LA VIE DES FAMILLES À PARIS Quelles familles, quels enjeux?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LA VIE DES FAMILLES À PARIS Quelles familles, quels enjeux?"

Transcription

1 ATELIER PARIIEN D RBANIME - 17, BD MORLAND PARI TÉL: FAX: LA VIE DE FAMILLE À PARI Quelles familles, quels enjeux? Rapport d étude Avril 2003

2 OMMAIRE INTRODTION OMPOITION ET REOMPOITION DE FAMILLE ONTEMPORAINE La «famille nucléaire» : parent(s) et enfant(s) La relation conjugale (deux adultes) La filiation (la relation parent(s) et enfant(s)) La famille des enfants artes des différentes configurations familiales dans la capitale Le départ des familles nucléaires de la capitale : évaluation et causes Le dépeuplement de Paris depuis 50 ans : une part importante de familles nucléaires La fin de l érosion du nombre de familles nucléaires dans la capitale? La famille élargie, un rôle encore important aujourd hui La redécouverte de l importance de la famille élargie Plusieurs membres d une même famille sous le même toit : une situation qui perdure Les relations au sein de la parentèle Nouvelles familles, nouvelles fragilités et inégalités sociales Les difficultés au sein de la relation conjugale ne parentalité à inventer Les difficultés des enfants Les inégalités des transferts au sein des familles élargies La fragilité des «familles étrangères» ITATION OIOEONOMIQE DE FAMILLE PARIIENNE Quelques éléments préalables de méthodologie Typologie des familles Les variables «catégorie socioprofessionnelle», «statut d'occupation» et «type d'activité» La mesure de la précarité des familles Les couples avec enfant(s) Les couples avec 1 ou 2 enfant(s) de 0 à 25 ans Les couples avec 3 enfants ou plus ne précarité limitée des couples à Paris mais fonction du nombre d enfants Les familles «monoparentales» Les familles «monoparentales» avec 1 ou 2 enfant(s) Les familles «monoparentales» avec 3 enfants ou plus Les familles monoparentales avec des enfants de plus de 25 ans n tiers des familles monoparentales avec enfant(s) de moins de 25 ans en situation précaire à Paris Les ménages d'une personne et les ménages «de plusieurs personnes sans famille» Les ménages d'une personne Les ménages «de plusieurs personnes sans famille»

3 2.5. Les familles «étrangères non communautaires» Les «familles étrangères non communautaires» surreprésentées parmi les familles parisiennes, notamment parmi les familles nombreuses ne surreprésentation dans les classes populaires Les familles «étrangères non communautaires» ne sont pas surreprésentées dans le logement social Eléments de synthèse sur le portrait socioéconomique des familles parisiennes Les familles «monoparentales» sont beaucoup plus souvent en difficulté que les couples avec enfant(s) Le nombre d enfants augmente le risque de précarité Des clivages importants au sein de la population des familles parisiennes N REEA DENE D EQIPEMENT DE PROXIMITE POR L ENFANE ET LA FAMILLE MAI DE ETER INFFIAMMENT OVERT PEIFIITE DE LA VIE DE FAMILLE A PARI : EVALATION PAR LE AOIATION ONLION : LE PRINIPAX ENJEX IDENTIFIE DE LA VIE DE FAMILLE A PARI L isolement des familles, notamment dans leur fonction éducative L aspect déstabilisateur de la fragilisation socioéconomique Des besoins en termes de modes d accueil de la petite enfance et d activités périscolaires ANNEXE TATITIQE

4 INTRODTION Le dépeuplement que connaît Paris depuis 30 ans s est notamment traduit par une baisse massive du nombre de familles avec enfant(s). ette érosion s est prolongée pendant la période la plus récente. Entre 1990 et 1999, environ familles avec enfant(s) ont disparu des comptes du recensement de la population, soit une diminution de plus de 5 rapportée à l effectif initial ( ). Dans le même intervalle, la population totale de la capitale ne diminuait que de 1,4. onfrontée à cette «hémorragie» des familles avec enfant(s), dont il conviendra d apporter une description plus précise, la municipalité de Paris, sous la responsabilité de l adjointe au Maire de Paris chargée de l enfance et de la famille, souhaite disposer d un diagnostic approfondi de la situation. Deux objectifs, non contradictoires mais non équivalents, peuvent d ores et déjà être formulés : réduire l «hémorragie» des familles avec enfant(s), c est-à-dire éviter le départ de celles qui résident déjà à Paris ; rendre la ville plus attractive pour les familles avec enfant(s), c est-à-dire favoriser l arrivée de nouvelles familles et encourager leur implantation durable. En juin 2001, l Atelier Parisien d rbanisme (APR) a présenté au onseil onsultatif de la Petite Enfance et de la Famille le cahier des charges d une étude portant sur «la vie des familles à Paris». e cahier des charges propose une étude en deux temps. ne première phase s attache à : retracer les transformations de la famille en France et à Paris depuis 30 ans (analyse sociologique et statistique) ; décrire la situation démographique et socioéconomique des familles dans la capitale et dans ses quartiers ; évaluer l offre en équipements de proximité à destination des enfants et de la famille ; recueillir le témoignage d associations oeuvrant dans le domaine familial ; identifier les principaux enjeux de la vie des familles parisiennes. Dans une seconde phase de l étude, pilotée par la DAE, il est prévu de réaliser une approche complémentaire de deux publics : un panel de familles parisiennes, différents acteurs qui, dans les quartiers, côtoient les familles au quotidien. L APR a réalisé la première phase de cette étude dont le présent rapport donne une version complète. Elle inclut l ensemble des documents qui ont nourri l analyse : cartes sociodémographiques, cartes de localisation des équipements de proximité, compte-rendus d entretiens avec des association en lien avec la famille ainsi que l ensemble des données statistiques utilisées (présentées en annexe de ce rapport). 4

5 1. omposition et recomposition des familles contemporaines La «famille nucléaire» : parent(s) et enfant(s) La relation conjugale (deux adultes). La relation conjugale désigne la relation durable, d ordre privé, qui unit deux adultes. Les personnes peuvent ou non partager le même logement (à temps plein, à temps partagé ou occasionnellement). ette notion de «relation conjugale» s applique aux couples de sexe opposé ou de même sexe. Aucune information statistique n est disponible sur ce dernier type de relation. ette absence de donnée sera explicitée plus avant. Les relations conjugales entre un homme et une femme, mieux connues, sont principalement développées L évolution des rapports entre les hommes et les femmes. Le statut inégalitaire institué par le ode ivil. Le ode Napoléon de 1804 inscrit dans le droit une situation inégalitaire, qui peut se résumer comme suit : «la femme mariée, juridiquement incapable, est soumise à la puissance maritale» 1. La situation des femmes a, ensuite, lentement évolué dans la société française depuis le 19 ème siècle. Les femmes sont passées, au fil des décennies, d une situation d inégalité par rapport aux hommes, aussi bien à l intérieur qu à l extérieur de la famille, à une situation d égalité de droit. Deux exemples, parmi d autres, illustrent cette situation et sa lente mutation : le suffrage dit «universel» n est étendu à la population féminine qu en La co-responsabilité des mères dans la direction d une famille n est reconnue qu en 1970 par la réforme de l autorité parentale. L accès à l autonomie des femmes. L évolution séculaire de la situation des femmes est la résultante de plusieurs facteurs : l accès progressif à l éducation depuis le milieu du 19è siècle, la maîtrise progressive de la fécondité qui permet de distinguer le statut de femme de celui de mère, l accès au travail salarié qui se généralise à partir des années 1960, en lien avec la forte augmentation du secteur tertiaire dans l économie. Au regard de ces critères, les parisiennes présentaient, dans les années 1960, un profil particulier. Alors que, en 1962, seules 45 des femmes âgées de 20 à 49 ans résidant en France se trouvaient sur le marché du travail, 65 des parisiennes du même âge étaient déjà «actives». L écart en 40 ans s est résorbé : il est passé de 20 points à un seul point (pour un taux proche de 80). De même le nombre moyen d enfants par femme (ou indice conjoncturel de fécondité) était, en 1968, de 1,83 pour les parisiennes contre 2,59 pour les femmes en France. Il a baissé légèrement pour les parisiennes pour se stabiliser à 1,60 depuis les années Il a beaucoup plus diminué pour l ensemble des femmes en France pour s établir à 1,80 aujourd hui. 1 Théry, I., ouple, filiation et parenté aujourd hui le droit face aux mutations de la famille et de la vie privée, Odile Jacob,

6 Du modèle inégalitaire et tutélaire au modèle égalitaire et contractuel. ette évolution a eu des conséquences sur la conjugalité traditionnellement régie par le modèle de la tutelle. ette tutelle, des hommes sur les femmes, s exerçait dans le mariage, par définition même du mariage et des droits «naturels» accordés au «chef de famille». Elle s exerçait aussi dans le «concubinage», très présent dans la société ouvrière au 19è siècle et au début du 20è siècle. Le statut inégal des femmes dans la société (parce que les femmes avaient moins de droits) les plaçait de facto dans une situation d infériorité ou de dépendance par rapport à leur conjoint. Peu à peu, par l accès à l autonomie financière et juridique, s est imposé le souhait de faire de la conjugalité un choix de conscience personnelle, du ressort de la sphère privée. ette évolution a été accompagnée de la diffusion de l individualisme dans les sociétés occidentales, cette diffusion concernant aussi bien les femmes que les hommes. La relation qu un sujet adulte décide d établir avec un autre sujet adulte relève d une décision personnelle, pour des motivations personnelles et donc révocables à tout moment sans en référer à une autre instance que sa conscience. Le modèle tutélaire et inégalitaire est devenu, au fil du temps, un modèle plus contractuel et plus égalitaire. Le mode d organisation des relations conjugales s est ainsi totalement transformé : le mariage a cessé de devenir une étape nécessaire de la vie de couple, l union libre s est fortement développée ; la vie de couple peut s établir, y compris sur un temps long, sans qu un foyer unique soit nécessaire. Par ailleurs, ces modes d organisation de la conjugalité (mariages/unions libres et cohabitation/non cohabitation) sont moins des modes alternatifs que les étapes successives de la vie d une même personne. La remise en cause du mariage comme étape nécessaire de la conjugalité a constitué l élément central de cette évolution et, comme tel, mérite une analyse détaillée La remise en cause du mariage dans la constitution de la relation conjugale. La baisse du nombre de mariages à Paris et en France. Après avoir augmenté régulièrement jusqu au milieu des années 1970, le nombre de mariages a fortement décru en France depuis cette date : mariages entre 1975 et Le taux de nuptialité (nombre de mariages rapporté à la population totale) est ainsi passé de 7,4 en 1975 à 4,9 en Les mariages sont en diminution à Paris dès le début des années 1970 : leur nombre est passé de plus de à moins de entre 1975 et Le taux de nuptialité a également baissé : de 10,4 en 1968 à 6,6 en La baisse a ainsi concerné tout le territoire français, même si elle a affecté la capitale quelques années auparavant. La diffusion de la pratique du divorce. Pendant la même période de recul du nombre de mariages, le nombre de divorces a fortement progressé : de près de à près de en France entre 1982 et Taux rapporté à personnes. 3 Taux rapporté à personnes. 6

7 Paris connaît là aussi une évolution décalée dans le temps. Le nombre de divorces a commencé à décroître progressivement dès début des années 1980 : de en 1982 à en Le taux de divorcialité (calculé par rapport au nombre de couples mariés) diminue également mais demeure toutefois bien plus élevé qu à l échelle de la France : il est, en 1999, de 1,93 contre 1,01 pour la France. La propension des couples mariés à divorcer semble plus élevée à Paris. Plus de célibataires et de divorcés, moins de personnes mariées. La part des personnes mariées ne cesse de baisser dans la population : en 1999, elles représentent un tiers des femmes de plus de 15 ans à Paris et un peu moins de la moitié des femmes de plus de 15 ans à l échelle du pays. La part des personnes mariées parmi les hommes est plus importante aussi bien à Paris qu en France, pour deux raisons : d une part, les hommes, vivant moins vieux, sont moins souvent veufs, d autre part ils ont tendance à se remarier plus que les femmes. Le nombre d hommes divorcés qui se (re)marient est, en effet, plus élevé que celui des femmes divorcées alors qu il y a globalement, en France, plus de femmes divorcées que d hommes divorcés. La part des personnes célibataires et divorcées a augmenté progressivement à Paris et en France, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La part des femmes divorcées est une fois et demie plus élevée que celle des hommes, ce qui confirme l idée d un remariage après divorce plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Paris préserve toutefois un profil spécifique : le statut matrimonial le plus répandu, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, est celui de célibataire. Logiquement la part des couples cohabitant mariés suit la même évolution : elle passe, entre 1990 et 1999, de 78,6 à 74,4 des couples à Paris et de 87,5 à 82,2 des couples en France. ne égale propension au mariage à Paris et en France. Le taux de nuptialité est sensiblement plus élevé à Paris que sur l ensemble de la France. La raison est principalement liée à la structure de la population. Paris attire beaucoup de personnes entre 20 et 35 ans grâce à son offre universitaire et à son marché de l emploi dynamique pour les diplômés. est une population jeune, majoritairement célibataire, susceptible donc de se marier. ette spécificité de la population parisienne accroît mécaniquement le nombre de mariages à Paris. A contrario, la population française dans son ensemble compte une part plus élevée de personnes mariées. Les mariages sont donc proportionnellement moins nombreux. i l on neutralise cet effet purement démographique, c est-à-dire si l on rapporte le nombre de mariages à la population non mariée, la situation s équilibre. La propension à se marier pour les populations «disponibles» (non mariées) est équivalente à Paris et dans la France entière. Paris présente ainsi ce paradoxe : un nombre élevé de mariages, une propension à se marier équivalente à celle du pays en moyenne, et pourtant une part peu élevée de personnes mariées dans la population totale. e paradoxe pourrait être expliqué par l hypothèse suivante : la capitale attire beaucoup de célibataires ; en revanche elle ne conserve pas au sein de sa population les couples mariés. 7

8 n âge au mariage de plus en plus tardif. Le mariage est ainsi de moins en moins considéré comme une étape indispensable de la constitution d un couple. Quand il est institué, il est de plus en plus fréquemment remis en cause par une procédure de divorce. ne troisième évolution caractérise le mariage : il est de plus en plus tardif. A l échelle de la France, l âge moyen du premier mariage est passé, depuis le début des années 1980, de 25,5 à 30,4 ans pour les hommes et de 23,4 à 28,3 ans pour les femmes. ette évolution illustre que la constitution d un couple est devenu l aboutissement d un long processus, mûrement réfléchi, qui peut passer par différentes étapes de vie de couples : couples non cohabitants (ou «conjugalité à distance» 4 ), couples cohabitants non mariés puis couples cohabitants mariés. Le retour en grâce du mariage? A partir de 1995, le nombre de mariages a recommencé à augmenter pour la première fois depuis les années 1970 (à l exception d une courte période à la fin des années 1980) aussi bien à Paris qu à l échelle de la France. Pour l ensemble du pays, la hausse est spectaculaire : +15 entre 1995 et Le niveau de 1990 est dépassé. A Paris, la hausse est réelle mais moins affirmée : +8 entre 1995 et 2000 (sans que le niveau de 1990 ne soit rattrapé). ette augmentation concerne principalement les couples cohabitants non mariés avec enfants. L INEE 5 invoque un argument fiscal pour expliquer cette remontée de la nuptialité. Les couples cohabitants non mariés ne peuvent plus bénéficier de la demi-part supplémentaire accordée au premier enfant d un parent célibataire. e changement de fiscalité, intervenu en 1996, avantage les revenus élevés, d autant plus que le nombre d enfants à charge est grand et que la différence de salaires entre conjoints est élevée. De fait, la hausse des mariages légitimant au moins un enfant a été plus élevée chez les cadres (et singulièrement à Paris) que chez les ouvriers. La remontée de la nuptialité semble toutefois suffisamment vigoureuse pour ne se réduire qu à une question de fiscalité. Peut-être se trouve-t-on dans une nouvelle phase de transformations du rapport au couple et à la famille? onjugalité cohabitante et conjugalité non cohabitante. La conjugalité non cohabitante : une pratique souhaitée ou subie, difficilement quantifiable. La conjugalité cohabitante, c est-à-dire un couple partageant la même résidence principale (le «domicile conjugal») est en diminution constante au sein de la société. La part des couples cohabitants au sein des ménages a perdu, en 20 ans, 6 points à Paris et 8 points à l échelle de la France. ette évolution statistique ne signifie pas nécessairement que les individus sont moins «en couple». Il est probable que le désir de vivre une histoire durable «à deux», et son accomplissement, ait peu diminué, en France ou à Paris, depuis 20 ans. Par une enquête menée auprès de hommes et femmes âgés de 21 à 44 ans, l'ined 6 a montré que la part des individus «sans relation durable» est passée, entre 1986 et 1994, de 20,6 à 22,8 pour les hommes et de 14,4 à 18,2 pour les femmes. 4 Théry, 1999, ibidem, p Beaumel, Kerjosse, Toulemon, «Des mariages, des couples et des enfants», INEE Première, n 624, «Enquête sur les familles et les enfants» (EFE), f. De Guibert, Leridon, Toulemon, Villeneuve- Gokalp, «La cohabitation adulte», Populations et sociétés, sept

9 La même enquête montre que la part des relations stables «hors cohabitation» a augmenté pendant la même période : de 6,8 à 8,6 pour les hommes et de 7,1 à 7,8 pour les femmes. ette réalité de la vie conjugale stable sans cohabitation est impossible à mesurer précisément, hors une enquête spécifique sur cette question. La question de savoir si un couple existe n a de sens pour le recensement que dans la mesure où un seul domicile conjugal est identifié. Le recensement n apporte donc aucune information sur la vie conjugale des personnes identifiées comme «ménages d une personne», comme parents de familles dites «monoparentales», comme personnes qui vivent dans un ménage «hors famille», comme personnes qui vivent hors ménages (prisons, foyers de travailleurs, foyers étudiants, etc.). La part plus importante que prendrait la «conjugalité à distance» semble toutefois avérée au regard des évolutions des comportements sociaux contemporains. ette forme de conjugalité peut être la résultante d un choix : garder son logement conforte la volonté d indépendance, liée à l individualisme comme norme ; si la vie conjugale se déroule de plus en plus comme une suite d étapes, la conjugalité non cohabitante semble y trouver toute sa place : avant le mariage, comme une expérience transitoire, après la rupture d une relation durable et d une cohabitation, comme une tentative renouvelée, pour les personnes plus âgées, comme un mode de relation privilégié sans engagement matériel, quand, par ailleurs, la question d avoir des enfants ne se pose plus. i la conjugalité à distance est parfois un choix, elle peut être également subie. Pour illustration, sur l ensemble des hommes mariés à Paris : vivent, en couple, avec leur épouse à Paris ; vivent en couple, avec une femme non mariée (couple recomposé) ; sont recensés dans un ménage d une personne ; se trouvent «hors ménages» (prisons, foyers de travailleurs, foyers étudiants, etc.), , vivant sans leur conjointe, sont hébergés par une autre famille, comme ami ou membre de la famille, ou hébergent une autre famille. Parmi les hommes mariés qui vivent à Paris sans partager la même résidence principale que leur épouse, certains sont probablement en situation de rupture conjugale. D autres sont obligés de subir cette séparation : hommes présents à Paris pour des motifs de travail ou d études, qu ils aient leur propre logement, qu ils vivent en résidence collective, ou soient hébergées par des proches, qu ils soient originaires d une région française ou en provenance d un pays tiers, hommes emprisonnés. Le même raisonnement peut s appliquer aux femmes mariées : femmes mariés vivant à Paris ne résident pas avec leur époux. De manière plus générale, le raisonnement s applique également à toutes les formes de couples, mariés ou non, qui peuvent être contraints de vivre une conjugalité à distance. 9

10 La conjugalité cohabitante. La conjugalité cohabitante est mieux connue car elle correspond aux critères de recensement de la population. Lors du recensement, les adultes vivant sous le même toit peuvent déclarer être «mariés», «conjoints» ou en «union libre» : ils forment en ce cas un couple. Dans les bulletins individuels remplis parallèlement, les personnes indiquent leur statut matrimonial en cours : célibataire, marié, divorcé, veuf. Il est donc possible de classer les couples selon qu ils sont mariés, célibataires ou «autres» (homme divorcé/femme célibataire, femme divorcée/homme veuf, etc.). Des limites sont toutefois à signaler : les «couples» définis par l INEE dans le recensement comportent obligatoirement un homme et une femme ; les couples homosexuels ne sont donc pas comptés comme des «couples» ; ils sont intégrés dans la «catégorie autre ménage sans famille» (c est-àdire vivant sous le même toit sans lien de parenté) ; le statut marital peut être l objet d erreur : les personnes qui se trouvent dans une phase avancée d une procédure de divorce peuvent hésiter sur leur statut marital du moment ; la composition des couples telle qu elle est définie ne permet pas d avoir une idée précise des recompositions familiales parmi les couples mariés et les couples célibataires ; la catégorie «autre» donne toutefois quelques indications sur les couples recomposés. Les couples mariés constituent les trois quarts des couples. Les couples célibataires en représentent 18. euls 7 des couples sont, de manière avérée, des couples recomposés (environ à Paris) : comportent un homme divorcé, comportent une femme divorcée. ur l ensemble des hommes divorcés à Paris, plus du quart (27,5) se trouve dans un couple cohabitant. Les femmes ne sont que 13,5, soit deux fois moins. Il était déjà établi que les hommes ont plus tendance à se remarier que les femmes après le divorce. Il apparaît désormais que la propension des hommes à former un couple cohabitant non marié est également bien plus élevée que celle des femmes. Les cas les plus fréquents de couples recomposés sont : un homme divorcé avec une femme célibataire : 25 environ des couples recomposés ; une femme divorcée avec un homme célibataire : 18 des couples recomposés ; un couple de deux divorcés : 16 ; un homme marié et une femme célibataire : 13. n nouveau type de conjugalité cohabitante : le Pacte civil de solidarité. Le Pacs, adopté à l automne 1999, qui donne un statut légal aux unions de fait, a connu un relatif succès à Paris : plus de contrats signés en 2000, un fléchissement net en 2001 (1.600 environ) mais les chiffres disponibles pour l année 2002 indiquent une hausse sensible : le chiffre de devrait être atteint à la fin de l année. i l on rapporte le nombre de Pacs aux couples susceptibles de le souscrire (couples de deux personnes non mariées, hommes et/ou femmes), on trouve un taux deux fois plus élevé à Paris que pour la France entière. A Paris, les arrondissements dans lesquels le Pacs a eu le plus de succès sont les arrondissements centraux, au sens large, de la rive droite : 1 er, 2è, 3è, 4è, 9è, 10, 11è. Le 18è se rattache présente des caractéristiques proches. 10

11 La filiation (la relation parent(s) et enfant(s)) La filiation comme création sociale de la famille. La famille existe en dehors des enfants : un couple mène une vie familiale avant d avoir des enfants, un couple peut choisir de ne pas avoir d enfant (ou subir cette situation) ; enfin, la vie d un couple ne s arrête pas quand le ou les enfant(s) ont quitté le domicile conjugal. Toutefois, comme le rappelle I. Théry, «c est la naissance d un enfant qui crée socialement la famille» 7. Le système des «allocations familiales» dans sa partie spécifiquement «famille» (hors, donc, aide au logement et minima sociaux) ne s adresse qu aux familles avec enfant(s), et, de manière plus affirmée, aux familles avec au moins deux enfant(s). réer «socialement» la famille signifie deux choses. D une part, il est encore dans la norme sociale de ne parler de «famille» que dans la mesure où les adultes d un couple sont parents. D autre part, plus profondément, le modèle contemporain de la filiation est largement partagé dans la société, au-delà des distinctions sociales ou des statuts juridiques des couples : la filiation contemporaine se définit par «l inconditionnalité» : «e que l on doit désormais à son enfant, c est l aimer, le soutenir et le protéger quoi qu il arrive, rester son parent quoi qu il arrive, que l enfant soit beau ou pas, intelligent ou pas, handicapé ou pas, et même, d une certaine façon, délinquant ou pas. Nos ancêtres, qui enfermaient au couvent les filles rebelles et rejetaient les fils indignes, étaient loin d une telle inconditionnalité» 8. La diffusion de cette norme de la filiation n implique évidemment pas que l ensemble des parents adopte cette attitude à l égard des enfants. Pour citer un cas extrême, parmi l ensemble des jeunes sans domicile âgés de 16 à 24 ans enquêtés par l INED à Paris en 1998, 41 déclaraient avoir subi de mauvais traitements de la part de leur(s) parent(s) au cours de leur enfance. L existence de déviances par rapport à la norme ne remet toutefois pas en question la norme elle-même. La place de l enfant a changé au sein de la société et de la famille : il est l objet de toutes les attentions. Il devient de plus en plus une personne à part entière, avec des droits spécifiques. ette évolution culturelle majeure, aussi importante que l accès des femmes à l autonomie au sein de la société, a accompagné, depuis le 19è siècle, la progressive maîtrise de la fécondité : l enfant est désiré, voulu, programmé. A partir de sa naissance, le lien avec ses parents devient «indissoluble» 9. 7 Théry, 1999, ibidem, p Théry, 1999, ibidem, p Théry, 1999, ibidem, p

12 Naissance et fécondité. La baisse de la natalité et de la fécondité sur le long terme. En 30 ans, le nombre de naissances a diminué d environ en France et d environ à Paris. La baisse du nombre moyen d enfants par femme (ou indice conjoncturel de fécondité) a été très forte en France : de 2,83 en 1962 à 1,79 en La baisse a été plus modérée à Paris, l indice conjoncturel de fécondité étant déjà relativement bas dans les années La chute des naissances à Paris est donc principalement liée à la baisse de sa population, plus qu à un réel changement de comportement en termes de fécondité. Déjà dans les années 1960, les femmes parisiennes faisaient peu d enfants. L âge moyen des femmes à la naissance (quel qu en soit le rang) s est accru depuis 30 ans. Il est près de 32 ans pour les parisiennes aujourd hui. L âge moyen à l échelle de la France est moins élevé : il est un peu supérieur à 29 ans. L écart entre la France et Paris s est creusé sur les 30 dernières années. Le «baby-boom» de la fin des années La natalité est repartie nettement à la hausse en France depuis 1997 : près de naissances en plus (+6,4 entre 1997 et 2000). La hausse a été encore plus vigoureuse à Paris : naissances en plus (+7,4) sur la même période. L année 2000 a été en France «hors norme»: près de naissances en plus (+4) par rapport à Paris a connu également une hausse, mais moins marquée (+2,4). La hausse n a pas été homogène dans tout Paris. i l on mesure l évolution entre 1997 et 2000 (moyenne Paris : +7,4) : plus de 14 de hausse : 1 er, 3è, 19è, 20è. entre 7 et 14 de hausse : 2è, 4è, 8è, 9è, 10è, 17è, 18è. entre 0 et 7 de hausse : 11è, 12è, 13è, 14è, 15è, 16è. baisse : 5è, 6è, 7è. Les naissances hors mariages : deux naissances sur cinq en France. La part des naissances hors mariage n'a cessé de s'accroître en France depuis les années ette évolution confirme que le mariage a cessé d'être une étape nécessaire de la constitution de la vie de couple et, plus encore, de la constitution de la famille. Paris se distinguait du reste du pays dans les années 1960 : les naissances hors mariages étaient, certes, loin d'être majoritaires (14 des naisssances) mais étaient beaucoup plus fréquentes qu'à l'échelle de la France (à peine 6). ette proportion a fortement crue sur l'ensemble du territoire mais la situation s'est inversée en 40 ans : les naissances hors mariages représentent plus de 40 des naissances en France et seulement 36 dans la capitale. Les liens entre mariages et naissances sont toutefois loin d'avoir disparu. En premier lieu, les naissances sont encore majoritairement le fait de couples mariés. En second lieu, comme décrit précédemment, la hausse du mariage a surtout concerné des couples qui possédaient déjà un enfant. La relation entre mariage et filiation - comme deux étapes consécutives de constitution de la famille - qui s'était imposée au cours des années 1960 avant de se dissoudre lentement, est en train de se recomposer de manière complexe aujourd'hui. 12

13 ouples et familles «monoparentales». Il est important de rappeler qu'une famille dite «monoparentale» désigne un parent (une femme dans neuf cas sur dix) qui est le principal responsable d'un ou de plusieurs enfant(s). Dans la majorité des cas, les enfants continuent d'avoir deux parents, et d'avoir des relations avec les deux, sauf en cas de décès ou de refus d'assumer ses responsabilités pour l'un des deux. elon l enquête de l INED de 1994 sur les familles, 24 des enfants vivant avec leur mère ne voient plus du tout leur père, et 8 sont de père inconnu. Peu de familles avec enfant(s) de moins de 25 ans à Paris : quelle explication? La part des familles avec enfant(s) est réduite au sein de la population parisienne. La proportion de couples et de parents seuls avec des enfants de moins de 25 ans est de 22 des ménages dans la capitale : une résidence principale sur cinq est, à Paris, habitée par une famille avec enfant(s) de moins de 25 ans. La proportion est de plus d'un tiers (36) dans toute la France. La différence est encore plus marquée si l'on considère uniquement les couples avec au moins un enfant de moins de 25 ans : 16 des ménages à Paris, 30 dans la France entière. En revanche la part des familles «monoparentales» avec au moins un enfant de moins de 25 ans est à peu près équivalente : 5,6 des ménages à Paris et 6,2 en France. Il a été établi que la fécondité des femmes résidant en France tend à se rapprocher de celle des parisiennes. Il est vérifié, par ailleurs, que la quasi-totalité des naissances se font au sein d'un couple (plus de neuf naissances sur dix) 10. La faible part de couples avec enfant(s) à Paris pose ainsi question. Les séparations sont peut-être plus nombreuses à Paris (la divorcialité est, par exemple, plus élevée). Mais ce facteur semble insuffisant : la part des familles «monoparentales» dans l ensemble des ménages est moins importante à Paris que dans l'ensemble du pays. On peut supposer qu'une part des femmes divorcées quitte Paris avec leur(s) enfant(s). Il paraît surtout plus vraisemblable qu'une part importante des couples qui ont un enfant à Paris quittent la capitale après la naissance de l'enfant, dans un laps de temps qui reste indeterminé, mais plutôt restreint. ette hypothèse est renforcée par le calcul suivant. i l on considère l ensemble des femmes âgées de 30 à 39 ans qui à la fois sont mères de familles en 1999 et résidaient à Paris en 1990 (elles avaient alors entre 21 et 30 ans), on constate que 56 d entre elles n habitent plus la capitale en ette émigration est de 11 points supérieure à celle des femmes de la même génération qui ne sont pas devenues mères de famille. ne part importante de familles «monoparentales» parmi les familles à Paris. Les familles «monoparentales» ne sont pas surreprésentées à Paris quand on les rapporte à l ensemble des ménages (en raison du poids prépondérant des ménages d une personne). En revanche, les familles «monoparentales» représentent 25 des familles avec enfant(s) de moins de 25 ans à Paris contre 16 en France. Parmi les familles parisiennes avec au moins un enfant de moins de 25 ans, une famille sur quatre est «monoparentale». La notion d' «enfant(s) de moins de 25 ans résidant au domicile parental» réduit l'idée de filiation. La catégorie «famille sans enfant de moins de 25 ans» recouvre différentes réalités. ette catégorie est de loin la plus importante (20 des ménages à Paris, 30 en France), ce qui prouve qu'elle est «taillée» de manière trop lâche. 10 Toulemon, L., «La place des enfants dans l histoire des couples», Population, n 6,

14 Premier cas de figure, à l intérieur de cette catégorie, un couple peut effectivement n'avoir aucun enfant. Deuxième cas de figure, un couple peut avoir un ou des enfant(s), mais ceux-ci peuvent avoir quitté le domicile parental (pour «vivre leur vie» ou parce qu'ils sont en internat, en résidence universitaire, etc.). La situation est donc radicalement différente de la précédente. Ainsi selon H. Le Bras : «Des familles de plus en plus nombreuses conservent la chambre de leurs enfants une fois ceux-ci partis. Ainsi des retours temporaires se produisent et, simultanément, le «nid vide» trouve une justification à un maintien dans les lieux désormais trop larges» 11. Troisième cas de figure : le parent seul ou le couple peut vivre avec des enfants de plus de 25 ans. A Paris, adultes âgés de 25 à 29 ans vivent avec leur(s) parent(s) : dans une famille «monoparentale» et avec leurs deux parents. Dans 20 des situations de familles «monoparentales», le ou les enfant(s) ont plus de 25 ans. Etre parent hors d'un couple cohabitant ou d'une famille «monoparentale». A Paris, les ménages d'une personne représentent plus de la moitié des ménages. ette situation est très spécifique. 'est la caractéristique principale d'une grande ville qui attire beaucoup de jeunes adultes (étudiants et jeunes actifs) et qui possède, par ailleurs, une part importante de personnes âgées (mais pas plus qu en France, en moyenne). Par ailleurs, un nombre non négligeable de personnes habitent dans la même résidence principale sans lien de conjugalité «officiel» : soit ces personnes sont effectivement de simples «co-locataires», soit ils sont en couple et ne le déclarent pas, soit ils le déclarent mais cette situation n'est pas retenue (cas des couples homosexuels). Près de ménages présentent cette caractéristique à Paris, soit 4,3 des ménages. La proportion est deux fois plus importante que dans l'ensemble de la France. ette surreprésentation peut avoir deux explications : de plus en plus d'étudiants ou de jeunes actifs choisissent la «co-location», simple partage d'un logement, par choix et/ou par obligation financière ; il est probable mais non vérifié statistiquement que la part des couples homosexuels cohabitants soit plus élevée à Paris qu'à l'échelle du pays tout entier. Dans ces situations de «ménages d'une personne» ou d «autres ménages sans famille», aucun adulte n'a la responsabilité principale d'un enfant (sinon il s'agirait d'une famille «monoparentale»). ette classification statistique ne signifie pas pour autant que les adultes concernés ne soient pas parent et, le cas échéant, très impliqués dans l'éducation de leurs(s) enfant(s) même s'ils ne vivent pas avec eux au quotidien Etre parent et travailler. La relation entre les parents et les enfants a également beacoup évolué du fait de l engagement de plus en plus important des femmes dans la vie active. La part des familles dont le parent (famille «monoparentale») ou les deux parents (couple) travaillent est globalement plus élevée à Paris que sur l'ensemble de la France. La différence est toutefois ténue (5 points). Les taux sont comparables pour les couples avec un, deux ou trois enfants. Il n'y a aucune spécificité parisienne dans cette situation. Le modèle du couple bi-actif est devenu la norme dans l'ensemble de la société française. 11 Bonvalet., Merlin P. (éd.), Transformation de la famille et habitat, Travaux et documents n 120, PF, 1986, p

15 En revanche, les parents parisiens sont plus nombreux à travailler dans le cas d'une famille nombreuse (4 enfants ou plus) et dans tous les cas de «monoparentalité». Plus de 77 des parents responsables de familles monoparentales de un ou deux enfant(s) ont un emploi (le taux est de 70 en France). ette situation est probablement liée au fait que les mères responsables de familles monoparentales sont plus qualifiées à Paris. On peut poser l'hypothèse suivante : une partie des mères seules avec enfant(s) qui ne peuvent prétendre à des emplois suffisamment rémunérés, doivent, en toute vraisemblance, quitter la capitale, faute d'un revenu suffisant pour faire face au coût de la vie plus élevé. Restent principalement à Paris celles des mères qui ont un revenu suffisant, qui sont donc qualifiées, et qui ont une plus grande probabilité de travailler. Par ailleurs, la part des familles dont le ou les parent(s) travaille(nt) est inversement proportionnelle, à Paris comme dans l'ensemble de la France, au nombre d'enfants La famille des enfants Vivre avec un ou deux parent(s). La très grande majorité des mineurs vit avec ses deux parents. Les seuls éléments disponibles détaillés sont fournis par l enquête de l INED de 1994 sur les familles, précédemment citée. Les résultats concernent l ensemble de la population française. En 1994, pour 100 enfants de moins de 18 ans 12 : 83 vivaient avec leurs deux parents ; 11,5 avec un parent seul sans conjoint : 10,5 avec leur mère et 1 avec leur père ; 4,5 avec un parent et un nouveau conjoint : 3,5 la mère, 1 le père ; 1 ne vivaient avec aucun des deux. Le recensement de 1999 permet de confirmer cette situation pour la France entière (malgré un champ quelque peu différent : sont ici considérés les enfants de moins de 16 ans et qui vivent avec l un au moins de leur deux parents) : 81,6 sont enfants d un couple marié ou de deux personnes célibataires ; 13,9 sont enfants d une famille «monoparentale» ; 4,5 sont enfants d une famille «recomposée» (deux divorcés, ou homme célibataire/femme mariée, etc.). Il faut rappeler que les couples mariés et de deux célibataires au sens du recensement peuvent être recomposés (remariage ou nouvelle union libre). Par ailleurs, les enfants d une famille «recomposée», au sens du recensement, peuvent être issus de ce nouveau couple (et donc vivre avec leur deux parents). Les chiffres issus de l enquête INED de 1994 et du recensement de 1999 ne sont donc pas exactement comparables. Ils indiquent toutefois une même tendance. On peut ainsi retenir, en ordre de grandeur, que 5 des enfants vivent dans une famille recomposée. 12 Villeneuve-Gokalp,., «La double famille des enfants de parents séparés», Populations, n 1,

16 En se référant à la même source, le recensement de 1999, Paris présente un visage différent de celui de la France entière. La part des enfants qui vivent dans des familles «monoparentales» est plus élevée : près de 20. La part des enfants dont les parents sont mariés est comparable (les deux tiers). En revanche ceux dont les parents forment un couple de célibataires sont beaucoup moins nombreux (moins de 10). Les enfants qui vivent dans une famille «recomposée» représentent le même ordre de grandeur : 5. ne situation qui évolue beaucoup selon la tranche d âge. elon la tranche d âge la situation familiale des enfants évolue beaucoup. Plus la tranche d âge s élève, plus la part des enfants d une famille «monoparentale» augmente : un quart des adolescents de 12 à 16 ans vivent dans une famille «monoparentale». La part des enfants dont les parents forment un couple de célibataires ne cesse de diminuer alors que celle dont les parents sont mariés reste stable. ette différenciation par tranche d âge n a rien de chronologique. Il ne s agit pas du même groupe d enfants que l on suit pendant 16 ans. Toutefois, la répartition des situations familiales des enfants par tranche d âge était comparable en Elle est restée globalement stable sur 10 ans. Il est ainsi possible d émettre l hypothèse suivante (avec l hypothèse, probable, de mouvements migratoires stables sur dix ans). L effectif des familles monoparentales augmente avec le temps sous l effet des divorces et des séparations de couples de célibataires. Par ailleurs, une partie des couples de célibataires se marie. En conséquence, le nombre de couples mariés reste stable (les divorces sont compensés par les mariages) alors que les couples célibataires ne le restent pas dans la durée (séparation ou mariage). Les enfants qui vivent hors d un logement stable. En 1999, environ enfants de moins de 15 ans (sur ) ont été recensés vivant avec leur(s) parent(s), hors d un logement stable, dont 200 en foyers de jeunes travailleurs et 890 en centres d hébergement. De plus en plus de beau-pères et de belle-mères. La recomposition des familles accroît la part des enfants qui ne vivent plus au quotidien avec leurs deux parents. Ils sont, par ailleurs, de plus en plus nombreux à avoir un beau-père ou une belle-mère. Toujours selon l enquête de l INED de 1994, qui donne une indication à l échelle nationale : «La recomposition familiale est plus fréquemment le fait des pères chez qui les enfants ne résident pas habituellement : 40 des enfants de parents séparés ont une belle-mère, le plus «souvent à distance», alors que 25 ont un beau-père (avec lequel ils vivent dans la quasi-totalité des cas)» 13. Les relations «à distance» avec le père. Enfin, toujours selon la même enquête, 40 des enfants qui vivent avec leur mère voient leur père au moins une fois tous les 15 jours, 18 moins d une fois par mois, 24 ne le voient plus du tout et 8 sont de père inconnu. Par ailleurs, ce sont les enfants dont la mère est seule et sans relation amoureuse qui voient le moins leur père. A l inverse, les enfants voient d autant plus fréquemment leur père qu il est seul et qu il n a pas d autre(s) enfant(s). La recomposition familiale, autour du père comme autour de la mère, a ainsi des effets complexes sur les relations «à distance» qu entretiennent les enfants séparés de leur père. 13 Théry, 1999, ibidem. 16

17 Moins de frères et sœurs, plus de demi-frères et de demi-sœurs. La diminution de la taille moyenne des familles nucléaires et son homogénéisation (le modèle à deux enfants est devenu dominant) restreint le nombre de frères et sœurs pour chaque enfant. A Paris, on ne compte que familles de 4 enfants ou plus, soit 1,1 des ménages (contre 1,9 en France). La recomposition des familles vient désormais élargir la fratrie. L enquête de l INED montre que 14 des enfants mineurs ont au moins un demi-frère ou une demi-sœur, et que presque la moitié d entre eux (6) vivent avec un demi-frère ou une demi-sœur Quitter le domicile parental quand on est jeune adulte : la «décohabitation juvénile». ne décohabitation de plus en plus tardive. Les jeunes adultes quittent de plus en plus tard le domicile parental. En 1990, 26 des hommes âgés de 25 à 29 ans et 12,6 des femmes du même âge résidant en France habitaient toujours chez leurs parents. es taux sont passés à respectivement 30 et 15,2 en Les principales causes de la décohabitation retardée. Les raisons principales sont identifiées : des études plus longues en moyenne, pour une part de plus en plus importante de jeunes adultes ; les difficultés à s insérer durablement dans le marché du travail (chômage ou emploi précaire) ; l évolution des relations conjugales vers des modes plus complexes d unions, qui ne nécessitent pas immédiatement de «s installer ensemble». i l on considère la situation des parisiens de 25 à 29 ans qui vivent toujours chez leurs parents (environ individus) : 57 ont un emploi ; 54 sont salariés et 3 sont indépendants ; parmi les salariés 30 ont un emploi précaire ; 43 ne travaillent pas : * 16,5 sont au chômage ; * 21 sont étudiants ; * 5,5 n ont pas d activité identifiée. Le taux de chômage des jeunes adultes cohabitant chez leurs parents est de 22. Il est le double de l ensemble de la classe d âge des ans. Les taux de chômage des jeunes adultes cohabitant chez leurs parents sont plus élevés dans le nord-est de la capitale. ette différence géographique reprend la traditionnelle partition de Paris en termes de difficultés sociales. La précarité ou l absence d emploi n est toutefois pas le seul facteur : 37 des jeunes adultes résidant chez leurs parents ont un emploi stable (contrat à durée déterminée ou fonctionnaires). On peut émettre l hypothèse que la cherté des loyers dans la capitale est un facteur explicatif déterminant de ce taux très élevé. 14 Villeneuve-Gokalp, 1999, ibidem. 17

18 Des situations très diverses. Le départ des jeunes gens du foyer parental est difficile à analyser simplement. D une part, ce départ, autrefois marqué par des étapes bien identifiées accès au premier emploi stable (en tous les cas pour les hommes) puis mariage est de moins en moins net. Les retours peuvent être fréquents : étudiants «autonomes» mais présents régulièrement, retour en raison d une rupture ou d un changement d activité professionnelle ou d une rupture affective. D autre part, les raisons principales du retardement de la décohabitation juvénile, décrites précédemment, interagissent de manière complexe. Elles peuvent être tour à tour cause de la décohabitation ou du maintien au domicile parental. «omparons cette jeune diplômée d une famille ouvrière où l on n avait aucun diplôme, auquel la famille octroie le privilège (par rapport à ses frères et sœurs) de continuer à résider chez elle le temps des études et cette étudiante d une famille bourgeoise diplômée, tolérée dans sa famille en attendant le bon mariage. omparons ce jeune ouvrier, fils aîné d une famille ouvrière où l on avait aucun diplôme dont le père est sans emploi et qui, en ramenant une partie de sa paie, contribue à la survie de la famille, et de jeune diplômé de l enseignement supérieur qui, en famille et avec l appui de cette dernière, recherche le meilleur créneau professionnel possible omparons enfin cette jeune fille employée de bureau par intérim, lasse des tracasseries, des surveillances et des corvées familiales, qui, à 19 ans quitte sa famille sans espoir de retour pour cohabiter avec son ami du moment, et ce jeune étudiant qui, au même âge, et connaissant ses possibilités de repli familial, tente l aventure avec une amie étudiante pour «voir», le temps d une année universitaire» 15. ne réalité difficile à appréhender à Paris. Les jeunes adultes sont beaucoup moins domiciliés chez leur(s) parent(s) et fondent également beaucoup moins une famille que les jeunes adultes, en moyenne, en France. Les jeunes adultes parisiens sont beaucoup plus nombreux à vivre dans leur propre logement ou à partager un logement. ette caractéristique est essentiellement liée à la population d étudiants et de jeunes actifs attirés par la capitale. est une population qui a grandi hors de Paris et qui a quitté le domicile parental pour rejoindre la capitale. De manière générale, aussi bien à Paris qu à l échelle de la France, les filles sont moins nombreuses à rester chez leurs parents et sont plus enclines à fonder une famille. Il est toutefois possible d évaluer la part des jeunes adultes qui ont décohabité, tout en restant à Paris, entre 1990 et oit le rapport suivant entre : d une part, la population des ans, qui en 1999 ne sont plus enfant d une famille et qui résidaient déjà à Paris en 1990 ; d autre part, l ensemble de la population des ans résidant à Paris en 1999 et qui y résidaient déjà en e ratio donne un résultat de 72 : près de trois quarts de ceux qui avaient entre 16 et 20 ans en 1990 et qui sont toujours à Paris en 1999, ont quitté le domicile parental en A contrario, 28 de ceux qui avaient entre 16 et 20 ans en 1990 et qui sont toujours à Paris en 1999 sont toujours enfants d une famille (dont on peut supposer que c est la même). Il manque, dans cette mesure de la décohabitation, la part de ceux qui ont quitté le domicile parental et qui se sont installés hors de Paris. 15 Godart F., Blöss T., «La décohabitation des jeunes» in Bonvalet, Merlin, 1986, ibidem. 18

19 n calcul différent est possible. On rapporte : le nombre de jeunes adultes de 25 à 29 ans, enfants d une famille en 1999 ; au nombre d enfants de 17 à 21 ans enfants d une famille en e ratio ignore les migrations de familles avec des grands enfants, ainsi que les décès, entre 1990 et on résultat ne peut donc être considéré que comme un ordre de grandeur. Le ratio ainsi calculé égale 20. On peut ainsi estimer approximativement qu à Paris, entre 20 et 25 des jeunes adultes qui étaient âgés de 17 à 21 ans en 1990 sont restés (ou retournés) chez leurs parents neuf ans après artes des différentes configurations familiales dans la capitale. L implantation des familles dans le territoire parisien obéit à une géographie spécifique liée à la nature du parc de logements, à l existence de quartiers traditionnels d accueil des populations étrangères et à la répartition différenciées des catégories socio-professionnelles. L implantation des différents types de familles est mesurée par une double approche : par rapport à l ensemble des ménages parisiens : cette mesure permet de repérer où sont localisées les familles dans le territoire parisien ; par rapport à l ensemble des familles : cette mesure permet de repérer les configurations familiales dominantes selon les quartiers. ix cartes sont présentées ci-après : familles avec enfant(s) de moins de 25 ans dans l ensemble des ménages ; familles monoparentales avec enfant(s) de moins de 25 ans dans l ensemble des ménages ; couples avec enfant(s) de moins de 25 ans dans l ensemble des familles avec enfants ; familles monoparentales avec enfant(s) de moins de 25 ans dans l ensemble des familles avec enfants ; familles avec 3 enfants ou plus de moins de 25 ans dans l ensemble des familles avec enfants ; familles formées d un couple de deux actifs occupés avec enfant(s) dans l ensemble des familles avec enfants. 19

20 OMBE ORBEVOIE NEILLY-R-EINE XVI ORT IY-LE-MOLINEAX Km LEVALLOI-PERRET LIHY XVII VIII AINT-OEN IX II XVIII AINT-DENI ABERVILLIER III X XI XIX PANTIN LE PRE T-GERVAI XX LE LILA BAGNOLET Familles avec enfant(s) de moins de 25 ans dans l'ensemble des ménages Les familles avec enfant(s) de moins de 25 ans représentent 22 des ménages parisiens. Les familles parisiennes sont principalement localisées : - sur l'ensemble de la couronne, entre les boulevards des Maréchaux et le boulevard périphérique, - sur un vaste territoire couvrant le nord-est de Paris : l'est du 18e, le 19e, le 20e (notamment dans sa partie nord et est); dans le sud-est du 12e et du 13e ; dans l'ouest parisien : 8e, 16e, sud 17e ; - de manière plus isolée, sur la frontière entre le 14e et le 15e et au sud-ouest du 15e. La carte de la localisation des familles parisiennes reproduit la carte des grands logements à la fois dans le secteur social mais aussi dans le secteur privé (à l'ouest de la capitale). Elle fait également apparaître les grandes opérations d'urbanisme des années : itroën, Bercy, Paris Rive Gauche. VANVE XV VII VI XIV XIII V IV HARENTON-LE-PONT MONTRE MALAKOFF A N MONTROGE IVRY-R-EINE GENTILLY LE KREMLIN BIETRE XII mars 2003 AINT MANDE VINE Part des familles avec enfant(s) de moins de 25 ans dans l'ensemble des ménages moins de 16 de 16 à 20 de 20 à 24 de 24 à ou plus moyenne PARI : 22,0 source : RP 1999 équipements divers et espaces verts Les IRI de moins de 200 résidences principales appraîssent en blanc I

Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre hommes et femmes. Mélanie Vanderschelden*

Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre hommes et femmes. Mélanie Vanderschelden* Population, famille 1 Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre hommes et femmes Mélanie Vanderschelden* Certaines professions sont nettement plus féminisées que d autres.

Plus en détail

Recensement de la population

Recensement de la population Recensement de la population Ménages et familles 1. Définition des concepts Un ménage Un ménage regroupe l ensemble des occupants d une résidence principale, qu ils aient ou non des liens de parenté. Un

Plus en détail

Famille multirésidence : recensement et sources alternatives

Famille multirésidence : recensement et sources alternatives Famille multirésidence : recensement et sources alternatives Groupe de travail sur la rénovation du questionnaire de recensement Pascale BREUIL Chef de l Unité des Etudes Démographiques et sociales 28/09/2011

Plus en détail

5. La féminisation du travail transforme les modes de vie

5. La féminisation du travail transforme les modes de vie 5. La féminisation du travail transforme les modes de vie Féminisation du travail 1968 2002 Population active féminine (millions) 7,7 12,1 Population active masculine 13,8 14,5 Part des femmes dans la

Plus en détail

DOCUMENT POUR REMPLIR LA DÉCLARATION DES REVENUS DE 2014

DOCUMENT POUR REMPLIR LA DÉCLARATION DES REVENUS DE 2014 2041 GV N 50988#12 DOCUMENT POUR REMPLIR LA DÉCLARATION DES REVENUS DE 2014 RÉSIDENCE ALTERNÉE DES ENFANTS MINEURS (BOI IR LIQ 10-10-10) Ce document n'a qu'une valeur indicative. Il ne se substitue pas

Plus en détail

Résumé. Mots-clés. Structure, famille, rôles, parenté, fonctions familiales, parentalité, bouleversements, filiation, société, reproduction sociale

Résumé. Mots-clés. Structure, famille, rôles, parenté, fonctions familiales, parentalité, bouleversements, filiation, société, reproduction sociale Table des matières Table des matières... 2 Résumé... 3 Mots-clés... 3 Introduction... 4 Comment définir la famille?... 4 Histoire(s) de famille(s)... 5 La désaffection du mariage... 6 L union libre...

Plus en détail

PLATEAU MONT-ROYAL À LA LOUPE

PLATEAU MONT-ROYAL À LA LOUPE PLATEAU MONT-ROYAL À LA LOUPE PROFIL SOCIO-DÉMOGRAPHIQUE 2001 Ce profil est appuyé par les données issues du recensement de Statistique Canada pour les années 1991, 1996 et 2001. CONTEXTE GÉNÉRAL : Situé

Plus en détail

Nombre d enfants à charge des retraités : simulations en projection. Fanny Godet, note INSEE n 22 / DG75-G210 pour le COR, novembre 2015

Nombre d enfants à charge des retraités : simulations en projection. Fanny Godet, note INSEE n 22 / DG75-G210 pour le COR, novembre 2015 CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 25 novembre 2015 à 9 h 30 «Structures familiales, transferts intergénérationnels, bien-être» Document N 04 Document de travail, n engage pas le Conseil

Plus en détail

Changer de logement dans le même environnement

Changer de logement dans le même environnement 6 Changer de logement dans le même environnement Christelle Minodier* Les parcours résidentiels sont en grande partie rythmés par les événements familiaux et dans une moindre mesure par les changements

Plus en détail

Les vacances des enfants et des jeunes aujourd hui en France

Les vacances des enfants et des jeunes aujourd hui en France Dossier de presse Conférence 2 avril 2012 Les vacances des enfants et des jeunes aujourd hui en France UNE INJUSTICE SOCIALE Ovlej Association constituée de La Jeunesse au Plein Air (La JPA) et de l Union

Plus en détail

La résidence des enfants de parents séparés De la demande des parents à la décision du juge

La résidence des enfants de parents séparés De la demande des parents à la décision du juge MINISTERE DE LA JUSTICE DIRECTION DES AFFAIRES CIVILES ET DU SCEAU PÔLE D EVALUATION DE LA JUSTICE CIVILE La résidence des enfants de parents séparés De la demande des parents à la décision du juge Exploitation

Plus en détail

LES MILITAIRES ET LEUR FAMILLE

LES MILITAIRES ET LEUR FAMILLE LES MILITAIRES ET LEUR FAMILLE Carine LE PAGE Chargée d études sociologiques Jérôme BENSOUSSAN Chargé d études statistiques Juin 2010 Service de la politique générale des ressources humaines militaires

Plus en détail

L'attrait pour un logement indépendant dépend-il du genre?

L'attrait pour un logement indépendant dépend-il du genre? L'attrait pour un logement indépendant dépend-il du genre? Manon Bourligueux et Oriane Duchier Le recensement réalisé en 2012 montre que sur les 1396 étudiants en troisième année des Universités Paris

Plus en détail

Dix ans de contentieux familiaux

Dix ans de contentieux familiaux Population, famille 1 Dix ans de contentieux familiaux Sonia Lumbroso, Odile Timbart* En 2003, les affaires familiales ont généré 402 000 procédures devant les tribunaux, soit une progression de 13 % en

Plus en détail

Avertissement. Signes conventionnels utilisés

Avertissement. Signes conventionnels utilisés Avertissement Les données chiffrées sont parfois arrondies, en général au plus près de leurs valeurs réelles. Le résultat arrondi d une combinaison de chiffres (qui fait intervenir leurs valeurs réelles)

Plus en détail

TD TICE. PARTIE II. Panorama de la famille française

TD TICE. PARTIE II. Panorama de la famille française TD TICE. PARTIE II. Panorama de la famille française Thème 1. Les ménages en question Note 1 : Toutes les informations nécessaires à ce TD sont disponibles gratuitement sur le site de l INED. Note 2 :

Plus en détail

Femme stérile. Enfants

Femme stérile. Enfants Dossier documentaire sur la famille SEQUENCE : LA DIVERSITE DES FORMES FAMILIALES 1) Quelle est l information principale apportée par le document 1? 2) Représentez la forme de mariage chez les Nuer en

Plus en détail

Analyse des données statistiques sur les FAMILLES PARISIENNES

Analyse des données statistiques sur les FAMILLES PARISIENNES ATELIER PARISIEN D URBANISME - 17, BD MORLAND 75004 PARIS TÉL : 01 42 71 28 14 FAX : 01 42 76 24 05 http://www.apur.org Analyse des données statistiques sur les FAMILLES PARISIENNES Juin 2007 L Observatoire

Plus en détail

> Le taux de chômage annuel moyen à Paris (7,4%) est l un des plus élevé d Ile-de-France (6,6%).

> Le taux de chômage annuel moyen à Paris (7,4%) est l un des plus élevé d Ile-de-France (6,6%). Contexte socio-économique Revenus > Les revenus fiscaux médians sont plus élevés à (23 408 ) qu en (20 575 ) et en (17 497 ), mais les différences à sont particulièrement marquées entre les plus riches

Plus en détail

Le divorce des couples mixtes

Le divorce des couples mixtes Le divorce des couples mixtes Spécialiste de la famille et de l enfance, Gérard Neyrand évoque les résultats d une étude très instructive menée sur le divorce des couples mixtes (du point de vue de leur

Plus en détail

Allocations de déménagement et de loyer (ADEL)

Allocations de déménagement et de loyer (ADEL) Allocations de déménagement et de loyer (ADEL) INFORMATIONS GÉNÉRALES Statistiques voisines Périodicité Ponctualité Propriété Les allocations de déménagement et de loyer sont octroyées aux personnes quittant

Plus en détail

P opulation. ATLAS DES POPULATIONS IMMIGRÉES en Ile-de-France / Regards sur l immigration / Population 2. Photo : Philippe Desmazes/AFP

P opulation. ATLAS DES POPULATIONS IMMIGRÉES en Ile-de-France / Regards sur l immigration / Population 2. Photo : Philippe Desmazes/AFP P opulation Photo : Philippe Desmazes/AFP Près de 40 % des immigrés résidant en métropole vivent en Ile-de-France en 1999. Environ 15 % de la population francilienne est immigrée, c est une proportion

Plus en détail

Mise à jour octobre 2012 2 CATEGORIE TYPE DE SERVICE ET DEMARCHES PRESTATION COMPENSATOIRE

Mise à jour octobre 2012 2 CATEGORIE TYPE DE SERVICE ET DEMARCHES PRESTATION COMPENSATOIRE FAMILLES MONO - PARENTALES DROITS POUR LES PARENTS SOLO (VEUFS, DIVORCES, SEPARES ) Familles de France 28 Place Saint-Georges 75009 PARIS Tél. : 01 44 53 45 90 Fax : 01 45 96 07 88 http://www.familles-de-france.org

Plus en détail

Les familles monoparentales depuis 1990. Quel contexte familial? Quelle activité professionnelle? Marie ACS, Bertrand LHOMMEAU, Émilie RAYNAUD

Les familles monoparentales depuis 1990. Quel contexte familial? Quelle activité professionnelle? Marie ACS, Bertrand LHOMMEAU, Émilie RAYNAUD solidarité DOSSIERS santé et Les familles monoparentales depuis 1990 Quel contexte familial? Quelle activité professionnelle? N 67 Juillet 2015 La monoparentalité, notion apparue en France dans les années

Plus en détail

1 Fiche d'information Projet de Plan de développement de Montréal

1 Fiche d'information Projet de Plan de développement de Montréal 1 LES CHANGEMENTS SOCIODÉMOGRAPHIQUES DE MONTRÉAL Fiche d'information Projet de Plan de développement de Montréal Au cours des dernières décennies, la population montréalaise a subi d importantes transformations.

Plus en détail

DOCUMENT POUR REMPLIR LA DÉCLARATION DES REVENUS DE 2011

DOCUMENT POUR REMPLIR LA DÉCLARATION DES REVENUS DE 2011 2041 GV N 50988#09 DOCUMENT POUR REMPLIR LA DÉCLARATION DES REVENUS DE 2011 RÉSIDENCE ALTERNÉE DES ENFANTS MINEURS (BOI 5 B-3-04) Ce document n'a qu'une valeur indicative. Il ne se substitue pas à la documentation

Plus en détail

Demande de pension À LA SUITE DU DÉCÈS D'UN FONCTIONNAIRE DE L'ÉTAT, D'UN MAGISTRAT OU D'UN MILITAIRE EN ACTIVITÉ

Demande de pension À LA SUITE DU DÉCÈS D'UN FONCTIONNAIRE DE L'ÉTAT, D'UN MAGISTRAT OU D'UN MILITAIRE EN ACTIVITÉ cerfa N 12231*03 À LA SUITE DU DÉCÈS D'UN FONCTIONNAIRE DE L'ÉTAT, D'UN MAGISTRAT OU D'UN MILITAIRE EN ACTIVITÉ Pour remplir ce formulaire, consultez la notice jointe Envoyez ce formulaire et les documents

Plus en détail

Aperçu. sur les. Prestations familiales. au Luxembourg

Aperçu. sur les. Prestations familiales. au Luxembourg Aperçu sur les Prestations familiales au Luxembourg Introduction Depuis l entrée en vigueur de la loi du 19 juin 1985 concernant les allocations familiales et portant création de la Caisse nationale des

Plus en détail

Les bénéficiaires de l assurance vieillesse des parents au foyer

Les bénéficiaires de l assurance vieillesse des parents au foyer Les bénéficiaires de l assurance vieillesse des parents au foyer Muriel Nicolas Florence Thibault CNAF Direction des Statistiques, des Études et de la Recherche. Département des Statistiques, des Prévisions

Plus en détail

L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN 2003 : UNE ANALYSE TERRITORIALISÉE DES PROFILS D OCCUPATION DES PARCS ET DES QUARTIERS

L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN 2003 : UNE ANALYSE TERRITORIALISÉE DES PROFILS D OCCUPATION DES PARCS ET DES QUARTIERS ATELIER PARISIEN D URBANISME - 17, BD MORLAND 75004 PARIS TÉL : 01 42 71 28 14 FAX : 01 42 76 24 05 http://www.apur.org Observatoire de l'habitat de Paris L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN

Plus en détail

Sociologie des joueurs en ligne

Sociologie des joueurs en ligne Mars 2013 Sociologie des joueurs en ligne Enquête ARJEL 2012 Autorité de régulation des jeux en ligne 2 Propos introductifs à l enquête sur la sociologie des joueurs Au-delà de la publication trimestrielle

Plus en détail

L allocataire dans un couple : l homme ou la femme?

L allocataire dans un couple : l homme ou la femme? L allocataire dans un couple : l homme ou la femme? par Alain Jacquot CNAF-Bureau des Prévisions Les CAF versent une trentaine de prestations (prestations familiales stricto sensu, aides au logement, et

Plus en détail

LES GRANDS ENJEUX DES POLITIQUES DE L HABITAT ET DU LOGEMENT

LES GRANDS ENJEUX DES POLITIQUES DE L HABITAT ET DU LOGEMENT LES GRANDS ENJEUX DES POLITIQUES DE L HABITAT ET DU LOGEMENT Séminaire PLH Caen la mer 07/11/2014 1 I. La place du logement et de l habitat dans le quotidien de nos concitoyens 2 LA PLACE DU LOGEMENT ET

Plus en détail

Synthèse. Le travail à temps partiel. Mathilde Pak. Numéro 04 Juin 2013. (avec la participation de Sandra Zilloniz)

Synthèse. Le travail à temps partiel. Mathilde Pak. Numéro 04 Juin 2013. (avec la participation de Sandra Zilloniz) Synthèse Direction de l animation de la recherche, des études et des statistiques Numéro 04 Juin 2013 Le travail à temps partiel Mathilde Pak (avec la participation de Sandra Zilloniz) Sommaire SYNTHèSE...

Plus en détail

Figure 1 Figure 2 3 POPULATION DE 45 ANS ET PLUS À MONTRÉAL. Direction régionale d Emploi-Québec de l Île-de-Montréal

Figure 1 Figure 2 3 POPULATION DE 45 ANS ET PLUS À MONTRÉAL. Direction régionale d Emploi-Québec de l Île-de-Montréal Figure 1 Figure 2 3 PORTRAIT DE LA POPULATION DE 45 ANS ET PLUS À MONTRÉAL Direction régionale d Emploi-Québec de l Île-de-Montréal Direction de la planification et de l information sur le marché du travail

Plus en détail

Les besoins en logements des ménages

Les besoins en logements des ménages Conflans-Sainte-Honorine Mantes-la-Jolie Les Mureaux Observatoire Seine Aval Les besoins en logements des ménages de Seine Aval Poissy La Note n 3 Des ménages plus nombreux, des besoins en logements accrus

Plus en détail

Bellevue - Chantenay - Sainte-Anne

Bellevue - Chantenay - Sainte-Anne Mendès France Croix Bonneau - Bourderies auriers Mairie de Chantenay Plessis Cellier - Roche Maurice Boucardière - MallèveJean Macé Salorges - Cheviré - zone portuaire E QUARTIER Sainte- Anne, contrasté,

Plus en détail

Population. 1. Une démographie dynamique. Une forte croissance démographique

Population. 1. Une démographie dynamique. Une forte croissance démographique 1 La ville connaît, depuis les années 1980, un dynamisme démographique qui ne semble pas près de faiblir : le solde naturel, croissant, compense nettement le solde migratoire négatif. L accroissement rapide

Plus en détail

B. L ATTRACTIVITÉ DU BASSIN HAVRAIS EN QUESTION

B. L ATTRACTIVITÉ DU BASSIN HAVRAIS EN QUESTION B. L ATTRACTIVITÉ DU BASSIN HAVRAIS EN QUESTION Un niveau de fécondité élevé Le recul démographique du bassin havrais ne s explique pas par un manque de vitalité de sa démographie «naturelle». En effet,

Plus en détail

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 16 décembre 2014 à 14 h 30 «Actualisation des projections» Document N 5 Document de travail, n engage pas le Conseil Tests de sensibilité des projections

Plus en détail

PLAFONNEMENT DES EFFETS DU QUOTIENT FAMILIAL

PLAFONNEMENT DES EFFETS DU QUOTIENT FAMILIAL 2041 GT N 50883#14 DOCUMENT POUR REMPLIR LA DÉCLARATION DES REVENUS DE 2014 Ce document n'a qu'une valeur indicative. Il ne se substitue pas à la documentation officielle de l'administration. PLAFONNEMENT

Plus en détail

Département des Landes (40) - Dossier complet

Département des Landes (40) - Dossier complet Département des Landes (4) - Dossier complet Chiffres clés Évolution et structure de la population Département des Landes (4) POP T - Population par grandes tranches d'âges 211 26 Ensemble 387 929 1, 362

Plus en détail

Chapitre 2 Les enfants

Chapitre 2 Les enfants Chapitre 2 Les enfants Si vous avez un ou des enfants, c est le problème capital de votre séparation. Que vous soyez marié, pacsé ou en concubinage, les enfants qui sont nés de votre union, enfants dits

Plus en détail

Centre ville. Chiffres clés. Bretagne Decré - Cathédrale. Guist'hau. Graslin - Commerce. Dobrée - Bon Port. Madeleine - Champ de Mars

Centre ville. Chiffres clés. Bretagne Decré - Cathédrale. Guist'hau. Graslin - Commerce. Dobrée - Bon Port. Madeleine - Champ de Mars Bretagne Decré - Cathédrale Guist'hau Graslin - Commerce Dobrée - Bon Port Maleine - Champ Mars Gloriette - Feyau C OMPOSÉ DE SEPT micro-quartiers, le Centre ville allie vieux quartiers populaires, constructions

Plus en détail

En tendance, le nombre de mariages et le taux de nuptialité sont en baisse

En tendance, le nombre de mariages et le taux de nuptialité sont en baisse Le nombre de mariages est en baisse tendancielle. Il passe de 2 236 en 196 à 1 714 en 211. Inversement, le nombre de divorces a augmenté fortement en passant de 13 en 196 à 1 27 en 211. Les mariages entre

Plus en détail

Le foyer fiscal (cours)

Le foyer fiscal (cours) Le foyer fiscal (cours) Table des matières Table des matières... 2 Introduction... 3 I La composition du foyer fiscal... 4 Le contribuable... 4 Les personnes à charge... 5 1 - En ce qui concerne les personnes

Plus en détail

Divorcer à la retraite : quelle variation des revenus?

Divorcer à la retraite : quelle variation des revenus? CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 15 octobre 2014 à 14 h 30 «Structure des ménages, comportements conjugaux et retraite» Document N 10 Document de travail, n engage pas le Conseil

Plus en détail

Anne Laferrère. Mai 2003

Anne Laferrère. Mai 2003 L hébergement d après les enquête Logement Anne Laferrère Mai 2003 Parmi toutes les aides s échangeant entre ménages, le logement occupe une place à part, pour deux raisons principales. D une part il est

Plus en détail

Les changements de résidence : entre contraintes familiales et professionnelles

Les changements de résidence : entre contraintes familiales et professionnelles Les changements de résidence : entre contraintes familiales et professionnelles Thierry Debrand, Claude Taffin* La mobilité résidentielle des ménages est fonction de l âge, du niveau de formation, du type

Plus en détail

PLAFONNEMENT DES EFFETS DU QUOTIENT FAMILIAL

PLAFONNEMENT DES EFFETS DU QUOTIENT FAMILIAL 2041 GT N 50883#13 DOCUMENT POUR REMPLIR LA DÉCLARATION DES REVENUS DE 2013 Ce document n'a qu'une valeur indicative. Il ne se substitue pas à la documentation officielle de l'administration. PLAFONNEMENT

Plus en détail

La mobilité professionnelle revêt

La mobilité professionnelle revêt Mobilité professionnelle 17 Du changement de poste au changement d entreprise, en passant par la promotion : la mobilité des Franciliens Les salariés franciliens, notamment les cadres, ont une propension

Plus en détail

Observatoire Landais de l aide à domicile

Observatoire Landais de l aide à domicile Observatoire Landais de l aide à domicile Bulletin n 5 Avril 2014 Analyse de L aide à domicile sur le territoire Landais entre 2010 et 2012 La DREES 1 estime que les dépenses liées à la dépendance en 2011,

Plus en détail

NOTICE D'INFORMATION RELATIVE AU CESU «AIDE A LA PARENTALITE 6-12 ANS»

NOTICE D'INFORMATION RELATIVE AU CESU «AIDE A LA PARENTALITE 6-12 ANS» SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES SOUS DIRECTION DES POLITIQUES SOCIALES ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL NOTICE D'INFORMATION RELATIVE AU CESU «AIDE A LA PARENTALITE 6-12 ANS» Objet :

Plus en détail

L INSEE EN BREF. L Insee en bref. Le recensement de la population. À quoi sert le recensement de la population? Combien sommes nous? Qui sommes nous?

L INSEE EN BREF. L Insee en bref. Le recensement de la population. À quoi sert le recensement de la population? Combien sommes nous? Qui sommes nous? L INSEE EN BREF L Insee en bref Le recensement de la population À quoi sert le recensement de la population? Combien sommes nous? Qui sommes nous? La population des 36 680 communes françaises Quelles régions

Plus en détail

Ville de Sherbrooke. Population en 2006 (2)

Ville de Sherbrooke. Population en 2006 (2) Les informations présentées dans ce document ont été regroupées par Paul Martel, coordonnateur régional dans le cadre du Plan d action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées

Plus en détail

Un profil des familles au Canada

Un profil des familles au Canada Familles Un profil des familles au Canada Il y avait 8,4 millions de familles au Canada en 2001. Les ménages de couples mariés forment la majorité des familles canadiennes. En 2001, 70,4% des familles

Plus en détail

études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil

études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil Sommaire Introduction... 3 1. Evolution du nombre de travailleurs à temps partiel volontaire au chômage selon le sexe... 5. Evolution

Plus en détail

Évolution et structure de la population

Évolution et structure de la population Lyon 7e Arroissement (69387 - Arroissement municipal) Évolution et structure de la population Mise à jour le 3 juin 211 Géographie au 1/1/21 POP T1M - Population 1968 1975 1982 199 1999 Population 62 2

Plus en détail

Une famille, deux pensions

Une famille, deux pensions famille, deux pensions Susan Poulin Au cours du dernier quart de siècle, la proportion de familles composées de deux conjoints mariés ayant tous deux un emploi a augmenté de façon phénoménale. En 1994,

Plus en détail

Population et ménages

Population et ménages PRÉFÈTE DU CHER Direction départementale des Territoires Population et ménages 1/19 Une population vieillissante qui diminue depuis 1990 Repères (données INSEE-RP 2007 et 2012) Cher Centre -Val de Loire

Plus en détail

L ÉVOLUTION DE LA POPULATION DE PARIS

L ÉVOLUTION DE LA POPULATION DE PARIS 17, boulevard M O R L A N D - 75004 P ARIS T éléphone :0142712814- T élécopie :0142762405 L ÉVOLUTION DE LA POPULATION DE PARIS Analyse de la dynamique 1954-99 et perspectives 2000-2020 Novembre 2002 SOMMAIRE

Plus en détail

Synthèse de l étude sur le travail de nuit à Paris

Synthèse de l étude sur le travail de nuit à Paris Synthèse de l étude sur le travail de nuit à Paris Novembre 2010 La Nuit à Paris recouvre des enjeux importants pour les pouvoirs publics, notamment en termes d activité économique, d activité culturelle,

Plus en détail

La dynamique des liens entre genre, âge et désir

La dynamique des liens entre genre, âge et désir La dynamique des liens entre genre, âge et désir Michel Bozon Lausanne, 21 juin 2011 Université d été «Genre, rapports intergénérationnels et travail social» Plan de la présentation Transformations de

Plus en détail

Les usagers des missions de régulation du Samusocial de Paris en 2012

Les usagers des missions de régulation du Samusocial de Paris en 2012 Les usagers des missions de régulation du Samusocial de Paris en 2012 Sommaire Préambule...2 Les usagers du 115 de Paris...2 Hébergement et autres réponses apportées à la demande...2 Variation de la demande

Plus en détail

ET TENDANCES DÉMOGRAPHIQUES. Service Analyse du marché Fédération des chambres immobilières du Québec Février 2010

ET TENDANCES DÉMOGRAPHIQUES. Service Analyse du marché Fédération des chambres immobilières du Québec Février 2010 MARCHÉ DE LA REVENTE ET TENDANCES DÉMOGRAPHIQUES AU QUÉBEC Service Analyse du marché Fédération des chambres immobilières du Québec Février 2010 Ce texte reprend les faits saillants du rapport Perspectives

Plus en détail

Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES

Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES Communauté locale de la Vallée de la Missisquoi Nord MRC de Memphrémagog Ce que les chiffres

Plus en détail

Au 31 décembre 2009, 296 000

Au 31 décembre 2009, 296 000 10 Approche territoriale Différents profils de familles pauvres selon le nombre d enfants et l activité des parents En IledeFrance, un enfant de moins de 18 ans sur cinq vit en situation de pauvreté. Un

Plus en détail

Les conditions d habitat des enfants : poids des structures familiales et de la taille des fratries

Les conditions d habitat des enfants : poids des structures familiales et de la taille des fratries Les conditions d habitat des enfants : poids des structures familiales et de la taille des fratries Claudine Pirus* Le logement dans lequel réside un enfant constitue une des composantes importantes pour

Plus en détail

É.D.A. : DEMANDE DE BOURSE

É.D.A. : DEMANDE DE BOURSE É.D.A. : DEMANDE DE BOURSE PROMOTION 2015-2016 NOM : (Pour les femmes mariées, indiquer le nom de jeune fille entre parenthèses) Prénom : Date et lieu de naissance : Domicile : Téléphone : E-mail : Avis

Plus en détail

Le divorce. Laure Chaussebourg Valérie Carrasco Aurélie Lermenier

Le divorce. Laure Chaussebourg Valérie Carrasco Aurélie Lermenier Secrétariat Général Service support et moyens du ministère Sous-direction de la Statistique et des Études Le divorce Laure Chaussebourg Valérie Carrasco Aurélie Lermenier Juin 2009 2 SG-2S2M- SDSE BDSE100

Plus en détail

Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES

Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES Communauté locale de Sainte-Jeanne d Arc (C-16) Ville de Sherbrooke Ce que les chiffres nous

Plus en détail

Les inégalités de retraite entre les hommes et les femmes

Les inégalités de retraite entre les hommes et les femmes Dossier. Retraites, vers une réforme systémique 29 Les inégalités de retraite entre les hommes et les femmes Les systèmes de retraite actuels pénalisent toujours les carrières des femmes, souvent plus

Plus en détail

CHAPITRE 7. Économie des ménages

CHAPITRE 7. Économie des ménages CHAPITRE 7 Économie des ménages Les faits saillants Enquête sur les conditions de vie en Haïti Relations des ménages avec le marché du travail Rapport de dépendance économique des ménages Le rapport de

Plus en détail

Évolution et structure de la population

Évolution et structure de la population POP T1M - Population Évolution et structure de la population Mise à jour le 28 juin 212 1968 1975 1982 199 1999 Population 861 452 934 499 995 498 1 52 183 1 134 493 1 266 358 Densité moyenne (hab/km2)

Plus en détail

Évolution et structure de la population

Évolution et structure de la population POP T1M - Population Évolution et structure de la population Mise à jour le 28 juin 212 1968 1975 1982 199 1999 Population 55 364 569 81 571 852 559 413 544 891 554 72 Densité moyenne (hab/km2) 64,2 66,5

Plus en détail

PORTRAIT SOCIO-ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE L ESTRIE

PORTRAIT SOCIO-ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE L ESTRIE PORTRAIT SOCIO-ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE L ESTRIE MAI 2009 Portrait socio-économique régional de l Coordination de l édition Fréchette, conseiller en développement Recherche et rédaction Prisca Marcotte,

Plus en détail

Évolution et structure de la population

Évolution et structure de la population POP T1M - Population Évolution et structure de la population Mise à jour le 28 juin 212 1968 1975 1982 199 1999 Population 2 418 847 2 511 478 2 52 526 2 531 855 2 554 449 2 571 94 Densité moyenne (hab/km2)

Plus en détail

Évolution et structure de la population

Évolution et structure de la population POP T1M - Population Évolution et structure de la population Mise à jour le 28 juin 212 1968 1975 1982 199 1999 Population 1 397 99 1 42 295 1 412 413 1 433 23 1 441 422 1 461 257 Densité moyenne (hab/km2)

Plus en détail

QUITTER L ÉCOLE SANS LE BAC EN LANGUEDOC-ROUSSILLON

QUITTER L ÉCOLE SANS LE BAC EN LANGUEDOC-ROUSSILLON N 4 - Avril 23 QUITTER L ÉCOLE SANS LE BAC EN LANGUEDOC-ROUSSILLON Magalie DINAUCOURT En 1999,132 jeunes Languedociens de 15 à 29 ans étaient sortis du système scolaire sans le baccalauréat. Parmi eux,

Plus en détail

La taxe fédérale sur les produits et services (TPS)

La taxe fédérale sur les produits et services (TPS) Raj K. Chawla La taxe fédérale sur les produits et services (TPS) est entrée en vigueur en 1991. Contrairement à la taxe sur les ventes des fabricants qu elle a remplacée, laquelle était perçue seulement

Plus en détail

Une approche des étudiants à travers ceux qui perçoivent une prestation des CAF d Île-de-France

Une approche des étudiants à travers ceux qui perçoivent une prestation des CAF d Île-de-France Une approche des étudiants à travers ceux qui perçoivent une prestation des CAF d Île-de-France SEPTEMBRE 2009 Cellule Technique de Réflexion et d Aide à la Décision (CTRAD) Service Commun d Action Sociale

Plus en détail

Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec

Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec par Patrick Bourassa * Ministère du Travail 4 avril 2006 * Patrick Bourassa était affecté, lors de la période de rédaction,

Plus en détail

La population étudiante à Lyon. Eléments de cadrage Source Insee RP 2010 (moyenne 2008-2012)

La population étudiante à Lyon. Eléments de cadrage Source Insee RP 2010 (moyenne 2008-2012) La population étudiante à Lyon Eléments de cadrage Source Insee RP 2010 (moyenne 2008-2012) 1 Eléments de contextualisation générale : l ensemble de la population lyonnaise Répartition de la population

Plus en détail

ANIL HABITAT ACTUALITE. Les logements en copropriété. Mai. Jean Bosvieux

ANIL HABITAT ACTUALITE. Les logements en copropriété. Mai. Jean Bosvieux Mai ANIL 2010 HABITAT ACTUALITE Les logements en copropriété Jean Bosvieux L enquête logement de l INSEE ne s intéresse pas aux copropriétés en tant qu unités statistiques ; cependant, elle repère et décrit

Plus en détail

EVOLUTION DU PARC DE LOGEMENTS

EVOLUTION DU PARC DE LOGEMENTS . - SITUATION DU LOGEMENT COMARAISON AVEC LA CROISSANCE DÉMOGRAHIQUE EVOLUTION DU ARC DE LOGEMENTS L analyse du parc de logements et de son évolution permet de connaître la manière dont celui-ci répond

Plus en détail

Résumé. United Nations Department of Economic and Social Affairs/Population Division Living Arrangements of Older Persons Around the World

Résumé. United Nations Department of Economic and Social Affairs/Population Division Living Arrangements of Older Persons Around the World Résumé Dans le Plan d action de Madrid sur le vieillissement, 2002, 1 la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement appelait à étudier les avantages et les inconvénients de diverses conditions de

Plus en détail

L évolution du pouvoir d achat immobilier selon l âge des ménages

L évolution du pouvoir d achat immobilier selon l âge des ménages c re di tfo nc i e r.c o m U N E É T U D E I S S U E D U PA R T E N A R I AT C H A I R E V I L L E E T I M M O B I L I E R E N T R E L U N I V E R S I T É PA R I S - D A U P H I N E E T L E C R É D I T

Plus en détail

De nationalité canadienne, je suis installée en France depuis deux ans. Suis-je potentiellement concernée par l impôt sur le revenu français?

De nationalité canadienne, je suis installée en France depuis deux ans. Suis-je potentiellement concernée par l impôt sur le revenu français? Questions 1 à 4 De nationalité canadienne, je suis installée en France depuis deux ans. Suis-je potentiellement concernée par l impôt sur le revenu français? 1 Oui, car la nationalité n est pas un critère

Plus en détail

La résidence alternée et les impôts

La résidence alternée et les impôts La résidence alternée et les impôts La résidence alternée est un nouveau concept introduit dans le code civil (article 373-2-9) par la loi n 2002-305 du 4 mars 2002 art. 5V du Journal Officiel du 5 mars

Plus en détail

Un canton en action CHAMPS-SUR- MARNE M i s e à j o u r 2 0 0 9

Un canton en action CHAMPS-SUR- MARNE M i s e à j o u r 2 0 0 9 Un canton en action CHAMPS-SUR- Mise à jour 2009 SOMMAIRE PRESENTATION 1. La population et son évolution 2. La population selon la catégorie socioprofessionnelle 3. Les ménages et leur équipement LES ENTREPRISES

Plus en détail

150 conseils pour payer moins d impôts

150 conseils pour payer moins d impôts m a r i e l a m b e r t Illustrations d Anna Daffos 150 conseils pour payer moins d impôts, 2010, 2011 ISBN : 978-2-212-54880-8 Chapitre 3 Enfants : les pépites fiscales «Pourquoi est-ce qu en matière

Plus en détail

FICHES THÉMATIQUES. Dynamique de l emploi

FICHES THÉMATIQUES. Dynamique de l emploi FICHES THÉMATIQUES Dynamique de l emploi 2.1 Mouvements de main-d œuvre Pour un effectif de salariés en début d année, les établissements de salariés ou plus ont recruté en moyenne 42,5 salariés en 26.

Plus en détail

TD de démographie Licence Sciences Sociales Année 2005-2006 - Semestre 2 Thématique : Fécondité - Famille

TD de démographie Licence Sciences Sociales Année 2005-2006 - Semestre 2 Thématique : Fécondité - Famille Exercice 1 : Evolution de la fécondité en France Fécondité selon l âge de la mère et le rang de naissance 1 Par lecture, déterminer et commenter les valeurs des points correspondant au groupe d âges 20-24

Plus en détail

informations statistiques récentes n 23/2010 08/06/2010

informations statistiques récentes n 23/2010 08/06/2010 statnews informations statistiques récentes n 23/2010 08/06/2010 La reproduction totale ou partielle du présent bulletin d'information est autorisée à condition d'en citer la source Nuptialité et divortialité

Plus en détail

Chiffres clefs. de la Famille

Chiffres clefs. de la Famille Chiffres clefs de la Famille 2014 EDITO Les «vrais» chiffres de la Famille Rencontrer une personne avec qui vivre, fonder une famille, l agrandir : ces choix si personnels s additionnent, se combinent

Plus en détail

Les différentes prestations de la CNPF Janvier 2014

Les différentes prestations de la CNPF Janvier 2014 Les différentes prestations de la CNPF Janvier 2014 Caisse Nationale des Prestations Familiales du Grand-Duché de Luxembourg Présentation de la CNPF Depuis l entrée en vigueur de la loi du 19 juin 1985

Plus en détail

CHAPITRE 2. Population, ménages et familles

CHAPITRE 2. Population, ménages et familles CHAPITRE 2 Population, ménages et familles Les faits saillants Enquête sur les conditions de vie en Haïti Distribution spatiale, structure par âge et par sexe de la population Le taux d urbanisation de

Plus en détail

Demande d examen du parcours d intégration au Québec en vue de l obtention du Certificat de sélection du Québec. Renseignements généraux

Demande d examen du parcours d intégration au Québec en vue de l obtention du Certificat de sélection du Québec. Renseignements généraux mande d examen du parcours d intégration au en vue de l obtention du Certificat de sélection du A-0523-IF (2015-02) Renseignements généraux titre de requérant principal ou de requérante principale, vous

Plus en détail

LES VOITURES À LA DISPOSITION DES MÉNAGES PARISIENS

LES VOITURES À LA DISPOSITION DES MÉNAGES PARISIENS ATELIER PARISIEN D URBANISME - 17, BD MORLAND 75004 PARIS TÉL : 0142712814 FAX : 0142762405 http://www.apur.org LES VOITURES À LA DISPOSITION DES MÉNAGES PARISIENS Recensement général de la population

Plus en détail

O L D A SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE REGIONALE 2013. Service Régional de la Statistique et de la Démographie de Kolda

O L D A SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE REGIONALE 2013. Service Régional de la Statistique et de la Démographie de Kolda REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple Un But Une Foi ------------------ MINISTERE DE L ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN ------------------ AGENCE NATIONALE DE LA STATISTIQUE ET DE LA DEMOGRAPHIE ------------------

Plus en détail