Autosurveillance. Mesure en continu de la turbidité sur un réseau séparatif d eaux usées : mise en œuvre et premiers résultats

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Autosurveillance. Mesure en continu de la turbidité sur un réseau séparatif d eaux usées : mise en œuvre et premiers résultats"

Transcription

1 Mesure en continu de la turbidité sur un réseau séparatif d eaux usées : mise en œuvre et premiers résultats Continuous monitoring of turbidity of wastewater in a separate sanitary sewer: practical set-up and first results M. Aumond 1,2, C. Joannis 1,2 1 Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, Division Eau & Environnement, route de Bouaye, BP 4129, Bouguenais cedex, France 2 Groupement pour l évaluation des mesures en continu en eaux et assainissement, 149, rue Gabriel Péri, Vandoeuvre Les Nancy, France The feasibility and interest of a continuous monitoring of turbidity as an indicator of the pollution conveyed by wastewater has been checked on a pumping station, servicing a separate sanitary sewer with a total length of 17 km. On the basis of preliminary recordings, performed with a high sampling frequency and two redundant sensors, a real time filtering procedure has been designed, which discards most of irrelevant data. Wastewater turbidity has then been recorded with a hourly time-step over a period of several months, which provided interesting data on dry-weather pollution patterns, and the effect of rain events on pollution discharge. Turbidity also proved to be useful to assess infiltration flow-rates into sewers, even when they change rapidly, as a consequence or rain events. I INTRODUCTION La pollution des rejets urbains de temps de pluie est un enjeu majeur pour la restauration de la qualité des rivières et fait l objet de nombreuses études basées sur des campagnes de prélèvement et d analyses sur des réseaux unitaires. Malgré les principes qui président à leur conception, les réseaux séparatifs eaux usées ont eux aussi un comportement spécifique par temps de pluie : ils collectent des débits parasites qui génèrent des débits tels qu ils peuvent provoquer des surverses, en particulier au niveau des postes de relèvement (Joannis & al., 2005). En outre, dans la plupart des agglomérations, l évolution historique des réseaux (centre ancien unitaire, recevant des secteurs périphériques en séparatif) génère toutes les configurations intermédiaires entre un réseau 100 % unitaire et un réseau (imparfaitement) séparatif. Nous nous sommes donc intéressés au suivi de la qualité d un réseau séparatif eaux usées par temps de pluie. Comme les débits observés par temps de pluie sont sans commune mesure avec ceux d un véritable réseau unitaire, les débits et les flux de temps sec jouent un rôle important, et un suivi continu semblait le plus à même d appréhender tous les contextes de fonctionnement du réseau. La plupart des paramètres de pollution normalisés, tels que les Matières En Suspension ou la Demande Chimique en Oxygène préconisés dans le cadre de l autosurveillance des réseaux, ne peuvent être mesurés que par des analyses de laboratoire effectuées sur des prélèvements. Cette méthode s avère très coûteuse si un taux d échantillonnage élevé est requis. Certains analyseurs de terrain permettent de réaliser un suivi quasi continu, mais les coûts d investissement et d exploitation restent élevés. En revanche des paramètres moins conventionnels, et en particulier la turbidité, méritent d être pris en considération. Certes la conversion en paramètres classiques de pollution n est pas très précise, voire aléatoire, mais la turbidité constitue en elle-même un indicateur de pollution, et elle se prête bien à une mesure en continu pour un coût réduit (Ruban & al., 2001 ; Veldkamp & al., 2002 ; Henckens & al., 2002). Cet article comporte deux parties : la mise en œuvre de la mesure en continu de la turbidité, et l interprétation des résultats obtenus. Dans la première partie, le chapitre «matériels et méthodes» donne une description générale du site de mesure, du matériel employé et des différentes stratégies d acquisition mises en œuvre. Le chapitre suivant détaille les perturbations observées sur le signal brut de turbidité, et précise la méthodologie appliquée pour concevoir et valider une procédure simple de filtrage. Cette procédure permet d éliminer la plu- 121

2 part des artefacts tout en préservant la dynamique du signal de turbidité «vraie». La deuxième partie de cet article présente deux exemples d interprétation de données turbidimétriques enregistrées en continu sur une longue période. Le premier s appuie sur une analyse des flux de pollution en temps sec pour mettre en évidence par différence l impact des événements pluvieux. La deuxième application met à profit la mesure en continu d une concentration pour évaluer des débits d eau parasites d infiltration. Ces deux types d analyse sont appliqués ici à un réseau séparatif d eaux usées, mais ils peuvent être transposés au cas de réseaux unitaires. II MATÉRIELS ET MÉTHODES Les données proviennent d un réseau séparatif d eaux usées d une longueur totale de 17 km, et desservant environ habitants en zone périurbaine de l agglomération nantaise. Le site de mesure est une station de pompage, d une capacité de 180 m 3 /h. Neuf autres postes de pompage sont présents à l amont. Le poste aval est équipé d un dégrillage automatique à l entrée, et d un débitmètre électromagnétique sur la sortie. Des turbidimètres ont été fixés sur une tige verticale, dans la bâche de relèvement, en face de l arrivée des effluents dégrillés. Il s agit de turbidimètres Turbitech fabriqués par la société Partech. Ces capteurs mesurent la turbidité sur une gamme de 0 à FAU (Formazin Attenuation Unit), avec une précision de 10 FAU, par atténuation d un faisceau infrarouge à 950 nm. Les mesures sont enregistrées sur une centrale d acquisition AOIP SA 32, qui dispose de capacités de traitement en temps réel avant stockage. L échantillonnage brut s effectue à un pas de temps voisin de 0,3 s, et les résultats prétraités peuvent être enregistrés avec des pas de temps de 0,3 s à 24 h. La capacité de stockage local est de valeurs, et les données sont régulièrement transférées vers un ordinateur portable. La turbidité est utilisée en tant que telle, sans chercher à la convertir en MES ou DCO. Elle est exprimée en FAU, et après multiplication par un débit, fournit une valeur de flux exprimée dans une unité peu conventionnelle (FAU x m 3 /h). Deux stratégies d acquisition ont été utilisées au cours de cette étude. La première a été appliquée à l analyse détaillée des signaux bruts, pour concevoir un filtrage en temps réel efficace. Elle comporte deux turbidimètres identiques placés côte à côte dans la bâche de pompage (redondance matérielle), avec un enregistrement au pas de 0,3 s. Les données ainsi recueillies couvrent une durée totale de 11 jours et fournissent les résultats présentés dans la première partie de cet article. Cette première stratégie fournit des masses considérables de données (près de 10 6 valeurs par jour!) et ne peut pas être utilisée en routine. Aussi une autre stratégie a été utilisée pour mesurer en continu la turbidité pendant un an et demi. Ce suivi était l objectif initial de l étude, et a été entrepris avant l étude détaillée du signal brut. Il n a donc pas pu bénéficier de la procédure de filtrage en temps réel mise au point. Mais une procédure empirique a été mise en œuvre, qui s est avérée a posteriori être assez efficace et a fourni des données présentées dans la deuxième partie de cette communication. Cette stratégie d acquisition n utilise qu un turbidimètre (pas de redondance) et enregistre au pas de temps d une heure la moyenne des 12 minimums observés sur des intervalles de 5 minutes. Les turbidimètres utilisés nécessitent peu de maintenance, grâce à un système d autonettoyage qui s est avéré efficace. Un nettoyage mensuel a été suffisant sur ce site. III MISE AU POINT D UNE PROCÉDURE DE FILTRAGE DU SIGNAL FOURNI PAR UN TURBIDIMÈTRE III.1 Nécessité d un filtrage des données brutes Outre les stratégies présentées dans la section précédente, des enregistrements préliminaires ont été réalisés sur le site expérimental, et ont montré que l acquisition directe de valeurs moyennes sur des pas de temps de quelques minutes produisait des enregistrements très «accidentés», présentant de nombreux pics vers le haut. Ces pics aléatoires pourraient être dus à des artefacts, tels que la présence temporaire dans le faisceau de mesure d obstacles de taille incompatible avec une mesure de turbidité. Cependant, des variations réelles et rapides de concentration ne sont pas à exclure, et justifient en partie l utilisation d une mesure en continu. Pour faire la distinction entre ces deux possibilités, la première stratégie d acquisition décrite dans la section «Matériels et méthodes» a été mise en œuvre. Elle a fourni des enregistrements très détaillés, où apparaissent des pics très probablement dus à des artefacts : d une durée de quelques secondes, pouvant parfois atteindre plusieurs minutes, ils présentent des fronts montants et descendants très raides, et apparaissent indépendamment sur l un ou l autre des deux turbidimètres redondants. La figure 1 illustre ce phénomène. Ces pics sont moins fréquents lorsque la turbidité est faible (la nuit), et sont très sensibles à des détails d implantation Figure 1 : Pics dus à des artefacts sur un des turbidimètres. 122

3 MESURE EN CONTINU DE LA TURBIDITÉ SUR UN RÉSEAU SÉPARATIF EAUX USÉES des capteurs : par exemple une rotation de 30 de l orientation de la cellule de mesure augmente sensiblement leur fréquence. Ils peuvent être dus à des grosses particules qui occultent plus ou moins complètement le faisceau de mesure (d un diamètre voisin de 5 mm). De telles occultations ne relèvent pas de la turbidité proprement dite mais plutôt du comptage de particules. Il faut souligner que les occultations restent partielles (les valeurs atteignent au maximum FAU de turbidité apparente alors que la gamme de mesure est de FAU) et que la durée des artefacts est bien supérieure au temps nécessaire à une grosse particule pour traverser le faisceau de mesure (estimé à environ 0,1 s). Ces artefacts doivent donc correspondre à une forme de colmatage temporaire et partiel. Pour évaluer l impact de ces artefacts sur le résultat de la mesure, il faut une chronique de référence, la plus proche possible du véritable signal de turbidité indemne d artefacts. Une telle référence a été construite, au pas de temps de une minute, en prenant la moyenne de toutes les paires de valeurs concordantes fournies par les deux turbidimètres redondants. Une paire de valeurs concordantes correspond à deux valeurs mesurées au même instant, et présentant une différence inférieure à un seuil arbitraire. Des seuils de 10 et 50 FAU ont été testés, et la valeur de 50 FAU a été retenue. Lorsque, pour une minute donnée, le nombre de paires concordantes est trop faible (moins de 10 % de l effectif total), la valeur enregistrée au pas de temps précédent est recopiée. La figure 2a montre la chronique de référence au pas de temps de la minute sur une journée. On remarque la présence de pics réels, puisqu ils sont observés en même temps sur les deux turbidimètres. Ces pics présentent en général une forme bien différente de celle des artefacts, avec une dynamique moins rapide, en particulier à la descente, et des durées plus longues (quelques minutes). Mais certains d entre eux peuvent présenter un front montant très raide, comme le montre la figure 4 présentée plus loin. Cette caractéristique devra être prise en compte dans la procédure de filtrage. Par ailleurs les pics sont moins fréquents la nuit, lorsque la turbidité est plus faible : la figure 2b montre une corrélation statistiquement significative entre la dispersion des valeurs instantanées pendant une minute donnée et la moyenne de ces valeurs. Les fonctions de répartition des écarts entre les valeurs brutes instantanées et les valeurs de référence à une minute, et de la durée des artefacts (laps de temps où l écart entre valeurs brute et de référence reste supérieur au seuil de +50 FAU) sont données par la figure 3. L écart moyen est de 26 FAU, et le fractile 90 % est de 50 FAU. Les valeurs négatives sont rares et ne dépassent pas 20 FAU : elles relèvent des variations aléatoires. Il faut noter que toutes ces valeurs sont conservées si on effectue des moyennes des données brutes et des données de référence à des pas de temps plus longs (une heure par exemple), et qu elles représentent une erreur non négligeable : 12 % en moyenne, et plus de 25 % pour 10 % des valeurs horaires. 95 % des artefacts ont une durée inférieure à la seconde et moins de 1 % dépassent 30 secondes. Figure 2 : (a) moyennes et (b) écarts-types des valeurs concordantes issues de deux turbidimètres redondants pour une minute donnée. (a) distribution des amplitudes des artefacts (b) distribution des durées des artefacts 50% 100% 40% 80% > 30 s : 0.91 % fréquence 30% 20% 10% fréquence 60% 40% 20% 0% 0% turbidité FAU durée (sec) Figure 3 : a) distribution des différences entre les valeurs enregistrées au pas de temps de 0,3 s et les valeurs de référence sur une minute. b) distribution des durées de artefacts. 123

4 III.2 Conception d un filtre en temps réel Le double enregistrement avec un pas de temps de 0,3 s n est pas applicable dans un cadre opérationnel : les quantités considérables de données posent des problèmes de transmission et d analyse. Il est préférable de disposer d une procédure de filtrage en temps réel, permettant d éliminer les artefacts et d enregistrer des valeurs moyennes à un pas de temps de l ordre de la minute. De nombreux algorithmes existent pour détecter (et remplacer) les valeurs aberrantes dans une série chronologique quelconque (Otnes & Enochson, 1978 ; Goring & Nikora, 2002) mais ils ne se prêtent guère à une implémentation dans les centrales d acquisition de terrain. Nous avons donc préféré développer un filtre adapté aux caractéristiques particulières du signal de turbidité et au matériel d acquisition utilisé. Plusieurs filtres ont été testés en temps différé, en les appliquant aux enregistrements disponibles au pas de temps de 0,3 s. Ces filtres fournissent des moyennes sur une minute à partir de valeurs instantanées à pas de temps court, et fonctionnent sur le principe suivant : lecture d une valeur instantanée x(t i ) comparaison de cette valeur à la valeur retenue pour le pas de temps précédent x*(t i-1 ) rejet de la valeur x(t i ) si x(t i ) x*(t i-1 ) dépasse un seuil positif s i et maintien de la valeur de référence précédente x*(t i ) = x*(t i-1 ) sinon x*(ti ) = x(t i ) et intégration de x*(t i ) dans le calcul de moyenne au pas de temps de une minute. A la fin de chaque minute la valeur moyenne est enregistrée. Si, pour une minute donnée, toutes les valeurs instantanées ont été rejetées, la valeur de la minute précédente est recopiée et sert de nouvelle valeur de référence pour initialiser le test des valeurs instantanées de la minute suivante. Il arrive parfois que ce filtre soit activé à tort par une croissance rapide de la turbidité réelle. La valeur de référence reste alors bloquée à la valeur observée avant cet épisode, et le filtre reste activé jusqu à ce que la turbidité mesurée ait rejoint sa valeur d origine, ce qui peut prendre de nombreuses minutes. Pendant ce laps de temps, aucune valeur n est enregistrée. Pour pallier ce problème, et accélérer la reprise de l enregistrement, on assouplit le test en augmentant le seuil de rejet : à chaque minute, un coefficient multiplicateur de 1,1 est appliqué à la valeur du seuil utilisée pour la minute précédente. Cette valeur de 1,1 a été ajustée empiriquement sur les jeux de données disponibles La figure 4 montre l effet de ce filtre sur les artéfacts et sur un pic réel. Plusieurs versions de ce filtre ont été testées, qui diffèrent par le critère utilisé pour rejeter les valeurs instantanées. Le seuil utilisé peut être fixe (les valeurs testées sont 50, 100, 150 et 200 FAU) ou variable. Dans ce cas, on exploite la relation présentée sur la figure 2b entre la moyenne et l écart type des valeurs instantanées observées pendant une minute : l écart-type vaut à peu près 0,06 fois la moyenne, et le seuil choisi correspond à deux écarts-types soit s i = 0,12 x*(t i-1 ). III.3 Efficacité des filtres L efficacité des filtres peut être évaluée en comparant à l aide de divers critères les valeurs filtrées à la chronique de référence construite à partir des capteurs redondants. Le tableau 1 donne les valeurs de ces critères obtenues en appliquant les différents filtres à deux séries de mesures différentes. La série 2 est plus longue (136 heures) mais la série 1 est plus sélective, car elle comporte plusieurs pics de turbidité réelle à front montant abrupt (voir fig. 4). Les seuils fixes ou variables ont les mêmes performances globales, à condition que le seuil fixe soit choisi avec soin. Dans cet exemple, le seuil de 200 FAU semble trop élevé pour la série 2. Le seuil variable a une base plus objective, et peut être préféré pour cette raison. Quoiqu il en soit, certains pics réels de turbidité sont écrêtés, comme on peut le voir à 11h00 sur la figure 4. Il est donc judicieux d enregistrer une trace de l activité du filtre, par exemple le nombre de valeurs rejetées pour chaque minute. Si cette valeur est élevée, la valeur filtrée est douteuse, et la valeur brute est peut-être meilleure. IV ANALYSE DES FLUX POLLUANTS La représentation de flux journaliers sur l ensemble de la période (fig. 5) montre des variations importantes, qui ne peuvent pas être mises en relation directe avec les événements pluvieux ou avec une influence saisonnière. Des problèmes métrologiques n étant pas à exclure, l analyse a été poursuivie sur la période s étendant de 15 mars au 30 juin 2003, pendant laquelle les flux apparaissent comme relativement stables. IV.1 Profils journaliers types Les flux polluants sur un réseau séparatif d eaux usées sont dus pour l essentiel aux activités humaines. Il est natu- Tableau 1. Indicateurs d efficacité de plusieurs filtres calculés pour deux séries de données issues de capteurs redondants à pas de temps court. Série 1 : 28-30/9/2004 Série 2 : 12-18/10/2004 Seuil Seuil fixe Seuil Seuil fixe variable 100 FAU 200 FAU variable 200 FAU 100 FAU Nash % Données filtrées référence : Moyenne FAU Données filtrées référence : Ecart-type FAU

5 MESURE EN CONTINU DE LA TURBIDITÉ SUR UN RÉSEAU SÉPARATIF EAUX USÉES efficacité d'un filtrage des données brutes 2000 turbidité (FAU) :00 11:00 12:00 13:00 14:00 15:00 16:00 17:00 heure référence 1 mn mesures filtrées avec seuil dynamique données brutes 0,3 s Figure 4 : Comparaison des séries chronologiques de données filtrées (à 1 min) avec les valeurs de référence (1 min) et les valeurs brutes (à 0,3 s). Figure 5 : pluie et flux polluants mesurés au pas de temps journalier sur 15 mois. rel qu ils suivent le rythme de ces activités, qui est marqué par des périodes de 24 heures et de 7 jours. On a donc cherché à construire des profils journaliers types des flux horaires. Pour ce faire, on a déterminé pour chaque jour de la semaine, la suite de valeurs horaires qui minimise la somme des écarts quadratiques entre le profil ainsi défini, et les valeurs mesurées correspondantes. On calcule ensuite la dispersion des valeurs mesurées autour de la valeur type pour chaque tranche horaire. Enfin on obtient une deuxième estimation du profil, en éliminant les mesures mesurées qui s écartent du profil de plus de deux écarts-types. Cette itération permet d éliminer l influence de diverses perturbations, dont les événements pluvieux. On obtient ainsi les profils représentés sur la figure 6. On constate que deux profils suffisent à décrire les variations horaires des flux, et correspondent respectivement aux jours de semaine et aux week-ends. La dispersion des valeurs observées autour des profils types est à 95 % comprise dans un intervalle de + 20 %, soit en moyenne FAU x m 3 /h. IV.2 Impact des événements pluvieux Comme beaucoup d autres, ce réseau séparatif d eaux usées n atteint pas parfaitement son objectif de collecte sélective et réagit donc aux événements pluvieux. Ce comportement est bien visible sur la figure 8, où les événements Profils types de flux polluants Flux horaire (FAU x m3/h) heure lun-mar-mer-jeu-ven sam dim Figure 6 : profils journaliers types de flux polluants. 125

6 pluvieux des 17,18, 19, 24, 25 mai et 3 et 4 juin, se traduisent par une augmentation synchrone des débits collectés (la méthode de construction des hydrogrammes journaliers types est présentée dans le chapitre suivant). Ce comportement se rapproche de celui d un réseau unitaire, même si cette réaction est beaucoup plus limitée dans le cas d un réseau séparatif d eaux usées. On peut donc se demander si cette augmentation des débits est accompagnée d une augmentation des flux polluants. Les profils types qui on été déterminés peuvent servir de référence pour évaluer par différence l impact des événements pluvieux. En réalité cet impact n est pas très net (fig. 9 et 10), sauf pour l épisode des 3 et 4 juin pour lequel on observe une baisse de turbidité insuffisante pour compenser l augmentation de débit, ce qui se traduit par une augmentation des flux. L épisode des 18 et 19 mai a essentiellement provoqué une dilution des effluents à flux constant. Cette dilution est encore visible deux à trois jours après l épisode et trahit la présence d eaux parasites de drainage. En revanche, on observe une pointe significative de flux le 29 mai, accompagnée d une pointe de débit et de turbidité. Cette pointe ne peut pas être attribuée à un événement pluvieux (la pluviométrie observée ce jour là est nulle) et relève sans doute des fluctuations de turbidité fréquemment observées dans un réseau d eaux usées. V ÉVALUATION DES DÉBITS D EAUX CLAIRES La turbidité (fig. 10) présente des fluctuations journalières synchrones avec celles des débits mais de moindre amplitude (la turbidité varie de 200 à 600 FAU au cours d une journée, alors que les débits varient de 5 à 50 m 3 /h lorsque les apports d eau parasites sont stabilisés). Pourtant, s il paraît normal que le volume des rejets au réseau d assainissement varie en fonction de l heure de la journée, il n y a pas de raison évidente pour qu à la source la concentration des rejets présente des variations aussi régulières. Il est plus naturel de postuler que cette concentration est constante en moyenne horaire (Potier & Weiss, 1997) et que les variations observées sont dues à des apports d eaux claires. Nous avons donc testé un modèle très simple basé sur les hypothèses suivantes : 1) la concentration moyenne des eaux domestiques «à la source» (eaux sanitaires) est constante 2) le débit sanitaire cumulé à l échelle d un bassin versant suit un profil journalier reproductible au pas de temps horaire 3) la concentration observée dans le réseau résulte de la seule dilution du débit sanitaire par un débit constant à l échelle de la journée (eaux claires parasites). On peut alors écrire (1) avec : : flux horaire mesuré à l heure i du jour j : concentration des effluents sanitaires : débit horaire total pour l heure i et le jour j : débit d eaux parasites d infiltration du jour j est inconnu a priori, mais il a pour effet de modifier le débit moyen journalier, sans agir sur la répartition des débits horaires autour de cette moyenne. Il est donc pratique d exprimer l équation (1) sous la forme (2) Q s24j : débit total moyen du jour j L équation (2) exprime le fait que, si les hypothèses sont satisfaites, on doit observer une relation linéaire entre le flux horaire et le débit sanitaire, qui se traduit par une relation de même coefficient entre le flux horaire et le débit horaire total diminué du débit moyen journalier. La figure 7 montre que les observations sont globalement compatibles avec une telle relation. La pente de la droite de régression représente la concentration constante des effluents à la source (ici 520 FAU). L abscisse à l origine représente au signe près le débit sanitaire moyen journalier. Un modèle de dilution peut donc être utilisé en première approximation pour déterminer les débits d eau claire parasite. Le calcul consiste à diviser les profils journaliers types de flux polluants par la concentration constante issue de la régression pour obtenir des profils journaliers types de débits corrélation flux mesurés - débits corrigés Flux mesurée (FAU x m3/h) Q tot- Qmoy 24h (m3/h) Figure 7 : relations entre flux polluants et débit mesuré au pas de temps horaire après neutralisation de débits d eaux parasites constants sur la journée. 126

7 MESURE EN CONTINU DE LA TURBIDITÉ SUR UN RÉSEAU SÉPARATIF EAUX USÉES sanitaires, puis à soustraire ces profils des débits mesurés. Ce calcul au pas de temps horaire s affranchit de l hypothèse de constance du débit parasite à l échelle de la journée: cette hypothèse n est utile que pour calculer la concentration des eaux sanitaires par corrélation. Les résultats de ce calcul sont représentés sur la figure 11, en résultats bruts au pas de temps d origine (1 h) et avec un lissage par moyenne glissante sur 24 h. On note sur les résultats bruts des fluctuations apparentes du débit d eau claire durant la journée : elles sont dues au fait que la concentration à la source n est pas parfaitement constante et comporte une composante aléatoire. En revanche, ces données brutes montrent mieux la dynamique des eaux claires lors de l épisode pluvieux des 3 et 4 juin. Cette méthode d estimation des eaux claires parasites peut être appliquée à d autres mesures en continu (absorbance UV, conductivité) et elle est voisine de celles proposées indépendamment par Kafi-Benyahia (2006), et par Kracht & Gujer. (2005). Elle est particulièrement simple car elle s affranchit de la conversion en paramètres de pollution, et considère un profil journalier de concentration des eaux sanitaires réduit à une valeur constante. Son principal intérêt est de régler la question des valeurs de référence plus ou moins arbitraires nécessaires à la plupart des méthodes classiques (De Bénédettis & Bertrand-Krajewski, 2004 ; Joannis, 1994). Elle permet en outre d appréhender les débits de drainage lorsqu ils varient rapidement après un épisode pluvieux (ressuyage). Mais le calcul ne tient pas compte d une éventuelle augmentation de flux polluants lors d événements pluvieux par reprise des sédiments, ce qui conduit à une estimation par défaut du débit d eau claire. Notons enfin que cette méthode aboutit à une estimation de tous les apports d eaux claires, y compris les fuites d eau potable à l intérieur des bâtiments. En effet ces dernières participent à l effet de dilution, et sont incluses dans l estimation du débit d eaux claires basée sur une concentration constante des eaux sanitaires au sens strict Débits et pluie 0 10 m3/h mai mai mai mai-03 4-juin-03 Débit mesuré Débit type pluie mm/h Figure 8 : pluie, débits mesuré et débits types (évalués par un modèle de dilution), au pas de temps horaire. Figure 9 : flux polluants mesurés au pas de temps horaire et flux journaliers types. Figure 10 : turbidité mesurée au pas de temps horaire. Figure 11 : débits d eaux claires parasites estimés par différence avec des profils journaliers types de débits 127

8 CONCLUSION Le mesurage en continu de la turbidité en réseaux d assainissement est possible et fournit des informations intéressantes sur les divers aspects du fonctionnement du système de collecte. Un filtrage en temps réel des mesures brutes avant enregistrement peut être nécessaire pour éliminer des pics de courte durée. Ces pics sont vraisemblablement dus à des occultations partielles du faisceau de mesure par des grosses particules ou des déchets. Ils ne correspondent pas au principe de la mesure de turbidité, basée sur l absorption/diffusion par des particules de taille négligeable par rapport au diamètre du faisceau lumineux. En revanche, ils perturbent sensiblement les résultats même après intégration sur des durées de plusieurs heures (erreur atteignant 10 à 25 %). Un simple test de vitesse de variation sur les fronts montants permet d éliminer la plupart de ces pics, tout en conservant les variations réelles du signal. Une campagne préalable d acquisition à pas de temps court avec deux capteurs redondants permet de caractériser le signal brut obtenu sur un site donné avec un type de capteur donné et de paramétrer un filtre adapté à ce contexte. Des profils types de flux polluants de temps sec peuvent être construits lorsque les flux journaliers sont stables. Ils servent de référence pour l analyse de l impact des événements pluvieux. Sur le réseau étudié cet impact est bien visible sur le plan hydraulique, moins net sur les flux polluants. Les enregistrements de débit et de concentration permettent également de construire des profils journaliers-types de débits sanitaires, et d évaluer par différence et en continu les débits d eaux claires parasites, moyennant une hypothèse de concentration constante à la source. Cette concentration est déterminée par corrélation entre le débit total corrigé et le flux mesurés, et permet de s affranchir du choix arbitraire d une valeur du débit sanitaire nocturne qui joue un rôle important dans plusieurs méthodes classiques d évaluation des débits d eaux claires parasites. BIBLIOGRAPHIE De BÉNÉDITTIS J., BERTRAND-KRAJEWSKI J.-L. (2004). Infiltration in sewer systems: comparison of measurement methods, Proceedings of the 4 th International Conference on Sewer Processes and Networks Funchal, Madeira, Portugal, November 2004 : Goring D.G., NIKORA V. I. (2002). Despiking acoustic Doppler velocimeter data, Jour. of Hydr. Eng. 128 (1) : K AFI-BENYAHIA M. (2006). Variabilité spatiale des caractéristiques et des origines de la pollution de temps de pluie en réseau d assainissement unitaire, Thèse ENPC Kracht O., GUJER W. (2005). Quantification of infiltration into sewers based on time series of pollutant loads Water Science & Technology, 52 (3) : Henckens G.J.R., VELDKAMP R.G., SCHUIT A.D. (2002). On monitoring of turbidity in sewers. In: Strecker E.W. and Huber W.C. (eds.): Global solutions for urban drainage. Proc. 9 th Int. Conf. on Urban Drainage, Portland, Oregon, 8-13 September CD-ROM, ASCE Publications, Reston, VA J OANNIS C. (1994). Précision des estimations de débits d eaux parasites d infiltration dans les réseaux de collecte des eaux usées. Influence des erreurs de mesure et de la méthode de calcul.,bul. Liaison des Lab. des Ponts et Chaussées, Janvier- Février : J OANNIS C., BILLARD F., ESTÈVES J. (2005). Modéliser les débits dans les réseaux d eau usées Problématique et perspectives sur la communauté urbaine Nantes Métropole colloque SHF- ASTEE-GRAIE, Autosurveillance, diagnostic permanent et modélisation des flux polluants en réseaux d assainissement urbains, Marne la Vallée, juin Otnes R.K., ENOCHSON L. (1978). Applied time series analysis, Wiley, New York POTIER O., WEISS B. (1997). Elaboration d un modèle débit-qualité dans un système d assainissement urbain par temps sec, L eau, l industrie, les nuisances, n 203 : Ruban G., RUPERD Y., LAVEAU B., LUCAS E (2001). Self-monitoring of water quality in sewer systems using ultra-violet and visible absorbance, Wat. Sci. Tech., 44 (2-3) : V ELDKAMP R.G., HENCKENS G., LANGEVELD J., CLEMENS F. (2002). Field Data on Time and Space Scales of Transport Processes in Sewer Systems, In: Strecker E.W. and Huber W.C. (eds.): Global solutions for urban drainage. Proc. 9 th Int. Conf. on Urban Drainage, Portland, Oregon, 8-13 September CD-ROM, ASCE Publications, Reston, VA 128

Régime thermique des nappes phréatiques à l aplomb de bassins d infiltration

Régime thermique des nappes phréatiques à l aplomb de bassins d infiltration Régime thermique des nappes phréatiques à l aplomb de bassins d infiltration Arnaud Foulquier, Florian Malard, Janine Gibert UMR CNRS 5023, Écologie des Hydrosystèmes Fluviaux Université Lyon 1, Bât. Forel

Plus en détail

Stratégies d échantillonnage

Stratégies d échantillonnage Agence de l eau Rhône Méditerranée et Corse INSA de Lyon Stratégies d échantillonnage Optimisation des stratégies d échantillonnage des eaux résiduaires industrielles et urbaines Echantillonneur automatique

Plus en détail

La qualité de l air liée au dioxyde d azote s améliore sur la plupart des axes routiers mais reste insatisfaisante

La qualité de l air liée au dioxyde d azote s améliore sur la plupart des axes routiers mais reste insatisfaisante En résumé Évaluation de l impact sur la qualité de l air des évolutions de circulation mises en oeuvre par la Mairie de Paris entre 2002 et 2007 Ce document présente les résultats de l évolution entre

Plus en détail

La survie nette actuelle à long terme Qualités de sept méthodes d estimation

La survie nette actuelle à long terme Qualités de sept méthodes d estimation La survie nette actuelle à long terme Qualités de sept méthodes d estimation PAR Alireza MOGHADDAM TUTEUR : Guy HÉDELIN Laboratoire d Épidémiologie et de Santé publique, EA 80 Faculté de Médecine de Strasbourg

Plus en détail

NOTE SUR LA MODELISATION DU RISQUE D INFLATION

NOTE SUR LA MODELISATION DU RISQUE D INFLATION NOTE SUR LA MODELISATION DU RISQUE D INFLATION 1/ RESUME DE L ANALYSE Cette étude a pour objectif de modéliser l écart entre deux indices d inflation afin d appréhender le risque à très long terme qui

Plus en détail

Groupe de travail AUTOSURVEILLANCE DES RESEAUX. Retour d expérience. Le Traitement des données, de l acquisition à leur traitement.

Groupe de travail AUTOSURVEILLANCE DES RESEAUX. Retour d expérience. Le Traitement des données, de l acquisition à leur traitement. Groupe de travail AUTOSURVEILLANCE DES RESEAUX Retour d expérience Le Traitement des données, de l acquisition à leur traitement. PLAN 1. Introduction. 2. Instrumentation d un point de mesure. 3. Conversion

Plus en détail

Gestion alternative des eaux pluviales : les défis posés par un réseau unitaire. Antoine GARCIA Ville de BESANCON

Gestion alternative des eaux pluviales : les défis posés par un réseau unitaire. Antoine GARCIA Ville de BESANCON Gestion alternative des eaux pluviales : les défis posés par un réseau unitaire Antoine GARCIA Ville de BESANCON Mardi 13 mai 2014 Associations d idées Hier / Aujourd hui / Demain Réseau unitaire / Réseau

Plus en détail

Les techniques alternatives dans la gestion des eaux pluviales. Jean Yves VIAU Directeur Opérationnel

Les techniques alternatives dans la gestion des eaux pluviales. Jean Yves VIAU Directeur Opérationnel Les techniques alternatives dans la gestion des eaux pluviales Jean Yves VIAU Directeur Opérationnel Plan de présentation Présentation Saint Dizier environnement Les techniques alternatives La maîtrise

Plus en détail

Département de physique

Département de physique Département de physique Etude de la densité spectrale de puissance du bruit thermique dans une résistance Travail expérimental et rédaction du document : Jean-Baptiste Desmoulins (P.R.A.G.) mail : desmouli@physique.ens-cachan.fr

Plus en détail

III CRITERES POUR CHOISIR UN COUPLE DE FLUOROPHORES

III CRITERES POUR CHOISIR UN COUPLE DE FLUOROPHORES Page : 17/ 77 III CRITERES POUR CHOISIR UN COUPLE DE FLUOROPHORES Le choix d un couple donneur-accepteur dépend de la technique utilisée (FRET, TR- FRET, BRET, etc.) et des molécules disponibles pour ces

Plus en détail

RETOURS D EXPÉRIENCES ET RENCONTRÉS EN MATIÈRE DE GESTION DES EAUX PLUVIALES. Ir. Anne CLERIN -AIVE - Chef de Projets

RETOURS D EXPÉRIENCES ET RENCONTRÉS EN MATIÈRE DE GESTION DES EAUX PLUVIALES. Ir. Anne CLERIN -AIVE - Chef de Projets RETOURS D EXPÉRIENCES ET PROBLÈMES RENCONTRÉS EN MATIÈRE DE GESTION DES EAUX PLUVIALES Ir. Anne CLERIN Chef de Projets -AIVE - LA GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LE CONTEXTE DE L ASSAINISSEMENT DES EAUX

Plus en détail

Commune de Saint Chamond. 7.1.2 Annexes sanitaires Assainissement

Commune de Saint Chamond. 7.1.2 Annexes sanitaires Assainissement Commune de Saint Chamond 7.1.2 Annexes sanitaires Assainissement 1 Le service assainissement collectif concerne la collecte des eaux usées et pluviales de la commune de SAINT CHAMOND et la dépollution

Plus en détail

Comment les cartes annuelles de la qualité de l air sont-elles réalisées?

Comment les cartes annuelles de la qualité de l air sont-elles réalisées? Comment les cartes annuelles de la qualité de l air sont-elles réalisées? Les cartes «annual air quality» montrent le résultat du couplage de deux méthodes d évaluation de la qualité de l air : l interpolation

Plus en détail

Etude de l impact de la cimenterie Lafarge sur les particules dans l air ambiant

Etude de l impact de la cimenterie Lafarge sur les particules dans l air ambiant Etude de l impact de la cimenterie Lafarge sur les particules dans l air ambiant Date : décembre 2008 Auteur : Atmo Poitou-Charentes, Vladislav Navel Sommaire Sommaire SOMMAIRE 1 INTRODUCTION 2 I HISTORIQUE

Plus en détail

Notice de Présentation. Zonage d assainissement Eaux Usées. Commune de LORIENT

Notice de Présentation. Zonage d assainissement Eaux Usées. Commune de LORIENT Notice de Zonage d assainissement Eaux Usées Commune de LORIENT SOMMAIRE Contexte... 3 Définitions... 3 Rappels réglementaires... 4 Description du plan de zonage d assainissement d eaux usées... 5 Annexe

Plus en détail

10 ème programme 2013-2018 Agence de l eau Loire-Bretagne

10 ème programme 2013-2018 Agence de l eau Loire-Bretagne 10 ème programme 2013-2018 Agence de l eau Loire-Bretagne Bassin Loire-Bretagne : 155 000 km² (28% du territoire national métropolitain) Population concernée : 12,4 millions d habitants Les grands axes

Plus en détail

LA GESTION DES EVENEMENTS PLUVIEUX

LA GESTION DES EVENEMENTS PLUVIEUX SMART WATER NETWORKS LA GESTION DES EVENEMENTS PLUVIEUX Les défis posés au gestionnaire du système d assainissement La sécurité des biens et des personnes Anticiper et limiter les risques de débordements

Plus en détail

DEFINITION DES ZONES INONDABLES DE LA VALLEE DE L AUME (DE PAIZAY-NAUDUIN - EMBOURIE A AMBERAC ET FOUQUEURE)

DEFINITION DES ZONES INONDABLES DE LA VALLEE DE L AUME (DE PAIZAY-NAUDUIN - EMBOURIE A AMBERAC ET FOUQUEURE) DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L EQUIPEMENT DE LA CHARENTE SERVICE DE L URBANISME ET DE L HABITAT DEFINITION DES ZONES INONDABLES DE LA VALLEE DE L AUME (DE PAIZAY-NAUDUIN - EMBOURIE A AMBERAC ET FOUQUEURE)

Plus en détail

Fiabilité et pertinence des données Floating Car Data. dans le cas d études de trafic routier

Fiabilité et pertinence des données Floating Car Data. dans le cas d études de trafic routier Fiabilité et pertinence des données Floating Car Data dans le cas d études de trafic routier Introduction Les études de trafic nécessitent des données d entrées, et notamment : - Des données de comptage

Plus en détail

France. Conditions d ouverture des droits. Calcul des prestations. Indicateurs essentiels. France : le système de retraite en 2012

France. Conditions d ouverture des droits. Calcul des prestations. Indicateurs essentiels. France : le système de retraite en 2012 France France : le système de retraite en 212 Dans le secteur privé, le système de retraite repose sur deux piliers obligatoires : un régime général lié à la rémunération et des dispositifs professionnels

Plus en détail

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité Février 2013 1 Liste de contrôle des essais de non-infériorité N o Liste de contrôle (les clients peuvent se servir de cette

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail

CHAPITRE II Expérimentations 33

CHAPITRE II Expérimentations 33 PLAN Introduction générale 1 Introduction 1 1) Présentation de notre objet d étude : la parcelle agricole 1 2) Les différents processus du bilan hydrique 1 3) Cadrage du projet de thèse par rapport aux

Plus en détail

CAMPAGNE DE MESURE DE LA QUALITE DE L AIR AUX ABORDS DE LA RN126 CASTRES-SOUAL

CAMPAGNE DE MESURE DE LA QUALITE DE L AIR AUX ABORDS DE LA RN126 CASTRES-SOUAL CAMPAGNE DE MESURE DE LA QUALITE DE L AIR AUX ABORDS DE LA RN126 CASTRES-SOUAL Dans le cadre du projet d aménagement de la liaison routière RN126 Castres-Soual, la Direction Départementale de l Equipement

Plus en détail

JOURNÉES EAU ET ENVIRONNEMENT

JOURNÉES EAU ET ENVIRONNEMENT Eléments de réflexion sur les outils de calcul utilisés en hydrologie urbaine et leur variables d entrées Rémi WAGNER Page 2/X CONTEXTE Recours recommandé à l utilisation des modèles COMMENT EVITER? Rémi

Plus en détail

STATISTIQUES A UNE VARIABLE EXERCICES CORRIGES

STATISTIQUES A UNE VARIABLE EXERCICES CORRIGES STATISTIQUES A UNE VARIALE EXERCICES CORRIGES Exercice n Les élèves d une classe ont obtenu les notes suivantes lors d un devoir : Note 4 5 8 0 4 5 8 0 Effectif 4 7 6 4 ) Déterminer l étendue et le mode

Plus en détail

CANAUX DE COMPTAGE DÉBITMÉTRIE MESURE DE NIVEAU ANALYSEURS PORTABLES ANALYSES EN LIGNE CONTRÔLE MÉTROLOGIQUE

CANAUX DE COMPTAGE DÉBITMÉTRIE MESURE DE NIVEAU ANALYSEURS PORTABLES ANALYSES EN LIGNE CONTRÔLE MÉTROLOGIQUE ANALYSE EN CONTINU Mesure des paramètres physico-chimiques avec transmetteurs numériques intelligents pouvant fonctionner indépendamment ou en réseau Sondes autonomes Sondes intégrant le transmetteur 4-20

Plus en détail

Club Environnement CCI Jura. La gestion des eaux usées issues de l industrie

Club Environnement CCI Jura. La gestion des eaux usées issues de l industrie Club Environnement CCI Jura La gestion des eaux usées issues de l industrie Bertrand DEVILLERS Le 1 er juin 2015 Les catégories d eaux usées Trois catégories d eaux usées : Les eaux usées domestiques (eaux

Plus en détail

Leçon 6. Juste à temps : principes

Leçon 6. Juste à temps : principes Leçon 6 Juste à temps : principes L'objectif principal de la leçon est de connaître et de comprendre la philosophie du juste à temps A l'issue de la leçon l'étudiant doit être capable de : définir les

Plus en détail

Devoirs et obligations des exploitants d ouvrages d assainissement

Devoirs et obligations des exploitants d ouvrages d assainissement Devoirs et obligations des exploitants d ouvrages d assainissement Charles BALTZER Conseil Général du Bas-Rhin Jean-Sébastien CHLOSTA Communauté de Communes de Cattenom et Environs La finalité de l assainissement

Plus en détail

ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE

ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE RÉSOLUTION Table des matières 1 Méthodes expérimentales 2 1.1 Position du problème..................................... 2 1.2 Dégénérescence de l ordre...................................

Plus en détail

AlivrableV.3. Phase1. Méthode particulière de définition des aléas et des enjeux. Direction Départementale des Territoires et de la Mer Nord

AlivrableV.3. Phase1. Méthode particulière de définition des aléas et des enjeux. Direction Départementale des Territoires et de la Mer Nord Direction Départementale des Territoires et de la Mer Nord Méthode particulière de définition des aléas et des enjeux p.5 Introduction Pourquoi un PPR? p.7 Partie 1 Méthode de détermination de l aléa p.22

Plus en détail

RITUNE. Logiciel pour optimiser la consommation énergétique et les ressources dans les stations d épuration en s appuyant sur tous les processus

RITUNE. Logiciel pour optimiser la consommation énergétique et les ressources dans les stations d épuration en s appuyant sur tous les processus RITUNE Logiciel pour optimiser la consommation énergétique et les ressources dans les stations d épuration en s appuyant sur tous les processus «ENTRE 10 ET 25 % DES RESSOURCES QUI SONT NÉCESSAIRES DANS

Plus en détail

Comment se déplace-t-on aujourd hui dans l Agglomération Nantaise et son bassin de vie? tendances 2008

Comment se déplace-t-on aujourd hui dans l Agglomération Nantaise et son bassin de vie? tendances 2008 Comment se déplace-t-on aujourd hui dans l Agglomération Nantaise et son bassin de vie? tendances 2008 novembre 2009 Objectif : connaître les déplacements en 2008 Les objectifs du Plan de Déplacements

Plus en détail

«Cours Statistique et logiciel R»

«Cours Statistique et logiciel R» «Cours Statistique et logiciel R» Rémy Drouilhet (1), Adeline Leclercq-Samson (1), Frédérique Letué (1), Laurence Viry (2) (1) Laboratoire Jean Kuntzmann, Dép. Probabilites et Statistique, (2) Laboratoire

Plus en détail

Validité prédictive des questionnaires Cebir. Etude 1 : validité critérielle dans le secteur du gardiennage

Validité prédictive des questionnaires Cebir. Etude 1 : validité critérielle dans le secteur du gardiennage Validité prédictive des questionnaires Cebir Introduction Dans le domaine de la sélection, il est particulièrement intéressant de déterminer la validité prédictive d un test. Malheureusement, les occasions

Plus en détail

Collection les mémentos finance dirigée par Jack FORGET. Gestion budgétaire. Prévoir et contrôler les activités de l entreprise.

Collection les mémentos finance dirigée par Jack FORGET. Gestion budgétaire. Prévoir et contrôler les activités de l entreprise. Collection les mémentos finance dirigée par Jack FORGET Gestion budgétaire Prévoir et contrôler les activités de l entreprise Jack FORGET Éditions d Organisation, 2005 ISBN : 2-7081-3251-2 Chapitre 3 Optimiser

Plus en détail

Fiche HYDRAULIQUE. Pourquoi un caniveau. Pour évacuer rapidement l eau de pluie

Fiche HYDRAULIQUE. Pourquoi un caniveau. Pour évacuer rapidement l eau de pluie Fiche HYDRAULIQUE Pourquoi un caniveau Pour évacuer rapidement l eau de pluie Lors de la réalisation de grands espaces imperméabilisés, les maîtres d œuvre sont confrontés aux problèmes de l évacuation

Plus en détail

Loi normale ou loi de Laplace-Gauss

Loi normale ou loi de Laplace-Gauss LivreSansTitre1.book Page 44 Mardi, 22. juin 2010 10:40 10 Loi normale ou loi de Laplace-Gauss I. Définition de la loi normale II. Tables de la loi normale centrée réduite S il y avait une seule loi de

Plus en détail

PROCEDURE D AFFECTATION ET DE CHANGEMENT DE LA CONSOMMATION ANNUELLE DE REFERENCE ET DU PROFIL DE CONSOMMATION UTILISES A COMPTER DU 1 ER AVRIL 2012

PROCEDURE D AFFECTATION ET DE CHANGEMENT DE LA CONSOMMATION ANNUELLE DE REFERENCE ET DU PROFIL DE CONSOMMATION UTILISES A COMPTER DU 1 ER AVRIL 2012 9 DECEMBRE 2011 PROCEDURE D AFFECTATION ET DE CHANGEMENT DE LA CONSOMMATION ANNUELLE DE REFERENCE ET DU PROFIL DE CONSOMMATION UTILISES A COMPTER DU 1 ER AVRIL 2012 La Consommation Annuelle de Référence

Plus en détail

Didactique Kit de chimie

Didactique Kit de chimie Kit de chimie Français p 1 Version : 1110 1 Description 1.1 Généralités Le kit effet d un azurant sur le coton permet la mise en œuvre d une réaction photochimique en utilisant un azurant optique. Cette

Plus en détail

L ESTIMATION DES ÉCARTS SALARIAUX

L ESTIMATION DES ÉCARTS SALARIAUX Novembre 2005 L ESTIMATION DES ÉCARTS SALARIAUX (articles 60 à 68) La Loi sur l équité salariale vise à corriger les écarts salariaux dus à la discrimination systémique fondée sur le sexe à l égard des

Plus en détail

Contrôleur ph / Conductivité

Contrôleur ph / Conductivité Contrôleur ph / Conductivité Le contrôleur ph / Conductivité participe à l analyse des paramètres de l eau pour la rendre potable. Qu est ce qu une eau potable? Une eau potable est une eau que l on peut

Plus en détail

Compte rendu de LA37 B, TP numéro 1. Evolution de la température et du degrée d'hydratation

Compte rendu de LA37 B, TP numéro 1. Evolution de la température et du degrée d'hydratation 4 6 8 2 4 8 22 26 3 34 38 42 46 5 54 58 62 66 7 74 78 83 89 96 8 44 Bertin Morgan Compte rendu de LA37 B, TP numéro. Les essais effectués par le laboratoire des ponts et chaussés nous ont fournis la température

Plus en détail

La productivité du travail et le salaire moyen par tête à l horizon 2050

La productivité du travail et le salaire moyen par tête à l horizon 2050 CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du mercredi 26 septembre 2007 à 9 h 30 «Actualisation des projections à long terme : les hypothèses» Document N 04 Document de travail, n engage pas

Plus en détail

Méthode automatisée de dosage colorimétrique du dioxyde de soufre total dans les vins

Méthode automatisée de dosage colorimétrique du dioxyde de soufre total dans les vins Méthode automatisée de dosage colorimétrique du dioxyde de soufre total dans les vins Marc DUBERNET* et Françoise GRASSET* Laboratoire DUBERNET - 9, quai d Alsace - 11100 Narbonne France 1. Objet Méthode

Plus en détail

Comment calculer les contributions de chaque mois à la mortalité annuelle par accident?

Comment calculer les contributions de chaque mois à la mortalité annuelle par accident? Comment calculer les contributions de chaque mois à la mortalité annuelle par accident? Le débat sur les conséquences de l affaiblissement du permis à points par un amendement à la LOPPSI2, qui double

Plus en détail

MÉTHODES ET STATISTIQUES POUR LIRE UN ARTICLE

MÉTHODES ET STATISTIQUES POUR LIRE UN ARTICLE MÉTHODES ET STATISTIQUES POUR LIRE UN ARTICLE Forum HH 05.02.2013 Ghislaine Gagnon Unité HPCI Qualitatif ou quantitatif? Les 2 méthodes peuvent être utilisées séparément ou en conjonction - le qualitatif

Plus en détail

Création de lotissements à usage d habitation

Création de lotissements à usage d habitation Création de lotissements à usage d habitation Constitution des dossiers de déclaration au titre des articles L 214.1 à L 214.3 du code de l'environnement (anciennement loi sur l eau) A compter du 01/10/2006

Plus en détail

Exercice 1 Analyse de données de débits et régime hydraulique. Nguyen Ha- Phong. Section génie civil 2012, Prof. Dr A. Schleiss

Exercice 1 Analyse de données de débits et régime hydraulique. Nguyen Ha- Phong. Section génie civil 2012, Prof. Dr A. Schleiss Exercice 1 Analyse de données de débits et régime hydraulique Nguyen Ha- Phong Section génie civil 212, Prof. Dr A. Schleiss A) Analyse hydrologique 1. Estimation des débits moyens journaliers de la station

Plus en détail

Fiche OX «Réduction des consommations d électricité des parties communes d immeubles collectifs et de bâtiments tertiaires» - 28/04/03

Fiche OX «Réduction des consommations d électricité des parties communes d immeubles collectifs et de bâtiments tertiaires» - 28/04/03 1 «REDUCTION DES CONSOMMATIONS ELECTRIQUES DES PARTIES COMMUNES D IMMEUBLES COLLECTIFS ET DE BATIMENTS TERTIAIRES» Contexte et enjeux Les consommations d électricité des parties communes (éclairage des

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE 21 Novembre 2011. Les prix de l eau sur le bassin Adour-Garonne : Composantes et disparités

DOSSIER DE PRESSE 21 Novembre 2011. Les prix de l eau sur le bassin Adour-Garonne : Composantes et disparités DOSSIER DE PRESSE 21 Novembre 2011 Les prix de l eau sur le bassin Adour-Garonne : Composantes et disparités Contacts presse : Agence de l eau Adour-Garonne Catherine Belaval- 05 61 36 36 44- catherine.belaval@eau-adour-garonne.fr

Plus en détail

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Note Méthodologique Dernière mise à jour : 27-1-214 Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Présentation de l enquête L Insee réalise depuis janvier 1987 l enquête mensuelle de conjoncture

Plus en détail

(c.q-2, r.22) En bref (version 2011)

(c.q-2, r.22) En bref (version 2011) (c.q-2, r.22) En bref (version 2011) 2008 2 NOTE AU LECTEUR Cet ouvrage se veut une aide à la compréhension du règlement provincial, utilisé par les municipalités du Québec et les consultants qui effectuent

Plus en détail

Déterminer l intensité des orages en vue de leur classification et de leur étude climatologique

Déterminer l intensité des orages en vue de leur classification et de leur étude climatologique Déterminer l intensité des orages en vue de leur classification et de leur étude climatologique Explications sur la nouvelle échelle d intensité des orages en usage au sein de KERAUNOS depuis janvier 2013

Plus en détail

ANNEXES. Plans de zonage des Eaux Usées Extrait des délibérations Quelques points clés des Filières d Assainissement Non Collectif

ANNEXES. Plans de zonage des Eaux Usées Extrait des délibérations Quelques points clés des Filières d Assainissement Non Collectif Communauté d Agglomération de Marne et Gondoire Commune de LESCHES Zonage d assainissement EU Notice d enquête publique ANNEXES Annexe 1 : Annexe 2 : Annexe 3 : Plans de zonage des Eaux Usées Extrait des

Plus en détail

U 315 J. 5008 SESSION 2003. Filière MP PHYSIQUE. ENS de Paris. Durée : 6 heures

U 315 J. 5008 SESSION 2003. Filière MP PHYSIQUE. ENS de Paris. Durée : 6 heures U 315 J. 5008 SESSION 2003 Filière MP PHYSIQUE ENS de Paris Durée : 6 heures L usage de calculatrices électroniques de poche à alimentation autonome, non imprimantes et sans document d accompagnement,

Plus en détail

Conseil économique et social. Document établi par le Bureau central de statistique d Israël

Conseil économique et social. Document établi par le Bureau central de statistique d Israël Nations Unies Conseil économique et social ECE/CES/GE.2/214/3 Distr. générale 12 février 214 Français Original: russe Commission économique pour l Europe Conférence des statisticiens européens Groupe d

Plus en détail

Introduction à l approche bootstrap

Introduction à l approche bootstrap Introduction à l approche bootstrap Irène Buvat U494 INSERM buvat@imedjussieufr 25 septembre 2000 Introduction à l approche bootstrap - Irène Buvat - 21/9/00-1 Plan du cours Qu est-ce que le bootstrap?

Plus en détail

GÉDIA AUDIT & SURVEILLANCE DES COÛTS D ENTRÉE DES ARTICLES FABRIQUÉS

GÉDIA AUDIT & SURVEILLANCE DES COÛTS D ENTRÉE DES ARTICLES FABRIQUÉS GÉDIA AUDIT & SURVEILLANCE DES COÛTS D ENTRÉE DES ARTICLES FABRIQUÉS 1. Pourquoi il est indispensable de surveiller les coûts d entrées des articles fabriqués 1.1. La règle de base de valorisation du stock

Plus en détail

Déclassement d'actifs et stock brut de capital

Déclassement d'actifs et stock brut de capital Extrait de : La mesure du capital - Manuel de l'ocde 2009 Deuxième édition Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/9789264067752-fr Déclassement d'actifs et stock brut de capital Merci

Plus en détail

Comparaison de capteurs à effet Hall à verrouillage bipolaire avec et sans stabilisation par hacheur

Comparaison de capteurs à effet Hall à verrouillage bipolaire avec et sans stabilisation par hacheur Comparaison de capteurs à effet Hall à verrouillage bipolaire avec et sans stabilisation par hacheur Des résultats d essai montrent qu il est possible d obtenir des performances notablement plus élevées

Plus en détail

COMMUNE D AUMETZ 6 Place de l hôtel de ville BP18 57 710 AUMETZ Tél. : 03 82 91 90 63 Fax : 03 82 91 99 91 N AFFAIRE : 15084A B A MODIFICATION

COMMUNE D AUMETZ 6 Place de l hôtel de ville BP18 57 710 AUMETZ Tél. : 03 82 91 90 63 Fax : 03 82 91 99 91 N AFFAIRE : 15084A B A MODIFICATION COMMUNE D AUMETZ 6 Place de l hôtel de ville BP18 57 710 AUMETZ Tél. : 03 82 91 90 63 Fax : 03 82 91 99 91 COMMUNE D AUMETZ rues d Ottange, de l Eglise, des Prés, Saint-Martin et place de l Hôtel de Ville

Plus en détail

Impact des messages "Pic de pollution" affichés sur PMV

Impact des messages Pic de pollution affichés sur PMV Impact des messages "Pic de pollution" affichés sur PMV Myriam Hugot - IFSTTAR Fabrice Reclus - CETE de Lyon 7 janvier 2011 Crédit photo : Arnaud Bouissou/MEDDTL Ministère de l'écologie, du Développement

Plus en détail

La gestion des ventes.

La gestion des ventes. I. La prévision des ventes. A. Principe. La gestion des ventes. Elle consiste à déterminer les ventes futures à la fois en quantité et en valeur en tenant compte des tendances et contraintes imposées à

Plus en détail

Tests de comparaison de moyennes. Dr Sahar BAYAT MASTER 1 année 2009-2010 UE «Introduction à la biostatistique»

Tests de comparaison de moyennes. Dr Sahar BAYAT MASTER 1 année 2009-2010 UE «Introduction à la biostatistique» Tests de comparaison de moyennes Dr Sahar BAYAT MASTER 1 année 2009-2010 UE «Introduction à la biostatistique» Test de Z ou de l écart réduit Le test de Z : comparer des paramètres en testant leurs différences

Plus en détail

VILLE DE NICOLET REFOULEMENTS DES 5 ET 11 AOÛT 2011: SECTEUR DE LA RUE PIERRE-LAVIOLETTE NOTE TECHNIQUE. N/Réf. : 16229. 8 mai 2013 Révision 1

VILLE DE NICOLET REFOULEMENTS DES 5 ET 11 AOÛT 2011: SECTEUR DE LA RUE PIERRE-LAVIOLETTE NOTE TECHNIQUE. N/Réf. : 16229. 8 mai 2013 Révision 1 VILLE DE NICOLET REFOULEMENTS DES 5 ET 11 AOÛT 2011: SECTEUR DE LA RUE PIERRE-LAVIOLETTE NOTE TECHNIQUE N/Réf. : 16229 8 mai 2013 Révision 1 Page : 1 TABLE DES MATIÈRES 1. MISE EN SITUATION... 1 2. ANALYSE

Plus en détail

Chapitre 2 Méthodes de dosage de la vitamine D

Chapitre 2 Méthodes de dosage de la vitamine D Chapitre 2 Méthodes de dosage de la vitamine D 24 1. Dosage de la vitamine D par RP-HPLC 1.1. Principe de la méthode Pour réaliser une séparation d'un mélange on le fait diluer dans un solvant approprié,

Plus en détail

Activité 1 : échantillonnage

Activité 1 : échantillonnage Activité échantillonnage, intervalle de fluctuation, prise de décision (à partir d un même thème) Les trois activités qui suivent s inspirent du document «ressources pour la classe de première générale

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES CHAPITRE

TABLE DES MATIÈRES CHAPITRE TABLE DES MATIÈRES CHAPITRE 1 Le pilotage de la performance... 17 I. Du contrôle au pilotage de la performance... 17 A. Le contrôle de gestion traditionnel... 17 B. Le pilotage de la performance... 19

Plus en détail

Influence de la variation de débit sur les performances d une pompe solaire

Influence de la variation de débit sur les performances d une pompe solaire Revue des Energies Renouvelables SIENR 12 Ghardaïa (2012) 23 28 Influence de la variation de débit sur les performances d une pompe solaire H. Ammar 1*, M.T. Bouziane 2 et Y. Bakelli 1 1 Unité de Recherche

Plus en détail

L analyse d images regroupe plusieurs disciplines que l on classe en deux catégories :

L analyse d images regroupe plusieurs disciplines que l on classe en deux catégories : La vision nous permet de percevoir et d interpreter le monde qui nous entoure. La vision artificielle a pour but de reproduire certaines fonctionnalités de la vision humaine au travers de l analyse d images.

Plus en détail

Journées Nationales de l APMEP 2006 MODELISATION MATHEMATIQUE DE PHENOMENES PHYSIQUES, DU COLLEGE AU BTS.

Journées Nationales de l APMEP 2006 MODELISATION MATHEMATIQUE DE PHENOMENES PHYSIQUES, DU COLLEGE AU BTS. Journées Nationales de l APMEP 2006 MODELISATION MATHEMATIQUE DE PHENOMENES PHYSIQUES, DU COLLEGE AU BTS. Problème : (Thème : Primitives, équations différentielles linéaires du 1 er ordre à coefficients

Plus en détail

Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance-vie au titre de 2014 n 47 juin 2015

Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance-vie au titre de 2014 n 47 juin 2015 n 47 juin 2015 Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance-vie au titre de 2014 Synthèse générale Le niveau des taux de revalorisation servis aux assurés appelle une vigilance

Plus en détail

6.1 Méthode des champs de potentiel

6.1 Méthode des champs de potentiel Chapitre 6 Évitement d obstacles L évitement d obstacles est un comportement de base présent dans quasiment tous les robots mobiles. Il est indispensable pour permettre au robot de fonctionner dans un

Plus en détail

Les évolutions de pouvoir d achat des retraités depuis 1992 à partir des cas types du COR. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites

Les évolutions de pouvoir d achat des retraités depuis 1992 à partir des cas types du COR. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 14 octobre 2015 à 9 h 30 «Le pouvoir d achat des retraités» Document n 3 Document de travail, n engage pas le Conseil Les évolutions de pouvoir d

Plus en détail

Méthode de détermination des énergies livrées aux PCE raccordés au réseau de GrDF, à partir des volumes mesurés par les compteurs

Méthode de détermination des énergies livrées aux PCE raccordés au réseau de GrDF, à partir des volumes mesurés par les compteurs RÉFÉRENCE : Méthode de détermination des énergies livrées aux PCE raccordés au réseau de GrDF, à partir des volumes mesurés par les compteurs Ce document a pour objet de décrire la méthode de détermination

Plus en détail

ANALYSE DE L HYDRATATION DE LA PEAU AVEC LE SPECTROPHOTOMETRE PROCHE INFRAROUGE PORTABLE LABSPEC PRO

ANALYSE DE L HYDRATATION DE LA PEAU AVEC LE SPECTROPHOTOMETRE PROCHE INFRAROUGE PORTABLE LABSPEC PRO ANALYSE DE L HYDRATATION DE LA PEAU AVEC LE SPECTROPHOTOMETRE PROCHE INFRAROUGE PORTABLE LABSPEC PRO Présentation Introduction I. Matériel et Méthode II. Résultats III. Discussion Comparaison avec d autres

Plus en détail

Chapitre 1. Introduction

Chapitre 1. Introduction ISBN 92-64-01565-5 L assurance-maladie privée dans les pays de l OCDE OCDE 2004 Chapitre 1 Introduction Ce chapitre introductif du rapport explique pourquoi l OCDE a décidé d entreprendre une étude sur

Plus en détail

La qualité de l air près des autoroutes urbaines d Ile-de-France : Zoom sur la porte de Gentilly

La qualité de l air près des autoroutes urbaines d Ile-de-France : Zoom sur la porte de Gentilly La qualité de l air près des autoroutes urbaines d Ile-de-France : Zoom sur la porte de Gentilly Si les niveaux des différents polluants du trafic routier sont toujours plus importants à proximité du boulevard

Plus en détail

Systèmes de transmission

Systèmes de transmission Systèmes de transmission Conception d une transmission série FABRE Maxime 2012 Introduction La transmission de données désigne le transport de quelque sorte d'information que ce soit, d'un endroit à un

Plus en détail

1. Les risques individuels (corporates et institutions financières)

1. Les risques individuels (corporates et institutions financières) Gestion des Risques Nos métiers par activité La Gestion des Risques consiste principalement à maîtriser et à contrôler l ensemble des risques de Crédit Agricole CIB afin de minimiser le coût du risque

Plus en détail

UTILISATION D UN SIG POUR LA MODELISATION HYDROLOGIQUE DES BASSINS VERSANTS URBAINS

UTILISATION D UN SIG POUR LA MODELISATION HYDROLOGIQUE DES BASSINS VERSANTS URBAINS UTILISATION D UN SIG POUR LA MODELISATION HYDROLOGIQUE DES BASSINS VERSANTS URBAINS Résumé Une connaissance géographique et physique détaillée de la ville est un atout pour la modélisation hydrologique

Plus en détail

Machine de Turing. Informatique II Algorithmique 1

Machine de Turing. Informatique II Algorithmique 1 Machine de Turing Nous avons vu qu un programme peut être considéré comme la décomposition de la tâche à réaliser en une séquence d instructions élémentaires (manipulant des données élémentaires) compréhensibles

Plus en détail

Texte Agrégation limitée par diffusion interne

Texte Agrégation limitée par diffusion interne Page n 1. Texte Agrégation limitée par diffusion interne 1 Le phénomène observé Un fût de déchets radioactifs est enterré secrètement dans le Cantal. Au bout de quelques années, il devient poreux et laisse

Plus en détail

Impact de la circulation automobile de la rue Vieljeux et du Boulevard Joffre sur la qualité de l'air La Rochelle, Charente Maritime (17) 2014

Impact de la circulation automobile de la rue Vieljeux et du Boulevard Joffre sur la qualité de l'air La Rochelle, Charente Maritime (17) 2014 Impact de la circulation automobile de la rue Vieljeux et du Boulevard Joffre sur la qualité de l'air La Rochelle, Charente Maritime (17) 2014 Référence : Version : 29/01/2015 Auteur : Fabrice Caïni 2

Plus en détail

Des missions reconnues, un agrément ministériel pour la surveillance de l air en Limousin

Des missions reconnues, un agrément ministériel pour la surveillance de l air en Limousin Des missions reconnues, un agrément ministériel pour la surveillance de l air en Limousin Surveillance de la qualité de l air en région Limousin Mise en oeuvre et gestion des dispositifs techniques adaptés

Plus en détail

Simulation avancée du procédé d injection

Simulation avancée du procédé d injection Simulation avancée du procédé d injection JT «Conception et optimisation numérique en plasturgie» Jeudi 30 juin Ronan Le Goff Sommaire Introduction Modèle numérique Cas d étude Paramètres rhéo Stratégies

Plus en détail

10 ème programme 2013-2018 Agence de l eau Adour-Garonne

10 ème programme 2013-2018 Agence de l eau Adour-Garonne 10 ème programme 2013-2018 Agence de l eau Adour-Garonne Bassin Adour-Garonne : 116 000 km² (21% du territoire national métropolitain) Population concernée : 7 millions d habitants Les grands axes du programme

Plus en détail

Valorisation des données d autosurveillance

Valorisation des données d autosurveillance Valorisation des données d autosurveillance Utilisation des données pour définir des priorités d action 1 Quelle valorisation des données? Des besoins multiples Environnementaux :» connaître les déversements

Plus en détail

OBJET DE L ETUDE ET NIVEAU DE PRESTATION

OBJET DE L ETUDE ET NIVEAU DE PRESTATION CE CAHIER DES CHARGES TYPE A POUR OBJECTIF DE DEFINIR LE CONTENU TECHNIQUE MINIMUM DU RAPPORT REMIS EN FIN D ETUDE AU PARTICULIER DEMANDEUR. OBJET DE L ETUDE ET NIVEAU DE PRESTATION L objet de l étude

Plus en détail

Premiers tests d intercomparaison des analyseurs de particules TEOM FDMS 1405F

Premiers tests d intercomparaison des analyseurs de particules TEOM FDMS 1405F NOTE DU LCSQA Métrologie Assurance Qualité : Intercomparaison des stations de mesures Premiers tests d intercomparaison des analyseurs de particules TEOM FDMS 1405F F. MARLIERE (LCSQA/INERIS) Personnes

Plus en détail

Méthodes Statistiques Appliquées à la Qualité et à la Gestion des Risques - Le Contrôle Statistique

Méthodes Statistiques Appliquées à la Qualité et à la Gestion des Risques - Le Contrôle Statistique Méthodes Statistiques Appliquées à la Qualité et à la Gestion des Risques - Le Contrôle Statistique Jean Gaudart Laboratoire d Enseignement et de Recherche sur le Traitement de l Information Médicale jean.gaudart@univmed.fr

Plus en détail

ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF BIOROCK La filière d assainissement compacte

ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF BIOROCK La filière d assainissement compacte BIOROCK Documentation technique FOURNISSEUR DE SOLUTIONS POUR A.N.C. DESCRIPTION DE LA FILIERE COMPACTE Une filière compacte est conçue pour traiter les effluents domestiques (les eaux ménagères et les

Plus en détail

Prévision de la demande

Prévision de la demande But : Pour prendre des décisions relatives à la structure et au fonctionnement opérationnel de tout système logistique; il faut s appuyer sur un système de prévision fiable. Concerne le long, moyen et

Plus en détail

CONCEVOIR UNE INSTALLATION D ANC SUR UN TERRAIN SATURE EN EAU

CONCEVOIR UNE INSTALLATION D ANC SUR UN TERRAIN SATURE EN EAU CONCEVOIR UNE INSTALLATION D ANC SUR UN TERRAIN SATURE EN EAU Franck WANERT Expert Judicaire docteur en géologie Un sol se sature en passant d un état tri-phasique à un état bi-phasique C est-à-dire qu

Plus en détail

LES POSTES A FLUX D AIR LAMINAIRE

LES POSTES A FLUX D AIR LAMINAIRE EUROFLUX CONCEPTEUR - INSTALLATEUR LES POSTES A FLUX D AIR LAMINAIRE - PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT SOMMAIRE 1. L AEROCONTAMINATION 1.1. Généralités sur la contamination de l air 1.2. Charge particulaire

Plus en détail

Oscillations libres des systèmes à deux degrés de liberté

Oscillations libres des systèmes à deux degrés de liberté Chapitre 4 Oscillations libres des systèmes à deux degrés de liberté 4.1 Introduction Les systèmes qui nécessitent deux coordonnées indépendantes pour spécifier leurs positions sont appelés systèmes à

Plus en détail

1 LE RESEAU D ASSAINISSEMENT

1 LE RESEAU D ASSAINISSEMENT CARACTERIISTIIQUES DU RESEAU D ASSAIINIISSEMENT 1 LE RESEAU D ASSAINISSEMENT 1.1 Typologie des réseaux La commune dispose de collecteurs unitaires et pluviaux : Réseau en système unitaire : ce système

Plus en détail

Lagunes d eaux usées. Travaux de curage et de traitement des boues

Lagunes d eaux usées. Travaux de curage et de traitement des boues DOSSIER DE PRESSE Lagunes d eaux usées Travaux de curage et de traitement des boues Dans le cadre de sa compétence Assainissement, la Communauté d Agglomération du Bassin d Aurillac réalise cet été une

Plus en détail