LA RELATION BANQUE-ENTREPRISE DANS LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE: LE CAS DE LA SGBS.

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1 CENTRE AFRICAIN D'ÉTUDES SUPÉRIEURES EN GESTION (CESAG) INSTITUT SUPÉRIEUR DE GESTION DES ENTREPRISES ET DES ORGANISATIONS DfPLOME SUPÉRIEUR DE GESTION DES ENTREPRlSES MÉMOIRE DE FIN D'ÉTUDE THÈME : LA RELATION BANQUE-ENTREPRISE DANS LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE: LE CAS DE LA SGBS. PRÉSENTÉ ET SOUTENU PAR M. YAO N'dri Antoine SOUS LA DlRECTlON DE M. Gilles MORlSSON chef du pro je/ Mas/ère Banque e/ Finance. M0229DSGE02 Dakar, Mai

2 La 1.(,.1 Les besoins de l'entreprise l.ô.2. L'offre des banques J.ü.3 -Segmentation du marché I.(,A Stratégie d'approche de la clientèle entreprise CHAPITRE II: ELABORATION DU MODELE D'ANALySE Choix des variables du modèle Hypothèse de recherche Modèle d'analyse retenu Il.2 - Question de recherche Population de J'étude II.2.2 Echantillonnage Instruments de l'étude II.2A - Méthode d'administration Il Entretien Enquête Méthode de traitement des données CHAPITRE III : CONTEXTE DE L'ETUDE : Présentation générale de la SGBS l.IH istorique [1.1.2 Ses activités et Services Ses produits ITI.I.4 Son Réseau IIl.l.5 Son organisation générale llli.ô Les clients de la SGBS r LI.ô. 1 Les grandes entreprises Les professionnels Ill. 1,(J,] Les clients institutionnels et parapublics I.C1.4 Les PJ\tfE/PML ill les particuliers IILl.7 Fonctionnement de la SGBS II.2 : Présentation du Service Etranger

3 Lc crédit documentaire... 7] ~ Les transferts La Bourse CHAPITRE rv : PRESENTATION DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS V.l.A Présentation des résultats IV.I.B - Analyse des résultats IY I.B.l COllt des opérations de couverture IY.I.B.2 - Déficit de la culture de marché IY.l.B.3 - Peu de dynamisme des services de la SGBS IY.I.B.4 Garanties offertes lv.2 - Recommandations IV COllt des opérations de couverture IY.2.2 Le Déficit de la culture de marché des entreprises IY.2.3 Peu de dynamisme des services de la SGBS IY.2.4- Garanties offertes C()NCLUSION BIBLIOGRAPI-IIE......,...,...,... '"... '" ANNEXES

4 A mon père, Feu DJEVIE Yao Edouard A ma mère, Feue YAO Aya Tous deux disparus. Que la terre de Didiévie et de Daloa leur soit légère. A mon frère, RaymondYAO celui sans qui cette formation n'aurait jamais été possible. A mes frères et sœurs, que le tout puissant miséricordieux les aide à se surpasser dans leurs différents projets. 5

5 ts Pour cc travail, nous tenons à remercier particulièrement: j\lonsicur Alioune N'DIAYE, secrétaire général de la SGBS, professeur associé au (]':Si\(;, qui n'a ménagé aucun effort à nous trouver un stage. Monsieur Gilles MORISSON chef du projet Mastère Banque et r<'inance pour votre encouragement, votre disponibilité, vos précieux conseils que vous n'avez jamais cessc:~s de nous prodiguer et surtout la diligence avec laquelle vous en avez suivi la rédaction. Monsieur Moustapha Thioune, le responsable du Service Etranger et ses collaborateurs de la SGBS pour l'accueil qui nous a été réservé. ;\[onsicur Ahmadou TRAORE pour votre sollicitude et votre ardeur au travail. l,'cnsemble des professeurs du CESAG pour la qualité dc leur enseignement. Nos remerciements vont aussi à l'endroit de nos collègues de la 14 èmc promotion DS( ie pour la solidarité exemplaire qui a régné entre nous tout au long de la f()rtl1atùh1. Ayez tous la bénédiction de DIEU! 6

6 Larelauon SIGLES BCEAO : Banque Centrale des Etats de l'afrique de l'ouest. BFE : Besoin en financement d'exploitation. BRVM : Bourse Régionale des Valeurs Mobilières. CAD : Dollar canadien CESAG : Centre Africain d'etudes Supérieures en Gestion CHF: Franc de la Confédération He1vétique(Franc suisse) DSGE : Diplôme Supérieur de Gestion des Entreprises FCFA: Franc de la Communauté Financière Africaine. GBP : Livre sterling 1 CS : Industries Chimiques du Sénégal JPY: Yen japonais ND : Non Disponible PME/PMI: Petites et Moyennes Entreprises(Industries) SGBS : Société Générale des Banques au Sénégal SWIFT : Society for Worldwide Interbank financial Telecommunication. SYSCOA : Système Comptable Ouest Africain UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africain USD : Dollar américain

7 Tableau N l : Illustration du risque de change sur les opérations commerciales.. 12 Tableau N 2 : Illustration du risque de change sur les opérations financières Tableau N 3 : Tableau présentant les dettes et les créances d'une entreprise Tableau N 4 : Tableau expliquant la position de change devise par devise Tableau N S: Tableau illustrant la position globale de change Tableau N 6 : Ecriture de comptabilisation Tableau N 7 : Ecriture de comptabilisation de la perte de change probable Tableau N S: Ecriture de comptabilisation du gain de change probable Tableau N 9 : Tableau retraçant les avantages et les inconvénients d'une facturation en monnaie nationale Tableau N l0 : Tableau résumant les principales décisions à prendre Lorsqu'on utilise le termaillage..., Tableau N ll : Tableau présentant les avantages et les inconvénients d'une couverture ferme...,..., Tableau N 12 : Tableau résumant les différents prix d'exercice Tableau N 13 : Tableau retraçant les différentes pertes de change subies Par les entreprises visitées..., présenté 8

8 LISTES DES Schéma N t : Schéma expliquant la technique de compensation Schéma N 2 : Schéma résumant les étapes d'tme avance en devises Schéma N 3 : Schéma du modèle d'analyse Schélna N 4 : Organigramme et organe de gestion Schéma N S: Déroulement d'une opération de crédit documentaire Schéma N 6 : Règlement d'une dette en devise par la SGBS

9 INTRODUCTION Le système monétaire international s'est profondément transformé depills les accords de Bretton Woods de 1944 qill avait instauré un système de taux de change fixes mais ajustables avec un étalon dollar - or. Entre août et décembre 1971, deux éléments majeurs de l'édifice instauré par les accords de Bretton Woods s'écroulent. Outre la suspension de la convertibilité dollar-or, on assiste à l'abandon du système des parités fixes. On est donc passé du régime des changes fixes à celill des changes flottants. Les entreprises de la sous-région, dans leurs transactions commerciales tant à l'exportation qu'à l'importation, utilisent les devises telles que l'euro, le dollar, la livre sterling et le yen. Du fait de la volatilité des cours de ces devises 1, ces entrepnses sont confrontées au risque de change. Dans ce contexte d'une économie internationale caractérisée par des fluctuations erratiques et de grandes ampleurs des cours des monnaies, la gestion du risque de change devient une impérieuse nécessité. Face à ce phénomène qill n'est pas seulement sous-régional, mais mondial, les entreprises de la sous-régio ll tout comme les Etats se doivent de protéger leur revenu contre les chocs exogènes de change. La gestion du risque de change est devenue trop importante et trop sérieuse pour les administrations et surtout les entreprises de la sous-région depills l'instauration de ce système flottant pour la laisser aux mains des seuls gestionnaires d'entreprises. Mal négocié, le risque de change peut avoir des conséquences 1 Le franc cfa est arrimé à l'euro. 1 euro = 655,957 FCFA 10

10 dramatiques pour les entreprises et peut même devenir une question de survie surtout pour les petites et moyennes entreprises. Dans cet envtronnement caractérisé par les fluctuations erratlques des monnaies, la plupart des banques de la sous-région, comme la SGBS, proposent à leurs clients le change à terme comme produit de couverture. Certes avec l'avènement de l'euro comme monnaie des douze pays2, occasionnant lm marché de plus de trois cent quatre millions d'habitants, le risque de change est limité pour les entreprises travaillant avec cette zone. Cependant avec les autres devises sus-évoquées dont les fluctuations sont devenues incontrôlables, les banques en général et la SGBS en particulier ne sauraient rester spectateurs et laisser leurs clients, en l'espèce les entreprises, sans conseil et sans aide. AJlemagne. Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal

11 PRESENTATION GENERALE Objet de l'étude La présente étude porte de façon générale sur la relation banque - entreprise dans la gestion du risque de change et de façon particulière sur le faible nombre d'opérations de couverture initiées par les entreprises clientes de la SGBS. Problématique Depuis de longues années les banques entretiennent des rapports de coopération avec les entreprises, principalement fondés sur l'allocation des capitaux. Ces relations entre banques et entreprises ont évolué de façon considérable au cours de ces quinze dernières années. Le développement des nl~u'chés financiers, les progrès technologiques et les innovations financières ont nlodifié les besoins des entreprises, accru la concurrence entre établissements de crédit et élargi l'offre de service bancaire. A la Société Générale des Banques au Sénégal, sur un très grand nombre d'entreprises ( grandes comme petites) qui sont en relation d'affaires avec elle, et qui sont exposées au risque de change dans leurs transactions commerciales, seules dix (10) opérations de couverture ont été initiées à l'importation par les clients pour l'année Ces opérations de couvertures ont été le fait de grandes entrepnses et principalement de gros importateurs de riz et ont porté sur des montants très élevés et dits, "intéressants n particulièrement pour la banque. Les "petits montants" qui sont généralement le fait des petites et moyennes entreprises, pourtant très vulnérables à l'effet de change, ne font pas l'objet de couverture. 12

12 Au "11 de ces situations, on est en droit de se demander pourquoi un si petit nombre d'entreprises couvre leur risque de change au niveau de leur banque et notamment de la SGBS? C'est pour répondre à cette interrogation que nous avons rédigé notre mémoire dont le thème porte sur "La relation banque entreprise dans la gestion du risque du change" Objectif de l'étude L'objectif principal de cette étude est d'apporter une contribution à la SGBS à l'élargissement de sa clientèle entreprise en matière de gestion du risque de change. La présente étude VIse spécifiquement à répondre à la question pluridimensionnelle suivante: le faible nombre d'opérations couvertes: Ir est-il lié à la méconnaissance du risque de change et de son mécanisme de couverture par la plupart des entreprises clientes? r r est-il dû au fait que la banque ne s'intéresse qu'aux grandes entreprises ( donc aux gros montants) particulièrement solvables? est-il dû aux coûts des opérations de couverture? r est-il dû au peu de dynamisme des services de la SGBS? Délimitation de l'étude Notre étude vise à comprendre pourquoi les entreprises qui couvrent le risque de change auprès de la SGBS sont si peu nombreuses. Il aurait été intéressant de vérifier si la concurrence des autres banques n'y est pas pour quelque chose. Mais en raison des difficultés évidentes qu'il y a de disposer des données sur l'état des parts de marché auprès des banques, notre étude n'abordera pas cet aspect. [J

13 Intérêt de l'étude.:. pour la SGBS Cette étude s'adresse prioritairement à la SGBS afin quelle incite les entreprises clientes qui font des transactions internationales à ajouter le risque de change à la liste de leurs préoccupations. Elle devrait permettre à la SGBS de rechercher d'autres sources de profit dans un nouveau partenariat banque-entreprise. Et comme aucun mécanisme de couverture n'est gratuit, la SGBS devrait en tirer bénéfice..:. pour le CESAG Le véritable intérêt pour le CESAG repose sur le fait que ce mémoire va entrer dans la liste déjà longue des documents disponibles à la bibliothèque et qui peuvent faire l'objet de consultation de la part d'un stagiaire ou d'une tierce personne qui est à la recherche d'informations portant sur le thème développé. :. pour le stagiaire Pour nous ce travail est une occasion de mettre en pratique les connaissances acquises tout au long de la formation afin de contribuer à l'amélioration de la santé financière des banques et entreprises en Afrique. Ce travail, doit nous permettre de développer une compétence distinctive pour nous (re)insérer dans le monde du travail. Démarche de l'étude Pour cette étude la démarche suivante sera adoptée: Ir nous allons d'abord procéder à la revue de littérature pour mieux nous imprégner des concepts se rapportant au sujet; 14

14 ,.. nous aurons ensuite des entretiens individuels avec le responsable du service étranger de la SGBS, des professeurs de finance, des directeurs financiers d'entreprises et certains clients rencontrés lors de ce stage. )r nous procéderons à une enquête par questionnaire sur le terrain auprès des clients de la SGBS; )r puis nous analyserons et interpréterons les données et les informations recueillies; )r enfin des recommandations seront faites avec l'espoir que les voix autorisées de la SGBS en tiendront compte dans la gestion de leur établissement Plan de l'étude En plus de l'introduction, la présentation générale et la conclusion, ce mémoire comporte deux grandes parties. Dans une première partie, le cadre théorique et le modèle d'analyse seront abordés et, dans la seconde partie nous nous intéresserons au contexte de l'étude, à la présentation des résultats et aux recommandations. Définition des Principaux concepts Couverture ( opération de) : Appelée aussi " hedging" par les anglo-saxons, l'opération de couverture est pratiquée sur les marchés à terme organisés ou sur les marchés de gré à gré dans le but de se prérnunir contre les risques de variation de taux. Elle consiste à prendre sur un marché à terme une position de sens contraire à sa position sur le marché au comptant. Marchés de change: marchés des devises qui comprend: 1 le marché interbancaire des changes qui est un marché délocalisé où les intervenants ~es cambistes des banques et des entreprises) sont reliés par téléphone ou ~ystème informatique des négociations ( REUTER).

15 2 - les rnarchés organisés de change ( contrat à terme, options) T enne: Opération dont le dénouement est postérieur à la négociation. Change: Opération qui consiste à vendre ou à échanger des valeurs, notamment la monnaie d'un pays contre celle d'un autre pays; Taux de change: est le nombre d'unités monétaires étrangères que l'on obtient à un moment donné et à un endroit déterminé avec une unité monétaire nationale. Le taux de change détermine la valeur de la monnaie à l'étranger. Il dépend en partie du solde de la balance globale des paiements c'est-à-dire les besoins de règlements entre l'étranger et l'ensemble de la nation. Change flottant: La loi de l'offre et de la demande fixe le taux de change de monnaie qui varie en fonction des ordres passés par les agents économiques. Devises: Ensemble des moyens de paiement libellés en monnaie étrangère. Les devises peuvent donc avoir différentes formes ( billets, pièces avoirs en compte). Lever l'option: dénouer le contrat (de la part de l'acheteur d'une option) en exécutant la transaction initialement prévue Eurodevises :Avoirs en devises déposés dans une banque d'un pays étranger au pays d'émission de cette devise (ex: eurodollars) Sous-jacent :On appelle sous-jacent l'actif qui fait l'objet de la transaction à terme. 16

16 l ' CADRE THEORIQUE 17

17 La relation banqlje~entrepti~:'dail~,iigestion du risque de change.: le cas de. la CHAPITRE 1 : THEORIE SUR LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE I. 1) Présentation du risque de change Une entreprise sénégalaise conclut aujourd'hui, avec un importateur américain, un contrat selon lequel elle recevra USD après livraison de sa marchandise, dans trois mois. Si dans trois mois, au moment du paiement, le cours du dollar a baissé la contre valeur en francs CFA des dollars reçus sera inférieure à ce qu'elle représente aujourd'hui. Inversement, si la valeur du dollar a augmenté, l'entreprise sénégalaise récupérera en échange une somme plus importante de francs CFA. I Définition Le risque de change est le risque que fait courir au propriétaire de biens évalués en monnaies étrangères, ou au titulaire de dettes ou de créances libellées en monnaies étrangères, l'évolution future des cours du change ( G. SAUV AGEOT ; Précis de Finance P. 126) Principales situations de risque de change Les principales situations de risques de change sont nombreuses et variées. La plupart des auteurs 3 ont choisi de les regrouper en trois grands type que nous présentons ci-dessous., Voir bibliographie Présenté et soutenu par;n~dd'~~piné,~~~;14ème promotion DSGE/CESAG 2000.,

18 Risque de change de conversion Le risque de change de conversion apparaît lors de la consolidation de comptes de filiales internaùonales. En effet, lorsqu'une entreprise détient des filiales dans les pays étrangers chacune des filiales établit ses résultats dans la monnaie de son pays mais par la suite il faut les convertir dans la monnaie de la maison mère pour l'établissement des bilans consolidés Risque de change économique Appelé ainsi risque de compétitivité, le risque de change économique est lié au futur de l'entreprise. Ici c'est la prise en compte de toutes les conséquences que pourra avoir une variaùon du taux de change sur les coûts de production et de revient, le chiffre d'affaires d'une entreprise. Cette variation du taux de change peut entacher sérieusement la rentabilité et donc la compétitivité de l'entreprise. Ce risque étant difficilement appréciable et mesurable, la plupart des entreprises s'attachent exclusivement à la gestion des risques de transactions qui sont immédiatement comptabilisables Le risque de change de transaction Le risque de change de transaction apparaît lors : des activités d'importaùon et d'exportation des entreprises qui font l'objet d'une facturation en devises et les exposent aux fluc.:tuations des cours entre la signature du contrat commercial et le règlement. Ce risque de change, dit commercial, est donc constitué des flux qui ont pour origine les dettes et les créances commerciales ( postes fournisseurs ou clients ou effets à recevoir ou à payer) 19

19 La relation banquewentrepri~~;pms la ges#<)ll du risque de change:le cas de la SGBS~ Illustration du risque de change sur les opérations commerciales (Tableau N l) Baisse future du cours de la devise Hausse future du cours de la devise Importateurs de biens (acheteurs) Gain de change Risque: perte de chan[!f Exportateurs de biens(vendeurs) Risque: perte de chan[!f Gain de change des activités financières. Une entreprise peut être amenée à s'endetter ou à prêter dans une devise autre que celle de son bilan. Si l'entreprise a consenti un prêt, toute appréciation des devises sur le marché des changes valorise ce prêt converti en francs, mais alourdit parallèlement ses dettes. Toute baisse du cours de ces mêmes devises produit l'effet inverse. Illustration du risque de change sur les opérations financières ( emprunts et prêts). Tableau N 2 Baisse future du cours Hausse future du cours de la devise de la devise Emprunt libellé en devises Gain de change Risque: perte de change Prêt libellé en devise Risque: perte de change Gain de change des transferts de fonds (par exemple des dividendes) en devises. En effet si une entreprise détient une filiale à l'étranger il y aura nécessairement échange entre ces deux entités en ce qui concerne les dividendes versés par la filiale ou des participations au capital de la part de la maison mère. Il faut noter que d'autres situations sont, elle aussi, susceptibles de générer un risque de change. C'est le cas par exemple : des ventes sur catalogues avec des prix libellés en monnaie étrangère. des services après vente proposés par un exportateur Présenté et promotion DSGE/CESAG 2000:;

20 La d'une réponse à un appel d'offre surtout si l'entreprise soumissionnaire a été retenue De façon générale et quelle que soit la situation, le risque de change naît dès lors que les deux partenaires commerciaux ou financiers ont donné leur accord lors de la signature d'un contrat commercial ou d'une opération en devises. A cet instant, il est important que les responsables financiers mesurent le degré d'exposition de l'entreprise au risque de change La Mesure du risque L'évaluation du risque de change implique la mesure de l'exposition au nsque. Cette étape consiste en la compensation des dettes et des créances en devises de l'entreprise Position de change Devise par devise La position de change est calculée devise par devise. La position de change d'une entreprise dans une devise donnée est égale au solde de ses créances ( avoirs) et de ses dettes ( ou engagements). Position de change = créances ( ou av01rs ) dans une devise - dettes ( ou engagements) dans la même devise. Pour déterminer la position de change il suffit de C01uparer les dettes et les créances d'une entreprise dans une même devise et pour chaque échéance donnée afin de déterminer le solde. 21

21 Exemple 4 : considérons une entreprise exportatrice et importatrice dont l'état des dettes et des créances, par échéance et par devise, se présente comme suit (Tableau N 3) : CREANCES DETTES à 1 mois USD A 1 mois USD CHF à 2 mois USD A2 mois CHF GBP GBP à 6 mois USD A6mois USD CHF Le calcul de la position nette de change de cette entreprise peut être présentée à partir du tableau suivant (Tableau N 4) : USD USD USD GBP CHF CHF CHF à 1 mois à 2 mois à 6 mois à 2 mois à 1 mois à 2 mois à 6 mois Créances(1) a Dettes (II) a Position de change a (1) -(II) La position de change permet d'apprécier l'exposition de l'entreprise au risque de change dans chacune des devises traitées. " source: la gestion de la trésorerie de Philippe Roosevelt et Jean - François verdié 22

22 La relation banqu~i nti~t1ri$é'dansi~ijigt=~tion du risque de change: le cas de,la:;.$gbs. Selon Armand DAYAN ( manuel de gestion volume : 245 ) différentes situations peuvent se présenter Position fermée: La position de change est dite" fermée" si, pour une devise et une échéance données, le montant des devises à fournir est égal au montant des devises à recevoir; il n'y a pas alors de risque de change. Position ouverte dans ce cas, pour une devise et une échéance données, il n'y a pas équilibre entre les devises à livrer et celles à recevoir; l'entreprise est alors exposée au risque de change sur son solde. Deux possibilités peuvent alors se présenter: Position courte Pour une devise et une échéance données, la valeur des devises à livrer est supérieure à la valeur des devises à recevoir. Par conséquent, les dettes de l'entreprise sont plus élevées que ses créances et une augmentation de la devise est redoutée car elle entraînerait des pertes de change ( en l'absence de couverture). Position longue Pour une devise et une échéance données, la valeur des devises à livrer est inférieure à la valeur des devises à recevoir. L'entreprise est alors pénalisée par une baisse du cours de la devise car ses créances sont supérieures à ses dettes. I Position de change globale C'est l'agrégation des positions de change dans chaque devise valorisée en monnaie nationale ou dans une devise tierce. Le seul intérêt est lorsque l'on veut avoir une idée du montant global sur lequel porte le risque de change. 23

23 La position de change par devise toutes échéances confondues de l'exemple du est (Tableau N S) : USD GBP Position de change globale CHF Par exemple, si le cours des monnaies sont les suivants: 1 USD = 700 FCFA, lgbp = 1000FCFA et 1 CHF = 440 FCFA, alors la contrepartie en francs CFA de la position de change globale est égale à : ( USD ~:- 700) + ( GBP)~ 1000) + ( CHF )(- 440 ), soit FCF A I Position de Trésorerie La position de trésorerie est la différence entre les créances et les engagements dans une devise, période par période, et qui peut entraîner un risque de taux d'intérêt car l'entreprise, et surtout la banque, peut se trouver dans une position d'emprunteur ou prêteur de devises. L'exemple de la page 23 nous montre que l'entreprise est dans une position de prêteur de franc suisse(chf) à lmois et emprunteur de franc suisse à 2 mois. Une fois connue son degré d'exposition au nsque de change, l'entreprise doit décider d'une stratégie de gestion du risque Stratégie de gestion de la position La stratégie de gestion du risque de change va dépendre de plusieurs facteurs dont notamment: - la politique de l'entreprise vis-à-vis du risque en général et du risque de change en particulier. Le degré d'exposition de l'entreprise 24

24 Une fois ces facteurs pris en compte, l'entreprise doit choisir une technique de couverture. Face au risque on peut adopter trois attitudes:.:. Ne rien faire, c'est-à-dire ne pas se couvrir et laisser la posltlon ouverte. Implicitement, on estime que la devise évoluera dans un sens favorable ou bien que si tel n'est pas le cas, la perte éventuelle sera, à terme ou à moyen terme, compensée par un gain futur. Cette méthode peut parfois fonctionner, mais si tm jour de fortes variations de certaines devises se produisent, alors la perte de change peut devenir très importante ce qui peut être fatale pour le devenir d'une entreprise faible financièrement. :. Se couvrir systématiquement, sans chercher à anuc1per une quelconque tendance. Ce type de couverture, en raison de son coût car aucun mécanisme de couverture n'est réellement gratuit, fera sans doute baisser la marge de l'entreprise mais celle-ci est à l'abri de tout risque de change. Les entreprises qui optent pour la couverture systématique considèrent qu'une perte d'opportunité est acceptable alors qu'une perte réelle ne l'est pas. :. Se couvrir tout en cherchant à tirer parti d'une évolution favorable. Cest la notion de couverture dynamique : on se couvre mais en cherchant à réduire le coût de la couverture. Cette couverture sélective ( selective hedging) est la plus pratiquée par les entreprises surtout celles qui sont fortement exposées à l'international. En effet, elles décident de se couvrir ou ne pas se couvrir selon leur anticipation de l'évolution du cours de change, de la monnaie de facturation, des délais de paiement, du différentiel entre le cours du marché au comptant et le cours sur le marché à terme, des taux d'intérêt, du niveau de risque accepté par la hiérarchie. Présenté et solltetiul)~~~m1. 25

25 La relation banque-entrepris~ans lagt:rstion du risque de change :lè'das:delasgbs. I.3 - Traitement comptable et fiscal du risque de change I Traitement comptable Aujourd'hui, vu leur degré d'ouverture sur les marchés extérieurs, les entreprises de la sous-région sont amenées à effectuer des opérations libellées en devises. Conscient de cette situation, le SYSCOA a défini des règles précises applicables lorsque la valeur des éléments de l'actif et du passif des entreprises dépendent des fluctuations des cours des monnaies étrangères. Dans le cas d'une transaction commerciale avec l'étranger, sauf dénouement immédiat, toute opération faite en monnaie étrangère à pour conséquence la prise d'un risque qui peut se traduire par une perte ou un gain du fait de l'évolution du cours entre le début et le règlement final de l'opération. Si l'entreprise opte pour une politique de " règlement à échéance" on ne prendra en compte en comptabilité que le cours de la date de règlement. Exemple: ( SYSCOA, Guide d'application, 1997 : 252 ) Une entreprise B a acquis le 01/07 IN auprès d'un fournisseur allemand des marchandises pour un prix de deutsche MarkS, payable pour 50 % au comptant, pour 25 % à trente jours, le solde étant payable à 60 jours. Le cours du DEM est de 320 F le 01/07 IN, 327 F le 01/0s/N et 317 F le 01/09/N '- le DEM n'existe plus. aujourd'hui on parle de l'euro Présenté et soutenu par'n\:ln Aiitgjne ){t~~::f4~me promotion DSGE/CESAG

26 La relation banqut!::':~tt~h~da~i~a.gestion du risque de changc:cle cas de la SGBS. Ecriture de Comptabilisation (Tableau N 6) ô01,\chats de marchandises 01 /07 / N ()1 Fournisseurs S21 Banque (Acquisition de marchandise 4000 * 320 = paiement comptant 50% : ) 64().()()O /08/ N.t()1 Fournisseurs 676 Perte de change S21 Banquc (Règlement fournisseur allemand: 40()() x 2S(Yo * 327 ) 327.()O() 01/09 IN.t()l Fournisseurs S21 Banque Gain de change (Règlcment fournisseur allemand: 40()() * 2S ;() *317 ) La politique financière de l'entreprise ( règlement à échéance ) a entraîné pour l'entreprise: J,c Ul Iu~ une perte de change de 1,c 0 li 09 un gain de change de Sort globalement une perte de Comptabilisation des opérations faites en devises l,cs cntreprises de l'uemoa qui effectucnt des opérations en dehors de leur zone monétairc, vont rccourir à la comptabilité monétaire pour gérer leurs stocks de devises. Les opérations vont poser le problème de la conversion en francs CFA de la devise dans laquelle elles se sont effectuées. Présenté et souteuu par N'dti Ao.t6ii~x~o 14 ème promotion DSGE!CESAG

27 La relation banque",ep.ttepw~ d~%ii~estion du risque de changè~'1~cas de la SGBS. Le traitement comptable varie suivant le nombre de devises utilisées. Ainsi lorsque les opérations sont réalisées dans une seule monnaie étrangfrel le SYSCOA retient la méthode de l'intégration directe (méthode dite également monomonétaire). Avec cette méthode, on convertit la monnaie étrangère sur la base du cours du jour de l'opération ou sur la base d'un cours fixe choisi pour toute une période (cours standard). A la clôture de l'exercice, le solde du compte devise est ajusté en fonction du dernier cours officiel. Lorsque l'opération avec l'étranger prend fin, on calcule le résultat de l'opération qui dégage soit une perte de change (676) soit un gain de change (776). Il faut rappeler qu'avec cette méthode la comptabilité n'est tenue qu'en francs CFA. Le choix de la comptabilité selon le cours du jour ou selon un cours fixe est sans incidence sur le résultat de l'opération. La méthode de l'intégration différée est préconisée par le SYSCOA lorsque les transactions font intervenir plusieurs mormaies. Le principe consiste à tenir une comptabilité en franc CFA et une comptabilité auxiliaire pour chaque catégorie de monnaies étrangères. La liaison entre la comptabilité en francs CFA et la comptabilité de devise est 1 assuree par : Le compte de liaison "comptabilité devises" dans la comptabilité en francs CFA ( 1852 comptabilité devises) Le compte de liaison "comptabilité francs CFA" dans la comptabilité en monnaie étrangère (1851 comptabilité francs CFA). En fin d'exercice, on procède à l'intégration des comptabilités en monnaie étrangère dans les comptabilités en francs CFA. Les comptes tenus en devises sont préalablement convertis en francs CFA sur la base des cours au jour de l'inventaire. ce sont ces soldes convertis qui figurent dans la balance de vérification avant l'écriture d'inventaire. La méthode de l'intégration mixte est souvent utilisée. Elle fait intervenir : 28

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