Prise en charge des nouveau-nés de mères dépendantes des opiacés

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Prise en charge des nouveau-nés de mères dépendantes des opiacés"

Transcription

1 Prise en charge des nouveau-nés de mères dépendantes des opiacés Evelyne Mazurier 1, Corinne Chanal 2, Michèle Misraoui 1, Rose-Marie Toubin 3, Pierre Boulot 2, Gilles Cambonie 1 1 Service de néonatalogie et réanimations CHRU Montpellier 2 Service de gynécologie CHRU Montpellier 3 Service de pédopsychiatrie CHRU Montpellier Résumé Depuis la fin des années 1990 l'autorisation en France de mise sur le marché pour les personnes dépendants des opiacés de la méthadone puis du subutex a transformé le suivi des femmes enceintes dépendantes et la prise en charge de leur enfant. Les travaux et les recherches menés auprès de cette population ces 15 dernières années confirment le bénéfice pour la mère et l'enfant d'une prise en charge spécifique, individualisée, multidisciplinaire réalisée en coordination. Le propos de cet exposé est de faire le point sur les données actuelles la prise en charge du syndrome de sevrage chez l'enfant. Mots clés : syndrome néonatal d abstinence aux opiacés, allaitement, parentalité. I Historique Identifié dès la fin des années 1950 [1] le syndrome de sevrage du nouveau-né aux opiacés été reconnu dans 60 à 90% des cas [2]. L'avènement d'opiacés de synthèse utilisés chez la femme enceinte : méthadone dès la fin des années1970 aux Etats Unis et 1990 en France, la buprénorphine (Temgésic puis Subutex, formule haut dosage mis sur le marché en 1996) a considérablement amélioré le devenir de la grossesse mais n'a pas diminué la survenue ni l'expression du syndrome de sevrage néonatal [3]. II Mécanismes Ce syndrome est caractérisé chez le nouveau-né par des signes neuro végétatifs et comportementaux en rapport avec un relargage anormalement massif de noradrénaline dans les synapses terminales suite à l arrêt brutal de l action des opiacés sur leur récepteurs [3]. Les signes cliniques néonataux seraient liés à un dysfonctionnement de la régulation dans le système nerveux végétatif [4]. III Le syndrome de sevrage 1) Fréquence Lors d'une exposition du fœtus aux opiacés un syndrome de sevrage survient dans 60 à 80% selon Lejeune et al [5], 55 à 94%. selon l'académie américaine de pédiatrie [3]. La fréquence varie selon le produit consommé, plus importante avec la méthadone que l'héroïne et moins fréquente avec la Buprénorphine [6]. 2) Délai de Survenue Survenant durant la première semaine de vie, plus ou moins précocement en fonction de la nature de l'opiacé pris par la mère, de sa demi-vie, du métabolisme maternel, du métabolisme placentaire, du métabolisme néonatal, et des traitements psychotropes associés (décalée avec les barbituriques ou les benzodiazépines) [3]. Dès le premier jour voir dès la naissance pour l héroïne [7], vers le deuxième jour pour la Buprénorphine [6], ou le troisième-quatrième jour pour la méthadone. 3) Intensité Elle diverge selon les nouveau-nés sans qu'il y ait de relation entre le traitement maternel, la prise de cocaïne, et la symptomatologie observée [3,8]. Elle peut être majorée par un tabagisme à plus de 20 cigarettes par jours [9]. En l'absence de traitement adapté, les complications sont : déshydratation, convulsions, voir décès du nouveau-né par inhalation, déshydratation, désordres métaboliques. 1

2 4) Description clinique tableau I[10] La symptomatologie n est pas spécifique. La particularité sémiologique est la progressive aggravation des signes qui ; sans mise en place de soins spécifiques ; d isolés intermittents vont en quelques jours devenir quasi permanents et induire une perte pondérale marquée. Deux grands types de signes sont distingués : ceux témoignant d une excitabilité neurologique centrale au premier plan et quasi constants, ceux concernant la sphère digestive relativement fréquents. Moins fréquents, les signes respiratoires : tachypnée, accès de cyanose, apnée et ceux en rapport avec le système nerveux végétatif : bâillements, éternuements, marbrures, sueurs et fièvre. 4-1) Signes d'hyperexcitabilité du système nerveux central Sont décrits des trémulations, un cri aigu, une irritabilité, une hyper excitabilité, une hypertonie, une insomnie, voire des myoclonies. Et dans les cas sévères des convulsions. 4-2) Signes de troubles alimentaire et digestif La succion est exagérée, frénétique, désorganisée en rapport avec l agitation neurologique. Les troubles de la coordination succion déglutition aggravent la prise alimentaire. Les régurgitations sont fréquentes. La prise du sein ou du biberon est souvent chaotique bien que l enfant semble avoir un appétit vorace *10]. Il est rapporté un hyper catabolisme conduisant à des besoins nutritionnels augmentés qui cesse avec un traitement approprié. IV Diagnostic différentiel Les signes neurologiques d'hyperexcitabilité, trémulations peuvent se voir en situation d hypoglycémie, d hypocalcémie, d hypomagnésémie, d encéphalopathie anoxo ischémique, de sepsis, d hyper thyroïdie, [3], mais aussi chez un enfant agité le troisième jour de vie lors de difficultés d allaitement. Le cri aigu, les trémulations peuvent évoquer une hémorragie méningée. V Expression chez l enfant prématuré. Chez le nouveau-né prématuré de moins de 35SA sont habituellement constatés une fréquence d expression moindre, une intensité moins marquée et une durée plus courte [3+. Ces caractéristiques seraient liées à l immaturité du système nerveux central, au temps d exposition plus court et à une masse graisseuse plus faible [3]. VI Dépistage biologique (tableau II) Les analyses toxicologiques réalisées dès les premiers jours de vie dans les urines, dans le méconium ou dans les cheveux peuvent permettre d affiner le diagnostic clinique. Néanmoins chaque technique a ses contraintes ; des faux négatifs, des faux positifs en limitent les interprétations. VII Scores d évaluation de l'intensité du syndrome Les plus utilisés sont le : score néonatal d'abstinence néonatal dit score de Finnegan [10], et le score de sevrage pour les opiacés dit score de Lipsitz [13]. Etablis pour des enfants à terme ou proches du terme (33-41SA), ils reposent sur l'observation du comportement du nouveau-né. Il n existe à l heure actuelle pas de score élaboré pour les grands prématurés. Le score de Finnegan [annexe I, 10] comporte 21 items côtés de 1 à 5 selon leur sévérité. C'est un score diagnostic et guide la thérapeutique. Finnegan préconise une évaluation au moins toutes les 4h. Le score de Lipsitz [annexe II, 13] est recommandé par l'académie américaine de pédiatrie [14], il comporte 11 items, côtés de 0 à 3. Il ne prend pas en compte les troubles du sommeil, ni les difficultés d'alimentation. C'est un score diagnostic (un score supérieur à 4 identifie avec succès 77% des syndromes de sevrage aux opiacés). Lipsitz évalue les enfants deux fois par 24h, 90mn avant un repas. Il n a pas été conçu comme un guide à l'instauration du traitement médicamenteux. Il est néanmoins utilisé comme tel par de nombreuses équipes. 2

3 L académie Américaine recommande pour les équipes de maternité, d être formée à l utilisation appropriée d un score [3]. Chaque équipe élabore ou se rapporte à un schéma de surveillance clinique et thérapeutique basés sur une évaluation de 2 à 6 fois par 24h selon l état de l enfant. VIII Etat actuel des connaissances sur le traitement 1) Traitement non pharmacologique : nursing environnemental, soins de soutien. Pour Velez et Jansson [15] les soins non pharmacologiques devraient être le standard de soin pour tous les enfants à risque d exprimer un syndrome de sevrage. Ils devraient être mis en place dès la naissance sans attendre l expression clinique. En utilisant le cadre conceptuel de la Théorie Synactive du développement élaboré par Als dans les années 1980 à la base du programme NIDCAP chez les enfants grands prématurés [16], Velez M R offre un modèle de compréhension de l enfant en sevrage sur 4 axes équilibre neuro-végétatif, réaction posturale et tonique, contrôle veille sommeil, réaction aux stimuli sensoriels- qui permet d orienter vers des soins individualisés. Ces soins ont pour objectif de «soutenir la maturation neurologique et l autorégulation comportementale» [Tableau III, 15] Pour la majeure partie ils sont réalisés selon leur possibilité par la mère, le père, avec le soutien des soignants. Le rôle du soignant est d accompagner la mère, le parent à interpréter les réactions de l enfant afin d ajuster au plus près son comportement aux besoins de l enfant. Les apports du soutien comportemental, physiologique, émotionnel liés au contact peau à peau aujourd hui reconnus [17] pourraient s avérer très bénéfiques pour la mère et l enfant exposé in utero aux opiacés. De nombreuses équipes le proposent à la mère tout en s assurant qu il soit réalisé dans des conditions de sécurité satisfaisante. Cette approche et les bénéfices qui en découlent en termes de durée de traitement nécessitent que l enfant reste auprès de sa mère, qu il ne soit pas hospitalisé dans une unité de néonatalogie isolé de son parent [18]. Les soins de soutien ne doivent pas se substituer au traitement pharmacologique si l enfant le nécessite. La réponse de l'enfant aux mesures de nursing, l'évolution pondérale, la disponibilité et l'implication des parents interviennent dans l'indication d un traitement médicamenteux. Il sera souvent débuté devant la triade : sommeil très perturbé, alimentation difficile et prise pondérale médiocre. 2) Traitement pharmacologique (tableau IV, 3-14) Le bénéfice clairement défini du traitement pharmacologique est l amélioration de la symptomatologie clinique à court terme [3]. Plus de la moitié (50 à 75%) des enfants exposés en ante natal auront recours à un traitement médicamenteux [7]. De l expérience des équipes entrainées, depuis l avènement ces dernières années des soins de nursing et des soins de soutien comportemental, l incidence du traitement médicamenteux semblerait avoir diminué. Les données dans la littérature manquent pour confirmer ce propos. Le traitement médicamenteux peut être initié à partir de trois scores de Finnegan consécutifs de 8 ou plus (score évalué toutes les 4h), ou d une moyenne sur la journée de scores de 8 ou plus [19]. Certaines équipes ne traitent qu à partir de scores supérieurs à 10 voir de scores supérieurs à 12. Le traitement est débuté pour un score de Lipsitz supérieur ou égal à 4. Lejeune et al [5] débutent à partir d'un score supérieur ou égal à 9. Il n existe pas de consensus international sur les modalités de traitement pharmacologique du syndrome de sevrage néonatal aux opiacés. Les médicaments disponibles peuvent se diviser en deux catégories [3, 20, 21]. TableauIV. Aucun de ces traitements n'a d AMM pour le nouveau-né. 2-1) Les traitements de substitution de nature opiacée sont les plus utilisés car les plus physiologiques réalisant une substitution au produit responsable du syndrome de sevrage. [20] : soluté de morphine, méthadone, buprénorphine. Diverses solutions de morphine sont possibles : Chlorydrate de morphine solution à 0,02% (1ml de solution = 0,2 mg de morphine base), ou sulfate de morphine Le schéma thérapeutique est en deux phases : 3

4 - Une phase de début de deux ou trois jours : adaptation de la dose jusqu à stabilisation, - Une phase de décroissance thérapeutique jusqu'à l'arrêt complet du traitement. La posologie de morphine base dérive d une adaptation des posologies d élixir Parégorique utilisées par Finnegan et Kaltenbach [19] selon la sévérité du score initial : Début Score de 8 à 10 : 0,32mg/kg/j de morphine base en 6 prises par jours Score de 11 à 13 : 0,48 mg/kj/j de morphine base en 6 prises par jours Score de 14 à 16 : 0,64 mg/kg/j de morphine base en 6 prises par jours Score de 17 et plus : 0,80 mg/kg/j de morphine base en 6 prises par jours Une fois l enfant stabilisé, score < 8, la posologie ayant permis la stabilisation est poursuivie environ 48-72h. Puis les doses sont réduites de 10% de la dose initiale tous les jours. Quand la posologie arrive à 0,2mg/kg/j, le traitement peut être arrêté et sauf pathologie annexe, la sortie proposée après 48h sans traitement. Si les scores sont à 3 ou moins la vitesse de décroissance peut être augmentée soit de 15 à 20% de la dose initiale. D autres équipes débutent d emblée à la dose de 0,5mg/kg/j du soluté de chlorydrate de morphine [22] et diminuent par paliers de 2 à 4j selon le score. La méthadone et la buprénorphine en soluté alcoolique ne sont pas utilisées en pratique courante [3,14] 2-2) Les agents sédatifs non spécifiques et autres. Il s agit essentiellement du phénobarbital. Utilisé à la dose de charge de mg/kg puis dose d entretien de 3 à 5 mg/kg/j en 3 prises /24h [14]. La chlorpromazine qui était utilisée de manière courante au Royaume Uni (71% contre 11% pour les opiacés [23], du fait d effets indésirables (ictère cholestatique, allongement du QT, syndrome extra pyramidal, sédation), et de sa longue demi-vie est assez peu utilisée actuellement. De notre expérience, elle garde un intérêt en premier intention pour un traitement court ou en association à la morphine dans les syndromes sévères [24]. La clonidine récepteur agoniste α2 adrénergique, réduit les signes d hyper fonctionnement adrénergique et baisse le tonus sympathique périphérique. Les essais ne sont pas concluant pour la recommander en routine chez le nouveau-né [3] Le diazépam n est plus recommandé en raison de sa longue demi-vie et des effets sur la vigilance et la succion [14]. La tendance actuelle est d utiliser en première intention un opiacé et si besoin adjoindre un barbiturique [3,21]. L utilisation de la naloxone est absolument contre indiquée notamment en salle de naissance car elle peut précipiter l apparition du syndrome de sevrage et provoquer des manifestations brutales rapides telles des convulsions [3]. 2-3) Durée de traitement. Elle varie de une à plusieurs semaines en fonction de l intensité du syndrome et du type de traitement. Elle peut être raccourcie sous chlorpromazine 6j (3,5-9) vs 16j (10-21j) sous soluté de morphine [24]. Jones et al [25] dans une étude randomisée contrôlée montrent une durée de séjour raccourcie chez les enfants traités médicalement exposés à la buprénorphine comparés aux enfants exposés à la méthadone durée de séjour de 10 ± 1,2 vs 17,5 ± 1,5j. IX Allaitement Les données pharmacologiques actuelles et l évolution des enfants permettent en l absence de contre indication (HIV, poursuite de consommation de produits illicites.) de conforter et d encourager l allaitement chez les femmes sous méthadone ou buprénorphine qui le souhaitent [26, 27]. Les concentrations de méthadone dans le lait sont basses, restent stables durant la lactation, elles ne sont pas fonction de la dose [28]. Chez des mères traitées avec des doses de 40 à 200mg/j en moyenne 102mg/j, la forme active de la molécule de méthadone (R-Méthadone) se retrouve chez l enfant au taux thérapeutique moyen de 0,02mg/kg/j [29]. La «relative infant dose» mesurée est en moyenne de 2,7% [29]. Marquet P à montré des quantités de buprénorphine ingérées par le nouveau-né 4

5 de 3,28 microgrammes/j [30]. La «relative infant dose» pour la buprénorphine est inférieure à 1% [31]. Les effets de l allaitement sur la diminution du traitement pharmacologique du syndrome de sevrage aux opiacés ne sont pas liés à la concentration du lait en opiacés, trop faible comme nous l avons vu pour avoir un quelconque effet thérapeutique, elles seraient en rapport avec le maternage proximal ajusté et optimisé [32]. L odds ratio en faveur de l allaitement exclusif ou partiel sur le syndrome de sevrage est de 0,356 (0,178-0,711). Lors de poly consommation, les risques et bénéfices devront être abordés sur un plan individuel. X Parents La proximité de la mère qui sous entend la surveillance et si possible le traitement de l enfant auprès de sa mère permettent de réduire à la fois la durée de traitement et d hospitalisation [18]. Ceci implique que la mère soit une partenaire active, elle est accompagnée par les soignants dans les soins de nursing, dans son allaitement, elle est présente lors de l évaluation des scores, son avis est pris en compte et est important. Les parents seront d autant plus en capacité de contenir et calmer leur enfant qu ils se sentiront eux-mêmes accompagnés en sécurité. Il sera crucial de : - les rassurer sur la confidentialité vis-à-vis des visites amicales, familiales, -éviter de séparer la mère et l'enfant ou proposer de l accompagner en néonatalogie afin d éviter les non-dits et les quiproquos -rappeler le cadre de l'hôpital en cas de débordement dans le service tout en restant souple sur ce qui est tolérable. - d exercer une vigilance particulière lors de l'apparition du syndrome de sevrage de l enfant. Le premier jour la mère est souvent euphorique : «mon bébé est normal, tout va bien aller maintenant». Le soignant reprendra alors avec les parents le score d évaluation du syndrome et s assurera que le point médical soit fait tous les jours. L apparition progressive de la symptomatologie est vécue de diverses manières par les mères. Trois types de réaction peuvent se voir: la fuite, le déni, les pleurs. A chaque fois, c est la responsabilité de ce qui arrive à l enfant, la culpabilité qui se manifeste. Le travail de l équipe soignante sera d aider la mère à exprimer ses émotions. Elle pourra alors accueillir cette culpabilité et proposer au besoin le soutien d'un soignant du champ psychologique, pédopsychiatrique [33]. La confiance entre les parents et l équipe est d autant plus grande que cette alliance thérapeutique a pu s initier en antenatal [34]. Conclusion La compréhension du syndrome de sevrage nécessite la prise en compte d une variété de facteurs qui en font un spectre particulier à chaque dyade mère enfant. Sa prise en charge sans être codifiée internationalement est de plus en plus ajustée aux besoins de l enfant et sa famille. Le fil conducteur reste à notre sens que la meilleure manière de prendre soin de l enfant exposé aux opiacés est de prendre soin de sa mère. 5

6 Bibliographie 1. Steg N. Narcotic withdrawal reactions in the newborn. Am J Dis Child 1957;94: Cobrinik RW, Hood TR, Chusid E. The effects of maternal narcotic addiction on the newborn infant; review of the literature and report of 22 cases. Pediatrics 1959; 24: Hudak ML, Tan RC. Neonatal Drug withdrawal. American academy of pediatrics.. Pediatrics. 2012; 129: e540-e Jansson M et al. Infant autonomic functioning and neonatal abstinence syndrome.drug Alcohol Depend Lejeune C, Simmat Durand L, GourarierL, Aubisson S. Groupe d étude grossesse et addiction (GEGA) Prospective multicenter observationnal study of 260 infants born to 259 opiate-dependent mothers on methadone or high-dose buprenorphine substitution. 6. Jernitte M, Viville B, Escande JP, Brettes J, Messer. Grossesse et Buprénorphine à propos de 24 cas. Arch Pediatr 1999;6: Zelson C, Rubio E, Wasserman E. Neonatal narcotic addiction 10 years observation. Pediatrics1971 ; 48: Cleary BJ et al. Methadone dose an neonatal abstinence syndrome-systematic review and meta-analysis. Addiction 2010;105: Choo RE, Huestis MA, Schroeder JR, Shin AS, Jones HE. Neonatal abstinence syndrome in methadone-exposed infants is altered by level of tobacco exposure. Drug alcohol depend 2004;75: Finnegan LP. Neonatal abstinence syndrome : assessement and pharmacotherapy. Neonatal therapy : an upadate. Rubaltelli FF and GranatiB (eds) experta medica, Amsterdam, NewYork Oxford1986 : Kron RE, Litt M, Phoenix MD et al. Neonatal narcotic abstinence: effects of pharmacotherapeutic agents and maternal drugs usage on nutritive sucking behavior. J Pediatr. 1976; 88: Finnegan LP, Kron RE, Connaughton JF, Emich JP. Assessment and treatment of abstinence in the infant of drug dependent mother. Int Clin Pharmacol Biopharm 1975;12: Lipsitz PJ. A proposed narcotic withdrawal score for use with newborn infants. A pragmatique evaluation of its efficacy. Clin Pediatr 1975;14: American Academy of Pediatrics committee on drugs 1997 Neonatal Drug Withdrawal Pediatrics 1998;101: Velez M, Jansson M. The opioid dependent mother and the newborn dyad : non pharmacologic care. J Addict Med 2008;2: Als H. Toxard a synactive theory of development. Promise for assessment and support of infant individuality. Infant Mental Health Journal : Moore ER, Anderson GC, Bergman N. Early skin-to-skin contact for mothers and their healthy newborn infants. Cochrane Database Syst Rev. 2007;3: CD Review. 18. Saiki T, Hannmam, Greenough A. Neonatal abstinence syndrome-postnatal ward versus neonatal unit management. Eur J Pediatr. 2010;169: Finnegan LP and Kaltenbach K. Neonatal abstinence syndrome. Primary paediatric care Ed 2, Hoekelman RA, Friedman SB, Nelson NB and Seidel (Eds). Mosby. Saint Louis. 1992: Osborn DA, Jeffery HE, Cole MJ. Opiate treatment for opiate withdrawal in newborn infants. Cochrane Database Syst Rev ; (10) :CD Review. 21. Osborn DA, Jeffery HE, Cole MJ. Sedatives for opiate withdrawal in newborn infants. Cochrane Database Syst Rev ; ( 10):CD Review. 22. Floch-Tudal C et al. Syndrome de sevrage néonatal chez des jumeaux d une mère sous traitement de substitution par méthadone. An Med Int ;151 suppl B : B Morrison CL, Siney C. A survey of the management of neonatal opiate withdrawal in England and Wales. Eur J Ped. 1996;155: Mazurier E et al Comparison chlorpromazine versus morphine hydrochloride for the treatment of neonatal abstinence syndrome. Acta Paediatr ; 97: Jones HE et al. Neonatal abstinence syndrome after methadone or buprenorphine exposure. New Engl Med J ; 363: American Academy of Pediatrics. Committee on Drugs. The transfer of drugs and other chemicals into human milk. Pediatrics 2001;108: ABM Clinical Protocol #21: Guidelines for Breastfeeding and the Drug-Dependent Woman. BREASTFEEDING MEDICINE ;4 : Jansson ML et al. Methadone maintenance and breastfeeding in the neonatal period. Pediatrics 2008; 121: Bogen DL et al. Estimated infant exposure to enantiomer-specific methadone levels in breastmilk. Breastfeed Med. 2011;6: Marquet P, ChevrelJ, Lavignasse P, MerleL, LachâtreG. Buprenorphine withdrawal syndrome in a newborn. Clin PharmacolTher.1997 ;62 : Lindemalm S, Nydert P, Svebnsson JO, Stahle L, Sarman I. Transfer of buprenorphine into breast milk and calculation of infant drug dose. J Hum Lact.2009;25: Abdel-Latif M et al. Effects of breastmilk on the severity and outcome of neonatal abstinence syndrome among infants of drugdependent mothers. Pediatrics 2006;117:e Molenat F et al.grossesse et toxicomanie. Ramonville-Saint Agnes. Erès, 2000 (coll prevention et Maternité). 34. Brulet C, Chanal C, Ravel P, Mazurier E, Boulot P, Faucherre V. Multidisciplinary monitoring and psychosocial support reduce complications of opiate dependence in pregnant women: 114 pregnancies. Presse Med. 2007;36:

7 Tableau 1 : Fréquence des signes cliniques [ 13 ] Symptomatologie commune Fréquence % Trémulations modérées à la manipulation 96 Trémulations modérées au repos 95 Trémulation marquées à la manipulation 77 Trémulations marquées au repos 67 cri aigus intermittents 95 cris aigus continus 54 Eternuements 83 Hypertonie 82 Succion frénétique des poings 79 Régurgitations fréquentes 74 Sommeil moins de 1 h Après le repas 58 Fréquence respiratoire> 60/mn 66 Difficulté d'alimentation 65 Symptomatologie moins commune Sueurs profuses 49 excoriations 43 marbrures 33 Encombrement nasal 33 Bâillements fréquents 30 Fréquence respiratoire > 60/mn + rétraction 28 Vomissements en jet 12 diarrhée 12 Hyperthermie >38,3 C 3 convulsion généralisées 1 Déshydratation 1 7

8 Tableau II Examens toxicologiques chez le nouveau-né urines méconium cheveux Positivité 1 Méthadone 3-7j Buprénorphine 1-2j Héroïne 1-2j barbituriques 2-6 semaines Amphétamine 2-4j Benzodiazépines (abus) 3-6 semaines Cocaïne (métabolites) 2-4j Cannabis en utilisation 3-6 semaines régulière limites intérêt sensibilité Difficulté du recueil du fait de la rareté des urines les tous premiers jours Exposition récente Le plus couramment réalisé Fonction des seuils choisis Techniques de laboratoire plus complexes Dosages plus difficiles Pas réalisé en routine Recueil facile Exposition au cours du deuxième semestre Serait plus sensible que les urines Technique de laboratoire très complexe Nécessite une importante quantité de cheveux non réalisé en routine Essentiellement pour la détection de la cocaïne Faux négatifs possible possible possible Faux positifs possible 1 données chez l adulte dernière consultation 25 avril 2012 faible Tableau III Soins non pharmacologiques selon 4 axes- adapté de Velez [ 15 ]. domaine de soutien Neuro végétatif posture et tonus veille sommeil stimuli sensoriels modalités Favoriser le repos Ajuster environnement et stimuli Identifier les signes de déséquilibre1 Comprendre les limites de la tolérance Succion non nutritive Regroupement en flexion Portage soutenant Aides positionnelles Emmaillotement bercement Préserver le sommeil Soutien à la transition sommeil éveil Sollicitations appropriées Toucher doux, lent Lumière tamisée Bruits atténués calme sonore Mouvement contenu, soutenu Multiple enveloppement sensoriel 1changement de couleur, tachypnée, hoquet, nausée, renvois, bâillements, borborygmes, 8

9 Tableau IV : Traitements pharmacologiques [ 3,14 ] produit posologie action Effets indésirables commentaires Chlorydrate de Efficace sur les troubles Le plus courant. morphine neurologiques et Sulfate de morphine Méthadone Elixir parégorique 0,32-0,80mg/kg/j de morphine base en 6 prises/24h 0,2à 0,4mg/kg/j en 4 prises /24h Puis en 1 ou 2 prises par 24h digestifs Efficace sur les troubles neurologiques et digestifs Efficace sur les troubles neurologiques et digestifs Bradycardie Constipation Traitement long camphre et poudre d opium dont les dérivés sont convulsivants. Le plus courant. Longue demi vie 26h Contient 8% d éthanol N est plus utilisé Phénobarbital Charge 15-20mg/kg/j Entretien 3-5mg/kg/j En 3 prises par 24h chlorpromazine 2à 3mg/kg/j en 3prises / 24h Diazépam 0,3-0,5mg/kg/j en 3 prises / 24h Maxi 2mg/kg/jf clonidine Oral début 0,5 à1microg/kg puis 3 à 5 microg/kg/j en 4 à 6 prises / 24H Ou Patch Buprénorphine 13 à39 microg/kg/j en 3 prises sub linguale Contrôle irritabilité et insomnie pas d action sur les signes digestifs Pas plus efficace que solution de morphine Très efficace sur signes neurologiques et digestifs Rapide action sur les signes neurologiques Pas plus efficace que le placebo Peu efficace sur insomnie Serait aussi efficace que solution de morphine Diminue le réflexe de succion à fortes doses et le Système nerveux central Contrôler la barbitémie Possibilité d ictère cholestatique, syndrome extra pyramidal Diminue le réflexe de succion, la vigilance Solution alcoolisée Acidose métabolique décrite Longue demi-vie Solution alcoolisée Très longue demi-vie 3j Surveiller Allongement du QT Solution alcoolisée Elimination des métabolites > 1 mois N est plus préconisé Reste controversé Solution à 30% d éthanol Manque de données 9

10 Annexe 2 : Score de LIPSITZ [ 12 ]. score signes Trémulations normal Minime quand à faim ou est dérangé Irritabilité Cris excessifs aucune Légèrement augmentés Modéré ou marqué quand est au calme-diminue quand est nourri ou bercé Modéré à sévère quand est dérangé ou a faim réflexes normaux augmentés Augmentés nettement Selles normales Explosives mais fréquence Explosives plus de 8/jour normale Tonus musculaire normal augmenté rigidité Lesions cutanées non Rougeurs coudes Erosions cutanées et genoux Fréquence < respiratoire/mn Éternuements non oui répétés Baîllements non oui répétés vomissements non oui fièvre non oui Augmentation marquée ou continue même quand est au calme jusqu a des mouvements de type convulsion Marqué même quand est au calme 10

11 SIGNES NEUROLOGIQUES Cris aigus 2 Cris aigus incessants 3 Sommeil <1h entre repas 3 Sommeil < 2h entre repas 2 Sommeil < 3h entre repas 1 Moro hyper actif 2 Moro très hyperactif 3 Trémulations légères à stimulation 1 Trémulations nettes à stimulation 2 Trémulations légères au repos 3 Trémulations nettes au repos 4 hypertonie 2 Convulsions 5 Myoclonies 3 Excoriations genoux ou nez ou 1 orteils(1 par localisation) SIGNES DIGESTIFS Succion exagérée 1 Difficultés d alimentation 2 Régurgitations 2 Diarrhée ++(selles molles) 2 Diarrhée +++(selles liquides) 3 Vomissements en jets 3 SIGNES NEURO VEGETATIFS ET RESPIRATOIRES Sueurs 1 Eternuements répétés> 3-4 par 1 intervalles Bâillements répétés 1 marbrures 1 Reniflement 1 Battements ailes du nez 2 Température C 1 Température 38 4 C 2 Rythme respiratoire 60/mn 1 Rythme respiratoire > 60/mn + 2 tirage TOTAL SCORE Annexe 1 : Score de Finnegan [13 ] 11

PRISE EN CHARGE DU NOUVEAU-NE APRES EXPOSITION IN UTERO à des SUBSTANCES PSYCHO-ACTIVES

PRISE EN CHARGE DU NOUVEAU-NE APRES EXPOSITION IN UTERO à des SUBSTANCES PSYCHO-ACTIVES PRISE EN CHARGE DU NOUVEAU-NE APRES EXPOSITION IN UTERO à des SUBSTANCES PSYCHO-ACTIVES Marseille 1 er décembre 2011 Claude LEJEUNE (ex Néonat Hôp LOUIS MOURIER-COLOMBES) Hôpital Mère-Enfant de l Est Parisien

Plus en détail

Service de néonatologie, conjointement avec le département de médecine familiale, section périnatalité.

Service de néonatologie, conjointement avec le département de médecine familiale, section périnatalité. 1. CHUQ HÔPITAL SAINT-FRANÇOIS D ASSISE Service de néonatologie, conjointement avec le département de médecine familiale, section périnatalité. 2. TITRE : Nouveau-nés de mères toxicomanes 3. CLIENTÈLE

Plus en détail

GESTION DES EFFETS SECONDAIRES DES TRAITEMENTS OPIOÏDES. DU de Médecine palliative et d accompagnement Dr Sophie TOUSSAINT-MARTEL Février 2014

GESTION DES EFFETS SECONDAIRES DES TRAITEMENTS OPIOÏDES. DU de Médecine palliative et d accompagnement Dr Sophie TOUSSAINT-MARTEL Février 2014 GESTION DES EFFETS SECONDAIRES DES TRAITEMENTS OPIOÏDES DU de Médecine palliative et d accompagnement Dr Sophie TOUSSAINT-MARTEL Février 2014 Les opioïdes partagent tous globalement les mêmes effets indésirables.

Plus en détail

Sevrage du patient alcoolodépendant

Sevrage du patient alcoolodépendant Sevrage du patient alcoolodépendant 1/17 Motivation Le 1 er temps de la prise en charge = temps de renforcement de la motivation. Objectif : proposer au patient un sevrage s il est prêt, sinon l aider

Plus en détail

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS Constance Legroux (DCEM3) QUELQUES CHIFFRES 150 000 toxicomanes en France, dont moins de Diminution de la mortalité grâce à la mise sur le

Plus en détail

ORDONNANCE COLLECTIVE

ORDONNANCE COLLECTIVE ACTIVITÉ(S) RÉSERVÉE(S) Évaluer la condition physique et mentale d une personne symptomatique Administrer et ajuster des médicaments lorsqu ils font l objet d une ordonnance Contribuer au suivi de la grossesse,

Plus en détail

Grossesse et addiction

Grossesse et addiction Grossesse et addiction 2/02/2012 Docteur Martine FIANT Praticien hospitalier Néonatalogie CHU de CAEN Soirée d'information organisée par Bien-être Addiction : généralités Toutes les drogues ou substances

Plus en détail

1 sur 5 27/05/2011 15:16

1 sur 5 27/05/2011 15:16 1 sur 5 27/05/2011 15:16 Mis à jour : 29/04/2011 1. DENOMINATION DU MEDICAMENT CODOTUSSYL TOUX SECHE ENFANTS, sirop 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Pholcodine... 0,085 g Pour 100 ml de sirop.

Plus en détail

ACCUEIL DU NOUVEAU-NE et SES PARENTS en SALLE de NAISSANCE quels soins et quelles pratiques?

ACCUEIL DU NOUVEAU-NE et SES PARENTS en SALLE de NAISSANCE quels soins et quelles pratiques? ACCUEIL DU NOUVEAU-NE et SES PARENTS en SALLE de NAISSANCE quels soins et quelles pratiques? Journée réseau Naître en Languedoc Roussillon 3 décembre 2010 Dr Evelyne Mazurier Evaluatrice IHAB 2010 Consultante

Plus en détail

Diarrhées aiguës du nourrisson

Diarrhées aiguës du nourrisson Diarrhées aiguës du nourrisson Critères de gravité Chef de service de Pédiatrie - CHV Des «Critères de gravité» : pour quoi faire? A priori : pour prendre une décision Conseil téléphonique Domicile ou

Plus en détail

Formations Co-naître. www.co-naitre.net. Ecoute et communication autour de la naissance. Accueil du nouveau-né

Formations Co-naître. www.co-naitre.net. Ecoute et communication autour de la naissance. Accueil du nouveau-né Formations Co-naître Accueil du nouveau-né Ecoute et communication autour de la naissance Soins centrés sur l enfant et sa famille Soins en néonatologie Sensorialité Allaitement maternel Sommeil, éveil

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 13 avril 2005 Suite à la demande du ministre chargé de la santé et de la sécurité sociale, la Commission réexamine la spécialité CARDIOCALM, comprimé,

Plus en détail

EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME

EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME Docteur Jean PERRIOT Dispensaire Emile Roux Clermont-Ferrand jean.perriot@cg63.fr DIU Tabacologie Clermont-Ferrand - 2015 NOTIONS GENERALES INTRODUCTION.

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 01 avril 2009

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 01 avril 2009 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 01 avril 2009 ABSTRAL 100 microgrammes, comprimé sublingual B/10 Code CIP : 391 042 9 B/30 Code CIP : 391 043 5 ABSTRAL 200 microgrammes, comprimé sublingual B/10 Code

Plus en détail

La rotation des opioïdes

La rotation des opioïdes La rotation des opioïdes Prof. Omar BOUDEHANE - UNITE D EVALUATION ET DE TRAITEMENT DE LA DOULEUR - Faculté de médecine & CHU Constantine Université «3» de Constantine 9 ème Congrés de la SAETD Université

Plus en détail

Les situations «à risque»

Les situations «à risque» Les situations «à risque» âge «à risque» : le nourrisson - faible nombre de symptômes - rapidité d'aggravation de certaines affections cris, pleurs, et refus du biberon : syndromes occlusifs polypnée (+

Plus en détail

LES S S U S BS B T S I T T I U T TS T S NICOTINIQUES

LES S S U S BS B T S I T T I U T TS T S NICOTINIQUES LES SUBSTITUTS NICOTINIQUES Les substituts nicotiniques : principe Apporter l équivalent de nicotine contenue dans les cigarettes (un peu -) Pour supprimer, atténuer le manque Durée du traitement : variable,

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 31 mars 2010

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 31 mars 2010 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 31 mars 2010 ANTARENE CODEINE 200 mg/30 mg Boîte de 20 comprimés pelliculés (CIP : 397 555.8) ANTARENE CODEINE 400 mg/60 mg Boîte de 10 comprimés pelliculés (CIP : 397

Plus en détail

l enfant du trouble psychique du parent, de la vie fœtale f à plus tard... Dr Arnaud Marguglio pédiatre

l enfant du trouble psychique du parent, de la vie fœtale f à plus tard... Dr Arnaud Marguglio pédiatre Les répercussions r chez l enfant du trouble psychique du parent, de la vie fœtale f à plus tard... Dr Arnaud Marguglio pédiatre néonatologue NICU CHC site Saint-Vincent, Rocourt,, Liège septembre 2007

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 22 décembre 2004 VOGALENE 5 mg, suppositoire sécable (Boîte de 10) Laboratoires SCHWARZ PHARMA métopimazine Liste II Date de l AMM initiale chez

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 15 mars 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 15 mars 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 15 mars 2006 GLUCOPHAGE 500 mg, comprimé pelliculé Boîte de 30 comprimés - code CIP : 352 816-7 GLUCOPHAGE 850 mg, comprimé pelliculé Boîte de 30 comprimés - code CIP

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DES FEMMES ENCEINTES TOXICOMANES. AU CHU DE MONTPELLIER : RESULTATS PÉRlNATAUX ET PSYCHOSOCIAUX

PRISE EN CHARGE DES FEMMES ENCEINTES TOXICOMANES. AU CHU DE MONTPELLIER : RESULTATS PÉRlNATAUX ET PSYCHOSOCIAUX 1 PRISE EN CHARGE DES FEMMES ENCEINTES TOXICOMANES AU CHU DE MONTPELLIER : RESULTATS PÉRlNATAUX ET PSYCHOSOCIAUX Corinne Chanal*, Rose Marie Toubin**, Paul Benos***, Evelyne Mazurier****, Michèle Misraoui*****,

Plus en détail

SYNDROME DE SEVRAGE ALCOOLIQUE. Diane PAUL IMG 2eme Semestre 18/06/15

SYNDROME DE SEVRAGE ALCOOLIQUE. Diane PAUL IMG 2eme Semestre 18/06/15 SYNDROME DE SEVRAGE ALCOOLIQUE Diane PAUL IMG 2eme Semestre 18/06/15 CAS CLINIQUE Patient de 37 ans amené par les pompiers pour syndrome confusionnel aigu avec hallucinations associés à une crise convulsive

Plus en détail

Traitements de substitution aux opiacés et travail. Éric Durand Département Études et assistance médicales INRS 29 janvier 2007, CODES 93

Traitements de substitution aux opiacés et travail. Éric Durand Département Études et assistance médicales INRS 29 janvier 2007, CODES 93 Traitements de substitution aux opiacés et travail Éric Durand Département Études et assistance médicales INRS 29 janvier 2007, CODES 93 Le contexte «politique» Politique de réduction des risques infectieux

Plus en détail

PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE

PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE Objet : Sevrage d une dépendance physique à l alcool Dans ce cas, il ne s agit pas d un sevrage simple ambulatoire. Ce protocole tient compte de la sécurité du patient

Plus en détail

Points sur les nouveaux médicaments de l addiction à l alcool

Points sur les nouveaux médicaments de l addiction à l alcool Points sur les nouveaux médicaments de l addiction à l alcool 20 eme Journée d Hépatologie et de Transplantation Lyon 9 juin 2015 Claude Augustin-Normand PH/ ELSA Sce Pr Zoulim D où venons nous? Drogues

Plus en détail

«Addict» et enceinte. Audrey Maurand (interne) Justine Benevent (interne) Isabelle Lacroix (PH) Christine Damase-Michel (MCU-PH)

«Addict» et enceinte. Audrey Maurand (interne) Justine Benevent (interne) Isabelle Lacroix (PH) Christine Damase-Michel (MCU-PH) 28 mars 2015 «Addict» et enceinte Audrey Maurand (interne) Justine Benevent (interne) Isabelle Lacroix (PH) Christine Damase-Michel (MCU-PH) Avec le concours d Anna-Belle Beau et Caroline Hurault-Delarue

Plus en détail

DIMETANE SANS SUCRE 133 mg / 100 ml sirop ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT. Pholcodine... 133 mg. Pour 100 ml de sirop.

DIMETANE SANS SUCRE 133 mg / 100 ml sirop ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT. Pholcodine... 133 mg. Pour 100 ml de sirop. RCP de DIMETANE SANS SUCRE 133 mg/100 ml sirop Mise à jour : 12 Septembre 2012 1/5 DIMETANE SANS SUCRE 133 mg / 100 ml sirop ANNEXE I RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT 1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

Plus en détail

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Dominique GENDREL Necker-Enfants Malades Traiter en urgence en présence de trophozoïtes Plus de 80% des paludismes d importation en

Plus en détail

: des cas cliniques. Barbara Broers Lugano le 16 octobre 2003

: des cas cliniques. Barbara Broers Lugano le 16 octobre 2003 : des cas cliniques Barbara Broers Lugano le 16 octobre 2003 Angélique (32 ans), au cabinet. Traitement de maintenance à la méthadone depuis 5 ans (50 mg/jour). Travaille, vit avec son ami (non-toxicomane)

Plus en détail

1 objectif : AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DE VIE. Année Universitaire 2006-2007. prise en charge au long cours. mai 2007 P. PERNEY

1 objectif : AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DE VIE. Année Universitaire 2006-2007. prise en charge au long cours. mai 2007 P. PERNEY Sevrage, syndrome de sevrage prise en charge au longs cours USAGE AVEC DÉPENDANCE SEVRAGE ABSTINENCE MI B / Addictologie (MT3/1) Item 45 USAGE À RISQUE USAGE NOCIF Pr PERNEY USAGE 1 objectif : AMÉLIORATION

Plus en détail

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Le système nerveux et ses atteintes Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Objectifs : A la fin de la séquence, vous serez capable de : décrire le système nerveux d expliquer son fonctionnement

Plus en détail

Surveillance d une convulsion fébrile : au domicile ou à l hôpital?

Surveillance d une convulsion fébrile : au domicile ou à l hôpital? Surveillance d une convulsion fébrile : au domicile ou à l hôpital? Docteur Laurence Joly-Pedespan, pédiatre CHU Pellegrin Enfants Place Amélie Raba-Léon 33076 Bordeaux cedex laurence.joly-pedespan@chu-bordeaux.fr

Plus en détail

Prescription des Morphiniques

Prescription des Morphiniques Prescription des Morphiniques Dr Jean-Pierre CORBINAU - Lille Cet exposé se veut essentiellement pratique ayant pour objectif de faire passer 3 messages afin d apporter une aide dans la prescription de

Plus en détail

Le sevrage. Micheline Claudon / Alain Eddi

Le sevrage. Micheline Claudon / Alain Eddi Le sevrage Micheline Claudon / Alain Eddi Le sevrage : principes L alcoolodépendance est caractérisée par la perte de la maîtrise de la consommation d alcool. Lorsqu un sevrage est nécessaire il faut en

Plus en détail

ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR

ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR Dénomination du médicament ANNEXE IIIB NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR SURBRONC TOUX SECHE DEXTROMETHORPHANE 15 mg/5 ml SANS SUCRE, solution buvable en sachet édulcorée à la saccharine sodique Encadré

Plus en détail

RAPPORT PUBLIC D EVALUATION

RAPPORT PUBLIC D EVALUATION RAPPORT PUBLIC D EVALUATION (Janvier 2005) EFFEXOR LP 37,5 mg, 75 mg, 150 mg, gélule à libération prolongée TREVILOR LP 37,5 mg, 75 mg, 150 mg, gélule à libération prolongée INTRODUCTION Une extension

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 26 avril 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 26 avril 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 26 avril 2006 FER AP-HP 0,5 mg, gélule Plaquette de 100 gélules (CIP : 369 266-5) Laboratoire ASSISTANCE PUBLIQUE - HOPITAUX DE PARIS - AP-HP sulfate ferreux Date de

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 2 avril 2014 DERMOVAL, gel flacon de 20 ml (CIP : 34009 326 130 4 5) DERMOVAL 0,05 POUR CENT, crème tube de 10 g (CIP : 34009 320 432 9 3) Laboratoire GLAXOSMITHKLINE

Plus en détail

Méthodes validées pour le dépistage biologique. Intérêt, limites actuelles de l interprétation des résultats et limites économiques.

Méthodes validées pour le dépistage biologique. Intérêt, limites actuelles de l interprétation des résultats et limites économiques. Méthodes validées pour le dépistage biologique. Intérêt, limites actuelles de l interprétation des résultats et limites économiques. Marie-José ROYER-MORROT Société Française Alcoologie 20 Mars 2013 Dépistage

Plus en détail

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe du 15 octobre 2009 susceptibles d actualisation en fonction de l évolution des données

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe du 15 octobre 2009 susceptibles d actualisation en fonction de l évolution des données FICHE PRATIQUE D UTILISATION DES ANTIVIRAUX EN EXTRAHOSPITALIER ET EN PERIODE PANDEMIQUE 1 A. TRAITEMENT ANTIVIRAL CURATIF 2 1. Adultes et enfants d un an et plus La prescription d un traitement antiviral

Plus en détail

ALD 8 DIABÈTE DE TYPE 1 DE L ENFANT ET DE L ADOLESCENT

ALD 8 DIABÈTE DE TYPE 1 DE L ENFANT ET DE L ADOLESCENT ALD 8 DIABÈTE DE TYPE 1 DE L ENFANT ET DE L ADOLESCENT GUIDE MÉDECIN -1- SOMMAIRE INTRODUCTION... 3 GUIDE MEDECIN ALD 8 - DIABETE DE TYPE 1 DE L ENFANT ET DE L ADOLESCENT... 4 I. BILAN INITIAL... 4 I.1.

Plus en détail

MÉDICAMENTS DE LA DÉPENDANCE ALCOOLIQUE

MÉDICAMENTS DE LA DÉPENDANCE ALCOOLIQUE Maryse Lapeyre-Mestre Margaux Lafaurie Service de Pharmacologie Médicale et Clinique Centre d évaluation et d information sur la pharmacodépendance ceip.addictovigilance@chu-toulouse.fr MÉDICAMENTS DE

Plus en détail

Vitalipid Novum Adult contient par ml dl-α-tocoférol (vitamine E) 0,91 mg (1 UI) ergocalciférol (vitamine D) 0,50 µg (20 UI)

Vitalipid Novum Adult contient par ml dl-α-tocoférol (vitamine E) 0,91 mg (1 UI) ergocalciférol (vitamine D) 0,50 µg (20 UI) 1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT Vitalipid Novum Adult, solution à diluer pour perfusion Vitalipid Novum Infant, solution à diluer pour perfusion 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Vitalipid Novum

Plus en détail

Baclofène: RTU dans le sevrage alcoolique VIGIMED 23/06/2014

Baclofène: RTU dans le sevrage alcoolique VIGIMED 23/06/2014 Baclofène: RTU dans le sevrage alcoolique 1 Recommandation Temporaire d Utilisation (RTU) Baclofène Analogue structural de l acide gamma-aminobutyrique (GABA) Contrôle des pulsions, indifférence aux signaux

Plus en détail

Avis 18 décembre 2013

Avis 18 décembre 2013 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 18 décembre 2013 DEXTROMETHORPHANE UNISTICK 15 mg/5 ml, solution buvable en sachet édulcorée à la saccharine sodique B/12 sachets-doses de 5 ml (CIP : 34009 275 926 1

Plus en détail

Annexe II. Conclusions scientifiques et motifs de la suspension des autorisations de mise sur le marché, présentés par l EMA

Annexe II. Conclusions scientifiques et motifs de la suspension des autorisations de mise sur le marché, présentés par l EMA Annexe II Conclusions scientifiques et motifs de la suspension des autorisations de mise sur le marché, présentés par l EMA 5 Conclusions scientifiques Résumé général de l évaluation scientifique des médicaments

Plus en détail

SOINS DE DÉVELOPPEMENT NÉONATALOGIE. Guide pratique à l attention des soignants. Services de Néonatalogie Pr Picaud / Pr Cambonie CHRU de Montpellier

SOINS DE DÉVELOPPEMENT NÉONATALOGIE. Guide pratique à l attention des soignants. Services de Néonatalogie Pr Picaud / Pr Cambonie CHRU de Montpellier SOINS DE DÉVELOPPEMENT EN NÉONATALOGIE Guide pratique à l attention des soignants Services de Néonatalogie Pr Picaud / Pr Cambonie CHRU de Montpellier PROJET NIDCAP IMPLANTATION DANS LES SERVICES DE NEONATALOGIE

Plus en détail

ACTUALITES SUR LE SEVRAGE TABAGIQUE. Du neuf avec du vieux?

ACTUALITES SUR LE SEVRAGE TABAGIQUE. Du neuf avec du vieux? ACTUALITES SUR LE SEVRAGE TABAGIQUE Du neuf avec du vieux? SOFOMEC 8 Décembre 2011 Un peu d histoire (récente) 8 et 9 octobre 1998 Conférence de consensus «Arrêt de la consommation de tabac» Question n

Plus en détail

Un petit livret pour accompagner le cours Le sommeil et l enfant

Un petit livret pour accompagner le cours Le sommeil et l enfant Un petit livret pour accompagner le cours Le sommeil et l enfant Pourquoi comprendre la physiologie du sommeil? Pour respecter le rythme et les besoins de chaque enfant de la naissance jusqu à l adolescence

Plus en détail

Le nouveau-né de la femme. Delphine Mitanchez Service de néonatologie Hôpital Armand Trousseau Paris

Le nouveau-né de la femme. Delphine Mitanchez Service de néonatologie Hôpital Armand Trousseau Paris Le nouveau-né de la femme obèse Delphine Mitanchez Service de néonatologie Hôpital Armand Trousseau Paris Épidémiologie 2000: 300 millions d obèses dans le monde NHANES 2003-2004: 32% obèses aux USA Femmes

Plus en détail

Avis 2 avril 2014. Laboratoire SERVIER. Périndopril arginine / indapamide. C09BA04 (inhibiteur de l enzyme de conversion et diurétique)

Avis 2 avril 2014. Laboratoire SERVIER. Périndopril arginine / indapamide. C09BA04 (inhibiteur de l enzyme de conversion et diurétique) COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 2 avril 2014 PRETERAX 2,5 mg / 0,625 mg, comprimé pelliculé Boîte de 30 (CIP : 34009 378 232 2 7) Boîte de 90 (CIP : 34009 378 234 5 6) BIPRETERAX 5 mg / 1,25 mg, comprimé

Plus en détail

PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE

PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE PROTOCOLE DE SEVRAGE EN AMBULATOIRE Objet : Sevrage d une dépendance physique aux opiacés ou apparentés Ce protocole tient compte de la sécurité du patient qui doit être optimale à son domicile comme en

Plus en détail

Le Développement. Dodley Severe Janvier 2007

Le Développement. Dodley Severe Janvier 2007 Le Développement Dodley Severe Janvier 2007 Objectifs Connaître et comprendre les principes et les facteurs influençant la croissance physique et le développement intégral de l enfant Délimiter les secteurs

Plus en détail

S Y L V I E W Y L E R

S Y L V I E W Y L E R La Méthode NADA S Y L V I E W Y L E R E L E A N O R E H I C K E Y M É L I N D A A K O N G O S I O N, 7 S E P T E M B R E 2 0 1 1 F O R U M D R O G U E S S U R L E S A P P R O C H E S A L T E R N A T I

Plus en détail

ANNEXE II : FORMATIONS EN SOINS DE DEVELOPPEMENT. Conditions de reconnaissance des formations par le SPF Santé publique

ANNEXE II : FORMATIONS EN SOINS DE DEVELOPPEMENT. Conditions de reconnaissance des formations par le SPF Santé publique CONTRAT VISANT LA FORMATION EN ALLAITEMENT MATERNEL ET EN SOINS DE DEVELOPPEMENT DU PERSONNEL MEDICAL ET SOIGNANT DES MATERNITES (MATERNITE ET NEONATOLOGIE) ANNEXE II : FORMATIONS EN SOINS DE DEVELOPPEMENT

Plus en détail

Bases neurobiologiques de la récompense

Bases neurobiologiques de la récompense Bases neurobiologiques de la récompense Le système de récompense est la base neurobiologique de l'apprentissage. Il est indispensable à la survie, car il fournit la motivation nécessaire à la réalisation

Plus en détail

LES TROUBLES ANXIEUX. II- Schéma explicatif :

LES TROUBLES ANXIEUX. II- Schéma explicatif : LES TROUBLES ANXIEUX INTRODUCTION I- Définitions: 1. Anxiété : w Sentiment pénible d attente d un danger imprécis crainte. 2. Troubles anxieux: w Tr n altérant pas le contact avec la réalité w Tr produisant

Plus en détail

COCAINE ET PERINATALITE

COCAINE ET PERINATALITE COCAINE ET PERINATALITE Claude LEJEUNE Hôpital Mère Enfant de l Est Parisien (Association Estrelia Horizons) Et Groupe d Etudes Grossesse et Addictions G.E.G.A. 1 COCAINE = drogue«stimulante» +++poly-consommations

Plus en détail

Quelle pharmacopée antalgique en 2013 aux urgences pédiatriques. Yves Meymat, SAR 3 anesthésie pédiatrique, CHU de Bordeaux

Quelle pharmacopée antalgique en 2013 aux urgences pédiatriques. Yves Meymat, SAR 3 anesthésie pédiatrique, CHU de Bordeaux Quelle pharmacopée antalgique en 2013 aux urgences pédiatriques Yves Meymat, SAR 3 anesthésie pédiatrique, CHU de Bordeaux Pas de conflit d intérêt à déclarer Des principes : 1. Evaluation objective rapide

Plus en détail

ce qu il faut savoir

ce qu il faut savoir Alcool et drogues ce qu il faut savoir LA GROSSESSE: un moment privilégié pour prendre soin de soi et de l enfant à naître Une femme enceinte doit souvent changer certaines de ses habitudes quotidiennes.

Plus en détail

admission aux urgences

admission aux urgences Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : admission

Plus en détail

«L insomnie est signe d anxiété.»

«L insomnie est signe d anxiété.» «L insomnie est signe d anxiété.» Ni pavot, ni mandragore Ni aucun sirop de sommeil au monde Ne te rendront jamais ce sommeil délicieux Que tu possédais hier. Shakespeare, Othello, 1604 N est-ce pas l

Plus en détail

La Codéine? Parlons-en INFORMER

La Codéine? Parlons-en INFORMER La Codéine? Parlons-en INFORMER Qu est-ce que la codéine? La Codéine, ou méthylmorphine, est l'un des alcaloïdes contenus dans le pavot (papaverum somniferum). La codéine est un antalgique puissant (de

Plus en détail

Migraine et Abus de Médicaments

Migraine et Abus de Médicaments Migraine et Abus de Médicaments Approches diagnostiques et thérapeutiques des Céphalées Chroniques Quotidiennes Pr D. DEPLANQUE Département de Pharmacologie médicale EA 1046, Institut de Médecine Prédictive

Plus en détail

La surveillance neurologique en réanimation médicale

La surveillance neurologique en réanimation médicale CONGRES ANNUEL DU CIRNE «L approche neurologique en réanimation» 11 OCTOBRE 2013 La surveillance neurologique en réanimation médicale Réanimation Médicale HCC Aurélie Baudesson Aurore Bihin Delphine Rué

Plus en détail

http://addictologie.hug-ge.ch

http://addictologie.hug-ge.ch Jeudi 5 février 2015 Gerard Calzada http://addictologie.hug-ge.ch Trainspotting (1966) ASPECTS CINÉMATOGRAPHIQUES Wikipédia 2 http://addictologie.hug-ge.ch Trainspotting (1966) ASPECTS CINÉMATOGRAPHIQUES

Plus en détail

Cas clinique Conduite à tenir

Cas clinique Conduite à tenir Cas clinique Conduite à tenir Femme, 49 ans Tabac depuis l age de 14 ans, 15/J roulée actuellement, 35 PA 2 tentatives d arrêt < 6 mois (2000, 2005) Professeur des écoles Divorcée (2008), 2 enfants, vit

Plus en détail

DENOMINATION DU MEDICAMENT

DENOMINATION DU MEDICAMENT DENOMINATION DU MEDICAMENT Matrifen 12 microgrammes/heure, dispositif transdermique Matrifen 25 microgrammes/heure, dispositif transdermique Matrifen 50 microgrammes/heure, dispositif transdermique Matrifen

Plus en détail

Claude Ecoffey Anesthésiste. Les obstacles aux opiacés

Claude Ecoffey Anesthésiste. Les obstacles aux opiacés cette image. Claude Ecoffey Anesthésiste QuickTime et un décompresseur Photo - JPEG sont requis pour visualiser Les obstacles aux opiacés Crainte liée au traitement (effets secondaires, accoutumance) Système

Plus en détail

Les Grands Principes du Sevrage Tabagique

Les Grands Principes du Sevrage Tabagique Unité de Coordination de Tabacologie CHU de Nancy DALAT Novembre 2011 Les Grands Principes du Sevrage Tabagique Dr Nathalie WIRTH - Pr Yves MARTINET Introduction Tabagisme = Maladie Chronique The WHO s

Plus en détail

Ordonnance n 1. Ordonnance n 2. Ordonnance n 3. Ordonnance n 4. Ordonnance n 5. Ordonnance n 6. Ordonnance n 7. Ordonnance n 8.

Ordonnance n 1. Ordonnance n 2. Ordonnance n 3. Ordonnance n 4. Ordonnance n 5. Ordonnance n 6. Ordonnance n 7. Ordonnance n 8. SOMMAIRE Ordonnance n 1 Remplacer un traitement antalgique de palier 2 par un antalgique de palier 3 Ordonnance n 2 Interdoses lors d un traitement par sulfate de morphine à Libération Prolongée (LP) Ordonnance

Plus en détail

NOTICE : INFORMATIONS DESTINÉES À L UTILISATEUR. Broncho-Pectoralis Pholcodine 15 mg/300 mg sirop. Pholcodine 15 mg/15 ml ; Sulfogaïacol 300 mg/15 ml

NOTICE : INFORMATIONS DESTINÉES À L UTILISATEUR. Broncho-Pectoralis Pholcodine 15 mg/300 mg sirop. Pholcodine 15 mg/15 ml ; Sulfogaïacol 300 mg/15 ml NOTICE : INFORMATIONS DESTINÉES À L UTILISATEUR Broncho-Pectoralis Pholcodine 15 mg/300 mg sirop Pholcodine 15 mg/15 ml ; Sulfogaïacol 300 mg/15 ml Veuillez lire attentivement la notice dans son intégralité

Plus en détail

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA.

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA. COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 29 mai 2013 XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA DCI Code ATC (2012) Motif de l examen Liste

Plus en détail

RCP-version abrégée Février 2015

RCP-version abrégée Février 2015 DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT MOTILIUM 10 mg, comprimés pelliculés (maléate de dompéridone) MOTILIUM 1 mg/ml, suspension buvable «adultes», MOTILIUM 1 mg/ml suspension buvable «pédiatrie» MOTILIUM 10 mg,

Plus en détail

Votre bébé a besoin de soins spéciaux

Votre bébé a besoin de soins spéciaux Votre bébé a besoin de soins spéciaux Ce guide se veut un document de référence afin de favoriser une meilleure compréhension de tous les aspects entourant la venue d un enfant prématuré ou malade. Il

Plus en détail

Protocoles de l Academy of Breastfeeding Medecine

Protocoles de l Academy of Breastfeeding Medecine Protocoles de l Academy of Breastfeeding Medecine Protocole clinique n 10 L allaitement de l enfant né un peu avant terme (35-37 semaines de gestation). L un des principaux objectifs de l Academy of Breastfeeding

Plus en détail

Univers des soins infirmiers en images

Univers des soins infirmiers en images Univers des soins infirmiers en images Caroline Roy, inf., M. Sc. inf. Directrice-conseil, Direction, Affaires externes Congrès OIIQ Atelier A8 9 novembre 2015 Conflits d intérêts AUCUN 2 Objectifs d apprentissage

Plus en détail

chez la personne âgée.

chez la personne âgée. PROMOTION DE L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES dans le cadre du programme MobiQual Prévenir, évaluer, Prendre en charge La douleur chez la Personne âgée FIche pratique utilisation des opioïdes

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES. INTRODUCTION... 15 CHAPITRE 1 Le sommeil... 17 Incidence, état de la situation... 17 Un peu de théorie... 19

TABLE DES MATIÈRES. INTRODUCTION... 15 CHAPITRE 1 Le sommeil... 17 Incidence, état de la situation... 17 Un peu de théorie... 19 TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION... 15 CHAPITRE 1 Le sommeil... 17 Incidence, état de la situation... 17 Un peu de théorie... 19 Développement des cycles de sommeil... 19 Phases de sommeil... 20 Prévention...

Plus en détail

Addiction et grossesse

Addiction et grossesse Addiction et grossesse Place du problème : fréquent et complexe Fréquence du tabagisme chez les femmes jeunes Problème de la consommation culturelle d'alcool et de la fréquence de l'alcoolodépendance 20

Plus en détail

Information aux patients La morphine

Information aux patients La morphine Information aux patients La morphine Des réponses à vos questions La morphine, un antidouleur couramment utilisé, vous a été prescrite. Cette brochure vous informe sur son emploi, ses effets bénéfiques,

Plus en détail

Traitements basés sur la substitution (TBS)

Traitements basés sur la substitution (TBS) Traitements basés sur la substitution (TBS) Atelier 1 : Comorbidité troubles affectifs et addictions Les traitements médicamenteux Alexandre Dupont-Willemin Médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie

Plus en détail

La Fondation des maladies mentales

La Fondation des maladies mentales La Fondation des maladies mentales Fondée en 1980 par Dr Yves Lamontagne, psychiatre Mission: la prévention des maladies mentales Programmes de sensibilisation et de prévention Pour les jeunes des écoles

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

OPTIMISER LA PRATIQUE DU PEAU A PEAU ET DU SOIN KANGOUROU IMPLANTER UNE POLITIQUE DE SERVICE en maternité et en néonatologie

OPTIMISER LA PRATIQUE DU PEAU A PEAU ET DU SOIN KANGOUROU IMPLANTER UNE POLITIQUE DE SERVICE en maternité et en néonatologie OPTIMISER LA PRATIQUE DU PEAU A PEAU ET DU SOIN KANGOUROU IMPLANTER UNE POLITIQUE DE SERVICE en maternité et en néonatologie PARIS 8, 9 et 10 juin 2015 Maternité de Port Royal 75 014 Mots clés : Peau à

Plus en détail

LE DEFI D IMPLANTER DES PRATIQUES NOVATRICES EN MATERNITÉ: UNE EXPÉRIENCE GAGNANTE POUR DES INFIRMIÈRES DU QUÉBEC

LE DEFI D IMPLANTER DES PRATIQUES NOVATRICES EN MATERNITÉ: UNE EXPÉRIENCE GAGNANTE POUR DES INFIRMIÈRES DU QUÉBEC LE DEFI D IMPLANTER DES PRATIQUES NOVATRICES EN MATERNITÉ: UNE EXPÉRIENCE GAGNANTE POUR DES INFIRMIÈRES DU QUÉBEC Linda Lemire inf.m.sc PhD (c) IBCLC Conseillère clinique spécialisée en périnatalité et

Plus en détail

ADDICTOLOGIE TRAITEMENT DE SUBSTITUTION AUX OPIACES TSO. Dr Philippe DUMAS

ADDICTOLOGIE TRAITEMENT DE SUBSTITUTION AUX OPIACES TSO. Dr Philippe DUMAS ADDICTOLOGIE TRAITEMENT DE SUBSTITUTION AUX OPIACES TSO Dr Philippe DUMAS Pourquoi un traitement de substitution? Quand la dépendance aux opiacés est certaine elle demande a être prise en charge. Pour

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Spécificités méthodologiques en pédiatrie : gestion des petits effectifs et des effets rares au long cours

Spécificités méthodologiques en pédiatrie : gestion des petits effectifs et des effets rares au long cours Spécificités méthodologiques en pédiatrie : gestion des petits effectifs et des effets rares au long cours Corinne Alberti CIE 5 : modèles et méthodes de l évaluation clinique et thérapeutique en pédiatrie

Plus en détail

Internet, jeux vidéo, téléphone portable: frontière entre utilisation intensive et dépendance comportementale

Internet, jeux vidéo, téléphone portable: frontière entre utilisation intensive et dépendance comportementale Internet, jeux vidéo, téléphone portable: frontière entre utilisation intensive et dépendance comportementale Derniers résultats de la recherche Gregor Waller, MSc Berne, le 7 mars 2013 Forum national

Plus en détail

Consommation de drogues (alcool) et santé mentale AQPAMM

Consommation de drogues (alcool) et santé mentale AQPAMM Consommation de drogues (alcool) et santé mentale «La consommation (drogues/alcool) n est pas un sport de spectateur. Un jour ou l autre, c est toute la famille qui participe.» Joyce Rebeta-Burditt Atelier

Plus en détail

Mon médecin m annonce que j ai un diabète gestationnel : que faire?

Mon médecin m annonce que j ai un diabète gestationnel : que faire? Lilly Diabète Pour vous, jour après jour. Lilly Diabète Pour vous, jour après jour. Lilly propose et développe des traitements innovants pour la prise en charge du diabète et de ses complications. INVENTIV

Plus en détail

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES 327 Allaitement maternel inefficace (00104) 327 Allaitement maternel interrompu (00105) 328 Motivation à améliorer l allaitement maternel (00106) 329 Tension dans l exercice

Plus en détail

o La patiente part avec port de masque chirurgical et lavage des mains avec solution hydro alcoolique (aussi pour son entourage malade)

o La patiente part avec port de masque chirurgical et lavage des mains avec solution hydro alcoolique (aussi pour son entourage malade) FEDERATION DE GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE Validation : 04 septembre 2009 Procédure de prise en charge des femmes enceintes atteintes ou possiblement atteintes de grippe H1N1 Ces recommandations pourront évoluer

Plus en détail

DOCTEUR CAROLE VUONG

DOCTEUR CAROLE VUONG S0MMAIRE Normes OMS Définitions des conduites d alcoolisation Comment reconnaître une personne qui a un problème d alcool? Que faire? DOCTEUR CAROLE VUONG COMMENT AIDER LE SALARIE ALCOOLO-DEPENDANT? 4

Plus en détail

Protocole de Sevrage d une dépendance à la nicotine

Protocole de Sevrage d une dépendance à la nicotine Protocole de Sevrage d une dépendance à la nicotine Avant le sevrage : Evaluation de la de la dépendance comportementale, psychologique ou physique, Autoobservation, test de Fagerstrom (Fagerstrom en annexe)

Plus en détail

Les boissons énergisantes

Les boissons énergisantes Référence Référence : : Version : Date : Les boissons énergisantes DOSSIER Sommaire : I. Introduction II. III. IV. Définition Composition Effets indésirables V. Groupes à risques VI. VII. Conclusion Sources

Plus en détail

NOTICE : INFORMATION DU PATIENT

NOTICE : INFORMATION DU PATIENT NOTICE 1 NOTICE : INFORMATION DU PATIENT Toux-San Dextromethorphan Sans Sucre 1 mg/ml sirop Toux-San Dextromethorphan avec Miel 3 mg/ml sirop Toux-San Dextromethorphan Sans Sucre 3 mg/ml sirop Bromhydrate

Plus en détail