Besoin de dormir et de se reposer

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1 BACHELIER EN SOINS INFIRMIERS 1 re Année Année académique Soins infirmiers généraux et exercices Besoin de dormir et de se reposer Auteur : Titulaire : M.J. Tichon V. Struelens M.J. Tichon Institut Supérieur de Soins Infirmiers GALILEE rue Royale Bruxelles tél

2 Table des matières I. LE SOMMEIL INTRODUCTION QU EST-CE QUE LE SOMMEIL? Stades du sommeil Sommeil paradoxal... 8 Architecture du sommeil Organisation Circadienne Organisation ultradienne du sommeil ROLES DU SOMMEIL Rôle global Rôles du sommeil lent Rôles du sommeil paradoxal CONSIDERATIONS SUR LA PERTURBATION DES HABITUDES DE SOMMEIL SE REPOSER LE SOMMEIL EST UN COMPORTEMENT DIAGNOSTIC INFIRMIER : INSOMNIE Définition Caractéristiques Facteurs favorisants Facteurs physiopathologiques Facteurs liés au traitement Facteurs liés au contexte Facteurs liés à la croissance et au développement RESULTATS : SOMMEIL INTERVENTIONS INFIRMIERES : AMELIORATION DU SOMMEIL II. DOULEUR PREAMBULE COMPRENDRE LA DOULEUR Expérience subjective d un désordre physique Physiologie de la nociception Composantes de la douleur Composante sensori-discriminative Composante affectivo-émotionnelle Composante cognitive Composante comportementale DIFFERENTS TYPES DE DOULEUR Mécanismes physiopathologiques Douleur physiologique Douleur inflammatoire Douleur neuropathique Durée d évolution

3 4. EVALUATION DE LA DOULEUR Introduction Démarche d évaluation Observation Observation verbale Profil d évolution Topographie Analyse du type de douleur Evaluer l intensité de la douleur Les facteurs de soulagement et d aggravation de la douleur STRATEGIE SOIGNANTE CARACTERES DES DOULEURS OBSERVEES AU COURS DES SOINS DIAGNOSTICS INFIRMIERS RESULTATS INTERVENTIONS INFIRMIERES : CONDUITE A TENIR DEVANT LA DOULEUR TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE Le paracétamol Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et l acide acétylsalicylique Les antalgiques opioïdes La morphine Les autres antalgiques opioïdes Synthèse et aspects pratiques DI RHM

4 I. LE SOMMEIL 1. Introduction Depuis la nuit des temps, le sommeil tient la curiosité de l homme en éveil. La mythologie lui a consacré plusieurs dieux. Hypnos : dieu du sommeil, fils des ténèbres et de la nuit, et son frère jumeau Thanatos, la mort. Ils séjournaient dans le monde souterrain mais Hypnos pouvait communiquer avec les hommes par les rêves qui s échappaient de 2 portes : l une en corne pour les rêves véridiques, l autre en ivoire pour les rêves mensonges. Hypnos eut 3 enfants dont Morphée dieu des songes, dépeint sous les traits d un jeune homme ailé qui fait pénétrer le dormeur dans le royaume des songes en l effleurant d une fleur de pavot. Cette parenté macabre souligne combien est particulière l expérience de l endormissement. C est un moment de rupture où l on abandonne tout contrôle volontaire pour entrer dans un autre monde. Le sommeil ne peut être dissocié de la nuit et la nuit fascine autant qu elle n effraie. De nos jours, ce lien persiste au-delà de la mythologie dans les expressions courantes sur la mort : Sommeil éternel, dernier sommeil, repos éternel, fermer les paupières, s endormir dans les bras de Dieu. La conception médicale fut longtemps influencée par une idée divine du sommeil : moment privilégié de réception d un message divin. Le sommeil est aussi associé à une ouverture vers un monde supérieur, notamment dans la pensée de l Egypte Ancienne où le sommeil permet un éveil à la vie spirituelle. On se rend compte que dès l enfance, dormir est parfois une sorte d obligation, de punition et de mise à l écart de la famille. Aller au lit pour l enfant est une sorte de sanction, avec une menace : «si tu n es pas sage, tu iras au lit.». Les rituels de préparation au sommeil sont importants pour cette heure du coucher associé à la séparation. Les rêves et les cauchemars sont fréquents et souvent associés aux peurs induites à l enfant (le loup, les monstres ) 4

5 Le XIX ème siècle voit naître les premières descriptions des troubles du sommeil. Début XX ème siècle, S. Freud présenta le rêve comme une expression de l inconscient refoulé et planta les ème bases de la psychanalyse. Au cours de la seconde partie du XX siècle, le développement des techniques d enregistrement électrique permet de comprendre les mécanismes du sommeil ainsi que leurs pathologies. Le sommeil occupe le tiers de la vie d un homme et constitue une entité importante du comportement humain. Les troubles du sommeil sont intimement liés à leur corollaire qui est la vigilance. Un belge sur quatre rencontre des problèmes de sommeil. Il apparaît qu au moins 5% de la population prennent quotidiennement un somnifère. Les problèmes de sommeil ne sont pas seulement d ordre médical, ils sont également un problème de société : les personnes qui souffrent de troubles du sommeil sont davantage impliqués dans des accidents, aussi bien sur la route, à la maison qu au travail, avec les conséquences physiques et matérielles que cela implique. Un accident de circulation sur trois est causé par un endormissement au volant. Un sommeil perturbé conduit à des prestations professionnelles moins performantes, à des maladies plus fréquentes, à l absentéisme et donc à un coût pour les entreprises et la société. Dans le cadre d une hospitalisation, où le spectre de la mort plane inconsciemment, on constate des perturbations du sommeil et que les peurs qui y sont associées soient augmentées. 5

6 2. Qu est-ce que le sommeil? 2.1 Stades du sommeil De tous les rythmes biologiques qui caractérisent l organisation temporelle des êtres vivants, l alternance jour/nuit fait partie, avec le retour cyclique des saisons, des phénomènes les plus constants et se traduit entre autre par des variations de la luminosité et de la température ambiante. Le sommeil est défini comme un état physiologique normal et périodique caractérisé par la suspension de la vigilance, la résolution musculaire, le ralentissement du rythme cardiaque et de la respiration et par de l activité onirique. Le sommeil est, à l inverse de l état de veille, divisé en deux stades : le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Une nuit de sommeil se divise en cycles qui se succèdent l un après l autre et dont la structure change au cours de la nuit. Chaque nuit comporte en moyenne 4 à 5 cycles d environ 90 minutes, chacun passant du sommeil lent, lui-même décomposé en plusieurs stades de plus en plus profonds (stades 1, 2, 3, 4), au sommeil paradoxal. Les différents stades du sommeil qui se succèdent pendant la nuit, ne constituent pas un processus laissé au hasard, mais un processus rigoureusement organisé et défini. 6

7 La succession des stades du sommeil peut être décrite à l aide d un hypnogramme. 1 A l état de veille paisible, s ensuit la tombée dans le sommeil du stade 1. 2 à 5 minutes plus tard, le stade 2 s impose et 10 minutes après arrive le stade 3, intermédiaire entre le sommeil léger du stade 3 et le sommeil profond du stade 4. Celui-ci dure environ 30 à 40 minutes et il devient difficile de réveiller le sujet. Un ou plusieurs mouvements du corps sont l indice qu un autre changement est sur le point d intervenir dans la séquence du sommeil. Le dormeur change de position, se retourne dans le lit. Le stade 4 a été interrompu, le dormeur est revenu à un sommeil plus superficiel (stade 3 ou même 2). Des mouvements corporels vont se produire 5 à 6 minutes plus tard attestant l apparition du sommeil REM (Rapid Eyes Mouvement). Il ne dure que 5 à 10 minutes lors de ce.premier rêve. Les mouvements corporels marquent le passage d un stade à un autre du sommeil. Le premier cycle est bouclé et suit un nouveau cycle en passant par les stades 2, 3,4, suivi du sommeil REM. La différence avec le premier cycle, se situe dans la diminution de la durée du sommeil profond des stades 3 et 4, l augmentation de la durée du sommeil superficiel du stade 2, ainsi qu une durée du sommeil REM de 12 à 15 minutes. Le troisième cycle recouvre encore moins de sommeil profond et une durée plus longue de sommeil léger. La troisième période du sommeil REM est la plus longue, elle dure de 20 à 25 minutes. 1 7

8 Lors du quatrième cycle, on assiste à une proportion encore plus faible de sommeil profond, sa partie principale étant constitué par le sommeil de stade 2. Le sommeil est un besoin fondamental, mais sa durée varie, souvent de façon considérable, d une personne à une autre. Sa distribution va de 4h30 à 10h30, avec une moyenne entre i 6h30 et 8h30. Le groupe intermédiaire inclut environ 65% des adultes. Sommeil lent Il est décomposé en plusieurs stades de profondeur croissante : Stade 1 : Le sommeil y est le plus léger, c est la transition entre l éveil et le sommeil, et correspond au stade de l endormissement. Le dormeur entend tous les bruits autour de lui. La tension musculaire faiblit, d abord dans le cou. On observe de courtes contractions musculaires dans les jambes ou les bras. Cette phase ne dure que quelques minutes. Stade 2 : Le sommeil y est léger, ce qui permet à la personne de se réveiller rapidement et de réagir aux stimuli extérieurs. La tension musculaire faiblit encore et les yeux sont au repos. Stade 3-4 : Le sommeil lent est maintenant profond et correspond au stade réparateur du sommeil, avec une diminution de la température corporelle, de la respiration et diminution de la fréquence cardiaque. Il n y a pas de mouvement du corps, et il est difficile de réveiller le dormeur. Les stades 1 à 4 représentent environ les trois quarts de la nuit. Le temps restant est occupé par le sommeil paradoxal Sommeil paradoxal Après un stade de sommeil lent survient le sommeil paradoxal qui est un sommeil profond. L observation a mis en évidence la présence de mouvements rapides des globes oculaires (REM), de petites secousses des muscles faciaux et des extrémités des membres ainsi qu une irrégularité cardio-respiratoire. L association de l activité cérébrale rapide indiquée par les ondes cérébrales (signe d éveil) et l atonie musculaire (signe de sommeil profond) fait nommer ce stade de sommeil paradoxal. Il y a contradiction apparente entre la forte activité cérébrale et le relâchement des muscles. Le contrôle des muscles oculaires n est pas assuré par la colonne vertébrale, mais à travers des fibres nerveuses spécifiques qui sortent du tronc cérébral, et celles-ci ne sont pas affectées par cette atonie, voire parfois paralysie. C est en sommeil paradoxal que nous rêvons. Toutes les 90 minutes, le sommeil lent est interrompu par le sommeil paradoxal qui boucle le cycle. La durée du sommeil paradoxal augmente au fil de la nuit. C est en fin de nuit que le stade Rem devient prédominant. Lorsqu on est réveillé pendant le sommeil paradoxal, on est souvent capable de faire un récit cohérent de son rêve. 8

9 2.2 Architecture du sommeil La source du rythme éveil-sommeil est le système nerveux. Certains chercheurs ont pu démontrer que les neurones de l hypothalamus postérieur interviennent dans la régulation de l éveil et que ceux de l hypothalamus antérieur, interviennent dans l apparition du sommeil lent et paradoxal. Le sommeil apparaîtrait lorsque, sous l influence probable de la sérotonine libérée au cours de l éveil, la région de l hypothalamus antérieur est activée. Les mécanismes physiologiques du sommeil sont extrêmement complexes et ne pourront pas être abordés dans ce cours. L architecture du sommeil explique les mécanismes d alternance dans la journée d une longue phase d activité et d une phase de repos. Il existe à ce jour deux explications qui se complètent : l activité circadienne (sur 24 heures) et l activité ultradienne (par cycles). Tout organisme vivant a une activité rythmique et alterne les périodes de repos et d activité. Parmi les rythmes biologiques animant les espèces vivantes, il y a en un qui leur est commun : le rythme circadien, de circa : tour et dies : jour Organisation Circadienne Les rythmes circadiens sont à la fois soumis aux fluctuations de l environnement mais ont aussi et surtout une composante endogène. Ce rythme suppose l existence d une horloge biologique interne mesurant l écoulement du temps. Cette délicate horloge située à la base du cerveau, envoie un signal chimique qui se répand dans notre organisme, et le glissement progressif vers le sommeil commence. Elle correspond à des mécanismes neurologiques capables de mesurer le temps et de signaler à l organisme le moment opportun pour commencer ou pour cesser son activité périodique. La mélatonine, hormone naturelle du sommeil, obéit à un rythme circadien avec une augmentation de sa sécrétion pendant le début de la nuit, le début de l augmentation se produisant avant l endormissement, tandis que les concentrations sont très basses pendant la journée. La mélatonine est une hormone produite de manière intermittente par l épiphyse en fonction du rythme d exposition à la lumière pendant le jour. Elle est libérée au cours de la nuit, alors qu une luminosité intense bloque sa sécrétion. La mélatonine est considérée comme un 2 synchroniseur endogène majeur du rythme de veille et de sommeil. 2 DE SAINT HILAIRE Z.Comment bien dormir. Vaincre les troubles du sommeil, Paris : éditions Plon, 1995,224 pages, p.49 9

10 La composante exogène provient des contraintes externes à l organisme, nommés synchroniseurs. On distingue les synchroniseurs naturels tels l alternance lumière/obscurité, les variations saisonnières, alternance bruit/silence, et les synchroniseurs sociaux, comme l alternance activité/repos ou encore activité/repas. Le facteur environnemental le plus important qui influence le fonctionnement de l horloge biologique est l alternance du jour et de la nuit, ou de la lumière et de l obscurité. Quotidiennement, l horloge interne se règle elle-même sur l environnement extérieur. Quelqu un qui est alité peut éprouver des difficultés de synchronisation, étant donné que les synchroniseurs exogènes sont presque tous supprimés Organisation ultradienne du sommeil Le sommeil est divisé en cycles. Un cycle a une durée de 80 à 100 minutes comprenant des stades ou phases : stade de sommeil lent suivi du stade de sommeil paradoxal. Une nuit de 8 heures comporte une succession de 4 à 5 cycles de sommeil La répartition des stades varie au fil de la nuit. Le sommeil paradoxal représente 25% de la durée totale du sommeil, et le sommeil à onde lente 75%.. 3. Rôles du sommeil 3.1 Rôle global Il est considéré comme une nécessité vitale essentielle, car il permet la conservation de l énergie par la diminution de la consommation d oxygène, de la température et du rythme cardiaque (sommeil profond). La privation de sommeil n affecte pas l organisme mais le cerveau. Pour V. Henderson, le sommeil est une nécessité pour tout être humain de prendre du sommeil et du repos dans de bonnes conditions, en quantité suffisante afin de permettre à l organisme d obtenir son plein rendement. 10

11 3.2 Rôles du sommeil lent Il a principalement un rôle réparateur et restaurateur. C est cette notion de réparation qui est la conception la plus ancienne et la plus populaire de la fonction du sommeil. D un point de vue scientifique, le sommeil à ondes lentes (sommeil lent) s accompagne d une diminution de la consommation de glucose et d oxygène, aussi bien au niveau cérébral qu au niveau de l organisme, ce qui confirme le fait que le sommeil permet d économiser de l énergie. Les fonctions biologiques ralentissent le métabolisme de base, les fréquences cardiaques et respiratoires ainsi que la pression artérielle diminuent. Le tonus musculaire est aussi très réduit. Cela permet à la moelle osseuse de se livrer à une intense activité mitotique, et à l organisme de réparer et renouveler les tissus et d accélérer la synthèse des protéines. 3.3 Rôles du sommeil paradoxal C est le sommeil du rêve. Celui-ci a une fonction primordiale dans le sommeil et l équilibre de l individu. Selon Freud l interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l inconscient dans la vie psychique. Toujours selon lui, l homme forme des désirs et des pulsions qui, inacceptables pour la conscience, sont refoulés par celle-ci. Le rêve autorise cette libération en déguisant ces désirs au moyen d une mise en scène de matériaux 3 mnésiques et symboliques. Les rêves ont une fonction importante : régler ou traiter les problèmes mentaux. Au cours de la journée, nous construisons des tensions mentales et les rêves nous permettent de les relâcher au cours de la nuit. Les rêves sont une manière efficace de se débarrasser de ses tensions. Comme notre réflexion logique est au repos pendant notre sommeil, notre cerveau est libre d utiliser les solutions les plus insensées pour résoudre les problèmes. Les rêves sont donc utiles, parce qu ils traitent nos difficultés personnelles. Et comme au cours de notre sommeil, notre cerveau ne cherche pas à savoir si les différents éléments doivent correspondre à une réalité, le scénario du film nous paraît souvent totalement incompréhensible. L essentiel est que le cerveau dénoue les tensions et peu importe la manière! Chaque nuit, nous connaissons 5 à7 périodes de rêve qui peuvent durer de 5 à 45 minutes. Nous rêvons plus d une heure et demie par nuit. 3 NERON DE SURGY O., A quoi servent les rêves?, in Science et Avenir Hors-série Décembre

12 Le sommeil paradoxal traite les informations emmagasinées la veille, prépare l organisme en vue d un apprentissage ultérieur, facilite la consolidation de l apprentissage. Après avoir été analysé, classé, et catalogué, chaque item est emmagasiné dans le cerveau. Chaque type d information possède sa propre zone de stockage. Il permet l adaptation de l individu à des stimuli chargés émotionnellement. Il assure la programmation des comportements : le cerveau vérifie et corrige le contenu de la mémoire interne portée par les gènes. Il est le régulateur de l humeur et joue un certain rôle dans le maintien de notre équilibre mental. Comme l évoque Freud, il est la soupape de sécurité du psychisme. C est aussi la phase active du cycle du sommeil. Il se caractérise par une augmentation irrégulière des signes vitaux, des érections, et un relâchement musculaire. Au cours de cette phase, il y a production d hormones surrénaliennes. Le cortisol, secrété par la glande surrénale, est secrété en grande quantité dans des conditions de stress. La différence entre le taux de cortisol dans le sang au moment de l endormissement et au moment du réveil est si importante, que l analyse du taux peut être faussée si l on ne sait pas exactement quand la prise de sang a été effectuée. Il survient 4 à 5 fois durant la nuit Il est essentiel au sentiment de bien-être, et il contribue à l adaptation émotionnelle. Une personne a besoin de beaucoup plus de sommeil paradoxal après des périodes de stress ou d apprentissage intense. La sécrétion de l hormone de croissance atteint son point culminant, tant chez l enfant que chez les adultes, juste après l endormissement pendant les stades 3 et 4 du sommeil profond. 4. Considérations sur la perturbation des habitudes de sommeil. La privation de sommeil entraîne une altération des opérations de la pensée (mémoire, concentration, jugement) et de la perception. De plus, elle provoque une diminution de la maîtrise des émotions, de la méfiance, de l irritabilité et de la désorientation. Elle diminue également le seuil de la douleur et la production de catécholamines, de corticoïdes et d hormones de croissance. La dépression crée habituellement des problèmes de sommeil en provoquant une insomnie prédormitionnelle (difficulté à s endormir). Les personnes déprimées peuvent alors dormir davantage tant le jour que la nuit. La caféine et la nicotine sont des stimulants du système nerveux central qui prolongent la phase d endormissement et provoquent de fréquents réveils durant la nuit. 12

13 L alcool entraîne la somnolence, mais il inhibe le sommeil paradoxal et provoque de fréquents réveils. En effet, si un verre d alcool avant d aller au lit, plonge la personne dans les bras de Morphée, dès que son action s achève, elle se réveille et peut rester éveillée pendant des heures. De plus, le phénomène d accoutumance apparaît rapidement, si bien qu il faut consommer de plus en plus d alcool pour s endormir.l alcool perturbe la structure du sommeil, faisant disparaître la plus grande partie du sommeil paradoxal. Les somnifères peuvent perturber le sommeil pour les raisons suivantes : ils créent une dépendance, ce qui nécessite des doses de plus en plus fortes, ce sont des dépresseurs du SNC, ils produisent des effets non désirés (cauchemars, agitation), ils nuisent au sommeil paradoxal et aux périodes de sommeil profond, ils causent de la somnolence pendant le jour parce que leur demi-vie est très longue. Environ un tiers des adultes se plaignent des troubles du sommeil et en présentent les principaux symptômes : somnolence diurne, difficultés d endormissement et des réveils fréquents durant la nuit. 5. Se reposer Dormir le jour n est pas toujours admis dans nos sociétés. Ailleurs la sieste est tolérée voire obligatoire. L expression latine sexta hora (la sixième heure, heure où le soleil effleure le haut du ciel) est à l origine du mot sieste. La sieste est une tradition remontant à l Antiquité, dans les régions méditerranéennes. Actuellement, la pratique n a pas toujours le statut de droit acquis. Tout homme ressent un creux de vigilance en début d après-midi. Les statistiques montrent clairement que la plupart des accidents de la route et du travail se produisent précisément entre 2 et 3 H de l après-midi. La sieste est une tendance naturelle qui n a rien à voir avec la chaleur ou le repas copieux et bien arrosé. quoique ce soient des «circonstances aggravantes» Les effets bénéfiques d un petit somme sont nombreux : le cerveau fonctionne plus vite, la concentration augmente et une impression de bien-être s installe. La sieste n est pas symbole de paresse, mais d efficacité! Si elle apporte repos ou délassement telle que la personne se sent disponible et efficace pour la suite de la journée, vive la sieste! Si elle apporte maux de tête, impression de brouillard nauséeux, la sieste est à proscrire. Si la sieste est tardive l après-midi, cela peut perturber le sommeil de la nuit suivante en retardant l endormissement ou provoquant des éveils nocturnes. Elle doit être de 20 minutes minimum et 1 heure maximum. En principe, il n y a pas d atteinte du stade du sommeil paradoxal l après-midi. 13

14 Les siestes en début de matinée sont constituées de plus de sommeil paradoxal que les siestes en début d après-midi. La liste de personnages célèbres qui s y adonne est longue : Napoléon, Salvador Dali, Einstein, Thomas Edison 6. Le sommeil est un comportement Même s il est une nécessité biologique, il est un comportement qui s apprend, s éduque depuis l enfance puis s entretient ensuite par des conduites qui le favorisent. Le sommeil de l enfant dépend de l attitude des adultes. Ce sont les parents qui décident de l horaire du coucher et qui établissent les règles de son sommeil. Malgré des règles biologiques qui régissent les rythme, le sommeil ne s impose pas de façon impérative quelles que soient les conditions. Par la seule volonté, on peut remettre en route tous les mécanismes d éveil, et empêcher temporairement le sommeil de s installer. C est pourquoi toutes les activités qui favorisent l éveil, pratiquées le soir après dîner sont des conduites anti-sommeil (sport, activités intellectuelles accaparantes, voire stressantes). Au moment du coucher, le candidat au sommeil doit volontairement cesser de diriger ses pensées et faire le vide dans sa tête. Cela demande un abandon total, accepter de perdre tout contrôle sur ce qui va se passer. Une chambre idéales est fraîche (18 ), sombre et calme. Notre horloge biologique est sensible à la lumière : il faut veiller à s exposer à la lumière, surtout le matin et éviter les éclairages agressifs après 22 heures. Le corps s adaptera plus aisément à la transition entre le jour et la nuit. Il est recommandé de ne pas rester éveillé plus de 20 minutes dans le lit. Se lever, aller dans une autre pièce et attendre de se sentir à nouveau fatigué. La pression sanguine augmentera ainsi que les pulsations, car on s inquiètera de ne pas encore dormir. Les rituels du coucher rassurent notre organisme et lui donnent le signal du sommeil tirer les rideaux, se laver les dents, horaire du réveil, lire quelques pages, une table de nuit sert parfois de véritable petit autel d Hypnos. Le sommeil apparaît comme un compromis entre nos besoins biologiques, les contraintes de nos rythmes de vie et notre personnalité. 14

15 Quelques principes d hygiène du sommeil : 1. N aller au lit que quand on est prêt à dormir 2. Ne pas essayer de se forcer à dormir. Au plus on essaye de s endormir, au plus le niveau d excitation augmente et le sommeil deviendra impossible. 3. Pa de bruit, ni de cadran lumineux qui peuvent empêcher de dormir 4. Eviter l activité physique 2 heures avant d aller se coucher, car l activité physique augmente l excitation. 5. Eviter de boire du café ou de l alcool avant d aller se coucher. La caféine et la nicotine sont des excitants. L alcool provoque de la somnolence et permet l endormissement. Mais une fois l alcool dissous dans le sang, les composants qu ils libèrent ont un effet stimulant. 6. Se coucher et se réveiller des heures régulières. 7. Pas de repas lourds avant de se coucher. Les féculents et les protéines sont conseillés, mais pas le chocolat et beaucoup de sucre. 8. Ne pas dormir durant la journée, car le fait de rester éveillé le jour, augmente le besoin de 4 sommeil. Il faut se constituer une dette de sommeil. C est la journée qui prépare la nuit. 4 Peretz, L., Le monde du sommail, Paris, Odile Jacob, 1998, p

16 7. Diagnostic infirmier : Habitudes de sommeil perturbées 7.1 Définition Habitudes de sommeil perturbées: Altération de la quantité et de la qualité du sommeil qui est limitée dans le temps et qui perturbe le fonctionnement de la personne ou qui interfère avec 5 son mode de vie. Caractéristiques CHEZ L ADULTE Essentielles Difficulté à s endormir ou à rester endormi Sommeil régulièrement insatisfaisant Secondaires Sentiment de ne pas être complètement reposé au réveil ou durant la journée Endormissement au cours de la journée Observation d un changement dans l affect et d une diminution de l énergie Augmentation de l absentéisme au travail ou à l école Augmentation des accidents, signalée par la personne Diminution de l état de santé et de la qualité de vie, signalée par la personne Difficulté à se concentrer et perte d énergie signalée par la personne Réveil plus tôt que désiré 5 ème Carpenito-Moyet L.J., Manuel des diagnostics infirmiers, Paris, Masson, 13 édition, 2012, p

17 CHEZ L ENFANT La perturbation du sommeil chez l enfant est souvent reliée à la peur, à l énurésie ou à l inconstance des parents quant aux règles du coucher. Elle se manifeste par les caractéristiques suivantes : Refus d aller au lit Réveils fréquents pendant la nuit Désir de dormir avec ses parents 7.2 Facteurs favorisants Un grand nombre de facteurs peuvent contribuer à perturber les habitudes de sommeil. En voici quelques-uns parmi les plus fréquents Facteurs physiopathologiques Troubles entraînant des réveils fréquents : Angine, Diarrhée, constipation, Problèmes urinaires, Dyspnée, Ulcères gastriques Facteurs liés au traitement Difficulté à trouver la position habituelle en raison d un plâtre, d une traction, de la douleur ou d un traitement intraveineux. Excès de sommeil pendant le jour consécutif à la prise de médicaments, tels que tranquillisants, sédatifs, antidépresseurs, antihypertenseurs 17

18 Facteurs liés au contexte (intrinsèques ou extrinsèques) Hyperactivité consécutive au trouble bipolaire, au trouble panique, au trouble déficitaire de l attention ou à l hyperthyroïdie Périodes de sommeil prolongées durant le jour Activité diurne inadéquate Douleur Anxiété réactionnelle, dépression Malaises consécutifs à la grossesse Perturbation du mode de vie sur le plan professionnel, émotif, social, sexuel ou pécuniaire Changement de milieu Désynchronisation du rythme circadien Peur Chagrin Facteurs liés à la croissance et au développement Enfant Peur de l obscurité Femme adulte Changements hormonaux (par exemple périménopause) 18

19 Résultats : Sommeil 6 6 JOHNSON M., MAAS M., Résultats de soins infirmiers, Paris : MASSON, 1999, 386p. 19

20 8. Interventions infirmières : Amélioration du sommeil7 7 BULECHEK G., BUTCHER H., Mc CLOSKEY JL, Classification des Interventions de soins infirmiers CISI.NIC, Paris : MASSON,

21 21

22 II. DOULEUR 1. Préambule Longtemps considérée comme un mal nécessaire, la douleur fait partie des symptômes contre lesquels il faut lutter. Ceci est d ailleurs inscrit dans nos textes légaux : «Toute personne doit recevoir de la part des professionnels de la santé, les soins les plus appropriés visant à prévenir, écouter, évaluer, prendre en compte, traiter et soulager la douleur.» Loi du 22 août 2002, art. 11 bis. 2. Comprendre la douleur ème L approche physiopathologique sera développée lors du cours d algologie en 3 année. Ici, nous tenterons d être vigilants à la demande de la personne et de la préciser, afin d orienter sa prise en charge. 2.1 Expérience subjective d un désordre physique. L internationale association for the study of pain propose la définition suivante : «une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel, ou décrite en terme d un tel dommage.» L intérêt de cette définition est de ne pas réduire la notion de douleur aux seules causes lésionnelles, mais d y inclure la prise en compte de sa perception subjective. Cette définition souligne son caractère multidimensionnel (sensori-discriminatif, affectifémotionnel, cognitif) et subjectif. Toute plainte, même celle qui pourrait paraître disproportionnée avec la lésion tissulaire supposée être causale doit être considérée comme une authentique douleur. «La douleur est ce que le patient dit qu elle est.» Selon Mc Caffery. La relation entre l étendue du dommage tissulaire et la sévérité de la douleur est incertaine dans la mesure où de nombreux facteurs neurophysiologiques ou neuropsychologiques peuvent modifier son intégration centrale. 22

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