COMMENT HABITER L ESPACE?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "COMMENT HABITER L ESPACE?"

Transcription

1 COMMENT HABITER L ESPACE? Marianne Frassati DNSEP Option Art Domaine Communication, Mention Intermédias ESAM Caen/Cherbourg 2013

2 Introduction 5 Chapitre 1 : La condition urbaine 7 1. La ville dispersée 8 morcellement de l espace morcellement du temps vécu construction de nouvelles proximités 2. Un être sans intériorité et sans corps 12 les dangers de l utopie de la communication dégradation du lien social 3. Régime de circulation et connexion des lieux 16 multiplicité des rythmes perceptions croisées zonage, ségrégation et surveillance/des mécanismes disciplinaires Chapitre 2 : Quand les théories tentent de définir les pratiques L esthétique relationnelle (ou le potentiel social) 24 définition application limites 2. L art contextuel (un art en contexte réel) 29 définition quand l art est en décalage avec son contexte de création et d exposition l exemple d une oeuvre véritablement contextuelle limites 3. L artivisme (un art politique) 34 définition Reclaim the Streets le 18 juin 1999 la relation conflictuelle entre l artivisme et la politique 2

3 Chapitre 3 : Explorer la ville autrement De la nécessité de l in situ 44 première approche : Daniel Buren les enjeux de la commande publique les oeuvres éphémères dans l espace urbain : animation culturelle ou véritable réflexion sur la ville? 2. L ordinaire urbain 51 l écriture comme expérience du monde et de la vie la figure du pont la pratique du field recording 3. Appropriation ou ré-appropriation de l espace urbain 56 reconsidérer le territoire à partir de ses marges bousculer les habitudes perceptives l identité des villes en question Conclusion 62 Bibliographie 64 3

4 4

5 Dans une interview pour la revue Mouvement, Pascal Le Brun-Cordier propose une liste non-exhaustive de références artistiques qui lui ont inspiré la création des Zones Artistiques Temporaires de Montpellier : «J ai suivi, ces dernières années, de grandes manifestations comme Lille 2004, Estuaire, Evento, Nuit Blanche, les rendez-vous du Channel à Calais, Metropolis à Copenhague, Burning Man dans le Nevada, mais aussi des projets ruraux comme Promenade(s), le Nombril du monde, insulaires comme à Terschellings (Pays-Bas), des actions de quartiers comme ECObox, des démarches artivistes, le mouvement des free parties, des flash mobs...» 2 1 Une telle profusion d événements artistiques en situation, qui plus est à l échelle internationale, pose question. Comment expliquer l essor de ces pratiques en milieu urbain? S agit-il uniquement d une démocratisation de l art qui vient rompre avec le système marchand et les lieux institutionnels d exposition? Bien que cet aspect soit souvent le moteur des démarches artistiques citées précédemment, nous pouvons également voir là un questionnement de notre rapport au monde, à cet environnement urbain auquel nous ne prêtons plus attention. Afin de développer cette thèse sur notre relation à la ville par le biais de l art, nous poserons la question suivante : comment la création artistique permetelle de reconsidérer le rapport de l individu à l espace urbain? Dans un premier temps, nous verrons qu avant de s interroger sur le comment, il faut s intéresser au pourquoi. En effet, la création artistique, par sa recherche d une autre manière de vivre la ville, nous amène à réfléchir sur ce contexte si particulier qu est notre environnement urbain. Comment a-t-il évolué? Qu est-il devenu en ce XXI ème siècle? Pourquoi les artistes s emparent de ce terrain d expérimentation? En somme, quels sont les problèmes majeurs de la ville moderne? C est en faisant le constat de la condition urbaine que nous pourrons comprendre les enjeux d un art qui intervient comme une tentative de dépassement de la fonctionnalité et de l usage. Par la suite, nous explorerons le champ théorique qui s efforce de définir des pratiques artistiques répondant aux problèmes que pose l urbain, à savoir la question du lien social, du fonctionnalisme et du quotidien aliénant mais aussi de la marginalisation, du zonage et de la ségrégation. Cette étude nous fera entrevoir les limites de définitions trop utopistes ou génériques. Nous finirons donc par un tour d horizon de la création artistique qui explore l imaginaire urbain en structurant notre réflexion selon plusieurs axes : la nécessité ou non de l in situ, l ordinaire urbain et son potentiel créatif et l appropriation ou la réappropriation de l espace urbain. 1 - Pascal Le Brun-Cordier, entretien avec Julie Bordenave, «Quartiers libres», Mouvement, n 58, janviermars 2011, p. 92 5

6

7 La condition urbaine 1 «[La ville] est à la fois un lieu de rencontres et de conflits, d accord et de dissensus, c est-à-dire de partage, au double sens du terme : comme mise en commun et comme division. Mise en commun qui s effectue toujours de manière ponctuelle, division qui peut prendre la forme de ghetto, de gated communities ou encore d une augmentation de l intensité des flux urbains.» (Introduction de Théorique. 2, Zones urbaines partagées, Saint-Denis, Synesthésie, 2008, p. 5 et 6)

8 1. La ville dispersée S il est une observation que tout un chacun peu porter sur la ville, c est bien celle de l organisation des espaces qui la constituent. Soumise à un régime de transformations intensif, la ville apparaît comme constamment en travaux et ce dans le but d être plus fonctionnelle ou attractive. Ces «mises à jour» permanentes dessinent un nouveau visage, celui d un espace urbain aux frontières extrêmement floues du fait d un phénomène d étalement, d éclatement et de fragmentation. Les zones commerciales périphériques poussent comme des champignons tandis que les distances semblent se réduire toujours plus grâce à l usage croissant de l automobile et à l aménagement des grands axes de circulation. De tels bouleversements ont radicalement modifié le modèle de la ville compacte pour le faire évoluer en une ville dispersée. «Traduit par des termes descriptifs : aires métropolitaines aux États-Unis (à partir de 1910) et au Canada (quelques décennies plus tard), aires urbaines en France (depuis 1996), ce modèle procède de l étalement spatial du processus d urbanisation et surtout de l affirmation de nouveaux pôles (ou nouvelles centralités) dans les auréoles des étalements périphériques formées successivement autour des villes-centres. La ville dispersée est donc de nature polycentrique. Elle témoigne également de l intensité des déplacements quotidiens séquentiels, ce qui en fait une ville du mouvement.» 2 Dans ce contexte, l espace et le temps sont vécus et liés entre eux d une manière bien particulière. Et, contrairement à ce que certains discours voudraient dénoncer, la ville dispersée ne proclame pas la fin de la proximité, elle en crée au contraire de nouvelles. morcellement de l espace À l image d un puzzle, la ville est constituée d un ensemble de pièces différentes et connectées entre elles (de manière plus ou moins efficace). Chaque individu est amené à parcourir plusieurs espaces quotidiennement, entre quartier d affaire, zone résidentielle et commerciale ou de loisirs. La ville n est donc pas appréhendée dans son ensemble mais de manière fragmentaire selon notre subjectivité et nos besoins. Cela explique la bonne connaissance que nous avons de certaines rues, quartiers ou enseignes de magasins alors que nous pouvons nous perdre dans une rue parallèle, que nous ne fréquentons jamais. Un tel constat n a rien d alarmant au vu des échelles, parfois démesurées, des grandes villes ; cependant il laisse à penser que notre relation à l espace urbain est purement fonctionnelle et donc subie plutôt que choisie. Que dire alors de l espace public? Et d abord, que signifie vraiment cette expression, a-telle encore du sens de nos jours? Par définition commun et ouvert à tous, l espace public serait un lieu de rencontres de tous les citoyens, sans distinction aucune. Pourtant il est 2 - Jacques Chevalier, «La question de la proximité dans la ville dispersée : plaidoyer pour une échelle des proximités» in Espaces et SOciétés, JChevalier.pdf 8

9 difficile d imaginer que la ville puisse concentrer l espace des échanges au sein de quelques lieux privilégiés. En effet, bien que l espace public évoque par amalgame les rues commerçantes et autres voies piétonnes - la plupart du temps implantées en centre-ville - ces dernières n en demeurent pas moins des lieux de consommation où se juxtaposent des activités de service à l intérieur d espaces privés. Autrement dit, et à y regarder de plus près, cet espace n a rien de public si ce n est la rue qui le traverse. Ce n est pas non plus parce qu un très grand nombre d individus se regroupe en des endroits précis que ces derniers sont propices à la rencontre ou à l échange. De nombreuses observations font d ailleurs état de cet individu paradoxalement seul au milieu de la foule. À défaut d espace public, Elie During choisi donc de parler d «espaces collectifs» 3, par nature fragmentaires et hétérogènes. Le terme semble plus juste, en ce qui concerne le caractère hétérogène tout en introduisant une dimension sociale positive dans l idée d un espace partagé par un groupe. Mais ce ne sont pas tant les expressions que la dissémination des espaces qui nous intéresse ici. La ville est spatiophage, elle ne cesse de s étendre toujours plus loin, se transforme en communauté d agglomération, en mégapole et même lorsque ses limites semblent lui échapper et que son engorgement s accentue, son développement ne diminue pas. Les villes tentaculaires absorbent tout sur leur passage et rares sont les zones rurales qui subsistent à une trop faible proximité d un tel monstre. Même à l échelle d une petite ou moyenne ville de France les observations sont les mêmes, dans une moindre mesure évidemment. Quelle place reste-t-il à l individu dans cet environnement? Comment ne pas perdre tous ses repères lorsque l on s immerge dans une métropole aussi insaisissable que le Tokyo que nous propose Sofia Coppola dans Lost in translation? Plus qu un décor pour ce film, la ville s apparente presque ici à un personnage ou tout du moins constitue le véritable sujet du récit. Dans son introduction à une réflexion sur «l urbain sans figure», Michel Lussault décrit d ailleurs brièvement l un des passages du film : «un des protagonistes, lors d une superbe scène, observant Tokyo de la fenêtre de sa chambre située à un étage élevé d un hôtel de luxe, échoue à comprendre visuellement l agrégat urbain qu il contemple à ses pieds, ce que traduit le mouvement oscillant de la caméra d une extrémité du champ de vision de l héroïne à l autre». 4 Une telle difficulté à saisir l espace qui nous environne, et ce depuis n importe quel point de vue, est révélatrice de l impact du développement constant et croissant de l urbain. Il ne faut pas oublier également que les transformations opérées à l échelle d une ville sont ciblées et visent bien souvent les mêmes types d espaces - centre-ville, quartiers résidentiels aisés, zones commerciales, etc. De ce fait des zones urbaines importantes, habitées par les populations les plus pauvres, se retrouvent mises à l écart des pôles d attractivité. Ce sont à ces problèmes que tentent aujourd hui de répondre les urbanistes et architectes et non sans mal car les transformations des villes s opèrent à une vitesse incroyable. 3 - Elie During, «Plaidoyer pour un art dispersé» in Théoriques 2, Zones urbaines partagées, Saint-Denis, Synesthésie, 2008, p Jacques Lévy et Michel Lussault, Dictionnaire de la géographie et de l espace des sociétés, Paris, Belin,

10 morcellement du temps vécu Le tissu urbain ressemble donc à un patchwork aux pièces parfois trouées, ces «non-lieux» dont on ne sait pas encore quoi faire. Et cette dissémination des espaces va de paire, pour le citadin, avec une division des temporalités. Comme l explique Pascal Michon, «les individus eux-mêmes ont rencontré de plus en plus de difficultés à accorder les différentes temporalités dans lesquelles ils sont pris. La fluidification générale de la vie provoquée par la diffusion d horaires flexibles non choisis, la précarisation des emplois, le chevauchement fréquent des activités, l intrusion des technologies de communication se sont traduits bien souvent par un morcellement du temps vécu» 5. L étude que nous fournit ce philosophe et historien est des plus pertinente. Après avoir situé le contexte historique qui donne naissance aux villes telles que nous les connaissons aujourd hui, il soulève les principaux problèmes qui affectent les individus et notamment celui des rythmes de vie. Exposant les limites des analyses et réponses théoriques apportées par les sociologues, fonctionnaires territoriaux et autres spécialistes, il propose quatre séries de transformations nécessaires selon lui : «1. Tenir ensemble le problème des rythmes des interactions sociales et celui des rythmes des corps et du langage qui soutiennent en permanence ces interactions. Introduire ainsi dans la réflexion sur la ville une dimension anthropologique et poétique, sans laquelle tout se ramène à des questions purement techniques. 2. Sortir de la fascination pour les moments de concentration festive et repenser ceux de la vie associative et politique. Sortir également de la fascination pour les technologies de télécommunication et d information et repenser la puissance de potentialisation propre à l activité du langage qui reste à leur fondement. 3. Dépasser la conception métrique qui réduit les rythmes à de simples successions linéaires et calculables de temps forts et faibles et empêche de les concevoir comme des systèmes où les différences d intensités fortes et faibles sont multidimensionnelles et croisées (comme par exemple dans le rythme qui soutient la signifiance d un poème). 4. Lutter contre la vision technocratique dissipative du social et revaloriser le rôle du conflit dans les processus d individuation singulière et collective.» 6 Ces principes, presque utopiques, sont révélateurs des maux liés à la fragmentation de notre temporalité. Même si les solutions proposées ici paraissent difficilement réalisables, elles n en demeurent pas moins la marche à suivre si l on veut retrouver une relation plus personnelle et humaine à notre environnement. Ces transformations peuvent et doivent également se retrouver dans le champ de l art, ouvert à tous les possibles, afin de proposer une autre manière de vivre et d appréhender l espace urbain. 5 - Pascal Michon, «L eurythmie comme utopie urbaine» in Théoriques 2, Zones urbaines partagées, Saint-Denis, Synesthésie, 2008, p Ibid. p. 19 et 20 10

11 construction de nouvelles proximités Nous pourrions penser, après avoir fait état du morcellement de l espace et du temps propre à la ville diffuse, que la notion de proximité s est perdue dans cet éclatement spatio-temporel. Cela présupposerait donc que l ancien modèle urbain, plus compact, était d avantage propice aux échanges. Mais la proximité entre des individus issus de différents groupes sociaux s établit-elle nécessairement lorsque la distance métrique est faible? Si tel est le cas, cela reviendrait à penser que les connexions opérées entre les habitants sont conditionnées par un certain périmètre spatial et donc non-choisies. À l évidence, les relations qui se tissent entre les individus au sein d une ville sont bien plus complexes et ne relèvent pas essentiellement d une question de distance physique. Sans entrer dans les méandres de l espace virtuel, qui autorise des échanges impensables il y a de cela vingt ans du fait de l abolition de la notion de distance géographique, l espace réel, aussi fragmenté soit-il, permet à de nouvelles proximités de voir le jour. C est ce qu expose le chercheur Jacques Chevalier dans le numéro 14 de la revue ESO lorsqu il parle d une «échelle des proximités». Il observe dans un premier temps que les groupes sociaux sont répartis de la même manière qu avant - lorsque la ville était monocentrique et non dispersée - selon trois variables : «l auréolisation (associée aux étapes de la vie), [la] sectorisation (déterminée par la position socio-économique) et [l ] insularisation (liée aux origines ethniques, dans les villes nourries par une immigration continue)». 7 À partir de ces variables une forme de proximité peut se développer entre des individus d un même groupe social selon quelques caractéristiques communes telles que l apparence, le niveau de revenu ou encore le comportement. «Tout en gardant un intervalle respectable entre soi et les autres, entre la sphère privée et la sphère publique, il s agit avant tout de se donner une identité et de reconnaître une identité voisine à ceux qui sont aperçus ou réellement côtoyés. C est cette identité qui est alors supposée faire lien, construire du relationnel.» 8 À ce stade de l analyse, nous pourrions reprocher au chercheur la simplification qu il fait de la ville dispersée en considérant l individu comme casanier alors que, nous l avons vu précédemment, ce dernier oscille sans cesse entre mobilité et immobilité, partageant son temps entre plusieurs espaces. Cependant Jacques Chevalier a conscience de l exagération qu il propose quant à la vision de la ville dans cette première analyse, c est pourquoi il nous soumet une seconde lecture qui, cette fois-ci, prend en compte les mobilités qui ont cours dans la ville dispersée. La dimension temporelle intervient alors couplée à la spatialisation afin d évoquer les parcours individuels ou collectifs régulés et déterminés par des tracés bien définis. «Il existe en effet une métastructure faite d axes et de noeuds qui constituent des réseaux plus ou moins denses et complexes créant des relations connectives entre des lieux, métastructure qui encourage la multiplication et la diversification de ces derniers et contribue à l accentuation de la polycentricité» Jacques Chevalier, op. cit. p Ibid, p Ibid. p

12 La métastructure décrite ici est l élément moteur du rapport qui s établit entre l individu et son environnement urbain mais aussi entre tous les citadins eux-mêmes. Les connexions ne s effectuent plus seulement à l échelle d une rue ou d un quartier mais bien d un lieu à un autre par l intermédiaire d un réseau. En ce sens il paraît plus juste de parler d une échelle des proximités, celles-ci étant singulières, évolutives et non-assimilables à la définition générique de «proximité». Du local au multi-local, chaque échange intervient d une manière particulière, venant enrichir la relation de l individu à son environnement et aux autres. En définitive, le discours nostalgique qui veut faire regretter un temps passé où la solidarité, la proximité et la rencontre étaient affaires communes nie les nouvelles dimensions spatiales et temporelles d une ville diffuse dans laquelle le centre n est plus l unique point névralgique. Si l individualisme n a cessé de croître depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, cela ne sonne pas nécessairement la fin de toutes proximités mais plutôt leur redéfinition. De même l ère de la communication dans laquelle nous sommes entrés avec l essor des NTIC nécessite une nouvelle manière d appréhender l échange afin d éviter de s engouffrer plus profondément dans une société de l exclusion. 2. Un être sans intériorité et sans corps les dangers de l utopie de la communication À ce propos, Philippe Breton critique avec lucidité les travers de ce qu il nomme «l utopie de la communication» et ses conséquences néfastes sur la société et l individu. Dans un essai de sociologie 10, le chercheur se propose de répondre à la question suivante : pourquoi accorde-t-on autant d importance à la communication, depuis le milieu du XX ème siècle? Contrairement à l échelle des proximités de Jacques Chevalier qui suggère plusieurs formes de partages sans en décrire ses effets, l utopie de la communication, telle qu analysée par Philippe Breton, révèle les excès d une valeur post-traumatique - la communication - faisant de l humain un être vidé de son intériorité car entièrement tourné vers le social. Afin de comprendre ce constat, il est nécessaire d expliquer l ouvrage du chercheur. Si les relations entre individus ainsi que leur rapport au monde qui les environne ne sont pas explicitement décrits, ils n en demeurent pas moins liés aux remarques que formule Philippe Breton au fil de sa thèse. En effet, la communication s inscrit dans le contexte d une société, qui elle-même se développe au sein d une ville. Par cet acte le citadin éprouve son rapport à l autre tout autant qu à la ville et à ce qui la constitue. L utopie, telle que définie par Lesjek Kolakowski, serait «la foi en une société où non seulement les sources du mal, du conflit ou de l agression sont écartées mais où se réalise une réconciliation totale entre ce que l homme est, ce qu il devient et ce qui l entoure». 11 Il faut bien noter ici que l utopie reste un projet imaginaire qui n est donc pas amené à se 10 - Philippe Breton, L utopie de la communication, Paris, La Découverte, Cité par Gilles Lapouge in Utopie et civilisations, Albin Michel, Paris, 1991, p

13 réaliser. Associée à la communication, cette notion prend un sens tout particulier dans un contexte social très difficile, à savoir l après-guerre. Ce projet utopique, théorisé pour la première fois par Norbert Wiener, se développe à trois niveaux : «une société idéale, une autre définition anthropologique de l homme, la promotion de la communication comme valeur» 12. Mais une telle ambition nécessite la redéfinition de l homme en un Homo communicans, pour reprendre les termes de Breton. Si nous tendons effectivement vers cette utopie, alors le modèle humain n est autre qu un «être sans intériorité et sans corps, qui vit dans une société sans secret, un être tout entier tourné vers le social, qui n existe qu à travers l information et l échange, dans une société rendue transparente grâce aux nouvelles machines à communiquer». 13 L homme nouveau n agirait donc qu en réaction aux autres? Il n y aurait plus de race et donc plus d exclusion dans un monde où l homme se définit par ses relations. Mais dans les faits, ces pensées s incarnent-elles et sous quelles formes? Bien que l utopie de la communication prône l échange et la transparence, elle n en demeure pas moins dangereuse par son apologie systématique du consensus. C est en ce sens que l essai de Philippe Breton apparaît comme très éclairant, car, contrairement à ses contemporains qui vantent les mérites de la communication, ce chercheur pointe ses effets pervers dans l excès. Il évoque dans un premier temps les ambiguïtés de la communication, à commencer par sa définition qui pose problème encore aujourd hui. Par un effet de mode et de facilité, ce terme est employé régulièrement pour qualifier des pratiques hétérogènes. De nouvelles formations universitaires se targuent notamment de ce nom qui reste cependant très obscur quant à la définition du domaine d étude qu il concerne. À ce sujet, Philippe Breton écrit : «L imprécision notable du terme de communication confère en fait à cette notion une très grande souplesse, pour ne pas dire un certain opportunisme, qui rend possible sa pénétration dans tous les domaines concernés». 14 Si bien qu un véritable déplacement du rôle et de la fonction de cet outil qu est la communication s opère par rapport à ses finalités. À titre d exemple, l auteur évoque la confusion entre le fait réel et sa représentation, essentiellement médiatique. Au lieu de n être qu un intermédiaire, un simple passeur, le média est devenu un centre névralgique qui déforme le message voire l annihile complètement. Si l échange ne peut plus se faire directement entre l émetteur et le destinataire ou que la nature de son contenu est modifiée, alors nous sommes dans cette société autiste que décrivent Sfez et Baudrillard. Une telle constatation amène à réfléchir sur le développement des outils de communication. N a-t-on pas relégué la qualité du message au profit de l ergonomie des produits? Alors que les smartphones et autres tablettes envahissent les marchés, qu en est-il de la relation entre l émetteur et le récepteur? De tels outils ne favorisent-ils pas l individualisme? Quelles relations à l environnement urbain et aux autres autorisent-ils? 12 - Philippe Breton, op.cit., p Ibid., p Ibid., p

14 @.2: S1Eep1ng installation-performance sur l idée de «corps augmenté» de Frédéric Deslias & Gaël L, compagnie Le Clair-Obscur. Présentée aux Ateliers Intermédiaires à Caen en avril Le corps de la performeuse Sandra Devaux est isolé du monde, emprisonné dans un cerceuil de verre. Aucun contact direct ne permet de dialoguer avec elle. Les échanges sont médiatisés par le réseau : les messages publiés sur le mur de SleepinBeauty sont retranscrits à Sandra via une voix synthétique anonyme. La machine scanne alors en retour son corps pour publier en réponse son état émotionnel. La performeuse est un médium muet, inerte, léthargique, qui ne communique que via des états captés. (Crédits photos : Le Clair-Obscur. Pour plus d informations : 14

15 dégradation du lien social Comme l a très justement écrit Guy Debord, «Tout ce qui était directement vécu s est éloigné dans une représentation». 15 Cette idée se retrouve dans l utopie de la communication qu analyse Philippe Breton. Ce dernier développe cet aspect en abordant le rôle clé des médias et en prenant pour exemple le voyeurisme permis par les émissions de télé-réalité. Selon lui, «les médias ne font après tout que remplir un vide dont ils ne sont guère responsables». 16 Est-il alors possible de combler ce vide autrement que par des représentations très stéréotypées et extrêmement codifiées diffusées par les médias? Quelle est la cause de cette absence ou manque de lien social? Malheureusement l auteur ne répond pas à ces questions et ne fait que les soulever discrètement. Guy Debord, quant à lui, a le mérite de pointer les failles et les dangers du système lorsqu il écrit : «L aliénation du spectateur au profit de l objet contemplé (qui est le résultat de sa propre activité inconsciente) s exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir. L extériorité du spectacle par rapport à l homme agissant apparaît en ce que ses propres gestes ne sont plus à lui, mais à un autre qui les lui représente. C est pourquoi le spectateur ne se sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout.» 17 Si l on en croit Guy Debord, ce vide dont nous parlions précédemment serait en fait lié à un sentiment de dépossession de sa propre existence. Théorie des plus négatives qu il faut tout de même relativiser quand on sait que ce livre a été écrit dans l intention de nuire à la société spectaculaire. Mais des liens sont tout de même perceptibles entre la théorie situationniste et la dénonciation des effets pervers de l utopie de la communication par Breton. Ce chercheur reprend en effet certaines des observations faites pendant les années soixante par des groupes artistiques soucieux de la cohésion sociale (les situationnistes et Fluxus, par exemple). Il est regrettable que la partie de son essai qu il consacre à la critique ne soit pas plus étoffée car les questions qu elle soulève sont des plus pertinentes, encore aujourd hui. Il n est cependant pas le premier à s interroger sur les causes de la dégradation des relations inter-humaines. Hannah Arendt, dans un ouvrage intitulé Condition de l homme moderne, étudie entre autres les comportements humains dans la sphère publique. Elle explique ainsi que ce qui pousse le fabricateur vers la place du marché c est le désir de voir des produits et non des hommes. «C est ce manque de relations avec autrui, ce souci primordial de marchandises échangeables que Marx a flétris en y dénonçant la déshumanisation, l aliénation de soi de la société commerciale, qui en effet exclut les hommes en tant qu hommes et, par un remarquable renversement du rapport antique entre le privé et le public, exige que les hommes ne se fassent voir que dans le privé de leurs familles ou l intimité de leurs amis.» 18 Ici la communication n est envisagée que de 15 - Guy Debord, La société du spectacle, Gallimard, Paris, 1992, thèse 1 p Philippe Breton, op. cit., p Guy Debord, op. cit., thèse 39 p Hannah Arendt, Condition de l homme moderne, Pocket, Paris, 2010, p

16 manière utilitaire, dans le cadre d un échange de marchandises. Les relations ponctuelles observables au sein d une ville sont majoritairement de cette nature. Elles évoluent parfois à long terme ou restent superficielles, par nécessité. Dans une journée nous sommes amenés à communiquer un très grand nombre de fois, que ce soit par le langage ou par le corps. Autant de brefs instants d échanges qui déterminent notre rapport aux autres. Alternant sans cesse entre mobilité et immobilité, nous divisons notre temps vécu en parcours. Comment perçevons-nous l environnement urbain lorsque nous sommes pris dans ce mouvement? Quel(s) rythme(s) pouvons-nous adopter? 3. Régime de circulation et connexion des lieux multiplicité des rythmes La ville se parcourt, se traverse mais ne se laisse jamais découvrir totalement. Dans nos déplacements quotidiens nous ne saisissons qu une infime partie d un réseau en constante évolution. Et pourtant nous pouvons déjà esquisser un portrait : celui d une ville dans laquelle les lieux sont disséminés dans l espace et ne sont pas séparables d un certain régime de circulation. Comme l explique Rem Koolhaas à propos de ce qu il appelle la «Ville Générique» : «ce qui est nouveau avec cette voie publique vouée aux déplacements, c est qu elle ne peut pas être mesurée par ses dimensions. Le même trajet (disons de quinze kilomètres) procure un grand nombre d expériences complètement différentes : il peut durer cinq ou quarante minutes ; il peut se parcourir seul ou presque, ou être partagé avec la population entière». 19 Du centre-ville à la périphérie, les chemins sont donc multiples et leur durée varie selon de nombreux paramètres, seul demeure un sentiment d éloignement. Si le centre-ville est un point névralgique, chaque lieu qui le constitue possède ses caractéristiques propres, bien souvent liées à un régime de circulation. «Là où le mouvement devient synchronisé, il se fige : sur les escalators, près des sorties, devant les parcmètres ou les distributeurs automatiques. Parfois, sous la contrainte, les individus sont canalisés dans un flux, poussés à travers une seule porte, ou forcés de franchir l intervalle entre deux obstacles temporaires». 20 La marche est plus régulière et monotone lorsque l on s éloigne des grands magasins et autres commerces, peut-être par manque de stimuli visuels? Ou tout simplement par l habitude d un parcours que l on effectue dans l unique but de se rendre d un point à un autre. Nous vivons désormais dans plusieurs espaces partagés : l intimité d une maison ou d un appartement, le lieu de travail et celui des loisirs. Nos déplacements quotidiens sont donc rythmés par ce trio d espaces parcourus. Est-il possible de faire une pause, souffler un peu et prendre le temps de considérer l environnement qui nous entoure? Lorsque l on dispose d un véhicule il faut trouver une place de stationnement ou, dans le cas des transports en commun, attendre le prochain 19 - Rem Koolhaas, Junkspace, Paris, Payot, 2011, p Ibid., p

17 arrêt. Mais quand on est à pied toute la difficulté réside dans la recherche d un banc ou d un élément similaire pour s asseoir. Or il est clair que, selon le lieu dans lequel on se trouve, s il n a pas été spécialement prévu que l on s y arrête cela est visible dans l aménagement des voies et de ses environs. La quête de l endroit idéal pour se reposer se révèle alors être un véritable challenge! Ainsi de très nombreuses rues, rectilignes à n en plus finir, n autorisent pas la flânerie, préférant l utilité dans les déplacements. Certains bancs ont même été remplacés par des sièges inclinés ne permettant pas la position assise puisqu ils n offrent qu un appui, temporaire par nature - triste réponse de l autorité publique pour lutter contre les individus sans domicile fixe qui se reposent ou dorment sur les bancs. Dans cette course effrénée voulue et pensée par l aménagement de la ville, le promeneur a peine à se déplacer sans but précis. Il adopte donc la conduite qu on lui dicte, à l image de tous ces individus qui déambulent, tels des pantins, pour se rendre d un point à un autre sans réelle prise de conscience du trajet en lui-même. La connexion entre deux lieux, tantôt douce ou radicale, suggère des tracés conduisant l individu là où il le souhaite, et non de la manière dont il le souhaite. La démarche entreprise par le groupe situationniste dans les années soixante se base sur des observations similaires. Critiquant la séparation fonctionnelle à l oeuvre dans les villes, l aliénation de l individu au travail et dans la société du spectacle, les membres de ce groupe proposent d autres manières de vivre notre relation à l espace urbain. Cela passe par des expériences de dérive et de psychogéographie - réactualisées aujourd hui par de nombreux artistes - mais surtout par l édition d une revue : L Internationale Situationniste. Dans un article intitulé Positions situationnistes sur la circulation, Guy Debord énonce neuf principes essentiels qui mettent en évidence les problèmes de circulation en y apportant parfois une solution. Parmi ceux-ci nous retiendrons le n 3 : «Il nous faut passer de la circulation comme supplément du travail, à la circulation comme plaisir». 21 Douce utopie dans un monde rythmé aujourd hui encore par des déplacements routiniers contraignants. Mais cette courte phrase a le mérite de pointer l un des problèmes majeurs de l urbain : la circulation conditionnée des individus à travers un réseau toujours plus dense et complexe. perceptions croisées Si l on s intéresse maintenant aux perceptions que l on a de notre ville, nous constatons qu en la parcourant sans y prêter attention il est difficile de la saisir dans son ensemble, sans occulter les spécificités des différentes parties qui la constituent. À l échelle d un quartier ou d une rue, nul besoin de sacrifices, l atmosphère générale peut être perçue si l on accepte d éprouver véritablement notre relation à ce «morceau de ville» Guy-Ernest Debord, «Positions situationnistes sur la circulation» in L Internationale Situationniste, n 3, décembre Lisible à l adresse suivante : 17

18 Porter une attention particulière à l environnement sonore de l espace urbain est une manière d appréhender un lieu, de discerner certaines de ses spécificités et d en saisir les dimensions sociologiques, musicales et poétiques. Une étude attentive des flux de circulations et des comportements des citadins permet notamment de capter leurs interactions avec l espace public. Partant de ce constat à l échelle de la ville de Caen, j ai souhaité éprouver autrement et enrichir cette relation immatérielle qui nous lie à l espace public en la partageant en temps réel avec d autres personnes se situant dans un lieu éloigné géographiquement. L enjeu réside dans le croisement des perceptions sonores qui provoque un niveau de conscience particulier. Une relation de réciprocité est mise en place entre les habitants des deux villes, comme un jeu de miroir laissant transparaître les spécificités de chacun. Profitant de l existence d un jumelage entre Caen et Nashville, renforcé par le contexte historique qui a rapproché les États-Unis de la France, j ai choisi de travailler sur le lien qui uni ces deux villes. Le projet consiste en la réalisation et la mise en place de deux sculptures sonores installées dans chacune des villes, en des lieux rendant hommage par leur dénomination au lien gémellaire. Des capteurs sonores disposés en plusieurs endroits dans les rues de Caen et de Nashville ainsi qu un système de retransmission en temps réel permettent à chacune des sculptures d émettre des sons. Ceux-ci sont de diverses natures : les conversations des passants dans l une des rues principales de la ville, les vibrations produites par la circulation des automobilistes sur un pont, la vie des habitants d un quartier résidentiel ou encore la musique country diffusée par les hauts-parleurs à Nashville. Dès qu un visiteur s approche et/ou traverse les éléments qui constituent la sculpture, le son devient audible. L expérience physique induite ici modifie considérablement notre perception sonore selon les déplacements et positions que nous adoptons. Mais lorsque personne ne passe à proximité, la respiration de la jumelle est imperceptible. Cette relation de réciprocité instaurée dans le cadre d un projet artistique propose un croisement de perceptions. Les sources sonores choisies dans la ville révèlent un paysage urbain particulier, presque poétique lorsque l origine du son nous échappe. Ce qui importe lors de la sélection n est pas tant ce que représente le lieu d où est prélevé le son mais plutôt ce qui s y passe. Ce projet ne met pas en avant la séparation spatiale - des lieux ou des individus -, il donne au contraire la possibilité à une nouvelle relation de s instaurer, entre les habitants de deux pays, de deux villes plus précisément, mais aussi entre divers espaces d une seule et même ville. Car cette problématique de la séparation, que nous avons d ailleurs abordée dans l étude du morcellement de l espace et du temps au sein de la ville diffuse, est une constituante majeure de la réflexion sur l espace urbain. zonage, ségrégation et surveillance/des mécanismes disciplinaires «Aujourd hui l urbain agence des espaces distincts de plus en plus homogènes, fonctionnellement et/ou socialement. La séparation fonctionnelle est définie par le terme de zonage, alors que la ségrégation renvoie aux problèmes de sépartition spatiale des groupes sociaux et des individus. Il n y a pas de situation urbaine, dans le monde, où le fait 18

19 ségrégatif n apparaît pas, jusqu à parfois constituer un mode dominant d organisation.» 22 Métro, boulot, dodo, un cantique qui ne cesse de se ternir au fil des années. Les urbanistes et architectes l ont bien compris, le modèle fonctionnaliste inscrit en 1933 dans la Charte d Athènes est trop rigide. Cependant c est ainsi qu on été organisées les villes et les conséquences d un tel zonage sont aujourd hui très critiquées par la profession. Mais plus encore que cette séparation des usages, celle des classes sociales apparaît comme particulièrement préoccupante. À l échelle d une petite ou moyenne ville, les HLM et quartiers dits «sensibles» représentent le lieu d habitation de la population la plus pauvre. Isolée des autres quartiers d un point de vue géographique, l aménagement de son territoire reste la plupart du temps sommaire, le budget des villes étant avant tout consacré aux quartiers plus aisés, au centre historique et, de manière générale, à l aménagement de la voirie. La tendance s est quelque peu inversée aujourd hui du fait d une prise de conscience des politiques quant à l importance que prennent certaines de ces enclaves. Que dire alors des ghettos ou des bidonvilles qui couvrent la planète? Qu ils soient de très grande taille ou non, ces derniers abritent une classe sociale très pauvre à la merci du reste de la ville. En effet, si le bidonville se retrouve proche du centre ou bien situé, par un effet d étalement de la ville, il est alors détruit ou déplacé, sans que ses habitants n aient leur mot à dire. Main d oeuvre exploitée et pourtant essentielle au développement urbain, ils sont paradoxalement chassés et très utiles. Si cette situation est encore dissimulée en France, elle éclate au grand jour en Inde, en Afrique de l Ouest ainsi qu en Amérique, où les individus les plus pauvres trouvent refuge sur les trottoirs. Issue bien souvent de l immigration, cette classe sociale est la plus touchée par le phénomène de ségrégation propre à nos villes. À l inverse, ce processus peut être choisi et concerne dans ce cas les groupes sociaux les plus riches ; c est le cas notamment des gated communities aux États-Unis. Paradis dorés entourés de barrières et de caméras de surveillance, ces morceaux de ville dans la ville possèdent toutes les commodités nécessaires pour que ses habitants n éprouvent pas le besoin d en sortir. Pensés comme des cocons, ils protègent les individus les plus aisés des plus pauvres, entrevus ici comme une menace ou un simple désagrément. «L organisation urbaine associe donc des sphères, des bulles d espaces sociaux et fonctionnels interagissants, la mobilité servant de liant pour constituer cette écume spatiale qui partout s épanche». 23 Et comme si ségrégation et zonage ne suffisaient pas pour isoler et ainsi contrôler les individus, on assiste depuis une dizaine d années à une intensification des dispositifs de surveillance dans l espace urbain. Analysée par Michel Foucault en 1975 dans Surveiller et Punir : naissance de la prison, la société de surveillance s organise selon le modèle panoptique. «Quand Foucault définit le Panoptisme, tantôt il le détermine concrètement comme un agencement optique ou lumineux qui caractérise la prison, tantôt 22 - Michel Lussault, «Le régime de l urbain généralisé : un nouvel habitat humain» in Théoriques 2, Zones urbaines partagées, Saint-Denis, Synesthésie, 2008, p Ibid., p

20 il le détermine abstraitement comme une machine qui non seulement s applique à une matière visible en général (atelier, caserne, école, hôpital autant que prison), mais aussi traverse en général toutes les fonctions énonçables. La formule abstraite du Panoptisme n est plus voir sans être vu, mais imposer une conduite quelconque à une multiplicité humaine quelconque». 24 De tels mécanismes disciplinaires dans une ville dispersée où les individus subissent leur existence plutôt que ne la choisissent et ne la vivent ne peuvent qu aboutir à une névrose générale. En réponse à ce contexte aliénant qu est devenu l espace urbain, l art intervient comme une tentative de dépassement de la fonctionnalité et de l usage. Par des pratiques hétérogènes, les artistes critiquent tous les travers et maux que nous avons évoqués. Certains vont plus loin que la critique ou la prise de conscience puisqu ils agissent directement sur la relation qui nous lie à l espace urbain, en essayant de la rendre plus humaine, plus poétique ou, tout simplement, en permettant à chacun de se reconnaître dans la ville, de l apprécier enfin pour une autre raison que son fonctionnalisme Gilles Deleuze, Foucault, Paris, Éditions de Minuit, 2004, p

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

Nous avons besoin de passeurs

Nous avons besoin de passeurs 1 Nous avons besoin de passeurs «Lier pratiques culturelles et artistiques, formation tout au long de la vie et citoyenneté» François Vercoutère Du point de vue où je parle, militant d éducation populaire

Plus en détail

Dossier pédagogique Ateliers pour les collèges

Dossier pédagogique Ateliers pour les collèges M u s é e d u V i e u x N î m e s Dossier pédagogique Ateliers pour les collèges Contact Charlotte Caragliu, Chargée de projet pour les collèges, les lycées et les écoles supérieures Isaline Portal, Responsable

Plus en détail

Du marketing dans ma PME!

Du marketing dans ma PME! Du marketing dans ma PME! Manque d expérience marketing des managers de sociétés technologiques, difficulté de recruter des profils marketing formés ou expérimentés : pourquoi la mission marketing est-elle

Plus en détail

fiche pratique Préparer un accord GPEC Octobre 2008 #10 des repères pour agir dans les entreprises de plus de 50 salariés

fiche pratique Préparer un accord GPEC Octobre 2008 #10 des repères pour agir dans les entreprises de plus de 50 salariés h fiche pratique des repères pour agir #10 Préparer un accord GPEC dans les entreprises de plus de 50 salariés Octobre 2008 Le souci de se mettre en conformité avec la loi pousse un certain nombre d entreprises

Plus en détail

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 J ai le goût de partager avec vous mes expériences de vie qui en 2003 ont créé un précédent incontestable lors de la parution de mon livre : Changez votre

Plus en détail

Dossier d expatriation

Dossier d expatriation 3 ème année IPAG Alexis Keuleyan Dossier d expatriation Expatriation réalisée dans l université d Huddersfield en Angleterre. Arrivant à la fin de mon premier semestre de 3 ème année à l IPAG, que j ai

Plus en détail

Deux regards sur la société des individus

Deux regards sur la société des individus Deux regards sur la société des individus Véronique GUIENNE Dans leurs derniers ouvrages, Robert Castel et François Dubet s interrogent sur la recherche en sociologie et son utilité sociale et politique.

Plus en détail

L'audiodescription. Principes et orientations

L'audiodescription. Principes et orientations L'audiodescription Principes et orientations Rendre la culture accessible à tous permet d éviter l exclusion. L audiodescription est une technique de description destinée aux personnes aveugles et malvoyantes.

Plus en détail

La création artistique : outil de construction et de développement personnel des individus.

La création artistique : outil de construction et de développement personnel des individus. Association Loi 1901 Siret n 399 056 050 00046 APE n 900 1Z 13 rue Etienne Marcel 93500 PANTIN Tél : 01 49 42 10 52 Mail : association.latribu@free.fr Site : www.latribudepantin.com TEAM BUILDING Dynamisation

Plus en détail

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage LE RAPPORT DE STAGE Le rapport de stage a pour objet de présenter des faits et des réflexions sur un stage d apprentissage qui, généralement, s est déroulé dans le cadre d un programme de formation professionnelle.

Plus en détail

E-LECLERC LEVALUATION DU SITE WEB. A. Evaluation «subjective» du site web. 1. Choix du site web. 2. Présentation le site A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4

E-LECLERC LEVALUATION DU SITE WEB. A. Evaluation «subjective» du site web. 1. Choix du site web. 2. Présentation le site A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4 LEVALUATION DU SITE WEB E-LECLERC A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4 A. Evaluation «subjective» du site web 1. Choix du site web J ai choisi de réaliser l évaluation «subjective» sur le site web : www.e-leclerc.com,

Plus en détail

Dossier Réalisation Artistique Personnelle ESKEMM. Réalisé le 23 Avril 2009 à PolN. LARDEUX Solenn

Dossier Réalisation Artistique Personnelle ESKEMM. Réalisé le 23 Avril 2009 à PolN. LARDEUX Solenn Dossier Réalisation Artistique Personnelle ESKEMM Réalisé le 23 Avril 2009 à PolN LARDEUX Solenn Créer un projet ayant pour intitulé «réalisation artistique personnelle» laisse une très grande liberté.

Plus en détail

Lire pour préparer un travail

Lire pour préparer un travail Leçon LA LECTURE 5 Choisir ses sources documentaires 1 EFFICACE Lire pour préparer un travail Leçon 5 Choisir ses sources documentaires Avertissement Dans la présente leçon, on se préoccupe du choix adéquat

Plus en détail

RÉSUMÉ 9. Résumé. Le concept de la «demande» appliqué à l éducation

RÉSUMÉ 9. Résumé. Le concept de la «demande» appliqué à l éducation RÉSUMÉ 9 Résumé Le concept de la «demande» appliqué à l éducation La demande est rapidement devenue une partie importante du discours sur la réforme éducative dans le monde entier. C est un concept controversé.

Plus en détail

RAPPORT D ETAPE DU GARANT CNDP (08 avril 2013)

RAPPORT D ETAPE DU GARANT CNDP (08 avril 2013) 1 CONCERTATION POUR LE PROJET DE RECONSTRUCTION DE LA LIGNE DE GRAND TRANSPORT D ELECTRICITE ENTRE ARRAS ET LILLE RAPPORT D ETAPE DU GARANT CNDP (08 avril 2013) RAPPEL Le débat public pour ce projet dont

Plus en détail

ESPACE DE RENCONTRE AVEC L OEUVRE D ART. Cahier des charges relatif à l aménagement et au fonctionnement. Préambule

ESPACE DE RENCONTRE AVEC L OEUVRE D ART. Cahier des charges relatif à l aménagement et au fonctionnement. Préambule ESPACE DE RENCONTRE AVEC L OEUVRE D ART Cahier des charges relatif à l aménagement et au fonctionnement Préambule Le rectorat de l académie de Lille et la direction régionale des affaires culturelles du

Plus en détail

L alternative nomade

L alternative nomade L alternative nomade Thierry Crouzet mène depuis longtemps une réflexion sur la société où les changements économie, partage, mode de pensée induits par le numérique et ses réseaux ont une part déterminante.

Plus en détail

Pour des lieux autonomes d expérimentation artistique partagée

Pour des lieux autonomes d expérimentation artistique partagée Pour des lieux autonomes d expérimentation artistique partagée Projet de référentiel complémentaire à la Charte de la Coordination Nationale des Lieux Intermédiaires et Indépendants L analyse comparée

Plus en détail

Junior ESSEC 19/01/2015

Junior ESSEC 19/01/2015 JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE CONCERTATION NATIONALE SUR LE NUMÉRIQUE 3ème journée Compte-rendu de l atelier 4 : Transformation numérique des relations administration-usagers Thème de la journée

Plus en détail

Le géomarketing - Page 1 sur 7

Le géomarketing - Page 1 sur 7 Le géomarketing - Page 1 sur 7 LES DOSSIERS MADWATCH.net méthodes Le Géomarketing Novembre 2003 Nb de pages : 7 Le géomarketing - Page 2 sur 7 Créé dans les années 80, la plupart des applications du géomarketing

Plus en détail

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs.

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs. MANAGERS : COMMENT PRENEZ-VOUS EN CHARGE LES CONFLITS? AUTO-EVALUEZ-VOUS! Dans un contexte économique morose et qui perdure, nous sommes confrontés à un grand nombre de difficultés et de frustrations.

Plus en détail

CONCEPTION D UN MONITORING DES QUARTIERS COUVRANT L ENSEMBLE DU TERRITOIRE DE LA RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE

CONCEPTION D UN MONITORING DES QUARTIERS COUVRANT L ENSEMBLE DU TERRITOIRE DE LA RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE CONCEPTION D UN MONITORING DES QUARTIERS COUVRANT L ENSEMBLE DU TERRITOIRE DE LA RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE UITWERKING VAN EEN WIJKMONITORING DIE HET HELE GRONDGEBIED VAN HET BRUSSELS HOOFDSTEDELIJK

Plus en détail

Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables

Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables COM(2013) 913 final - Ensemble vers une mobilité urbaine compétitive et économe

Plus en détail

LA CONTRACTUALISATION DANS LA RELATION DE

LA CONTRACTUALISATION DANS LA RELATION DE réseau PLURIDIS LA CONTRACTUALISATION DANS LA RELATION DE COACHING 1. ANALYSER LA DEMANDE, UNE ACTION DE COACHING A PART ENTIERE Dans la relation de coaching, l étape de l analyse de la demande représente

Plus en détail

Parallèles critiques Thèse d Etat Ecole Doctorante Paris I Indirat Cruz 2002

Parallèles critiques Thèse d Etat Ecole Doctorante Paris I Indirat Cruz 2002 Parallèles critiques Thèse d Etat Ecole Doctorante Paris I Indirat Cruz 2002 I Christian Gattinoni : travail personnel A Travail plastique L œuvre créatrice de Christian Gattinoni se voit dirigée vers

Plus en détail

Le diagnostic Partagé,

Le diagnostic Partagé, Le diagnostic Partagé, un outil au service du projet Territorial enfance jeunesse Les Guides Pratiques Introduction Parce que nous sommes dans un monde complexe, Définitions, enjeux, méthodologie Phase

Plus en détail

Accompagner le changement

Accompagner le changement A faire suivre à : retour à : Accompagner Problématique Le changement, c est tous les jours! Il fait aujourd hui partie intégrante de l univers des entreprises et des salariés. Présenté le plus souvent

Plus en détail

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques 2328 DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques I ENJEU SOCIAL : UN DEBAT DANS LE CHAMP PROFESSIONNEL Il existe un débat récurrent

Plus en détail

LIVRE BLANC COMMUNICATIONS MARKETING ET CRM

LIVRE BLANC COMMUNICATIONS MARKETING ET CRM LIVRE BLANC COMMUNICATIONS MARKETING ET CRM LIVRE BLANC COMMUNICATIONS MARKETING ET CRM 2 À PROPOS De nos jours, il est essentiel pour les entreprises de définir une stratégie marketing précise et efficace.

Plus en détail

Qu est-ce que la virtualisation?

Qu est-ce que la virtualisation? I Qu est-ce que la virtualisation? L actuel et le virtuel Considérons pour commencer l opposition facile et trompeuse entre réel et virtuel. Dans l usage courant, le mot virtuel s emploie souvent pour

Plus en détail

La musique au service du marketing

La musique au service du marketing Laurent DELASSUS La musique au service du marketing L impact de la musique dans la relation client, 2012 ISBN : 978-2-212-55263-8 Introduction La musique est-elle un langage? S il est évident qu elle est

Plus en détail

Le projet d aménagement et de développement durable

Le projet d aménagement et de développement durable 5 Améliorer l accessibilité des territoires en diversifiant les modes de déplacement et réaménager le cadre de vie Les transformations de la ville, et plus spécifiquement encore ses extensions périphériques,

Plus en détail

Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique

Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique AUNEGE Campus Numérique en Economie Gestion Licence 2 Comptabilité analytique Leçon 1 Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique 1 RÔLES DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION INFORMER

Plus en détail

Motion de résultats Christine Panchaud, Coordinatrice de programme, Bureau International de l Education, UNESCO

Motion de résultats Christine Panchaud, Coordinatrice de programme, Bureau International de l Education, UNESCO 3 ème séminaire international BIE - UNESCO Dialogue politique et stratégies de mise en œuvre du changement du curriculum de l éducation de base pour lutter contre la pauvreté. Ouagadougou 13-17 mars 2006

Plus en détail

Difficultés et opportunités de TIC en Afrique centrale

Difficultés et opportunités de TIC en Afrique centrale Kigali 3rd EuroAfriCa-ICT Awareness Workshop Difficultés et opportunités de TIC en Afrique centrale «cas de la RD CONGO» Par Benjamin MURHESA CIBALONZA IT Manager / Radio Maendemeo Bukavu DR Congo 1 Introduction

Plus en détail

Comment réaliser une enquête par questionnaire?

Comment réaliser une enquête par questionnaire? Comment réaliser une enquête par questionnaire? 1. L objectif d une enquête : L enquête de satisfaction est un baromètre qui permet de prendre le pouls de la clientèle. Simple et peu coûteuse, elle révèle

Plus en détail

Rapport synthétique. Une formation en communication de crise pour les autorités locales

Rapport synthétique. Une formation en communication de crise pour les autorités locales Rapport synthétique Une formation en communication de crise pour les autorités locales Ce rapport est la synthèse d une réflexion sur les sessions de formation en communication de crise qui ont été organisées

Plus en détail

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 1 www.optigede.ademe.fr ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités

Plus en détail

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise Introduction Le logiciel de simulation d entreprise Shadow Manager représente le nec plus ultra des outils pédagogiques de simulation de gestion

Plus en détail

Les stratégies de rupture

Les stratégies de rupture DOSSIER Les stratégies de rupture sous la direction de Laurence Lehmann-Ortega Pierre Roy DOSSIER LAURENCE LEHMANN-ORTEGA HEC Paris PIERRE ROY Université Montpellier 1, ISEM Introduction Une nouvelle

Plus en détail

LE 12 SEPTEMBRE 2015, C'EST LE PARK(ing) Day À ROUYN-NORANDA!

LE 12 SEPTEMBRE 2015, C'EST LE PARK(ing) Day À ROUYN-NORANDA! LE 12 SEPTEMBRE 2015, C'EST LE PARK(ing) Day À ROUYN-NORANDA! Qu est-ce que le PARK(ing) Day Initiée en 2005 à San Francisco, cette manifestation vise à reconquérir temporairement les espaces publics urbains

Plus en détail

Les outils graphiques d expression pour l analyse fonctionnelle des systèmes Domaine d application : Représentation conventionnelle des systèmes

Les outils graphiques d expression pour l analyse fonctionnelle des systèmes Domaine d application : Représentation conventionnelle des systèmes Section : S Option : Sciences de l ingénieur Discipline : Génie Électrique Les outils graphiques d expression pour l analyse fonctionnelle des systèmes Domaine d application : Représentation conventionnelle

Plus en détail

Dossier de presse 2013

Dossier de presse 2013 Dossier de presse 2013 Immeuble Le Méliès, 261 rue de Paris 93100 Montreuil Tél. 0142853952 Fax 0149950601 www.vacancesetfamilles.fr fede@vacancesetfamilles.asso.frfr 1 SOMMAIRE Présentation Vacances et

Plus en détail

Catalogue de formations

Catalogue de formations Catalogue de formations 2011 Cher membre, cher sympathisant, Comme vous le savez peut-être déjà, les équipes d Ingénieurs Sans Frontières vous offrent la possibilité de vous investir à travers une grande

Plus en détail

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 PRINCIPES DE TRAVAIL POUR L ANALYSE DES RISQUES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS DESTINÉS À ÊTRE APPLIQUÉS PAR LES GOUVERNEMENTS CAC/GL 62-2007 CHAMP D APPLICATION

Plus en détail

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein France 2010 - DIVJEUSEIN10 Arguments pour convaincre TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein Arguments pour convaincre Le cancer du sein touche autour de 50 000

Plus en détail

SPECTACLES PETITE ENFANCE :

SPECTACLES PETITE ENFANCE : SPECTACLES PETITE ENFANCE : PHENOMENE DE MODE OU PROJET DE SOCIETE? Mémoire présenté pour l obtention du : DESS Management du Spectacle Vivant Promotion 2003-2004 Directeur de mémoire : René LAFITE Dominique

Plus en détail

Retour sur le pari de Rio 1992 : État des lieux et perspectives pour Rio +20

Retour sur le pari de Rio 1992 : État des lieux et perspectives pour Rio +20 Retour sur le pari de Rio 1992 : État des lieux et perspectives pour Rio +20 Conférence introductive InEE CNRS Paris, 4 avril 2012 Laurence Tubiana Institut du Développement Durable et des Relations Internationales

Plus en détail

Bureau des étudiants VERSION IFP

Bureau des étudiants VERSION IFP Bureau des étudiants VI VERSION IFP l Institut Français de Presse & Version IFP L Institut Français de Presse est une institution pionnière dans la formation au monde des médias. Depuis près de 80 ans,

Plus en détail

INITIATIVE DE LA FRANCOPHONIE POUR DES VILLES DURABLES. Efficacité énergétique et ville durable : leçons de l atelier d Abidjan

INITIATIVE DE LA FRANCOPHONIE POUR DES VILLES DURABLES. Efficacité énergétique et ville durable : leçons de l atelier d Abidjan Université d été : Bâtiments, Villes et Territoires durables face aux défis du changement climatique INITIATIVE DE LA FRANCOPHONIE POUR DES VILLES DURABLES Efficacité énergétique et ville durable : leçons

Plus en détail

Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle»

Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle» Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle» Introduction Suite à l envoi du questionnaire «Clientèle», nous avons reçu un total de 588 réponses. Ce résultat nous semble tout à fait satisfaisant

Plus en détail

Le lycée pilote innovant de Poitiers

Le lycée pilote innovant de Poitiers Merci d'utiliser le titre suivant lorsque vous citez ce document : OCDE (1998), «Le lycée pilote innovant de Poitiers : Futuroscope - 10 ans déjà», PEB Échanges, Programme pour la construction et l'équipement

Plus en détail

Apprendre Twitter à l école maternelle.

Apprendre Twitter à l école maternelle. Apprendre Twitter à l école maternelle. Source : http://fragmentsdeclasse.blogspot.fr/2011/12/apprendre-twitter-lecole-maternelle.html Apprendre les réseaux sociaux à l école maternelle. Ces derniers mois

Plus en détail

CONDITIONS GENERALES DE PARTICIPATION POUR LES ORGANISATEURS DE MANIFESTATIONS DE LA CAMPAGNE «ANNEE DU JARDIN 2016 ESPACE DE RENCONTRES»

CONDITIONS GENERALES DE PARTICIPATION POUR LES ORGANISATEURS DE MANIFESTATIONS DE LA CAMPAGNE «ANNEE DU JARDIN 2016 ESPACE DE RENCONTRES» GARTENJAHR ANNEE DU JARDIN ANNO DEL GIARDINO ONN DAL CURTIN 2016 RAUM FÜR BEGEGNUNGEN ESPACE DE RENCONTRES SPAZIO PER INCONTRI SPAZI PER INSCUNTERS CONDITIONS GENERALES DE PARTICIPATION POUR LES ORGANISATEURS

Plus en détail

INTRODUCTION Amour, apprentissages, approches, abandons des débuts, violence du désir, corps- à- corps, emprises et dépenses, incertitudes et attentes, pratiques et codes, plaisirs ordinaires, jouissance

Plus en détail

COMPETENCES SOCIO-ECONOMIQUES DEVELOPPEMENT PERSONNEL ET CITOYEN

COMPETENCES SOCIO-ECONOMIQUES DEVELOPPEMENT PERSONNEL ET CITOYEN MINISTERE DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE ADMINISTRATION GENERALE DE L ENSEIGNEMENT ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ENSEIGNEMENT DE PROMOTION SOCIALE DE REGIME 1 DOSSIER PEDAGOGIQUE UNITE DE FORMATION COMPETENCES

Plus en détail

«Dire et écrire» pour réaliser une composition en travail collaboratif en géographie. Agnès Dullin, lycée J. Racine 20 rue du Rocher, 75008 Paris

«Dire et écrire» pour réaliser une composition en travail collaboratif en géographie. Agnès Dullin, lycée J. Racine 20 rue du Rocher, 75008 Paris «Dire et écrire» pour réaliser une composition en travail collaboratif en géographie Agnès Dullin, lycée J. Racine 20 rue du Rocher, 75008 Paris OBJECTIFS 1- Niveau et insertion dans la programmation 2-

Plus en détail

VIDEO FADA. un projet du Cinéma Numérique Ambulant dans les cités françaises

VIDEO FADA. un projet du Cinéma Numérique Ambulant dans les cités françaises VIDEO FADA un projet du Cinéma Numérique Ambulant dans les cités françaises Le Cinéma Numérique Ambulant (CNA) est un réseau d associations, basées en Afrique et en Europe, qui a pour objectif d organiser

Plus en détail

Les outils de communication

Les outils de communication FICHE DE SYNTHÈSE Module 8 Les outils de communication - MODULE SEMAINE 8 - SOMMAIRE : I) Les différents média de communication...2 II) Savoir tirer parti des réseaux sociaux...2 1/6 I) LES DIFFÉRENTS

Plus en détail

SEMINAIRE DE LANCEMENT DE LA RÉVISION GENERALE DES POLITIQUES PUBLIQUES. Centre de conférences internationales mardi 10 juillet 2007

SEMINAIRE DE LANCEMENT DE LA RÉVISION GENERALE DES POLITIQUES PUBLIQUES. Centre de conférences internationales mardi 10 juillet 2007 SEMINAIRE DE LANCEMENT DE LA RÉVISION GENERALE DES POLITIQUES PUBLIQUES Centre de conférences internationales mardi 10 juillet 2007 Discours de M. Eric WOERTH Messieurs les Ministres, Madame et Messieurs

Plus en détail

ateliers de création plastique catalogue Karine WITTIG

ateliers de création plastique catalogue Karine WITTIG ateliers de création plastique catalogue Karine WITTIG Karine WITTIG Artiste plasticienne www.pluri-l.com Ateliers créatifs proposés Ateliers créatifs par tranche d âge Animations évènementielles Animation

Plus en détail

Présente. Un «réseau social cartographique» (Ouest France)

Présente. Un «réseau social cartographique» (Ouest France) 210 rue St Maur - 75010 Paris Contact : 01 77 12 32 99 Responsable : Eric HAMELIN (voir aussi contacts en fin de document) Présente Un «réseau social cartographique» (Ouest France) Un outil qui permet

Plus en détail

Contribution dans le cadre de la consultation de la Commission européenne «La culture pour l Europe,

Contribution dans le cadre de la consultation de la Commission européenne «La culture pour l Europe, Contribution dans le cadre de la consultation de la Commission européenne «La culture pour l Europe, l Europe pour la culture» (2006) Texte rédigé par le Relais Culture Europe dans le cadre de la consultation

Plus en détail

Si nous nous contentions d un champ de vision de 40, il faudrait quatre ou cinq perspectives pour représenter un espace d habitation.

Si nous nous contentions d un champ de vision de 40, il faudrait quatre ou cinq perspectives pour représenter un espace d habitation. Avant-propos La vue en perspective correspond bien à une perception humaine de l espace. La représentation d une perspective à l aide de la géométrie traduit, elle, avec précision les phénomènes optiques

Plus en détail

Profils. COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche

Profils. COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche C Profils COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche C Profils COMPÉTENCE de COMMUNICATION APERÇU La compétence de communication englobe l ensemble des aptitudes

Plus en détail

Directive Régionale d Aménagement

Directive Régionale d Aménagement Directive Régionale d Aménagement Développer les fonctions de centralité autour des quartiers de gare Cahier d intentions Septembre 2010 Mise en œuvre du Schéma Régional d Aménagement et de Développement

Plus en détail

Concertation sur le projet d aménagement «Route de Toulouse»

Concertation sur le projet d aménagement «Route de Toulouse» Concertation sur le projet d aménagement «Route de Toulouse» Compte-rendu de la 2 e du groupe de travail I. Rappel du contexte général Société Publique Locale, la Fabrique Métropolitaine de La Cub («La

Plus en détail

Chapitre1 : Introduction au travail collaboratif

Chapitre1 : Introduction au travail collaboratif Chapitre1 : Introduction au travail collaboratif 1. Définition, notions voisines et lexique de termes techniques Travail collaboratif, coopératif ou encore travail de capitalisation, autant de termes dont

Plus en détail

GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012

GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012 GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012 1 ÉNONCÉE DE LA PROBLÉMATIQUE ET MOTIVATION Dans certains

Plus en détail

Le processus de déménagement et relocalisation des ménages

Le processus de déménagement et relocalisation des ménages Intervention n 7.1 Le processus de déménagement et relocalisation des ménages Jean-Pierre Nicolas - directeur adjoint du Laboratoire d Economie des Transports La présentation que je vais faire [diapositive

Plus en détail

ET SI COMMUNES ET ENTREPRISES COLLABORAIENT?

ET SI COMMUNES ET ENTREPRISES COLLABORAIENT? Accueil de jour de la petite enfance ET SI COMMUNES ET ENTREPRISES COLLABORAIENT? Propositions en vue d un partenariat public privé pour la mise en place de crèches et garderies Lausanne Région Août 2002

Plus en détail

Parlons vrai, créons ensemble. www.groupe-sodec.com

Parlons vrai, créons ensemble. www.groupe-sodec.com www.groupe-sodec.com Accompagner les projets des villes et des territoires Nos projets de centres commerciaux sont aussi les vôtres. La confiance et l écoute réciproques sont les meilleurs garants de leur

Plus en détail

Lecko. 15% de notre chiffre d'affaires est réalisé par des clients que nous n aurions jamais eu sans l utilisation de la plateforme bluekiwi

Lecko. 15% de notre chiffre d'affaires est réalisé par des clients que nous n aurions jamais eu sans l utilisation de la plateforme bluekiwi enterprise social software Lecko CAS CLIENT Arnaud 15% de notre chiffre d'affaires est réalisé par des clients que nous n aurions jamais eu sans l utilisation de la plateforme bluekiwi! Activité Lecko

Plus en détail

TAUX DE TRANSFORMATION

TAUX DE TRANSFORMATION Table des matières 1 Le choix des produits...2 2 La politique tarifaire...4 Introduction Afin de convertir efficacement vos visiteurs en acheteurs, il faut veiller à ne jamais les décevoir. La cause première

Plus en détail

Mais que fait-on réellement, au niveau plus vaste du système sociotechnique (ou hommes-machines) en tentant de gérer ce risque? Le

Mais que fait-on réellement, au niveau plus vaste du système sociotechnique (ou hommes-machines) en tentant de gérer ce risque? Le INTRODUCTION Tenerife, Tchernobyl, Concorde, AZF Tout accident se révèle aujourd hui insupportable, quels qu en soient l échelle ou le nombre de victimes, à l image des accidents d anesthésie ou de transfusion.

Plus en détail

Introduction. Groupe Eyrolles

Introduction. Groupe Eyrolles Introduction Conciliateurs de Justice depuis un certain nombre d années, nous avons traité et acquis une expérience certaine concernant l ensemble des conflits du quotidien qui préoccupent nos concitoyens

Plus en détail

Association «Les Amis du Camp du Tom» PROJET PEDAGOGIQUE. Centre de Vacances pour adolescents (12/17 ans)

Association «Les Amis du Camp du Tom» PROJET PEDAGOGIQUE. Centre de Vacances pour adolescents (12/17 ans) Association «Les Amis du Camp du Tom» PROJET PEDAGOGIQUE Centre de Vacances pour adolescents (12/17 ans) Introduction Depuis plus de 50 ans, le «Camp du Tom» propose aux ados, âgés de 12 à 17 ans, de partir

Plus en détail

Violence en milieu hospitalier Verbalisation autour de la mort

Violence en milieu hospitalier Verbalisation autour de la mort Profession : il y a quelques mois, Christine Malèvre, infirmière diplômée d état, a été condamnée a douze ans de réclusion criminelle pour homicide sur six malades et à l interdiction définitive d exercer

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

Un concept central aujourd hui : les compétences dans le monde du travail

Un concept central aujourd hui : les compétences dans le monde du travail Introduction Un concept central aujourd hui : les compétences dans le monde du travail En devenant une notion clé de la gestion des ressources humaines, le concept de compétence a progressivement élargi

Plus en détail

ÉTUDE DE CAS Lancement Selligent pour l Audi A3 Sportback - Une histoire d amour CRM

ÉTUDE DE CAS Lancement Selligent pour l Audi A3 Sportback - Une histoire d amour CRM ÉTUDE DE CAS Lancement Selligent pour l Audi A3 Sportback - Une histoire d amour CRM ENTREPRISE Audi SECTEUR D ACTIVITÉ Automobile Le client Audi AG est un constructeur automobile allemand qui dessine,

Plus en détail

LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE

LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE Une nouvelle analyse du livre pêche Juin 2009 Initiative : une ville pour toutes les femmes IVTF L est un partenariat entre des femmes

Plus en détail

TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE

TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE TABLEAU DE BORD : SYSTEME D INFORMATION ET OUTIL DE PILOTAGE DE LA PERFOMANCE INTRODUCTION GENERALE La situation concurrentielle des dernières années a confronté les entreprises à des problèmes économiques.

Plus en détail

L achat de formation en 3 étapes :

L achat de formation en 3 étapes : L achat de formation en 3 étapes : 1- La définition du besoin de formation L origine du besoin en formation peut avoir 4 sources : Une évolution des choix stratégiques de l entreprise (nouveau métier,

Plus en détail

ORIENTATIONS POUR L ANIMATION FRATERNELLE 1

ORIENTATIONS POUR L ANIMATION FRATERNELLE 1 ORIENTATIONS POUR L ANIMATION FRATERNELLE 1 1. INTRODUCTION L OFS, en vertu de sa propre vocation, doit veiller à partager sa propre expérience de vie évangélique avec les jeunes qui se sentent attirés

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

Fiche «Politique culturelle européenne»

Fiche «Politique culturelle européenne» Fiche «Politique culturelle européenne» Prospective appliquée à la définition d'une politique nationale dans le domaine de la culture et de la communication Fiche variable sur les facteurs de l environnement

Plus en détail

Portage politique du stationnement : quelle concertation, quelle acceptabilité, quelle communication?

Portage politique du stationnement : quelle concertation, quelle acceptabilité, quelle communication? LES MOBILITES DANS LES TERRITOIRES La gestion du stationnement et les politiques de mobilité Portage politique du stationnement : quelle concertation, quelle acceptabilité, quelle communication? Jacques

Plus en détail

PARIS EXPO 2025 ET TIC

PARIS EXPO 2025 ET TIC PARIS EXPO 2025 ET TIC Les technologies de l information et de la communication sont aujourd hui omniprésentes dans nos quotidiens. Tout développement de projet, quelque soit le domaine dans lequel il

Plus en détail

Dossier de sensibilisation

Dossier de sensibilisation Le grand jeté! Dossier de sensibilisation Contact administratif Annick Boisset : 06 80 54 64 04 / administration@legrandjete.com Contact artistique Frédéric Cellé : 06 72 98 42 50 / artistique@legrandjete.com

Plus en détail

PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET

PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET PROJET EDUCATIF 1/ INTRODUCTION AU PROJET EDUCATIF : BUT, PUBLIC VISE ET DUREE DU PROJET 2/LES INTENTIONS EDUCATIVES 3/ LES VALEURS PRINCIPALES 4/ LES ACTEURS EDUCATIFS, LEUR CHAMPS D INTERVENTION ET LES

Plus en détail

Résidences étudiantes

Résidences étudiantes SEMINAIRE DE SENSIBILISATION Résidences étudiantes Publié le 15/06/2015 Page 2 6 Introduction Comment gérer les activités festives dans nos résidences? Comment gérer les nuisances autour? Quelles solutions

Plus en détail

L immobilier d entreprise artisanale

L immobilier d entreprise artisanale e s c a L immobilier d entreprise artisanale n l B e E n j e u x L i v r S t r a t é g i P r o p o s i t i o n s Ile-de-France Rhône-Alpes Le Livre Blanc de l immobilier d entreprise artisanale Pourquoi?

Plus en détail

Contact : ch.michelet@partenairesfl.com

Contact : ch.michelet@partenairesfl.com PARTENAIRES Finances Locales, société totalement indépendante sur le plan financier et commercial, est un cabinet spécialisé dans le conseil aux collectivités locales et aux établissements publics locaux.

Plus en détail

Misereor a-t-elle besoin «d études de base»? Document d information à l intention des partenaires

Misereor a-t-elle besoin «d études de base»? Document d information à l intention des partenaires Misereor a-t-elle besoin «d études de base»? Document d information à l intention des partenaires Texte allemand : EQM/Misereor, janvier 2012 Traduction : Service des langues de MISEROR, mars 2012 Ce document

Plus en détail

Organisation / Gestion du temps

Organisation / Gestion du temps Organisation / Gestion du temps Séquence 3 : La gestion des tâches dans le temps La transition entre le collège et le lycée pose de nombreuses questions. Au collège 1, le premier élément expliquant l échec

Plus en détail

LA PÉDAGOGIE DE PROJET COMME MOTEUR D APPRENTISSAGE ET DE PLAISIR!

LA PÉDAGOGIE DE PROJET COMME MOTEUR D APPRENTISSAGE ET DE PLAISIR! LA PÉDAGOGIE DE PROJET COMME MOTEUR D APPRENTISSAGE ET DE PLAISIR! LES MOTEURS DU PLAISIR POUR L APPRENANT Comment peut-on avoir du plaisir en apprenant? Le plaisir d apprendre doit être identique au plaisir

Plus en détail

Académie de Nancy-Metz L'équipe est constituée des enseignants de 3 écoles :

Académie de Nancy-Metz L'équipe est constituée des enseignants de 3 écoles : Programme Académique de Recherche et d Innovation (PARI) Ecrit sur l'action Titre de l'action : ARTS PLASTIQUES A L ECOLE PRIMAIRE Dynamique de conceptions pédagogiques pour l enseignant et de créations

Plus en détail

La rencontre des mondes virtuels et du web au service de puissantes applications accessibles à tous

La rencontre des mondes virtuels et du web au service de puissantes applications accessibles à tous Montrer ce qui existe ce qui n existe plus ce qui existera La rencontre des mondes virtuels et du web au service de puissantes applications accessibles à tous la-visite-virtuelle.immersivelab.fr Avec la

Plus en détail