L infirmière et l intimité du malade hospitalisé

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1 RECHERCHE L infirmière et l intimité du malade hospitalisé par Marie-Christine PARNEIX Marie-Christine PARNEIX Surveillante CHR Limoges

2 Sommaire Avant-propos 23 Introduction 24 PREMIERE PARTIE : Intimité et Soins Infirmiers 25 Chapjtre 1 : Intimité 25 Chapitre 2 : Les Soins Infirmiers : une atteinte à l intimité du malade 29 Chapitre 3 : Hypothèse de travail 33 DEUXIEME PARTIE : L Enquête 34 Chapitre 1 : Méthodologie d enquête 34 Chapitre 2 : Analyse des résultats d enquête 36 Chapitre 3 : Synthèse des résultats 66 TROISIEME PARTIE : Propositions 67 Conclusion 71 Annexes 72 Bibliographie 73 *** 22 Recherche en soins infirmiers No9 Juin 1987

3 Avant-propos Pourquoi avoir choisi un thème ayant trait à l intimité du malade? Deux faits m y ont amenées,: le premier est lié à l expérience de la maladie que j ai pu faire, le second correspond à la préoccupation qui a été la mienne à la suite de cette expérience, dans ma profession d intïrmikre. Etre obligée de soutirer des informations me concernant, concernant mon corps malade, n exister que comme un cas intéressant, ne pouvoir parler à personne de mon angoisse parce que cela ne faisait pas partie du traitement, sont autan? d éléments que j ai ressentis comme frustrants, dépersonnalisants, destructeurs. La maladie m a fait prendre conscience de ce que pouvait représenter le viol de l intimité dans sa dimension corporelle et psychologique et l importance que pouvait revêtir le besoin de solitude pour me retrouver, me recréer, exister à nouveau. En découvrant ce que pouvait être le besoin d intimité pour moi, j ai découvert le besoin d intimité de l autre ; ce que j avais ressenti en tant que malade, un autre malade pouvait le ressentir ; ce que j avais vécu en tant que malade, un autre malade pouvait le vivre. Je me suis alors posé la question de savoir si dans mon exercice professionnel j avais tenu compte de ce que pouvait être l intimité des malades que je soignais. Etant moi-même sensibilisée à ce problème, j ai essayé de faire prendre conscience aux soignants qui m entouraient de ce que pouvait représenter pour un malade le fait de se retrouver nu sur un lit aux yeux et à la vue de tous, le fait d être dépossédé de son corps, de son esprit, de tout ce qui fait sa vie, (des objets personnels, des photos), le fait de ne pouvoir parler à personne de ce qu il ressentait. Soigner, c est prendre en considération tous ces éléments, de façon à ce que le malade puisse vivre une hospitalisation et non la subir. La maladie cela n arrive pas qu aux autres. A un moment où à un autre, chacun d entre nous peut se retrouver dans un lit d hôpital. Vivre l expérience de la maladie, lorsqu on est soi-même soignant, permet d avoir une conception différente de ce que peut être la maladie, le soin, le malade. A partir de ces constatations, il m est apparu que le malade hospitalisé a besoin de conserver son intimité, mais que pour le soigner, l infirmière a besoin de connaître une part au moins de cette intimité. Le but de ce travail sera de formuler un certain nombre de propositions permettant à ces deux besoins, intimité d une part, connaissance d autre part, à priori contradictoire, de coexister à la fois pour le mieux-être du patient et une plus grande effkacité du soignant. L infirmière et l intimité du malade hospitalisé 23

4 / Introduction La personne qui, parce qu elle est malade, est amenée à séjourner en milieu hospitalier, peut ressentir l hospitalisation avec angoisse. En effet, ne vient:elle pas là pour un problème de santé dont elle ignore bien souvent l importance, la gravité, les conséquences? N est-elle pas amenée à subi, des examens, recevoir des traitements dont la conduite lui échappe en partie ou totalement? Etre à la fois coupé de ses habitudes quotidiennes, de son environnement familial et social, se trouver dans l incertitude de ce que sera son avenir sans pouvoir même contrôler son présent, implique un état de dépendance que seule la préservation d une part au moins de son intimité, de son être, de ses repères, peut atténuer. Si la préservation de son intimité est nécessaire à tout homme pour vivre en société, elle l est encore pour le malade qui est transplanté dans une micro-société, l hôpital, qui lui est étrangère. Or, il nous est apparu que les soignants négligent l intimité du malade alors qu ils devraient y prêter une attention toute particulière. Malade parmi les malades, il n est plus qu un cas parmi d autres et ses réactions intimes ne sont prises en compte que dans la mesure où elles ont une incidence directe sur les soins apportés par l infirmière. L intimité, à la fois besoin universel de l homme et besoin individuel de tout homme, n est pas respectée. Outre le fait que cette situation accroît encore l angoisse du malade face à I hospi,talisation, elle ne peut que nuire à la qualité des soins qui ne sont plus que de simples réparations mécaniques... Le respect de l être humain ne saurait s accommoder de comportements faisant abstraction de tout ce qui fait son être, son originalité et sa valeur, tout ce qui fait son intimité. Tenir compte de l intimité du malade, c est se donner les moyens de le soigner dans les meilleures conditions possibles. C est considérer l individu au-delà de la maladie, et non seulement la maladie d un individu. II nous a semblé que ce problème d atteinte à l intimité du malade était essentiellement lié au manque de relation infirmière-malade. En effet, on ne peut pas rcspectcr ce que l on ne connaît pas et s il n y a pas relation, il ne peut y avoir connaissance de l intimité de l autre. D où l hypothèse que nous formulons : Pour pouvoir aller au-delà de l hypothèse et analyser objecdvement une situation, nous avons rencontré des personnes hospitalisées et des infirmières. Ces entretiens nous ont permis de savoir comment les unes et les autres vivent ou ont vécu le problème qui nous préoccupe, et de voir si notre hypothèse était vérifiée ou non. Souvent limitée à l idée de pudeur qui n en est qu une composante, l intimité de l être humain est une notion beaucoup plus vaste. II nous a donc paru essentiel dans un premier,temps, et pour bien comprendre son importance pour le malade hospitalisé, d en définir les différents aspects, de préciser les faits qui ncw ont amenée à parier d atteinte à l intimité dans les soins infirmiers et à formuler notre hypothèse de travail. A partir de là, nous avons analysé les comportements des infirmières et des malades, sans toutefois nous pencher réellement sur l influence des structures sur ces dinërents comportements, problème qui nous paraît à lui seul faire l objet d un autre travail de recherche. Enfin, nous avons formulé différentes propositions permettant une amélioration de la qualité des soins infirmier en milieu hospitalier et par là m2me une amélioration de la qualité de vie du malade hospitalisé. 24 Recherche

5 PREMIERE PARTIE : Intimité et Soins Inlïrmiers Chapitre 1 : Intimité. Avant d aller plus avant dans ce travail, nous allons tenter de définir la notion d intimité L intimité : un besoin de l homme Alan BATES définit l inlimité comme : L intimité esi un besoin de l homme au même titre que celui de respirer, boire ou manger. Quelque soi1 sa culture, quelque soit la société dans laquelle il vit, B l inrérieur de chacune d elles, des règles assurent l inlimiré du groupe ou de l individu. L homme vit en société, mais pour préserver la survie du groupe, pour pouvoir exister lui-même au sein du groupe, il a besoin de se préserver, d exister en tant qu individu. Dans La Dimension Cachée, Edward T. HALL rnonlre comment l homme, tout comme l animal, a besoin de délimiter un territoire dans lequel il peut se réfugier, espace nécessaire à son équilibre. Cei espace peut varier selon les individus el selon les cul~res. HALL démontre comment ce qu il appelle la distance intime, c est-à-dire quinze à quarante centimètres séparant deux individus, peut être ressentie différemment selon les civilisations. Ainsi, les Américains ressentent une gêne physique extrcme lorsque des étrangers se trouvem à cette dista,nce alors que pousser çt jouer des coudes en publics sont des traits caracté&iques de la culture du Moyen-Orient 2 L inlimilé de l espace, si elle varie avec les cultures, est cependant un élément indispensable i la survie de l individu, sinon, à un momenl ou à un autre, la tension entre les hommes est telle, qu elle entraîne des phénomènes d agressivité. Cet élément nous semble imporknt à signaler puisque nous allons parler de I ingmité du malade en milieu hospitalier. En effet, nous pouvons nous poser la question de savoir si cetle notion d espace, d espace intime concernant le malade, est envisagée et prise en compte par les soignants. Si elle est indispensable, l intimité n est cependant pas un état déiïnilif. Si elle l était, l homme se rewouveraic dans un isolement social el affectif, unç solitude qui pourrait amener une délérioration el une mort émorionnelle. En effet, l homme a besoin de vivre en groupe pur acquérir une richesse émotionnelle. C est zi travers la confrontadon avec aukui, l expérience, que l homme va se vivre et apprendre à se connaître. C est dans la relation avec l autre que l homme va prendre conscience de ce que représente pour lui l intimilé, qu il va décider de dire ou ne pas dire des faits, des idées, des sentiments le concernant. Le besoin d intimité, s il n est pas définitif, peut se faire sendr à un moment précis pour permeure à l homme de s adapter à une situation nouvelle,.a des srimuli nouveaux. C est ce que nous allons maintenant envisager à travers les différentes fonctions de l intimité. L Infïrmière et I intimité du malade hospitalisé $, 3 2 Y!9 2.5 /

6 Fonctions de l intimité Pour définir les différentes fonctions de l intimilé, nous nous sommes inspirée d un ouvrage préckdemrnent cité : Les Comportements humains - Conccpis et Application aux Soins Infirmiers ~i L autonomie personnelle L intimité c est tout ce qui fait la vie de l individu. C est ce qui lui est propre. C est ce qui fait son singularisme. En effet, si le besoin d intimité existe chez tout individu, chaque individu a une conception de l intimité qui lui est propre. L intimité, c est aussi le fait que chaque homme est unique dans sa Eayon d être, sa façon de vivre, sa façon de penser, sa façon de prendre en charge sa vie et son devenir d homme. Cette idée s oppose à la tendance qu ont les soignants de considérer un malade &xnme üne espèce stéréotypée ayant les mêmes pensées, les mêmes désirs, les mêmes réactions La libération émotionnelle La libération émoti&melle permet à l homme de se laisser aller à ses sentiments, ses émotions, pour pouvoir supporter une vie, une réalité qui peut être diftïcile. Cela peut être le fait de pouvoir pleurer aussi longtemps et plus fort qu on en a envie sans rendre compte à personne, simplement parce qu on a besoin de libérer un surplus d angoisse, de tristesse OU d amçrtume. Cela peut ètre aussi le fait de manifester sa. joie, sa colère, de façon violente, spontanée, irraisonnée. Mais cette possibilité, indispensable à un Stre humain,,à un moment précis, pour être lui-même sans les barrières et les normes qu impose la société, est-elle donnée à un malade? A-t-il le droit et la possibilit6 de pleurer, de se retrouver seul, d exprimer ses sentiments dans un milieu aseptisé et rigiditîé? L auto-évaluation L auto-évaluation est le processus par lequel l homme est capable d intégrer ses expériences et d en acquérir une vision significative. C est ainsi qu à un moment ou à un autre l individu peut avoir besoin de se retrouver seul pour faire le point sur une maladie, un deuil, un quelconque événement ayant une incidence sur sa vie. Ce moment privilégié permet de faire un travail sur soimême, d intégrer une réalité, un événement qui peut paraître insupportable et insurmontable. Ce moment permet d évaluer les faits, de les analyser, de les relativiser si, besoin. Cette confrontation avec lui-même montre de quoi l homme est capable face à l annonce d une maladie grave, de la mort d un être cher ou d un événement autre risquant de bousculer un mode de vie, un mode de pensée, une vie tout entière. Ce phénomène d auto-évaluation nous semble fondamental pour comprendré ce qui peut se passer chez un malade lorsqu il apprend la vérité sur sa maladie. Lui permettre d être seul pour se retrouver, faire le point avec lui-même, intégrer une vérité qui fait mal, c est aussi cela soigner, prendre soin de quelqu un. Recherche

7 Bénéficier d une communication limitée et protégée L intimité de l individu doit pouvoir bénéficier d une communication limitée et protégée. Le fait de communiquer avec autrui engage déjà une pari de cette intimité. Communiquer avec autrui, c est commencer à donner un peu de soi-lnême s il n existe pas vraiment la notion de contidence. Dire à l autre, c est d une certaine facou aussi, se dire. Mais le fait pour I homme de dire quelque chose d important, de fondamental sur un plan moral, philosophique, physique, doit pouvoir bénéficier de la certitude que ce qu il dit ne sera pas 16 pété. C est ainsi que certaines caiégories socio-professionnelles telles que les avocats, les prêtres, les médecins es professions para-médicales, sont tenues au secret professionnel. La notion de sec~ct professionnel a été instaurée dans l intérêt de celui qui confie, de façon à garantir le secret sur tuut cc qu il a pu dire, ce qu il a pu faire, ce qu il a pu dévoiler sur lui-même. La violakm du secret professionnel est passible d une juridiction pénale. La loi garantit doit<: celui qui se confie contre une violation du secret professionnel. A partir de cela, nous pouvons nous demander pourquoi les malades confient aussi peu d Wments sur ce qui fait leur intimité, à l infirmière qui est pourlant tenue au secret professionnel. Pour parler de soi à une iniïrmière, il faut peut-être autre chose que la certitude que CÇ que l on dit ne sera pas dévoilé. Cet autre chose peut être le fail d avoir avec ellç UP relation privilégiée qui a permis d établir un climat de contknce. La relation d individu à individu fait partie de ce que ous appellkrons les variables de l intimité Les Variables de l htimité La Relation Nous avons envisagé précédemmrnt le fait que la notion d inlimitk pouvait varier selon les cultures et les individus. Mais, chez la même personne, cllï peut varier selon la personne :l qui elle s adresse et le moment où se passe la relation. Ainsi, ous ne parlerons pas de la m2me chose à une pcrsnnnc que nous voyons pour la premikrc fois CL à un ami de longue date. A quelqu un que nous rencontrons pour la première fois, nous livrons peut-être quelques bribes de notre intimité (profession, Famille) lui permettant de ous situer çt facilitant les échanges ; mais ce ne sont que des éléments qui ne nous engagent pas vraiment. A quelqu un que nous connaissons bien, en qui nous avons estime et confiancç, nous pouvons livrer ce qui est vraiment nous, ce qui fait notre intimité, notre vie. Nos pensées, os angoisses, nous ne pouvons pas les confier à quelqu un qui ne fait que passer, qui ne nous attache pas d importance. Nous existons aussi par l intérêt que l autre nous porte en tant que personne. Mais pour l infirmière le malade existe-t-il encore en tant que personne? soigne-c-elle un corps ou u être humain qui vit ÇL pense? Les Systèmes politiques l ans Les Comportements humains - Concepts et application aux soins infirmiers.i, il est démontré que les systèmes politiques jouent sur les variables de l intimité. Ainsi, dans un régime totalitaire, tout ce qui concerne l état est gardé secret. En rcvanche,~l individu est tenu à une transparence totale. Chaque chose cachée est suspecte, suspecte de vouloir nuire à I ktat. L intimité des persom~es est alors considérée comme un phénomène immoral, anti L lntïrmière et l intimité du malade hospitalisé g 5 - z- Yb 27 /

8 social, individualiste, subversif. L état fera alors tout pour que cette intimité n existe pas, car elle est alors synonyme d opposition ou, de dissidence. Dans les états démocratiques, il existe une publicité relative de l ttat, des débats publics, la libertk d kociation, de réunion, Paradoxalement, alors que beaucoup d informations sont rendues publiques, l intimité, la vie privée de l individu est préservée. Dans ces systèmes démocratiques, la notion d individualité est respectée car elle est à la base même du système. Individualité, intimité et liberté sont liées. Elles sont ce qui permet à l homme d accepter le groupe, la société, de vivre avec, de créer. En prenant l exemple de ces deux systèmes politiques,-nous pouvons nous demander si, d une certaine façon, l hôpital n est pas un endroit où règne un système totalitaire et où l individualité, le besoin d intimité, sont considérés comme déviants. Dans ce cas, l intimité ne peut être respectée puisqu elle s oppose au systématique, au palpable, au contrôlable. L intimité, c est en effet, une part de la liberté individuelle de l homme. C est ce qui lui appartient au plus profond de lui-même et. qu il pense ne pas devoir ou ne pas pouvoir divulguer à n importe qui. C est cette part du choix qui existe en tout homme, qui fait à la fois sa valeur et sa vulnérabilité. Nous venons d envisager ce qu était l intimité, ses fonctions et ses variables. Nous allons à présent nous pencher sur ce que peut être l intimité pour le malade L intimité et le malade Etre malade Le malade est quelqu un qui à un moment donné de son existence ne peut assurer seul la satisfaction d un ou de plusieurs de ses besoins. Ces besoins peuvent être physiques, mentaux, psycho affectifs. C est quelqu un qui à un moment de sa vie va être en état de régression, de dépendance. Le besoin d intimité sera alors d autant plus grand que le malade aura besoin de retrouver des points de repère qui lui sont propres, qui sont liés à son existence, à sa façon d être, pour affronter la situation qui est la sienne. Le malade n est pas quelqu un de désincarné, de mythique. II est quelqu un qui existe, qui souffre, qui a peur, qui vit. L homme malade existe d abord en tant qu homme. La maladie est un moment de sa vie, dans sa vie. II a un passé, il a un présent à travers ce qu il peut vivre, ce qu il peut être dans sa maladie. Il a un futur. L homme n est-il pas avant tout un être en projet? Et comme le dit le Docteur OSLER : Les différents aspects de l intimité du malade. Différents éléments constituent l intimité du malade.

9 L intimité corporelle Nous appelons intimité corporelle la façon dont le malade vhit son corps malade, la façon dont il ressent les soins qui peuvent être donnés à ce corps. Le corps malade ne correspond plus toujours à l image que l individu peut avoir de son corps. Ce corps peut être déformé, amaigri, amputé. Quelle peut être la réaction du patient qui n aime plus son corps, ne le reconnaît plus, et le voit mis à nu? A ce moment-là, pudeur et intimité ne font qu un. Mais, le soignant sait-il encore ce que représente la pudeur pour le malade? L intimité psychique, affective, intellectuelle Dans cette dimension psychologique de l intimité, nous envisageons ce qui fait la réalité du malade, ce qu il est en tant qu être humain, en tant qu individu. Ce qu il est par rapport à un passé, à sa vie, à ses expériences vécues. Ce qu il est par rapport à son présent, à d éventuels problèmes liés à son hospitalisation. Ce qu il est par rapport à son futur, à des projets éventuels. Comment en tant que malade voit-il son avenir? Son intimité, c est aussi tout ce qu il est dans sa vie sociale, familiale, professionnelle. C est tout ce que représente pour lui la famille, la profession. C est tout ce qui fait ses joies, ses problèmes, ses envies, ses insatisfactions par rapport à ces différents pôles d intérêt. L intimité, c est aussi la façon dont le malade au plus profond de son être vit sa maladie, sa vie, la façon dont il appréhende la mort. Que représente pour lui la maladie? Quelles sont ses angoisses par rapport à celle-ci? Quelle signification ont la vie et la mort pour ce patient? D autres éléments nous semblent importants à préciser par rapport à cette notion d intimité psychologique. Dans ce qui constitue l intimité du malade, il nous faut faire une part à tout ce qui fait la conscience que le malade a ses droits en tant qu être humain. C est le droit à l information, le droit au respect, le droit à la vérité, le droit aux soins et à la qualité de ceux-ci. C est aussi le droit à la solitude à laquelle il peut aspirer pour se retrouver, faire la point par rapport à sa maladie, par rapport au désir de savoir la vérité, par rapport à ce qu a été sa vie et ce que peut être sa mort. A un moment ou à un autre, la malade peut avoir envie de parler et il a besoin que ce qu il dit soit communiqué de façon limitée. Le malade doit pouvoir à un moment ou à un autre confier ce qu il ressent, ce qu il vit, ce qu il pense à une infirmière. Pour cela, il doit pouvoir avoir confiance en la personne à laquelle il s adresse et être sûr que ce qu il dit ne sera pas répété. La discrétion doit être garantie par la notion de secret professionnel auquel est tenu tout personnel infirmier. Nous avons envisagé successivement ce que pouvait être l intimité corporelle, l intimité psychologique. Nous allons maintenant définir ce qu est l intimité morale Intimité morale Dans cette idée d intimité morale, nous placerons les croyances philosophiques, les opinions politiques, la religion. L intimité morale fait que l homme, à partir de ses croyances, de ses opinions philosophiques, religieuses, va avoir une attitude, une vie différente de celle d un autre. Admettre l intimité de l autre, c est aussi admettre sa différence et la respecter. Suivant la conception qu il a de l homme, de la vie, d,e la mort, la façon dont un patient vivra l hospitalisation, la maiadie, peut être différente de celle d un autre. L individu malade vit dans une société donnée, avec des références morales qui sont les siennes. Pour soigner, il nous semble impossible de laisser de côté les éléments socio-culturels, philosophiques ou moraux d un individu. Le p&sonnel soignant aurait tendance à envisager le malade comme isolé, dans un cadre donné, l%ôpital, et comme objet de soin. La notion d intimité qui fait la spécitïcitt de chaque individu s oppose à celle d objet. Etre conscient de l intimité de l autre, du malade, c est ne plus le considérer comme objet de soins, mais comme sujet. L hiïrmière et l intimité du malade hospitalisé

10 l Chapitre 2 : Les Soins Infirmiers : une atteinte à l intimité du malade Le problème qui se pose à nous est le suivant : Dans les soins infirmiers, il existe une atteinte à l intimité du malade. A partir de faits relevés dans notre exercice professionnel, nous pouvons dire que ces atteintes à l intimité peuvent être considérées de deux façons : - Ce que nous appelons les atteintes gratuites à I intimité. - Ce que nous appelons les atteintes à l intimité nécessitées par le fait de soigner Les atteintes gratuites à l intimité Ce que nous appelons les atteintes gratuites à l intimité, c est le fait d entrer dans l in&% des malades sans que cela soit utile pour les soigner L intimité de l espace Ainsi, en milieu hospitalier, l intimité de l espace du malade n est pas respectée. Le personne1 entre dans la chambre du malade le plus souvent sans frapper. Celle-ci n est pas l espace du malade mais un lieu que les soignants investissent et parfois mème envahissent. Les allées et venues des différents membres du personne1 se succèdent, deux ou trois personnes entrent dans la chambre alors qu une seule est nécessaire pour effectuer un soin. Dans les chambres à plusieurs lits, les malades peuvent à peine organiser leur espace. Quand ils l ont fait, les objets personnels sont alors gênants pour faire le ménage. On les déplace, on les manipule. Ces objets sont souvent ce qui relie le malade à sa vie, à ce qui se passe à l extérieur de l hôpital. Ce sont ses points de repère et à l hôpital, bien souvent, on n en tient pas compte. De la même façon que le soignant ne respecte par l intimité de l espace et les objets des malades, il ne respecte pas non plus l intimité de leur vie privée L intimité de la vie privée 2.1.2~1. - L inventaire des vêtements La vie privée des malades est déballée en même temps que les vêtements lors d un inventaire de ceux-ci. C est ainsi que l on voit des soignants sortir d une valise ou d un sac et compter tous les v&tements et sous-vêtements du malade. De là à ce que le malade s excuse de n avoir pas de vêtements assez coquets et chics, il n y a qu un pas. L inventaire des vêtemetits, ce n est pas seulement le fait de compter le nombre de chemises et de culottes, mais c est aussi la possibilité de percevoir les conditions de vie, d hygiène d un malade. Cela peut être un excellent moyen pour cataloguer les malades, dès leur arrivée dans un service, selon le contenu de leur valise. Un inventaire, cela veut dire : des personnes étrangères qui touchent, qui regardent des éléments révélateurs de la vie d un malade. C est voir ce qui habituellement est caché, les sousvêtements exposés aux yeux et à la vue de tous, après avoir été souvent déballés par des mains étrangères qui n attachent plus beaucoup d importance à ce qui est devenu un geste routinier. Le malade entre-t-il dans un lieu de soin ou entre-t-il dans un lieu de détention où les gardiens inspecteraient ses vêtements? C es~t la question que nous pouvons nous poser. Si en réalisant un inventaire, le personnel soignant entre dans la vie privée des malades, quelquefois même sans s en rendre compte, à d autres moments, le désir d en savoir plus sur les patients pour satisfaire une curiosité personnelle est bien présent, et bien conscient, 30 Recherche

11 Les Questions indiscrètes Ainsi, nous pouvons entendre des infirmières dire à un malade : Voire femme n est pas uenue oous uoir aujourd hui? -Mais qui était la dame qui uous a rendu virile? Cest votrefille? De quel droit l infirmière se permet-elle de poser ces sortes de questions? Les visites que reçoit le malade font partie de sa vie et il n a de compte à rendre à personne. Le soignant est constamment présent dans ce qui fait la vie d un malade à l hôpital, et il se permet, en plus, d entrer dans la vie privée du malade, non pour l aider, mais pour en savoir plus à des fins personnelles. Si le,malade &Pond à la question posée, que ferons-nous de cette réponse? L utiliserons-nous pour mieux le soigner ou, au contraire, nous contenterons-nous d avoir appris quelque chose de plus sur sa vie. Qu est-ce qui est le plus important pour soigner un malade? savoir si ce malade reçoit des visites, ou savoir qui sont ces visites L htimité corporelle Deux éléments, pudeur et morcellement du corps, nous semblent importants à traiter en ce qui concerne les atteintes à l inlimité corporelle du malade La Pudeur La notion de pudeur est liée d une part à un phénomène socio-culturel, d autre part à un phénomène individuel. L idée de pudeur corporelle évolue. Ainsi, au début du siècle, il n était pas envisageable pour une femme de découvrir sa cheville. Nous vivons actuellement à une époque où les seins nus sur une plage font partie de la vie courante. La notion de pudeur est donc liée à celle de tabous d une société. Dans la mesure où les tabous évoluent, la pudeur fait de même. La pudeur corporelle est également rattachée à l image de la sexualité. Un corps mis à nu, n est pas seulement un objet anatomique, mais également un objet de désir. Comment peut réagir un malade à qui une infirmière réalise un sondage vésical devant plusieurs personnes? L infirmière fait un geste technique, mais d autres personnes regardent. Ce corps mis à nu, observé, comment le malade le perçoit-t-il? Sa pudeur à ce moment-là peut être atteinte. Mais il peut exister aussi l impression que ce corps n existe que comme objet à qui on fait des choses, sans tenir compte de ce que cela peut représenter pour lui Morcellement du corps Le deuxième élément qu il nous a semblé important d envisager, c est le fait qu à une époque où les soignants parlent beaucoup de soins individualisés, les intïrmièrçs ont encore tendance à traiter I organe malade sans tenir compte du malade. C est ainsi que l infirmière va se pencher sur I ulcère variqueux, le traiter avec les produits et les pommades prescrites, mais sans expliquer au malade comment sa plaie évolue, sans la lui montrer. Ce qui intéresse I infirmière, c est l ulcère variqueux sur lequel elle va exercer une technique bien rodée. Ce n est pas le malade et la façon dont il peut voir cette plaie qui vont poser problème à l infirmière. Le malade arrive à l hôpital avec un corps souffrant, l infirmière lui renvoie l image d un corps décpupé selon la pathologie. Le malade a l image d un corps qui est le sien, son image intime, et le soignant ne lui renvoie que l image d une partie de ce corps, Et si le malade rejette cette partie du corps malade, que se passe-t-il? II existe alors deux visions opposées : celle du soignant qui ne s intéresse qu à la partie du corps malade, celle du malade, qui, lui, veut exister par tout ce qui fait son corps vivant, L infirmière se situe alors en technicienne, en spécialiste d un soin, alors que le malade attend quelqu un qui aide l individu souffrant qu il est à ce moment donné de sa vie. L infirmière et l intimité du malade hospitalisé

12 Et comme le dit Bernard SHAW : Nous avons envisagé les atteintes gratuites à l intimité, mais nous pouvons aussi nous demander si le fait de soigner n amène pas à un moment ou à un autre à entrer dans l intimité du malade, mais dans un but précis, celui de soigner Les atteintes à l intimité du malade liées aux soins; Les selles Lorsqu une infirmière demande à un malade combien de fois par jour il va à la selle, celui-ci peut juger cette question indiscrète et estimer que cette situation intime ne regarde personne d autre que lui. Pourtant, si la fonction d élimination est perturbée, il est important que l infirmière le sache pour pouvoir y apporter une réponse adaptée Le Poids De la méme façon, demander son poids ou faire peser un malade à son arrivée à l hôpital peut être perçu comme une atteinte à son intimité. En général, un individu n aime pas dévoiler son poids. C est très souvent un sujet tabou, lié à l image du corps et à l éloge de la minceur qui est la nôtre dans la société contemporaine. Voir son poids inscrit sur une feuille de température, c est aussi voir afficher ce que l on cache parce que cela ne correspond pas forcément à ce que l on voudrait être, à l image que l on voudrait~ avoir de soi-même. Pourtant le poids fait partie des surveillances que l infirmière doit exercer. Aussi, elle doit pouvoir connaître cette donnée, de façon à entreprendre des actions avec le malade, ou pour exercer une surveillance par rapport à un traitement donné.~ La Boisson Demander à un malade ce qu il boit, ce qu il mange, c est entrer dans son mode de vie, dans son milieu socio-culturel.~ Sinon pourquoi les malades seraient-ils aussi réticents à confier ce qu ils boivent. Là encore, nous entrons dans le domaine de la morale. Si un malade boit deux ou trois litres de vin par jour, osera-t-il le dire à l infirmière? N aura-t-il pas l impression que c est mal, que cela ne correspond pas aux normes établies? Or, là encore, il est important que l infirmière sache ce que le malade boit de façon à pouvoir prendre en compte cet élément pour le soigner, pour l aider psychologiquement si on est amené dans le traitement à le priver d alcool Les Soins du Corps du Malade Soigner, c est aussi avoir une r+tion au corps du malade par le toucher, le contact physique. Lorsqu une infirmière fait la toilette d un malade qui ne peut la faire seul, il peut se poser à celui-ci deux problèmes : celui de la dépendance physique et celui de voir son corps lavé, manipulé par d autres mains que les siennes. Le problème de la dépendance existe dans la mesure où le malade accepte mal le fait de ne pouvoir satisfaire seul son besoin d hygiène. II est obligé d avoir recours à une personne étrangère, une soignante, certes, mais une étrangère tout de même. Lorsque nous parlons d étranger, nous voulons dire à la fois la personne qu on ne connaît pas et celle qui est étrange, différente de nous. 6 KLOTZ (H.P).-L Ho-e Mnhde.- Paris. : Mercure de France, 1977, p.13 32

13 C est ainsi qu en début d hospitalisation, l infirmière peut être perçue comme une étrangère par le malade. D une part, il ne la connaît pas en tant que personne, elle est l infirmière, et,. d autre part, elle lui paraît différente de lui. 11 est malade, elle est soignante ; il arrive dans un monde hospitalier qu il ne connaît pas, elle,,vit dans ce monde hospitalier. Comment l étrangère peut-elle devenir pour le malade celle qui va donner des soins, la professionnelle? A partir du moment où il existe une relation avec le malade, à partir du moment où les gestes que fait l infirmière, les paroles qu elle dit ne sont pas stéréotypées, mais tiennent compte de la personne qu elle soigne. Cette idée de soignant-étranger peut donc évoluer entre le début et la fin d une hospitalisation par l intermédiaire de la relation inter-personnelle infirmière-malade. A ce moment-là, le malade n est plus un malade, mais Monsieur X ou Y qui vit quelque chose de particulier à un moment donné de sa vie et l infirmière devient quelqu un à qui on peut parler si le besoin s en fait ressentir, qui peut aider si l on ne peut se débrouiller seul. Mais combien de fois avons-nous pu entendre des malades dire avec quelque amertume dans la voix : Souvent pour le malade, le problème est ce quelqu un d autre, surtout en début d hospitalisation. Même si le soignant est attentionné, attentif au malade, il est encore ce quelqu un d autre. Etre lavé par une autre main que 1% sienne, cela veut dire une autre appréhension du corps, cela veut dire des gestes différents de ceux dont on a l habitude. La main du soignant ne connaît pas le corps du malade comme il le connaît lui-même. Cette dimension intime du toucher, de la douceur ou de la fermelé d un geste est alors laissée a~ soignant. Poser Une sonde à quelqu un qui n urine pas, faire un lavement, sont autant de gestes infirmiers qui peuvent être perçus par les malades comme des atteintes à leur intimité corporelle. Mais, soigner, c est aussi cela : accepter que le malade puisse vous percevoir à un moment donné comme gênant, comme dérangeant, parce qu associé à l image de la maladie, de la dépendance, parce qu entrant dans une intimité qu il va vouloir cacher par l agressivité, l ironie ou l humour. La reconnaissance des besoins d intimité du,malade va passer par la relation infirmière-malade. C est elle qui permet de décoder à travers le non-dit ce besoin d intimité. C est elle qui permet de le comprendre, d en accepter les variations selon les individus et les étapes de l hospitalisation. C est elle qui permet d y répondre de façon adaptée, c est-à-dire ne pas laisser le malade dans une solitude complète sous prétexte d intimité ou au contraire envahir cette intimité pour ne pas laisser le malade dans la solitude. C est la relat+n qui va permettre de doser et de respecter l intimité du malade. Chapitre 3 : Hypothèse de travail A partir des faits relevés : atteintes gratuites à l intimité, atteintes à l intimité liées au fait de soigner, et à partir de l importance de la relation, nous sommes amenée à formuler l hypothèse suivante : La rcponse au besoin d intimité du malade passe par la relation interpersonnelle infirmièremalade. Si l infirmière ne connaît pas ce que peut être Yintimité du malade, elle ne pourra en aucun cas la respecter. La notion d intimité ayant essentiellement une connotation individuelle, l infirmière qui n a pas de relation d échange avec le malade ne pourra jamais savoir ce qu est l intimité d un malade donné et par là même ne pourra pas la respecter. A la longue, le fait de ne pas tenir compte du besoin d intimité du malade peut entraîner chez celui-ci de gros problèmes psychologiques. Il peut ne plus savoir ce qu il est, qui il est, ne plus avoir conscience de ce qui lui est indispensable et s abandonner aux soignants qui feront et décideront pour lui. L hfïrmière et l intimité du malade hospitalisé

14 Mais comment connaître l intimité du malade sans la violer? S il existe un échange, un dialogue, une relation interpersonnelle entre l infirmière et le malade, la soignante va percevoir des éléments sur l intimité de ce dernier, Celui-ci, dans la mesure où un climat de confiance s est établi, peut aussi dire des choses le concernant, L homme existe par le regard de l autre, dans la relation avec l autre. Dans la mesure où il se sent écouté, le malade peut parler de lui, se livrer. Avec l aide du soignant, il peut aussi prendre conscience de faits importants concernant sa maladie, son hospitalisation. A partir du moment où il verbalise une angoisse qui est la sienne, la formule devant une soignante qui écoute, qui comprend, qui aide, l angoisse devient réalité et peut trouver une réponse. Cette rcponse venant du malade lui-même, l angoisse étant son fait et son intimité. Mais l infirmière, à partir du moment où elle connaît l initimitt: du malade, peut en tenir compte pour le soigner de façon à ce que l hospitalisation ne soit pas pour lui synonyme de dépersonnalisation, frustration. DEUXIEME PARTIE : L Enquête Dans cette deuxième partie, nous envisageons successivement la méthodologie d enquête qui a été la nôtre, et l analyse des résultats. Chapitre 1 : Méthodologie d enquête Les limites de l enquête Choix du lieu Nous ~YODS choisi de réaliser cette enquête dans le cadre d un C.H.R. de à lits Choix de la population Les infirmières Nous souhaitons rencontrer des infirmières des services de chirurgie et de médecine, en omettant volontairement les services de gérontologie, moyen et long séjour, et de pédiatrie, dans la mesure où notre étude n est pas basée sur une tranche d âge précise de malades (vieillards ou enfants). Nous avons choisi des services dits actifs, recevant des malades adultes, de différentes catégories d âge. Pour parler de l intimité du malade, nous aurions pu envisager de rencontrer des aidessoignantes aussi bien que des infirmières dans la mesure où elles apportent des soins aux malades et les approchent dans leur intimité. Cependant, pour aborder ce sujet avec le plus de rigueur possible, nous avons décidé de limiter notre enquête à une seule catégorie de personnel soignant. En ce qui concerne les infirmières, nous n avions pas d exigence quant à l âge, la date d obtention du diplôme d état ou le nombre d années d activité Les personnes hospitalisées Le choix des malades est guidé par plusieurs critères. Ils doivent avoir été hospitalisés dans ce même C.H.R., dans des services de chirurgie ou de médecine. Cela nous paraît indispensable pour qu il y ait une cohérence dans l enquête et l analyse des résultats. L hospitalisation doit se situer entre 1980 et 1985 de fa~çon à ce que les souvenirs des malades soient les plus précis possibles afin d être exploitables dans le cadre de cette enquête. Recherche

15 Choix de la méthode : les entretiens Nous avons décidé de réaliser des entretiens avec 15 infirmières et 15 personnes ayant été hospitalisées j, le sujet de notre travail se prêtant, nous semble-r-il, beaucoup mieux aux envetiens qu aux questionnaires. Dans la mesure aussi où notre hypothèse de travail porte sur la relation, il nous a paru important qu elle existe à travers les entretiens. Cette méthode nous a permis égalemcnc de rencontrer les deux partenaires des soins : les infirmières et les malades. Nous avons élaboré les grilles d entretien autour de deux grands thèmes : l intimité du malade et la relation infirmière-malade. Dans la notion d intimiié du malade, nous avons dégagé trois sous-thèmes : l intimilé de l espace, du corps, de la vie privée, reflétant, nous semble-t-il ce que peut être le besoin d intimité du malade. Ces deux thèmes : intimité, relation, sont directement liés à notre hypothèse et sont donc communs aux deux grilles d entretien. Un thème traitant de la charge de travail selon les différents services est abordé dans les entretiens avec les infirmières ; ceci pour voir s il existe des variantes significatives concernant le temps passé auprès du malade, la perception de son intimité et la relation infirmière-malade. En ce qui concerne les entretiens avec les malades, nous avons regroupé dans un même thème : généralités sur l hospitalisation, des questions portant sur l âge, l année, la durée et le service d hospitalisation. Ceci pour envisager les influences éventuelles que peuvent avoir l âge et la durée d hospitalisation sur le besoin d inlimité du malade Déroulement de l enquête L enquête s est déroulée entre le 28 Décembre 1985 et le 25 Janvier Auparavant, nous avons testé nos entretiens auprès d une infirmière et d une personne ayant été hospitalisée. Nous avons rencontré individuellement quinze infirmières de services de médecine et de chirurgie, après avoir obtenu l accord de l infirmière générale et des surveillantes des services concernés. Nous avons présenté le thème de notre mémoire de la façon suivante : L infirmière et l intimité du malade en milieu hospitalier. Nous n avons pas parlé de notre hypothèse de recherche de façon à ne pas influencer les réponses apportées. Nous avons rencontré deux infirmières par service, le même jour en règle générale. Dans un service, une seule infirmière Û accepté de participer à l entretien. Nous a.wns contacté quime personnes ayant été hospitalisées au C.H.R. Nous les avons rencontrées cheï elles, après avoir pris rendci-vous et présenté l objet de notre étude. Nous nous sommes entretenue d une part, avec trois personnes que nous connaissions ; d autre part, des collègues nous ont donné les coordonnées de gens qui accepteraient de nous rencontrer. Enfin, les anciens malades eux-mêmes nous en ont indiqué d autres que nous pourrions interviewer. Tous les entretiens (infirmières et personnes hospitalisées) ont duré entre 30 et 45 minutes et ont été réalisés avec prise de notes. Celle-ci a été faite pratiquement mot à mot de façon à être le plus objective possible et reproduire fidèlement ce qui nous était dit. La prise de notes n a pas gêné la discussion dans la mesure où les personnes inkrrogées étaient prévenues. Dans tous les cas nous avons expliqué que le contenu des entretiens est totalement anonyme et que ne figurent ni le nom des personnes, ni le lieu où nous les avons rencontrées. Cependant, il a fallu le confirmer plusieurs fois à deux infirmières, alors que les malades nous ont dit assumer leurs propos. Les infirmières qui ont soulevé le problème de l anonymat sont les mêmes qui, lorsque nous les avons contactées, souhaitaient avoir des entretiens de groupe. L Infnrmière et l intimité du malade hospitalisé

16 A partir de ces deux faits; nous pouvons nous demander si elles refusaient de s engager individuellement, si le thème de notre ïragai les gênait ou ne les intéressait pas, si le fait de parler d un vécu professionnel ne représentait p&pour elles la trahison d un certain fonctionnement, d habitudes de services. Le fait d avoir souhaité des entretiens de groupe pourrait être alors inlerprkté ~omn~e un moyen de se protéger, chacun se cachant derrière les propos de l autre et ne dévoilant ainsi que ce que le groupe veut bien dévoiler. Nous tenons à signaler que nous n avons pas rencontré d autres oppositions. Ce que nous retiendrons de ces entretiens, c est, à la fois, le nombre et la richesse des informations recueillies, et la disponibilité des personnes rencontrées Les difficultés rencont+ées Nous avons été confrontée à différentes diffkultés lors de l élaboration des grilles d entretien et lors du déroulement de l enquète. Nous avons eu beaucoup de mal à réaliser les grilles d entretien avec les infirmières, alors que le problème ne s est pas vraiment posé pour les personnes ayant été hospitalisées. Les thèmes à envisager étaient très précis dans notre esprit, cependant nous avons eu beaucoup de mal à passer de l idée à l écritux des questions. Nous pouvons nous demander pourquoi ce problème s est posé pour les grilles d entretien des infirmières et non pour celles des malades. En effet, nous sommes une professionnelle, nous~connaissons le monde hospitalier et le mode de fonctionnement des infirmières dans les services de soin et donc la rédaction des grilles d entretien aurait dû en être facilitée. Or, il s est passé tout le contraire. Nous pouvons envisager plusieurs hypothèses face à ce problème : - Le manque de recul par rapport à notre fonction de soignante. - La diftïculté à passer du monde de l abstraction, de l intellectualisation, au monde du concret, de la pratique. - La diffkulté à parler aux infirmières d un sujet ne touchant pas les soins techniques, mais touchant leur comportement face au malade. Les autres diffkultés, nous les avons rencontrées lors du déroulement de l enquête. Le nombre de malades à rencontrer nous a posé un gros problème. Nous ne connaissions pas autant de personnes ayant été hospitalisées ; aussi avons-nous mis à contribution plusieurs bonnes-volontés pour nous aider à trouver ces différents anciens hospitalisés. Ces éléments ont limité les possibilités de choix et c est ainsi que nous avons un grand nombre de personnes qui ont plus de cinquante ans alors que nous n en avons que deux ayant entre vingt et cinquante ans. A partir de là, il nous sera donc diffkile de faire une étude précise sur l influence de l âge sur le besoin d intimité du malade. Nous n avons pas été assez rigoureuse dans nos demandes. Le fait de faire plusieurs entretiens dans une journée nous a paru à la fois difficile et épuisant. Aussi, nous sommes-nous limitée à voir deux personnes par jour en règle générale, sinon nous nous serions retrouvée, comme au début de cette série d entretiens, en train de faire une course contre la montre, ce qui peut nuire à la qualité et à la richesse de ces entretiens, Une personne sentant que vous êtes pressée vous dira sûrement beaucoup moins de choses, et vous serez vous-même beaucoup moins disponible, attentive. Nous avons aussi été confrontée à une des diffkultés inhérente, pour des profanes, à la méthode d entretien : être capable à travers le flot d informations apportées, de repérer, de reprendre un thème nous paraissant important afin de pouvoir l exploiter le mieux possible. Nous avons enfin rencontré une dernière diffkulté, celle qui consiste à savoir se situer devant les personnes rencontrées, non plus comme une soignante, mais comme une étudiante faisant un travail de recherche. D où le problkne qui consiste quelquefois à ne pas confondre l entretien d enquête et la relation d aide. Ceci est tout particulièrement vrai pour les personnes ayant été hospitalisées qui, souvent, à travers les entretiens, nous confiaient une partie de leur vie.

17 Chapitre 2 : Analyse des résultats d enquête Le dépouillement Le d6pouillement a ét6 fait, pour les enrretiens avec les iniïrmi&res, puis avec les malades, question par question, chacune étant analysée séparément. Lors de l analyse des réponses des malades, nous avons rapproché leurs propos,de ceux des infirmières lorsqu ils se rapportaient aux mêmes problèmes. Enfin, nous avons synthétisi: l ensemble des réponses obtenues en les confrontant à notre hypothèse de travail Analyse des résultats Les entretiens avec les infirmières La charge de travail des infirmi&es Lc tableau ci-joint regroupe les trois premières queskns postks aux infirmières : QUESTION No 1 : Dans quel service travaillez-vous? QUESTION No 2 : Le service est-il sectorisé 7 QUESTION No 3 : De combien de malades avez-vous la charge çn 8 heures de travail? Le but de ces questions est de savoir si la présencç ou non de sectorisation et la charge de travail des infirmières peut avoir une incidence sur le temps passé auprès de chaque malade. TABLEAU RECAPITULATIF c m si. : Chirurgie : Medccinc : Soins intcnsifk : Absence de sçctariration : Sectorisation : Une infirmière à mi-tçmps le matin Légende 1tj* 2 : 2 infirmitrcs par jour : 1 le malin, 1 k soir 3 : 3 infirmicres par jour : 1 Ic matin, 1 Ic soir, 1 faisant des horaires coup& ou 9h-171~30 4 : 4 infirmieres par Jour : 2 le matin, 2 Ic soir 5 : 5 INFIRMIERES par jour : 3 le matin, 2 le soir L Intïrmière et l intimité du malade hospitalisé - 5 4% 37 /

18 Sur 15 iniirmièrçs, 9 rravaillenl en chirurgie, 6 en médecine. Sur 15 services, 7 sont sectorisés, dont 3 de soins inknsifs. Dans les services non sectorisés, les infirmières nous ont dit devoir s occuper de 10~s les malades cl les con*milre. Par connaître, elles entendent être capables de parler des différentes pathologies et des probknrs que pçuvent pr&enrrr les malades~sur un plan physique. A.parlir de ce tableau, nous pouvons dire que nous n avons pas été sutesamment rigoureuse sur Ir choix des services ; seulement 6 services de médecine pour 9 services de chirurgie. Nous aurons donc du mal à faire unr analyse très fine des différences qui pourraient exister entre!es deux catégories de service. Nous tiendrons cependant cornpk- de ce tableau pour analyser la question N 4. QUESTION No 4 : Comtien de temps passez-vous auprès d un malade en 8 heures de 1ravail? SUT 15 infirmières, ils disent que le temps passé auprès des malades dépend des soins qu ils re<:oivenl. Cr temps va de 5 minutes pour le malade à qui on fait une injection, à plus d une heure pour dui qui a de gros soins : Pour 4, infirmières, le temps passé auprès du malade est lié au besoin de communiquer de celui-ci : Srulement quatre infirmières SUI, quinïe envisagenl le temps passé auprès du malade sur un mode relationnel, en tenant compte des demandes d aide venant du malade. l cmps moyen passé auprès du malade :.- 1/4 d heure, 20 minutes (4) ~ plusieurs fois 5 minutes (2) - 5 à 10 minutes (1) -. 8 infirmières n ont pas pu préciser leur réponse : - en fonction des soins et des malades (4) - peu de temps (3),- certains malades ne sont pas vus de la matinée par l infirmière s ils n ont pas de problème parliculicr (1) Ce que nous pouvons noter dans ces réponses, c est le fait que 8 infirmières sur 15 ne peuvent pas donner de réponses précises par rapport au temps passé auprès du malade. Nous pouvons émettre plusieurs hypothèses : - les infirmières n ont pas réfléchi à cette question. - Les iniïrmikres font des soins en,série, et il leur est donc difficile de connaître le temps passé auprès de chaque malade. La quesdon pas& étaiï peu judicieuse. Les raisons qui SO~L invoquées par rapport au peu de temps passé sont les suivantes : Recherche l

19 - Le rravail administratif (6) -on * use beuucuup de lern*s en paperasserie le téléphone, le papiers à mcltre ùjour, les rende.wous, 9 prend du lemps - le manque de personnel (1) On n es1 pris assez nombrenses, iljüut aller vile. Quatre infirmières apportent des solutions à ce peu de temps passé auprès des malades : Lorsqu elles parlent de soins globaux, ces infirmières parlent de soins réalisés en équipe avec l aide-soignante, mais pour une d entre elles, pas de façon r&gulière. Ces soins existent lorsqu il y a suffisamment de personnel e( surtout pour de gros malades. - Ladossiers de soin (2) : Tout en reconnaissant le dossier de soin el le recueil de donn&s comme un moyen de passer au moins un peu de temps auprès du malade lors de son arrivée, les infirmières l évoquent en terme d obligation, de devoir. Ne retombe-t-on pas là, encore dans le fait que pour qu elle passe du temps auprès d un malade, il faut que l infirmière y soit obligée (soins techniques, dossiers de soins). Deux infirmières évoquent les week-end comme permettant de passer plus de temps auprès des malades : En synthèse de ce premier thème traitant de la charge de travail de l infirmière, il ressort que le temps passé auprès des malades dépend essentiellement de l imporance du soin technique. A partir de ce fait,, nous pouvons nous demander si les malades qui n ont que des soins ponctuels, injections, comprimés, perfusions voient réellement l infirmière, car, comme le disent certaines : bonjour, bonsoir, et on passe à un autre malade. Le deuxième élément qui nous parail important, c est le fait que l infirmière passe beaucoup de temps à faire des travaux de type administratifs. Est-elle secrétaire ou soignante? Si ces travaux sont une gêne à son travail, ce qui esl dit dans les entretiens, nous pouvons nous demander pourquoi elle les fait. I&l-ce lié aux habitudes de service, au désir de faire plaisir au médecin en lui évitant du travail, à la peur d affronler les malades sans ie support du soin? II nous faul aussi constater que dans les services de médecine ou de chirurgie, dans les services sectorisés ou non, le temps passé auprès du malade est dépendanl de la durée des soins. Or, il nous, semblait que la sectorisation avait été envisagée pour permettre aux soigna.nts de mieux organiser la charge de travail et prendre ainsi le malade dans sa globalil6. Les deux infirmières ayant évoqué les soins globaux travaillent en service sectorisé, mais en règle générale avec des soins sériels. Dans ces cas-là, la sectorisation sert-elle vraiment à quelque chose? Les réponses apportées dans les entretiens semblent nous prouver le contraire. Tout au moins en CP qui concerne le temps passé auprès du malade. et Pin&&té du malade hospitalisé 39

20 L intimité du malade Nous avons tout d abord abordé l intimité de la vie privée. La question posée est la suivante : - Etes-vous amenée à connaitre certains éléments de la vie privée d un malade? Et si c est le cas, commerlt en tenez-vous compte? Cette question n étant pas assez précise, nous avons formulé plusieurs sous-questions : Ière Sous-QUESTION : Connaissez-vous le mode,de vie des malades? - Les habitudes alimentaires : 6 infirmières citent les habitudes alimentaires des malades. Elles sont connues et respectées dans la mesure où le malad& peut choisir ses aliments. Les goûts et les dégoûts alimentaires sont notés sur le cahier de soin. Nous pouvons tout d abord nous demander pourquoi 6 infirmières seulement envisagent dans les habitudes de vie les habitudes alimentaires : - l alimentation des malades ne fait pas partie pour elles de son mode de vie. - l alimentation des malades est devenue une affaire de spécialistes diététiciennes ou hôtelières et l infirmière ne se sent plus concernée. - le malade n a plus d habitudes alimentaires à l hôpital. Pour une de ces infirmières : Il semble donc à travers cette affirmation que lc malade peut choisir son mode d alimentation, mais à condition que cela ne dérange pas les habitudes du service. Les habitudes du service dekknt-elles devenir celles du malade? - Les habitudes de sommeil : 12 infirmières demandent au patient ses habitudes de sommeil, mais 15, c est-à-dire la totalité des personnes interrogks reconnaissent que le sommeil du malade n est pas respkcté. Les causes données au non respect du sommeil sont : - la priorité des soins : si le malade dnrt au momenl des.mins, on ne peut pas en tenir compte La p&jritr es1 aux soins Si le malade.xouhnilc se re,fmser et s il n des soins on n en tien1 fx~s çomfite. On est à l usine - la planification des soins : * Les injections de calciparine sont faites en fonction des horaires du service (4) * Les pansemellls propres IJ passent avant les pansements sales - (4) Le matin, on le réveille,benr son fmsemenl, rinon i1.y a un jmblèmc dans l organisation * Les surveillances de tension par 3 heures (3), de température (1) si un malade dortjusgu à 9 heures chez lui, on loul de même le thermomètre à 6h30 - la présence de plusieurs malades dans la m&ne chambre : /,, Recherche

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