Les soins de santé au Canada : QU EST-CE QUI NOUS REND MALADES?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les soins de santé au Canada : QU EST-CE QUI NOUS REND MALADES?"

Transcription

1 Les soins de santé au Canada : QU EST-CE QUI NOUS REND MALADES? Rapport des assemblées publiques de l Association médicale canadienne Juillet 2013

2

3 Les soins de santé au Canada : qu est-ce qui nous rend malades? Sommaire Au cours de l hiver et du printemps 2013, l Association médicale canadienne (AMC) a mené de vastes consultations afin de connaître le point de vue des Canadiens sur les déterminants sociaux de la santé. Des assemblées de discussion publiques ont eu lieu à Winnipeg, Hamilton, Charlottetown, Calgary, Montréal et St. John s, conjointement avec des consultations en ligne au www. healthcaretransformation.ca/fr/. Le processus reposait sur quatre questions visant à déterminer quels facteurs indépendants du système de santé influencent la santé, quelles initiatives compensent pour l impact négatif de ces déterminants, que devraient faire les gouvernements et les fournisseurs de soins de santé face à ces déterminants sociaux, et comment on peut assurer un accès égal à tous au système de santé. À chaque phase des consultations, quatre principaux déterminants sociaux de la santé ont été identifiés par les participants : le revenu le logement l alimentation et la sécurité alimentaire le développement de la petite enfance. Plusieurs autres déterminants sociaux de la santé ont été cités, notamment la culture, l environnement, l éducation et la littératie en santé. Les participants ont souligné que la société, les gouvernements et les fournisseurs de soins de santé ont tous l obligation de s attaquer aux problèmes tels que la pauvreté, le logement inadéquat et l alimentation. Comme la santé des peuples autochtones semble être particulièrement influencée par les déterminants sociaux de la santé, l AMC a tenu une assemblée de discussion publique sur les défis auxquels les peuples et les communautés autochtones sont confrontés. Divers thèmes ont été résumés par la présidente de l AMC, la D re Anna Reid : La pauvreté est le problème le plus grave et il faut y donner suite. La pauvreté peut être la cause de nombreuses morbidités et peut influencer le développement neurologique des très jeunes enfants. Les troubles de santé mentale demeurent le gros problème dont personne n ose parler, et sous-tendent nombre des déterminants sociaux de la santé. Il faut presser les gouvernements d agir, mais il est clair que les citoyens, les médecins et les communautés peuvent aider à régler ces problèmes. La capacité d aider des organismes sans but lucratif atteint le point de rupture. Il existe un lien entre une société saine et une économie saine. Les initiatives sociales nécessitent un financement spécifique et devraient être considérées comme des investissements. Il faut se demander pourquoi la société accepte les disparités. Les iniquités sociales sont une cause majeure de stress et d insécurité. La profession médicale a le pouvoir et la responsabilité de faire preuve de leadership sur ces questions. La société canadienne souffre d un manque d imagination, de volonté et de leadership pour aborder le problème des iniquités sociales. Le revenu annuel garanti est un concept irréfutable et peut avoir un impact positif sur la santé. Le racisme structurel maintient les Autochtones dans la pauvreté; il faut donner suite à cette question afin d améliorer les résultats sur la santé de ces communautés. Le coût de l inaction est majeur et la réattribution des dépenses est donc importante. Selon les commentaires reçus, des domaines d action clairs ont été déterminés : Recommandation 1: Que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux traitent en priorité l élaboration d un plan d action visant à éliminer la pauvreté au Canada. Recommandation 2 : Que l approche du revenu annuel garanti pour réduire la pauvreté soit évaluée et mise à l essai dans le cadre d un projet pilote majeur financé par le gouvernement fédéral. Recommandation 3 : Que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux élaborent des stratégies pour assurer l accès au logement abordable des Canadiens à revenu faible et moyen. Recommandation 4 : Que l approche «Priorité au logement» développée par la Commission de la santé mentale du Canada pour fournir un logement aux gens ayant une maladie chronique causant l itinérance soit maintenue et appliquée dans toutes les juridictions du Canada. Recommandation 5 : Qu un programme national sur la sécurité alimentaire soit élaboré afin d assurer un accès équi- 1

4 Rapport des assemblées publiques de l Association médicale canadienne, juillet 2013 table à des aliments salubres et nutritifs à tous les Canadiens, peu importe où ils vivent ou combien ils gagnent. Recommandation 6 : Que les investissements dans le développement de la petite enfance, notamment des programmes éducatifs et un soutien parental, soient une priorité pour tous les paliers de gouvernement. Recommandation 7 : Que les gouvernements, en consultation avec l industrie de l assurance-vie et maladie et le grand public, mettent en place un programme de protection exhaustive pour les médicaments d ordonnance, administré dans le cadre du remboursement des régimes d assurance-médicaments provinciaux territoriaux et privés, afin d assurer que tous les Canadiens aient accès aux médicaments qui leur sont nécessaires. Recommandation 8 : Que le gouvernement fédéral reconnaisse l importance des déterminants sociaux et économiques pour la santé des Canadiens et la demande du système de santé. Recommandation 9 : Que le gouvernement fédéral demande une étude d impact sur la santé dans le cadre du processus décisionnel du Cabinet. Recommandation 10 : Que des bases de données des programmes et services communautaires (santé et programmes sociaux) soient développées et mises à la disposition des professionnels de la santé et, si possible, des guides ciblés soient conçus pour le secteur de la santé. Recommandation 11 : Que le gouvernement fédéral exécute une stratégie exhaustive et fasse les investissements connexes pour améliorer la santé des peuples autochtones, notamment par un partenariat entre les gouvernements, les organismes non gouvernementaux, les universités et les communautés autochtones. Recommandation 12 : Que des initiatives éducatives sur la sensibilisation transculturelle aux problèmes de santé des Autochtones soient élaborées pour la population canadienne, en particulier les fournisseurs de soins. 2

5 Les soins de santé au Canada : qu est-ce qui nous rend malades? Introduction Depuis sept ans, les médecins canadiens réclament une transformation des soins de santé pour qu ils soient axés sur les besoins des patients. Il y a deux ans, pour initier ce changement, l Association médicale canadienne (AMC) a lancé le Dialogue national sur la transformation des soins de santé. Par des consultations en ligne et des assemblées de discussion publiques partout au pays, l Association a demandé aux Canadiens ce qu ils pensaient du système de santé actuel et à quoi il devrait ressembler à l avenir. L un des principaux messages entendus par l AMC est que le système de santé n est que l un des indicateurs prévisionnels d une bonne santé et que d autres facteurs comme le logement, l éducation et l emploi jouent un rôle similaire, voire plus important, pour les résultats sur la santé. La phase suivante du Dialogue national consistait à étudier pourquoi les Canadiens tombent malades et était axée sur des facteurs externes, appelés déterminants sociaux de la santé. En partenariat avec Maclean s, L actualité et la Chaîne d affaires publiques par câble (CPAC), l AMC a tenu cinq assemblées de discussion publiques afin d étudier les déterminants sociaux de la santé. Une sixième assemblée a eu lieu à St. John s à la demande de communautés locales et de groupes de médecins. Les gens pouvaient aussi faire part de leurs commentaires sur le site La présidente de l AMC, la D re Anna Reid, a souligné l importance des déterminants sociaux de la santé dans son introduction à la dernière série d assemblées de discussion : «Si un patient consulte un médecin parce qu il est asthmatique, on peut lui prescrire des médicaments. Mais si ce patient retourne dans un logement où il y a de la moisissure dans les murs et où l air est malsain, tous les médicaments du monde n amélioreront pas son état. Si un patient souffre de diabète, on peut lui prescrire des médicaments et son médecin ou un autre professionnel de la santé peut lui expliquer l importance d une alimentation saine. Mais si ce patient ne peut pas se permettre d acheter des fruits ou des légumes frais, où s il n y a pas de supermarché offrant de tels aliments dans sa communauté, son diabète deviendra un problème beaucoup plus complexe.» Il existe des données indiquant pourquoi il est sensé sur le plan économique de remédier aux iniquités causées par les déterminants sociaux de la santé. Il s agit également d une approche compatissante. Des estimations indiquent que 20 % des 200 milliards de dollars dépensés chaque année pour la santé peuvent être attribuables aux disparités socioéconomiques 1 et que 50 % des résultats sur la santé peuvent être attribuables aux déterminants sociaux de la santé. 2 Expliquant pourquoi l AMC et les médecins s intéressent à ces facteurs sociaux, la D re Reid a souligné que les médecins voient les effets des iniquités tous les jours dans les cliniques et les services d urgence. Elle a dit «De nombreux Canadiens sous-estiment l ampleur de la pauvreté et combien de gens dans nos communautés ont une vie très difficile». La discussion aux forums et en ligne reposait sur quatre questions : 1. De nombreux facteurs influencent la santé des individus et des communautés, notamment le revenu, le développement de la petite enfance, le logement et l accès à des aliments sains. Comment ces facteurs appelés déterminants sociaux influencent-ils votre santé ou celle de votre communauté? 2. Quelles initiatives ou pratiques peuvent compenser les effets sur la santé de ces déterminants? 3. Que devraient faire les gouvernements, les fournisseurs de soins de santé et d autres intervenants face aux déterminants sociaux de la santé? 4. Comment peut-on assurer que le système de santé est également accessible à tous les Canadiens, peu importe leur revenu, leur milieu ou d autres circonstances? La réponse à cette dernière série d assemblées de discussion et aux questions posées a été très enthousiaste : des centaines de personnes ont assisté aux rencontres ou affiché leurs commentaires en ligne. Les médecins participant aux assemblées ont bien fait comprendre qu ils estiment que la profession médicale a l obligation éthique envers leurs patients de chercher à créer une société où tout le monde peut mener une vie saine. Par l intermédiaire de Twitter, l AMC a pu informer un auditoire plus vaste des assemblées de discussion et encourager un débat plus vaste sur Twitter, au hashtag #sdoh. L AMC a été louangée pour son intérêt pour ces questions complexes, mais importantes. À toutes les rencontres, les orateurs ont confirmé l impact que les facteurs socioéconomiques ont sur les résultats sur la santé et l espérance de vie. Ils ont aussi donné des exemples tangibles d initiatives innovatrices locales ou provinciales visant à remédier aux iniquités. Quatre facteurs se sont démarqués comme ayant l impact le plus important sur la santé au Canada : le revenu le logement l alimentation le développement de la petite enfance. 3

6 Rapport des assemblées publiques de l Association médicale canadienne, juillet 2013 Les autres points soulevés étaient notamment l environnement, en particulier la qualité de l air et de l eau; la nécessité d avoir des communautés saines; l impact des dépendances; la nécessité d avoir un plan pharmaceutique national; et l impact du racisme systémique sur la santé des peuples autochtones. L impact de la race ou de la culture était aussi considéré comme un facteur important pour les résultats sur la santé au Canada, en particulier chez les immigrants. De nombreux orateurs ont parlé de la nécessité de réformer le système de santé, plus précisément l amélioration du système des soins de base, des soins mieux cordonnés et un meilleur accès aux services de santé pour les personnes vulnérables. Les consultations ont confirmé que le Canada devrait être une société compatissante où tout le monde a droit à des conditions de vie décentes et un accès égal au système de santé. Bien qu il ait été généralement reconnu que le Canada devrait faire plus face aux questions comme la pauvreté et le logement inadéquat, les participants se sont difficilement entendus sur la façon de le faire tout en maintenant un système de santé correctement financé et période d austérité. De nombreux participants ont souligné que bien que les organismes bénévoles fassent beaucoup pour répondre aux besoins, les gouvernements devraient faire plus et on ne devrait pas s attendre à ce que les organismes de bienfaisance fournissent tous les services requis. «Le logement, l alimentation, le revenu, l éducation le développement de la petite enfance, tous ces facteurs ont plus d impact sur notre santé que la biologie et notre environnement. Nous savons que nombre de ces éléments ne sont du ressort de l individu et qu on peut régler ces problèmes par des politiques. Nous savons que le coût de l inaction est beaucoup plus élevé que celui de l action il est trop coûteux de ne pas investir immédiatement.» Panéliste, Hamilton Voici un résumé de certains commentaires et les recommandations connexes. REVENU : RICHESSE = SANTÉ L impact de richesse sur la santé est amplement démontré. De nombreuses études indiquent que les gens dont la position est peu élevée dans l échelle socioéconomique sont plus susceptibles de contracter pratiquement n importe quelle maladie. 3 Les résultats d un sondage mené par l AMC en 2012 le confirment : quand on leur a demandé de décrire leur état de santé, 70 % des Canadiens gagnant plus de $ par année ont dit être en excellente ou en très bonne santé. Cependant, chez ceux gagnant $ par année ou moins, seulement 40 % ont dit être en bonne ou en excellente santé. La nécessité de s occuper de la question de la pauvreté a été reconnue comme étant une préoccupation fondamentale à toutes les assemblées de discussion publiques. Les panélistes et les participants ont souligné que la pauvreté était sous-jacente à la plupart des déterminants sociaux de la santé comme le logement adéquat, des aliments nutritifs et un bon développement de la petite enfance. Nombreux ont noté le lien direct qui existe entre le revenu et les résultats sur la santé dans divers pays et les avantages pour l économie nationale des investissements dans la santé des gens. L écart entre les riches et les pauvres a fait l objet d abondantes discussions à l assemblée de Hamilton en raison de recherches antérieures menées par le Hamilton Spectator et l Université McMaster. La collaboration, appelée Code rouge, a permis d étudier la différence des résultats sur la santé selon l endroit de la ville où les gens vivent et des facteurs sociaux comme le revenu et l éducation. Dans son introduction, la D re Reid a parlé du Code rouge et des «disparités stupéfiantes» constatées. Par exemple, l espérance de vie varie de 86,3 ans 5 années de plus que la moyenne canadienne dans un quartier riche à seulement 65,5 ans dans un quartier pauvre, un écart de 21 ans. «Si ce deuxième quartier était un pays, il serait en 165 e place dans le monde quant à l espérance de vie, au même 4

7 Les soins de santé au Canada : qu est-ce qui nous rend malades? FAITS SUR LE REVENU 1 enfant canadien sur 7 vit dans la pauvreté. Cela nous met en 15 e place de 17 pays ayant un développement similaire. 4 La pauvreté infantile peut être un meilleur facteur prévisionnel des maladies cardiovasculaires et du diabète à l âge adulte que les conditions de vie et le comportement à un âge plus avancé. 5 Plus de 11 % des Canadiens en âge de travailler vivent dans la pauvreté. Seuls le Japon et les États-Unis sont pires. 6 Selon une étude menée en 2010, environ travailleurs à temps plein de plus de 25 ans gagnaient moins de 10 $ de l heure moins que le seuil de pauvreté. 7 Le revenu d aide sociale annuel au Canada varie de $ pour une personne seule à $ pour un couple avec deux enfants. Les «meilleurs» programmes assurent un revenu à 80 % du seuil de pauvreté. Le revenu le plus bas est à peine à 30 % de ce qu il faut pour «atteindre» la pauvreté. 8 rang que le Népal et derrière la Mongolie et le Turkménistan, a dit la D re Reid. Ici même à Hamilton, nous avons une espérance de vie du Tiers Monde.» L auteur d une étude et journaliste au Hamilton Spectator a été cité comme «révélant une réalité qui est en complète contradiction avec les attentes des Canadiens quant à notre société». Un des membres du panel à Hamilton a dit qu il était «dégoûtant» que certains habitants de Hamilton aient une espérance de vie similaire au Tiers Monde et que les implications pour la dignité et le capital humains étaient «trop horribles à accepter». Des variantes similaires sur les résultats sur la santé des gens vivant dans des quartiers riches et pauvres ont été notées aux assemblées de Calgary, Winnipeg et Montréal. Le modérateur aux assemblées de discussion, a souligné dans l introduction de la rencontre de Charlottetown que «chaque communauté au Canada a des poches de pauvreté, de besoins et de désirs, choses qui peuvent nous tuer avant notre heure». À la rencontre de St. John s, plus d un orateur a souligné que bien que Terre-Neuve-et-Labrador soit devenue plus riches ces dernières années, le revenu n est pas réparti également, créant un écart croissant entre les riches et les pauvres. Une participante à la rencontre de Hamilton a signalé que les résultats négatifs sur la santé liés au revenu ne sont limités aux quartiers plus pauvres, rappelant la «pauvreté cachée» qui est souvent ignorée. «Il faut tenir compte de tout le monde, pas seulement de certains groupes», a-t-elle dit, ajoutant qu il est injuste que certains membres de la société ne soient pas considérés parce qu ils n ont pas un bon travail ou ne vivent pas dans une belle maison. «Si vous n avez pas d argent, vous ne valez pas grand-chose» est un point de vue social qui peut avoir un énorme impact sur la santé, a-t-elle dit. À la rencontre de Charlottetown, l une des panélistes a dit que le fait de s attaquer à la pauvreté relative les personnes pauvres dans la société riche aura le plus fort impact sur la santé et les décès prématurés au Canada aujourd hui. À la même rencontre, un autre panéliste a dit que le fait est que si on n a pas assez d argent pour manger, on tombe malade. Il a dit qu avant la mise en place du Programme de réduction de la pauvreté au Nouveau-Brunswick en 2010, une personne seule sur l aide sociale recevait 294 $ par mois alors que la maison de chambres la moins chère de Saint John demandait 375 $ par mois. Bien que le montant de l aide de base ait augmenté à 537 $ par mois avec le Programme de réduction de la pauvreté, il n a pas changé depuis Les gens qui vivent de l aide sociale doivent penser constamment à l endroit où ils vont habiter et à ce qu ils vont manger. «Quand une personne lutte constamment pour manger et se loger, ne parlons pas de la maladie. Le Canada ne récupérera pas les dollars d impôt que ces citoyens pourraient rapporter.» Commentaire des consultations en ligne À la rencontre de Winnipeg, l un des panélistes a dit que les enfants autochtones nés dans des réserves naissent dans la pauvreté. Il a jouté que bien que les parents autochtones aient les mêmes attentes pour leurs enfants que les autres Canadiens, les enfants «sont loin derrière» en raison de leur environnement. «La pauvreté est de la violence systémique», a-t-il dit. Ce panéliste et d autres participants à la rencontre ont relié la pauvreté des peuples autochtones au Canada au racisme. 5

8 Rapport des assemblées publiques de l Association médicale canadienne, juillet 2013 «Les gens tentent de remédier aux lacunes du système, mais il faut vraiment que le gouvernement offre un filet de sécurité.» Panéliste, assemblée de Charlottetown On a beaucoup parlé aux assemblées des stratégies visant à réduire la pauvreté au Canada. La Société d inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick, qui a été établie dans la province après un vaste processus consultatif, est considérée comme une initiative positive pour lutter contre la pauvreté au palier provincial. La Société a élaboré un plan complexe pour remédier à la pauvreté, au palier communautaire et à des niveaux plus élevés, cherchant à réformer l aide sociale et le modèle de prestation des services. Toute initiative réduisant la pauvreté améliorera la santé des Canadiens. La majeure partie des discussions à la rencontre de Calgary était axée sur la possibilité de revenus plus équitables et, par conséquent, de meilleurs résultats sur la santé des Canadiens. L une des panélistes a parlé de ses recherches sur le programme de revenu garanti à Dauphin, Manitoba, dans les années Par l intermédiaire du programme Mincome (ou l Expérience du revenu minimal garanti), les personnes admissibles recevaient un revenu de base garanti dans le cadre d un programme de crédit d impôt remboursable. En consultant des données du régime d assurance-maladie provinciale afin d évaluer l utilisation des ressources de santé par les personnes visées par le programme, on a constaté que pendant la durée du programme, les taux d hospitalisation ont baissé, le nombre de visites chez le médecin a diminué en raison d une réduction substantielle des plaintes sur la santé mentale, et le nombre d accidents et de blessures a considérablement baissé. Les jeunes hommes célibataires recevant des prestations ont réduit leur nombre d heures de travail, mais c est parce qu ils restaient à l école secondaire plus longtemps; le nombre de gens terminant leurs études secondaires a considérablement augmenté. Les femmes mariées bénéficiant du programme travaillaient aussi moins d heures et utilisaient le revenu garanti pour avoir un plus long congé parental alors que le congé de maternité était de seulement 4 à 6 semaines. Cette même panéliste a suggéré que si l on répétait le programme de revenu garanti aujourd hui, on obtiendrait des résultats positifs similaires, malgré l existence de programmes d aide sociale. Ce point de vue a été repris par les participants à d autres assemblées de discussion où le sujet a été abordé. Selon les commentaires reçus, des domaines d action clairs ont été déterminés : Recommandation 1 : Que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux traitent en priorité l élaboration d un plan d action visant à éliminer la pauvreté au Canada. Recommandation 2 : Que l approche du revenu annuel garanti pour réduire la pauvreté soit évaluée et mise à l essai dans le cadre d un projet pilote majeur financé par le gouvernement fédéral. LOGEMENT Après le revenu garanti, la nécessité d un logement approprié a été le point soulevé le plus souvent comme une nécessité fondamentale pour une bonne santé. De nombreux participants aux assemblées et en ligne ont parlé des nombreuses conséquences sur la santé de l itinérance ou de l obligation de vivre dans des conditions non sécuritaires ou insalubres. Selon l une des panélistes à la rencontre de Charlottetown, «le système de santé est le logement» des itinérants et de ceux qui n ont pas de logement adéquat. Elle a dit qu il peut être difficile pour de nombreux Canadiens de comprendre la réalité de la discrimination associée au fait de ne pas avoir de logement sûr. Au forum de Montréal, l une des panélistes a souligné que son organisation a unités de logement social et foyers sur des listes d attente. Selon elle, le problème du manque de logements abordables menant à l itinérance va 6

9 Les soins de santé au Canada : qu est-ce qui nous rend malades? FAITS SUR LE LOGEMENT Toutes les nuits au canada, personnes sont sans abri. 9 Les décès prématurés sont de 8 à 10 fois plus nombreux chez les sans-abri. 10 Pas moins de personnes sont considérées comme des «itinérants cachés» parce qu elles vivent avec de la famille ou des amis sans possibilité de logement permanent. 9 On estime qu environ foyers canadiens vivent dans la pauvreté et dépensent plus de 50 % de leurs revenus pour louer un logement. 9 empirer : «L augmentation des coûts du logement et l incapacité de payer, de même que la discrimination liée au racisme, à l invalidité ou aux très grandes familles, par exemple, compliquent l accès au logement». À la même rencontre, une participante a noté que selon certaines données, plus de 75 % des logements insalubres de Montréal sont occupés par des immigrants. Nombre de ces familles d immigrants «acceptent l inacceptable» en vivant à des endroits où la moisissure cause des problèmes d asthme chez les enfants. Certains soutiennent que le faible taux de vacance record pour les logements locatifs au Canada permet aux propriétaires de faire de la discrimination avec les locataires, ce qui signifie que les gens recevant une aide gouvernementale ou ayant une invalidité, les étudiants ou les gens avec enfants ont de la difficulté à se loger. Cela signifie également que les gens sont obligés de vivre dans des maisons de chambres ou des logements insalubres avec de la moisissure ou dans un environnement malsain. À la rencontre de St. John s, un panéliste a dit qu à Terre- Neuve-et-Labrador, le logement adéquat est hors de portée d un trop grand nombre de gens. Il a demandé à l auditoire d imaginer les habitants de St. John s laissés sans abri après l incendie de 1892 et de comparer cette situation au «feu plus persistent qui couve» avec l itinérance aujourd hui. D autres ont souligné que la prospérité qui naît à Terre- Neuve-et-Labrador exacerbe le problème du logement en augmentant le prix des maisons et en réduisant le nombre d unités de logement abordable. Dans certaines communautés autochtones, la corrélation entre le logement inadéquat et des conditions insalubres causées par un manque d eau potable a été soulevée. Le stress et les problèmes de santé mentale subséquents découlant de l obligation de vivre dans des logements inadéquats, dans des quartiers non sécuritaires, ont été soulevés. Un participant à l assemblée de St. John s qui travaille pour l un des seuls programmes de traitement de la toxicomanie en établissement de la ville a dit qu il est important de faire la distinction entre le fait de mettre les gens dans des maisons de chambres et celui de les mettre dans un endroit où ils seront à l abri des autres toxicomanes et où des réseaux d aide sont en place. Le soutien à la stratégie fédérale «Priorité au logement», qui vise à offrir des logements «sans conditions» aux sans-abri ou à ceux qui ont des problèmes de santé mentale chroniques a été largement applaudi. L un des panélistes a dit à la rencontre de Calgary qu il tenait à féliciter le gouvernement fédéral d avoir établi cette approche dans le cadre de la stratégie nationale sur la santé mentale et de l avoir prolongée de cinq ans dans le dernier budget. Il a dit que cela démontre que le gouvernement fédéral veut prendre des décisions en fonction de preuves plus précisément les résultats montrant les avantages d offrir des logements abordables, réduisant ainsi le recours aux soins de santé de base. Les efforts du gouvernement fédéral ont été applaudis par l un des panélistes à St. John s pour cette politique. Ce panéliste a dit que les bureaucrates doivent arrêter de penser que la question du logement ne regarde que le ministère du Logement et penser à ce que leur ministère peut faire pour favoriser le développement de pratiques efficaces. «À mon avis, le logement est important parce qu il permet d avoir accès à beaucoup d autres choses», a-t-il dit, comme des programmes de formation et des programmes d aide aux personnes âgées. Un exemple précis qui a été cité est celui de la John Howard Society de Fredericton, qui a construit de nouveaux 7

10 Rapport des assemblées publiques de l Association médicale canadienne, juillet 2013 bureaux avec 12 appartements d une chambre, sur deux étages, pour ceux qui ont des problèmes d itinérance chroniques. Le processus utilisé pour choisir les gens pour ces appartements consiste à sélectionner non pas des gens à faible risque, mais ceux qui posent le plus de défis. On a interrogé les personnes sélectionnées afin d évaluer l impact de ces logements; le temps passé en détention, les interactions avec la police et les visites aux services d urgence ont été documentés. Pendant la première année de résidence, on a fait un suivi de ces interactions pour en estimer les coûts connexes. Au cours de cette année, les 12 résidants ont permis de faire des économies nettes de $ en raison de la réduction des interactions avec la police et du nombre de visites aux services d urgence. Un des panélistes à la rencontre de St. John s a dit que si le gouvernement fédéral n adopte pas une politique nationale sur le logement (un projet de loi d initiative parlementaire à cet effet a été récemment rejeté), il devrait réengager les fonds qui arrivent à expiration pour soutenir logements sociaux au pays. Selon les commentaires reçus, des domaines d action clairs ont été déterminés : Recommandation 3 : Que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux élaborent des stratégies pour assurer l accès au logement abordable des Canadiens à revenu faible et moyen. Recommandation 4 : Que l approche «Priorité au logement» développée par la Commission de la santé mentale du Canada pour fournir un logement aux gens ayant une maladie chronique causant l itinérance soit maintenue et appliquée dans toutes les juridictions du Canada. ALIMENTATION ET SÉCURITÉ ALIMENTAIRE De la possibilité de se procurer suffisamment d aliments nutritifs à la teneur excessive en sel et en sucre des aliments transformés, les préoccupations sur l alimentation et la sécurité alimentaire ont été souvent soulevées pendant les consultations. Cela s applique particulièrement à la rencontre de St. John s, où les participants étaient parfaitement conscients de la difficulté d avoir une alimentation saine quand les aliments nutritifs sont chers ou difficiles à trouver. On a dit aux participants que le fait de manger des aliments nutritifs est une question de culture, mais aussi d abordabilité. Dans de nombreuses communautés rurales à Terre-Neuve, la nourriture a tendance à être plus traditionnelle, mais pas forcément saine. Les régimes comprennent souvent beaucoup de poisson salé et de pain pané et frit, «et les légumes sont considérés comme un élément étranger» parce qu il est difficile de s en procurer. «L attitude générale envers l alimentation doit changer, et c est là que le gouvernement doit mettre l accent», a-t-on dit à l auditoire. D autres ont souligné que la restauration rapide (fast food) et les aliments transformés coûtent souvent moins cher dans les régions rurales et dans le Nord. Même à St. John s, on a noté que comme le lait coûte beaucoup plus cher que les boissons gazeuses, les mères ne peuvent pas permettre d acheter du lait et achètent des produits moins chers et moins nutritifs. Une participante qui travaille avec la population autochtone urbaine à St. John s a dit que le fait de vivre dans une région urbaine n est pas automatiquement synonyme d accès à des aliments sains. Les gens venant de communautés rurales sont souvent trop intimidés pour entrer dans un supermarché 8

11 Les soins de santé au Canada : qu est-ce qui nous rend malades? FAITS SUR L ALIMENTATION ET LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE On estime qu environ 1,1 million de foyers au Canada souffrent d insécurité alimentaire. 10 En mars 2012, Canadiens dépendaient des banques alimentaires pour combler leurs besoins alimentaires de base. 11 Les maladies cardiaques, le diabète, l hypertension artérielle, le stress et les allergies alimentaires sont plus courants dans les familles incapables d avoir un approvisionnement en aliments stable. 10 Des études sur le respect des ordonnances médicales pour de l exercice ou une alimentation saine indiquent que dans de nombreuses communautés à faible revenu, les gens ne peuvent pas se permettre les aliments ou l exercice prescrits. 12 parce qu ils ont peur de ne pas reconnaître certains aliments. De plus, ils peuvent être incapables de préparer certains des aliments recommandés par leur fournisseur de soins de santé, a-t-elle dit. L une des panélistes à la rencontre de St. John s a dit que la tradition du jardinage et de l autosuffisance se perd dans les régions rurales de Terre-Neuve. Elle a raconté l histoire d un chef handicapé de sa communauté qui a offert de donner des cours de cuisine au centre communautaire. Le succès de l initiative a démontré l importance d engager la communauté dans la résolution des problèmes et les discussions sur les façons d améliorer leur santé. D autres membres de l auditoire ont souligné que l industrie de la restauration rapide fait un marketing massif et change les habitudes alimentaires des gens, entraînant des taux plus élevés d obésité, de maladies cardiaques et de diabète. «Au fond, nous nous tuons avec la nourriture, a-t-on dit. C est aussi grave que ça.» Les organisations souvent des œuvres de bienfaisance qui offrent des repas équilibrés aux membres de leurs communautés sont le point central d une saine alimentation et d autres initiatives visant à donner suite aux déterminants sociaux de la santé. À St. John s, le centre Gathering Place, dirigé par les Sœurs de la Miséricorde de Terre-Neuve, a été désigné comme un programme exemplaire servant des repas à 160 personnes, tous les jours. Nombre des utilisateurs du centre ont l obligation d affecter la majeure partie de leurs revenus au logement. En offrant des repas, ont dit des membres de l auditoire, la communauté montre qu elle peut aider les gens dans le besoin. Un autre exemple est une banque alimentaire de Fredericton qui a acheté un centre de jardinage en faillite pour en faire un jardin communautaire, et qui offre des programmes éducatifs sur les budgets alimentaires et la cuisine. Ceux qui font appel à la banque alimentaire ont le choix entre divers aliments, et ne sont pas obligés de prendre des lots préparés. Un participant à la rencontre de Winnipeg a réclamé une initiative similaire, disant que de nombreuses personnes vivant de l aide sociale connaissent mal la nutrition et jettent souvent les légumes qu ils reçoivent des banques alimentaires. Il a proposé que les banques alimentaires offrent des cours de cuisine et de nutrition. Il a même proposé d utiliser des terrains vacants à Winnipeg pour faire des jardins communautaires à l intention des membres de la communauté autochtone. Il y a quelques années, j ai eu l occasion de parler à une communauté Cri dans le Nord, ici au Québec. Elle souffrait d obésité et était en mauvaise santé uniquement en raison de son ignorance. Elle faisait de mauvais choix alimentaires, achetant des aliments transformés et précuits au lieu de profiter de la vie sauvage derrière leur maison orignal, doré, champignons, etc. Commentaire des consultations en ligne Cependant, une nutritionniste a dit à la rencontre de Charlottetown «Il serait négligent et contraire à l éthique» de ne pas exiger que les gouvernements fédéral et provinciaux adoptent des politiques visant à supprimer la nécessité des banques alimentaires locales. Elle a ajouté que bien que le gouvernement Harper dise dépenser 4 millions de dollars pour des initiatives sur une alimentation saine, cela ne fonctionne que si les gens ont les connaissances et les compétences pour en profiter. Le simple fait de donner à une banque alimentaire ne règle pas le problème fondamental, a-t-elle dit. Selon un panéliste à la rencontre de Calgary, le gouvernement fédéral a un rôle de leadership à jouer et doit établir des règles sur les aliments transformés. Il a fait ce commentaire 9

12 Rapport des assemblées publiques de l Association médicale canadienne, juillet 2013 après qu un membre de l auditoire à Calgary a critiqué le gouvernement fédéral parce qu il ne prend pas de mesures pour contrôler la teneur en sel dans les aliments transformés. Selon les commentaires reçus, des domaines d action clairs ont été déterminés : Recommandation 5 : Qu un programme national sur la sécurité alimentaire soit élaboré afin d assurer un accès équitable à des aliments salubres et nutritifs à tous les Canadiens, peu importe où ils vivent ou combien ils gagnent. DÉVELOPPEMENT DE LA PETITE ENFANCE De nombreux défenseurs et membres de l auditoire aux assemblées de discussion ont insisté sur l importance d un développement de la petite enfance approprié. «Le cerveau ne peut pas attendre de financement» est l une des façons dont un participant a soulevé la question à Hamilton. Un panéliste à la rencontre de Montréal, a parlé de «stresseurs toxiques» causés par un environnement pauvre, la pauvreté et le manque de soutien social pouvant nuire au développement de la petite enfance. Dans des conditions extrêmes, a-t-il dit, ces facteurs de stress peuvent réduire le volume du cerveau d un enfant de trois ans du tiers ou de la moitié. Une panéliste à la rencontre de St. John s, a parlé de l importance de répondre aux besoins essentiels des nouveau-nés et d avoir au moins un adulte qui s occupe d eux constamment. Alors que les bébés se développent, a-t-elle dit, ils ont besoin d une famille et d une communauté qui stimulent leur développement. Quand les enfants commencent à aller à l école, a-t-elle poursuivi, «nous espérons que leur développement est optimal sur les plans intellectuel, physique, social et affectif», parce que s ils commencent l école avec un déficit, il y a moins de chances qu ils terminent leurs études secondaires. FAITS SUR LA PETITE ENFANCE Un développement de la petite enfance efficace est le meilleur moyen de réduire le déclin social et d améliorer les déterminants sociaux de la santé. 13 Les enfants venant de milieux défavorisés sont souvent en retard par rapport à leurs pairs mieux nantis en ce qui a trait à la préparation à l école, un facteur essentiel de la réussite scolaire et sociale % des enfants en âge d aller à la garderie à Saskatoon sont vulnérables dans au moins un domaine de développement. 15 Seulement 17 % des Canadiens ont accès à des services de garde réglementés. 10 Le Canada est le dernier de 25 pays développés en ce qui a trait à l atteinte des objectifs de développement de la petite enfance. 10 Cette même panéliste a aussi parlé de l importance de «professionnaliser l éducation de la petite enfance», parce que les parents n aiment pas que les responsables qui s occupent des enfants fassent uniquement du gardiennage. Elle a dit qu elle travaille avec des professionnels qualifiés en garderie, ajoutant que les gens devraient considérer les centres de garde comme des endroits favorisant le développement des enfants. Une des panélistes à la rencontre de Winnipeg a cité une étude menée en 2007 par le Comité permanent des «Nous parlons de mauvaises conditions liées au logement, à l alimentation, à l hygiène, à l existence de violence et au manque de soutien pour les familles. L accumulation de ces conditions crée des stresseurs toxiques qui, dans des conditions extrêmes, peuvent réduire le volume du cerveau d un enfant de trois ans du tiers ou de la moitié.» Panéliste, assemblée de Montréal 10

13 Les soins de santé au Canada : qu est-ce qui nous rend malades? droits de la personne, révélant que, d une manière disproportionnée, les enfants autochtones de Winnipeg vivaient dans la pauvreté, étaient mal nourris, suicidaires ou handicapés, souffraient d abus d alcool et de drogue, ou étaient pris en charge par les services d aide sociale à l enfance. Elle a indiqué que bien que bébés autochtones soient nés au centre de Winnipeg en 2012, les programmes de soutien du quartier n offraient que 200 places pour les enfants de trois à quatre ans. La panéliste a souligné que les parents de ces enfants savent ce qu il faut faire pour élever leurs enfants correctement et savent quels types de programmes sont requis pour soutenir leur développement mais que les places manquent. «Ils n ont pas besoin que le gouvernement vienne leur dire quoi faire», a-t-elle dit. Elle a parlé de la nécessité d axer les programmes sur les enjeux propres aux enfants autochtones. Un point de vue similaire a été exprimé par un panéliste à l assemblée de Montréal. Il a souligné qu au Québec, une grande part de la responsabilité de la garde d enfants a été assignée au gouvernement il y a dix ans, ce qui a fait que les communautés se sont désengagées. Il a dit que les communautés doivent reprendre la responsabilité du développement de la petite enfance. Une panéliste à St. John s a parlé d une initiative de son programme qui traite du développement et de la nutrition. Le programme a un jardin communautaire où les employés et les parents jardinent avec les enfants, et le personnel leur apprend à faire pousser des végétaux. Elle a dit que les enfants sèment les graines et arrosent les plantes. De plus, les parents sont encouragés à travailler sur des parcelles de terrain, faisant pousser les légumes de leur choix. «C est tellement merveilleux d offrir cette possibilité à un enfant», a-t-elle dit. Selon les commentaires reçus, des domaines d action clairs ont été déterminés : Recommandation 6 : Que les investissements dans le développement de la petite enfance, notamment des programmes éducatifs et un soutien parental, soient une priorité pour tous les paliers de gouvernement. AUTRES DÉTERMINANTS SOCIAUX DÉBATTUS DANS LE CADRE DES CONSULTATIONS En plus des déterminants sociaux dont nous avons parlé plus tôt, un certain nombre d autres éléments pouvant nuire à la santé des Canadiens ont été soulevés. Éducation et littératie en santé : La nécessité d une bonne éducation et les barrières causées par une éducation inadéquate sont considérées comme un problème naturel pour les gens confrontés à la triade de la pauvreté, du logement inadéquat et d un mauvais développement de la petite enfance. Il existe une corrélation entre de faibles niveaux d éducation et la santé. Le fait de ne pas comprendre l information sur leur santé est un problème majeur pour les populations vulnérables. Ironiquement, les bibliothèques sont considérées comme un lieu sûr pour de nombreux itinérants et de personnes ayant un logement inadéquat. Salubrité de l environnement : L importance d avoir des communautés saines et sécuritaires a été soulevée dans divers contextes pendant les consultations. De mauvaises conditions environnementales, en particulier en raison de la pollution, ont un effet négatif sur la santé et les résultats sur la santé. En plus de l impact sur la santé d un air vicié, la pollution est considérée comme un facteur de stress majeur pour ceux qui tentent de vivre une vie saine. Les participants ont également parlé de la nécessité d un environnement bien construit. Les 11

14 Rapport des assemblées publiques de l Association médicale canadienne, juillet 2013 suggestions allaient de trottoirs déneigés pour permettre aux personnes âgées de se rendre à l épicerie à des rues bordées de trottoirs pour que les gens puissent circuler en toute sécurité. Violence familiale : La violence envers les femmes et les enfants est intimement liée à un faible revenu et à un logement non sécuritaire. On a insisté sur l importance d une plus grande sensibilisation et d une intervention précoce. Système de santé : Les discussions étaient axées sur les éléments autres que le système de santé ayant un impact sur la santé, mais de nombreuses personnes n ont pu éviter de parler des problèmes avec le système actuel qui freinent l accès aux soins requis. Le principal problème semble être la difficulté de certaines personnes à trouver un médecin de premier recours pour s occuper de leurs problèmes médicaux. Les autres problèmes liés à l accès sont entre autres l abordabilité des produits pharmaceutiques et la disponibilité des services dans certaines communautés. Les solutions proposées variaient d une réforme des soins primaires à une meilleure coordination des services de santé. On a également demandé que les médecins en fassent plus sur le plan de la promotion de la santé et de la prévention des maladies. «Nous devons arrêter de penser que nous économisons de l argent en limitant l accès aux soins de santé.» Panéliste, assemblée de Hamilton En plus des défis identifiés, les participants ont présenté des solutions possibles aux déterminants sociaux de la santé au Canada. Assurance-médicaments : Peut-être que la solution la plus souvent proposée pour remédier aux iniquités était un régime d assurance-médicaments national pour payer les médicaments de ceux qui ne peuvent pas se le permettre. On a souligné à maintes reprises que ce sont les plus vulnérables qui n ont pas de régime pour payer leurs médicaments; même quand la franchise est minimale, ceux qui n ont pas un revenu adéquat ne peuvent pas payer les médicaments. Rôle fédéral : Le rôle important que le gouvernement fédéral doit jouer en finançant directement ou en coordonnant les programmes pour remédier aux déterminants sociaux a été cité à chacune des assemblées de discussion. L apparent abandon par le gouvernement actuel est considéré comme un dur coup pour la responsabilité du gouvernement d assurer une bonne prestation des soins de santé. On a aussi suggéré que l ensemble des nouvelles politiques et des nouveaux programmes soient considérés sous l angle de la santé afin d évaluer leur impact potentiel sur la santé de la population. Rôle des médecins : On a insisté sur le fait que les médecins doivent être plus conscients des problèmes que les patients les plus vulnérables peuvent avoir avec des éléments aussi simples que manger correctement ou avoir accès au transport pour recevoir des services auxiliaires. Les médecins ayant participé au processus de consultation ont reconnu qu ils ont la responsabilité morale et éthique d aider à remédier aux iniquités. «La défense est au cœur même de ce que tout médecin doit faire», a dit un médecin. Un autre a dit «Le médecin est l avocat naturel des pauvres». Selon les commentaires reçus, des domaines d action clairs ont été déterminés : Recommandation 7 : Que les gouvernements, en consultation avec l industrie de l assurance-vie et maladie et le grand public, mettent en place un programme de protection exhaustive pour les médicaments d ordonnance, administré dans le cadre du remboursement des régimes d assurance-médicaments provinciaux territoriaux et privés, afin d assurer que tous les Canadiens aient accès aux médicaments qui leur sont nécessaires. Recommandation 8 : Que le gouvernement fédéral reconnaisse l importance des déterminants sociaux et économiques pour la santé des Canadiens et la demande du système de santé. Recommandation 9 : Que le gouvernement fédéral demande une étude d impact sur la santé dans le cadre du processus décisionnel du Cabinet. Recommandation 10 : Que des bases de données des programmes et services communautaires (santé et programmes sociaux) soient développées et mises à la disposition des professionnels de la santé et, si possible, des guides ciblés soient conçus pour le secteur de la santé. SANTÉ DES AUTOCHTONES En raison de l impact disproportionné des déterminants sociaux sur la vie des peuples et des communautés autoch- 12

15 Les soins de santé au Canada : qu est-ce qui nous rend malades? tones au Canada, l AMC a axé sa première assemblée de discussion publique à Winnipeg sur des questions propres à la santé des Autochtones. Comme l a dit la D re Reid dans son introduction : «Je travaille aux urgences à Yellowknife et tous les jours, je vois des patients désespérés dans des situations désespérées, dont la majorité sont des Autochtones. Ils manquent de logements, ils manquent d une alimentation adéquate, ils manquent d une éducation adéquate et ils manquent certainement d un revenu adéquat. Ces facteurs ont un effet dévastateur sur leur santé.» La D re Reid a ajouté que les peuples autochtones ont un taux de mortalité plus élevé et une espérance de vie plus courte que la moyenne canadienne, et elle a cité divers domaines, comme le suicide, où les Autochtones ont des taux de maladie beaucoup plus élevé. Selon elle, ces écarts reflètent les facteurs systémiques, sociétaux et individuels qui influencent la santé des Autochtones. Des logements surpeuplés, un mauvais accès aux soins de santé et l absence d aliments nutritifs contribuent à ce qu elle appelle «cette honte nationale». «Je crois que le Canada peut faire mieux et doit faire mieux», a-t-elle dit. «Le médecin est l avocat naturel des pauvres.» Panéliste, assemblée de Calgary Les panélistes à la rencontre de Winnipeg ont longuement parlé de ce qu ils appellent le racisme institutionnalisé ou structuré envers les peuples et les communautés autochtones. L un d entre eux a dit que la pauvreté dans laquelle vivent de nombreux Autochtones à cause de ce racisme éclipse souvent les efforts individuels déployés pour améliorer sa santé. Un autre panéliste a également attribué nombre des déficits de santé dans les communautés autochtones à la perte de la culture traditionnelle. «Nous perpétuons les stéréotypes sur les peuples autochtones. Nous disons qu un Autochtone choisit de ne pas arrêter de fumer; qu un Autochtones choisit de ne pas faire d exercice. Mais quand on regarde l émergence du tabagisme, de l obésité et des maladies chroniques dans notre communauté, on constate qu elle est intimement liée à la destruction de notre mode de vie.» Mis en lumière à la rencontre de Winnipeg, les enjeux auxquels font face les peuples autochtones ont aussi été soulevés aux autres assemblées de discussion, surtout en ce qui a trait à ceux qui vivent dans les régions urbaines. Ces commentaires et résultats ont été repris lors d une visite de suivi du D re Reid dans le Nord du Québec. Les panélistes et les participants à l assemblée de Winnipeg ont dit qu il faut reconnaître le racisme auquel font face les peuples autochtones au Canada avant que des améliorations significatives puissent être apportées aux résultats sur la santé. La participation directe des peuples autochtones à des programmes visant à améliorer leur santé est considérée comme étant fondamentalement importante, de même que la valeur des programmes ciblant les peuples autochtones. Selon les commentaires reçus, des domaines d action clairs ont été déterminés : Recommandation 11 : Que le gouvernement fédéral exécute une stratégie exhaustive et fasse les investissements connexes pour améliorer la santé des peuples autochtones, notamment par un partenariat entre les gouvernements, les organismes non gouvernementaux, les universités et les communautés autochtones. Recommandation 12 : Que des initiatives éducatives sur la sensibilisation transculturelle aux problèmes de santé des Autochtones soient élaborées pour la population canadienne, en particulier les fournisseurs de soins. RÉFÉRENCES 1. Agence de santé publique du Canada. Réduire les disparités sur le plan de la santé Rôles du secteur de la santé : Document de travail. Ottawa (ON) : Disponible au : gc.ca/collections/collection/hp f.pdf (consulté le 16 février 2011). 2. Keon WJ, Pépin L. Politiques sur la santé de la population : Enjeux et options. Ottawa (ON) : Sénat du Canada; Disponible au : Committee/392/soci/rep/rep10apr08-f.pdf (consulté le 14 janvier 2011). 3. Dunn JR. The health determinants partnership making connections project: Are widening income inequalities making Canada less healthy? Toronto (ON) : The Health Determinants Partnership; Disponible au : Resources/docs/incomeinequalities/incomeinequalities.pdf (consulté le 22 avril 2011). 4. How Canada performs: child poverty. Ottawa (ON) : The Conference Board of Canada. Disponible au : conferenceboard.ca/hcp/details/society/child-poverty.aspx (consulté le 8 février 2013). 5. Raphael D. Addressing the social determinants of health in Canada: bridging the gap between research findings and public policy. Policy Options 2003;

16 Rapport des assemblées publiques de l Association médicale canadienne, juillet How Canada performs: working-age poverty. Ottawa (ON) : The Conference Board of Canada. Disponible au : conferenceboard.ca/hcp/details/society/working-age-poverty. aspx (consulté le 8 février 2013). 7. Campagne Rapport 2010 sur la pauvreté des familles et des enfants au Canada : Toronto (ON); Disponible au : /national/2010frenchnationalreportcard.pdf (consulté le 11 avril 2013). 8. Conseil national du bien-être social. Résoudre la pauvreté : Quatre pierres angulaires d une stratégie nationale viable pour le Canada, v. no 126. Ottawa (ON); Gaetz S, Donaldson J, Richter T, et al. The State of Homelessness in Canada Toronto (ON) : Canadian Homelessness Research Network Press; Disponible au : (consulté le 26 juin 2013). 10. Mikkonen J, Raphael D. Les determinants sociaux de la santé : Les réalités canadiennes. Toronto (ON); Disponible au : (consulté le 14 janvier 2011) 11. Banques alimentaires du Canada. Bilan-faim 2012 : Un rapport complet sur la faim et l utilisation des banques alimentaires au Canada, qui propose des recommandations pour le changement. Toronto (ON); Disponible au : foodbankscanada.ca/getmedia/469b34d9-76b6-4d14-b55dee /bilan-faim2012.pdf.aspx?ext=.pdf (consulté le 5 juillet 2013). 12. Bell J, Rubin V. Why place matters: building a movement for healthy communities. Oakland (CA): Policy Link & the California Endowment; Disponible au : policylink.org/atf/cf/%7b97c6d565-bb43-406d-a6d5- eca3bbf35af0%7d/whyplacematters_final.pdf (consulté le 18 mars 2011). 13. Commission des déterminants sociaux de la santé. Combler le fossé en une génération : Instaurer l équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux : Résumé analytique. Genève (CH) Organisation mondiale de la santé, Disponible au : fre.pdf (consulté le 7 janvier 2011). 14. Ferguson HB, Bovaird S, Mueller M. The impact of poverty on educational outcomes for children. Paediatr Child Health, 2007; 12 : Neudorf C, Muhajarine N, Marko J, et al. Healthy Children: A Report of the Chief Medical Health Officer on the health status and development of children in Saskatoon Health Region. Saskatoon (SK) : Public Health Observatory, Population and Public Health, Saskatoon Health Region. Disponible au : SHR_Healthy_Families_2012.pdf (consulté le 19 juin 2013). 14

STRATÉGIE MANITOBAINE DE PROMOTION DE L ALLAITEMENT MATERNEL DE

STRATÉGIE MANITOBAINE DE PROMOTION DE L ALLAITEMENT MATERNEL DE STRATÉGIE MANITOBAINE DE PROMOTION DE L ALLAITEMENT MATERNEL DE 2 0 1 3 INTRODUCTION La première stratégie manitobaine de promotion de l allaitement maternel a été conçue à l automne 2006 afin de mettre

Plus en détail

La campagne Generation Squeeze

La campagne Generation Squeeze La campagne La campagne est menée par un vaste réseau de partenaires déterminés à faire en sorte que les jeunes générations aient la possibilité de faire face à divers enjeux, comme les salaires plus bas,

Plus en détail

Pratiques exemplaires et obstacles fédéraux : profession et formation des professionnels de la santé

Pratiques exemplaires et obstacles fédéraux : profession et formation des professionnels de la santé Pratiques exemplaires et obstacles fédéraux : profession et formation des professionnels de la santé Association médicale canadienne Mémoire présenté au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes

Plus en détail

Messieurs les Premiers ministres et Chefs des provinces et des territoires,

Messieurs les Premiers ministres et Chefs des provinces et des territoires, Juillet 2002 Message adressé aux : Premiers ministres et Chefs des provinces et des territoires Sujet : Conférence annuelle des Premiers ministres et mieux-être des enfants Messieurs les Premiers ministres

Plus en détail

Assurance médicaments 2.0

Assurance médicaments 2.0 PRINCIPES ET PRIORITÉS Assurance médicaments 2.0 Avant-propos Objectif Pour renouveler les discussions nationales sur un cadre pancanadien d assurance médicaments, il faut présenter des preuves claires

Plus en détail

Pour une vie en santé

Pour une vie en santé Mémoire de l AMC au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes Pour une vie en santé Présenté par : Anne Doig, MD, CCFP, FCFP Présidente sortante Priorité au discours prononcé A healthy population

Plus en détail

Les maladies chroniques et les soins infirmiers : Résumé des enjeux

Les maladies chroniques et les soins infirmiers : Résumé des enjeux Les maladies chroniques et les soins infirmiers : Résumé des enjeux Quel est l enjeu «Les maladies chroniques constituent le principal problème de morbidité à l échelle mondiale et un obstacle majeur au

Plus en détail

Stratégie visant des écoles saines

Stratégie visant des écoles saines Chapitre 4 Section 4.03 Ministère de l Éducation Stratégie visant des écoles saines Suivi des audits de l optimisation des ressources, section 3.03, Rapport annuel 2013 APERÇU DE L ÉTAT DES RECOMMANDATIONS

Plus en détail

Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO

Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO Novembre 2013 Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO 1 Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO Le présent document est un résumé

Plus en détail

Formule de financement des écoles des Premières Nations L instrument d une politique de mise en échec

Formule de financement des écoles des Premières Nations L instrument d une politique de mise en échec Formule de financement des écoles des Premières Nations L instrument d une politique de mise en échec Le sous-financement chronique de notre éducation est une stratégie pour forcer l intégration avec les

Plus en détail

1. Qu est-ce que la pauvreté signifie pour vous et quelles en sont les causes?

1. Qu est-ce que la pauvreté signifie pour vous et quelles en sont les causes? SÉANCE DE DIALOGUE Richibucto- le 2 février 2009 Royal Canadian Legion 20 Legion St. 6:30-9:30p.m. Résumé des notes de la séance 1. Qu est-ce que la pauvreté signifie pour vous et quelles en sont les causes?

Plus en détail

APPEL À DÉCLARATIONS D INTÉRÊT : Organismes de promotion de la santé mentale et du logement et de prévention de l itinérance

APPEL À DÉCLARATIONS D INTÉRÊT : Organismes de promotion de la santé mentale et du logement et de prévention de l itinérance APPEL À DÉCLARATIONS D INTÉRÊT : Organismes de promotion de la santé mentale et du logement et de prévention de l itinérance La Commission de la santé mentale du Canada (la Commission) a mis en place un

Plus en détail

De meilleurs soins :

De meilleurs soins : De meilleurs soins : une analyse des soins infirmiers et des résultats du système de santé Série de rapports de l AIIC et de la FCRSS pour informer la Commission nationale d experts de l AIIC, La santé

Plus en détail

Bref hommage à Paul Bernard

Bref hommage à Paul Bernard Formulation de politiques relatives à l insécurité alimentaire des ménages canadiens : À problème mal posé, solutions erronées Lynn McIntyre MD, MHSc, FRCPC, Université de Calgary 1 Bref hommage à Paul

Plus en détail

Programme préélectoral

Programme préélectoral ASSOCIATION DES PHARMACIENS DU CANADA Programme préélectoral Les pharmaciens : Les intervenants en matière de santé les plus accessibles au Canada Le système de soins de santé du Canada subit à l heure

Plus en détail

Choix équitable. Assurer l abordabilité et l accessibilité des médicaments

Choix équitable. Assurer l abordabilité et l accessibilité des médicaments Choix équitable Assurer l abordabilité et l accessibilité des médicaments Choix équitable : assurer l abordabilité et l accessibilité des médicaments Choix équitable : assurer l abordabilité et l accessibilité

Plus en détail

Soumis au : Comité sénatorial permanent sur les droits de la personne

Soumis au : Comité sénatorial permanent sur les droits de la personne B I E N S I M M O B I L I E R S M A T R I M O N I A U X Projet de loi S-4: Loi concernant les foyers familiaux situés dans les réserves des premières nations et les droits ou intérêts matrimoniaux sur

Plus en détail

Fiche d information Bons aliments pour tous La sécurité alimentaire

Fiche d information Bons aliments pour tous La sécurité alimentaire Fiche d information sur les services de garde Les familles se sont rendu compte qu un accès insuffisant à des services de garde abordables et de qualité constituait un obstacle pour : trouver et garder

Plus en détail

Éxposé de position de l Association dentaire canadienne (ADC) L accès aux soins buccodentaires pour les Canadiens

Éxposé de position de l Association dentaire canadienne (ADC) L accès aux soins buccodentaires pour les Canadiens Éxposé de position de l Association dentaire canadienne (ADC) L accès aux soins buccodentaires pour les Canadiens Conseil d'administration de l'adc Ratification de la version anglaise: Mai 2010 Préambule

Plus en détail

Sécuritéalimentaire SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Sécuritéalimentaire SÉCURITÉ ALIMENTAIRE Sécuritéalimentaire SÉCURITÉ ALIMENTAIRE Présent senté le 8 janvier 009 Micheline Séguin Bernier Dt.P., M.Sc. Direction de santé publique Le 8 janvier 009 Plan de présentation Volet Définition de la sécurité

Plus en détail

Bulletin des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle Ministère des Services sociaux et communautaires

Bulletin des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle Ministère des Services sociaux et communautaires Point de mire: la réorganisation Bulletin des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle Ministère des Services sociaux et communautaires Réseaux communautaires de soins spécialisés Les

Plus en détail

À PROPOS DE BANQUES ALIMENTAIRES QUÉBEC

À PROPOS DE BANQUES ALIMENTAIRES QUÉBEC Bilan- faim 211 À PROPOS DE BANQUES ALIMENTAIRES QUÉBEC L association Banques alimentaires Québec soutient et représente à travers le Québec 18 Moissons (banques alimentaires régionales) qui approvisionnent

Plus en détail

Le rôle du gouvernement fédéral dans les services de santé. Bilan 2013

Le rôle du gouvernement fédéral dans les services de santé. Bilan 2013 Le rôle du gouvernement fédéral dans les services de santé Bilan 2013 2630 Skymark Avenue, Mississauga ON L4W 5A4 905 629 0900 Fax 905 629 0893 www.cfpc.ca 2630, avenue Skymark, Mississauga ON L4W 5A4

Plus en détail

assurance collective Assurance médicaments Des solutions intégrées pour une gestion efficace

assurance collective Assurance médicaments Des solutions intégrées pour une gestion efficace assurance collective Assurance médicaments Des solutions intégrées pour une gestion efficace Notre vision Desjardins Assurances est un acteur canadien important en assurance collective, reconnu pour son

Plus en détail

Comprendre les conséquences de la fraude et de l abus sur votre régime d assurance collective

Comprendre les conséquences de la fraude et de l abus sur votre régime d assurance collective ASSURANCE COLLECTIVE Comprendre les conséquences de la fraude et de l abus sur votre régime d assurance collective Travaillons ensemble pour les prévenir La fraude et l abus ont une forte incidence sur

Plus en détail

Liste de controle. Composer avec l arthrite et les troubles musculosquelettiques persistants au travail

Liste de controle. Composer avec l arthrite et les troubles musculosquelettiques persistants au travail Liste de controle Composer avec l arthrite et les troubles musculosquelettiques persistants au travail GUIDE À L INTENTION DES EMPLOYEURS, DES EMPLOYÉS ET DES FOURNISSEURS DE SOINS DE SANTÉ Articulations

Plus en détail

LE DROIT À ADÉQUAT. Comment lutter pour vos droits

LE DROIT À ADÉQUAT. Comment lutter pour vos droits LE DROIT À UN LOGEMENT ADÉQUAT Comment lutter pour vos droits le Centre pour les droits à l égalité au logement (CERA) et le Centre de défense des droits sociaux LE DROIT À UN LOGEMENT ADÉQUAT Cette brochure

Plus en détail

Foire aux questions Régime médicaments du Nouveau-Brunswick Le 10 décembre 2013

Foire aux questions Régime médicaments du Nouveau-Brunswick Le 10 décembre 2013 Foire aux questions Régime médicaments du Nouveau-Brunswick Le 10 décembre 2013 1. Qu'est-ce que le Régime médicaments du Nouveau-Brunswick? Le Régime médicaments du Nouveau-Brunswick est une assurance

Plus en détail

Notre vision Notre mission Justice publique

Notre vision Notre mission Justice publique Notre vision L organisme Citizens for Public Justice (CPJ) est déterminé à favoriser l épanouissement humain et l intégrité de la création, en réponse à l appel de Dieu pour l amour, la justice et la bonne

Plus en détail

La permission de diffuser est accordée. Prière de mentionner l Association des infirmières et infirmiers du Canada.

La permission de diffuser est accordée. Prière de mentionner l Association des infirmières et infirmiers du Canada. Énoncé de position LA PLANIFICATION NATIONALE DES RESSOURCES HUMAINES DE LA SANTÉ POSITION DE L AIIC L AIIC croit qu une planification réussie des ressources humaines de la santé au Canada passe par un

Plus en détail

Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public

Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public ENQUÊTE NATIONALE SUR LA POPULATION CANADIENNE Document destiné à l Association canadienne du diabète Préparé par Environics

Plus en détail

ADOPTION DE LA LOI SUR L ASSURANCE MÉDICAMENTS SUR ORDONNANCE ET MÉDICAMENTS ONÉREUX

ADOPTION DE LA LOI SUR L ASSURANCE MÉDICAMENTS SUR ORDONNANCE ET MÉDICAMENTS ONÉREUX Le 24 avril 2014 ADOPTION DE LA LOI SUR L ASSURANCE MÉDICAMENTS SUR ORDONNANCE ET MÉDICAMENTS ONÉREUX Le 26 mars 2014, le projet de loi 27, la Loi sur l assurance médicaments sur ordonnance et médicaments

Plus en détail

«Prenez vos finances. «Comment vais-je arriver. en main.» à payer mes comptes?» Prendre soin de soi. À quoi s attendre. Que faire

«Prenez vos finances. «Comment vais-je arriver. en main.» à payer mes comptes?» Prendre soin de soi. À quoi s attendre. Que faire Prendre soin de soi À quoi s attendre Que vous travailliez à l extérieur de la maison ou que vous soyez parent au foyer, le cancer du sein pourrait nuire à votre capacité de travailler, ce qui aura inévitablement

Plus en détail

La santé des Canadiens

La santé des Canadiens La santé des Canadiens La santé d une personne est influencée par toute une série de facteurs, allant de sa composition génétique, à ses conditions de vie et de travail, et à la qualité et la disponibilité

Plus en détail

LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER?

LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER? LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER? Résumé des trois enjeux présentés lors de l Assemblée publique du comité de lutte en santé de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles

Plus en détail

PROSPÉRITÉ ET INCLUSION RECOMMANDATIONS PRÉSENTÉES AU COMITÉ PERMANENT DES FINANCES

PROSPÉRITÉ ET INCLUSION RECOMMANDATIONS PRÉSENTÉES AU COMITÉ PERMANENT DES FINANCES PROSPÉRITÉ ET INCLUSION RECOMMANDATIONS PRÉSENTÉES AU COMITÉ PERMANENT DES FINANCES SOCIÉTÉ CANADIENNE DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES LE 15 AOÛT 2007 Société canadienne de la sclérose en plaques 175, rue Bloor

Plus en détail

De l ombre à la lumière, pour toujours

De l ombre à la lumière, pour toujours De l ombre à la lumière, pour toujours SUITE 800, 10301 SOUTHPORT LANE SUD-OUEST CALGARY (ALBERTA) T2W 1S7 La Commission de la santé mentale du Canada télécopieur : 403-385-4044 courriel : info@commissionsantementale.ca

Plus en détail

FICHE SUR LA PENSION ALIMENTAIRE POUR ENFANT

FICHE SUR LA PENSION ALIMENTAIRE POUR ENFANT FICHE SUR LA PENSION ALIMENTAIRE POUR ENFANT La loi exige que les deux parents contribuent au soutien financier de leurs enfants, quelle que soit la personne qui vit avec les enfants, La plupart du temps,

Plus en détail

Lutte contre les punaises de lit : Enquête préliminaire de l Agence de la santé publique du Canada

Lutte contre les punaises de lit : Enquête préliminaire de l Agence de la santé publique du Canada Lutte contre les punaises de lit : Enquête préliminaire de l Agence de la santé publique du Canada Daniel Fong, Mark Lysyshyn et Tom Kosatsky 28 novembre 2013 Réunion de planification du CCNSE pour la

Plus en détail

N.-B. 18 à 34 24,3 28,1 20,1 24,4. 35 à 54 36,7 23,0 31,6 49,3 55 à 64 18,7 18,7 21,3 16,9 65 et plus 20,3 30,2 26,9 9,4

N.-B. 18 à 34 24,3 28,1 20,1 24,4. 35 à 54 36,7 23,0 31,6 49,3 55 à 64 18,7 18,7 21,3 16,9 65 et plus 20,3 30,2 26,9 9,4 Profil démographique 1 18 à 34 24,3 28,1 20,1 24,4 Groupe d âge 35 à 54 36,7 23,0 31,6 49,3 55 à 64 18,7 18,7 21,3 16,9 65 et plus 20,3 30,2 26,9 9,4 Sexe Niveau de scolarité Homme 48,0 40,5 47,8 52,3

Plus en détail

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2014. Sommaire

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2014. Sommaire Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2014 Ce mémoire est présenté par : Association canadienne des hygiénistes dentaires (ACHD) Sommaire La santé buccodentaire

Plus en détail

Ressources financières et autres

Ressources financières et autres Ressources financières et autres à la disposition des personnes arthritiques Plusieurs d entre nous avons besoin, à un moment ou à un autre de notre vie, d un soutien ou d une aide financière. Il existe

Plus en détail

Problèmes d accès aux soins?

Problèmes d accès aux soins? Problèmes d accès aux soins? Une étude exploratoire par entretiens avec des professionnels (Synthèse) Beat Sottas, Adrienne Jaquier, Sarah Brügger 1. Contexte : qui est «socialement défavorisé»?... 2 2.

Plus en détail

Énoncé de politique #1 L ASSURANCE-MÉDICAMENTS : POURQUOI NOUS EN AVONS BESOIN ET COMMENT NOUS L OBTIENDRONS

Énoncé de politique #1 L ASSURANCE-MÉDICAMENTS : POURQUOI NOUS EN AVONS BESOIN ET COMMENT NOUS L OBTIENDRONS Énoncé de politique #1 L ASSURANCE-MÉDICAMENTS : POURQUOI NOUS EN AVONS BESOIN ET COMMENT NOUS L OBTIENDRONS «Nous subissons des augmentations rapides de coûts (des médicaments d ordonnance) depuis deux

Plus en détail

Le Plan libéral pour les soins familiaux

Le Plan libéral pour les soins familiaux Le Plan libéral pour les soins familiaux 1 Le Plan libéral pour les soins familiaux AUX CÔTÉS DES FAMILLES CANADIENNES Les membres d une famille s appuient entre eux. Les familles canadiennes veulent s

Plus en détail

Hausse immédiate du taux : pourquoi il est grand temps de hausser la taxe d accise sur le tabac

Hausse immédiate du taux : pourquoi il est grand temps de hausser la taxe d accise sur le tabac Hausse immédiate du taux : pourquoi il est grand temps de hausser la taxe d accise sur le tabac Association médicale canadienne Mémoire présenté au Comité sénatorial permanent des banques et du commerce

Plus en détail

Normes relatives au programme provincial de petit déjeuner

Normes relatives au programme provincial de petit déjeuner Politique en matière d alimentation et de nutrition pour les écoles publiques de la Nouvelle-Écosse Normes relatives au programme provincial de petit déjeuner Table des matières Introduction 11 Élaboration

Plus en détail

Le Canada rural, ça compte

Le Canada rural, ça compte Le Canada rural, ça compte 1 Le Canada rural, ça compte Le Canada rural, ça compte Les régions rurales du Canada sont importantes pour la santé et la prospérité du pays. Malheureusement, les habitants

Plus en détail

Parti Libéral du Canada. 1. Le soutien aux proches aidants

Parti Libéral du Canada. 1. Le soutien aux proches aidants Parti Libéral du Canada 1. Le soutien aux proches aidants Les proches aidants constituent l épine dorsale de notre système de santé; ils fournissent en effet des soins non payés dont la valeur a été estimée

Plus en détail

L inégalité du revenu au Manitoba Problème subtil et grave

L inégalité du revenu au Manitoba Problème subtil et grave L inégalité du revenu au Manitoba Problème subtil et grave Au Manitoba, le revenu est réparti plus également que dans bien d autres provinces, particulièrement quant au revenu du marché (revenu tiré du

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES. TABLE DES MATIÈRES... ii. PRÉSENTATION DE L UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC...iii INTRODUCTION... 1

TABLE DES MATIÈRES. TABLE DES MATIÈRES... ii. PRÉSENTATION DE L UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC...iii INTRODUCTION... 1 MÉMOIRE Consultations sur le rétablissement de l équilibre fiscal au Canada Consultations sur le soutien financier immédiat et à long terme pour l infrastructure Présenté au Ministre des Finances et au

Plus en détail

Protection du revenu. Assurance invalidité. Série Pilier

Protection du revenu. Assurance invalidité. Série Pilier Protection du revenu Assurance invalidité Série Pilier Les conséquences d une invalidité peuvent être dévastatrices. Votre capacité à gagner un revenu est la base de votre avenir financier et votre actif

Plus en détail

L importance de réaffirmer et de renforcer le rôle social de l État

L importance de réaffirmer et de renforcer le rôle social de l État L importance de réaffirmer et de renforcer le rôle social de l État Avis présenté dans le cadre des consultations de la Commission de révision permanente des programmes Par la Fédération de la santé du

Plus en détail

Les inégalités sociales de santé et le suicide

Les inégalités sociales de santé et le suicide Les inégalités sociales de santé et le suicide Janie Houle Professeure, Département de psychologie Université du Québec à Montréal Chercheure, Centre de recherche et d intervention sur le suicide et l

Plus en détail

PROJET DE LOI 27 DU NOUVEAU BRUNSWICK LOI SUR L ASSURANCE MÉDICAMENTS SUR ORDONNANCE ET MÉDICAMENTS ONÉREUX

PROJET DE LOI 27 DU NOUVEAU BRUNSWICK LOI SUR L ASSURANCE MÉDICAMENTS SUR ORDONNANCE ET MÉDICAMENTS ONÉREUX Le 16 décembre 2013 PROJET DE LOI 27 DU NOUVEAU BRUNSWICK LOI SUR L ASSURANCE MÉDICAMENTS SUR ORDONNANCE ET MÉDICAMENTS ONÉREUX Le 10 décembre 2013, le projet de loi 27, la Loi sur l assurance médicaments

Plus en détail

POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF (Adoptée le 12 décembre, 2008)

POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF (Adoptée le 12 décembre, 2008) POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF (Adoptée le 12 décembre, 2008) 1. INTRODUCTION En octobre 2006, le gouvernement du Québec lançait son Plan d action gouvernemental

Plus en détail

FAIRE COMPTER LES VOTES DANS NOS MILIEUX DE VIE

FAIRE COMPTER LES VOTES DANS NOS MILIEUX DE VIE FAIRE COMPTER LES VOTES DANS NOS MILIEUX DE VIE Que vous puissiez voter ou non, vous pouvez contribuer à façonner l avenir de notre pays : Dites aux autres pourquoi il est important de voter. Organisez

Plus en détail

PROJET DIGNITÉ. Démystifier la pauvreté au Canada. ArmeeduSalut.ca/dignite

PROJET DIGNITÉ. Démystifier la pauvreté au Canada. ArmeeduSalut.ca/dignite le PROJET DIGNITÉ Démystifier la pauvreté au Canada sommaire Vous n êtes peut-être pas témoin de la pauvreté tous les jours. Mais croyez-nous, elle existe. En fait, un Canadien sur onze vit dans la pauvreté.

Plus en détail

La différence COMMUNAUTAIRE

La différence COMMUNAUTAIRE LES ORGANISMES SANS BUT LUCRATIF EN HABITATION La différence COMMUNAUTAIRE LE RQOH, UN RÉSEAU EN MOUVEMENT! Les OSBL d habitation Au Québec, des organismes sans but lucratif (OSBL) ont mis en place des

Plus en détail

Agir auprès des personnes, soutenir ceux qui aident, préparer l avenir.

Agir auprès des personnes, soutenir ceux qui aident, préparer l avenir. La solidarité : UNE RICHESSE POUR LE QUÉBEC Agir auprès des personnes, soutenir ceux qui aident, préparer l avenir. Depuis la Révolution tranquille, l État québécois a grandement contribué à bâtir une

Plus en détail

Me Johanne Denis, Me Annie Gaudreault, Mme Sylvie Thibaudeau, Mme Suzanne Drolet. 36 e Congrès de la Société de criminologie du Québec Novembre 2013

Me Johanne Denis, Me Annie Gaudreault, Mme Sylvie Thibaudeau, Mme Suzanne Drolet. 36 e Congrès de la Société de criminologie du Québec Novembre 2013 Me Johanne Denis, Me Annie Gaudreault, Mme Sylvie Thibaudeau, Mme Suzanne Drolet 36 e Congrès de la Société de criminologie du Québec Novembre 2013 1 VILLE DE QUÉBEC Cour municipale de la Ville de Québec

Plus en détail

Pourquoi le Canada a besoin de services bancaires postaux

Pourquoi le Canada a besoin de services bancaires postaux Pourquoi le Canada a besoin de services bancaires postaux Symposium international sur les services bancaires postaux John Anderson 613-290-0016 andersjs1@gmail.com «Ils sont des millions à ne pas avoir

Plus en détail

L assurance est là pour protéger votre famille

L assurance est là pour protéger votre famille Assurance L assurance est là pour protéger votre famille Vous avez travaillé fort pour venir vous établir ici et commencer une nouvelle vie. L assurance met vos proches et vos biens à l abri des pertes

Plus en détail

Programme d entraide à l allaitement maternel : une stratégie efficace pour rejoindre et soutenir les populations ayant de faibles taux d allaitement

Programme d entraide à l allaitement maternel : une stratégie efficace pour rejoindre et soutenir les populations ayant de faibles taux d allaitement Allaitement maternel en Ontario Programme d entraide à l allaitement maternel : une stratégie efficace pour rejoindre et soutenir les populations ayant de faibles taux d allaitement Par le passé, les femmes

Plus en détail

Mémoire présenté au Comité sénatorial permanent des finances nationales concernant le Programme de péréquation

Mémoire présenté au Comité sénatorial permanent des finances nationales concernant le Programme de péréquation Mémoire présenté au Comité sénatorial permanent des finances nationales concernant le Programme de péréquation M. Peter Mesheau Ministre des Finances Gouvernement du Nouveau-Brunswick Le 17 octobre 2001

Plus en détail

Éliminer l écart : Chercher la réconciliation et promouvoir le mieux-être et les droits de la personne des Premières Nations

Éliminer l écart : Chercher la réconciliation et promouvoir le mieux-être et les droits de la personne des Premières Nations Éliminer l écart : Chercher la réconciliation et promouvoir le mieux-être et les droits de la Exposé à l intention des premiers ministres du Canada Le 15 juillet 2015 Draft Submission to Canada s Premiers,

Plus en détail

DOCUMENT D INFORMATION

DOCUMENT D INFORMATION DOCUMENT D INFORMATION Devenir citoyens : sondage d opinion auprès des Canadiens et des Canadiennes Commandé par la Fondation Pierre Elliott Trudeau en collaboration avec l Université Dalhousie Objet :

Plus en détail

Le Partenariat canadien contre l Alzheimer et les maladies apparentées. Une vision collective pour une stratégie nationale sur les maladies cognitives

Le Partenariat canadien contre l Alzheimer et les maladies apparentées. Une vision collective pour une stratégie nationale sur les maladies cognitives Le Partenariat canadien contre l Alzheimer et les maladies apparentées Une vision collective pour une stratégie nationale sur les maladies cognitives Le Partenariat rendra possible la collaboration d un

Plus en détail

LES SERVICES DE SAGE-FEMME AU QUÉBEC

LES SERVICES DE SAGE-FEMME AU QUÉBEC LES SERVICES DE SAGE-FEMME AU QUÉBEC UNE PRIORITÉ DE LA POLITIQUE DE PÉRINATALITÉ (2008-2018) Mémoire présenté aux membres de la commission parlementaire de la santé et des services sociaux Préparé par

Plus en détail

Combler l écart sur le plan de la santé : synthèse de rapports importants sur la santé de la population publiés en 2008

Combler l écart sur le plan de la santé : synthèse de rapports importants sur la santé de la population publiés en 2008 En 2008, le Groupe d experts pour la promotion de la santé de la population (GEPSP) du Réseau pancanadien de santé publique (RPSP) a commandé une synthèse des rapports qui suivent relatifs à la santé de

Plus en détail

Guide du Règlement sur les mesures d assurancede la qualité

Guide du Règlement sur les mesures d assurancede la qualité Guide du Règlement sur les mesures d assurancede la qualité Décharge de responsabilité : Le présent document est un guide en langage simple destiné à vous aider à mieux comprendre le Règlement sur les

Plus en détail

Manger bien et bouger mieux

Manger bien et bouger mieux Être actif, Manger bien et bouger mieux Être actif, c est la santé! MANGER BIEN ET BOUGER MIEUX Les données et statistiques qui suivent sont tirées du document de l Assembléedes Premières Nations, Les

Plus en détail

Présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes. Le 22 mai 2013

Présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes. Le 22 mai 2013 Association médicale canadienne Mémoire sur le projet de loi C-462, Loi limitant les frais imposés par les promoteurs du crédit d impôt pour les personnes handicapées. Présenté au Comité permanent des

Plus en détail

PROGRAMME PARTICULIER D URBANISME QUARTIER DES GRANDS JARDINS

PROGRAMME PARTICULIER D URBANISME QUARTIER DES GRANDS JARDINS PROGRAMME PARTICULIER D URBANISME QUARTIER DES GRANDS JARDINS Y DES FEMMES DE MONTRÉAL MÉMOIRE POUR L OFFICE DE CONSULTATION PUBLIQUE DE MONTREAL MONTREAL, 14 AVRIL 2011 PRÉSENTÉ PAR : ELISABETH ALARIE

Plus en détail

PROJET DE LOI N 39 LOI SUR LES RÉGIMES VOLONTAIRES D ÉPARGNE-RETRAITE

PROJET DE LOI N 39 LOI SUR LES RÉGIMES VOLONTAIRES D ÉPARGNE-RETRAITE Le 21 mai 2013 PROJET DE LOI N 39 LOI SUR LES RÉGIMES VOLONTAIRES D ÉPARGNE-RETRAITE Le gouvernement du Québec a déposé le projet de loi n 39 Loi sur les régimes volontaires d épargne-retraite (le «projet

Plus en détail

PLEINS FEUX SUR DES CONSEILS JUDICIEUX. Evelyn Jacks, Présidente, Knowledge Bureau

PLEINS FEUX SUR DES CONSEILS JUDICIEUX. Evelyn Jacks, Présidente, Knowledge Bureau PLEINS FEUX SUR DES CONSEILS JUDICIEUX Evelyn Jacks, Présidente, Knowledge Bureau ORDRE DU JOUR Statistiques Difficultés Évaluation Rôles des intervenants Finances Mesures fiscales Exécution : planification

Plus en détail

Présentation 2012 au Comité permanent de la Chambre des communes sur les finances. 1. Reprise économique et croissance

Présentation 2012 au Comité permanent de la Chambre des communes sur les finances. 1. Reprise économique et croissance Présentation 2012 au Comité permanent de la Chambre des communes sur les finances 1. Reprise économique et croissance Compte tenu du climat d austérité budgétaire actuel au sein du gouvernement fédéral

Plus en détail

LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE

LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE Une nouvelle analyse du livre pêche Juin 2009 Initiative : une ville pour toutes les femmes IVTF L est un partenariat entre des femmes

Plus en détail

Faites marcher votre cerveau, il a besoin d exercice!

Faites marcher votre cerveau, il a besoin d exercice! L aide d aujourd hui. L espoir de demain... MD Faites marcher votre cerveau, il a besoin d exercice! Ce qu il faut savoir sur la santé du cerveau, l Alzheimer et les maladies apparentées Votre cerveau

Plus en détail

Des générations en meilleure santé pour une économie prospère

Des générations en meilleure santé pour une économie prospère Des générations en meilleure santé pour une économie prospère Association médicale canadienne : Mémoire présenté au Comité permanent des finances dans le contexte des consultations prébudgétaires de 2013-2014

Plus en détail

Meilleure santé : fcrss.ca. Juin 2012

Meilleure santé : fcrss.ca. Juin 2012 Meilleure santé : une analyse des politiques et des programmes publics qui sont fondés sur les déterminants et les résultats de santé et qui sont efficaces pour avoir des populations les plus en santé

Plus en détail

Mémoire prébudgétaire présenté par Imagine Canada. au Comité permanent des finances. de la Chambre des communes

Mémoire prébudgétaire présenté par Imagine Canada. au Comité permanent des finances. de la Chambre des communes Mémoire prébudgétaire présenté par Imagine Canada au Comité permanent des finances de la Chambre des communes Novembre 2013 Recommandations Au nom des organismes de bienfaisance canadiens, Imagine Canada

Plus en détail

LA NOUVELLE-ÉCOSSE ADOPTE UNE NOUVELLE LOI SUR LES RÉGIMES DE RETRAITE

LA NOUVELLE-ÉCOSSE ADOPTE UNE NOUVELLE LOI SUR LES RÉGIMES DE RETRAITE Le 10 janvier 2012 LA NOUVELLE-ÉCOSSE ADOPTE UNE NOUVELLE LOI SUR LES RÉGIMES DE RETRAITE Le 15 décembre 2011, le projet de loi 96, la Pension Benefits Act de la Nouvelle-Écosse, a reçu la sanction royale.

Plus en détail

AU NOM DE: L Association canadienne pour l avancement des femmes, du sport et de l activité physique (ACAFS)

AU NOM DE: L Association canadienne pour l avancement des femmes, du sport et de l activité physique (ACAFS) Programmes d activités physiques s parascolaires pour les filles et les jeunes femmes POLITIQUE ET RECOMMANDATIONS DROIT D AUTEUR 2011 ACAFS Octobre 2011 Les fournisseurs de programmes d activités physiques

Plus en détail

Une population en santé pour une économie plus robuste

Une population en santé pour une économie plus robuste Une population en santé pour une économie plus robuste Association médicale canadienne : Mémoire présenté au Comité permanent des finances dans le contexte des consultations prébudgétaires de 2011 Présenté

Plus en détail

LA SANTÉ MENTALE EN ONTARIO

LA SANTÉ MENTALE EN ONTARIO LA SANTÉ MENTALE EN ONTARIO Document d orientation pour l engagement des partenaires francophones en vue de valider les priorités en santé mentale et lutte contre les dépendances en Ontario Réseau franco-santé

Plus en détail

LA GROSSESSE ET L ALCOOL EN QUESTIONS

LA GROSSESSE ET L ALCOOL EN QUESTIONS A L C O O L E T S A N T É LA GROSSESSE ET L ALCOOL EN QUESTIONS Dépôt légal ISBN 978-2-923548-24-1 2008 A L C O O L E T S A N T É LA GROSSESSE ET L ALCOOL EN QUESTIONS 1 PRÉSENTATION Éduc alcool est un

Plus en détail

Enquête sur le coût de la nourriture au N.- B. Par le Front commun pour la justice sociale U de M 7 oct. 2010

Enquête sur le coût de la nourriture au N.- B. Par le Front commun pour la justice sociale U de M 7 oct. 2010 Enquête sur le coût de la nourriture au N.- B. Par le Front commun pour la justice sociale U de M 7 oct. 2010 1 État de la situa+on Article 25 de la Charte des droits de l'homme Toute personne a droit

Plus en détail

Les transports en commun, moteur de la croissance économique Mémoire prébudgétaire 2011

Les transports en commun, moteur de la croissance économique Mémoire prébudgétaire 2011 Les transports en commun, moteur de la croissance économique Mémoire prébudgétaire 2011 Présenté au Comité permanent des finances de la Chambre des communes par l Association canadienne du transport urbain

Plus en détail

Choix concurrentiels 2014 Rapport spécial Pleins feux sur la fiscalité

Choix concurrentiels 2014 Rapport spécial Pleins feux sur la fiscalité Choix concurrentiels 2014 Rapport spécial Pleins feux sur la fiscalité Le rapport Pleins feux sur la fiscalité est un supplément à l édition 2014 de l étude Choix concurrentiels, rapport mondial publié

Plus en détail

Sécurité alimentaire 101 : Définition et relation avec la protection des aliments

Sécurité alimentaire 101 : Définition et relation avec la protection des aliments Sécurité alimentaire 101 : Définition et relation avec la protection des aliments Karen Rideout, M.Sc. Centre de collaboration nationale en santé environnementale Centre de contrôle des maladies de la

Plus en détail

PROMOTION DE LA SANTÉ Résumé des chartes et déclaration d Ottawa, de Jakarta et de Bangkok

PROMOTION DE LA SANTÉ Résumé des chartes et déclaration d Ottawa, de Jakarta et de Bangkok PROMOTION DE LA SANTÉ Résumé des chartes et déclaration d Ottawa, de Jakarta et de Bangkok OUTIL DE RÉFÉRENCE LA CHARTE D OTTAWA (1986) Une contribution à la réalisation de l objectif de la santé pour

Plus en détail

Votre lien direct à la santé et au mieux-être. Vous ou un membre de la famille. Une aide immédiate et confidentielle, quelle que soit la difficulté

Votre lien direct à la santé et au mieux-être. Vous ou un membre de la famille. Une aide immédiate et confidentielle, quelle que soit la difficulté Votre lien direct à la santé et au mieux-être Une aide immédiate et confidentielle, quelle que soit la difficulté PROGRAMME D AIDE AUX EMPLOYÉS Vous ou un membre de la famille êtes aux prises avec un problème

Plus en détail

Document d information n o 1 sur les pensions

Document d information n o 1 sur les pensions Document d information n o 1 sur les pensions Importance des pensions Partie 1 de la série La série complète des documents d information sur les pensions se trouve dans Pensions Manual, 4 e édition, que

Plus en détail

Stratégie de réduction de la criminalité : Analyse environnementale. Dépendances & Santé mentale en lien avec la criminalité

Stratégie de réduction de la criminalité : Analyse environnementale. Dépendances & Santé mentale en lien avec la criminalité Stratégie de réduction de la criminalité : Analyse environnementale Dépendances & Santé mentale en lien avec la criminalité Le 26 février 2009 Par : Mylène Savoie Dépendances et criminalité 4 liens proximaux

Plus en détail

Réseau sur. Médicaments. l Innocuité et l Efficacité des. Document d orientation pour la présentation de requêtes au RIEM

Réseau sur. Médicaments. l Innocuité et l Efficacité des. Document d orientation pour la présentation de requêtes au RIEM Réseau sur l Innocuité et l Efficacité des Médicaments Document d orientation pour la présentation de requêtes au RIEM Instituts de recherche en santé du Canada Canadian Institutes of Health Research Version

Plus en détail

OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales?

OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales? OMD 2015 : Comment débloquer le potentiel des collectivités territoriales? À seulement cinq ans de l échéance de 2015 fixée pour les OMD, de nombreux pays ont réalisé d importants progrès quant à la réalisation

Plus en détail

À qui confier ses impôts? Mais examinons pour commencer 1)Les grandes lignes de notre système fiscal

À qui confier ses impôts? Mais examinons pour commencer 1)Les grandes lignes de notre système fiscal JEAN PELLETIER, COMPTABLE PROFESSIONNEL AGRÉÉ (CA) À qui confier ses impôts? Mais examinons pour commencer 1)Les grandes lignes de notre système fiscal Au Canada, l impôt sur le revenu est prélevé sur

Plus en détail

Avantages collectifs. Guide des soins d urgence à l étranger

Avantages collectifs. Guide des soins d urgence à l étranger Avantages collectifs Guide des soins d urgence à l étranger MD MD Conservez la présente brochure et une copie de votre carte d assistance en cas d urgence médicale en voyage avec votre passeport. Ainsi,

Plus en détail