Fédération Nationale des Associations de Parents d'élèves de Conservatoires

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1 Fédération Nationale des Associations de Parents d'élèves de Conservatoires La posture de l'artiste, La prévention des maux des musiciens au sein des conservatoires par Philippe Chamagne, kinésithérapeute «Quel est le temps de l'enfant? Comment les nouveaux rythmes scolaires vont-ils l'influer?» avec : Hubert Montagner, Professeur des Universités Jérôme Lambert, secrétaire départemental du SNUipp-FSU Paris Catherine Baubin, Présidente de Conservatoires de France Maryse Lavrard, premier adjoint au maire de Châtellerault Culture Animateur : Vincent Niqueux, directeur des JMF 23 mars 2013 Conservatoire Léo Delibes 59, rue Martre Clichy-la-Garenne

2 LA POSTURE DE L'ARTISTE, LA PRÉVENTION DES MAUX DES MUSICIENS AU SEIN DES CONSERVATOIRES Conférence de Philippe Chamagne, kinésithérapeute Centre de rééducation du musicien Paris Philippe Chamagne est aux virtuoses ce que luthiers et facteurs sont aux instruments de musique. Il a mis sa science au service de la musique et œuvre toujours au bien être des musiciens, qu'ils soient concertistes de renom international ou, comme lors du congrès 2013 de la FNAPEC, élèves de conservatoire, ici celui de Clichy-la-Garenne. On ne saurait réduire Philippe Chamagne à sa fonction de kinésithérapeute d'exception, il émane de lui un rayonnement contagieux qui a instantanément mis à l'aise les jeunes musiciens du CRC Léo Delibes, volontaires ou désignés d'office, peu importe, et l'auditoire très attentif. Philippe Chamagne nous a donc fait l'amitié de venir informer les parents des risques qui découlent pour leur enfant d'une mauvaise posture lors de la pratique de son instrument et il a ensuite prodigué ses précieux conseils aux élèves. E n résumé, les facteurs de risque sont individuels et définis par des critères anatomiques, d'âge et de sexe. Ils sont également externes et relatifs à l'instrument pratiqué ainsi qu'à son apprentissage et à la façon de travailler. Il faut d'abord localiser la douleur variant en fonction de l'instrument pratiqué. Il existe ainsi une sorte de topographie de la douleur faisant que, si chez tous les instrumentistes la main est concernée, ce sera aussi : - l'avant-bras chez les pianistes ; - l'épaule chez les cordes ; - les lèvres pour les vents ; - et le poignet pour les percussionnistes. Parmi ces pathologies, il faut distinguer le syndrome de mauvaise utilisation, le syndrome de surmenage, les syndromes de compressions nerveuses et la dystonie de fonction. Le syndrome de surmenage et la dystonie de fonction sont deux pathologies particulièrement lourdes qui peuvent mettre en péril la carrière d'un musicien. Si la première se manifeste par une douleur systématique lors de la pratique de l'instrument qui peut devenir permanente et perturber la vie quotidienne, la seconde qui survient à la suite d'un acte répétitif ne provoque pas de douleur mais entraîne une incapacité à contrôler volontairement un fonctionnement. D'où la nécessité de prendre en compte ces risques dès le début de toute pratique instrumentale afin de les prévenir par une ergonomie de la posture et du geste et une activité physique de compensation. Il faut veiller à ce que le jeune musicien assure l'équilibre de son corps, coordonne le maintien de cet équilibre et que pendant l'exécution du geste il apprenne à gérer le poids et éviter les compensations. congrès

3 L'ergonomie de travail consistera donc à avoir une posture érigée solide, à prendre conscience de sa sensibilité proprioceptive et à contrôler son tonus musculaire. L'ergonomie du geste dépend de l'utilisation de la ceinture scapulaire, de la projection du bras sur l'instrument et de l'équilibre de la main. Il faut notamment utiliser le maximum de surface cutanée palmaire pour la prise de son instrument. Il est donc indispensable de bien connaître la physiologie fonctionnelle et d'avoir une véritable éducation physique. «Notre époque a développé une médecine de pointe pour le sportif, mais a ignoré les musiciens. Et nous trimbalons une sorte de honte à avouer nos souffrances physiques comme si nous n'avions pas de corps.» Léon Fleisher (Pianiste et chef d'orchestre américain ) Philippe Chamagne n'a pas manqué d'évoquer les rythmes de travail et de prodiguer des conseils de bon sens comme, notamment, de faire varier le travail musculaire, ne pas répéter inlassablement les mêmes traits, s'interrompre régulièrement. Il a aussi insisté sur l'intérêt de la préparation mentale qui consiste à visualiser les muscles à échauffer et, bien sûr sur l'échauffement physique hors instrument avec, par exemple, le mime en mouvement. Il a conclu sa conférence par quelques recommandations pour bien récupérer physiquement et psychologiquement et a établi un parallèle entre musiciens et sportifs à la différence près que les sportifs disposent depuis longtemps déjà d'une médecine de pointe spécifique et ce dès le début de leur pratique sportive. Philippe Chamagne a ensuite convié de jeunes musiciens du conservatoire à venir jouer devant l'auditoire pour illustrer ses propos. Quel plaisir de les voir découvrir de nouvelles sensations, de prendre conscience du rapport de leur corps avec leur instrument. Gageons qu'ils ne joueront plus jamais pareil après cette belle rencontre. La FNAPEC tient tout particulièrement à remercier Philippe Chamagne et les professeurs du conservatoire Léo Delibes pour leur présence avec leurs élèves. Visualisation des muscles à échauffer globalement et localement 2- congrès 2013 Elle leur présente ses excuses pour n'avoir pas pu, en raison du retard pris lors de son l'assemblée Générale, respecter son programme et faire bénéficier l'ensemble des élèves intéressés de cette très enrichissante expérience.

4 «QUEL EST LE TEMPS DE L'ENFANT? COMMENT LES NOUVEAUX RYTHMES SCOLAIRES VONT-ILS L'INFLUER?» Table ronde animée par Vincent Niqueux, directeur des JMF Vincent Niqueux, Hubert Montagner, Maryse Lavrard, Catherine Baubin, Jérôme Lambert Marie-Claude Valette - MCV : Vincent Niqueux nous a gentiment fait le plaisir d'animer cette table ronde. Je ne vais pas parler plus longtemps car nous sommes déjà en retard... donc Vincent à toi. Vincent Niqueux VN : Merci Marie-Claude. Bonjour à tous, nous sommes dans un cercle intime, donc je suis sûr que cela va nous permettre un échange approfondi. Permettez-moi de me présenter. Rassurez-vous ce ne sera pas une page de publicité. Vincent Niqueux, actuellement Directeur des Jeunesses Musicales de France, vous savez, ces bonnes vieilles JMF! Vincent Niqueux présente les JMF Depuis 70 ans, les JMF ce sont chaque année : - 50 programmes musicaux en tournée artistes professionnels - un accompagnement pédagogique pour chaque spectacle concerts et ateliers lieux de diffusion - plus de spectateurs de 3 à 18 ans et le Festival Mino Je vous propose cet après-midi d'échanger effectivement sur ce thème, ô combien d'actualité, des rythmes scolaires en général et de la refondation de l'école en particulier puisque l'ensemble s'imbrique. C'est un débat qui est chaud en ce moment, mais nous allons essayer de l'aborder en profondeur. Comment pouvons-nous aussi mesurer les éléments vraiment importants, fondamentaux de cette cause de l'enfant et quelles sont les questions, bien sûr fonctionnelles, qui se posent mais quelles sont aussi les chances à saisir? Le fil conducteur de notre après-midi c'est aussi d'échanger sur la question très particulière de la réforme des rythmes scolaires et du lien avec l'école de musique, le conservatoire. Qu'est-ce que cela nous ouvre comme pistes? Quelles questions cela pose? Si nous pouvions arriver comme objectif de cette table ronde à faire un tour de cette question, je pense que cela serait quelque chose de très positif. On ne présente plus M. Hubert Montagner Docteur ès Sciences Professeur des Universités en retraite Ancien directeur du laboratoire de psychophysiologie de Besançon Ancien directeur de recherches à l'inserm Ancien directeur de l'unité «Enfance inadaptée» de l'inserm Hubert Montagner est psychophysiologiste dans le champ du développement, du comportement et des rythmes de l enfant. [ ] Voilà, je ne suis pas plus long. Sans délai je passe la parole à M. Montagner pour nous parler de cette question de fond des rythmes de l'enfant. congrès

5 Hubert Montagner - HM : Merci. Bonjour. Bon après-midi, comme vous voulez. Merci de m'avoir invité à ce congrès. Je vais essayer de vous parler des rythmes de l'enfant parce que je ne sais pas trop ce qu'il faut entendre par rythmes scolaires. Je sais mieux ce qu il faut entendre par aménagement d un temps à l école en prenant en compte les rythmes, les différents rythmes de l'enfant pour qu'il n'y ait pas de malentendu. Quelques remarques préliminaires tout d'abord. Cela fait trente ans qu'on n arrête pas de dire et d'écrire la même chose toujours à partir des données de la recherche scientifique confortées depuis. De sorte qu'au moment où je vous parle il n'y a pas beaucoup de conclusions à modifier par rapport aux conclusions qui ressortaient de deux colloques pionniers organisés l'un à Paris en 1980, l'autre à Besançon en 1982 sur l'aménagement du temps scolaire en prenant en compte les particularités des enfants aux différents âges et en fonction de leur développement. J'ai eu le privilège de coorganiser ces deux colloques avec le syndicat national des instituteurs, dont le secrétaire général était Guy Georges 1, la fédération des conseils des parents d'élèves (FCPE) dont le président était Jean Cornec, l'avocat que vous connaissez probablement 2 et la ligue française d hygiène mentale, donc l équipe de recherche que j'avais l'honneur de diriger à la faculté des sciences de Besançon. Par conséquent, ce n'est pas un problème nouveau. Ce qui est extraordinaire, c'est que depuis trente ans la communauté scientifique et médicale n'a pas arrêté de développer la concertation avec les différents acteurs concernés. C'est à dire les enfants, on les oublie trop souvent à mon avis et on ne les voit pas beaucoup apparaître ces temps-ci, les adolescents, les parents, les familles, les enseignants, les personnes des RASED 3, des structures extrêmement importantes, il faut surtout maintenir les RASED, c est vraiment important dans le fonctionnement de l'école. Il faut enfin inclure de façon générale, les différentes personnes concernées par le fonctionnement de l'école. Donc 1 Guy Georges est un instituteur syndicaliste de Haute-Marne. Il a été secrétaire général du Syndicat national des instituteurs (SNI, puis SNI-PEGC) de 1976 à Militant associatif, il a également présidé l'association Solidarité laïque après sa retraite et a également été président du Comité de coordination des œuvres mutualistes et coopératives de l'éducation nationale (CCOMCEN) 2 créateur et président de la FCPE de 1956 à Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) est une structure éducative en France. Il a été mis place en 1990 et modifié au fil des années. Il apporte une aide aux enfants en difficulté au sein des écoles maternelles et des écoles élémentaires on a une expérience quand même lointaine de ces questions-là. Deuxième préambule : c'est qu'il ne faut pas oublier que le donneur de temps universel des êtres humains est constitué par l'alternance du jour et de la nuit. Cela peut sembler bête à dire, mais il n'est pas inutile de le rappeler quand on parle des rythmes chronobiologiques en particulier, qui ne sont pas le seul aspect du débat. Donc, sur toute la planète, quelle que soit la culture, quelles que soient la longitude, la latitude, la vie des humains est rythmée fondamentalement toutes les 24 heures par l'alternance du jour et de la nuit et en même temps les humains synchronisent l'alternance de la veille et du sommeil sur l'alternance du jour et de la nuit. Ce qui fait que, globalement et généralement, les humains s'activent pendant la phase éclairée - comme on dit dans notre jargon - et se reposent, s'endorment pendant la phase obscure. Et c'est ce couplage de l'alternance jour-nuit et du rythme veille-sommeil qui va fonctionner comme donneur de temps incontournable du moment ou des moments de la journée, où se situent le temps fort ou les temps forts, le temps faible ou les temps faibles de quasiment toutes nos fonctions physiologiques. [...] (Dans un) rythme chronobiologique, le temps fort est bien connu et tous les jours, de façon régulière. Il se trouve donc peu influencé par les facteurs d environnement, mais en fait la plupart des rythmes, que l on qualifie de biologiques, ont certes une composante chronobiologique mais ont aussi une composante psychologique qui elle, bien évidemment comme toutes les composantes psychologiques, est influencée par les facteurs d environnement, par les relations sociales et autres. cela bouge avec ce qui nous environne. Je vais vous donner un exemple en ce qui concerne les fluctuations de la vigilance ; c est-à-dire de l état d alerte par rapport à l environnement des capacités d attention qui reposent sur la vigilance, de la réceptivité, de la disponibilité, de la capacité de mobiliser les ressources intellectuelles. Donc là, on connait bien, aussi bien à travers les recherches de psychologie expérimentale comme 4 - congrès 2013

6 celles de François Testu 4, qu'à travers les nôtres qui sont des recherches psychophysiologiques, la dimension psychologique et la dimension physiologique des phénomènes de la vie. Si on prend en compte cet ensemble là, on constate très clairement qu il y a deux temps forts dans la journée qui sont compris dans la journée scolaire. Il y a un temps fort, qui se situe entre, autour de 9 h, et la fin de la matinée. Cependant le temps fort varie avec l âge. En effet, au cours préparatoire, les enfants ne sont vraiment, dans leur ensemble, vigilants qu entre 9 h et 9 h 30 et peuvent le rester jusqu à 11h, quelquefois 11h30 tout au plus. Ce qui veut dire que, s agissant de la transmission du savoir et des connaissances à l école : Le temps utile, le temps au cours duquel les enfants prennent connaissance et signification de ce qui leur est transmis est le matin - au cours préparatoire de 1h30 à 2h - au CE1-CE2, on peut penser 2h 2h30 - au CM1-CM2 on peut penser 2h30 3h tout ceci selon les enfants, l'âge et le jour aussi Cela veut dire, que si je suis content que ces projets de refondation de l école existent, je regrette que l on ne soit pas allé plus loin dans l élaboration du projet. C est ce que j ai écrit au ministre et je crois que d'ailleurs, au ministère, ils en conviennent. Cela signifie que ça n a pas de sens de prévoir la même durée de la journée scolaire selon que les enfants ont entre 6 et 7 ans au cours préparatoire ou entre 10 et 11 ans lorsqu ils se trouvent au cours moyen 2 e année et encore moins lorsqu ils se trouvent en petite, moyenne ou grande section de l école maternelle. Cela signifie que cela n'a pas de sens. Alors, certes cela ressort des données de la recherche, il suffit d un petit peu de bon sens et puis d ouverture vers l environnement pour s en rendre compte. Il faut casser cette absurdité. Il faudra le faire un jour ou l autre à travers la concertation, la négociation bien entendu. Donc voilà le temps fort, le temps fort de la vigilance du matin. L'après-midi, le temps fort se situe entre 14 h ou 14 h 30 voire 15 h pour les enfants en CP et 16 h 16 h 30 au maximum Ce qui veut dire que l après-midi il y a peut-être 1 heure, 1 h 30 de temps vraiment utile pour les enfants de CP, un peu plus pour ceux de CE1-CE2, un peu plus pour ceux de CM1-CM2. Donc là encore, il faudrait prendre en compte l âge des enfants. Maintenant il y a une autre dimension, qui est quasiment ignorée par tout le monde, c est que le 4 professeur des Universités en psychologie, université de Tours temps fort de l après-midi peut très bien être avancé, retardé, éteint, supprimé. On peut très bien ne pas observer de temps fort de la vigilance et cela est particulièrement évident dans deux populations d enfants si j ose dire : les enfants qui souffrent d un déficit de sommeil ou qui ont des troubles du rythme veille/sommeil, je vais y revenir. Ces enfants-là, auxquels il manque du sommeil, la plupart du temps sont très peu vigilants ou pas du tout vigilants l'après-midi. Ce sont des conséquences, je vais m expliquer tout à l heure, du déficit du sommeil ou des troubles des rythmes veille/sommeil. Deuxième population, assez souvent la même d ailleurs, ce sont les enfants insécures, comme on dit dans notre jargon, c est-à-dire les enfants qui ont le sentiment d être abandonnés, d être oubliés, d être délaissés, de ne pas être considérés comme des personnes. Ce sont des enfants qui vivent dans ce qu on appelle l insécurité affective et, par opposition, on distingue la sécurité affective, c est-à-dire le sentiment de ne pas être abandonné, de ne pas être oublié, de ne pas être délaissé... C est de ne pas être en danger, bien entendu je caricature, puisque vous pouvez imaginer tous les intermédiaires entre les enfants très sécures et les enfants très insécures. Mais l après-midi, chez les enfants insécures, eh bien il est rare qu il y ait un rebond de la vigilance, alors que si on se fondait seulement sur les rythmes chrono-biologiques, on s attendrait à ce qu il y ait un rebond inéluctable l après-midi. Ce n est pas le cas et c est là que l on voit l importance de considérer les rythmes biologiques dans leur double composante chronobiologique et psychologique. C est absolument incontournable. L après-midi, si on considère les enfants insécures, c est là que l on voit clairement les enfants non accrocheurs. Alors, on a beaucoup parlé des décrocheurs, à juste titre d ailleurs, pour essayer de voir comment faire en sorte que les décrocheurs ne soient plus des décrocheurs donc puissent s insérer dans les apprentissages scolaires et puissent s insérer dans le fonctionnement de l école. Il est quand même étrange qu on ait oublié de parler quasiment des non accrocheurs parce qu il y a des enfants qui ne décrochent pas parce qu ils n accrochent jamais. Les non accrocheurs insécures, on les voit déjà décrocher le matin à la fin de la matinée. Ce qui veut dire que dans les écoles de la République, on ne peut pas organiser l aprèsmidi de la même façon selon que, dans une classe, on accueille beaucoup d enfants insécures ou beaucoup d enfants sécures. On ne peut absolument pas organiser les choses de la même façon et c est là qu on voit vraiment qu il faut de la subtilité, de la finesse et de l intelligence pour organiser l après-midi scolaire. Personnellement, ce que je propose assez, c est qu'on implique là-dedans les inspecteurs de congrès

7 l Éducation nationale, les conseillers pédagogiques, les membres du RASED et bien entendu les enseignants. L idée c est que l après-midi soient transmis : savoir et connaissance, qui puissent être entendus, qui puissent être compris, qui puissent être assimilés, qui puissent être intégrés, aussi bien par les enfants insécures que par les enfants sécures. Je vais vous prendre un exemple, c est celui de l apprentissage du langage verbal, langage oral. Je préfère parler de langage, car pour moi le langage c est le langage oral, c est le vrai langage. Là, on est tenté d organiser à l école maternelle, c est ce qu on demande aux enseignants d école maternelle, des moments formels, des activités formelles d apprentissage ou de pré-apprentissage du langage. Dans cette situation formelle, où le chef d orchestre est le maître ou la maitresse, les enfants doivent acquérir une maitrise de la langue, c est-à-dire une maitrise de vocabulaire, de syntaxe, la grammaire... Cela se passait dans les situations absolument formelles où on enseigne l apprentissage du langage. C est cela l objectif. C est cela que j entends situation formatée d apprentissage et cela vous pouvez être sûrs que les enfants insécures n accepteront pas cette situation, parce qu ils auront des fourmis dans les jambes assez rapidement et que pour eux ils n ont pas la vigilance suffisante, des capacités d attention suffisantes, un réceptif suffisant pour pouvoir accepter l idée même de la situation formelle d apprentissage. En revanche si l instituteur ou l institutrice, à la place de l apprentissage formel du langage, organise un moment de narration (le maître ou la maîtresse va raconter l histoire d un certain nombre de personnages qu il va mettre ou ne pas mettre en scène en racontant leurs émotions, leurs intentions, leurs projets etc.) c est là que vous allez voir des enfants insécures, qui habituellement se détournent de la situation, qui vont poser des questions : Pourquoi la dame est triste? Pourquoi le monsieur est en colère?... Ils vont, dans leur langage, faire apparaître qu ils ont, comme tout le monde, les six grandes émotions de l espèce humaine : la joie, la peur, la colère, la tristesse, la surprise et le dégoût. Ils révèlent qu ils ont parfaitement acquis ces six émotions. Ils les maîtrisent parce qu ils s autorisent à libérer leurs émotions, ils s autorisent à libérer leurs émotions parce qu ils sont en situation de partager les émotions des personnages dont on raconte l histoire. Ils sont en situation aussi de se dire, si moi je perçois les émotions des autres, c est que les autres perçoivent mes propres émotions et cela c est très très important pour un enfant, parce que c est à travers les partages émotionnels que se construisent les interactions accordées - c est notre jargon - c est-à-dire celles dans lesquelles, il y a ajustement des comportements, des émotions, des affects et des rythmes d action. cela c est la voie royale pour un attachement sécure, pas forcément avec maman, avec papa, mais également avec grand-mère, grand-père et aussi avec le maître, avec la maîtresse, avec les copains, avec les copines, avec toute autre personne et vous savez les processus d attachement sont des processus quand même importants. Alors, si j en reviens maintenant à l après-midi scolaire avec des enfants plus âgés, dont l école élémentaire, (c est seulement du vécu) lorsque le maître ou la maîtresse raconte une histoire en mettant en scène avec le ton, avec la gestuelle, les personnages de tel ou tel conte, de telle ou telle légende, c est là qu on va voir des enfants, que l on pouvait considérer comme quasiment mutiques (c est-à-dire qu ils ne s exprimaient pas par le langage oral, verbal) qui, tout un coup, vont dire mais pourquoi ceci, pourquoi cela? Ils vont parler des émotions des personnages comme les plus petits et ils vont donc fonder l idée aussi que si eux perçoivent les émotions des autres, c est que les autres perçoivent aussi leurs propres émotions et cela c est fondamentalement important pour un enfant. Ne jamais oublier que les enfants sont des éponges émotionnelles et le neurobiologiste américain Antonio Damasio a écrit deux bouquins formidables là-dessus. L un s appelle «L erreur de Descartes» et l autre «Spinoza avait raison». Damasio veut dire qu'en neurosciences, c est ce que nous disons tous maintenant, on sait étudier, en situation de laboratoire, par exemple les processus cognitifs, mais ne jamais oublier que cela n a de sens que si on peut maîtriser le substrat émotionnel et affectif. Donc l erreur de Descartes, c est-à-dire l erreur du raisonnement apparemment rationnel en permanence, c est qu'on aboutit pratiquement à une négation de la vie émotionnelle des enfants en situation scolaire, en situation d apprentissage, alors qu'on sait très bien qu'un enfant aura d autant plus envie de comprendre et d apprendre que cela ne heurte pas ses émotions et qu il puisse s ajuster émotionnellement à la personne qui transmet le savoir et les connaissances. Il faudra quand même un jour qu on parle très clairement de cette question de la complexité d un enfant. Ce n'est pas seulement un cerveau qui réfléchit, un processus cognitif sur un corps et des jambes, c est aussi un ensemble d émotions, d affects et cela c est absolument fondamental. 6 - congrès 2013

8 Dans la future formation des enseignants, il faudra prévoir non pas simplement ou seulement la didactique c est-à-dire les techniques et les méthodes de transmission des savoirs et des connaissances, on l a fait quasiment exclusivement ces dernières années et c est effrayant, mais aussi dire aux futurs enseignants qui sont les enfants, la complexité de ces êtres humains, qu on appelle les enfants, tous aussi différents les uns que les autres. C est fondamental dans la pédagogie, absolument fondamental. Maintenant, par rapport à ce que je vous disais avec les enfants insécures et sécures, l après-midi scolaire il est bien évident qu'on ne peut pas penser au même après-midi scolaire selon que l on se situe ici à Clichy par exemple ou selon qu on se situe à Neuilly! Si on raisonne comme cela, on va pénaliser les enfants qui ont la plus forte probabilité de cumuler les insécurités affectives ; c est-à-dire les enfants, qui dans le milieu familial, se culpabilisent beaucoup face aux difficultés de leurs parents. Quand un enfant apprend que sa mère est malade, que son père est malade, que les deux parents sont malades, ou craignent d être malades au point de craindre pour leur vie, eh bien il y a des enfants (on les entend quand on sait les écouter, quand on sait leur parler), qui se pensent responsables de la dégradation de l état de santé de maman, de papa ou des deux parents. Si maman est comme ça, si papa est comme ça, c est de ma faute et dites-vous bien qu à l école l enfant arrive avec la culpabilité dans la tête et au cœur si j ose dire. Maintenant, c est aussi ce qu on observe lorsque l enfant vit dans un milieu pauvre, qui vit dans la misère, lorsqu il y a du chômage chez la mère, chez le père, chez les deux parents ou la perspective du chômage, lorsque les parents, la mère, le père ou les deux parents exercent un rythme de travail ou un rythme d activité épouvantable, ils stressent tellement qu à la maison, ils ne peuvent plus porter un regard apaisé et apaisant sur leurs enfants. C est encore ce qu on observe quand il y a conflit entre la mère et le père à un point tel qu il y a rupture ou cassure, quand la fratrie est agressive vis-à-vis de l enfant, il y a toute sorte de phénomènes comme cela qui font que chez lui, un enfant peut nourrir beaucoup d insécurité affective et aller à l école avec l insécurité affective dans sa tête et dans son cœur. C est fondamental, on ne peut plus continuer à nier ces choses-là que l on vérifie sans arrêt. Il y a 4 ans ou 5 ans, je ne sais plus, le journal Libération avait produit les résultats d une enquête, ce n est pas une enquête scientifique, elle vaut ce qu elle vaut, mais elle a le mérite d exister. Je crois qu elle avait été conduite sérieusement, elle montrait, que sur 700 jeunes, 42% d entre eux allaient à l école avec mal au ventre, c est-à-dire avec la trouille au ventre et que 25% ne comprenaient pas ce qu on leur disait, ce qu on essayait de leur transmettre. Cela fait quand même beaucoup 42% qui ont peur en allant à l école et 25% qui ne parviennent pas à comprendre ce qu on essaye de leur transmettre. Il faut quand même être réaliste maintenant que c est un constat d échec pour notre école. C est pourquoi nous souhaitons qu enfin nous considérions les 24 heures des enfants, parce que c est l unité de temps, c est-à-dire l imbrication des temps qui se succèdent : l imbrication des temps familiaux, des temps de la maison à l école, des temps scolaires, des temps méridiens, des temps post scolaires, des temps de retour à la maison, et du rythme veille/sommeil... En ce qui concerne le trajet de la maison à l école, cela devient nécessaire, étant donné l'évolution de la société, qu il y ait une structure d accueil préscolaire pour les enfants. Et ce tant pour les parents qui travaillent tôt le matin - de sorte qu ils ne peuvent pas confier leur enfant à l école à 8 h 30 - que pour ceux qui peuvent confier leur enfant à 8 h ou 8 h 30. Cette structure d'accueil ne doit pas être une garderie mais un lieu qui permette aux enfants de dépasser, de déminer, de relativiser les inquiétudes, l anxiété, les angoisses, les inhibitions paralysantes qu ils ont pu développer dans le milieu familial et qu il faut dominer. On sait que dans «les lieux neutres» qui ne rappellent ni ne renvoient à la maison, ni à l école, les enfants peuvent se libérer beaucoup plus complètement à tous points de vue. Quand il y a des structures anxiolytiques, on constate que des enfants insécures peuvent, peu ou prou, devenir suffisamment sécures pour être suffisamment vigilants et attentifs, réceptifs et disponibles en entrant ensuite en classe. Cela va aussi vous sembler gadget et recette, ce que je vais vous dire, mais je vais vous le dire quand même. Si, dans cette structure d accueil, vous installez un aquarium, eh bien on sait que la contemplation des poissons fait baisser le rythme congrès

9 cardiaque et la pression artérielle et ce n'est pas par hasard que le dentiste, quelquefois des médecins, installent un aquarium dans leur salle d attente. cela fait baisser l état d anxiété et l angoisse dans l attente de rencontrer le clinicien. Si vous avez un chien ou un animal qui peut rappeler le chien, le simple fait de le caresser fait diminuer le rythme cardiaque et la pression artérielle. Si vous avez des structures d auto-balancement donc des balancelles, des balançoires, des rocking-chair... eh bien l enfant s autorégule. Il fait baisser de lui-même le rythme cardiaque et la pression artérielle. Encore faut-il qu il ait ces dispositifs à sa disposition. Même chose en ce qui concerne l ambiance, si vous avez une ambiance sonore, une ambiance musicale, constituée par des chants d oiseaux qui sont attractifs pour les enfants. Là, vous allez voir les enfants s apaiser quand ils sont arrivés en pleurs, quand ils sont arrivés en situation de détresse et renaître en pouvant s'ouvrir à l environnement sans le considérer comme menaçant. Maintenant, si avec la meilleure volonté du monde, et ça je l ai vu un certain nombre de fois dans les crèches et les écoles, si pensant bien faire, vous diffusez, au moment de l accueil, la petite musique de nuit de Mozart ou tout ce que vous pouvez imaginer comme symphonie extraordinaire qui, pour vous, est apaisante, calmante, renaissante, tout ce que vous pouvez imaginer cela n a pas le même effet pourquoi? Parce qu on le veuille ou non, la musique humaine va refléter les émotions et les affects du compositeur et de l interprète. Évidemment, nous sommes tous des humains, il n y a pas de musique, vous le savez plus que moi, sans transcription pour le compositeur et l interprète de ses émotions, de ses affects. Il peut donc se trouver, ça je l ai vu, que les enfants tout d un coup paraissent sidérés ou ne plus être euxmêmes, ne plus pouvoir s ouvrir si on leur passe un air musical comme ceci ou comme. Ceci déconcerte les éducateurs et les enseignants parce que c était avec la meilleure volonté du monde, parce que la musique pour eux, c est quelque chose d absolument fantastique pour apaiser pour rassurer et tout. Eh non, il peut se trouver qu un enfant ait vécu un évènement difficile dans une ambiance musicale qui, tous les jours, lui donnait à entendre la petite musique de nuit ou tout ce que vous pouvez imaginer d'une façon ou d'une autre. Dans un établissement spécialisé, j ai vu des enfants autistes paniqués avec de la musique de Vivaldi. Pour deux d entre eux, pour les autres je ne sais pas, c est anecdotique ce que je vous raconte, la mère était musicienne et le père était musicien. Voilà l anecdote elle est terminée. Donc, une structure d accueil anxyolitique et en même temps, une structure d accueil qui permette aux enfants en manque de sommeil de terminer leur nuit de sommeil. La durée du dernier cycle est toujours très courte elle fait 10 minutes, 15 minutes ou 20 minutes et on peut bien accorder ce temps à l enfant d autant plus que la structuration du rythme du sommeil est un phénomène très important. Qu est ce qui se passe dans le sommeil? Il y a des cycles qui se succèdent le premier est le plus long il fait minutes, le dernier est le plus court, je viens de vous le dire minutes. Au sein de chaque cycle, vous avez cinq étapes, ou phases, ou stades qui se succèdent qu importe. Il y en a deux qui retiennent l attention des gens qui se penchent sur l équilibre des humains dans leur environnement : il y a le sommeil lent ainsi appelé parce que le cerveau est envahi d'ondes lentes et c est à ce moment-là, et seulement à ce momentlà, qu est secrétée l hormone de croissance par l hypophyse. C est une hormone qui autorise la reconstitution, la restauration du stock des protéines nécessaires au fonctionnement de tous les compartiments de notre organisme, nécessaires au fonctionnement de notre cerveau et de notre corps. Par conséquent, si on veut vraiment donner aux enfants une possibilité maximale de se reconstituer, de dépasser leur état de fatigue, d'être moins fatigués, d'être moins fatigables, il faut protéger leur sommeil pour ce qui se passe au cours du sommeil lent. Après le sommeil lent, il y a le sommeil paradoxal ainsi appelé parce que c est le moment où le sommeil est le plus profond, le plus lourd alors que paradoxalement l activité du cerveau ressemble à celle de l éveil. Pourquoi? Parce que nous rêvons : le cerveau est en ébullition du fait de nos rêves, du fait de nos fantasmes. [ ] C est important que nous ayons cette soupape mentale, parce que nous nous autorisons à rêver à tout et par conséquent cela a un rôle important dans l intégration des interdits. Voilà, c est là qu on va pouvoir accepter les tabous, les interdits de la vie sociale. Ce n est pas par hasard si le dernier cycle de sommeil, dans une nuit, est presque entièrement constitué de sommeil paradoxal comme si nous nous préparions mentalement à nous dominer, à nous inhiber, à nous réfréner en ce qui concerne notre affectivité et notre sexualité pendant la journée. On a des mécanismes absolument fantastiques. En plus, pendant le sommeil paradoxal, il y a consolidation de la mémoire, il y a consolidation des apprentissages acquis. 8 - congrès 2013

10 Donc dans le sommeil se passent des évènements qui ont à voir avec la croissance, avec la reconstitution de tout le potentiel physique, l'inhabilitation des fatigues, avec la santé mentale - à travers la vie affective et sexuelle - la mémoire, les apprentissages tout cela également est très important. C est pourquoi il faut absolument faire passer à tous les gens, qui en auront la responsabilité, le message, sans culpabilité, qu il est fondamental de respecter complètement les rythmes éveilréveil de l enfant en particulier quand ils sont écoliers bien entendu. C est pourquoi, dans la structure d accueil, que j évoque avant le temps scolaire, il est important que les enfants auxquels il manque du sommeil, qui ont des troubles du rythme avec le sommeil, qui se réveillent une ou plusieurs fois dans la nuit avec des cauchemars... eh bien il est important qu ils puissent avoir un dernier cycle de sommeil dans un lieu qui ne sera pas insécurisant et qui n induira pas d insécurité affective au réveil et on peut quand même dépenser 10 minutes, un quart d heure, 20 minutes le matin en structure d accueil. Donc, ce sont d autres stratégies que nous souhaitons, si nous voulons vraiment que les enfants se réalisent dans toute leurs potentialités, c est-à-dire s épanouissent. Quelquefois on veut opposer épanouissement et apprentissage, ce qui n a pas de sens. Il ne faut pas oublier qu il faut encore une demi heure ou bien trois quart d'heure pour que les enfants développent une vigilance des capacités d attention qui leur permette de se réaliser comme élèves avec tout ce que cela implique. Pour les enfants de CM1- CM2 qui ne sont pas insécures, cela peut être 9 h moins le quart 9 h, si l école ouvre à 8h30. Pour les enfants de CP, surtout insécures, c est forcément 9 h 15 ou même un peu plus. Eh bien pendant la première demi heure ou les premiers trois quart d'heure du temps scolaire, il serait important que les enseignants s organisent autrement que d une façon pédagogique. Chaque enseignant peut proposer aux enfants un ou plusieurs ateliers dans lesquels les enfants peuvent se plonger sans avoir l'impression d'être en situation pédagogique, en situation d apprentissage des fondamentaux. On met les enfants en situation de relier toutes leurs potentialités sans subir de contraintes liées à la transmission des savoirs selon le programme. C est-à-dire d'une façon forcément contrainte puisqu on veut suivre le programme et ensuite le temps pédagogique proprement dit. Donc entre 9 h, 9 h 15 et 11 h pour les CP, 11 h 30 pour les CE1-CE2 et un peu plus au CM1-CM2. Maintenant, il y a aussi la pause méridienne qui n'est pas seulement le temps pour s alimenter mais aussi le temps qui s écoule entre la fin de la classe et le début de la situation d alimentation. Souvent, les enfants sont laissés à eux-mêmes dans la cour, et cela aussi il faut s en préoccuper et faire en sorte qu'après la classe, les enfants puissent se replier «sous leur tente». C est-à-dire mettre à leur disposition un lieu, où il y a des lits, des niches, des alvéoles, c est-à-dire des lieux où ils peuvent se retirer des interactions sociales avec eux-mêmes, ce qui ne veut pas dire qu ils s isolent. Ils se retirent en attendant le moment du repas, ils se reconstituent mentalement, ils se reconstituent psychologiquement après la matinée scolaire et puis il y a le temps de la respiration alors comme vous le savez les cantines sont des cathédrales de silence!! Il serait temps, quand même, qu on repense complètement le lieu d alimentation, au sein ou à côté de l école, qu on appelle la cantine pour en faire un lieu avec beaucoup moins de bruit, qui en soi est fatigant, stressant, agressant. Les bousculades, les conflits ; les enfants ont faim il y a une tendance vers une hypoglycémie et même si cela n arrive jamais à l hypoglycémie cela rend agressif. Donc, il faut absolument repenser cette question-là pour que les élèves se réalisent comme des enfants qui vont manger, qui ont envie de manger et qui auront envie de quitter la table quand ils n auront plus envie d être à table. Ce n est pas le même temps d alimentation pour tous les enfants et qu ensuite ces enfants-là regagnent donc le lieu où il y avait les alvéoles. Ou un lieu plus moteur, qui n est pas compliqué et qui n est pas onéreux. Imaginez un lieu, un terrain vague, à côté de l école qui puisse être sous le regard quand même de l équipe enseignante, où vous faites venir de la terre pour faire des monticules de terre que vous engazonnez ou que vous recouvrez de matériaux synthétiques imputrescibles. C est fantastique ce que cela induit chez les enfants ; cela canalise l excès de mouvement et cela canalise l excès d agressivité. On ne voit pratiquement pas d agressions se développer dans le groupe d enfants même quand il est nombreux. Ceci favorise des phénomènes de coopération que vous n imaginez pas! On voit la coopération l emporter sur le conflit et on voit les phénomènes d entraides qui apparaissent. Ce que nous souhaitons et c est un type de dispositif qui pourrait aussi servir après le temps scolaire proprement dit et donc l après-midi. Il faut qu il y ait une imbrication entre les enseignants et les animateurs de l extérieur pour qu il y ait une narration possible dans le cadre de la classe, dans congrès

11 le cadre de l école et des narrations possibles en dehors de la classe, en dehors de l école. Pour les raisons que je vous ai dites tout à l heure, il faut la collaboration des inspecteurs de l'éducation nationale, des conseillers pédagogiques et des enseignants bien entendu, pour qu ensemble, ils essaient de construire un système tel que telle narration pourra être transmise à des enfants insécures un jour, à des enfants sécures un autre jour, tel jeu de rôle pourra être servi aux enfants insécures un jour, aux enfants sécures le lendemain, et même chose pour un psychodrame. C est-à-dire des activités qui ont pour dénominateur commun de libérer les émotions et le langage de façon imbriquée avec les conséquences évidemment dans le développement du langage en tant que vecteur de la communication et vecteur de la pensée. C est là qu on voit qu'il est très possible d organiser l imbrication du temps scolaire de l après-midi, grâce à une interaction acceptée bien entendu entre les enseignants, les inspecteurs de l Education nationale, les conseillers pédagogiques, les RASED, les ASEM pour l école maternelle, enfin tous les professionnels de l école et les autres. Dites-vous bien que, quand je dis les autres, ce sont quelquefois des conteurs remarquables, qui savent à peine lire, qui savent à peine écrire, mais qui savent raconter et pourquoi se priverait-on de la collaboration de ces gens-là? C' est aussi une façon de les emmener vers le tissu social à travers l école. C est pour cela qu il faut réfléchir à cette imbrication des temps scolaires de façon aussi intelligente que possible, sans que ce soit sectorisé, sans que ce soit compartimenté. Mais Papa J'suis pas un rythme scolaire moi! Maintenant, après le temps scolaire, on sait que le moment qui va de 16 h 17 h à 20 h à peu près, c est un bon temps pour les activités ludiques explosives et les activités sportives. C est à ce moment-là que le métabolisme est à son maximum, que la température du corps augmente. Ce n est pas par hasard si beaucoup de records sportifs sont battus en fin d'après-midi. Et puis le temps des retrouvailles et moi je pense que c est de notre responsabilité d organiser aussi les retrouvailles entre l enfant et sa mère, son père, la personne de la famille qui vient le chercher et qui arrive du travail stressée, fatiguée, épuisée, dégoutée, c est important de créer un lieu où finalement on ne se retrouve pas au sein de la cellule familiale, on ne se retrouve pas au sein de la classe, un autre lieu qui permet les retrouvailles sans culpabilité. Quelle est l origine de la coupure dans la semaine? C est le résultat d un accord politique entre l État français et l Église catholique pour la catéchèse. Quand j étais écolier, c est le jeudi que se situait la catéchèse. Maintenant, pour différentes raisons, c est devenu le mercredi, mais en aucun cas la coupure du milieu de la semaine n a été mise en place en pensant aux enfants, ni même aux parents, ni même aux enseignants. Nous sommes dans un état laïque. Je crois avoir lu cela dans la Constitution. cela n a aucune raison d être d autant plus qu'un certain nombre d enfants, les enfants insécures en particulier, vivent la coupure du mercredi comme une rupture, parce qu ils ne vont pas trouver les mêmes repères, les mêmes indicateurs qu habituellement. Il s se projettent sur le lendemain. Ils ont besoin de se projeter dans un univers qui ne soit pas anxiogène, qui ne soit pas source d inquiétude mais qui contienne des repères familiers, qu ils peuvent accepter, qu ils savent accepter. C est pour cela qu il faut une continuité dans les différents jours qui se succèdent pour qu il y ait une semaine continue. C est ce qui se fait dans tous les autres pays européens. C'est d autant plus souhaitable qu il y a de plus en plus de familles monoparentales. Mais que fait la mère seule avec son enfant ou ses enfants? Que fait le père seul avec son enfant ou ses enfants quand il n a plus suffisamment de jours RTT pour consacrer le mercredi à ses enfants? Il va confier ses enfants quelque part, à un centre aéré s il y en a un, à des parents s il en a, à des amis s il en a, à des voisins s il en a etc. et donc il faut réfléchir aux différentes catégories de populations. Maintenant, on me dit, mais cela va poser problème pour la cantine parce qu il va falloir faire fonctionner la cantine le mercredi midi alors qu habituellement cela ne fonctionne pas, cela fait des frais en plus, etc. Mais rien n oblige à ce que les enfants se restaurent le mercredi midi dans une cantine. On peut très bien ne pas ouvrir les cantines, mais en créant des conditions telles que les enfants puissent se restaurer quand même. Pour l'année, cela fait trente ans que nous avons proposé un système qui est devenu le système congrès 2013

12 c est-à-dire 7 semaines de classe et 2 semaines de vacances. C est pourquoi nous avions proposé le système suivant : rentrée scolaire début du mois de septembre, je vais vous dire quelque chose de différent dans quelques instants, classe jusqu à fin octobre, 2 semaines de vacances qui coïncident avec 2 semaines civiles de façon à éviter les ruptures au milieu de la semaine. C est ce qui se passait quand il y avait dix jours de petites vacances. Il faut supprimer un maximum de ruptures de rythmes pour les enfants. Ensuite 6 semaines de classe jusqu à Noël - 1 er de l an, 2 semaines de vacances 6-7 semaines de classe (15-20 février) ensuite 2 ou 3 semaines de vacances. Moi, j étais partisan de trois semaines. Je sais que c est utopique. Pourquoi? Parce que c est le moment où nos organismes sont les plus fragiles, les plus vulnérables dans l hémisphère nord. Ensuite vous avez classe jusqu à fin avril, deux semaines de vacances, qui englobent le 1 er et le 8 mai, et si c est possible de discuter avec l évêché - puisque c est possible de discuter pour les 4 jours ½ - on peut étendre à l Ascension. cela serait une preuve d élévation de l esprit et puis ensuite classe jusque vers le 8-10 juillet, selon le cas, de façon à ce que cela coïncide encore avec une fin de semaine civile. Enfin nous souhaitons que la dernière semaine du mois d août soit décrétée «semaine des enfants et des adolescents. On célèbre bien les mères, les pères, les grand-mères, les chiens de chasse peut être, je ne sais pas. Il faut célébrer les adolescents et les enfants, ils n ont jamais la parole ; c est fou ça! La dernière semaine du mois d Août c est l occasion de mobiliser toutes les ressources du quartier, toutes les ressources de la commune au bénéfice des enfants et des ados et c est là qu on demande aux mairies, aux associations, aux institutions, aux organisations, aux clubs sportifs d accepter de donner une partie de leur temps à ces enfants qui vont retrouver les copains et les copines qu ils n ont pas vu depuis plusieurs semaines parce qu ils étaient en vacances. C est important de trouver les copains et les copines pour toute l année. On va créer des moments sociaux très particuliers, très très particuliers et là on peut arriver à mobiliser des gens, un certain nombre d étudiants qui déjà consacrent une partie de leurs vacances à encadrer les enfants dans les colonies de vacances, dans les structures d accueil des jeunes pendant les vacances. Puis pendant cette première semaine de septembre, organiser un forum dans chaque école, un forum auquel sont conviés les mairies, les associations, les organisations, les clubs sportifs etc. Les écologistes peuvent faire découvrir l'environnement naturel aux enfants et en présence des enseignants et en présence des parents qui le veulent. Il faut que les enfants puissent se former l idée qu ils sont capables de se faire un menu extra-scolaire par rapport à ce qu ils souhaitent et qu ils se disent : oui, après l école lundi, mardi, jeudi, vendredi puis mercredi aprèsmidi ou samedi, tiens je pourrais faire ceci, faire cela et c est comme cela qu on permet à l enfant de se projeter dans le temps et cela aussi c est rassurant, c est sécurisant de pouvoir se projeter dans le temps. J en terminerai là pour vous dire donc que si on raisonne en ayant d abord à l esprit l intérêt des enfants, c est vrai que cela nous conduit à d autres propositions que ce qui existe et c est vrai qu'un tel aménagement du temps a forcément des incidences sur le fonctionnement de la société. Toucher au temps de l enfant, c est toucher au temps de toutes les personnes qui composent la société. Il ne faut pas avoir peur de regarder cela en face. On est à un moment, maintenant, où il faut réussir ce pari. On n a pas le droit d échouer quelles que soient ses propres convictions. On n a pas le droit d échouer et pardon moi je soutiens le projet, le début de projet qui est proposé même si je sais et je l ai écrit : il est très insuffisant. Mais il faut aller audelà, il faut aller absolument au-delà. Je n'ai pas encore parlé de musique, d'activités artistiques, mais dans mon esprit cela fait partie forcément du menu que l'on doit proposer aux enfants pendant la dernière semaine du mois d'août et aussi pendant les temps non scolaires tout au long de l'année bien entendu. Musique, chant choral... J'ai eu la chance de participer à la conception d'une nouvelle école en Corse et là, les chant polyphoniques vont avoir une place, une place importante. Arts plastiques, tout ce que vous pouvez imaginer donc je voulais ajouter cela pour vous dire que je ne sous estime pas la musique, que je n'ignore pas la musique mais que cela se situe dans un ensemble de tiers temps si vous voulez. congrès

13 V N : Merci. Vous aurez certainement beaucoup de questions mais je vous propose que, sous une forme un peu différente, nous enchaînions par un parcours de l école jusqu à la collectivité territoriale en passant par l école de musique. Notamment pour dire par rapport aux fondamentaux évoqués par M. Montagner quels éléments de fond et quels éléments de forme, d organisation fonctionnelle se posent pour vous par rapport à celui des programmes. Mais aussi ce que l on a à faire, ce qu on voudrait faire, la question du tiers temps, la question de la différence qu on ferait et je sais que c est une question importante pour les conservatoires entre la notion de l apprentissage proprement dit et des formes d animation. Je propose à Jérôme Lambert de prendre la parole justement parce que vous êtes très impliqué sur les relations entre l école, l art et le temps scolaire. Vous avez un certain nombre de questionnements sur ce qui se fait déjà dans l école et ce qui pourrait s'y faire pour l avenir. Jérôme Lambert Secrétaire départemental du SNUipp-FSU Paris CPE, syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles Jérôme Lambert - JL : Merci. Bonjour. Je ne sais pas si je vais rester à la même hauteur mais en tous cas le point de vue sera un peu différent. La tâche est assez difficile, je le reconnais, de mettre en lien la réforme des rythmes scolaires et l éducation artistique à l école, hors l école et dans les conservatoires. Pour essayer de clarifier un peu la situation actuelle, je vais partir des prescriptions contenues dans les programmes et je vais même rester collé au texte pour ne pas trahir l'idée du ministre, pour questionner finalement en quoi la réforme des rythmes scolaires, qui n est pas qu une question de temps, est aussi une question de contenu pour nous. Finalement, la différence entre nos interventions porte surtout sur les incidences de la réforme des rythmes scolaires sur ce qui se fait à l école, notamment en matière d éducation artistique et culturelle, et le lien qui doit être fait avec les activités qui sont proposées par les deux intervenantes, qui viendront après moi, par les collectivités, dans le cadre d activités périscolaires ou encore dans le cadre des conservatoires 12 - congrès 2013 À l école, les programmes prescrivent un certain nombre d heures : 81 heures de pratiques artistiques et d histoire des arts ( CP et CE 1), 78 heures au cycle 3 (CE2 au CM2). Pour les plus petits, les pratiques artistiques et les références culturelles liées à l histoire des arts, développent la sensibilité artistique et les capacités d expression des élèves. Vous voyez déjà les différences avec les conservatoires qui commencent à émerger. Ces activités s accompagnent d un usage et d un vocabulaire précis. Cela fait concevoir l éducation artistique comme une discipline à part entière qui permet aux élèves d exprimer leurs sensations, leurs émotions, leurs préférences et leurs goûts. En cycle 3, les objectifs sont encore plus approfondis. Ils ont vocation à développer le sens esthétique. Sont favorisées : l expression, la création réfléchie, la maîtrise du geste et un début d acquisition des méthodes de travail et de techniques. C est complété également par un enseignement des histoires des arts. Mais la question du contenu est la vraie question. Que fait-on à l école? Que fait-on au conservatoire? Que fait-on dans les activités péri-scolaires proposées par une collectivité? Pour le SNUIPP-FSU, l éducation artistique et culturelle telle qu elle est proposée, telle que je viens de la décrire est une ouverture capitale pour donner aux élèves la capacité de comprendre le monde dans lequel ils évoluent, dans lequel ils progressent ; le point fondamental est qu ils doivent le comprendre quel que soit leur milieu social d origine. C est une belle idée, un bel objectif que l on porte au niveau syndical mais on va être assez concret, je ne vais rien vous apprendre. L éducation artistique et culturelle est trop souvent soumise, dans les écoles, à l aléatoire des compétences, des goûts de chacun. Vous pouvez aimer la musique, mais avoir des capacités de chant beaucoup plus limitées. Il y aussi clairement une inégalité d accès aux artistes et aux œuvres sur l ensemble du territoire. Par exemple entre Châtellerault et Paris qui serait une ville lumière où toutes les activités culturelles, les musées les artistes se situeraient. Ces inégalités territoriales se font aussi, pour ceux et celles de la région parisienne, pour les élèves qui sont à la périphérie de Paris et qui habitent Paris intra muros. On n a pas les mêmes infrastructures si on se situe Porte de la Chapelle, par exemple, ou si on se situe dans une école près du centre.

14 Cette question d inégalité territoriale peut traverser une même commune et n est pas seulement la caricature à laquelle on peut parfois se livrer entre des milieux plus ruraux et plus urbains. En fonction de cela, pour nous, l Éducation artistique et culturelle doit vraiment rester inscrite dans les programmes, elle doit être un objectif d apprentissage à l école et des moyens doivent être mis en œuvre pour qu elle devienne une réalité pour tous les élèves, pour lutter contre l aléatoire que je viens d indiquer. Alors cela passe, bien évidemment, par une meilleure formation des enseignants, comme M. Montagner l a dit, mais je crois que même si j avais, personnellement en tant qu'enseignant, une très bonne formation en musique je n aurais pas la même qualité que des intervenants extérieurs, des artistes qu il est important aussi de faire entrer dans les écoles pour travailler en partenariat avec les enseignants. Cette éducation artistique et culturelle, pour nous, doit faire partie intégrante d une culture commune. C est une nouvelle problématique qui est au-delà des fondamentaux devant être délivrés à l école qui sont lire, écrire, compter. L objectif de l école est la transmission de ces savoirs, mais, pour nous, la culture commune doit intégrer les arts aussi bien que les sciences ou l éducation physique et sportive puisque c est la transmission de toutes ces compétences qui œuvre conjointement à la construction de l individu et du citoyen. C est là que nous allons enchaîner sur la réforme des rythmes scolaires. Quels objectifs sont assignés à l école et quelles sont les activités proposées dans les conservatoires et par les collectivités territoriales dans le cadre périscolaire? À l école et je pense que cela a été très net, il y a eu, depuis l introduction des nouveaux programmes, une volonté de se recentrer sur une vision un peu utilitariste et de classer les indispensables : lire, écrire, compter et de mettre quelque peu de côté l éducation musicale par exemple et l'éducation culturelle dans son ensemble. Cette tentation des tassements, nous y sommes opposés. J emploie le terme tentation parce qu il ne faut pas non plus faire peur pour n importe quoi. Il y a eu cette tentation de mettre à l écart l éducation musicale et artistique qui apparaissait finalement comme un bonus, comme quelque chose qui devrait être transmis uniquement par le non scolaire et qui ne dépendrait pas d apprentissages en tant que tels et qui ne ressortirait pas du rôle de l école. Telle n est pas notre vision de l école et telle n est pas la réalité dans les écoles. L éducation artistique et culturelle fait bien partie des programmes. Du coup en quoi, même si effectivement on pourrait discuter de la qualité de l éducation artistique et culturelle délivrée dans les écoles, en quoi la réforme des rythmes scolaires, qui nous est proposée, peut-elle avoir une incidence sur l enseignement de cette éducation artistique et culturelle? Je voudrais insister sur le fait qu il n y a vraiment pas une réforme des rythmes scolaires. C est à dire qu il n y a pas que la question de savoir si on va travailler le mercredi ou pas le mercredi. Oui, c est une vraie question, il faut la poser mais un certain nombre de questions sont malheureusement mises de côté. C est pour cela que nous nous sommes opposés d une manière un peu forte à la réforme telle qu elle nous est proposée parce qu'il nous semble qu'elle est très insuffisante et qu'en plus elle met un coup d arrêt aux vraies questions, à la possibilité de se poser les vraies questions. Est ce qu on est tous d accord pour qu il faille enseigner l éducation artistique et culturelle par exemple à l école ou est-ce que cela relève d activités extérieures? Je vous ai donné notre position mais je pense qu il est important de se poser la question tous ensemble tranquillement. Le préalable à cette question est : si ce n'est pas l'objectif, où le fait-on? Qu'est- ce qu on fait au conservatoire? Qu est-ce qu on fait dans les activités péri-scolaires? Il y a une différence finalement entre quand on vous fait chanter des chansons à l école, quand on fait chanter des chansons dans un conservatoire ou dans un centre de loisirs. Cette discussion est indispensable. Qui relève de quoi? C est vrai que pour nous ce sont clairement des moments complémentaires et que chacun a ses compétences, chacun a ses objectifs. Je vous ai donné ceux de l école mais il faut que l on mette au clair l objectif de chacun, les contenus de chacun, et c est finalement ce que cette réforme, la précipitation avec laquelle cette réforme nous est imposée, ne permet pas. Un problème qu on peut avoir est notamment celui de la réforme des conservatoires, vous êtes plus au courant que moi, pour ce qui était envisagé à Paris et qui est symbolique de cette confusion. Il y a une vraie crainte de transfert des activités des conservatoires sur le temps scolaire ou congrès

15 périscolaire et l'on est dans une espèce de confusion où les élèves font de la musique, mais on ne sait pas pourquoi ils font de la musique. Finalement cela peut être à l école ou au conservatoire et du coup cela crée une confusion plutôt que de tout faire d une manière articulée. Nous sommes donc pour une articulation mais pas dans une confusion qui ne permet pas à chacun de s y retrouver. Là, j insiste vraiment sur l éducation artistique et culturelle. [ ] Peut-on dire qu'à l école, nous ne faisons que des activités pédagogiques assez frontales et contraignantes et qu'il s agirait de libérer les enfants de ces situations? Cela peut être la réalité de certaines écoles, mais nous sommes des professionnels qui savons aussi changer nos pratiques, changer nos méthodes suivant les élèves que l on a en face de nous et suivant les moments de la journée. Le péri-scolaire conviendrait mieux à telle ou telle heure. Je pense qu il faut un peu plus poser la question et la réforme des rythmes scolaires ne nous le permet pas à travers ce passage en force que moi je ne considère pas comme une légère avancée. Je trouve que c est un grand raté. Oui, il fallait une réforme des rythmes scolaires. Oui, il fallait un grand débat sur ce qu on veut pour l école en y incluant l ensemble des acteurs du terrain quand on discute des rythmes scolaires. Nous aurions eu besoin d un an pour inclure les collègues, les parents d élèves, les conservatoires, que tout ce monde se rencontre et débatte voilà rien de plus. VN : Merci. On dénote bien ici deux niveaux de discussion. C'est à dire le fond, la méthode, c est pour cela que je disais on essaye de rester au maximum sur les enjeux de fond. Après la méthode, le temps, si depuis le temps qu'on en débat peut être qu'une année n est pas vitale pour résoudre les choses, enfin pas d une telle gravité. M. Montagner répondra mais avant, laissons la parole aux intervenants pour que vous ayez entendu un peu chacun, chacune. Donc Catherine Baubin. Présidente de Conservatoires de France, je pense qu il y a une belle opportunité à saisir et qu il faut bien la définir je crois congrès 2013 Catherine Baubin Directrice de l école municipale de musique et de danse de Rezé, Présidente de Conservatoires de France Catherine Baubin CB : Il y a plusieurs choses. On parle toujours des rythmes scolaires et en même temps on parle éducation artistique et culturelle. Les deux sont liés certes et dans la tête de nos ministres, on sait bien que c est lié et pourtant ce sont quand même deux choses très différentes. Pour rappeler les positions de Conservatoires de France notamment à propos de l éducation artistique et culturelle, qui est quand même - on a écrit une motion récemment à ce sujet-là - un sujet éminemment important. Bien évidemment pour moi l éducation artistique fait partie des fondamentaux. Ce n est pas que lire, écrire, compter ; c est aussi le développement du sensible. Cette éducation artistique et culturelle se repose à la fois sur l école, sur les collectivités territoriales, les conservatoires, les musées, et ne sera réussie que si tous les acteurs apprennent et arrivent à travailler ensemble et d'abord au niveau des ministères. Le ministère de l Éducation nationale fait son plan d éducation artistique et culturel, le ministère de la Culture fait son plan d éducation artistique et culturel et ils ne travaillent pas ensemble! Donc si eux ne savent pas le faire, je ne sais pas comment nous, sur le terrain, nous y arriverions. Pour la question des rythmes scolaires, oui cela peut être une formidable opportunité. On reparlera tout à l heure de ce que cela pose comme questions. S il faut un, deux ou trois ans et en combien de temps on va le faire? Il va falloir le faire, mais avant tout, c est quand même important de constater que pour une fois, il y a une réforme qui est proposée au nom de l intérêt de l enfant essentiellement. C'est aussi une opportunité pour penser effectivement au nom de l enfant mais surtout pour penser l enfant de façon globale et on a un petit peu tendance à saucissonner l enfant : Il y a l enfant à l école, l enfant en péri-scolaire, l enfant en extra-scolaire, il y a l enfant dans le groupe scolaire, il y a l enfant à la maison ; c est quand même bien le même et cela on a un petit peu tendance à l oublier. On va être obligé, là vraiment, de travailler tous ensemble pour enfin prendre l enfant dans sa globalité et essayer d imaginer comment on va articuler les différents temps.

16 Je suis donc d accord avec vous la question n est pas de savoir s il faut transférer les activités du conservatoire sur le péri-scolaire ou sur l extrascolaire ou sur le scolaire ou à l école ou ailleurs. Comment articule-t-on les différentes activités de l enfant : celui qui veut faire de la musique, celui qui ne veut pas en faire? Celui qui veut en faire un peu, celui qui veut en faire beaucoup, celui qui veut aller loin, celui qui veut juste avoir une initiation. Comment fait-on pour que ce soit au bénéfice de l enfant et que tout cela soit harmonieux dans sa vie? Après, cela pose des tas de problèmes effectivement concrets et nous, à Conservatoires de France, nous avons effectivement très vite souligné cette opportunité et en même temps les points de vigilance que nous allons avoir qui sont notamment que l école est le seul endroit où l on touche tous les enfants et donc si on veut vraiment donner un accès à la culture à tous les enfants, l école est incontournable : l éducation artistique et culturelle à l école est une chose fondamentale. Une vigilance aussi sur la place des dumistes, des musiciens intervenants est indispensable. Qu est ce qu on veut faire? et avec qui? Quels sont les personnels que l on fait intervenir? Une autre vigilance serait aussi qu un type d activité ne vienne pas au détriment d une autre. Comme on demande tout à l école maintenant on demande tout au conservatoire. On a aussi des missions d éducation artistique. Il faut toujours faire attention aux mots que l on utilise car si les missions d éducation artistique des conservatoires sont effectivement dans les missions données par l État, elles sont aussi parallèles à leurs missions d enseignement artistique. Les deux doivent, donc s articuler, se compléter, se reposer l une sur l autre, et certainement pas l une au détriment de l autre. Ce sont quelques points de vigilance sur lesquels on est très attentif, mais moi je voudrais être positive en disant que c est quand même l opportunité de mieux articuler le temps de l'enfant et puis aussi de mieux rééquilibrer, justement sur ces temps de l enfant, le rôle de l école et le rôle des collectivités territoriales de façon à ce qu on construise vraiment quelque chose ensemble pour les enfants et que ce ne soit pas la prépondérance de l un vis-à-vis de l autre. Alors nous, nous nous adaptons bien évidemment mais nous avons toujours l impression que c est l Éducation nationale qui décide et puis après, le reste, ce sont les miettes pour les autres s il en reste et cette réforme des rythmes scolaires va obliger tout le monde à travailler vraiment ensemble et que ce ne soit pas un qui décide et les autres qui suivent comme ils peuvent. Une enquête faite auprès de nos adhérents montre qu il y a des endroits où le directeur du conservatoire travaille avec les élus locaux, d'autres endroits où il ne donne que son avis et des endroits où on ne lui en parle même pas. Mais il y a des endroits où le service éducation (c est le service qui gère tout le lien avec le scolaire) n est pas concerté sur cette question-là. Ce sont plutôt les institutions culturelles qui s en sont emparées. Donc, cela dépend des endroits. Ce qui prouve bien que de plus en plus on est dans quelque chose, que nous avons appris à faire depuis quelques années et que nous allons continuer effectivement à développer, c est que le conservatoire cela ne veut rien dire. Il n y a absolument aucun rapport entre les conservatoires d arrondissements de Paris, un conservatoire de banlieue, un gros conservatoire, CRR par exemple dans une grande ville, et un conservatoire plus modeste dans une petite ville. Les choses sont très très différentes, cela dépend du contexte culturel, cela dépend du contexte territorial et chaque établissement s adapte à son territoire. J ai l impression que cette réforme cela va être : dans chaque territoire, avec les formes en présence, comment construit-on quelque chose? VN : Parfait Catherine cela fait une transition toute trouvée avec Maryse Lavrard. Je crois qu'à Châtellerault vous êtes à 4 jours depuis 20 ans c est cela? Maryse Lavrard premier adjoint au maire, en charge de la culture et du patrimoine, vice-présidente de l agglomération du Pays châtelleraudais en charge des équipements culturels et du patrimoine urbain Maryse Lavrard - ML : Effectivement, nous sommes, à Châtellerault, à la semaine de 4 jours depuis 20 ans. Je veux dire en préalable que je me retrouve assez, sur le fond, dans les deux interventions qui m'ont précédée, et en particulier sur la place de l'éducation artistique et culturelle à l'école, et sur la place extrêmement grande de cette éducation dans l'éducation de l enfant. Je le dis en tant que mère de famille, je le dis en tant que représentante de l'apec, j'ai été présidente d'une APEC pendant 15 ans, je le dis en tant qu'élue bien évidemment parce que je crois que c'est là d'abord l'essentiel de l'égalité des chances entre les enfants ; et puis je me retrouve aussi bien sûr dans les interrogations sur l'enseignement artistique que l'on peut dire spécialisé, qu'on ne peut pas faire à l'école d'une façon aussi approfondie que ce que l'on fait dans un conservatoire. congrès

17 Je n'insisterai donc pas sur ces questions de fond mais qui sont prenantes dans notre réflexion concrète sur la mise en place de cette réforme. Cette réforme, j'avais envie de vous le dire en conclusion, mais je vais vous le dire en introduction : cette réforme, au regard de ce que j ai déjà entendu, je pense que c est une mauvaise réponse à une très bonne question. Mauvaise réponse à cause de la précipitation, cela a été dit. C'est, je crois, l'analyse des élus de Châtellerault. Châtellerault est une ville moyenne de habitants, c'est aussi une agglomération de habitants, un bassin d'emploi de habitants, et une zone de chalandise de habitants : ce qui en fait une ville moyenne par excellence. C'est 25 écoles, donc 133 classes et sur l'agglomération (13 communes), c'est 21 écoles de plus soit 97 classes, cela fait donc 200 classes à prendre en compte. Je dis cela pourquoi? Parce qu'on va devoir chercher une articulation entre le scolaire pur et le péri-scolaire, tout en rappelant qu'il n'y a aucune obligation pour les collectivités d'assurer du périscolaire. Il n'y a aucune obligation. On demande beaucoup aux collectivités dans l'organisation du temps périscolaire. Mais un maire peut dire : «c'est le problème de l Éducation nationale, peu m'importe, je ne suis pas obligé d'organiser une cantine, je ne suis pas obligé d'organiser une garderie. Rien!» La seule obligation que nous avons en tant que collectivité c'est d'assurer le soutien en école maternelle au travers des assistantes maternelles, des ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles). C 'est notre seule obligation, rien de plus. Une collectivité territoriale peut dire : «l'éducation, c'est l'affaire de l État, je n'ai aucune obligation». Et quand on entend parler des activités périscolaires, on doit savoir que dans la plupart des communes le périscolaire se résume à la surveillance et la garderie. La surveillance du midi, la garderie du matin et du soir et évidemment le mercredi les accueils de loisirs. Dans les petites communes, il n'y a aucun moyen financier pour mettre en place autre chose et quelquefois, il n' y a même pas de garderie. Cela ne veut pas dire que ce n'est pas un souci des élus que d'apporter un plus aux familles qui le demandent, bien évidemment. Mais je le redis il n'y a pas d'obligation. Ce qui complique aussi les choses ce sont les compétences territoriales : la compétence éducation, dans la plupart des territoires français, relève des communes, mais la compétence par exemple de gestion des équipements culturels ou sportifs, je prends par exemple les conservatoires, c'est notre cas, relève de l'agglomération. Ce qui veut dire que la coordination entre les deux n'est pas simple. Je ne peux pas décider que, pour la seule ville de Châtellerault, ville centre de l'agglomération, je vais m'appuyer sur le conservatoire ou l'école d'arts plastiques ou le centre d'art contemporain, les musées, les médiateurs de ces équipements ou des équipements sportifs pour aller construire quelque chose avec les seules écoles de la ville de Châtellerault. Il faudra que je prenne en compte toutes les écoles de l agglomération. Et derrière, il y a de la distance, des communes profondément rurales, donc des problèmes de transport, de locaux etc., donc c'est très compliqué. La réforme des rythmes scolaires nous dit que nous devons organiser une semaine de 9 demi-journées, dont les journées se termineront a priori plus tôt qu'aujourd'hui et les élèves pourront être pris en charge après la journée. Doivent-ils ou ne doivent -ils pas être présents dans l'école jusqu à 16 h 30, 17 h? Ou peuvent-ils quitter l'établissement scolaire dès la fin des cours? Il semblerait que les collectivités n'aient aucune obligation d'organiser quelque chose jusqu'à 16 h 30 ou 17 h. A priori le texte permet un aménagement horaire différent d'une école à l'autre. C'est très bien, c'est très séduisant parce que justement cela permet d'organiser des activités, mais pour les parents, ce n'est pas aussi évident que cela. Et pour les transports scolaires, ce n'est évidemment pas simple. Alors nous nous sommes posés plein de questions : Tout d'abord, qu'est ce que cette réforme pose comme problème pour les familles? Le service éducation a donc piloté une réflexion avec l'ensemble des acteurs de l'école : Pour les familles, c'est une modification de l'organisation du temps de travail nécessaire chez beaucoup de parents. Beaucoup de parents sont organisés avec l'employeur( je le vois en tant qu'employeur à la mairie de personnes dont beaucoup de femmes qui pour certaines ne travaillent pas le mercredi), ou bien alors, elles sont 16 - congrès 2013

18 en temps partiel à 80 %, et elles ont choisi de ne pas travailler le mercredi. La réforme peut changer les choses, elles peuvent choisir de demander de sortir plus tôt dans la journée et de retravailler le mercredi matin. Donc les conséquences sur l'organisation du travail dans les entreprises et dans les collectivités sont énormes. C'est aussi une modification de leurs attentes en terme de garderie, c'est une modification des charges financières si elles doivent se tourner vers des activités extra scolaires qui forcément la plupart du temps ne sont pas gratuites. Pour les enseignants cela a été dit. Pour les collectivités, c'est une modification de la durée d'accueil péri et extra -scolaire. C'est une modification des contenus des activités offertes aussi. Vous avez parlé des contenus cela me paraît fondamental. C'est une adaptation des taux d'encadrements des activités. Est ce que cela va concerner plus d'enfants que maintenant? Probablement oui. Alors, ce sera une modification des interventions des agents, de nos agents qui travaillent dans le temps périscolaire : modifications de leur fiche de poste, voire de leur statut. C'est aussi une modification de la répartition et du contenu des actions municipales ou communautaires. Un tout petit exemple : le conservatoire, pour nous 800 élèves, 40 enseignants, c'est un CRD : 175 enfants sont accueillis le mercredi matin. Qui nous dit que ces 175 enfants, nous allons les retrouver le soir à 15 h 30 ou à 16 h 30? À 16 h 30, la journée pour le coup, elle a été plus longue. Le mercredi matin on accueille des enfants jeunes qui ont de l'éveil musical, sur musique et mouvement, sur des tas d'actions tout à fait intéressantes, à titre individuel ou par l'intermédiaire des accueils de loisirs qui emmènent des groupes entiers. Allons-nous les retrouver à d'autres moments dans la semaine? C'est une vraie question et c'est une question que les enseignants du CRD se posent. Si on a 175 enfants de moins le mercredi matin, ce n'est pas sûr qu'on les retrouve le soir. C'est aussi une modification des plannings d'utilisation des équipements, des écoles, avec en corollaire une augmentation de la consommation des fluides par exemple, ce qui n'est absolument pas anodin dans un budget municipal. Pour les associations qui travaillent autour, dans le péri-scolaire, c'est la modification des répartitions des créneaux de leurs activités. C'est la modification des plannings des interventions de leurs éducateurs et des bénévoles aussi : par exemple surtout en terme d'accompagnement scolaire aux devoirs ; et bien sûr c'est la modification des coûts. Face à tout cela, il nous faut donc redéfinir, c'est la loi qui nous l'impose, les plages horaires scolaires, les plages horaires des agents, les plages horaires de la restauration, les plages horaires du transport, puisqu'il nous revient avec l Éducation Nationale, après proposition aux DASEN (Directeur Académique des Services de l'éducation Nationale), d'en décider. C'est aussi redéfinir la nature des activités qui sont proposées en complément des temps scolaire et là on revient sur le fond de ce qui est fait à l'école. Évidemment, on ne va pas faire le double de ce qui est fait à l'école et quelle complémentarité? C'est redéfinir les opérateurs qui vont entrer en complément de l'école. Avec toutes ces questions : Est-ce qu'on travaille le mercredi matin? Est-ce qu'on travaille le samedi matin? Est-ce qu'on fait 3 heures 30 le matin? Est-ce qu'on fait 4 heures? Est-ce qu'on fait une pause méridienne de 1 h 30 ou de 2 heures? Voire plus? Est-ce qu'on arrête à 15 heures? Est-ce qu'on arrête plus tard? Est-ce qu'on propose des activités péri-scolaires? Tous les soirs? Quelquefois? Jamais? Est-ce qu'on fait comme la Ville de Paris qui a choisi, enfin qui semble choisir deux soirs par semaine d'activités proposées? Cela peut-être génial pour organiser des activités culturelles, puisque cela libère 1 h 30 après la classe. Mais du coup, quel intérêt a cette réforme quant aux rythmes scolaires? Il y a des jours qui finissent comme avant et d'autres qui finissent plus tôt... et donc quid du bénéfice de la réforme en terme de temps de l'enfant? Mais avant tout il me semble qu'il faut redéfinir la nature des activités qui sont proposées en complément des temps scolaires et pour cela, savoir ce qui est fait à l'école. Je suis assez interrogative car j'ai eu un rendez-vous avec le directeur du cabinet du Recteur qui m'a dit «on est en train d'articuler cela avec les associations, les bénévoles, les... machins». J'avoue que je suis un petit peu interrogative quand j'entends qu'on va faire rentrer des bénévoles devant un groupe d'enfants à l'école! des bénévoles, très bien pour encadrer trois ou quatre enfants sur du soutien scolaire : il y a des choses formidables qui se passent avec les bénévoles, mais je m'interroge quand même sur les limites du bénévolat, car devant quelques enfants ou devant toute une classe, c'est fort différent et requiert un réel professionnalisme. congrès

19 Dernier problème et non des moindres, c'est le financement de cette réforme pour les collectivités territoriales. Évidemment pour les parents et l'égalité des chances entre les enfants, ce qui serait intéressant c'est qu' on puisse faire toutes les activités d'éveil au sein de l'école avec des intervenants éventuellement, mais en présence des instituteurs. Alors, quoi proposer sans eux, et quand le proposer? Puisque cela semble être la volonté de la réforme. Quelle nature d' activités proposer? Et de quelle façon : uniforme pour toutes les classes? facultatives ou obligatoires? gratuites? Ou bien y a t il un financement possible par les parents? Ce sont des questions fondamentales, sans compter qu'il faut prendre en considération les acteurs déjà en place sur un territoire et imaginer l'impact d'un profond changement des comportements hors temps scolaire sur le fonctionnement de leurs structures. Alors vient aussitôt la question des coûts. Je vais vous donner un exemple puisqu'il faut bien donner des exemples. Nous avons seulement fait le calcul du coût de l'application de la réforme en suivant plusieurs scénarios avec simplement la modification du temps de travail des agents du temps périscolaire de garderie. Cela ne va pas loin. Rien que cela sans parler d'activités complémentaires suivant plusieurs scénarios, qu'on prenne ou non la restauration en considération pour le mercredi : Scénario 1 : le plus simple, on augmente le temps de surveillance de 1 heure de plus le soir, cela nous coûte déjà de plus. Pour vous donner un exemple, sur notre budget prévisionnel de 2014, il y a de coût de personnel périscolaire et restauration. Dans le Scénario 1, cela nous rajoute Scénario 2 : on rajoute la restauration le mercredi, cela nous coûte de plus. Scénario 3 : on rajoute la restauration et on fait une pause méridienne supérieure c'est à dire qu'on augmente le temps de surveillance, cela nous rajoute Cumulé c'est énorme! cela fait une augmentation de l'ordre de 30 % du coût du budget éducation pour la collectivité. Dans une ville moyenne comme Châtellerault, 1 point de fiscalité, c'est de recettes donc avec , on est à 3 points de fiscalité. Comment voulez-vous qu'en ce moment, vu les conditions économiques dans lesquelles nous vivons, qui impactent extrêmement des villes comme la nôtre, et je pense la France entière, que la population puisse accepter qu'il y ait 3 points de fiscalité en plus. cela me paraît vraiment suicidaire de ne pas avoir calculé ce genre de choses. Et alors, si je vous rajoute des activités artistiques et culturelles pendant ces temps, à la place de la garderie, j'ai fait un calcul qui est absolument effrayant. Si on disait par exemple, sur l'emploi du temps des professeurs de conservatoire, des enseignants d'écoles d'arts plastiques ou des médiateurs des musées ou des bibliothèques, on dégage une heure par semaine de leur temps de travail et on dit que cette heure par semaine se passe à l'intérieur de l'école ; ou bien, on engage des dumistes, ce qui revient au même, de façon à accompagner et à compléter. Ce serait merveilleux. Mais là, je suis affolée, parce que j'ai fait le calcul : cela fait heures par semaine en plus, cela fait heures par an, cela fait l'équivalent de 20 agents soit à peu près cela rajoute 3-4 points de fiscalité. Si on voulait que cette réforme soit efficace, conduite dans l'intérêt des enfants pour qu'ils y trouvent un plus, en dehors du rythme biologique qui constitue déjà un premier plus, on serait à 8 points de fiscalité supplémentaires. Je le redis : je trouve que c'est réellement suicidaire et absolument impossible dans la situation actuelle. Qui va payer? Qui va payer? Si c'est le contribuable : 8 points de fiscalité. Si c'est l'utilisateur, c'est à dire les familles, c'est très inégalitaire car ne resteront que ceux qui peuvent payer et les autres seront dans la rue. Ce n'est pas le but recherché. Si c'est la collectivité qui doit absorber le surcoût, on ne pourra pas proposer tout pour tous. Il ne faut pas rêver, c'est carrément impossible. Actuellement il y a deux choses qui ne nous permettent pas de le faire : d'abord on a beaucoup de mal à diminuer nos dépenses pour plusieurs raisons. La première c'est qu'on a un statut de la fonction publique qui fait que, quand on a des agents, on doit les garder. C'est une raison impérieuse pour l'instant : nous ne sommes pas dans le secteur privé où s'il y a une baisse de 18 - congrès 2013

20 charges on a droit - avec des contraintes, des règles etc.- de se séparer de personnel ; nous, nous n'avons pas le droit. Nous devons garder tous nos agents. Nous n'avons pas de marge de manœuvre. Et la deuxième chose, c'est que nous avons une diminution des dotations de l État qui est annoncée : je vous le rappelle, 1milliard½ sur 2013 et 1milliard½ sur 2014, ce qui fait qu'au niveau des communes, nous allons avoir une chute considérable de nos dotations de l État. La dotation de l État pour une ville moyenne c'est presque 1/3 des ressources de la collectivité. Vous imaginez ce que va entrainer la baisse de notre dotation. Pour les maires, c'est intolérable : d'un côté la réforme des rythmes scolaires va nous coûter des centaines de milliers d'euros et de l'autre, on va nous baisser les dotations d'autant. cela se cumule : on est dans un effet de ciseaux qui fait que les collectivités territoriales vont se retrouver dans la même situation que l État en ce moment si on continue comme cela. Les idées généreuses comme la réforme des rythmes scolaires, c'est absolument fabuleux, mais il faut être réaliste et cela n'est sûrement pas le meilleur moment pour mener une réforme d'envergure. Pour moi, et c'est ma conclusion, c'est une mauvaise réponse à une bonne question. Alors que faut-il faire? D'abord prendre le temps, le temps de réfléchir avec tous les partenaires, à la meilleure organisation possible au bénéfice de l'enfant, bien évidemment, mais au bénéfice de l'enfant dans toutes ses composantes. Ses composantes biologiques, comme on l'a entendu, mais ces composantes éducatives aussi et psychologiques en s'interrogeant sur la place des acquisitions fondamentales et des acquisitions complémentaires, en associant chacun des acteurs de la construction de la personnalité. On ne peut pas se reposer entièrement sur les collectivités pour mener une réforme comme celle-ci. On peut les associer pour qu'elles soient le ciment qui va permettre cette organisation, mais pas le financeur. On finance déjà d'une façon complètement incroyable les enseignements artistiques par exemple. Les conservatoires ne seraient pas ce qu'ils sont si les collectivités territoriales (communes et communautés de communes ou d'agglomération Pour moi, et c'est ma conclusion, c'est une mauvaise réponse à une bonne question. Alors que faut-il faire? D'abord prendre le temps, le temps de réfléchir avec tous les partenaires, à la meilleure organisation possible au bénéfice de l'enfant, bien évidemment, mais au bénéfice de l'enfant dans toutes ses composantes. principalement) ne s'étaient pas engagés sur cette voie. Mais on ne peut plus tirer sur la corde des collectivités. Il y en a qui vont se trouver dans des situations de dépôt de bilan si on continue comme cela. Il faut donc prendre le temps de se poser, de réfléchir. À Châtellerault et dans l'ensemble de la communauté d'agglomération, nous avons fait le choix de n'appliquer la réforme qu'en J'ai calculé que si on l'avait appliqué en 2013, on aurait eu 50 par enfant, cela faisait , et une seule fois! Vous voyez que c'est insuffisant par rapport au coût réel. Mais dans cette réflexion, vous l'aurez bien compris, ce n'est pas l'élément financier qui est le seul élément déclencheur, bien qu'il soit déterminant. Il faut vraiment prendre le temps de la discussion, le temps avec les parents, le temps avec les enseignants, le temps avec les responsables des structures culturelles et sportives parce qu'il y a aussi le sport là -dedans. Je crois qu'il est très important. Sans doute arrivera-t-on un jour à un réel changement profitable à l'enfant et compatible avec les objectifs de tous, mais probablement pas si rapidement. VN : Merci. Ce que vous avez dit sur le rythme de l enfant général, il semble bien qu il s en dégage une vraie adhésion à ces questions-là. En revanche la méthodologie, les coûts, l articulation entre tous les acteurs, c est un très gros chantier. Alors on va sans délai vous donner la parole. congrès

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