6 «INTER 13»: davantage de sécurité grâce à l interopérabilité 2 / Les CHURFIRSTEN répandent la peur et l effroi

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1 2 / 13 6 «INTER 13»: davantage de sécurité grâce à l interopérabilité Exercice transfrontalier entre partenaires civils et militaires 12 Les CHURFIRSTEN répandent la peur et l effroi L infanterie présente ses nouveaux procédés d engagement 18 Intervention d urgence pour la cp san 4 à Bienne Fête fédérale de gymnastique «Entraîne-toi au combat réel» Simulation en direct au CIFT

2 Editorial Une organisation véritablement vivante! Il existe de nombreux proverbes sur le thème du changement qui contiennent tous une part de vérité. J ai donc envisagé de commencer cet éditorial par un proverbe, mais comme je n en ai trouvé aucun qui corresponde parfaitement à ma pensée, j ai préféré y renoncer. Aux Forces terrestres, nous avons 13 officiers généraux qui portent le grade de brigadier. Huit d entre eux, c est-à-dire les deux tiers, seront promus l année prochaine, changeront de fonction ou prendront une retraite bien méritée. Même si ce nombre important peut impressionner dans un premier temps parce qu il entraînera des modifications d envergure, je me plais à rappeler que nous sommes habitués aux changements. Nous sommes une organisation vivante, les gens vont et viennent continuellement. Ce qu il y a d exceptionnel à la situation, c est que ces huit mutations auront lieu au même moment et au même échelon. Je suis cependant persuadé que ces changements, comme ceux que nous avons déjà vécus, se dérouleront en toute sérénité et de façon réfléchie. Les états-majors et les formations aux Forces terrestres ne sont pas «personnifiés». Ce sont des équipes soudées qui, avec ou sans changement, fonctionnent et accomplissent un excellent travail. Il est certain que tous ces groupes apporteront le même soutien à leurs nouveaux commandants et chefs qu à leurs prédécesseurs. Photo: CME Je remercie chaleureusement tous ceux qui prendront leur retraite à la fin de cette année pour le travail qu ils ont fourni et leur engagement passionné en faveur des Forces terrestres. Profitez de cette période de votre vie et prenez le temps de faire tout ce que vous n avez pas eu l occasion de réaliser jusqu ici. De même, je félicite tous ceux qui quittent les Forces terrestres au 1er janvier 2014 pour assumer une nouvelle fonction et de nouveaux défis au sein de notre armée. Et je souhaite la bienvenue à tous ceux qui occuperont (à nouveau) un poste aux Forces terrestres et leur adresse mes vœux de plein succès dans l exercice de leurs nouvelles responsabilités. Je l ai déjà dit: nous sommes habitués aux changements. Et je suis certain que nous surmonterons les changements à venir comme nous l avons toujours fait jusqu ici, en organisation véritablement vivante que nous sommes: avec sérénité et loyauté, de façon réfléchie et en restant fidèles à la mission. Le commandant de corps Dominique Andrey Commandant des Forces terrestres 2 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

3 Image de titre Professionnel et milicien au travail côte à côte. (Photo : mise à disp rég ter 1) Sommaire 4 Exercice PHÖNIX Exercice d état-major au simulateur de conduite de Kriens 6 «INTER 13»: davantage de sécurité grâce à l interopérabilité Exercice transfrontalier entre partenaires civils et militaires 8 EXERCICE TEMPESTA Les forces civiles et militaires retroussent leurs manches pour évacuer une fromagerie 10 Les états-majors d ingénieurs de l armée 12 Les CHURFIRSTEN répandent la peur et l effroi L infanterie présente ses nouveaux procédés d engagement 14 Supporte et persévère! 8 EXERCICE TEMPESTA 16 Les soldats démontent l arène Fin de la Fête fédérale de lutte suisse 18 Intervention d urgence pour la cp san 4 à Bienne Fête fédérale de gymnastique Répétitions musicales intensives au Vatican Service commandé à Rome 21 En CR sur la Place rouge L orchestre de représentation 22 Des activités en plein air dans le froid Engagement en service commandé 24 Interview avec Patricia Kummer 26 «Entraîne-toi au combat réel» Simulation en direct au CIFT 18 Intervention d urgence pour la cp san 4 à Bienne 28 Agenda Impressum «armée.ch», le magazine des militaires de l Armée suisse, édition du commandant des Forces terrestres, paraît deux fois par année en français, italien et allemand. Prochaine édition: 1/2014 Délai de rédaction: Parution: été 2014 Editeur: commandant des Forces terrestres Direction de la rédaction: Communication Forces terrestres, Papiermühlestrasse 14, 3003 Berne Traduction: Services linguistiques SG DDPS Mise en page et production: Centre des médias électroniques (CME), BLA Impression: Ziegler Druck- und Verlags-AG, 8400 Winterthur Changements d adresse: Mil incorporés, par écrit aux autorités militaires du canton de domicile. Toutes les autres personnes auprès de la Communication Forces terrestres. Copyright: DDPS, domaine Défense Internet: 21 En CR sur la Place rouge armée.ch Forces terrestres 2 / 13 3

4 Etat-major des Forces terrestres Exercice PHÖNIX Exercice d état-major au simulateur de conduite de Kriens Pour la première fois depuis la création de l Etat-major des Forces terrestres (EM FT), ses collaborateurs ont été exercés dans leur fonction de milice. L objectif était clair: dans leur fonction, les officiers de l EM de milice des Forces terrestres doivent suivre une instruction, un entraînement et un perfectionnement en matière de processus de conduite et de travail d état-major. Ils doivent connaître l organisation et le déroulement du travail au sein d un état-major et utiliser les outils du FIS FT. Christine Hartmann, Communication Forces terrestres Lors des cours d état-major de janvier et mars 2013, les militaires de milice de l EM de milice des Forces terrestres se sont préparés à l entraînement d état-major interne, qui s est déroulé en mai à l Ecole d état-major général de Kriens. Il était avant tout question de l instruction relative à l organisation de la conduite et de l état-major ainsi que du FIS FT. C est la première fois que les membres de l EM FT se sont entraînés ensemble. «Le but était d avoir l ensemble de l EM FT en engagement et de voir ce qu il ordonne aux formations qui lui sont subordonnées», explique le brigadier Yvon Langel, chef de l EM FT. L entraînement d état-major interne était fondé sur le scénario éprouvé mais complexe de STABILO DUE. A l échelon tactique, le commandant de la région territoriale 4 (rég ter 4) était engagé avec son état-major. Lors de l entraînement, l EM FT a relevé l EM rég ter 4 après un rapport de relève avec le commandant de la rég ter 4. Grâce à l engagement d une centaine de personnes, l Ecole d état-major général a assuré le support de l exercice, assistant les troupes engagées et générant ainsi une image de la situation. L EM FT a bénéficié d un environnement parfait afin de pouvoir se concentrer entièrement sur sa tâche. Les personnes clés de l exercice, baptisées le «Triangle d or» par le brigadier Langel, ont travaillé en parfaite harmonie. Selon lui, une collaboration aussi fructueuse est loin d être une évidence. La structure des grades a été mise de côté : le colonel EMG Karl Klossner a pris la direction en qualité de commandant, tandis que le brigadier Yvon Langel était engagé comme chef d état-major et que le lieutenant-colonel EMG Hubert Bittel exerçait la fonction de chef du Tactical Operations Center (TOC). Les sous-chefs d état-major des différents domaines de base de conduite (DBC) ont pu exercer la planification et la conduite avec les officiers d état-major qui leur ont été attribués. Ils ont notamment dû prendre différentes décisions, obtenir des renseignements et élabo- 4 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

5 Etat-major des Forces terrestres Le br Yvon Langel, chef d état-major et le col EMG Karl Klossner, commandant, participent au rapport de situation. rer des plans d engagement et de relève. Les représentants des DBC pour le TOC se sont aventurés en terrain inconnu. Le lieutenant-colonel EMG Bittel a fait l éloge de la collaboration structurée et efficace au sein de cette équipe disparate, qui n avait jamais participé ensemble à un exercice de simulation : «Aucun officier d état-major, moi y compris, ne possédait l expérience nécessaire au travail dans un TOC. Une attitude fondamentalement positive, la volonté d apprendre quelque chose, la connaissance des processus importants et l esprit de camaraderie ont permis un travail sans accroc au sein du TOC et avec les différentes cellules». L apprentissage était énorme, tant du point de vue du travail d état-major que des relations interpersonnelles. «Il ne s agissait pas de se profiler ou de réussir en faisant cavalier seul. Tout le monde voulait que l état-major puisse accomplir ses tâches en tant qu équipe. L exercice nous a soudés», explique le commandant, le colonel EMG Karl Klossner. Le chef de l EM FT, le brigadier Langel, est très satisfait des performances de ses subordonnés. Selon lui, il s agit maintenant de poursuivre l entraînement encore et encore, bien que cela soit difficile avec la charge de travail actuelle et les nombreux changements au niveau du personnel. L état-major doit être en mesure de planifier et de conduire une action. n Les officiers d état-major analysent la situation. Le chef TOC fournit des renseignements sur les décisions prises. Photos: équipe d évaluation de l Ecole d état-major général armée.ch Forces terrestres 2 / 13 5

6 Rég ter 1 Exercice transfrontalier entre partenaires civils et militaires «INTER 13»: davantage de sécurité grâce à l interopérabilité Afin de créer les conditions favorables permettant à un large éventail de partenaires de faire face efficacement à une catastrophe d importance, l exercice INTER 13 a été organisé par la région territoriale 1 à Epeisses (GE). Réunissant près de 600 intervenants et 150 figurants, cet exercice figure parmi les plus importants jamais conduits en Suisse. Col John Lingg, chef communication région territoriale 1 Un scénario réaliste et des processus respectés La trame de l exercice était inspirée de cas réels. La notion supra nationale a été un élément clé de l exercice. En effet, que ce soit par leur localisation ou par les moyens nécessaires à leur résolution, les catastrophes se jouent des frontières et il est important que la coordination fonctionne. INTER 13 a été conçu dans l objectif d exercer l interopérabilité des moyens civils et militaires, suisses et français dans le cadre d une assistance mutuelle en cas de catastrophe ; de tester les processus et procédures d intervention, tels qu ils devraient être appliqués dans des cas réels. L acteur central n est pas l armée, mais les civils, notre institution se plaçant dans sa mission d appui aux autorités civiles. Dès le déclenchement des feux, l exercice a évolué en conduite libre, les décisions étant prises en temps réel par le chef des opérations (COP), le cap Schumacher du SIS. Des rapports de coordination réguliers au poste de commandement de l intervention (PCI) ont permis de réévaluer régulièrement la situation, de moduler l engagement des acteurs et de solliciter des renforts selon les besoins. Les différentes formations sont arrivées de façon échelonnée, en suivant les différentes phases d alarme, déplacement, accueil, reconnaissance puis engagement. Par exemple, l aide internationale apportée par l UIISC7 est arrivée à l aéroport de Payerne où la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) du DFAE a installé un reception center, comme cela se ferait dans un cas réel ; de là ce sont les hélicoptères des forces aériennes et les moyens du bat acc 1 qui l ont acheminée à Epeisses. Seuls quelques éléments temporels ont été raccourcis ou simulés afin de s intégrer dans la temporalité de l exercice. Pour certains partenaires, la participation à INTER 13 leur a également permis de se préparer à un prochain examen d accréditation aux normes INSARAG. Structures de l exercice A la tête de l exercice, un comité stratégique a rassemblé les plus hautes autorités civiles et militaires de part et d autre de la frontière : Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône Alpes et le Général de corps d armée Martial de Braquilanges, Officier général de la Zone de défense et de sécurité Sud-Est ainsi que le Conseiller d Etat Pierre Maudet, en charge du Département de la Sécurité de la République et canton de Genève et le Divisionnaire Roland Favre, Commandant de la région territoriale 1 pour la partie helvétique. Ce comité a fixé la ligne directrice de l exercice, et signé des arrangements technico-juridiques réglant les aspects organisationnels, financiers et matériels entre les parties, posant le cadre général d INTER 13 et le rendant possible. La direction d exercice a quant à elle travaillé en structure standard d état-major, avec les différents domaines de base, tant pour la planification que pour la conduite de l exercice. Elle en a animé les différentes phases de l exercice et conduit la cellule arbitrage, tout en veillant au strict respect des mesures de sécurité. Chacune des formations exercées a intégré l exercice avec ses propres moyens, bénéficiant d une occasion privilégiée de pouvoir s entraîner avec d autres intervenants civils et militaires sur une assez longue période. Les aspects logistiques ont été assurés par le bat acc 1, que ce soit pour le montage/démontage de la place d exercice et la préparation 6 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

7 Rég ter 1 Les militaires du bat acc 1 au travail. Rapport au poste de commandement de l intervention (PCI) Evacuation d un blessé. Les passages étaient bien encombrés. Professionnel et milicien au travail côte à côte. des infrastructures d hébergement et de conduite, mais également dans l exercice avec, outre une compagnie exercée, une centaine de figurants-blessés, une centrale de transports, la subsistance et le logement aux arrières, ainsi que l exploitation d une infirmerie «cas réels» afin de pouvoir prendre en charge d éventuelles situations ne relevant pas de l exercice. Une clinique vétérinaire, qui a laissé une très forte impression aux diverses équipes cynophiles, a été déployée par la FOAP log. Et comme il ne pouvait pas être exclu qu une catastrophe réelle se produise pendant le déroulement d INTER 13, une cellule de crise a été planifiée avec l EM cant li ter VS. Cette cellule a procédé à une évaluation des risques et établi une planification réservée si l un ou l autre de ces risques venait à se concrétiser. De nombreux visiteurs Une journée de présentation a été organisée le 22 mai. Plus de 250 invités ont répondu à l invitation du cdt rég ter 1. Parmi eux un grand nombre de personnalités civiles et militaires, des représentants du corps diplomatique et de la Genève internationale, ainsi que de nombreux médias suisses et français. Après l accueil et la présentation générale de l exercice, les visiteurs ont pu assister à l engagement des différents partenaires et de leurs moyens alors que l exercice suivait son cours. Premiers enseignements et bilan très positifs Un premier retour d expérience (RETEX) s est déroulé immédiatement après l exercice avec l ensemble des partenaires. Il a permis de tirer «à chaud» les premiers enseignements. Unanimement, la planification, la qualité et le réalisme de l exercice ont été reconnus. Les objectifs généraux ont été remplis et l exercice peut sans aucune ambigüité être qualifié de réussi, sans incidents. n INTER mai, 17 heures: Un convoi citerne déraille et explose. Le feu se propage dans les canalisations et plusieurs incendies démarrent. Les premiers éléments d intervention de la police cantonale et des sapeurs-pompiers professionnels genevois (SIS) arrivent. Les accès sont difficiles: routes obstruées, bâtiments effondrés. Plusieurs morts, blessés et disparus sont signalés. Rapidement, les pompiers volontaires des communes voisines sont mobilisés et le bataillon d aide en cas de catastrophe 1 apporte son aide spontanée. Tous les moyens sanitaires du canton sont mobilisés. Une citadelle sanitaire est installée avec une sct san de la Formation d application logistique venue en renfort. Des victimes étant enfouies sous les décombres, il est fait appel à la Société suisse pour chiens de recherche et de sauvetage (REDOG). Une demande d aide est envoyée à la France qui dépêche sur les lieux des éléments civils et militaires: sapeurs-pompiers de l Ain et de la Haute-Savoie, puis renforts des départements du Rhône, de l Isère, de Savoie et de la Drôme, unité d instruction et d intervention de la sécurité civile (UIISC7), basée dans le Var, régiment médical (RMED) de la Valbonne. Les forces aériennes mettent à disposition des hélicoptères pour le transport de blessés et un drône pour une reconnaissance aérienne nocturne du secteur. La REGA et les hôpitaux universitaires de Genève mettent également leurs hélicoptères à disposition. Tout au long de la nuit, les intervenants se sont mis à l ouvrage. Une fois les feux circonscrits et les premiers blessés secourus, il a fallu mener les opérations de recherche, la localisation et le secours aux victimes ensevelies, et organiser des relèves, l exercice ne prenant fin que le 23 mai à 3 heures du matin, suivi immédiatement du repli et du rétablissement. Au total, près de 40 heures d engagement intensif. Sur le site internet de l exercice, retrouvez diverses galeries photo, revue de presse et plusieurs liens vers des vidéos/reportages effectués. armée.ch Forces terrestres 2 / 13 7

8 Rég ter 2 EXERCICE TEMPESTA Les forces civiles et militaires retroussent leurs manches pour évacuer une fromagerie Nous sommes au début du mois de septembre. De violentes rafales de vent s abattent sur le nord-ouest de la Suisse, atteignant par moments 120 km/h. Le canton de Bâle-Campagne n est pas épargné par la tempête. Plusieurs bâtiments sont détruits. A Rothenfluh (BL), des promeneurs sont bloqués dans un immeuble délabré où ils avaient trouvé refuge. Sur place, les organisations d intervention d urgence communales, la protection civile et des parties de la section sanitaire du bat acc 2 évacuent les blessés. Cpl Andreas Hinterberger, cellule de communication rég ter 2 Ce scénario tout à fait réaliste a été mis en scène le 9 septembre à Rothenfluh (BL) dans le cadre de l exercice TEMPESTA dont l objectif principal était d entraîner la collaboration interdisciplinaire entre les organisations d intervention d urgence (les sapeurs-pompiers et le service sanitaire), la protection civile cantonale et l armée ainsi que de vérifier le bon fonctionnement du concept «Retten aus Trümmern» (sauvetage dans des décombres) de l état-major de crise cantonal de Bâle-Campagne. Du côté de l armée, des parties de la section sanitaire du bat acc 2 l élément sanitaire modulaire 2 (ESM 2) participaient à l exercice. Gros travail de préparation du site Les militaires du bat acc 2 ont largement contribué à l exercice, notamment lors des travaux de préparation et de rétablissement de la zone sinistrée. En effet, la mise en place du site principal le bâtiment effondré qui abritait l ancienne fromagerie de Rothenfluh a nécessité une semaine de travail. «Le bâtiment était presque entièrement vide et il n y avait pratiquement plus de planchers porteurs», explique le responsable de l engagement du bat acc 2, le cap Peter Giger, qui était chargé de surveiller les travaux. Cela n a d ailleurs pas facilité la tâche de son détachement. Car si les décombres du bâtiment devaient être répandus sur le sol, comme c est le cas après une forte tempête, le site devait également être suffisamment stable pour garantir en tout temps la sécurité des participants. Et tout a été mis en œuvre pour y parvenir. Les spécialistes du bat acc 2 ont effectué des travaux pénibles afin que le bâtiment réponde parfaitement aux besoins Photos: sdt Mario Stübi Le scénario de l exercice TEMPESTA prévoyait l engagement des autorités civiles, de la protection civile et de parties du bat acc 2. 8 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

9 Rég ter 2 de l exercice. Des parties de l édifice ont été abattues et les gravats ont été positionnés à l intérieur des ruines. Satisfaction de la direction de l exercice Le jour de l exercice, une grande effervescence régnait sur les décombres. «Le grand défi des préparatifs était de réussir à créer des emplacements sûrs pour les figurants au sein du bâtiment effondré», raconte Peter Giger. Des ouvertures permettant de laisser passer la lumière et des tubes de soutènement ont permis de sécuriser plusieurs accès par lesquels les «personnes ensevelies» ont ensuite pu être évacuées. Ces travaux de préparation considérables se sont révélés payants : l exercice s est bien déroulé du début à la fin. Le directeur de l exercice Michael Feller, chef de l instruction au sein de la protection civile, s est montré très satisfait du résultat : «Le but de l exercice était de s entraîner avec toutes les organisations impliquées à sauver des personnes ensevelies sous des décombres et à identifier d éventuels potentiels d amélioration. Cet objectif a été entièrement atteint». En outre, il s est particulièrement réjoui du fait que la collaboration entre les forces civiles et militaires ait parfaitement bien fonctionné. Le cap Peter Giger a également tenu des propos très positifs : «L exercice est un succès. Les efforts fournis ont porté leurs fruits et la collaboration a pu être exercée sans problème aux niveaux communal, cantonal et national. Cela faisait plaisir à voir.» La fin de l exercice n a pas marqué pour autant celle de l engagement du détachement du bat acc 2, rattaché à la région territoriale 2 : le cap Peter Giger et ses soldats avaient encore pour mission de remettre en état le site en l espace de 48 heures. Pour ce faire, ils ont dû accomplir quelques engagements nocturnes les jours qui ont suivi l exercice. n Les soldats du bat acc 2 ont eu besoin d une semaine pour préparer le site de l exercice. armée.ch Forces terrestres 2 / 13 9

10 Rég ter 3 Construction d un pont à poutres d acier par le bat G 9, en 2009, à Obfelden Les états-majors d ingénieurs de l armée Créés avec Armée XXI, les états-majors d ingénieurs ont principalement été développés à partir des états-majors de construction qui étaient alors rattachés aux bataillons du génie. Actuellement, ils font partie, sur le plan technique, de la Formation d application du génie et du sauvetage. L idée était de former les états-majors de façon centralisée pour maintenir les compétences et les connaissances en matière d ingénierie militaire au sein de l armée. Aujourd hui, les états-majors d ingénieurs comptent près d une centaine de spécialistes de la construction (ingénieurs en génie civil, architectes, géologues et autres spécialistes). Major Fernando M. Binder, cdt EM ing 3 Chaque formation d importance s est vu attribuer un état-major d ingénieurs. Ainsi, l EM ing 3 collabore par exemple avec la rég ter 3 et se tient à la disposition du chef du génie pour la planification des engagements de construction des troupes du génie. De même que, dans le civil, un bureau de planification prévoit les étapes nécessaires à la construction d un ouvrage qui est ensuite réalisé par une entreprise de construction, l état-major d ingénieurs planifie les ouvrages qui sont réalisés par les sapeurs. Des prestations d ingénierie relatives au génie, au sauvetage, à l aide en cas de catastrophe, à la maîtrise des dangers naturels et au service territorial sont fournies dans tous les domaines d activités de l armée. Tandis qu autrefois les engagements en faveur des troupes à former constituaient la tâche essentielle de ces états-majors spécialisés, ils soutiennent aujourd hui principalement des projets destinés aux civils. Il peut s agir de travaux de planification pour des constructions de foire dans le cadre de démonstrations officielles de l armée, d engagements subsidiaires lors de catastrophes naturelles ou de démontages de constructions militaires inusitées. Voici quatre exemples concrets du travail effectué par les états-majors d ingénieurs. Statique des constructions Lors de la construction de ponts nécessitant des techniques de construction particulières, la troupe est encadrée par des officiers spécialisés d un état-major d ingénieurs. Ces derniers effectuent des calculs statiques, évaluent le sous-sol, établissent des plans et conseillent la troupe pour le déroulement technique de la construction. Grâce à cette activité de conseil, l état-major d ingénieurs accumule de précieuses expériences pour la planification de nouvelles places de montage et le développement de systèmes de ponts. Pour remplacer les ponts fixes 69, des experts en statique des états-majors d ingénieurs ont défini les exigences techniques en collaboration avec la Formation d application du génie et du sauvetage. Démonstrations officielles de l armée Dans le cadre des démonstrations officielles de l armée, l EM ing 3 établit des plans pour des pavillons en bois destinés à des expositions ou des lieux de restauration. A l occasion des Journées de l armée à Lugano, il s est occupé de ceux d un bistrot et, lors du salon Espoprofessioni à Lugano également, de ceux d un pavillon d exposition consacré aux métiers proches de l armée. Engagements lors de catastrophes naturelles Du 20 au 22 août 2005, d importantes précipitations se sont abattues sur le Nord des Alpes causant des dégâts considérables, surtout dans l Oberland bernois et en Suisse centrale. Ce sont alors surtout les ingénieurs en hydraulique des états-majors d ingénieurs qui ont été directement intégrés dans les états-majors de conduite régionaux ou cantonaux. Un spécialiste en hydraulique de l EM ing 3 a dû établir un constat des dégâts provoqués par les intempéries dans le Melchtal (OW) et définir des mesures d urgence pour éviter d autres dommages. Des spécialistes d autres états-majors d ingénieurs ont été engagés dans l Oberland bernois. Prestations en faveur de civils (OACM, anciennement OEMC) Dans le cadre des demandes OACM, l EM ing 3 est associé, dès les premiers travaux de reconnaissance, à l équipe chargée de déterminer la faisabilité pour la troupe des prestations souhaitées et d en évaluer l utilité pour l instruction. Seule l armée est en mesure de réaliser certaines prestations, notamment la réfection des routes d alpages. Elle apporte également son aide pour la construction d infrastructures lors de manifestations sportives. L EM ing 3 réalise aussi des levés topographiques, élabore des projets et encadre la troupe lors de leur réalisation. Pour 2014, l EM ing 3 planifie de nouvelles constructions sur le site de la piste d exercice de Rivera, un pont DIN dans la zone des buts de Salastrains à St-Moritz et deux bâtiments en bois aux abords de pistes de ski de fond, un à Davos et un à Lenzerheide. n 10 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

11 Rég ter 3 Bistrot lors des Journées de l armée à Lugano en Plan d un pavillon du salon Espoprofessioni organisé à Lugano en Levés topographiques pour une route d alpage, en 2010, près de Novaggio. armée.ch Forces terrestres 2 / 13 11

12 FOAP inf L infanterie présente ses nouveaux procédés d engagement Les CHURFIRSTEN répandent la peur et l effroi L école de recrues d infanterie 12 a présenté les nouveaux procédés d engagement de l infanterie, du 1 er au 5 juillet 2013 à Walenstadt, devant un public nombreux comprenant des politiques, des responsables d entreprises et des militaires de carrière actifs ou libérés du service. Le brigadier Lucas Caduff, commandant de la Formation d application, a expliqué aux invités la complexité de l infanterie moderne. Colonel EMG Peter Baumgartner, cdt ER inf 12 Les CHURFIRSTEN, une organisation terroriste visant à discréditer le gouvernement pour imposer sa loi, ont pris un ascendant considérable ces derniers mois dans la région de Walenstadt-Sargans, en raison de la brutalité de leur mode opératoire. Pour des raisons de sécurité, un poste de contrôle (checkpoint) a été mis en place, limitant l accès à la base d intervention de la compagnie aux seuls invités. Les sirènes d alarme retentissent Après l allocution de bienvenue du br Caduff, on entend un message radio d une section qui se déplace en patrouille motorisée : «A cp de section inf 1, nous essuyons des tirs venant du secteur delta-one-alfa.» Les sirènes d alarme retentissent et l élément de réserve de la compagnie, la section lance-mines, se rend sur les lieux. Deux minutes plus tard, les premiers obus sont projetés des lance-mines 8,1 cm. Des civils à bout, les CHURFIRSTEN récalcitrants Le bataillon d infanterie exécute un encagement (l un des nouveaux procédés d engagement de l infanterie) dans le village d Äuli. La compagnie d infanterie 1 est entrée dans la localité et s attelle à la tâche complexe de s occuper à la fois des civils blessés, des contrôles de personnes, des interrogatoires et des préparatifs à l attaque. Peu après l ordre d exploration émis par le plt Andreas Muff, les tireurs d élite annoncent que les CHURFIRSTEN préparent leur défense dans la boulangerie. Juste après, la section CANALE est la cible de coups de feu. Ceci pousse le commandant à revenir sur sa décision d initier une fouille du village, en parallèle des autres activités ordonnées. Il décide de rassembler ses forces afin d encager l adversaire. Grâce à une procédure coordonnée, à l appui de feu des tireurs d élite, à la surprise et à l utilisation de corps de diversion, les pertes ont été réduites au strict minimum. Les CHURFIRSTEN prennent la fuite Quelques CHURFIRSTEN ont réussi à s enfuir en direction de Sargans. Arrivés à la hauteur d un poste d observation, ils ouvrent le feu. Leur fuite n est pas passée inaperçue aux yeux des tireurs d élite. Ces derniers ont informé une section d infanterie, qui se trouve déjà en phase d approche. La section passe tout de suite à l attaque, progressant en feu et mouvement, et se rapproche de plus en plus des CHURFIRSTEN. Sans risque de dommages collatéraux, plusieurs armes d infanterie sont engagées (armes antichars, mitrailleuses, grenades à main et cartouches à éclats 40mm pour fusil). La polyvalence de l infanterie Outre les démonstrations citées ci-dessus, la complexité de l équipement d une section d infanterie a été mise en évidence lors d une présentation des moyens à disposition. Le nombre de moyens radio, de véhicules, de mitrailleuses qui équipent une section est nettement supérieur à celui d une «ancienne» compagnie. De plus, une section a dorénavant la possibilité de s équiper et de s articuler spécifiquement en fonction de la mission. Au cœur de l action Les invités ont pu constater de près l évolution des moyens d intervention de l infanterie, en termes de diversité et de complexité. Ils ont vu que l engagement des lance-mines s effectue depuis la base de départ de la compagnie, que les tireurs d élite et les observateurs lance-mines sont les senseurs du bataillon, que des actions complexes peuvent être menées en zone urbaine au milieu de la population civile, et que l infanterie, grâce à son équipement varié, peut en tout temps et rapidement, escalader ou désescalader son niveau de recours à la force. n Photos : sgt Olivier Schäuble, mil contra ER inf 12 Les personnes se trouvant dans le secteur d encagement sont contrôlées et interrogées. Un chef de section effectue un dialogue tactique avec les tireurs d élite, pendant que le cdt de l ER inf 12 commente la situation. 12 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

13 FOAP inf L infanterie, résolument tournée vers l avenir L entrée en vigueur et l introduction du nouveau règlement «Engagement de l infanterie» dote l infanterie d une doctrine d engagement moderne et polyvalente, qui règle l engagement des moyens et des formations de manière crédible et unifiée pour tous les scénarios de menaces. Cette doctrine définit les procédés d engagement tactiques et, surtout, axe toute l activité militaire quotidienne d une formation d infanterie sur ces procédés d engagement, de la conduite des formations jusqu à leur logistique, en passant par la marche du service. Le réseau senseurs-effecteurs, au sein duquel tous les moyens d exploration, d observation, de feu de précision et de feu courbe du bataillon sont engagés de manière flexible et efficace au service des formations de manœuvre, constitue la grande avancée de cette nouvelle doctrine d engagement. Les projets d acquisition futurs de l infanterie prendront en compte la nouvelle doctrine. Pour savoir où l on va, il faut savoir d où l on vient. Les états des lieux annuels de l infanterie sont l occasion d entretenir le contact direct, aussi bien avec les milieux économiques, politiques et culturels, qu avec nos prédécesseurs et les nombreux fantassins engagés dans des opérations extérieures, qui ont tous consacré une grande partie de leur énergie à l infanterie. Brigadier Lucas Caduff Commandant de la Formation d application de l infanterie Une section d infanterie présente ses moyens. armée.ch Forces terrestres 2 / 13 13

14 FOAP bl/art Instruction à l école d officiers des blindés et de l artillerie Supporte et persévère! Le but de l école d officiers des blindés et de l artillerie consiste, en dix semaines, à fournir aux candidats officiers le bagage dont ils ont besoin pour pouvoir par la suite accomplir avec succès leur service pratique en qualité de chefs de section dans une école de recrues. Conformément aux conditions-cadres définies, à savoir dix semaines d instruction, treize formations de spécialiste différentes et une bonne trentaine d aspirants par école un véritable défi! Instruction technique des aspirants officiers d infrastructure et de quartier général dans le domaine de la lutte contre l incendie. Colonel EMG Edi Hirt, cdt EO bl/art Le système d instruction actuel veut que les candidats officiers ne disposent que de peu de pratique en tant que gestionnaire de système et formateur. A l école d officiers, l instruction se concentre en effet, instruction de base mise à part, avant tout sur la conduite et la méthodologie, sur la technique de combat et sur la poursuite de l instruction des spécialistes et de l instruction systémique. L enseignement se déroule selon un système sophistiqué de blocs d instruction, dans le cadre de l école et des classes. Les trois classes forment les spécialistes suivants : Classe d aide au commandement 1: échelon de commandement, explorateur, chasseur de chars ainsi qu infrastructure et quartier général ; Classe mécanisée 1: char de combat, grenadier de char, équipage de grenadiers de char ainsi que sapeur de chars ; Classe d artillerie 3 : canonnier, commandant de tir, transmissions, service météo et ravitaillement. Pour que l instruction puisse se dérouler de manière efficace malgré les faibles effectifs, il existe une collaboration étroite avec les écoles de chars 21 et 22, l école d artillerie 31, l école d infrastructure et de quartier général 35 ainsi qu avec les centres d instruction des mécanisés à Thoune et le centre d instruction de l artillerie à Bière. Intégration des aspirants officiers d infrastructure et de quartier général Depuis décembre 2012, les aspirants officiers d infrastructure et de quartier général ne sont plus instruits dans leur école régulière, mais à l école d officiers des blindés et de l artillerie. Ils ont été intégrés à la classe d aide au commandement 1 et accomplissent leur école d officiers avec leurs camarades «jaunes» et «rouges». Cette mesure a permis de dégager des synergies. Les premières réactions de l école d infrastructure et de quartier général 35 sont réjouissantes, et les résultats de l instruction en majorité positifs. Au cours des cinq premières semaines de l école, les aspirants sont instruits dans les domaines de la conduite, de la tactique, de la planification et de l organisation de places de travail de section ainsi que de la conduite d exercice. Pour chaque fonction spéciale, le savoir-faire technique est dispensé dans le cadre d un enseignement intensif en petits groupes de cinq aspirants au maximum. Les exercices d école «ROTOR» un exigeant parcours à vélo de 80 km et «WACH- SELDORNER» une marche de 50 km en terrain accidenté avec travaux par postes poussent les aspirants dans les derniers retranchements de leurs limites psychiques et physiques. Au cours de la sixième semaine, les aspirants sont pour la première fois réellement engagés en tant que chefs de section. Pendant cette semaine de collaboration avec les écoles de recrues, ils rejoignent leur école régulière où ils planifient et conduisent, sous la direction du personnel professionnel, diverses séquences d instruction en tant que chefs de section. Les semaines sept et huit sont consacrées à d autres blocs d instruction technique. Grâce à l appui des centres d instruction, les aspirants ont la possibilité de se perfectionner efficacement sur des simulateurs modernes tels que les installations électroniques d instruction au tir pour chars de combat et chars de grenadiers à Thoune, ainsi que l installation de formation au tir avec les obusiers blindés à Bière. 14 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

15 FOAP bl/art Photos: EO bl/art Mission accomplie une patrouille bien heureuse d être arrivée! Inspection et semaine d endurance En neuvième semaine d école, les aspirants sont inspectés sous toutes les coutures par le commandant de la Formation d application des blindés et de l artillerie. Ils sont en premier lieu examinés sur leurs compétences à commander une section en tant que chef militaire, à planifier et à dispenser une instruction en tant que formateur et directeur d exercices ainsi qu à adopter un comportement ciblé et adapté à la situation en tant que chef tactique. A l issue de l inspection, les aspirants enchaînent immédiatement avec un exercice d endurance d une semaine au cours de laquelle ils accomplissent de nombreux exercices d engagement aux échelons compagnie et classe. L accent est mis sur la conduite dans des conditions difficiles. De l exercice de prise de décision à l exercice ou le tir de combat, de la simulation du combat sur simulateur électronique tactique à l instruction spéciale au combat de localité, du franchissement d un cours d eau à l exercice de rappel en terrain difficile ou au vol d hélicoptère: cette semaine ne se limite pas à l instruction, elle est truffée d aventures! L exercice d endurance se termine par la fameuse marche de 100 km entre Morat et Thoune. Précisément sous la devise de l école «Perfer et obdura» «Supporte et persévère!», il est demandé l impossible aux aspirants! Conclusion Les dix semaines de l école d officiers permettent de transmettre aux aspirants des valeurs et des compétences tout en leur faisant vivre des expériences hors du commun. Malgré les résultats remarquables obtenus dans l instruction et les étapes de développement importantes survenues en peu de temps, les conditions-cadres mentionnées plus haut ne permettent actuellement pas d harmoniser la charge de travail avec les aboutissants. Les changements planifiés avec le développement de l armée modèle à deux débuts, école de recrues complète pour tous, rallongement de l école d officiers à 15 semaines vont dans le sens d une harmonisation et conduiront à un engagement plus efficace des ressources de même qu à de meilleurs résultats en matière d instruction. FOAP bl/art Actualités de décembre 2013 à juin Nouveau commandant des écoles d artillerie 31: lt col EMG Serge Pignat Nouveau commandant du Centre d instruction de l artillerie: col EMG Thomas Brunner Nouveau commandant de la FOAP bl/art : brigadier René Wellinger Nouveau commandant de l école des blindés 22: col EMG Balz Bütikofer Nouveau commandant de l Ecole d officiers des blindés et de l artillerie: col EMG Nicolas Weber CR bttr CCF 2, avec gr art 54 (secteur Bière) CR bttr CCF 1, avec gr art 1 (secteur Simplon) armée.ch Forces terrestres 2 / 13 15

16 FOAP G/sauv Fin de la Fête fédérale de lutte suisse Les soldats démontent l arène La Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres 2013 est terminée. Jusqu à la fin du mois d octobre, les quelques 170 soldats de la formation d intervention d aide en cas de catastrophe et d autres formations CR ont apporté leur aide au comité d organisation de la fête pour le démontage des six tribunes principales, de la tente de fête, du centre des médias et des deux ponts militaires au-dessus de l Emme. Communication FT L ampleur et la complexité des prestations subsidiaires ont toujours été et demeurent un défi particulier pour l armée. Les expériences glanées lors de tels engagements sont très précieuses. Si l organisateur tire un bilan positif de la manifestation, les soldats peuvent également être fiers des prestations accomplies. «Nous sommes extrêmement satisfaits du déroulement de la fête et sommes ravis d avoir pu compter sur visiteurs» a déclaré le président du comité d organisation Andreas Aebi. le col EMG Vincent Fehr, chef de l engagement coordonné par la rég ter 1, est aussi serein : pleine satisfaction pour les missions remplies correctement et sans accident. Toutes les places de l arène ont été vendues et de nombreux spectateurs n ayant pas pu obtenir de ticket ont suivi les représentations en direct depuis les zones Public Viewing. Les chiffres de la Fête fédérale de lutte 2013 sont impressionnants : visiteurs, 400 athlètes, 67,5% d audimat à la télévision. A la fin de leur engagement, les militaires ont déplacé durant près de 5000 jours de service plusieurs milliers de tonnes de matériel (la tribune pèse à elle seule 2900 tonnes), les aides à la circulation ont attribué des places de parc sur des douzaines d hectares et les sanitaires ont apporté leur aide dans 400 cas, par chance sans gravité, avant tout des piqûres de guêpes. Outre ses prestations logistiques, l armée a enthousiasmé le public présent à Burgdorf au travers des multiples représentations de la Patrouille Suisse et des concerts donnés par la fanfare de l école de recrues Un engagement réussi pour une fête couronnée de succès. n Photo: Idd Photo: Idd 170 soldats appuient le comité d organisation de la FFLS lors du démontage. Les soldats démontent la tribune, qui pèse 2900 tonnes. Interview de Matthias Sempach, roi de la lutte suisse 2013 Dans quelle mesure les expériences faites à Macolin lors de votre école de recrues pour sportifs d élite vous ont-elles aidé dans votre accession au titre de roi de la lutte suisse? C est une véritable chance qui m a été offerte de pouvoir faire mon ER à Macolin. J ai pu profiter des excellentes infrastructures qui s y trouvent et j étais à mon aise parmi mes camarades sportifs. Chacun d eux avait un objectif en tête et voulait obtenir des résultats. J espère que l ER pour sportifs d élite continuera d être encouragée et soutenue. A mes yeux, les sportifs performants sont une bonne carte de visite pour notre pays et contribuent à sa bonne image de marque. Depuis le championnat, les projecteurs sont braqués sur vous. On vous réclame de toute part. Comment gérez-vous cette nouvelle situation? Un nombre incalculable de choses toutes fort sympathiques et positives me sont arrivées, ces derniers temps. Si je peux les gérer, c est parce que je peux compter sur mon entourage bien rôdé, et je lui en suis reconnaissant. Ma famille, mon amie et mon équipe de management m ont beaucoup soulagé dans cette tâche tout en assurant la coordination; ils ont toujours été là pour moi. Je n ai jamais eu l impression, ces derniers jours, que je pourrais être dépassé par les événements ou que je ne pourrais plus maîtriser la situation. Au contraire: j ai pu profiter de chaque moment et je me sens toujours dans l ambiance euphorique de la victoire. Quels sont les objectifs que vous souhaitez atteindre, sur le plan sportif et sur le plan privé, avant la prochaine fête fédérale de lutte qui aura lieu à Estavayer-le-Lac? Le principal, c est la santé. J ai pu réaliser mon plus grand rêve, à Berthoud, et depuis, je n ai plus rien à prouver à personne. Mais il est clair que si je m entraîne bien et si je reste en bonne santé, je pourrais concourir en 2016 également. Sur le plan privé, ce qui m importe, c est de rester moi-même. Je veux de toute façon garder les pieds sur terre et veiller sur ceux qui me sont chers. Quels sont vos souhaits pour le sport suisse en 2014? Je souhaite que les sportifs suisses croient fermement en leurs capacités, travaillent dur pour atteindre leurs buts et ne doutent jamais d eux. Je souhaite aussi qu ils continuent de bénéficier des bonnes conditions que leur offre Macolin et qu ils puissent progresser dans leur discipline. Si tel est le cas, je suis convaincu qu en 2014, le sport suisse nous permettra de célébrer encore et toujours des victoires. Je m en réjouis d avance! 16 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

17 FOAP G/sauv C était difficile de motiver les soldats durant la phase de démontage: le temps était extrêmement froid et humide. Plt Yannick Müller Chef de section, cdmt eng fo interv acc Planifier personnellement un engagement aussi grand était un défi très intéressant. Adj sof Romain Reynard Sous-officier de carrière, cdmt eng fo interv acc Puisque je suis dessinatrice en bâtiment, le mot «chantier» fait partie de mon vocabulaire. Ça m a aidé à trouver rapidement mes marques. Sgt Jasmin Hug Militaire en service long, cheffe de groupe, cp interv acc 104 Je trouve que l engagement à Berthoud avait plus de sens que ce que nous avons fait lors d autres CR. Sdt René Bellwald Dét exploit FOAP G/sauv L engagement nécessitait beaucoup d endurance et de force. Je suis fier que nous ayons pu apporter notre contribution. Recr Stefan Bichsel Militaire en service long, cp interv acc 104 J ai pu aider à démonter la tribune à 15 m du sol. Etant charpentier, j ai l habitude de travailler à de telles hauteurs. Sdt Stefan Petermann Militaire en service long, cp interv acc 104 Photos: Forces aériennes suisses armée.ch Forces terrestres 2 / 13 17

18 FOAP log Photo: cp san 4 Montage des tentes igloos encore intactes. Fête fédérale de gymnastique 2013 Intervention d urgence pour la cp san 4 à Bienne 80 membres de la compagnie sanitaire 4 (cp san 4) sont entrés en service le 10 juin 2013 au Tessin dans le cadre de leur cours de répétition. Après la réception du matériel à Airolo, la compagnie s est rendue dans la région de Berne, où les différents modules d instruction ont débuté comme prévu. Simultanément se déroulait à Bienne la Fête fédérale de gymnastique, où il était prévu que la cp san 4 soit engagée, initialement pour appuyer le service sanitaire. La cérémonie d ouverture devait avoir lieu le 12 juin, en présence du conseiller fédéral Ueli Maurer. Une tempête est venue mettre des bâtons dans les roues des organisateurs, emportant avec elle tout ce qui n était pas solidement ancré ou cloué sur le terrain où se tenait la fête. Samuel Forster, cdt cp san 4 Christine Hartmann, Communication des Forces terrestres Le vendredi 13 juin au matin, le commandant de la cp san 4, le capitaine Samuel Forster, informait sa compagnie de son projet d apporter une aide spontanée à la Fête fédérale de gymnastique. Un premier contact avec le commandant des sapeurs-pompiers de Bienne a été établi. Immédiatement, la cellule de liaison militaire de la Fête fédérale de gymnastique est entrée en action et a ensuite coordonné l ensemble de l intervention de la cp san 4. «Remonter les tentes»: telle était la première mission, attribuée à 10h00. Sur le terrain de camping de Sutz, 440 tentes igloos avaient été arrachées et propulsées dans la zone industrielle voisine. Les 50 militaires sont donc venus renforcer un détachement de la protection civile de 20 hommes. Ensemble, ils ont remonté les tentes encore intactes en un temps record. 15 autres militaires ont également été mis sur pied à Nidau, où ils ont participé au déblaiement, effaçant les traces laissées par la tempête sur le site de la manifestation. Le cap Forster a alors eu l occasion de rencontrer la direction de l engagement militaire de la Fête fédérale de gymnastique, ce qui a facilité la suite de la collaboration. La cp san était engagée en permanence. En plus des travaux de déblaiement et de remise en état, deux camions IVECO ont été utilisés pour transporter des matelas afin d ajouter des possibilités de couchage dans le Palais des congrès de Bienne. Grâce à une bonne collaboration tant au sein de la compagnie qu avec la direction de l engagement militaire de la Fête fédérale de gymnastique, cette intervention spontanée s est déroulée de manière optimale. 18 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

19 FOAP log Les tentes militaires : un refuge apprécié A la suite de sa première mission, la cp san a monté 18 solides tentes militaires sur le terrain de camping de Sutz le 18 juin. Ces dernières ont permis de remplacer de nombreuses tentes igloos qui étaient détruites. Sous un soleil brûlant, il n a pas fallu plus de 30 minutes pour monter chaque tente, à raison de huit militaires assignés chaque fois à la tâche. Ce que personne ne savait encore à ce moment-là, c est que ces tentes allaient servir de refuge à de nombreux gymnastes lors de la tempête suivante, qui allait se produire le 20 juin. Conçues pour résister quelle que soit la météo, les 18 tentes ont fait face aux intempéries sans le moindre dommage. Les jours suivants, le cours de répétition de la cp san 4 s est poursuivi comme prévu. Le bulletin météo était toutefois suivi attentivement, la situation météorologique ne s étant pas encore tout à fait calmée. Le jeudi 20 juin, une deuxième tempête s abattait sur le Seeland. Cette fois, même la construction de la protection civile dans laquelle la cp san était hébergée a été touchée. Les pluies diluviennes ont en effet rapidement transformé son entrée en un torrent hostile. Les conduites des eaux usées et les conduites de drainage n arrivaient plus à évacuer les énormes quantités d eau et la construction menaçait d être inondée. Au pied levé, des sacs de sable prévus à l origine pour servir de butte pare-balles ont été mis en place entre le poste de garde et l entrée. L eau s est ainsi accumulée pour atteindre presque 20 centimètres de haut avant de s écouler en direction du terrain de football tout proche, transformant ce dernier en un immense lac. Tout danger imminent était désormais écarté ; il n y avait plus qu à vider l eau de la zone d entrée de la construction de la protection civile. Les participants à la Fête fédérale de gymnastique ont eu moins de chance. Les lieux où se déroulaient la manifestation ont été touchés de plein fouet par les intempéries. Trois ambulances sont venues appuyer les forces de secours civiles. Les médecins ont pu tout juste attraper leurs sacs à dos de secours et être briefés rapidement avant que les véhicules ne quittent la zone toutes sirènes hurlantes en direction d Ipsach. Au total, 13 militaires de la cp san 4 ont porté secours aux blessés. Ceux dont l état avait déjà fait l objet d un premier examen ont pu être traités par les médecins militaires et les volontaires, en étroite collaboration avec les sauveteurs civils, puis être préparés pour l évacuation. La plupart des victimes devaient leurs blessures à des objets projetés et aux tentes arrachées. Le matériel de secours apporté sur place colliers cervicaux, matelas à dépression et civières à aube a été d une grande utilité. Les blessés légers ont pu être protégés du froid et de l humidité grâce aux couvertures de secours. Photo: Rega Le camping et le terrain de la manifestation à nouveau dévastés Vers 20h00, de nouvelles missions de déblaiement et de remise en état étaient attribuées. L objectif était clair : les concours devaient pouvoir reprendre le lendemain matin à 08h00 tapantes. Petit à petit, le degré de préparation à la marche a pu être augmenté et une éventuelle relève a pu être planifiée. L image qu offrait le détachement de 40 hommes sur le terrain de la Fête fédérale de gymnastique était aussi impressionnante que terrible. Volontaires civils et participants à la fête travaillaient main dans la main. Les tentes affaissées et déchirées étaient rassemblées et préparées pour être évacuées. Tout le complexe sportif était jonché de toiles de tentes, d objets et de branches arrachées. Les sapeurs-pompiers abattaient des arbres afin qu ils ne causent pas davantage de dégâts en tombant. L obscurité croissante ne facilitait pas les travaux de déblaiement et de remise en état. En fin de soirée, le complexe sportif d Ipsach était presque entièrement nettoyé, grâce Engagement sur le terrain de camping de Sutz. aux nombreux volontaires. Seule une grande tente qui avait subi d importants dommages a dû être fermée par les sapeurs-pompiers à titre préventif. En effet, même l intervention d engins lourds n auraient pas permis de la remonter avant la reprise des compétitions. Or, il était prévu que cette tente accueille le lendemain la course d estafettes. Grâce au matériel d éclairage de la place sinistrée de la cp san 4, un pré avoisinant a pu être éclairé afin que les responsables puissent y tracer de nouvelles lignes, en plein air. Plus rien ne s opposait alors à ce que le départ soit donné comme prévu à 08h00. Tandis que le cap Forster était engagé avec ses hommes sur les lieux et participait activement aux opérations, son remplaçant, le plt Albicker, assurait le travail en coulisses depuis la construction de la protection civile de Müntschemier. Le poste d engagement de la compagnie était exploité 24h sur 24. Différents tableaux des moyens étaient représentés sur de grands chevalets de conférence : il fallait planifier les heures de repos, la subsistance, le carburant, le matériel et les véhicules, et engager les divers moyens au moment opportun. Grâce à une planification et à une exécution professionnelles, tous les moyens ont pu être exploités de manière optimale. Le cap Forster a tiré un bilan positif de cette intervention. Ses hommes ont fait preuve d un engagement exemplaire et ont fourni un excellent travail. Lors de la remise du drapeau, le représentant du comité d organisation de la Fête fédérale de gymnastique a exprimé le même avis. Il n a pas manqué de féliciter vivement les militaires de la cp san et de les remercier pour leur inlassable engagement. Sans l armée, la Fête fédérale de gymnastique n aurait pas pu se poursuivre. n Photo: cp san 4 armée.ch Forces terrestres 2 / 13 19

20 Cen comp mus mil Service commandé à Rome Répétitions musicales intensives au Vatican Le major Aldo Werlen, chef des écoles de cadres de la musique militaire, s est rendu, début avril, en service commandé à la Cité du Vatican pour une visite de formation de la fanfare de la Garde suisse pontificale. Ces séjours ont une longue tradition: l objectif des cadres de la musique militaire suisse détachés sur place est de participer au perfectionnement de la fanfare en vue de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres de la Garde qui se déroule chaque année le 6 mai. Photos : mise à disp Le major Aldo Werlen en compagnie de la fanfare de la Garde suisse pontificale. Christine Hartmann, Communication Forces terrestres Le major Aldo Werlen a rendu visite, du 31 mars au 6 avril 2013, à la fanfare de la Garde suisse pontificale au Vatican. En tant qu officier de carrière du centre de compétences de la musique militaire, le major Werlen a dirigé cinq jours durant les répétitions d ensemble ou par pupitre, préparant ainsi de manière optimale les gardes à leur engagement durant la cérémonie de prestation de serment. S entraînant à la musique uniquement durant leurs loisirs, les gardes suisses sortent leurs instruments lors d occasions particulières, par exemple pour la Fête nationale ou pour Noël. Le 6 mai, jour de la prestation de serment, est un événement particulier non seulement pour les nouveaux gardes mais aussi pour la fanfare. Répondre aux attentes diverses a été le grand défi à relever pour l officier de carrière de la musique militaire. Certains gardes ont une formation musicale approfondie, notamment en tant que trompettistes militaires. D autres ont fait leurs premières expériences durant les fêtes de carnaval au sein d une Guggenmusik. «C était très réjouissant de voir leur volonté de se former», raconte Aldo Werlen. «Ils ont fait des progrès impressionnants en quelques jours seulement.» Grâce à sa riche expérience musicale, il a pu répondre à de nombreuses questions et a eu des conversations passionnantes avec les gardes. L esprit de camaraderie en lettres capitales Durant son séjour, Aldo Werlen a pu constater l importance que les jeunes Suisses donnent La famille Werlen visite la basilique Saint-Pierre. à la camaraderie et à l esprit de groupe. La fierté d appartenir à ce corps, à la Garde pontificale et d être suisse était palpable : «Que des jeunes gens soient encore prêts, de nos jours encore, à se sacrifier et, si nécessaire, à donner leur vie pour le Saint Père est tout simplement impressionnant», note le major. Avant et après les répétions intensives avec les musiciens, le major Werlen a eu le plaisir d une visite dans les coulisses du Vatican. Il a été enthousiasmé de découvrir les murailles de la caserne et garde un souvenir radieux des trésors historiques et des espaces majestueux de la basilique Saint- Pierre qu il a parcourus avec son épouse et sa petite fille. Ce voyage aura été marqué par la participation à une audience générale du pape François, en compagnie de milliers de croyants. Durant cette semaine intense, le major Aldo Werlen a aussi beaucoup apprécié les discussions avec les cadres, en particulier avec le commandant de la Garde suisse, le colonel Daniel Anrig. Il a été particulièrement impressionné par la manière dont le commandant vit sa foi, représente ses idées et joue son rôle d exemple pour les jeunes gens qu il dirige. n 20 armée.ch Forces terrestres 2 / 13

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