Acteurs de la réponse immunitaire

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1 Acteurs de la réponse immunitaire ANTICORPS Synthétisé par les plasmocytes issus d un lymphocyte spécifique d un antigène donné Objectifs : Apporter un esprit critique argumenté aux différentes méthodes de diagnostic de maladies infectieuses Fournir un document suggérant la méthode d investigation la plus fiable pour une affection donnée Fragment Fc varie o en fonction de l espèce o en fonction de la classe d anticorps Fragment FAB spécifique d un antigène

2 ANTIGENE infectieux Structure physique ou chimique d un microorganisme capable de provoquer la défense de l organisme infecté qui manifeste une réponse immunitaire cellulaire (intervention des lymphocytes T) et humorale laissant des traces : les ANTICORPS synthétisés par les lymphocytes B Réaction ANTIGENE-ANTICORPS Les techniques de diagnostic sérologique 1 Recherche d anticorps 1.1 Principe de l analyse Quel que soit le nom du test, le principe est toujours le même Etape 1 : Mise en présence du produit biologique et d un antigène fixé sur un support Etape 2 : révélation de liaisons Ac-Ag par différents marqueurs (Immunochromatographie Elisa Radio-Immunologie - recherche de la classe d anticorps) Nous laisserons de côté la Fixation du Complément tombée en désuétude pour la plupart des affections La réponse anticorps Radio-immunologie

3 1.2.2 Sensibilité Qualité indispensable pour des affections peu courantes et lorsque la réponse est OUI ou NON : herpesvirose FeLV Défaut si des réactions croisées existent ou si l on recherche des surinfections ou si des vaccins existent (trace anticorps de l ancienne infection ou vaccin) Quantification d'une réaction positive Intéressante dans le cas de la sérologie et moins intéressant pour les réactions en PCR Taux évoquant une affection aiguë par rapport à une trace vaccinale (ex : leptospirose) Contrôler une éventuelle séroconversion Surveillance d une thérapeutique 1.2 Qualité d un réactif Elisa Spécificité se réfère à la qualité de l antigène utilisé pour mettre en évidence les anticorps : o les microorganismes font partie de familles qui peuvent avoir des antigènes communs (notion d épitopes communs à une famille ou particulier à une espèce de micro-organisme). Dans une même famille, 2 microorganismes peuvent être, pathogène pour l un, peu pathogène pour l autre (ex : virus entéritique félin et virus de la PIF) o qualité de l antigène (extraction-purification) tenant à la qualité du Laboratoire fabricant La connaissance de la pathogénie d une affection est indispensable pour choisir le meilleur réactif Ex : parvovirose chien o Recherche d anticorps si le chien n est pas vacciné o Recherche d antigène dans les selles par Elisa ou PCR si le chien est vacciné depuis plus de 15 jours (présence possible de virus vaccinal dans les selles) Ex : Maladie de Carré o Recherche d anticorps si le chien n est pas vacciné o Recherche d antigène dans le sang ou les sécrétions conjonctivales par PCR si le chien est vacciné 1.3 Qualité du prélèvement Le produit biologique doit correspondre à la technique choisie

4 2 Recherche d antigène : présence effective du microorganisme Trouver la preuve d une affection présente en mettant en évidence tout ou partie de l agent pathogène suspecté 2.1 Principe de l analyse Techniques «classiques» Le même que la recherche de l anticorps, l anticorps remplaçant l antigène dans le réactif. 2.2 Qualité d un réactif Spécificité Techniques «classiques» Tient à la qualité des anticorps monoclonaux * inclus dans le réactif et de leur affinité** pour un épitope précisément défini de l agent infectieux Technique PCR : qualité de la sonde ADN ou ARN utilisée pour l hybridation Sensibilité Elle doit être très sensible car on est plutôt dans la position du «tout ou rien» Quantification Pour cette recherche, la quantification est secondaire. On est en affection avérée puisque l on trouve les traces de l agent pathogène 2.3 Qualité du prélèvement Le produit biologique doit être celui ou l on a le plus de chance de trouver des traces de l agent pathogène d où la nécessité de connaître le parcours de l agent pathogène. Ex : Chercher une leishmanie dans le sang par PCR expose à des faux négatifs alors que la sérologie est très rarement prise en défaut Technique génétique : recherche du génome du microorganisme PCR

5 Les prélèvements Les différentes affections Sérologie : tube sec (bouchon rouge) ou hépariné (bouchon vert) PCR : tube EDTA non centrifugé (bouchon violet) ou matières biologiques susceptibles de contenir l agent infectieux Voir dans le catalogue la nature du prélèvement approprié CHIEN 1- Aspergillose Sérologie rarement intéressante car l aspergillose systémique est exceptionnelle chez le chien. Préférer la recherche directe du microorganisme par culture 2- Babésiose La plupart des chiens ont été en contact avec des tiques et des babésias ce qui enlève l intérêt du résultat difficilement interprétable contrairement à l espèce équine où le contact est moins fréquent et où il semble que les affections subaiguës à chronique soient plus fréquentes 3- Maladie de Carré La sérologie doit être réservée aux animaux non vaccinés La PCR est la méthode de choix o Sang total sur EDTA o Sécrétions nasales ou conjonctivales 4- Dirofilariose Sérologie et frottis sanguin pour rechercher les microfilaires Microfilaire (300 µm) entre les hématies La PCR est de peu d utilité 11 11

6 5- Ehrlichiose Cette affection étant peu fréquente et les signes cliniques reconnus, la sérologie est tout à fait adaptée, la PCR peut être réservée aux cas douteux mais il peut y avoir de faux négatifs 6- Leishmaniose La sérologie est la méthode de choix. Elle doit être systématiquement accompagnée du taux de protéines qui, élevé et avec des commémoratifs évocateurs doit pousser à utiliser une autre méthode de diagnostic si la sérologie est négative (phénomène de zone possible) L électrophorèse est très intéressante à titre diagnostique et pronostique 7- Maladie de Lyme L affection est souvent subaiguë à chronique et la sérologie est la méthode de choix. En effet le germe est inoculé par la tique et n est présent dans le sang que de manière fugace et lorsque les symptômes surviennent après une incubation de 3 semaines à plusieurs mois, il n est plus présent dans le sang. La PCR peut se révéler faussement négative car le germe n est que fugacement présent dans le sang 8- Leptospirose La sérologie est intéressante mais le problème de la vaccination se pose si le résultat est positif : la présence d anticorps est-elle due à une «cicatrice» vaccinale ou à une affection clinique? le taux résout en général ce dilemme car il est très élevé en cas d affection clinique La PCR doit être effectuée au début de l affection : tube EDTA ou mieux des urines. Il peut être utile de prélever ce matériel biologique à garder au réfrigérateur, dès que l on soupçonne une leptospirose et avant d instaurer le traitement. Le prélèvement pourra alors être traité plus tard si la situation clinique l exige. 9- Parvovirose La sérologie sur un prélèvement sanguin ne doit être mise en œuvre que sur des animaux non vaccinés La recherche d antigènes viraux par ELISA ou PCR sur les selles est la méthode de choix Electrophorèse «leishmanienne» La PCR semble de peu d intérêt mais peut être réalisée sur prélèvement de nœud lymphatique ou de moelle osseuse Herpesvirose L herpesvirus après la primo-infection se calfeutre dans un ganglion sensitif (au sens nerveux et non «ganglion = nœud lymphatique» du terme) du système nerveux. Lors d un stress ou d un état physiologique particulier 13 13

7 (périodes d activité sexuelle), il se réactive et provoque une symptomatologie caractéristique. Virus de la varicelle se réactive sous forme de zona Herpes simplex sous forme de boutons de fièvre Herpes virus canin provoque des avortements Rhinopneumonie chez le cheval Diagnostic Un animal de reproduction doit être indemne d herpesvirose DONC ne doit pas présenter d anticorps : sérologie En cas de signes cliniques (avortement, mortinatalité), il faut avoir recours à la PCR sur les avortons, le placenta, les lochies, les sécrétions vaginales, en même temps qu à la sérologie pour les autres animaux de l élevage 11- Toxoplasmose La sérologie doit faire appel à une technique d hémagglutination non spécifique d espèce et non aux méthodes des Laboratoires de Biologie Médicale qui font appel à des anticorps anti fragment Fc humains. On peut également utiliser l immunofluorescence pour différencier les IgM (primo-infestation) des IgG (réinfestation ou cicatrice d infestation passée avec un taux moins élevé). CHAT 1- FIV Absence de vaccination donc la sérologie est la méthode de choix Les tests rapide sont tout à fait fiables quelle que soit la marque 2- FeLV La méthode de diagnostic repose sur la recherche d une protéine virale ce qui implique que la recherche n interfère pas avec la vaccination Les tests rapide sont tout à fait fiables quelle que soit la marque 3- PIF Coronavirose dont les particularités antigéniques son proches d un coronavirus peu pathogène, le Virus Entéritique Félin Le diagnostic biologique doit pouvoir discriminer entre ces 2 infections Certaines statistiques (?!) suggèrent que la prévalence (taux d animaux porteurs d anticorps) serait supérieure à 50 % des chats en France. Les diagnostics sérologiques (recherche d anticorps) ou PCR (recherche d antigène) ne permettent pas de différencier ces 2 affections. Cependant, les connaissances sur la biologie du virus entéritique félin montrent qu il n'est pratiquement jamais présent dans le sang ou les liquides d épanchement, la PCR sur ces liquides est alors la méthode de choix en cas de signes cliniques. En cas de dépistage, il est préférable d y adjoindre la sérologie et une électrophorèse des protéines sériques. Le tracé de l électrophorèse en cas de PIF clinique montre une hypoalbuminémie et une forte augmentation des globulines (idem leishmaniose)

8 4- Chlamydiose Recherche d antigène par ELISA ou PCR sur les sécrétions conjonctivales La sérologie est moins intéressante Electrophorèse «Pifienne» POUR SE RESUMER Dépistage : absence de signes cliniques individuel ou animaux dans collectivité : NF + Sérologie + Electrophorèse + PCR sur sang total EDTA si la sérologie est douteuse avec une électrophorèse évocatrice Signes cliniques (dont on sait qu ils sont particulièrement polymorphes) Individuel : NF + Electrophorèse + sérologie sur liquide d épanchement et sang + PCR sur liquide d épanchement ou sang ou selles suivant la symptomatologie Animaux dans collectivité o Animal malade : NF + Electrophorèse + sérologie sur liquide d épanchement et sang + PCR sur liquide d épanchement ou sang ou selles o Autres animaux de la collectivité Sérologie + électrophorèse Remarque : l intérêt de la quantification de la réponse semble limité et moins discriminant que l attitude diagnostique ci-dessus Toxoplasmose La sérologie doit faire appel à une technique d hémagglutination non spécifique d espèce et non aux méthodes des Laboratoires de Biologie Médicale qui font appel à des anticorps anti fragment Fc humains. On peut également utiliser l immunofluorescence pour différencier les IgM (primo-infestation) des IgG (réinfestation ou cicatrice d infestation passée avec un taux moins élevé). La PCR ne semble pas indispensable Dans le cas de diagnostic de cette affection chez un chat en cohabitation avec une femme enceinte, il est indispensable en raison des conséquences éventuelles gravissimes chez le fœtus, de tester IgG et IgM. 6- Calicivirose PCR après raclage de lésion avec un coton-tige ou un écouvillon sec 7- Herpesvirose L herpesvirus après la primo-infection se calfeutre dans un ganglion sensitif (au sens nerveux et non «ganglion = nœud lymphatique» du terme) du système nerveux. Lors d un stress ou d un état physiologique particulier (périodes d activité sexuelle), il se réactive et provoque une symptomatologie caractéristique. Virus de la varicelle se réactive sous forme de zona Herpes simplex sous forme de boutons de fièvre Herpes virus canin provoque des avortements Rhinopneumonie chez le cheval 17 17

9 Diagnostic Un animal de reproduction doit être indemne d herpesvirose DONC ne doit pas présenter d anticorps : sérologie En cas de signes cliniques (avortement, mortinatalité), il faut avoir recours à la PCR sur les avortons, le placenta, les lochies, les sécrétions vaginales, en même temps qu à la sérologie pour les autres animaux de l élevage Méthodes de diagnostic biologique des maladies infectieuses et parasitaires courantes CONCLUSION Ce court canevas de décision est l opinion du vétérinaire biologiste que je suis à la lumière de l expérience de ce métier de biologiste et du praticien que je fus. Il n a pas valeur de vérité absolue mais se veut un document pratique dans l activité quotidienne. Le diagnostic de maladies infectieuses ne se résume évidemment pas à ces quelques pages. Dr Olivier RIVIÈRE

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