OBSERVER L ADOLESCENCE AVEC L ALIMENTATION CONTRIBUTION A UNE SOCIO-ANTHROPOLOGIE DE LA JEUNESSE. Louis Mathiot

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1 Pour citer cet article : MATHIOT, L. «Observer l'adolescence avec l'alimentation. Contribution a une socio-anthropologie de la jeunesse», Journal des socio-anthropologues de l'adolescence et de la jeunesse, Revue enligne. Date de publication : Février [http://anthropoado.com/le-journal-des-socio-anthropologues-de-l-adolescence-et-de-lajeunessetextes-en-ligne/] OBSERVER L ADOLESCENCE AVEC L ALIMENTATION CONTRIBUTION A UNE SOCIO-ANTHROPOLOGIE DE LA JEUNESSE Louis Mathiot En sciences sociales, l alimentation est longtemps restée un sujet d intérêt mineur. Réduite par certains à sa dimension biologique, considérée par d autres comme un fait ordinaire «allant de soi», ce n est véritablement qu à la fin des années 1970 que cette activité humaine s est élevée au rang de phénomène culturel et social digne d intérêt pour la sociologie et l anthropologie. Auparavant, d illustres chercheurs tels que Marcel Mauss, Margaret Mead ou encore Claude Lévi-Strauss (pour ne citer que ceux-ci) avaient déjà montré que l acte de manger n était pas qu un simple processus naturel de satisfaction de besoins vitaux, mais une pratique culturelle complexe chargée de significations bien précises. Ces travaux, qui avaient permis la collecte de nombreuses données empiriques, étaient pour la plupart destinés à entreprendre une lecture anthropologique de l alimentation (Lévi-Strauss, 1964 ; Douglas, 1967) ou à faire une analyse centrée sur le processus historique qui a transformé le registre du culinaire et les manières de table d hier à aujourd hui (Elias, 1974). Mais peu d entre eux ne s étaient véritablement centrés sur la condition du mangeur moderne des sociétés occidentales qui apporte des questionnements nouveaux, relatifs à la santé, aux risques et à la consommation de masse. De plus, si l alimentation était reconnue comme «fait total humain», ces études restaient toutefois sur mode mineur et se trouvaient entreprises au détour de thématiques considérées comme plus fondamentales (Poulain, 2002). C est en 1979, qu un tournant est pris en France avec la parution d un numéro de la Revue Communication spécialement consacré à ce sujet 1. Cette publication marque en quelque sorte le point de départ d une sociologie de l alimentation. Les manières dont les sociétés classifient les aliments, l imaginaire des mangeurs, la construction sociale des goûts, la gastronomie, les techniques de consommation et les pratiques alimentaires deviennent alors l objet d une réflexion socioanthroplogique qui se systématise et s institutionnalise. Parmi les nombreux ouvrages et articles scientifiques consacrés à la thématique de l alimentation, la période de l adolescence demeure toutefois en reste au profit de regards essentiellement focalisés sur le «mangeur adulte». Peu d entre-elles s intéressent à cette période charnière qui, pourtant, se situe au cœur des problématiques évoquées précédemment. A en croire l image véhiculée par certaines presses et journaux télévisés, les pratiques des jeunes se trouvent associées à la «mal-bouffe», la «junk-food» et la «déstructuration des repas». Si elles sont bien souvent construites médiatiquement comme des dérives «anomiques», la réalité est bien éloignée de cette dramatisation. Une recherche récente montre comment cet affaissement supposé des normes et des règles en matière d alimentation tient surtout de la représentation (Diasio et al., 2009). En effet, les 1. N 31 de la revue Communication dirigé par Claude Fischler et intitulé «La nourriture. Pour une anthropologie bioculturelle de l'alimentation». 1

2 pratiques juvéniles se doivent plutôt d être envisagées comme des formes d expérimentation des modèles culinaires. De l école à la maison, en passant par les repas pris à l extérieur entre amis, les adolescents ont cette possibilité de naviguer entre plusieurs mondes, de s y conformer provisoirement et aussi d en tester leurs limites. En les écoutant et en les observant, on remarque que contrairement à une idée reçue, la cuisine familiale n est pas dévalorisée et encore moins rejetée. De leurs points de vue, les «plats de la maison» restent une référence importante. Cela ne les empêche pas pour autant d apprécier la restauration rapide ou le «nomadisme alimentaire 2» (Diasio et Pardo, 2009). Trouver du plaisir dans les formes de consommation hors foyer, c est savoir les rendre occasionnelles, déclarent-ils avec réflexivité, et surtout les inscrire dans un cadre et une situation bien précise que l on pourrait appeler «l évasion amicale». Au travers de ces quelques remarques, on voit déjà comment les pratiques alimentaires nous livrent un certain nombre d informations sur les modes de vie des jeunes et leurs représentations. C est précisément cet aspect qui nous intéresse. Pensée comme un analyseur de la vie en société, notre propos vise à montrer comment l alimentation peut donner accès à un savoir plus général sur une catégorie d âge : l adolescence. Pour cela, un premier point reviendra sur cette activité humaine de façon générale. Il s attachera à montrer la manière dont l acte de manger peut être envisagé comme un observatoire des cultures, des groupes d appartenance et des rapports sociaux au travers de deux de ses composantes qui sont les «manières de manger» et l «incorporation». A partir des pratiques alimentaires des préadolescents et des adolescents, nous regarderons ensuite comment l entrée dans un nouvel âge de la vie passe par des logiques de différenciation avec les autres générations et notamment par la délimitation de frontières avec les plus jeunes qui participent à la construction de repères communs, partagés par une même «communauté d âge». Observer les rapports humains par l alimentation Dès l aube de chaque vie, les expériences alimentaires se construisent en étroite relation avec autrui. Si les premiers réflexes gusto-facial du «nourrisson» trouvent leur origine dans un ensemble de prédispositions physiologiques, celles-ci sont d emblée captées par un contexte social et relationnel(chiva, 1985). Dans une étude menée auprès d une cohorte d enfants suivie sur plusieurs années, le psychologue Matty Chiva a remarqué que lors de la prime enfance, les mimiques engendrées par la sensation gustative (en l occurrence avec l opposition de l amer et du sucré) se chargent de significations pour son entourage qui l interprète et module ses conduites en fonction. En retour, l enfant intègre très rapidement la réaction de ses proches comme le moyen de leur transmettre des informations sur ses préférences en termes gustatifs. «Les réactions engendrées par la sensation gustative et les émotions bilatérales qui les accompagnent, écrit Matty Chiva, sont un élément majeur dans le début de la communication avec autrui» (1979 : 117). En d autres termes, c est essentiellement dans la relation alimentaire que se tissent les prémisses d une intercompréhension entre l enfant et l «autrui significatif». Ainsi, dès la première enfance, on apprend à se nourrir les uns par les autres et au cours des différents âges de la vie, les uns avec les autres. Dans cette idée, le repas n est pas un simple moyen de se rassasier, mais produit et entretient du lien social. Le puissant rôle socialisateur de cette activité implique systématiquement «des conduites normées et interdépendantes de prise en compte d autrui» (Rivière, 1995 : 205) ; si certains mangeurs se trouvent seuls à certains temps, à l abri du regard des autres, les normes n en restent pas moins très actives 3. Pour chaque groupe humain, 2. Qui consiste à prendre un repas en se déplaçant, le plus souvent en marchant. 3. Nobert Elias observe que nombre de rituels, tels que le «rite de la fourchette», conservent une grande partie de leurs formes même si l individu est appelé à manger seul et qu aucune bonne conduite n est dictée par une pression sociale directe (1974). 2

3 le repas peut s envisager comme le produit d un cérémonial hautement ritualisé, permettant d inclure celui qui le connaît et de marginaliser celui qui le méconnaît. Les formes de ritualisation de la consommation alimentaire se lient à partir d un point nodal où s entretiennent codes, interdits, habitudes et stéréotypes, lisibles dans les rituels. Le temps et l endroit du repas, le choix des aliments, les formes du manger (correspondant à l emploi d ustensiles, aux manières d utiliser ses mains ou ses doigts), la préparation selon des règles culinaires, la présentation des mets suivant un certain ordre ainsi que les manières de les consommer (conseillées, autorisées ou interdites par les bienséances) constituent l ensemble de ces rituels qui font du repas un cérémonial à part entière (Rivière, 1995). Bien que présentés de façon séparée, ces rituels sont assemblés les uns aux autres au point de former une intrication ; ils ne peuvent changer isolément car la modification de l un entraîne l altération de son ensemble. Cela se retrouve par exemple avec l exemple du brunch. Originaire des Etats-Unis, ce repas est généralement pris le dimanche en famille ou entre amis et se caractérise par son horaire décalé par rapport au petit-déjeuner (les brasseries ou bar proposent souvent cette formule entre 11h et 16h). Il introduit des boissons (jus d orange, café, thé ) et des mets (pain, confiture, viennoiseries) relatifs aux consommations matinales. On note aussi la présence d autres aliments salés, l usage de certains ustensiles comme la fourchette qui renvoient à des repas comme le déjeuner. La convivialité est quant à elle plus proche du dîner dont les temporalités sont convenues comme plus longues. Tous ces décalages entre les rituels de consommation font ainsi apparaître une nouvelle catégorie de repas dont tout rapprochement plus en faveur d un des trois évoqués précédemment s avère peu évident. Les équivalents francophones de ce «mot valise» en témoignent : l Académie Française recommande l usage de «grand petit-déjeuner», alors que l Office Québécois de la Langue Française penche plutôt en termes de «déjeuner dînatoire». Au travers de ces ritualités alimentaires, il devient donc possible d accéder à un certain nombre d informations sociales sur le groupe qui partage un repas dans une circonstance donnée mais aussi de repérer les attentes communes des commensaux. En Occident, le type de consommation permet à ce titre de connaître la force du lien unissant les membres d un groupe. Inviter quelqu un à prendre un café ou un thé ne signifie pas uniquement une relation à caractère personnelle. Elle peut être d une nature professionnelle, à l occasion d une pause commune, mais ne précise en rien le degré d appréciation entre les individus. L invitation à un apéritif non suivi d un repas est destinée à des personnes connues, appréciées, mais qui ne sont pas suffisamment intimes pour partager un repas. En revanche, la réception à un repas est réservée à des personnes plus proches, d autant plus si l heure correspond au temps du dîner et non au déjeuner. Le type d aliments ou la «chaleur» de ces derniers peuvent être aussi saisies comme la métaphore chargée d exprimer le caractère de la relation sociale qui prévaudra. L exemple des buffets froids en atteste car ils sont souvent l occasion de réunir des personnes sans grande intimité. Le repas a donc valeur d intermédiaire entre un simple «pot» et un repas chaud bien plus convivial du point de vue des représentations partagées. Toute forme d invitation à un repas traduit donc la nature du rapport à l autre et fixe le degré de la relation. Même si les circonstances sont prévues pour renforcer les liens sociaux entre les individus (comme c est le cas pour les dîners annuels organisés par les comités d entreprise ou associations), les limites sont implicitement fixées par le repas proposé : «Une fois que de telles valeurs sont devenues indissociables de la manière de s alimenter, toute invitation à partager un repas de la simple collation jusqu au dîner habillé est chargée d une nuance bien précise d informations sociales» (Farb et Armelagos, 1985 : 123). Si les rituels qui organisent l acte alimentaire sont de toute importance pour observer les rapports sociaux, il est aussi important de comprendre le phénomène d «incorporation» qu il implique. Claude Fischler, le premier sociologue français à l avoir étudié en profondeur le définit comme un «mouvement par lequel nous faisons franchir à l aliment la frontière entre le monde et notre corps, le dehors et le dedans». Il ajoute «[qu ] incorporer un aliment, c est, sur un plan réel comme sur 3

4 un plan imaginaire, incorporer tout ou une partie de ses propriétés : nous devenons ce que nous mangeons. L incorporation fonde l identité» (Fischler, 1990 : 66). L absorption de nourriture modifie la personne de l intérieur sur un plan biologique mais aussi sur un plan symbolique. Tout aliment est en effet chargé de représentations propres à une culture, à une croyance ou à un individu qui s activent lorsqu il pénètre le corps. Rappelons-nous du «mythe du steak» dans l imaginaire du mangeur français des années 1970 que Barthes décryptait avec humour dans Mythologies (1957). Le bifteck, assimilé à la vigueur, à la force taurine comme en témoigne la qualification de ses degrés de cuisson par l image de sang (bleu ou saignant), devait aussi son prestige au signe d identité qu il renfermait : celui de la «francité». Incorporer de la nourriture, c est prendre les propriétés culturelles de l aliment mais aussi de façon plus large, tous les symboles identitaires que celui-ci contient. L incorporation est au cœur de l identité collective et les catégories du mangeable/immangeable mises en place par les sociétés marquent de façon très forte une appartenance à un groupe précis. Chaque culture a son «plat identitaire» qui participe à l affirmation d une spécificité alimentaire(le Breton, 2006). Mais si celuici contribue à la délimitation de frontières avec d autres groupes, la dévalorisation des plats de ces derniers peut aussi contribuer à en renforcer leurs bordures. En témoigne la tendance commune de nombre de sociétés qui consiste à nommer leurs voisins par la représentation qu elles se font de leurs plats. Les froggies sont aux Français, ce que les rosbifs sont aux anglais. Le terme occidentalisé d «Esquimaux» est un dérivé du mot «Eskimantsik». Signifiant «mangeur de chair crue», c est ainsi les Inuits étaient désignés par d autres Indiens du grand Nordhabitant le territoire limitrophe (Farb et Armelagos, 1985). Incorporer des aliments, c est donc incorporer un système culinaire dans son ensemble composé de son avers (le registre du comestible et ses règles d inclusion de nourritures) mais aussi de son revers (le registre de l immangeable et ses règles d exclusion). Ces deux facettes du système culinaire constituent pour le mangeur des références collectivement partagées qui renforcent le sentiment d appartenance à un groupe donné. Au travers de l incorporation, il devient ainsi possible de lire la manière dont se dessinent des frontières alimentaires révélatrices de contours culturels et sociaux entre des groupes humains. Si les détours anthropologiques pris jusqu alors concernaient essentiellement des populations voisines qui ne partageaient pas un territoire commun, c est aussi valable pour celles qui vivent au sein d un même espace géographique et culturel mais socialement différenciées. C est ce qu observe en particulier J.-P. Poulain où il écrit à ce propos : «Tel aliment est un attribut pour un groupe social et sera rejeté par un autre. Manger dessine les frontières identitaires entre les groupes humains d une culture à l autre, mais aussi à l intérieur d une même culture entre les sous-ensembles qui la constituent» (2002 : 235). Parmi ces sous-ensembles, ce phénomène se retrouve, comme nous allons le voir, à l échelle des générations et plus spécifiquement à celle que l on pourrait qualifier d intra-générationnelle ; c est-à-dire entre des catégories d âges très proches. En nous intéressant successivement à l entrée dans la préadolescence puis dans l adolescence, nous remarquerons aux travers des rituels de consommation alimentaire et du processus d incorporation, que l acte de manger constitue un puissant marqueur de frontières au sein de la jeunesse. Nous utiliserons pour cela les résultats de nos enquêtes sociologiques menées en France qui ont permis une approche transversale de l enfance et de l adolescence 4. «Incorporer» une catégorie d âge : la préadolescence 4. Nous utilisons ici les résultats de deux recherches financées par l A.N.R. et d une étude réalisée dans le cadre d un diplôme universitaire. La première, intitulée «Children and fun food», s est focalisée sur le rapport ludique des enfants âgés de 4 à 12 ans avec la nourriture. La seconde, «Corâge», s est quant à elle centrée sur les représentations du corps des 9 14 ans et sur la manière dont ils vivent le passage entre l enfance et l adolescence. Enfin, les travaux menés en 2006 dans le cadre d une mémoire de Sociologie sur le repas des adolescents (14 16 ans) fournissent les données empiriques relatives aux repas des adolescents. 4

5 Entrer dans un âge, c est en quitter un autre. Cette affirmation qui tombe sous l évidence ne l est pas forcément pour les jeunes d aujourd hui tant «les marqueurs de différence entre les âges deviennent flottants» (Jeffrey, 2010 : 741). Cette idée fait écho aux travaux de David Le Breton où il remarque que «les rites de passage traditionnels, embryonnairement présents sous d autres formes dans les sociétés occidentales jusqu au premier quart du siècle (conscription, premières relations sexuelles, mariage, etc.), ont perdu leur valeur de scansions, de fracture nette entre un avant et un après grâce à la signification attachée par la société à leur accomplissement» (Le Breton, 1996 : 102). Si les rites organisent toujours la vie quotidienne des jeunes, les ritualités adolescentes se dessinent parfois dans un schéma qui rompt avec le monde adulte représenté par les parents, l école ou d autres instances traditionnelles de transmission. Ces cassures avec une génération qui, autrefois ou ailleurs, encadraient les passages d âges introduisent le jeune dans un système rituel où il en devient le propre auteur : «Il est dans un entre-deux ritualisé de façon informelle» (Le Breton, 2007 : 318). Ces formes d «autoinitiation» se manifestent de façons diverses et polysémiques, mais gardent la teneur d une épreuve. Des épreuves que les jeunes braconnent par le biais de «rites individuels de passage», où l acte devient singulier, remis à l initiative de l acteur et n a de sens que pour celui qui le pratique, s y implique, contrairement aux «rites de passage» au sens strict où c est toute la société qui s y trouve engagée. Repérer les frontières entre les âges de l enfance à l adolescence devient dans ce contexte d autant plus difficile pour le chercheur, qu à une époque où la société les rendait bien plus visibles et donc lisibles. L indentification des points de repère générationnel nécessite d autant plus la prise en compte du point de vue des jeunes par une écoute attentive de leurs discours mais également par une observation de leurs pratiques et des multiples manières dont ils braconnent dans les interstices du quotidien pour se différencier des autres âges. Entrer dans préadolescence, c est quitter l enfance ; mais par quels moyens? Et surtout quels sont ceux qui font sens? Au même titre que d autres pratiques culturelles et sociales, l alimentation permet aux jeunes de renforcer le sentiment d incorporer une communauté d appartenance. C est ce que nous allons remarquer à partir de cette catégorie d âge se situant dans un entre-deux : celle de la préadolescence. L identification de ce groupe d âge par les «experts» (psychologues, médecins, sociologues et anthropologues) s est aujourd hui diffusée dans le savoir profane et devient ainsi une catégorie d âge spécifique au regard des jeunes âgés pour la plupart entre 9 et 12 ans. Ils ne se définissent plus enfants, pas encore adolescents mais comme des «préados». Dans les entretiens menés avec eux, lorsque l on essaye de comprendre ce qui les distingue des enfants, l alimentation se trouve très largement évoquée. La consommation de produits laitiers est à ce propos très significative. Boire du lait participe d une logique de rejet comme nombre de produits attribués au monde de l enfance. Parmi les jeunes suivis dans notre enquête, la majorité a le même avis que Joe, âgé de 10 ans : «Joe (10 ans) : je ne prends plus de lait le matin avant de partir [à l école]. Ou alors juste un peu pour manger des céréales de temps en temps, mais je ne le finis pas [le bol de lait]. Enquêteur : ah bon? Pourquoi? Tu n aimes plus? Joe : ben, j en ai plus besoin en fait et puis j aime plus trop. Je suis devenu grand.» Etroitement lié au fait de grandir dans les représentations, boire du lait est considéré par les jeunes de cet âge comme une pratique enfantine, un marqueur du «monde des petits». Dans certains cas, ils mobilisent des catégories d âge, comme l entrée dans la préadolescence, pour exprimer leurs choix en disant «qu ils n en ont plus besoin» car ils sont devenus «grands». Un autre locuteur du même âge déclare à sujet qu il a eu «sa dose» lorsqu il était enfant. L emploi du terme de «dose» est particulièrement intéressant. L incorporation d une «dose» se réfère très certainement au «calcium» que les marques mettent largement en avant pour vendre les produits laitiers, mais renvoie aussi aux représentations des parents qui incitent leurs enfants à boire ce produit dans l idée de renforcer la 5

6 croissance. Mais la mise en avant de cette propriété nutritionnelle participe très certainement à une dynamique de rejet de ces laitages par les préadolescents qui l identifient à un autre l âge, celui qui est derrière eux. Il n y a pas que les produits assimilés à l enfance qui deviennent proscrits du registre alimentaire des jeunes de ces âges. Certains repas tels que la collation prise pendant la récréation de 10h connaissent le même sort. Pris durant les âges antérieurs, ce repas intermédiaire communément appelé le «goûter» par les enfants se trouve également classé parmi des usages de «petits» et par conséquent dévalorisé et ce malgré l insistance des parents et éducateurs qui la considèrent comme importante à cette heure de la journée. Lorsqu ils justifient leurs choix durant l interview, diverses raisons sont avancées par les jeunes. Certains déclarent «ne plus avoir faim à cette heure». D autres ont abandonné le goûter «parce que tout le monde arrêtait» et qu ils s y conformaient sans nécessairement y avoir pensé. Un garçon, Esteban (12 ans), raconte quant à lui avec une grande fierté que : «moi, le matin, je n ai pas faim. Quand je prends un petit-déjeuner et je peux tenir jusqu à midi!». Devant l ensemble du groupe de pair, le rejet de cette consommation est majoritaire et sans appel car ne plus prendre de «goûter» devient le symbole d un passage dans les âges qui prend sens dans cette forme de distinction liée au besoin : «ce sont les plus petits qui en prennent car ils ont faim à cette heure». De façon concomitante, en rejetant certains produits de leur registre culinaire à l âge de 9 ans les jeunes s en approprient d autres qui deviennent marqueurs de la préadolescence. Au niveau des consommations lactées, les verres ou les bols de laits sont abandonnés au profit des yaourts à boire. Parfumés de diverses saveurs (chocolat, vanille ou associations de fruits), la prise de ces yaourts liquides contenus en bouteille (50 cl. ou 1 l.) joue sur une transgression des usages convenus. Boire ces yaourts à la bouteille rompt avec le fait de «manger à la cuillère» les habituels pots consommés par les cadets. Les rituels de consommations suggérés par ce produit laitier le font ainsi basculer dans un l ordre du mangeable pour les préadolescents ; ordre qui se construit bien souvent sur une logique de défiance de normes prescrites par les adultes. Cette forme de défiance se trouve très présente avec les Jawbreakers, aussi appelés «boules de mammouth» par les jeunes. Ce bonbon acidulé, dur, d une forme sphérique d un diamètre d environ 10 cm contient en son centre un chewing-gum ou la «récompense» pour reprendre les termes employés. Récompense car ce produit se distingue des autres par son temps de consommation étant donné qu «il faut les lécher pendant deux jours, raconte Eva âgée de 10 ans, et après tu as mal à la langue!». Description bien évidemment exagérée, mais il n empêche que ce bonbon se retrouve d autant plus signifiant par rapports aux autres par sa démesure, sa disproportion, son «côté interminable». Incorporer ce produit devient alors synonyme de transgression. La «boule de mammouth» se situe en effet aux antipodes des confiseries mangées par les plus jeunes enfants. Elle ne renvoie pas à une miniature ludique 5 mais à une démesure sans forme amusante, sa saveur s éloigne des douceurs enfantines en raison de sa très forte acidité et, enfin, elle n est pas achetée ou pourvue par les adultes qui proscrivent d ailleurs sa consommation mais par les jeunes et bien souvent avec leur argent de poche. Cette construction en opposition du registre culinaire d autres générations donne autant de sens à leur consommation par les jeunes que les «antinourritures» décrites par Allison James (1982). En incorporant cette catégorie d aliments spécifiques reconnue et valorisée par ce groupe d âge, les jeunes incorporent une «culture matérielle» (Brougère, 2006) qui devient le support d indentification à un groupe d appartenance. Entrer dans le «territoire» de l adolescence 5. Comme c est le cas avec les bonbons consommés par les plus jeunes qui sont en forme de nounours, de crocodile ou bouteilles de cola pour ne prendre que ce exemples. 6

7 A partir de l âge de 13 ans voire de 14 ans, une autre ligne de démarcation apparaît entre deux âges. Les jeunes se déclarent en entretien «se sentir adolescent» ou tout du moins entrer dans un nouvel âge. Les indicateurs les plus souvent mis en avant par rapport à ce sentiment de passage sont bien souvent liés aux transformations corporelles mais aussi par rapport à de nouvelles libertés qui s offrent à eux dans leurs pratiques culturelles et sociales. Parmi celles-ci, l alimentation est là aussi un révélateur assez fort des nouvelles formes d autonomie et d expérimentation du quotidien auxquels ils ont accès. Nous retrouvons à ce titre, cette même propension qu avait le précédent groupe d âge à se différencier des plus jeunes par la dévalorisation des aliments ou des repas qui les caractériseraient. Les consommations transgressives pour les 9 12 ans n ont plus cette même coloration pour les adolescents. Les «boules de mammouth» ou d autres aliments appartenant à ce même registre deviennent signifiants d un autre âge : celui de la petite sœur, du petit frère ou tout simplement de soi «plus petit». Contrairement à la «culture matérielle» des plus jeunes qui s approprient essentiellement des objets alimentaires liés à l informel, c est-à-dire aux grignotages ou au snacking, ce sont plutôt des nourritures apparentées aux repas formels qui deviennent les supports d une identité nouvelle. Les pizzas, les pâtes en boîte vendues chaudes au coin de la rue ou encore les döner kebab, constituent ce répertoire alimentaire valorisé et valorisant pour les cultures adolescentes. Valorisé car il s inscrit dans une autonomisation de pratiques et valorisant car il devient le support d une consommation signifiante d affirmation de soi. Ces aliments ou ces plats sont d une part symboles d autonomie car ils sont achetés par les jeunes à un point de vente qu ils choisissent, prescrits par les amis et non plus par les parents lorsqu ils sont pris durant les temps libres. Ils représentent également pendant les jours d école, une émancipation de la «cantine scolaire» - pour reprendre la terminologie employés par nos locuteurs devenant majoritairement dépréciée. Ici encore, les discours sur les restaurants scolaires sont révélateurs d appartenance à des groupes d âge. En effet, alors que les plus jeunes trouvent dans ces lieux des formes de convivialités entre amis, les adolescents ont un discours très critique à son égard que ce soit en termes de contraintes éducatives (jugée trop forte), de temps (jugés trop longs) ou de qualité des repas (jugée trop faible). Manger en ville devient ainsi pour les jeunes une possibilité de «délocaliser» le lien nourricier du foyer ou des restaurants scolaires. Sa «relocalisation» au sein du groupe de pairs favorise l apparition de sociabilités nouvelles, qu ils expérimentent entre eux autour de l acte alimentaire. Nicolas (16 ans) dit à ce sujet que : «[Manger en ville] c'est bien plus cool comme ça. Déjà, on peut se fumer une clope quand on a envie, et en plus, ça nous arrive parfois -quand on est au bistrot- de se faire des parties de carte en mangeant. Ouais, on délire bien! On se fait des parties de cartes, on discute. C'est bien moins stressant qu'à la cantine!». D autre part, ces repas doivent être aussi envisagés comme les signes d affirmation de socialisations juvéniles qui s exposent bien souvent au regard des autres, qu il soit des plus jeunes ou des plus âgés, et se teintent parfois même de provocation. «S'asseoir dans une rue piétonne, écrit Jean- Pierre Corbeau, dans un centre commercial, pour grignoter et consommer des boissons pétillantes (alcoolisées ou non) constitue un moyen parfois provocateur pour des groupes d'adolescents, de marquer un territoire, de se l'approprier. Il en va de même dans le bus ou dans le métro, bref, des transports en commun qui ne s'inscrivent pas dans la logique d'un long voyage, comme c'est le cas du train et de l'avion, où manger et boire relèvent de la normalité» (Corbeau et Poulain, 2002 : 94). Manger entre amis, c est également la possibilité de réinventer des commensalités nouvelles. Durant la pause méridienne des temps scolaires, les jeunes qui prennent leurs repas «à l extérieur» recomposent les temporalités du repas et personnalisent leurs horaires (Lachance, 2011). En fonction des devoirs à rendre, des révisions de dernière minute ou de l heure de la reprise des cours, certains vont manger en marchant, d autres vont s asseoir par terre en tailleur ou sur un banc. En mangeant dans ces postures, sans être attablés, les adolescents acquièrent entre eux des manières de consommer singulières, propres 7

8 aux cultures adolescentes. «Partager ainsi de la nourriture sans se tâcher ou marcher en mangeant dans la rue avec le sac sur le dos développent des habilités corporelles communes à cette classe d âge. Même avec les mains, il faut manger correctement, alors la bouche se rapproche de la nourriture, à l inverse des codes de bienséance de la société adulte» (Diasio, Julien et Lacaze, 2008 : 71). Se libérer des normes adultes vues comme des contraintes, devient ainsi propice à l affirmation d une culture d appartenance. Mais cette culture ne s en trouve pas pour autant libre de tout contrôle de soi. D autres normes viennent s imposer et encapsulent nombre de techniques du corps dans les rituels de consommation qu il convient de suivre. Ne pas se salir en tenant le plat sur les genoux, avoir les bons gestes pour manger tel ou tel sandwich, ne pas manquer de dextérité pour consommer une boîte de pâte en déambulant dans la ville, sont autant de manières de manger qui répondent à des codes et des règles de bienséance fixés par le groupe de pairs. En d autres termes, la non-conformation alimentaire des jeunes par rapport aux valeurs adultes va de pair avec une conformité nouvelle qui s impose à celle ou celui qui entre dans la culture adolescente. Pour une anthropo-sociologie des frontières générationnelles Pour conclure, nous avons vu que des sociétés lointaines à celles qui nous sont plus proches, l alimentation permet d observer les tensions qui se jouent aux frontières entre des ethnies, entre des groupes sociaux ou entre des catégories d âge. Des «anthropo-logiques» semblables sont à l œuvre car il n y a pas ou peu de bornes pérennes qui ne soient jamais menacées de déplacement, de remaniement par ceux qui les avoisinent. L adolescence n est pas substantielle et la construction de cet âge n est pas si lointaine au regard de l histoire. Par l érosion de certaines barrières symboliques entre eux et les adultes, on retrouve cette même tendance qu ont d autres groupes d appartenance à se distinguer des autres. Que ce soit dans les pratiques de loisirs où certains parents cherchent à devenir les amis de leurs enfants en entrant dans leur univers culturel quotidien 6, ou encore, lorsque la jeunesse est dressée en modèle par certaines marques commerciales qui font de l adulte «un immigré dans la culture adolescente» (Le Breton, 2008 : 72), on comprend l enjeu de se démarquer pour les plus jeunes. Les marqueurs de différence sont souvent à rechercher dans le quotidien informel, dans des usages sociaux insignifiants d un point de vue extérieur, mais qui revêtent un sens certain pour les acteurs concernés. Une réflexion sur l adolescence doit s accompagner d un regard sur ce qui se joue aux frontières, aux extrémités générationnelles mais pas uniquement dans une logique ascendante, comme c est souvent le cas, c est-à-dire au travers du rapport avec les aînés. En effet, comme nous l avons remarqué, la construction d une catégorie d âge pour soi, passe aussi par le dessin d une frontière avec le monde des plus jeunes. Références Armelagos George, Fard Peter, Anthropologie des coutumes alimentaires, Paris, Denoël, Paris, 1985 (1 ère éd : 1980). Barthes Roland, Mythologies, Paris, Seuil, Sur le terrain que nous avons mené, nous avons remarqué que certains parents se rapprochaient de leurs enfants en s immisçant dans leur univers culturel (notamment à partir des pratiques de jeux vidéos) mais également leurs univers alimentaires à travers la consommation de produits ciblés «enfants» ou appropriés par les plus jeunes. 8

9 Brougere Gilles, «Le jouet, un objet pour la sociologie de l enfance?» in Sirota R. (dir.), Eléments pour une sociologie de l enfance, Rennes, PUR, 2006, pp Chiva Matty, «Comment la personne se construit en mangeant», Communications, n 31, 1979, pp Chiva Matty, Le doux et l amer, Paris, PUF, Corbeau Jean-Pierre et Poulain Jean-Pierre, Penser l alimentation, Entre imaginaire et rationalité, Toulouse, Privat, Diasio Nicoletta, Hubert Annie, Pardo Véronique (dir.), Alimentations adolescentes en France, Paris, Les Cahiers de l OCHA, n 14, Diasio Nicoletta et Pardo Véronique, «Déconstruire la culture adolescente, Ces mots et mets qui font la différence», in Diasio N., Hubert A., Pardo V. (dir.), Alimentations adolescentes en France, Paris, Les Cahiers de l OCHA n 14, 2009, pp Diasio Nicoletta, Julien Marie-Pierre et Lacaze Gaëlle, «Déjeuner en ville, Mobilités urbaines et techniques du corps adolescent», in Diasio N., Hubert A., Pardo V. (dir.), Alimentations adolescentes en France, Paris, Les Cahiers de l OCHA n 14, 2009, pp Douglas Mary, De la souillure, Essai sur les notions de pollution et de tabou, Paris, La Découverte, 2001 (1 ère éd : 1967). Elias Norbert, La civilisation des mœurs, Paris, Pocket, Fischler Claude, L homnivore, Paris, Odile Jacob, Harris Marvin, Good to Eat, Riddles of Food et Culture, New York, Simon & Schuster, James Allison, Confections, concoctions and conceptions, in Waites, B., Bennet, T., Martin, G., (Ed.), Popular Culture: Past and Present, London, Croom Helm, 1982, pp Jeffrey Denis, «Rite de passage», in Le Breton D. et Marcelli D. (dir.), Dictionnaire de l adolescence et de la jeunesse, Paris, PUF, 2010, pp Lachance Jocelyn, L adolescence hypermoderne, Le nouveau rapport au temps des jeunes, Québec, PUL, Le Breton David, Passions du risque, Paris, Métailié, 1996 (1 ère éd : 1991). Le Breton David, La saveur du monde, Paris, Métailié, Le Breton David, En Souffrance, Adolescence et entrée dans la vie, Paris, Métailié,

10 Le Breton David, «La passion des marques commerciales», in Le Breton D. (dir.), Cultures adolescentes, Entre turbulences et construction de soi, Paris, Autrement, 2008, 72, pp Levi-Strauss Claude, Le cru et le cuit, Paris, Plon, Poulain Jean-Pierre, Sociologies de l alimentation, Paris, PUF, Rivière Claude, Les rites profanes, Paris, PUF,

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