«J AI PRIS DES DÉCISIONS DIFFICILES»

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "«J AI PRIS DES DÉCISIONS DIFFICILES»"

Transcription

1 Carly Fiorina «J AI PRIS DES DÉCISIONS DIFFICILES» L ex-pdg de Hewlett-Packard raconte Traduit de l américain par Marie-France Pavillet, 2007 ISBN :

2 15 On tourne la page L a création de Lucent Technologies était beaucoup plus qu une simple introduction en Bourse. Elle a été l exemple de ce qui se passe parfois quand l idée qu une entreprise se fait d elle-même change, quand le personnel est saisi d un enthousiasme contagieux parce que le cadre de références passe du travail quotidien aux réalisations historiques. En décembre 1994, Henry Schacht, le nouveau PDG de Newco, m a proposé de devenir vice-président des Corporate Operations. Le poste comportait un cocktail inhabituel de responsabilités, de la stratégie aux systèmes d information. Dans l immédiat, il s agissait surtout d orchestrer nos efforts pour préparer notre introduction en Bourse, prévue pour avril 1995, et la scission complète par rapport à AT&T, en septembre de la même année. Newco était alors une collection d actifs dont AT&T se défaisait. Elle n avait pas de nom, pas d identité, pas de mission ou de direction fédératrice. Et il nous fallait faire un travail complexe, détaillé, pour nous détacher d AT&T au niveau de la technologie de l information, de la propriété intellectuelle, du bilan et des locaux. Je n étais pas tentée par ce poste. J aimais celui que j occupais, et je me réjouissais à l avance de travailler avec nos clients

3 144 «J ai pris des décisions difficiles» maintenant que nous allions être indépendants, affranchis des conflits qui nous avaient tant gênés sur le marché. Je l ai dit à Henry, mais il a insisté, ajoutant que Bob Allen lui avait recommandé de choisir quelqu un qui connaisse vraiment bien Network Systems. J ai accepté à contrecœur, je n avais pas vraiment le choix, en précisant que je ne voulais pas passer plus de deux ans au siège. Mon hésitation venait des liens que j avais noués avec mon équipe Amérique du Nord, que je n avais pas envie de quitter. J avais connu la joie extraordinaire de croire en une équipe plus qu elle ne croit en elle-même, d être récompensée par la fierté, le plaisir, le regain de confiance en soi de ses membres quand leurs réalisations avaient dépassé ce dont ils se croyaient capables. Je n avais encore jamais travaillé à l essaimage d une entreprise. Je ne savais pas grand-chose de Wall Street ni du processus que nous allions entamer. Je n avais jamais rédigé, ni même lu, de prospectus boursier. Je n avais encore jamais eu l occasion d entrer dans la salle de cotations. Il y avait d innombrables problèmes à traiter avant l introduction en Bourse. Néanmoins, j ai décidé qu avant toute chose, Newco devait définir ses aspirations. Il nous appartenait de décider d un commun accord ce que nous voulions devenir. Tous les chemins sont valables si vous n avez aucune destination en tête et, faute d inspiration, l on se contente d objectifs médiocres. Être identifiés comme le rebut d AT&T n avait guère de chances d inspirer le personnel. Or l inspiration était essentielle si nous voulions que les gens continuent à avancer au lieu de regretter le bon vieux temps ; elle était essentielle pour les motiver, leur donner envie d apprendre les nouvelles façons de travailler au lieu de s en tenir exclusivement à leurs vieilles habitudes ; elle était essentielle pour soutenir le niveau supérieur de performance indispensable dès lors que nous serions cotés. Certains considèrent les mots aspiration et inspiration comme du baratin, de belles paroles n ayant rien à voir avec la réalité quotidienne. C est oublier que tout bilan, tout compte de résultats, est le fruit du travail quotidien de personnes ordinaires. Et les gens en font plus quand ils sont motivés par un but susceptible de donner un sens à leur travail. Quand ils savent qu ils se battent pour cet objectif commun, connu de tous, ils mettent leurs actions individuelles au service de l effort collectif. Aspiration et inspiration revêtent une importance plus cruciale

4 On tourne la page 145 encore dans une entreprise vaste, complexe, en pleine mutation. Dans les grandes entreprises, une myriade d actions et d innombrables petites décisions s additionnent pour former le résultat final. En période de changement, chaque salarié doit rompre avec ses vieilles habitudes et apprendre de nouveaux savoirfaire ; les actions et les décisions de chacun doivent s inscrire dans de nouvelles cohérences pour produire quelque chose de différent. J ai lu tout ce qui me tombait sous la main car, si je connaissais bien Network Systems, je ne connaissais pas les autres entités appelées à former Newco avec nous. J ai donc lu leur histoire, leur business plan, leurs réussites, leur stratégie. J ai étudié tous les chiffres. Je me suis penchée sur la vision qui avait inspiré au conseil d AT&T la décision de nous faire essaimer. J ai parlé aux banquiers et écouté leurs analystes. J ai posé beaucoup de questions et, quand j ai eu le sentiment d être bien informée, je suis parvenue à une conclusion que j ai clamé haut et fort : il fallait viser haut, en vouloir beaucoup, nous concentrer sur les possibilités. Nous n aurions qu une seule chance de créer cette nouvelle entreprise. Comme c était mon rôle, j ai expliqué mon point de vue à la table où se retrouvaient les dirigeants de la nouvelle société sous la direction d Henry Schacht et où nous prenions ensemble toutes les décisions, de la stratégie aux détails pratiques du service clients. Henry savait que tout le monde devait s approprier ce que deviendrait Lucent. Il a eu la sagesse de prendre le temps de construire un consensus sur tous les aspects importants du défi que nous avions à relever. Rich McGinn n aimait pas ces réunions : elles étaient longues, souvent frustrantes, et cela partait dans tous les sens. Il critiquait violemment Henry derrière son dos, comme il l avait fait derrière celui de Bill Marx. Mais Henry savait que construire l équipe, la vision et le plan qui permettrait de la réaliser, tout cela demandait d investir du temps et de l énergie. Ces réunions ont soudé une détermination collective de réussir et la décision d y parvenir ensemble. Les ingrédients essentiels de notre vision étaient au nombre de trois. Premièrement, nous serions une entreprise de communications, au sens large, et non un fournisseur de matériel de télécommunications, au sens plus étroit. Cette distinction était importante, car Lucent pourrait concentrer son énergie sur les données aussi bien que sur la voix, sur les composants aussi bien

5 146 «J ai pris des décisions difficiles» que sur les systèmes, sur les consommateurs, les entreprises et les gouvernements, aussi bien que sur les opérateurs, avec des technologies diverses. Être une entreprise de communications était l aspiration la plus haute que nous puissions nous donner, cela offrait en outre un but commun à la collection d actifs dont était composée notre jeune entreprise, de la microélectronique aux produits de grande consommation, des systèmes de réseaux à la recherche fondamentale. Deuxièmement, nous tirerions tout le profit de chaque aspect de notre histoire, de chaque actif possédé. La conséquence pratique fut la décision d exploiter au mieux nos capacités plutôt que de chercher à nous désengager de certains domaines ou à mettre la pédale douce sur d autres. Le marché ne nous connaissait pas, nous nous présenterions fièrement à lui comme riches d un siècle d innovations et de réussites. Au lieu de ne parler que de l avenir, nous célébrerions aussi notre passé. Enfin, nous serions aussi audacieux, aussi véloces et aussi agressifs qu une nouvelle entreprise, car, à de nombreux titres, c est exactement ce que nous étions. Cette décision a eu un impact direct sur les objectifs que nous nous sommes fixés et sur les choix que nous avons faits. Le nom, Lucent, qui signifie lumineux, le choix du logo rouge, audacieux (il avait été rejeté, mais j avais insisté car il me rappelait les toiles de ma mère), et la première campagne de publicité, centrée sur la présentation d une «start-up centenaire», tout cela résultait de ces trois décisions. Le nom, la politique de marque et la publicité de Lucent ont tous trois été salués comme un exploit de marketing. Or la publicité et le marketing ne sont vraiment bons que lorsqu ils sont authentiques lorsqu ils reflètent réellement les aspirations, les capacités et les choix d une entreprise. Une publicité et un marketing authentiques sont donc la conséquence de décisions stratégiques et opérationnelles spécifiques, ce ne sont pas des campagnes coupées des réalités ou prenant leurs rêves pour des réalités. Le marketing et la publicité sont évidemment une forme de communication. Et s il y a beaucoup de formes de communications, il n y a qu un seul public. Les experts affirment qu il y en a plusieurs les salariés, les clients, les actionnaires et les communautés. Je crois qu en réalité, tous ne font plus qu un. Ceci résulte d abord de l évolution des technologies. Par exemple, il n est plus possible de parler au personnel sans que les actionnaires le

6 On tourne la page 147 sachent et vice versa. Deuxièmement, surtout dans le cas d une grande entreprise cotée, la plupart des gens appartiennent à plusieurs des groupes mentionnés ci-dessus. Un salarié est un actionnaire. Un actionnaire est aussi un client, et il habite souvent une communauté où l entreprise possède une installation importante. Le client aussi y habite, et il possède des actions de l entreprise. Toutes ces personnes sont influencées par tout ce qu elles voient et entendent, mais aussi par leurs amis, voisins et collègues. Si différents types de communications peuvent servir différents buts un prospectus donne une vision détaillée de tous les risques et incertitudes auxquels l entreprise est confrontée, alors que la campagne de publicité donne une vue abstraite de son caractère tous aboutissent devant le même public. Une communication authentique est donc non seulement ancrée dans la réalité, mais aussi cohérente face à des groupes différents. On ne peut pas dire une série de choses à ses actionnaires, des choses totalement différentes à son personnel, et espérer être considéré comme authentique. Faire passer des messages différents en fonction des interlocuteurs peut plaire un temps, mais, avec le temps, les gens les réconcilient en choisissant celui auquel ils croient. Créer des communications authentiques comporte donc une difficulté inhérente. Il faut trouver le juste équilibre entre les risques et les aspirations, les deux étant réels ; entre les détails complexes et les concepts simples, les deux étant nécessaires à la compréhension. Il faut savoir, à tout moment, que chaque mot, chaque chiffre, peut affecter profondément ceux qui y attachent une importance particulière. Ceci est vrai de toute entreprise cotée, qu il s agisse de Hewlett-Packard ou de Lucent Technologies. J ai travaillé soigneusement le moindre détail de la présentation que nous ferions à nos actionnaires, tous les aspects de notre publicité, et passé de longues nuits à discuter chacun des mots et chacun des chiffres du prospectus. Au départ, je n avais pas cru devoir m impliquer autant dans l élaboration de ce dernier. Les banquiers nous avaient dit que c était le document sur lequel travaillaient «les avocats et les comptables». J ai vite compris qu il représentait infiniment plus que cela. C était une déclaration montrant qui nous étions et ce que nous avions décidé de devenir. Et ce fut le sujet de négociations intenses entre AT&T, notre société mère, et la jeune entreprise à laquelle nous nous préparions à donner son envol.

7 148 «J ai pris des décisions difficiles» La nature particulière des affaires en Amérique veut que la négociation s ancre dans la réalité quand les mots sont couchés sur le papier. Toutes sortes de choses peuvent être dites et acceptées par les deux parties avant ce stade. Mais rien n est vraiment fixé avant le passage à l écrit. Un soir, vers minuit, j ai reçu un coup de fil de Jim Lusk. Il avait été le directeur financier de Network Systems et était désormais celui de Lucent. Il dirigeait l équipe financière qui travaillait au prospectus. Pour l heure, il était à New York, avec les membres de son équipe et leurs homologues d AT&T. «Carly, j ai besoin d aide. Nous avons beaucoup de problèmes et, quoi que je fasse, nous ne sommes jamais d accord sur rien.» J avais toute confiance en Jim. S il disait qu il avait besoin d aide, c était vrai. Je lui ai dit que j arrivais. Nous avons enchaîné les nuits blanches des semaines entières durant. J apprenais beaucoup et, comme toujours quand on apprend quelque chose, c était intéressant. Le premier soir, j ai demandé à quoi servait le petit bouton à côté de la porte de la salle de conférences. Il s avéra qu il y en avait de semblables dans toutes les pièces, dans ces bureaux où le prospectus était élaboré et imprimé. J ai été informée que l on pouvait appuyer dessus à toute heure du jour et de la nuit, et que quelqu un apparaîtrait pour prendre la commande, quelle que soit la boisson ou le mets souhaité. Cela m a beaucoup plu, j ai dit que j aimerais bien avoir cela chez moi. Pour détendre un peu l atmosphère, j ai souvent mis le système à l épreuve. Quand nos discussions se heurtaient à un obstacle, je les arrêtais en mettant le sujet sur ce que nous allions demander après avoir appuyé sur le bouton ; en général nous en concluions tous que notre ligne n y résisterait pas, d autant que nous faisions une consommation extraordinaire de M&M s, mais cela nous faisait tout de même bien rire. J ai institué un processus intitulé «On tourne la page». Généralement, une fois par jour, une grande équipe composée de représentants d AT&T et de Lucent se retrouvait pour discuter mot par mot la rédaction du prospectus. C était là que les problèmes surgissaient. Jim avait appelé à l aide parce que soit les accords qu il avait cru avoir trouvés s effondraient lorsque les mots apparaissaient sur le papier ; soit des accords plus anciens étaient remis en cause, les gens ayant changé d avis ; soit encore, personne n était d accord sur rien, le blocage était total. Il nous fallait donc un processus pour discuter, trouver un accord, et faire en sorte que l on ne revienne pas dessus. C est ainsi qu est né «On tourne la page».

8 On tourne la page 149 La tâche du groupe était de lire le prospectus, ligne par ligne, page par page. J ai proposé un processus permettant de débattre à fond de chaque problème, sur chaque page, jusqu à ce que le groupe parvienne à un accord ou à la conclusion qu il n y parvenait pas. Dans ce cas de figure, je prenais la décision finale au nom de Lucent si je pensais qu elle relevait de mes responsabilités. Un représentant d AT&T en faisait autant de son côté si ses fonctions lui conféraient une autorité suffisante en fait, côté AT&T, différentes personnes étaient appelées à se prononcer, en fonction de la nature du problème. Si la décision appartenait à une personne absente de la pièce, la question était mise en attente. Chaque problème relevant forcément de l une de ces trois catégories, nous avions donc toujours la possibilité soit de prendre la décision, soit de mettre en attente un point précis. Quand nous avions achevé ce processus pour l ensemble de la page, nous la tournions. Une fois tournée, une page ne pouvait pas être rouverte. Nous débattions, nous décidions et nous ne revenions pas en arrière. L acte physique de tourner la page devint un symbole de progrès, une victoire à célébrer. Après des discussions particulièrement longues, le groupe applaudissait de lui-même quand, tous ensemble, en grande fanfare, nous tournions simultanément la page. Au début, nous passions des heures sur la même page. Au bout d un certain temps, nous savions à peu près qui soulevait des problèmes légitimes et qui faisait perdre son temps à l équipe. La peur de se faire mal voir nous a permis d avancer plus vite. Au bout d une semaine, nous avons amélioré le processus en décidant que les problèmes pouvaient être préparés à l avance, des sous-équipes travaillant désormais à la formulation présentée à l ensemble du groupe. Le groupe avait accepté mon idée parce que tout le monde voulait avancer. Et aussi parce qu il fallait trouver un moyen de s assurer que tous les points valides étaient étudiés et débattus sans que la prise de décision soit trop longue. Parfois, les dirigeants prennent les décisions pour les autres. Parfois, ils les délèguent. Et parfois aussi, ils mettent en place des processus qui aident tout le monde à les prendre. Cette idée allait me guider plus tard, quand j arriverais chez HP. Nous avons utilisé une version de ce même processus quand nous avons élaboré les éléments destinés à la tournée de présentation. (Un véritable parcours du combattant afin de rencontrer

9 150 «J ai pris des décisions difficiles» autant d investisseurs susceptibles d acheter des titres Lucent que possible.) L effet cumulé de tout ce travail en groupe et de toutes ces décisions en équipe fut le réel sens de la camaraderie, le sentiment de travailler en vue d un but commun, qui animaient la nouvelle équipe de direction de Lucent. Quand nous avons commencé notre tournée, nous nous sommes divisés en trois équipes de trois dirigeants chacune. L enthousiasme que nous inspirait notre jeune entreprise était évident pour tous ceux qui nous écoutaient. Beaucoup d investisseurs nous ont dit que c est cela qui les avait convaincus. Quand nous sommes arrivés à New York, le Wall Street Journal a eu le commentaire suivant : «Ce sont les Rolling Stones. C est Barbara Streisand. Non, pardon, c est la tournée Lucent!» Jim Lusk et moi étions dans l équipe d Henry. Il commençait les réunions en traçant une ligne au milieu de la longue table qui nous séparait des investisseurs potentiels. Il accompagnait ce geste d un conseil : «Ne nourrissez pas les présentateurs, sinon vous risquez qu ils grimpent sur la table pour venir vous convaincre!» La tournée a duré trois semaines, à raison de huit présentations par jour. Intellectuellement, c était épuisant, mais nous en avons tous gardé un excellent souvenir. Il y avait le plaisir intense d appartenir à l équipe totalement soudée que Jim, Henry et moi formions ; celui de faire quelque chose pour la première fois ; le bonheur de parler de quelque chose en quoi je croyais si profondément, en sachant que nous posions ainsi les premières pierres de notre entreprise, qui se construisait sous nos yeux. Le personnel partageait notre enthousiasme. Le jour de janvier où nous lui avons révélé notre nouveau nom et notre logo, l événement a suscité un débordement collectif de joie et d enthousiasme. J ai eu les larmes aux yeux quand Henry a dévoilé le logo et fait passer la première publicité télévisée, et que j ai vu les gens se lever pour nous faire une ovation spontanée. J étais très loin d être la seule. Et, le matin de septembre où nous avons lâché une montgolfière pour symboliser le fait que nous avions rompu toutes les amarres, quand j ai vu notre nouvelle bannière flotter dans le vent, les larmes me sont à nouveau montées aux yeux. J aimais Lucent. Le contraste était total entre ce qui se passait chez nous et chez AT&T. Les membres de la direction avaient consacré toute leur énergie à la cession d actifs. Ils n avaient pas pris le temps

10 On tourne la page 151 de réfléchir à ce qui resterait quand ils auraient terminé. Ils n ont pas saisi l occasion de se réinventer, car ils ne l ont pas vue. Et ce manque d imagination a tout affecté leur enthousiasme, le travail en équipe, leur aspiration, leurs performances. Les querelles internes étaient intenses, comme toujours lorsqu il n existe pas d objectif externe pour canaliser les énergies vers l extérieur. Cette différence d ambiance, on la sentait chaque fois que l on allait des bureaux de l un à ceux de l autre. Beaucoup des amis que je m étais faits chez AT&T pendant nos négociations nocturnes m appelaient pour me dire, par exemple : «Je me mords les doigts d avoir pris la décision de rester ici. Tout le monde croyait que vous seriez une entreprise ennuyeuse, sans avenir, et, finalement, c est nous qui le sommes devenus!» Je m en souviendrais plus tard, quand je suis arrivée chez Hewlett-Packard et que je me suis trouvée confrontée à la décision, de facto, de se départir de ce qui est devenu Agilent Technologies. J ai énormément appris au cours de mes deux ans aux Corporate Operations. Avant notre introduction en Bourse, je voyais Wall Street comme une immense et mystérieuse machine actionnant en coulisses la plus grande économie du monde. Wall Street était difficile à comprendre ou à expliquer, mais ses pouvoirs de discernement étaient certains. Les banquiers étaient les grands prêtres de la religion capitaliste, et les analystes leurs acolytes. Mais, comme cela avait été le cas de nombreuses fois auparavant, l expérience et l observation m ont révélé la vérité que camouflait le mystère. Wall Street, c est une immense foule de personnes. Ces gens ont des ego, des ambitions, des conflits d intérêts. Leurs buts et leurs objectifs sont éminemment variés, comme dans tout groupe nombreux. Si certains sont sages, dotés de discernement, tous les investisseurs ne sont pas des génies et tous les banquiers ne créent pas de la valeur. Certains, plus que d autres, se laissent guider par leur émotivité et des idées reçues. Certains sont sensibles à l aspect spectaculaire et au suspense des OPA ou des introductions en Bourse, d autres aux chiffres, d autres encore au potentiel de ces opérations. Wall Street fonctionne parce que son marché est vaste et liquide. Il y a suffisamment de gens et suffisamment d argent pour que le bon sens finisse par l emporter. Mais à court terme, ou quand les acteurs sont peu nombreux, l émotion, l ambition et l appât du gain prennent parfois le pas sur le bon sens. C était déjà raisonnablement apparent en 1995, bien avant la bulle de la fin des

11 152 «J ai pris des décisions difficiles» années 1990 ou la multiplication des fonds spéculatifs. Mais en 1995, la plupart des investisseurs pariaient en fait sur les actifs que représentait le titre. Cinq ans plus tard, on pariait de plus en plus, non sur la valeur de ces actifs, mais sur celle du titre luimême. Aujourd hui, pour beaucoup de traders et d investisseurs, ses fluctuations sont plus importantes que l entreprise et ses capacités. J avais appris d autres choses. En particulier, sur la division systèmes d information et son impact sur la bonne marche de l entreprise. J avais négocié un contrat de sous-traitance avec IBM, que j ai amèrement regretté (mais cela m a donné l occasion de constater les vulnérabilités de ce partenaire, ce qui m aiderait plus tard lorsque HP lui ferait concurrence). J avais étudié Hewlett-Packard, une entreprise dotée de nombreuses qualités admirables, mais avec laquelle il était pratiquement impossible de travailler si cela supposait un accord entre ses nombreuses entités autonomes. J avais été le témoin de l efficacité du travail en équipe et d une cause commune. Et, une fois encore, j avais vu ce que des gens peuvent réellement accomplir quand ils sont bien dirigés et bien soutenus, qu ils ont une bonne stratégie et la volonté de gagner.

dominique manotti Le Rêve de Madoff Éditions allia 16, rue charlemagne, paris iv e

dominique manotti Le Rêve de Madoff Éditions allia 16, rue charlemagne, paris iv e Le Rêve de Madoff dominique manotti Le Rêve de Madoff Éditions allia 16, rue charlemagne, paris iv e 2013 Éditions Allia, Paris, 2013. i je suis assis sur un banc en pierre, en plein soleil. Un beau jour

Plus en détail

VIVRE DE BELLES RÉUSSITES

VIVRE DE BELLES RÉUSSITES Mise en contexte : Dans le cadre d une activité de formation basée sur une analyse en groupe de récits exemplaires de pratiques d enseignants expérimentés, des futurs enseignants du préscolaire/primaire

Plus en détail

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare.

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je venais d arriver à Hanovre par le train de onze heures. À Düsseldorf j avais passé plus de trois semaines chez un homme de quarante

Plus en détail

Notre fils qui a commencé à manquer d assiduité dans son travail à partir de la fin de la 4ème (jusque-là, nous n avions que des compliments).

Notre fils qui a commencé à manquer d assiduité dans son travail à partir de la fin de la 4ème (jusque-là, nous n avions que des compliments). Notre fils qui a commencé à manquer d assiduité dans son travail à partir de la fin de la 4ème (jusque-là, nous n avions que des compliments). Bien que la seconde ait été chaotique, il est passé en première

Plus en détail

Expédition au Startup Weekend Le Havre (1 ère édition)

Expédition au Startup Weekend Le Havre (1 ère édition) Expédition au Startup Weekend Le Havre (1 ère édition) Introduction Je suis Simon RUBUANO, étudiant en seconde année d Analyste Développeur à l EIN, l Ecole Supérieure d'informatique de Normandie. Je ne

Plus en détail

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie)

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Commentaire du film d introduction de l intervention de Garth Larcen et son fils Max, entrepreneur aux U.S.A. Garth Larcen

Plus en détail

Rapport de stage. Durant ces quatres mois de stage j ai découvert trois éditions différentes du Courrier Picard:

Rapport de stage. Durant ces quatres mois de stage j ai découvert trois éditions différentes du Courrier Picard: 1. Déroulement du stage Rapport de stage Durant ces quatres mois de stage j ai découvert trois éditions différentes du Courrier Picard: Tableau 1. Périodes de stage lieu date bilan Edition l amiénois du

Plus en détail

MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS

MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS Frédéric Crépin MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS, 2004. ISBN : 2-7081-3140-0 5 Chapitre 1 idées reçues sur les managers et le management au quotidien Idée reçue n 1 : managers et salariés doivent avoir les

Plus en détail

SE METTRE EN ROUTE. Pour en savoir plus appelez vos guides au 1 866.996.VÉLO ou visitez CONTRELECANCER.CA.

SE METTRE EN ROUTE. Pour en savoir plus appelez vos guides au 1 866.996.VÉLO ou visitez CONTRELECANCER.CA. Votre Défi commence maintenant, alors commencez à collecter des fonds maintenant! Que vous soyez un pro ou un novice de la collecte de fonds, nous vous aiderons à maximiser votre potentiel de collecte

Plus en détail

VOYAGE AU JAPON OCTOBRE-NOVEMBRE 2014, COLIBRI

VOYAGE AU JAPON OCTOBRE-NOVEMBRE 2014, COLIBRI VOYAGE AU JAPON OCTOBRE-NOVEMBRE 2014, COLIBRI Durant 3 semaines j étais { Hiratsuka, près de Yokohama où j allais tous les jours au lycée. Ma famille d accueil se composait du père, de la mère, de ma

Plus en détail

POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET?

POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET? 61 POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET? L école de Pinay est connectée depuis deux ans et demi à l Internet. Cela laisse suffisamment de recul pour une réflexion sur cette pratique. Il convient pour

Plus en détail

L école maternelle est un coffre aux trésors et si on l ouvrait?

L école maternelle est un coffre aux trésors et si on l ouvrait? L école maternelle est un coffre aux trésors et si on l ouvrait? Approchez, tendez l oreille, écoutez notre petit lapin et vous saurez comment l école maternelle transforme les bébés en écoliers. C est

Plus en détail

Choisir et décider ensemble

Choisir et décider ensemble Choisir et décider ensemble Catherine Ollivet Présidente de l'association France Alzheimer 93, coordinatrice du groupe de réflexion et de recherche "éthique et vieillesse", Espace éthique/ap-hp, membre

Plus en détail

histoires de rencontres

histoires de rencontres histoires de rencontres C EST L HISTOIRE DE RENCONTRES, DE LA CRÉATION DE LIENS DE CONFIANCE. Nous vous proposons de partir à la découverte de six récits, six moments forts d une histoire commune entre

Plus en détail

Petit Hector et la triche

Petit Hector et la triche Petit Hector et la triche En plus de la vie avec ses parents, Petit Hector en avait au moins trois autres : deux vies à l école, avec les maîtres et avec les copains, et puis la vie des vacances, où il

Plus en détail

Le journal de bord et je journal personnel. Types de textes prescrits

Le journal de bord et je journal personnel. Types de textes prescrits J assume mes responsabilités Page 1 de 7 Le journal de bord et je journal personnel Types de textes prescrits Domaine Écriture Lecture Com. orale Participer à une discussion libre 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e

Plus en détail

Elève en terminale scientifique, 2012-2013, lycée Yousssouna Bamana. Impressions à la mi-septembre, Faculté de médecine, Angers

Elève en terminale scientifique, 2012-2013, lycée Yousssouna Bamana. Impressions à la mi-septembre, Faculté de médecine, Angers Elève en terminale scientifique, 2012-2013, lycée Yousssouna Bamana Impressions à la mi-septembre, Faculté de médecine, Angers Bachir-Ahmed AHMED Bonjour, je vais vous relater ce que moi j appel : «le

Plus en détail

Galerie de portraits d ORPISTES

Galerie de portraits d ORPISTES Galerie de portraits d ORPISTES Christophe Girard - ORPI Girard Immobilier - Romorantin Lanthenay (41) J ai derrière moi une carrière de boxeur de haut niveau : j ai participé entre autres à trois championnats

Plus en détail

PLAN DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

PLAN DE DÉVELOPPEMENT DURABLE PLAN DE DÉVELOPPEMENT DURABLE RETOUR SUR 20 0-2 REGARD VERS 20 3-5 DES VALEURS QUI NOUS ONT FAIT GRANDIR Le développement durable est pour ainsi dire inscrit dans le code génétique de Cascades. Mes frères

Plus en détail

Voici l histoire de Bibolette la sorcière. Après l avoir lue, tu répondras à quelques questions.

Voici l histoire de Bibolette la sorcière. Après l avoir lue, tu répondras à quelques questions. LIRE UN CNTE ET RÉPNDRE À UN QUESTINNAIRE METTANT EN JEU DIFFÉRENTES CMPÉTENCES. Voici l histoire de Bibolette la sorcière. Après l avoir lue, tu répondras à quelques questions. Dans une forêt très sombre,

Plus en détail

Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois

Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois Les 10 étapes pour être sur de devenir propriétaire d un appartement dans les 3 à 6 mois Préambule Ce guide vous est offert par William MEYER auteur du blog l'immobilier facile (http://l-immobilier-facile.fr)

Plus en détail

Stage à la Société Générale Ingénierie Financière. Note de Prise de Recul

Stage à la Société Générale Ingénierie Financière. Note de Prise de Recul Stage à la Société Générale Ingénierie Financière Note de Prise de Recul I. Rôle et Missions Assignés a. Description de l environnement de travail Au cours de mon stage, je travaille au sein du département

Plus en détail

Bachelor Jeune Entrepreneur EM Strasbourg Learning expedition Le 16 avril 2014

Bachelor Jeune Entrepreneur EM Strasbourg Learning expedition Le 16 avril 2014 Bachelor Jeune Entrepreneur EM Strasbourg Learning expedition Le 16 avril 2014 Déroulé de la journée : Présentation des participants Expression par chacun de son intention d apprentissage Circulation libre

Plus en détail

CE QUE VOUS POUVEZ EN TIRER

CE QUE VOUS POUVEZ EN TIRER Introduction CE QUE VOUS POUVEZ EN TIRER «Au début vous n avez aucune idée de l ampleur des économies que vous pouvez réaliser, déclare Todd Graham. Faire des économies pour l usine, c est la partie que

Plus en détail

Difficultés d écoute et de communication

Difficultés d écoute et de communication 1 CHAPITRE 1 Difficultés d écoute et de communication Dans le monde entier il y a beaucoup d enfants qui sont soit sourds soit incapables d entendre très bien. Les parents peuvent ne pas savoir ce qui

Plus en détail

Fébronie Tsassis Se présenter et convaincre en 2 33

Fébronie Tsassis Se présenter et convaincre en 2 33 Fébronie Tsassis Se présenter et convaincre en 2 33 Entrée en scène: Acteur et trac Transpiration, rougeurs, gorge nouée Peur: trou de mémoire, bafouiller Le trac nécessaire? A gérer! CORPS Respect Révision

Plus en détail

Pour toutes les fois où nous étions trop occupés pour nous soucier des autres,

Pour toutes les fois où nous étions trop occupés pour nous soucier des autres, Prières de confession et assurance du pardon Pour toutes les fois où nous étions trop occupés pour nous soucier des autres, Pour toutes les fois où nous étions trop fatigués pour nous préoccuper de nos

Plus en détail

Accompagner l enfant ordinaire à s adapter à l enfant TED

Accompagner l enfant ordinaire à s adapter à l enfant TED Accompagner l enfant ordinaire à s adapter à l enfant TED 1- CONTEXTE SESSAD= Service d Education Spéciale et de Soin A Domicile A Domicile= sur les lieux de vie de l enfant L école est un lieu de vie

Plus en détail

Français Authentique Pack 2

Français Authentique Pack 2 Guide : Comment utiliser le pack 2 Discussions Authentiques Cher(e) ami(e), Merci d avoir acheté le pack 2 Discussions Authentiques. C est une bonne décision et vous ne le regretterez pas. Je mets à votre

Plus en détail

Ma première Lettre. d amour... UN SOIR DE + 2009-2010 Saint-Malachie et Saint-Nazaire

Ma première Lettre. d amour... UN SOIR DE + 2009-2010 Saint-Malachie et Saint-Nazaire Ma première Lettre d amour... UN SOIR DE + 2009-2010 Saint-Malachie et Saint-Nazaire Table des matières (par ordre alphabétique des prénoms): Page 3 : Anonyme Page 4 : Anonyme Page 5 : Clara Page 6 : Anonyme

Plus en détail

Lettre trimestrielle aux partenaires

Lettre trimestrielle aux partenaires LETTRE AUX PARTENAIRES 3 ÈME TRIMESTRE 2013 Lettre trimestrielle aux partenaires 3 ÈME TRIMESTRE 2013 (TOUS DROITS RÉSERVÉS) Nos compagnies ont connu dans l ensemble un excellent troisième trimestre. Cela

Plus en détail

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE 52 INSIDE Un autre regard sur Michel R. WALTHER Directeur général de la Clinique de La Source Directeur général de la Clinique de La Source, Michel R. Walther est né en 1949 au Maroc de parents suisses.

Plus en détail

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Transcription et traduction de la communication de Verity DONNELLY colloque Éducation inclusive, la question

Plus en détail

Rapport de fin de séjour Mobilité en formation :

Rapport de fin de séjour Mobilité en formation : Rapport de fin de séjour Mobilité en formation : A. Vie pratique : J ai effectué mon Master 1 de droit public en Erasmus à Copenhague d août 2009 à fin mai 2010. Logement : Accès au logement : J ai pu

Plus en détail

La Fondatrice des Editions Bakame classée parmi les Entrepreneures Modèles

La Fondatrice des Editions Bakame classée parmi les Entrepreneures Modèles RWANDA NEWS AGENCY GRANDS LACS HEBDO La Fondatrice des Editions Bakame classée parmi les Entrepreneures Modèles Tuesday, 05 March 2013 17:49 by Gakwaya André La Fondatrice de l Edition Bakame au Rwanda

Plus en détail

Projet Personnel et Professionnel.

Projet Personnel et Professionnel. IUT INFORMATION COMMUNICATION Projet Personnel et Professionnel. Interview d Alexandra Schwartzbrod Astou-Maryème YAO 17/12/2012 LE METIER DE JOURNALISTE. «Une école extraordinaire» Alexandra Schwartzbrod

Plus en détail

Les firmes de services professionnels au défi de la

Les firmes de services professionnels au défi de la Les firmes de services professionnels au défi de la gouvernance Antoine Henry de Frahan A l heure où de nombreuses firmes de services professionnels (associations d avocats, cabinets d experts-comptables,

Plus en détail

Trois cheveux pour épouser Philomène

Trois cheveux pour épouser Philomène Trois cheveux pour épouser Philomène Autrefois, il y avait un homme qui était Chef. Etant Chef, il avait mis au monde une fille. Cette fille était vraiment très belle. La fille avait grandi et on l avait

Plus en détail

l Assemblée générale annuelle du Conseil des gouverneurs de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l Ontario

l Assemblée générale annuelle du Conseil des gouverneurs de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l Ontario Allocution prononcée à l occasion de l Assemblée générale annuelle du Conseil des gouverneurs de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l Ontario par Eileen Mercier Présidente du conseil

Plus en détail

L INVESTISSEMENT SEREIN

L INVESTISSEMENT SEREIN Assurersonavenir.fr 1 L INVESTISSEMENT SEREIN Assurersonavenir.fr Ce livre est la propriété exclusive de son auteur : La loi du 11 mars 1957 interdit des copies ou reproductions destinées à une utilisation

Plus en détail

Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer.

Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer. Je les ai entendus frapper. C était l aube. Les deux gendarmes se tenaient derrière la porte. J ai ouvert et je leur ai proposé d entrer. Mais je me suis repris : En fait, je préférais les recevoir dans

Plus en détail

Septième Tradition. «Tous les groupes devraient subvenir entièrement à leurs besoins et refuser les contributions de l extérieur.»

Septième Tradition. «Tous les groupes devraient subvenir entièrement à leurs besoins et refuser les contributions de l extérieur.» Septième Tradition «Tous les groupes devraient subvenir entièrement à leurs besoins et refuser les contributions de l extérieur.» Des alcooliques qui subviennent à leurs besoins? A-t-on jamais entendu

Plus en détail

Illustrations Aurélie Blard-Quintard

Illustrations Aurélie Blard-Quintard Devenir parent Groupe de travail et auteurs Sylvie COMPANYO (directrice de l École des Parents et des Éducateurs de la Région Toulousaine*) Nathalie COULON (maître de conférences en psychologie à l université

Plus en détail

www.relax34-villeveyrac.fr/votre-livre-je-maime-et-je-mapprouve/

www.relax34-villeveyrac.fr/votre-livre-je-maime-et-je-mapprouve/ Ecrit par Martine Poiret Coaching confiance en soi sur Skype ou au cabinet 06 26 64 32 25 1 Ce petit rapport vous est offert par Martine Poiret. Site www.relax34-villeveyrac.fr Vous pouvez l offrir à vos

Plus en détail

Capsules éveil à la lecture

Capsules éveil à la lecture Capsules éveil à la lecture 0 24 mois Dès la naissance, vous savez éveiller votre bébé en lui faisant la lecture. Les mots, l intonation de votre voix et les couleurs vives des images le stimuleront. Le

Plus en détail

Mon stage au Sénégal avec Mer et Monde

Mon stage au Sénégal avec Mer et Monde Mon stage au Sénégal avec Mer et Monde Joannie Gagné Printemps 2006. Il y a de cela environ un an, j étais assise chez moi à réfléchir à ma vie. J ai étudié pendant trois ans à Québec en Techniques d éducation

Plus en détail

Le menu du jour, un outil au service de la mise en mémoire

Le menu du jour, un outil au service de la mise en mémoire Le menu du jour, un outil au service de la mise en mémoire Type d outil : Outil pour favoriser la mise en mémoire et développer des démarches propres à la gestion mentale. Auteur(s) : Sarah Vercruysse,

Plus en détail

L engagée. Frison-Roche. Marie-Anne. Propos reccueillis par Aurélien Valeri et Charles Bonnaire Photographies par Léa Bouquet

L engagée. Frison-Roche. Marie-Anne. Propos reccueillis par Aurélien Valeri et Charles Bonnaire Photographies par Léa Bouquet Marie-Anne Frison-Roche L engagée. Mercredi 29 octobre, avant une session extraordinaire des Grandes Questions du Droit, Marie-Anne Frison-Roche a accordé un entretien de près d un quart d heure au Parvenu,

Plus en détail

ET SI VOTRE NOUVEAU COLLÈGUE ÉTAIT EN RÉALITÉ VOTRE PATRON OU VOTRE PATRONNE!? MERCREDI 7 JANVIER À 20:50

ET SI VOTRE NOUVEAU COLLÈGUE ÉTAIT EN RÉALITÉ VOTRE PATRON OU VOTRE PATRONNE!? MERCREDI 7 JANVIER À 20:50 ET SI VOTRE NOUVEAU COLLÈGUE ÉTAIT EN RÉALITÉ VOTRE PATRON OU VOTRE PATRONNE!? MERCREDI 7 JANVIER À 20:50 QUI SONT NOS PATRONS INCOGNITO? KARINE COHEN : LA PREMIÈRE PATRONNE INCOGNITO CO-DIRIGEANTE DE

Plus en détail

La concordance des temps à l indicatif

La concordance des temps à l indicatif LA DES TEMPS À L INDICATIF LA CONCORDANCE POSTÉRIORITÉ DES TEMPS 1 La concordance des temps à l indicatif La concordance des temps à l indicatif La postériorité Comme nous l avons déjà vu, lorsque l événement

Plus en détail

Réception de Montréal Secteur des valeurs mobilières. Discours d ouverture

Réception de Montréal Secteur des valeurs mobilières. Discours d ouverture Réception de Montréal Secteur des valeurs mobilières Discours d ouverture Andrew J. Kriegler Président et chef de la direction Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières 25

Plus en détail

«Vivre est ce qu il y a de plus rare au monde. La plupart des gens existent, c est tout.» Oscar Wilde

«Vivre est ce qu il y a de plus rare au monde. La plupart des gens existent, c est tout.» Oscar Wilde «Vivre est ce qu il y a de plus rare au monde. La plupart des gens existent, c est tout.» Oscar Wilde Nous sommes tous en quête de bonheur et de plénitude et souvent profondément insatisfaits de notre

Plus en détail

28. Chez la voyante. Fiche «enseignant» Niveau : A1

28. Chez la voyante. Fiche «enseignant» Niveau : A1 28. Chez la voyante Fiche «enseignant» Niveau : A1 Objectifs communicatifs : Exprimer une prévision Exprimer une probabilité Exprimer une certitude Faire des projets Exprimer une intention Objectifs linguistiques

Plus en détail

Module 1: Introduction au Blogging - Transcription vidéo

Module 1: Introduction au Blogging - Transcription vidéo Module 1: Introduction au Blogging - Transcription vidéo VIDEO, autres modules, ressources et questions à poser sur http://vivredesonblog.com/formation par Ling-en Hsia Dans cette toute première partie,

Plus en détail

Le premier visage fait le dernier voyage. Amir Hassan

Le premier visage fait le dernier voyage. Amir Hassan Le premier visage fait le dernier voyage Amir Hassan 3 e prix Je me souviens de mon père quand j étais petite. Il me parlait toujours de la Palestine, il disait : «C est un pays volé par des occupants

Plus en détail

M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense. Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA

M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense. Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA MINISTÈRE DE LA DÉFENSE M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA A Toulouse, le 9 juillet 2015 Seul le prononcé fait foi Page 1 sur

Plus en détail

LE BUSINESS DU 21 ème SIÈCLE

LE BUSINESS DU 21 ème SIÈCLE Robert T. Kiyosaki célèbre écrivain et Homme d Affaires Américain a écrit un livre et enregistré un CD avec le titre : LE BUSINESS DU 21 ème SIÈCLE Voici en substance ce que dit Robert T. Kiyosaki, ce

Plus en détail

http://happy-newjob.com/

http://happy-newjob.com/ 1 LE MARKETING D ATTRACTION Quand le Marketing de réseau fricote avec la Loi d Attraction, ça donne une METHODE UNIQUE D ABONDANCE EXPLOSIVE Il faut être sur Terre et dans le Ciel pour tenir en EQUILIBRE

Plus en détail

Contenu du Guide du parent

Contenu du Guide du parent Guide des parents Contenu du Guide du parent Introduction du Guide du parent... 3 Les activités avec les parents.... 4 Rencontres personnelles avec le coach... 4 Petites rencontres entre parents et coach....

Plus en détail

Favor i du e-commerce. Prix espoir 2014

Favor i du e-commerce. Prix espoir 2014 Favor i du e-commerce Prix espoir 2014 Sommaire Présentation du prix Le dossier Promotion Les lauréats des précédentes éditions Contacts Pour concourir : c est ici Présentation du prix Présentation du

Plus en détail

Le Plan d Action sur 90 Jours 90 jours pour tout changer

Le Plan d Action sur 90 Jours 90 jours pour tout changer Le Plan d Action sur 90 Jours 90 jours pour tout changer Inspiré de «The 90 Day Game Plan» d Eric Worre www.leblogdumlmpro.com - Tous droits réservés - Le Plan d Action sur 90 Jours 90 jours pour tout

Plus en détail

La situation financière des Canadiens

La situation financière des Canadiens La situation financière des Canadiens 1 Approche client Microsoft Advertising Hiver 2015 LA SITUATION FINANCIÈRE DES CANADIENS 2 Des décisions financières difficiles et importantes doivent être prises

Plus en détail

de l instruction publique estime que je vais donner des idées aux enfants lorsque je vais dans les écoles et nous devons nous battre pour aller dans

de l instruction publique estime que je vais donner des idées aux enfants lorsque je vais dans les écoles et nous devons nous battre pour aller dans Gavin COCKS, fondateur de l Association GASP/Afrique du Sud («des jeux auxquels les enfants ne devraient pas jouer»). Actions de prévention en Afrique du Sud. Bonjour à tous et merci beaucoup à Françoise

Plus en détail

Retenir les meilleurs talents

Retenir les meilleurs talents Adecco Finance Focus Retenir les meilleurs talents Lundi matin, 9 h Vous vous réjouissez de commencer une nouvelle semaine de travail productif. Vous êtes en pleine forme. Alors que vous entamez votre

Plus en détail

Rapport de fin de séjour 1 semestre universitaire (automne 2011) à Gatineau à l Université du Québec en Outaouais

Rapport de fin de séjour 1 semestre universitaire (automne 2011) à Gatineau à l Université du Québec en Outaouais Etudiante en L3 psychologie à l UPMF de Grenoble Rapport de fin de séjour 1 semestre universitaire (automne 2011) à Gatineau à l Université du Québec en Outaouais Introduction : Je suis étudiante en L3

Plus en détail

TROUVER Le. MYTHES ET RéALITE ce que le monde des affaires peut apprendre du sport professionnel. par nicolas nervi

TROUVER Le. MYTHES ET RéALITE ce que le monde des affaires peut apprendre du sport professionnel. par nicolas nervi TROUVER Le travail DE ses rêves : entre MYTHES ET RéALITE ce que le monde des affaires peut apprendre du sport professionnel par nicolas nervi sommaire p3 p4 p6 p8 p10 p12 p13 Introduction MYTHE N 1 :

Plus en détail

Qu est ce qui vous a amené à vous intéresser à cette technique?

Qu est ce qui vous a amené à vous intéresser à cette technique? INTERVIEW DE THIERRY CLEMENT Thierry CLEMENT (82) est l auteur du «Guide complet de l analyse technique pour la gestion de vos portefeuilles boursiers», publié aux Editions MAXIMA et parrainé par la revue

Plus en détail

COMMENT CONSTRUIRE UNE ACCROCHE PUISSANTE. ANSE 2014 http://mieuxsevendreentantquecoach.kajabi.com

COMMENT CONSTRUIRE UNE ACCROCHE PUISSANTE. ANSE 2014 http://mieuxsevendreentantquecoach.kajabi.com COMMENT CONSTRUIRE UNE ACCROCHE PUISSANTE 1/ Identifiez votre domaine d expertise Si vous ne l avez pas encore identifié, regardez la vidéo n 1 Exemples : - Cas de Claude : je permets au système entreprise

Plus en détail

DOSSIER de présentation

DOSSIER de présentation Projet d Habitat Participatif intergénérationnel et écologique DOSSIER de présentation 2015 Sommaire Mots d Ecoravissants Présentation d Ecoravie Donnez du sens à votre argent Chiffres et dates Contact

Plus en détail

Conseils pour étudier les mathématiques

Conseils pour étudier les mathématiques DERNIÈRE IMPRESSION LE 17 août 2015 à 14:16 Conseils pour étudier les mathématiques I Avant propos Avant de présenter quelques conseils pour travailler les mathématiques, sachez que tous le monde étudie

Plus en détail

Université de Montréal. Développer le sentiment d appartenance de la communauté éducative au sein d une école primaire. par Christian Lacombe

Université de Montréal. Développer le sentiment d appartenance de la communauté éducative au sein d une école primaire. par Christian Lacombe Université de Montréal Développer le sentiment d appartenance de la communauté éducative au sein d une école primaire par Christian Lacombe Département d administration et fondements de l éducation Faculté

Plus en détail

L amitié après l amour Un. beau défi! psycho-santé. en harmonie

L amitié après l amour Un. beau défi! psycho-santé. en harmonie psycho-santé en harmonie Par Michèle Lemieux L amitié après l amour Un Quand une relation amoureuse prend fin, les amants traversent une phase de deuil plus ou moins longue. Si un couple peut se séparer,

Plus en détail

Clément ALBRIEUX (69)

Clément ALBRIEUX (69) Pratique 20 : Une nouvelle identité entrepreneuriale 287 Le témoin : Clément ALBRIEUX (69) 30 collaborateurs Comment est définie et gérée l innovation dans votre cabinet? Les collaborateurs du cabinet

Plus en détail

Témoignage. Gabrielle Charron-Rainville. Moka

Témoignage. Gabrielle Charron-Rainville. Moka Moka Gabrielle Charron-Rainville Témoignage À l été 2005, j'ai suivi une formation en leadership / apprenti-moniteur dans un camp en Ontario. J y ai amélioré mon anglais et eu énormément de plaisir. L

Plus en détail

Expérience à l internationale

Expérience à l internationale Expérience à l internationale Semestre Erasmus Période effectuée de Février à Juin 2011 EET-UPC (Escola d Enginyeria de Terrassa Universitat Politecnica de Catalunya) Année : 2010/2011 Mélissa MELGIRE

Plus en détail

Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du

Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du développement personnel, vous avez lancé votre activité il y a quelques semaines ou quelques mois et vous aimeriez la

Plus en détail

Rapport de stage au Sénégal. Par. Mélissande DEMERS-TREMBLAY [610] Travail présenté à. Réjean Tessier. Dans le cadre du cours

Rapport de stage au Sénégal. Par. Mélissande DEMERS-TREMBLAY [610] Travail présenté à. Réjean Tessier. Dans le cadre du cours Rapport de stage au Sénégal Par Mélissande DEMERS-TREMBLAY [610] Travail présenté à Réjean Tessier Dans le cadre du cours GPL-3153 : Stage de sensibilisation interculturelle en psychologie I École de Psychologie

Plus en détail

Retour d expérience : atelier «reportage numérique» (Doc AMP n 8 - Dossier Nouvelles technologies au service de l AMP - page 10)

Retour d expérience : atelier «reportage numérique» (Doc AMP n 8 - Dossier Nouvelles technologies au service de l AMP - page 10) Retour d expérience : atelier «reportage numérique» (Doc AMP n 8 - Dossier Nouvelles technologies au service de l AMP - page 10) Interview complète d Aurore Deschamps Aurore DESCHAMPS, ancienne stagiaire

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

24 Heures du Mans 2010 Une 10 ème participation. Une victoire. Un nouveau record.

24 Heures du Mans 2010 Une 10 ème participation. Une victoire. Un nouveau record. 24 Heures du Mans 2010 Une 10 ème participation. Une victoire. Un nouveau record. Du début de la semaine jusqu aux premières heures de course, il faut bien avouer que cette épreuve ne se présentait pas

Plus en détail

Conduire le changement avec succès

Conduire le changement avec succès Conduire le changement avec succès Lynn M.Levo, CSJ Occasional Papers Eté 2012 Le changement est inévitable et selon la nature du changement, il peut aussi être un défi. Les responsables d aujourd hui

Plus en détail

Intervention auprès d une femme Inuite : du soin au travail de traduction

Intervention auprès d une femme Inuite : du soin au travail de traduction Intervention auprès d une femme Inuite : du soin au travail de traduction Résumé Ce texte fait partie d une banque de 50 récits de pratiques d intervention en itinérance qui ont été réalisés avec quatre

Plus en détail

DIPLOME NATIONAL DU BREVET SESSION 2009 Séries : TECHNOLOGIQUE ET PROFESSIONNELLE CONSEILS AUX CANDIDATS

DIPLOME NATIONAL DU BREVET SESSION 2009 Séries : TECHNOLOGIQUE ET PROFESSIONNELLE CONSEILS AUX CANDIDATS DIPLOME NATIONAL DU BREVET SESSION 2009 NOTATION SUR 40 Durée : 3 heures Epreuve : FRANÇAIS Code : CONSEILS AUX CANDIDATS L épreuve se déroule en deux parties séparées par une pause. Rappel : PREMIERE

Plus en détail

DOSSIER INSCRIPTION. DISPOSITIF Accompagnement à la Scolarité. Centre de Loisirs de Maubourguet

DOSSIER INSCRIPTION. DISPOSITIF Accompagnement à la Scolarité. Centre de Loisirs de Maubourguet DOSSIER INSCRIPTION DISPOSITIF Accompagnement à la Scolarité CP Centre de Loisirs de Maubourguet SOMMAIRE. Page 2 : actions proposées pour les CP. Page 3 : engagement parental et engagement de l enfant.

Plus en détail

PricewaterhouseCoopers

PricewaterhouseCoopers PricewaterhouseCoopers Anthony LONG Mastère Spécialisé Management et Développement des Systèmes d Information 2012-2013 1 Table des matières Présentation de PwC... 2 PwC en bref... 3 Métiers et Expertises...

Plus en détail

Est-ce que le Père Noël existe vraiment?

Est-ce que le Père Noël existe vraiment? Est-ce que le Père Noël existe vraiment? Le 24 décembre de l an 3000, le Père Noël livrait ses cadeaux de son domicile. Les lutins et les rennes n avaient plus beaucoup de travail depuis que Mère Noël

Plus en détail

Origines possibles et solutions

Origines possibles et solutions Ne plus avoir peur de vieillir «Prends soin de ton corps comme si tu allais vivre éternellement, Prends soin de ton âme comme si tu allais mourir demain.» Introduction Ce petit document est la résultante

Plus en détail

Compte rendu : Bourse Explora Sup

Compte rendu : Bourse Explora Sup Compte rendu : Bourse Explora Sup J ai effectué un stage d un mois et demi passionnant au sein de l école de langue anglaise LTC à Brighton. J ai eu par la suite la chance d être embauchée durant un mois

Plus en détail

Poèmes. Même si tu perds, persévère. Par Maude-Lanui Baillargeon 2 e secondaire. Même si tu perds Tu n es pas un perdant pour autant Persévère

Poèmes. Même si tu perds, persévère. Par Maude-Lanui Baillargeon 2 e secondaire. Même si tu perds Tu n es pas un perdant pour autant Persévère Poèmes École : Polyvalente de Normandin Commission scolaire : Du Pays des Bleuets Même si tu perds, persévère Par Maude-Lanui Baillargeon Même si tu perds Tu n es pas un perdant pour autant Persévère Ne

Plus en détail

Vos commentaires sur la pertinence de ce cours dans le programme

Vos commentaires sur la pertinence de ce cours dans le programme Évaluation de l enseignement COMMENTAIRES Activité : GSF-6008-S (82526) Finance corporative Enseignant : Jean-François Guimond Session : Automne 2012 Méthode d évaluation : Papier Date de l évaluation

Plus en détail

Conceptualiser et concevoir un programme de formation

Conceptualiser et concevoir un programme de formation Conceptualiser et concevoir un programme de formation Les informations obtenues à partir de l évaluation des besoins de formation vous aideront à concevoir le programme de formation. Ce travail doit s

Plus en détail

Le pouvoir de l Amour

Le pouvoir de l Amour Le pouvoir de l Amour Bonjour, Je vais aborder avec vous aujourd hui le plus grand des pouvoirs, celui de l Amour! En effet l Amour peut tout transformer, aider, guérir, soulager, éveiller et pardonner

Plus en détail

à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier

à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier 30 trucs et astuces à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier Par Olivier Seban, auteur de : TOUT LE MONDE MERITE D ETRE RICHE Ou tout ce que vous n avez jamais appris à l école à propos

Plus en détail

À toutes les femmes qui sont des princesses, mais qui ne le savent pas encore.

À toutes les femmes qui sont des princesses, mais qui ne le savent pas encore. À toutes les femmes qui sont des princesses, mais qui ne le savent pas encore. «Tu seras aimée le jour où tu pourras montrer ta faiblesse, sans que l autre s en serve pour affirmer sa force.» Cesare PAVESE.

Plus en détail

5 clés pour plus de confiance en soi

5 clés pour plus de confiance en soi ASSOCIATION JEUNESSE ET ENTREPRISES Club SEINE-ET- MARNE 5 clés pour plus de confiance en soi Extrait du guide : «Vie Explosive, Devenez l acteur de votre vie» de Charles Hutin Contact : Monsieur Jackie

Plus en détail

Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca

Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Documents imprimés Une étape à la fois 1 2 Pour les personnes qui ne veulent pas cesser

Plus en détail

Cours de langue. Avant l ENSGSI. Pas motivant. Professeur. Ennuyant. Long. Trop scolaire. «Dégout» Tableau noir. Pas ludique.

Cours de langue. Avant l ENSGSI. Pas motivant. Professeur. Ennuyant. Long. Trop scolaire. «Dégout» Tableau noir. Pas ludique. Avant l ENSGSI Pas motivant Grammaire Liste de vocabulaire Professeur Trop scolaire Cours de langue Ennuyant Long Tableau noir «Dégout» Examens Pas ludique Souvent inintéressant 2AP et 1AI à l ENSGSI Plaisirs

Plus en détail

ASAD. parce qu on est bien à la maison

ASAD. parce qu on est bien à la maison ASAD parce qu on est bien à la maison 01 L ASAD qui sommes-nous? Parce qu on est bien à la maison, l ASAD met tout en œuvre pour que chacune et chacun, selon sa propre histoire, puisse y rester le plus

Plus en détail

MyFrenchFilmFestival.com

MyFrenchFilmFestival.com Fiche d activités pour la classe MyFrenchFilmFestival.com Parcours niveau B1 Thème : adolescence : vie révée / vie réelle Après une mise en route sur les motivations qui poussent un jeune à quitter son

Plus en détail