Travail de Fin d Etudes

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Travail de Fin d Etudes"

Transcription

1 Travail de Fin d Etudes Le travail écrit de fin d études permet aux étudiants infirmiers de s initier à la recherche en soins. Nous vous présentons une sélection de travaux validés ayant été soutenus devant un jury. Ces mémoires sont diffusés avec l autorisation de leurs auteurs. RAPPEL - L IFSI de Privas informe que le plagiat est une fraude passible de sanctions c est une faute morale consistant à copier un auteur sans le dire, ou à fortement s'inspirer de lui, en omettant délibérément ou par négligence de le désigner.

2 Institution de formation en soins infirmiers PUAUX Elodie Centre Hospitalier Sainte Marie 2009/2012 PRIVAS TRAVAIL DE FIN D ETUDE 2012

3 Sommaire INTRODUCTION LE CADRE THEORIQUE Les droits du patient à refuser les soins La loi La déontologie La maladie chronique La définition Les différentes étapes pour arriver à l acceptation Les soins infirmiers Législation Théorie Les soins relationnels et l accompagnement La communication verbale La communication non verbale L éducation thérapeutique La définition de l éducation thérapeutique L éducation thérapeutique du patient (ETP) LA QUESTION DE RECHERCHE LE PROJET METHODOLOGIQUE DE LA RECHERCHE Les objectifs poursuivis Les lieux avec leur critère d inclusion et d exclusion Les modalités de mise en œuvre La population concernée L outil de recherche détaillé Les modalités de traitement des données recueillies et de grille d analyse

4 4 L ANALYSE DESCRIPTIVE ET EXPLICATIVE La confrontation au déni de la maladie chronique et au refus de soins Les expériences face au déni de la maladie Le ressenti des soignants face au déni de la maladie Le processus d acceptation de la maladie L accompagnement Les compétences utilisées Les moyens présents dans le service L appui sur les familles Axes d amélioration des moyens au niveau du service L éducation thérapeutique Son importance Le rôle du patient Optimiser l éducation thérapeutique Axes d amélioration des pratiques professionnelles Synthèse de l analyse CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE ANNEXES

5 INTRODUCTION Les maladies chroniques touchent 15 millions de personnes atteintes plus ou moins sévèrement, soit 20% de la population française. Parmi elles, les plus sévèrement atteintes soit 7,5 millions de ces personnes, disposent d une prise en charge en affection de longue durée. Avec l allongement de la durée de vie, la plupart de ces maladies sont en augmentation constante. Pour lutter contre l apparition de nouveau cas, l Etat a mis en place une éducation à la santé à grande échelle. En effet, l Etat et les médias diffusent en permanence des avertissements au travers de divers messages publicitaires tels que : - «Pour votre santé limiter les aliments trop gras, trop salé, trop sucré», - «l abus d alcool est dangereux pour la santé» - «fumer tue» - Tous ces slogans font partie d une prévention sur le diabète, les maladies cardiovasculaires, l hypercholestérolémie, l obésité, les maladies pulmonaires, les maladies cardiaques. De plus, afin de sensibiliser, d informer et de dépister les populations du monde entier des journées mondiales sont organisées : - 1 er décembre journée contre le sida - 4 février journée contre le cancer - 14 novembre journée contre le diabète - 22 mai journée européenne contre l obésité - Par conséquent il me semble important pour mon futur métier de prendre en compte l importance de ces maladies qui bouleversent la vie de ces personnes du jour au lendemain. De plus, il nous est déjà arrivé, ou il nous arrivera à tous, un jour, d accompagner un membre de sa famille ou un patient sur le chemin de l acceptation de sa maladie chronique. De nos jours la plupart des gens sont dans le déni de leur maladie chronique lors de son annonce. Par conséquent, ils sont dans le refus de soin, ce qui n est pas simple pour nous en tant que professionnel de santé. J ai choisi d aborder ce thème pour mon travail de fin d étude afin de mieux appréhender mon futur rôle de 3

6 soignant face au déni de la maladie et de mieux accompagner le patient sur le chemin de l acceptation de celle-ci. En effet, lors de plusieurs de mes stages, j ai pu constater cette difficulté d effectuer un soin lorsque le patient est dans le déni de sa maladie chronique. Dans un de mes stages, j ai rencontré Mme T, patiente âgée de 57 ans qui a chuté et s est cassée le col du fémur. Le traitement qui lui était proposé était simplement orthopédique, donc aucune chirurgie. De plus dans ses antécédents on pouvait lire sclérose en plaque. Cette patiente avait une amyotrophie des membres inférieurs qui ne permettait pas qu elle puisse se lever et marcher. C est pour cela qu elle était en service de suite de médecine, son projet thérapeutique était : «renforcement musculaire, tout sur le fonctionnel afin d autonomiser au maximum la patiente.» Lors de son séjour j ai pu constater qu elle était dans le déni de sa maladie, elle se levait et chutait. Pour elle, elle n était pas malade, elle pouvait marcher, elle ne comprenait pas pourquoi elle avait des séances de kinésithérapie ni ce qu elle faisait ici. Face à cette situation et malgré toutes nos explications, l équipe pluridisciplinaire se sentait impuissante car elle ne nous écoutait pas et chutait régulièrement, refusait les séances de kinésithérapie et ne prenait pas son traitement. La seule chose qu elle voulait c est qu on la laisse tranquille et qu elle puisse retourner chez elle et continuer comme avant : monter ses escaliers, faire ses courses Dans un autre stage j ai pris en charge un patient Mr G qui au départ était entré pour une pneumopathie. Par la suite, il lui a été diagnostiqué un diabète de type 2, nous lui avons annoncé. Au début tout se passait bien il était conciliant. Puis au fil du temps le patient refusait la glycémie capillaire, l insuline et son régime alimentaire. Nous n arrivions plus à effectuer les soins malgré tous nos efforts et nos explications. Nous nous sommes aussi rendu compte lors d un passage inopiné dans sa chambre que sa famille lui amenait des sucreries, le risque d une hyperglycémie était présent. Nous avons décidé d expliquer à la famille les conséquences de leur acte et de les impliquer plus activement dans la prise en charge de Mr G. Mais Mr G refusait toujours les soins car pour lui ce n était pas possible qu il soit devenu diabétique du jour au lendemain. 4

7 Nous avons fait intervenir un diabétologue pour lui expliquer le processus du diabète mais cela a été très long et assez frustrant pour nous en tant que soignant. Les deux situations détaillées ci-dessus peuvent soulever de nombreuses questions sur le rôle de soignant face à de telles réactions. Ce refus est parfois difficile à comprendre et demande une prise en compte plus globale du patient, notamment de son comportement. A ce propos il est utile de se poser les questions suivantes : Le patient peut-il refuser les soins? Quel est notre rôle en tant que soignant? Comment aider le patient à accepter sa maladie pour qu il accepte les soins? Quel enjeu rentre en compte dans la maladie chronique? Quelles sont les étapes qui mènent à l acceptation de sa maladie afin de pouvoir vivre avec? Comment effectuer une bonne prise en charge du patient s il refuse les soins? A partir de ces deux situations et de mon questionnement j ai dégagé une question de départ autour du refus de soin, du déni de la pathologie chronique et notre rôle en tant que professionnel de santé : Quelle posture infirmière adopter face à un patient dans le déni de sa maladie chronique refusant tous les soins? Dans un premier temps, nous allons aborder le cadre théorique qui permettra de dégager une question de recherche. Dans un deuxième temps, nous présenterons le projet méthodologique de la recherche afin d anticiper, de préciser et d organiser la conduite de celle-ci auprès de professionnel. Et dans un troisième temps, ce sera la mise en œuvre du projet de recherche avec la présentation des résultats puis l analyse. 5

8 1 LE CADRE THEORIQUE Pour analyser la question de départ il faut décomposer les différents concepts issus de celle-ci. Cela permettra de faciliter la compréhension et de mettre en relation la pratique et les éléments théoriques qui permettront par la suite de formuler une question de recherche. Dans un premier temps, il est nécessaire de relater des droits du patient à refuser les soins, pour mieux comprendre la situation il faut aussi expliquer la maladie chronique et ses conséquences, puis il est essentiel de rappeler ce que sont les soins infirmiers et mettre en évidence les soins relationnels. Enfin, quand nous parlons de la maladie chronique et de soins infirmiers il ne faut pas omettre la place primordiale de l éducation thérapeutique. 1.1 Les droits du patient à refuser les soins Le patient a des droits que nous devons respecter. La loi et la déontologie expriment toutes les deux le droit de refus de soin du patient et l on doit toujours rechercher son consentement La loi La prise en charge d un patient en refus de soins nous amène à nous questionner sur notre rôle et notre efficacité en tant que soignant. Nous savons et connaissons très bien les droits du patient et il a le droit de refuser les soins. La loi du 4 mars 2002 a placé le patient au centre de la décision en matière de soins. L article L du Code de la santé publique notifie le droit du patient à refuser des soins: «Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu il lui fournit, les décisions concernant sa santé.» 1 Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l avoir informée des conséquences de ses choix. Ainsi, «aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le 1 L article L du Code de la santé publique, relatif à l information des usagers du système de santé l expression de leur volonté 6

9 consentement libre et éclairé de la personne, et ce consentement peut être retiré à tout moment» La déontologie L article 36 du Code de déontologie médicale reconnaît expressément ce droit au patient. Il énonce, par ailleurs, que «le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas. Lorsque le malade, en état d exprimer sa volonté, refuse des investigations ou le traitement proposé, le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences» 3. Néanmoins ce droit au refus de traitement est enserré dans d étroites limites, puisque, si le refus ou l interruption de traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en œuvre pour le convaincre d accepter les soins indispensables. Dans ces situations, le soignant se trouve face à une réelle difficulté. Pour comprendre le refus des soins, il faut en identifier la cause. S'attarder sur la maladie chronique et ses conséquences sur le quotidien contient de nombreux éléments de réponse, qui permettront de mieux appréhender le refus d'un patient face aux soins liés à sa maladie chronique. 1.2 La maladie chronique Il existe un grand nombre de maladie chronique : diabète, mucoviscidose, sclérose en plaque, drépanocytose, polyarthrite rhumatoïde, épilepsie, maladie de parkinson, psychose, cancer, maladie d Alzheimer, insuffisance rénale chronique, bronchique chronique, asthme, maladie de Crohn «Elles sont à l origine de 60% des décès dont la moitié surviennent avant 70 ans.» 4 «De l asthme infantile au diabète de l adulte jeune, une maladie chronique, outre l anxiété qu elle génère, a presque toujours des conséquences en termes de qualité de vie : difficultés du suivi de la scolarité, d une formation, risque de perte d emploi par inadaptation au poste de travail, refus d assurance ou d emprunt, limitation de la pratique du sport et d autres activités nécessaires à l équilibre personnel.» 5 Pour mieux comprendre la maladie 2 L article L du Code de la santé publique 3 L article 36 du Code de déontologie médicale 4 Plan santé.gouv 5 Ibid 7

10 chronique nous allons tout d abord voir sa définition, puis les différentes étapes pour en arriver à son acceptation La définition Selon l'organisation Mondiale de la Santé, la maladie chronique est : "Un problème de santé qui nécessite une prise en charge sur une période de plusieurs années ou plusieurs décennies." Plus précisément les maladies chroniques sont définies par : la présence d une cause organique, psychologique ou cognitive une ancienneté de plusieurs mois le retentissement de la maladie sur la vie quotidienne : limitation fonctionnelle, des activités, de la participation à la vie sociale ; dépendance vis-à-vis d un médicament, d un régime, d une technologie médicale, d un appareillage, d une assistance personnelle, besoin de soins médicaux ou paramédicaux, d aide psychologique, d éducation ou d adaptation». 6 Comme le souligne la Direction générale de la santé, c'est en effet l'existence dans tous ses aspects qui se trouve affectée, et souvent bouleversée, par la maladie chronique : la vie sociale et professionnelle, mais aussi la vie affective et familiale, voire l'identité même de la personne malade. Au-delà du suivi du traitement, c est la prise de conscience de ne pouvoir guérir. C est un des freins les plus importants, car nous avons tous des habitudes liées à la vie professionnelle ou à la pratique d un sport La maladie chronique exige un changement de cap : l image du corps s en trouve souvent modifiée. Elle vient aussi, bouleverser la représentation du temps et ne manque pas de soulever l angoisse de mort. Elle impose ses contraintes et parfois ses handicaps, elle modifie les rapports aux autres 6 Selon l OMS définition maladie chronique, 8

11 et finalement les rapports à soi. Elle vient modifier les habitudes de vie, menace leur dignité et leur estime de soi. La maladie chronique impose donc un travail d acceptation que nous pouvons assimiler au travail de deuil Les différentes étapes pour arriver à l acceptation Le processus psychologique qui suit une atteinte de l image corporelle est semblable à un deuil. Lorsqu il y a une perturbation de l image corporelle, le patient est confronté à une perte ; c est pourquoi il me semble essentiel de développer ce concept afin de connaitre les phases successives par lesquelles le patient passe et ainsi mieux l accompagner. Elisabeth Kübler Ross décrit à l intérieur du livre «les derniers instants de la vie» 7 les cinq étapes du deuil qu elle a pu observer tout au long de ces expériences auprès de personnes mourantes et agonisantes. Pour y arriver, le patient doit passer par différentes phases psychiques schématiquement décrites par Elisabeth Kübler-Ross : le choc, le déni, la colère, le marchandage, la dépression avant l acceptation active. Dans cette situation, il n est pas question de fin de vie, mais du deuil de la vie d avant la maladie car comme explicité au-dessus, la maladie chronique bouleverse les habitudes de vie, peut entrainer un handicap et a donc des répercussions sur le quotidien. Le déni D après Elisabeth Kübler-Ross, la première étape est le déni et l isolement. Le déni est, selon elle, une défense temporaire qui laisse la place à une acceptation partielle. Il se manifeste de la façon suivante à l intérieur de son livre par cette phrase : «Non, pas moi, ce ne peut pas être vrai!» 8. La colère La deuxième étape est la colère, la rage, l envie et le ressentiment. Elle se manifeste par le fait que le malade rejette la faute sur son entourage et ne comprend pas pourquoi ça lui arrive à lui et pas à une autre personne, exemple : «Pourquoi moi? Pourquoi pas le vieux Georges au lieu de moi?» 9 7 KUBLER ROSS, Elisabeth, les derniers instants de la vie, Labor et Fides, Ibid p 47 9 Ibid p 59 9

12 Le marchandage La troisième étape est le marchandage c'est-à-dire que le patient essaye de négocier, la plupart du temps avec Dieu, de ne pas mourir encore, de lui laisser plus de temps. Exemple : «Si Dieu a décidé de nous ôter de cette terre et s il n a pas réagi à mes supplications irritées, peut être me serait-il plus favorable si je lui demande gentiment.» 10 La dépression C est une phase caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. Elle peut être longue voir très longue. L acceptation active C est une phase où la personne a compris sa perte, elle vit dans la réalité. Et elle a réorganisé sa vie en fonction de la perte occasionnée par la maladie. D après Elisabeth Kübler Ross, ces cinq étapes ne sont pas forcément dans l ordre indiqué et toutes les étapes de la mort ne sont pas vécues par tout le monde. Mais le patient en vivra au moins deux d entre elles. La maladie bouleverse profondément le patient, mais parallèlement elle affecte son entourage. Les soins infirmiers visent à aider le patient à dépasser la perte et à ne pas s y engloutir, d où l intérêt de développer ce concept. 1.3 Les soins infirmiers Les soins infirmiers sont régis par des lois et notamment le Code de la santé publique avec le décret de Mais il existe aussi des théories des soins infirmiers rédigées par des infirmiers qui nous servent de support et d aide dans l exercice de notre fonction Législation Un infirmier possède deux rôles : un sur prescription et l autre nous l appelons le rôle propre. Les textes législatifs se situent en annexe 11. D après notre rôle sur 10 Ibid p Annexe 1 10

13 prescription l infirmier se doit donc d appliquer la prescription médicale mais comment faire lorsque le patient refuse les soins il est aussi dans ses droits? Notre rôle propre nous permet de dégager les besoins de la personne et notre contact quotidien auprès du patient nous permet de faire une analyse de la situation et d en référer au médecin. C est à nous de mettre en œuvre des actions pour que le patient accepte le soin et pour cela il faut qu il accepte sa maladie Théorie En 1859, Florence Nightingale est la première à définir les soins infirmiers, à concevoir une formation initiale des infirmières, à proposer une théorie des soins infirmiers. Selon elle, l infirmière doit : «[...] mettre le patient dans les meilleures conditions possibles, afin que la nature puisse faire son œuvre sur lui.». 12 Pour elle, l environnement et la qualité de vie sont essentiels, ainsi l infirmière veille à maintenir le patient dans un environnement propre et sain. D après la théorie de Martha ROGERS, théoricienne en soins infirmiers elle fonde le premier programme de recherche clinique infirmière : «Le but des soins infirmiers est de promouvoir l harmonie entre l homme et son environnement, de renforcer la cohérence et l intégrité du champ humain, de rediriger l intégration du champ humain et des champs environnementaux en vue d aider l être humain à atteindre un état de santé physique, mentale et sociale.» Ainsi, «les interventions de soins infirmiers consistent à récolter des données concernant la personne soignée et son environnement, et d utiliser des activités techniques, ou relationnelles en vue d aider à l intégration de l être humain dans son environnement.» 13 Pour Walter HESBEEN, qui est infirmier et docteur en santé publique de l'université catholique de Louvain (UCL-Belgique) et Lauréat de la Fondation Van Goethem-Brichant pour la réadaptation : 12 AMAR Béatrice, GUEGUEN Jean-Philippe, Soins infirmiers I Concepts et théories, démarche de soins, Paris : Masson, 2003, p POLETTI Rosette, Les soins infirmiers : théories et concepts, Paris : PUF, 1979, p.62 11

14 «[...] le soin est l attention particulière portée par une infirmière ou un infirmier à une personne et à ses proches ou à un groupe de personnes en vue de leur venir en aide dans leur situation en utilisant, pour concrétiser cette aide, les compétences et les qualités qui en font des professionnels de santé. Le soin infirmier s inscrit ainsi dans une démarche interpersonnelle et comprend tout ce que les infirmières et les infirmiers font, dans les limites de leurs compétences, pour prendre soin des personnes». 14 Ces théories démontrent l importance, dans l exercice infirmier, de la dimension relationnelle qui est profondément ancrée et ce depuis des siècles. Face à l importance de la dimension du prendre soin il est nécessaire de développer les soins relationnels puisqu ils peuvent fortement contribuer au mieux être du patient. 1.4 Les soins relationnels et l accompagnement Les soins relationnels se caractérisent par des «interventions verbales ou non verbales visant à établir une communication, en vue d apporter aide et soutien psychologique à une personne ou à un groupe». 15 L accompagnement est, selon le dictionnaire des soins infirmiers une «démarche de soutien thérapeutique fondé sur une relation soignant / soigné et qui assure la continuité des soins en liaison avec l environnement social» 16 Ainsi, je vais développer la communication qui apparait primordiale pour créer un soin relationnel et un accompagnement auprès de la personne soignée La communication verbale Le mot communiquer vient du latin «communicare» qui signifie «être en relation avec». La communication verbale est donc un moyen d entrée en relation avec autrui. Ce qui signifie le partage, l écoute, la discussion. 14 HESBEEN Walter, Prendre soin à l hôpital, Paris : Masson, mars 1997, p MAGNON René, DECHANOZ Geneviève, Dictionnaire des soins infirmiers, Saint Just la pendue : Amiens, 1995, p Ibid. p.11 12

15 Selon Walter HESBEEN, «L écoute permet d accueillir la parole d autrui en commençant par se taire. [...]. Ecouter n est pas cherché à dire à l autre ce qu il doit faire mais lui permettre d exprimer sa souffrance, ses difficultés, ses incertitudes. L écoute aide la personne à identifier et à exprimer les réponses qu elle a en elle» 17. L écoute consiste donc à manifester de l intérêt, être attentif à ce que dit l autre ; elle est source de respect et de disponibilité. Par ailleurs, l écoute constitue une aide pour le patient dans le sens où elle ouvre un espace de parole et permet à la personne soignée d exprimer sa souffrance, de se décharger. Toutefois, il ne s agit pas d un exercice aisé : l infirmière doit faire preuve d une attention toute particulière, en référence à la qualité de l écoute. La communication verbale est donc importante dans les soins relationnels mais n oublions pas qu il existe aussi la communication non verbale La communication non verbale La communication non verbale se définit par les attitudes les postures, les gestes, le regard, et les différentes mimiques de notre corps et de notre visage. Le sourire Le sourire d une infirmière est important puisqu il permet de faire preuve d une attitude de bienveillance vis-à-vis du patient. Seulement, il s agit de l utiliser à bon escient, en prenant en compte le contexte situationnel. Dominique RISPAIL nous dit que : «Le sourire prédispose favorablement l interlocuteur [...]. Le sourire est une huile de massage relationnel. [...].On accorde davantage sa confiance à quelqu un qui sourit [...].» 18 ; Selon elle, le sourire permet de faire gage de confiance auprès du patient, mais d autres aspects de la communication non verbale peuvent induire cet effet, tel que le regard. 17 HESBEEN Walter, La qualité du soin infirmier, Masson : 2002, p RISPAIL Dominique, Mieux se connaitre pour mieux soigner, Paris : Masson, 2002, p

16 Le regard Dominique RISPAIL ajoute qu «Un regard assez droit dans les yeux est le gage d une certaine sincérité, [...]. On accorde plus facilement sa confiance à un regard franc authentique qu à un regard en coin ou fuyant.» 19 Le regard peut induire également une compréhension empathique s il est utilisé à bon escient. En outre, le regard nous dévoile et ne ment pas, ce qui fait référence à une notion d authenticité. Il peut de ce fait encourager à la verbalisation. Le toucher Le toucher «c est mettre la main sur, se mettre en contact avec quelqu un, quelque chose. Entrer en contact avec» 20. Il nous permet d avoir un point de vue sur les paramètres vitaux, l état cutané Il peut aussi renforcer le message oral et permet de contenir et de partager des émotions avec le patient. L infirmière utilise volontairement le toucher comme soin à part entière, comme vecteur de détente, de sécurité, de prévention, de la douleur induite par les soins, ou encore de valorisation de l estime de soi. De plus, étant donné que le toucher est un moyen de communication non verbal, il sert de ce fait à entrer en contact, à témoigner d une qualité de présence à l autre et ainsi donc à créer un climat de confiance. Seulement, le toucher peut être perçu comme une intrusion par le patient compte tenu de ses habitudes de vie et de sa culture, et ne doit donc pas susciter un déplaisir ; c est pourquoi, l infirmière doit s assurer que le patient dont elle prend soin, soit prêt à être touché autrement que lors de la dispense de soins techniques. L expression faciale, le contact visuel et le contact physique témoignent d attention et de présence à l autre. Ainsi, la communication non verbale apparait indispensable pour créer une relation de confiance et de ce fait engager une écoute active afin de faire preuve de soutien et de compréhension auprès du patient que l on accompagne. La communication verbale et non verbale peuvent faire référence à l approche corporelle, source d amélioration et d enrichissement de l échange relationnel, qui permet au patient de reprendre conscience de son corps, l aide à retrouver un mieux-être et restaurer l estime de soi engendrée par la maladie. Bien entendu, l accompagnement 19 Ibid, p Dictionnaire hachette 2003 p

17 et les soins relationnels s inscrivent dans une démarche de relation soignant / soigné où intervient la relation d aide et s instaure au préalable une relation de confiance. 1.5 L éducation thérapeutique L'appellation "éducation thérapeutique" est récente. Elle désigne une activité précise qui se démarque des autres pratiques éducatives du domaine sanitaire et notamment de l'éducation à la santé dont elle est issue. L'éducation à la santé s'adresse à un large public et recouvre tous les domaines de prévention alors que l'éducation thérapeutique appartient exclusivement au domaine de la prévention tertiaire et concerne la personne porteuse de l'affection. Elle vise à retarder l'apparition et la gravité de complications liées à la maladie. Dans un premier temps, nous allons aborder la définition de l éducation thérapeutique puis, dans un sens plus pratico pratique l éducation thérapeutique du patient (ETP) La définition de l éducation thérapeutique En tant que soignant nous avons un rôle aussi éducatif et dans la maladie chronique ce rôle est primordial. C est à nous d expliquer, d apprendre, d écouter et de conseiller notre patient tout au long de sa maladie. Selon l OMS, l éducation thérapeutique «vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. Elle fait partie intégrante et de façon permanente de la prise en charge du patient. Elle comprend des activités organisées, y compris un soutien psychosocial, conçues pour rendre les patients conscients et informés de leur maladie, des soins, de l organisation et des procédures hospitalières, et des comportements liés à la santé et à la maladie. Ceci a pour but de les aider, ainsi que leurs familles, à comprendre leur maladie et leur traitement, à collaborer ensemble et à assumer leurs responsabilités dans leur propre prise en charge, dans le but de les aider à maintenir et améliorer leur qualité de vie.» Rapport OMS-Europe publié en 1996, 15

18 L éducation thérapeutique accorde donc une place prépondérante au patient en tant qu acteur et permet de le responsabiliser sur sa santé. C est un processus continu d apprentissage et de soutien psychosocial permettant au patient une meilleure gestion de la maladie et de son traitement au quotidien. Elle s adresse à des personnes malades pour les aider à bien gérer leur maladie et leur traitement, prévenir les complications évitables et s adapter à toutes évolutions de la maladie, afin qu il soit autonome. Cette éducation doit contribuer à améliorer leur qualité de vie L éducation thérapeutique du patient (ETP) Selon la HAS (haute autorité de santé), dans son rapport sur l éducation thérapeutique du patient et ses recommandations publiées en 2008, elle propose un cadre pour la structurer. A qui s adresse-t-elle? Aux professionnels de santé, aux patients et son entourage et aux différentes associations. La mise en œuvre de l éducation thérapeutique du patient s articule en quatre étapes : - Elaborer un diagnostic éducatif - Définir un programme personnalisé d ETP avec les priorités d apprentissage - Planifier et mettre en œuvre des séances d ETP individuelle ou collective - Réaliser une évaluation des compétences acquises et du déroulement du programme. Elle nous précise que le patient doit rester au centre de sa prise en charge, qu il doit en être acteur et que c est un processus continu. De plus, il faut toujours évaluer les besoins du patient, ses demandes, ses capacités, intégrer les proches dans la mesure du possible, et il faut surtout travailler en réseau avec une équipe pluridisciplinaire. En fait c est la prise en charge de la personne de manière holistique. 16

19 2 LA QUESTION DE RECHERCHE Au vu de toutes ces recherches et réflexions autour de la maladie chronique, du refus de soins, du deuil, des soins infirmiers, des soins relationnels, et de l éducation thérapeutique une évolution du questionnement est nécessaire. En effet ces différents concepts m ont permis de mieux cibler et comprendre la maladie chronique par conséquent ma question de recherche sera la suivante : En quoi la posture infirmière participe t elle à l accompagnement d un patient atteint d une maladie chronique vers l acceptation de celle-ci? 17

20 3 LE PROJET METHODOLOGIQUE DE LA RECHERCHE 3.1 Les objectifs poursuivis L objectif global de ce projet est de mettre en avant l accompagnement vers l acceptation de la maladie chronique, réalisé par les infirmiers, en apportant des témoignages. Les objectifs intermédiaires : Identifier si l âge et l expérience du personnel soignant ont un impact sur l acceptation de la maladie chronique. Identifier les relations entre les infirmiers et les patients dans le déni de leur maladie chronique. Identifier le rapport entre les soins infirmiers, le refus de soins, la maladie chronique et ses représentations. Identifier les actions mises en œuvre pour accompagner les patients vers l acceptation de celle-ci. Identifier la place de l éducation thérapeutique dans la maladie chronique. 3.2 Les lieux avec leur critère d inclusion et d exclusion Pour cette étude, quatre entretiens au sein de trois services différents sont réalisés : médecine, service de réadaptation cardio-respiratoire et en service de diabétologie. Ces services sont choisis afin de confronter les expériences, d'obtenir des visions différentes et complémentaires. Objectif pour le service de médecine générale : comprendre et analyser l accompagnement auprès de professionnels qui ne sont pas spécialisés dans la maladie chronique mais qui y sont confrontés. Objectifs pour les deux services spécialisés en réadaptation pour la maladie chronique: mieux appréhender leur travail au quotidien, leur façon de prendre en charge le patient et la formation nécessaire à celle-ci. Ces deux lieux sont restrictifs, mais ils pourront permettre de comprendre le cheminement de l accompagnement de la personne atteinte de maladie chronique sous

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique?

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les sociétés savantes et organisations

Plus en détail

COMPETENCES INFIRMIERES 1

COMPETENCES INFIRMIERES 1 COMPETENCES INFIRMIERES 1 Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine des soins infirmiers Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins Concevoir et conduire

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT

ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT Recommandations Isabelle Berthon Introduction (1) La Haute Autorité de santé et l Institut National de Prévention et d Education Pour la Santé ont publié en juin 2007

Plus en détail

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Synthèse Sondage Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Préambule Donner la parole aux personnes malades, ne pas s exprimer à leur place,

Plus en détail

Education Thérapeutique pour les patients coronariens et insuffisants cardiaques

Education Thérapeutique pour les patients coronariens et insuffisants cardiaques Education Thérapeutique pour les patients coronariens et insuffisants cardiaques L expérience de l équipe de Rééducation cardiaque du C.H.U. de Nîmes Intervention du 22/03/2012 à la Réunion de l Association

Plus en détail

L alliance thérapeutique

L alliance thérapeutique L alliance thérapeutique UE 4.2 S3 Le 5 septembre 2012 FC Un peu d histoire (1) Terme employé par FREUD dès 1913: Alliance forte entre patient et thérapeute indispensable dans le cadre d une psychothérapie

Plus en détail

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES CONTEXTE 1. Pourquoi avoir élaboré un guide sur l éducation thérapeutique du En réponse à la demande croissante des professionnels de santé

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E Madame/Monsieur 1. DÉFINITION DE LA FONCTION Au service du projet institutionnel, la titulaire du poste : Exerce dans un cadre législatif et un contexte sanitaire connus (loi sur l exercice professionnel,

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Les souffrances des adolescents sont réelles et conséquentes, dans une période du développement de la personne, empreinte de bouleversements.

Plus en détail

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LE DOMICILE LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LEGISLATION LOI DU 4 MARS 2002:définition des réseaux de santé : «Ils ont pour objet de favoriser l

Plus en détail

PROJET EDUCATION THÉRAPEUTIQUE PEP S 37

PROJET EDUCATION THÉRAPEUTIQUE PEP S 37 PROJET EDUCATION THÉRAPEUTIQUE PEP S 37 Patient(e)s atteint(e)s d un cancer du sein BINOIT NATHALIE ROUSSEAU SOPHIE 17 JUIN 2014 Pourquoi ce projet? Le cancer : une maladie chronique? Les soins de support

Plus en détail

CATALOGUE FORMATION 2014

CATALOGUE FORMATION 2014 CATALOGUE FORMATION 2014 AT-Talents 56, rue du Ruisseau 75018 Paris 01 42 52 35 35 www.at-talents.com AT-Talents est enregistré en tant qu Organisme de Développement Professionnel Continu auprès de l OGDPC

Plus en détail

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles St Malo 5 février 2010 Audrey Lesieur Psychologue Le dispositif d annonce Plan Cancer 2005 ( Mesure 40) Apporter une information

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Un apprentissage de la Communication NonViolente

Un apprentissage de la Communication NonViolente Un apprentissage de la Communication NonViolente De quoi s agit-il? Un outil soutenant une démarche pédagogique pour : développer un savoir-faire en communication au service d un savoir-être en relation

Plus en détail

www.cadredesanté.com «En quoi les espaces de réflexion permettent-ils aux soignants de dispenser des soins de qualité?».

www.cadredesanté.com «En quoi les espaces de réflexion permettent-ils aux soignants de dispenser des soins de qualité?». Une pratique réflexive pour des soins de qualité Descriptif : Une recherche clinique, réalisée auprès d infirmières et de puéricultrices, illustre l enrichissement des pratiques de soins par la création

Plus en détail

La formation professionnelle selon le programme d études de 1955

La formation professionnelle selon le programme d études de 1955 Jacky TESSIER, premier directeur de l Institut de Formation en Soins Infirmiers d Allonnes, nous a laissé son témoignage à propos du «cheminement de la formation initiale du personnel soignant sur près

Plus en détail

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Les soins palliatifs Contacts presse : Secrétariat d Etat chargée des Aînés Service

Plus en détail

EDUCATION THERAPEUTIQUE A L'AUTO SONDAGE INTERMITTENT

EDUCATION THERAPEUTIQUE A L'AUTO SONDAGE INTERMITTENT EDUCATION THERAPEUTIQUE A L'AUTO SONDAGE INTERMITTENT Fiche descriptive d un programme d éducation thérapeutique à l auto-sondage intermittent Thème du programme: l amélioration et la conservation de son

Plus en détail

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL 1 1. Le raisonnement clinique Définition Face à une demande de soin, le professionnel infirmier axe son raisonnement clinique

Plus en détail

EDUCATEUR: APPROCHE CONCEPTUELLE 2

EDUCATEUR: APPROCHE CONCEPTUELLE 2 MINISTERE DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE ADMINISTRATION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ENSEIGNEMENT DE PROMOTION SOCIALE DE REGIME 1 DOSSIER PEDAGOGIQUE UNITE DE FORMATION EDUCATEUR:

Plus en détail

RECADRER UN COLLABORATEUR

RECADRER UN COLLABORATEUR RECADRER UN COLLABORATEUR Le recadrage du collaborateur s effectue en entretien individuel. Ses objectifs sont nombreux : Il permet au manager d exprimer son désaccord afin de faire évoluer positivement

Plus en détail

Rôle des infirmières. res dans l accompagnementl du patient insuffisant cardiaque

Rôle des infirmières. res dans l accompagnementl du patient insuffisant cardiaque Rôle des infirmières res dans l accompagnementl du patient insuffisant cardiaque Claire Savary: Sandrine Dias: CI IDE JFIC La Baule 15 et 16 sept 2011 Rôle des infirmières res dans l accompagnementl du

Plus en détail

BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE

BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE Dr Marie Florence PERARD-BAH Bonjour à tous, Pour ceux qui ne me connaissent pas: Je suis le Dr PERARD-BAH Gériatre responsable du pôle gériatrique du Centre Hospitalier

Plus en détail

TABLE RONDE DU 21/11/2001

TABLE RONDE DU 21/11/2001 TABLE RONDE DU 21/11/2001 Devenir parents est une aventure qui se construit au quotidien avec ses enfants. Dans notre société, les modifications récentes de la structure familiale comme les familles monoparentales

Plus en détail

GUIDE ASSISTANT DE PREVENTION

GUIDE ASSISTANT DE PREVENTION GUIDE ASSISTANT DE PREVENTION SOMMAIRE PROFIL DE RECRUTEMENT - STATUT... 1 LES QUALITES ATTENDUES LA FORMATION... 1 ROLE, MISSIONS ET CHAMP D INTERVENTION... 1 A. Rôle et champ d intervention... 1 B. Les

Plus en détail

Avenue du Président François Mitterrand 76405 FECAMP Pôle mère enfant Tel 02.35.10.92.01 Programme d éducation thérapeutique ( ETP) Service Pédiatrie

Avenue du Président François Mitterrand 76405 FECAMP Pôle mère enfant Tel 02.35.10.92.01 Programme d éducation thérapeutique ( ETP) Service Pédiatrie Avenue du Président François Mitterrand 76405 FECAMP Pôle mère enfant Tel 02.35.10.92.01 Programme d éducation thérapeutique ( ETP) Service Pédiatrie 1. objectifs du programme : Les finalités spécifiques

Plus en détail

BILAN DE CARRIERE. La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol.

BILAN DE CARRIERE. La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol. - 1 - Conseil RH et Formation BILAN DE CARRIERE La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol.fr L heure est au changement et, pour

Plus en détail

142 COMMENT ORGANISER LE RETOUR À DOMICILE D UN PATIENT EN SOINS PALLIATIFS DANS LE CADRE D UNE MALADIE CANCÉREUSE?

142 COMMENT ORGANISER LE RETOUR À DOMICILE D UN PATIENT EN SOINS PALLIATIFS DANS LE CADRE D UNE MALADIE CANCÉREUSE? Item 142 COMMENT ORGANISER LE RETOUR À DOMICILE D UN PATIENT EN SOINS PALLIATIFS DANS LE CADRE D UNE MALADIE CANCÉREUSE? I/ Introduction 1 On rappelle la définition des soins palliatifs, par la S.F.A.P.

Plus en détail

Les personnes âgées et les personnes en fin de vie. L animation Conduire des ateliers spécifiques en lien avec les besoins des personnes âgées

Les personnes âgées et les personnes en fin de vie. L animation Conduire des ateliers spécifiques en lien avec les besoins des personnes âgées CFPC Formation Professionnelle Sommaire Les personnes âgées et les personnes en fin de vie 9 heures Repérer, pour mieux y répondre, les phases de la fin de vie. Comment prendre soin des personnes âgées

Plus en détail

Certificat universitaire de Clinique Soignante en Soins Infirmiers

Certificat universitaire de Clinique Soignante en Soins Infirmiers IPs Institut Perspective Soignante Pour une pratique porteuse de sens et respectueuse des personnes UCL Université Catholique de Louvain Unité des sciences hospitalières et médico-sociales Certificat universitaire

Plus en détail

CONNAISSANCE DE SOI APPRENDRE A AVOIR CONFIANCE EN SOI

CONNAISSANCE DE SOI APPRENDRE A AVOIR CONFIANCE EN SOI CONNAISSANCE DE SOI APPRENDRE A AVOIR CONFIANCE EN SOI Comprendre ses propres stratégies d échec et de réussite Mettre à jour ses freins, ses propres croyances Développer son potentiel et repousser ses

Plus en détail

EDUCATION THERAPEUTIQUE

EDUCATION THERAPEUTIQUE EDUCATION THERAPEUTIQUE Qu est ce que la santé? Définition OMS 1948: absence de maladie et bien être physique mental et social complet Définition refusée par le ministère de la santé 13 millions de malades

Plus en détail

L entretien infirmier. UE 4.2 S3 C6 Soins Relationnels

L entretien infirmier. UE 4.2 S3 C6 Soins Relationnels L entretien infirmier UE 4.2 S3 C6 Soins Relationnels 1 Objectifs Expliquez les éléments participant au cadre d un entretien Citez les différents types d entretiens infirmiers Décrire les différentes phases

Plus en détail

Par conséquent, l année 2010 a été la dernière année d organisation du dispositif Accompagnement +.

Par conséquent, l année 2010 a été la dernière année d organisation du dispositif Accompagnement +. CIRCULAIRE Agirc 2011-04- DAS Objet : Nouveau partenariat Apec - Agirc Madame, Monsieur le directeur, Depuis 2003, le partenariat Apec - Agirc avait pour objet la mise en place de sessions d accompagnement

Plus en détail

LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Docteur Christian PETEL, Directeur FORMATIONS FRACTALE SUR SITE ANNÉES 2009-2010 LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES La bientraitance met au centre du travail la préoccupation

Plus en détail

MATINEE RH CCI 18. 30 octobre 2014

MATINEE RH CCI 18. 30 octobre 2014 MATINEE RH CCI 18 30 octobre 2014 2 Qu est-ce que c est? Pourquoi le faire? 3 Qu est-ce c est? C est un outil de management et de gestion des ressources humaines C est un moment de dialogue privilégié

Plus en détail

Bachelier - AESI en sciences

Bachelier - AESI en sciences Haute Ecole Léonard de Vinci Programme du Bachelier - AESI en sciences Année académique 2015-2016 Contenu 1. Identification de la formation... 2 2. Référentiel de compétences... 3 3. Profil d enseignement...

Plus en détail

IREPS Pays de la Loire POLE SARTHE. 84-100 rue du miroir 72100 Le Mans. Tel 02 43 78 25 06 fax 02 43 78 21 46. Email: ireps72@irepspdl.

IREPS Pays de la Loire POLE SARTHE. 84-100 rue du miroir 72100 Le Mans. Tel 02 43 78 25 06 fax 02 43 78 21 46. Email: ireps72@irepspdl. Renforcer les compétences psychosociales des enfants et adolescents. Repères pour démarrer un projet Pour tous renseignements concernant le programme MAGALI SEGRETAIN msegretain@irepspdl.org Pour les inscriptions

Plus en détail

Les orientations stratégiques en matière de prévention des risques professionnels 2012-2013 s inscrivent dans le cadre : PREAMBULE

Les orientations stratégiques en matière de prévention des risques professionnels 2012-2013 s inscrivent dans le cadre : PREAMBULE Les présentes orientations stratégiques ministérielles ont reçu l avis favorable du CHSCT ministériel de l éducation nationale, en sa séance du 10 octobre 2012 Direction générale des ressources humaines

Plus en détail

Conseil et formation

Conseil et formation Conseil et formation Pour répondre efficacement aux sollicitations de nos clients, nous avons bâti une relation «cousue-main» avec une équipe de consultants expérimentés indépendants dont la richesse se

Plus en détail

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée»

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» «SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» intéresser, l entendre, et transformer en soins de vie ce qu elle veut nous dire qu elle soit atteinte

Plus en détail

Mieux vivre avec votre asthme

Mieux vivre avec votre asthme Mieux vivre avec votre asthme L éducation thérapeutique pour bien gérer votre asthme au quotidien Bien gérer sa maladie permet de reconnaître et maîtriser les symptômes afin de limiter la gêne respiratoire.

Plus en détail

1 Objectif des commentaires explicatifs. 1.1 Objectif

1 Objectif des commentaires explicatifs. 1.1 Objectif Commentaires explicatifs concernant les documents de base Examen professionnel d Assistant/e spécialisé/e en soins de longue durée et accompagnement (Projet du 27.9.2012) 1 Objectif des commentaires explicatifs

Plus en détail

Catalogue des formations 2014

Catalogue des formations 2014 Catalogue des formations 2014 Institut de Formation en Soins Infirmiers du Centre Hospitalier de Compiègne Code NAF: 851 A - N SIRET 200 034 650 00040 - N existence: 22.60.02.715.60 Sommaire des formations

Plus en détail

Fiche d évolution. Fiche d évolution du MACRO métier. Infirmier/ière. Infirmier/ière

Fiche d évolution. Fiche d évolution du MACRO métier. Infirmier/ière. Infirmier/ière J1504 - Soins infirmiers spécialisés en bloc opératoire spécialisés en anesthésie J1507 - Soins infirmiers spécialisés 1 Les activités principales L infirmier doit assurer, sous l autorité des médecins,

Plus en détail

14 Adopter une attitude professionnelle

14 Adopter une attitude professionnelle 14 Adopter une attitude professionnelle Pour mener à bien votre projet et instaurer des relations constructives le groupe doit adopter une attitude professionnelle et se montrer : 1. Mobilisé tous les

Plus en détail

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS ANNEXE II

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS ANNEXE II ANNEXE II DIPLÔME D ÉTAT D INFIRMIER RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

DIPLOME D ETAT D AIDE SOIGNANT

DIPLOME D ETAT D AIDE SOIGNANT DIPLOME D ETAT D AIDE SOIGNANT DEFINITION DU METIER L aide soignant exerce son activité sous la responsabilité de l infirmier, dans le cadre du rôle propre qui relève de l initiative de celui-ci, défini

Plus en détail

Somme toute, les principaux thèmes privilégiés par mes interventions furent: La sexualité en général (élargissement de la

Somme toute, les principaux thèmes privilégiés par mes interventions furent: La sexualité en général (élargissement de la 1 Mon stage en résumé Je dois avouer avoir de la difficulté à faire un bilan qui va au-delà du déjà dit dans mes rapports antérieurs, parce que j ai l impression d y avoir presque tout écrit. Par contre,

Plus en détail

Une formation sur la relation d aide pendant l annonce: Histoire. avec des paramédicaux du chu d Amiens

Une formation sur la relation d aide pendant l annonce: Histoire. avec des paramédicaux du chu d Amiens Une formation sur la relation d aide pendant l annonce: Histoire avec des paramédicaux du chu d Amiens La Communication et la Relation d aide: une compétence de l infirmière Situation: mise en place du

Plus en détail

LA DEMARCHE DE SOINS INFIRMIERE N.LANNEE CADRE FORMATEUR IFSI CHU ROUEN

LA DEMARCHE DE SOINS INFIRMIERE N.LANNEE CADRE FORMATEUR IFSI CHU ROUEN LA DEMARCHE DE SOINS INFIRMIERE N.LANNEE CADRE FORMATEUR IFSI CHU ROUEN définition Démarche de soins = processus de soins Processus intellectuel, Mode de pensée logique et rigoureux, Résolution de problème

Plus en détail

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu-

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu- Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu- Accompagnement de fin de vie: un travail d équipe Fin de vie en EHPAD Quel que soit le lieu de la «toute fin de vie» et du décès des résidents d Ehpad, l accompagnement

Plus en détail

Le diagnostic Partagé,

Le diagnostic Partagé, Le diagnostic Partagé, un outil au service du projet Territorial enfance jeunesse Les Guides Pratiques Introduction Parce que nous sommes dans un monde complexe, Définitions, enjeux, méthodologie Phase

Plus en détail

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?»

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» UVA FOREZ Nathalie Monge Rodriguez 1 PLAN DE L INTERVENTION I. Communiquer :quelques rappels théoriques. II. De la communication à la relation.

Plus en détail

C. DAVID, C. PAITRAULT, B. LEVOIVENEL, R.E NOTO L'Analyse de la Pratique 1

C. DAVID, C. PAITRAULT, B. LEVOIVENEL, R.E NOTO L'Analyse de la Pratique 1 de la Pratique 1 1. Objectifs Sensibiliser l étudiant à l intérêt et aux objectifs de l APP Structurer la rédaction de l APP : pertinence du choix de la situation et de sa description, pertinence du questionnement

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

Salon Préventica Lille 2013

Salon Préventica Lille 2013 Centre de gestion de la Fonction Publique Territoriale du Nord www.cdg59.fr Risques psychosociaux : méthodologie d intervention pluridisciplinaire du pôle prévention du CDG 59 Salon Préventica Lille 2013

Plus en détail

2.07 L intervention en situation de crise : un modèle de structure et d organisation.

2.07 L intervention en situation de crise : un modèle de structure et d organisation. 2.07 L intervention en situation de crise : un modèle de structure et d organisation. 2e Congrès biennal du C.Q.J.D.C. Présenté par Sylvain Bernier, Commission scolaire des Bleuets, St-Félicien; Louis

Plus en détail

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 2 ème année bachelor

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 2 ème année bachelor Semestre automne printemps Répétition Lieu de période de formation pratique Institution : Nom de l'étudiant-e : Service : Promotion : Site de formation : Période du / au : PFP 3 PFP 4 ÉVALUATION DES COMPÉTENCES

Plus en détail

I. La compétence professionnelle au cœur des situations professionnelles. a. Définition de la compétence professionnelle

I. La compétence professionnelle au cœur des situations professionnelles. a. Définition de la compétence professionnelle Développer des compétences professionnelles du BTS Assistant de Manager en séance d Activités Professionnelles de Synthèse (APS) Par Elodie SERGENT (relecture Maguy Perea) Le BTS assistant de manager forme

Plus en détail

L externat en médecine générale L exemple de Paris V

L externat en médecine générale L exemple de Paris V L externat en médecine générale L exemple de Paris V Mémoire DIU Pédagogie Médicale 2010 Dr Olivier Benainous CCA médecine générale Dr Mirna Salloum Urgentiste 1 Sommaire I. Externat en médecine générale

Plus en détail

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL 1.1 DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L éducateur spécialisé, dans le cadre des politiques partenariales de prévention, de protection et d insertion, aide au développement de

Plus en détail

RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences

RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences prévenir. Troubles de la concentration, du sommeil, dépression Un nombre grandissant de salariés déclarent souffrir de symptômes

Plus en détail

Cité générations Groupe médical d Onex Un nouveau modèle de soin pour la médecine ambulatoire

Cité générations Groupe médical d Onex Un nouveau modèle de soin pour la médecine ambulatoire Cité générations Groupe médical d Onex Un nouveau modèle de soin pour la médecine ambulatoire Né du souhait de mieux répondre aux grands défis de notre système de santé, Cité générations est un nouveau

Plus en détail

LA FIN DE VIE AUX URGENCES: LES LIMITATIONS ET ARRÊTS DES THÉRAPEUTIQUES ACTIVES. Dr Marion DOUPLAT SAMU- Urgences Timone

LA FIN DE VIE AUX URGENCES: LES LIMITATIONS ET ARRÊTS DES THÉRAPEUTIQUES ACTIVES. Dr Marion DOUPLAT SAMU- Urgences Timone LA FIN DE VIE AUX URGENCES: LES LIMITATIONS ET ARRÊTS DES THÉRAPEUTIQUES ACTIVES Dr Marion DOUPLAT SAMU- Urgences Timone SOMMAIRE 1. La mort aux urgences 2. Les Limitations et Arrêts des Thérapeutiques

Plus en détail

UE 3.4 S6 Initiation à la démarche de recherche UE 5.6 S6 Analyse de la qualité et traitement des données scientifiques et professionnelles

UE 3.4 S6 Initiation à la démarche de recherche UE 5.6 S6 Analyse de la qualité et traitement des données scientifiques et professionnelles UE.4 S6 Initiation à la démarche de recherche 6. Évaluation Le moment viendra où le jury mettra fin à l entretien. L épreuve étant terminée, acceptez cette limite même s il ne vous semble pas avoir fait

Plus en détail

l atelier collectif : une nouvelle approche de la sante sexuelle des PVVIH

l atelier collectif : une nouvelle approche de la sante sexuelle des PVVIH l atelier collectif : une nouvelle approche de la sante sexuelle des PVVIH Mercredi 7 Octobre 2015 NANTES JF. Souchon, M. Laprevotte, N. Edeb, A. Simon, O Benveniste Département de Médecine Interne Pôle

Plus en détail

TOUT CE QU IL FAUT SAVOIR A PROPOS DE LA FORMATION DES AGENTS TERRITORIAUX

TOUT CE QU IL FAUT SAVOIR A PROPOS DE LA FORMATION DES AGENTS TERRITORIAUX TOUT CE QU IL FAUT SAVOIR A PROPOS DE LA FORMATION DES AGENTS TERRITORIAUX o Les enjeux du système de formation. o Que peut apporter la formation à votre vie professionnelle? o Les formations que vous

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

Sébastien Lédé Infirmier anesthésiste. JLAR 2 avril 2015 1

Sébastien Lédé Infirmier anesthésiste. JLAR 2 avril 2015 1 Sébastien Lédé Infirmier anesthésiste JLAR 2 avril 2015 1 Déclaration d aucun conflit d intérêt JLAR 2 avril 2015 2 Plan de la présentation Place du mémoire IADE dans le nouveau cursus Rôle du directeur

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

Le secteur spécialisé «assuétudes» wallon et la Réforme des soins en santé mentale

Le secteur spécialisé «assuétudes» wallon et la Réforme des soins en santé mentale Le secteur spécialisé «assuétudes» wallon et la Réforme des soins en santé mentale 1 L offre de soins en santé mentale dans l accord gouvernemental L accord gouvernemental du 9 octobre 2014 prévoit en

Plus en détail

QUAND METTRE EN PLACE UN PROGRAMME D INTERVENTION?

QUAND METTRE EN PLACE UN PROGRAMME D INTERVENTION? S Y N T H È S E D E S R E C O M M A N D A T IONS D E B O N N E P R A T I Q U E Surdité de l enfant : accompagnement des familles et suivi de l enfant de 0 à 6 ans - hors accompagnement scolaire - Décembre

Plus en détail

Cultiver la solidarité www.contrelecancer.ma

Cultiver la solidarité www.contrelecancer.ma LE BÉNÉVOLAT Cultiver la solidarité www.contrelecancer.ma le bénévolat CULTIVER LA SOLIDARITÉ La mobilisation dans la lutte contre le cancer, à laquelle a appelé Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma

Plus en détail

PROJET EDUCATIF DE L'ASSOCIATION

PROJET EDUCATIF DE L'ASSOCIATION PROJET EDUCATIF DE L'ASSOCIATION L'association à pour objectifs Aider les parents d'élèves dans la recherche d'organismes de séjours de vacances à l'étranger Aider les jeunes à voyager en proposant des

Plus en détail

L examen clinique infirmier U.E. 3.1 S1 C1

L examen clinique infirmier U.E. 3.1 S1 C1 L examen clinique infirmier U.E. 3.1 S1 C1 Grégory GUILLAN Formateur I.F.S.I. Charles Foix Octobre 2011 1 Raisonnement et démarche clinique L infirmier(ère) comprend le problème de santé d un patient et

Plus en détail

Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile

Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile Conseils Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile www.douglas.qc.ca Le retour Le retour Votre proche a eu des gestes ou des propos agressifs. Vous êtes inquiet pour lui et

Plus en détail

CONSEIL INGENIERIE FORMATION MANAGEMENT

CONSEIL INGENIERIE FORMATION MANAGEMENT CONSEIL MANAGEMENT Assurer la responsabilité opérationnelle d une équipe Développer son leadership au sein d une équipe Pratiquer la délégation Conduire une réunion Conduire un entretien individuel-professionnel

Plus en détail

Campus et hygiène de vie

Campus et hygiène de vie SEMINAIRE DE SENSIBILISATION Compte-rendu d atelier Campus et hygiène de vie Publié le 15/06/2015 Page 2 6 Introduction Qu est-ce que l hygiène de vie? Comment faire un retour d expérience utile? Comment

Plus en détail

Le polyhandicap. Les positions politiques de l Unapei : Les Essentiels de l Unapei

Le polyhandicap. Les positions politiques de l Unapei : Les Essentiels de l Unapei Le polyhandicap Les Essentiels de l Unapei Les positions politiques de l Unapei : «La personne polyhandicapée est actrice de son parcours de vie et investie du pouvoir d agir sur son propre destin. Qu

Plus en détail

INSTITUT DE FORMATION DES CADRES DE SANTE ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS

INSTITUT DE FORMATION DES CADRES DE SANTE ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS INSTITUT DE FORMATION DES CADRES DE SANTE ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS ACTIVITE PROFESSIONNELLE N 24: LE CADRE EVALUE LA QUALITE DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES ET PROPOSE DES PERSPECTIVES D AMELIORATION

Plus en détail

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs.

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs. MANAGERS : COMMENT PRENEZ-VOUS EN CHARGE LES CONFLITS? AUTO-EVALUEZ-VOUS! Dans un contexte économique morose et qui perdure, nous sommes confrontés à un grand nombre de difficultés et de frustrations.

Plus en détail

CONVENTION-TYPE RELATIVE AUX MODALITES D INTERVENTION DE L EQUIPE D APPUI DEPARTEMENTALE EN SOINS PALLIATIFS DE L INDRE (E.A.D.S.P. 36) DANS LES E.H.

CONVENTION-TYPE RELATIVE AUX MODALITES D INTERVENTION DE L EQUIPE D APPUI DEPARTEMENTALE EN SOINS PALLIATIFS DE L INDRE (E.A.D.S.P. 36) DANS LES E.H. CONVENTION-TYPE RELATIVE AUX MODALITES D INTERVENTION DE L EQUIPE D APPUI DEPARTEMENTALE EN SOINS PALLIATIFS DE L INDRE (E.A.D.S.P. 36) DANS LES E.H.P.A.D. ENTRE L E.H.P.A.D. représenté par d une part,

Plus en détail

Préparé par : ERIC GIRARDOT, -diplômé en Haptonomie. -diplômé en Sensitive Gestalt Massage (R)

Préparé par : ERIC GIRARDOT, -diplômé en Haptonomie. -diplômé en Sensitive Gestalt Massage (R) L Accompagnement des personnes âgées et des personnes atteintes de la maladie d Alzheimer par différentes approches: - l haptonomie - le Sensitive Gestalt Massage)R( - la Réflexologie plantaire Préparé

Plus en détail

Cahier des charges APPEL À PROJETS 2014 ACTIONS DE SOUTIEN À DESTINATION DE PERSONNES DÉFICIENTES VISUELLES. Région Pays de la Loire

Cahier des charges APPEL À PROJETS 2014 ACTIONS DE SOUTIEN À DESTINATION DE PERSONNES DÉFICIENTES VISUELLES. Région Pays de la Loire APPEL À PROJETS 2014 Cahier des charges ACTIONS DE SOUTIEN À DESTINATION DE PERSONNES DÉFICIENTES VISUELLES Région Pays de la Loire Fondation Harmonie Solidarités, 143 rue Blomet - 75015 Paris - Autorisation

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT SOIGNANT DES PERSONNES ATTEINTES D UN CANCER ET EDUCATION THERAPEUTIQUE. Forum d échange et de partage d expérience en cancérologie

ACCOMPAGNEMENT SOIGNANT DES PERSONNES ATTEINTES D UN CANCER ET EDUCATION THERAPEUTIQUE. Forum d échange et de partage d expérience en cancérologie ACCOMPAGNEMENT SOIGNANT DES PERSONNES ATTEINTES D UN CANCER ET EDUCATION THERAPEUTIQUE Forum d échange et de partage d expérience en cancérologie Mylène Fillion Responsable de l'hôpital de jour des Peupliers

Plus en détail

«Rôle et Place des Réseaux de Soins Palliatifs dans l'offre de soins»

«Rôle et Place des Réseaux de Soins Palliatifs dans l'offre de soins» «Rôle et Place des Réseaux de Soins Palliatifs dans l'offre de soins» Hélène Fernandez Cadre Supérieur de Santé, Coordinatrice RESOP06 9 Forum SIH 06 EMSP Cannes Grasse Antibes 4 Mars 2010 Palais des Congrès

Plus en détail

PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES. Sommaire de la démarche de réorganisation

PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES. Sommaire de la démarche de réorganisation PROGRAMME RÉGIONAL DE RÉADAPTATION POUR LA PERSONNE ATTEINTE DE MALADIES CHRONIQUES Sommaire de la démarche de réorganisation SOMMAIRE Le programme régional Traité santé offre des services de réadaptation

Plus en détail

1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e).

1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e). Grille d évaluation Identification de l employé(e) Nom : Prénom : Fonction : Date de l évaluation Objectifs de l évaluation 1. Identifier et reconnaître le potentiel et les compétences de chaque employé(e).

Plus en détail

La maladie d Alzheimer est une maladie neurodégénérative

La maladie d Alzheimer est une maladie neurodégénérative CENTRE HOSPITALIER BÉZIERS dossier de presse janvier 2014 le dispositif alzheimer au centre hospitalier de béziers Contacts presse Françoise PERIDONT Directrice Communication Anne-Claire ITIé Chargée de

Plus en détail

RÈGLEMENTS POLITIQUES - PROCÉDURES

RÈGLEMENTS POLITIQUES - PROCÉDURES RÈGLEMENTS POLITIQUES - PROCÉDURES OBJET : Politique de santé globale du personnel COTE : DG 2013-02 APPROUVÉE PAR : Le conseil d administration le 26 février 2013 EN VIGUEUR LE : 26 février 2013 RESPONSABLE

Plus en détail

ANALYSE DE PRATIQUE. Lieu: Service de dialyse péritonéale Bayard, clinique du Tonkin. Date: Lundi 24 février 2014, 10h

ANALYSE DE PRATIQUE. Lieu: Service de dialyse péritonéale Bayard, clinique du Tonkin. Date: Lundi 24 février 2014, 10h Date: mardi 4 mars 2014 ANALYSE DE PRATIQUE Stage 5B 6A Benjamin Beaugé Lieu: Service de dialyse péritonéale Bayard, clinique du Tonkin Date: Lundi 24 février 2014, 10h Acteurs: Mr. B, infirmière, stagiaire

Plus en détail

La Charte Alzheimer, éthique et société 2011

La Charte Alzheimer, éthique et société 2011 Conseil général CIDPA CLIC départemental Centre d Information Départemental Personnes Agées 38 avenue Bollée - 72000 LE MANS 02.43.81.40.40 - Fax : 02.43.76.17.54 cidpa@cg72.fr - Site internet : www.cidpaclic.sarthe.org

Plus en détail

Voix et voies de l annonce en Cancérologie

Voix et voies de l annonce en Cancérologie Voix et voies de l annonce en Cancérologie Professeur BOLLA Michel Clinique Universitaire de Cancérologie Radiothérapie CHU Grenoble Voix et voies de l annonce en Cancérologie -Parcours du patient Approche

Plus en détail

Annexe 12: Référentiel de formation de médecin de prévention DU MEDECIN DE PREVENTION

Annexe 12: Référentiel de formation de médecin de prévention DU MEDECIN DE PREVENTION Annexe 12: Référentiel de formation de médecin de prévention REFERENTIEL INTERMINISTERIEL DU MEDECIN DE PREVENTION (DOCUMENT DE BASE : FICHE RIME 2006) NB : Ne pas oublier la médecine statutaire dans la

Plus en détail