commission 35 e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE LA FANAF Dakar du 21 au 24 février 2011 SYSTÈME FINANCIER DE L UEMOA ET CONTRIBUTION

Plus en détail

Opportunités d investissement en Afrique de l Ouest

Opportunités d investissement en Afrique de l Ouest Opportunités d investissement en Afrique de l Ouest Convergence des environnements juridiques et fiscaux dans l UEMOA Jean-Jacques Lecat Président de la Commission Juridique et Fiscale du CIAN Avocat Associé

Plus en détail

PLAN DE PRESENTATION. Introduction. Etat des lieux du système énergétique en Afrique: Cas de l Afrique de l Ouest

PLAN DE PRESENTATION. Introduction. Etat des lieux du système énergétique en Afrique: Cas de l Afrique de l Ouest Conférence Partager le Savoir à travers la Méditerranée (7) E. HOUNGNINOU Tunis, le 18 Mai 2012 Introduction Etat des lieux du système énergétique en Afrique: Cas de l Afrique de l Ouest PLAN DE PRESENTATION

Plus en détail

Note de synthèse de l étude «Peuplement, marché et sécurité alimentaire»

Note de synthèse de l étude «Peuplement, marché et sécurité alimentaire» Note de synthèse de l étude «Peuplement, marché et sécurité alimentaire» L étude «Peuplement, marché et sécurité alimentaire» a été publiée en avril 2013 dans les Cahiers de l Afrique de l Ouest de l OCDE/CSAO.

Plus en détail

I.ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I.ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I.ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL Au cours de l année 2009, l économie mondiale est entrée dans une profonde récession qui a débuté à la fin de 2008. En effet, le taux de croissance du Produit Intérieur

Plus en détail

Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011. Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement

Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011. Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011 Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement 1. La présente note d orientation a pour objet d exposer l approche plus vaste

Plus en détail

Situation et perspectives de l économie mondiale 2015. asdf

Situation et perspectives de l économie mondiale 2015. asdf Situation et perspectives de l économie mondiale 2015 asdf Nations Unies New York, 2015 Résumé Perspectives du développement macroéconomique au niveau mondial La croissance mondiale progressera légèrement

Plus en détail

Benchmark sur le tarif de connexion Internet

Benchmark sur le tarif de connexion Internet Autorité de Réglementation des secteurs de Postes et de Télécommunications REPUBLIQUE TOGOLAISE Travail - Liberté - Patrie Benchmark sur le tarif de connexion Internet DAJR/Service réglementation et études

Plus en détail

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de

Plus en détail

FinAfrique Research. Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA

FinAfrique Research. Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA FinAfrique Research Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA Octobre 2015 Dans ce document nous comparons la performance du secteur bancaire des zones CEMAC et UEMOA depuis 2006. Si la pénétration

Plus en détail

NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA

NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA MFW4A La finance au service de l afrique

Plus en détail

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Les origines et les manifestations de la crise économique et financière par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Plan Introduction 1. Origines de la crise financière: les «subprimes» 2. Les

Plus en détail

2 ÈME CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE L ATAF SUR LA FISCALITÉ EN AFRIQUE

2 ÈME CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE L ATAF SUR LA FISCALITÉ EN AFRIQUE 2 ÈME CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE L ATAF SUR LA FISCALITÉ EN AFRIQUE THEME: RÉDUIRE LES FLUX FINANCIERS ILLICITES EN AFRIQUE PAR LE BIAIS DE LA COOPÉRATION INTELLIGENTE. PAR DR IBRAHIMA AIDARA MANAGER

Plus en détail

Au cours de la dernière décennie, les IDE vers l Afrique ont connu une croissance spectaculaire

Au cours de la dernière décennie, les IDE vers l Afrique ont connu une croissance spectaculaire Par Soraya Oulad Benchiba, Chargée d'études à l'institut Amadeus Au cours de la dernière décennie, les IDE vers l Afrique ont connu une croissance spectaculaire L afflux d IDE en Afrique a été spectaculaire

Plus en détail

ATELIER REGIONAL SUR LES MARCHES OBLIGATAIRES ET LES TITRES PUBLICS

ATELIER REGIONAL SUR LES MARCHES OBLIGATAIRES ET LES TITRES PUBLICS ATELIER REGIONAL SUR LES MARCHES OBLIGATAIRES ET LES TITRES PUBLICS Le Marché Obligataire de l UEMOA : évolution et perspectives Edoh Kossi AMENOUNVE, Ph.D. Secrétaire Général Conseil Régional de l Epargne

Plus en détail

Amérique Latine : bilan et perspectives

Amérique Latine : bilan et perspectives Amérique Latine : bilan et perspectives Conférence de M. Jacques de Larosière pour le colloque organisé par le CFCE et l Institut des Hautes Etudes de l Amérique Latine (Paris, le 21 mars 2001) L économie

Plus en détail

GUIDE PRATIQUE. des opérateurs privés. Edition 2015. Guide pratique - BOAD 1 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

GUIDE PRATIQUE. des opérateurs privés. Edition 2015. Guide pratique - BOAD 1 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT GUIDE PRATIQUE des opérateurs privés Edition 2015 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT Guide pratique - BOAD 1 GUIDE PRATIQUE DESTINE AUX OPERATEURS ECONOMIQUES PRIVES 1. PRESENTATION La Banque Ouest

Plus en détail

2. Enjeux et opportunités de l intégration régionale en Afrique

2. Enjeux et opportunités de l intégration régionale en Afrique NOTE DE SYNTHÈSE POUR LA CONFÉRENCE ÉCONOMIQUE AFRICAINE 2013 L INTÉGRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE 28-30 octobre 2013 JOHANNESBOURG, AFRIQUE DU SUD Groupe de la Banque africaine de développement Commission

Plus en détail

L AFD ET LA MICROFINANCE

L AFD ET LA MICROFINANCE L AFD ET LA MICROFINANCE 1988 2008 Vingt ans déjà! Paul Kabre LA MICROFINANCE, POURQUOI? Dans de nombreux pays, l immense majorité de la population n a pas accès au secteur bancaire classique : sa capacité

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme de l Espagne pour 2015

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme de l Espagne pour 2015 COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 13.5.2015 COM(2015) 259 final Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme de l Espagne pour 2015 et portant avis du Conseil

Plus en détail

Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la

Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la Alger, le 11 Juin 2015 Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la croissance 1. Stabilité macroéconomique et financière Contrairement aux années 1990 marquées par l ajustement structurel (1991

Plus en détail

Dispositions prises par la Commission pour l allègement du dispositif fiscal, la promotion de la sécurité sociale et de l initiative privée

Dispositions prises par la Commission pour l allègement du dispositif fiscal, la promotion de la sécurité sociale et de l initiative privée COMMISSION DE L UNION ECONOMIQUE ET MONÉTAIRE OUEST-AFRICAINE (UEMOA) -------- Dispositions prises par la Commission pour l allègement du dispositif fiscal, la promotion de la sécurité sociale et de l

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Table Ronde pour le financement du développement du Bénin. 17-19 juin 2014 - Paris. www.tablerondebenin2014.org

DOSSIER DE PRESSE. Table Ronde pour le financement du développement du Bénin. 17-19 juin 2014 - Paris. www.tablerondebenin2014.org Table Ronde pour le financement du développement du Bénin 17-19 juin 2014 - Paris www.tablerondebenin2014.org LE MOT DU PRÉSIDENT La Table Ronde, occasion unique d échanges et de partage sur les opportunités

Plus en détail

Programme statistique du Secrétariat Exécutif de la CEDEAO

Programme statistique du Secrétariat Exécutif de la CEDEAO COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L=AFRIQUE DE L=OUEST ECONOMIC COMMUNITY OF WEST AFRICAN STATES Réunion de lancement du programme de comparaison Internationale pour l Afrique Addis Abéba, 2-4 décembre

Plus en détail

Atelier sur le Financement de la Filière Coton en Côte d'ivoire: Création d'un Fonds de Garantie

Atelier sur le Financement de la Filière Coton en Côte d'ivoire: Création d'un Fonds de Garantie Atelier sur le Financement de la Filière Coton en Côte d'ivoire: Création d'un Fonds de Garantie René AZOKLY/ Président du Fonds International de Garantie Les Fonds de Garantie en Afrique de l'ouest: Particularités,

Plus en détail

TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE D INTERVENTION DANS LE SECTEUR PRIVE ET DES PROCEDURES Y RELATIVES

TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE D INTERVENTION DANS LE SECTEUR PRIVE ET DES PROCEDURES Y RELATIVES TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE D INTERVENTION DANS LE SECTEUR PRIVE ET DES PROCEDURES Y RELATIVES Avril 2014 TDR pour l élaboration d une stratégie d intervention dans le secteur

Plus en détail

BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010

BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010 abc Le 13 mai 2010 BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010 Le bénéfice net présenté attribuable aux actionnaires ordinaires s est élevé à 84 millions de $CA pour le trimestre terminé

Plus en détail

Redressement et stabilisation du cadre. Reformes structurelles de l économie Reformes des finances publiques Bonne gouvernance

Redressement et stabilisation du cadre. Reformes structurelles de l économie Reformes des finances publiques Bonne gouvernance Avant - Économie congolaise caractérisée par un tissu industriel délabré - Infrastructures socio-économiques de base détruites - Inflation galopante - Monnaie chancelante Après - Ambitieux programme de

Plus en détail

Financements innovants pour l agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition. Synthèse du projet de rapport. (travaux en cours)

Financements innovants pour l agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition. Synthèse du projet de rapport. (travaux en cours) Financements innovants pour l agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition Synthèse du projet de rapport (travaux en cours) Au vu de l urgente nécessité d accroître les investissements dans l agriculture,

Plus en détail

NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA

NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE La Commission Département des Politiques Economiques NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA Février 2005 I INTRODUCTION Le Traité instituant

Plus en détail

Présenté par OUEDRAOGO Adolphe Chef de Brigade de la CIMA. DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009

Présenté par OUEDRAOGO Adolphe Chef de Brigade de la CIMA. DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009 EXPERIENCE SENEGALAISE DE LA MICROASSURANCE: DEFIS ET OPPORTUNITES Présenté par OUEDRAOGO Adolphe Chef de Brigade de la CIMA DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009 2 INTRODUCTION Le thème sera abordé en cinq

Plus en détail

11 SEPTEMBRE 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE ET LE COMMERCE LA CHINE

11 SEPTEMBRE 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE ET LE COMMERCE LA CHINE 11 SEPTEMBRE 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE L ÉCONOMIE CHINOISE Chine Principaux indicateurs, 2014 Population (en millions) 1 367,8 PIB (en G$ US courants) 10 380,4 PIB par habitant (en $ US courants) 7 589,0

Plus en détail

LA CONFIANCE DES MARCHÉS ÉMERGENTS EST EN HAUSSE TANDIS QUE CELLE DES MARCHÉS DÉVELOPPÉS RECULE

LA CONFIANCE DES MARCHÉS ÉMERGENTS EST EN HAUSSE TANDIS QUE CELLE DES MARCHÉS DÉVELOPPÉS RECULE Le 20 janvier 2011 LA CONFIANCE DES MARCHÉS ÉMERGENTS EST EN HAUSSE TANDIS QUE CELLE DES MARCHÉS DÉVELOPPÉS RECULE ***La confiance des marchés asiatiques se rapproche de son niveau d avant la crise***

Plus en détail

GUIDE PRATIQUE des opérateurs privés. Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

GUIDE PRATIQUE des opérateurs privés. Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT GUIDE PRATIQUE des opérateurs privés Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT BOAD - Guide pratique GUIDE PRATIQUE DESTINE AUX OPERATEURS ECONOMIQUES PRIVES 1. PRESENTATION La Banque Ouest

Plus en détail

PRESAO. Résultats de recherche N 2010-02 Septembre 2010. Analyse et estimation des prix de parité du riz en 2009 en Afrique de l Ouest

PRESAO. Résultats de recherche N 2010-02 Septembre 2010. Analyse et estimation des prix de parité du riz en 2009 en Afrique de l Ouest PRESAO Résultats de recherche N 21-2 Septembre 21 Composante SRAI Analyse et estimation des prix de parité du riz en 29 en Afrique de l Ouest Les documents du PRESAO sont disponibles à http://www.aec.msu.edu/fs2/presao.htm

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux Module 6 : Comprendre comment l'activité économique est financée et analyser les conséquences de la globalisation financière 6.1 : Identifier les modes de financement de l'activité économique et analyser

Plus en détail

Edy K. ANTHONY Secrétariat Exécutif, OCAL

Edy K. ANTHONY Secrétariat Exécutif, OCAL PRESENTATION DU PROJET/PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT PAR L'OCAL Edy K. ANTHONY Secrétariat Exécutif, OCAL Tunis, 22 24 Avril 2014 SOMMAIRE Introduction ti OCAL Expériences Description du projet Cadre de mise

Plus en détail

Intégration monétaire et financière Bilan et perspectives. Samuel Guérineau Sylviane Guillaumont

Intégration monétaire et financière Bilan et perspectives. Samuel Guérineau Sylviane Guillaumont Intégration monétaire et financière Bilan et perspectives Samuel Guérineau Sylviane Guillaumont 1 Deux volets : L intégration monétaire L intégration financière 2 L intégration monétaire Une intégration

Plus en détail

METHODOLOGIES DE CALCUL DU TAUX DE CHANGE EFFECTIF NOMINAL ET REEL DU BENIN

METHODOLOGIES DE CALCUL DU TAUX DE CHANGE EFFECTIF NOMINAL ET REEL DU BENIN 45 METHODOLOGIES DE CALCUL DU TAUX DE CHANGE EFFECTIF NOMINAL ET REEL DU BENIN Le Taux de Change Effectif Nominal (EN) d une monnaie se mesure généralement par l évolution moyenne pondérée des cours de

Plus en détail

LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO

LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO La BCEAO dispose dans chaque Etat membre de l UEMOA, d une agence nationale et des agences auxiliaires. L agence nationale du Niger comprend trois représentations

Plus en détail

MALI RAPPORT ECONOMIQUE BI-ANNUEL

MALI RAPPORT ECONOMIQUE BI-ANNUEL MALI RAPPORT ECONOMIQUE BI-ANNUEL Janvier 2013 CGIAR Climate AFTP4 Région Afrique Banque mondiale Sommaire Préambule... 3 RESUME... 4 1. Contexte politique... 5 2. Situation économique en 2012... 5 Croissance...

Plus en détail

I. LES GRANDES ÉTAPES DE L INTÉGRATION ÉCONOMIQUE EUROPÉENNE

I. LES GRANDES ÉTAPES DE L INTÉGRATION ÉCONOMIQUE EUROPÉENNE I. LES GRANDES ÉTAPES DE L INTÉGRATION ÉCONOMIQUE EUROPÉENNE L intégration économique européenne ne s est pas déroulée selon un processus linéaire. Ainsi si le traité de Rome de 1957 et l Acte unique de

Plus en détail

CONFERENCE INTERNATIONALE LE PARTENARIAT STRATEGIQUE ENTRE LE MAROC ET LA FEDERATION DE RUSSIE

CONFERENCE INTERNATIONALE LE PARTENARIAT STRATEGIQUE ENTRE LE MAROC ET LA FEDERATION DE RUSSIE CONFERENCE INTERNATIONALE LE PARTENARIAT STRATEGIQUE ENTRE LE MAROC ET LA FEDERATION DE RUSSIE RABAT, 18 OCTOBRE 2012 Les relations entre le Maroc et la Russie sont anciennes. Toutefois, elles n ont connu

Plus en détail

Récapitulatif: Du 17 au 28 Août 2015. Mesures de développement de la place de Paris. Retard dans l implémentation du format SWIFT au Maroc.

Récapitulatif: Du 17 au 28 Août 2015. Mesures de développement de la place de Paris. Retard dans l implémentation du format SWIFT au Maroc. Du 17 au 28 Août 2015 Récapitulatif: Mesures de développement de la place de Paris. Retard dans l implémentation du format SWIFT au Maroc. Accord de partenariat entre la Bourse de Casablanca et London

Plus en détail

EVALUATION FINALE AFR/017. Promotion de Secteurs financiers inclusifs dans la zone UEMOA

EVALUATION FINALE AFR/017. Promotion de Secteurs financiers inclusifs dans la zone UEMOA EVALUATION FINALE AFR/017 Promotion de Secteurs financiers inclusifs dans la Zone UEMOA FICHE SYNTHETIQUE Pays Titre long du projet Titre court du projet Code LuxDev Union Economique et Monétaire Ouest

Plus en détail

POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO (ECOPOST)

POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO (ECOPOST) POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO Présenté par: Prof. Dr. Djénéba TRAORE Directrice Générale Institut de l Afrique de l Ouest Email: Djeneba.Traore@iao.gov.cv Site web: www.westafricainstitute.org

Plus en détail

Projections du nombre total d étudiants internationaux d ici 2025. Source : Unesco Institute for Statistics, calculs France Stratégie

Projections du nombre total d étudiants internationaux d ici 2025. Source : Unesco Institute for Statistics, calculs France Stratégie SYNTHÈSE Trois grandes tendances mondiales Transnationalisation La géographie de l économie mondiale du savoir connaît de profonds bouleversements depuis plusieurs décennies. L innovation et la recherche

Plus en détail

Accord de libre échanges Maroc-USA Maroc/USA

Accord de libre échanges Maroc-USA Maroc/USA Conseil National du Commerce Extérieur Accord de libre échanges Maroc-USA Maroc/USA Anticiper Partager Agir 2006 www.cnce.org.ma SOMMAIRE A. Vers une importante ouverture du marché marocain des produits

Plus en détail

STRATEGIE DE L AUTORITE PORTUAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT DU PORT DE SAN PEDRO

STRATEGIE DE L AUTORITE PORTUAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT DU PORT DE SAN PEDRO HOTEL PULLMAN ABIDJAN JUIN 2009 STRATEGIE DE L AUTORITE PORTUAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT DU PORT DE SAN PEDRO Présentation DESIRE DALLO Directeur Général Port Autonome de San Pedr Port Autonome de San Pedr

Plus en détail

Marchés boursiers au Maghreb

Marchés boursiers au Maghreb Marchés boursiers au Maghreb Etat des lieux & Perspectives Par : Fadhel ABDELKEFI, Directeur Général Membre d 30 Mai 2010 1 Maghreb : Cadre macroéconomique 1 Maghreb : Cadre macroéconomique Petit Maghreb

Plus en détail

Plan d'action Africain pour l'efficacité du Développement Priorités de la Coopération au Développement. Préambule

Plan d'action Africain pour l'efficacité du Développement Priorités de la Coopération au Développement. Préambule Plan d'action Africain pour l'efficacité du Développement Priorités de la Coopération au Développement Préambule Le Plan d'action africain pour l'efficacité du développement avec des priorités clés pour

Plus en détail

ENVIRONMENT DES AFFAIRES ET OPPORTUNITIES D INVESTISSEMENTS AU BURKINA FASO

ENVIRONMENT DES AFFAIRES ET OPPORTUNITIES D INVESTISSEMENTS AU BURKINA FASO ENVIRONMENT DES AFFAIRES ET OPPORTUNITIES D INVESTISSEMENTS AU BURKINA FASO Chambre de Commerce et d Industrie Avril 2015 1 BURKINA FASO Votre porte d accès au marché ouest africain 2 AGENDA Contexte géographique

Plus en détail

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Depuis 2012, un ensemble d actions est engagé au service du renforcement

Plus en détail

Politique de développement du secteur privé au Mali

Politique de développement du secteur privé au Mali Politique de développement du secteur privé au Mali Les reformes entreprises par l Etat malien au niveau macro-économique ont été accompagnées d un d appui au renforcement du secteur privé. Le Mali a consacré

Plus en détail

Les Fonds souverains : acteurs de la finance internationale

Les Fonds souverains : acteurs de la finance internationale Les Fonds souverains : acteurs de la finance internationale Thème 4 Le financement des activités économiques 4.3 Les institutions financières et leur rôle 4.4 La globalisation financière Compétences Caractériser

Plus en détail

Croissance et développement en Afrique subsaharienne

Croissance et développement en Afrique subsaharienne Croissance et développement en Afrique subsaharienne Thèmes La création de richesses et la croissance économique 2.1 Les finalités de la croissance Le développement économique 2.2 La dynamique de la croissance

Plus en détail

NOVEMBRE 2013. Dossier de presse. Société Générale, 1 er réseau de banque universelle. en Afrique au service des Entreprises

NOVEMBRE 2013. Dossier de presse. Société Générale, 1 er réseau de banque universelle. en Afrique au service des Entreprises NOVEMBRE 2013 Dossier de presse Société Générale, COMMUNIQUÉ DE PRESSE Casablanca, le 21 novembre 2013 Présent dans 16 pays africains, le groupe Société Générale présente un positionnement unique, qui

Plus en détail

Forum sur la Gouvernance forestière en Afrique Centrale: Perspectives du marché régional. Par Mme Célestine NTSAME-OKWO

Forum sur la Gouvernance forestière en Afrique Centrale: Perspectives du marché régional. Par Mme Célestine NTSAME-OKWO Forum sur la Gouvernance forestière en Afrique Centrale: Perspectives du marché régional Par Mme Célestine NTSAME-OKWO Représentant Régional de l OIBT pour l Afrique Introduction Généralités sur les 5pays

Plus en détail

Situation et perspectives de l économie mondiale 2014. asdf

Situation et perspectives de l économie mondiale 2014. asdf Situation et perspectives de l économie mondiale 2014 asdf Nations Unies New York, 2014 Résumé Les perspectives macro-économiques mondial La croissance mondiale a été plus faible que prévue en 2013, mais

Plus en détail

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité 23 Novembre 2012 Pour diffusion publique Résumé Exécutif Une opportunité Pour un opérateur privé, la plateforme d'informations

Plus en détail

Les prix et les coûts de l industrie touristique suisse: une comparaison internationale

Les prix et les coûts de l industrie touristique suisse: une comparaison internationale Les prix et les coûts de l industrie touristique suisse: une comparaison internationale Entre 2000 et 2007, la compétitivité-prix de l économie suisse du tourisme s est nettement améliorée. Le tourisme

Plus en détail

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 Septembre 2015 Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 L objet de cette revue est de présenter les principaux éléments qui caractérisent l évolution de la situation de la position

Plus en détail