Peut-on prendre soin d un réseau? (1)

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Peut-on prendre soin d un réseau? (1)"

Transcription

1 Peut-on prendre soin d un réseau? (1) Alain VERNET, Psychologue Assistant de Pôle Diplômé de philosophie morale & droit médical Président du Réseau Emeraude58 (réseau de soins palliatifs de la Nièvre) Pôle Médico-Psychologique de l Enfant et de l Adolescent Centre hospitalier George Sand Bourges Remplaçant devant vous, d une manière presqu impromptue, le Docteur Hénin, Médecin- Chef du Pôle, je demande par avance votre indulgence pour l indigence toujours possible, voire même plus que probable, de mes propos, pour leur caractère inabouti, leur aspect partiel et parcellaire, et, de ce fait, nécessairement partial. La demande qui m a été transmise est celle d une intervention théorique, ce qui m installe dans une posture de sujet supposé savoir, possiblement émetteur d arguments d autorité même si vous saurez les interroger par vos questionnements et les critiquer par vos remarques -, pour laquelle je n ai pas, en tout cas pas plus que quiconque ici, de titre naturel, évident, incontesté, qui me permettrait de l occuper d aisance. D ailleurs toutes vos communications, toutes les expériences rapportées depuis ce matin, ces situations in vivo que vous nous livrez, avec leurs doutes, hésitations, questionnements, interrogations, tâtonnements, approximations, essais et erreurs (mais peut-on penser qu il existe une vérité en ces domaines? sinon peut-être un consensus et encore! -, qui ne peut être que contextuel, car il en est de bien des consensus comme l eau du fleuve dans lequel le philosophe Héraclite pourrait se baigner : ce n est jamais la même eau!; qui ne serait donc qu un plus grand commun dénominateur, pour un temps, plus ou moins limité!), constituent en soi une théorie de la pratique, articulée avec la clinique, inspirée d elle, émanant d elle, qui, ce faisant, démontre, hic et nunc, sa vivacité, sa fécondité, sa richesse, et donc sa nécessité, clinique du soin psychologique et psychiatrique qui considère encore l homme dans son unité, son intégralité, sa possibilité d intentionnalité, sa globalité, par conséquent, à la fois produit d une macro et d une micro-histoire (ses mythes ou romans familiaux), de ses déterminations inconscientes, de ses désirs, de ses défenses, son Etre, qui fait qu il soit étant, c est-à-dire pensée, conscience, effort vers une rationalité, mais aussi actions, valeurs, motivations et comportements, qui inscrivent une existence dans un contexte social et relationnel. A travers vos observations incarnées dans la matière des faits, pétries d humanité, - puisqu elles parlent des Etre des patients, à la fois leurs Etant et les hypothèses à propos de ce qui pourrait faire qu ils soient comme ils sont et ce qu ils sont -, inscrites dans la pâte des interactions transférentielles, la clinique, et donc le sujet, dans sa singularité, sa totalité, son épaisseur, s imposent, à la fois noumène et phénomène, dans une epoché, cette suspension du jugement évaluatif, cette mise entre parenthèses momentanée du regard catégorisant, comme une révélation, apocalypse (c est-à-dire une métaphore dévoilant les fins dernières) dont vous êtes en

2 quelque sorte les témoins, plus donc que spectateurs agissants, puisque possiblement martyrs (témoins en grec, c est-à-dire ceux pour qui la contemplation est mise en danger ; et peut-on être soignant sans mise en danger, implication de tout son être, ce dont on se défend, malgré tout, à travers des mécanismes de contre-transfert) -, surgissant telle une photographie à partir de son négatif, et ainsi demeurent vivants, car résistants, inaliénables malgré toutes les tentatives d altération, qu elles viennent de la psychose qui cherche à dissocier et dissoudre, qu elles viennent de la pression sociale qui pousse à la conformité, à la norme, à la norme, au conforme, permettant finalement que nos patients subsistent dans leur humanité, sujets et habitants de la cosmopolis, malgré les entreprises réductionnistes, séparatistes, atomisantes, distinguant, classant, évaluant, répartissant, dissociant, déstructurant, ramenant l homme à des qualificatifs, des attributs, des qualités, qui jamais ne le définissent pleinement, ne le résument complètement, ne le saisissent totalement, tant il est vrai que l humanité ne peut qu être une entité, un tout, insécable, général, universel, qu un «homme sans qualités» pour reprendre le titre d un roman de Robert Musil. Par conséquent n ayant pas, personnellement, plus que quiconque ici, à avoir la prétention de m installer dans la posture du théoricien, l aurais-je plus au titre du service d où je viens : l unité adolescent du pôle médico-psychologique de l enfant et de l adolescent du Centre hospitalier George Sand à Bourges, établissement intercommunal de santé mentale du Cher. Nous ne sommes pas un service universitaire, mais un service de secteur psychiatrique desservant le département du Cher, ce qu on appelait un intersecteur de psychiatrie infanto-juvénile. Nos outils, nos moyens, nos méthodes, n ont donc rien de particulièrement spécifiques, même si nous essayons de réfléchir aux indications proposées à partir de ce que nous avons conceptualisé comme «une stratégie du détour», c est-à-dire une réponse qui ne s inscrive pas directement, terme à terme, dans le symptôme, ne s y confronte pas, dans une sorte de bras de fer qui ne pourrait que le cristalliser, le rigidifier, mais qu elle respecte cette défense, dans une alliance qui ne soit pas pure empathie, fascination, mais qu elle cherche à l assouplir par la mise en jeu de l inattendu, de l imprévisible, de la surprise, dans l optique dans lâcher-prise, qui reconstruise avec et non contre. Ce service dispose, comme habituellement, de différents CMP, CATTP, hôpital de jour ; il dispose, ce qui est déjà plus rare, surtout en région Centre, d une unité d hospitalisation temps plein de 8 lits ce qui n a pas que des avantages, car ceci induit un risque de facilité, en freinant le recours à des alternatives à l hospitalisation, ainsi qu en témoigne une EPP réalisée sur la pertinence des admissions dans cette unité, qui démontre que 30% des admissions ne sont pas pertinentes, même si, parmi celles-ci, certaines peuvent être justifiées par suite de la carence des autres dispositifs -, mais aussi, depuis peu, d une équipe mobile en direction des adolescents, afin de tenir compte de la ruralité de notre département, de sa situation de relative précarité sociale, et pour contourner la non demande souvent fréquente des adolescents. Ce dispositif alternatif, qui se veut une réponse rapide mais non une réponse à l urgence (ce n est pas un SAPU Service d Aide Psychiatrique d Urgence-), est aussi une manière de traiter en amont celle-ci, afin d éviter des situations dépassées pour lesquelles il n est plus d autre recours qu une hospitalisation temps plein réalisée alors dans les plus mauvaises conditions, et se veut donc une réponse à cette non pertinence d 1/3 des admissions en unité d hospitalisation complète démontrée par notre EPP. Mais ce faisant, derrière ce qui peut se présenter comme un dispositif innovant, nous n inventons rien ; nous ne faisons que remettre au goût du jour ce qui s est pratiqué en psychiatrie sous le nom de «secteur psychiatrique», dispositif qui peu à peu s est vidé de sa substance, et n avait plus le soutien des pouvoirs publics. Avant

3 l heure, et sans le dire, le secteur : maillage de terrain, dispositif à l interaction des autres structures, ouvert vers la cité, inscrit dans la géographie, mettait en place une politique de réseau. Là encore on n invente rien, on ne fait que nommer différemment. Mais les mots, nous le savons, ne sont pas neutres, ils construisent, ou déconstruisent les choses, ils les inventent en quelques sortes. On devrait, dès lors, s interroger sur cette disparition du terme de secteur, et cette apparition de celui de réseau. Le secteur a un aspect actif, il découpe, tranche, cartographie, ce qui en fait un outil militant, ayant vocation à transformer, changer l ordonnancement des choses, alors que le réseau a un aspect passif, qu on emprunte, qui permet, qu on consomme, dont l objectif n est pas de produire un quelconque changement. Aussi la terminologie de réseau correspond bien mieux que celle de secteur à l idéologie libérale dominante, qui est consumériste. Ceci étant, la question posée : «peut-on prendre soin d un réseau?», aborde deux notions, celle du prendre soin, et celle du réseau. Qui dit réseau dit communication, circulation, connexion, interaction, mobilité ; somme toute décentration, position centrifuge, qui va vers l autre, considère son point de vue, se fait donc modeste, en acceptant une forme de mise en danger, de confrontation au pluriel ; plutôt que position centripète, qui ramène à soi, attitude égocentrée faites de certitudes et d affirmations. Le réseau c est considérer les situations de manière horizontale, le poids de chacun des interlocuteurs étant identique, parole partagée qui circule, plutôt que de manière verticale, pyramidale et hiérarchique, parole délivrée qu on écoute (pour l accepter ou la refuser). C est l alternative entre l avec et le pour et contre. La structure verticale (tayloriste et bureaucratique) définit a priori les situations rencontrée, dans une tentative pour les prévoir ainsi que les manières de les traiter, créant finalement un système de règles et de normes, tandis que la structure horizontale, qui résulte d un accord des volontés définit plutôt des obligations contractuelles. Le système pyramidal (celui d un certain management à la française), dont les services publics français étaient une sorte de parangon, relevait d un système régalien, qu on aurait pu considérer comme aristocratique (le savoir et la connaissance détenus par quelques-uns), alors que le système horizontal avait un caractère plus démocratique, reposant sur une fiction de l égalité de savoirs partagés, de l autonomie des volontés, du contrat librement formé par l accord des parties, plus proche sans doute de modèles du droit anglo-saxon. On pourrait penser qu une telle analyse formelle est très éloignée de notre propos. Pourtant si l on admet que ce changement de paradigme, passage d un modèle de fonctionnement aristocratique à un modèle de fonctionnement démocratique, qu on pourrait penser comme un progrès, - une amélioration de la qualité du service rendu (au client et non plus à l usager, ce qui indique bien qu on se trouve dans une logique contractuelle), pourrait-on dire selon la terminologie en usage actuellement -, on ne peut que s interroger sur ses soubassements : le désengagement de l Etat, même nommé mutualisation, et le recours à l initiative individuelle (associative ou commerciale) dans le domaine de la santé mentale. Prendre soin d un réseau n est-ce pas aussi essayer d aller au-delà des évidences, tenter d en comprendre tous les enjeux, pour retrouver un libre-arbitre, une véritable autonomie des volontés, éclairée cette fois? Ceci étant la notion de réseau, (sous cet aspect d échange, d articulation, de contrat) n est pas nouvelle dans le domaine de la santé. S il est aujourd hui des réseaux précarité, des réseaux

4 périnatalité, et compte non tenu de ce que fut le «secteur psychiatrique», il semble qu ils firent leur apparition dans le domaine des soins palliatifs, qui en ont souvent été les promoteurs et les précurseurs. Que s agissait-il alors de mettre en place? Il s agissait d articuler autour de situations complexes les différents acteurs de terrain et le patient et sa famille, pour les faire se connaître, parler, échanger. Il s agissait de faire circuler la parole à propos d une situation. J emploie à dessein la formule à propos plutôt que la préposition sur ; car le sur pèse, il indique une puissance, et toujours un risque de toute-puissance, une toujours possible prise de pouvoir, sachant que tout pouvoir suscite des prises de pouvoir, qui font de la parole un enjeu, de la rétention ou de la monopolisation de celle-ci une arme, empêchant de ce fait sa circulation. La préposition sur indique par conséquent une position dominante, à coup sûr par rapport au patient. Cette préposition sur peut donc avoir un caractère totalitaire. Cet aspect totalitaire accompagne souvent une idéologie de la transparence (un sur qui englobe l intégralité de la perspective, du champ de vision, à force de se situer par-dessus), avec l idée que le réseau va donner un caractère exhaustif à l information, et que chacun saura tout de tout, et sur tout. Le risque n est-il pas qu alors chacun devienne interchangeable? L inter-dit, justement, dit nettement qu il s agit d une voie privée, d un chemin réservé, et qu il faut cette part d intimité, de réserve, de retenue, disons le mot, de pudeur, pour que circule une parole qui soit signifiante, et qui distingue l essentiel de l accessoire. Après tout, les réseaux ont tous des déperditions, qu ils soient d eau, d électricité, ou des bouchons, des engorgements, qu ils soient routiers ou d évacuation. Il n y a pas avec le sur rencontre, échange, mais accaparement. A l inverse l à propos additionne une multiplicité de rencontres, les juxtapose, passe de l une à l autre, sans en détenir aucune. Il cohabite, coexiste, s approche, quand le sur domine. Il s agit donc d une posture plus modeste, faite d humilité du soignant, qui sans s effacer se périphérise, pour redonner au patient une place centrale, une forme d initiative, une capacité d action : être celui par qui et grâce auquel les rencontres se produisent et les paroles s énoncent. Il devient pivot autour duquel s organisent, s articulent, s agrègent les intervenants. Il est celui d où tout provient, qui distribue les positions des uns et des autres autour de lui ; qui de patient peut devenir impatient, détenteur du rythme de l agrégat et du précipité qui s opèrent autour de lui, de façon à retrouver une manière de s appartenir, cesser d être la propriété de tels ou tels professionnels, pour redevenir l initiateur de sa propre histoire. Qui dit initiation dit bien que c est le patient qui guide le soignant, et non le discours soignant qui cause, construit, invente le patient ; cause est ici à entendre dans les deux sens, le sens littéral : qui c est y qui cause?, qui parle, au sens de discours ; au sens aristotélicien : l homme est puissance d être, qui peut et doit donc être causé, c est-à-dire révélé à lui-même, initialisé, à partir d un moment zéro, qui délimite un avant et un après ; au sens donc de parcours, et comme dirait Ricoeur de «Parcours de la reconnaissance» ; ce qui apparaît exemplairement dans le conte de «la belle et la bête» ; c est le regard de la belle sur la bête, l amour qu elle lui porte, qui fait de la bête un homme, ce que Bachelard exprime par «le Moi s éveille par la grâce du Toi». Cette multiplicité des regards autorise que le patient à n être pour chaque soignant qu une apparition-disparaissante (pour utiliser ici un concept de Vladimir Jankélévitch), pas tout à fait le même, pas tout à fait un autre, une juxtaposition de vérités fragmentaires, qui n en sont pas moins vérité de chaque rencontre, dont jamais aucune synthèse ne parviendrait à rendre compte, sauf à créer une fiction, peut-être opérante, mais qui ne sera qu une illusion d apparence rationnelle, saisissant au mieux, une situation qui sera figée, «un Etre déjà là», mais qui ne sera déjà plus là. Le réseau ne peut donc être qu un contenant, celui par qui se révèle

5 l individu, qu on accueille, qu on supporte, qu on étaye, qui permet qu il soit, et qu il soit pour autrui, sans être un contenu, qui ne serait alors que cette information réifiée, figée, cristallisée, telle qu on l inscrit dans les synthèses, reflet, image, transcription, peut être de la vie, mais qui n en est pas une, qui n en est plus une, qui parle d un autre, mais nullement de cet être de chair dont je contemple le visage, lequel, selon Lévinas, m installe d emblée dans une position éthique, c est à dire qu à travers lui, j accède à l humanité de tout un chacun. Finalement le travail en réseau, qui réinstalle le patient au centre des décisions qui le concerne (c est à dire littéralement qu il prend avec d autres), le place en position d acteur, moteur, effecteur, de son histoire, c est à dire comme doué d une liberté, celle de l imprévu, de l inattendu, de la surprise, du pas de côté, celle de n être pas parfaitement là où l on aurait voulu qu il soit, ou l on aurait voulu le mettre, à la place qu on aurait voulu lui assigner, ce qu aucune procédure ne saurait à tout coup prévoir, et qui est le propre de l homme, une possibilité d entrevoir l indépendance, l autonomie, de n être pas complètement déterminé, de conserver, au moins à titre d hypothèse, «un je ne sais quoi» qui met en verve et met en vie, cet eudemonium (lot de vie) dont Aristote nous dit qu il s agit de l aspiration fondamentale inscrite au cœur de tout homme, et qui fonde sa vertu, sa possibilité d agir d une manière vertueuse, comme un Etre moral, qui le fait différend de la bête, et par conséquent capable de sentiments, de tristesse, de colère, d indignation. Pour ce «peu, cet impondérable, qui fait qu on croit à l incroyable» comme le chante un poème d Aragon, on pourrait convenir qu il ne serait pas complètement inutile de prendre tous moyens pour que les réseaux existent ; et même qu ils dysfonctionnent un peu, qu ils restent imparfaits, toujours insatisfaisants ; ce qui rend nécessaire alors qu on s intéresse à leur fonctionnement, leur nécessité, leur finalité ; ce qui peut être une autre façon, ou une manière, de prendre soin d eux. Le «prendre soin» est à la mode. C est le care anglais, soin passif, -ou de confort, ou nursingpar opposition au cure, soin actif. Ceci va devenir en français la bientraitance, et même «l humanitude». il est d autant plus à la mode que Martine AUBRY l avait un temps utilisé pour définir ce qui aurait pu inspirer une politique socialiste, en quelque sorte «un laisser-care» socialiste par opposition à un «laisser-faire» libéral. C est-à-dire non plus un désir radical de transformation de la société dans ses structures économiques, sociales, mentales, mais un souci, une sollicitude, d adapter les plus fragiles à celle-ci, finalement le remplacement d une logique révolutionnaire par une logique orthopédique. Il est toujours intéressant de voir d où proviennent les concepts? Il provient des mouvements féministes qui en font l essence de la femme, et il sera théorisé par la psychologue Carol Gilligan, dans son livre «In a different voice», pour qui c est là une spécificité féminine, radicalement inaccessible aux hommes (en tant que mâles), et une de leur caractéristique, cruciale pour le développement de la personne, qui permet, notamment à l enfant, de se construire harmonieusement (on pourrait dire dans un attachement sécure), que les sociétés de domination masculine ont chercher à étouffer (au profit de modèles agonistes, mettant le conflit, la guerre, la compétition, comme moteur du développement humain), mais qui pourrait permettre de fonder d autres rapports sociaux. C est la reprise de la distinction opérée par les philosophes des sentiments moraux, en particulier Adam Smith, pour qui l homme était poussé par deux forces : d une part des

6 instincts égoïstes poussant à la jouissance individuelle et au développement de l esprit de conquête, d autre part des instincts altruistes dotant l individu d un sens moral inné, et permettant à celui-ci de vivre en société, instincts altruistes auxquels il semble que Jean-Jacques Rousseau ne croyait pas trop, puisqu un contrat social passé entre les hommes, certes librement consenti, était indispensable au développement de tels sentiments, sauf à retomber sous la tyrannie, le despotisme, le désir de puissance et l esprit de conquête de quelques uns. A l homme l esprit de conquête, ce que Nietzsche pourrait appeler la volonté de puissance (encore qu il en fasse d abord un élan vital général et universel), à la femme l instinct altruiste ; les uns et les autres se distinguant par des qualités spécifiques, particulières, des qualités différentielles, qu on a ou pas, ce qui, poussé à l extrême, peut justifier tous les relativismes, tous les communautarismes, toutes les exceptions, et finalement toutes les exclusions et toutes les ségrégations. C est là une justification rationnelle des inégalités, qui, certes partant d un constat de terrain, en fait un système, des normes, un idéal, qui corrode tout esprit de changement. C est aussi, dès l instant où l on va établir des qualités différentielles entre les hommes, et les définir d abord par ces qualités (leur particularismes, qu ils soient sexuels, culturels, etc), accepter le risque qu il y ait une échelle, une gradation, entre ces qualités, et donc qu elles fassent l objet d un commerce ; c est donc le risque toujours possible de définir des sous-hommes et des sur-hommes, de considérer comme essentielles (comme définissant l humanité) ces qualités, de vouloir les distinguer, les rendre visibles, d en faire des attributs (qu ils soient décorations, insignes de grades, étoile jaune). C est une atteinte à l universalisme des lumières, à l universalisme kantien, qui considérait que l homme était en soi, indépendamment de tout contexte, car porteur de la loi morale, cette disposition d intentionnalité, fut-elle mauvaise, perverse, le différenciant radicalement de l animal, quelles que soient la misère de ses conduites et la misère de ses conditions, quels que soient les lieux où il pouvait vivre. C est une remise en cause du principe d autonomie, au profit d hétéronomies diverses (religieuses ou autres), mais qui, somme toute, hypothèque la responsabilité de tout un chacun dans les actes qu il pose. C est risquer de ne plus reconnaître dans le visage indifférencié de l autre, l homme lui-même, porteur de plus que lui-même, de toute l histoire de l humanité, mais aussi de son destin, de son avenir, et risquer aussi de m y perdre, en ne m y reconnaissant plus, pour revenir à un chaos, à un magma indifférencié. C est risquer à trop vouloir ne considérer que les qualités comme définition de l autre, de n être plus ni lui, ni moi, et, dès lors, de rendre impossible cette rencontre, et cette reconnaissance, plus petit commun dénominateur, sans lequel il n est pas de relation soignante. Alors, peut-on prendre soin du réseau? Faut-il même prendre soin du réseau? ou faut-il faire en sorte qu il reste un lieu d insatisfaction perpétuelle, qui fasse échanger, qui mette en mouvement l un vers l autre, qui fasse qu il reste des moments d irritation de l un envers l autre, ce prurit de la vie, qui, parce qu il est, témoigne que tout n est jamais fini, que jamais le grain ne meurt, qu à la nuit succédera toujours la «promesse de l aube», et que, malgré les difficultés, des procédures qui contraignent, des protocoles qui enferment, de la psychopathologie qui dévitalise, l éminente dignité du soignant est de mettre en pratique, quoiqu il arrive, cette dernière phrase écrite par Vladimir Jankélévitch à la fin du premier tome du «le je ne sais quoi et le presque rien» : «ne manquez pas votre matinée de printemps!». (1) Intervention au Colloque organisé par le Centre Oreste de Tours et le centre hospitalier de Chinon le 19 octobre 2012, sur le thème : «Partenariat et alliance thérapeutique : dé-liaison dangereuse ou des liaisons heureuses?».

7

5 postures pour mobiliser le don

5 postures pour mobiliser le don Confiance Sollicitude Réciprocité d engagement Tirer partie de son Relance expérience relationnelle constructive 5 postures pour mobiliser le don Attention à soi Alliance : Lier sans défier Donner Recevoir

Plus en détail

«POUR NOUS IL L A FAIT PÉCHÉ» Sur II Corinthiens V, 20 - VI, 2

«POUR NOUS IL L A FAIT PÉCHÉ» Sur II Corinthiens V, 20 - VI, 2 «POUR NOUS IL L A FAIT PÉCHÉ» Sur II Corinthiens V, 20 - VI, 2 (V, 20) C est pour Christ que nous sommes en ambassade, puisque c est Dieu qui appelle par nous. Nous vous (le) demandons pour Christ, réconciliez-vous

Plus en détail

La dynamique du pouvoir ou Comment influencer les autres acteurs pour atteindre ses objectifs politiques? Pierre Lainey HEC Montréal

La dynamique du pouvoir ou Comment influencer les autres acteurs pour atteindre ses objectifs politiques? Pierre Lainey HEC Montréal La dynamique du pouvoir ou Comment influencer les autres acteurs pour atteindre ses objectifs politiques? Pierre Lainey HEC Montréal OBJECTIFS Au terme de la conférence : vous serez en mesure d influencer

Plus en détail

Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins?

Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins? Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins? Laurent QUENEC HDU Descriptif : Le métier de cadre de santé est en constante évolution : le cadre est aujourd

Plus en détail

Une association à un seul membre? Est-on vraiment sérieux?

Une association à un seul membre? Est-on vraiment sérieux? Une association à un seul membre? Est-on vraiment sérieux? Synthèse L identité d un régime juridique découle des caractéristiques du sujet qu il couvre et non du seul fait que l entité ait la personnalité

Plus en détail

Cours de Leadership G.Zara «LEADERSHIP»

Cours de Leadership G.Zara «LEADERSHIP» «LEADERSHIP» Est-il possible de DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES DE LEADERSHIP? PROGRAMME DU COURS 1. Introduction 2. Les fondamentaux du Leadership 3. Valeurs, attitudes et comportements 4. Les 10 devoirs du

Plus en détail

NOTRE Code d éthique. S engager dans le respect de tous

NOTRE Code d éthique. S engager dans le respect de tous NOTRE Code d éthique S engager dans le respect de tous Notre Code d éthique S engager dans le respect de tous Le présent code d éthique a été adopté par le conseil d administration du Centre de santé et

Plus en détail

Le droit constitutionnel réinterprété

Le droit constitutionnel réinterprété Le droit constitutionnel réinterprété Jérémy MERCIER Selon le philosophe du droit Riccardo Guastini, le droit n est pas un ensemble hiérarchisé de normes mais un langage, utilisé ou manipulé par de nombreux

Plus en détail

Dans le cadre du décret Education Permanente. La Plate-forme francophone du Volontariat présente : ANALYSE. (11 074 signes espaces compris)

Dans le cadre du décret Education Permanente. La Plate-forme francophone du Volontariat présente : ANALYSE. (11 074 signes espaces compris) 1 Dans le cadre du décret Education Permanente La Plate-forme francophone du Volontariat présente : ANALYSE (11 074 signes espaces compris) Le volontariat et ses limites dans le secteur social et des soins

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 J ai le goût de partager avec vous mes expériences de vie qui en 2003 ont créé un précédent incontestable lors de la parution de mon livre : Changez votre

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

LE GRAND LIVRE DU COACHING

LE GRAND LIVRE DU COACHING Sous la direction de Frank Bournois, Thierry Chavel et Alain Filleron LE GRAND LIVRE DU COACHING Préface de Raymond Domenech, 2008 ISBN : 978-2-212-54052-9 Faire école sans être une École Au terme de cet

Plus en détail

Sauvegarde de justice - Curatelle - Tutelle Loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection des Majeurs

Sauvegarde de justice - Curatelle - Tutelle Loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection des Majeurs Sauvegarde de justice - Curatelle - Tutelle Loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection des Majeurs Sauvegarde de justice : Pour qui : o patient majeur ayant besoin d une représentation temporaire

Plus en détail

Un contrat de respect mutuel au collège

Un contrat de respect mutuel au collège Apprentissage du respect - Fiche outil 01 Un contrat de respect mutuel au collège Objectifs : Décrire une action coopérative amenant élèves et adultes à s interroger sur leurs propres comportements en

Plus en détail

CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT

CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT Sommaire Comment se fait la recherche sur un nouveau médicament? (page 1) A quoi sert la recherche sur un nouveau médicament? (page

Plus en détail

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance FONDATION NATIONALE DE GERONTOLOGIE Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance La vieillesse est une étape de l existence pendant laquelle chacun poursuit

Plus en détail

Nous avons besoin de passeurs

Nous avons besoin de passeurs 1 Nous avons besoin de passeurs «Lier pratiques culturelles et artistiques, formation tout au long de la vie et citoyenneté» François Vercoutère Du point de vue où je parle, militant d éducation populaire

Plus en détail

La performance d un hôpital gériatrique de 320 lits et places : l organiser, la mesurer, l améliorer

La performance d un hôpital gériatrique de 320 lits et places : l organiser, la mesurer, l améliorer La performance d un hôpital gériatrique de 320 lits et places : l organiser, la mesurer, l améliorer Evelyne Gaussens Directrice générale de l HPGM (91) 24/05/2013 Présentation de l Hôpital gériatrique

Plus en détail

Dix valeurs pour les soins infirmiers

Dix valeurs pour les soins infirmiers Dix valeurs pour les soins infirmiers La valeur n attendant pas le nombre des années, deux étudiantes en soins infirmiers se sont interrogées sur les valeurs dont l infirmière a besoin pour mieux adapter

Plus en détail

LE COACHING. Texte communiqué par. Norbert CASAS. MONTPELLIER Mars 2005

LE COACHING. Texte communiqué par. Norbert CASAS. MONTPELLIER Mars 2005 LE COACHING Texte communiqué par Norbert CASAS MONTPELLIER Mars 2005 Le terme de «coaching» recouvre aujourd hui une réalité disparate car il et utilisé dans de nombreux domaines aussi divers que la gestion

Plus en détail

Richard Abibon. «Le sujet reçoit de l Autre son propre message sous une forme inversée»

Richard Abibon. «Le sujet reçoit de l Autre son propre message sous une forme inversée» Richard Abibon «Le sujet reçoit de l Autre son propre message sous une forme inversée» Cette formule, on la trouve presque telle quelle dans l «Ouverture de ce recueil» qui introduit les «Ecrits» de Lacan.

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

La satisfaction de fin d analyse : une rencontre particulière avec le réel*

La satisfaction de fin d analyse : une rencontre particulière avec le réel* Lola López La satisfaction de fin d analyse : une rencontre particulière avec le réel* Dans la «Préface à l édition anglaise du Séminaire XI», Lacan convoque la satisfaction comme ce qui «marque» la conclusion

Plus en détail

Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à

Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à la sagesse qu il lui faut, avant tout, adapter ses

Plus en détail

Que peut nous apporter une réflexion sur nos désirs?

Que peut nous apporter une réflexion sur nos désirs? Que peut nous apporter une réflexion sur nos désirs? Problématique : La difficulté lorsque vous vous trouvez face à un tel sujet est de confondre le thème avec le problème du sujet. Ici le thème était

Plus en détail

France métropolitaine, juin 2008 SUJET 7. Série ES, France métropolitaine, juin 2008

France métropolitaine, juin 2008 SUJET 7. Série ES, France métropolitaine, juin 2008 France métropolitaine, juin 2008 SUJET 7 7 SUJET Dissertation Série ES, France métropolitaine, juin 2008 Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même? LE SUJET COUP de POUCE ANALYSE

Plus en détail

COMMENT PARLER DES LIVRES QUE L ON N A PAS LUS?

COMMENT PARLER DES LIVRES QUE L ON N A PAS LUS? Né dans un milieu où on lisait peu, ne goûtant guère cette activité et n ayant de toute manière pas le temps de m y consacrer, je me suis fréquemment retrouvé, suite à ces concours de circonstances dont

Plus en détail

A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1

A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1 A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1 JULIA LEGRAND, Psychologue- Psychothérapeute L hypnose est un terme qui entraine un grand nombre d idées reçues, d inquiétudes et de méfiance. On donne parfois à l hypno-thérapeute

Plus en détail

Management Interculturel

Management Interculturel Management Interculturel La mondialisation et l ouverture des marchés ont permis l interconnexion des mondes. Ces phénomènes ont en même temps accéléré la mutation des modes de pensée et de consommation.

Plus en détail

PEUT- ON SE PASSER DE LA NOTION DE FINALITÉ?

PEUT- ON SE PASSER DE LA NOTION DE FINALITÉ? PEUT- ON SE PASSER DE LA NOTION DE FINALITÉ? à propos de : D Aristote à Darwin et retour. Essai sur quelques constantes de la biophilosophie. par Étienne GILSON Vrin (Essais d art et de philosophie), 1971.

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

Mon boss ne délègue pas

Mon boss ne délègue pas Situation 3 Mon boss ne délègue pas L importance d une rhétorique soignée Les situations de pur rapport de force Autonomie et contrôle La délégation Explication/justification La situation Pierre, notre

Plus en détail

1 De la logique de l entreprise au projet managérial

1 De la logique de l entreprise au projet managérial De la logique de l entreprise au projet managérial Caisse à outils du manager en quête de performances managériales!. Rappel de ce qu est la logique de l entreprise Une entreprise se définit comme la somme

Plus en détail

BusinessHIGHLIGHT L EXPÉRIENCE CLIENT : Inspirer. n 1022011 .../... UN LEVIER SIMPLE POUR SE DIFFÉRENCIER SOMMAIRE L APPARITION DE L EXPÉRIENCE CLIENT

BusinessHIGHLIGHT L EXPÉRIENCE CLIENT : Inspirer. n 1022011 .../... UN LEVIER SIMPLE POUR SE DIFFÉRENCIER SOMMAIRE L APPARITION DE L EXPÉRIENCE CLIENT BusinessHIGHLIGHT Inspirer L EXPÉRIENCE CLIENT : UN LEVIER SIMPLE POUR SE DIFFÉRENCIER L APPARITION DE L EXPÉRIENCE CLIENT SOMMAIRE L apparition de l expérience client Notre définition de l expérience

Plus en détail

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Estime de soi MOI Affirmation de soi AUTRES Confiance en soi ACTION Contexte Règles fondamentales de la communication 1) On ne peut pas décider, par

Plus en détail

Camus l a joliment formulé : le seul. introduction

Camus l a joliment formulé : le seul. introduction introduction Camus l a joliment formulé : le seul choix qui s offre à nous, aujourd hui, est d être soit un pessimiste qui rit, soit un optimiste qui pleure. L optimiste croit que tout va bien. Dans La

Plus en détail

25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE

25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE 25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE Fidèle aux exigences de Liberté, d Égalité et de Fraternité qui le fondent, le Grand Orient de France a pour principe essentiel la liberté absolue

Plus en détail

Méthode universitaire du commentaire de texte

Méthode universitaire du commentaire de texte Méthode universitaire du commentaire de texte Baptiste Mélès Novembre 2014 L objectif du commentaire de texte est de décrire la structure argumentative et de mettre au jour les concepts qui permettent

Plus en détail

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu-

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu- Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu- Accompagnement de fin de vie: un travail d équipe Fin de vie en EHPAD Quel que soit le lieu de la «toute fin de vie» et du décès des résidents d Ehpad, l accompagnement

Plus en détail

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL 1 REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L assistant de service social exerce de façon qualifiée, dans le cadre d un mandat

Plus en détail

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT Que vous soyez parent, enseignant, formateur, pédagogue, coach, manager Que votre activité professionnelle ou simplement la quête de vous-même vous

Plus en détail

Charte de la laïcité à l École Charte commentée

Charte de la laïcité à l École Charte commentée Charte de la laïcité à l École Charte commentée Ce document propose un commentaire de la phrase de préambule et de chacun des articles de la Charte de la laïcité à l École. Il explicite le sens des principales

Plus en détail

Quand la peur nous prend, qu est-ce qu elle nous prend? Vivre la crainte, l inquiétude, la panique, l affolement ou la terreur; la peur est

Quand la peur nous prend, qu est-ce qu elle nous prend? Vivre la crainte, l inquiétude, la panique, l affolement ou la terreur; la peur est Quand la peur nous prend, qu est-ce qu elle nous prend? Vivre la crainte, l inquiétude, la panique, l affolement ou la terreur; la peur est une émotion à la fois si commune et si unique que la langue française

Plus en détail

Choisir et décider ensemble

Choisir et décider ensemble Choisir et décider ensemble Catherine Ollivet Présidente de l'association France Alzheimer 93, coordinatrice du groupe de réflexion et de recherche "éthique et vieillesse", Espace éthique/ap-hp, membre

Plus en détail

Code d éthique Version révisée février 2011

Code d éthique Version révisée février 2011 Code d éthique Version révisée février 2011 Table des matières Introduction...3 1. Devoirs et obligations...4 1.1. Déclarations de la personne accompagnatrice... 4 1.2. Dispositions générales de la personne

Plus en détail

l'essence de chaque chose se trouve dans la chose même. matière forme

l'essence de chaque chose se trouve dans la chose même. matière forme que des ombres projetées contre la paroi. C'est le monde de l'existence, sensible, et comme les hommes ne peuvent pas voir autre chose, ils sont dans l'ignorance et pensent que c'est le monde réel. L'un

Plus en détail

Que fait l Église pour le monde?

Que fait l Église pour le monde? Leçon 7 Que fait l Église pour le monde? Dans notre dernière leçon, nous avons vu que les croyants ont des responsabilités vis-à-vis des autres croyants. Tous font partie de la famille de Dieu. Les chrétiens

Plus en détail

Guide Confiance en soi

Guide Confiance en soi Guide Confiance en soi Phase Être en relation avec soi Guide.Confiance-juillet 2014.doc 27-07-14 Ce document, créé par ÉCOUTE TON CORPS, est destiné pour votre usage personnel seulement. Seuls nos diplômés

Plus en détail

LES INDICATEURS CLÉ DE PERFORMANCE : DÉFINIR ET AGIR

LES INDICATEURS CLÉ DE PERFORMANCE : DÉFINIR ET AGIR Online Intelligence Solutions LES INDICATEURS CLÉ DE PERFORMANCE : DÉFINIR ET AGIR Comment intégrer les KPI à sa stratégie d entreprise? Par Jacques Warren WHITE PAPER WHITE PAPER A PROPOS DE JACQUES WARREN

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

Transcription médicale: comment faire le bon choix

Transcription médicale: comment faire le bon choix Transcription médicale: comment faire le bon choix La réduction des coûts et l optimisation des investissements sont des préoccupations majeures pour tout entrepreneur qui se respecte. À travers ce document,

Plus en détail

Société canadienne de psychologie

Société canadienne de psychologie Société canadienne de psychologie LIGNES DIRECTRICES CONCERNANT LA PRATIQUE NON DISCRIMINATOIRE Sharon Crozier, Ph.D., Susan Harris, B. Sc. O.T. Carolyn Larse, Ph.D., Jean Pettifor, Ph.D. Lynn Sloane,

Plus en détail

eduscol Ressources pour la voie professionnelle Français Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel

eduscol Ressources pour la voie professionnelle Français Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel eduscol Ressources pour la voie professionnelle Ressources pour les classes préparatoires au baccalauréat professionnel Français Présentation des programmes 2009 du baccalauréat professionnel Ces documents

Plus en détail

La Relation Président-Directeur

La Relation Président-Directeur Journée des Présidents Mercredi 8 Novembre 2000 Assemblée Nationale La Relation Président-Directeur Quelle répartition des compétences au sein des associations? Jean-François PEPIN Consultant en Management

Plus en détail

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée»

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» «SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» intéresser, l entendre, et transformer en soins de vie ce qu elle veut nous dire qu elle soit atteinte

Plus en détail

Trait et ligne. La ligne avance, Elle indique une direction, Elle déroule une histoire, Le haut ou le bas, la gauche et la droite Une évolution.

Trait et ligne. La ligne avance, Elle indique une direction, Elle déroule une histoire, Le haut ou le bas, la gauche et la droite Une évolution. Trait et ligne I La ligne me fascine. Le trait qui relie ou qui sépare Qui déchire le néant et marque une trace Qui me fait entrer dans l univers des signes. La ligne avance, Elle indique une direction,

Plus en détail

Écouter pour ne pas s écouter parler

Écouter pour ne pas s écouter parler À PROPOS DU CONSEIL 01 Écouter pour ne pas s écouter parler Imaginez-vous entrer chez un caviste pour acheter du champagne, et qu au lieu de vous demander ce que vous voulez, le sommelier vous vante les

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

des valeurs 2006 PRINCIPES VALEURS FONDEMENTS

des valeurs 2006 PRINCIPES VALEURS FONDEMENTS L arbre des valeurs 2006 le fondement philosophique de l éthique /// les valeurs clés de notre éthique /// les principes issus des valeurs clés PRINCIPES VALEURS FONDEMENTS L ARBRE des valeurs Au cœur

Plus en détail

LE CADRE COMMUN DE REFERENCE LA CONVERGENCE DES DROITS 3 e forum franco-allemand

LE CADRE COMMUN DE REFERENCE LA CONVERGENCE DES DROITS 3 e forum franco-allemand LE CADRE COMMUN DE REFERENCE LA CONVERGENCE DES DROITS 3 e forum franco-allemand Guillaume Wicker Professeur à l Université Montesquieu - Bordeaux IV 1 Je commencerais par cette interrogation : est-il

Plus en détail

Droits des malades en fin de vie. Connaître la loi Leonetti et l appliquer

Droits des malades en fin de vie. Connaître la loi Leonetti et l appliquer Droits des malades en fin de vie Connaître la loi Leonetti et l appliquer Lorsque la médecine trouve ses limites et que la personne, avec ses proches, se situe dans la perspective d une échéance annoncée,

Plus en détail

Comment atteindre ses objectifs de façon certaine

Comment atteindre ses objectifs de façon certaine Ressources & Actualisation Le partenaire de votre bien-être et de votre accomplissement Comment atteindre ses objectifs de façon certaine À l attention du lecteur, Ce présent document est protégé par la

Plus en détail

Formation à la systémique pour consultants et personnels RH

Formation à la systémique pour consultants et personnels RH J.A. Malarewicz Conseil Conseil, Formation, Supervision, Coaching S.A.S. au capital de 8OOO TVA : FR 36478450471 SIRET : 478 450471 00014 N formateur 11921445592 Région IdF 11 rue du Professeur Leroux

Plus en détail

Peut-on faire confiance à une personne démente? olivier.drunat@brt.aphp.fr

Peut-on faire confiance à une personne démente? olivier.drunat@brt.aphp.fr Peut-on faire confiance à une personne démente? olivier.drunat@brt.aphp.fr Actualités en Médecine Gériatrique, Paris 17 juin 2015 Conflit d intérêt Remerciements au Dr O. Faraldi Une réponse triviale?

Plus en détail

Nature et formes du don : résumé

Nature et formes du don : résumé Nature et formes du don : résumé Par Gildas RICHARD La réflexion méthodique sur la notion de don a été, jusqu à présent, l apanage presque exclusif de deux grands types de discours : D une part, le discours

Plus en détail

L écoute active est une attitude destinée à augmenter la qualité de l écoute. Elle permet à l interlocuteur de se sentir entendu et compris.

L écoute active est une attitude destinée à augmenter la qualité de l écoute. Elle permet à l interlocuteur de se sentir entendu et compris. L ECOUTE ACTIVE DEFINITION L écoute active est une attitude destinée à augmenter la qualité de l écoute. Elle permet à l interlocuteur de se sentir entendu et compris. Ecouter c est donner à l autre de

Plus en détail

Code d éthique de l ATTrueQ

Code d éthique de l ATTrueQ Code d éthique de l ATTrueQ Version 2009 Table des matières Introduction..3 1. Devoirs et obligations..4 1.1 Déclarations du travailleur de rue...4 1.2 Dispositions générales du travailleur de rue...6

Plus en détail

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire?

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Entretien avec Philippe Meirieu réalisé pour l ARALD - Quel est votre sentiment sur la présence des écrivains dans les classes? Il me semble que ce n est pas

Plus en détail

Evidence Based Medicine Aide ou négation du jugement clinique?

Evidence Based Medicine Aide ou négation du jugement clinique? Evidence Based Medicine Aide ou négation du jugement clinique? Elie Azria Maternité, Hôpital Paris Saint Joseph Faculté de médecine, Université Paris 5 Descartes DHU Risque et Grossesse - INSERM U1153

Plus en détail

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent 1 Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent Mini livre gratuit Sherpa Consult Bruxelles, Mai 2012 Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction

Plus en détail

Y A-T-IL COUPLE? Introduction. Pour qu il y ait couple, il faut du temps

Y A-T-IL COUPLE? Introduction. Pour qu il y ait couple, il faut du temps Introduction Y A-T-IL COUPLE? Au fil des siècles et au fil des années, la société se transforme et avec elle, la valeur accordée à la réussite sociale, à la famille mais surtout à l amour. Dans le monde

Plus en détail

Pour toutes les fois où nous étions trop occupés pour nous soucier des autres,

Pour toutes les fois où nous étions trop occupés pour nous soucier des autres, Prières de confession et assurance du pardon Pour toutes les fois où nous étions trop occupés pour nous soucier des autres, Pour toutes les fois où nous étions trop fatigués pour nous préoccuper de nos

Plus en détail

DÉFINITION DES TERMES Pour une compréhension commune, voici quelques définitions. Usager Toute personne qui reçoit des soins ou des services du CSSS

DÉFINITION DES TERMES Pour une compréhension commune, voici quelques définitions. Usager Toute personne qui reçoit des soins ou des services du CSSS DÉFINITION DES TERMES Pour une compréhension commune, voici quelques définitions. Usager Toute personne qui reçoit des soins ou des services du CSSS d Ahuntsic et Montréal-Nord. Lorsque le processus de

Plus en détail

Parmi les dispositifs d accompagnement

Parmi les dispositifs d accompagnement L analyse de la demande dans la relation d accompagnement Par Guy Amoureux L analyse de la demande d accompagnement permet la prise en compte des différents intérêts que chacun peut avoir à la résolution

Plus en détail

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir Annie Claude Sortant-Delanoë L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir À sa naissance, l enfant est un organisme dont le cri exprime un besoin. Ce cri n a aucune intention de signification.

Plus en détail

2È JOURNÉE NATIONALE DE FORMATION DES PHARMACIENS CANCER ET ACCOMPAGNEMENT DU PHARMACIEN : UN PREMIER PAS VERS LA RÉSILIENCE.

2È JOURNÉE NATIONALE DE FORMATION DES PHARMACIENS CANCER ET ACCOMPAGNEMENT DU PHARMACIEN : UN PREMIER PAS VERS LA RÉSILIENCE. 2È JOURNÉE NATIONALE DE FORMATION DES PHARMACIENS Avec le Haut Patronage de Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN, Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative CANCER ET ACCOMPAGNEMENT

Plus en détail

P R O J E T E D U C AT I F. Association Espace Jeunesse

P R O J E T E D U C AT I F. Association Espace Jeunesse P R O J E T E D U C AT I F Association Espace Jeunesse I N T R O D U C T I O N Ce projet éducatif expose les orientations éducatives de l Association ESPACE JEUNESSE, chargée par la municipalité du Séquestre

Plus en détail

Charte des laïcs de l Assomption de Québec

Charte des laïcs de l Assomption de Québec Charte des laïcs de l Assomption de Québec, version au 12 juin 2009, page 1/5 Charte des laïcs de l Assomption de Québec Chapitre 1 er : Notre Esprit 1. Avènement du Règne de Dieu en nous et autour de

Plus en détail

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient Catherine Tourette-Turgis Maître de conférences en sciences de l éducation Responsable du master en éducation thérapeutique à l université

Plus en détail

«Si quelqu un veut venir après moi qu il renonce à lui-même, qu il se charge chaque jour de sa croix et qu il me suive» Luc 9 : 23.

«Si quelqu un veut venir après moi qu il renonce à lui-même, qu il se charge chaque jour de sa croix et qu il me suive» Luc 9 : 23. «Si quelqu un veut venir après moi qu il renonce à lui-même, qu il se charge chaque jour de sa croix et qu il me suive» Luc 9 : 23. Pour faire suite au récit des disciples sur le chemin d Emmaüs et pour

Plus en détail

CODE D ÉTHIQUE TABLE DES MATIÈRES PRÉAMBULE...3 1. OBJET ET PRINCIPES FONDAMENTAUX...5 LIBERTÉ ET AUTONOMIE INTELLECTUELLE...6 BIENFAISANCE...

CODE D ÉTHIQUE TABLE DES MATIÈRES PRÉAMBULE...3 1. OBJET ET PRINCIPES FONDAMENTAUX...5 LIBERTÉ ET AUTONOMIE INTELLECTUELLE...6 BIENFAISANCE... Faculté de médecine Bureau de l éthique clinique CODE D ÉTHIQUE TABLE DES MATIÈRES PRÉAMBULE...3 1. OBJET ET PRINCIPES FONDAMENTAUX...5 LIBERTÉ ET AUTONOMIE INTELLECTUELLE...6 BIENFAISANCE...6 JUSTICE

Plus en détail

FORCE DE VENTE : une approche commerciale efficace

FORCE DE VENTE : une approche commerciale efficace Les formations standardisées voulant mettre le commercial dans un «moule» et formater une personne en appliquant des techniques à la lettre sont bien différentes de ce que nous vous proposons chez Semaphorus.

Plus en détail

PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT CE QU IL FAUT SAVOIR

PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT CE QU IL FAUT SAVOIR SOMMAIRE COMMENT SE FAIT LA RECHERCHE SUR UN NOUVEAU MÉDICAMENT?...p. 3 À QUOI SERT LA RECHERCHE?...p. 4 QUELLES SONT LES GARANTIES?...p.

Plus en détail

La relation client constitue un axe progrès stratégique pour toutes les entreprises.

La relation client constitue un axe progrès stratégique pour toutes les entreprises. Relation client PME PMI attention danger! Résumé La relation client constitue un axe progrès stratégique pour toutes les entreprises. Nous essaierons de montrer, dans cet article, que la relation client

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation?

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation? THÈME DE L INDIVIDU À L ACTEUR L organisation, que ce soit une association, une administration ou une entreprise, ne peut pas fonctionner sans la mise en œuvre de processus de gestion assurant la coordination

Plus en détail

Planification stratégique 2012-2015

Planification stratégique 2012-2015 DE CHAUDIÈRE-APPALACHES Planification stratégique 2012-2015 Reprendre du pouvoir sur sa vie. 23681_CRDCA_Planification 2012.indd 1 Description de la démarche La démarche de planification stratégique du

Plus en détail

ogiciel Véronique Messager

ogiciel Véronique Messager énie ogiciel Véronique Messager Préface de Bernadette Lecerf-Thomas Postface de Françoise Engrand Coacher une équipe agile Guide à l usage des ScrumMasters, chefs de projets, managers et de leurs équipes!

Plus en détail

Fonction éducative, fonctions psychologiques, deux réalités d une intervention. Jérôme THONON 1

Fonction éducative, fonctions psychologiques, deux réalités d une intervention. Jérôme THONON 1 Fonction éducative, fonctions psychologiques, deux réalités d une intervention. Jérôme THONON 1 Dans la prise en charge d adolescents en grande difficulté, de nombreuses personnes sont mobilisées autour

Plus en détail

L hôpital dans la société. L expérience du CHU de Paris, l AP HP. Pierre Lombrail, Jean-Yves Fagon

L hôpital dans la société. L expérience du CHU de Paris, l AP HP. Pierre Lombrail, Jean-Yves Fagon L hôpital dans la société. L expérience du CHU de Paris, l AP HP. Pierre Lombrail, Jean-Yves Fagon Colloque Santé et Société Quels déterminants de santé et quel système de soins pour la santé de toute

Plus en détail

Traité de sociologie du travail

Traité de sociologie du travail Traité de sociologie du travail Georges Friedmann, Pierre Naville pp.11-25 + 44-47 Qu est ce que le travail Le travail est considéré comme un trait spécifique de l espèce humaine. Il est ainsi un dénominateur

Plus en détail

La supervision en soins infirmiers

La supervision en soins infirmiers La supervision en soins infirmiers (article en deux parties : version jumelée) La pratique de la supervision en soins infirmiers étant peu courante en France et les écrits la concernant de même, bien que

Plus en détail

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? Pourquoi vivons-nous des émotions? Voilà une excellente question! Avez-vous pensé: «Les émotions nous rendent humains» ou : «Elles nous permettent de sentir ce qui

Plus en détail

Ecole de Coachs de Vie Gestaltistes en Développement des Ressources Personnelles. L a plus belle aventure de l homme, c est sa propre aventure

Ecole de Coachs de Vie Gestaltistes en Développement des Ressources Personnelles. L a plus belle aventure de l homme, c est sa propre aventure Ecole de Coachs de Vie Gestaltistes en Développement des Ressources Personnelles L a plus belle aventure de l homme, c est sa propre aventure Les intervenants Mathé Kaufmann Gestalt-Thérapeute, Superviseure

Plus en détail

Principe et règles d audit

Principe et règles d audit CHAPITRE 2 Principe et règles d audit 2.1. Principe d audit Le principe et les règles d audit suivent logiquement l exposé précédent. D abord, comme dans toute branche de l activité d une entreprise, l

Plus en détail

UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE

UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE Le regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l industrie en un seul établissement apporte les atouts

Plus en détail

Miroslav Marcelli. Partage citoyen: vivre sur l horizon du monde commun

Miroslav Marcelli. Partage citoyen: vivre sur l horizon du monde commun Miroslav Marcelli Partage citoyen: vivre sur l horizon du monde commun «Aujourd hui, le partage évolue vers un nouveau concept le partage citoyen. Audelà des clivages politiques, idéologiques ou religieux,

Plus en détail

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION Société des Coaches Gestaltistes Coordinateur projet: Marius Moutet INTRODUCTION Un coaching d individus ou d équipe inspiré de la posture humaniste

Plus en détail

LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN

LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN JEAN-PIERRE BRUN PROFESSEUR CHAIRE EN GESTION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL UNIVERSITÉ LAVAL http://cgsst.fsa.ulaval.ca Dans quatre

Plus en détail