Diagnostic des infections bactériennes : quelle place pour la biologie moléculaire?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Diagnostic des infections bactériennes : quelle place pour la biologie moléculaire?"

Transcription

1 Diagnostic des infections bactériennes : quelle place pour la biologie moléculaire? Dr Ghislaine Descours Laboratoire de Bactériologie, Centre de Biologie Est DUCIV, 15 octobre 2014

2 Objectifs! Connaître le principe des techniques moléculaires PCR universelle versus PCR spécifique PCR en point final versus PCR en temps réel! Comprendre le délai de rendu des résultats! Savoir cibler une demande de PCR Apport par rapport aux autres techniques en Bactériologie Quand? Quoi? Comment?! Avoir un regard critique sur la prescription & les résultats

3 Méthodes diagnostiques en bactériologie Culture TROD Tests rapides à orientation diagnostique Biologie moléculaire

4 Culture! Avantages Examen direct préalable Sensibilité théorique : 1 UFC Isolement des souches " Sensibilité aux antibiotiques " Recherche de facteurs de virulence " Typage, enquêtes épidémiologiques Coût limité! Limites Bactéries nécessitant un milieu spécifique, fragiles, intracellulaires Bactéries à croissance lente : retard au diagnostic Infections décapitées par une antibiothérapie préalable

5 TROD! Réactions immunologiques Tests immunochromatographiques, ELISA, agglutination, fluorescence!! Avantages Délai de réalisation < 1h Ajustement thérapeutique immédiat! Limites Dépendance du développement par fournisseurs Sensibilité / spécificité Utilisation détournée sur des prélèvements profonds

6 Biologie moléculaire! Avantages Bactéries à croissance lente, difficilement ou non cultivables Non influencée par antibiothérapie / transport! Limites Contraintes techniques (locaux dédiés) Délais incompressibles Mais développement de techniques «clés en main» " Pas de problématique de locaux ou de délais " Coût élevé

7 Légionellose Culture : 4 à 10 j Milieux spécifiques Enquête épidémio. Ag urinaire : 1h Sensibilité : 90% L. pneumophila sg1 PCR spécifique : < 24h Détection de toutes les espèces Se < AgU si Lp1

8 Méningite à pneumocoque Culture : 24h Antibiogramme Recherche d Ag solubles : < 1h (si ED+) PCR spécifique < 24h Intérêt si antibiothérapie préalable

9 Biologie moléculaire en pratique Unité de Biologie moléculaire CHU, personnel dédié PCR maison ou trousses commerciales Unité conventionnelle CHG, personnel polyvalent Techniques clés en main

10 Principe des techniques moléculaires Détection et/ou identification d un ADN bactérien dans un prélèvement biologique PCR universelle Gène commun à toutes les eubactéries : ARN ribosomique 16S Sans a priori sur le résultat Identification par séquençage du produit de PCR en h PCR spécifique Gène amplifié ciblant une espèce, un genre, un génogroupe bactérien! Présomption clinique forte Résultat : positif / négatif en 24 h

11 PCR réalisées au GHE!"#$ %&'($)*+,($!-.,&/(0('1$!"#$%&'%((%) *+,&)-./) 0123)345%)'2551'6)71"17#8&19#%")!"#$%&'()())*+,'55) "*-, 1&/2, :'361;<&=82(<#&%>)<98B'>)(#A2#?%)?%)51"8=1"C)!"/0$"()())*+,'55) "*-, '&"2, 3"$6, *98B')%3)(#A2#?%)?%)51"8=1") /5#, , +5#:, DE+>)'<"F>)9#15'#%)52&52&#A2%) ;5+"0/5#,4(3()&"(1030+, %'&2, DE+) <5310''#,=531#0, /">2, :'361;<&=82(<#&%>)'<"F)G'51"?4(1?#'8#3%H) ;015(30''#,$30*4($%5'#,?,'55) 45$,?,-./) I&6(B$%7%"3')52(71"<#&%') 6(/90"0''#,$0/"*++5+,?,$#/#$0/"*++5+, 6(//0'5#,'55) (+$2, -($2, O<"F(#1">)<98B') 6#/"(30''#,%03+0'#0,?,A*53"#3#, /5BC, O<"F(#1">)<98B'>)'<"F>)$<($%)8<&?#<A2%) D/($%0/&4#,E%5$$'05, *+,&)-./) /<"F>)'<(#$%>)'%((%'>)DE+>)9#15'#%)?#F%'=$%>)$<($%) C(>50''#,B*/3085, J/)----) P<($%)8<&?#<A2%) +">,-LQ>)0#0, /%((%') C'(+"/595*4,95G)5'0, ORS>)31T#"%) /%((%')

12 Quel prélèvement?! Potentiellement tout type de prélèvement! PCR universelle Site initialement stérile Pas sur les prélèvements pour lesquels il existe des seuils de pathogénicité (urines, LBA!)! PCR spécifique Bactérie non commensale " Biopsie cutanée : pas de PCR spécifique Staphylococcus " Gorge : pas de PCR Streptococcus

13 Quelles conditions?! Recueil du prélèvement Liquide de ponction, pus, tissu, biopsie, sang! Bannir les écouvillons Volume " 200 µl Sang sur EDTA (héparine = inhibiteur) Ne rien ajouter (liquide, fixateur, milieu de transport!)! Nombre de prélèvements Conditions identiques à la culture " Multiplier le nombre de prélèvement en orthopédie " Culture et PCR sur un même prélèvement! Acheminement au laboratoire t ambiante, +4 C, -20 C

14 Du prélèvement au résultat!

15 Différentes étapes Prélèvement Lyse cellulaire + extraction d ADN manuelle ou automatisée Amplification et détection de l ADN amplifié Séquençage (PCR universelle) et analyse de la séquence Simultanée : heures Validation du résultat 10 min 4 heures 1 série quotidienne Après : PCR en point final 3 heures PCR en temps réel 1 heure

16 Polymerase Chain Reaction ADN cible : 1 copie Dénaturation Hybridation des amorces Elongation (dntp, polymérase) 30 à 40 cycles soit 2 30 à 2 40 copies

17 Détection de l ADN amplifié Détection en point final Gel migration Nombre de copies Détection en temps réel Marqueur fluorescent Cycle Seuil Cycle threshold (Ct) Quantité d ADN Nombre de cycles

18 Détection en point final! Gel migration des produits de PCR! Vérification de la taille attendue

19 Détection en temps réel! Reporter fluorescent SybrGreen E1"3&U(%)V) Liaison non spécifique à l ADN db 0671#")"%F) Spécificité par amorces et température de fusion (1/2 ADN db # ADN sb) E1"3&U(%)V) 0671#")"%F) Economique et facile

20 Détection en temps réel! Reporter fluorescent SybrGreen Liaison non spécifique à l ADN db Sondes spécifiques Liaison spécifique des sondes à l ADN db Spécificité par amorces et température de fusion (1/2 ADN db # ADN sb) Economique et facile Multiplexage (! cibles) Coût plus élevé Développement plus délicat

21 La PCR universelle

22 L ARNr 16S! Codé en opéron! Nombre de copies du gènes variable en fonction de l espèce bactérienne (1 à 10)! Structure et fonction conservée chez toutes les bactéries! Pas de transfert horizontal! Nombreuses séquences déposées dans les bases de données

23 L ARNr 16S 2$$$$$$$$$$$$322$$$$$$$$$$$$422$$$$$$$$$$$$$522$$$$$$$$$$$$$622$$$$$$$$$$$$$$7222$$$$$$$$$$$$$$7322$$$$$$$$$$$$7422$$$$$7822$$$$9+$ Séquences conservées chez toutes les bactéries Amorces Séquences spécifiques d un genre / d une espèce Signature après séquençage du produit de PCR

24 L ARNr 16S <$462$9+$ :77$$$ $ $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$7;:2$ 2$$$$$$$$$$$$322$$$$$$$$$$$$422$$$$$$$$$$$$$522$$$$$$$$$$$$$622$$$$$$$$$$$$$$7222$$$$$$$$$$$$$$7322$$$$$$$$$$$$7422$$$$$7822$$$$9+$ Séquences conservées chez toutes les bactéries Amorces Séquences spécifiques d un genre / d une espèce Signature après séquençage du produit de PCR

25 Etape 1. PCR en point final! PCR Migration des produits de PCR Témoin négatif Patients Marqueur de poids moléculaire Témoin positif

26 Etape 2. Séquençage des positifs! Technique Big Dye Terminator! PCR avec produit de PCR + amorce + polymérase + dntp (3 OH) en compétition avec ddntp* interrupteurs (3 H) : ddatp, ddttp, ddctp, ddgtp Pool de brins d ADN de taille variable! Purification du produit de PCR! Électrophorèse capillaire

27 Etape 2. Séquençage des positifs! CTTGCACTGC! CTTGCACTGCG! CTTGCACTGCGA! CTTGCACTGCGAT! CTTGCACTGCGATT! CTTGCACTGCGATTA! CTTGCACTGCGATTAC Séquence ARNr 16S : CGATTAC Chromatogramme

28 Etape 3. Comparaison avec une base de données = alignement de la séquence! Le Bibi PQB BioInformatic Bacterial Identification Prokaryote Quick Identification https://umr5558-bibiserv.univ-lyon1.fr/lebibipqp/lebibipqp.cgi Incrémentée tous les 3 mois (GenBank) Informations contrôlées (espèce) : DSMZ database

29 Etape 4. Interprétation des séquences Identification de genre si > 97 % Identification d espèce si > 99 % (T : sequence type, TT : strain type, GenBank ID) Prevotella spp

30 Un abcès pulmonaire stérile en culture > 99% avec S. gordonii, S. intermedius, S. mitis, S. porcorum, S. hyointestinalis

31 Un abcès pulmonaire stérile en culture PCR spécifique Streptococcus (gène tuf) > 99% avec S. gordonii, S. intermedius, S. mitis, S. porcorum, S. hyointestinalis Streptococcus gordonii

32 Un LCR stérile PCR 16S très faiblement positive! Double voire triple séquence Ininterprétable Pluri microbien? Contaminé? Rendu négatif

33 Une biopsie osseuse stérile chez une patiente aux antécédents d infection à S. epidermidis! Double séquence! Alignement : S. aureus, 96% Similarité < 97%, non rendue! PCR spécifique Staphylococcus Double séquence! PCR spécifique S. aureus +

34 Des nodules pulmonaires stériles chez une enfant de 12 ans Séquence non répertoriée dans notre base de données Famille des Bacteroidetes Amplification et séquençage d un autre fragment de l ADNr 16S, mais pas plus d information à partir des banques de données

35 Etape 5. Rendu des résultats! Contrôle négatif et positif de PCR 16S Détection de contaminants et inhibiteurs dans le mix! Contrôle d extraction Amplification parallèle du gène de la $-globine (eucaryote) Toujours positif Si négatif " Prélèvement acellulaire : intra-oculaire, LCR " Présence d inhibiteurs de PCR! Interprétation de la séquence Confrontation des données cliniques et biologiques Distinguer un contaminant d un pathogène Une PCR négative d exclut pas un diagnostic

36 PCR universelle! Avantages Amplification de tous les ADN bactériens! Inconvénients Pouvoir discriminant inter-espèces parfois limité " Staphylococcus et Streptococcus Pouvoir discriminant inter-genres parfois limité " Mycobactéries, entérobactéries! Amplification des contaminants Biais des banques de données " Séquences surreprésentées, erronées, inconnues Solution = PCR spécifiques

37 Les PCR spécifiques! Amorces spécifiques d un genre / d une espèce bactérienne

38 PCR spécifiques! PCR «semi-spécifiques» Staphylococcus & Streptococcus Gène tuf Gel migration Suivie d un séquençage pour identification d espèce Patients : 400 pb Témoin + : 600 pb! PCR spécifique En point final ou en temps réel

39 PCR spécifiques en temps réel! Développement de techniques clés en main Lyse, extraction, PCR et interprétation dans un système automatisé et fermé de paillasse en % 1 heure Détection par des sondes spécifiques Intégration au secteur de Bactériologie conventionnelle! Domaines divers Infections associées aux soins SARM, ERV, carbapénémases, toxines de C. difficile Résistance du BK à la rifampicine (rpob) Portage de S. aureus, Streptocoque du groupe B! IST : Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae! Evaluer les performances et le coût

40 Exemple : GeneXpert MTB/RIF

41 PCR spécifiques en temps réel au GHE!"#$!.,#*/0*+,!.,$30*4(35#0,!.,$&(1030+, /5#, , ;5+"0/5#,4(3()&"(1030+, <5310''#,=531#0, ;015(30''#,$30*4($%5'#,?,'55) 6(/90"0''#,$0/"*++5+,?,$#/#$0/"*++5+, 6#/"(30''#,%03+0'#0,?,A*53"#3#, D/($%0/&4#,E%5$$'05, C(>50''#,B*/3085, C'(+"/595*4,95G)5'0,! Apport PCR sur prélèvements plurimicrobiens " Complément de 16S si double séquence " Bordetella " Clostridium difficile PCR combinées " Francisella / Bartonella henselae Sensibilité > PCR 16S " S. aureus > Staph > 16S " K. kingae > 16S

42 Cas cliniques & données de la littérature

43 Une polyarthrite bien particulière!! Homme de 61 ans! PAR atypique diagnostiquée en 2005 Mono-arthrite genou droit Extension aux mains, poignets, épaules, genoux, pieds, chevilles, sans lésion structurale érosive typique FR, anti-ccp, ACAN + Corticothérapie + méthotrexate! Consultation en cardiologie sur avis du rhumatologue Dyspnée d effort + œdèmes MI depuis un mois Important syndrome inflammatoire biologique Doute sur un souffle cardiaque systolique apyrétique

44 Une polyarthrite bien particulière!! Endocardite infectieuse Echographie cardiaque : Végétation cardiaque massive de 24 mm Body-Scan normal Anémie à 10,9 g/dl! Indication chirurgicale de RVA en urgence pour risque embolique

45 Une polyarthrite bien particulière!! Suites rapidement favorables Muté en chirurgie à J4! Laboratoire Anatomopathologie : absence d EI Bactériologie " Examen direct : pas de germe " Culture : stérile " Hémocultures négatives EI silencieuse à hémocultures négatives chez un patient immunodéprimé Augmentin + gentamycine

46 Une polyarthrite bien particulière!! PCR universelle Tropheryma whipplei (bactérie intracellulaire cultivable sur fibroblastes) Relecture anapath de la végétation avec colorations spéciales (PAS) : négative! Relais Bactrim Forte + Plaquenil, 12 mois! Arrêt corticoïdes et méthotrexate! Disparition totale des douleurs articulaires! Autres prélèvements Biopsie duodénale à J7 : négative Biopsie digestive, sang, selles, salive : négatives à 12 mois

47 Apport de la PCR dans le diagnostic des EI à hémocutures négatives! 759 patients présentant une EI à hémocultures négatives Etiologie dans 62,7 % des cas Sérologie (principalement Coxiella et Bartonella) : 47,7 % PCR sur valve ou sang (sérologie négative) : 14,4 % " Streptococcus, T. whipplei, Bartonella, Staphylococcus " Sensibilité PCR sur valve : 66,1 % " Sensibilité PCR sur sang : 13,6 % Immunohistochimie Etiologies non infectieuses! Coxiella : sensibilité sérologie > PCR

48 Limites de la PCR dans les EI!

49 Limites de la PCR dans les EI! 66 % 60 % Persistance de PCR positives sous antibiothérapie Particulièrement Streptococcus

50 Limites de la PCR dans les EI!! et jusqu à plusieurs années après!

51 Cas n 2

52 Une fièvre résistante aux anti-pyrétiques! Enfant de 9 ans! Consultation MT Hyperthermie (39,2 C), céphalées intenses depuis 48h, raideur de nuque, photophobie Transport privé en urgences vers les urgences pédiatriques sans antibiothérapie : méningite?! Urgences pédiatriques Purpura pétéchial non nécrotique (pied) Constantes hémodynamiques stables Glasgow 8, mutation en réanimation Injection de C3G

53 Bilan biologique! Biochimie Hématologie Leucocytes = 10,50 G/L CRP = 288 mg/l Plaquettes = 135 G/L, TP = 36%! TDM cérébrale : œdème diffus! Bactériologie Hémocultures Tube EDTA Pas de ponction lombaire (troubles de la vigilance + troubles hémostase)

54 PCR spécifique N. meningitidis! PCR spécifique en temps réel multiplex Tous génogroupes + B + C + contrôle interne! Réalisée En urgence sur le tube de sang EDTA Sur la PL réalisée à distance " Examen macroscopique : trouble " Examen direct : très rares cocci à Gram négatif " Leucocytes : M éléments/l, PNN : 98% " Protéinorachie : 6,63 g/l " Glycorachie : 0,3 mmol/l " Culture négative! Positive pour N. meningitidis génogroupe B

55 PCR = diagnostic en urgence! Méningites PCR spécifique Méningocoque PCR spécifique Pneumocoque PCR spécifique Listeria! PCR Méningocoque = diagnostic + typage! Délai de rendu des résultats > PCR universelle Retour d expérience de notre laboratoire Jamais positive si leucocytes < 200 /µl

56 Cas n 3

57 Cas n 3! Patient de 28 ans, sans antécédent! Survenue brutale d une douleur basithoracique gauche dans la journée avec dyspnée progressivement croissante! Examen clinique Apyrétique (37,6 C) Ni toux, ni expectoration, ni signe extra-respiratoire Discrets crépitants en base gauche pulmonaire FC = 90/min PA = 110/60 mmhg Sa(0 2 ) = 93%

58 Bilan d entrée! Biologie CRP à 36 mg/l Leucocytes 13,9 G/L avec 11,8 G/L PNN Ionogramme, bilans hépatique, rénal, cardiaque normaux! Imagerie Radiologie pulmonaire : pneumopathie du lobe inférieur gauche associée à des opacités alvéolaires de la base droite Scanner : volumineuse condensation parenchymateuse du lobe inférieur gauche (5 cm de largeur) sans épanchement Amoxicilline per os + hospitalisation en Pneumologie

59 Evolution dans les 72 h Admission 48 h 72 h Température ( C) 37,6 38,4 39,5 Toux Douleur thoracique et dyspnée Fréquence respiratoire (cycles/min) Absence + ++ Apparition d une toux, expectorations blanchâtres +++ morphine normale 38 Saturation (O 2 ) 93% (air) 93% (air) 89% (10 L O 2 ) PAS (mm Hg) Leucocytes (G/L) 13,9 13,1 3 CRP (mg/l) Switch Auhmentin / Tavanic puis C3G / Rovamycine / Tavanic Mutation en USI, puis en Réanimation (CHU) : diagnostic de légionellose, ECMO

60 Evolution en réanimation! Persistance de PCR positives sous antibiothérapie Legionella : PCR habituellement négativée en < 2 semaines (Korosec et al., Scand J Infect Dis., 2006)

61 Abcès pulmonaire! Chirurgie thoracique à J42 et évolution favorable! PCR universelle sur l abcès : double séquence (Fusobacterium / culture)! PCR spécifique Legionella : +++! Antibiothérapie totale : 3 mois Persistance de PCR positives / LBA = complications

62 PCR quantitative sur LBA : un marqueur prognostique dans les légionelloses! Charge bactérienne à l admission corrélée à la sévérité des légionelloses! Limites : standardisation des prélèvements pulmonaires

63 En conclusion!

64 Complémentarité des méthodes diagnostiques en Bactériologie! Connaître les performances de chaque technique Limite de détection, sensibilité et spécificité, indications Degré d urgence clinique La PCR n est pas forcément la technique la plus sensible!! Intégrer les méthodes de biologie moléculaire (BM) dans un algorithme diagnostique! Evaluer les kits commercialisés! Association Techniques «maison» & kits commerciaux Kits «clés en main» & kits conventionnels

65 Connaître les limites de la PCR! Faux positifs Pas de différenciation contaminant / pathogène N est pas toujours le témoin d une infection active! Faux négatifs Un résultat négatif n exclut pas un diagnostic " Cas avec culture + (rares colonies) / PCR! PCR! méthode de vérification d un résultat de culture douteux

66 Au delà d un outil strictement diagnostique! Outil pronostique PCR quantitative! Typage bactérien! Recherche de facteurs de virulence C. difficile / souche épidémique O27 S. aureus / PVL!! Recherche de résistance Sondes détectant les mutations associées à la résistance SARM, BK / rifampicine, H. pylori / clarithromycine!

67 Merci pour votre attention Des questions?

Pneumopathie Aiguë Communautaire

Pneumopathie Aiguë Communautaire Pneumopathie Aiguë Communautaire Table des matières Présentation du cas 3 Le patient 4 Exercice 5 Exercice : Quels sont les éléments en faveur : 6 Exercice 7 Suite du cas 8 Exercice 9 Diagnostic microbiologique

Plus en détail

Techniques émergentes en microbiologie clinique: conséquences sur l organisation des laboratoires

Techniques émergentes en microbiologie clinique: conséquences sur l organisation des laboratoires Techniques émergentes en microbiologie clinique: conséquences sur l organisation des laboratoires Alain Bonnin, Frédéric Dalle, Coralie L Ollivier - Laboratoire de Parasitologie-Mycologie, CHU de Dijon

Plus en détail

Comment intégrer les résultats de la biologie moléculaire dans le traitement des endocardites infectieuses

Comment intégrer les résultats de la biologie moléculaire dans le traitement des endocardites infectieuses Comment intégrer les résultats de la biologie moléculaire dans le traitement des endocardites infectieuses Isabelle Podglajen,, MCU-PH, Bactériologie Hôpital Européen Georges Pompidou Mai 2007 Diagnostic

Plus en détail

Endocardite infectieuse chez un porteur de bioprothèse valvulaire. DELANDE Evariste, MOYON Anais, HANAFIA Omar

Endocardite infectieuse chez un porteur de bioprothèse valvulaire. DELANDE Evariste, MOYON Anais, HANAFIA Omar Endocardite infectieuse chez un porteur de bioprothèse valvulaire DELANDE Evariste, MOYON Anais, HANAFIA Omar Présentation du cas clinique Mr S, 73 ans Hospitalisé en août 2014 pour une récidive d endocardite

Plus en détail

Présentation de cas clinique. Agapitou Eleni 16.03.2012

Présentation de cas clinique. Agapitou Eleni 16.03.2012 Présentation de cas clinique Agapitou Eleni 16.03.2012 Anamnèse Patiente de 87 ans, résidente en EMS. Anamnèse actuelle: Depuis 3 semaines: - BEG. -Douleurs abdominales diffuses. -Pas d état fébrile, elle

Plus en détail

Méningites. Définition. Clinique. Définition. Clinique. Clinique

Méningites. Définition. Clinique. Définition. Clinique. Clinique Méningites Définition Inflammation des méninges, les 3 membranes qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière 1- définition 2- démarche diagnostique : PL 3- méningites bactériennes 4- méningites virales

Plus en détail

Un chat à vous couper le souffle.

Un chat à vous couper le souffle. Un chat à vous couper le souffle. Quizz en Infectiologie Hentzien M, Robbins A, Bani-Sadr F 1 M.O 66 ans ATCD : Anévrysme Aorte Abdominale, prothèse aorto-bi-iliaque en 2010 Tabagisme AIT en 2009 UGD hémorragique

Plus en détail

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques?

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? Dr C. ZANDOTTI Laboratoire de Virologie du Pr D. Raoult CHU Timone, Marseille. Virus herpes simplex (HSV) Virus strictement humain,

Plus en détail

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE Série : Sciences et Technologies de Laboratoire Spécialité : Biotechnologies SESSION 2015 Sous-épreuve écrite de Biotechnologies Lundi 22 juin 2015 Coefficient de la sous-épreuve

Plus en détail

Méningites infectieuses

Méningites infectieuses Méningites infectieuses Etiologies et conduites à tenir Stéphane Erouart MISP Cécile Lecocq IDESP Sommaire Agents causaux Précautions standard Infections invasives à méningocoque Définition Validation

Plus en détail

Une fièvre richement accompagnée chez une femme de 57 ans

Une fièvre richement accompagnée chez une femme de 57 ans Une fièvre richement accompagnée chez une femme de 57 ans Enoncé Une femme de 57 ans se présente aux urgences pour céphalées, fièvre, frissons, toux, diarrhée et douleurs diffuses évoluant depuis 5 jours,

Plus en détail

Dr PILMIS Benoit (SAU Cochin) MÉNINGITES BACTÉRIENNES

Dr PILMIS Benoit (SAU Cochin) MÉNINGITES BACTÉRIENNES Dr PILMIS Benoit (SAU Cochin) MÉNINGITES BACTÉRIENNES DOGME Signes infectieux + purpura avec au moins 1 élément nécrotique ou ecchymotique d une taille > 3 mm 1 ère dose d ATB active sur le méningocoque

Plus en détail

Transmission nosocomiale des entérovirus :

Transmission nosocomiale des entérovirus : Transmission nosocomiale des entérovirus : Intérêt du diagnostic moléculaire rapide associé au génotypage prospectif Enseignement à propos d une observation Audrey MIRAND EA3843 Laboratoire de Virologie

Plus en détail

Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac

Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac Laboratoire associé au Centre National de Référence des Borrelia Laboratoire de Bactériologie Hôpitaux Universitaires de Strasbourg Diagnostic

Plus en détail

«Ce n est pas les médecins qui nous manquent, c est la médecine»"

«Ce n est pas les médecins qui nous manquent, c est la médecine» «Ce n est pas les médecins qui nous manquent, c est la médecine»" MONTESQUIEU! Jeudi 4 mars 2016" Jacquier Sophie" " " MADAME H. 23 ANS Antécédents personnels :" Appendicectomie" Avulsion des dents de

Plus en détail

DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA LEGIONELLOSE EN PRATIQUE DE VILLE

DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA LEGIONELLOSE EN PRATIQUE DE VILLE DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA LEGIONELLOSE EN PRATIQUE DE VILLE Dr Elisabeth BOUVET Hôpital Bichat - Claude Bernard, Paris Mon domaine de compétence habituelle appartient plus à la pratique hospitalière

Plus en détail

Quizz en Infectiologie 1 er cas

Quizz en Infectiologie 1 er cas Quizz en Infectiologie 1 er cas Charles CAZANAVE, Noémie GENSOUS, Didier NEAU Service des Maladies Infectieuses et Tropicales du Pr. M. DUPON Histoire de la maladie Depuis été 2013 : patient de 74 ans

Plus en détail

Notions de microbiologie générale

Notions de microbiologie générale Notions de microbiologie générale Journée des correspondants en hygiène débutants du 20-11-2015 Dr J GAGNAIRE-Unité d hygiène inter-hospitalière- Service des Maladies infectieuses Différents agents infectieux

Plus en détail

Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire

Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire UE de l agent infectieux à l hôte Février 2015 Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire Dr Isabelle GARRIGUE UMR CNRS MFP Microbiologie Fondamentale et Pathogénicité isabelle.garrigue@chu-bordeaux.fr

Plus en détail

Jeudi 12 février 2015 Rodolphe BARTHELET (Interne Urgences Belfort)

Jeudi 12 février 2015 Rodolphe BARTHELET (Interne Urgences Belfort) Jeudi 12 février 2015 Rodolphe BARTHELET (Interne Urgences Belfort) Motif de consultation Mr F, 38 ans, consulte aux urgences dans la nuit aux environ de 4h pour douleur dentaire avec œdème de la face.

Plus en détail

Prise en charge des méningites bactériennes communautaires

Prise en charge des méningites bactériennes communautaires Prise en charge des méningites bactériennes communautaires Table des matières Description du cas clinique Méningite bactérienne 4 Exercice : Quelle est la conduite à tenir? 5 Exercice : Examen biologique

Plus en détail

Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire

Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire UE de l agent infectieux à l hôte Janvier 2012 Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire Dr Isabelle GARRIGUE Laboratoire de Virologie Professeur FLEURY isabelle.garrigue@chu-bordeaux.fr

Plus en détail

Démarche du diagnostic bactériologique

Démarche du diagnostic bactériologique 1 TD-ED DCEM 1 Bactériologie B. Berçot, C. Branger Propriété de la Faculté de Médecine Université Paris 7-Denis Diderot Démarche du diagnostic bactériologique II. COMMENT FAIT-ON LE DIAGNOSTIC D'UNE INFECTION

Plus en détail

CAS CLINIQUE M. F. DESC Maladies infectieuses Octobre Dr MELOT Dr BOYER CHAMMARD CHU de la Guadeloupe Pointe-à-Pitre

CAS CLINIQUE M. F. DESC Maladies infectieuses Octobre Dr MELOT Dr BOYER CHAMMARD CHU de la Guadeloupe Pointe-à-Pitre CAS CLINIQUE M. F. DESC Maladies infectieuses Octobre 2015 Dr MELOT Dr BOYER CHAMMARD CHU de la Guadeloupe Pointe-à-Pitre M. F., 24 ans ATCD : Infection aiguë par le Chikungunya en 2014 AVP en août 2014

Plus en détail

Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte.

Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte. Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte. Item 154. Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte Objectifs nationaux (ECN) Connaître les portes d'entrée et les localisations secondaires les plus fréquentes

Plus en détail

Journées de formation médicale continue 8 Tiaret, Algérie - 24 mai 2013

Journées de formation médicale continue 8 Tiaret, Algérie - 24 mai 2013 Journées de formation médicale continue 8 Tiaret, Algérie - 24 mai 2013 Dr Loïc EPELBOIN Service des Maladies Infectieuses et Tropicales 8 Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France Université Pierre et

Plus en détail

Date : 05/11/2015 Fonction : Chef de service Nom : MERENS Audrey Visa : Informatique

Date : 05/11/2015 Fonction : Chef de service Nom : MERENS Audrey Visa : Informatique moléculaire microbiologique BMM Page : 1 / 12 VERSION COMMENTAIRE DATE 1 Création 05/11/2015 Rédaction Vérification Approbation Validation Date : 02/11/2015 Fonction : Adjoint Nom : DELAUNE Déborah Visa

Plus en détail

EI à hémocultures négatives avec atteintes articulaires polymorphes : le cas de Tropheryma whipplei

EI à hémocultures négatives avec atteintes articulaires polymorphes : le cas de Tropheryma whipplei EI à hémocultures négatives avec atteintes articulaires polymorphes : le cas de Tropheryma whipplei Anne Tristan 1, M. Célard 1, F. Fenollar 2, A. Mercusot 3, F. Delahaye 3, F. Vandenesch 1 1Laboratoire

Plus en détail

DECLARATION D INTERET DANS LE CADRE DE MISSIONS DE FORMATION REALISEES POUR L ACNBH

DECLARATION D INTERET DANS LE CADRE DE MISSIONS DE FORMATION REALISEES POUR L ACNBH ACNBH Agrément FMC N 100 168 39 ème Colloque National des Biologistes des Hôpitaux Lille, 4 au 8 oct 2010 DECLARATION D INTERET DANS LE CADRE DE MISSIONS DE FORMATION REALISEES POUR L ACNBH Dr Mme Béatrice

Plus en détail

Le syndrome méningé. Les méninges. Syndrome méningé. Syndrome méningé. Ensemble des symptômes liés à une irritation pathologique des méninges

Le syndrome méningé. Les méninges. Syndrome méningé. Syndrome méningé. Ensemble des symptômes liés à une irritation pathologique des méninges Les méninges Le syndrome méningé Dr B. MARTHA 16 février 2006 dure mère Méninges : 3 feuillets : arachnoïde pie mère Les méninges Les méninges Syndrome méningé Ensemble des symptômes liés à une irritation

Plus en détail

PCR universelle ADNr16S : limites et indications. Isabelle Podglajen Hôpital Européen Georges Pompidou

PCR universelle ADNr16S : limites et indications. Isabelle Podglajen Hôpital Européen Georges Pompidou PCR universelle ADNr16S : limites et indications Isabelle Podglajen Hôpital Européen Georges Pompidou Organisation de l opéron codant pour les ARN ribosomaux P rrsh rrlh rrfh ADNr 16S ADNr 23S ADNr 5S

Plus en détail

Dre Virginie Prendki. Hôpital des Trois Chêne Département de médecine interne, de réhabilitation et de gériatrie

Dre Virginie Prendki. Hôpital des Trois Chêne Département de médecine interne, de réhabilitation et de gériatrie Arthrites septiques Dre Virginie Prendki Hôpital des Trois Chêne Département de médecine interne, de réhabilitation et de gériatrie Formation approfondie en GERIATRIE 16 avril 2015 PLAN Epidémiologie Physiopathologie.

Plus en détail

L ANTIBIOTHERAPIE DANS LES INFECTIONS RESPIRATOIRES BASSES ACQUISES DE L ADULTE TRAITEE EN VILLE

L ANTIBIOTHERAPIE DANS LES INFECTIONS RESPIRATOIRES BASSES ACQUISES DE L ADULTE TRAITEE EN VILLE L ANTIBIOTHERAPIE DANS LES INFECTIONS RESPIRATOIRES BASSES ACQUISES DE L ADULTE TRAITEE EN VILLE Les infections des voies respiratoires basses sont fréquentes, elles viennent au premier rang des infections

Plus en détail

Diagnostic rapide : pour quelles pathologies?

Diagnostic rapide : pour quelles pathologies? Diagnostic rapide : pour quelles pathologies? XVIIème Journée Régionale de Pathologie Infectieuse 12 octobre 2010 Dr. Caroline Loïez Les bases du diagnostic bactériologique Diagnostic «classique» Diagnostic

Plus en détail

INFECTIONS NOSOCOMIALES

INFECTIONS NOSOCOMIALES INFECTIONS NOSOCOMIALES I - Définitions La définition générale d une infection nososcomiale est la suivante : infection contractée au cours d un séjour dans un établissement de soins. Un délai de 48h au

Plus en détail

INFECTION DU LIQUIDE D ASCITE. Hélène REGNAULT DES Mai 2009

INFECTION DU LIQUIDE D ASCITE. Hélène REGNAULT DES Mai 2009 INFECTION DU LIQUIDE D ASCITE Hélène REGNAULT DES Mai 2009 INTRODUCTION ILA: complication fréquente et grave dans l évolution de la cirrhose 8 à 30% malades hospitalisés avec ascite Une des principales

Plus en détail

le profil épidémiologique des infections urinaires au CHR de Tétouan en 2014

le profil épidémiologique des infections urinaires au CHR de Tétouan en 2014 le profil épidémiologique des infections urinaires au CHR de Tétouan en 2014 Dr Saad AJBAR médecin interne du CHR de Tétouan Association des médecins de la santé publique de Tétouan 7éme journée scientifique

Plus en détail

Antibiothérapie des Infections urinaires de l enfant

Antibiothérapie des Infections urinaires de l enfant Antibiothérapie des Infections urinaires de l enfant Christine Pietrement 28 mai 2009 Particularités des infections urinaires de l enfant Grande fréquence : < 3mois + fièvre : IU 13% filles, IU 19% garçon

Plus en détail

9 Examen cytochimique et bactériologique d un liquide céphalo-rachidien (LCR)

9 Examen cytochimique et bactériologique d un liquide céphalo-rachidien (LCR) 49 49 9 Examen cytochimique et bactériologique d un liquide céphalo-rachidien (LCR) Plan du chapitre 1 Contextes 2 Objectifs 1-Ensemencer d urgence systématiquement 2- Classer le LCR en fonction de la

Plus en détail

Actualités thérapeutiques des

Actualités thérapeutiques des Actualités thérapeutiques des infections cérébro-méningées Cours du collège Septembre 2011 Pr Ag N Kaabia Introduction Méningites purulentes (adulte+++) Méningo-encéphalites à liquide clair Abcès du cerveau

Plus en détail

Aline Fallet IDE. Réanimation médicale et infectieuse Hôpital Bichat Cl.Bernard

Aline Fallet IDE. Réanimation médicale et infectieuse Hôpital Bichat Cl.Bernard Aline Fallet IDE Réanimation médicale et infectieuse Hôpital Bichat Cl.Bernard L évoca'on d une méningite se fait sur les signes cliniques suivants Céphalées 87% Nausées 74% Raideur de nuque 83% Température

Plus en détail

Méningites bactériennes. Dr Grimaldi PH Réanimation Centre Hospitalier Versaille DU Prise en charge des urgences médico-chirurgicales Décembre 2014

Méningites bactériennes. Dr Grimaldi PH Réanimation Centre Hospitalier Versaille DU Prise en charge des urgences médico-chirurgicales Décembre 2014 Méningites bactériennes Dr Grimaldi PH Réanimation Centre Hospitalier Versaille DU Prise en charge des urgences médico-chirurgicales Décembre 2014 Introduction Pathologie grave mais rare But : ne pas manquer

Plus en détail

Les méthodes de diagnostic en virologie

Les méthodes de diagnostic en virologie Les méthodes de diagnostic en virologie Pourquoi faire du diagnostic en virologie? Dons de sang, d organes et de tissus (dépistage obligatoire) Suivi biologique des infections (VIH, VHB, VHC) Mesures prophylactiques

Plus en détail

La pseudo polyarthrite rhizomélique

La pseudo polyarthrite rhizomélique La pseudo polyarthrite rhizomélique Journée de formation médicale continue Jeudi 29 janvier 2015 Béatrice Bouvard Conflits d intérêts de l orateur en rapport avec le thème de la conférence AUCUN La PPR

Plus en détail

Définitions. Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur)

Définitions. Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur) La fièvre Définitions Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur) Température rectale> 38 Définitions Fièvre aiguë: Depuis moins de

Plus en détail

La PCR en temps réel

La PCR en temps réel La PCR en temps réel Hôpital La Rabta Tunis 6 juin 2013 Dr Sabine Favre-Bonté Maître de Conférences, Université Claude Bernard Lyon 1 UMR CNRS 5557 Ecologie Microbienne Equipe Multi-résistance environnementale

Plus en détail

La grippe A(H1N1) dans la région de Gabès

La grippe A(H1N1) dans la région de Gabès La grippe A(H1N1) dans la région de Gabès Durant la période allant du mois de février 2013 au mois de mars 2013 : 8 cas de grippe A(H1N1) ont été colligés à l hôpital régional de Gabès. Le diagnostic de

Plus en détail

ANTIBIOTHERAPIE PROBABILISTE

ANTIBIOTHERAPIE PROBABILISTE ANTIBIOTHERAPIE PROBABILISTE Dr N. Bercault 2011 Types d'antibiothérapie Prophylactique Pré-emptive Curative Infection Infection Colonisation + Infection + Facteurs de risque + Ponctuelle Plusieurs J Plusieurs

Plus en détail

Cas cliniques Dr Neji Sourour Laboratoire de Parasitologie- Mycologie CHU Habib Bourguiba Sfax

Cas cliniques Dr Neji Sourour Laboratoire de Parasitologie- Mycologie CHU Habib Bourguiba Sfax Cas cliniques Dr Neji Sourour Laboratoire de Parasitologie- Mycologie CHU Habib Bourguiba Sfax Cas clinique n 1 Melle O.Y, 21 ans étudiante Origine: Mahrès Hospitalisée en Pneumologie: Hémoptysie faible

Plus en détail

Les biobanques pour les débutants

Les biobanques pour les débutants Les biobanques pour les débutants C Dubourg B Turlin 14 octobre 2010 CHU de Rennes Définition Collection d échantillons biologiques humains Réunion, à des fins scientifiques, de prélèvements biologiques

Plus en détail

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée C. Rondé-Oustau, JY. Jenny,J.Sibilia, J. Gaudias, C. Boéri, M. Antoni Hôpitaux

Plus en détail

Intérêt pratique des biomarqueurs aux urgences: exemple de la PCT dans les infections respiratoires basses

Intérêt pratique des biomarqueurs aux urgences: exemple de la PCT dans les infections respiratoires basses Intérêt pratique des biomarqueurs aux urgences: exemple de la PCT dans les infections respiratoires basses Pr Pierre Hausfater SAU Pitié-Salpêtrière et UPMC Univ-Paris06, Paris U Le diagnostic positif

Plus en détail

Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose

Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose Pr. Tristan Ferry tristan.ferry@univ-lyon1.fr Service de Maladies Infectieuses et Tropicales Hôpital de la Croix-Rousse, Hospices Civils de

Plus en détail

Atteintes pulmonaires dans les hémopathies malignes

Atteintes pulmonaires dans les hémopathies malignes Atteintes pulmonaires dans les hémopathies malignes 11 ème RENCONTRE SUR LES URGENCES ET COMPLICATIONS SEVERES CHEZ LE PATIENT CANCEREUX N Meuleman 16/10/2010 Atteintes pulmonaires et hémopathies malignes

Plus en détail

«Isolement» Précautions Complémentaires d Hygiène (PCH)

«Isolement» Précautions Complémentaires d Hygiène (PCH) «Isolement» Précautions Complémentaires d Hygiène (PCH) EPU «Bactéries Multi-Résistantes» 21 janvier 2010 Dr I. Martin Équipe Opérationnelle d Hygiène 1 Définitions «Isolement» : mesures d hygiène visant

Plus en détail

Définition. Conduite à tenir devant un syndrome septicémique. Quand évoquer une septicémie? Quand évoquer une septicémie?

Définition. Conduite à tenir devant un syndrome septicémique. Quand évoquer une septicémie? Quand évoquer une septicémie? Conduite à tenir devant un syndrome septicémique Dr Vincent Le Moing Dr Christina Psomas Maladies Infectieuses et Tropicales CHRU de Montpellier Février 2011 Définition = bactériémie = présence de bactéries

Plus en détail

Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis

Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis RESEAU RENACOQ: réseau hospitalier pédiatrique (43 hôpitaux) Données moyennes (10 ans) 260 cas/an environ 63 % chez enfants de de3 mois De 0à 2 mois : incidence

Plus en détail

Comment faire le diagnostic d une infection des voies respiratoires basses?

Comment faire le diagnostic d une infection des voies respiratoires basses? Question n 1 : Comment faire le diagnostic d une infection des voies respiratoires basses? Quels sont les moyens diagnostiques, cliniques et para-cliniques permettant de distinguer l infection bronchique

Plus en détail

Formation continue "Traiter au mieux les infections des voies respiratoires au cabinet médical. La thérapie antibiotique moderne 2002"

Formation continue Traiter au mieux les infections des voies respiratoires au cabinet médical. La thérapie antibiotique moderne 2002 Dr. med. Eric Breitenstein Vidy-Med SA, Schweiz Formation continue "Traiter au mieux les infections des voies respiratoires au cabinet médical. La thérapie antibiotique moderne 2002" Keywords: pneumonie,

Plus en détail

L infection urinaire en bactériologie et l ECBU (Examen Cyto-Bactériologique des Urines) Hélène Guillon-Petitprez 23 Octobre 2013

L infection urinaire en bactériologie et l ECBU (Examen Cyto-Bactériologique des Urines) Hélène Guillon-Petitprez 23 Octobre 2013 L infection urinaire en bactériologie et l ECBU (Examen Cyto-Bactériologique des Urines) Hélène Guillon-Petitprez 23 Octobre 2013 Epidémiologie Prévalence +++ chez la femme : au début de la vie sexuelle

Plus en détail

Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11

Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11 Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11 3 ème Année de Médecine Session de juillet 2014 Question 1 (1 point) : Toute suspicion de brucellose doit être signalée au laboratoire réalisant

Plus en détail

Sérologie Maladie de Lyme

Sérologie Maladie de Lyme MÉMENTO DU Sérologie Maladie de Lyme DEFINITION BIOLOGISTE La maladie de Lyme est une anthropozoonose, transmise par piqûre de tiques femelles du genre Ixodes, due à un spirochète, Borrelia burgdorferi.

Plus en détail

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH)

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) * Qu est ce qu une IST? Infection Sexuellement Transmissible

Plus en détail

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie Véronique ZULIANI, Institut de la Filière Porcine Jean Christophe Augustin, ENVA, ASA Qu est ce qu un virus? Microorganisme de 15 à 40 nm Environ

Plus en détail

INFECTIONS NEUROMENINGEES. Dr Kaoutar JIDAR Service de Maladies infectieuses Hôpital Bichat Décembre 2010

INFECTIONS NEUROMENINGEES. Dr Kaoutar JIDAR Service de Maladies infectieuses Hôpital Bichat Décembre 2010 INFECTIONS NEUROMENINGEES Dr Kaoutar JIDAR Service de Maladies infectieuses Hôpital Bichat Décembre 2010 INTRODUCTION Les infections neuro-méning ningées regroupent l ensemble l des processus infectieux

Plus en détail

TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE

TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE 1 - DIAGNOSTIC DIRECT : le virus ou un de ses constituants Virus: Microscopie électronique Antigène viral : - immunofluorescence - immunochromatographie - ELISa en plaque ADN

Plus en détail

SEMIOLOGIE- Applications de la biologie moléculaire à la médecine. Applications de la biologie moléculaire à la médecine.

SEMIOLOGIE- Applications de la biologie moléculaire à la médecine. Applications de la biologie moléculaire à la médecine. 30/04/12 Camille Garbarino Sémiologie Pr Barlier 6 pages SEMIOLOGIE- Applications de la biologie moléculaire à la médecine. Applications de la biologie moléculaire à la médecine. Plan : A) Principales

Plus en détail

Situation, prise en charge

Situation, prise en charge Grippe pandémique A(H1N1) Situation, prise en charge DAUMAS Aurélie HIA LAVERAN COURS IFSI Des grippes pandémiques Groupe A Secondaires à une cassure (rôle animal) Absence d immunité collective Létalité

Plus en détail

Méthodes diagnostiques en génétique moléculaire

Méthodes diagnostiques en génétique moléculaire Méthodes diagnostiques en génétique moléculaire P. Latour Praticien Hospitalier Responsable UF 3427 Neurogénétique Moléculaire Laboratoire de Neurochimie Pr Renaud HCL Centre de Biologie Est DES Neurologie

Plus en détail

. CHARACHON (Mise ligne 06/11/09 LIPCOM-RM) Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes

. CHARACHON (Mise ligne 06/11/09 LIPCOM-RM) Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes 2 ème cycle MIA infections (item 86) Année Universitaire 2009-2010 infections infections Bronchites - Bronchiolites Pneumopathies bactériennes et virales Surinfection de BPCO (Coqueluche Tuberculose Mycoses

Plus en détail

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Service Régional Universitaires des Maladies Infectieuses et du Voyageur, Hôpital Gustave Dron 59208 TOURCOING

Plus en détail

Peut-on prédire la survenue du choc septique au cours des pyélonéphrites aiguës de l adulte?

Peut-on prédire la survenue du choc septique au cours des pyélonéphrites aiguës de l adulte? Peut-on prédire la survenue du choc septique au cours des pyélonéphrites aiguës de l adulte? A. Toumi, C. Loussaïef, H. B. Brahim, F.B. Romdhane, N. Bouzouaia, M. Chakroun. Service de Maladies Infectieuses

Plus en détail

Apport de la PCR en temps réel en maladies infectieuses

Apport de la PCR en temps réel en maladies infectieuses Apport de la PCR en temps réel en maladies infectieuses Biologie moléculaire Amplification PCR I. Dénaturation ADN 95 C II. Hybridation t = Tm III. Extension t dépend de la polymérase employée PCR «classique»

Plus en détail

TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE

TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE Dr Fatma Saghrouni Laboratoire de Parasitologie CHU F. Hached Sousse INTRODUCTION Toxoplasmose: Contamination post-natale = toxoplasmose

Plus en détail

LES FIEVRES AIGUES DE L ENFANT

LES FIEVRES AIGUES DE L ENFANT LES FIEVRES AIGUES DE L ENFANT LA FIEVRE AIGUE DE L ENFANT Introduction (1) Symptôme majeur Angoisse excessive Température = équilibre entre pertes et production de chaleur Fièvre = réponse normale de

Plus en détail

Tuberculose : rappels sur le bacille et les outils disponibles

Tuberculose : rappels sur le bacille et les outils disponibles Tuberculose : rappels sur le bacille et les outils disponibles Dr Nicolas Veziris, Laboratoire de Bactériologie-Hygiène, Pitié-Salpêtrière Centre National de Référence des Mycobactéries 23 mars 2011 Généralités

Plus en détail

Mycoplasma genitalium,, un agent émergent autres maladies sexuellement transmissibles

Mycoplasma genitalium,, un agent émergent autres maladies sexuellement transmissibles Mycoplasma genitalium,, un agent émergent responsable d urétrites et autres maladies sexuellement transmissibles Cécile M. Bébéar, B. de Barbeyrac, G. Carcenac, M. Clerc, S. Pereyre, et C. Bébéar Laboratoire

Plus en détail

spores, inactive métaboliquement infection nosocomiale digestive fréquente

spores, inactive métaboliquement infection nosocomiale digestive fréquente Infection digestive à Clostridium difficile Clostridium difficile bacille anaérobie gram+, non invasif spores, inactive métaboliquement (résistance / récidive) pathogénicité liée à la production de deux

Plus en détail

Bactéries Multi-résistantes (BMR)

Bactéries Multi-résistantes (BMR) L information biomédicale des Laboratoires Oriade - Janvier 2014 Bactéries Multi-résistantes (BMR) Isolées en ville Devant l émergence des bactéries multirésistantes (BMR) isolées en ville, les biologistes

Plus en détail

ENDOCARDITE INFECTIEUSE

ENDOCARDITE INFECTIEUSE ENDOCARDITE INFECTIEUSE VEYRIER Magali Cours de DES pédiatrie 7 et 8 décembre 2007 Magali Veyrier Saint Etienne 1 DEFINITION Infection microbienne de l endothélium valvulaire ou non valvulaire, des prothèses

Plus en détail

Infections aiguës respiratoires

Infections aiguës respiratoires Infections aiguës respiratoires Apport de la biologie moléculaire Marie-Claude Bernard D I symposium infections aiguës respiratoires 29/03/05 - p.1 Le diagnostic Culture EIA ICT (immunochromato) Immuno

Plus en détail

Analyse clinico-biologique des causes d infections sur prothèses de hanche ou genou: une aide à l évaluation des pratiques

Analyse clinico-biologique des causes d infections sur prothèses de hanche ou genou: une aide à l évaluation des pratiques Analyse clinico-biologique des causes d infections sur prothèses de hanche ou genou: une aide à l évaluation des pratiques Dr Frédéric Luzerne chirurgien orthopédiste Dr Patrick Morin anesthésiste Emmanuelle

Plus en détail

ENQUETE NATIONALE DE PREVALENCE

ENQUETE NATIONALE DE PREVALENCE ENQUETE NATIONALE DE PREVALENCE MODULE REGIONAL PORTAGE DIGESTIF EBLSE ET EPC PROTOCOLE www.rhc-arlin.com 1 CONTEXTE La prévalence de la colonisation digestive à EBLSE pour les patients des établissements

Plus en détail

L AMPLIFICATION GÉNIQUE PAR PCR. (Polymérase Chain Reaction)

L AMPLIFICATION GÉNIQUE PAR PCR. (Polymérase Chain Reaction) L AMPLIFICATION GÉNIQUE PAR PCR (Polymérase Chain Reaction) ATELIER DE FORMATION SUR LE DIAGNOSTIC DE LA FIEVRE APHTEUSE 21 mai 2012 Corinne SAILLEAU Corinne.sailleau@anses.fr Agence Nationale de Sécurité

Plus en détail

Khaled Menif Service de réanimation pédiatrique polyvalente Hôpital d enfants de Tunis. http://www.infectiologie.org.tn

Khaled Menif Service de réanimation pédiatrique polyvalente Hôpital d enfants de Tunis. http://www.infectiologie.org.tn Khaled Menif Service de réanimation pédiatrique polyvalente Hôpital d enfants de Tunis Introduction(1) L augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques est inquiétante, et s explique entre

Plus en détail

La CRENO Bretagne La CRENO Bretagne : qui?

La CRENO Bretagne La CRENO Bretagne : qui? La CRENO Bretagne La CRENO Bretagne : qui? Responsable d UF Geneviève HERY-ARNAUD (MCU-PH) 1 Qui? 2 Où? 3 Pourquoi? 4 Comment? 5 Combien? 6 Quoi? Coordination médicale Nicolas ROUZIC (PH) Coordination

Plus en détail

«MENINGITES INSOLITES»

«MENINGITES INSOLITES» «MENINGITES INSOLITES» Deux observations clinico-biologiques Laurent VILLENEUVE Service de Biologie Polyvalente CH AUBAGNE OBSERVATION N 1 Femme 57 ans hospitalisation Urgences CH Aubagne 09/07/2004 pour

Plus en détail

Interprétation des résultats et troubleshooting

Interprétation des résultats et troubleshooting Interprétation des résultats et troubleshooting Le Service de séquençage du Centre d innovation Génome Québec et Université McGill utilise des appareils 3730xl DNA Analyzer d Applied Biosystems. Cette

Plus en détail

Prise en charge thérapeutique des endocardites à hémocultures négatives et à germes rares

Prise en charge thérapeutique des endocardites à hémocultures négatives et à germes rares Prise en charge thérapeutique des endocardites à hémocultures négatives et à germes rares Journée des Endocardites d Aquitaine Dr E.Lazaro CHU de Bordeaux Des endocardites rares mais des germes nombreux

Plus en détail

ANTIBIOTHERAPIE PROBABILISTE DES MENINGITES BACTERIENNES COMMUNAUTAIRES DE L ADULTE - Cas clinique. Dr Pierre-Julien ROGEZ SAU CHR G.

ANTIBIOTHERAPIE PROBABILISTE DES MENINGITES BACTERIENNES COMMUNAUTAIRES DE L ADULTE - Cas clinique. Dr Pierre-Julien ROGEZ SAU CHR G. ANTIBIOTHERAPIE PROBABILISTE DES MENINGITES BACTERIENNES COMMUNAUTAIRES DE L ADULTE - Cas clinique Dr Pierre-Julien ROGEZ SAU CHR G. DRON TOURCOING Histoire de la maladie Priscilla, 20 ans, consultant

Plus en détail

Cancer du sein métastatique triple négatif

Cancer du sein métastatique triple négatif Cancer du sein métastatique triple négatif Cancer du sein métastatique triplenégatif Mme I., 32 ans, mariée, 1 enfant de 6 mois Nationalité italienne ATCD personnels: aucun ATCD familiaux: aucun Facteur

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 23 juillet 2003

AVIS DE LA COMMISSION. 23 juillet 2003 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 23 juillet 2003 INVANZ 1g, poudre pour solution à diluer pour perfusion Flacon, B/1 et B/10 Laboratoires Merck SHARP & Dohme-Chibret

Plus en détail

Comment poser le diagnostic d une infection à pneumocoque? Apport de la biologie moléculaire

Comment poser le diagnostic d une infection à pneumocoque? Apport de la biologie moléculaire Comment poser le diagnostic d une infection à pneumocoque? Apport de la biologie moléculaire Philippe LANOTTE Service de Bactériologie-Virologie, Hôpital Bretonneau - CHRU de Tours & Laboratoire de Microbiologie,

Plus en détail

LE SYNDROME INFECTIEUX

LE SYNDROME INFECTIEUX LE SYNDROME INFECTIEUX Les maladies infectieuses résultent de l'agression de l'organisme par un être vivant microscopique ou macroscopique, Cette agression entraine généralement une ou des altérations

Plus en détail

MÉNINGITES INFECTIEUSES

MÉNINGITES INFECTIEUSES Méningites infectieuses MÉNINGITES INFECTIEUSES Généralités Virales +++ (entérovirus) = bénignes (sauf VIH, polio) Bactériennes = MEJPV ++, PEC précoce optimale Fongiques (cryptocoque chez ID) Méningo-encéphalite

Plus en détail

Viroses respiratoires - du bon usage des outils diagnostiques les nouveaux et les autres. 06-11-2012 Equipe du laboratoire de Virologie CHU de Nancy

Viroses respiratoires - du bon usage des outils diagnostiques les nouveaux et les autres. 06-11-2012 Equipe du laboratoire de Virologie CHU de Nancy Viroses respiratoires - du bon usage des outils diagnostiques les nouveaux et les autres 06-11-2012 Equipe du laboratoire de Virologie CHU de Nancy 1 Les virus et Syndromes respiratoires Problématique

Plus en détail

Cas clinique. Hôpital Mahosot. Service maladies infectieuses. Dr Vilada, Dr Chen Xi, 2006

Cas clinique. Hôpital Mahosot. Service maladies infectieuses. Dr Vilada, Dr Chen Xi, 2006 Cas clinique Hôpital Mahosot Service maladies infectieuses Dr Vilada, Dr Chen Xi, 2006 1 Homme, 47 ans, fonctionnaire, résident à district : Pakgnouam, province Vientiane Motif d hospitalisation : fièvre

Plus en détail

Les endocardites à hémocultures négatives et à germes rares Diagnostic. Olivia Peuchant

Les endocardites à hémocultures négatives et à germes rares Diagnostic. Olivia Peuchant Les endocardites à hémocultures négatives et à germes rares Diagnostic Olivia Peuchant Endocardites à hémocultures négatives 2,5 à 31% des endocardites infectieuses (EI) * Facteurs épidémiologiques spécifiques

Plus en détail

NOUVEAUTÉS DANS LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS URINAIRES

NOUVEAUTÉS DANS LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS URINAIRES XXVIème congrès de la Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse Hôtel Saphir Palace, Hammamet 21-22 avril 2016 NOUVEAUTÉS DANS LE DIAGNOSTIC DES INFECTIONS URINAIRES Pr Ag Wafa Jouaihia Achour Service

Plus en détail

Méningites Bactériennes et Pression Intracrânienne: qui monitorer?

Méningites Bactériennes et Pression Intracrânienne: qui monitorer? Mémoire DES Pédiatrie Rhône-Alpes Lyon Promotion 2003 Méningites Bactériennes et Pression Intracrânienne: qui monitorer? Fleur Cour-Andlauer 23 Octobre 2008 ANDLAUER Fleur 1 Méningites Bactériennes en

Plus en détail