Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download ""

Transcription

1 INFLUENCES EXTERIEURES ET LEURS CONSEQUENCES DANS LE MODE DE VIE DES PORTEURS 31

2 I. Un art ancestral : le portage 1) Anthropologie d une technique : Le progrès technique se présente comme une suite d inventions mécaniques, or les mécanismes ne font que transformer l énergie fournie par le «moteur». L histoire des moteurs, étudiée par quelques spécialistes remonte à plusieurs années avec l invention de la vapeur. Depuis, Lefebvre des Noëttes a montré l importance dans l histoire du moteur animal, Marc Bloch a attiré l attention sur le moteur hydraulique, puis Haudricourt et Leroi-Gourhan ont montré l intérêt d un moteur souvent sous estimé, le moteur humain. Des gestes qui maintenant nous paraissent d une simplicité immémoriale ont pourtant une histoire et ont évolué au cours des âges, ils ont influencé les mécanismes qu ils faisaient mouvoir et subi en retour l influence de ceux-ci. Haudricourt dans ses recherches 1, différencie deux manières de porter des charges, une façon active et une façon passive. Quand l objet est porté par contraction permanente des muscles, tenu dans la main ou sous le bras, c est une façon active de porter. Au contraire, quand l objet est posé en équilibre sur la tête ou sur l épaule, si l on peut l accrocher à la ceinture, à une courroie en bandoulière, dans un pli du vêtement, dans une poche, cela ne nécessite pas la mise en oeuvre d autres muscles que ceux qui servent déjà à la station debout et à la locomotion. C est ce qu il qualifie de façon passive de porter. Les façons passives se sont développées au cours des âges au dépend des façons actives car une des formes du progrès consiste à économiser ses dépenses musculaires. Haudricourt met en avant les relations entre le port de vêtements particuliers et la façon de porter les charges. Selon sa théorie, le vêtement non taillé (pagne, poncho...), serait associé à un système de portage passif (en bandoulière, à l aide d une sangle frontale, sur les hanches, etc.). Puis on voit l apparition dans les régions de vieilles civilisations d Europe, de la tunique, de la robe puis de la veste, faits consécutifs à l expansion de nomades turcomongols. Du point de vue de l influence sur les gestes, la veste suppose qu on enfile des 1 HAUDRICOURT André-Georges, La technologie, sciences humaines, Recherches d histoire et d ethnologie des techniques, Editions de la maison des sciences de l homme, Paris, 1987, pp et

3 manches, naît alors l habitude d enfiler des vêtements par gestes successifs. Or, il y a des façons de porter qui nécessitent, elles aussi, des mouvements successifs d emmanchement, c est le port des charges avec des bretelles comme les sacs à dos. Il existerait donc un fort lien entre les vêtements et les techniques de portage. On peut se poser la question de savoir si ce n est pas une extrapolation excessive de supposer qu il existe un lien entre la veste et la double bretelle et entre leur expansion? Haudricourt montre pourtant qu il n y a aucune représentation de hotte à bretelles ou sac à dos qui soit plus ancienne que la veste en Europe. Au Népal, bien que les vêtements qu ils soient traditionnels ou modernes, s enfilent comme une veste, la technique de portage la plus répandue reste le système de lanière frontale supportant la charge. Cette technique, bien plus appropriée pour le port des lourdes charges que celle des bretelles subsiste donc de part sa meilleur efficacité. Cependant, on peut observer un «emprunt» de technique de portage que sont les bretelles de plus en plus associées à la lanière frontale, les sacs à dos que les touristes donnent aux porteurs sont bien à l origine de cet emprunt. Nous allons étudier dans les pages qui suivent ces différentes techniques de portage qui varient selon la nature de la charge mais auparavant, juste quelques dessins techniques représentant les façons passives de porter en Asie, très comparables à la technique népalaise : 33

4 2) Le portage est une nécessité plus qu un choix dans ce pays aux dénivelés colossaux : Si le tourisme au Népal est si étendu sous la forme de trekking, c est tout simplement parce que le plus facile et le plus économique moyen de transport est la marche. Il existe en effet quelques aérodromes et quelques routes mais leur présence est rare voire inexistante dans plusieurs régions et le transport des marchandises se fait à dos d homme. On trouve donc sur le sol népalais un réseau très dense de sentiers construits, entretenus et empruntés depuis des siècles par les paysans népalais. Ce sont ces mêmes sentiers que l on suit dans tous les itinéraires de trekking. Les routes vers le Tibet, comme le Nangpa-La, sont des voies de passage entre ces deux pays pour les tibétains éleveurs de yack qui viennent vendre du sel, du riz, de l alcool mais aussi des vêtements et toutes sortes de produits chinois sur le sol népalais et deviennent peu à peu des itinéraires de trekking. 34

5 La haute fréquentation de ces sentiers requière un certain aménagement et entretien des plus faciles ou techniques, on distingue les mul bato ce sont les chemins principaux qui passent au milieu des versants, les petits chemins élevés sur digue pour circuler au milieu des rizières, les ponts suspendus en lianes et bambou et maintenant en câble d acier aménagé avec des planches clouées ou bien des ponts plus ou moins temporaires construits en rondins de bois au-dessus des petits torrents, les pierres plates souvent mises pour consolider le chemin et éviter les effondrements lors de la mousson, ou pour constituer des escaliers facilitant le passage des porteurs mais aussi des animaux. Chaque village entretien collectivement son réseau de sentiers permettant l accès aux champs, aux villages voisins, mais aussi la venue des touristes et des marchandises à dos d homme, de yack dans les régions de hautes altitudes souvent frontalières avec le Tibet, ou de mule quand les altitudes sont plus faibles comme dans les Annapurna. On voit alors le long des sentiers, les marchandises les plus diverses transportées, certaines destinées à la vente : des produits alimentaires (grains et farines, fruits, pommes de terre, nouilles chinoises, épices, thé, sel indien ou tibétain, sucre, huile, bouteilles de bière, d alcool et d autres boissons destinées le plus souvent aux lodges accueillant les trekkeurs, parfois même poules vivantes!), des matériaux de construction (planches et poutres, tôles ondulées, câbles en acier, sable et ciment), des bidons de kérosène, de la laine et des tissus, des produits manufacturés d usage courant (allumettes et cigarettes, savon, piles, bougies, ustensiles de cuisine, seaux et bassines en plastique), des bijoux, des objets de culte ou encore des montres, des transistors venant souvent du Japon ou de Chine, etc ; d autres pour un usage familial où les porteurs sont les enfants après l école, les adultes de la maison, ils transportent ainsi : le fourrage pour les animaux, le bois de chauffage dans les périodes autorisées pour le ramasser si c est le cas, les bouses de yack pour le chauffage, les pierres pour une nouvelle construction, etc. Quand les porteurs portent pour leur consommation personnelle ou pour vendre des produits qu ils ont au préalable achetés, les charges qu ils transportent peuvent dépasser les 80 kg. Ils utilisent des dokos, sorte de panier en bambou tressé, ou ficellent seulement leur paquet, puis, à la différence des sacs à dos la charge est portée grâce au namlo, en cuir ou tressé en liane ou en nylon, posé sur le front, la charge est ainsi répartie sur le dos et tout son poids s appuie sur la colonne vertébrale. Le long du chemin, il n est pas rare de se reposer sur les cautara, murets de pierres aménagé à l ombre de grands arbres pour pouvoir poser son fardeau, car les dokos ne tiennent debout qu appuyés contre un support. Certains porteurs, souvent Raï, 35

6 marchent avec un bâton en forme de T, pendant les arrêts, ils appuient leur charge dessus et peuvent ainsi se reposer. 3) Petite description ethnographique des systèmes de portage : Observons maintenant à l aide de photos la fabrication d un doko ainsi que les différentes techniques de portage. Ces techniques n ont que très peu évolué, deux techniques nouvelles apparaissent cependant avec l apport de nouveaux matériaux : la fabrication des namlo non plus en cuir, et de plus en plus rarement en liane, mais en nylon épais, plus robuste et moins cher, et la technique de portage où avec l arrivée des touristes et donc du sac à dos, les porteurs associent le namlo et les bretelles afin de mieux encore répartir le poids. Photo 1 : Fabricants de doko à Tiplyan dans les Annapurna. Source : Pauline Pretet mars Le doko est constitué uniquement de bambou qui a la qualité d être robuste et souple à la fois. Ce bambou est découpé en fines lamelles d environ 2 cm de largeur qui sont tressées les unes dans les autres en se croisant comme le fait le métier à tisser avec du tissu. Souvent seul le fond et le bord supérieur du doko sont renforcés comme nous le montre cette photo afin de le solidifier sans augmenter considérablement son coût et son poids. Un doko comme celui ci- 36

7 dessus demande environ une demi ou une journée de travail et coûte entre 60 et 100 roupies selon sa qualité (0,70 à 1,22 Euros). Au cours d un trek, les dokos qui servaient à porter la nourriture se vident petit à petit et sont alors brûlés, leur faible coût le permet. Les dokos sont généralement fabriqués par des artisans chez eux, souvent dans les zones de collines et pendant les saisons les moins occupées par les récoltes. Ils sont alors vendus à des commerçants de Kathmandu, Pokhara ou d ailleurs qui se chargent de les commercialiser pour les habitants des villes où la matière première, le bambou, est plus rare. On trouve plusieurs sortes de doko, certains, très sommaire qui à faibles prix permettent quelques transports temporaires avant d être brûlés, d autres plus petits servent de récipients à légumes ou de souvenirs pour les touristes. On peut en tressant le bambou obtenir toutes sortes d objets, beaucoup de palissades de maisons en sont constituées, mais aussi des clôtures pour animaux, des berceaux pour bébés, des «tapis» pour se coucher, etc. Photos 2 et 3 : Vente de doko et de namlo chez un commerçant à Pokhara. Source : Pauline Pretet mars Comme nous l avons vu précédemment, le doko n est pas indispensable pour le portage et souvent on utilise le namlo avec un morceau de ficelle qui permet de soutenir la charge par dessous comme le montrent les photos 6 et 7. Ainsi aux endroits stratégiques que sont les sorties d aéroports et les départs de treks, il n est pas rare de voir des népalais cherchant du travail de portage et ne se présentant qu avec leur namlo et quelques mètres de ficelle à la main. Les charges pouvant être portées grâce à ce système sont plus importantes qu avec un simple sac à dos, le poids n est pas uniquement porté avec les épaules, il est réparti sur l ensemble du 37

8 dos. Cependant, même si aucune étude précise ne l a démontré, le tassement des vertèbres est un problème majeur chez les anciens porteurs, il suffit pour cela de regarder les plus âgés des villages marchant courbés comme si un sac écrasait encore leur corps. 38

9 Photo 4 : Femme portant du fourrage pour nourrir les animaux à Pisang (Annapurna). Le fourrage est un élément indispensable de la vie en montagne. Il est donné comme nourriture aux animaux quand il est constitué de tige de céréales moissonnées. Il peut aussi servir de «litière» dans le lieu où vivent les animaux, il réchauffe le sol en hiver et absorbe l humidité. Les habitants passent des journées entières en montagne, surtout en forêt pour le ramasser. Photo 5 : Porteurs d une expédition, Kala Pattar (Everest). Le plus loin des trois porteurs étant un des cuisiniers puisqu il porte les ustensiles, le poids de sa charge en général ne dépasse pas 20 kg, Son travail est de veiller à la qualité des repas préparés suivant les possibilités de réapprovisionnement et les volontés des trekkeurs. Au centre se trouve un des sherpas momentanément hors du groupe de touristes sûrement pour réserver l emplacement du camping en arrivant au prochain village et aider à la logistique du repas et du montage des tentes. Il ne porte que ses affaires personnelles. Enfin, devant, un porteur chargé de deux gros sacs de voyage contenant les affaires de deux touristes environ, avec vraisemblablement un sac de riz ou de farine au dessus, il porte plus de 35 kg. 39

10 Photo 6 : Fillette Sherpa aidant aux travaux familiaux (Kumjung). L hiver dans le Khumbu est aussi l occasion de faire un peu de commerce, de vendre quelques pommes de terre, d échanger des produits, de louer ses services avec les yacks pour réapprovisionner les lodges avant la prochaine saison. Yangji, après l école, trouve toujours le temps d aider sa famille. Ici, elle est partie chercher des sacs de riz en bas du village pour les amener chez elle. Demain, son père partira avec ses 3 yacks livrer les quelques 150 kg de riz à une lodge 2 jours de marche plus haut. Photo 7 : Porteur pour un camping, Phedi (Annapurna). Les porteurs de camping doivent tout transporter : casseroles, bouilloire, assiettes et couverts, supports à kérosène, tentes pour manger, pour dormir, pour les besoins naturels, mais aussi les matelas de sol, les tables et chaises, les lampes à pétrole pour les soirées, etc. Il transporte de même que sur la photo 5 deux gros sacs de voyage, lui sont ajoutés aussi quelques matelas de sols sur le dessus. Il porte plus de 35 kg. Source des photos : Pauline Pretet mars

11 II) L influence du tourisme dans la vie professionnelle des porteurs : 1) Le tourisme, une nouvelle économie : a) L origine du tourisme en quelques mots : Le tourisme himalayen commence il y a déjà plusieurs dizaines d années et n a toujours été comme nous le connaissons aujourd hui, il peut être divisé en trois phases distinctes pour comprendre son évolution : -la première étape est dominée par le tourisme religieux et se traduit par des pèlerinages bouddhistes et hindouistes vers des sites sacrés tels que Lhassa ou les sources du Gange. Au Népal de nombreuses fêtes réparties sur l année entière sont vouées au culte de certaines divinités, selon le cas, ces festivités font l objet de rassemblements de milliers de pèlerins et de croyants. Cette forme de tourisme a des origines très anciennes et elle subsiste encore de nos jours. -la deuxième phase dite «bourgeoise ou coloniale», correspond à l établissement de stations d altitude (Simla 2, Darjeeling...) par les anglais à partir des années La principale préoccupation de ces élites étaient d échapper aux climats oppressants et insalubres (pour eux-mêmes) des régions d altitudes plus basses. Comme de nos jours mais à moindre échelle, des installations étaient monopolisées uniquement pour le confort d une poignée de petits bourgeois. -le tourisme de masse forme la dernière étape de l histoire touristique de cette région, elle est celle dont les effets environnementaux, sociaux et économiques sont les plus importants et dont l extension géographique est la plus vaste. C est cette forme de tourisme que l on rencontre dans un grand nombre de pays aujourd hui, il est dirigé par de grandes entreprises venant des pays «de consommation». L arrivée massive de touristes internationaux et nationaux remonte aux années Pour les touristes internationaux, elle est liée à la généralisation d une perceptive récréative, ludique de la montagne. Elle s est d abord étendue dans les zones les plus basses car les plus accessibles 2 Capitale de l Etat de l Himachal Pradesh au nord de l Inde (Simla est située à m d altitude.). 41

12 avant de s étendre vers les zones de hautes altitudes. Ce processus fut facilité par la construction, dans les années 1960, de 3 routes frontières : Islamabad-Tashburkhan, Srinagar- Leh et Kathmandu-Lhassa, ces axes routiers devinrent des axes de pénétration majeur pour le tourisme himalayen puis népalais. b) Son développement au Népal et ses apports économiques : Le Népal est traditionnellement perçu comme une destination lointaine et inaccessible du massif himalayen et isolée du reste du monde. Ces deux images de haute montagne et de régions difficiles d accès ont donné au Népal une dimension «mystique» encore très forte de nos jours. Ecrivant de Pokhara, aujourd hui deuxième destination touristique majeure du Népal, le géologue et explorateur suisse Hagen écrivait en 1961 : «Pokhara area shows the greatest contrast in landscape. Nowhere in the world can the highest mountain reaching an 8000 metre level be admired from such a small distance and from the tropical lowland without any beautiful places in the world». Le Népal est connu dans le reste du monde comme la destination montagnarde par excellence. L attraction majeure du pays demeure la partie sud-ouest de la chaîne himalayenne qui comprend les sommets les plus élevés du monde. Ce n est qu en 1951 que le Népal fut officiellement ouvert aux étrangers. Le premier voyage organisé survint en 1955 après l ouverture d un aéroport international l année précédente. En 1960, le nombre total de touristes avoisinait en dépit de la médiatisation générée par l ascension du mont Everest en 1953 par Sir Edmond Hillary et Tensing Norgay Sherpa. La croissance du tourisme fut en fait entravé par l absence de route entre l Inde et le Népal jusqu au milieu des années Le développement touristique népalais fut alors largement impulsé par les diplomates étrangers en poste dans le pays, ce sont leurs écrits ainsi que leurs conversations qui incitèrent un grand nombre de voyageurs à parcourir le pays. Après l ère du «tourisme diplomatique», une augmentation notable des arrivées de voyageurs survint à la fin des années 1960 quand Kathmandu devint le terminus des voyages entrepris par les adeptes de la culture hippie. Au début des années 1970, au lendemain du couronnement du roi Birendara, le gouvernement népalais renforça les mesures de contrôle sur l obtention de nouveaux visas et interdit la culture et la vente de produits stupéfiants (dont le cannabis qui pousse librement dans les champs des villageois, comme de la mauvaise herbe!). Les flux de hippies déclinèrent alors progressivement et le gouvernement népalais 42

13 décida de favoriser le tourisme de montagne (alpinisme et trekking) tout en en faisant une source directe de devises. Ainsi la réalisation d une randonnée ou d une ascension fut dès lors soumise à l obtention d un permis de trekking. Son coût varie de 100 dollars pour l ascension d un sommet peu élevé à dollars pour l Everest (pour 7 personnes maximum!) et de 20 dollars par jour dans les plus anciennes régions de trekking à plus de 75 dollars pour les plus récemment ouvertes telles le Mustang ou le Dolpo où la présence d un officié de liaison est obligatoire. Graduellement, des infrastructures et des services tournés vers le tourisme international se développèrent et les revenus générés par cette activité passèrent de 2,2 millions de dollars en 1971 à 52 millions en Entre 1985 et 1995, le tourisme a plus que doublé (de à touristes) pour atteindre touristes en 1998 soit 153 millions de dollars de recette! Le statut de «ville-porte» de Kathmandu est confirmé par la présence de plus de chambres dans cette ville en 1995 (soit 88 % du total des chambres disponibles à l époque dans le pays). Un ministère du tourisme fut créé en 1977 chargé de la promotion, de la planification et de l analyse du développement touristique national depuis le début des années 1990, l augmentation du nombre des visiteurs figure parmi les priorités du gouvernement népalais. 2) Attitude touristique au sein du territoire népalais : La présentation en quelques pages de la population touristique au Népal semble importante d être précisée dans le contexte qu au Népal, nous l avons vu précédemment, le tourisme apporte au pays la majeure partie de ses ressources extérieures. Depuis les premières dizaines d étrangers arrivés dans ce pays dès 1950, de nouvelles conceptions du monde, de nouvelles pensées, mais aussi de nouvelles religions, langues, techniques sont apparues, coexistant et parfois se mêlant avec la culture népalaise. Chaque année, le Ministère de la Culture, de Tourisme et de l Aviation Civile publie une brochure intitulée «Népal Tourism Statistics» afin de classer, compter et comparer les revenus et évolutions des hôtels, agences de tourismes, compagnies aériennes, mais surtout de rendre compte sous forme de chiffres et de tableaux multiples de l arrivée des touristes, classés par sexe, âge, année, objectif de visite, etc. 43

14 Ainsi, en 2003, une augmentation de 22,7 % du nombre de touristes arrivés est observée vis à vis des années antérieures. Le roi décide alors d adapter la présence policière, les plans signalétiques sur les chemins, les programmes de protection de la faune, flore et culture locale en fonction des secteurs touristiques les plus visités. On peut se demander qui sont ces touristes qui viennent si nombreux, pour quoi viennent-ils, et comment? C est grâce à une observation des rencontres effectuées sur les chemins de trek et dans les villes durant 5 mois, et aux statistiques népalaises que l on peut déterminer, non pas un profil type, mais différentes catégories de touristes venus au Népal pour des raisons diverses et en suivre l évolution sur plus de 30 ans. a) Une évolution des arrivées en fonction du climat politique : Le Népal, depuis 1996, est soumis à une insurrection maoïste qui s affirme un peu plus chaque année. Les touristes ne sont pas visés directement dans cette guerre civile qui voit s affronter les forces de l armée népalaise et celles de la guérilla maoïste, aujourd hui plus nombreuse et de plus en plus puissante. Bien que souvent des cessés le feu aient lieu juste avant la grande période touristique de septembre à novembre, les attentats à la bombe, les enrôlements forcés, les vols, etc, effectués le reste de l année par les moïstes sur la population népalaise laisse une image négative de ce pays himalayen et les touristes, de plus en plus exigent de voyages organisés en «toute sécurité», préfèrent une autre destination. Ainsi, depuis 1962, une dizaine d année seulement après l ouverture des frontières du Népal vers l extérieur, on remarque et ce jusqu en 1999, une évolution croissante des arrivées touristiques (à noter juste une décroissance en 1993). «L apogée» de cet engouement, se situe en 1999 avec près de arrivées, comme nous l indique le tableau 1. Suit une rapide décroissance en 2000 puis en 2001 surtout, date de l assassinat du roi Birendara, on passe alors de touristes en 2000 à en 2001 puis en 2002! Cette chute s atténue en 2003 avec arrivées, ces deux dernières, années selon les habitants, commerçants, agences touristiques, etc, les chiffres seraient de nouveau en sérieuse baisse contraignant de nombreuses petites entreprises touristiques à fermer. La rupture des négociations de paix le 23 août 2003 entre le gouvernement du roi Gyanendra et les maoïstes ainsi que le couvre feu installé jusque fin octobre 2003 n ont fait qu aggraver la situation. 44

15 b) Catégories d âge, de sexes et de nationalités : La période des années 68 est celle qui a fait connaître Kathmandu et le Népal au grand public. Une grande majorité de jeunes en effet, se révoltant contre la société de consommation dans laquelle ils vivaient, étaient attirés par la culture bouddhiste et par l esprit de liberté que le Népal communiait alors. L on retrouve cette attirance dans les statistiques, jusque dans les années 1990, la grande majorité des étrangers au Népal avait entre 16 et 30 ans. Ces chiffres évoluent ensuite pour laisser la plus grande place aux ans. Cette évolution est due en partie au changement des mentalités, et de l attrait des occidentaux pour des «vacances exotiques et riches d aventures», les agences de voyages l ont bien compris et la sélection des touristes se fait parfois aussi par l argent. Si l on observe un peu le tableau 11, on remarque que les principaux étrangers venant au Népal sont indiens. En comparant ces données avec le tableau 10, on apprend que 21 % des indiens viennent pour un voyage de business ou officiel (pour l année 2003, mais cette constatation peut se généraliser). Les japonais aussi viennent nombreux depuis 1995, ils représentent de 7 à 8,9 % en 2000 de la population étrangère totale. 45

16 En ce qui concerne les arrivées occidentales, la France, l Allemagne et le Royaume Uni sont bien présents mais pour ces trois pays, le nombre des arrivées est en nette diminution depuis 1962 passant de 11 % en 1970 de français parmi les étrangers à 4,7 % en De même pour les Etats-Unis, 58 % des arrivées étaient américaines en 1962, ce chiffre chaque année va en décroissant pour atteindre 5,6 % en La guerre des maoïstes contre l impérialisme américain a fait véhiculer une mauvaise image des Etats-Unis n encourageant pas les touristes américains à venir. Beaucoup d entre eux affirment d ailleurs être canadien lors de leur rencontre avec les rebelles présentant ainsi une fausse carte d identité. Pour ces derniers pays, le but du voyage est le trekking et la haute montagne essentiellement, pour d autres aussi le voyage en lui-même pour les visites et la découverte. A la différence de l Inde, rare sont les déplacements officiels ou de business, de même qu à la différence du Sri Lanka, les pèlerinages sont quasi inexistants pour ces pays. 46

17 Sources : Népal Tourism Statistics c) Destinations privilégiées de trekking : Nous l avons vu précédemment, le Népal est constitué de différentes zones protégées ouvertes au tourisme. On distingue alors les parcs nationaux, les aires de conservations, les réserves de la vie sauvage et les réserves de chasse qui sont soumises à un règlement et taxées d un droit d entrée. Ce sont par exemple le parc national de Sagarmatha, celui du Makalu, du Langtang, l aire de conservation des Annapurna, du Manaslu, du Kangchenjunga, etc, on y circule librement. A la différence de ces dernières, il existe des aires contrôlées et soumises à une stricte législation. On doit s acquitter d un droit de séjour de plusieurs dizaines de dollars par jour, être dans un groupe constitué par une agence de voyage et être suivi par un officier de liaison qui veille au respect de toutes les règles. Les treks dans ces régions (Dolpo, Mustang, Naar 47

18 Phu, etc.), sont bien plus contraignants et onéreux. On n y rencontre que très peu de touristes, ce qui a l avantage de protéger et sauvegarder quelques endroits encore presque vierges. Ainsi, si l on observe le tableau 22, on remarque bien à première vue la différence de ces deux zones décrites ci-dessus. Les aires contrôlées n ont été accessibles au tourisme que très tardivement, 1993 pour le Manaslu, Humla, le Haut Dolpo, le Mustang, 2002 pour certaines autres. Sur toutes ces régions visitées, deux s en distinguent par le nombre de visiteurs, la région de l Everest et celle des Annapurna qui sont deux destinations phares du tourisme, les Annapurna étant bien loin devant. Cela vient de la facilité d accès de cette dernière zone où en une semaine maximum l on approche le pied des géants himalayens au camp de base de l Annapurna par exemple. Pour espérer voir l Everest, l avion jusqu à Lukla est fortement recommandé puis 3 voir 4 jours de marche en haute altitude (plus de 3800 m) sont nécessaire. On peut à la place choisir un trek de plus de 15 jours, maintenant en zone maoïste. Depuis 1980, le parc de Sagarmatha accueille de 5000 à personnes tandis que celui des Annapurna (Annapurna Conservation Area Project) en voit arriver de à pour l année Le trek du tour des Annapurna est proposé par les agences de voyage comme étant le plus beau trek au monde. D une durée de plus de 18 jours, ce trek néanmoins peut se faire sans 48

19 l aide d une agence pour des trekkeurs un peu avertit. La multiplication des lodges, la présence de l armée diminuant ainsi les rencontres maoïstes font de ce trek un parcours facile d accès où il n est pas rare de croiser des touristes seuls. Mais ceci, en quelle proportion? Année Individuel Agence Total SAARC 3 Total Total Pourcentage 38,94 % 59,24 % 98,18 % 1,82 % 100 % Délivrance des permis de trekking à Pokhara et Kathmandu pour l ACAP. Source: Entry fee collection counter, Pokhara & Kathmandu. En comparant le nombre de délivrance de permis à Pokhara et à Kathmandu pour cette région, on peut avoir une petite idée de sa fréquentation sur ces 3 dernières années : 38,94 % des touristes sont venus par eux-mêmes alors que 59,24 % paient une agence de voyage, parfois même deux, une dans leur pays qui elle-même en sous-traite une au Népal. Les prix d un trek vont du simple au double dans le meilleur des cas! La différence entre ces deux chiffres est significative mais la place des agences dans cette région est loin d être monopolisante. De nombreuses fois au cours de conversations avec des étrangers la même remarque ressort : «C est la 1 e fois que je viens au Népal et l agence m a beaucoup aidé, mais si je reviens, pour aller au camp de base de l Annapurna, je ne prendrais pas d agence. Les lodges se trouvent partout, les gens parlent anglais et ils sont habitués à ce que l on attend.» L on remarque aussi une différence de fréquentation en fonction des périodes, les touristes rencontrés hors saison touristique sur les chemins de treks sont rarement au sein d un trek organisé. La majeure partie des étrangers viennent en expédition par groupe de 10 parfois 20 personnes comme ces Koréens qui s étaient divisés en deux, 10 pour le sommet de l Ama Dablam, et plus d une douzaine pour le trek jusqu au camp de base. Les autres trekkeurs rencontrés sont des individuels ayant engagé leur guide et leur porteur personnel, ils voyagent 3 SAARC : ensemble de pays constitué par le Pakistan, le Népal, le Bhutan, le Bangladesh, l Inde, le Sri Lanka et les Maldives. 49

20 alors seul, en couple ou entre amis ils sont aussi parfois complètement autonomes sans l aide de népalais. La haute saison, elle, est caractérisée par une arrivée massive de groupes de toutes nationalités généralement constitué de 10 à 20 personnes venus trois semaines voir un mois faire un trek organisé. Deux solutions s offrent à eux, la première est le logement en lodge nécessitant peu de nourriture à transporter donc sans un grand nombre de porteurs, environ 4 porteurs pour 8 personnes, ils ne portent que les affaires personnelles des trekkeurs. La deuxième solution est le logement sous tente qui demande une bien plus importante logistique afin de préparer tous les repas, de trouver des lieux de campement proche de cours d eau, de veiller à la sécurité de tous, les porteurs sont bien plus nombreux, ils doivent transporter la nourriture, les ustensiles de cuisine, le kérosène, les tentes, tables, chaises, les affaires personnelles des trekkeurs, etc. Environ 13 porteurs sont nécessaires pour un groupe de 11 touristes dans ce cas ils portent bien souvent plus de 30 kg allant à l encontre des poids maximum souhaité pour le portage commercial par les associations de défense des droits des porteurs. Ces deux façons de voyager dépendent essentiellement de la région du trek. Dans le Khumbu, et les Annapurna, le plus simple et le plus économique est de choisir les lodges qui se trouvent en grand nombre dans chaque village ; ces trajets sont parcourus chaque années par des milliers de touristes. Dans les Ganesh Himal par exemple ou dans des régions ouvertes plus récemment aux touristes, comme le Dolpo, le Mustang, les lodges ne sont pas développées et la solution du camping reste la seule envisageable. 3) Migrations de porteurs : une des conséquences indirecte du tourisme. Les migrations sont avant tout une des conséquences de la confrontation de deux modes de vie et de pensée. En effet, les touristes apportent avec eux de nouvelles visions du monde en mettant à jour des lieux potentiels de vie ou de travail mais ils apportent aussi une culture du voyage qu il soit touristique, religieux ou qui ait pour objectif la recherche d un emploi. Le tourisme n en ait pas responsable seul, l ouverture des frontières au monde extérieur, l arrivée de la télévision, du transistor, des réfugiés notamment tibétains, etc, participent également à l ouverture des esprits vers l inconnu. Deux sortes de migrations sont à retenir au Népal, les migrations temporaires, c est à dire saisonnières calquées sur les périodes touristiques et les migrations plus ou moins 50

Canada. Bulletin d information. Réfugiés pris en charge par le gouvernement. Réinstallation des réfugiés au

Canada. Bulletin d information. Réfugiés pris en charge par le gouvernement. Réinstallation des réfugiés au Réfugiés pris en charge par le gouvernement Canada Réinstallation des réfugiés au Bulletin d information Vous souhaitez vous réinstaller au Canada et votre demande a fait l objet d un examen initial par

Plus en détail

Rapport bourse Explora

Rapport bourse Explora 05/09/2011 Rapport bourse Explora Stage de 3 mois au Brésil Raphaël BONSANG raphael.bonsang@ecl2012.ec-lyon.fr Ecole Centrale Lyon 1 Vie pratique - Logement : Lors de ma demande de stage, j ai demandé

Plus en détail

Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas

Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas Prise de position de Caritas_mars 2011 Migration: un plus pour la Suisse En bref: Quel est l effet de

Plus en détail

French 3200 Public Examination SECTION A TOTAL VALUE: 25%

French 3200 Public Examination SECTION A TOTAL VALUE: 25% French 3200 Public Examination SECTION A TOTAL VALUE: 25% Tâche 1 5 Vous allez entendre deux fois une série d annonces. Examinez les séries d images cidessous, puis, écoutez bien. Choisissez l image de

Plus en détail

LE ROLE DE LA RECHERCHE EN FORMATION INITIALE ET EN FORMATION CONTINUE DANS LE DOMAINE DE LA GESTION. VO SANG Xuan Hoang

LE ROLE DE LA RECHERCHE EN FORMATION INITIALE ET EN FORMATION CONTINUE DANS LE DOMAINE DE LA GESTION. VO SANG Xuan Hoang LE ROLE DE LA RECHERCHE EN FORMATION INITIALE ET EN FORMATION CONTINUE DANS LE DOMAINE DE LA GESTION VO SANG Xuan Hoang 1 Introduction Du moment où une personne se décide de choisir une carrière d enseignant,

Plus en détail

JOLY Mélissandre, Mai 2012 Etudiante infirmière 3 ème année. STAGE à L ETRANGER MONTREAL, CANADA. Explo ra Sup. IFSI Rockefeller, Lyon

JOLY Mélissandre, Mai 2012 Etudiante infirmière 3 ème année. STAGE à L ETRANGER MONTREAL, CANADA. Explo ra Sup. IFSI Rockefeller, Lyon JOLY Mélissandre, Mai 2012 Etudiante infirmière 3 ème année STAGE à L ETRANGER MONTREAL, CANADA Explo ra Sup IFSI Rockefeller, Lyon 1 Introduction J ai effectué un stage infirmier dans une maison de santé

Plus en détail

CON STRUCTION D UN ORPH ELIN AT A SAURAH A, DISTRICT DE CH ITWAN, N EPAL.

CON STRUCTION D UN ORPH ELIN AT A SAURAH A, DISTRICT DE CH ITWAN, N EPAL. CON STRUCTION D UN ORPH ELIN AT A SAURAH A, DISTRICT DE CH ITWAN, N EPAL. Remarques préliminaires : En dépit des belles images véhiculées par l Himalaya, le Népal reste l un des pays parmi les plus pauvres

Plus en détail

Étude d impact IBM sur les états frontaliers - Sommaire

Étude d impact IBM sur les états frontaliers - Sommaire Étude d impact IBM sur les états frontaliers - Sommaire Les États-Unis sont le marché touristique international le plus important pour le Canada et l Ontario. Par conséquent, on déploie des efforts importants

Plus en détail

information Flux internationaux d étudiants : note d quatre fois plus nombreux qu en 1975 11.11 Enseignement supérieur & Recherche JUILLET

information Flux internationaux d étudiants : note d quatre fois plus nombreux qu en 1975 11.11 Enseignement supérieur & Recherche JUILLET note d information Enseignement supérieur & Recherche 11.11 JUILLET En 27-28, 3,3 millions d étudiants suivent une formation hors de leur pays d origine dont 2,7 dans un pays de l OCDE. Leur nombre a quadruplé

Plus en détail

Ressources pour l école élémentaire

Ressources pour l école élémentaire Ressources pour l école élémentaire éduscol Découverte du monde Progressions pour le cours préparatoire et le cours élémentaire première année Ces documents peuvent être utilisés et modifiés librement

Plus en détail

Rapport de fin de séjour Explo RA Sup. Ecole polytechnique de Montréal CANADA

Rapport de fin de séjour Explo RA Sup. Ecole polytechnique de Montréal CANADA ASTIER Marine Université Jean Monnet Saint -Etienne Rapport de fin de séjour Explo RA Sup Ecole polytechnique de Montréal CANADA 2010-2011 L opportunité m a été offerte de pouvoir effectuer mon stage de

Plus en détail

Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca

Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Documents imprimés Une étape à la fois 1 2 Pour les personnes qui ne veulent pas cesser

Plus en détail

Document d information n o 1 sur les pensions

Document d information n o 1 sur les pensions Document d information n o 1 sur les pensions Importance des pensions Partie 1 de la série La série complète des documents d information sur les pensions se trouve dans Pensions Manual, 4 e édition, que

Plus en détail

RAPPORT DE FIN DE SEJOUR

RAPPORT DE FIN DE SEJOUR RAPPORT DE FIN DE SEJOUR Australie / Sydney 2010 IUT2 Grenoble Département Technique de Commercialisation A/ Vie pratique -Logement- Les logements sont très chers en Australie et plus particulièrement

Plus en détail

I. LE CAS CHOISI PROBLEMATIQUE

I. LE CAS CHOISI PROBLEMATIQUE I. LE CAS CHOISI Gloria est une élève en EB4. C est une fille brune, mince avec un visage triste. Elle est timide, peureuse et peu autonome mais elle est en même temps, sensible, serviable et attentive

Plus en détail

Colonie itinérante 2015

Colonie itinérante 2015 Colonie itinérante 2015 Ville de Pully Les Mosses - 09.03.2015 1 / 5 Qu est-ce qu une colonie itinérante? Il s agit de faire une colonie durant laquelle on marche tous les jours. On se déplace ainsi d

Plus en détail

R A P P O R T D E F I N D E S E J O U R

R A P P O R T D E F I N D E S E J O U R FOUSSHI Horia Echange: ISARA-Lyon Cornell University (NY) R A P P O R T D E F I N D E S E J O U R V I E P R A T I Q U E Logement (type, accès, prix, caution ) L université de Cornell se situe à Ithaca

Plus en détail

Un gâteau au yaourt pour le goûter!

Un gâteau au yaourt pour le goûter! Un gâteau au yaourt pour le goûter! (adapté de la séquence pédagogique "Let's make scones!" publiée sur le site Primlangues) http://www.primlangues.education.fr/php/sequence_detail.php?id_sequence=83 Niveau

Plus en détail

Guide pratique Données scientifiques relatives au «Vol libre & Faune sauvage»

Guide pratique Données scientifiques relatives au «Vol libre & Faune sauvage» Guide pratique Données scientifiques relatives au «Vol libre & Faune sauvage» Public cible Toute personne impliquée dans un projet de mise en œuvre, que ce soit en tant que conseiller professionnel et

Plus en détail

REGARDS SUR L ÉDUCATION 2013 : POINTS SAILLANTS POUR LE CANADA

REGARDS SUR L ÉDUCATION 2013 : POINTS SAILLANTS POUR LE CANADA REGARDS SUR L ÉDUCATION 2013 : POINTS SAILLANTS POUR LE CANADA Regards sur l éducation est un rapport annuel publié par l Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et portant sur

Plus en détail

GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006

GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006 1211122 GENWORTH FINANCIAL CANADA PROPOSITION PRÉBUDGETAIRE OCTOBRE 2006 RAPPORT SOMMAIRE Cette proposition présente les recommandations de Genworth Financial Canada («Genworth») au Comité permanent des

Plus en détail

Chap 6 : L ouverture des économies. I. La mesure des échanges de biens et de services

Chap 6 : L ouverture des économies. I. La mesure des échanges de biens et de services Chap 6 : L ouverture des économies L ouverture des économies a permis une forte progression des échanges internationaux, notamment depuis la Seconde Guerre mondiale, même si tous les pays et les secteurs

Plus en détail

Économisons l énergie! 11

Économisons l énergie! 11 Économisons l énergie! 11 Objectifs Prendre conscience de sa consommation d énergie. Maîtriser sa consommation d énergie afin de réduire l émission de gaz à effet de serre (mettre en place gestes et actions).

Plus en détail

SEMESTRE D ETUDE A MONASH UNIVERSITY SUNWAY MALAYSIA

SEMESTRE D ETUDE A MONASH UNIVERSITY SUNWAY MALAYSIA Adrian LAMBLIN SEMESTRE D ETUDE A MONASH UNIVERSITY SUNWAY MALAYSIA Bonjour à tous, Je m appelle Adrian et je reviens de Malaisie où j ai effectué un semestre d étude à Monash University Malaysia qui fut

Plus en détail

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-2010

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-2010 75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-21 L économie canadienne depuis la fondation de la Banque du Canada Première édition : le 11 mars 21 Mise à jour : le 16 decembre 21 1 La Banque du Canada, fondée en

Plus en détail

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Guide d enseignement et Feuilles d activité de l élève DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Qu est-ce que l intimidation (bullying)? L intimidation est le fait de tourmenter de façon

Plus en détail

L éducation au Bénin : «Nous étions aveugles, maintenant, nous commençons à y voir clair!»

L éducation au Bénin : «Nous étions aveugles, maintenant, nous commençons à y voir clair!» L éducation au Bénin : «Nous étions aveugles, maintenant, nous commençons à y voir clair!» Richard Gerster* Le nombre des élèves augmente rapidement au niveau primaire. Au Bénin, un pays d Afrique de l

Plus en détail

L OBSERVATOIRE LCL EN VILLE - RÉALISÉ PAR BVA L ÉCONOMIE DU PARTAGE, ZOOM SUR LES JEUNES URBAINS. Juin 2014

L OBSERVATOIRE LCL EN VILLE - RÉALISÉ PAR BVA L ÉCONOMIE DU PARTAGE, ZOOM SUR LES JEUNES URBAINS. Juin 2014 L OBSERVATOIRE LCL EN VILLE - RÉALISÉ PAR BVA L ÉCONOMIE DU PARTAGE, ZOOM SUR LES JEUNES URBAINS Juin 2014 Contacts BVA : Céline BRACQ Directrice BVA Opinion Lilas BRISAC Chargée d études 01 71 16 88 00

Plus en détail

La situation financière des Canadiens

La situation financière des Canadiens La situation financière des Canadiens 1 Approche client Microsoft Advertising Hiver 2015 LA SITUATION FINANCIÈRE DES CANADIENS 2 Des décisions financières difficiles et importantes doivent être prises

Plus en détail

Maroc. Du 14 au 22 février 2015. YogaTrek dans le massif du Saghro

Maroc. Du 14 au 22 février 2015. YogaTrek dans le massif du Saghro Maroc Du 14 au 22 février 2015 YogaTrek dans le massif du Saghro 1 semaine en pleine nature au cœur du Maroc! Se connecter à un autre environnement et se reconnecter à Soi... Allier la pratique du yoga

Plus en détail

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire Pourquoi traiter des devoirs et leçons avec les TDA/H? Parce que c est un des problèmes le plus souvent rencontrés avec les enfants hyperactifs

Plus en détail

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie)

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Commentaire du film d introduction de l intervention de Garth Larcen et son fils Max, entrepreneur aux U.S.A. Garth Larcen

Plus en détail

Rapport de fin de séjour Mobilité en formation :

Rapport de fin de séjour Mobilité en formation : Rapport de fin de séjour Mobilité en formation : A. Vie pratique : J ai effectué mon Master 1 de droit public en Erasmus à Copenhague d août 2009 à fin mai 2010. Logement : Accès au logement : J ai pu

Plus en détail

QuickTime et un décompresseur sont requis pour visionner cette image. ETUDE DE CLIENTELE TOURISTIQUE DU LIMOUSIN. 7 avril 2009

QuickTime et un décompresseur sont requis pour visionner cette image. ETUDE DE CLIENTELE TOURISTIQUE DU LIMOUSIN. 7 avril 2009 ETUDE DE CLIENTELE TOURISTIQUE DU LIMOUSIN 7 avril 2009 Objectifs de l enquête Définir les caractéristiques des clientèles touristiques du Limousin : motivations, profils et comportements Mesurer leur

Plus en détail

0:51 Au Moyen-Âge, les femmes prennent activement part aux métiers de l artisanat et du commerce. Elles ont obtenu une certaine indépendance.

0:51 Au Moyen-Âge, les femmes prennent activement part aux métiers de l artisanat et du commerce. Elles ont obtenu une certaine indépendance. 00:22 La ville au Moyen-Âge est un espace de liberté. Celui qui possède le droit du citoyen, a la possibilité d accéder à la prospérité par le travail et l intelligence. Cela vaut aussi pour les femmes,

Plus en détail

MONITORING DE LA COMPÉTITIVITÉ DU TRANSPORT AÉRIEN SUISSE

MONITORING DE LA COMPÉTITIVITÉ DU TRANSPORT AÉRIEN SUISSE MONITORING DE LA COMPÉTITIVITÉ DU TRANSPORT AÉRIEN SUISSE 2015 Résumé Le niveau et la dynamique de développement du transport aérien suisse sont analysés et évalués dans le cadre d un vaste monitoring

Plus en détail

Grâce à l investissement

Grâce à l investissement Appuyer la prospérité économique Grâce à l investissement Mémoire de l ACCC au Comité permanent des finances de la Chambre des communes Mémoire préparé par : Association des collèges communautaires du

Plus en détail

Comment va la vie en France?

Comment va la vie en France? Comment va la vie en France? L Initiative du vivre mieux, lancée en 2011, se concentre sur les aspects de la vie qui importent aux gens et qui ont un impact sur leur qualité de vie. L Initiative comprend

Plus en détail

Bourgeois et ouvriers au 19ème siècle. 4ème Slovaquie

Bourgeois et ouvriers au 19ème siècle. 4ème Slovaquie Bourgeois et ouvriers au 19ème siècle 4ème Slovaquie LA SOCIété au 19ème siècle Par Pauline, Grégoire D., Romain La bourgeoisie La grande bourgeoisie est dominante dans la société avec des revenus élevés.

Plus en détail

Bilan de la concertation sur le PEDT

Bilan de la concertation sur le PEDT les périscolaires Bilan de la concertation sur le PEDT J www.ville-cergy.fr Sommaire 1. Préambule 4 2. Le cadre de la démarche 5 2.1. Les objectifs 6 2.2. Les sujets du débat 6 2.3. Le déroulé de la démarche

Plus en détail

Dossier de presse Holimeet

Dossier de presse Holimeet Dossier de presse Holimeet Mardi 9 juin 2015 holimeet@gmail.com holimeet.fr Table des matières Communiqué Présentation de Holimeet 3 4-5 Le concept Holimeet, dans la mouvance du tribalisme planétaire La

Plus en détail

Chapitre 11. L hygiène

Chapitre 11. L hygiène 191 1. Un environnement et un corps propre 193 A. La toilette collective 193 B. Le linge 193 C. L endroit de camp 194 2. Les coups d œil (et non les inspections) 194 3. Les maladies de la nature 194 A.

Plus en détail

Le contexte de mise en place

Le contexte de mise en place Le contexte de mise en place Depuis 2006, l Ecole des mines de Saint-Etienne collabore avec la main à la pâte, la direction des services départementaux de l éducation nationale de la Loire, et les autorités

Plus en détail

Fiche n 1 : Quelques conseils avant le départ

Fiche n 1 : Quelques conseils avant le départ Fiche n 1 : Quelques conseils avant le départ Les conditions de sécurité à l étranger sont très variables d un pays à l autre et peuvent être très éloignées de celles rencontrées en France. Il est donc

Plus en détail

Synthèse Mon projet d emploi

Synthèse Mon projet d emploi Synthèse Mon projet d emploi Nom : Date : Complété par : TÉVA Estrie 2012 La synthèse permet de recueillir les informations notées dans les questionnaires et de constater les ressemblances et les différences

Plus en détail

10% Presque tous les secteurs de services enregistrent une forte croissance. Croissance des exportations de services financiers en 2013

10% Presque tous les secteurs de services enregistrent une forte croissance. Croissance des exportations de services financiers en 2013 Presque tous les secteurs de services enregistrent une forte croissance 9% services financiers en 2013 Presque tous les secteurs de services ont progressé en 2013. Les services financiers, qui avaient

Plus en détail

VOYAGE AU JAPON OCTOBRE-NOVEMBRE 2014, COLIBRI

VOYAGE AU JAPON OCTOBRE-NOVEMBRE 2014, COLIBRI VOYAGE AU JAPON OCTOBRE-NOVEMBRE 2014, COLIBRI Durant 3 semaines j étais { Hiratsuka, près de Yokohama où j allais tous les jours au lycée. Ma famille d accueil se composait du père, de la mère, de ma

Plus en détail

23. Le discours rapporté au passé

23. Le discours rapporté au passé 23 23. Le discours rapporté au passé 23.1 LE DISCOURS INDIRECT On utilise le discours indirect pour transmettre : Les paroles de quelqu un qui n est pas là : Il me dit que tu pars. Les paroles de votre

Plus en détail

En avril 2006, un citoyen produit sa déclaration de revenus 2005. En septembre de la même année, il constate une erreur dans sa déclaration initiale et produit une déclaration amendée à laquelle il joint

Plus en détail

A/ Vie pratique : Logement :

A/ Vie pratique : Logement : A/ Vie pratique : Logement : Au cours de mon année universitaire à Wrexham, j ai logé en résidence universitaire. Wrexham village est l une des deux résidences universitaires situées au sein même du campus

Plus en détail

Compte rendu : Bourse Explora Sup

Compte rendu : Bourse Explora Sup Compte rendu : Bourse Explora Sup J ai effectué un stage d un mois et demi passionnant au sein de l école de langue anglaise LTC à Brighton. J ai eu par la suite la chance d être embauchée durant un mois

Plus en détail

bénévole à la paroisse où elle sert la messe, fait des lectures, distribue la communion.

bénévole à la paroisse où elle sert la messe, fait des lectures, distribue la communion. Rencontre Notre secteur AREQ vient de fêter son 25 e anniversaire d existence. En 1986, sous la présidence de Rita Fortin, quarante membres se sont réunis. Deux ans plus tard, Anne-Marie Roy Coulombe était

Plus en détail

Séminaire au centre Tadjabone LES ENERGIES RENOUVELABLES

Séminaire au centre Tadjabone LES ENERGIES RENOUVELABLES PRESENTATION Séminaire au centre Tadjabone LES ENERGIES RENOUVELABLES Organisé avec France Volontaires 24/05/2014 1 ORGANISATION DE LA JOURNEE 10H30 // 11H00 // 11H30 // Accueil et arrivée des participants

Plus en détail

à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier

à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier 30 trucs et astuces à savoir pour mieux gérer votre argent et le faire fructifier Par Olivier Seban, auteur de : TOUT LE MONDE MERITE D ETRE RICHE Ou tout ce que vous n avez jamais appris à l école à propos

Plus en détail

ETUDE MARKETING: LE PORTRAIT ROBOT DU TOURISTE DURABLE - Le Journal de l'ecotourisme Dimanche, 09 Mai 2010 22:15

ETUDE MARKETING: LE PORTRAIT ROBOT DU TOURISTE DURABLE - Le Journal de l'ecotourisme Dimanche, 09 Mai 2010 22:15 Avis aux agences de voyages, entre autres! Au cours de la 9ème conférence internationale marketing & marché, qui se tenait en janvier dernier en Italie, fut présentée une étude qualitative sur les attitudes

Plus en détail

CENTRALES HYDRAULIQUES

CENTRALES HYDRAULIQUES CENTRALES HYDRAULIQUES FONCTIONNEMENT Les différentes centrales hydrauliques Les centrales hydrauliques utilisent la force de l eau en mouvement, autrement dit l énergie hydraulique des courants ou des

Plus en détail

Ouverture d'un point de vente L étude de la zone de chalandise.

Ouverture d'un point de vente L étude de la zone de chalandise. Ouverture d'un point de vente L étude de la zone de chalandise. La zone de chalandise : une zone géographique de captation La zone de chalandise, ou zone d attraction, est le territoire géographique dans

Plus en détail

Les vacances sont un thème

Les vacances sont un thème Que font les jeunes pendant les vacances d été? Fabienne Rosenwald Sous-direction des études statistiques Magda Tomasini Bureau des études statistiques sur l enseignement supérieur Direction de l évaluation

Plus en détail

Institut d Études Politiques de Grenoble. Rapport de fin de séjour

Institut d Études Politiques de Grenoble. Rapport de fin de séjour Julia Lamotte Institut d Études Politiques de Grenoble Année de mobilité : Master 1 Rapport de fin de séjour Stage au Centro de Investigacion y estudios superiores en Anthropologia social (CIESAS) San

Plus en détail

Questionnaire pour les enseignant(e)s

Questionnaire pour les enseignant(e)s info@educatout123.fr www.educatout123.fr +31 614303399 L enfant qui bouge beaucoup! C est un fait, un enfant bouge beaucoup, il a besoin de se dépenser. Il arrive même parfois qu on n arrive plus à tenir

Plus en détail

Document explicatif Introduction à Fairtrade

Document explicatif Introduction à Fairtrade Document explicatif Introduction à Fairtrade Explication de quelques mots et expressions clés utilisés à Fairtrade. Coopérative de Café Cocla, Peru. Photo: Henrik Kastenskov Document: Document explicatif

Plus en détail

IMMOBILIER D ENTREPRISE

IMMOBILIER D ENTREPRISE La transformation de bureaux en logements : un premier bilan PAR BRIGITTE JOUSSELLIN 1 Entre 1994 et 1998, plus de 500 000 m 2 de surfaces d activités ont été transformées en logements, permettant de résorber

Plus en détail

Le Marché Touristique ALLEMAND

Le Marché Touristique ALLEMAND CRT Franche-Comté Juin 2014 Le Marché Touristique ALLEMAND 1 Photo : geo.fr Sommaire 1. L Allemagne en quelques chiffres 2. La consommation touristique allemande 3. La France vue par les allemands 4. Le

Plus en détail

Q&A Novembre 2012. A. Le marché de la location meublée. B. Le marché de la location touristique. C. La location meublée, un marché lucratif?

Q&A Novembre 2012. A. Le marché de la location meublée. B. Le marché de la location touristique. C. La location meublée, un marché lucratif? Q&A Novembre 2012 A. Le marché de la location meublée. B. Le marché de la location touristique. C. La location meublée, un marché lucratif? D. La location meublée est elle légale? A. Le marché de la location

Plus en détail

Rapport de fin de séjour

Rapport de fin de séjour Rapport de fin de séjour INTRODUCTION Je remercie la région Rhône-Alpes pour m avoir permis d effectuer ce stage dans de bonnes conditions, grâce au soutien non négligeable qu a représenté la bourse Explor

Plus en détail

Quand les enfants apprennent plus d une langue

Quand les enfants apprennent plus d une langue Quand les enfants apprennent plus d une langue En tant que parent d un enfant qui apprendra deux langues ou plus, vous avez peut-être des questions. Cette brochure basée sur des recherches récentes vous

Plus en détail

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare.

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je venais d arriver à Hanovre par le train de onze heures. À Düsseldorf j avais passé plus de trois semaines chez un homme de quarante

Plus en détail

L emploi lié au tourisme dans le Territoire de Belfort

L emploi lié au tourisme dans le Territoire de Belfort Chiffres clés 1 207 emplois en moyenne sur l année 2011 dans le Territoire de Belfort*. Soit 850 emplois en équivalent temps plein (dont plus de 700 en zone urbaine). 2,4 % de l emploi total du département.

Plus en détail

Parties communes et services

Parties communes et services Parties communes et services Ergonomie pratique en 128 points CHECKPOINT 95 Mettre des vestiaires et des sanitaires à la disposition des employés pour garantir un bon niveau d'hygiène et de propreté. POURQUOI

Plus en détail

NEWSLETTER Le CMV au rythme de 3 siècles de musique

NEWSLETTER Le CMV au rythme de 3 siècles de musique Septembre 2015 NEWSLETTER Le CMV au rythme de 3 siècles de musique Les 3 et 4 septembre dernier, le Crédit Mutuel de la Vallée a convié une partie de sa clientèle, officiels et autorités, notamment le

Plus en détail

10 Conseils pour survivre à votre premier déplacement professionnel en Chine

10 Conseils pour survivre à votre premier déplacement professionnel en Chine 10 Conseils pour survivre à votre premier déplacement professionnel en Chine L expansion de la Chine comme «usine du monde» a fait du pays un partenaire quasi incontournable pour les sociétés occidentales

Plus en détail

Rapport de fin de séjour

Rapport de fin de séjour DEQUEANT Kean Grenoble INP Génie Industriel 2013 Rapport de fin de séjour UNIVERSITY OF QUEENSLAND - AUSTRALIE Explo Ra Sup L Australie a toujours tenu une grande place dans mon cœur. Nation jeune et prospère,

Plus en détail

le leader mondial du voyage de groupe

le leader mondial du voyage de groupe le leader mondial du voyage de groupe 2 Qui sommes-nous? www.kuonigrouptravel.com le leader mondial du voyage de groupe Kuoni Group Travel Experts est né de la fusion de deux départements exceptionnellement

Plus en détail

Produits alimentaires et de consommation du Canada Proposition en vue de la préparation du budget Le 6 août 2014

Produits alimentaires et de consommation du Canada Proposition en vue de la préparation du budget Le 6 août 2014 Produits alimentaires et de consommation du Canada Proposition en vue de la préparation du budget Le 6 août 2014 Résumé L industrie des produits alimentaires et des produits de consommation est le principal

Plus en détail

Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche)

Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche) Vie pratique Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche) Logement L université dans laquelle j ai effectué mon séjour d étude nous proposait au préalable un site sur les logements en résidence étudiante.

Plus en détail

Extraits d un carnet de route de mon voyage en Patagonie

Extraits d un carnet de route de mon voyage en Patagonie Manifestations-loisirs / Carnet de route Patagonie / extraits Page 1 / 7 Contenu : Patagonie ARGENTINE Glacier Perito Moreno / El Chalten Fitz Roy et Corre Torre Rédaction : Alain Krummenacher / entrepreneur

Plus en détail

PREPARER SA VISITE AUX «COULISSES DU BATIMENT» Livret destiné aux collégiens et lycéens visitant les chantiers et ateliers

PREPARER SA VISITE AUX «COULISSES DU BATIMENT» Livret destiné aux collégiens et lycéens visitant les chantiers et ateliers PREPARER SA VISITE AUX «COULISSES DU BATIMENT» Livret destiné aux collégiens et lycéens visitant les chantiers et ateliers Rendez-vous le 11 octobre 2012 pour visiter le chantier GROUPE SCOLAIRE ILOT DE

Plus en détail

Rapport de fin de séjour Bourse Explora Sup Stage à San Francisco

Rapport de fin de séjour Bourse Explora Sup Stage à San Francisco UNIVERSITE PIERRE MENDES FRANCE Rapport de fin de séjour Bourse Explora Sup Stage à San Francisco Du 2 mai au 8 juillet. 2 P a g e a) Vie pratique : Logement : A San Francisco, je logeais dans une résidence

Plus en détail

I. L étude Usages & Attitudes

I. L étude Usages & Attitudes I. L étude Usages & Attitudes 1. Historique En 1997, entreprise leader de la distribution de boissons sur le marché hors domicile, France Boissons souhaite réaliser un état des lieux de son secteur d activité

Plus en détail

MILLER, Daniel; SLATER, Don. The internet: an ethnographic approach. Oxford: Berg, 2000. 217 p.

MILLER, Daniel; SLATER, Don. The internet: an ethnographic approach. Oxford: Berg, 2000. 217 p. 315 MILLER, Daniel; SLATER, Don. The internet: an ethnographic approach. Oxford: Berg, 2000. 217 p. Sophie Chevalier Université de Franche-Comté France Voici un ouvrage qui débute par ses conclusions!

Plus en détail

VILLE DE QUÉBEC RÈGLEMENT R.V.Q. 1570 RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT D HARMONISATION SUR L URBANISME RELATIVEMENT AUX PERMIS ET CERTIFICATS

VILLE DE QUÉBEC RÈGLEMENT R.V.Q. 1570 RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT D HARMONISATION SUR L URBANISME RELATIVEMENT AUX PERMIS ET CERTIFICATS VILLE DE QUÉBEC RÈGLEMENT R.V.Q. 1570 RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT D HARMONISATION SUR L URBANISME RELATIVEMENT AUX PERMIS ET CERTIFICATS Avis de motion donné le 18 janvier 2010 Adopté le 1 er février

Plus en détail

Courrier du 6 aout 2012

Courrier du 6 aout 2012 Courrier du 6 aout 2012 Cher Ami et Adhérent, copie à Chantal, notre Trésorière Je reviens vers vous concernant les projets et les budgets prévus (ou souhaités), comme vous me l'aviez demandé quand j'étais

Plus en détail

Demande d informationservices d aide temporaire (SAT) Questionnaire à l intention des ministères clients

Demande d informationservices d aide temporaire (SAT) Questionnaire à l intention des ministères clients Demande d informationservices d aide temporaire (SAT) Questionnaire à l intention des ministères clients Contexte Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) souscrit aux principes d Approvisionnement

Plus en détail

Un impact fort, mais contrasté

Un impact fort, mais contrasté 6 TOURISME Le tourisme en chiffres Un impact fort, mais contrasté 13,6 milliards de chiffre d affaires, 2,7 milliards de valeur ajoutée. Il est toujours difficile de mesurer le poids économique de l activité

Plus en détail

CARAMAPS, Votre guide de voyage en camping-car. Dossier de presse - Avril 2015

CARAMAPS, Votre guide de voyage en camping-car. Dossier de presse - Avril 2015 CARAMAPS, Votre guide de voyage en camping-car Dossier de presse - Avril 2015 SOMMAIRE CARAMAPS en quelques mots... 3 Comment ça marche?... 4 L accueil collaboratif Caramaps... 5 L histoire de CaraMaps...

Plus en détail

Country factsheet - Juillet 2014 Canada

Country factsheet - Juillet 2014 Canada Country factsheet - Juillet 2014 Canada Sur la ligne de départ de l e-commerce, le Canada part favori avec, sur papier, des arguments de taille : 23,6 millions d internautes un taux de pénétration d internet

Plus en détail

La question financière. www.guidesulysse.com

La question financière. www.guidesulysse.com 1 La question financière Connaître le coût des études à Montréal, faire un budget efficace et réaliste, trouver des moyens pour financer ses études et comprendre les conséquences de l endettement, voilà

Plus en détail

Vous avez librement choisi cet établissement. Ce choix entraîne le respect de ses orientations et de son

Vous avez librement choisi cet établissement. Ce choix entraîne le respect de ses orientations et de son Ecole privée Saint Joseph La butte 85700 Les Châtelliers Châteaumur ecolepriveelabutte@wanadoo.fr Chers Parents, Vous avez librement choisi cet établissement. Ce choix entraîne le respect de ses orientations

Plus en détail

TÂCHE 1 - INTERACTION FICHE Nº 1

TÂCHE 1 - INTERACTION FICHE Nº 1 TÂCHE 1 - INTERACTION FICHE Nº 1 Temps de préparation : 1 minute Intervention par couple : 4-5 minutes CANDIDAT A CADEAU D ANNIVERSAIRE Votre collègue et vous allez acheter un CADEAU D ANNIVERSAIRE pour

Plus en détail

Exemple d utilisation des outils MicroSave-Africa au Brésil

Exemple d utilisation des outils MicroSave-Africa au Brésil Retour au sommaire Exemple d utilisation des outils MicroSave-Africa au Brésil BIM n 05-12 février 2002 Karin BARLET ; Bonnie BRUSKY Nous vous présentions en novembre dernier les outils d étude de marché

Plus en détail

Indicateur d activité de vente cavistes Enquête Email Janvier 2012

Indicateur d activité de vente cavistes Enquête Email Janvier 2012 Indicateur d activité de vente cavistes Le moral des cavistes est bon en ce début d année, suite de fêtes de fin d année apparemment réussies. Tous les indicateurs semblent particulièrement au vert début

Plus en détail

A1 Parler avec quelqu un Je peux dire qui je suis, où je suis né(e), où j habite et demander le même type d informations à quelqu un. Je peux dire ce que je fais, comment je vais et demander à quelqu un

Plus en détail

La technologie de la voix sur réseau IP (VoIP) fait son chemin

La technologie de la voix sur réseau IP (VoIP) fait son chemin Shutterstock La technologie de la voix sur réseau IP (VoIP) fait son chemin Au cours des dix dernières années, poussés par la croissance des réseaux large bande et la réduction des coûts, les services

Plus en détail

Primaire. analyse a priori. Lucie Passaplan et Sébastien Toninato 1

Primaire. analyse a priori. Lucie Passaplan et Sébastien Toninato 1 Primaire l ESCALIER Une activité sur les multiples et diviseurs en fin de primaire Lucie Passaplan et Sébastien Toninato 1 Dans le but d observer les stratégies usitées dans la résolution d un problème

Plus en détail

L pionnier dans le Bade-Wurtemberg,

L pionnier dans le Bade-Wurtemberg, RENCONTRE Rencontre avec Peter Berg LAURENT DREYFUS Peter Berg vient de publier son deuxième livre, traduit et édité par le Mouvement de l Agriculture BioDynamique. Nous avons voulu voir de quelle expérience

Plus en détail

LES RESEAUX SOCIAUX SONT-ILS UNE MODE OU UNE REELLE INVENTION MODERNE?

LES RESEAUX SOCIAUX SONT-ILS UNE MODE OU UNE REELLE INVENTION MODERNE? LES RESEAUX SOCIAUX SONT-ILS UNE MODE OU UNE REELLE INVENTION MODERNE? Hugo Broudeur 2010/2011 2ieme année Télécom SudParis SOMMAIRE Introduction... 3 A) Des réseaux sociaux pour tout le monde... 4 1)

Plus en détail

Rapport de fin de séjour

Rapport de fin de séjour Gaspard Elise Rapport de fin de séjour J ai effectué mon année 2014/2015 en échange aux Pays Bas à Arnhem à Han Business School pour un DUETI International Business and Management. a) Vie pratique : Logement

Plus en détail

Politique Biathlon Canada sur les voyages et les dépenses

Politique Biathlon Canada sur les voyages et les dépenses 23 septembre, 2014 Préambule Politique Biathlon Canada sur les voyages et les dépenses 1. Les employé(e)s, les bénévoles et les athlètes de Biathlon Canada sont souvent obligé(e)s de voyager dans le cadre

Plus en détail

Décembre 2012. Sylvie Louis. Biographie

Décembre 2012. Sylvie Louis. Biographie Décembre 2012 Biographie Sylvie Louis Sylvie Louis a toujours ADORÉ les livres, surtout ceux que ses parents lui racontaient, le soir, quand elle était toute petite. Ensuite, apprendre à lire a constitué

Plus en détail

PROJET CANTINE ET PROMOTION DE L HYGIENE EN MILIEU SCOLAIRE A TANGASSOGO ET GAH RAPPORT DE MISE EN OEUVRE

PROJET CANTINE ET PROMOTION DE L HYGIENE EN MILIEU SCOLAIRE A TANGASSOGO ET GAH RAPPORT DE MISE EN OEUVRE PROJET CANTINE ET PROMOTION DE L HYGIENE EN MILIEU SCOLAIRE A TANGASSOGO ET GAH RAPPORT DE MISE EN OEUVRE Mai 2013 INTRODUCTION Le projet cantine et promotion de l hygiène en milieu scolaire est la suite

Plus en détail