TRADUIRE LA RECHERCHE EN PRATIQUE. L EMDR avec le chagrin : réflexions sur l étude de 2001 de Ginny Sprang

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1 TRADUIRE LA RECHERCHE EN PRATIQUE L EMDR avec le chagrin : réflexions sur l étude de 2001 de Ginny Sprang Katy Murray Olympia, Washington, Etats-Unis Traduire la recherche en pratique constitue une nouvelle rubrique régulière du journal dans laquelle des cliniciens font part d exemples de cas cliniques qui soutiennent, exposent en détail ou illustrent les résultats d une étude de recherche donnée. Chaque article commence par résumer l étude en question pour ensuite apporter la description par le clinicien de son application des procédures EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) standard auprès de la population ou pour le problème traité dans l étude. Cette rubrique est éditée par la fondation EMDR Research (recherche en EMDR) dans le but de fournir un lien entre la recherche et la pratique et de rendre pertinents les résultats de la recherche par rapports aux pratiques quotidiennes des thérapeutes. Dans la rubrique de ce numéro, Katy Murray se réfère à l étude de Sprang (2001) qui a évalué le traitement EMDR du deuil complexe ; elle décrit comment elle a employé l EMDR dans trois cas difficiles une mère faisant le deuil de son fils jeune adulte, une femme en lutte avec la perte de sa mère à cause de la maladie d Alzheimer et une jeune mère dont le fils est mort-né. Les exemples de cas sont suivis d une discussion complète. Mots-clés : EMDR ; chagrin ; deuil ; rejoindre la recherche ; pratique Résumé de Sprang (2001) 1 Objectif : le but de cette recherche était de déterminer les effets différentiels du traitement d un ensemble de symptômes incluant le chagrin, l état de stress posttraumatique (ESPT), l anxiété et l estime de soi, par la comparaison de l EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) avec les traitements de deuil guidé (DG). Méthode : Vingt-trois patients EMDR et 27 patients DG ont complété des évaluations portant sur les symptômes psychosociaux et comportementaux de la perte d un être cher avant et après le traitement et lors d un suivi après 9 mois. Résultats : sur les cinq mesures psychosociales de la détresse, quatre (anxiété d état, échelle de l impact de l événement, index d estime de soi et ESPT) se sont avérées considérablement modifiées selon le type de traitement apporté, les patients EMDR rapportant la diminution la plus importante des symptômes ESPT. Les données des mesures comportementales ont révélé des résultats similaires. Traduire la recherche en pratique : commentaires de Katy Murray Le chagrin fait partie de la vie. Quand devrions-nous offrir un traitement EMDR à nos patients endeuillés? L étude de 2001 de Sprang auprès de 50 individus souffrant d une perte traumatique fournit des données qui soutiennent les déclarations de Shapiro selon This article originally appeared as Murray, K. (2012). EMDR With Grief: Reflections on Ginny Sprang s 2001 Study. Journal of EMDR Practice and Research, 6(4), Translated by Jenny Ann Rydberg. 1 Référence de l article original de recherche : Sprang, G. (2001). The use of eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) in the treatment of traumatic stress and complicated mourning: Psychological and behavioral outcomes. Research on Social Work Practice, 11(3), E24 Journal of EMDR Practice and Research, Volume 7, Number 2, EMDR International Association

2 lesquelles l EMDR peut apporter une résolution efficiente des symptômes de stress traumatique qui interfèrent avec les processus de deuil normaux ainsi qu une capacité de remémoration positive accrue concernant le défunt (Shapiro, 1995, 2001 ; Sprang, 2001). Après avoir lu cette recherche voici près de 10 ans, j ai commencé à introduire l EMDR beaucoup plus tôt dans le traitement de mes patients endeuillés. Les résultats de recherche m ont donné confiance en l idée que l EMDR pouvait favoriser le deuil normal en réduisant les symptômes de stress post-traumatique après une perte tout en augmentant le rappel de souvenirs positifs de la personne aimée. L étude de Sprang (2001) compare deux approches destinées à traiter les aspects traumatiques de la perte : l EMDR et le DG (Mawson, Marks, Ramm & Stern, 1981). Sprang annonce que si les deux approches étaient efficaces, le groupe traité en EMDR a manifesté une amélioration significativement plus rapide sur les mesures standardisées de l anxiété et du stress post-traumatique ainsi qu une diminution plus rapide de la reviviscence, des intrusions, de la rumination et des cauchemars en moins de séances que les patients traités en DG (6,19 versus 10,68 séances). Cependant, l EMDR a conduit à une augmentation initiale des symptômes de reviviscence avant leur élimination rapide en comparaison du groupe DG. L EMDR menait à un accroissement très rapide et systématique du rappel de souvenirs positifs de la personne aimée, tandis que l intervention DG ne montrait aucun changement du rappel de souvenirs positifs prétraitement/post-traitement. C était cet effet extraordinaire du retraitement EMDR qui a retenu mon attention. Le retraitement EMDR de la perte traumatique semblait ôter les obstacles empêchant de penser à, d évoquer, de se rappeler le défunt et d éprouver des émotions à son sujet, conduisant à un accès à des souvenirs positifs, affectivement évocateurs, de la personne aimée. Comment pouvais-je ne pas le proposer à mes patients? Dans ma pratique clinique, j ai observé que les symptômes intrusifs de reviviscence et le défaut d accès à des souvenirs positifs éprouvés émotionnellement, parallèlement aux histoires non réglées en lien avec d autres souvenirs non traités du défunt, constituent les symptômes les plus perturbants pour les patients après un décès. Les souvenirs douloureux et perturbants bloquant l accès à des souvenirs positifs chaleureux, mes patients évoquent souvent un vide écrasant dans leur cœur à l endroit précédemment occupé par la personne aimée. Avant l utilisation de l EMDR, je constatais que mon mélange éclectique d interventions pouvait lentement réduire les souvenirs perturbants, mais seul le temps permettait d accéder à des souvenirs positifs évocateurs de la personne aimée. La résolution du deuil exigeait beaucoup de temps. Après avoir lu l étude de Sprang (2001) qui apportait des données solides soutenant les descriptions de Shapiro de résultats positifs dans des cas de chagrin excessif (Shapiro, 2001, pp ), je me sentais davantage confiante pour offrir l EMDR plus tôt dans le traitement de mes patients endeuillés. En reconnaissant que le traitement ne vise pas à supprimer le chagrin normal, je me centrais sur les symptômes de stress post-traumatique, incluant les souvenirs, les images, les conversations et les rêves perturbants dont la personne endeuillée ne parvient pas à se défaire et qui interfèrent avec le processus de deuil adaptatif normal. La perte par le suicide : Ma tristesse est tout ce qui me reste de lui Faith, une mère célibataire de trois enfants, âgée de 40 ans, est venue me voir 3 mois après que son fils Billy, 20 ans, ait été tué par balle. L enquête de la police a conclu qu il s agissait d un suicide mais elle ne parvenait pas à envisager la possibilité que son fils ait pu s enlever la vie, préférant croire qu il s agissait d un accident ou d un homicide. Faith est venue en thérapie après que le choc initial soit passé, alors qu elle commençait à éprouver les ravages de sa perte. Chaque fois qu elle pensait à Billy ou que quelque chose le lui rappelait, l horreur de la manière dont sa mort a pu se produire se rejouait en boucle continue dans son esprit et dans son cœur. Après quatre séances de recueil d informations, de planification du traitement, de stabilisation et de renforcement des ressources, j ai présenté l EMDR à Faith comme une manière de résoudre les aspects traumatiques de la perte, pour qu elle puisse se souvenir de son fils au-delà du trauma de son décès et devenir capable de tolérer son chagrin. Elle a donné son accord. Au cours du retraitement de la première cible le moment où elle a appris le décès de son fils Faith a pu accepter la réalité plausible que Billy s est suicidé. Pendant les séances de retraitement, elle était surprise de voir diminuer son niveau de perturbation. Je faisais attention de distinguer ce que nous mesurions avec l échelle d unités de perturbation subjective (SUD), en clarifiant que nous mesurions à quel point le souvenir était perturbant, plutôt que la mesure dans laquelle la perte de son fils la perturbait, en demandant : Quand vous faites venir ce souvenir en particulier (le moment où vous appris la mort de votre fils), dans quelle Journal of EMDR Practice and Research, Volume 7, Number 2, 2013 EMDR With Grief E25

3 mesure est-il perturbant pour vous maintenant sur une échelle de 0 à 10, où 0 est aucune perturbation quand vous y pensez à cet instant et 10 le plus haut niveau de perturbation que vous puissiez imaginer? Lors de la troisième séance de retraitement de 90 minutes, le niveau du SUD s est arrêté à 2. Ne me sentant pas à l aise avec la question habituelle : Qu est-ce qui l empêche d être à zéro?, j ai demandé : Qu estce qui le maintient à 2?. Faith a répondu : Ma tristesse est tout ce qui me reste de lui. Si je perds ma douleur, j aurai perdu Billy complètement. Franchement, je me suis dit que cela pouvait être ce que nous concevons comme écologiquement valide, considérant à quel point cette perte était récente ; mais ne voulant pas restreindre les possibilités pour ma patiente, j ai suivi les procédures standard de la phase 4 (désensibilisation) et je lui ai dit : Continuez avec ça. Pendant la série suivante, Faith est passé de sanglots intenses à un apaisement de sa respiration et puis à l esquisse d un sourire. A la fin de la série, elle a déclaré : Billy était mon clown, mon blagueur, il me faisait rire. Il détesterait que je ne garde de lui que la tristesse et la douleur. Les séries suivantes ont conduit à l émergence de souvenirs positifs de Billy intensément éprouvés et à un SUD de moins que la moitié. Au cours de la phase 5 (installation), Faith a commencé à croire : Il fera toujours partie de moi. Je le porterai toujours dans mon cœur. Elle ressentait une sensation agréable dans ses épaules comme les ailes d un aigle c est Billy! Elle a décrit la relation de son fils avec les aigles et les dernières fois qu elle avait vu de tels oiseaux majestueux depuis le décès de Billy. Faith pouvait penser à, parler de, ressentir et se souvenir de son fils. Elle a continué à décrire l émergence spontanée de rappels de souvenirs positifs de son fils et a évolué normalement dans son deuil. Elle était reconnaissante d avoir ces souvenirs puissants qui la soutenaient à travers son chagrin et qui maintenant un sentiment de proximité avec son fils. Images intrusives de la mort : Je peux enfin faire mon deuil. J ai retrouvé mes souvenirs. Karen, une professionnelle de 55 ans, a traversé le pays pour accompagner sa mère pendant les dernières semaines de sa vie. Atteinte d un stade avancé de la maladie d Alzheimer, sa mère était incapable de reconnaître les soins et le dévouement de sa fille. J avais apporté un suivi à Karen avant son voyage sur la côte est ; elle connaissait le traitement EMDR et avait démontré une grande force du moi, des sources de soutien internes et externes, ainsi qu une bonne tolérance aux affects. Elle est revenue en thérapie deux semaines après le décès de sa mère, tourmentée par des souvenirs sensoriels vifs et horribles des derniers jours qui se rejouaient dans son esprit dès qu elle pensait à sa mère. Karen a déclaré : J ai perdu ma mère à l Alzheimer il y a bien longtemps il ne me restait que des souvenirs, mais maintenant il ne me reste même plus ça c est trop douloureux de penser à elle maintenant. J ai proposé d utiliser immédiatement l EMDR pour tenter de diminuer l interférence des souvenirs traumatiques avec le deuil normal. Elle hésitait à essayer l EMDR, disant : Je ne peux pas vous décrire ces images elles sont tout simplement trop horribles pour les dire tout haut. Je lui ai promis qu elle n avait pas besoin de vraiment décrire l image mais que j avais simplement besoin de savoir qu elle avait une image à l esprit au début du retraitement. Nous avons utilisé le protocole des événements traumatiques récents. Les images et les cauchemars qui tourmentaient Karen depuis le décès de sa mère ont diminué après la première séance de retraitement et elle a constaté qu elle se rappelait spontanément des souvenirs positifs de sa mère, oubliés depuis longtemps, pendant et entre les séances. Elle était étonnée car les souvenirs positifs lui semblaient plus vifs et plus réels maintenant que quand sa mère était encore en vie. A la troisième séance, le SUD est descendu à zéro ; la cognition positive (CP) je peux faire face était à 7 ; et toutes les intrusions, tous les cauchemars et tous les symptômes de reviviscence avaient disparu. Karen a déclaré : Je sens que je peux enfin faire mon deuil. J ai retrouvé les souvenirs de ma maman. Enfant mort-né : de J ai détruit mon bébé à J étais une mère parfaitement aimante pour cet enfant C est le premier cas de deuil traumatique que j ai rencontré après ma formation initiale en EMDR et qui m a convaincue de l importance d offrir un soulagement aux personnes souffrant d une perte dès qu elles ont été stabilisées et commencent à éprouver des émotions. J avais travaillé avec Jamie à divers moments depuis qu elle avait une vingtaine d années. Elle est revenue en thérapie 3 ans après la perte de son fils, Bart, mort-né. Je venais de me former en EMDR quelques mois auparavant ; si j avais été émue par la description du Dr Shapiro, lors de la formation et dans ses écrits (Shapiro, 1995, 2001), de cas où la douleur du chagrin avait pu être réduite, la simple idée de suggérer que cette étrange méthode thérapeutique pouvait diminuer la souffrance de Jamie me E26 Journal of EMDR Practice and Research, Volume 7, Number 2, 2013 Murray

4 semblait presque insultante. Je craignais qu elle eût l impression que je minimisais sa perte. Je n ai pas proposé l EMDR parmi les options thérapeutiques mais ai plutôt utilisé ma panoplie habituelle d approches, en suivant mon idée préconçue qu il y a des pertes dont on ne se remet pas on apprend simplement à les accepter. Je ne sais pas si ce que je lui ai proposé a pu réduire sa souffrance, mais je ne crois pas qu elle s attendait à ce que quelque chose puisse l aider. Sept ans plus tard, Jamie est revenue en thérapie suite au diagnostic d un cancer du sein de stade III à l âge de 41 ans. J avais alors beaucoup plus confiance en l efficacité de l EMDR, ayant vécu d innombrables expériences validant l affirmation de Shapiro que le retraitement EMDR n enlève pas les émotions ou les réactions saines mais favorise plutôt la guérison et la croissance. J ai proposé l EMDR pour aider Jamie avec ses peurs d un retour du cancer, et même si elle demeurait sceptique, elle était prête à essayer. C est au cours du retraitement EMDR de l expérience du cancer du sein de Jamie qu a émergé l accouchement traumatique de son fils mort-né, Bart. La colère de Jamie envers son oncologue et son chirurgien a fait le lien avec une image de sa cicatrice de mastectomie puis avec la cicatrice de sa césarienne, pour continuer vers d autres souvenirs physiques associés dans le même réseau. Le souvenir de la chirurgie du cancer du sein s est résolu au cours de cette séance de retraitement, incluant la disparition des sensations fantômes du sein qu elle n avait jamais avouées à quiconque. Lors de séances ultérieures, nous avons ciblé d autres souvenirs en lien avec son expérience du cancer. L EMDR permettait de réduire les symptômes de stress traumatique associés avec le diagnostic et le traitement du cancer, incluant la diminution des peurs paralysantes d une rechute qui inhibaient sa capacité à pleinement apprécier et participer à sa vie. Plusieurs mois plus tard, nous avancions dans le traitement EMDR et travaillions sur des déclencheurs présents de la peur d un retour du cancer. Jamie est arrivée en séance en avouant qu elle se sentait déprimée mais elle ne l attribuait pas aux déclencheurs liés au cancer du sein, déclarant : Je me sens toujours mal à l automne, c est la période où j ai perdu Bart. Nous avons décidé de cible la mise au monde de son fils. C est la phase 3 (évaluation) du souvenir de la naissance qui m a le plus profondément appris les raisons pour lesquelles il ne faut hésiter à utiliser l EMDR après une perte traumatique. L image était l expression sur le visage de l infirmière en me réveillant de la chirurgie, bébé va bien?, Le bébé n a pas survécu. La cognition négative a évolué depuis j ai détruit mon bébé ; j ai échoué ; je ne l ai pas mis au monde en toute sécurité! vers je suis une perdante. Quand nous avons commencé à explorer une croyance sur soi positive préférée, Jamie a dit qu elle aimerait être capable de savoir que c est vrai que j ai perdu ce bébé, mais il était parfait comme il était, et j étais une mère parfaitement aimante pour cet enfant. Jamie s est ensuite exclamée : Si j avais pu le croire (la CP), je n aurais pas eu de cancer pour me confirmer que j étais une perdante! Je pouvais voir à ce moment-là que les pensées et émotions de son accouchement d un enfant mortné, stockées dans un état gelé, avaient été activées au moment du diagnostic de son cancer du sein et expliquaient son sentiment inébranlable subséquent d une mort imminente à cause du cancer. Si nous avions traité la mort traumatique de son fils des années auparavant, le diagnostic de cancer du sein et son traitement auraient pu être vécus autrement. En deux séances de retraitement EMDR, la perturbation s est résorbée à mesure que Jamie passait des horreurs de se réveiller et de réaliser que son bébé était mort à une réécriture spontanée de l expérience dans laquelle elle s imaginait libérée de la sédation qui interférait avec sa capacité de dire au revoir à son fils. Elle a fait l expérience d être présente et aimante attentive aux rituels d adieu avant que son fils ne lui soit enlevé. A la fin du retraitement, le souvenir n était plus perturbant. Elle ressentait la CP comme complètement vraie et Jamie a déclaré : C est une forme d expérience de parentage. C est valide, complet, c est à moi. Le scan corporel a révélé : Je ressens de l amour maternel dans mon cœur et dans mes bras je ne ressens plus l impression de bras vides. La vérification du déclencheur présent n a pas révélé de perturbation ; et quand elle a été invitée à imaginer son anniversaire à venir, elle a décrit sa conscience de pouvoir à nouveau apprécier l air du mois de novembre, comme elle l avait fait dans son enfance. Maintenant ils vont ensemble : l automne et les bras pleins sont reliés à l anniversaire de Bart. C est aussi bon maintenant que c était douloureux auparavant. Discussion Bien que je sois arrivée à reconnaître la valeur de l intervention précoce en EMDR dans les cas de deuil, une pratique prudente implique d admettre qu il ne faut pas entamer les phases de retraitement trop tôt. Solomon et Rando (2007) conseillent Journal of EMDR Practice and Research, Volume 7, Number 2, 2013 EMDR With Grief E27

5 d éviter de retraiter de manière prématurée lorsque l engourdissement, le déni ou la dissociation protègent activement la personne endeuillée de la réalité envahissante de la perte à la suite immédiate du décès. Ils préconisent de considérer l EMDR lorsque l impact émotionnel commence à se faire ressentir, quand le patient possède une tolérance des affects suffisante pour gérer les émotions qui pourront émerger, et que le patient est suffisamment stabilisé intérieurement et extérieurement (Solomon & Rando, 2007, 112). Avec ces patients, j ai observé que le développement et installation de ressources (Korn & Leeds, 2002) et d autres interventions de la phase 2 sont essentiels à la préparation au retraitement de souvenirs de perte traumatique. En plus du texte de Sprang (2001), d autres recherches, articles et rapports ont été publiés, apportant des éclairages et des conseils sur le traitement du chagrin complexe par l utilisation de l EMDR, incluant le texte de Lazrove décrit dans Shapiro et Forrest (1997), Solomon et Shapiro (1997), Shapiro (2001), Kimiko (2010) et Hornsveld et al. (2010). L article de Solomon et Rando (2007), Utilization of EMDR in the Treatment of Grief and Mourning, [L utilisation de l EMDR dans le traitement du chagrin et du deuil] intègre l EMDR aux six processus du chagrin et du deuil décrits en premier par Rando en Ils illustrent à travers des exemples de cas poignants les interventions EMDR employées au cours de chacun des processus du chagrin et du deuil, tout en ciblant des souvenirs passés, des déclencheurs présents et en développant des modèles futurs positifs. L expérience clinique, la recherche de Sprang (2001) et les travaux d autres personnes m ont enseigné que l EMDR constitue une intervention élégante après une perte et que nous devrions permettre à nos patients de choisir s ils souhaitent être soulagés de ce qui pourrait empêcher un deuil naturel. La souffrance du chagrin s accompagne de remémorations, de prises de conscience et d une vaste gamme d émotions, comprenant des souvenirs précieux de nos êtres chers. Une fois réactivé par l EMDR, le système de traitement adaptatif de l information libère et métabolise les aspects traumatiques du souvenir de la perte et permet des connexions authentiques à des souvenirs positifs ce qui constitue une composante essentielle de la résolution du deuil. Avec la résolution, nos patients deviennent capables d apprécier pleinement les souvenirs positifs de la personne aimée permettant ainsi la transformation de la souffrance du chagrin en une relation interne continue et durable avec les personnes décédées. Références Hornsveld, H. K., Landwehr, F., Stein. W., Stomp, M. P. H., Smeets, M. A. M. & van den Hout, M. A. (2010). Emotionality of loss-related memories is reduced after recall plus eye movements but not after recall plus music or recall only. Journal of EMDR Practice and Research, 3(4), Kimiko, S. (2010). The effect of PTSD treatments after stillbirth: Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) combined with hypnotherapy. Journal of Psychosomatic Obstetrics and Gynecology, 31(98), X. Korn, D., & Leeds, A. (2002). Preliminary evidence of efficacy for EMDR resource development and installation in the stabilization phase of treatment of complex posttraumatic stress disorder. Journal of Clinical Psychology, 58(12), Mawson, D., Marks, I., Ramm, L., & Stern, R. (1981). Guided mourning for morbid grief: A controlled study. British Journal of Psychiatry, 138, Rando, T. A. (1993). Treatment of complicated mourning. Champaign, IL: Research Press. Shapiro, F. (1995). Eye movement desensitization and reprocessing: Basic principles, protocols and procedures (1re éd.). New York: Guilford Press Shapiro, F. (2001). Eye movement desensitization and reprocessing: Basic principles, protocols and procedures (2e éd.). New York, NY: Guilford Press. Shapiro, F., & Forrest, M. (1997). EMDR: The breakthrough therapy for overcoming anxiety, stress and trauma. New York, NY: Basic Books. Solomon, R. M., & Rando, T. (2007). Utilization of EMDR in the treatment of grief and mourning. Journal of EMDR Practice and Research, 1(2), Solomon, R. M., & Shapiro, F. (1997). Eye movement desensitization and reprocessing: An effective therapeutic tool for trauma and grief. In C. Figley, B. Bride, & M. Nicholas (Eds.), Death and trauma (pp ). Washington, DC: Taylor and Francis. Sprang, G. (2001). The use of eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) in the treatment of traumatic stress and complicated mourning: Psychological and behavioral outcomes. Research on Social Work Practice, 11(3), Téléchargé depuis Toute correspondance concernant cet article peut être adressée à Katy Murray, 3627 Ensign Road NE, Suite B, Olympia, WA 98506, Etats-Unis. Courriel : La Fondation EMDR Research encourage toute contribution à la rubrique Transformer la recherche en pratique. Contact : Katy Murray, EMDR Research Foundation, 5806 Mesa Drive, Suite 360, Austin, TX 78731, Etats-Unis. Courriel : ou researchfoundation.org E28 Journal of EMDR Practice and Research, Volume 7, Number 2, 2013 Murray

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