La France dans la compétition économique mondiale

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1 La France dans la compétition économique mondiale Bruno VALERSTEINAS (DGTPE) Pôle «Analyse des échanges et stratégies d internationalisation»

2 Au cinquième rang des échanges mondiaux de biens, la France a su ouvrir son économie au monde en préservant l équilibre de ses comptes extérieurs. Concomitante de la progression de son commerce extérieur, l internationalisation de l économie française s appuie également sur l investissement. La France est tout à la fois un investisseur majeur à l étranger et une terre d accueil privilégiée de l investissement international, au bénéfice de l économie domestique. L insertion de la France sur la scène internationale est toutefois désormais confrontée à de nouveaux enjeux, auxquels elle doit se préparer. Ainsi, un positionnement géographique trop peu orienté vers les marchés dynamiques, un positionnement sectoriel moins porteur que par le passé et une présence insuffisante des moyennes entreprises dans le tissu économique français, fragilisent sa capacité à profiter de la croissance des zones les plus dynamiques de l économie mondiale. La France bien positionnée dans les échanges mondiaux de biens et services 8 Le commerce extérieur français : des volumes d échanges importants, des soldes équilibrés Le commerce extérieur français de marchandises a fortement progressé au cours des dernières décennies. Constitués à concurrence de 90 % de biens manufacturés, les échanges de la France (somme des exportations et des importations) ont été multipliés par près de 4,4 en valeur depuis 980, pour atteindre près de 700 milliards d euros en Ces montants assurent à la France la place de cinquième exportateur mondial de marchandises en 2004, derrière l Allemagne, les États-Unis, la Chine et le Japon, et, selon les années, de quatrième ou cinquième importateur mondial. Les échanges de services se sont rapidement développés. Les exportations de services ont quadruplé depuis 980, pour s élever à 88 milliards d euros en 2004, soit le quart des exportations de biens. Selon l OMC, la France s est positionnée au quatrième rang des principaux exportateurs de services en 2004, derrière les États- Unis, le Royaume-Uni et l Allemagne et au cinquième rang des pays importateurs. De tels montants reflètent un net accroissement de l ouverture du territoire. La progression des échanges de biens et services, plus rapide que celle du PIB (multiplié par 3,7 depuis 980), s est traduite par un sensible accroissement de l ouverture de l économie : la somme des exportations et des importations de biens et services représente désormais plus de la moitié du PIB. En particulier, le taux de pénétration du marché manufacturier français (rapport des importations à la demande intérieure) a plus que doublé au cours des trois dernières décennies, pour avoisiner les 45 % actuellement. Symétriquement, la part exportée de la production manufacturière est passée de 20 % au début des années soixante-dix à 45 % actuellement. La montée en puissance du commerce extérieur français n a pas nui à l équilibre des comptes externes. Longtemps déficitaires, en particulier pendant les années quatre-vingt, au détriment de la stabilité du franc, les échanges étaient notamment sensibles aux fluctuations des cours du pétrole. À partir des années quatre-vingt-dix,

3 LA FRANCE DANS LA COMPÉTITION ÉCONOMIQUE MONDIALE le commerce extérieur français de biens est redevenu excédentaire (hormis en 2000 et 2004). Conjugué au surplus structurel des échanges de services qui s est élevé à, % du PIB en moyenne au cours des années , il a permis de dégager un excédent courant substantiel (,4 % du PIB en moyenne), seulement remis en cause en Un tel redressement des comptes extérieurs constitue une évolution majeure de l économie française. Subi comme une contrainte par le passé, le commerce extérieur s est mué en capacité de financement, permettant d investir à l étranger : le retour aux déficits commerciaux? En 2004, si les exportations françaises ont renoué avec la croissance (+5,8 %), leur rebond a été plus que compensé par la progression des importations (+8,6 %), stimulée par le dynamisme de la demande intérieure et le renchérissement du cours des matières premières, de l énergie et des métaux notamment. De fait, le solde commercial de la France est ressorti en déficit, à hauteur de 8,3 milliards d euros. L apparition d un déficit est un phénomène inhabituel, qui n a eu lieu qu une fois au cours des douze dernières années (en 2000). Or, d une part, dans le contexte macroéconomique mondial actuel, il pourrait perdurer, au moins en 2005 ; d autre part, il n a pas été compensé en 2004 par l excédent des échanges de services, en recul de 5 % par rapport à 2003, au prix d un déficit du compte courant de 4,4 milliards d euros. Ce déficit doit toutefois être mis en perspective, à double titre : le déséquilibre est resté de faible ampleur (0,5 % du PIB), et a été imputable aux deux tiers à la détérioration des échanges de combustibles et carburants, la portée d un tel solde ne doit pas être surestimée. Si les déséquilibres des comptes extérieurs français dans les années soixante-dix et quatre-vingt menaçaient la stabilité du franc, une telle contrainte a disparu aujourd hui, dans un contexte d union monétaire. À ce titre, l ampleur du solde est plus signifiante que son seul signe. La France doit être regardée comme un pays dont les comptes sont globalement équilibrés, par comparaison avec des pays à fort excédent (Allemagne) ou fort déficit (États-Unis). Les effets positifs du commerce extérieur sur le tissu économique français Au niveau macroéconomique, si le taux d ouverture de l économie française a sensiblement crû au cours des dernières décennies, le poids du commerce extérieur reste encore modeste au regard des composantes du PIB. S ils sont un levier de croissance, les échanges restent de second ordre comparés à la demande domestique. Le commerce extérieur a néanmoins contribué à concurrence de 0 % à l accroissement du PIB au cours de la décennie quatre-vingt-dix. Toutefois, la contribution du commerce extérieur est redevenue négative à partir de 998 (à l exception de 200), reflet pour partie du différentiel de croissance positif de la France vis-à-vis de ses principaux partenaires commerciaux. 9

4 Au niveau microéconomique, l expansion du commerce extérieur français bénéficie au tissu économique. De l ordre de entreprises exportatrices de marchandises sont recensées par les Douanes, dont 80 % de PME-PMI indépendantes (i.e. non-filiales de groupes), qui contribuent à hauteur de 22 % à nos ventes à l étranger. Au total, 6,2 millions d emplois dépendent directement ou indirectement des exportations de biens et services, dont 5,2 millions des seules exportations de marchandises. La balance en emplois de nos échanges extérieurs, qui compare le contenu en emplois de nos exportations et de nos importations, est restée positive au cours des deux dernières décennies, malgré l évolution de la structure de notre industrie vers des secteurs moins intensifs en travail. Au niveau des équilibres économiques, l ouverture aux échanges de l économie française exerce une pression à la baisse sur les prix, favorable au pouvoir d achat des consommateurs. De fait, concomitamment à la hausse du taux d ouverture des secteurs industriels (importations de produits industriels rapportées au PIB industriel) de près de 60 points au cours des vingt dernières années (5 % en 2002), l inflation des prix à la consommation est restée contenue à 2,3 % en moyenne. L effet stabilisateur des prix à l importation (-0, % en moyenne) a été notable. A contrario, dans les services marchands, plus à l abri de la concurrence étrangère (taux d ouverture moyen de 5 %), l inflation a été plus élevée (3,9 %). Enfin, le commerce extérieur a été favorable à la productivité française. Selon certaines évaluations, il expliquerait un quart de la hausse de la productivité du travail entre la fin des années soixante-dix et le milieu des années quatre-vingt-dix. Selon d autres évaluations, une augmentation d un point du taux de pénétration des importations en provenance de pays industrialisés induit une hausse de 0,7 % de la productivité du travail en France, et de,3 % si les achats proviennent de pays en développement. L investissement direct étranger, puissant relais de l internationalisation de l économie française La France, pays carrefour de l investissement international La France est un investisseur majeur à l étranger. Alors que le stock mondial d investissements directs étrangers (IDE) exprimé en dollars a été multiplié par 2 entre 980 et 2003, le stock d IDE détenu par la France a été multiplié par 26 (en USD), pour atteindre plus de 570 milliards d euros fin 2003 selon la Banque de France. À cette date, la France détenait 7,8 % du stock mondial d IDE, se positionnant au troisième rang des investisseurs mondiaux, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. La France est également une terre d accueil privilégiée de l investissement international. Entre 980 et 2003, le stock d investissements étrangers en France exprimé en dollars a été multiplié par dix-sept pour s élever à 405 milliards d euros selon la Banque de France. Fin 2003, la France concentrait sur son territoire 5,3 % des investissements mondiaux, au cinquième rang des principales destinations de l IDE, Cortès et Jean (997), «Les échanges internationaux modifient la demande de travail», Économie et Statistique, N

5 LA FRANCE DANS LA COMPÉTITION ÉCONOMIQUE MONDIALE derrière les États-Unis, le Royaume-Uni l Allemagne et la Chine. En particulier, les investisseurs européens et américains sont très actifs sur le territoire français, où ils détiennent 95 % du stock total d IDE. Rapportés à la taille du territoire, ces montants sont élevés. Le stock d IDE accueillis par la France représente près du quart du PIB français et les flux d IDE entrants y ont représenté 3 % de la FBCF en moyenne au cours des dix dernières années (contre 4 % au cours de la décennie précédente). Effet d entraînement sur le tissu économique : l impact de notre insertion dans les flux d investissements mondiaux L internationalisation des entreprises françaises leur permet de conforter leur part de marché mondial, et, partant, d asseoir leur développement. En 200, les filiales françaises sous contrôle direct à l étranger ont réalisé un chiffre d affaires de près de 380 milliards d euros, un montant proche du total des exportations françaises de biens et services. Reflet à la fois de la hausse du chiffre d affaires moyen des filiales et de l augmentation du nombre d implantations, le chiffre d affaires des filiales françaises à l étranger a progressé de 5 % par an en moyenne entre 995 et 200, pour représenter près de 7 % de la production marchande réalisée sur le territoire national. Les IDE assurent une source substantielle de recettes, recensées dans la balance des paiements de la France. Encore négatifs en 995, les revenus nets générés par les investissements directs sont désormais excédentaires et ont progressé au cours de la seconde moitié des années quatre-vingt-dix. Leur cumul entre 999 et 2004 atteint près de 70 milliards d euros. Il représente plus de trois fois l excédent dégagé par les échanges de biens et 70 % du surplus affiché par les échanges de services, soit un montant équivalent aux revenus nets tirés du tourisme. Une telle source de revenus a, toutes choses égales par ailleurs, vocation à augmenter, à mesure de la croissance des IDE et du différentiel entre le stock de nos investissements à l étranger et le stock des investissements étrangers en France. La France, en effet, est structurellement exportatrice nette de capitaux, caractéristique liée à son niveau de développement (dotation en capital) et à la déformation tendancielle de sa structure démographique vers les catégories âgées, épargnantes en termes nets. Au plan international, les revenus nets dégagés par la France au titre des IDE l ont classée, par le montant cumulé en , au quatrième rang mondial (troisième en 2003), derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse. Ce classement a progressé au cours des années récentes. Au cours de la période , l excédent des revenus d investissements enregistré par la France la situait en moyenne au septième rang mondial. Un tel classement reflète l effet conjugué de deux facteurs : pour partie, l écart élevé, relativement aux autres économies mondiales, entre le stock d investissements français à l étranger et le stock des investissements étrangers en France 2 ; Ce chiffre ne prend en compte que les filiales contrôlée à plus de 50 %. 2 Le «coefficient de Balassa» (qui rapporte le solde net des investissements sortants et entrants à la somme des investissements croisés) permet de comparer internationalement cet écart. Économies à coefficient positif et élevé : France, Royaume-Uni, Japon et Suisse ; économies à coefficient négatif et élevé (en valeur absolue) : Irlande ; pays à coefficient intermédiaire : Pays-Bas et, depuis 200, Allemagne. Il est entendu toutefois que ces coefficients peuvent être influencés par de grosses opérations (type Vodafone en Allemagne).

6 fait notable toutefois, l importance des revenus drainés par la France tient moins à l abondance des recettes (en proportion du stock de nos investissements à l étranger), qu à la faiblesse relative des «sorties de capitaux» (en proportion du stock des investissements étrangers sur notre territoire). Les investissements directs français contribuent au développement des exportations. Outre les implantations de sites productifs, qui stimulent les échanges de biens intermédiaires et de biens d équipement, les investissements dans les services, qui constituent les trois quarts du stock d IDE français à l étranger, visent la pénétration du marché local (7 % des implantations françaises sont des filiales de commercialisation). Ainsi, selon les estimations du CEPII, l investissement à l étranger est associé à un volume supérieur d échanges commerciaux. Les exportations françaises vers les États-Unis seraient gonflées de plus de 40 % par les flux bilatéraux d IDE, de 35 % vers le Royaume-Uni. Non seulement l IDE accroît le volume des échanges, mais son impact sur le solde extérieur français est positif. Selon des estimations, un euro d investissement français à l étranger dans une branche industrielle est associé à près de 60 centimes d exportations supplémentaires, générant un excédent de 35 centimes. Les investissements étrangers en France contribuent significativement à l activité domestique. Les entreprises étrangères, qui participent pour plus de 5 % à la valeur ajoutée française, génèrent actuellement près de 30 % des exportations françaises de biens et services et emploient de l ordre de 5 % de l effectif salarié en France. Ces ratios sont encore plus élevés dans l industrie, où en 2000 les filiales des groupes étrangers contribuaient pour 35 % au chiffre d affaires du secteur manufacturier, employaient près d un tiers des salariés, et réalisaient 38 % de ses exportations. La présence étrangère est forte, notamment dans les secteurs des hautes technologies, en particulier dans l industrie pharmaceutique, les appareils de réception et d enregistrement du son et de l image et le matériel informatique et de bureau. Il convient aussi d observer que le taux d investissement des groupes étrangers est plus élevé que celui des groupes français, a fortiori que celui des entreprises indépendantes, au bénéfice de la croissance de la France. Le développement des IDE constitue une nouvelle donne de la mondialisation. Cette dernière ne consiste plus seulement dans le développement des échanges commerciaux entre pays partenaires, elle est désormais structurée, de façon croissante, par l extension du périmètre d activité des firmes au-delà des frontières des nations. Corollaire du poids des IDE - supérieurs d un tiers aux exportations françaises de biens et services, alors qu ils n en représentaient que 5 % en cette «nouvelle donne» a un puissant impact à la fois sur le volume et la nature des échanges. C est ainsi que le commerce intrafirme représente désormais quelque 40 % des échanges français et que les prêts entre affiliés ont généré plus de 50 % de l IDE français en moyenne en Il en découle deux conséquences. D une part, les statistiques d échanges décrivent autant les liens économiques entre pays que les modes de circulation des marchandises et des capitaux au sein des firmes mondialisées. D autre part, sans 2 «How Foreign Direct Investment Affects International Trade and Competitivness : an Empirical Assesment», L. Fontagné & M. Pajot, CEPII, Working Paper, 997.

7 LA FRANCE DANS LA COMPÉTITION ÉCONOMIQUE MONDIALE préjudice de la complémentarité, au niveau macroéconomique, entre investissement et exportation, la conquête des marchés procède désormais, au niveau de la firme, d un arbitrage entre exportation et investissement et, en l état, l implantation constitue le vecteur le plus dynamique d accès au marché. Les enjeux de l internationalisation de l économie française à moyen terme Un positionnement géographique peu favorable, insuffisamment orienté vers les marchés dynamiques Comparée à la répartition géographique de la demande mondiale, la structure du positionnement de la France à l exportation est déséquilibrée. Les trois zones - Europe occidentale, Proche et Moyen Orient et Afrique - absorbent les trois quarts des exportations françaises, alors qu elles représentent moins de 45 % du commerce mondial. A contrario, les zones Asie, Amérique du Nord et Amérique du Sud ne contribuent qu à hauteur de 20 % aux exportations françaises, alors qu elles pèsent plus de la moitié du commerce mondial. Un tel tropisme régional n est pas en soi une anomalie. Les flux commerciaux ne sont pas seulement déterminés par des facteurs de demande (PIB, population, etc.), mais également par des facteurs de distance (géographique, historique et culturelle). La régionalisation des échanges n est pas un phénomène spécifique à la France, mais est observée dans les principales zones du commerce mondial. Mais l inadéquation de la structure géographique des exportations françaises à la demande mondiale constitue un désavantage pour la France. Les zones sur lesquelles la présence française est forte ont compté parmi les moins dynamiques au cours des deux dernières décennies, alors que les régions sur lesquelles notre présence est faible ont affiché les taux de croissance les plus rapides. Ce positionnement différencié se traduit par un effet d entraînement géographique défavorable. De fait, si la structure géographique des exportations françaises s est sensiblement modifiée au cours des deux dernières décennies en direction des zones qui ont progressé dans le commerce mondial, davantage que leur évolution, le bas niveau persistant de nos parts de marché dans des pays dynamiques et à fort potentiel limite la vitalité de nos exportations. Le chiffrage du «manque à gagner» pour la France est substantiel. Ainsi, si elles avaient augmenté au même rythme que l ensemble du commerce mondial, nos exportations seraient aujourd hui supérieures de 8 % à ce qu elles sont (+50 milliards d euros). En particulier, si la France avait bénéficié en 995 d une structure géographique de ses exportations similaire à celle de l Allemagne, le niveau de ses ventes serait supérieur de 6 % à ce qu il est. La hausse atteindrait 8 % en prenant 990 comme année de référence 2. Renforcement de notre présence relative en Amérique du Nord (dont la part dans les exportations françaises a progressé de plus de 4 points depuis 980) et en Asie du Sud-Est (+3 pts), désengagement relatif de l Afrique sub-saharienne (-5 pts) et du pourtour méditerranéen (-4 pts). A titre de comparaison toutefois, d une part, le poids de l Europe de l Est, et dans une moindre mesure de l Asie, a davantage crû dans le commerce extérieur allemand, et, d autre part, l Allemagne s est significativement désengagée de l Europe occidentale (-9 pts) alors que la France y a accru sa présence relative. 2 De même, si nos ventes avaient été réparties comme celles de l Italie, elles seraient aujourd hui supérieures de 5 %. 3

8 Dans l ensemble, la structure des investissements français confirme ce constat. Bien que la croissance des IDE français dans les pays en développement (PED) ait été soutenue au cours des années récentes, enregistrant une multiplication par 5,5 entre 994 et 2002 contre un quadruplement des IDE totaux de la France, la part des PED dans le total des IDE français reste modeste (0 %), comparée à leur poids dans l investissement international (quelque 35 %). En particulier, la présence française est faible en Asie émergente (2 % de ses IDE, alors que la zone draine près de 20 % de l investissement mondial) et dans une moindre mesure en Amérique latine (3 % contre plus de 0 %). Elle est à la mesure de la taille des marchés en Europe de l Est (3 %). À titre de comparaison, l Allemagne, investisseur à peine supérieur à la France par le volume, est davantage positionnée sur les PED, qui représentent 3 % de son stock total d IDE. Par les montants investis, la présence allemande est deux fois plus élevée que celle de la France en Europe de l Est, et trois fois plus en Chine et en Inde. Elle est en revanche plus faible en Amérique latine, depuis les crises de En tendance également, les évolutions sont différenciées. L écart s est amplifié en Asie émergente au cours des années récentes, en particulier à destination de la Chine où les IDE allemands ont été multipliés par quinze entre 994 et 200, contre huit pour les IDE français. A contrario, l évolution est plus favorable à la France en Amérique latine et surtout en Europe de l Est où les IDE français ont été multipliés par vingt-sept de 994 à 200, contre sept pour les IDE allemands. Une évolution attestant un processus de rattrapage des opérateurs français, partis plus tard à la conquête des marchés d Europe de l Est. Un positionnement sectoriel encore porteur, qui gagnerait à être renforcé sur les segments des hautes technologies et de l innovation Près de 55 % des exportations françaises sont composées de biens qui ont enregistré, au cours des deux dernières décennies, une forte croissance dans les échanges mondiaux (contre 35 % en 980), alors que les biens en régression dans les échanges mondiaux comptent pour 9 % des ventes françaises (36 % en 980). Le diagnostic est similaire pour l Allemagne, les biens en progression représentant près de 60 % des ventes et les biens en régression moins de 5 %. La spécialisation sectorielle de la France est conforme à ses avantages comparatifs, localisés dans les produits de haute et moyenne technologie (aéronautique, automobile), les produits agroalimentaires (céréales, vins et spiritueux), et les produits de haut de gamme (cosmétiques, articles de mode). In fine, le positionnement sectoriel de la France à l exportation est globalement porteur. Près de 40 % des ventes sont issues des secteurs dans lesquels la France détient des avantages comparatifs et qui sont en progression dans le commerce mondial. Cette catégorie rassemble les secteurs de l automobile, de l aéronautique, des télécommunications et des produits pharmaceutiques. 4 Un bien est dit «en progression» dans le commerce mondial sur la période , si la variation de son poids relatif a été supérieure à 0,02 point et si la croissance de son poids relatif a dépassé 20 % ; et inversement pour les biens «en régression». Une telle classification est pour partie arbitraire, car dépendant des seuils retenus : ce qui compte ici, c est la hiérarchie des secteurs et la comparaison de la dynamique nationale par rapport à la dynamique mondiale.

9 LA FRANCE DANS LA COMPÉTITION ÉCONOMIQUE MONDIALE Toutefois, si le positionnement sectoriel de la France à l exportation reste favorable, il l est moins que par le passé. Les biens «en progression» dans les échanges mondiaux représentent actuellement 55 % des ventes françaises, un taux supérieur de cinq points à la moyenne mondiale, alors qu il lui était supérieur de dix points en 980. L avantage de la France, hors secteurs aéronautique et pharmaceutique, s est globalement érodé dans la catégorie des produits les plus dynamiques (informatique, composants électroniques, fournitures électriques, habillement). Cette évolution résulte surtout d un positionnement géographique défavorable (plus de 40 % de la croissance des biens en progression est due à l Amérique du Nord et aux pays émergents d Asie) et d une compétitivité faible sur certains secteurs dynamiques (habillement, plastique, chimie). Ces lacunes sont structurelles, et il serait peu réaliste de prétendre corriger à court terme l inadéquation entre l offre française et la demande émergente, ni concurrencer les pays émergents sur les segments industriels à faible valeur ajoutée. L enjeu à moyen terme pour la France réside en amont, dans l évolution de son offre productive vers les produits innovants, en particulier au sein de l industrie (outre l occupation de «niches sectorielles» ou de créneaux de luxe). D une part, parce que ces biens, sur lesquels la concurrence est plus faible, sont moins sensibles aux prix et plus rémunérateurs. D autre part, parce que les pays ayant une position en amont du cycle de vie des produits enregistrent des gains de productivité plus élevés, qui sont les vecteurs d une croissance plus forte. Mais le positionnement de la France sur les produits de haute technologie et à fort contenu en innovation reste mitigé. Au cours des quinze dernières années, les exportations françaises de biens de haute technologie ont crû à un rythme nettement plus rapide que les autres catégories et, en 200, elles représentaient le quart des ventes de produits manufacturés, contre 5 % en 988. Toutefois, si ce rapport situe la France devant l Allemagne (20 %), elle reste devancée par le Royaume-Uni (40 %), les États- Unis (38 %) et le Japon (3 %). Par ailleurs, les biens de moyenne et basse technologie comptent pour un tiers des exportations françaises, contre seulement un quart des exportations allemandes, du Royaume-Uni ou des États-Unis, et moins de 20 % de celles du Japon. De fait, le marché mondial des biens de haute technologie est largement dominé par les États-Unis, qui détenaient, en 200, plus de 7 % du marché mondial, devant l Allemagne (9 %), le Royaume-Uni et le Japon, les positions de la France étant plus faibles (6,2 %). Toutefois, si la part de marché de la France dans les biens de haute technologie a reculé au cours de la décennie 990, l ampleur en a été moindre qu en Allemagne, et surtout qu au Japon et aux États-Unis. Des PME françaises insuffisamment armées face aux marchés émergents De l ordre de entreprises implantées en France sont exportatrices, soit environ 5 % de l ensemble. À titre de comparaison, l Allemagne compte un nombre total d entreprises sur son territoire une fois et demie supérieur à celui de la France Selon la terminologie OCDE : produits pharmaceutiques, machines de bureau et matériel informatique, appareils de radio/ télévision/télécommunications, appareils médicaux, de précision et d optique ainsi que l aéronautique et le spatial. 5

10 (3,4 millions) - ratio comparable au rapport des PIB des deux économies - mais près de firmes exportatrices en 999, soit 2,6 fois plus qu en France. Les entreprises allemandes, notamment les PME, sont plus extraverties que leurs homologues françaises. Un phénomène qui s explique avant tout par les différences de structure des tissus microéconomiques des deux pays. En termes relatifs, la France compte davantage de «petites» entreprises et l Allemagne davantage d entreprises «intermédiaires». En France, 93 % des PME sont des microentreprises de moins de 0 salariés, contre 64 % en Allemagne, alors que les PME de 0 à 249 salariés représentent 34 % des entreprises en Allemagne, contre 7 % seulement en France. La frange des entreprises de taille intermédiaire constitue pour l Allemagne un actif stratégique pour conquérir les marchés émergents lointains, d une part parce que la capacité de projection à l international d une entreprise est d autant plus faible que sa taille est petite, d autre part parce que les pays émergents, s ils présentent des taux de croissance en moyenne plus élevés que les pays développés, sont également plus «risqués». La France compte une part de PME exportatrices (4 % en nombre) très inférieure à l Allemagne (8 %). 6

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