EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Pauvreté et exclusion sociale. Terrain : août septembre 2010 Publication : décembre 2010

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1 Eurobaromètre Eurobaromètre spé Eurobaromètre spécial 355 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Commission Européenne Pauvreté et exclusion sociale Rapport Eurobaromètre spécial 355 / Vagie TNS Opinion & Social Terrain : août septembre 2010 Publication : décembre 2010 Sondage commandé par la Direction générale de l'emploi, des Affaires sociales et de l'egalité des chances (DG EMPL) et coordonné par la Direction générale Communication (DG COMM Unité «Recherche et Speechwriting») Le présent document ne représente pas le point de vue de la Commission Européenne. Les interprétations et les opinions qu'il contient n'engagent que les auteurs

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3 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Eurobaromètre Pauvreté et exclusion sociale Etude réalisée par TNS Opinion & Social à la demande de la Direction Générale de l'emploi, des Affaires sociales et de l'egalité des chances Coordonnée par la Direction Générale Communication TNS Opinion & Social Avenue Herrmann Debroux, Bruxelles Belgique - 2 -

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5 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Table des matières INTRODUCTION DEGRE DE PERCEPTION DE LA PAUVRETE ET DE L EXCLUSION SOCIALE Définition de la pauvreté privilégiée par les Européens La perception de l ampleur de la pauvreté dans l UE Evolutions au cours des trois dernières années Estimation de la proportion de personnes pauvres en Europe Perceptions du nombre de sans-abri dans l'ue : La disponibilité de logements décents à des prix raisonnables : Estimation du nombre de sans-abri dans l'environnement de vie : Evolutions au cours des trois dernières années LE RISQUE DE PAUVRETE ET D EXCLUSION SOCIALE Quels sont les groupes risquant le plus de tomber dans la pauvreté? Qui se sent le plus vulnérable face à la pauvreté? : Le risque de devenir surendetté : Le risque de ne plus pouvoir honorer ses paiements : Le risque de devenir sans-abri LES CONSEQUENCES DE LA PAUVRETE L exclusion financière L exclusion sociale : Le sentiment d être en marge de la société : Optimisme à l égard du futur Les conséquences sur la satisfaction concernant sa vie La perception des conséquences de la pauvreté POURQUOI Y-A-T-IL DE LA PAUVRETE? Perceptions des causes de la pauvreté Les facteurs d ordre politique Les facteurs sociétaux

6 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 4.4 Les facteurs personnels Pourquoi certaines personnes deviennent-elles sans-abri? LA SITUATION ECONOMIQUE DES EUROPEENS La position sur l échelle de «pauvre à riche» La capacité des répondants à boucler les fins de mois La capacité des répondants à faire face aux factures et aux remboursements de crédits La capacité des répondants à payer les biens de base Les attentes à court terme sur le plan financier L assurance de garder son emploi Le recours à l aide sociale LES AVIS ET OPINIONS GENERALES SUR LA PAUVRETE ET LES SOLUTIONS POSSIBLES La pauvreté et les inégalités salariales Les opinions concernant les politiques et les programmes publics destinés à aider les personnes pauvres Comment faut-il résoudre les problèmes sociaux et économiques? Qui devrait bénéficier d une aide sociale? Accès aux services financiers LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ET L EXCLUSION SOCIALE Le rôle du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté Qui inspire le plus confiance en matière de lutte contre la pauvreté? Qui doit diriger le combat contre la pauvreté? Attentes à l égard du gouvernement en matière de lutte contre la pauvreté Le rôle de l Union européenne Que font les citoyens pour aider les pauvres? L ACCES AUX SERVICES SOCIAUX La qualité et le prix

7 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.2 Les services de soins à long terme : Perception de la qualité des services de soins à long terme : Perception du caractère abordable des services de soins à long terme : Qui devrait fournir les services de soins à long terme? : Utilisation des services de soins à long terme : Les meilleures options de soin pour des parents âgés Les services de garde d enfants : Perception de la qualité des services de garde d enfants : Perception du prix des services de garde d enfants : Qui devrait fournir des services de garde d enfants? : Utilisation des services de garde d enfants : Attitudes à l égard des services de garde d enfants CONCLUSION ANNEXES Spécifications techniques Questionnaire Tableaux - 5 -

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9 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» INTRODUCTION L Europe est l une des régions les plus riches du monde. Pourtant, environ 84 millions d Européens vivent en-dessous du seuil de pauvreté et bon nombre d entre eux sont confrontés à des obstacles difficilement surmontables qui les empêchent d accéder à un emploi, à l école, à un logement et aux services sociaux et financiers. Animée par son principe fondamental de solidarité, l Union européenne s est associée aux États membres pour faire de 2010 l Année européenne de lutte contre la pauvreté et l exclusion sociale, principalement axée sur quatre grands objectifs et principes directeurs : la reconnaissance du droit fondamental des personnes en situation de pauvreté et d exclusion sociale à vivre dans la dignité et à prendre une part active à la société ; la responsabilité partagée et la participation à la lutte contre la pauvreté, en mettant tout particulièrement l accent sur l action collective comme individuelle ; la promotion de la cohésion en sensibilisant le public aux avantages que comportent l éradication de la pauvreté et une plus grande inclusion sociale pour tous les citoyens ; un engagement politique à tous les niveaux de gouvernance et des actions concrètes pour éradiquer la pauvreté et l exclusion sociale, et un engagement visà-vis de ces objectifs au sein de la société elle-même. Deux études Eurobaromètre ont été menées dans le cadre de l Année européenne de lutte contre la pauvreté et l exclusion sociale, afin de faire le point sur l opinion des Européens en matière de pauvreté et d exclusion sociale. La première de ces deux études a été menée sur le terrain en août et septembre 2009, tandis que la seconde a été réalisée exactement un an plus tard. Elles s inscrivent à la suite d une étude Eurobaromètre réalisée en qui avait déjà mis en avant le fait que la majorité des Européens pense que la pauvreté est un problème répandu qui affecte d une façon ou d une autre la majorité des citoyens du continent. Depuis 2007, l Europe a connu une période de turbulence économique dans la foulée de la crise financière mondiale. L impact de cette crise sur l économie européenne se fait toujours sentir dans toute l Europe, ajoutant ainsi encore à la pression déjà subie par les Européens et leurs gouvernements dans leurs efforts pour redresser les économies nationales

10 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Ces études réalisées à la demande de la Direction générale (DG) de la Commission européenne Emploi, Affaires sociales et Égalité des chances, ont été coordonnées par la Direction générale Communication. Elles ont été réalisées par le réseau TNS Opinion & Social. Ce rapport intègre les résultats de l étude 2010 réalisée entre le 26 août et le 16 septembre aux résultats précédents 2. La méthodologie utilisée est celle des études Eurobaromètre de la Direction générale Communication (Unité «Recherche et analyse politique») 3. Une note technique relative aux interviews réalisées par les instituts du réseau TNS Opinion & Social est jointe en annexe de ce rapport. Cette note précise les modalités d interviews de même que les intervalles de confiance 4. Ce rapport est structuré de la façon suivante : le degré de perception de la pauvreté et de l exclusion sociale en Europe ; la perception du risque (personnel) lié à la pauvreté et à l exclusion sociale ; les implications de la pauvreté et de l exclusion sociale ; les motifs de la pauvreté ; la situation économique des Européens ; les attitudes et opinions en matière de pauvreté et d exclusion sociale ; la lutte contre la pauvreté et l exclusion sociale ; l accès aux services sociaux. Les résultats de cette enquête ont été analysés au niveau européen dans un premier temps, puis par pays. Ils ont en outre été comparés aux résultats de l étude 2009 afin de saisir l évolution de l opinion publique durant l Année européenne. Lorsque des données étaient disponibles, les résultats ont également été comparés à la précédente étude menée en Plusieurs variables sociodémographiques telles que le sexe, l âge, le niveau d'étude et la profession des répondants ont été utilisées pour affiner encore l analyse. Les variables clés suivantes ont en outre été passées en revue dans l analyse afin de mieux comprendre les perceptions et les attitudes des Européens à l égard de la pauvreté et de l exclusion sociale : la capacité des ménages à boucler les fins de mois ; 2 Un rapport a été publié en 2009, voir : Les tableaux de résultats sont joints en annexe. Il convient de noter que le total des pourcentages dans les tableaux peut excéder 100% lorsque le répondant peut donner plusieurs réponses à une même question

11 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» la capacité des ménages à payer leurs factures et à rembourser leurs crédits ; la position des répondants sur l échelle de «pauvre à riche» ; la perception par les répondants de l ampleur de la pauvreté ; les opinions des répondants sur les dépenses consacrées par les gouvernements à la pauvreté. Dans ce rapport, les pays sont représentés par leurs abréviations officielles qui sont : ABBREVIATIONS UE27 UE15 NEM12 DK/NA BE BG CZ DK DE EE EL ES FR IE IT CY CY (tcc) LT LV LU HU MT NL AT PL PT RO SI SK FI SE UK Union européenne 27 États membres BE, IT, FR, DE, LU, NL, DK, UK, IE, PT, ES, EL, AT, SE, FI BG, CZ, EE, CY, LT, LV, MT, HU, PL, RO, SL, SK Ne sait pas / Pas de réponse Belgique Bulgarie République tchèque Danemark Allemagne Estonie Grèce Espagne France Irlande Italie République de Chypre* Zone non contrôlée par le gouvernement de la République de Chypre Lituanie Lettonie Luxembourg Hongrie Malte Les Pays-Bas Autriche Pologne Portugal Roumanie Slovénie Slovaquie Finlande Suède Le Royaume-Uni * Chypre dans son ensemble est l un des 27 États membres de l Union européenne. Toutefois, «l acquis communautaire» est suspendu dans la partie du pays qui n est pas contrôlée par le Gouvernement de la République de Chypre. Pour des raisons pratiques, seules les entrevues réalisées dans la partie du pays contrôlée par le Gouvernement de la République de Chypre sont reprises dans la catégorie «CY» et comprises dans la moyenne de l UE27. Les entrevues réalisées dans la partie du pays non contrôlée par le Gouvernement de la République de Chypre sont reprises dans la catégorie «CY(tcc)» [tcc : Turkish Cypriot Community - Communauté chypriote turque]

12 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 1. DEGRE DE PERCEPTION DE LA PAUVRETE ET DE L EXCLUSION SOCIALE 1.1 Définition de la pauvreté privilégiée par les Européens Environ 84 millions de personnes dans l UE (17% de la population totale) vivent en dessous du seuil de pauvreté. Selon cette étude, les Européens ne comprennent pas tous la pauvreté de la même façon. Pour plus d un quart d entre eux (26%), cela signifie que les ressources d une personne sont tellement limitées qu elle ne peut pas participer pleinement à la vie de la société dans laquelle elle vit. Ces résultats n ont pas évolué de manière significative par rapport à l étude de 2009 (où 24% des personnes interrogées partageaient cette compréhension de la pauvreté). Toutefois, par rapport à l étude de l année dernière, la pauvreté est à présent plus souvent considérée comme le fait pour une personne de dépendre de la charité et des aides publiques (24% ; pour 21% en 2009). Une minorité non négligeable d Européens est d avis qu une personne est pauvre lorsque les moyens dont elle dispose pour vivre sont inférieurs au seuil de pauvreté (inchangé à 18%). L opinion selon laquelle une personne est pauvre lorsqu elle ne peut se payer les biens de base dont elle a besoin pour vivre est devenue moins populaire (17% ; contre 22% en 2009) 5. 5 QA3 Il y a différentes manières de définir une personne pauvre en (NOTRE PAYS). Parmi les propositions suivantes, laquelle correspond le mieux à votre définition du fait d être pauvre? Une personne est pauvre quand (ROTATION) - 9 -

13 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» La définition que donnent les Européens de la pauvreté varie fortement d un pays à l autre. Les répondants de Suède (48%), des Pays-Bas (42%), du Danemark (39%) et de Finlande (37%), sont plus nombreux à penser qu une personne est pauvre lorsque ses ressources sont tellement limitées qu elle ne peut pas participer pleinement à la vie de la société dans laquelle elle vit. À l inverse, près de quatre répondants sur dix en Irlande (41%), en Italie (40%) et au Portugal (38%) définissent spontanément la pauvreté comme le fait de ne pas être en mesure de se payer les biens de base dont on a besoin pour vivre, tandis que plus d un tiers des répondants grecs (36%) la définit comme le fait d avoir moins que le seuil de pauvreté pour vivre

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15 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 1.2 La perception de l ampleur de la pauvreté dans l UE Plus des trois quarts des Européens (76%) soit une augmentation par rapport à 2009 (73%) pensent que la pauvreté est répandue dans leur pays, tandis qu'ils sont près d un cinquième à soutenir l opinion contraire et que 2% déclarent ne pas savoir 6. Une fois encore, les perceptions diffèrent largement d un pays à l autre. En Roumanie, Hongrie, Bulgarie et Lettonie, les répondants sont au moins 90% (ou quatre cinquièmes) à penser que la pauvreté est répandue dans leur pays, alors qu en Suède (33%), au Danemark et à Chypre (38% dans les deux pays), ils sont moins des deux cinquièmes à exprimer cette opinion. 6 QA4 Et diriez-vous que la pauvreté en (NOTRE PAYS) est?

16 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Depuis l étude de 2009, une importante augmentation de la mesure dans laquelle les Européens considèrent que la pauvreté est répandue s observe en Espagne (75% ; +9 points), en Pologne (79% ; +8), au Danemark (38% ; +7), en Roumanie (96% ; +6), en Lituanie (85% ; +6) et en République tchèque (65% ; +6) 7. La Belgique et la Slovaquie peuvent également être ajoutées à cette liste, puisqu elles enregistrent une diminution de la proportion de répondants qui estiment que la pauvreté n est pas 7 Dans le texte, nous nous contentons de signaler les évolutions statistiquement significatives enregistrées par rapport à Au niveau national (où le plus petit échantillon est composé de 476 répondants voir l annexe technique) les augmentations ou diminutions d au moins 6 points de pourcentage sont mises en avant ; pour l ensemble de l échantillon des pays de l UE27 ( répondants), les évolutions de 3 points de pourcentage ou plus sont considérées comme statistiquement significatives. Ces évolutions sont présentées entre parenthèses après le pourcentage de 2010 sous la forme + pour les progressions ou - pour les diminutions

17 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» répandue (-6 points dans les deux pays). À l inverse, le Luxembourg (45% ; -10) est le seul pays où, par rapport à 2009, on constate une forte diminution de la proportion de répondants percevant l existence de la pauvreté. Le sexe, le niveau d études et la situation professionnelle des répondants sont autant de facteurs distinctifs en ce qui concerne la manière dont les Européens perçoivent l étendue

18 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» de la pauvreté. Les femmes ont plus tendance que les hommes à penser que la pauvreté est répandue. En termes d âge, les principaux clivages s observent entre les jeunes répondants et ceux qui sont âgés de 40 à 54 ans, tandis que ceux qui ont poursuivi leurs études le plus longtemps sont moins enclins à exprimer cette opinion que ceux qui ont arrêté leurs études plus tôt. Les différences les plus frappantes se manifestent toutefois entre les diverses situations professionnelles : plus de huit répondants sur dix au foyer (83%) ou sans emploi (82%) pensent que la pauvreté est répandue dans leur pays (contre 68% des étudiants). Comme indiqué dans le rapport de 2009, ce clivage est encore plus marqué lorsque l on se penche sur la situation financière actuelle des répondants : Capacité à boucler ses fins de mois : neuf répondants sur dix qui éprouvent des difficultés à boucler leurs fins de mois pensent que la pauvreté est répandue, contre 65% de ceux qui bouclent aisément leurs fins de mois. Capacité à payer les factures à temps : 89% des Européens qui connaissent des difficultés à payer leurs factures à temps pensent que la pauvreté est répandue dans leur pays, contre 71% de ceux qui ne connaissent pas ce type de difficultés

19 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» «Échelle pauvre riche» : 85% des répondants vivant dans un ménage «pauvre» affirment que la pauvreté est fréquente dans leur pays par rapport à 67% de ceux qui vivent dans un ménage «riche». 1.3 Evolutions au cours des trois dernières années Comme en 2009, plus des quatre cinquièmes des Européens pensent que la pauvreté a augmenté dans leur pays (84%) ou dans le monde (83%). Dans le même temps, les répondants sont plus nombreux qu en 2009 à penser que la pauvreté a progressé au sein de l Union Européenne (75% ; +3 points) et là où ils vivent (57% ; +4) 8. Dans chaque État membre de l UE, une majorité de répondants pense que la pauvreté a augmenté dans leur pays. Pratiquement tous les répondants de Hongrie (97%) et de Lettonie (96%) soutiennent cette opinion, tandis que dans sept autres pays, plus de neuf personnes interrogées sur dix pensent que la pauvreté a augmenté. À l inverse, la Suède est le seul pays dans lequel un citoyen sur cinq (21%) pense que la pauvreté a reculé dans son pays au cours des trois dernières années. 8 QA7 En général, diriez-vous que la pauvreté a fortement augmenté, plutôt augmenté, plutôt diminué ou fortement diminué au cours des trois dernières années?

20 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» En effet, en Suède, la proportion de répondants affirmant que la pauvreté a progressé dans leur pays est à présent moins importante qu en 2009 (68% contre 81%). La même évolution est observée en Autriche (68% contre 75%) et au Luxembourg (75% contre 81%). À l opposé, les répondants sont plus nombreux qu en 2009 à penser que la pauvreté a diminué à Chypre (+14 points), au Danemark (+11), au Portugal, en Roumanie (+7 dans les deux pays), en Bulgarie et aux Pays-Bas (+6 dans les deux pays). Dans la plupart des pays, l opinion selon laquelle la pauvreté a augmenté dans le monde est la même qu en 2009, à la seule exception de l Autriche (-9 points) et de la Slovaquie (-7)

21 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme indiqué précédemment, les répondants sont plus nombreux qu en 2009 à penser que la pauvreté dans l Union européenne a augmenté au niveau national. Cette évolution s observe en Pologne (+11 points), à Chypre (+10), au Portugal, aux Pays- Bas, en Bulgarie (+9 dans les deux pays), en Grèce et en Espagne (+7 dans les deux pays), tandis que l évolution inverse s observe en Autriche (-8). Toutefois, globalement, c est au niveau local que l on constate que les répondants sont plus nombreux qu en 2009 à penser que la pauvreté a augmenté. Dans dix États membres, les répondants sont à présent plus nombreux qu en 2009 à estimer que la pauvreté a augmenté là où ils vivent, avec en tête la Roumanie et Chypre (+13 dans les deux pays). La Suède (-14) et la Slovaquie (-8) sont les deux seuls États membres où cette proportion a diminué

22 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 1.4 Estimation de la proportion de personnes pauvres en Europe L estimation par les Européens du nombre de personnes pauvres dans leur pays reste répartie de façon assez égale 9 : les répondants sont 23% à penser qu une personne sur trois est pauvre ; 28% une sur cinq ; 22% une sur dix et 14% une sur vingt. Toutefois, une comparaison de ces résultats avec ceux de l étude de 2009 montre que les Européens pensent à présent que la pauvreté affecte une proportion de la population un peu plus importante : ils sont plus de la moitié à dire qu au moins une personne sur cinq est pauvre (51% ; +3 points). 9 QA5 À votre avis, quelle proportion de la population est pauvre en (NOTRE PAYS)?

23 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L analyse par pays montre que les estimations sont moins équitablement réparties. Plus de la moitié des personnes interrogées en Roumanie (61%), en Hongrie (55%) et en Bulgarie (51%), pays où, comme nous l avons déjà vu, la pauvreté est perçue comme étant répandue, pense qu une personne sur trois est pauvre dans leur pays. Cette opinion est également la plus répandue en Lettonie (43%), en Lituanie (42%), en Pologne (38%), en Slovénie (34%) et au Portugal (32%). En Grèce, des proportions pratiquement égales de répondants estiment qu une personne sur trois et une personne sur cinq est pauvre (respectivement 31% et 32%). Dans le même temps, «une personne sur cinq» est l estimation la plus fréquemment donnée par les répondants de Belgique (36%), de France (35%), d Estonie (31%), d Italie (30%), d Irlande (29%), du Royaume-Uni (27%) et d Espagne (24%). Les répondants de Slovaquie sont aussi nombreux à penser qu une personne sur trois, une sur cinq et une sur dix est pauvre là où ils vivent (respectivement 25%, 26% et 24%), tandis que deux autres pays affichent des proportions similaires de personnes affirmant qu une personne sur cinq et une sur dix sont pauvres : l Allemagne (respectivement 28% et 27%) et Malte (respectivement 20% et 21%)

24 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L estimation la plus répandue en Finlande (31%), en Autriche (30%), au Luxembourg (27%) et en République tchèque (25%) est qu une personne sur dix est pauvre, alors qu aux Pays-Bas, des proportions pratiquement égales de personnes donnent cette estimation (29%) ou affirment qu une personne sur vingt est pauvre (28%). Enfin, cette dernière opinion est la plus répandue en Suède (34%), au Danemark (33%) et à Chypre (26%). Il convient de noter qu au Danemark et en Suède, plus de la moitié des répondants pense qu une personne sur vingt ou moins est pauvre là où ils vivent (respectivement 60% et 51%). À Chypre, ce chiffre atteint 46%

25 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Le tableau suivant présente une comparaison des résultats de l étude de 2010 et de Il révèle en outre que dans cinq pays, les Européens sont à présent significativement plus nombreux à penser qu au moins une personne sur cinq est pauvre : Lituanie (72% ; +12 points), Espagne (43% ; +9), Roumanie (85% ; +8), Pologne (67% ; +9), Belgique (54% ; +7) et Slovénie (64% ; +6). Parallèlement à cette évolution, nous observons la tendance contraire au Portugal (59% ; -7 points) et à Chypre (23% ; -7). Il convient de noter qu'aucun pays n affiche d augmentation significative du nombre de répondants estimant qu une personne sur vingt au moins est pauvre dans leur pays

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27 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Contrairement aux différences de taille révélées par l analyse par pays, les estimations sont plus également réparties entre les divers groupes sociodémographiques, même si les personnes sans emploi sont de loin plus susceptibles de penser qu une personne sur cinq au moins est pauvre (61% contre une moyenne de l UE de 51%). Ce sentiment est encore plus fort chez les personnes financièrement vulnérables : 71% des répondants qui éprouvent difficultés à faire face à leurs factures et aux remboursements de leurs crédits, 68% de ceux qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures à temps et 64% des répondants vivant dans un ménage «pauvre» estiment qu au moins une personne sur cinq vit dans la pauvreté là où ils habitent. Revenons en à l analyse par pays, qui s avère classique mais néanmoins intéressante 10. En Hongrie (49%), en Lettonie (46%), en Roumanie (45%) et en Bulgarie (41%), les répondants sont beaucoup plus enclins à penser que beaucoup de personnes vivent dans la pauvreté là où ils habitent. Les citoyens du Portugal (52%), de Lituanie (48%), de Grèce (46%), de Pologne (45%), de Slovaquie et d Italie (43% dans les deux pays), d Estonie et de Slovénie (41% dans les deux pays) et de France (35%), pensent majoritairement que quelques personnes sont pauvres. En Espagne, l opinion publique est divisée entre deux opinions : quelques personnes ou peu de personnes vivent dans la pauvreté là où ils habitent (34% dans les deux cas). Dans 10 États membres, l opinion la plus répandue est que peu de personnes vivent dans la pauvreté, opinion soutenue par au moins la moitié des répondants de République tchèque (53%) et des Pays-Bas (52%). Enfin, dans deux pays seulement, la majorité des répondants pense que personne ne vit dans la pauvreté là où ils habitent : le Luxembourg (39%) et Malte (36%). Si cette opinion n est pas majoritaire, plus d un quart des répondants du Danemark (31%), des Pays-Bas, de Suède (30% dans les deux pays) et de Chypre (28%) partage néanmoins cette opinion. 10 QA6 Pourriez-vous me dire si des personnes vivent dans la pauvreté là où vous habitez? Diriez-vous qu il y a beaucoup de personnes, quelques personnes, peu de personnes ou personne qui vit dans la pauvreté?

28 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une comparaison avec les résultats de 2009 montre que la Roumanie est le seul pays où les répondants sont à présent significativement plus nombreux à penser que «beaucoup» de personnes vivent dans la pauvreté là où ils habitent (45% ; +11 points), tandis que la Grèce est le seul pays dont la proportion de citoyens qui pensent que «quelques» personnes vivent dans la pauvreté a progressé de manière significative (46% ; +6). Seuls deux pays enregistrent une augmentation importante de la proportion de répondants qui pensent que personne ne vit dans la pauvreté là où ils habitent : Malte (36% ; +8 points) et l Irlande (25% ; +6)

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30 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 1.5 Perceptions du nombre de sans-abri dans l'ue 1.5.1: La disponibilité de logements décents à des prix raisonnables Les Européens estiment que la disponibilité de logements décents à des prix raisonnables est un problème de taille : environ deux sur trois (65%) considèrent que les logements sont trop onéreux là où ils vivent 11, tandis qu ils sont moins d un tiers (30%) à penser qu il est facile de trouver un logement décent à un prix raisonnable. La comparaison avec les résultats de l étude 2009 montre que l état d esprit des Européens sur le sujet est un peu moins négatif qu en L opinion selon laquelle il est difficile de trouver un logement décent à un prix raisonnable est particulièrement répandue à Chypre (91%), en République tchèque (88%), au Luxembourg (86%), ainsi qu à Malte et en Slovaquie (82% dans les deux pays). 11 QA28 Diriez-vous que trouver un logement décent à un prix raisonnable là où vous vivez est?

31 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Entre les deux études, une augmentation significative des proportions de répondants estimant qu il est difficile de trouver un logement décent à un prix raisonnable là où ils vivent s observe en Finlande (61% ; +10 points), en Lituanie (70% ; +6) et en Lettonie (64% ; +6). Dans le même temps, l Italie est le seul pays qui enregistre un recul significatif de cette opinion (62% ; -11)

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33 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L opinion publique concernant le coût du logement est assez homogène dans l ensemble des groupes sociodémographiques, même si, sans surprise, les personnes sans emploi ont plus souvent tendance à considérer qu il est difficile de trouver un logement abordable là où ils vivent. L étude de 2010 confirme que les groupes de personnes financièrement les plus vulnérables de la société sont les plus enclins à exprimer une opinion négative : 79% de ceux qui ont des difficultés à boucler les fins de mois, 76% des répondants qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures à temps et 72% de ceux qui vivent dans un ménage «pauvre» pensent qu il est difficile de trouver un logement décent à un prix raisonnable là où ils vivent

34 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 1.5.2: Estimation du nombre de sans-abri dans l'environnement de vie Comme indiqué dans le rapport 2009, en dépit du pessimisme ambiant en ce qui concerne la disponibilité de logements abordables, les Européens sont peu nombreux à avoir conscience qu il y a beaucoup de sans-abri là où ils vivent 12. D une manière générale, près de quatre Européens sur dix (43%) pensent qu il n y a aucun sans-abri là où ils vivent, alors que seuls 3% affirment qu il y en a beaucoup. Un 12 QA29 Veuillez me dire s il y a des personnes sans abri là où vous vivez? Diriez-vous qu il y a beaucoup de personnes, quelques personnes, peu de personnes ou aucune personne sans abri?

35 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» peu plus d un quart (26%) des répondants estiment qu il y a peu de sans-abri et 18% pensent qu il y a quelques sans-abri là où ils vivent. Même si le phénomène des sansabri n est pas considéré comme répandu, ces chiffres soulignent l existence du problème au sein de l Union européenne, dans certaines régions plus que dans d autres. Les plus enclins à affirmer qu'il y a des sans-abri là où ils vivent sont les répondants de Lituanie, puisqu ils sont près de la moitié à dire qu il y a beaucoup (10%) ou quelques (38%) personnes sans abri là où ils vivent. Près de quatre Hongrois et Roumains sur dix partagent cet avis. Dans le même temps, seuls 1% des répondants de Chypre pensent qu il y a quelques sans-abri là où ils vivent, tandis que 85% affirment qu il n y en a pas. Les autres pays dont au moins les deux tiers des répondants pensent qu'il n y a pas de sans abris là où ils vivent sont le Luxembourg (72%) et la Finlande (66%), opinion partagée par plus de la moitié des interviewés de huit autres États membres. Les pays qui enregistrent une augmentation significative de l estimation du nombre de sans-abri par rapport à 2009 sont les suivants : La Lituanie en 2009, 41% des citoyens de ce pays affirmaient qu il y avait beaucoup ou quelques personnes sans abri près de chez eux, opinion à présent exprimée par 48% des répondants. La République tchèque un quart des répondants exprime cet avis contre 19% en L Autriche la proportion de répondants qui pensent qu il y a quelques personnes sans abri là où ils vivent est passée de 20% à 27%, alors que la proportion de ceux qui pensent qu il n y en a aucune a chuté de 43% à 36%. La Pologne la proportion de répondants affirmant qu il y a quelques personnes sans abri a augmenté de 21% à 27%. La Roumanie la proportion de répondants qui pensent qu il y a beaucoup de personnes sans abri là où ils vivent a augmenté de 5% à 11%. À l inverse, les pays qui connaissent un recul significatif du nombre estimé de sans-abri par rapport à 2009 sont les suivants : L Espagne 19% pensent à présent qu il y a beaucoup ou quelques personnes sans abri là où ils habitent, contre 31% en

36 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L Irlande la proportion de répondants qui pensent qu il n y a aucune personne sans abri là où ils vivent est passée de 36% en 2009 à 42% en Le Portugal 73% affirment à présent qu il y a quelque ou pas de personnes sans abri, contre 62% en

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38 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les répondants qui habitent dans les zones urbaines sont plus susceptibles que ceux des zones rurales de dire qu il y a des sans-abri là où ils vivent : ces derniers sont 60% à affirmer qu il n y a pas de sans-abri, contre 28% de ceux qui vivent dans de grandes villes. Les opinions varient également en fonction de la situation économique des répondants : 36% des personnes rencontrant des difficultés à payer leurs factures à temps affirment qu il y a beaucoup ou quelques personnes sans abri là où ils habitent, à l instar de 33% de ceux qui bouclent difficilement leurs fins de mois, 32% des chômeurs et 30% ceux qui vivent dans un ménage «pauvre» : Evolutions au cours des trois dernières années Comme en 2009, près des trois quarts des Européens (73%) pensent que le nombre de sans-abri a augmenté dans leur pays au cours des trois dernières années, même s ils ne sont que trois sur dix à penser qu il a augmenté là où ils vivent 13. Une fois encore, une importante minorité de répondants est incapable de dire si le nombre de personnes sans abri a augmenté, plus particulièrement là où ils vivent (17%). Ce chiffre indique que l on peut sans doute améliorer la connaissance du public en la matière. 13 QA30 D une manière générale, diriez-vous que le nombre de personnes sans abri a fortement augmenté, plutôt augmenté, plutôt diminué, fortement diminué ces 3 dernières années?

39 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les opinions varient toujours d un pays à l autre et vont d à peine 6% de répondants à Chypre qui pensent que le nombre de sans-abri a augmenté à plus de la moitié des personnes interrogées en République tchèque (53%), en Lituanie (55%) et en Slovaquie (58%). En Espagne (90%), en France, en Hongrie (89% dans les deux pays), en Lettonie, en Slovaquie, en Lituanie et en Belgique (83% dans tous les pays), la grande majorité des citoyens a le sentiment que le nombre de sans-abri a augmenté dans leur pays au cours des trois dernières années. À Chypre toutefois, cette opinion n est partagée que par environ un quart des personnes interrogées

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41 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 2. LE RISQUE DE PAUVRETE ET D EXCLUSION SOCIALE 2.1 Quels sont les groupes risquant le plus de tomber dans la pauvreté? Comme nous l avons déjà constaté en 2009, les Européens ont tendance à penser que les personnes sans emploi sont les plus susceptibles de tomber dans la pauvreté 14. Dans les deux études, plus de la moitié des personnes interrogées (56%) indique que les personnes sans emploi risquent le plus de tomber dans la pauvreté ; les personnes âgées sont considérées comme le deuxième groupe le plus vulnérable (42%). Trois Européens sur dix estiment que les personnes ayant un faible niveau d instruction, de formation ou de compétences, les personnes ayant un emploi précaire ou souffrant d un handicap ou d une maladie de longue durée risquent de tomber dans la pauvreté. Dans tous les pays, à l exception de la Roumanie et des Pays-Bas, plus de la moitié des répondants estime que les chômeurs sont les plus vulnérables. De fait, la Roumanie et le Royaume-Uni sont les deux seuls pays qui citent plus souvent les personnes âgées (respectivement 55% et 43%) que les chômeurs (respectivement 42% et 37%), alors qu aux Pays-Bas, ce sont les personnes ayant un faible niveau d instruction qui sont les plus souvent citées (54% contre 47%). Le Danemark est le seul autre pays où les chômeurs sont moins souvent mentionnés que les personnes souffrant d une addiction (51% contre 62 %). 14 QA10 À votre avis, parmi les groupes de personnes suivants, quels sont ceux qui risquent le plus de tomber dans la pauvreté en (NOTRE PAYS)? (MAX. 4 REPONSES)

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43 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Par rapport à l étude de 2009, les répondants sont significativement plus nombreux en Irlande (62% ; +10 points), en Bulgarie (69% ; +9) et en Grèce (74% ; +8) à penser que les chômeurs risquent le plus de tomber dans la pauvreté, alors que les répondants d Autriche (50% ; -10 points), du Luxembourg (57% ; -9) et de Slovénie (51% ; -6) sont significativement moins nombreux à partager cette opinion

44 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Cette enquête montre en outre que six personnes au chômage sur dix pensent courir le risque de tomber dans la pauvreté, opinion qui est aussi équitablement répartie au sein d autres groupes sociodémographiques tels que les jeunes et les employés (60% dans les deux cas). Dans le même temps, les Européens plus âgés (de 55 ans et plus) sont les plus enclins à penser que le groupe des chômeurs est celui qui risque le plus de tomber dans la pauvreté (54%). Pourtant, les Européens plus âgés expriment également leur propre vulnérabilité puisqu ils sont plus susceptibles que les jeunes de se considérer comme risquant le plus de tomber dans la pauvreté (respectivement 47% et 32%). 2.2 Qui se sent le plus vulnérable face à la pauvreté? Comme en 2009, les résultats de l étude de 2010 montrent que si la pauvreté est perçue comme répandue et en augmentation, les Européens ont tendance à ne pas considérer être personnellement vulnérables face à la pauvreté. Au regard d une série de questions visant à évaluer le risque personnel du répondant de tomber dans la pauvreté, telles que la capacité à boucler les fins de mois et à payer ses factures, le sentiment de risquer de devenir surendetté, de pouvoir garder (ou pas) leur emploi et de devenir sans-abri, il apparaît que la plupart des citoyens sont confiants en ce qui concerne leur situation personnelle : Le risque de devenir surendetté En 2010, un quart des Européens a le sentiment de risquer de devenir surendetté 15. Nous constatons toutefois qu ils sont 72% à considérer qu il n y a pas beaucoup de risques (31%) ou pas du tout de risque (41%). Ces résultats sont extrêmement similaires à ceux qui ont été obtenus dans l étude de QA26b Veuillez me dire dans quelle mesure vous pensez qu il y ait un risque que vous deveniez surendetté(e)

45 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, les perceptions du risque diffèrent très largement d un pays à l autre. En effet, environ la moitié des répondants de Lettonie (52%), de Hongrie (49%) et de Roumanie (47%) estime risquer de devenir surendetté, contre seulement un sur dix en Suède (7%), au Danemark (10%), en Finlande (11%), en Allemagne (12%) et aux Pays-Bas (13%)

46 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une comparaison des résultats obtenus en 2009 et 2010 souligne la mesure dans laquelle l impact (différent) de la crise financière a affecté l opinion publique. Entre les périodes de terrain 2009 et 2010, certains États membres sont sortis de la spirale de la récession, tandis que dans d autres pays, de nouveaux problèmes ont, une fois de plus, ébranlé la confiance du public. L Espagne est l exemple le plus frappant de ce groupe de pays. En effet, la fin de la récession est allée de pair avec une forte progression du niveau de confiance du public entre 2009 et À l inverse, l effet de la crise de la dette publique, qui a frappé de plein fouet la Grèce au printemps 2010, se traduit très clairement dans le niveau de perception du risque des répondants de ce pays

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48 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Parallèlement, si les chômeurs européens se disent à présent un peu moins préoccupés qu en 2009 (46% en 2010 contre 50% en 2009), ils sont beaucoup plus enclins que les citoyens moins vulnérables à considérer qu ils risquent de tomber dans le surendettement : Le risque de ne plus pouvoir honorer ses paiements L étude menée en 2010 confirme les observations de 2009, à savoir que la plupart des personnes interrogées confrontées à des difficultés financières pensent risquer de ne plus pouvoir honorer leurs paiements et qu environ la moitié des personnes de ce groupe affirme courir le risque de ne plus pouvoir payer la nourriture ou d autres biens de consommation courante

49 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Pourtant, comme en 2009, la majorité des Européens ne pense pas courir le risque de ne plus pouvoir payer la nourriture ou d autres biens de consommation courante (84%), leurs factures (78%), leur loyer (74%) ou leurs prêts à la consommation (70%) 16, tandis que près des deux tiers affirment ne pas rencontrer de problème pour payer leur prêt hypothécaire à temps. Les répondants sont toutefois moins nombreux (38%) à penser pouvoir faire face à une dépense inattendue ou d un montant élevé QA39 En pensant aux 12 prochains mois, diriez-vous qu il existe un grand risque, quelques risques, pas beaucoup de risques ou pas du tout de risque que vous ne soyez pas en mesure de? 17 Le montant proposé aux répondants correspond à 60% du «seuil de pauvreté» national dans chaque pays

50 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme nous avons déjà pu le remarquer dans l édition de 2009, les enquêtes révèlent de grandes inégalités entre les États. Les deux années, la Hongrie se démarque comme l État membre qui présente la plus forte proportion de répondants estimant courir un risque. Les résultats de 2010 montrent que non seulement 67% des Hongrois affirment qu ils seraient incapables de faire face à une dépense inattendue, mais encore 49% d entre eux estiment risquer de ne pouvoir payer leurs factures à temps. Cette proportion est beaucoup plus élevée que dans tous les autres pays (la République tchèque et la Slovaquie arrivent ensuite avec 51% des répondants affirmant qu ils seraient incapables de faire face à une dépense inattendue ; alors qu en Bulgarie et en Roumanie, 40% des personnes interrogées estiment risquer de ne pouvoir payer leurs factures à temps). À l opposé, environ un cinquième des répondants de Suède, du Danemark et des Pays-Bas déclare ne pas être à même de faire face à une dépense imprévue (respectivement 15% en Suède et 21% au Danemark et aux Pays- Bas) et moins d un sur dix pense courir un risque de ne plus pouvoir assumer ses autres paiements. Dans les pays suivants, principalement d Europe de l Est ou du Sud, les niveaux d estimation des risques sont significativement plus élevés en 2010 qu en 2009 : La Grèce les répondants sont à présent plus nombreux à indiquer avoir le sentiment de courir un risque de ne plus pouvoir payer les factures liées à leur logement (37% ; +9 points) et à payer leur loyer à temps. Ce dernier chiffre a doublé en 2010 pour atteindre 16%

51 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» La République tchèque près d un quart des répondants (23%) affirme à présent risquer de ne pas pouvoir payer leur loyer à temps, contre 16% en 2009, tandis que payer les factures liées à leur logement constitue maintenant une préoccupation pour près de trois citoyens sur dix (29% ; +6 points). La Lituanie la proportion de personnes interrogées qui affirment qu elles seraient incapables de faire face à une dépense inattendue est de 46% en 2010, par rapport à 38% en La Roumanie les répondants sont à présent plus nombreux à dire qu ils ont le sentiment de risquer de ne plus pouvoir rembourser leurs crédits à la consommation (32% ; +6 points) et payer d autres biens de consommation courante (30% ; +6). Malte les citoyens de ce pays sont plus nombreux à penser courir le risque de ne pas pouvoir payer les factures liées à leur logement (35% ; +6 points). Dans le même temps, aucun pays ne présente de proportions significativement inférieures d Européens exprimant ces préoccupations

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53 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 2.2.3: Le risque de devenir sans-abri Bien qu en termes de pourcentage, la perception du risque de devenir sans-abri soit très faible parmi les citoyens de l UE (8% pensent pouvoir un jour ne plus avoir de domicile) 18, une fois traduit en chiffres, cela signifie que plus de trois millions d Européens pensent courir le risque de devenir sans-abri. Globalement, les estimations de risque les plus élevées se rencontrent parmi ceux qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures à temps (26%) et à boucler leurs fins de mois (20%). Les chômeurs (17%) sont deux fois plus susceptibles que la moyenne de penser courir le risque de devenir sans-abri. De plus, l estimation du risque est beaucoup plus élevée dans certains pays que dans d autres. Il est considéré comme pratiquement impossible aux Pays-Bas et en Suède (1% dans les deux pays), tandis que les Lituaniens et les Lettons (17% dans les deux cas) sont les plus enclins à penser que ce risque existe. 18 QA33 À votre avis, quelle est la probabilité que vous deveniez un jour sans-abri?

54 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» À l examen des résultats de 2009 et 2010, il apparaît que quatre pays méritent une mention particulière, même si l'évolution est inférieure à 6% : la Belgique et la République tchèque, où la proportion de répondants qui pensent risquer de devenir sans-abri a pratiquement doublé (de 7% à 12% dans les deux pays), la Slovaquie (de 5% à 9%) et la Pologne où le nombre de personnes partageant cette opinion a augmenté de 50% (de 8% à 12%)

55 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 3. LES CONSEQUENCES DE LA PAUVRETE La pauvreté a de lourdes conséquences en termes d exclusion financière et sociale. Dans ce chapitre, nous ne passerons en revue que quelques-uns des problèmes découlant de la pauvreté. 3.1 L exclusion financière Comme indiqué dans le rapport 2009, la majorité des Européens pauvres affirme ne pas rencontrer de difficultés pour accéder aux divers services financiers 19. La situation des plus vulnérables Les Européens qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures à temps : sept sur dix (70%) affirment qu il est difficile d obtenir un crédit hypothécaire, 65% un crédit et 57% une carte de crédit. Les Européens qui éprouvent des difficultés à boucler les fins de mois : deux sur trois (68%) disent qu il est difficile d obtenir un crédit hypothécaire, 60% un crédit et 53% une carte de crédit. Les personnes sans emploi : près de deux Européens sans emploi sur trois (67%) ont des difficultés à obtenir un crédit hypothécaire, 58% ont des problèmes pour obtenir un prêt et 50% disent qu il est difficile d obtenir une carte de crédit. Les européens vivant dans un ménage «pauvre» : ils sont près de deux sur trois (64%) à éprouver des difficultés à obtenir un crédit hypothécaire, 53% ont des problèmes pour obtenir un prêt et 46% disent qu il est difficile d obtenir une carte de crédit. 19 QA26a Dites-moi dans quelle mesure vous trouvez qu il est difficile ou pas d avoir accès aux services financiers suivants : un compte en banque de base ; une carte de banque/ de paiement ; une carte de crédit ; des crédits à la consommation ; un crédit hypothécaire

56 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» La situation des Européens les plus vulnérables diffère fortement de la moyenne européenne. Globalement, près d un quart des Européens dit éprouver des difficultés à obtenir une carte de crédit (27%), près d un tiers à obtenir un prêt à la consommation (34%) et près de la moitié exprime des difficultés à obtenir un prêt hypothécaire (47%), résultats proches de ceux de l étude de Ces moyennes européennes masquent également d importantes disparités entre les pays. Seuls 19% des Finlandais affirment éprouver des difficultés pour obtenir un prêt hypothécaire, contre 72% au Portugal. La proportion de répondants éprouvant des difficultés à obtenir un prêt à la consommation varie d'à peine 12% en Suède à 55% en Espagne. L étude montre également que le nombre de personnes confrontées à des difficultés pour obtenir une simple carte de crédit varie de 11% en Suède et aux Pays-Bas à 44% en Roumanie. L ouverture d un compte bancaire ou d une carte de banque de base est considérée comme une chose facile par pratiquement tous les répondants néerlandais tandis que près de quatre Roumains sur dix affirment le contraire

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58 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 3.2 L exclusion sociale L exclusion sociale est une autre conséquence potentielle de la pauvreté. Celle-ci influence les perspectives d avenir des citoyens, en les rendant à la fois moins optimistes quant à leur avenir et en renforçant leur sentiment d exclusion sociale : Le sentiment d être en marge de la société Les Européens vulnérables sur le plan financier déclarent se sentir en marge de la société beaucoup plus souvent que les citoyens européens dans leur ensemble. Si globalement, 16% des Européens se sentent exclus, environ un tiers des Européens «pauvres» partage ce sentiment 20. Une fois encore, l analyse par pays révèle que la pauvreté n est pas le seul facteur d influence. En effet, l étude révèle que les citoyens des pays où la pauvreté est perçue comme moins répandue n expriment pas forcément un niveau d exclusion sociale inférieur. Le sentiment d'être en marge de la société est beaucoup plus élevé en République tchèque (34%) que dans tout autre pays. Viennent ensuite l Autriche et la Bulgarie avec 29%. Ce sentiment est le moins fréquent au Danemark (7%) et en Suède (8%), où moins d une personne sur dix se sent exclue de la société. 20 QA25f.2 Pouvez-vous me dire si vous êtes tout à fait d accord, plutôt d accord, plutôt pas d accord ou pas du tout d accord avec chacune des affirmations suivantes : vous vous sentez en marge de la société

59 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» En 2010, le sentiment d exclusion sociale est plus largement répandu qu en 2009 au Luxembourg (+10 points), à Malte (+8) et en Lituanie (+7). Pour les autres États membres, les résultats des deux études ne sont pas significativement différents en termes statistiques

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61 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 3.2.2: Optimisme à l égard du futur Si une majorité des citoyens de l UE (61%) est optimiste quant au futur, ceux qui sont les plus vulnérables sur le plan financier expriment une opinion clairement plus négative à l égard de leur vie 21. Seuls environ un tiers des répondants parmi ceux qui avouent avoir des difficultés à boucler leurs fins de mois (35%) ou à payer leurs factures à temps (37%) a une vision optimiste du futur. Ceux qui vivent dans un ménage pauvre (46%) ou sont sans emploi (51%) sont un peu plus positifs, mais restent bien en dessous des pourcentages moyens de l UE. Les Européens sont les plus optimistes sur leur futur en Suède (90%), en Finlande (87%) et au Danemark (86%), tandis que le niveau d optimisme le plus faible est enregistré en Grèce (36%). Dans quatre autres pays, moins de la moitié des répondants se dit optimiste quant au futur : la France (40%), le Portugal (41%), la République tchèque (42%) et la Roumanie (47%). 21 QA25f.1 Pouvez-vous me dire si vous êtes tout à fait d accord, plutôt d accord, plutôt pas d accord ou pas du tout d accord avec chacune des affirmations suivantes : vous êtes optimiste quant au futur

62 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une comparaison des résultats de 2009 et de 2010 révèle des changements significatifs dans un certain nombre de pays. En Hongrie, les répondants sont beaucoup plus nombreux qu en 2009 (+17 points) à se dire optimistes quant à leur futur, tandis que l évolution inverse s'observe au Portugal (-11), en Grèce (-10), en République tchèque (-8), en Lituanie (-7), en Roumanie, aux Pays-Bas et en Belgique (-6 points dans les trois pays)

63 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Pourtant, comme en 2009, les tendances nationales n ont pas de rapport direct avec la situation économique réelle des États membres, ce qui signifie que le bien-être financier n est pas le seul facteur qui influence les perspectives d avenir. Les opinions des citoyens européens diffèrent en outre de manière significative en fonction de leur âge, par exemple (plus ils sont jeunes, plus ils expriment une vision positive de leur futur)

64 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 3.3 Les conséquences sur la satisfaction concernant sa vie De plus, les Européens qui déclarent se trouver dans une situation financière précaire, qui n ont pas d emploi ou qui se sentent en marge de la société, ont beaucoup moins tendance à se déclarer satisfaits de leur vie 22. Ils ont en outre tendance à se dire moins satisfaits de leur niveau de vie, de leur santé et de leur vie de famille. 22 QA1 Tout bien considéré, dites-moi dans quelle mesure vous êtes satisfait(e) de votre vie actuellement? Merci de me donner une note sur une échelle de 1 à 10, où [1] signifie que «vous n êtes pas satisfait(e) du tout» et [10] que «vous êtes totalement satisfait(e)»

65 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, le fait que la satisfaction concernant la vie en général, et le niveau de vie en particulier, cache de grandes disparités entre les États membres est étroitement lié aux différentes situations économiques nationales. Plus le bien-être économique est élevé dans un pays 23, plus ses citoyens ont tendance à être satisfaits de leur vie et de leur niveau de vie et, de ce fait, les niveaux de satisfaction sont les plus élevés dans les pays de l Europe du Nord et les plus faibles dans les nouveaux États membres, plus pauvres. Le Danemark affiche ainsi les degrés de satisfaction les plus élevés pour ces deux indicateurs (la vie en général obtient un score de 8,2, quant au niveau de vie il obtient un 8,1). Le Danemark est en outre, tant en 2009 qu en 2010, le seul pays dans lequel plus d'un quart des répondants (respectivement 26% et 28%) octroie un score de 10 à la satisfaction vis-à-vis de la vie en général. La Bulgarie, au contraire, enregistre les scores les plus faibles pour les deux indicateurs (respectivement 4,6 et 4,4). C est aussi le seul pays dont plus de quatre répondants sur dix (48% à la fois en 2009 et en 2010) se déclarent insatisfaits de leur vie en général, avec des scores de 1 à 4 sur l échelle. 23 Mesuré en termes de produit intérieur brut (PIB) par habitant et exprimé en termes de pouvoir d achat. Voir également Second European Quality of Life Survey, Overview Report, European Foundation, Dublin. (page en anglais)

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68 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 3.4 La perception des conséquences de la pauvreté Comme en 2009, les Européens sont très nombreux à reconnaître les conséquences impliquées par la pauvreté. En effet, 86% d entre eux pensent qu elle réduit les chances des personnes d avoir accès à un logement décent, 80% de faire des études supérieures ou de suivre des formations et, enfin, 76% pensent que la pauvreté réduit les chances de trouver un emploi. La majorité (60%) des citoyens de l UE pense que la pauvreté réduit les chances de recevoir une bonne éducation scolaire de base et 55% qu elle limite la possibilité d entretenir un réseau d amis et de connaissances 24. Dans pratiquement tous les États membres, la majorité des personnes interrogées pense que la pauvreté réduit les chances dans chacun des domaines mentionnés cidessus. Les domaines qui ne dégagent pas une franche majorité dans tous les pays sont les suivants : Manger au moins un repas chaud par jour : Chypre (32%) et l Autriche (48%). Accès à un compte bancaire de base : Estonie (36%), Slovénie (39%), Pays- Bas et Luxembourg (44% dans les deux pays) et Danemark (45%). Soins médicaux : Espagne (29%), Autriche (41%), Royaume-Uni (42%), Luxembourg (46%), Danemark et Chypre (47% dans les deux pays). Éducation scolaire de base : 10 États membres avec, à leur tête, Chypre (19%). Réseau sociale : 9 États membres avec, à leur tête Chypre (17%). 24 QA12 En (NOTRE PAYS) de nos jours, diriez-vous que le fait d être pauvre réduit beaucoup, plutôt, pas beaucoup ou pas du tout les chances de quelqu un?

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70 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 4. POURQUOI Y-A-T-IL DE LA PAUVRETE? Jusqu ici, ce rapport a montré que les citoyens de l UE étaient très conscients de l ampleur de la pauvreté et de l exclusion sociale dans la société contemporaine. Ce chapitre se penche maintenant sur la perception des causes de la pauvreté. 4.1 Perceptions des causes de la pauvreté Selon les Européens, l injustice sociale reste (de loin) la principale raison expliquant l existence de la pauvreté. Près de la moitié (48% en 2010) des Européens affirme que c est la raison pour laquelle des citoyens vivent dans la pauvreté QA8 À votre avis, pourquoi y a-t-il des personnes qui vivent dans la pauvreté? Voici quatre opinions : laquelle est la plus proche de la vôtre?

71 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Lors de la dernière étude, près d un répondant sur sept avait choisi l une des trois autres opinions proposées : 16% affirmaient que les personnes vivent dans la pauvreté car c est une partie inévitable du progrès, 15% car elles sont paresseuses et manquent de volonté et 14% car elles ont été malchanceuses. En 2007, lorsque l Eurobaromètre s était penché sur les perceptions des causes de la pauvreté, l opinion selon laquelle elle était le résultat de l injustice sociale était moins largement citée (37%). En 2009, cette opinion était plus répandue dans tous les pays, à l exception de la Pologne. Entre 2009 et 2010, les évolutions sont plus variées : dans trois pays, cette opinion est à présent plus répandue (Roumanie +10 points, Pays-Bas +7 et Slovénie +6), tandis que l inverse est vrai dans trois autres pays (Luxembourg

72 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8, Hongrie -7 et Bulgarie -6). Globalement, la proportion de répondants qui pense que la pauvreté est due à l injustice sociale s inscrit dans une fourchette allant de 27% au Danemark à 61% en Roumanie. Comme en 2009, le Danemark est le seul pays où cette opinion n est pas la plus fréquente ; trois Danois sur dix pensent que les personnes vivent dans la pauvreté car elles ont été malchanceuses. Le sentiment que les personnes vivent dans la pauvreté en raison de l'injustice sociale est particulièrement répandu parmi : Ceux qui se déclarent insatisfaits de leur niveau de vie (61%) Ceux qui éprouvent des difficultés à boucler les fins de mois (60%) Ceux qui se déclarent insatisfaits de la vie qu ils mènent (59%) Les répondants qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures à temps et ceux qui vivent dans un ménage «pauvre» (57% dans les deux cas) Les chômeurs (55%) Il convient toutefois de noter que comme en 2009, «l injustice sociale» est également la cause de la pauvreté la plus souvent citée par les Européens qui ne rencontrent pas de difficultés financières

73 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 4.2 Les facteurs d ordre politique Il existe plusieurs facteurs politiques qui peuvent être perçus comme générant de la pauvreté dans certains pays. C est un sujet complexe, mais les résultats des enquêtes ont néanmoins mis en avant des différences dans l opinion publique des Européens. Comme en 2009, l étude a proposé aux répondants sept facteurs politiques et leur a demandé de citer les deux facteurs qui, selon eux, contribuaient le plus à générer de la pauvreté dans leur pays 26. Les résultats montrent qu il existe des divergences importantes au sein de l opinion publique. L opinion la plus répandue parmi les Européens est toujours que la mise en œuvre de politiques inadéquates ou mal appliquées est un facteur de pauvreté dans leur pays (37%). Ils sont près d un tiers (31%) à penser que la croissance économique insuffisante génère la pauvreté et 29% que c est la course au profit. Plus d une personne interrogée sur cinq (22%) considère le système financier mondial comme le principal facteur de pauvreté et exactement un sur cinq l immigration ou encore l inadéquation du système de protection sociale. Comme en 2009, la mondialisation est la réponse la moins souvent citée (15%). 26 QA19 Parmi la liste suivante, quels sont, d après vous, les deux facteurs qui sont le plus responsables de la pauvreté en (NOTRE PAYS)? (ROTATION MAX. 2 REPONSES)

74 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une fois encore, nous constatons que ces moyennes européennes masquent d importantes disparités entre les États membres. La proportion des répondants affirmant que la mise en œuvre de politiques inadéquates ou mal appliquées est l'un des principaux facteurs de pauvreté varie de 23% au Luxembourg à 62% en Lettonie. Si ce facteur est le plus fréquemment cité en termes de moyenne européenne, il n arrive en tête des facteurs cités que dans six États membres, tandis que la croissance économique insuffisante se classe en première position des facteurs générant de la pauvreté dans douze pays. Ce dernier facteur est le plus cité en Hongrie (60%) et en Bulgarie (57%), contre à peine 14% au Luxembourg. L idée que la course au profit crée de la pauvreté est soutenue par une proportion de répondants allant de 15% en Lituanie et à Malte, à 63% en Slovénie, et constitue également l opinion de la moitié des Finlandais. Exactement un répondant polonais et roumain sur dix contre un tiers des répondants autrichiens estime que le système financier mondial est l un des principaux facteurs de pauvreté, tandis que l opinion selon laquelle l immigration génère la pauvreté varie de 2% seulement en Bulgarie à 37% au Royaume-Uni. L idée de l inadéquation du système de protection sociale d'un pays génère de la pauvreté est inégalement soutenue, de 4% au Luxembourg à 45% en Pologne. Enfin, la mondialisation comme facteur de pauvreté est citée par seulement 3% des répondants en Lettonie et jusqu à 29% des répondants à Chypre

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76 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 4.3 Les facteurs sociétaux Tant l étude de 2010 que celle de 2009 montre que les explications les plus fréquemment données à la pauvreté, parmi les facteurs «sociétaux», sont trop de chômage et des salaires insuffisamment élevés ainsi que des prestations sociales et des retraites insuffisantes et, enfin, le coût excessif des logements décents 27. Le niveau élevé de chômage est plus particulièrement considéré comme une explication sociétale de la pauvreté en Irlande (70%), en Espagne et en Suède (69% dans les deux pays), au Portugal (68%) et en Hongrie (67%). À l opposé, seuls 15% des répondants de Malte pensent que le niveau élevé de chômage est une cause de pauvreté. Ces résultats sont clairement liés aux taux de chômage de ces pays. De fait, les pays où cette opinion est à présent beaucoup plus répandue qu en 2009 Chypre (+21), Irlande (+20), Danemark (+14) et Bulgarie (+10) ont vu leur taux de chômage augmenter entre les deux études (septembre 2009 et septembre 2010) QA9a À votre avis, quelles sont les deux choses parmi les suivantes qui pourraient le mieux expliquer pourquoi des personnes sont pauvres? (ROTATION MAX. 2 REPONSES) 28 (page en anglais)

77 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, si le niveau élevé de chômage est considéré comme une explication sociétale à la pauvreté par de nombreux citoyens de l Union européenne, les salaires insuffisants préoccupent davantage les États d Europe de l Est et du Sud : en Hongrie (76%), à Malte (68%), en Roumanie (67%), en Grèce, à Chypre et en Slovénie (65% dans les trois pays), une large majorité de répondants partage cette opinion. Si l on compare ces résultats à ceux de l enquête 2009, nous constatons que peu de pays enregistrent des variations entre les deux années : cette opinion est à présent significativement plus répandue en Lettonie et en Allemagne (+6 points dans les deux pays) et moins répandue à Chypre (-7) et en Bulgarie (-6)

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79 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, les variations sociodémographiques constatées ne sont pas particulièrement surprenantes : Les chômeurs (60%) sont les plus nombreux à penser que le niveau élevé de chômage est le principal facteur de pauvreté. Les répondants qui éprouvent des difficultés à boucler leurs fins de mois (59%) sont, quant à eux, les plus nombreux à penser que l insuffisance des salaires est la meilleure explication à la pauvreté

80 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 4.4 Les facteurs personnels En 2010, les principaux motifs «personnels» de la pauvreté 29 le plus souvent cités sont : un bas niveau d études, de formation ou de compétences, la pauvreté «héritée», les addictions, ainsi que le fait de vivre au-dessus de ses moyens. Comme en 2009, l étude met en avant un clivage géographique dans l opinion concernant les facteurs personnels de la pauvreté. Dans bon nombre de pays d Europe du Nord et de l Ouest, l instruction, la formation et les compétences inadéquates sont considérées comme étant les principales causes de la pauvreté (51% des répondants des Pays-Bas et 49% d Allemagne). En Europe du Sud et plus particulièrement en Roumanie et à Chypre (respectivement 41% et 39%) la pauvreté est principalement considérée comme un problème «hérité». Les Européens du sud mettent également plus largement en cause les liens familiaux et la communauté (près d un quart des Chypriotes et des Portugais par exemple pense que les personnes pauvres le sont devenues parce qu elles n ont pas reçu l aide nécessaire de la part de leur famille ou de leurs proches). L addiction est plus souvent considérée comme une cause personnelle de pauvreté dans les États scandinaves et baltes, avec la Lituanie en tête de file (48%), suivie de la Finlande (47%), Danemark (44%), Estonie (43%), Suède (42%) et Lettonie (40%). 29 QA9b En pensant maintenant aux personnes pauvres elles-mêmes, à votre avis, quelles sont les deux raisons parmi les suivantes qui expliquent le mieux pourquoi elles sont pauvres? (ROTATION MAX. 2 REPONSES)

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82 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Il est important de noter les résultats sociodémographiques suivants : Les personnes sont pauvres parce qu elles n'ont pas le niveau requis d instruction, de formation ou de compétences : cette idée est particulièrement répandue parmi les cadres (52%), les personnes qui ont poursuivi leurs études jusqu à l âge de 20 ans ou plus (45%) et les répondants qui disent vivre dans un ménage riche (44%). Ceux qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures à temps (26%) ou à boucler leurs fins de mois (27%) expriment moins souvent cette opinion que la moyenne. Les personnes sont pauvres parce qu elles souffrent d une addiction : les répondants qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures à temps (14%) ou à boucler leurs fins de mois (16%) expriment moins souvent cette opinion que la moyenne. 4.5 Pourquoi certaines personnes deviennent-elles sans-abri? Même si celle-ci est exprimée dans une plus petite mesure qu en 2009, l opinion la plus courante expliquant pourquoi certaines personnes deviennent sans-abri reste la perte d un emploi et l impossibilité d en trouver un autre (48%). Les trois raisons suivantes sont mentionnées par environ deux personnes sur cinq : elles ne peuvent pas payer leur loyer (41%), elles sont surendettées (39%) ou elles souffrent d une addiction (38%) 30. Comme en 2009, les autres raisons proposées dans le questionnaire ont été citées par moins d un répondant sur cinq. 30 QA32 Selon vous, quelles sont parmi les suivantes les trois raisons qui expliquent le mieux pourquoi certaines personnes deviennent sans-abri?

83 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une fois de plus, ces moyennes ne reflètent pas les importantes variations qui existent d un pays à l autre. La proportion de répondants qui pensent que certaines personnes deviennent sans-abri parce qu elles ont perdu leur emploi varie de 15% aux Pays-Bas à 63% en France. De plus grandes divergences encore apparaissent concernant l opinion selon laquelle certaines personnes deviennent sans-abri parce qu elles souffrent d une addiction, puisque les chiffres varient dans ce cas de 17% en Italie à 78% en Suède. Cette opinion est également particulièrement répandue aux Pays-Bas et au Danemark (71% dans les deux pays). L idée selon laquelle certaines personnes deviennent sans-abri parce qu elles ne peuvent pas se payer un loyer remporte de 18% des suffrages aux Pays-Bas jusqu à 53% en France, tandis que l idée qu une personne devient sans-abri parce qu elle est surendettée est soutenue par moins d un quart des répondants au Portugal (23%) et au Danemark (24%) mais par plus de trois répondants sur cinq en Belgique (6%) et à Chypre (63%)

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85 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 5. LA SITUATION ECONOMIQUE DES EUROPEENS Pour mieux comprendre les perceptions de la pauvreté et de l exclusion sociale, il est important d examiner le contexte économique dans lequel vivent les répondants. Ce chapitre présente les résultats de 2010 (et leur comparaison avec les résultats de 2009) obtenus concernant les questions ci-dessous, posées lors de l enquête et qui permettent de comprendre la situation actuelle des Européens : La position sur l échelle de «pauvre à riche» ; La capacité à boucler les fins de mois ; La capacité à faire face aux factures et aux crédits ; La capacité à payer les biens de base ; Les attentes à court terme concernant les finances de leur ménage ; L assurance d arriver à garder son emploi ; Le recours à l aide sociale. Les différences (tant par pays qu en termes sociodémographiques) exprimées sur ces éléments forment le cadre dans lequel il convient d interpréter les variations au sein des perceptions de la pauvreté et de l exclusion sociale

86 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 5.1 La position sur l échelle de «pauvre à riche» Près de la moitié des personnes interrogées en 2010 estime que leur ménage n est ni pauvre, ni riche (49%) 31. Ils sont aussi nombreux à dire que leur ménage est pauvre que riche (23% dans les deux cas). Le classement observé sur cette échelle de «pauvre à riche» varie fortement d un pays à l autre. La proportion de répondants décrivant leur ménage comme pauvre varie de 5% aux Pays-Bas et 10% au Luxembourg et en Suède, à 50% en Hongrie et plus de 60% en Bulgarie (61%). Les Pays-Bas sont le seul pays dont plus de la moitié des répondants considère leur ménage comme riche (62%), suivi par la Belgique et le Danemark (respectivement 41% et 40%). En Bulgarie, en Hongrie et au Portugal, mois d un répondant sur dix décrit son ménage comme riche (respectivement 5%, 8% et 8%). 31 QA44 Sur cette carte, veuillez sélectionner la lettre qui décrit le mieux la situation de votre ménage

87 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Des augmentations significatives sont enregistrées par rapport à 2009 dans les trois pays qui affichent la plus haute proportion de ménages riches, à savoir les Pays-Bas, la Belgique et le Danemark : +10 points aux Pays-Bas et +6 en Belgique et au Danemark. À l inverse, la plus forte augmentation de ménages pauvres s observe en Espagne (+13 points), à Chypre et en Roumanie (+9 dans les deux pays). En Irlande, une plus grande incertitude (+6 points pour la proportion de réponses «Ne sait pas») va de pair avec un déclin de la proportion de ménage qui se disent riches (-6)

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89 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Ce classement varie également fortement en fonction du niveau d études et de la situation professionnelle de la personne interrogée. Les deux groupes suivants décrivent plus souvent leur ménage comme pauvre : Les chômeurs. Ils sont sept fois plus susceptibles que les cadres d affirmer que leur ménage est pauvre (51% contre 7%). Les personnes les moins instruites (c est-à-dire celles qui ont arrêté leurs études avant l âge de 16 ans). Elles sont pratiquement trois fois plus nombreuses que celles qui ont poursuivi leurs études le plus longtemps (c est-à-dire jusqu à l âge de 20 ans ou plus) à dire vivre dans un ménage pauvre (35% contre 13%). 5.2 La capacité des répondants à boucler les fins de mois Il a également été demandé aux répondants si leur ménage était capable de boucler ses fins de mois avec son revenu mensuel total QA35 Un ménage peut avoir différentes sources de revenus et plus d un membre du ménage peut contribuer à ces revenus. En pensant aux revenus mensuels de votre ménage, direz-vous que votre ménage arrive à boucler ses fins de mois?

90 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Trois Européens sur dix affirment que leur ménage est capable de le faire aisément (9% «très aisément» et 20% «aisément»). À l opposé, près de trois sur vingt affirment éprouver des difficultés à boucler les fins de mois (5% «avec beaucoup de difficulté» et 9% «avec difficulté»). La majorité des répondants (55%) a sélectionné les deux catégories centrales (29% «relativement aisément» et 26% «avec quelques difficultés»). Ces résultats d ensemble sont très proches de ceux de Toutefois, comme en 2009, les variations entre les pays révèlent d importantes inégalités au sein de l Union européenne. Près de deux ménages sur cinq en Bulgarie et en Grèce (41% dans les deux pays) affirment éprouver des difficultés à boucler les fins de mois avec les revenus mensuels du ménage, contre seulement près de un sur vingt en Suède (3%), au Danemark, au Luxembourg et en Finlande (5% dans les deux pays)

91 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les répondants de Roumanie et de Lituanie sont plus nombreux qu en 2009 (+7 points dans les deux pays) à affirmer qu ils éprouvent des difficultés à boucler leurs fins de mois. Cette proportion a également augmenté de manière significative en Grèce et à Malte (+6 points dans les deux pays). De même, les citoyens de Chypre et du Portugal sont à présent moins nombreux à considérer que leur ménage boucle aisément ses fins de mois (-6 points dans les deux pays)

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93 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L analyse sociodémographique montre en outre que les chômeurs (36%) sont les Européens qui font le plus souvent état de difficultés à boucler leurs fins de mois, soit sept fois plus que les cadres (4%). Comme en 2009, la mesure dans laquelle les répondants indiquent que leur ménage est capable de boucler ses fins de mois avec le revenu mensuel total du ménage est en lien direct avec leur classement sur l échelle de «pauvre à riche» : 54% des ménages «riches» sont aisément capables de boucler leurs fins de mois, tandis que 40% des ménages «pauvres» avouent avoir des difficultés à en faire autant. À l inverse, seuls 2% des ménages «riches» disent éprouver des difficultés à boucler leurs fins de mois et seuls 8% des ménages «pauvres» indiquent être capables de le faire aisément

94 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 5.3 La capacité des répondants à faire face aux factures et aux remboursements de crédits Pour la troisième fois (la question a déjà été examinée en 2007 et 2009), l enquête passe également en revue la capacité des ménages européens à honorer leurs factures et leurs remboursements de crédits 33. La comparaison des résultats enregistrés en 2007 et 2009 a montré une évolution positive car le nombre de répondants qui affirmaient que leur ménage faisait face sans difficulté a augmenté (44% contre 39%) et ceux qui affirmaient que faire face était une lutte permanente a diminué (16% contre 19%). Les résultats moyens de 2010 sont très proches de ceux de Les trois vagues de l enquête révèlent qu un petit groupe d Européens avoue ne pas arriver à payer certaines factures (3%) ou avoir de réelles difficultés financières (2%). Les groupes de répondants les plus vulnérables sont les plus nombreux en Bulgarie et en Grèce (22% dans les deux pays). Dans ce dernier pays, le chiffre est beaucoup plus élevé qu en 2009 (+7 points). Dans le même temps, une vaste majorité de répondants de plusieurs pays d Europe du Nord et de l Ouest affirme se sentir à l aise financièrement en ce qui concerne le paiement de leurs factures et du remboursement de leurs crédits : le Danemark (78% affirment y parvenir sans difficultés), les Pays-Bas (74%), la Suède (73%), la Finlande (66%) et le Luxembourg (63%). Dans ce dernier pays, la proportion des personnes sans difficulté financière est plus importante qu en 2009 (+10 points). À l inverse, elle a reculé en Belgique (47% ; -9 points) et en Lituanie (37% ; -9). 33 QA37 En regardant cette carte, quelle situation décrit le mieux comment votre foyer fait face à toutes ses factures et remboursements de crédits actuellement?

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96 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les cadres constituent le groupe qui se sent le plus à l aise financièrement parmi tous les groupes socioéconomiques interrogés : 63% affirment que leur ménage fait face sans difficulté, par rapport aux chômeurs qui ne sont que 18% à dire se trouver dans une situation financière stable. Dans le même temps, la même proportion de personnes sans emploi affirme que leur ménage n arrive pas à payer certaines factures ou a de réelles difficultés financières, tandis que pour tous les autres groupes sociodémographiques, la proportion de personnes interrogées se trouvant dans cette situation est inférieure ou égale à 7%

97 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les importantes disparités constatées dans la société apparaissent également lorsque l on compare ces chiffres aux deux autres facteurs économiques pris en compte jusqu à présent : 84% des répondants qui bouclent aisément leurs fins de mois sont également à même d assurer leurs paiements sans difficulté, contre à peine 5% de ceux qui sont dans le cas contraire. 72% de ceux qui vivent dans des ménages «riches» assurent sans difficultés leurs paiements, contre 14% des ménages «pauvres». 5.4 La capacité des répondants à payer les biens de base Neuf répondants sur dix vivent dans un ménage qui peut se permettre de garder une bonne température dans leur logement et de faire un repas avec de la viande, du poulet ou du poisson tous les deux jours. Deux sur trois disent que leur ménage peut s offrir une semaine de vacances par an en dehors de chez eux, et non chez des parents (64%) 34. Ces résultats généraux sont très proches de ceux de l étude Si, comme en 2009, les statistiques sont largement positives en la matière, nous constatons d importants écarts entre les pays d Europe de l Est et de l Ouest. 34 QA36 Il y a des choses que beaucoup de gens ne peuvent pas se payer, même si elles en ont envie. Pour chacune des choses sur la carte suivante, puis-je vérifier si votre ménage peut se l offrir ou non?

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99 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les observations suivantes, réalisées à partir des résultats de l enquête, montrent à quel point la tâche est compliquée pour les couches les plus pauvres de la société européenne : Parmi les répondants qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures à temps, 85% ne peuvent se permettre de partir une semaine en vacances, 36% ne peuvent pas faire un repas de viande, de poisson ou de poulet tous les deux jours et 35% ne peuvent pas maintenir une bonne température dans leur logement. Les personnes interrogées qui ont mentionné avoir des difficultés à boucler les fins de mois sont 85% à ne pas pouvoir se permettre de partir une semaine en vacances, 34% à ne pas pouvoir se permettre un repas correct et 29% à ne pas pouvoir maintenir une bonne température dans leur logement. Les Européens qui vivent dans un ménage pauvre sont 72% à ne pas pouvoir se permettre de partir une semaine en vacances, 26% à ne pas pouvoir consommer un repas de viande, poisson ou poulet tous les deux jours et 22% à ne pas pouvoir maintenir une bonne température dans leur logement. Enfin, les répondants au chômage sont 66% à ne pouvoir se permettre de partir une semaine en vacances, 21% à ne pas pouvoir faire un repas correct et 18% à ne pas pouvoir maintenir une bonne température dans leur logement 5.5 Les attentes à court terme sur le plan financier Il a été demandé aux citoyens qui ont participé à l enquête d indiquer quelles étaient leurs attentes à court terme concernant la situation financière de leur ménage QA38 Quelles sont vos attentes pour les douze prochains mois : les douze prochains mois seront-ils en ce qui concerne la situation financière de votre foyer?

100 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Durant l hiver 2009, une étude Eurobaromètre avait montré que les Européens qui s attendent à ce que leur situation financière se détériore (26%) sont plus nombreux que ceux qui pensent le contraire (16%). Ce n est plus le cas depuis l été De manière générale (pour les trois enquêtes), les répondants ont tendance à penser que leur situation financière va rester inchangée. En 2010, pourtant, les répondants de quatre pays pensent que la situation financière de leur ménage va se détériorer, la Grèce arrivant en tête de ces pays particulièrement pessimistes (54%)

101 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» De fait, la proportion de répondants grecs qui s attendent à ce que la situation financière de leur ménage se détériore est beaucoup plus élevée qu en 2009 (+16 points). D importantes augmentations s observent également en Roumanie (+13 points), en République tchèque et au Portugal (+10 dans les deux pays). Par contre, en Lettonie (-17 points), en Hongrie (-16), en Lituanie (-9) et en Irlande (-6) les répondants sont moins enclins à partager cette opinion L Eurobaromètre standard présente une analyse détaillée des attentes des Européens. Voir

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103 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 5.6 L assurance de garder son emploi Comme en 2009, la grande majorité des Européens qui travaillent 80% à présent estime pouvoir garder leur emploi dans les prochains mois 37. Pourtant, comme le montre le tableau ci-dessous, près d un cinquième des répondants n a pas le sentiment de bénéficier de la sécurité de l emploi. Dans les 27 États membres, la majorité des citoyens est confiante quant à la capacité à garder leur emploi. En dépit de cela, d importantes différences existent d un pays à l autre, puisque le degré de confiance varie de 54% en Grèce à 92% en Suède. De fait, en Suède (71%), au Danemark (63%), aux Pays-Bas (61%), au Luxembourg, (59%), en Allemagne (58%), à Malte (51%) et en Finlande (50%), au moins la moitié des répondants est très confiante quant à la capacité à leur emploi dans les prochains mois. À l exception de Malte, il ne s agit que de pays d Europe du Nord ou de l Ouest. 37 QA40 Dans quelle mesure êtes-vous confiant(e) ou pas de pouvoir garder votre emploi dans les mois à venir? Êtes-vous?

104 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une fois encore, la Grèce est le pays le moins optimiste puisque plus de quatre répondants sur dix (43%) ne sont pas confiants quant à leur capacité à garder leur emploi. Au moins un tiers des répondants de Lituanie (40%), de Slovaquie (36%) et de Hongrie (33%) partage cette préoccupation. La comparaison avec les résultats de 2009 montre que l état d esprit est à présent plus positif en Bulgarie (augmentation de 8 points de «% confiant»), en Lituanie (+6) et moins négative en Lettonie (diminution de 7 points «% pas confiant»), alors que l inverse est vrai en Espagne (+7 points d augmentation de «% pas confiant») et en Grèce (+6) L Eurobaromètre standard de l automne 2010 présentera une analyse plus approfondie des évolutions de l année dernière

105 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» De très grandes disparités dans les degrés de confiance émergent également concernant les trois facteurs de sécurité financière qui se chevauchent : La capacité à payer ses factures à temps : les Européens qui ont un travail et qui ont des difficultés à payer leurs factures à temps (39%) sont pratiquement quatre fois moins confiants que ceux qui n ont pas de telles difficultés (10%)

106 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» La capacité à boucler les fins de mois : de même, les répondants qui travaillent et ont des difficultés à boucler les fins de mois (38%) affichent un manque de confiance quant à leur capacité à garder leur emploi plus de quatre fois plus élevé que ceux qui ne connaissent pas ce type de difficultés (8%) L échelle de «pauvre à riche» : les répondants qui travaillent et vivent dans un ménage «pauvre» (33%) sont plus de quatre fois moins confiants que ceux qui vivent dans un ménage «riche» (7%). 5.7 Le recours à l aide sociale L étude se penche également sur la proportion d Européens qui bénéficient d une assistance financière QA45.5 Pourriez-vous me dire, pour chacun des services sociaux d intérêt général suivants, si vous ou des personnes dont vous êtes proche, les utilisez, les avez utilisés ou pas utilisés au cours des 12 derniers mois. L assistance sociale, qui est une aide en espèces et des services sociaux fournis aux personnes à faible revenu, aux chômeurs ou aux personnes sans emploi

107 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, une faible minorité d Européens déclare vivre de l aide sociale (9%) ou en avoir bénéficié (10%) au cours des 12 derniers mois (6%). Ces chiffres varient d un pays à l autre et sont très différents des tendances observées dans l ensemble du rapport. En effet, les répondants des Pays-Bas sont les plus nombreux à indiquer avoir récemment bénéficié ou bénéficier actuellement d une aide sociale (38%) ; viennent ensuite les répondants du Royaume-Uni (31%) et d Irlande (27%). Les répondants en Suède (4%), à Chypre (5%), en Italie (6%), en Grèce (7%) et au Luxembourg (9%) sont les moins nombreux à déclarer bénéficier ou avoir bénéficié d une aide sociale

108 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Toujours dans la lignée de 2009, une forte corrélation s observe entre la situation économique et financière des répondants et de leur ménage : un tiers des personnes sans emploi bénéficie actuellement d une aide sociale (33%). Plus d un quart de ceux qui ont des difficultés à payer leurs factures à temps bénéficie actuellement d une aide sociale (26%) Plus d un cinquième des répondants qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois bénéficie actuellement d une aide sociale (22%) Près d un cinquième des Européens vivant dans un ménage pauvre bénéficie actuellement d une aide sociale (20%)

109 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 6. LES AVIS ET OPINIONS GENERALES SUR LA PAUVRETE ET LES SOLUTIONS POSSIBLES Nous avons commencé ce rapport en affirmant que 84 millions d Européens vivent dans la pauvreté et en montrant que les Européens sont extrêmement conscients de l étendue du problème. Ce chapitre analyse à la fois leurs avis et leurs attitudes à l égard de la pauvreté et de l exclusion sociale, ainsi que les solutions qu ils estiment possibles. 6.1 La pauvreté et les inégalités salariales Les résultats de l enquête 2010 confirment qu il existe un large consensus parmi les Européens (89%) pour reconnaître que la pauvreté est un problème national qui nécessite une intervention urgente des gouvernements. Ils confirment en outre que les Européens s accordent largement à dire que les différences de revenus entre les personnes sont actuellement beaucoup trop importantes (88%) et, par conséquent, près de quatre répondants sur cinq expriment le souhait que les gouvernements s assurent que les richesses du pays soient redistribuées de façon équitable entre tous les citoyens (85%) et que les personnes aisées paient plus d impôts, de façon à ce que les gouvernements disposent de davantage de moyens pour lutter contre la pauvreté (79%) QA14 Pour chacune des affirmations suivantes, veuillez me dire si vous êtes

110 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Toujours à l instar des résultats de 2009, on constate également un fort degré de désaccord avec les affirmations suivantes : la pauvreté disparaîtra automatiquement lorsque la croissance économique sera au rendez-vous (62%), et la pauvreté existera toujours (61%). Pourtant, les Européens sont un peu plus divisés quand il s agit de savoir si les inégalités salariales sont nécessaires au développement économique : 44% sont d accord avec cette affirmation, contre 49% qui sont d un avis opposé. L étude de 2010 confirme l existence des deux divergences d opinion suivantes entre les répondants des 12 États membres qui ont rejoint l UE en 2004 (NEM12) et les 15 États membres (UE15) qui l ont rejointe avant 2004, à savoir : Les répondants des NEM12 sont plus nombreux que ceux de l UE15 (respectivement 43% contre 32%) à penser que la pauvreté disparaîtra automatiquement lorsque la croissance économique sera au rendez-vous. Les citoyens des NEM12 sont aussi plus nombreux que ceux de l UE15 à penser que les différences de revenus entre les personnes sont trop importantes dans leur pays (93% contre 87%)

111 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE»

112 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Cette nouvelle enquête confirme en outre que les variations d opinion sont liées aux différentes perceptions quant à l ampleur de la pauvreté, et également aux différences d opinion quant aux dépenses faites par le gouvernement pour aider les citoyens à sortir de la pauvreté. L étude montre par exemple que : Les répondants convaincus que la pauvreté est répandue ou que les dépenses nationales consacrées à aider les personnes à sortir de la pauvreté sont insuffisantes pensent plus souvent que la pauvreté est un problème qui requiert une action urgente du gouvernement (94% pour ces deux groupes) que les répondants qui estiment que la pauvreté n est pas répandue ou qui pensent que les dépenses nationales consacrées à la pauvreté sont trop élevées (respectivement 74% et 76%). Les défendeurs de ces deux opinions sont aussi plus susceptibles de penser que les riches devraient payer plus d impôt que les pauvres (respectivement 81% et 83%) que les répondants qui soutiennent l idée que la pauvreté n est pas répandue ou que les dépenses nationales consacrées à la lutte contre la pauvreté sont trop élevées (respectivement 71% et 69%). Près de six Européens sur dix qui soutiennent l idée que les dépenses nationales consacrées à aider les personnes à sortir de la pauvreté sont trop élevées (58%) pensent également que les inégalités de revenus sont nécessaires au développement économique, contre à peine quatre sur dix de ceux qui pensent que les dépenses nationales consacrées à aider les personnes à sortir de la pauvreté sont insuffisantes. 6.2 Les opinions concernant les politiques et les programmes publics destinés à aider les personnes pauvres Comme en 2009, seule une faible minorité d Européens (17%) pense que les politiques et programmes publics nationaux destinés à améliorer la condition des personnes pauvres améliorent les choses, tandis qu ils sont 63% à penser qu ils n ont aucune incidence. Près d un répondant sur dix affirme qu ils aggravent les choses QA23 Diriez-vous qu en général les politiques et programmes publics destinés à améliorer la situation des gens pauvres en (NOTRE PAYS)?

113 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Ces résultats au niveau européen mettent en exergue une croyance cynique selon laquelle les politiques et programmes publics n ont aucune incidence sur la pauvreté, puisque cette vision est exprimée par une majorité d États membres, sauf cinq, et est particulièrement répandue en France (75%), en Belgique (73%) et en Grèce (72%). Les répondants italiens sont les plus négatifs, puisqu ils sont 21% à penser que les politiques et programmes publics aggravent les choses. Près d un répondant sur cinq partage cette vision négative en Roumanie, en Lettonie et en Lituanie (19% dans les trois pays). Ce cynisme ne s exprime toutefois pas dans tous les États membres. Les politiques et programmes publics sont les plus appréciés en Suède, où 45% des citoyens considèrent qu ils améliorent les choses, devant Chypre (40%)

114 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une brève analyse des différences entre les résultats de 2009 et 2010 met en avant les principales évolutions suivantes : En Lettonie, l état d esprit est à présent considérablement moins négatif puisque la proportion de répondants qui pensent que les politiques et programmes publics aggravent les choses a reculé de 13 points. Cette évolution va toutefois de pair avec un accroissement des réponses plus cyniques (+8 points). L opinion sur les politiques publiques a connu une évolution positive en Finlande (+9 points) et en Hongrie (+8)

115 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Le cynisme affiché quant à l efficacité de ces politiques est à présent plus répandu en Irlande (+11 points) et au Luxembourg (+7). Les opinions sont résolument plus négatives en Roumanie et en Slovénie, puisque l idée selon laquelle ces politiques aggravent les choses a gagné du terrain (+7 dans les deux pays). Dans le même temps, il existe d importantes divergences d opinion en termes de confiance des citoyens dans les actions entreprises par les pouvoirs publics pour lutter contre la pauvreté et leurs perceptions générales de la pauvreté ainsi que leurs attitudes à ce sujet

116 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Confiance : 31% des répondants qui ont confiance dans les actions de leur gouvernement contre la pauvreté donnent une évaluation positive, contre 11% de ceux qui n ont pas confiance dans ces actions. Il convient de noter que les personnes qui ont tendance à avoir confiance, de manière générale, dans leur système politique national sont les plus positives (36% pour ceux qui expriment leur confiance dans leur gouvernement et 35% dans leur Parlement). Opinion au sujet des dépenses publiques : 32% des répondants qui pensent que les dépenses consenties par leur gouvernement pour aider les gens à sortir de la pauvreté sont à peu près suffisantes pensent aussi que les politiques améliorent les choses, contre 13% de ceux qui pensent que l on ne dépense pas assez. Perception de l ampleur de la pauvreté : 28% des Européens qui pensent que la pauvreté n est pas répandue dans leur pays émettent un avis favorable sur les politiques menées pour lutter contre la pauvreté, contre 15% de ceux qui pensent que la pauvreté est répandue. 6.3 Comment faut-il résoudre les problèmes sociaux et économiques? L étude de 2009 a souligné la tendance des Européens à favoriser l approche «sociale» plutôt que l approche «libérale» pour résoudre les problèmes économiques et sociaux. L enquête de 2010 ne fait que confirmer cette tendance QA25 Les gens ont un avis différent sur les actions qui devraient être prises pour aider à résoudre les problèmes sociaux et économiques en (NOTRE PAYS). Je vais vous lire deux affirmations contradictoires à ce sujet. Pourriez-vous me dire celle qui se rapproche le plus de votre opinion?

117 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Nous observons que 64% des Européens expriment à présent l opinion selon laquelle un salaire minimum devrait être garanti dans leur pays, même si cela devait diminuer le nombre d emplois disponibles, 61% soutiennent l idée qu un niveau plus élevé de soins de santé, d enseignement et de prestations sociales devrait être garanti, même si cela implique une hausse des impôts et, enfin, 59% estiment que l enseignement devrait être entièrement gratuit même si cela signifie qu il pourrait être de moins bonne qualité. En outre, plus de la moitié des Européens pense que leur gouvernement devrait davantage s engager pour que tout le monde ait de quoi s en sortir (55%) et que c est principalement au gouvernement de proposer des emplois aux chômeurs (52%). Comme en 2009, la prédominance de l approche sociale est la plus évidente lorsque les impôts entrent en ligne de compte. Une majorité franche de répondants de chaque catégorie sociodémographique et socioéconomique interrogée dans cette enquête souhaiterait un niveau plus élevé de soins de santé, d enseignement et de prestations sociales, même si cela devait engendrer une hausse des impôts. Globalement, 61% des répondants estiment qu un niveau plus élevé de soins de santé, d enseignement et de prestations sociales devrait être garanti même si cela implique une augmentation des impôts, tandis qu ils sont 21% à penser que les impôts devraient baisser même si cela entraîne une baisse du niveau des soins de santé, de l enseignement et des prestations sociales. L'on peut discuter du fait que la différence entre les tenants et les opposants de cette approche est moins importante en 2010 qu en 2009 (40 contre 44 points de pourcentage)

118 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Cette opinion reste toutefois répandue dans tous les États membres, à l exception de la Lituanie, où une proportion plus importante de citoyens préfère une diminution des impôts (45% contre 40%) et elle est la plus positivement perçue dans les trois États scandinaves

119 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE»

120 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les résultats d ensemble masquent le fait que certains pays affichent d importantes variations d opinion depuis la précédente étude. L approche «sociale» vis-à-vis des dépenses publiques et de la fiscalité est à présent plus populaire en Hongrie (+9 points) et en Autriche (+8), tandis que l approche «libérale» a gagné du terrain en Grèce (+9) et en Espagne (+6). La proportion d opinion mitigée a augmenté à Chypre (+8 points), au Luxembourg et au Portugal (+6 dans les deux pays)

121 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» La préférence en faveur de l approche sociale est également évidente lorsqu il est question de garantir un salaire minimum. En moyenne, près de deux Européens sur trois (64%) soutiennent cette idée même si cela devait diminuer le nombre d emplois disponibles et, à l exception des personnes qui éprouvent des difficultés à payer leurs factures la plupart du temps (59%), le niveau de soutien varie de 60% à 70% pour toutes les catégories sociales intégrées dans l étude. Cette opinion s est encore polarisée en 2010 et l écart entre les tenants et les opposants de cette approche a progressé de 32 points de pourcentage en 2009 à 36 en De plus, une large majorité de citoyens de tous les États membres souhaite à présent qu un salaire minimum soit garanti même si cela devait diminuer le nombre d emplois disponibles. Les chiffres s échelonnent en effet de 50% en France à 81% en Allemagne. En 2009, une majorité de répondants en Slovénie (50%) n était pas d accord avec cette affirmation, tandis que l opinion publique en Grèce était divisée à parts égales (48% sont d accord et 48% ne sont pas d accord). De fait, l opinion des citoyens de Grèce a considérablement évolué depuis 2009, puisqu ils sont à présent 65% à dire qu un salaire minimum devrait être garanti. Il convient d interpréter ce résultat à la lumière de la crise de la dette qui a frappé la Grèce de plein fouet entre les vagues d enquête de 2009 et de

122 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» La volatilité de l opinion publique sur le sujet est évidente au vu d autres évolutions considérables enregistrées dans plusieurs pays durant l année

123 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE»

124 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, environ six Européens sur dix pensent que l enseignement devrait être entièrement gratuit même si cela signifie qu il pourrait être de moins bonne qualité, alors que 23% d entre eux pensent que les droits d inscription sont nécessaires à un enseignement de haute qualité même si cela implique que certaines personnes ne puissent pas les payer. Dans tous les États membres sauf deux (l Autriche et les Pays-Bas), l approche «sociale» de l éducation est valorisée même si la moyenne européenne masque des différences d opinion significatives entre les pays. Le soutien en faveur d un enseignement gratuit varie de 36% en Autriche à 71% à Chypre

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126 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» De plus, cette étude révèle que la majorité des Européens est d avis que leur gouvernement devrait prendre plus de responsabilité pour que tout le monde ait de quoi s en sortir. Ils sont 55% à soutenir cette opinion (contre 34% qui affirment que les gens devraient mieux se prendre en charge). Toutefois, comme en 2009, les opinions diffèrent largement d un État membre à l autre. Par exemple, à peine plus d un quart des répondants des Pays-Bas (27%) pense que le gouvernement de leur pays devrait prendre plus de responsabilité pour que tout le monde ait de quoi s en sortir, contre plus des trois quarts en Grèce (76%)

127 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE»

128 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L enquête montre également que plus de la moitié des Européens (54%) affirme que c est principalement au gouvernement de proposer des emplois aux chômeurs, tandis que 35% disent que cela doit surtout rester le rôle des entreprises privées et des marchés en général. Comme en 2009, même si la majorité des Européens exprime une préférence pour une responsabilité gouvernementale, la situation économique des répondants influence leur opinion. Sans surprise, les chômeurs sont plus enclins (63%) à penser qu il appartient surtout aux gouvernements de leur proposer des emplois, tandis que les cadres sont les moins nombreux (40%) à partager cette opinion. Ces derniers représentent la seule catégorie professionnelle qui est plus susceptible de penser que c est le rôle des entreprises privées et des marchés en général de proposer des emplois (47%). Dans la plupart des pays, la majorité pense que proposer des emplois aux chômeurs devrait relever de la responsabilité du gouvernement ; les résultats varient de 29% en France à plus de 75% en Lettonie. Toutefois, en 2009, dans certains pays, plus de huit personnes sur dix soutenaient ce point de vue, alors qu il est à présent beaucoup moins répandu en Grèce (-18 points), à Chypre (-15), au Luxembourg (-9), à Malte (- 8) et au Portugal (-7)

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131 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 6.4 Qui devrait bénéficier d une aide sociale? Un rapide examen des réponses des Européens concernant les personnes qui devraient bénéficier d'une aide sociale montre qu ils sont 65% à penser qu il faudrait donner la priorité aux enfants abandonnés et 58% aux personnes handicapées, soit plus qu en 2009 (+3 points). Plus de la moitié des Européens pense aussi que les personnes âgées (57%) et les parents célibataires (51%) devraient bénéficier en priorité d une assistance 43. De plus, ils sont nombreux à penser que les chômeurs (49%) et les personnes sans abri (48%) devraient bénéficier d une assistance sociale, mais moins nombreux à penser que les personnes qui souffrent d addictions (21%), les jeunes délinquants (16%) ou les immigrants (14%), devraient constituer des groupes prioritaires. Sur le plan national, le degré de soutien des personnes sans emploi va de 25% chez les répondants des Pays-Bas à 74% en Grèce ; depuis 2009, il a augmenté de manière significative à Chypre (+11 points), en Bulgarie (+10), en Irlande et en Lituanie (+8 dans les deux pays), en Grèce et en Espagne (+7 dans les deux pays), ainsi qu au Portugal (+6). Le Luxembourg est le seul pays dont les répondants sont significativement moins nombreux à considérer à présent que les personnes sans emploi constituent un groupe prioritaire pour bénéficier d une assistance sociale (-15 points). 43 QA52 Selon vous, parmi les suivants, quels groupes devraient obtenir une assistance sociale en priorité?

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133 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Lorsqu il est question de logements sociaux, les sans-abri, les personnes âgées et les parents célibataires (54% dans tous les cas) sont le plus souvent considérés comme les groupes prioritaires, tandis que plus de la moitié des Européens pense aussi que les personnes handicapées devraient être prioritaires pour l obtention de ces logements (53%) 44. Sont considérés comme prioritaires, dans une moindre mesure, les chômeurs (45%) et les jeunes parents (41%) et on trouve en bas du tableau les immigrants (14%) et les étudiants (20%). Les tendances nationales observée depuis 2009, mentionnées ci-dessus, concernant le soutien aux chômeurs sont cohérentes avec les opinions exprimées sur le fait que ce groupe devrait également être considéré comme prioritaire pour l obtention d un logement social : des augmentations significatives s observent à cet égard à Chypre (+11 points), en Lituanie (+8) et en Roumanie (+6) tandis qu au Luxembourg (-10) et à Malte (-7) les répondants sont significativement moins nombreux à considérer les personnes sans emploi comme un groupe prioritaire. 44 QA53 Selon vous, quels groupes parmi les suivants devraient obtenir des logements sociaux en priorité? (PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES)

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135 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 6.5 Accès aux services financiers L étude de 2010, à l instar de celle de 2009, montre que les citoyens européens sont persuadés de la nécessité d un accès équitable, bien que strictement réglementé, aux services financiers pour les personnes pauvres. Près de neuf citoyens européens sur dix sont d avis que les personnes pauvres devraient recevoir des conseils financiers personnalisés et gratuits émanant d une source officielle (89%). De plus, près de huit répondants sur dix pensent que chaque institution financière devrait s engager à permettre à chacun d ouvrir un compte en banque de base (79%) et défendent l opinion selon laquelle les personnes sans emploi qui désirent créer leur activité devraient avoir un accès facilité au crédit (77%). Dans le même temps, 87% des Européens pensent que les institutions de crédit devraient mieux vérifier les capacités financières des emprunteurs potentiels. Ils sont un peu moins nombreux à soutenir la proposition d octroyer aux personnes pauvres des crédits sans intérêt (56% se disent «d accord» contre 38% «pas d accord») 45. Comme en 2009, l idée de permettre aux personnes pauvres de recevoir des conseils financiers personnalisés et gratuits est favorablement accueillie dans l ensemble de l UE, puisque les proportions de réponses positives varient de 83% en Roumanie à 98% à Chypre. Dans l ensemble, les répondants souhaitent également largement que chacun puisse être autorisé à ouvrir un compte bancaire de base (60% en République tchèque et 88% en Allemagne et en France). Par contre, le niveau d adhésion à l idée que les capacités financières des emprunteurs potentiels devraient être mieux étudiées varie de 76% en Italie à 98% à Chypre. 45 QA27 Et veuillez me dire si vous êtes tout à fait d accord, plutôt d accord, plutôt pas d accord ou pas du tout d accord avec chacune des propositions suivantes

136 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» La proposition selon laquelle les personnes sans emploi qui désirent monter leur entreprise devraient avoir un accès plus facile au crédit divise plus les Européens, puisqu elle remporte de 54% des suffrages en Estonie à 91% en Grèce. Enfin, l idée selon laquelle les gens pauvres devraient pouvoir avoir accès à des crédits sans intérêt est largement soutenue en Grèce (86%), mais n a le soutien que de moins d un tiers des répondants aux Pays-Bas (29%)

137 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 7. LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ET L EXCLUSION SOCIALE Ce chapitre examine l opinion des Européens sur les principaux acteurs de la lutte contre la pauvreté, et sur leurs attentes à l égard des divers acteurs impliqués. 7.1 Le rôle du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté Comme indiqué dans le chapitre précédent, la pauvreté est largement considérée comme un problème nécessitant une action urgente de la part du gouvernement. Les personnes qui ont des difficultés pour s en sortir ne sont pas les seules à penser de cette façon, puisque celles qui sont considérées comme aisées, en fonction du revenu de leur ménage, sont également 86% à partager cet avis. Cette perception est majoritaire dans l ensemble des États membres, allant de 61% en Suède à 98% en Grèce

138 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Ces résultats sont similaires à ceux obtenus en 2009, à l exception toutefois de la République tchèque, où ils sont encore plus nombreux à présent à partager cette opinion (+13 points), tandis qu au Luxembourg et en Finlande, la tendance opposée peut être observée (respectivement -11 et -6)

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140 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 7.2 Qui inspire le plus confiance en matière de lutte contre la pauvreté? L étude de 2009, comme celle de 2010, montre qu en matière de lutte contre la pauvreté, les Européens font le plus largement confiance aux actions des ONG et des institutions caritatives : plus de six sur dix (62% en 2010) se fient à leurs actions. Les actions des citoyens eux-mêmes suscitent aussi une grande confiance (59%), comme celles des autorités publiques, régionales ou locales, (50%) et les institutions religieuses (48%). Bien qu ils souhaitent que les gouvernements agissent rapidement, seuls 32% des personnes interrogées ont confiance dans leurs actions de lutte contre la pauvreté, soit un peu plus que la proportion de citoyens qui ont confiance dans les actions des entreprises privées (32%). Si l Union européenne (42%) obtient en la matière de meilleurs résultats que les gouvernements nationaux, ces deux instances suscitent une moindre confiance qu'en 2009 (respectivement -3 et -4 points). Les résultats obtenus par les institutions religieuses (-3 points) sont eux aussi moins importants qu en La confiance dans les actions menées par l Union européenne est beaucoup plus répandue dans les NEM12 (54%) que dans les pays de l UE15 (39%), la Slovaquie (67%) et la Bulgarie (60%) en tête. À l opposé, la confiance à l égard des actions des ONG ou des institutions caritatives est plus largement répandue dans les pays de l UE15 (64% contre 55% dans les NEM12), comme les actions des citoyens eux-mêmes (61% contre 52%) et des autorités publiques régionales ou locales (52% contre 43%). 46 QA18 Pour chacun des éléments de la liste suivante, pourriez-vous me dire si vous avez plutôt confiance ou plutôt pas confiance en son action contre la pauvreté

141 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les résultats nationaux suivants se démarquent des autres concernant les principaux acteurs de la lutte contre la pauvreté : Les ONG ou les institutions caritatives sont les acteurs auxquels les répondants de 17 États membres font le plus largement confiance, avec des pourcentages qui varient d à peine 22% en Bulgarie à 81% en Autriche. Les actions des citoyens eux-mêmes bénéficient d une large confiance de l ensemble des citoyens de l UE, avec des niveaux qui varient de 43% en Roumanie et 44% en Bulgarie à 69% en Irlande. Les actions des institutions religieuses sont les plus largement soutenues par les citoyens roumains (64%), juste derrière Malte (66%). L Autriche est le seul pays dont une franche majorité (52%) a confiance dans les actions des entreprises privées, même si le Danemark et la Finlande suivent de près (48% dans les deux pays). Le pourcentage de confiance dans les actions des gouvernements nationaux varie largement d à peine 11% en Roumanie à 66% au Luxembourg

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143 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» La comparaison avec les résultats de 2009 ne révèle que de faibles variations dans les résultats globaux qui masquent, en fait, d'importantes différences au niveau national. En ce qui concerne les actions des gouvernements nationaux, les évolutions suivantes sont plus particulièrement marquantes : En Hongrie, nous observons une très forte progression de la proportion de citoyens exprimant leur confiance à l égard des actions de leur gouvernement dans la lutte contre la pauvreté, de 22% en 2009 à 54% en À l opposé, le niveau de confiance a reculé de 16 points de pourcentage au Portugal. Il a également reculé de plus de 10 points en Roumanie (-13), en France et en Allemagne (-12 dans les deux pays), ainsi qu en Slovénie (-11). Pour ce qui est de l Union européenne, les évolutions s avèrent moins extrêmes et les seuls pays où elles sont statistiquement significatives sont : La Lettonie et la Slovaquie, où la confiance dans les actions de l UE est à présent plus répandue (+7 dans les deux pays). La Grèce, le Portugal, l Irlande, l Allemagne et les Pays-Bas, où l on constate un certain recul (de -8 points en Grèce à -6 aux Pays-Bas)

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145 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 7.3 Qui doit diriger le combat contre la pauvreté? Comme en 2009, l étude montre que les Européens pensent que la responsabilité de la réduction ou de la prévention de la pauvreté incombe à leurs gouvernements. De fait, les Européens sont beaucoup plus nombreux à penser que la responsabilité de la réduction ou de la prévention de la pauvreté incombe principalement au gouvernement (53%) plutôt qu aux citoyens (13%), à l UE (10%), aux autorités publiques régionales ou locales (7%), aux ONG ou aux institutions caritatives (6%), aux entreprises privées (3%) ou aux institutions religieuses (2%) 47. Comme cela a déjà été présenté dans le rapport de 2009, cette disparité met en lumière les attentes insatisfaites en ce qui concerne les résultats des actions entreprises par les gouvernements. Tant l étude de 2009 que celle de 2010 montre que si les Européens estiment que les gouvernements sont les premiers responsables de la lutte contre un problème nécessitant une intervention rapide (puisque la pauvreté est perçue comme répandue), ils ont tendance à ne pas avoir confiance dans leurs actions. Comme nous le verrons par la suite, les Européens souhaitent que leurs gouvernements créent des emplois pour combattre la pauvreté, mais la crise économique n a pas permis de répondre à cette attente, puisque la plupart des États membres ont vu augmenter leur taux de chômage au cours des dernières années. 47 QA20 À votre avis, qui est principalement responsable de la réduction de la pauvreté ou de la prévention contre la pauvreté en (NOTRE PAYS)? (ROTATION)

146 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Au niveau national, la majorité de citoyens de tous les États membres considère que leur gouvernement joue un rôle clé dans ce domaine. Toutefois, en France, les répondants sont un peu moins convaincus, puisqu ils sont à peine plus d un quart à partager cette opinion (26%). La Belgique (40%), l Autriche (41%) et l Italie (42%) sont les trois autres pays où le gouvernement national n est pas considéré comme le principal acteur de la lutte contre la pauvreté par une franche majorité. Dans la mesure où cet avis est le plus répandu en Bulgarie (80%), en Lettonie, en Hongrie et en Roumanie (73% dans les trois pays), le clivage géographique à cet égard entre les pays de l UE15 (51%) et les NEM12 (62%) apparaît clairement. Plusieurs pays mettent en avant la responsabilité d autres acteurs clés : Plus d un quart des répondants aux Pays-Bas pense que la lutte contre la pauvreté est avant tout la responsabilité des citoyens eux-mêmes (27% par rapport à une moyenne de 13% dans l UE). Le Danemark est le seul autre État membre dont plus d un cinquième des répondants partage cette opinion (22%). Au moins un cinquième des répondants en France (21%) et au Luxembourg (20%) pense que la lutte contre la pauvreté relève avant tout de la responsabilité des ONG ou des organisations caritatives (contre une moyenne européenne de 6%). La comparaison avec les résultats de 2009 met en lumière des évolutions significatives dans la perception de l importance du gouvernement national dans les pays suivants : En Roumanie (73%) et en République tchèque (58%), les répondants sont à présent plus enclins (+9 dans les deux pays) à considérer le gouvernement national comme un acteur clé. La tendance inverse s observe au Luxembourg (-17 points), au Portugal (-10), en Hongrie (-7) et en Espagne (-6). Lorsqu il est question de l Union européenne, la seule évolution significative s observe au Luxembourg où le gouvernement est moins souvent considéré comme un acteur clé de la lutte contre la pauvreté qu en 2009 (-8 points)

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149 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 7.4 Attentes à l égard du gouvernement en matière de lutte contre la pauvreté Cette étude montre que les Européens pensent que la priorité absolue des gouvernements pour aider les gens à sortir de la pauvreté devrait être de proposer des emplois (60%) 48. Comme en 2009, c est de loin l action gouvernementale préférée des citoyens, même si garantir la croissance économique, proposer des formations et des qualifications et aider les personnes pauvres à accéder à un logement décent à un prix abordable sont des actions aussi largement soutenues (38% dans tous les cas). L importance accordée à la création d emplois est importante dans l ensemble de l UE, les seules exceptions étant la Roumanie (croissance économique 66%), le Danemark (formation et qualifications 56%) et la France (accès à un logement décent à un prix abordable 54%). 48 QA22 D après vous, auxquels des domaines suivants le Gouvernement (NATIONALITE) devrait-il donner la priorité pour aider les gens à sortir de la pauvreté? (ROTATION MAX. 4 REPONSES)

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151 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Le fait que les Européens souhaitent davantage d actions de la part de leur gouvernement dans la lutte contre la pauvreté se traduit par le fait qu ils sont une majorité (63%) à estimer que leur gouvernement ne dépense pas assez pour aider les gens à sortir de la pauvreté 49. Cette opinion est majoritaire parmi tous les Européens, y compris ceux qui considèrent disposer de revenus confortables, puisque, au sein de ce groupe, 57% expriment cette opinion. Comme en 2009, l opinion selon laquelle les montants consacrés par les gouvernements nationaux à la lutte contre la pauvreté sont insuffisants est particulièrement prononcée en Grèce (90%). Le Luxembourg est le seul pays dont les citoyens sont plus nombreux à penser que leur gouvernement dépense un montant à peu près suffisant que ceux qui soutiennent l opinion inverse (48% contre 36%). 49 QA24 Pensez-vous que (NOTRE PAYS) dépense pour aider les gens à sortir de la pauvreté?

152 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L analyse par pays révèle que, dans quatre États membres, les citoyens sont moins nombreux qu en 2009 à exprimer l opinion selon laquelle le niveau de dépense de leur gouvernement est insuffisant dans ce domaine : la Bulgarie (-9 points), la Hongrie (- 8), la Belgique (-7) et la Finlande (-6)

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154 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» De même, l opinion majoritaire des Européens (64%) est que les gouvernements ne dépensent pas beaucoup, voire rien du tout, pour aider les personnes sans abri. De plus, 57% soutiennent la même opinion pour ce qui est du montant consacré par les autorités locales ou régionales pour aider ces personnes 50. Comme en 2009, l analyse par pays met toutefois en avant d'importantes divergences d opinion. Le mécontentement par rapport au niveau actuel des dépenses consenties par les gouvernements pour aider les personnes sans abri est le plus marqué en Grèce (88%), tandis qu à peine plus d un quart des répondants du Luxembourg (26%) exprime cette opinion. Par rapport à 2009, l opinion publique est à présent plus positive en Hongrie (-11 points), à Chypre (-7), en Autriche et au Luxembourg (- 6 dans les deux pays), où les citoyens sont significativement moins nombreux à se dire insatisfaits du niveau de dépense de leur gouvernement. La tendance inverse s observe néanmoins en République tchèque et en Allemagne (+6 points dans les deux cas). Les personnes interrogées en Grèce sont également les moins satisfaites du niveau des dépenses des autorités locales ou régionales : elles sont en effet 87% à penser qu elles ne dépensent pas suffisamment pour aider les personnes sans abri. À l instar des dépenses gouvernementales, l opinion publique est la plus positive au Luxembourg, où 29% des répondants expriment leur mécontentement. La comparaison avec l étude de 50 QA31 Pensez-vous que dépense(nt) trop, à peu près assez, pas beaucoup ou rien du tout pour aider les personnes sans abri?

155 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 2009 montre toutefois des évolutions positives à Chypre (-12 points), en Hongrie (-7), en Lettonie et en Autriche (-6 pour les deux pays), où les répondants sont significativement moins nombreux à penser que les dépenses des autorités locales ou régionales sont insuffisantes

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158 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 7.5 Le rôle de l Union européenne Comme en 2009, l étude montre que si les Européens ne considèrent pas que l UE ait le premier rôle à jouer dans la lutte contre la pauvreté, ils sont néanmoins nombreux à penser qu elle a un rôle important en la matière (29% considèrent son rôle comme «très important» et 45% «plutôt important») 51. L opinion selon laquelle l UE joue un rôle important dans la lutte contre la pauvreté est répandue en Europe, avec le taux d accord le plus élevé à Malte et en Slovaquie (91% dans les deux pays). 51 QA21 En règle générale, selon vous, dans quelle mesure le rôle de l Union européenne est-il important dans la lutte contre la pauvreté?

159 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Par rapport aux résultats de 2009, les seules évolutions significatives observées dans la perception que les Européens ont de l importance de l Union européenne sont les suivantes : En Finlande, où les répondants sont plus nombreux à considérer que son rôle est important (+7 points). Au Luxembourg, où les citoyens sont désormais moins nombreux à défendre cette opinion (-8)

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161 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, la perception de l importance de l Union européenne est remarquablement uniforme dans les différents groupes sociodémographiques. La situation socioéconomique personnelle des répondants ne semble pas davantage exercer d influence sur la perception du rôle de l UE dans la lutte contre la pauvreté

162 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 7.6 Que font les citoyens pour aider les pauvres? Plus de la moitié des répondants (55%) affirme avoir donné des vêtements aux pauvres pour les aider. Comme en 2009, c est la «bonne action» la plus souvent citée par les Européens lorsqu on leur demande ce qu'ils font pour aider les pauvres 52. Ils sont également nombreux à donner de l argent aux institutions caritatives ou aux associations qui aident les personnes pauvres (36%) et à donner aux personnes pauvres de l argent (30%) ou de la nourriture (28%). Un Européen sur dix déclare ne jamais aider les pauvres. Donner des vêtements aux pauvres est en effet une pratique courante dans pratiquement tous les États membres, particulièrement répandue au Luxembourg (76%) et en Allemagne (71%). Cette pratique est la moins fréquente en République tchèque (27%). Comme en 2009, les répondants de ce pays semblent quelque peu réticents à l idée d aider les personnes pauvres, puisque près d un tiers (32%) d entre eux déclare ne jamais le faire. Près d un cinquième des répondants de Lituanie (20%) et de Slovaquie (19%) affirme en outre ne jamais aider les personnes pauvres. Donner de l argent aux institutions caritatives est une pratique particulièrement courante à Malte (71%), en Irlande (70%), en Suède (69%) et au Danemark (68%), alors qu elle l est très peu en Bulgarie (9%) et en Grèce (10%). 52 QA34 Vous arrive-t-il d aider des personnes pauvres en faisant une ou plusieurs des actions suivantes? (ROTATION PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES)

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164 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8. L ACCES AUX SERVICES SOCIAUX Le dernier chapitre de ce rapport se penche sur les opinions des Européens en ce qui concerne l accès aux services sociaux. Une attention toute particulière sera accordée aux services de soins à long terme et aux services de garde d enfants. 8.1 La qualité et le prix Tant l enquête de 2009 que de 2010 montre que les Européens n ont pas tous la même opinion de la qualité des services sociaux. Comme en 2009, ils sont majoritairement satisfaits de la qualité des services de garde d enfants, avec 54% d avis favorables. Près de la moitié se dit satisfaite de la qualité des services d assistance sociale (48%) et des services de soins à long terme (44%), tandis qu a contrario, un tiers n en est pas satisfait. Ils sont encore plus nombreux (37%) à dire que la qualité des services de logement social est mauvaise. C est toutefois envers la qualité des services pour l'emploi que les personnes interrogées se montrent le plus critiques, puisque 44% la considèrent comme mauvaise contre 34% qui la disent bonne 53. Qui plus est, bon nombre de répondants trouvent que les services sociaux sont onéreux 54, ce qui pourrait expliquer pourquoi (comme nous l avons vu au chapitre 4) la pauvreté est perçue comme un facteur limitant l accès à ces services. 53 QA46 En pensant à la qualité des en (NOTRE PAYS), diriez-vous qu elle est très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise? 54 QA47 Et en pensant au prix des en (NOTRE PAYS), diriez-vous qu ils sont?

165 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Les services de soins à long terme constituent une source de préoccupation toute particulière pour les Européens, puisqu ils sont près de la moitié (46%) à affirmer qu ils ne sont pas abordables. Près d un tiers des personnes interrogées a également le sentiment que les services de garde d enfants et les services de logement social sont trop chers (34% dans les deux cas). 8.2 Les services de soins à long terme 8.2.1: Perception de la qualité des services de soins à long terme Une fois encore, nous constatons des différences de taille dans la perception de la qualité des services de soins à long terme 55. En effet, les évaluations positives à cet égard varient d un petit 16% en Roumanie et en Grèce à 80% en Belgique. En 2009, les Bulgares étaient moins positifs (10% contre 17% en 2010), tandis que la Belgique occupait déjà la première place du classement (82%). Comme indiqué en 2009, ces différences sont en partie dues au niveau élevé de réponses «ne sait pas» observés dans certains pays, qui vont de 5% au Danemark à 45% en Lettonie. L avis selon lequel la qualité des services de soins à long terme est mauvaise domine cependant l opinion publique dans huit États membres, particulièrement en Grèce (76%). 55 QA46.1 En pensant à la qualité des services de soins à long terme en (NOTRE PAYS), diriez-vous qu elle est très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise?

166 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Outre la Bulgarie, l opinion publique a basculé dans sept pays depuis l étude de Des augmentations significatives s observent en Lettonie (+10 points), en Autriche et au Portugal (+8 dans les deux pays), en Estonie, à Chypre et en Finlande (+6 dans les deux pays). À l inverse, les répondants du Luxembourg mettent plus largement en question la qualité des soins à long terme (le pourcentage de réponses «ne sait pas» a augmenté de 12 points en 2010), tandis qu ils sont moins nombreux à dire que la qualité de ces soins est bonne (-10 points)

167 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, on ne note que peu de variations dans les évaluations de la qualité en fonction des groupes sociodémographiques

168 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.2.2: Perception du caractère abordable des services de soins à long terme Pour ce qui est de la perception du caractère abordable des prix des services de soins à long terme, l enquête 2010 montre que, comme en 2009, l opinion prédominante est que ces services sont trop onéreux 56. Les pays dans lesquels une franche majorité de répondants partage cette opinion sont au nombre de 13 (la plus marquée étant en Grèce, avec 72%) et on trouve une majorité relative dans huit autres États. La Suède est le seul pays dont une franche majorité de citoyens (53%) estime que ces services sont abordables, alors qu une majorité relative partage cette opinion en Belgique, au Luxembourg et au Danemark. Les réponses «ne sait pas» s inscrivent sur une échelle de 7% en Belgique à 37% en Bulgarie, dont les citoyens sont les moins nombreux à penser que ces services sont abordables (8%). 56 QA47.1 Et en pensant au prix des services de soins à long terme en (NOTRE PAYS), diriez-vous qu ils sont?

169 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» En 2009, les répondants du Luxembourg exprimaient l attitude la plus positive (53%) mais, comme indiqué dans le cas de l évaluation de la qualité des services de soins à long terme, ils sont aussi moins nombreux à donner une évaluation positive en termes de coût (-11 points). Il en va de même en République tchèque (-6 points), alors que parallèlement, l évolution positive constatée en Lettonie en ce qui concerne la qualité des soins à long terme s applique aussi à leur coût (+14)

170 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L analyse sociodémographique révèle peu de variations. La seule exception les jeunes et plus particulièrement les étudiants, sont plus enclins à se dire incapables d évaluer le caractère abordable des services de soins à long terme n est en rien surprenante

171 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.2.3: Qui devrait fournir les services de soins à long terme? L autre aspect de l étude 2009 qui est confirmé par les résultats 2010 est qu en dehors du cercle familial, les Européens estiment que la responsabilité de la fourniture des services de soins à long terme appartient clairement au secteur public, que ce soit au niveau national (44%) ou au niveau régional ou local (41%) 57. Le secteur privé ou les ONG et les organisations caritatives sont mentionnés par à peine 4% des Européens. 57 QA56.1 En termes de services sociaux, selon vous, qui devrait être principalement responsable de la fourniture de services de soins à long terme en dehors du cercle familial?

172 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une fois encore, les répondants de tous les États membres affirment que la responsabilité principale incombe au secteur public, même si l'opinion reste partagée quant au niveau de responsabilité : régional/local ou national. On trouve à présent dans 12 pays (contre 11 en 2009) une majorité qui pense que la responsabilité de ces services devrait incomber au niveau régional/local. Comme en 2009, les répondants du Danemark (71%), de Suède et de Finlande (70% dans les deux pays) sont les plus nombreux à citer l échelon local/régional. Dans le même temps, toujours comme en 2009, dans 13 pays, la majorité cite le niveau national avec en tête Malte (83%) et Chypre (76%). L opinion publique belge et irlandaise est divisée et, comme en 2009, en Autriche, une importante minorité (15%) pense que les ONG ou les institutions caritatives devraient être responsables de la fourniture de ce type de services. Dans aucun pays, plus d un répondant sur dix ne cite le secteur privé comme principale autorité responsable de la fourniture des services de soins à long terme

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174 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.2.4: Utilisation des services de soins à long terme Les Pays-Bas se démarquent, comme ils le faisaient déjà en 2009, comme l État membre dont les répondants sont les plus nombreux à avoir (eu) recours aux services de soins à long terme. Les services de soins à long terme sont peu utilisés dans l ensemble de l UE, même parmi les personnes âgées. Près d un Européens sur dix a actuellement recours à des services de soin à long terme ou connaît quelqu un qui y a recours (7%) ou encore y ont eu recours au cours des 12 derniers mois (4%) QA45.1 Pourriez-vous me dire, pour chacun des services sociaux d intérêt général suivants, si vous ou des personnes dont vous êtes proche, les utilisez, les avez utilisés ou pas utilisés au cours des 12 derniers mois. Les services de soins à long terme, qui sont des services pour les personnes dépendantes en raison de leur âge, d une maladie chronique ou d un handicap

175 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Aux Pays-Bas, 27% utilisent actuellement (ou leurs proches) des services de soins à long terme et 16% les ont utilisés (ou leurs proches) au cours des 12 derniers mois. Comme indiqué dans le rapport 2009, l étude ne révèle aucun lien entre cette utilisation supérieure à la moyenne aux Pays-Bas et l évaluation de la qualité ou du coût de ces soins. Les répondants des Pays-Bas ne sont en outre pas disposés à payer plus pour les soins dispensés à leurs parents 59 : en moyenne, ils sont d'accord pour y consacrer 9% de leurs revenus, pour une moyenne européenne de 19% : Les meilleures options de soin pour des parents âgés Comme le révélaient les précédentes études, les Européens ont tendance à penser que la meilleure solution pour prendre soin d un parent âgé qui habite seul et qui a besoin d une aide régulière serait que (l un de) ses enfants lui rendent régulièrement visite (57% en 2010). Il convient de noter que l opinion selon laquelle les fournisseurs des services d aide publics ou privés leur rendent régulièrement visite est presque aussi répandue (52%) 61. Plus de deux répondants sur cinq pensent que le parent pourrait aller vivre avec l un de ses enfants (43%) tandis qu ils sont près d un tiers à penser qu aller vivre dans une maison de repos ou un foyer pour personnes âgées serait une possibilité (32%). Cette opinion reste en grande partie inchangée depuis les dernières vagues d enquête, à ceci près qu en 2007, les Européens étaient moins enclins à penser qu aller vivre dans une maison de repos ou un foyer pour personnes âgées serait une possibilité envisageable (-6 points). 59 QA54 Selon vous, à peu près quel pourcentage des revenus totaux d un ménage est-il raisonnable de payer pour la prise en charge de ses parents? 60 Les résultats complets sont présentés dans les annexes. Cette question n est pas analysée plus en profondeur du fait du niveau élevé de réponses «ne sait pas», qui varie de 11% en Grèce à 49% en Irlande et à Malte (pour une moyenne européenne de 33%). 61 QA48 Imaginons qu un père ou une mère âgé(e) qui habite seul(e) ne peut plus vivre sans une aide régulière, à cause de son état de santé physique ou mentale. À votre avis, quelle serait la meilleure option pour une personne dans ce cas? En premier?

176 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Qui plus est, la dernière étude confirme que l opinion publique reflète des différences culturelles dans les relations traditionnelles entre parents et enfants en Europe. Par conséquent, dans plusieurs pays d Europe du Sud et de l Est, l idée que les parents ayant besoin de soins puissent vivre avec leurs enfants est bien plus populaire que dans de nombreux États membres de l Europe du Nord, où l idée d engager des fournisseurs de services publics ou privés est particulièrement populaire

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178 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.3 Les services de garde d enfants 8.3.1: Perception de la qualité des services de garde d enfants Les deux études ont montré qu à l instar de celle des services de soins à long terme, l évaluation de la qualité des services de garde d enfants diffère très largement d un pays à l autre 62. En 2010, les évaluations positives varient de 28% en Bulgarie à plus de 80% en Scandinavie. 62 QA46.2 En pensant à la qualité des services de garde d enfants en (NOTRE PAYS), diriez-vous qu elle est très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise?

179 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme en 2009, dans la plupart des États membres, la majorité des citoyens pense que la qualité des services de garde d enfants est bonne. Dans dix-neuf pays, il s agit d une nette majorité, et dans l ensemble des autres pays, à l exception de la Roumanie, la Bulgarie et la Grèce, d une majorité relative. Les évaluations négatives sont les plus répandues en Grèce (50%) et en Roumanie (41%). En comparaison de 2009, les personnes interrogées sont à présent plus positives en Lettonie (+13 points), en Bulgarie (+10), en Estonie et en Slovénie (+7 dans les deux pays), tandis que la Grèce est le seul pays où l opinion est encore plus pessimiste (+8 points pour «total mauvais»)

180 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L analyse sociodémographique montre que les évaluations positives ne varient que très peu et se situent dans une plage de 48% des chômeurs à 59% des cadres

181 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.3.2: Perception du prix des services de garde d enfants En 2010, l opinion selon laquelle les services de garde d enfants sont abordables varie de 14% seulement en Irlande à 77% en Slovaquie 63. Cette opinion est majoritaire dans huit pays, et remporte une majorité relative dans six autres. À l opposé, une majorité de répondants de Grèce (60%), d Irlande (55%) et de Slovénie (50%) affirme que ces services sont onéreux. Les taux de réponses «ne sait pas» varient de 5% en Slovaquie à 40% en Bulgarie. 63 QA47.2 Et en pensant au prix des services de garde d enfants en (NOTRE PAYS), diriez-vous qu ils sont?

182 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une fois encore, la Lettonie se démarque comme le pays où l opinion publique s est le plus améliorée depuis De fait, la proportion de réponses «total bon» est supérieure de 23 points en La Hongrie est le seul autre pays qui affiche une progression significative des évaluations positives (+8 points). À l inverse, la Pologne est à présent moins favorable (-10 points) à l instar du Luxembourg (-9)

183 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» L analyse sociodémographique montre que les évaluations positives varient de 36% des répondants sans emploi et qui ont arrêté leurs études à l âge de 15 ans ou avant à 46% des cadres. Sans surprise, de plus grandes disparités s observent entre les divers groupes socio-économiques : seuls 30% de ceux qui vivent dans un ménage «pauvre» considèrent que les services de garde d enfants sont abordables, contre 51% de ceux qui vivent dans un ménage «riche»

184 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.3.3: Qui devrait fournir des services de garde d enfants? Comme en 2009, pour plus de la moitié des Européens (55%), la responsabilité concernant la fourniture de services de garde d enfants devrait en dehors du cercle familial incomber au secteur public au niveau régional ou local. Un tiers des répondants estime que la fourniture de ces services devrait être la responsabilité du secteur public au niveau national 64. Seul un répondant sur vingt exprime l opinion selon laquelle cette responsabilité incombe au secteur privé (4%) ou aux ONG et aux organisations caritatives (1%). En 2009, 19 États membres affichaient une préférence pour une responsabilité de la fourniture de services de garde d enfants au niveau régional/local, ce qui est à présent le cas dans 22 États. Cette opinion est toujours celle qui est la plus souvent exprimée dans les pays scandinaves et le moins souvent à Malte, où 77% des personnes interrogées estiment que cette responsabilité relève du secteur public national. 64 QA56.2 En termes de services sociaux, selon vous, qui devrait être principalement responsable de la fourniture de services de garde d enfants en dehors du cercle familial?

185 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» De plus, les Pays-Bas se démarquent une fois de plus en ce qu une personne sur cinq affirme que cette responsabilité incombe au secteur privé

186 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.3.4: Utilisation des services de garde d enfants À l instar des soins à long terme, les Européens qui disent avoir recours à des services de garde d enfants sont peu nombreux puisqu ils sont 86% à dire qu ils n'en ont pas utilisé au cours des 12 derniers mois, et qu ils ne connaissent personne parmi leurs proches qui y a eu recours 65. Une fois de plus, les Pays-Bas se distinguent. En effet, ce pays présente une proportion beaucoup plus élevée que les autres pays de personnes interrogées déclarant avoir eu recours à des services de garde d enfants : 29% utilisent (ou ont des proches qui utilisent) des services de garde d enfants et 11% y ont eu recours (ou ont des proches qui y ont eu recours) au cours des 12 derniers mois. Cependant, une fois encore, la qualité et le prix n expliquent pas, à eux seuls, cet important niveau d utilisation, et les répondants de ce pays ne sont pas disposés à payer plus que l européen moyen pour les services de garde de leurs enfants QA45.2 Pourriez-vous me dire, pour chacun des services sociaux d intérêt général suivants, si vous ou des personnes dont vous êtes proche, les utilisez, les avez utilisés ou pas utilisés au cours des 12 derniers mois. 66 QA55 Et à peu près quel pourcentage des revenus totaux d un ménage pensez-vous qu il soit raisonnable de payer pour la prise en charge de ses enfants? La moyenne aux Pays-Bas est de 19% par rapport à une moyenne européenne de 30%. Les résultats complets sont présentés dans les annexes, mais nous ne les analyserons toutefois pas plus en détail, car 30% des répondants ont répondu «ne sait pas»

187 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Le seul groupe sociodémographique qui affirme à plus de 10% avoir actuellement recours à des services de garde d enfants sont les répondants âgés de 25 à 39 ans (15%), les cadres (13%), ceux qui ont arrêté leurs études à l âge de 20 ans ou plus (12%) et les employés (11%)

188 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» 8.3.5: Attitudes à l égard des services de garde d enfants L étude de 2010, comme celle de 2009, met en exergue le fait que les Européens accordent une grande importance au droit à l accès à l école maternelle, puisqu ils sont 37% à penser que c est absolument nécessaire et 32% que c est nécessaire. De plus, 22% disent que c est souhaitable mais pas nécessaire et 6% que ce n est pas du tout nécessaire 67. L opinion publique présente toutefois de grandes variations d un pays à l autre. Comme en 2009, Chypre est le pays où les répondants accordent le plus d importance à l accès à l école maternelle, même si cette opinion est à présent en léger recul (79% ; -9 points). Dans le même temps, les répondants des Pays-Bas restent les moins convaincus : ils ne sont que 7% à considérer que c est absolument nécessaire et 14% que c est nécessaire, tandis que plus d un tiers (34%) pense que ce n est pas du tout nécessaire. Ce résultat peut contribuer à expliquer pourquoi les Néerlandais sont plus enclins à considérer que les services de garde d enfants relèvent de la responsabilité du secteur privé. 67 QA51 Pensez-vous que pouvoir aller à l école maternelle, avant l école primaire est?

189 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Une fois de plus, l analyse sociodémographique révèle des divergences portant sur le groupe de répondants âgés de 25 à 39 ans le groupe d âge le plus susceptible d avoir des enfants en bas âge qui sont les plus susceptibles de dire que l accès à l école maternelle est absolument nécessaire (41%). En termes socio-économiques, ceux qui éprouvent des difficultés à boucler leurs fins de mois ou à payer leurs factures à temps sont tout aussi nombreux à dire que l école maternelle est absolument nécessaire (40% dans les deux cas). Si la solution la plus populaire en termes de services de garde d enfants pour les jeunes enfants (jusqu à l âge de trois ans) consiste à les mettre dans des crèches ou des garderies (44%), nous constatons en outre une préférence marquée en faveur des parents eux

190 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» mêmes : 39% des Européens affirment que les deux parents devraient s occuper de l enfant et 34% que la mère devrait principalement s en occuper (seuls 7% pensent que la garde de l enfant devrait être confiée principalement au père). De plus, près d un quart (24%) des citoyens européens est d avis que les gardes d enfants assurées par les grandsparents ou par d autres membres de leur famille constituent la meilleure solution pour s occuper des jeunes enfants, tandis que le recours à des nourrices ou au-pair, à domicile (11%) ou dans des maisons privées (15%) 68 est une solution moins populaire. Comme en 2009, les crèches ou garderies rassemblent le plus de suffrages en Suède (74%) et au Danemark (72%), alors que ces systèmes sont à peine reconnus comme étant une façon possible d organiser les services de garde d enfants en Estonie (13%) et en Lituanie (18%). La préférence pour la garde par les deux parents varie de 21% en France à 65% à Malte, tandis que l opinion selon laquelle seule la mère devrait s occuper de garder son enfant reste particulièrement répandue dans plusieurs pays d Europe de l Est la République tchèque (69%), Chypre (63%), la Slovaquie (61%), la Lituanie et la Hongrie (57% dans les deux pays) et est l option la moins appréciée en Suède (13%) et au Danemark (14%). Dans le même temps, les nourrices à domicile sont très populaires au Danemark (58%, juste devant la France avec 35%). 68 QA49 Les gardes d enfants de 0 à 3 ans peuvent être organisées de différentes façons, en combinant plusieurs options ou en n en choisissant qu une seule. À votre avis, quelle est la meilleure manière d organiser les gardes des enfants de 0 à 3 ans? (PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES)

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192 EUROBAROMETRE Spécial 355 «PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE» Comme le montre l étude de 2009, pour les enfants un peu plus âgés cependant (de trois à six ans), les crèches ou les écoles ont de loin la préférence des citoyens européens 63%) 69. Comme en 2009, les crèches ou les écoles sont de loin les options préférées des Européens pour la garde des enfants plus âgés. C est l option la plus souvent citée dans tous les pays, sauf à Malte, où les répondants expriment une légère préférence pour la garde des enfants par le père et la mère (58% contre 55%). Enfin, cette dernière étude met en avant des observations intéressantes pour les groupes sociodémographiques en fonction du niveau d études : Ceux qui ont poursuivi leurs études le plus longtemps sont plus susceptibles de préférer les crèches pour les enfants âgés de 0 à 3 ans (50% pour une moyenne européenne de 44%). Les différences observées en 2009 sur la base du sexe et de la situation financière du ménage ne sont plus pertinentes au vu des résultats de l étude de QA50 Les gardes d enfants de 3 à 6 ans peuvent être organisées de différentes façons, en combinant plusieurs options ou en n en choisissant qu une seule. À votre avis, quelle est la meilleure manière d organiser les gardes des enfants de 3 à 6 ans? (PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES)

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194 EUROBAROMETRE Spécial 355 PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE CONCLUSION Il ressort de cette enquête que les citoyens européens sont largement conscients de l ampleur de la pauvreté et de l exclusion sociale dans la société d aujourd hui et qu ils considèrent que ce problème requiert une action urgente. Cette image, qui ressortait déjà clairement de l étude menée en 2009, a été confirmée par ces derniers résultats. Les deux études contribuent en outre à mieux comprendre la vulnérabilité des personnes pauvres et victimes d exclusion sociale, tout en mettant clairement en avant certaines conséquences de la pauvreté et de l exclusion sociale. Perceptions de la pauvreté et de l exclusion sociale Dans les deux enquêtes, les répondants considèrent généralement qu être pauvre, c est disposer de ressources à ce point limitées que l on ne peut participer pleinement à la vie de la société. Les Européens sont plus nombreux qu en 2009 à définir la pauvreté comme le fait de dépendre de la charité et des aides publiques, mais ils sont à présent moins nombreux à dire que cela implique de ne pas pouvoir se payer les biens de base dont on a besoin pour vivre. Plus de trois Européens sur quatre (soit un peu plus qu en 2009) estiment que la pauvreté est répandue dans leur pays. Des augmentations importantes s'observent dans plusieurs pays, même si les opinions varient toujours considérablement d'un État membre à l'autre. Plus de quatre européens sur cinq affirment que la pauvreté a augmenté dans leur pays au cours des trois dernières années et trois sur quatre pensent qu elle a augmenté au sein de l Union européenne. Cette dernière opinion est à présent plus répandue qu en 2009, à l instar de l avis selon lequel la pauvreté a augmenté dans leur voisinage. Ces résultats doivent être lus dans le contexte de la crise économique et financière actuelle, qui a eu un fort impact sur l opinion publique. Les Européens estiment à présent que la pauvreté affecte une part encore plus grande de la population qu en 2009 : ils sont un peu plus de la moitié à penser qu au moins une personne sur cinq est pauvre, un peu plus d un cinquième qu une personne sur dix est pauvre et un peu plus d un cinquième qu une personne sur vingt ou moins est pauvre. Comme en 2009, les répondants affirment que la pauvreté est liée au coût élevé du logement, avec deux Européens sur trois défendant l opinion selon laquelle le logement est trop cher là où ils vivent. En dépit de cela, rares sont les Européens fréquemment confrontés aux sans-abri : près de quatre Européens sur dix affirment qu il n y a pas du

195 EUROBAROMETRE Spécial 355 PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE tout de sans-abri là où ils vivent, contre 3% seulement qui disent qu il y en a beaucoup. Et pourtant, les deux études montrent que près des trois quarts des citoyens européens partagent l opinion selon laquelle le nombre de sans-abri a progressé dans leur pays au cours des trois dernières années, même s ils ne sont que trois sur dix à dire qu il a augmenté là où ils vivent. Ce clivage entre les perceptions de la situation au niveau national et au niveau local du répondant est évident dans les deux études et s applique également à l évolution de la pauvreté. Le chômage et l insuffisance des salaires pour faire face au coût de la vie sont les explications «sociétales» les plus souvent citées comme cause de la pauvreté. Les facteurs personnels à l origine de la pauvreté les plus cités sont le manque d instruction, de formation ou de compétences, la pauvreté «héritée», de même que les «comportements fautifs» tels que l addiction et le fait de vivre au-dessus de ses moyens. Plus généralement, environ un tiers des Européens identifie la mise en œuvre de politiques inadéquates ou mal appliquées, une croissance économique insuffisante et la course au profit comme étant les principaux facteurs de la pauvreté. Comme en 2009, près de neuf citoyens européens sur dix pensent que la pauvreté réduit les chances de quelqu un d avoir accès à un logement décent, huit sur dix sont d avis qu être pauvre limite l accès aux études supérieures ou à des formations continues, et près des trois quarts affirment qu être pauvre réduit les chances de trouver un emploi. La majorité des répondants partage en outre l opinion selon laquelle l accès à une bonne éducation scolaire de base est entravé par la pauvreté, tout comme la capacité à entretenir un réseau d amis et de connaissances. Il est clair que les Européens comprennent l'incidence qu a la pauvreté sur ceux qui grandissent et vivent dans ces conditions. Le risque de pauvreté et d exclusion sociale Les deux enquêtes confirment la perception de la vulnérabilité des personnes sans emploi : plus de la moitié des Européens est convaincue que les chômeurs risquent le plus de tomber dans la pauvreté, tandis qu'ils sont quatre sur dix à affirmer que les personnes âgées sont les plus vulnérables et trois sur dix à citer les personnes qui se trouvent dans des situations d emplois précaires, celles qui souffrent d un handicap et celles qui souffrent d une maladie de longue durée ou encore les Européens peu instruits, peu formés ou peu qualifiés. Selon plusieurs «éléments de contrôle de l évaluation des risques» comme le sentiment de risquer de devenir surendetté, de perdre son emploi ou encore de ne plus pouvoir faire face aux paiements et de devenir sans-abri il apparaît que la plupart des Européens sont

196 EUROBAROMETRE Spécial 355 PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE confiants en ce qui concerne leur situation personnelle. De plus, selon les deux études, la majorité des répondants ne fait pas état de difficultés pour accéder aux services financiers, ils sont optimistes quant à leur futur et ne se sentent pas en marge de la société. Les expériences des personnes pauvres et socialement exclues Les Européens pensent que lorsqu'une personne tombe dans la pauvreté, il peut lui être particulièrement difficile d en sortir et d éviter l exclusion. L étude de 2010 identifie un nombre encore plus élevé d Européens confrontés à des difficultés financières que celle de En 2010, près d un quart des Européens décrit leur ménage comme pauvre, chiffre qui est encore deux fois plus élevé chez les chômeurs. En effet, 14% des ménages éprouvent des difficultés à boucler leurs fins de mois (36% lorsque le répondant est au chômage). Comme en 2009, un ménage sur vingt fait état de sérieuses difficultés financières, chiffre qui a connu une augmentation de 15% à 18% chez les chômeurs. La dernière étude confirme que la pauvreté exprimée au sein de l Union européenne présente toujours d importantes variations entre les États membres de l'ue15 et les NEM12. La dernière étude identifie toutefois des pays particulièrement vulnérables parmi les pays de l UE15, avec à leur tête la Grèce. Cette situation souligne encore l impact des difficultés économiques sur la pauvreté. Les deux études révèlent en outre qu un tiers des Européens ne peut pas se permettre de se payer une semaine de vacances par an en dehors de chez eux, et qu un dixième ne peut faire un repas avec de la viande, du poulet ou du poisson tous les deux jours. Les chiffres relatifs aux Européens qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois sont particulièrement choquants : en 2010, 85% ne peuvent pas se payer une semaine de vacances par an en dehors de chez eux, 68% ont des difficultés à obtenir un prêt hypothécaire, 62% courent le risque de ne plus pouvoir faire face à leurs factures, 38% (de ceux qui travaillent) craignent de perdre leur emploi, 29% de ne pouvoir maintenir une chaleur suffisante chez eux et 20% de devenir sans-abri. Les deux enquêtes soulignent l'ampleur des conséquences de la pauvreté. Les Européens qui vivent dans la pauvreté sont beaucoup moins satisfaits de leur vie et de leur niveau de vie, et ils ont aussi tendance à être moins satisfaits de leur état de santé et de leur vie de famille. La pauvreté influence en outre les perspectives des personnes en ce qui concerne leur vie et, si trois citoyens de l UE sur cinq se disent optimistes quant à leur futur en général, ce n est le cas que pour environ deux répondants sur cinq qui éprouvent des difficultés financières. Les personnes financièrement vulnérables quant à elles sont deux fois plus susceptibles que la moyenne européenne de se sentir en marge de la société

197 EUROBAROMETRE Spécial 355 PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE La nécessité d agir pour lutter contre la pauvreté et l exclusion sociale Il existe en Europe une quasi unanimité pour dire que la pauvreté est un problème national qui requiert une action urgente de la part des gouvernements. Les Européens sont beaucoup plus nombreux à penser que la responsabilité de la lutte contre la pauvreté incombe principalement aux gouvernements, plus qu à tout autre acteur. Cette enquête montre que les Européens ont le plus confiance dans les actions des ONG et des institutions caritatives pour lutter contre la pauvreté, devant les actions des citoyens eux-mêmes, les autorités publiques régionales ou locales et les institutions religieuses. Bien qu ils souhaitent une implication urgente de la part des gouvernements, les citoyens de l UE ont moins confiance qu en 2009 (un peu moins d un tiers) dans leurs actions pour lutter contre la pauvreté. En la matière, l Union européenne recueille de moins bons résultats qu en 2009, mais meilleurs néanmoins que les gouvernements nationaux. Pratiquement les trois quarts des personnes interrogées continuent néanmoins de penser que l Union européenne a un rôle important à jouer dans la lutte contre la pauvreté. Les Européens souhaitent toujours ardemment que les gouvernements proposent des opportunités d emploi pour aider les citoyens à sortir de la pauvreté, alors qu en 2010, la croissance économique est un peu moins largement perçue comme une priorité qu en Ils expriment en outre toujours une préférence pour l approche «sociale» plutôt que «libérale» pour résoudre les problèmes sociaux et économiques : près de six citoyens de l UE sur dix pensent qu un niveau plus élevé de qualité des soins de santé, de l enseignement et de prestations sociales devrait être garanti, même si cela signifie que les impôts pourraient augmenter ; ils pensent de même qu un salaire minimum devrait être garanti dans leur pays, même si cela devait diminuer le nombre d emplois disponibles et que l enseignement devrait être entièrement gratuit, même si cela signifie qu il pourrait être de moins bonne qualité. Enfin, comme en 2009, plus de la moitié des Européens estime que leur gouvernement devrait prendre plus de responsabilités pour que tout le monde ait de quoi s en sortir et que c est principalement au gouvernement de leur pays de proposer des emplois aux chômeurs. Les deux études révèlent cependant une vision assez cynique des politiques et des programmes publics nationaux visant à améliorer la condition des gens pauvres, puisque près des deux tiers des répondants affirment que ces programmes et politiques n ont aucun impact sur la situation, tandis qu une proportion similaire pense que les dépenses de leur gouvernement ne sont pas suffisantes pour aider les gens à sortir de la pauvreté

198 EUROBAROMETRE Spécial 355 PAUVRETE ET EXCLUSION SOCIALE Les deux études montrent également que les Européens indiquent faire plusieurs actions pour aider les personnes pauvres ; plus de la moitié déclare donner des vêtements, près d un tiers donne de l argent aux institutions caritatives ou aux associations qui aident les personnes pauvres et donnent de l argent ou de la nourriture aux personnes pauvres. L accès aux services sociaux Un tableau mitigé ressort des évaluations des Européens concernant les divers services (sociaux) et l accès à ces services. La majorité des personnes interrogées évalue positivement la qualité des services de garde d enfants, tandis que plus des deux cinquièmes se disent satisfaits de la qualité des services d assistance sociale et des services de soins à long terme. Les Européens se montrent le plus critiques à l égard des services publics pour l emploi, qui sont plus souvent jugés mauvais que bons. Les deux études révèlent que nombreux sont les citoyens européens qui trouvent que les services sociaux sont chers, ce qui explique peut-être pourquoi ils considèrent que la pauvreté limite l accès à ces services et, dans le contexte d une population vieillissante, pourquoi les services de soins à long terme constituent une source de préoccupation importante, puisque ceux qui considèrent que ces services sont inabordables dépassent de loin ceux qui défendent l opinion inverse. Comme en 2009, près d un tiers des personnes interrogées estime que les gardes d enfants et les services de logement sociaux sont trop onéreux. Les deux enquêtes montrent enfin que les Européens sont persuadés de la nécessité d un accès équitable mais strictement réglementé aux services financiers pour les personnes pauvres

199 ANNEXES

200

201 SPECIFICATIONS TECHNIQUES

202

203 EUROBAROMETRE SPECIAL N 355 Pauvreté et exclusion sociale SPECIFICATIONS TECHNIQUES Entre le 26 août et le 16 septembre 2010, TNS Opinion & Social, un consortium créé entre TNS plc et TNS opinion, a réalisé la vague de l'eurobarometre à la demande de la COMMISSION EUROPEENNE, direction générale de la communication, unité «Recherche et Speechwriting». L'EUROBAROMETRE SPECIAL N 355 fait partie de la vague et couvre la population de 15 ans et plus ayant la nationalité d un des Pays membres de l Union européenne et résidant dans un des Pays membres de l Union européenne. Le principe d'échantillonnage appliqué dans tous les Etats participant à cette étude est une sélection aléatoire (probabiliste) à phases multiples. Dans chaque pays, divers points de chute ont été tirés avec une probabilité proportionnelle à la taille de la population (afin de couvrir la totalité du pays) et à la densité de la population. A cette fin, ces points de chute ont été tirés systématiquement dans chacune des "unités régionales administratives", après avoir été stratifiés par unité individuelle et par type de région. Ils représentent ainsi l'ensemble du territoire des pays participant à l étude, selon les EUROSTAT-NUTS II (ou équivalent) et selon la distribution de la population habitant dans le pays en termes de zones métropolitaines, urbaines et rurales. Dans chacun des points de chute sélectionnés, une adresse de départ a été tirée de manière aléatoire. D'autres adresses (chaque Nième adresse) ont ensuite été sélectionnées par une procédure de "random route" à partir de l'adresse initiale. Dans chaque ménage, le répondant a été tiré aléatoirement (suivant la règle du "plus proche anniversaire"). Toutes les interviews ont été réalisées en face à face chez les répondants et dans la langue nationale appropriée. En ce qui concerne la technique de collecte de données, le système CAPI (Computer Assisted Personal Interview) a été utilisé dans tous les pays où cela était possible.

204 ABREVIATIONS PAYS INSTITUTS N INTERVIEWS DATES TERRAIN POPULATION 15+ BE Belgique TNS Dimarso /08/ /09/ BG Bulgarie TNS BBSS /08/ /09/ CZ Rép. Tchèque TNS Aisa /08/ /09/ DK Danemark TNS Gallup DK /08/ /09/ DE Allemagne TNS Infratest /08/ /09/ EE Estonie Emor /08/ /09/ IE Irlande MRBI /08/ /09/ EL Grèce TNS ICAP /08/ /09/ ES Espagne TNS Demoscopia /08/ /09/ FR France TNS Sofres /08/ /09/ IT Italie TNS Infratest /08/ /09/ CY Rép. de Chypre Synovate /08/ /09/ LV Lettonie TNS Latvia /08/ /09/ LT Lituanie TNS Gallup Lithuania /08/ /09/ LU Luxembourg TNS ILReS /08/ /09/ HU Hongrie TNS Hungary /08/ /09/ MT Malte MISCO /08/ /09/ NL Pays-Bas TNS NIPO /08/ /09/ AT Autriche Österreichisches Gallup-Institut /08/ /09/ PL Pologne TNS OBOP /08/ /09/ PT Portugal TNS EUROTESTE /08/ /09/ RO Roumanie TNS CSOP /08/ /09/ SI Slovénie RM PLUS /08/ /09/ SK Slovaquie TNS AISA SK /08/ /09/ FI Finlande TNS Gallup Oy /08/ /09/ SE Suède TNS GALLUP /08/ /09/ UK Royaume-Uni TNS UK /08/ /09/ TOTAL UE /08/ /09/

205 Dans chaque pays, l'échantillon a été comparé à l'univers. La description de l'univers se base sur les données de population EUROSTAT ou provenant des Instituts nationaux de Statistique. Pour tous les pays couverts par l étude, une procédure de pondération nationale a été réalisée (utilisant des pondérations marginales et croisées), sur base de cette description de l'univers. Dans tous les pays le sexe, l'âge, les régions et la taille de l'agglomération ont été introduits dans la procédure d'itération. Pour la pondération internationale (i.e. les moyennes UE), TNS Opinion & Social recourt aux chiffres officiels de population, publiés par EUROSTAT ou les instituts nationaux de Statistique. Les chiffres complets de la population, introduits dans cette procédure de post-pondération, sont indiqués ci-dessus. Il importe de rappeler aux lecteurs que les résultats d'un sondage sont des estimations dont l'exactitude, toutes choses égales par ailleurs, dépend de la taille de l'échantillon et du pourcentage observé. Pour des échantillons d'environ interviews, le pourcentage réel oscille dans les intervalles de confiance suivants : Pourcentages observés 10% ou 90% 20% ou 80% 30% ou 70% 40% ou 60% 50% Limites de confiance ± 1.9 points ± 2.5 points ± 2.7 points ± 3.0 points ± 3.1 points

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