«L'école ne doit pas être une caisse de résonance des problèmes de la société»

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1 «L'école ne doit pas être une caisse de résonance des problèmes de la société» Une interview de Pierre Guenancia, écrivain, philosophe et directeur du département de philosophie à l'université de Bourgogne. Pierre Guenancia répond aux questions de René Carruge et Dominique Gros du Cercle Marcel Martinet de la Libre Pensée de Dijon. Cercle M. Martinet. Dans un récent entretien accordé au Bien Public, vous expliquez qu'«il y a un démantèlement de l'école, en marche continue depuis une trentaine d'années, et quelques soient les politiques». Pouvez-vous revenir sur cette appréciation? Pierre Guenancia. Tous les gouvernements successifs ont contribué à la destruction de l école. Par delà les oppositions politiques des uns et des autres, il y a une commune appréhension idéologique de l école publique. Ce n est plus le lieu où l on apprend des disciplines et des méthodes mais un lieu de vie, comme on disait naguère, et une caisse de résonance des problèmes de la société. L exemple des attentats de janvier est symptomatique : dès qu ils furent commis, on a assigné à l école la tâche d apprendre aux jeunes gens de vivre ensemble, la tolérance, le respect des autres, etc évidemment personne n est contre ces objectifs, mais font-ils partie des choses que l on peut enseigner comme un savoir, comme une langue ou comme l histoire ou comme les mathématiques? Bien sûr que non, si on veut bien considérer le concept même de l école. Les parents confient aux maîtres le soin de former intellectuellement leurs enfants, en leur apprenant à lire, à écrire, à calculer, à disposer des événements sur le temps historique, à apprendre à parler des langues étrangères et par là même à connaître d autres pays, d autres cultures que les leurs. Ils ne les confient pas aux maîtres pour qu ils leurs inculquent des principes moraux ou les opinions que l on tient pour orthodoxes, mais pour que les savoirs qu ils auront acquis, les méthodes de raisonnement qu ils auront apprises leur permettent de se former une opinion par eux-mêmes. L école ne doit pas être, pour rester fidèle à son concept, un reflet de la société, de l opinion, de l actualité, elle doit être comme un sanctuaire, protégeant les élèves des goûts et des préjugés du jour, leur donnant le goût du savoir et de la recherche rigoureuse de la vérité. Il est important qu'il y ait cette discontinuité entre l'école et la vie, entre l'école et la société. L'idée qu'après les attentats de Charlie il fallait faire de l'école une sorte de lieu de discussion, de répercussion de ces attentats ne me paraît pas une bonne idée. Je ne vois pas ce que l'on a à dire làdessus si ce n'est la consternation. Laissons aux gens qui s'intéressent à la politique, aux philosophes, aux sociologues, aux historiens, le temps de prendre la mesure de ce qui s'est passé, de dire pourquoi ça entre dans un enchaînement d'événements. Mais cela demande du temps, du savoir et de l'incubation. Cela ne se fait pas en ligne directe à bavarder sur des choses, à faire une unanimité complètement factice, sentimentale, pas véritable et pas durable autour de la compassion. La compassion ne remplace pas la pensée et le savoir. Cela procède de bonnes intentions. Qui va s'opposer à cela? Et pourtant, cela va contre le bon sens à tous les sens du terme. Il faut rendre à l'école sa position de neutralité par rapport à l'actualité, par rapport à la politique en général. C'est cela qui fera des citoyens. J'entends parler à longueur de journée d'école citoyenne. Non, on n'éduque pas les gens à être citoyens. On leur donne les moyens de le devenir. Et les moyens de le devenir n'ont rien à voir avec la citoyenneté comme si la citoyenneté constituait une discipline. 1

2 À l école on apprend des sciences au sens large de ce terme, et non des opinions. Platon distingue radicalement les deux : une science expose une vérité qui se démontre, une opinion est seulement une croyance. L école doit être dans la vie des individus le moment et le lieu où l on parvient à distinguer ce qui est de l ordre du savoir ( justification, démonstration, argumentation, valables pour tous) de ce qui est de l ordre de la croyance ( qui est le fait de quelques uns et non de tous). Les vertus civiques ( le respect des lois, des autres, des opinions différentes des siennes, la tolérance si elle est partagée, etc..) ne sont pas des objets de savoir, comme le sont les objets de l histoire, de la géométrie, de la physique, de la biologie, et de l ensemble des disciplines fondamentales enseignées ( hélas de moins en moins, et de moins en moins bien, regardez ce que sont devenues des disciplines aussi fondamentales que le latin et le grec). Il faut se souvenir de la leçon de Protagoras, le sophiste, mis en scène dans le dialogue éponyme de Platon. Socrate pense que la vertu n est pas une science puisqu il n y a personne qui peut l enseigner alors qu on enseigne la géométrie. Protagoras lui répond que la vertu n est pas l objet d un savoir théorique comme la géométrie, mais qu elle n est pourtant pas ignorée. Elle ne peut l être par personne parce que c est la condition de la vie civile, du vivre ensemble comme on dit (assez mal) aujourd hui. Cette vertu-là ( aidos et diké : la pudeur ou la retenue, et la justice) est un savoir vivre et non un savoir, chacun l apprend au contact et par l exemple des autres. Protagoras compare cet apprentissage à celui de la langue maternelle : qui t a appris le grec, demande-t-il à Socrate? personne en particulier, mais tout le monde. On apprend à parler notre langue comme on apprend à marcher : en parlant et en marchant. Idem pour les vertus civiques : on les apprend parce qu on les voit pratiquées par les autres, on les apprend par l exemple et la pratique. D où l absurdité de vouloir donner des cours de tolérance ou de citoyenneté, ou même de laïcité, qui consistent à observer des règles de conduite, ce qui est à la portée de n importe qui vivant en société. Mais c est plus facile et plus démagogique pour les pouvoirs publics de paraître s intéresser à ces questions que de s occuper vraiment de ce qui les regarde : défendre l école publique, la formation des esprits par l acquisition de savoirs véritables et de méthodes de raisonnement. Je dis bien : des esprits, et non des usagers de l école ni même des citoyens. Je m explique. Depuis une bonne trentaine d années, sous l influence d une sociologie mal comprise, il paraît évident que les individus doivent être considérés selon leur provenance, appartenance, particularité, bref ce que l on résume sous le mot magique de «différence». Mais est-ce en tant que tels qu ils doivent être reconnus dans les écoles, lieux publics reposant sur le principe ( je dis bien le principe et non le fait) de l égalité de tous, et de la mise entre parenthèses des différences sociales, culturelles, génériques ( homme/femme)? Le philosophe américain John Rawls, auteur d une très importante Théorie de la justice dans les années 1970, se sert de la notion de «voile d ignorance» pour définir les conditions de la justice dans une société démocratique. Je lui emprunte cette expression. À l école, il faut, méthodologiquement au moins, étendre ce voile d ignorance sur les enfants et les élèves, il faut postuler qu ils sont là en tant qu êtres pensants, il faut neutraliser les différences, au lieu de leur élever un culte! L idéal serait de ne rien savoir des enfants et des élèves qui nous sont confiés, de pratiquer une séparation même abstraite entre l être pensant et l être social. L école est le seul lieu où les individus peuvent se réunir en tant qu individus et non en tant que membres de telle ou telle communauté. C est une grande chance pour chacun de nous d ailleurs, car ce voile d ignorance nous donne la possibilité de devenir autres que ce que nous sommes par le jeu des destins croisés familiaux, sociaux, historiques, etc. Je ne peux pas entendre sans tristesse les discours de gens, maintenant âgés, qui sont reconnaissants à la république de leur avoir donné la chance d échapper à leur destin social, et d avoir pu avoir un autre destin que celui qui devait être le leur. Un être fécond, dit le philosophe E. Lévinas, est un être capable d un autre destin que le sien. Un collègue plus âgé que moi me disait jadis qu il avait fait ses études secondaires dans un lycée de Seine Saint-Denis et qu il y avait reçu le même enseignement que dans des lycées de la «bonne» bourgeoisie du centre de Paris. Sur cette lancée il avait intégré l école normale supérieure de la rue d Ulm. Il me disait qu aujourd hui ( et cette conversation date 2

3 de plus de 20 ans ) ce serait impossible. Voilà ce que permettait d espérer l école lorsqu elle reposait sur le fondement inébranlable de l idée républicaine, voilà ce qui va devenir tout simplement impossible si on continue de «sociologiser» l école, d y introduire les «différences» les particularités, les identités communautaires, en d autres termes : le loup dans la bergerie. C.M.M. Pas de cours de tolérance selon vous. Mais après les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, la ministre de l'education nationale a déploré l'échec de l'école dans sa mission du vivre ensemble et insisté pour que les élèves soient davantage sensibilisés à la tolérance. P.G. On dit que l'école doit apprendre la tolérance. Mais là aussi, il y a confusion des genres. La tolérance au sens historique signifie la coexistence des différentes églises, des différentes sectes dans un même pays d'où découle la distinction entre l'autorité publique, l'autorité civile et l'autorité religieuse. C'est le sens de la Lettre sur la tolérance de J. Locke (1689), contemporaine du grand commentaire philosophique de Pierre Bayle des paroles de Jésus Christ «compelle intrare» (contrains-les d'entrer). Comment apprendre la tolérance? La tolérance n'est pas une discipline comme l'histoire ou la géographie. C'est une pratique. Comment apprendre une pratique? Comment apprendre la politesse? Fait-on des cours de politesse? Non. On montre ce qu'est la politesse en la pratiquant, comme on prouve le mouvement en marchant. C'est un savoir faire. Ce n'est pas un savoir.. La confusion entre savoir faire et savoir est une confusion grossière. Il n'y a rien de plus simple que de distinguer l'un de l'autre. Pourquoi y a-t-il eu les attentats du 7 janvier? Parce qu il y a des gens qui ne sauraient pas ce qu'est la tolérance? Bien sûr que si, chacun de nous sait ce qu'est la tolérance du seul fait de vivre avec d autres que lui. Le problème n'est pas de savoir ce qu'est la tolérance, il est de savoir ce que l'on est disposé à faire pour empêcher que des groupes particuliers fassent régner, dans une société qui est une république, leur loi particulière, leur volonté particulière : ce que Hegel appelle la loi du cœur, origine de la terreur. Il faut en revenir à Rousseau. On ne peut tolérer une volonté particulière dans un état civil. Çà ne veut pas dire que l'on doit commander aux gens de se taire et d'opiner tous de la même manière. Pas du tout. On doit prendre la mesure du danger qui consiste à laisser des groupes s'instituer en représentants de je ne sais quoi et s'opposer à la république en tant que doctrine commune. Renan, dans sa célèbre conférence sur la nation, disait que «la nation est un plébiscite de tous les jours». Cela peut être interprété comme cela. Il est vrai que l on n' a pas, à chaque moment, l'impression de donner son consentement. Mais le fait de vivre là où l'on est, avec les gens avec qui on vit, implique un consentement la plupart du temps tacite, mais c'est un consentement, un acte de la volonté, l expression d une «bonne volonté». Le fait de vivre avec des gens n'implique pas des professions de foi quotidiennes, il implique une volonté qui continue, qui se régénère, une volonté constante. La vie dans une société qui est une république (je préfère parler de république plutôt que de société) implique la reconnaissance et le respect de ses principes fondateurs : avec notamment et prioritairement la laïcité que mon ami le philosophe Henri Pena-Ruiz, dans son beau Dictionnaire amoureux de la laïcité (Plon, 2014) définit ainsi : «l indépendance des pouvoirs publics par rapport à toute tutelle religieuse» (p. 535). La république est aussi une démocratie : le désaccord, l opposition entre les citoyens sont inséparables de la démocratie. Mais, précédant logiquement les oppositions, il doit y avoir accord avec les principes fondateurs : la liberté de conscience, l égalité des droits, le primat du bien commun. Mais on ne peut pas, logiquement et moralement, profiter de la liberté d expression garantie par les institutions républicaines pour renverser ces institutions et instaurer un régime de croyance unique. Il est bien évident que les revendications et idéologies de certains groupes et notamment de certains groupes terroristes sont explicitement antirépublicaines. Alors, que doit-on faire? chercher à les comprendre? adopter une attitude sociologique ou plutôt sociologisante? Ou bien plutôt et 3

4 seulement défendre ce à quoi l on tient par-dessus tout, la liberté de conscience et d expression? Les principes de la république ne sont pas ségrégationnistes, ils ne sont ni sélectifs, ni hiérarchiques. La république est quasiment l'espace où le plus grand nombre de possibilités est donné à chacun. Nous profitons tous de ces possibilités. Tous, c est-à-dire chacun en particulier, en tant qu individu et non et pas en tant que membre d un groupe ou d une communauté. Je le dis comme je le pense : il ne devrait pas y avoir dans une république des «communautés», on ne devrait pas «interpeller» les citoyens en tant que membres de telle ou telle communauté ( essentiellement religieuse). Les identités communautaires ont été la plupart du temps des identités meurtrières, pour reprendre le titre du livre salutaire d Amin Maalouf. Ce qui s est joué au tournant des temps modernes, c'est un nouveau partage entre l individu et la communauté. Les penseurs du droit et de la politique ont démontré que ce n'est pas en tant que membres d une communauté que nous participons à l état civil qui est un espace public, mais en tant qu'individus, en tant que personne distincte et responsable de soi. L'individualité est ce qui caractérise l être de chacun et non pas son appartenance à un groupe, ethnie, communauté. Peu importe que je sois chrétien, juif ou mahométan. Peu importe que je sois homme ou femme, savant ou ignorant, que je sois de telle ou telle région. «Peu importe», cela ne veut pas dire qu'on le nie. Cela veut dire que ce n'est pas ça qui compte dans l espace public. Il faut encore une fois appliquer le principe méthodologique du voile d'ignorance. Ce qui importe c'est que chacun soit considéré seulement comme un individu, que soit reconnue à chacun la liberté de se définir comme il le veut, et même de ne pas vouloir se définir, car la liberté individuelle est à l opposé des identités communautaires. Le terme d individu est par lui-même un marqueur d indépendance. C.M.M. Quelle distinction faites-vous entre individu et citoyen? P.G. L'individu désigne l homme indépendamment de ses formes sociales et historiques d existence. C'est ce qu'on appelle l'état de nature dans les théories politiques qui sont destinées justement à montrer par réduction que ce qui est constitutif de l'humanité, c'est d avoir en tant que personne humaine un droit naturel, avant d avoir des droits civiques. Après viennent les liens et les dépendances. C'est pour cela qu'il faut toujours revenir à cette condition d'individualité, comme à un axiome de base de tout état civil. Autrement dit, l'homme n'est pas l émanation d'un groupe, d'une classe ou d'une communauté, il est d'abord un individu. Ce qui implique qu'il a toujours la possibilité de se délier de ses appartenances ou de les reconsidérer. On ne demande pas aux gens de jeter par dessus bord tout ce qui les constitue. Mais ce qu'on leur demande, c'est de garder la possibilité de juger de leur appartenance ou de leur croyance, c'est-à-dire de pouvoir, à un certain moment, reprendre leur liberté, passer d'un état à un autre, être ceci ou cela. Voilà donc l'individu, le pur individu. Le citoyen, c'est l'individu en tant qu'il fait partie d'une société où il a des droits et des devoirs. Dans l'état de nature, nos droits et devoirs ne sont garantis par rien. Dans la société, ils sont garantis mais la condition de cette garantie, c'est le respect des principes constitutifs de l'association civile c'est à dire de la république, au sens le plus générique du terme. Au sens où Locke et même Hobbes utilisent le terme de république pour parler de la monarchie parce que c'est la chose publique, ce n'est pas la propriété du roi. C.M.M. Ils parlent de république pour désigner la monarchie? P.G. Bien sûr, la troisième partie du Léviathan (Thomas Hobbes) s'appelle la République chrétienne. C'est même le concept de la politique le plus générique qui soit pour Hobbes. C'est cela qui lui permet de distinguer et Hobbes est le premier à le faire avec cette radicalité justement l'autorité publique qui concerne tout le monde de l'autorité ecclésiastique qui ne peut obliger que ceux qui la reconnaissent. 4

5 Et même si cela concerne tout le monde dans un pays (mettons que tout le monde soit catholique), eh bien, cela ne forme pas néanmoins un état, c'est à dire que ce n'est pas quelque chose de public, ça reste privé, c'est une adhésion privée.. Alors qu'on n'adhère pas de façon privée à la république. Il s'agit d'une adhésion nécessairement commune, l adhésion de tous, sans exception. Appartenir à un état ou appartenir à une église, ce n'est pas du tout la même chose. L'appartenance à un état ne demande pas des opinions, des croyances ou des articles de foi, elle demande un comportement identique pour chacun. Un citoyen ne se définit que par rapport à un ensemble de règles communes à tous. C.M.M. Une question brûle les lèvres. Chaque gouvernement prolonge et aggrave ce qu'a fait le précédent, alors comment l'expliquer? P.G. Je ne peux répondre à cette question. Je n'ai pas tellement d'hypothèses à part l'hypothèse facile du conformisme, la peur de dire autre chose que ce qu'on estime convenable, ce que l'on appelle la «bien-pensance», le politiquement correct qui semble finalement gouverner les esprits beaucoup plus que le sens de la vérité, que l'exigence de la vérité. C.M.M. Il y aurait un air du temps? P.G. Oui, une sorte de démagogie, pour aller vite. Et je crois qu'aller vite, c'est aller au centre. Personne ne veut prendre le risque de se faire battre dans des élections pour défendre la vérité. C.M.M. Le mensonge est-il populaire? P.G. Je ne crois pas. La dissimulation, le faire-semblant, le paraître, alors ça oui. D'autant plus qu'on est dans une société très médiatique où la moindre chose est immédiatement ébruitée et amplifiée. Je plains les hommes politiques soumis à une visibilité continuelle. Ils ne peuvent pas travailler en paix, tranquillement. Travailler, c'est avoir du temps devant soi, prendre sa décision sans être immédiatement interpellé, harcelé. Les hommes politiques ne peuvent faire une œuvre continue. Je me demande si la solution ne serait pas d'interdire la réélection Une fois élu pour un mandat, on fait ce qu'on a à faire sans ce demander si ce que l'on fait va permettre la réélection. Puis on s'en va. On laisse la place à d'autres. C'était la solution des athéniens. L Athènes classique n'a pas été le pire des régimes, la pire des sociétés. La position d'élu à vie est dommageable. C.M.M. Il y a aussi des forces sociales plus organisées qui exercent leur pression. On parle des effets de la mondialisation. L'école, par exemple, devrait devenir un marché comme on veut le faire de l'hôpital. Il y a des forces qui agissent. P.G. C'est très probable. La question pour moi est pourquoi malgré les forces qu'ils doivent connaître et éprouver, ils ne tiennent pas le discours qu'ils ont tenu avant d'être élus. C'est à croire qu'ils tiennent beaucoup plus à être élus qu'à leurs convictions. La pire des choses, dans beaucoup de domaines, c'est de trahir ses convictions, parce qu'il y a les influences, parce qu'il y a la vie D'accord, on peut perdre un combat. Mais on le perd dignement en restant fidèle à ses convictions et au sens de son combat. Et je crois que ce qu'on appelle le réalisme politique est plutôt de la lâcheté. C.M.M. Un mot tend à prévaloir dans la politique scolaire pour ne parler que d'elle, celui de «territorialisation», en contradiction avec la tradition d'un enseignement public national et de programmes nationaux. Quel regard portez-vous sur cette «évolution»? P.G. Je ne sais pas trop ce qu'on met sous ce terme. Mais si cela consiste à dire, là aussi, qu'il faut particulariser en fonction des régions, en fonction de ceci ou de cela, je ne peux qu'être contre ce genre de choses. L'école, dès lors qu'on la définit par rapport à la république, par rapport à des objectifs communs, ne peut être morcelée en fonction des pays, des régions et des traditions. Encore une fois, en revenir à cette idée : est-ce que l'école est la condition pour que les gens 5

6 s'émancipent de l'actualité mais aussi de la tradition, de leur origine? Après tout, on peut rester fidèle aux traditions familiales, religieuses, ethniques tout en développant une pensée qui est la sienne propre et qui va nous permettre aussi d'avoir un rapport distancé à cette origine, cette tradition. A quoi servent le savoir et la pensée sinon à avoir un rapport distancé à ses origines, aux traditions qui nous ont formés? Il y a toujours un moment dans l'existence et c'est peut-être le moment le plus solennel où l on examine de façon critique l'héritage dont on est issu, les traditions qui ont précédé la conscience que l on en a, c est l instant critique par excellence, à tous les sens du terme. Cela fait partie, j'allais dire, de notre culture. Mais c'est quelque chose de différent d'une culture, ce moment critique ressortit plutôt à la philosophie, au sens où philosophie ne désigne pas une doctrine en particulier mais le rapport de l'homme à ses fins les plus propres, aux fins de l'homme. Ce n'est pas de la culture car il n'y a pas grand-chose à savoir. C'est plutôt de l'ordre du travail de la pensée pour arriver aux principes qui sont toujours les choses les plus simples, mais justement parce que les plus simples, les plus difficiles à isoler. C'est cela dont s'occupe la philosophie depuis sa naissance en Grèce. Elle cherche toujours et toujours à nouveau frais à dégager les principes les plus simples et constitutifs de notre humanité. C.M.M. Sur les projets éducatifs. Ici on a un projet éducatif sur les restaurants du cœur. Là, un projet de collège sans notes. Ailleurs... La réforme des rythmes scolaires va amplifier ce mouvement. P.G. Je connais mal la situation, ou seulement très vaguement. C.M.M. Tout le monde s'arrache le mot laïcité. Mais il y a une réalité qui sape la laïcité. P.G. Ce que je pense sur ce sujet est en parfaite continuité et en totale adhésion avec le combat que mène, seul et héroïquement, mon vieil ami Henri Pena-Ruiz depuis quarante ans. C'est plus qu'une connaissance, c'est un ami proche, c'est un frère. C.M.M. C'est aussi un ami proche de Jean-Luc Mélanchon. P.G. Je ne connais pas M. Mélanchon, je ne fréquente pas le milieu des hommes et des femmes politiques. Je trouve intéressante l idée d une 6 ème république, la 5 ème étant, comme on l a souvent dit, plus monarchique que républicaine, dans les institutions comme dans les mœurs. Le président de la République incarne la France comme les rois incarnaient leurs royaumes. Il règne sur une cour, c est très archaïque, et même puéril. C.M.M. Parce que vous êtes un homme de cabinet et que lui est un homme d'estrade. P.G. Henri Pena-Ruiz est aussi un homme d'estrade. La politique, c'est sa passion. Ce n'est pas la mienne. Ma passion, c'est la pensée, c'est la vie intellectuelle. C'est pour cela qu'il faut compter pour rien mes opinions sur la politique Ce sont celles de quelqu'un que ces choses là n'intéressent pas vraiment, c est-à-dire pour elles-mêmes. C.M.M. Penser c'est agir. P.G. Oui, voilà. J'ai surtout le sentiment d'être dans mon lieu propre, d'avoir une efficacité, une utilité propre quand je fais cours, quand je donne des conférences, écris des livres, des articles À chacun son travail? non, ce n est pas de cela qu il s agit, mais, plus fondamentalement, de la détermination d un objectif, d un seul C.M.M. Nous avons demandé à vous rencontrer pour donner une autre trace à ce que vous aviez déclaré au Bien Public. On peut maintenant se rapprocher de l'université. Monsieur Sarkozy s'est prononcé il y a deux jours pour l'interdiction du voile à l'université. P.G. Je suis contre le fait d'être contre. Et pourtant, je n'ai aucune sympathie pour le voile, j'ai plutôt 6

7 de la compassion pour celles qui sont contraintes de le porter, sans l'avoir véritablement voulu. J'entends par «véritablement voulu» que ce soit une délibération personnelle, individuelle et pas communautaire. Cela dit, l'université est un lieu libre. On a affaire à des adultes qui doivent être traités en adultes. Il faut les traiter en adultes et pas en enfants. S'ils ont envie de s'habiller d'une façon, moi personnellement, je n'y vois pas d'inconvénient. Je verrais beaucoup plus d'inconvénients au fait que quelqu'un parle avec un autre pendant que je fais cours. Je ne vois pas pourquoi le port du voile créerait un problème sinon pour ceux qui veulent faire la chasse à un certaines type de gens, en tant que tels. Autant je suis contre le communautarisme, autant je suis contre la république qui prend les couleurs de la communauté. Il ne faut pas définir la république comme une communauté. C'est même une anticommunauté. On en revient à ce qu'on disait tout à l'heure sur l'individu. Est-ce que je respecte l'individu en tant que tel? Si oui, je ne vois pas pourquoi je vais m'immiscer dans ses goûts et choix vestimentaires. Qu'il porte un jean ou un foulard, je ne vois pas en quoi j'ai à intervenir là-dedans. Je ne vois pas bien quelle est la légitimité de mon intervention. En revanche, ce que je vois bien, ce sont les crispations identitaires et victimaires que cela peut produire chez ces gens-là. On le voit bien avec les enfants. Plus vous vous focalisez sur un comportement, plus ils sont attachés à leur attachement. Ils vont le défendre parce que vous l'attaquez. Si vous manifestez une sorte d'indifférence («ça te plaît cela?»), alors vous assistez à une sorte d'extinction naturelle de l'attachement de l'adhésion à quelque chose. Il ne faut pas abuser de violence symbolique, interdire aux gens qui vont se sentir persécutés. C.M.M. Il y a en ce moment un grand débat sur la question du porc dans les cantines scolaires et les menus de substitution. Des enfants qui refusent de consommer du porc seraient de fait exclus de la cantine scolaire comme à Chalon-sur-Saône. P.G. Je trouve que là aussi, c'est violent, une violence complètement inutile. C'est une agression. Je ne vois pas en quoi la république est menacée en donnant aux enfants des menus de substitution. On a quand même le droit de ne pas manger du porc. Ce n'est pas la peine de parler à longueur de journée du respect des personnes, de tolérance, d'espace public et de se comporter de manière tyrannique en obligeant les gens à aller contre leurs convictions. Il n'y a pas de raison, dans la mesure où ces convictions ne touchent pas l'ordre public. La république n oblige personne à penser ni à manger la même chose. Elle consiste dans la volonté de tenir tous ensemble à des principes de coexistence qui sont justement des principes de diversification. La coexistence est le contraire de l'unification. Une république est un espace susceptible de contenir le plus de différences possibles sans pour autant devenir, comment dire?, un pur lieu de diversité, c est-à-dire un non lieu C.M.M. Je vois aussi un paradoxe. Les mêmes gouvernements successifs qui remettent en cause l'unité dans l'accès au savoir créeraient un différent par une censure vestimentaire et alimentaire. Le vestimentaire et l'alimentaire deviendraient le sauf-conduit qui elle, disloque la laïcité et éclate le savoir. C'est absurde. P.G. C'est complètement absurde. Je ne dirais pas la même chose si les gens disaient ne pas vouloir aller à l'école le samedi ou un autre jour parce que c'est le shabbat ou Cela ferait dysfonctionner le système. Pourquoi ne pas refuser de venir en classe les jours de coupe du monde pour regarder les matchs à la télévision? Chacun peut faire état de sa préférence, de son inclination particulière. Il n'est pas possible de le tolérer. Je ne vois pas en quoi disposer d'un autre menu dans une cantine scolaire trouble l'ordre public à l'ordre scolaire. C.M.M. (Dominique Gros) Je vois aussi une atteinte à la laïcité, hélas mal connue même parmi les universitaires, c'est l'atteinte au principe de la collation nationale des grades. Tout l'enseignement laïque repose sur la faculté de qualifier les qualifiés, c'est à dire d'avoir une 7

8 instance de qualification des enseignants. Historiquement, il n'y a aucun doute là-dessus. C'est le premier principe laïque qui a précédé tous les autres dans les années J'ai cela en tête avec le projet de remise en cause du statut des enseignants du supérieur qui ne peut être dissocié de la liberté d'enseigner. On remet en cause le statut des enseignants recrutés sur concours en les insérant dans les «projets d établissement» des universités autonomes ouvertes à tous vents, avec le vieux principe corporatiste " mon collègue est mon patron ". S'il n'y a plus de concours, on est dans le caprice de l'opinion, l'opinion portée par les conseils de gestion en dehors de tout critère national de qualification. P.G. C'est déjà le cas. Je perçois depuis quelques années une plus grande personnalisation entre les uns et les autres dans le recrutement, avec un fonctionnement proche de celui d une entreprise. Il y a un manque de démocratie. Plus on parle de transparence et de démocratie, plus c'est l'inverse qui se produit. Transparence, il n'y a que ce mot. Or, il n'y a rien de moins transparent que les comportements, les stratégies universitaires aujourd'hui. C.M.M. (Dominique Gros) Cette question de la collation des grades me préoccupe depuis longtemps. Je me rappelle d'une délégation auprès de Madame Pécresse qui voulait modifier les règles de recrutement, supprimer le CNU et les recrutements sur une base nationale. Ce qui se prépare maintenant, c'est un tournant radical, avec prééminence du jugement personnel sur les travaux et les titres. C'est la sortie des enseignants du supérieur du statut de la fonction publique qui est le leur, donc c'est la fin de la collation nationale des grades. On s'est battus, il y a des années, contre le prétendu Centre Universitaire Catholique de Bourgogne. Nous demandions que le qualificatif "universitaire" ne puisse être utilisé par l'institut supérieur catholique. Nous avons perdu devant le Tribunal Administratif. Mais ce dont je parle est, en un sens, plus grave car c'est la laïcité universitaire en tant que principe de la collation nationale des grades auquel est attaché le statut même des enseignants qui est en train d'être miné. On ne peut pas dire que c'est la faute de l'eglise. C'est le gouvernement qui est en train de miner cela. C.M.M. Dans la continuité de ce qui précède, une question : Faut-il reconnaître les diplômes ecclésiastiques comme des diplômes d'état? P.G. Il faudrait s'informer davantage, mais à mon avis non. Et cela rejoint ce que nous avons dit. Un diplôme d'état est un monopole de l'état qui garantit la neutralité, l'objectivité et la non particularisation des diplômes et des cursus. Je ne pense pas qu'on puisse accepter une ligne concurrente de celle de l'état. Il ne faut pas penser que l'état c'est quelque chose d'hégémonique, un super individu qui a une pensée unique. L'état, tel qu'on peut le penser dans la collation des grades et la délivrance des diplômes, c'est la liberté la plus complète. On n'a aucune doctrine quand on délivre une thèse ou un examen. Ce que l'on cherche à reconnaître, c'est l'excellence individuelle, la compétence de chacun. Là aussi, c'est le voile d'ignorance. On ne cherche pas à savoir ce que les gens croient ni d'où ils viennent. On cherche à savoir si ce qu'ils ont fait est convenable et valable. On juge des actes et des actions, on ne juge pas des personnes ( laissons ce privilège à Dieu qui sonde les cœurs et les reins ). Il ne faut pas laisser la place à ce qu'on appelle aujourd'hui l'identité. Il ne faut pas se laisser raconter des histoires par ceux qui parlent à longueur de journée de respect de l'identité. Ça veut dire quoi le respect de l'identité? Cela veut dire que chacun fait ce qu'il veut. Mais chacun ici ne veut pas dire chaque individu mais le membre de tel groupe, de telle communauté. Cela me paraît 8

9 totalement contradictoire avec l'idée républicaine. C.M.M. Vous êtes à contre courant. Ce qui donne certes la possibilité d'inverser le cours général des choses. Mais vous êtes à contre courant. P.G. Oui bien sûr. Mais j'ai ce sentiment depuis toujours C.M.M. L'université va au devant de grandes mutations avec la constitution de grandes entités. Quel est votre avis? P.G. A priori, je suis assez hostile à cela, comme à la fusion Bourgogne-Franche Comté. Parce que j'y vois le moyen que les pouvoirs publics ont trouvé pour liquider des départements entiers qui sont moins rentables que d'autres. C.M.M. Par exemple? P.G. Par exemple la philosophie, par exemple les lettres classiques, l'allemand, l'italien, tout ce qu'on appelle les petites disciplines, les disciplines à faibles effectifs. Sans se poser la question de savoir s'il n'y a pas des disciplines qui sont, par essence, à faibles effectifs. Ça coûte cher et ça ne rapporte pas beaucoup. Est-ce la raison de priver le public de l'accès à ces disciplines en raison d'un audimat financier? Une université, ce n'est pas quelque chose qui doit se penser en termes de coûts et de rapports. Ce n'est pas une entreprise. Et mêmes les entreprises publiques ne doivent pas être pensées en termes de coûts et de rapports comme l'électricité, le transport, la santé. Il ne s'agit pas de tomber dans des gouffres. Il faut penser en termes de nécessité, de besoin public. L'université, si ce mot a un sens, doit donner accès à tous les savoirs. Supprimer pour des raisons économiques tel ou tel département, telle ou telle discipline, c'est contraire à l'essence de l'université. C.M.M. Oui, mais à ce qu'on dit, la nouvelle université mutualisée pèsera plus lourd. P.G. Je ne suis pas sûr de ça. On aura une administration beaucoup plus lourde, beaucoup plus lente, beaucoup plus tatillonne et dieu sait qu'elle l'est. On aura une sorte de double monde, ceux qui enseignent et ceux qui n'enseignent ni ne cherchent. Ce sera une chose tellement gigantesque qu'il faudra quasiment des professionnels de la gestion. Ce qui est essentiel, c'est que les gens qui dirigent l'université soient d'abord des universitaires et surtout qu'ils ne fassent pas de l'administration un métier. Qu'ils retournent à l'universitaire, un peu comme le personnel politique. Ça serait très bon qu'après avoir exercé un mandat, l'homme politique l'abandonne. C'est la solution platonicienne. Il faut donner le pouvoir à celui qui n'en veut pas, c'est à dire à celui qui a beaucoup mieux à faire que ça. Et qui ne fait cela que comme une mission de service public, et qui n'aspire qu'à la fin de cette mission pour revenir à ses chers travaux. Or aujourd'hui, on a affaire à une sorte de caste qui se constitue en professionnels de la gestion universitaire, de moins en moins universitaires. L'université doit être gouvernée, au meilleur sens du mot gouvernée, d abord et avant tout par des universitaires. C.M.M. Il existe un département de philosophie à Besançon, un à Dijon. Vous craignez que l'opération ne se termine par une soustraction? P.G. Évidemment. Nous avons déjà émis des réserves là-dessus. Ils avancent, ils mettent les pions. Que diront-ils aux étudiants de Dijon qui devront aller à Besançon, de Besançon qui devront aller à Dijon? Déménagez! Prenez le train! A mon avis, la question ne se posera pas. Les étudiants iront à Paris ou à Lyon où tout est sur place. Donc on arrivera à des suppressions comme on a supprimé les lignes secondaires à la SNCF. On finira par vivre dans un pays où il n'y aura que quelques pôles qui seront actifs, tout le reste étant de l'ordre du désert ou de l'abandon. C.M.M. Un dernier mot? 9

10 La question est de méthode mais aussi de moyens. Il s'agit de donner aux enseignants les moyens de faire leur métier au lieu de leur enlever ces moyens. On leur enlève des heures, on leur enlève des moyens de type disciplinaire. Je ne suis pas un partisan de la discipline au sens militaire, pas du tout. Mais on ne peut pas écouter avec profit un cours dans le bavardage, dans le brouhaha ou dans la menace comme c'est souvent le cas dans les lycées. Il faut oser dire qu'il y a des comportements absolument inadmissibles, intolérables dans les lycées. Je suis privilégié à l'université. J'ai beaucoup d'étudiants qui après avoir passé le CAPES et l'agrégation enseignent en classes terminales et me disent : «Vous savez, on ne peut pas faire cours. Notre seule ambition c'est d'arriver à ce que les deux heures passent sans qu'il y ait trop de violence, trop d'altercations entre les uns et les autres. Mais faire cours, c'est-à-dire faire un cours de façon continue avec des élèves qui écoutent, qui notent, cela, on ne le peut pas». C'est quand même très alarmant. C'est de cela dont devraient s'occuper les pouvoirs publics, car c est cela leur affaire propre, et non pas la morale, donner des leçons de morale, faire de l'école une caisse de résonance de l'actualité. On attend des pouvoirs publics qu ils donnent aux enseignants les moyens d'exercer leur métier. Cela implique la rigueur, cela implique de savoir ce qu'on veut. C.M.M. Monsieur Guenancia, nous vous remercions. 10

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