1.1. Le flux optique : son role lars du controle du deplacement

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "1.1. Le flux optique : son role lars du controle du deplacement"

Transcription

1 1. LES DEPLACEMENTS VEHICULAIRES 1.1. Le flux optique : son role lars du controle du deplacement Daniel MESTRE Docteur en Psychologie de l'universite de Provence Charge de Recherche au CNRS Principaux themes de recherche: ContrOle visuel du deplacement Ad. : Universite d'aix.marseiiie II Cognition et Mouvement, URA CNRS 1166 IBHOP, Traverse Charles Susini MARSEILLE cedex 13 William H. WARREN, Jr. Professeur, Ph.D University of Connecticut Principaux themes de recherche: Perception visuelle, controle visuel de l'action Ad. : Departments of Psychology and Cognitive and Linguistic Sciences, Drown University Providence, RI 02912, U.S.A. SUMMARY Gibson (1950) proposed that a moving obsetver could perceive his/her headillg (or direction of locomotion) from radial pattems of optical flow. However previous studies have found mean envrs of 5-10 degrees ill pointillg tasks and radial outflow pattems only occur with obselver translatioll. With cutvifinear movement, the flow field is "cwved': with no focus of outj7ow that specifies heading. We examined the perception of heading dwing both translational and cllil'ilinear movement, using a discn mination task. Subjects judged whether it looked like they were heading to the right or the left of a target. These expeliments show that, contrmy to previous repolts, optical flow pattems provide a sufficient basis for heading judgments dwing pure translational and in a large range of curvilinear paths. INTRODUCTION Lorsqu'un sujet se deplace dans l'environnement, l'ensemble de sa scene visuelle se transforme. Cette transformation est due a la modification des relations spatiales entre l'observateur et les objets de l'environnement. Ce mouvement visuel n'est en general pas per<;u par Ie sujet qui se sent en mouvement dans un environnement stable. On doit a des chercheurs tels que Helmholtz (1896) et Mach (1886) d'avoir, parmi les premiers, compris que les transformations de la scene visuelle dues aux deplacements de l'observateur ne sont pas une nuisance qui doit etre ignoree, mais au contraire une riche source d'informations concernant Ie monde qui l'entoure. Ainsi Helmholtz (1896) remarquait que Ie mouvement visuel des objets de l'environnement (la parallaxe de mouvement) est inversement proportionnel a leur distance a l'observateur et que des conclusions "sures" pouvaient done etre tin~es a propos de leur distance a partir de leur vitesse angulaire dans Ie champ visuel. Gibson (1950) a montre que les deplacements d'un observateur dans l'espace creent une transformation de l'ensemble de sa scene visuehe, qu'il a nommc j7w( optique. Gibson et col. (1955) ont demontre que Ie flux optique est lie de maniere univoque au deplacement de l'observateur et a la structure de l'environnement. En retour, ils proposent que "(... ) [la perception du flux optique] a toujours une composante subjective aussi bien qu'unc composante objective, c'est-a.-dire qu'ehe specifie la position, Ie mouvement et la direction [du mouvement] de l'observatcur, aussi bien qu'ellc specifie Ia position, I'inclinaison et la forme [des surfaces de l'environnement] (... )" (Gibson et coi., 1955, page 383). Ceci revient a noter une dualite fonctionnclle de l'information contenue dans Ie flux optique. - Cctte information a un caract ere exteroceplif: ellc renseigne Ie sujet sur les proprietes de l'environnement. Ceci correspond au role classique attri- Psychologie Fran~aise N 34-1, Mars 1989, 5-11.

2 -- 6 Daniel Mestre et William H. Wan'en bue a Ia perception visuelle. Mais Gibson (1966) propose que Ie flux optique remplit aussi une fonction proprioceptive: il renseigne Ie sujet sur Ies proprletes de son propre deplacement. LA PROPRIOCEPI'ION VISUELLE Notre interet pour Ie flux optique est motive par deux types d'evidences experirnentales. Une premiere serle de travaux a montre, d'une maniere generale, Ie role fondamental de Ia perception visuelle du mouvement pour la connaissance de la structure de l'environnement (i.e., Wallach & O'Connell, 1953). 11 s'agit la d'une mise en evidence d'une fonction exteroceptive assuree par Ie flux optique (et Ie mouvement visuel en general). De maniere plus centrale ici, Mach (1875) notait qu'une illusion de deplacement de soi pouvait survenir en presence de mouvements d'objets de l'environnement. II en va ainsi de l'illusion dite "du train", dans laquelle un voyageur croit que c'est son train qui part, alors qu'il s'agit en fait d'un autre train (per~u par la fenetre) qui se deplace sur une voie adjacente. On appelle vection cette sensation qu'a un sujet de se deplacer 10rsqu'iI est soumis a un mouvement de parties importantes de l'environnement (cf. Andersen, 1986, pour une revue de la question). Les travaux experirnentaux les plus anciens datent de Mach (1875), et ont trait a une sensation de rotation visuellement induite (vection circulaire). Brandt et collaborateurs ont etudie plus systematiquement ce pmnomene (Brandt, Dichgans & Koenig, 1973 ; Dichgans & Brandt, 1978). C'est la stimulation de zones periph6riques du champ visuel qui produit la vection circulaire, alors que la stimulation de zones centrales conduit it la perception (objective) du mouvement de l'environnement. Ces donnees sont cohcrentes avec l'hypothese d'une dualite fonctionnelle du systeme visuel, compose en periphcrie d'un systeme ambient, sous-tendant l'orientation spatialc et en vision centrale d'un systeme focal servant a la reconnaissance et it l'identification des objets (Ingle, 1967 ; Schneider, 1968 ; Trevarthen, 1968). Des resultats similaires ont etc obtenus it propos de la sensation d'un mouvement lincaire de soi en presence d'un mouvement de translation de l'environnement (vec/ion lineaire, cf. Pavard et Berthoz, 1976). Neanmoins de rccents travaux d'an~ersen et Braunstein (1985) remettent en qu~stton cette con~lusion. lis montren! en parliculler que des silmulations en vision centrale peuvent induire des sensations de vection lorsqu~ la structure du flux est radiale (figur~ 1) et correspond au dcplacement d'un observateur dans un espace tridimensionnel (c'est-a.-dire possedant de la profondeur). La structure du flux pourrait donc etre importante, a cote de sa position dans Ie champ visuel de l'observateur. Une autre serie de travaux montrant Ie role proprioceptif du flux optique concerne les reactions posturales induites par un mouvement de l'environnement. Dans ce cas un sujet (debout) tend it modifier sa posture (inconsciemment) de maniere a retablir une immobilite visuelle du monde environnant (Berthoz, Lacour, Soechting & Vidal, 1979 ; Lee et Lishman, 1975 ; Delorme & Martin, 1986). Stoffregen (1985, 1986) a montre que des flux radiants (figure 1) ne donnent lieu a aucune reaction posturale 10rsqu'iIs sont presentes en vision perlpherique. Ceci revient a mettre encore l'accent sur l'importance de la structure du flux optique, indissociable de sa position dans Ie champ visuel de l'observateur. CONTROLE DU DEPLACEMENT Les travaux presentes ci-dessus illustrent donc une fonction proprioceptive assuree par Ie flux optique. En d'autres termes, ils montrent que Ie sujet tend a interpreter Ie mouvement de parties importantes de son environnement visuel comme dg a son propre deplacement. Nous n'essaierons pas ici de rendre compte de cette habilete, mais nous tenterons de montrer comment Ie flux optique peut fournir au sujet des informations relatives aux caracteristiques spatiales de son deplacement., On do it en particulier remarquer que la plupart des modcles qui ont ete proposes pour la conduite de vehicules montrent la necessite du controle de la direction du deplacement et de la position du vehicule dans l'environnement. Cependant, les bases perceptives cette information spatiale ne sont pas abordees. Differcnts travaux dans ce domaine permettent cependant de penser que cette information pourrait avoir des bases perceptives relativement simples (Mestre, 1987, 1988) et d'une manicre plus generale que Ie flux optique peut permetlre un controle precis du dcplacement (Warren, 1988). Nous essaierons ici de montrer comment Ie flux optique permet au sujet de connaitrc la direction de son deplacement. 1. Deplacement rectilineaire On doit a Gibson et col. (1955) d'avoir les premiers donne une formalisation et une representation cohcrentes du nux optique, dans des situations appliquces a la conduite acrienne. lis ont etudic Ie seul cas de mouvements de translation

3 Role du flux optique lois du controle du deplacement 7 rectilineaire, dans lesquels Ie flux optique est semblable a celui qui est represente sur la figure 1. Dans ce cas, Ie mouvement visuel des points representant la surface du sol est un mouvement de radiation a partir d'un lieu unique dans l'environnement, qui correspond a la direction du deplacewent de l'observateur. Ce point a ete nomme focus d'expansion du flux optique (Gibson, 1950). Cette structure radiante du flux optique est complf~tement determinee par Ie deplacement de l'observateur, independamment de la structure de l'espace (Koenderink, 1986). It s'agit done a priori d'une information purement proprioceptive, contenue dans Ie flux optique. Une premiere experience a done ete realisee, pour tester les capacites de sujets a percevoir la direction de leur deplacement a partir de flux optiques resultant de deplacements rectilineaires (Warren, Morris & Kalish, 1988). Ce travail etait motive par deux questions : Premierement, la perception depend-eue de la structure globale du flux optique ou de la localisation du focus d'expansion, specifiee par un element immobile dans la scene visuelle? De recents resultats de travaux psychophysiques (Regan & Beverley, 1979) et physiologiques (Saito, Masao, Tanaka, Hisosaka, Fukada & Iwai, 1986) suggerent l'existence de voies du systeme visuel specialisees pour Ie traitement de la radiation. La deuxieme motivation de ce travail etait de reconsiderer les resultats des precedents travaux psychophysiques qui montraient que la perception de la direction du deplacement de soi a partir du flux optique est relativement imprecise. Ceci avait conduit a remettre en question l'utilite fonctionnelle du flux optique pour Ie controle du deplacement. Les erreurs angulaires moyennes de l'identification de la position du focus d'expansion etaient de l'ordre de 5 a 10 degres (Llewellyn, 1971 ; Johnston, White & Cumming, 1973 ; R. Warren, 1976), alors que Cutting (1986) demontre qu'une precision de l'ordre de 1 degre est necessaire pour permettre au sujet de contraler efficacement son deplacement dans un environnement peuple d'obstacles. On avait cependant de bonnes raisons de penser que ces travaux presentaient des deficiences. Premierement Llewellyn (1971) et Johnston, White et Cumming (1973) ont simule l'approche du sujet vers une surface verticale (mur), qui represente un cas particulier d'approche vers un obstacle. Deuxiemement, dans les etudes de Regan et Beverley (1984) et de Cutting (1986), la surface etait materialisee par des barres verticales. Le flux optique est alors degenere, ne presentant que la composante horizontale du mouvement visuel. Enfin, meme dans la seule etude portant sur Ie deplacement de l'observateur par rapport au plan du sol (R. Warren, 1976), la tache etait une tache de pointage, dans laquelle Ie sujet devait identifier la position du focus d'expansion ou la direction de son deplacement. Une tache de discrimination perceptive a done ete developpee ici, similaire a celle utilisee par Regan et Beverley (1984), qui peut etre consideree a priori eomme plus approprice qu'une tache d'identification. On a simulc un deplacement de l'observateur en ligne droite par rapport au plan du sol, reprcsente par des points aleatoirement repartis (figure 1). Figure 1. Representation statique du flux oprique auquel etaient soumis les slljets. On simule ici un de placement rectilineaire de I'obselvaleur, parallele a la sulface plane du sol. Cette slllface est seu/ement matbialisee par des points aieato;rement,.epa/tis, et les traits qui en pa/tent rep,.esentent la consequence visuelle du de placement de l'obselvafeur. On notera que Ie mouvement visuel des points de la slllface est un mouvement de radiation a panir d'un lieu unique (situe dans ce cas surla ligne d'horizon) qui con-espond a la direction du de placement de l'obselvatelll: Ce point a be nomme focus d'expansion du flux optique (Gibson, 1950).

4 8 Daniel Mestre et William H. Wan-en Concretement, Ies sujets (12 etudiants bien voyants) etaient a,ssis et voyaient (sur un ecran graphique) te flux optique correspondant a un pur mouvement de translation rectilineaire pendant 3.7 secondes. La vitesse de deplacement du sujet allait d'une marche lente a une course rapide. Lorsque Ie mouvement s'arretait, une cil:1le verticale apparaissait sur la ligne d'horizon, et les sujets devaient decider s'ils passeraient a droue ou a gauche de la cible, en continuant sur la meme trajectoire. La precision de la perception de la direction du deplacement a ete estimee en faisant varier la distance angulaire entre la cible et la direction du deplacement. Le principal facteur qui a ete varie ici est Ie nombre de points materialisant la surface (63, 27, 10 et 2 points). La precision des sujets est bien plus grande que celle qui avait ete trouvee lors des travaux precedents. En prenant comme seuil perceptif un pourcentage de choix corrects egal 11 75%, on trouve des seuils perceptifs egaux ou inferieurs a 1.2 degres pour des nombres de points superieurs ou egaux a 10. Neanmoins, il existe une elevation significative des seuils perceptifs pour deux points, Ie seuil etant alors egal a 3.2 degres. Ce resultat est coherent avec I'hypothese selon laquelle la perception de la direction du deplacement depend du pattern global de flux optique, plutot que que de la parallaxe locale de mouvement creee par deux elements dans Ie champ visuel. De plus, l'acuite des sujets avec seulement dix points aleatoirement repartis sur la surface suggere qu'ils ne localisent pas un point immobile correspondant au focus d'expansion. 2. Deplacement curviiineaire A partir de l'hypothese de la perception de la structure giobale du flux optique pour la connaissance de la direction du deplacement, nous avons alors etudie Ie cas de deplacements curvilineaires de l'observateur. Dans ce cas il n'existe plus de focus d'expansion dans Ie champ visuel de l'observateur (figure 2). Le seul point immobile est Ie centre de courbure de la trajectoire de l'observateur (Gordon, 1966), qui n'est pas visible dans nos conditions de simulation. On peut par ailleurs remarquer que la "courbure" du flux optique est directement dependante de la courbuie de la trajectoire (un petit rayon de courbure correspondant a une courbure importante, c'esta-dire un virage "serrc"). Nous avons donc utilise la methodologie presentee ci-dessus pour tester I'effet de la courbure du deplacement sur la perception de la direction du deplacement. Dans une premiere experience, nous avons utilise des rayons de courbure allant de 80 a 320 metres, pour une hauteur (des yeux) du sujet au-dessus du sol de 1.6 metres (cette derniere valeur correspond a une trajectoire qui est tres proche d'une trajectoire rectilineaire). On obtient un effet significatif de la valeur du rayon de courbure. Les seuils perceptifs moyens sont de 1.2, 1.3, 1.6 et 1.8 degres, pour des rayons de courbure de 320, 160, 120 et 80 metres, respectivement. Les seuils perceptifs sont comparables a ceux obtenus pour une trajectoire rectilineaire, pour des "grands" rayons de courbure de 160 et 320 metres. Cependant, il existe un effet modeste Figure 2. Representation du flux optique dans /e cas d'un deplacement culvilineail-e de /'obselvatelll~ para/fete au plan du sol, materialise par des points aleatoirement repal1is. Les slljets devaient decider s'ils passeraient a droite ou a gauche de /a cible veltica/e posee sur Ie sol, alof's qu'ils se deplac;aient vers une trajectoire dont-ie rayon de courbure bait constant.

5 Role du flux optique lars du controle du de placement 9 mais significatif des "petits rayons", tel que la precision du jugement decroit pour les courbes "serrees". Ce premier resultat nous a conduits a realiser une deuxieme experience dans laquelle les rayons de courbure utilises etaient plus petits (32, 48, 64 et 80 metres). lci encore, on observe un effet significatif de la valeur du rayon de courbure (Mestre et ai., 1988). Les va leurs moyennes des seulls perceptifs etaient alors de 1.6, 2.3, 3 et 5.2 degres, pour des rayons de 80, 64, 48 et 32 metres, respectivement. On observe donc que la precision du jugement des sujets est severement affectee lorsque la courbure du deplacement est elevee (petit rayon de courbure). Cela semble remettre en question l'habilete des sujets a percevoir la direction de leur deplacement a partir du flux optique pour des trajectoires possedant des courbures elevees. Des elements d'explication de la deterioration de la performance sont fournis par l'existence d'un biais de reponse des sujets. Dans les conditions de l'experience, il y avait autant d'essais ou la trajectoire courbe du sujet passait effectivement a I'interieur ou a I'exterieur de la cible par rapport au centre de courbure. Cependant, on s'aper~oit que les sujets choisissent l'exterieur dans plus de 50 % des cas pour les petits rayons. Ce biais "exterieur" pourrait correspondre a une tendance des sujets a se percevoir sur une trajectoire dont la courbure est moindre que celle de la trajectoire effectivement simulee. II reste alors a expliquer si ce biais est un biais decisionnel dq a une diminution generale de la qualite de la perception, ou s'il existe reellement un biais perceptif, dll a la structure du flux, pour les petits rayons de courbure. CONCLUSION Le present travail montre Ie role fonctionnel du flux optique pour Ie controle du deplacement. D'une maniere generale, les sujets sont cap abies de percevoir precisement la direction de leur deplacement sur une pure base visuelle. Les resultats sont de plus coherents avec l'hypothese selon laqueue les sujets utilisent la structure globale du flux optique, plutot que Ie focus d'expansion, specifie par un clement immobile dans Ie champ visue!. Cette derniere hypothese est ecartee par Ie fait que les sujets peuvent encore percevoir la direction de leur deplacement lorsqu'il y a seulement dix clements dans Ie champ, et lors de mouvements curvilineaires, ou il n'y a pas de focus d'expansion dans Ie flux optique. La mauvaise performance observce en presence de seulement 2 points permet de montrer que les sujets n'utilisent pas la parallaxe locale de mouvement creee par les mouvements relatifs de deux elements dans Ie champ visuel. Cependant, on observe une chute de la performance dans Ie cas de trajectoires dont la courbure est elevee. L'analyse des resultats suggere que les seuils perceptifs eleves pourraient etre dus a un biais perceptif : les sujets tendent a se percevoir sur une trajectoire dont la courbure est moindre que celle qui a ete simulee. II existe plusieurs hypotheses pour expliquer ce biais vers l'exterieur de la trajectoire. Premierement, il pourrait etre du a une tendance des sujets a percevoir la direction de leur deplacement deviee vers Ie centre de l'ecran. Ce serait une consequence directe de la methodologie utilisee dans ce type d'experiences (simulation graphique des effets visuels du deplacement), qui a deja ete notee lors de travaux precedents (Gibson, 1947 ; Llewellyn, 1971 ; Johnston, White & Cumming, 1973). Cette hypothese est rcfutee par deux observations : il n'existe pas de biais lors de trajectoires rectilineaires et on observe un biais inverse (une tendance des sujets a se percevoir sur une trajectoire plus courbee) dans Ie cas de deplacement par rapport a une surface verticale (Warren, Mestre, Blackwell & Morris, 1988). Ce dernier resultat permet aussi de refuter une hypothese selon laquelle une sous-estimation de la courbure de la trajectoire pourrait etre due a un manque de stimulation labyrinthique associce norma1ement aux mouvements curvilineaires (les sujets etaient immobiles). II semble alors approprie de considerer que la structure du flux optique pourrait expiiquer ces resultats. Si on compare les figures 1 et 2, on peut noter des differences importantes entre les patterns resultant de dep1acements recti1ineaires (figure 1) et curvilineaires (figure 2). D'abord, 10rs d'un deplacement rectilineaire, Ie flux optique est symetrique de chaque cote de la trajectoire. 11 est asymetrique lors d'un mouvement curvilineaire. Si on admet que l'observateur regarde approximativement dans la direction de son dep1acement, la vitesse angulaire des points est moindre dans l'hcmichamp qui correspond a la direction de 1a courbure de 1a trajectoire. Sauvan et Bonnet (ce numero) montrent I'existence d'illusions de mouvement de soi sur une trajectoire curvi1ineaire lorsqu'on stimule dichoptiquement les champs visuels peripheriques d'un sujet avec des patterns se depla<rant a des vitesses differentes. On peut alors faire l'hypothese que la perception de la direction du dcplacement lors d'un deplacement curvilineaire requiert la perception de vitesses differentes dans Ie champ visue!. Une autre difference entre les patterns de flux optique resultant de dcplacements rectilineaires et curvilineaires est que dans

6 10 Daniel Mestre et William H Wmren Ie premier cas la direction du mouvement d'un point est constante, alors que darts Ie second cas la trajectoire visuelle d'un point est courbe. La precision du jugement pourrait dependre de la perception de cette courbure du mouvement des points dans Ie champ visuel. Enfin, d'une maniere plus generale, il faut noter que Ie flux optique ne peut se reduire a un simple champ de vitesse visuelle des objets de l'environnement. Comme Ie remarquent Verri et Poggio (1987)et Horn (1986), Ie flux optique est la variation temporelle d'un pattern de luminance dans la scene visuelle du sujet. 11 est en general different d'un pur champ de mouvement. L'utilisation future d'environnements definis par des surfaces eclairees et continues devrait permettre une meilleure evaluation de la perception du flux optique. 11 apparait deja que les flux optiques utilises dans ce travail, definis par des points lumineux sans dimension, prouvent leur utilite pour Ie controle du deplacement. NOTE Ce travail a ete realise dans Ie cadre d'une allocation de recherche du Ministere Francais de la Recherche attribuee au premier auteur et d'un contrat de recherche obtenu aupres du National Institute of Health des Etats-Unis par Ie second auteur, sur Ie theme Vision et Vieillissement. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES Andersen, G.J. (1986). Perception of self-motion: Psychophysical and computational approaches, Psychological Bulletin, 99 (1), Andersen, G.J., & Braunstein, M.L. (1985). Induced self-motion in central VISIon. Journal of Experimental Psychology: Human Perception and Performance, 11, Berthoz, A, Lacour, M., Soechting, J.F., & Vidal, P.P. (1979). The role of vision in the control of posture during linear motion. Progress in Brain Research, 50, Brandt, T., Dichgans, 1., & Koenig, E. (1973). Differential effects of central versus peripheral vision on egocentric and exocentric motion perception. Experimental Brain Research, 23, Cutting, J.E. (1986). Perception with an eye for motion. Cambridge: MIT Press. Delorme, A., & Martin, C. (1986). Roles of retinal ~ riphery and depth periphery in linear vectionand VIsual control of standing in humans. Canadian. Journal of PsycholoiJYJ 40 (2), Dlc.hgans,!., & Brandt, T. (1978). Visual-vestibular interactions and motion perception. 1n R. Held, H.W. Leibowitz & H.L. Teuber (Eds.), Handbook of sensory physiology, Vol. VIII' Perception. Berlin: Springer Verlag. Gibson, J.J. (1947). Motion picture testing and research. AA.F. Aviation Psychology Research Report N. 7. Washington, DC: Government Printing Office. Gibson, J.J. (1950). The perception of the visual world. Boston: Houghton Mifflin. Gibson, J.J. (1966). The senses considered as perceptual systems. Boston: Houghton Mifflin. Gibson, J.J., Olum, P., & Rosenblatt, F. (1955). Parallax and perspective during aircraft landings. American Journal of Psychology, 68, Gordon, D.A (1966). Perceptual mechanisms in vehicular guidance. Public Roads, 34, Helmholtz, H. Von (1896). Physiological Optics. Hamburg: Voss (translated by J. Southall, New York: Dover, 1925). Horn, BKP. (1986). Robot VLSion. Cambridge, MA: MIT Press. Ingle, D. (1967). Two visual mechanisms underlying the behavior of fish. Psychologische Forschung, 31, Johnston, I.R, White, G.R & Cumming, RW. (1973). The role of optical expansion patterns in locomotor control. American Journal of Psychology, 86, Koenderink, J.J. (1986). Optic flow. Vision ResearCh, 26 (1), Lee, D.N. & Lishman, J.R (1975). Visual proprioceptive control of stance. Journal of Human Movement Studies, 1, Llewellyn, K.R (1971). Visual guidance of locomotion. Journal of Experimental Psychology, 91, Mach, E. (1875). Grundlinien der Lehre von den Bewegungs-empfindungen (Basic Principles for the Study of Motion Perception). Leipzig: Engelmann. Mach, E. (1886). The analysis of sensations. (English translation, New York: The Optical Society of America, 1962). Mestre, D. (1987). Contrale visuel du deplacement : L'exemple du pilotage portuaire. Doctorat de Psychologie. Universite de Provence Aix-Marseille I. Mestre, D. (1988). Vehicle control described as a tracking task: The role of visual information. Actes de la VIle Conference Europeenne Annuelle "Prise de Decision et Contrale Manuel", Paris, Octobre Mestre, D., Warren, W.H., & Blackwell, & AW. (1988). Perception of heading from optical flow. Spring Meeting of the International Society for Ecological Psychology, Yellow Springs, Ohio, USA, May Pavard, B., & Berthoz, A (1976). Perception du mouvement et orientation spatia Ie (Revue bibliographique). Le Travail Humain, 39 (2), Regan, D., & Beverley, K.I. (1979). Visually guided locomotion: Psychophysical evidence for a neural mechanism sensitive to flow patterns. Sciencc, 205, Regan, D., & Beverley, K.I. (1984). Psychophysics of visual flow patterns and motion in depth. In L. Spillman & B.R Wooten (Eds.), ScnsOlY Expcrience, Adaptation and Perception. Festschrift for 11'0 Kohler (pp ). Hillsdale, NJ: Erlbaum. Saito, H., Masao, Y., Tanaka, K., Hisosaka, K., Fukada, Y., & Iwai, E. (1986). Integration of direction

7 Role du flux optique lors du controle du de placement 11 signals of image motion in the superior temporal sulcus of the Macaque monkey. Journal of Neuroscience, 6, Schneider, G.E. (1967). Contrasting visuo-motor functions of tectum and cortex in the golden hamster. Psyclwlogische Forschung, 31, Stoffregen, T A. (1985). Flow structure versus retinal location in the optical control of stance. lournal of Experimental Psyclwlogy: Human Perception and Performance, 11 (5), Stoffregen, T.A. (1986). The role of optical velocity in the control of stance. Perception and Psyclwphysics, 39 (5), Trevarthen, C.B. (1968). Two mechanisms of vision in primates. Psyclwlogische Forschung, 31, Verri, A., & Poggio, T. (1987). Against quantitative optical flow. Proceeedings of the First International Conference on Computer Vision, London, June Wallach, H., & O'Connell, D.N. (1953). The kinetic depth effect. Journal of Experimental Psyclwlogy, 52 (5), Warren, R (1976). The perception of egomotion. Journal of Experimental Psyclwlogy: Human Perception and Performance, 2, Warren, W.H. (1988). Action modes and laws of control for the visual guidance of action. In o. Meijer & K. Roth (Eds.), Movement behavior: The motor-action controversy. Amsterdam: North Holland. Warren, W.H., Mestre, D., Blackwell, A.W., & Morris, M.W. (1988). Perception of curvilinear heading from optical flow. Manuscrit non pub lie. Warren, W.H., Morris, M.W., & Kalish, M. (1988). Perception of translational heading from optical flow. Journal of Experimental Psychology: Human Perception and Performance, 14 (4), RESUME Gibson (1950) a plvpose qu'un obselvateur en mouvement pollvait percevoir la direction de son de placement a paltir de la stlucture radiale du fll.lx optique. Cependant, des etudes precedentes Ollt tlvuve des erreurs moyennes de I'ordre de 5-10 degres lors de taches de pointage et des patterns radiants existent seulement lors de mouvemellts rectilineaires. Lors de mouvements cuivilineaires, Ie flux optique est "collrbe'~ et il n y a pas de focus d'expallsion polir specifier directemellt la direction du de placement. NOLis avons etudie la perception de la direction du de placement lors de trajectoires rectilineaires et cuivilineaires, en utilisant line tache de discrimination, dans laque//e les sujets devaient decider s'ils a//aient passer a dlvite Oll a gallche d'une cible. Ces experiences montrellt que les patterns de flux optiques foumissent une base sufftsante pour Ie jllgement de la direction du deplacement lors de trajectoires rectilineaires et lors de la p/uparl des trajectoires cuivilineaires.

2. Stimulations sensorielles

2. Stimulations sensorielles 2. Stimulations sensorielles 2.1. Introduction Position spatiale et orientation «Route» map «Survey» map Trajet défini Exécution motrice 2.1. Introduction Mémoire spatio-temporelle du trajet Position spatiale

Plus en détail

La Menace du Stéréotype

La Menace du Stéréotype La Menace du Stéréotype Fabrice GABARROT Bureau M6158 - Uni Mail Université de Genève 40, Bld du Pont d'arve CH-1205 Genève SUISSE Courriel : Fabrice.Gabarrot@pse.unige.ch Les stéréotypes sont, pour simplifier,

Plus en détail

Figure 1 Différents éléments influençant les mesures de seuil réalisées en champ visuel

Figure 1 Différents éléments influençant les mesures de seuil réalisées en champ visuel LE CHAMP VISUEL DU SUJET NORMAL INFLUENCE DES METHODES D'EVALUATION Jacques CHARLIER U279 INSERM, LILLE INTRODUCTION La connaissance du champ visuel du sujet normal, de ses variations intra et interindividuelles

Plus en détail

Le sujet traite de l'étude des Amida-Kuji, jeu de hasard japonais.

Le sujet traite de l'étude des Amida-Kuji, jeu de hasard japonais. Amida-kuji Collège Mario Meunier Montbrison (42) Année 2012/2013 Elèves: AIRED A. (4ème 3) BAROU C. (4ème 2) BLANC A. (4ème 9) BOS T. (4ème 3) BRUYERE T. (4ème 9) CHAUMETTE C. (4ème 9) CHERMANNE M. (3ème

Plus en détail

Introduction à la Vision 3D

Introduction à la Vision 3D à la Vision 3D David Fofi Le2i UMR CNRS 6306 IUT Le Creusot Les applications présentées sont le fruit d une collaboration entre le Le2i et le laboratoire VICOROB de l Université de Gérone (Espagne). Les

Plus en détail

Androids as an Experimental Apparatus: Why Is There an Uncanny Valley and Can we Exploit It?

Androids as an Experimental Apparatus: Why Is There an Uncanny Valley and Can we Exploit It? Androids as an Experimental Apparatus: Why Is There an Uncanny Valley and Can we Exploit It? Karl F. MacDorman 1 The Uncanny Valley : Le terme d Uncanny Valley a été défini par Masahiro Mori, chercheur

Plus en détail

NORMES BIBLIOGRAPHIQUES DE L AMERICAN PSYCHOLOGICAL ASSOCIATION (APA, 6 ème édition)

NORMES BIBLIOGRAPHIQUES DE L AMERICAN PSYCHOLOGICAL ASSOCIATION (APA, 6 ème édition) NORMES BIBLIOGRAPHIQUES DE L AMERICAN PSYCHOLOGICAL ASSOCIATION (APA, 6 ème édition) PUBLICATION MANUAL OF THE AMERICAN PSYCHOLOGICAL ASSOCIATION, SIXTH EDITION. (2009). Lorsque vous tapez un texte, utilisez

Plus en détail

Cours 11 : Homogénéité de la variance et transformations non linéaires

Cours 11 : Homogénéité de la variance et transformations non linéaires Cours 11 : Homogénéité de la variance et transformations non linéaires Table des matières Section 1. Régularité de la nature et effets linéaires... 2 Section 2. Homogénéité des variances... 2 Section 3.

Plus en détail

Correction de l épreuve de Statistiques et Informatique appliquées à la Psychologie

Correction de l épreuve de Statistiques et Informatique appliquées à la Psychologie Université de Bretagne Occidentale Année Universitaire 2013-2014 U.F.R. de Lettres et Sciences Humaines CS 93837-29238 BREST CEDEX 3 Section : Psychologie - Licence 3è année Enseignant responsable : F.-G.

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail

Incidence du type de véhicule croisé sur le comportement perceptivo-moteur de l automobiliste en Réalité Virtuelle

Incidence du type de véhicule croisé sur le comportement perceptivo-moteur de l automobiliste en Réalité Virtuelle Incidence du type de véhicule croisé sur le comportement perceptivo-moteur de l automobiliste en Réalité Virtuelle Encadrement : Catherine BERTHELON (directrice de recherche) Laboratoire Mécanismes D Accident,

Plus en détail

Interaction Personne-Machine

Interaction Personne-Machine Interaction Personne-Machine Techniques d Interaction 1 Techniques d Interaction La mise en place d interactions peut se faire dans une démarche organisée, dans laquelle on s appuie sur trois niveaux bien

Plus en détail

UE SC1 Apprentissage et adaptation des habiletés motrices

UE SC1 Apprentissage et adaptation des habiletés motrices Master 1 Sciences du Sport et du Mouvement Humain UE SC1 Apprentissage et adaptation des habiletés motrices 48H CM 12H TD contrôle terminal écrit (2H) contrôle continu (TD) 1 Présentation générale Apprentissage

Plus en détail

Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives?

Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives? Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives? Par Edouard GENTAZ Professeur de Psychologie, Université de Genève Habituellement,

Plus en détail

MIROIRS SPHÉRIQUES ET LENTILLES

MIROIRS SPHÉRIQUES ET LENTILLES EXPÉRIENCE 5 MIROIRS SPHÉRIQUES ET LENTILLES I. Introduction et objectifs Les miroirs et les lentilles sont des objets utilisés quotidiennement. Le miroir le plus répandu (et le plus simple) est le miroir

Plus en détail

Thème : Énergie, matière et rayonnement Type de ressources : séquence sur le Laser utilisant des ressources numériques.

Thème : Énergie, matière et rayonnement Type de ressources : séquence sur le Laser utilisant des ressources numériques. Thème : Énergie, matière et rayonnement Type de ressources : séquence sur le Laser utilisant des ressources numériques. Notions et contenus : Transferts quantiques d énergie Émission et absorption quantiques.

Plus en détail

Optimisation de la performance. d un processus d usinage à commande numérique

Optimisation de la performance. d un processus d usinage à commande numérique Jacques ALEXIS 20 Novembre 2001 Optimisation de la performance d un processus d usinage à commande numérique 1 Exposé du problème à résoudre L exemple utilisé pour cette présentation a été présenté par

Plus en détail

Décodage de l activité neuronale

Décodage de l activité neuronale Décodage de l activité neuronale Neurophysiologie et neuro-prosthétique Musallan et al, 2004 Utiliser les signaux physiologiques pour activer des prothèses distantes, plus ou moins intelligentes Neurophysiologie

Plus en détail

Activité 1 : échantillonnage

Activité 1 : échantillonnage Activité échantillonnage, intervalle de fluctuation, prise de décision (à partir d un même thème) Les trois activités qui suivent s inspirent du document «ressources pour la classe de première générale

Plus en détail

Chapitre 5 : Les lentilles et les instruments d optique

Chapitre 5 : Les lentilles et les instruments d optique Exercices Chapitre 5 : Les lentilles et les instruments d optique E. (a) On a 33, 2 0cm et 20 cm. En utilisant l équation 5.2, on obtient 33 0 cm 33 20 cm 858 cm Le chat voit le poisson à 858 cm derrière

Plus en détail

Etude de la rétention des aérosols par une paroi en béton fissurée

Etude de la rétention des aérosols par une paroi en béton fissurée Etude de la rétention des aérosols par une paroi en béton fissurée T. Gelain*, T. Lequette, J. Vendel. Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire Service d'etudes et de Recherches en Aérodispersion

Plus en détail

Designer d escalier GUIDE DE L UTILISATEUR. Stair Designer-1

Designer d escalier GUIDE DE L UTILISATEUR. Stair Designer-1 Designer d escalier GUIDE DE L UTILISATEUR Stair Designer-1 Stair Designer-2 Designer d escalier Le Designer d escalier rend facile la réalisation et la mise en place d escaliers sur mesure dans votre

Plus en détail

PHYSIQUE. 5 e secondaire. Optique PHY-5041-2 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN

PHYSIQUE. 5 e secondaire. Optique PHY-5041-2 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN PHYSIQUE 5 e secondaire Optique PHY-5041-2 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN MAI 1999 Quebec PHYSIQUE 5 e secondaire Optique PHY-5041-2 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN MAI 1999 Direction de la formation générale

Plus en détail

B = (R 2 + (x x c ) 2 )

B = (R 2 + (x x c ) 2 ) PHYSQ 126: Champ magnétique induit 1 CHAMP MAGNÉTIQUE INDUIT 1 But Cette expérience 1 a pour but d étudier le champ magnétique créé par un courant électrique, tel que décrit par la loi de Biot-Savart 2.

Plus en détail

Recherche sur les collisions à une dimension : la relation entre la masse et le son

Recherche sur les collisions à une dimension : la relation entre la masse et le son Recherche sur les collisions à une dimension : la relation entre la masse et le son Recherche Le but de cette expérience est de faire une recherche sur la relation entre la masse et le son produit dans

Plus en détail

IA54 Compte-rendu «STATIONNEMENT AUTOMATIQUE DE VEHICULE»

IA54 Compte-rendu «STATIONNEMENT AUTOMATIQUE DE VEHICULE» IA54 Compte-rendu «STATIONNEMENT AUTOMATIQUE DE VEHICULE» Henri Payno - Cyril Bailly 1/12/2011 SOMMAIRE 1. Introduction... 3 2. Contraintes... 3 3. Architecture globale... 4 4. Interface... 5 A. Scène

Plus en détail

L'apprentissage. La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage.

L'apprentissage. La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage. L'apprentissage 1 Définitions a. Approche globale La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage. Un apprentissage est l acquisition d un nouveau savoir. Dans la

Plus en détail

Développement d indicateurs de performance pour l évaluation du processus de conception Approche basée sur l analyse des itérations en conception

Développement d indicateurs de performance pour l évaluation du processus de conception Approche basée sur l analyse des itérations en conception Développement d indicateurs de performance pour l évaluation du processus de conception Approche basée sur l analyse des itérations en conception Daniel-Constantin ANGHEL 1,2, Toufik BOUDOUH 1, Olivier

Plus en détail

Comparaison de capteurs à effet Hall à verrouillage bipolaire avec et sans stabilisation par hacheur

Comparaison de capteurs à effet Hall à verrouillage bipolaire avec et sans stabilisation par hacheur Comparaison de capteurs à effet Hall à verrouillage bipolaire avec et sans stabilisation par hacheur Des résultats d essai montrent qu il est possible d obtenir des performances notablement plus élevées

Plus en détail

MSHU052 : Déterminants psychologiques de la motricité. 14 h CM

MSHU052 : Déterminants psychologiques de la motricité. 14 h CM MSHU052 : Déterminants psychologiques de la motricité 14 h CM Mots clés : - Intégration multisensorielle; - Illusions perceptivo-spatiales; - Navigation spatiale - Environnements immersifs - Perturbations

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES. I Introduction générale 1

TABLE DES MATIÈRES. I Introduction générale 1 TABLE DES MATIÈRES I Introduction générale 1 1 Introduction à la réalité virtuelle 3 1.1 Fondement de la réalité virtuelle...................... 3 1.1.1 Introduction................................ 3 1.1.2

Plus en détail

Population étudiante en médecine vétérinaire : projections

Population étudiante en médecine vétérinaire : projections Population étudiante en médecine vétérinaire : projections Assemblée Générale des étudiants de Louvain 17 juin 2015 1 Avant-propos Depuis quelques semaines, la question de la surpopulation dans les filières

Plus en détail

Projet transdisciplinaire

Projet transdisciplinaire Projet transdisciplinaire L opérateur d un drone doit-il être un pilote? BOISSIERE, CALEDEC, VITASSE Groupe 5 Tuteur : C. Jauze Ecole Nationale Supérieure de Cognitique Table des matières Introduction...

Plus en détail

RV01 Réalité virtuelle, mixte, augmentée

RV01 Réalité virtuelle, mixte, augmentée RV01 Réalité virtuelle, mixte, augmentée Resp: Indira.thouvenin@utc.fr D1 yann.soullard@utc.fr D2 florian.jeanne@utc.fr D3 remy.frenoy@utc.fr Indira Thouvenin 1 Interfaces de réalité virtuelle Part 1-

Plus en détail

INTRODUCTION AUX THÉORIES ET AUX MÉTHODES DE LA MESURE EN SCIENCES PSYCHOLOGIQUES ET EN SCIENCES DE L'ÉDUCATION

INTRODUCTION AUX THÉORIES ET AUX MÉTHODES DE LA MESURE EN SCIENCES PSYCHOLOGIQUES ET EN SCIENCES DE L'ÉDUCATION INTRODUCTION AUX THÉORIES ET AUX MÉTHODES DE LA MESURE EN SCIENCES PSYCHOLOGIQUES ET EN SCIENCES DE L'ÉDUCATION Marc Demeuse Institut d Administration scolaire, Université de Mons-Hainaut et Institut de

Plus en détail

Étude de la perception humaine. Étude du comportement du mécanisme visuel au niveau de l œil humain sur la Gestalt-thérapie à l aide du Eye Tracking

Étude de la perception humaine. Étude du comportement du mécanisme visuel au niveau de l œil humain sur la Gestalt-thérapie à l aide du Eye Tracking Étude de la perception humaine Étude du comportement du mécanisme visuel au niveau de l œil humain sur la Gestalt-thérapie à l aide du Eye Tracking IFT6095 : Sujets Spéciaux en Infographie - Hiver 2006

Plus en détail

TRAITEMENT DE L INFORMATION SENSORIELLE : PRINCIPES GENERAUX. Plan du cours I ORGANISATION GENERALE DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL

TRAITEMENT DE L INFORMATION SENSORIELLE : PRINCIPES GENERAUX. Plan du cours I ORGANISATION GENERALE DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL TRAITEMENT DE L INFORMATION SENSORIELLE : PRINCIPES GENERAUX Plan du cours I ORGANISATION GENERALE DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL 1. Principe général du fonctionnement cérébral 2. Notions de base en physiologie

Plus en détail

LES NON-DITS DE L ESPACE DOMESTIQUE

LES NON-DITS DE L ESPACE DOMESTIQUE ECOLE NATIONALE SUPERIEURE D ARCHITECTURE DE MARSEILLE ECOLE DOCTORALE 355 - ESPACES, CULTURES, SOCIETES CIRTA CENTRE INTERDISCIPLINAIRE DE RECHERCHE SUR LES TERRITOIRES ET LEUR AMENAGEMENT LES NON-DITS

Plus en détail

5. Validité de la méta-analyse

5. Validité de la méta-analyse 5. Validité de la méta-analyse 5.1. Poids de la preuve d une méta-analyse Le poids de la preuve d un résultat scientifique quantifie le degré avec lequel ce résultat s approche de la réalité. Il ne s agit

Plus en détail

Force explosive, Elasticité musculaire, Endurance Evaluation des effets du Bol d Air Jacquier

Force explosive, Elasticité musculaire, Endurance Evaluation des effets du Bol d Air Jacquier Force explosive, Elasticité musculaire, Endurance Evaluation des effets du Bol d Air Jacquier Professeur Andrea Lino, Médecin et chirurgien, Professeur associé de Physiologie humaine, Spécialiste de médecine

Plus en détail

EIE P ARC ÉOLIEN DE SPY EDF LUMINUS ANNEXE 7

EIE P ARC ÉOLIEN DE SPY EDF LUMINUS ANNEXE 7 EIE P ARC ÉOLIEN DE SPY EDF LUMINUS Edition: MARS 2014 Révision: RAPPORT FINAL ANNEXE 7 Note technique relative aux critères à considérer (P50, P90, facteur de capacité et productions électriques nettes)

Plus en détail

Transport in quantum cascade lasers

Transport in quantum cascade lasers Diss. ETH No. 20036 Transport in quantum cascade lasers A dissertation submitted to ETH ZURICH for the degree of Doctor of Sciences presented by ROMAIN LÉON TERAZZI Diplôme de Physicien, Université de

Plus en détail

Proposition d une typologie des processus et produits

Proposition d une typologie des processus et produits ACCUEIL Proposition d une typologie des processus et produits Frédéric Elie, septembre 2000 La reproduction des articles, images ou graphiques de ce site, pour usage collectif, y compris dans le cadre

Plus en détail

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens.

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation Yann FORNER RÉSULTATS Nom: Sexe: 15/04/2010 Féminin Âge: 17 Étalonnage: Lycéens Introduction Le Questionnaire de Motivation en situation de Formation

Plus en détail

T.E.R. : CONSEILS GENERAUX POUR LA REDACTION D UN MEMOIRE

T.E.R. : CONSEILS GENERAUX POUR LA REDACTION D UN MEMOIRE MASTER DE PSYCHOLOGIE (1 ère année) T.E.R. : CONSEILS GENERAUX POUR LA REDACTION D UN MEMOIRE Conseils relatifs à la présentation...2 Conseils relatifs au contenu...5 Dernier conseil...7 Jean-Luc ROULIN

Plus en détail

Partie 1 :! Conception centrée utilisateur apports de la psychologie!

Partie 1 :! Conception centrée utilisateur apports de la psychologie! Partie 1 :! Conception centrée utilisateur apports de la psychologie! Laurence Nigay! laurence.nigay@imag.fr! Equipe Ingénierie de l Interaction Homme-Machine Page 1 Il était une fois l IHM...! Douglas

Plus en détail

Chapitre 3: Dynamique

Chapitre 3: Dynamique Introduction Le mot dynamique désigne ou qualifie ce qui est relatif au mouvement. Il est l opposé du mot statique. Le mouvement d un point matériel est liée à son interaction avec le monde extérieur ce

Plus en détail

Charge électrique loi de Coulomb

Charge électrique loi de Coulomb Champ électrique champ magnétique Charge électrique loi de Coulomb 1/ répulsion réciproque de deux charges < r 12 > Q 1 Q 2 Les deux charges Q 1 et Q 2 se repoussent mutuellement avec une force F 12 telle

Plus en détail

La confiance joue un rôle prépondérant en économie ; c est un fait avéré et il n est point nécessaire de produire un recensement exhaustif pour s en convaincre. Une seule référence peut suffire : celle

Plus en détail

Cognition Animale et Psychologie Humaine Licence de Psychologie 2ème Année S4UE6 UE Libre

Cognition Animale et Psychologie Humaine Licence de Psychologie 2ème Année S4UE6 UE Libre Cognition Animale et Psychologie Humaine Licence de Psychologie 2ème Année S4UE6 UE Libre Cognition sociale chez l animal 1. Introduction à la cognition animale 2. Reconnaissance de soi et des congénères,

Plus en détail

ANNEXE J POTEAUX TESTÉS SELON UN CHARGEMENT STATIQUE ET TESTÉS SELON UN CHARGEMENT CYCLIQUE ET STATIQUE

ANNEXE J POTEAUX TESTÉS SELON UN CHARGEMENT STATIQUE ET TESTÉS SELON UN CHARGEMENT CYCLIQUE ET STATIQUE 562 ANNEXE J POTEAUX TESTÉS SELON UN CHARGEMENT STATIQUE ET TESTÉS SELON UN CHARGEMENT CYCLIQUE ET STATIQUE 563 TABLE DES MATIÈRES ANNEXE J... 562 POTEAUX TESTÉS SELON UN CHARGEMENT STATIQUE ET TESTÉS

Plus en détail

IMN459 - Fondements de la vision par ordinateur

IMN459 - Fondements de la vision par ordinateur IMN459 - Fondements de la vision par ordinateur Chapitre 1 Introduction 1. Acquisition IMN117 2. Traitement IMN259 Scène 3D Caméra optique Une ou plusieurs images 2D Caractéristiques bas niveaux (contours,

Plus en détail

Les défis du développement du gouvernement électronique. Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé

Les défis du développement du gouvernement électronique. Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé Les défis du développement du gouvernement électronique Par Edwin Lau Résumé par Gérard Mongbé La révolution numérique a engendré une pression sur les gouvernements qui doivent améliorer leurs prestations

Plus en détail

MOUVEMENTS VOLONTAIRES DE LA MAIN FANTÔME ET PERSPECTIVES THÉRAPEUTIQUES APRÈS AMPUTATION DU MEMBRE SUPÉRIEUR

MOUVEMENTS VOLONTAIRES DE LA MAIN FANTÔME ET PERSPECTIVES THÉRAPEUTIQUES APRÈS AMPUTATION DU MEMBRE SUPÉRIEUR 1 MOUVEMENTS VOLONTAIRES DE LA MAIN FANTÔME ET PERSPECTIVES THÉRAPEUTIQUES APRÈS AMPUTATION DU MEMBRE SUPÉRIEUR A.Touillet 1, N. Jarrassé 2, C. Nicol 3, L.Peultier 4, I. Loiret 1, N. Martinet 1, J. Paysant

Plus en détail

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité Février 2013 1 Liste de contrôle des essais de non-infériorité N o Liste de contrôle (les clients peuvent se servir de cette

Plus en détail

différence groupe-conseil en statistique

différence groupe-conseil en statistique Vais-je atteindre mon objectif cette année? Par Martin Carignan, associé chez Différence www.difference-gcs.com Contexte Les gestionnaires sont souvent évalués sur des résultats mesurés par des indicateurs

Plus en détail

Rapport de Post- Campagne 1

Rapport de Post- Campagne 1 Rapport de Post- Campagne 1 Résumé - La campagne Adwords que nous avons mené pour Galerie Photo-Originale a duré 21 jours (5.05-26.05) et nous a coûté $250,18. L objectif principal est en premier de stimuler

Plus en détail

RAPPORT DE LABORATOIRE DE PHYSIQUE Focométrie

RAPPORT DE LABORATOIRE DE PHYSIQUE Focométrie RAPPORT DE LABORATOIRE DE PHYSIQUE Focométrie Benjamin Frere & Pierre-Xavier Marique 2ème candidature en sciences physiques, Université de Liège Année académique 2003-2004 But de l expérience Nous devions

Plus en détail

Etude des auteurs Sciences de l'information et de la Communication

Etude des auteurs Sciences de l'information et de la Communication SUAREZ PIERRE Master 2 Documentation Enseignement (2012-2013) Etude des auteurs Sciences de l'information et de la Communication Fiche de lecture : Titre : Le langage silencieux Titre original : The silent

Plus en détail

Calcul d'un flux de particules, émises par une source ponctuelle isotrope, à travers une surface plane et application à un radiamètre cylindrique

Calcul d'un flux de particules, émises par une source ponctuelle isotrope, à travers une surface plane et application à un radiamètre cylindrique Radioprotection 01 Vol 47, n 3, pages 375 à 385 DOI: 101051/radiopro/01006 Article Calcul d'un flux de particules, émises par une source ponctuelle isotrope, à travers une surface plane et application

Plus en détail

ENSE3 - API/CSPI et Master Automatique - 2008/2009

ENSE3 - API/CSPI et Master Automatique - 2008/2009 ENSE3 - API/CSPI et Master Automatique - 28/29 DS Commande robuste - - 19 janvier 29 Nom Prénom Signature ATTENTION: Mettre votre nom et répondre directement sur les feuilles de l énoncé. Justifiez vos

Plus en détail

Travail sur le fichier. des adhérents de l'abf. Qui êtes-vous? par Delphine ANTOINE

Travail sur le fichier. des adhérents de l'abf. Qui êtes-vous? par Delphine ANTOINE Qui êtes-vous? Chaque année l'a.b.f. enregistre un nombre important de nouvelles adhésions. Mais au lieu d'augmenter les effectifs, ces nouveaux membres ne viennent guère que compléter les vides laissés

Plus en détail

Apprentissage moteur et transfert d apprentissage en EPS Cornus Sabine

Apprentissage moteur et transfert d apprentissage en EPS Cornus Sabine Apprentissage moteur et transfert d apprentissage en EPS Cornus Sabine Lorsque l on parle d apprentissage moteur, nous sommes amenés à aborder différents concepts liés à ce qui est appris (les habiletés

Plus en détail

Laboratoire 4 Développement d un système intelligent

Laboratoire 4 Développement d un système intelligent DÉPARTEMENT DE GÉNIE LOGICIEL ET DES TI LOG770 - SYSTÈMES INTELLIGENTS ÉTÉ 2012 Laboratoire 4 Développement d un système intelligent 1 Introduction Ce quatrième et dernier laboratoire porte sur le développement

Plus en détail

Alltech Young Scientist Conseils pour rédiger un papier

Alltech Young Scientist Conseils pour rédiger un papier Alltech Young Scientist Conseils pour rédiger un papier Chers étudiants, De nombreux étudiants nous ont demandé, les années passées, si nous pouvions vous communiquer un article-type, ce qui est difficile,

Plus en détail

ANALYSE SPATIALE ET TEMPORELLE DE LA POSTURE CHEZ L ENFANT STRABIQUE

ANALYSE SPATIALE ET TEMPORELLE DE LA POSTURE CHEZ L ENFANT STRABIQUE ANALYSE SPATIALE ET TEMPORELLE DE LA POSTURE CHEZ L ENFANT STRABIQUE Cynthia Lions 1, Marie Désirée Ezane 1 Milleret 3, Maria Pia Bucci 1 Emmanuel Bui-Quoc 2, Chantal 1 UMR 676, Hôpital Robert Debré, 75019,

Plus en détail

ambiance lumineuse 4

ambiance lumineuse 4 Unité d Ergonomie Faculté de Médecine Pitié-Salpêtrière 91, bd de l Hôpital 75 634 Paris cedex 13 DIPLÔME D ERGONOMIE ET DE PHYSIOLOGIE DU TRAVAIL www.ergonomie.chups.jussieu.fr Directeur du diplôme Docteur

Plus en détail

APPORT PÉDAGOGIQUE DES JEUX POUR L'APPRENTISSAGE DES MATHÉMATIQUES. Joëlle Lamon

APPORT PÉDAGOGIQUE DES JEUX POUR L'APPRENTISSAGE DES MATHÉMATIQUES. Joëlle Lamon APPORT PÉDAGOGIQUE DES JEUX POUR L'APPRENTISSAGE DES MATHÉMATIQUES Joëlle Lamon 1. Jouer pour : Rencontrer les autres quel que soit leur âge, leur origine ou leur position sociale : chacun est égal devant

Plus en détail

Caméras, Vision et Mobilités ou Vision par ordinateur et Mobilités. Christophe CUDEL, Laboratoire MIPS

Caméras, Vision et Mobilités ou Vision par ordinateur et Mobilités. Christophe CUDEL, Laboratoire MIPS Caméras, Vision et Mobilités ou Vision par ordinateur et Mobilités Christophe CUDEL, Laboratoire MIPS Sommaire Vision par Ordinateur? Vision par ordinateur et mobilités Quelques projets : Mobilités Vision

Plus en détail

Effet de Stockage Thermique sur la Performance d'une Serre Tunnel sous Climat Saharien

Effet de Stockage Thermique sur la Performance d'une Serre Tunnel sous Climat Saharien Effet de Stockage Thermique sur la Performance d'une Serre Tunnel sous Climat Saharien Salah BEZARI 1*, Amor BOUHDJAR 2 1 Unité de Recherche Appliquée en Energies Renouvelables, URAER, Centre de Développement

Plus en détail

Mariage, revenu et retraite

Mariage, revenu et retraite Hiver 1991 (Vol. 3, N o 4) numéro d'article 4 Mariage, revenu et retraite Hubert Frenken Un revenu familial ou personnel élevé incite-t-il un individu à prendre une retraite anticipée? Selon diverses études

Plus en détail

Atelier : Formation. Rapport du Groupe 1. Brainstorming Formation actuarielle. 1. Système de formation

Atelier : Formation. Rapport du Groupe 1. Brainstorming Formation actuarielle. 1. Système de formation Atelier : Formation Rapport du Groupe 1 Brainstorming Formation actuarielle 1. Système de formation Formation universitaire ou Système examens (système anglo-saxon) Conciliation entre les deux: Formation

Plus en détail

Analyse des bruits de clavier d ordinateur

Analyse des bruits de clavier d ordinateur Analyse des bruits de clavier d ordinateur Introduction 1 Enregistrement des bruits de clavier 2 Analyse des bruits de clavier 3 Analyse du niveau de pression acoustique vs. temps 4 Sonie vs. temps 4 Acuité

Plus en détail

L autisme : reconnaissance des visages. Frederic MARIN Michael DASSA

L autisme : reconnaissance des visages. Frederic MARIN Michael DASSA L autisme : reconnaissance des visages Frederic MARIN Michael DASSA Introduction Le syndrome autistique est une pathologie neurodéveloppementale précoce qui affecte l enfant. Elle se définit par des troubles

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

Banc d optique, source lumineuse, écran, lentille convergente sur trépied 2.

Banc d optique, source lumineuse, écran, lentille convergente sur trépied 2. PHYSQ 130: Lentilles 1 LENTILLES MINCES 1 But L utilisation des lentilles minces est multiples en physique moder-ne et en génie. Les lentilles sont utilisées pour former des images dans plusieurs instruments

Plus en détail

Réseaux écologiques en régions alpines : une approche comparée de la mise en œuvre d un principe d aménagement par la préservation

Réseaux écologiques en régions alpines : une approche comparée de la mise en œuvre d un principe d aménagement par la préservation Thèse de doctorat, spécialité «sciences du territoire» Auteur : Yann Kohler Date : 2011 Réseaux écologiques en régions alpines : une approche comparée de la mise en œuvre d un principe d aménagement par

Plus en détail

Recherche sur les dessins des enfants

Recherche sur les dessins des enfants Recherche sur les dessins des enfants Reiko KITAHARA, Takeshi MATSUISHI Yokohama National University Benjamin Franklin considérait les êtres humains comme des animaux équipés d'outils. D'abord créés uniquement

Plus en détail

Les illusions d optiques

Les illusions d optiques Les illusions d optiques Informations et illusions tirées du site : http://ophtasurf.free.fr/illusion.htm La plupart des illusions classiques dites «optico-géométriques» ont été découvertes dans les années

Plus en détail

ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE

ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE RÉSOLUTION Table des matières 1 Méthodes expérimentales 2 1.1 Position du problème..................................... 2 1.2 Dégénérescence de l ordre...................................

Plus en détail

la faculté de jouer sur l un ou l autre des paramètres permet la créativité et de s adapter aux conditions de prise de vue.

la faculté de jouer sur l un ou l autre des paramètres permet la créativité et de s adapter aux conditions de prise de vue. 1. L APPAREIL PHOTO la base de l appareil photo comprend un espace clos (la chambre noire) dans le fond, une surface sensible (la pellicule) à l avant, une ouverture fermée au repos et qui s ouvre pour

Plus en détail

CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE. Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs!

CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE. Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs! CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs! Conseils généraux : Entre 25 et 60 pages (hormis références, annexes, résumé) Format d un

Plus en détail

mations présentées et peut servir de base à l'élaboration de votre synthèse (camembert, courbes...).

mations présentées et peut servir de base à l'élaboration de votre synthèse (camembert, courbes...). FM 8 ANALYSE & EXPLOITATION D UN GRAPHIQUE 1/ Comprendre et étudier un graphique : La logique de l'analyse d'un graphique ressemble à celle utilisée pour l'analyse d'un tableau (en partie parce qu'une

Plus en détail

LA THERMOGRAPHIE INFRAROUGE

LA THERMOGRAPHIE INFRAROUGE LA THERMOGRAPHIE INFRAROUGE 1 EMISSION THERMIQUE DE LA MATIERE 2 1.1 LE RAYONNEMENT ELECTROMAGNETIQUE 2 1.2 LES CORPS NOIRS 2 1.3 LES CORPS GRIS 3 2 APPLICATION A LA THERMOGRAPHIE INFRAROUGE 4 2.1 DISPOSITIF

Plus en détail

Tri de cartes et ergonomie web

Tri de cartes et ergonomie web Tri de cartes et ergonomie web Sommaire Introduction 1. La méthode du tri de cartes 1.1. Principe et utilité 1.2. Les règles du jeu 1.3. Matériel pour le tri de cartes physique 1.4. Les données recueillies

Plus en détail

Satisfaction du patient

Satisfaction du patient Satisfaction du patient Johan Van der Heyden Institut Scientifique de Santé Publique Direction opérationnelle Santé publique et surveillance Rue J. Wytsman, 14 B - 1050 Bruxelles 02 / 642 57 26 E-mail

Plus en détail

revue de littérature - corpus comparables

revue de littérature - corpus comparables revue de littérature - corpus comparables Julie Roy April 23, 2015 Université de Montréal Introduction Matière première MT : corpus parallèles. Intérêt des corpus comparables : corpus parallèles et dictionnaires

Plus en détail

Chapitre VI Échantillonages et simulations

Chapitre VI Échantillonages et simulations Chapitre VI Commentaires : Récursivement, les commentaires ne sont pas à l attention des élèves.. Fluctuation d échantillonnage Définition : En statistiques, un échantillon de taille n est la liste des

Plus en détail

3.1 L OFFRE ET LA DEMANDE : UN MODÈLE DE MARCHÉ CONCURRENTIEL

3.1 L OFFRE ET LA DEMANDE : UN MODÈLE DE MARCHÉ CONCURRENTIEL L offre et la demande 127 Dans ce chapitre, nous exposerons les éléments du modèle de l offre et de la demande, puis nous les assemblerons avant de montrer comment ce modèle peut être utilisé pour comprendre

Plus en détail

Aplicaciones Informâticas en Arqueologia: Teorîas y sistemas. Saint-Germain-en Laye, 1.991. Bilbao

Aplicaciones Informâticas en Arqueologia: Teorîas y sistemas. Saint-Germain-en Laye, 1.991. Bilbao Aplicaciones Informâticas en Arqueologia: Teorîas y sistemas Saint-Germain-en Laye, 1.991 Bilbao L'ARCHEOLOGIE, SYSTEME D'INFORMATION SCIENTIFIQUE Patrick DESFARGES Bruno HELLY Un examen des banques de

Plus en détail

Si nous nous contentions d un champ de vision de 40, il faudrait quatre ou cinq perspectives pour représenter un espace d habitation.

Si nous nous contentions d un champ de vision de 40, il faudrait quatre ou cinq perspectives pour représenter un espace d habitation. Avant-propos La vue en perspective correspond bien à une perception humaine de l espace. La représentation d une perspective à l aide de la géométrie traduit, elle, avec précision les phénomènes optiques

Plus en détail

FORMALISATION DE CONNAISSANCES ERGONOMIQUES DANS LE DOMAINE DE L'ERGONOMIE DE CONCEPTION D'INTERFACES GRAPHIQUES HOMME-MACHINE

FORMALISATION DE CONNAISSANCES ERGONOMIQUES DANS LE DOMAINE DE L'ERGONOMIE DE CONCEPTION D'INTERFACES GRAPHIQUES HOMME-MACHINE Une version de cet article a été publiée dans : Actes du XXVIème Congrès de la SELF "Méthodologie et outils d'intervention et de recherche en ergonomie", Montréal, Canada, 3-6 Octobre, 1990. FORMALISATION

Plus en détail

Voiture Jouet sur un plan incliné

Voiture Jouet sur un plan incliné Voiture Jouet sur un plan incliné Le but de l'expérience est d'explorer les notions élémentaires pour un corps en mouvement sur un plan incliné. On enregistrera puis on analysera les données relative à

Plus en détail

ANGULAR JS AVEC GDE GOOGLE

ANGULAR JS AVEC GDE GOOGLE ANGULAR JS AVEC GDE GOOGLE JUIN 2015 BRINGING THE HUMAN TOUCH TO TECHNOLOGY 2015 SERIAL QUI SUIS-JE? ESTELLE USER EXPERIENCE DESIGNER BUSINESS ANALYST BRINGING THE HUMAN TOUCH TO TECHNOLOGY SERIAL.CH 2

Plus en détail

Régulation par PID Mickaël CAMUS Etienne DEGUINE Daniel ROSS

Régulation par PID Mickaël CAMUS Etienne DEGUINE Daniel ROSS Régulation par PID Mickaël CAMUS Etienne DEGUINE Daniel ROSS 26/02/10 Plan Définition 1. Proportionnel 2. Intégral 3. Dérivé Réglages des coefficients 1. Différentes approches 2. Ziegler-Nichols 3. Process

Plus en détail

FORMULAIRE DE DEMANDE

FORMULAIRE DE DEMANDE English version follows Instructions de la demande FORMULAIRE DE DEMANDE Les établissements canadiens doivent faire la demande au nom du candidat. Le formulaire de demande en ligne doit être rempli et

Plus en détail

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE Un problème de recherche est l écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à propos d un phénomène donné. Tout problème de recherche

Plus en détail

en sciences de l ingénieur

en sciences de l ingénieur Systèmes Automatisés Optimisation en sciences de l ingénieur présente les principales méthodes exactes d optimisation statique et dynamique. Parmi les méthodes décrites figurent : - la programmation linéaire

Plus en détail

Faisceau gaussien. A = a 0 e ikr e i k. 2R (x2 +y 2 )

Faisceau gaussien. A = a 0 e ikr e i k. 2R (x2 +y 2 ) Faisceau gaussien 1 Introduction La forme du faisceau lumineux émis par un laser est particulière, et correspond à un faisceau gaussien, ainsi nommé car l intensité décroît suivant une loi gaussienne lorsqu

Plus en détail

Chapitre V : Résultats. 5.1 Présentation des résultats obtenus. 5.1.1 Interprétation des corrélations

Chapitre V : Résultats. 5.1 Présentation des résultats obtenus. 5.1.1 Interprétation des corrélations Chapitre V : Résultats Les corrélations présentées par la suite, sont celles qui correspondent aux chiffres choisis (corrélation de 0,13 ou 0,13), et celles que nous avons jugées les plus significatifs

Plus en détail