L INVESTISSEMENT DIRECT ETRANGER ET SON DYNAMISME POUR L ECONOMIE NATIONALE DU PAYS D ACCUEIL

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1 MASTER DECISIONS ET ORAGANISATIONS OPTION ECONOMIE L INVESTISSEMENT DIRECT ETRANGER ET SON DYNAMISME POUR L ECONOMIE NATIONALE DU PAYS D ACCUEIL (LE CAS DU LIBAN) Mémoire présenté par Mohamad Yasser EL HASSAN Sous la direction de : Mme Bénédicte SERRATE Maître de conférences en Economie à l IMUS Chercheuse associée à l IREGE Septembre

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3 SOMMAIRE TITRE :L INVESTISSEMENT DIRECT ETRANGER ET SON DYNAMISME POUR L ECONOMIE NATIONALE DU PAYS D ACCUEIL (LE CAS DU LIBAN)...1 SOMMAIRE...3 INTRODUCTION LA LOGIQUE RECENTE DE L INVESTISSEMENT DIRECT ETRANGER-LOGIQUE DE LA FIRME DEFINITION DE L IDE ET DES TERMES EN RELATION Investissement direct étranger Types de l investissement direct étranger Grreenfield Fusions et acquisitions Joint Venture Formes de l investissement direct étranger IDE vertical IDE horizontal Modes de mesure de l IDE Stock d investissement direct Flux d investissement direct La multinationale L INVESTISSEMENT DIRECT ETRANGER DANS LE MONDE Répartition des IDE entre les pays développés et les PVD COMPRENDRE LA DESTINATION DES IDE Avantages spécifiques de la firme (O) Avantages à la localisation vers l étranger (L) Avantages à l internalisation de la firme (I) Décision de l IDE selon la théorie d OLI L IMPACT DES IDE SUR L ECONOMIE NATIONALE IDENTIFICATION DU LIBAN PRESENTATION DE LA SITUATION DE L ECONOMIE ET DE L IDE AU LIBAN Caractéristiques générales de l économie libanaise Economie d une croissance volatile Faiblesse chronique du secteur public et des finances publiques Economie du marché libérale Economie des services Le secteur des services Le secteur agricole Le secteur industriel Economie de consommation Présentation de la situation de l IDE au Liban Performance du Liban par rapport à l IDE Indice des entrées effectives d IDE Indice des entrées potentielles d IDE

4 2.3.- CADRE THEORIQUE DES IDE Modèle de Keynes La théorie de croissance endogène Faits stylisés LE CLIMAT D INVESTISSEMENT AU LIBAN Les principaux réticences à l IDE au Liban Insécurité politique et risques de guerre La corruption et la bureaucratie Le coût de l électricité et du Diesel L absence d un réseau ferroviaire La préférence nationale à l embauche L acquisition limitée des droits réels fonciers par des étrangers Facilités pour les affaires Les motivations pour l investissement direct étranger Caractéristiques spécifiques du secteur bancaire Motivations pour investir dans le secteur touristique Motivations pour investir dans le secteur industriel Motivations pour investir dans le secteur agricole L établissement des compagnies sans restriction La liberté d investir dans n importe quel secteur La garantie des investissements directs étrangers au Liban Les conventions de non double imposition Les avantages comparatifs du Liban La situation géographique du Liban Main-d œuvre qualifiée La superficie du Liban Le secteur bancaire libanais LES STRATEGIES D ATTRACTION DES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS LA STRATEGIE D ATTRACTION RECOMMANDEE PAR MIGA Techniques de construction d image Techniques de génération des investissements directs étrangers Techniques des services des investisseurs étrangers LA PRIVATISATION...87 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS...92 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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7 INTRODUCTION Depuis longtemps, la pensée de reconstruction au Liban a été considérée comme un rêve qui ne pourrait jamais être accompli. Néanmoins, après avoir souffert des guerres désastreuses sur son sol, le Liban n a pas encore réussi, malgré la ténacité et la persévérance de ses citoyens, de ressusciter. Après qu il semble joindre les nations paisibles du monde, voilà aujourd hui il entre involontairement dans une guerre ruinante obligé d en faire face et de supporter qu il soit le terrain fertile des conflits des autres sur son territoire. Jusqu au aujourd hui, les hostilités n ayant pas pris fin. Pour cela, après la fin de cette crise, le Liban devra sérieusement penser d aller jusqu au bout dans un processus menant à la paix. En notant que cela pourra se faire actuellement surtout après le retrait des troupes syriennes du Liban. Ce qui aboutira par suite à un apaisement durable voire définitif. Pendant cette période, le Liban sera défié par l opération transitoire à la paix. Ce défi n est pas seulement politique ; il est économique, financier et technologique également. La reconstruction n est pas simplement une question de «ciment et d acier». Le Liban devra réhabiliter, reconstruire et développer son économie aussi bien que les habiletés des ressources humaines afin de suivre son environnement et de jouer, une fois encore, un rôle majeur dans la région. D autre part, le grand déficit budgétaire et les besoins du Liban sur la décade prochaine dépassent substantiellement ses économies domestiques potentielles. Alors des ressources externes seront nécessaires pour permettre le développement rapide et prospère du pays. Cependant, il est peu probable que les aides et les subventions soient suffisantes et disponibles à temps prévu. En conséquence de faits, le Liban aura besoin d être financé par des énormes flux des capitaux étrangers investis pour long terme dans les divers secteurs économiques du pays. Par suite, mon étude s occupe du dynamique des investissements directs étrangers pour le Liban. Ce pays qui se concurrence avec d autres pays de la région pour attirer les investissements directs étrangers grâce à leur importances dans l activité économique de ces pays. Et cela revient à ce que l impact de ces investissements sur mon pays sera quantitatif et qualitatif et dont les avantages ne consistent pas seulement à améliorer la croissance économique et créer des nouveaux emplois, mais aussi à améliorer les relations entre le pays d accueil et les pays d origine de ces investissements. 7

8 Plus précisément, l attraction des investissement directs étrangers au Liban permettra de : Dédommager la pénurie du capital aussi bien à augmenter la proportion d investissement du capital, et de cette façon, accélérer le développement économique. Obtenir la technologie moderne pour développer des nouveaux produits, mettre à jour le matériel, réduire l intervalle de la technologie, réajuster la structure économique et améliorer la qualité des produits et leur compétitivité dans le marché mondial. Acquérir de plus grandes compétences pour la gestion effective des projets à grande échelle du pays et former une nouvelle génération d entrepreneurs. Créer plus d occasions de travail. Etendre les exportations et la substitution des importations pour minimiser ou même éliminer le déficit de la balance de commerce et par conséquent produire des échanges étrangers qui sont nécessaires pour acheter les matériels et matières nécessaires au programme de la reconstruction. Améliorer la rentabilité de l état moyennant les impôts sur les revenus, les impôts directs et indirects. Cette étude estime également que, jusqu à nos jours, on considérait l investissement étranger comme la principale ressource, voire la plus importante pour le financement des pays en voie de développement, ce qui explique la précipitation de ces pays vers les investisseurs étrangers. Les pays utilisent tous les moyens pour attirer ces investissements : facilités fiscales, offre de crédits, etc.. A la lumière de cette situation, il devient nécessaire de relever les questions suivantes : 1. le Liban a t-il réussi à attirer les investissements directs étrangers pendant toutes les années de la reconstruction au sein de la situation économique actuelle? 2. Le Liban possède t-il la potentialité à attirer le montant des investissements directs étrangers nécessaires à sa récupération économique et son développement à long terme? 3. Alors, au sein de cette faible attractivité du pays, pourquoi l investissement direct étranger, étant un constituant secondaire de l économie nationale, restera important pour cette économie? Et qu est ce qu il va apporter à cette économie? 8

9 4. Quels sont les facteurs locaux et les réglementations opportuns (favorables) à l investissement direct étranger? Lesquels y sont obstacles? En outre, les grandes organisations étrangères développent un plan d affaires qui incorpore une formulation de la mission, un ensemble clair des objectifs collectifs et un plan stratégique pour les accomplir à l instar de ces organisations. Le gouvernement ne devrait pas en être différent. Pour encourager les investissements directs étrangers, il aurait donc besoin de développer un ensemble d objectifs convenables et de formuler le plan stratégique approprié pour les mettre en œuvre. Par conséquent, cela nous amène à poser deux questions importantes : 1. Quel plan stratégique est-il approprié pour élever l attrait des investissements directs étrangers par le Liban? 2. Qui en serait le responsable? Le but de cette étude est d évaluer dans un second plan, le climat de l investissement direct étranger au Liban en parlant des avantages et des obstacles qui en font face dans une tentative d améliorer l attrait vers le pays des investisseurs directs étrangers. En tenant compte de la situation actuelle, une stratégie d attraction et de promotion de l investissement est proposée, qui prend en considération deux notions importantes : 1. La première est qu aujourd hui, le Liban a plus besoin des autres pays que ceux-là ont besoin de lui. 2. La seconde est que l investisseur global, de nos jours, est affronté par une collection ahurissante d occasions fournies dans leur majorité par des pays dont le climat de l investissement est très convenable. Mon étude est articulée autour de trois parties : 9

10 La première partie définie le terme investissement direct étranger et les termes en relation en basant sur des différentes références. Ainsi, on présente dans cette partie, la situation de ce type d investissements dans le monde en général. Par suite, on étudie les causes qui poussent les firmes multinationales à se délocaliser vers l étranger à partir de la théorie éclectique afin de savoir si ça revient à des avantages reliés seulement à la firme ou il y d autres en relation avec le pays d accueil ce qui nous intéresse de le montrer dans notre étude. Dans la deuxième partie, on parle tut d abord de la situation économique actuelle du Liban et la situation des investissements directs étrangers dans ce pays pour savoir exactement quel est le modèle de croissance qui convient à la situation libanaise et qui est basé sur l importance des flux supplémentaires de ce type d investissement pour l économie du pays d accueil afin d avoir un développement économique. Dans le cadre théorique, pour être plus convaincant on essaie de prouver le rôle catalyseur des investissements directs étrangers sans se contenter d un seul modèle de croissance, mais on va essayer de concentrer sur ce point théorique de plusieurs cotés que se soit en faisant recours à d autres modèle de croissance, ou bien à des résultats et faits stylisés élaborés par des économistes spécialisés dans le domaine de l économie de la croissance. Ensuite, on termine cette partie par l identification du climat d investissement au Liban par ses obstacles qui réduit l attractivité des investissements. Ainsi, on cite les avantages présents dans ce pays et les avantages comparatifs par rapport à d autres pays du voisinage. Finalement, la troisième partie propose le contour pour une stratégie d attraction et de promotion de l investissement selon trois types de techniques : construction d image, la génération des investissements, et les services des investissements. En plus, dans cette partie j ajoute à cette stratégie, l importance du lancement d un programme de privatisation des certaines administrations publiques afin d attirer des IDE et de réduire les dépenses publiques. 10

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13 Première partie LA LOGIQUE RECENTE DE L INVESTISSEMENT DIRECT ETRANGER - LOGIQUE DE LA FIRME L investissement direct étranger (IDE) est l un des éléments qui caractérisent le mieux l économie mondiale de ces deux dernières décennies. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses, dans des secteurs toujours plus divers et dans un nombre toujours plus grand de pays, à élargir leurs activités à l étranger par le biais de l investissement direct et pratiquement toutes les économies rivalisent désormais pour attirer les firmes multinationales (FMN). L investissement direct réalisé par les FMN est susceptible de provoquer une restructuration rapide des activités industrielles et commerciales tant au niveau régional qu au niveau mondial et de transformer les économies d accueil en formidables exportateurs de biens manufacturés ou services à destination des marchés mondiaux. Ce faisant, l IDE peut contribuer à l intégration des marchés nationaux dans l économie mondiale de manière beaucoup plus efficace que n auraient pu faire à eux seuls les flux traditionnels d échanges. Comme pour les investissements du secteur privé en général, les avantages de l IDE sont renforcés dans un environnement caractérisé par l ouverture des échanges et des régimes d investissement, une politique de concurrence active, la stabilité macro-économique et la privatisation. Dans ce contexte, l IDE peut jouer un rôle fondamental pour améliorer la capacité du pays d accueil à tirer parti des opportunités offerts par une intégration économique mondiale, cette finalité étant de plus en plus reconnue comme l un des objectifs clés de toute stratégie de développement définitions de l IDE et des termes en relation : Le concept «investissement direct étranger» a été plusieurs fois citée précédemment dans l introduction. Pour cela, on ne peut pas traiter ce sujet sans avoir définir ce type d investissements dans tous ses aspects pour mieux comprendre de quoi s agit-il quand on parle de l investissement direct étranger : s agit-il des entreprises totalement ou partiellement étrangères localisées au Liban comme «BNPI» ou «Yoplait»? S agit-il des sociétés présentes dans le marché financier Libanais? En plus, il fallait faire le point sur des termes qui sont en relation avec le concept «investissement direct étranger». 13

14 1.1.1-Investissement direct étranger : les investissements directs étranger sont des investissements effectués pour créer une filiale ou avoir un certain contrôle sur une entreprise étrangère. La notion de contrôle est définie à l aide d un pourcentage d actifs de la firme détenus par l investisseur. Ce pourcentage était souvent différent selon les statistiques des pays. Aujourd hui, le seuil de 10% des actifs possédés par la maison mère étrangère détermine le plus souvent le statut d investissement direct à l étranger 1. Ce niveau de détention d actifs de 10% permet de différencier, parmi les mouvements de capitaux à long terme, les investissements de portefeuille des investissements directs. Les premiers sont considérés comme des placements internationaux et des investissements financiers dans des actions, obligations, des produits dérivés, d options et des autres instruments financiers, les seconds introduisent une notion de pouvoir de décision de l investisseur sur l entreprise rachetée ou construite à l étranger (filiale) et concernent les activités économiques traditionnelles, productrices biens et des services. L investissement direct à l étranger implique en général, non seulement un transfert de fonds financiers, mais en même temps un transfert de technologie et de capital humain par l intermédiaire de cadres expatriés s impliquant dans la production à l étranger (niveau d influence sur les opérations de l entreprise). Les caractéristiques économiques permettant d établir qu un flux de capital est un investissement direct sont les suivants : 1. Une notion de contrôle ou de pouvoir d influence sur la gestion de l entreprise rachetée par la firme multinationale. 2. Un transfert de compétences complexes (un ensemble technologique). 3. Une logique de production Types de l investissement direct étranger : parmi les modalités d implantation à l étranger, on distingue : Greenfield : Qui consiste à l implantation d une unité de production ou d une usine à l étranger possédée à 100% par la maison mère. Elle peut revêtir plusieurs formes allant de l unité d assemblage jusqu à l usine intégrée chef de file d autres unités Fusions et acquisitions : c est la forme d implantation consistant au rachat ou à l acquisition d une entreprise étrangère déjà existante à plus de 50%. 1.Mucchielli J-L (2001), «Relations Economiques Internationales», Hachette Supérieur, pp

15 Joint Venture : Résulte de la création en commun avec une entreprise étrangère d une société mixte située à l étranger et dont chaque partenaire détient le capital dans des proportions voisines de 50/50 ou 60/40. Modalités d exploitation d un marché étranger (Types des IDE) Erreur! Avantages compétitifs entrée sur le marché étranger Production nationale et exportation Production dans le pays d accueil Licence ou contrat de gestion Investissement International IDE Joint-venture Partenariat -C- Participation majoritaire ou totale Fusions-acquisitions -B- Création de la filiale Greenfield -A Formes de l investissement direct étranger : Quand on parle des IDE, il faut distinguer entre : IDE vertical : qui vise à fragmenter le processus de production. la firme va scinder sa chaîne de valeur en différentes activités et localiser chaque fonction de l entreprise dans le pays offrant les meilleures conditions de production IDE horizontal : c'est-à-dire un investissement qui conduit à une simple réplication de la firme, ou lorsque la firme produit le même bien dans plusieurs pays. 15

16 Modes de mesure de l IDE : L investissement direct étranger peut être exprimé en : Stock d investissement direct (résidu) : qui correspond à une estimation de la valeur totale des capitaux dans un pays à un moment donné. On distingue deux types de ces stocks. Stocks entrants qui représentant la valeur totale des capitaux étrangers dans un pays (investissement direct de l étranger), tandis que les stocks sortants sont la valeur totale des capitaux nationaux sortis du même pays vers l étranger à un moment donné(l investissement direct à l étranger) Flux d investissement direct (mouvement) : représente la somme des éléments suivants : -Apports nets en capital accordés par l investisseur direct sous forme d achat d actions de parts, d augmentation de capital ou de créations d entreprises. - Prêts nets, y compris les prêts à court terme et avances consenties par la maison mère à sa filiale. - Bénéfices non distribués (réinvestis) La Multinationale : Multinationales, transnationales, transplants, filiales, de multiples noms ou qualificatifs ont été donnés à ce type d entreprises. D une façon mais non dépourvue d ambiguïté, Mucchielli a donné une définition simple de la firme multinationale en considérant comme multinationale toute entreprise possédant au moins une unité de production à l étranger ; cette unité de production sera alors sa filiale 2. La logique de la production domine. Une entreprise peut avoir des représentations commerciales à l étranger, mais elle ne sera vraiment multinationale que si elle produit tout (on parle ainsi d IDE horizontal) ou une partie (on parle d IDE vertical) de ses produits à l extérieur de son territoire national. En principe, une filiale devrait appartenir complètement à la maison mère. Toutefois, les travaux statistiques sur ce sujet considèrent en général que, lorsqu une firme possède au moins 10% du capital d une entreprise étrangère, cette dernière peut être considérée comme une filiale de la première. 2. Mucchielli J-L (1998), Multinationales et mondialisation, édition du Seuil (inédit économie), pp

17 Bien sur, il n est pas toujours simple de déterminer quelle est l entreprise étrangère qui possède une filiale donnée dans un pays d accueil. Tandis que les détentions indirectes de capital posent de nombreux problèmes concernant la détermination du contrôle final. La figure qui suit fournit quelques exemples de détentions directes et indirectes de capital. Multinationales, filiales, et détention de capital Entreprise X 60% 10% 30% 60% 70% 30% Firme A Firme D Firme F Firme H Firme k Firme M 55% 60% 25% 30% 70% 40% Firme B (33%) 55% de 60% Firme E (6%) 60% de 10% Firme G (7,5%) Firme J (18%) Firme L (49%) Firme N (12%) 12% Firme C (4%) 12% * de 33% D après cette figure, les entreprises A, D, F, K, H ET M sont directement possédées à 10% ou plus par l entreprise X ; elles seront donc considérées comme des filiales directs de l entreprise X. Dans la figure, les entreprises B, J, L, et N sont indirectement détenues par l entreprise X. L entreprise B est détenue indirectement à 33% par X (soit 55% de 60%). De même, l entreprise J est indirectement détenue à 18% par X, L à 49% et n à 12%. En revanche, les entreprises E et G sont détenus respectivement à 6% et 7,5%. Quant à C, en fonction des différents pourcentages de participations en cascade, elle n est finalement détenue indirectement par X qu à hauteur de 4%. Donc les entreprises E, G, et C ne sont pas des filiales de X. 17

18 1.2. L investissement direct étranger dans le monde (présentation chiffrée) : D après les estimations de la CNUCED 3, il existe aujourd hui dans le monde firmes multinationales (FMN) qui comptent quelque filiales étrangères dans près de deux tiers des relations commerciales internationales. Ce boom du nombre des FMN revient au rôle des pays d accueil favorisant l IDE qui s est augmenté dans le monde durant ces dernières années sous l influence de la bulle spéculative sur les valeurs technologiques, et les Fusionsacquisitions gigantesques qui ont marqué ce secteur. Attirer les investisseurs étrangers ou les maintenir sur le territoire constitue une préoccupation pour un bon nombre des économies même celles des pays en voie de développement compte tenu de leur impact vraisemblable sur les variables économiques clés comme l emploi, l exportation, et donc in fine la croissance. Pour cela, beaucoup des pays disposent d une réglementation très favorable aux IDE. Selon la CNUCED 4, entre 1991 et 2002, 1185 modifications au total ont été apportés aux régimes nationaux réglementant les IDE dont 1121 visaient à faciliter ces investissements. Source : CNUCED (2003). 3. CNUCED : conférence des Nations Unies des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, Rapport sur l investissement dans le monde :WIR2005/ Trannational Operations and the Internationalization of R&D, 4. CNUCED (2003), Rapport sur l investissement dans le monde :WIR2003/FDI Policies For Development : National And Intrenational Perspectives.(et dans le rapport sur le développement dans le monde 2005, pp. 112) 18

19 Donc suite à cette présentation, on peut révéler l évolution des IDE dans le monde à partir de 1980 d après le graghe suivant : Evolution des IDE dans le monde : A partir du graphe, on remarque que la tendance globale sur les dernières décennies montre une augmentation spectaculaire des investissements mondiaux dans l économie mondiale qui est explicable par la libéralisation ambiante, ainsi que par une croissance économique mondiale ralentie. Dans les économies industrialisées, il faut considérer plus particulièrement le marché unique européen. Dans les pays en voie de développement, il y a eu une libéralisation plus poussée du commerce et des finances. En général, Pendant les années 80 l augmentation de l IDE dans le monde a été d un rythme lent tandis que les années 90 ont vu une très forte croissance des flux des investissements directs étrangers particulièrement de 1995 à Puis les flux d IDE se sont contractés depuis le pic de l année Alors les années 2001,2002 et 2003 ont enregistré une chute tout aussi spectaculaire qui est considéré par la CNUCED, en partie, comme retour à la normale.et cela est essentiellement dû à la diminution des fusions, des acquisitions, à la baisse des valeurs boursières et des bénéfices des entreprises 5,6. Puis l augmentation des flux d IDE a repris légèrement pendant l année 2004 selon le rapport de l investissement dans le monde de CNUCED (2005). 5. CNUCED (2002), Trade And Development Report : Developing Countries In World Bank. 6. CNUCED (2003), World Investment Report, FDI Policies For Development: National And International Perspectives. 19

20 Répartition des IDE entre les pays développés et les PVD : En réalité, les IDE ont pour caractéristique d être inégalement répartis entre les pays. Plus précisément, les flux d IDE sont le fait des pays développés qui reçoivent la plupart des flux entrants des IDE tout au long des années depuis 1980 jusqu au 2003.Tandis que les pays en voie de développement ne reçoivent durant la même période que la faible quantité de ces investissements internationaux. Répartition des flux entrants d IDE dans le monde : (en millions de dollars) Région/pays Monde Pays Développés Europe Amérique du nord Autres pays développés Pays en voie de développement Afrique Egypte Tunisie Amérique Latine et carraibes Asie et Océanie Moyen Orient Bahrain Iran Iraq Jordan Kuwait Liban Oman Territoire Palestinien Qatar Arabie Saoudite Syrie Turquie Emirates arabes Unies Yémen Europe de l est et ouest Source : CNUCED, rapport d investissement dans le monde (2005). 20

21 Le même tableau précédent, on peut le schématiser en bref d une façon plus clair pour bien montrer la part de chacun des pays développés et des pays en développement des flux entrants d IDE dans le monde en faisant recours consécutivement à Rapport sur l Investissement dans le Monde(2005) : Repartition des flux entrants d'ide entre PVD et pays développés Millions de Dollars Années Pays Développés Pays en voie de développement Pays de l'europe de l'est et de l'ex-union Soviétique Plus précisément, le tableau suivant montre que pendant la période de 1990 à 2004, les pays en voie de développement ont reçu entre 15% et 34% des flux entrants d IDE, alors que les pays développés ont eu la plupart de ces flux allant de 58% jusqu à 82%. Tandis que les pays du moyen orient, leur part de ces investissements étaient vraiment très marginale comme les flux entrants n ont pas dépassé 1% des flux mondiaux. Flux d investissements directs étrangers : En millions de Dollars et en pourcentage Monde PAYS DEVELOPPES Pays en voie de développement Moyen orient (en% du monde) Pays de l Europe de l est et de l ex-union soviétique Source : CNUCED

22 En d autres termes, voici la représentation graphique de ce pourcentage qui montre la faible attractivité des PVD en ce qui concerne l IDE, surtout que pendant le pic de l année 2000 les PVD n ont pas réussi à capter davantage de ces investissements, par contre cela a été au profit des pays développés. Pourcentage Distribution des flux entrants d'ide 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Années Pays développés Pays en voie de développement Pays de l'europe de l'est et de L'ex-nuion soviétique Quant au pays du Moyen Orient, on constate que malgré cette tendance, ils ont pu attirer un peu plus des IDE vers leur pays durant cette période, mais ceci reste timide comme leur part n a pas pu dépasser le 1% des flux mondiaux des IDE. Et cela revient aux contraintes présentes dans ces pays qui peuvent être en relation avec l incertitude politique et les conflits dans cette région, ainsi que d autres restrictions liées à l instabilité macroéconomique, aux réglementations et autres obstacles reflétant le climat d investissement selon le rapport du développement dans le monde(2005) Comprendre la destination des IDE : Après avoir défini le concept de l IDE en détail et tous les termes en relation pour mieux comprendre de quoi s agit-il exactement quand on parle de ce sujet Et suite à la présentation de la situation de l IDE dans le monde, deux questions pourront être posées : 1. Quand est ce que la firme multinationale procèdera t-elle à l alternative «IDE»? 22

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