Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats 2010

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats 2010"

Transcription

1 Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats 2010

2 Table des matières Introduction Généralités Méthodologiques Résultats de l inventaire Acidification, eutrophisation et pollution photochimique... 4 Dioxyde de soufre - SO Oxydes d azote - NO x... 7 Ammoniac - NH Composés Organiques - COVNM Benzène C 6 H Particules en suspension PM PM Gaz à effet de serre Dioxyde de Carbone - CO Méthane - CH Protoxyde d azote - N 2 O Potentiel de Réchauffement Global - PRG Composés fluorés Consommation d énergie finale Consommation d énergie primaire Méthodologie par secteur Emissions du secteur industriel manufacturière Traitement des déchets Emissions de la branche énergie Emissions du secteur transport Transport fluvial Transport ferroviaire Transport routier Tramway de Nancy Transport aérien Emissions du secteur résidentiel Logements Engins Emissions du secteur tertiaire Bâtiments Eclairage public Emissions du secteur agricole Installations de combustion Engins agricoles Cultures Elevage Liste des figures Glossaire et Abréviations Glossaire Généralités Glossaire Polluants Glossaire Unités énergétiques Détail des énergies Format de rapportage des émissions et des consommations d énergie... 59

3 Introduction Introduction En 1997, le protocole de Kyoto visait à réduire entre 2008 et 2012 les émissions des gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport au niveau de Dans ce cadre, les 15 pays membres de l'union Européenne avant 2004 se sont engagés à réduire leurs émissions collectives de 8% en dessous des niveaux de 1990 pour les années Suite à cet effort, en 2008 l'ue a pris parti de réduire ses émissions de 20% par rapport aux niveaux de 1990 à échéance L ensemble des mesures de l UE sur le climat et l énergie doivent être appliquées par les pays membres. C est dans ce contexte que le Grenelle de l Environnement a été organisé au niveau français. Pour répondre à ces objectifs, l UE et les gouvernements nationaux ont mis à disposition des administrations territoriales plusieurs outils techniques et financiers. Les objectifs énergétiques et climatiques représentent un bon exemple de gouvernance multiniveaux afin d aboutir aux objectifs attendus. Les gouvernements régionaux et locaux jouent un rôle crucial dans l atténuation des effets du changement climatique, d autant plus que 80 % de la consommation d énergie et des émissions de CO 2 sont associés à l activité urbaine. Ce sont ces autorités proches du territoire qui sont par conséquent responsables d appliquer et surveiller les mesures fixées par les gouvernements nationaux ou européens. L information apportée par les inventaires territoriaux des consommations énergétiques, des gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques devient essentielle pour la prise de décision, le suivi et le succès des politiques proposées, ainsi que pour comprendre l évolution et l adaptation du territoire aux enjeux énergétiques et au changement climatique. Depuis 2004 et dans le but d améliorer la connaissance de la qualité de l air sur sa zone de compétence, Air Lorraine a entrepris la constitution d inventaires des émissions de polluants à l atmosphère. Ces bilans ont été réalisés dans le cadre des coopérations interrégionales développées entre les réseaux de surveillance de la qualité de l air. De par ses missions et les différents outils à sa disposition, l association est amenée à déployer de plus en plus ses compétences transversales Air-Climat-Energie. Elle fournit, par ce biais, des outils d aide à la décision aux collectivités dans l application des politiques locales ainsi qu aux services de l Etat. L inventaire est un outil indispensable permettant de mieux connaître les polluants de l air et plus particulièrement leurs origines. Commune par commune, il permet d amener des réponses précises concernant la pollution de l air et la responsabilité des différents secteurs émetteurs. Les calculs des émissions servent également en tant que données d entrée aux outils de modélisation utilisés par Air Lorraine, afin de prévoir la qualité de l air et évaluer la pollution atmosphérique des territoires, aident au positionnement des campagnes d étude de la qualité de l air, à la réalisation de scénarios d émissions. A la base uniquement axé sur l évaluation d émissions atmosphériques, ces inventaires ont évolué au fil du temps afin de pouvoir également restituer les consommations énergétiques, utilisées en amont pour l estimation des émissions. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

4 Généralités Méthodologiques 1 Généralités Méthodologiques En 2012, Air Lorraine met à jour ses bilans des émissions et des consommations énergétiques pour les années 2002, 2006 et 2010, basés sur une méthodologie partagée à l échelle nationale. L inventaire des émissions de polluants dans l atmosphère et des consommations énergétiques associées, consiste en un recensement des substances polluantes sur un territoire, pendant une période de temps donnée. Une spatialisation de l inventaire réalisée, il prend alors la dénomination de cadastre des émissions. La méthodologie appliquée ici est en grande majorité conforme au guide méthodologique rédigé par le PCIT (Pôle de Coordination des Inventaires Territoriaux) qui intègre le Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie (MEDDE), la Fédération Atmo- France, le CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d'etudes de la Pollution Atmosphérique) et l INERIS (Institut National de l Environnement l et des Risques). Ce guide est disponible en ligne 1. DONNEES D ENTREE De nombreuses données d entrée interviennent dans la réalisation de l inventaire. Les données socio-économiques sont principalement fournies par l INSEE et l IGN, les données énergétiques proviennent des statistiques du MEDDE et des fournisseurs d énergie. Les données du transport et de l industrie proviennent de diverses institutions telles que : DREAL, ADEME, RFF, conseil régional et conseils généraux, communes, communautés de communes, etc Les données agricoles sont issues du recensement général agricole et de la base AGRESTE (Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt) et les données de l enseignement, des inspections d académie ou du rectorat. Le guide OMINEA (Organisation et Méthodes des Inventaires Nationaux des Emissions Atmosphériques) du CITEPA, référence en la matière, permet principalement de disposer des facteurs d émission. Les émissions sont découpées en plus de 400 activités polluantes anthropiques et naturelles, afin de réaliser les calculs, puis regroupées sous forme de grands secteurs SECTEN (SECTeurs économiques et ENergie) tels que : industrie, résidentiel/tertiaire, agriculture, branche énergie, transport routier et autres transports, pour fournir une structure de rapport pertinente. 48 substances sont inventoriées à l échelle communale et pour toute la région. On retrouve entre autres, les gaz à effet de serre (CO 2, CH 4, N 2 O ) qui permettent de calculer le PRG (potentiel de réchauffement global), les particules en suspension dans l air, les gaz acidifiants et les précurseurs de l ozone (SO 2, NO X, HCl, NH 3, COVNM ), les composés organiques cancérogènes (benzène, Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, dioxines et furanes ), les métaux lourds (arsenic, cadmium, nickel, plomb ). Seules quelques principales substances sont présentées dans ce rapport, une liste complète est disponible en fin de rapport. Les consommations énergétiques primaires et finales sont calculées à l aide d équivalences énergétiques pour chaque combustible consommé (Pouvoir Calorifique Inférieur PCI). L année de référence traitée ici est l année 2010, mais par souci de cohérence et en raison de changements méthodologiques, Air Lorraine met à jour rétroactivement les années 2002 et Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

5 Généralités Méthodologiques En fonction des données d entrée disponibles, deux approches sont utilisées afin de parvenir à une consommation communale. Données globales (nationales, régionales, départementales) L approche Bottom/Up est utilisée de préférence si l on dispose de données fines. Ces données sont agrégées à l échelle de la commune. Un bouclage énergétique est TOP-DOWN Données locales (communales, IRIS, kilométriques) BOTTOM-UP éventuellement réalisé en fin de Figure 1 : Approche TOP/DOWN & BOTTOM-UP calcul pour retomber sur les consommations régionales. En cas d absence de données fines, on utilisera la méthode Top/Down qui est une désagrégation des données régionales en données communales à l aide de clés de répartition qui peuvent provenir d autres données. PRINCIPE DE CALCUL DE BASE Le principe méthodologique de base du calcul d une émission repose sur l équation : E s,a,t = A a,t x F s,a Avec : E : émission relative à la substance "s" et à l'activité "a" pendant le temps "t" A : quantité d'activité relative à l'activité "a" pendant le temps "t" F : facteur d'émission relatif à la substance "s" et à l'activité "a" Les sources prises en compte dans les calculs des émissions peuvent être de deux types : - Fixes comme par exemple les industries, les bâtiments du secteur résidentiel ou tertiaire ou encore les terres agricoles. - Mobiles comme les différents transports. SECTEN ET FORMAT DE RAPPORTAGE Une fois toutes les émissions calculées, le format de rapportage est la manière de produire, de regrouper les résultats. Il en existe un grand nombre en fonction de l interprétation que l on veut faire. Le format utilisé ici est le format SECTEN (SECTeurs économiques et ENergie) défini par le CITEPA. Les émissions sont rapportées selon ces différents secteurs : branche énergie, industrie, résidentiel/tertiaire, transport routier, autres transports et agriculture. Cette classification est particulièrement pertinente pour montrer la répartition des émissions en fonction des différents acteurs socio-économiques. Elle permet par ailleurs de comparer les résultats régionaux aux résultats nationaux (CITEPA) au niveau des grands secteurs (niveau 1 du SECTEN). Les techniques de calcul varient en fonction du type de source mais reposent toujours sur l équation ci-dessus. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

6 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Dioxyde de soufre - SO2 2 Résultats de l inventaire 2.1 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique Dioxyde de soufre - SO 2 28% 3% 1% 1% 67% Total régional t Figure 2 : Répartition des émissions de SO 2 par secteur en Lorraine en 2010 FICHE D IDENTITE Le dioxyde de soufre est un gaz incolore qui dégage une odeur âcre. Il s agit d un gaz principalement émis lors de l utilisation de combustibles fossiles contenant du soufre, tels que fuels et charbons. Le SO 2 est un gaz irritant pour les muqueuses, la peau et les voies respiratoires supérieures. Il se transforme, au contact de l humidité de l air, en acide sulfurique et contribue ainsi directement au phénomène des pluies acides et de ce fait, à l acidification des lacs, au dépérissement forestier et à la dégradation du patrimoine bâti (monuments, matériaux ). En 2010, avec près de 15% des émissions nationales, principalement dues à la production énergétique (24888 tonnes) et aux activités industrielles (10477 tonnes), la région Lorraine est fortement productrice de SO 2. Le remplacement progressif du charbon par le gaz naturel dans une partie de ces activités devrait permettre dans les années futures de réduire ces émissions. Le secteur résidentiel est faiblement contributeur (1113 tonnes) et les émissions des autres secteurs sont négligeables Routier Autres transports 0 Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 3 : Emissions de SO 2 en tonnes par département et par secteur en 2010 La quasi-totalité du SO 2 (95%) est émise par les départements de la Meurthe et Moselle et de la Moselle qui rassemblent la totalité des installations de production d électricité et une bonne partie de l industrie lorraine. Dans les deux départements, le secteur de l énergie représente les trois quarts du SO 2 émis. L incidence des Vosges et de la Meuse est très faible. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

7 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Dioxyde de soufre - SO2 Sous-secteur % SO 2 Production d'électricité 65.2% Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 15.6% Métallurgie des métaux ferreux 10.0% 3.0% Minéraux non-métalliques et matériaux de construction 2.0% Figure 4 : Principaux sous-secteurs émetteurs de SO 2 en Lorraine en 2010 (95% du total) Le principal sous-secteur contributeur aux émissions de SO 2 est la production de l électricité avec deux tiers des émissions régionales. Les diverses activités industrielles (combustion, procédés de production, ) et la sidérurgie en constituent environ un quart. Le résidentiel et le sous-secteur des minéraux non métalliques et de la construction (ciment, chaux, verre ) ferment la marche. Branche énergie t Routier Autres transports t t 428 t 36 t 21 t 203 t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 5 : Répartition des émissions de SO 2 par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 L utilisation de combustibles minéraux solides est responsable de 97% des émissions de la branche énergie et de la moitié de celles de l industrie. Celle-ci devrait diminuer dans les années futures. Un tiers des émissions industrielles de SO 2 provient de procédés de fabrication sans consommation de combustible spécifique, comme par exemple l agglomération du minerai de fer. Le secteur industriel consomme également 10% de fioul, et divers gaz de récupération responsables d une faible part des émissions industrielles (6%) tels que le gaz de cokerie, de haut fourneau, d aciérie L utilisation de produits pétroliers (fioul, carburants ) est la source du SO 2 produit par les secteurs de l agriculture, des transports et le résidentiel/tertiaire. Le bois contribue à environ 10% des émissions de SO 2 du secteur résidentiel. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

8 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Dioxyde de soufre - SO2 Figure 6 : Emissions communales de SO Air Lorraine IGN BD TOPO Le dioxyde de soufre ayant pour principale origine l utilisation de combustibles minéraux solides, les communes où les concentrations sont maximales sont celles qui comportent de grosses installations industrielles ou de production d énergie Transport routier Autres transports ENJEUX REGIONAUX En 2010, les émissions de SO 2 en Lorraine représentent 15% des émissions françaises. En 2012, la valeur limite horaire de 350 µg/m 3 est dépassée 15 fois, nombre inférieur aux 24 dépassements autorisés dans le cadre de la valeur limite pour la protection de la santé humaine. Figure 7 : Evolution des émissions de SO 2 en tonnes entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, les rejets de SO 2 sont passés de à tonnes, soit une diminution de l ordre de 29%. La principale baisse provient de la transition énergétique d une centrale électrique avec passage du charbon au gaz naturel. Pour les autres secteurs, la diminution provient d une baisse d activité et de l utilisation de combustibles moins soufrés. En 2013, le SO 2 lorrain respecte les valeurs réglementaires. Seul le secteur de Pont-à-Mousson présente quelques valeurs élevées, sans toutefois dépasser les seuils d information du public ou d alerte. La baisse devrait continuer dans les années futures suite à la reconversion des secteurs de l industrie et de l énergie. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

9 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Oxydes d azote - NOx Oxydes d azote - NO x FICHE D IDENTITE Le monoxyde d azote NO et le dioxyde d azote NO 2 sont notamment issus de combustions, directement ou indirectement. Le NO 2 est un gaz irritant pour les bronches. Il participe aux phénomènes des pluies acides. Il joue également un rôle précurseur dans la formation de l ozone troposphérique et favorise l augmentation des concentrations de nitrates dans le sol. Transport routier 40% Autres 8% transports 1% 3% 23% 5% 20% Figure 8 : Répartition des émissions de NO x par secteur en Lorraine en 2010 Total régional t Les émissions d oxydes d azote en Lorraine pour l année 2010 représentent environ tonnes et sont dominées par le transport routier avec tonnes de NO x. La branche énergie (16477 tonnes), centrales électriques notamment, et l industrie (14622 tonnes), qui sont encore assez influentes en Lorraine, fournissent une bonne part des émissions. L agriculture avec les exploitations et les engins agricoles représente 5694 tonnes et le résidentiel/tertiaire 5268 tonnes Routier Autres transports 0 Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 9 : Emissions de NO x en tonnes par département et par secteur en 2010 Au niveau départemental, les mêmes constats sont effectués. La Moselle et la Meurthe-et-Moselle présentent les plus fortes émissions de NO x en raison de leur plus forte densité de population, et donc une présence industrielle et un réseau routier plus dense. Le secteur de la production et de la transformation de l énergie n étant présent que sur ces deux départements ils rassemblent la totalité des émissions de la branche. La part du résidentiel/tertiaire varie entre 5 et 10% dans les quatre départements et l agriculture représente une part plus importante dans les départements ruraux (jusqu à 25% en Meuse). Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

10 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Oxydes d azote - NOx Sous-secteur % NO x Poids lourds 21.9% Production d'électricité 21.0% Voitures particulières 12.5% Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 9.1% Métallurgie des métaux ferreux 7.0% Véhicules utilitaires légers 5.1% 4.9% Minéraux non-métalliques et matériaux de construction 4.1% Culture (sauf biotiques) 4.0% Autres sources de l'agriculture (tracteurs, ) 4.0%, commercial et institutionnel 2.5% Figure 10 : Principaux sous-secteurs émetteurs de NO x en Lorraine en 2010 (95% du total) Le transport poids lourds (du fait d une situation frontalière avec l Allemagne, la Belgique et le Luxembourg), assez marqué en Lorraine, est responsable de 22% des émissions régionales de NO x. La production d électricité elle aussi bien développée, de plus d un cinquième. Le reste se partage entre les autres véhicules (voitures particulières, utilitaires), les activités industrielles, la sidérurgie. Le secteur résidentiel, tertiaire et les activités agricoles y contribuent chacun pour moins de 10%. Branche énergie t Routier Autres transports t t t t 971 t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible t 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 11 : Répartition des émissions de NO x par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 Les NO x émis par l ensemble des transports proviennent de l utilisation de différents dérivés pétroliers dans les moteurs à combustion, avec prédominance d émissions pour la technologie diesel des transports routiers ( tonnes). Les combustibles minéraux solides sont les plus gros contributeurs aux émissions de NO x dans le secteur de l énergie (81%) et dans une moindre mesure dans l industrie manufacturière (16%). L incidence du gaz naturel est de l ordre de 45% dans le résidentiel/tertiaire, 19% dans l industrie et de 9% dans la branche énergie. La combustion du fioul domestique est la source de 53% des émissions de NO x du secteur tertiaire et de 33% du résidentiel. Dans ce dernier secteur, le bois est assez présent, avec 21% et dans une moindre mesure dans l industrie et le tertiaire (3-4%). Enfin la moitié des NO x produits par l agriculture provient de processus chimiques, et un tiers des émissions de l industrie de procédés de fabrication (agglomération de minerai par exemple). Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

11 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Oxydes d azote - NOx Figure 12 : Emissions communales de NO x Air Lorraine IGN BD TOPO Le secteur routier étant la principale source d oxydes d azote, les émissions communales suivent le tracé du réseau routier lorrain. Elles se retrouvent également au niveau des communes industrialisées Transport routier Autres transports Figure 13 : Evolution des émissions de NO X en tonnes entre 2002 et 2010 ENJEUX REGIONAUX En 2010, la Lorraine représente 7% des émissions nationales de NO x. En 2013 et concernant le NO 2 uniquement, la valeur limite pour la protection de la santé (40 µg/m 3 en moyenne annuelle) est dépassée sur les agglomérations de Nancy et Metz sur des sites de proximité autoroutière. Le secteur du transport routier et en particulier les véhicules diesel sont au centre de l enjeu, en 2012 environ personnes sont exposées au dépassement de ce seuil. Par ailleurs, aucun dépassement du seuil d information du public ou d alerte en 2012 et 2013 n est à constater. Malgré ces épisodes problématiques, la baisse des émissions devrait continuer, principalement en raison de l évolution du parc automobile (Euro 6). Une diminution des émissions de NO X est observée entre l année 2002 et 2010, passant de à tonnes (-24%). Tous les secteurs ont enregistré une baisse dans cet intervalle en raison d un changement progressif du parc automobile, de l utilisation moindre de combustibles minéraux solides et de produits pétroliers, et de la baisse de l activité industrielle. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

12 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Ammoniac - NH3 Ammoniac - NH 3 93% 6% Transport routier 1% Total régional t FICHE D IDENTITE L ammoniac est un gaz incolore qui est principalement originaire des activités agricoles. Son odeur est piquante et il est l un des principaux responsables de l acidification des sols et des eaux. Il a des effets irritants sur les voies respiratoires, les yeux et la peau. Dans l eau il forme de l ammoniaque qui contribue à l asphyxie des poissons et des espèces sensibles. Figure 14 : Répartition des émissions de NH 3 par secteur en Lorraine en 2010 L agriculture est la source majoritaire d émissions de NH3 en Lorraine avec tonnes. Il entre notamment dans le cycle de l azote suite à l épandage d engrais minéraux azotés sur les cultures ou organiques sur les prairies. Dans une plus faible mesure, l élevage (principalement bovin) et la gestion des déjections animales associées est responsable du reste des émissions de NH3 du secteur agricole. Le NH3 d origine industrielle est très largement minoritaire par rapport à l agriculture, et celui provenant des autres secteurs est négligeable Routier Autres transports 0 Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 15 : Emissions de NH 3 en tonnes par département et par secteur en 2010 Les émissions agricoles par département montrent que le département de la Meuse est le principal émetteur de NH 3 devant la Moselle, la Meurthe et Moselle et les Vosges. Ceci s explique lorsqu on compare les surfaces agricoles utiles de chaque département (source : Recensement Agricole 2010) : Meuse : ha Moselle : ha Meurthe et Moselle : ha Vosges : ha Le NH 3 d origine industrielle provient presque en totalité du département de la Meurthe et Moselle et est issu de procédés de fabrication de l industrie chimique. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

13 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Ammoniac - NH3 Sous-secteur % NH 3 Culture (sauf biotiques) 68.2% Elevage 24.4% Chimie organique, non-organique et divers 5.0% Figure 16 : Principaux sous-secteurs émetteurs de NH 3 en Lorraine en 2010 (95% du total) Le principal sous-secteur contributeur aux émissions de NH 3 est la culture des terres arables (liée à l utilisation des engrais minéraux azotés et organiques) qui représente plus des deux tiers des émissions d ammoniac. L élevage et principalement l élevage bovin est en cause dans un quart du NH 3 émis. Plusieurs paramètres interviennent dans la quantité d ammoniac émis par l élevage : l espèce animale, la gestion des déjections (stockage, épandage), le lieu où vit l animal (en bâtiment où à l extérieur) Les procédés de fabrication de l industrie chimique arrivent au troisième rang avec 5% des émissions. Branche énergie 4 t Routier t 0.05 t 244 t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible t 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 17 : Répartition des émissions de NH 3 par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 La totalité des émissions agricoles de NH 3 se fait sans aucune utilisation de combustible, uniquement lors de réactions chimiques entrant dans le cycle de l azote et concernant les cultures et l élevage. Dans les activités industrielles, une infime part de l ammoniac provient de la combustion, tout le reste est issu de procédés non énergétiques de fabrication, notamment de l industrie chimique et des unités de production de compost. La totalité de NH 3 du transport routier provient de la combustion des carburants routiers. Le peu d ammoniac issu du secteur de l énergie provient de l utilisation du charbon dans les centrales électriques et de l incinération de déchets. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

14 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Ammoniac - NH3 Figure 18 : Emissions communales de NH Air Lorraine IGN BD TOPO Comme pour le protoxyde d azote, les émissions communales d ammoniac se répartissent essentiellement sur les terres agricoles, les cultures étant leur principale source Transport routier Autres transports Figure 19 : Evolution des émissions de NH 3 en tonnes entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, les rejets d ammoniac sont passés de à tonnes, soit une augmentation de l ordre de 12%. Ce constat s explique par une utilisation accrue des engrais minéraux azotés, ce qui entraîne des rejets plus importants de NH 3 lors de leur épandage. ENJEUX REGIONAUX En 2010, Les émissions régionales de NH 3 représentent un peu plus de 4% des émissions nationales. Malgré une augmentation entre 2002 et 2010, la tendance devrait être à la baisse dans les années futures car plusieurs mesures devraient être prises pour limiter les émissions (amélioration de l alimentation animale, limitation de l utilisation d engrais minéraux, amélioration des techniques d épandage de lisier). En cas de non-respect de ces pistes d amélioration, les émissions de NH 3 risquent de continuer de croître. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

15 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Composés Organiques - COVNM Composés Organiques - COVNM Autres transports 1% Transport routier 14% 2% 36% 4% 4% 39% Total régional t Figure 20 : Répartition des émissions de COVNM par secteur en Lorraine en 2010 FICHE D IDENTITE Les COVNM proviennent principalement de phénomènes d évaporation dans l industrie, lors des remplissages de réservoirs de carburants ou de l utilisation de solvants, ou encore lors de certaines combustions, notamment le bois et dans une moindre mesure les moteurs des véhicules routiers. Du fait de leur multiplicité, ils ont des effets différents sur la santé qui peuvent aller des effets irritants jusqu aux effets cancérogènes ou mutagènes. Ils participent à la formation de l ozone troposphérique. Avec tonnes, l industrie est le premier contributeur aux émissions de composés organiques volatils non méthaniques, principalement du fait de l utilisation de solvants et autres produits, suivie de près par le résidentiel avec tonnes (installations de combustion, utilisation domestiques de solvants et autres produits ). Les transports routiers occupent la troisième position avec 5371 tonnes, dont 53% des COVNM sont issus de la combustion, et 47% de sources non énergétiques Routier Autres transports Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 21 : Emissions de COVNM en tonnes par département et par secteur en 2010 Au niveau départemental, les secteurs de l industrie et de l énergie sont moins prégnants en Meuse et dans les Vosges car moins présents sur ces territoires que sur le reste de la région. Pour les autres secteurs, les émissions de COVNM sont à peu près cohérentes avec les niveaux observés sur la Lorraine. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

16 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Composés Organiques - COVNM Sous-secteur % COVNM 36.4% Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 21.1% Chimie organique, non-organique et divers 7.4% Autres (évaporation,..) 6.8% Voitures particulières 3.6% Construction 3.5% Culture (sauf biotiques) 2.8%, commercial et institutionnel 2.2% Biens d'équipement, matériels de transport, etc. 1.9% Agro-alimentaire 1.7% Deux-roues 1.6% Poids lourds 1.5% Autres sources de l'agriculture (tracteurs, ) 1.4% Production d'électricité 1.3% Métallurgie des métaux ferreux 1.2% Extraction des combustibles gazeux et distribution d'énergie 1.1% Figure 22 : Principaux sous-secteurs émetteurs de COVNM en Lorraine en 2010 (95% du total) La plupart des COVNM est issue du résidentiel avec 36.4% (installations de combustion, utilisation domestique de solvants et autres produits), 21.1% de diverses activités industrielles telles que l application de peintures ou la mise en œuvre de plastiques, et 7.4% de procédés de l industrie chimique. Les émissions restantes se partagent entre de nombreux sous-secteurs, dont plusieurs attribués aux transports routiers. Branche énergie t Routier Autres transports t t 805 t t 215 t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible t 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 23 : Répartition des émissions de COVNM par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 Les émissions de COVNM sont en majorité issues de sources non énergétiques, hormis pour le résidentiel où la combustion de bois domine, et les transports où il s agit des produits pétroliers. Concernant la branche énergie, les émissions non énergétiques proviennent notamment des réseaux de distribution de gaz et des stations-service. Pour l industrie, il s agit de l utilisation de solvants et autres produits, tout comme le résidentiel et tertiaire, alors que dans le secteur agricole il s agit de COVNM issus de l utilisation de pesticides, et de l évaporation (lave-glace, dégivrant, carburant) dans le routier. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

17 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Composés Organiques - COVNM Figure 24: Emissions communales de COVNM Air Lorraine IGN BD TOPO Les émissions de COVNM se concentrent au niveau des communes les plus industrialisées et peuplées du fait de l utilisation plus importante de solvants et autres produits Transport routier Autres transports Figure 25 : Evolution des émissions de COVNM en tonnes entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, les émissions de COVNM ont chuté de à tonnes, soit une diminution de 40%. La plus grosse baisse concerne les transports routiers (-35%), due à la rotation progressive du parc automobile. L utilisation de solvants et autres produits ayant des teneurs en COVNM de plus en plus faible contribue à la baisse des émissions des secteurs résidentiel et industriel. ENJEUX REGIONAUX Les émissions lorraines de COVNM représentent un peu plus de 4% des émissions françaises en Leur évolution devrait continuer à la baisse, étant donné les mesures mises en place pour leur réduction : - Réduction des émissions industrielles. - Utilisation de peintures et vernis à faible teneur en solvants. - Réduction des émissions de COV des stations-service. - Réduction des émissions de COV du nettoyage à sec. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

18 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Benzène C6H6 Benzène C 6H 6 FICHE D IDENTITE Le benzène est un hydrocarbure aromatique monocyclique, dont l origine est la même que celle des autres COVNM. Il a des effets toxiques avérés mutagènes et cancérogène notamment la leucémie. Il ralentit la croissance de la végétation et des cultures et est toxique pour le milieu aquatique. 1% Autres transports 1% Transport routier 19% 61% 2% 3% 13% Total régional 490 t Figure 26 : Répartition des émissions de benzène par secteur en Lorraine en 2010 Les émissions de benzène en Lorraine qui représentent un peu moins de 500 tonnes sont principalement dues au secteur résidentiel (236 tonnes). Les transports routiers (plus particulièrement les véhicules fonctionnant à l essence) représentent 93 tonnes. Le benzène industriel, issu en grande partie de procédés de la chimie organique arrive en troisième position et contribue pour 62 tonnes aux émissions. Les autres secteurs participent en moindre mesure Routier Autres transports 0 Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 27 : Emissions de benzène en tonnes par département et par secteur en 2010 Le secteur le plus fortement émetteur de benzène étant le résidentiel, il est normal que la Moselle et la Meurthe et Moselle prédominent. La très forte part du résidentiel dans les émissions de benzène des Vosges (77%) peut s expliquer par une grande consommation de bois dans ce département. De la même manière le transport routier est fortement prégnant en Moselle et Meurthe et Moselle car la majorité du trafic routier lorrain se situe dans ces deux départements. L industrie et la branche énergie sont présentes pour un quart en Moselle et dans une plus faible part en Meurthe et Moselle. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

19 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Benzène C6H6 Sous-secteur % Benzène 61.1% Voitures particulières 11.1% Chimie organique, non-organique et divers 5.5% Deux-roues 4.6% Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 4.0% Métallurgie des métaux ferreux 2.3% Autres sources de l'agriculture (tracteurs, ) 2.2% Transformation des combustibles minéraux solides 2.2% Véhicules utilitaires légers 1.6% Transport fluvial 1.4% Figure 28 : Principaux sous-secteurs émetteurs de benzène en Lorraine en 2010 (95% du total) Le résidentiel est la principale source d émissions de benzène en Lorraine, en particulier du fait de la combustion du bois (foyers ouverts et équipements vétustes notamment) et dans une moindre mesure de l utilisation des engins de jardinage. Les voitures particulières représentent un peu plus de 11% du benzène émis, et environ 5% pour les deux-roues et le sous-secteur industriel de la chimie. Branche énergie 15 t Routier Autres transports 62 t 299 t 4 t 93 t 7 t 11 t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 29 : Répartition des émissions de benzène par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 L utilisation du bois est très importante dans le secteur résidentiel et fortement émettrice de benzène (79%). Une petite part est utilisée également dans les installations de combustion industrielles et dans la branche énergie pour le chauffage urbain. L industrie fournit principalement du benzène non énergétique (60%), issu de procédés de productions de l'industrie chimique ou d agglomération de minerai. Le benzène issu de la branche énergie provient principalement des procédés de fabrication (84%) et dans une moindre mesure des stations-service. Dans l agriculture, et les transports il s agit principalement de la combustion des différents carburants, et une faible part provient de l évaporation dans les véhicules routiers (7%). Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

20 Acidification, eutrophisation et pollution photochimique - Benzène C6H6 Figure 30: Emissions communales de Benzène Air Lorraine IGN BD TOPO Les émissions de benzène en Lorraine se concentrent au niveau des zones urbanisées du fait d une densité de population plus élevée ainsi que de la présence d axes routiers et d installations industrielles plus importantes que dans le reste de la région Transport routier Autres transports ENJEUX REGIONAUX En 2013 des dépassements de la valeur limite annuelle en benzène sont observés sur les sites de SEREMANGE-ERZANGE et de FLORANGE, tous deux surveillés à l aide de tubes passifs Figure 31 : Evolution des émissions de benzène en tonnes entre 2002 et 2010 Une diminution drastique des émissions de benzène est observée entre l année 2002 et 2010, les rejets passant de 1128 à 490 tonnes (-43%). Tous les secteurs ont enregistré une baisse en raison de l utilisation d appareils de chauffage au bois plus performants et moins polluants dans le résidentiel, du changement progressif du parc automobile, de la baisse de l activité industrielle En 2012, seul le site de SEREMANGE- ERZANGE avait présenté un dépassement de la valeur limite annuelle en benzène. La diminution des émissions de benzène devrait persister dans les années futures (évolutions technologiques, amélioration des procédés industriels, baisse du taux de benzène dans les carburants) Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

21 Particules en suspension - PM Particules en suspension PM 10 29% Autres transports 3% Transport routier 15% 1% 8% 21% 23% Total régional t FICHE D IDENTITE Elles correspondent aux poussières en suspension de diamètre inférieur à 10 micromètres et ont de nombreuses origines, naturelles et anthropiques. Les PM 10 pénètrent dans les voies respiratoires supérieures. Elles peuvent réduire la visibilité, et influencer le climat en absorbant et en diffusant la lumière. En se déposant, elles salissent et contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux, bâtiments, monuments et plantes. Figure 32 : Répartition des émissions de PM 10 par secteur en Lorraine en 2010 Les secteurs de l agriculture et de l industrie se partagent plus de la moitié des émissions régionales de PM 10, et proviennent en majorité de sources non énergétiques : terres agricoles, exploitations de carrières, travail du bois, divers procédés industriels Les poussières du secteur résidentiel arrivent en troisième position avec 3457 tonnes, suivies des transports routiers et de la branche énergie. Les autres transports et le tertiaire représentent moins de 5% des émissions régionales Routier Autres transports 0 Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 33 : Emissions de PM 10 en tonnes par département et par secteur en 2010 Les disparités d aménagement du territoire se traduisent par plus de particules émises pour les secteurs de l industrie, de l énergie et du transport routier, pour la Meurthe et Moselle et la Moselle que dans les autres départements. A contrario plus d émission de PM 10 d origine agricole pour le département de la Meuse (49%). Dans les Vosges, le résidentiel est à l origine de 37% des émissions, du fait de la part plus important de personnes se chauffant au bois que dans le reste de la Lorraine. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

22 Particules en suspension - PM10 Sous-secteur % PM % Culture (sauf biotiques) 20.1% Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 10.3% Production d'électricité 7.0% Abrasion de la route 6.2% Métallurgie des métaux ferreux 6.1% Elevage 5.0% Minéraux non-métalliques et matériaux de construction 4.9% Autres sources de l'agriculture (tracteurs, ) 3.7% Voitures particulières 2.9% Pneus et plaquettes de freins 2.4% Transport ferroviaire 2.4% Véhicules utilitaires légers 1.8% Poids lourds 1.6% Figure 34 : Principaux sous-secteurs émetteurs de PM 10 en Lorraine en 2010 (95% du total) La moitié des PM 10 est issue du résidentiel, des cultures et de diverses activités industrielles. La production d électricité représente la grande majorité des particules du secteur énergétique. Concernant les transports routiers, la principale source de particules est l abrasion de la route (6.2% soit 40% des émissions routières). Branche énergie Routier Autres transports t t t 180 t t 430 t t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 35 : Répartition des émissions de PM 10 par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 Les émissions de PM 10 de la branche énergie sont en majorité issues de la combustion : les combustibles minéraux solides y contribuent à 84%. Pour le résidentiel et tertiaire, le constat est le même, sauf qu il s agit majoritairement de particules issues du bois pour le résidentiel (foyers ouverts et équipements vétustes notamment) et des produits pétroliers pour le tertiaire. Pour les autres secteurs, les particules proviennent de sources non énergétiques : carrières, travail du bois, procédés de production en industrie, phénomènes d abrasion pour le routier et les autres transports, cultures agricoles Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

23 Particules en suspension - PM10 Figure 36: Emissions communales de PM Air Lorraine IGN BD TOPO Au niveau régional, les émissions de PM 10 se retrouvent au niveau des zones urbanisées, à forte présence humaine et industrielle, ainsi qu au niveau des axes routiers Transport routier Autres transports Figure 37 : Evolution des émissions de PM 10 en tonnes entre 2002 et 2010 La baisse des rejets de PM 10 est continue entre 2002 et 2010, passant de à tonnes soit une diminution de 27%. Le secteur résidentiel marque la plus forte baisse avec -42%, notamment du fait d un renouvellement du parc d appareils de chauffage au bois. L amélioration des procédés de dépollution permet une réduction de certaines émissions industrielles, et le changement progressif du parc de véhicules une diminution des rejets du secteur routier. ENJEUX REGIONAUX En 2013, 14 épisodes de pollution aux PM 10 ont été observés sur une durée de 39 jours au total, dont 4 jours de dépassement du seuil d alerte. En 2012, le seuil d information du public a été dépassé 49 jours et le seuil d alerte 2 jours. Ces épisodes de PM10 ont touché l ensemble de la région et posent un réel problème, mais malgré tout, les émissions de PM 10 devraient continuer leur baisse dans les années futures en raison d un grand nombre de mesures visant leur réduction (plan particules ) Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

24 Particules en suspension - PM2.5 PM 2.5 FICHE D IDENTITE Autres 8% transports 2% 9% Ce sont les particules en suspension d un diamètre inférieur à 2.5 micromètres, leurs origines et effets sont les mêmes que les PM 10 mais du fait d un diamètre inférieur, elles peuvent pénétrer plus profondément dans le système respiratoire, jusqu aux alvéoles pulmonaires. Transport routier 20% 2% 38% 21% Total régional t Figure 38 : Répartition des émissions de PM 2.5 par secteur en Lorraine en 2010 Avec 3383 tonnes de PM 2.5, le résidentiel est la source majoritaire d émissions en Lorraine. Les transports routiers et l industrie contribuent à une part semblable des émissions régionales (environ 20%), issues à la fois de la combustion et de l abrasion (routes, freins) pour le routier, et en grande partie de sources non énergétiques pour l industrie (exploitations de carrières, travail du bois, divers procédés industriels). Les autres secteurs composent les 20% d émissions restantes Routier Autres transports 0 Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 39 : Emissions de PM 2.5 en tonnes par département et par secteur en 2010 Au niveau départemental, les constats réalisés pour les PM 10 s appliquent aux PM 2.5 : plus de particules émises pour les secteurs de l industrie, de l énergie et du transport routier pour la Meurthe et Moselle et la Moselle que dans les autres départements en raison des différences d aménagement du territoire. Dans les Vosges, le résidentiel est également à l origine d émissions plus importantes (60%), du fait d une part importante de personnes se chauffant au bois. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

25 Particules en suspension - PM2.5 Sous-secteur % PM % Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 9.6% Métallurgie des métaux ferreux 7.5% Production d'électricité 7.5% Abrasion de la route 6.1% Voitures particulières 5.4% Autres sources de l'agriculture (tracteurs, ) 4.4% Véhicules utilitaires légers 3.3% Poids lourds 3.0% Pneus et plaquettes de freins 2.5% Elevage 2.3% Transport ferroviaire 2.2%, commercial et institutionnel 1.9% Minéraux non-métalliques et matériaux de construction 1.8% Figure 40 : Principaux sous-secteurs émetteurs de PM 2.5 en Lorraine en 2010 (95% du total) Le résidentiel occupe la première position des sous-secteurs émetteurs avec 37.8% des PM 2.5. Les «autres secteurs de l industrie», qui incluent principalement les installations de combustion et engins, représente 9.6% des émissions de PM 2.5, suivis par la métallurgie des métaux ferreux, très représentée en Lorraine (aciéries, fonderies ). Comme pour les PM 10, la production d électricité représente la grande majorité des PM 2.5 du secteur énergétique avec 7.5% des émissions. Les sous-secteurs routiers sont également bien représentés (abrasion routes et freins, voitures particulières, poids lourds ). Branche énergie 814 t Routier Autres transports t t 166 t t 229 t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible 686 t 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 41 : Répartition des émissions de PM 2.5 par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 Les émissions de PM 2.5 de la branche énergie proviennent à près de 80% de combustibles minéraux solides. Pour le résidentiel, la majorité des PM 2.5 a pour origine la combustion de bois de chauffage (foyers ouverts, équipements vétustes notamment) alors que dans le tertiaire il s agit de la consommation de produits pétroliers. Les émissions des transports se partagent entre des origines énergétiques (consommation de carburant) et non énergétiques (abrasions). Pour les autres secteurs, les particules proviennent en grande partie de sources non énergétiques : carrières, travail du bois, procédés de production en industrie, cultures agricoles Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

26 Particules en suspension - PM2.5 Figure 42: Emissions communales de PM Air Lorraine IGN BD TOPO Comme pour les PM 10, les émissions de PM 2.5 se concentrent au niveau des zones urbanisées, à forte présence humaine et industrielle, ainsi qu au niveau des axes routiers Transport routier Autres transports Figure 43 : Evolution des émissions de PM 2.5 en tonnes entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, les rejets de PM 2.5 sont passés de à 8949 tonnes, soit une diminution de 37%. Les raisons de cette baisse sont les mêmes que pour les PM 10, à savoir un renouvellement progressif du parc d appareils de chauffage au bois et du parc de véhicules, l amélioration des procédés industriels de dépollution ENJEUX REGIONAUX En 2012 et 2013, les PM 2.5 respectent les valeurs réglementaires sur l ensemble de la région. Au même titre que pour les PM 10, il existe un grand nombre de mesures réglementaires visant la réduction des émissions de PM 2.5, elles devraient donc continuer leur baisse dans les années à venir. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

27 Gaz à effet de serre - Dioxyde de Carbone - CO2 2.3 Gaz à effet de serre Dioxyde de Carbone - CO 2 5% Transport routier 17% 1% 35% FICHE D IDENTITE Le dioxyde de carbone, ou gaz carbonique, est un des principaux gaz à effet de serre. Inodore et incolore, il est majoritairement produit lors de réactions de combustion. A forte dose, il peut induire des symptômes tels que maux de tête, perturbations du rythme cardiaque 11% 31% Total régional kt Figure 44 : Répartition des émissions de CO 2 par secteur en Lorraine en 2010 Seules les émissions directes (SCOPE 1) de CO 2 sont prises en compte ici. Les émissions indirectes sont donc exclues, ainsi que celles liées à la combustion de biomasse. La Lorraine comportant encore quelques grosses infrastructures de production d électricité, les émissions régionales de CO 2 proviennent principalement de la branche énergie avec plus du tiers du total lorrain (10456 kilotonnes). L industrie manufacturière est le second secteur émetteur de CO 2 avec 9292 kilotonnes émises. Le résidentiel et les activités tertiaires représentent 4884 kilotonnes et le transport routier, avec quelques grosses autoroutes qui traversent le territoire, 5164 kilotonnes Routier Autres transports Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 45 : Emissions de CO 2 en kilotonnes par département et par secteur en 2010 Les départements de la Moselle et la Meurthe et Moselle sont responsables de plus de 86% du CO 2, émis principalement par la branche énergie (46% en Moselle et 29% en Meurthe et Moselle) et par l industrie (26% en Moselle et 36% en Meurthe et Moselle). Les émissions sont réparties principalement dans des zones de forte densité de population et le long des grands axes routiers. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

28 Gaz à effet de serre - Dioxyde de Carbone - CO2 Sous-secteur % du CO 2 Production d électricité 25.7% Autres secteurs de l industrie et non spécifié 12.8% 11.4% Métallurgie des métaux ferreux 11.2% Voitures particulières 8.1% Transformation des combustibles minéraux solides 7.2% Poids lourds 6.1% Minéraux non-métalliques et matériaux de construction 5.8%, commercial et institutionnel 4.7% Véhicules utilitaires légers 2.7% Figure 46 : Principaux sous-secteurs émetteurs de CO 2 en Lorraine en 2010 (95% du total) Avec 3 grosses centrales thermique en 2010, un quart des émissions de CO 2 lorrain est issu de la production d électricité. Les diverses activités industrielles et la métallurgie en constituent un autre quart. Le reste se partage entre l habitat/tertiaire, les différents transports et le sous-secteur des minéraux et matériaux de construction (ciment, chaux, verre ). Branche énergie kt Routier Autres transports kt kt kt kt 85 kt Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible 369 kt 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 47 : Répartition des émissions de CO 2 par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 En 2010, la branche énergie consommant encore principalement du charbon (progressivement remplacé par du gaz naturel), la majorité du CO 2 émis (63%) provient de ce combustible fossile. Une petite partie sans combustible est issue de procédés de transformation. Les émissions industrielles de CO 2 sont principalement issues de procédés de fabrication non énergétiques (35%), de la combustion de gaz naturel (24%), de gaz industriels (23%) (cokerie, aciérie, haut-fourneau ), de charbon et coke (11%) et de différents fiouls. Tout le CO 2 émis par le secteur résidentiel/tertiaire provient à part égale de l utilisation de produits pétroliers et du gaz naturel. L ensemble du CO 2 issu du secteur transport et d une grande part du secteur agricole est en provenance de l utilisation des carburants dérivés de pétrole (essence, gazole, fioul, kérosène ). Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

29 Gaz à effet de serre - Dioxyde de Carbone - CO2 Figure 48 : Emissions communales de CO Air Lorraine IGN BD TOPO Les émissions de CO 2 se concentrent essentiellement sur les zones industrialisées telles que la vallée de la Fensch et les agglomérations de Nancy et Metz, la région de Forbach Transport routier Autres transports Figure 49 : Evolution des émissions de CO 2 en kilotonnes entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, les rejets de CO 2 sont passés de à kilotonnes, soit une diminution de l ordre de 17%, essentiellement due à la baisse de l activité industrielle (sidérurgie) et dans une moindre mesure à l arrêt d une centrale thermique. La légère augmentation des émissions entre 2002 et 2006 a pour principale origine les rejets de la branche énergie, passant de à kilotonnes (centrales thermiques notamment). ENJEUX REGIONAUX En 2010, le CO 2 lorrain (SCOPE 1) émis par la lorraine représente 8% du total national. Les émissions lorraines de CO 2 devraient évoluer à la baisse dans les futures années, principalement en raison de la chute de l activité industrielle et de la reconversion de la branche énergie. Les politiques menées pour la réduction des émissions de CO 2 des véhicules routiers (report modal, évolutions technologiques) ainsi que les économies d énergie dans le secteur résidentiel/tertiaire devraient y contribuer également pour leur propre part. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

30 Gaz à effet de serre - Méthane - CH4 Méthane - CH 4 FICHE D IDENTITE 4% 12% Le CH 4 est un hydrocarbure simple principalement produit lors de processus biologiques tels que la fermentation. Il fait partie de la catégorie des gaz à effet de serre et son pouvoir de réchauffement est 21 fois plus élevé que le CO 2. Il n a pas d effets directs sur la santé. 81% 3% Total régional t Figure 50 : Répartition des émissions de CH 4 par secteur en Lorraine en 2010 Les émissions régionales de méthane sont principalement issues du secteur agricole (72554 tonnes). Avec un peu moins de vaches laitières en 2010 (5.2% du cheptel national) et un processus digestif de fermentation entérique fortement méthanogène, les bovins en sont les principaux émetteurs. Les émissions des autres secteurs représentent moins d un cinquième du total régional (17351 tonnes) Routier Autres transports 0 Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 51 : Emissions de CH 4 en tonnes par département et par secteur en 2010 La répartition départementale montre un certain équilibre entre les quatre départements. Contrairement aux émissions d origine industrielle ou celles issues des zones à forte densité de population, les émissions méthaniques, largement produites par l élevage, sont liées à la répartition du cheptel bovin lorrain (vaches laitières notamment). Une part moindre du méthane provient des activités industrielles et de production, transformation et distribution d énergie principalement en Moselle et Meurthe et Moselle. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

31 Gaz à effet de serre - Méthane - CH4 Sous-secteur % du CH 4 Elevage 80.7% Traitement des déchets 10.8% Extraction des combustibles gazeux et distribution d'énergie 3.6% Figure 52 : Principaux sous-secteurs émetteurs de CH 4 en Lorraine en 2010 (95% du total) Au niveau des sous-secteurs contributeurs, l élevage représente plus de 80% des émissions méthaniques, principalement dues à la fermentation entérique et aux déjections animales. Les processus de fermentation (méthanisation) se produisant dans les décharges aménagées de déchets solides contenant des matières organiques et dans le traitement des eaux usées représentent environ 10% des émissions. Le méthane issu des réseaux de distribution d énergie ferme la marche avec moins de 5% des émissions. Branche énergie t Routier Autres transports t t 98 t 234 t 7 t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible t 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 53 : Répartition des émissions de CH 4 par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 Dans l agriculture, la branche énergie et l industrie, la quasi-totalité des émissions de méthane provient de processus non énergétiques (sans consommation de combustibles) tels que la fermentation entérique, les fuites au niveau des canalisations de transport de gaz naturel, ou le traitement des déchets (centres de stockage, stations d épurations ). Une très faible part est issue de la combustion de gaz naturel ou de combustibles minéraux solides. Dans le secteur résidentiel le méthane émis provient en grande partie de la combustion du bois (84%) et d un peu de produits pétroliers (9%) et de gaz naturel (6%). Les émissions des transports sont faibles et uniquement issues de la combustion des carburants. Les émissions du secteur tertiaire sont mineures également et principalement issues de l utilisation de produits pétroliers et de gaz naturel. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

32 Gaz à effet de serre - Méthane - CH4 Figure 54 : Emissions communales de CH Air Lorraine IGN BD TOPO A la différence des autres émissions avec combustion et consommation d énergie, les émissions de méthane se situent plutôt dans des zones rurales que dans des zones peuplées, du fait de la valorisation des surfaces toujours en herbe par l élevage bovin. ENJEUX REGIONAUX Transport routier Autres transports Figure 55 : Evolution des émissions de CH 4 en tonnes entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, les rejets de CH 4 sont passés de à tonnes, soit une diminution de l ordre de 29%. La principale raison de cette diminution est l arrêt de l activité d extraction de charbon en Lorraine, et dans une moindre mesure une baisse de certains rejets industriels (chimie organique, sidérurgie). Avec 3% du total français, les émissions de CH 4 en Lorraine sont étroitement liées aux pratiques agricoles, surtout au niveau de l élevage bovin. L évolution des émissions de ce polluant est donc dépendante des politiques menées dans ce secteur. Un autre axe d amélioration peut également venir de la généralisation de certaines pratiques du secteur des déchets, comme la valorisation énergétique du CH 4 en provenance des stations d épuration ou des centres d enfouissement de déchets. La limitation des fuites et des pertes de méthane des réseaux de distribution de gaz naturel peut également y contribuer. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

33 Gaz à effet de serre - Protoxyde d azote - N2O Protoxyde d azote - N 2O 88% 4% 4% 2% 1% Transport routier 1% Total régional t Figure 56 : Répartition des émissions de N 2 O par secteur en Lorraine en 2010 FICHE D IDENTITE Le N 2 O est un puissant gaz à effet de serre. Il est également connu sous le nom d oxyde nitreux ou de gaz hilarant. Il est principalement produit par des processus biologiques faisant partie du cycle de l azote du sol, présent naturellement ou rapporté par l ajout d engrais minéraux ou organiques. Il est utilisé en milieu hospitalier pour ses propriétés anesthésiques. Les émissions de N 2 O en Lorraine sont à près de 90% dues aux activités agricoles (7395 tonnes) et principalement aux cultures. L apport d engrais azoté minéral ou organique sur les terres cultivées est responsable d un double phénomène de nitrification et de dénitrification de l azote du sol, aboutissant au final à des émissions de N 2 O. Le N 2 O en provenance des autres secteurs est plus faible, une petite partie est issue de la branche énergie (304 tonnes) et de l industrie manufacturière (318 t). Les émissions du résidentiel/tertiaire et du transport routier sont négligeables Routier Autres transports 0 Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 57 : Emissions de N 2 O en tonnes par département et par secteur en 2010 La répartition départementale est à peu près équivalente pour la Moselle, la Meuse et la Meurthe et Moselle. Elle est légèrement inférieure pour les Vosges, ceci peut s expliquer par une surface cultivée en céréales inférieure aux autres départements (94000 hectares en 2010 de céréales et oléoprotéagineux pour la Meurthe et Moselle, pour la Meuse, pour la Moselle et 9000 pour les Vosges source Agreste/DRAAF Lorraine - Recensement Général Agricole 2010). La part des émissions de N 2 O de la branche énergie et de l industrie est négligeable en Meuse et dans les Vosges et limitée en Moselle et Meurthe et Moselle. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

34 Gaz à effet de serre - Protoxyde d azote - N2O Sous-secteur % du N 2 O Culture (sauf biotiques) 72.3% Elevage 16.1% Production d'électricité 3.1% 2.0% Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 1.7% Figure 58 : Principaux sous-secteurs émetteurs de N 2 O en Lorraine en 2010 (95% du total) Le sous-secteur responsable de la majorité des émissions de N 2 O est par conséquent les cultures, avec plus de 70% du total. L élevage arrive second sur la liste, dont les émissions de N 2 O proviennent de la gestion des déjections animales et de leur mode de stockage (fumier/lisier). Le sous-secteur de la production d électricité représente 3% du N 2 O, les autres sources telles que le résidentiel, les activités industrielles et le traitement des déchets sont relativement marginales. Branche énergie Routier Autres transports 304 t 318 t 163 t 58 t 114 t 2 t t Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 59 : Répartition des émissions de N 2 O par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 Au même titre que pour le méthane, la totalité des émissions de N 2 O du secteur agricole est issue de processus chimiques non énergétiques (sans combustion). Le N 2 O produit par le secteur de la transformation de l énergie provient principalement de la combustion du charbon (50%) et de gaz naturel (41%). Les émissions de l industrie sont à 71% en provenance de l utilisation de combustibles : gaz naturel (38%), gaz industriels et divers (17%), charbon et coke (8%), et bois (3%). Les 29% restant sont des émissions non énergétiques (traitement des déchets et procédés de production). Le N 2 O issu du secteur résidentiel/tertiaire provient de l utilisation du fioul et du gaz naturel par les ménages et les entreprises, ainsi que du bois (30% dans le résidentiel). Une partie provient également des activités hospitalières et principalement de l anesthésie qui utilise du N 2 O (18% dans le tertiaire). Les émissions des transports proviennent exclusivement de l utilisation des carburants. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

35 Gaz à effet de serre - Protoxyde d azote - N2O Figure 60: Emissions communales de N 2 O Air Lorraine IGN BD TOPO Au même titre que pour le méthane, les principales émissions communales de protoxyde d azote se situent dans des zones où l agriculture est prépondérante et plus particulièrement les surfaces en culture Transport routier Autres transports Figure 61 : Evolution des émissions de N 2 O en tonnes entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, les rejets de protoxyde d azote sont passés de 7864 à 8355 tonnes, soit une augmentation de l ordre de 6%. Ce constat s explique par une utilisation accrue des engrais minéraux azotés, ce qui entraine des rejets plus importants de N 2 O, directement par épandage et indirectement par volatilisation, lixiviation et ruissellement de l azote. ENJEUX REGIONAUX Le N 2 O émis en Lorraine est quasiment issu dans sa totalité des activités agricoles et plus particulièrement des cultures. Il représente 4% du N 2 O français L augmentation perçue entre 2002 et 2010, essentiellement due à l utilisation accrue d engrais minéraux risque de perdurer si aucune mesure n est prise en compte dans les politiques publiques. Les mêmes leviers d amélioration que ceux concernant le NH 3 peuvent permettre une baisse des émissions de N 2 O (limitation de l utilisation d engrais minéraux, amélioration des techniques d épandage de lisier). Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

36 Gaz à effet de serre - Potentiel de Réchauffement Global - PRG Potentiel de Réchauffement Global - PRG 2 Transport routier 15% Autres 12% transports 0.2% 31% POTENTIEL DE RECHAUFFEMENT GLOBAL La formule de calcul du PRG, adoptée par le GIEC et dans le cadre du protocole de Kyoto est la suivante : PRG = ECO x ECH x EN 2 O Avec EX : émission de la substance X en tonne 4% 10% 28% Figure 62 : PRG par secteur en Lorraine en 2010 Total régional kt CO 2 e Les secteurs de la production/distribution d énergie et de l industrie contribuent pour chacun à environ kilotonnes du PRG lorrain. En effet, la région comporte 3 centrales de production d électricité et un tissu industriel qui Elle signifie que le potentiel de réchauffement du CH 4 est 21 fois plus élevé que le CO 2 et celui du N 2 O 310 fois plus élevé que le CO 2. Le PRG est exprimé en tonnes équivalent CO 2 à horizon 100 ans. Seules les émissions directes (SCOPE 1) de CO 2, CH 4 et N 2 O sont prises en compte dans le calcul du PRG. Même si d autres gaz à effet de serre existent, ces trois gaz représentent la quasi-totalité du PRG. reste assez important. Le transport routier, l agriculture et le résidentiel/tertiaire contribuent chacun entre 10 et 15%. L impact des autres types de transport est négligeable Routier Autres transports Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 63 : Potentiel de réchauffement global en kilotonnes équivalent CO 2 par département et par secteur en 2010 La Moselle est le département lorrain au plus grand PRG (52% de la région) qui est presque deux fois supérieur à celui de la Meurthe et Moselle (30% de la région). Les Vosges et la Meuse ont une faible incidence. Le secteur de l énergie, principal contributeur au PRG lorrain est uniquement présent en Moselle (43%) et en Meurthe et Moselle (27%). L industrie occupe une part très importante également dans ces deux départements (25% en Moselle et 34% en Meurthe et Moselle), ainsi que le transport routier (environ 15% pour les deux départements). 2 Bien que le GIEC ait révisé ces coefficients en 2007, ils doivent être conservés dans les inventaires pour des questions de cohérence et de comparabilité avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre du protocole. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

37 Gaz à effet de serre - Potentiel de Réchauffement Global - PRG Sous-secteur % PRG Production d'électricité 22.6% Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 11.3% 10.3% Métallurgie des métaux ferreux 9.8% Voitures particulières 7.1% Transformation des combustibles minéraux solides 6.3% Elevage 5.6% Culture (sauf biotiques) 5.4% Poids lourds 5.3% Minéraux non-métalliques et matériaux de construction 5.1%, commercial et institutionnel 4.2% Véhicules utilitaires légers 2.4% Figure 64 : PRG - Principaux sous-secteurs contributeurs en Lorraine en 2010 (95% du total) Au niveau des sous-secteurs, on retrouve la production d électricité en tête avec presque un quart d incidence sur le PRG (principalement du CO 2 ), suivie par les activités industrielles diverses (combustion, engins) et le résidentiel, au même niveau que les activités sidérurgiques encore présentes en Lorraine. Les véhicules particuliers ont plus d influence que les contributeurs méthaniques ou en protoxyde d azote comme l élevage et les cultures. Les matériaux de construction (cimenteries ), le tertiaire et les véhicules utilitaires légers ferment la marche. Branche énergie kt Routier Autres transports kt kt kt 5 204kt 85 kt Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Emissions non énergétiques Pas de combustible kt 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 65 : Potentiel de réchauffement global par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 Le principal combustible contributeur au PRG est le charbon (et coke) utilisé surtout dans le secteur de l énergie (62%) et à plus faible part dans l industrie (11%). Le gaz naturel y participe également pour environ 50% dans le résidentiel/tertiaire, 24% dans l industrie et 14% la branche énergie. Les procédés non énergétiques de fabrication dans les secteurs de l énergie et de l industrie sont responsables d une part non négligeable du PRG. Celui répercuté par les transports est uniquement dû aux carburants pétroliers. Plus de 90% du PRG agricole provient de réactions chimiques produisant du CH 4 dans l élevage ou du N 2 O par les cultures. Le reste correspond à la combustion de produits pétroliers dans les exploitations et engins agricoles. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

38 Gaz à effet de serre - Potentiel de Réchauffement Global - PRG Figure 66 : Potentiel de réchauffement global communal CO 2 équivalent Air Lorraine IGN BD TOPO Etant donné la prépondérance du CO 2 au sein du PRG, sa répartition communale est comparable à celle du CO 2, c'est-à-dire essentiellement dans les zones industrialisées et les grandes agglomérations Transport routier Autres transports Figure 67 : Evolution du PRG en kilotonnes entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, le potentiel de réchauffement global est passé de à kilotonnes, soit une diminution de l ordre de 16%, essentiellement en raison d une baisse de l activité industrielle (sidérurgie). La légère augmentation entre 2002 et 2006 s explique notamment par des rejets de CO 2 plus importants de la branche énergie. ENJEUX REGIONAUX Le PRG lorrain représente 7% du PRG national. Etant à 86% dû aux émissions de CO 2, son devenir est étroitement lié à celui du CO 2. Il devrait logiquement baisser dans les années futures pour les mêmes raisons que la baisse des émissions de CO 2 (reconversion des branches industrielle et énergétique, amélioration de l efficacité énergétique des secteurs transport routier, résidentiel et tertiaire) Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

39 Gaz à effet de serre - Composés fluorés Composés fluorés Bombes aérosols 38% Equipements électriques 2% Equipements de réfrigération et d'air conditionné 60% Total régional 505 kt CO 2 e Figure 68 : Potentiel de réchauffement global des composés fluorés par activité en Lorraine en 2010 Les composés fluorés pris en compte dans l inventaire comprennent les hydrofluorocarbures (HFC), les perfluorocarbures (PFC) et l hexafluorure de soufre (SF 6 ). A noter qu aucune source de PFC n a été recensée en Lorraine. FICHE D IDENTITE En raison de leurs propriétés thermodynamiques, les composés fluorés sont principalement utilisés dans des systèmes de refroidissement (climatisation fixe, transports frigorifiques ) et émis fugitivement, à la maintenance ou encore lors de la fin de vie de ces équipements. Les HFC, PFC et SF 6 sont de puissants gaz à effet de serre : leurs pouvoirs de réchauffement peuvent être des milliers de fois supérieurs à celui du dioxyde de carbone. Exemples : PRG du HFC-134a = 1300 PRG du SF 6 = Ils contribuent respectivement 1300 et fois plus à l effet de serre que le CO 2 qui sert de référence (PRG du CO 2 = 1). Concernant le PRG de ces composés, les équipements de réfrigération et d air conditionné y contribuent à la majeure partie avec 60%. Ces équipements incluent la climatisation fixe et embarquée, la production de froid industriel, commercial et domestique, les groupes refroidisseurs d eau et les transports frigorifiques, et sont uniquement source de HFC. Les bombes aérosols arrivent en seconde position avec 191 kilotonnes CO 2 e, et n incluent que des HFC, contrairement aux équipements électriques, qui avec 2% du PRG des fluorés ne comprennent que du SF 6. Bien qu ayant des pouvoirs de réchauffement élevés, les composés fluorés ne contribuent que très peu au PRG total (1.4%) car sont émis en faible quantité au regard des autres gaz à effet de serre. CH4 5% N2O 7% Composés fluorés 1.4% Le dioxyde de carbone représente la majeure partie du PRG total avec 86%, suivi du protoxyde d azote et du méthane, avec respectivement 7% et 5%. CO2 86% Total régional kt CO 2 e Figure 69 : Contribution des différents GES au PRG total en Lorraine en 2010 Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

40 Consommation d énergie finale 2.4 Consommation d énergie finale 12% Transport routier 21% Autres transports 1% 2% 40% ENERGIE FINALE ET ENERGIE PRIMAIRE Calcul à la fois des consommations d énergie finale et primaire. La consommation d énergie finale est l énergie utilisable directement et consommée par les utilisateurs (essence, électricité ). La consommation d énergie primaire est la somme de la consommation d énergie finale, des pertes, et de l énergie mise en œuvre pour la production de cette énergie finale. 24% Total régional ktep Figure 70 : Consommation d énergie finale par secteur en Lorraine en 2010 Par convention, pour toutes les sources d énergie, sauf l électricité, l énergie finale est égale à l énergie primaire. Pour l'électricité, 1 kwh en énergie finale équivaut à 2.58 kwh en énergie primaire. Avec 3414 ktep et malgré la baisse de l activité industrielle sur la région, l industrie manufacturière est le plus gros consommateur d énergie finale. On considère que les producteurs transformateurs et distributeurs d énergie ne consomment que de l énergie primaire, c est pourquoi ils n apparaissent pas ici. Le résidentiel/tertiaire cumulé représente 36% de la consommation régionale et le transport routier 21%. Les secteurs restants en représentent une part infime Routier Autres transports Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 71 : Consommation d énergie finale en ktep par département et par secteur en 2010 A l échelle départementale, c est la Moselle et la Meurthe et Moselle qui consomment 76% de l énergie finale régionale. Pour chaque département le secteur industriel est le plus gros poste consommateur, avec près de 40% en ce qui concerne la Moselle, la Meurthe et Moselle et les Vosges. Il est suivi par le secteur résidentiel qui représente de 23 à 27% en fonction des départements, le transport routier environ 20% et le secteur tertiaire de 10 à 15%. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

41 Consommation d énergie finale Sous-secteur % d E finale Autres secteurs de l'industrie et non spécifié 29.4% 24.5%, commercial et institutionnel 12.4% Voitures particulières 10.1% Poids lourds 7.4% Métallurgie des métaux ferreux 6.5% Véhicules utilitaires légers 3.3% Minéraux non-métalliques et matériaux de construction 3.2% Figure 72 : Principaux sous-secteurs consommateurs d énergie finale en Lorraine en 2010 (95% du total) Le détail par sous-secteurs nous montre que ce sont les activités industrielles diverses qui consomment plus de 3524 ktep d énergie finale et le résidentiel/tertiaire près de 3200 ktep. Au niveau du transport routier, les voitures particulières et les poids lourds sont les principaux consommateurs suivis par les véhicules utilitaires légers ktep Routier Autres transports ktep ktep ktep 71 ktep Combustibles Minéraux Solides Gaz Naturel Produits pétroliers Energies renouvelables Autres non renouvelables Electricité Chauffage urbain 129 ktep 0% 20% 40% 60% 80% 100% Figure 73 : Consommation d énergie finale par combustible et par secteur en Lorraine en 2010 L industrie manufacturière consomme à peu près la même part de gaz naturel et d électricité (environ 1000 ktep), suivie par les combustibles minéraux solides avec près de 600 ktep. Le secteur résidentiel consomme principalement du gaz (36%), des produits pétroliers (25%), de l électricité (23%) et pour 14% des énergies renouvelables (bois) et une très légère part de chauffage urbain. L énergie finale consommée par le secteur tertiaire est principalement fournie par l électricité (45%), le gaz naturel (29%), les produits pétroliers (21%) et une part légèrement plus importante de chauffage urbain (4%) que le résidentiel. Le transport routier ne consomme que des produits pétroliers, les autres transports environ 60% d électricité et 40% de produits pétroliers. Les engins et les installations agricoles utilisent majoritairement des produits pétroliers (90%), un peu d électricité (5%) et de gaz naturel (4%). Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

42 Consommation d énergie finale Figure 74: Consommations communales d énergie finale Air Lorraine IGN BD TOPO Au niveau géographique, la consommation d énergie finale est plus importante dans les zones urbanisées et industrialisées (agglomérations de Metz et Nancy, zone de Forbach et Thionville), mais également le long des axes routiers Transport routier Autres transports Figure 75 : Evolution de la consommation d énergie finale en ktep entre 2002 et 2010 Entre l année 2002 et 2010, la consommation d énergie finale a baissé de 13%, passant de 9840 à 8578 ktep. Cette diminution provient essentiellement du secteur industriel (-28%), avec une diminution d activité associée à des fermetures de sites. Le secteur tertiaire augmente sa consommation de 8% et le résidentiel chute de 5%. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

43 Consommation d énergie primaire 2.5 Consommation d énergie primaire 12% Transport routier 12% Autres transports 1% 1% 19% EQUIVALENCES ENERGETIQUES Les calculs des émissions ou des consommations énergétiques font bien souvent intervenir des équivalences moyennes entre la quantité de combustible consommé et l énergie qu elle représente lors de sa combustion (PCI) 20% 35% Total régional ktep Par exemple la combustion d une tonne de Houille correspond à une énergie de 26 GJ ou encore tep ; la combustion d une tonne de pétrole brut correspond à 42 GJ ou 1 tep. Figure 76 : Consommation d'énergie primaire par secteur en Lorraine en 2010 Au même titre que pour l énergie finale et pour les mêmes raisons, l industrie lorraine est le plus gros consommateur d énergie primaire (5194 ktep). Le résidentiel atteint 2867 ktep, suivi par la branche énergie qui représente une part assez importante également ; le tertiaire et les transports routiers ferment la marche Routier Autres transports Meurthe-et-Moselle Meuse Moselle Vosges Figure 77 : Consommation d'énergie primaire en ktep par département et par secteur en 2010 Au niveau départemental, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle représentent près de 80% de la consommation régionale malgré une superficie à peu près équivalente aux deux autres départements. Cela s explique notamment par une plus forte présence industrielle, plus de population (75% de la population régionale) et des infrastructures associées (routes, commerces, industries ) que dans les Vosges et la Meuse, départements plus ruraux ou montagneux. Inventaire des émissions et des consommations d énergie en Lorraine Résultats

Bilan des émissions pour le département de l Essonne Rendu 2010 (Données de Base année 2007)

Bilan des émissions pour le département de l Essonne Rendu 2010 (Données de Base année 2007) Bilan des émissions pour le département de l Essonne Rendu 2010 (Données de Base année 2007) AIRPARIF réalise des bilans annuels d émissions dans le cadre des missions qui lui sont confiées par son Conseil

Plus en détail

N 3. Missions : Février 2013

N 3. Missions : Février 2013 Inventaire territorial des émissions de gaz à effet de serre en Aquitaine N 3 Février 2013 Année 2010 (version 2012) Les résultats présentés dans ce document sont issus de travaux réalisés par AIRAQ portant

Plus en détail

Bilan des émissions pour le département du Val d Oise Rendu 2010 (Données de Base année 2007)

Bilan des émissions pour le département du Val d Oise Rendu 2010 (Données de Base année 2007) Bilan des émissions pour le département du Val d Oise Rendu 2010 (Données de Base année 2007) AIRPARIF réalise des bilans annuels d émissions dans le cadre des missions qui lui sont confiées par son Conseil

Plus en détail

Bilan des émissions pour le département des Hauts de Seine Rendu 2010 (Données de Base année 2007)

Bilan des émissions pour le département des Hauts de Seine Rendu 2010 (Données de Base année 2007) Bilan des émissions pour le département des Hauts de Seine Rendu 2010 (Données de Base année 2007) AIRPARIF réalise des bilans annuels d émissions dans le cadre des missions qui lui sont confiées par son

Plus en détail

Bilan des émissions pour le département des Yvelines Rendu 2010 (Données de Base année 2007)

Bilan des émissions pour le département des Yvelines Rendu 2010 (Données de Base année 2007) Bilan des émissions pour le département des Yvelines Rendu 2010 (Données de Base année 2007) AIRPARIF réalise des bilans annuels d émissions dans le cadre des missions qui lui sont confiées par son Conseil

Plus en détail

C0V COV. Les composés organiques volatils POLLUANT ATMOSPHÉRIQUE SURVEILLÉ EN NOUVELLE-CALÉDONIE : ORIGINES, IMPACTS ET SURVEILLANCE

C0V COV. Les composés organiques volatils POLLUANT ATMOSPHÉRIQUE SURVEILLÉ EN NOUVELLE-CALÉDONIE : ORIGINES, IMPACTS ET SURVEILLANCE C0V Les composés organiques volatils POLLUANT ATMOSPHÉRIQUE SURVEILLÉ EN NOUVELLE-CALÉDONIE : ORIGINES, IMPACTS ET SURVEILLANCE Mesurer - Surveiller - Informer Origines Les Composés Organiques Volatils

Plus en détail

Inventaire régional des émissions en Ile-de-France Année de référence éléments synthétiques Edition mai 2013

Inventaire régional des émissions en Ile-de-France Année de référence éléments synthétiques Edition mai 2013 Inventaire régional des émissions en Ile-de-France Année de référence 2010 - éléments synthétiques Edition mai 2013 Ce document présente des éléments synthétiques relatifs à l inventaire des émissions

Plus en détail

ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES ET DE GAZ À EFFET DE SERRE

ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES ET DE GAZ À EFFET DE SERRE ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES ET DE GAZ À EFFET DE SERRE Yvelines - données 212 Février 216 Le bilan des e missions polluantes, mode d emploi La gestion de la qualité de l air à l échelle des territoires

Plus en détail

Résumé non technique du Plan de Protection de l Atmosphère de l Agglomération de Nancy

Résumé non technique du Plan de Protection de l Atmosphère de l Agglomération de Nancy Résumé non technique du Plan de Protection de l Atmosphère de l Agglomération de Nancy Plan de Protection de l Atmosphère de l agglomération de Nancy version projet novembre 2014 1/8 Qualité de l air sur

Plus en détail

Un nouvel. inventaire régional. des émissions atmosphériques, au service de tous Polluants locaux - Gaz à effet de serre

Un nouvel. inventaire régional. des émissions atmosphériques, au service de tous Polluants locaux - Gaz à effet de serre Un nouvel inventaire régional des émissions atmosphériques, au service de tous Polluants locaux - Gaz à effet de serre Atmo PACA présente les résultats du nouvel inventaire des émissions atmosphériques

Plus en détail

Amélioration de l estimation des émissions de polluants vers l atmosphère du secteur agricole

Amélioration de l estimation des émissions de polluants vers l atmosphère du secteur agricole Amélioration de l estimation des émissions de polluants vers l atmosphère du secteur agricole ESTIMATION POUR LES ANNEES 1990 A 2013 SYNTHESE www.air-rhonealpes.fr Diffusion : Octobre 2015 Siège social

Plus en détail

Suivi du passage à la biomasse de la centrale thermique Uniper (ex-e.on) à Meyreuil : Modélisation de l état 0 avant mise en service industrielle

Suivi du passage à la biomasse de la centrale thermique Uniper (ex-e.on) à Meyreuil : Modélisation de l état 0 avant mise en service industrielle Suivi du passage à la biomasse de la centrale thermique Uniper (ex-e.on) à Meyreuil : Modélisation de l état 0 avant mise en service industrielle Résumé : Titre du document Sur le site Uniper (ex-e.on)

Plus en détail

Surveillance de la qualité de l air, place Arson et quartier du port de Nice

Surveillance de la qualité de l air, place Arson et quartier du port de Nice Surveillance de la qualité de l air, place Arson et quartier du port de Nice Station de mesure Arson à Nice : La station de mesure sur la place Arson est une station qualifiée «d urbaine», c est-à-dire

Plus en détail

INVENTAIRE DES ÉMISSIONS EN ILE-DE-FRANCE

INVENTAIRE DES ÉMISSIONS EN ILE-DE-FRANCE INVENTAIRE DES ÉMISSIONS EN ILE-DE-FRANCE Résultats - année 2007 Avril 2010 Inventaire régional des émissions en Ile-de-France - Année de référence 2007 - Quelques éléments synthétiques Ce document présente

Plus en détail

Prévention de la pollution atmosphérique

Prévention de la pollution atmosphérique Prévention de la pollution atmosphérique Marc RICO MEDD/DPPR/SEI 23 septembre 2005 Air et santé dans les projets d'infrastructures routières 1 Les effets des polluants atmosphériques impacts sur la santé

Plus en détail

FIXANT DES OBJECTIFS DE REDUCTION DE NOX, SO2, COV, NH3 ET PM 2.5 SPW. Michèle Loutsch

FIXANT DES OBJECTIFS DE REDUCTION DE NOX, SO2, COV, NH3 ET PM 2.5 SPW. Michèle Loutsch PROPOSITION DE DIRECTIVE EU FIXANT DES OBJECTIFS DE REDUCTION DE NOX, SO2, COV, NH3 ET PM 2.5 SPW Michèle Loutsch Table des matières Objet et fondements de la directive Contexte général et Contexte transfrontière

Plus en détail

DE MESURES TEMPORAIRES

DE MESURES TEMPORAIRES CAMPAGNE DE MESURES TEMPORAIRES Du 18 septembre au 12 octobre 2001 MONT VENTOUX Date de publication : novembre 2003 Référence dossier : DR/YCM/RA/03.11/02 Surveillance de la qualité de l air de l Est des

Plus en détail

Bilan 2015 de la qualité de l air en Alsace

Bilan 2015 de la qualité de l air en Alsace Bilan 2015 de la qualité de l air en Alsace 2015, des fluctuations cycliques qui restent à surveiller Les évolutions des niveaux de polluants sont dues à la fois aux variations des conditions météorologiques

Plus en détail

PCET du Conseil général du Bas-Rhin

PCET du Conseil général du Bas-Rhin PCET du Conseil général du Bas-Rhin Bilan des émissions de gaz à effet de serre selon l approche territoriale Association pour la Surveillance et l étude de la Pollution Atmosphérique 1 en Alsace PCET

Plus en détail

Etat de la situation en Rhône-Alpes

Etat de la situation en Rhône-Alpes Décembre 2014 Pollution atmosphérique de l'évaluation à la gestion des risques Etat de la situation en Rhône-Alpes JOURNÉE RÉGIONALE DE VEILLE SANITAIRE Didier CHAPUIS - Directeur territorial www.air-rhonealpes.fr

Plus en détail

Agriculture et qualité de l air

Agriculture et qualité de l air Journée d échanges techniques «Agriculture et qualité de l air : enjeux, outils et leviers d action pour demain» Agriculture et qualité de l air Audrey Joly Pôle climat air énergie Service prévention des

Plus en détail

Réduction de vitesse et qualité de l'air Etude relative à l'autoroute A9 au droit de Montpellier

Réduction de vitesse et qualité de l'air Etude relative à l'autoroute A9 au droit de Montpellier Réduction de vitesse et qualité de l'air ------- Etude relative à l'autoroute A9 au droit de Montpellier I CONTEXTE Depuis juin 25, la vitesse maximale autorisée sur l'a9 entre Vendargues et Saint-Jean

Plus en détail

QUELLE QUALITÉ DE L AIR EN FRANCE

QUELLE QUALITÉ DE L AIR EN FRANCE QUELLE QUALITÉ DE L AIR EN FRANCE Laurence ROUÏL Responsable du pôle Modélisation Environnementale et Décision Laurence.rouil@ineris.fr Qualité de l air : enjeu sanitaire, sociétal et réglementaire http://www.irsn.fr/fr/irsn/publications/barometre

Plus en détail

43. SYNTHÈSE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES

43. SYNTHÈSE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES 43. SYNTHÈSE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES EN RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE Cette fiche présente la synthèse des émissions de polluants atmosphériques en 2012 sur le territoire de la Région

Plus en détail

4.1 La combustion d énergie : première source d émission de CO2

4.1 La combustion d énergie : première source d émission de CO2 4.1 La combustion d énergie : première source d émission de CO2 Répartition par source des émissions de CO2 dans l UE en 2008 (4 089 Mt CO2 hors UTCF 1 ) Déchets 2 0,1 % Procédés industriels 3 7,1 % Solvants

Plus en détail

- La pollution atmosphérique à proximité du trafic routier en Ile-de-France- AIRPARIF, version finale décembre 2005

- La pollution atmosphérique à proximité du trafic routier en Ile-de-France- AIRPARIF, version finale décembre 2005 Réduire la quantité de polluants produits n améliore pas dans les mêmes proportions la qualité de l air que l on respire On peut choisir la qualité de son eau ou de sa nourriture, mais pas celle des 15

Plus en détail

COMMISSION ÉCOLOGIE URBAINE. Comment lutter contre la pollution urbaine Les sources et l historique de la pollution lyonnaise

COMMISSION ÉCOLOGIE URBAINE. Comment lutter contre la pollution urbaine Les sources et l historique de la pollution lyonnaise Page 1 / 11 Comment lutter contre la pollution urbaine Raymond Joumard COMMISSION ÉCOLOGIE URBAINE Comment lutter contre la pollution urbaine Les sources et l historique de la pollution lyonnaise Fichier

Plus en détail

Calcul des émissions dans l air et mesure de la qualité de l air. Maman-Sani ISSA, Agence Béninoise pour l Environnement

Calcul des émissions dans l air et mesure de la qualité de l air. Maman-Sani ISSA, Agence Béninoise pour l Environnement Calcul des émissions dans l air et mesure de la qualité de l air Maman-Sani ISSA, Agence Béninoise pour l Environnement Principaux critères de base Complétude: toutes les sources pertinentes doivent être

Plus en détail

Les tendances de la pollution atmosphérique en Ile-de-France

Les tendances de la pollution atmosphérique en Ile-de-France N 7 - s u r v e i l l a n c e d e l a q u a l i t é d e l a i r e n i l e - d e - f r a n c e Les tendances de la pollution atmosphérique en Ile-de-France La pollution de l air en Ile-de-France s aggrave-t-elle

Plus en détail

Contribution de l agriculture au changement climatique et à son atténuation

Contribution de l agriculture au changement climatique et à son atténuation Contribution de l agriculture au changement climatique et à son atténuation Audrey Trévisiol Service Agriculture et Forêts - ADEME Melle, 6 décembre 2011 Plan de la présentation Changement climatique :

Plus en détail

Bilan de qualité de l air en 2016

Bilan de qualité de l air en 2016 www.atmo-auvergnerhonealpes.fr Bilan de qualité de l air en 2016 Cantal / Agglomération d Aurillac Diffusion : Mai 2017 Siège social : 3 allée des Sorbiers 69500 BRON Tel. 09 72 26 48 90 contact@atmo-aura.fr

Plus en détail

Année de référence Edition 2011

Année de référence Edition 2011 Etat des lieux Climat-Air-Energie de la Haute-Normandie Inventaire énergétique et des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques secteur industriel Année de référence 2005 - Edition

Plus en détail

Oreges GT du 21 novembre Romain MALACARNE Lig Air 260 avenue de la Pomme de Pin Saint-Cyr-en-Val Tél:

Oreges GT du 21 novembre Romain MALACARNE Lig Air 260 avenue de la Pomme de Pin Saint-Cyr-en-Val Tél: Oreges GT du 21 novembre 2013 Romain MALACARNE malacarne@ligair.fr Lig Air 260 avenue de la Pomme de Pin 45590 Saint-Cyr-en-Val Tél: 02-38-78-09-49 Cadre réglementaire : Arrêté du 24 août 2011 relatif

Plus en détail

L air de Besançon Entrée Est sous surveillance

L air de Besançon Entrée Est sous surveillance L air de Besançon Entrée Est sous surveillance L ASQAB, association agréée par le Ministère de l Ecologie, du Développement et de l Aménagement Durables, a pour missions de surveiller, de prévoir et de

Plus en détail

trafic maritime et qualité de l air

trafic maritime et qualité de l air trafic maritime et qualité de l air influence du trafic maritime en agglomération portuaire contexte Suite à l émission télévisée Thalassa du 20 janvier dernier qui montrait un impact significatif des

Plus en détail

Le bilan carbone de la France. Le contexte international Les émissions de GES en France

Le bilan carbone de la France. Le contexte international Les émissions de GES en France Le bilan carbone de la France Le contexte international Les émissions de GES en France Marie-Dominique Loÿe CERES avril 2016 Le bilan carbone de la France Le contexte international Les émissions de GES

Plus en détail

Valeur limite. Le long du trafic. Loin du trafic

Valeur limite. Le long du trafic. Loin du trafic Mise à jour : juillet 2013 La qualité de l air Les polluants problématiques La qualité de l air quotidienne reste insatisfaisante en Île-de-France pour certains polluants. En 2011, on estime qu environ

Plus en détail

S0 2. Le dioxyde de soufre. Mesurer - Surveiller - Informer

S0 2. Le dioxyde de soufre. Mesurer - Surveiller - Informer S0 2 Le dioxyde de soufre Polluant atmosphérique surveillé en nouvelle-calédonie : origines, impacts et surveillance Mesurer - Surveiller - Informer Origines Le dioxyde de soufre résulte essentiellement

Plus en détail

S0 2. Le dioxyde de soufre. Mesurer - Surveiller - Informer

S0 2. Le dioxyde de soufre. Mesurer - Surveiller - Informer S0 2 Le dioxyde de soufre Polluant atmosphérique surveillé en nouvelle-calédonie : origines, impacts et surveillance Mesurer - Surveiller - Informer Origines Le dioxyde de soufre résulte essentiellement

Plus en détail

La République du Bénin, tout comme les autres pays du monde n a pas pu échapper au fléau moderne de la Pollution atmosphérique.

La République du Bénin, tout comme les autres pays du monde n a pas pu échapper au fléau moderne de la Pollution atmosphérique. COMMUNICATTION : ETUDE SUR LA QUALITE DE L AIR A COTONOU INTRODUCTION La République du Bénin, tout comme les autres pays du monde n a pas pu échapper au fléau moderne de la Pollution atmosphérique. Depuis

Plus en détail

RAPPORT SUR LA CAMPAGNE DE MESURES EFFECTUEE A CHALONS EN CHAMPAGNE DU 12/10/02 AU 03/11/02

RAPPORT SUR LA CAMPAGNE DE MESURES EFFECTUEE A CHALONS EN CHAMPAGNE DU 12/10/02 AU 03/11/02 RAPPORT SUR LA CAMPAGNE DE MESURES EFFECTUEE A CHALONS EN CHAMPAGNE DU 12/1/2 AU /2 ETUDE D UN SITE POUR L IMPLANTATION D UNE STATION FIXE DE MESURE DE LA QUALITE DE L AIR A CHALONS EN CHAMPAGNE ATMO Champagne

Plus en détail

Parten Air pour la qualité de l Atmosphère

Parten Air pour la qualité de l Atmosphère Parten Air pour la qualité de l Atmosphère Respirer un air qui ne nuise pas à sa santé est un droit reconnu à chaque citoyen. L ORAMIP EST CERTIFIÉ ISO9001 Surveiller la qualité de l air, une mission d

Plus en détail

Qualité de l air à Toulouse et dans son agglomération

Qualité de l air à Toulouse et dans son agglomération Typologie des stations : Trafic Industrielle Périurbaine Urbaine NO2 = dioxyde d azote O3 = ozone SO2 = dioxyde de soufre NO = monoxyde d azote CO = monoxyde de carbone BTEX = benzène, toluène, éthylbenzène,

Plus en détail

Comprendre les phénomènes de pollutions aux particules

Comprendre les phénomènes de pollutions aux particules Comprendre les phénomènes de pollutions aux particules en Alsace Impacts de l agriculture Agriculture Elevage Fermentation entérique Emissions atmosphériques Impacts Méthane (CH 4 ) Changements climatiques

Plus en détail

Bilan de la journée. Ville de Tours

Bilan de la journée. Ville de Tours Samedi 22 septembre 1 Journée internationale «En ville, sans ma voiture!» Bilan de la journée Ville de Tours Lig Air - 13, rue du Faubourg Bannier - 4 ORLEANS Tél : 2 38 78 9 49 - Fax : 2 38 78 9 4 - E-mail

Plus en détail

L agriculture en Midi-Pyrénées

L agriculture en Midi-Pyrénées 1 L agriculture en Midi-Pyrénées Ktep 3 000 2 500 Consommation d énergie finale en Midi-Pyrénées Résidentiel/tertiaire 42% 2 000 1 500 Transport 36% 19% 1 000 500 Agriculture Industrie 4% 0 1990 1991 1992

Plus en détail

Qualité de l'air. Enjeux du développement durable. Limiter les émissions de polluants et de gaz à effet de serre dans l atmosphère

Qualité de l'air. Enjeux du développement durable. Limiter les émissions de polluants et de gaz à effet de serre dans l atmosphère 1 Fiche Qualité de l'air Axe 1 Lutter contre le changement climatique, Protéger l atmosphère et faciliter les déplacements Enjeux du développement durable Limiter les émissions de polluants et de gaz à

Plus en détail

OBSERVATION ET STATISTIQUES

OBSERVATION ET STATISTIQUES COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE n 517 Mai 01 En matière d énergie, les exploitations agricoles consomment majoritairement des produits pétroliers OBSERVATION ET STATISTIQUES ÉNERGIE En 011,

Plus en détail

Le chauffage au bois Un générateur de polluants de l atmosphère?

Le chauffage au bois Un générateur de polluants de l atmosphère? Le chauffage au bois Un générateur de polluants de l atmosphère? Christian Schwab, ing. en génie chimique, SEVEN Un saut de génération dans les années 90 Polluants Lorsqu'on brûle du bois, une centaine

Plus en détail

Agriculture et pollution de l air : enjeux, actions et limites de l action

Agriculture et pollution de l air : enjeux, actions et limites de l action Agriculture et pollution de l air : enjeux, actions et limites de l action Audition publique 4 décembre 2014 - révision de la Directive NEC Daniel Roguet Elu référent «Climat, air, énergie» Chambre d Agriculture

Plus en détail

1 INTÉRÊT ET ÉLÉMENTS D INTERPRÉTATION DE L INDICATEUR

1 INTÉRÊT ET ÉLÉMENTS D INTERPRÉTATION DE L INDICATEUR Fiche méthodologique INDICATEUR : CONCENTRATION EN PARTICULES FINES (PM10) : NOMBRE DE JOURS DE DÉPASSEMENTS DU SEUIL EUROPEEN THÈME : AIR 1 INTÉRÊT ET ÉLÉMENTS D INTERPRÉTATION DE L INDICATEUR Question

Plus en détail

Rapport du Bilan de gaz à effet de serre BRINK S EVOLUTION

Rapport du Bilan de gaz à effet de serre BRINK S EVOLUTION Rapport du Bilan de gaz à effet de serre BRINK S EVOLUTION Page 1 Table des matières CONTEXTE... 3 NOTE METHODOLOGIQUE... 4 DESCRIPTION DE LA PERSONNE MORALE CONCERNEE... 5 A. DESCRIPTION DE LA PERSONNE

Plus en détail

Les particules en suspension

Les particules en suspension PM Les particules en suspension Polluant atmosphérique surveillé en nouvelle-calédonie : origines, impacts et surveillance Mesurer - Surveiller - Informer Origines Les particules ou poussières en suspension

Plus en détail

Urbanisme et Qualité de l air

Urbanisme et Qualité de l air 25/02/2014 Urbanisme et Qualité de l air CONFÉRENCE «POLLUTION URBAINE» - 25 FÉVRIER 2014 Eric CHAXEL, Coordinateur Plans et Programmes www.air-rhonealpes.fr La qualité de l air : Contexte et enjeux Quid

Plus en détail

Retrouvez toutes les normes de qualité de l air :

Retrouvez toutes les normes de qualité de l air : 2014 Légère amélioration de la qualité de l air en Alsace mais Encore des seuils dépassés, essentiellement en proximité routière Les niveaux des polluants évoluent peu par rapport aux années précédentes

Plus en détail

Cours VET «Environnement atmosphérique et qualité de l air» Introduction

Cours VET «Environnement atmosphérique et qualité de l air» Introduction Cours VET «Environnement atmosphérique et qualité de l air» Introduction Christian Seigneur Cerea Qu est ce que la pollution atmosphérique? Changement climatique Diminution de la couche d ozone Impacts

Plus en détail

Inventaire des émissions atmosphériques : polluants à effet sanitaire et gaz à effet de serre

Inventaire des émissions atmosphériques : polluants à effet sanitaire et gaz à effet de serre Inventaire des émissions atmosphériques : polluants à effet sanitaire et gaz à effet de serre Fiches méthodologiques Lig Air Surveillance de la qualité de l air en région Centre-Val de Loire 260 avenue

Plus en détail

Plan Climat territorial sur la Communauté d Agglomération de Mulhouse Sud Alsace

Plan Climat territorial sur la Communauté d Agglomération de Mulhouse Sud Alsace Plan Climat territorial sur la Communauté d Agglomération de Mulhouse Sud Alsace Phase 1 : étude préliminaire mai 2006 ASPA-06060801-ID 1 Conditions de diffusion des données Diffusion libre pour une réutilisation

Plus en détail

AIRPARIF Surveillance et état de la qualité de l air en Ile-de-France. Philippe LAMELOISE. Polytechnique. 04 Décembre 2009

AIRPARIF Surveillance et état de la qualité de l air en Ile-de-France. Philippe LAMELOISE. Polytechnique. 04 Décembre 2009 AIRPARIF Surveillance et état de la qualité de l air en Ile-de-France Philippe LAMELOISE Polytechnique Décembre 9 Airparif en quelques mots... Missions d AIRPARIF : - Surveiller, Prévoir et Comprendre

Plus en détail

Année de référence Edition 2011

Année de référence Edition 2011 Etat des lieux Climat-Air-Energie de la Haute-Normandie Inventaire énergétique et des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques secteur agricole Année de référence 2005 - Edition

Plus en détail

LES GAZ A EFFET DE SERRE, ROLE ET TEMPS DE RESIDENCE DANS L ATMOSPHERE

LES GAZ A EFFET DE SERRE, ROLE ET TEMPS DE RESIDENCE DANS L ATMOSPHERE LES GAZ A EFFET DE SERRE, ROLE ET TEMPS DE RESIDENCE DANS L ATMOSPHERE SOMMAIRE 1 Qu est-ce que l effet de serre? 2 Qu est-ce que les gaz à effet de serre? Quels sont-ils? Quels sont leurs effets? 3 Quel

Plus en détail

Inventaire québécois

Inventaire québécois Inventaire québécois des GAZ À EFFET DE SERRE 1990-2000 Le présent document constitue la synthèse d un rapport détaillé portant sur l inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES)* produits par

Plus en détail

Analyse d incertitude concernant l estimation des émissions dans certains secteurs. Préparé pour: Environnement Canada

Analyse d incertitude concernant l estimation des émissions dans certains secteurs. Préparé pour: Environnement Canada Analyse d incertitude concernant l estimation des émissions dans certains secteurs Préparé pour: Environnement Canada Février 2012 ISBN : 978-0-660-20573-1 N o de cat.: En14-88/2013F-PDF Le contenu de

Plus en détail

RESEAU DE SURVEILLANCE

RESEAU DE SURVEILLANCE Insolation L année 25 est globalement bien ensoleillée en Savoie. Les 2 51 heures d insolation à Bourg-Saint-Maurice sont excédentaires de 3 % alors qu à Chambéry les 1979 heures de soleil dépassent la

Plus en détail

La qualité de l air dans le département de la Seine-Saint-Denis. Emissions et concentrations des principaux polluants

La qualité de l air dans le département de la Seine-Saint-Denis. Emissions et concentrations des principaux polluants La qualité de l air dans le département de la Seine-Saint-Denis Emissions et concentrations des principaux polluants JUILLET 2006 Étude réalisée par : AIRPARIF, Association de Surveillance de la Qualité

Plus en détail

Campagne de mesure de la qualité de l air au voisinage des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget

Campagne de mesure de la qualité de l air au voisinage des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget Campagne de mesure de la qualité de l air au voisinage des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget Airparif surveillance de la qualité de l air en Ile-de-France Présentation du 1 février 24

Plus en détail

08/07/15 Qualité de l air Quartier Croix-Rousse

08/07/15 Qualité de l air Quartier Croix-Rousse 08/07/15 Qualité de l air Quartier Croix-Rousse Réunion publique Mairie du 4ème Rôle d Air Rhône-Alpes Association agréée de surveillance de l air 22 68 119 32 241 membres Missions Ne travaille pas dans

Plus en détail

Bilan des émissions atmosphériques des transports en Lorraine Comparaisons des données

Bilan des émissions atmosphériques des transports en Lorraine Comparaisons des données Bilan des émissions atmosphériques des transports en Lorraine Comparaisons des données 2002-2006-2010-2012 Avec le soutien financier de : Rapport global Janvier 2016 Sommaire 1 Contexte et objectifs...

Plus en détail

31. EMISSIONS ATMOSPHÉRIQUES LIÉES À LA CONSOMMATION

31. EMISSIONS ATMOSPHÉRIQUES LIÉES À LA CONSOMMATION 31. EMISSIONS ATMOSPHÉRIQUES LIÉES À LA CONSOMMATION 1.Introduction ÉNERGÉTIQUE DU SECTEUR DE L INDUSTRIE Le secteur de l'industrie reprend tous les établissements raccordés à la haute tension ayant une

Plus en détail

Amélioration de la quantification des émissions des engins de chantiers / BTP

Amélioration de la quantification des émissions des engins de chantiers / BTP Amélioration de la quantification des émissions des engins de chantiers / BTP www.air-rhonealpes.fr Diffusion : Juin 2015 Siège social : 3 allée des Sorbiers 69500 BRON Tel : 09 72 26 48 90 - Fax : 09

Plus en détail

LES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES ET DE GAZ Á EFFET DE SERRE EN SEINE-SAINT-DENIS

LES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES ET DE GAZ Á EFFET DE SERRE EN SEINE-SAINT-DENIS LES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES ET DE GAZ Á EFFET DE SERRE EN SEINE-SAINT-DENIS Année de référence 2005 Février 2009 Surveillance de la Qualité de l'air en Ile-de-France Les émissions de polluants

Plus en détail

Inventaire National Spatialisé des Emissions Note sur les notions de spatialisation Mercredi 21 juin 2006 (Ecole des Mines de Douai)

Inventaire National Spatialisé des Emissions Note sur les notions de spatialisation Mercredi 21 juin 2006 (Ecole des Mines de Douai) Inventaire National Spatialisé des Emissions Note sur les notions de spatialisation Mercredi 21 juin 2006 (Ecole des Mines de Douai) Note sur les notions de spatialisation dans le cadre de la présentation

Plus en détail

ETUDE DE LA QUALITÉ DE L AIR INTÉRIEUR AU SEIN DU CENTRE DES CONGRÈS DE REIMS CAMPAGNE Protégeons ensemble l'air que nous respirons.

ETUDE DE LA QUALITÉ DE L AIR INTÉRIEUR AU SEIN DU CENTRE DES CONGRÈS DE REIMS CAMPAGNE Protégeons ensemble l'air que nous respirons. ETUDE DE LA QUALITÉ DE L AIR INTÉRIEUR AU SEIN DU CENTRE DES CONGRÈS DE REIMS CAMPAGNE 2010 Cette étude a pour but d évaluer l existence d un transfert de la pollution de l air extérieur vers l air intérieur,

Plus en détail

Air extérieur: quelle surveillance et quels enjeux?

Air extérieur: quelle surveillance et quels enjeux? Air extérieur: quelle surveillance et quels enjeux? Jean-Felix BERNARD - Président 13/10/2015 Airparif Une association indépendante Titre de la présentation pour surveiller et informer Airparif : Association

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Mardi 20 septembre Transition énergétique, Valence-Romans Déplacements relève le défi

DOSSIER DE PRESSE. Mardi 20 septembre Transition énergétique, Valence-Romans Déplacements relève le défi DOSSIER DE PRESSE Mardi 20 septembre 2016 Transition énergétique, Valence-Romans Déplacements relève le défi SOMMAIRE Communiqué de presse Transition énergétique, Valence-Romans Déplacements relève le

Plus en détail

Profil agricole et forestier

Profil agricole et forestier Les synthèses de l AREC Consommations d énergie et émissions de GES du secteur agricole Région Sources de données et méthodologie L état des lieux des consommations d énergie et des émissions de gaz à

Plus en détail

Bilan énergétique wallon. Présentation à la Plateforme d Intelligence territoriale wallonne. Namur, Institut Destrée / SPW-DG04

Bilan énergétique wallon. Présentation à la Plateforme d Intelligence territoriale wallonne. Namur, Institut Destrée / SPW-DG04 Bilan énergétique wallon Présentation à la Plateforme d Intelligence territoriale wallonne Namur, Institut Destrée / SPW-DG4 Hugues Nollevaux Le 14 octobre 214 Bilan énergétique wallon Consommation Production

Plus en détail

Combustion des Granulés de Bois

Combustion des Granulés de Bois 1/15 Combustion des Granulés de Bois Yann ROGAUME Professeur Université de Nancy ENSTIB/LERMAB Yann.Rogaume@enstib.uhp-nancy.fr Présentation Structure /15 Approche filière de la valorisation énergétique

Plus en détail

LES DECHETS GENERENT DE L ENERGIE

LES DECHETS GENERENT DE L ENERGIE LES DECHETS GENERENT DE L ENERGIE Méconnue et souvent critiquée, voire bloquée par les associations de défense de l environnement, l incinération des déchets est une source d énergie qui ne peut aujourd

Plus en détail

Améliorer & préserver la qualité de l air?

Améliorer & préserver la qualité de l air? Qualité de l air PROVENCE-ALPES-COTE D AZUR Améliorer & préserver la qualité de l air? Air PACA vous accompagne www.airpaca.org L amélioration de la qualité de l air et la lutte contre le changement climatique

Plus en détail

SURVEILLANCE DE LA QUALITE DE L AIR EN CHAMPAGNE-ARDENNE MDA, 2 rue Léon Patoux, CS 50001, Reims Cedex Tél : Fax :

SURVEILLANCE DE LA QUALITE DE L AIR EN CHAMPAGNE-ARDENNE MDA, 2 rue Léon Patoux, CS 50001, Reims Cedex Tél : Fax : 2014 CAMPAGNE DE MESURE DE LA POLLUTION TRAFIC A CHARLEVILLE- MEZIERES Avenue d Arches 16 juillet au 28 novembre 2014 SURVEILLANCE DE LA QUALITE DE L AIR EN CHAMPAGNE-ARDENNE MDA, 2 rue Léon Patoux, CS

Plus en détail

Tableau de bord. de l énergie et du climat. de la Martinique

Tableau de bord. de l énergie et du climat. de la Martinique Tableau de bord de l énergie et du climat de la Martinique Tableau de bord de l énergie et du climat de la Martinique En développant en 2009 un tableau de bord de l énergie et du climat, l ADEME souhaite

Plus en détail

Les politiques publiques en matière de lutte contre la pollution atmosphérique

Les politiques publiques en matière de lutte contre la pollution atmosphérique Les politiques publiques en matière de lutte contre la pollution atmosphérique Journées scientifiques météo et climat 24 novembre 2014 Ministère de l Ecologie Edwige Duclay chef du bureau de la qualité

Plus en détail

AMPASEL. 2, rue Chanoine Ploton SAINT-ETIENNE. Tél : Fax :

AMPASEL. 2, rue Chanoine Ploton SAINT-ETIENNE. Tél : Fax : Plan régional de surveillance de la qualité de l'air 2008-2009 Surveillance dans la Loire en proximité industrielle à Roanne Port de roanne Usine Michelin Mars 2010 Moyen mobile AMPASEL 2, rue Chanoine

Plus en détail

Les particules en. Une pollution complexe Un dispositif d information. suspension. en évolution

Les particules en. Une pollution complexe Un dispositif d information. suspension. en évolution Les particules en suspension Une pollution complexe Un dispositif d information en évolution Ce document est réalisé en vue de fournir des éléments de base pour mieux comprendre cette pollution complexe

Plus en détail

SYSTÈME EUROPÉEN D'ÉCHANGE DE QUOTAS D'ÉMISSIONS (SEQE-UE) :

SYSTÈME EUROPÉEN D'ÉCHANGE DE QUOTAS D'ÉMISSIONS (SEQE-UE) : SYSTÈME EUROPÉEN D'ÉCHANGE DE QUOTAS D'ÉMISSIONS (SEQE-UE) : QUELLES DONNÉES DISPONIBLES DANS LE CADRE DE L'AMÉLIORATION CONTINUE DE L'INVENTAIRE NATIONAL DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE (GES)? Julien

Plus en détail

Description du périmètre opérationnel retenu (catégorie/postes/ressources) :

Description du périmètre opérationnel retenu (catégorie/postes/ressources) : BILAN DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE KEOLIS RENNES 31/12/2015 1 Description de la personne morale Raison sociale : Keolis Rennes Code NAF : 4931Z Code SIREN : 350035526 Numéros de SIRET associés

Plus en détail

Caractérisation de la qualité de l air à proximité de l'autoroute A36

Caractérisation de la qualité de l air à proximité de l'autoroute A36 Caractérisation de la qualité de l air à proximité de l'autoroute A36 - Etat de référence - Impact des futures évolutions ASPA 10071601-I-D 31 août 2010 ASPA Evaluation de l impact de l autoroute A36 1

Plus en détail

Les émissions de gaz à effet de serre dus aux transports en Midi Pyrénées

Les émissions de gaz à effet de serre dus aux transports en Midi Pyrénées Les émissions de gaz à effet de serre dus aux transports en Midi Pyrénées Sources mobilisées Données OREMIP (observation des consommations d'énergie et modélisation des émissions basée sur les consommations

Plus en détail

Les particules fines émises par le trafic routier

Les particules fines émises par le trafic routier Les particules fines émises par le trafic routier Christine BUGAJNY, responsable du groupe Air et Bruit christine.bugajny@developpement-durable.gouv.fr La contribution «transport» dans les émissions de

Plus en détail

Etat des lieux de la qualité de l Air. Parc Industriel de la Plaine de l AIN. à proximité du. Mars 2008

Etat des lieux de la qualité de l Air. Parc Industriel de la Plaine de l AIN. à proximité du. Mars 2008 Mars 28 Etat des lieux de la qualité de l Air à proximité du Parc Industriel de la Plaine de l AIN. L Air de l Ain et des Pays de Savoie 43, Rue de la Belle Eau - Z.I des Landiers Nord - 73 CHAMBERY Tél.

Plus en détail

Marseille - Montredon

Marseille - Montredon Campagne de mesures temporaire Marseille - Montredon Du 21 octobre au 17 décembre 1999 Date de publication : novembre 2000 Référence dossier : PGR/YCM/RA/10-1299/09 AIRMARAIX pour la surveillance de l

Plus en détail

Bilan des Emissions de Gaz à Effet de Serre 2011

Bilan des Emissions de Gaz à Effet de Serre 2011 Bilan des de Gaz à Effet de Serre 2011 PRESENTATION DE LA SOCIETE Fiche d identité Raison sociale : Etablissements Horticoles Georges Truffaut. Code NAF : Magasins : 4776 Z Siège social : 70 10 Z Code

Plus en détail

Fiches thématiques. Énergie et développement durable

Fiches thématiques. Énergie et développement durable Fiches thématiques Énergie et développement durable 4.1 Consommation d énergie dans l industrie En 214 en France, la consommation brute d énergie des secteurs de l industrie (hors industrie de l énergie

Plus en détail

Description du périmètre opérationnel retenu (catégorie/postes/ressources) :

Description du périmètre opérationnel retenu (catégorie/postes/ressources) : BILAN DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE KEOLIS SA 17/12/2015 1 Description de la personne morale concernée Raison sociale : Keolis SA Code NAF : 4939A Code SIREN : 552 111 809 Numéro de SIRET associé

Plus en détail

7. AMMONIAC (NH 3 ) 1. Introduction Pourquoi surveiller l ammoniac? 1.2. Effets sur l'environnement Effets sur la santé humaine

7. AMMONIAC (NH 3 ) 1. Introduction Pourquoi surveiller l ammoniac? 1.2. Effets sur l'environnement Effets sur la santé humaine (NH 3 ) Le lecteur intéressé par les aspects législatifs de la pollution atmosphérique devra compléter la lecture de la présente fiche par une consultation des fiches documentées Air 3 et 4. La fiche 3

Plus en détail

Le dioxyde de de souf re SO 2

Le dioxyde de de souf re SO 2 Le dioxyde de de souf re SO 2 18 ème Aubervilliers boulevard périphérique porte d'auteuil Tour Eiffel (3m) ème ème 14 ème Zone rurale Sud-Est stations de mesure au 1// La figure 43 illustre la tendance

Plus en détail

Les polluants atmosphériques réglementés

Les polluants atmosphériques réglementés Les polluants atmosphériques réglementés Les particules en suspension ou poussières 2,5 µm (PM2,5) proviennent essentiellement du trafic automobile et des activités industrielles. Des phénomènes naturels

Plus en détail

La pollution atmosphérique. Les effets sur la santé. Dr Jacques VENJEAN Novembre 2014

La pollution atmosphérique. Les effets sur la santé. Dr Jacques VENJEAN Novembre 2014 La pollution atmosphérique Les effets sur la santé Dr Jacques VENJEAN Novembre 2014 PRINCIPAUX POLLUANTS EFFETS SUR LA SANTE Principaux polluants atmosphériques et leurs sources NO2 : transport principalement

Plus en détail

> EMPREINTE CARBONE ÉNERGÉTIQUE

> EMPREINTE CARBONE ÉNERGÉTIQUE > EMPREINTE CARBONE ÉNERGÉTIQUE IDENTITE DE L ENTREPRISE Mairie de Brignac 56 430 Brignac SIREN : 156 448 922 Numéro de client : 456-D PERIMETRE Nombre de sites étudiés 2 Votre Empreinte Carbone Energétique

Plus en détail