WALLONIE ESPACE INFOS

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1 WALLONIE ESPACE INFOS n 76 septembre-octobre 2014 Coordonnées de l association Wallonie Espace, membre du Pôle aérospatial wallon Skywin Wallonie Espace WSL, Liege Science Park, Rue des Chasseurs Ardennais, B-4301 Angleur-Liège, Belgique Tel. 32 (0) Skywin Wallonie Chemin du Stockoy, 3, B-1300 Wavre, Belgique Contact: Michel Stassart, Le présent bulletin d infos en format pdf est disponible sur le site de Wallonie Espace (www.wallonie-espace.be), sur le portal de l Euro Space Center/Belgium, sur le site du pôle Skywin (http://www.skywin.be). SOMMAIRE : Thèmes : articles Mentions Wallonie Espace Page Actualité : Deux accidents pour l accès privé à l espace En avant, VitroCiset Belgium, 2 Philae! Elke Sleurs, Secrétaire d Etat pour la Politique scientifique WSLlux/Galaxia, M3systems Space Days 2014 à l heure des applications intégrées Galileo-Copernicus Belgium, Amos, EHP, Lambda- - Remise sur orbite de Space News International Reportage 65 ème IAC à X, nsilition, SABCA, Spacebel, Toronto avec présence wallonne Adelaïde pour IAC 2017 Thales Alenia Space Pages d histoire : Les débuts prometteurs en 1964 du lanceur Europa Euro Space Center 8 0. Parfums de scandale : Satellite géostationnaire à l abandon? 8 1. Politique spatiale/eu + ESA: Agence spatiale belge et réaction de Philippe Mettens aux Space Days 2014 Nouvelle Commission 8 européenne et candidats pour le poste de DG ESA Trois défis prioritaires pour l avenir du spatial Euroconsult World Satellite Business Accès à l'espace/arianespace : Vers un étage réutilisable pour lanceur Sonaca, UCL de satellites? Un premier vol Ariane 6 dès 2020? SpaceX et Blue 15 Origin au secours de l accès américain à l espace Quatre projets privés de nano-lanceurs en Europe Le Brésil à la traîne pour le lancement d un satellite 3. Télédétection/GMES : Prolifération des satellites d observation Spacebel 21 WEI n

2 Eumetsat en expansion Alliance PanGEO WordView-3 jusqu à 0,30 m de résolution Satellites privés d observation hyperspectrale Table of Europe s platforms for Earth observations 4. Télécommunications/télévision : Les comsats, un business devenu incontournable Satellites multimédia à IBC 2014 Bulgariasat-1 «made in USA» - Kypros Satellites & SSTL - Deux nouveaux satellites pour l Indonésie 5. Navigation/Galileo : L Université de Liège récompensée pour ses travaux sur Galileo 6. Sécurité/Défense : Renaissance de HisNorSat GovSat, satellite luxembourgeois de communications militaires 29 ULg 32 SES Astra Techcom, Redu Space Services 7. Science/Cosmic Vision : Chercheur ULg et la sonde Maven ULg Exploration/Aurora : Voyage lunaire pour un relais luxembourgeois La Lune à l heure asiatique : Chine, Inde, Japon, Corée du Sud Prochaines sondes Luna de la Russie 9. Vols habités/international Space Station : Explosion au décollage du ravitailleur Cygnus Boeing et SpaceX, vainqueurs de la compétition pour les vaisseaux habités de la NASA 10. Débris spatiaux/ssa : Systèmes de sauvetage de satellites Tourisme spatial : Désintégration en vol du SS2 de Virgin Galactic Inquiétudes et retards Petits satellites/technologie/incubation : 5 ans pour PROBA-2 La Spacebel, CSL filière PROBA de microsatellites intelligents Education/formation aux sciences et techniques spatiales : OUFTI-1 ULg proche de son lancement Propositions d étudiants pour des expériences 42 en microgravité avec la SRA (Suborbital Research Association) - Action «Be a Space Mentor» 14. Wallonie-Bruxelles dans l'espace : ESA BIC Wallonie Redu The Labs by WSL Missions spatiales WSL, WSLlux/Galaxia, Thales Alenia Space Belgium, Redu Space Services, VitroCiset Belgium, Spacebel, SABCA, Techspace Aero, Cegelec 15. Calendrier d événements spatiaux pour la Belgique 47 Annexes-tableaux (en anglais) : Les prochaines missions de l Europe SABCA, Spacebel, Amos, CSL, 50 dans l espace ( ) - Palmarès des succès à l exportation de Deltatec l industrie spatiale européenne - Commandes à venir pour les satellites civils de télécommunications et de télévision Fin octobre 2014 : semaine noire pour l accès du privé à l espace (ravitaillement spatial, tourisme suborbital) A trois jours d intervalle, l astronautique, qui mise de plus en plus sur la relève du privé pour les vols spatiaux habités, vient de subir deux sérieux revers, l un dramatique (perte de matériels coûteux) et l autre tragique (mort d un des deux pilotes d essais). C est à une mise à l épreuve qu on assiste WEI n

3 - Le 28 octobre, Orbital Sciences subit le décollage désastreux de son lanceur Antares 130 qui était chargé de ravitailler l ISS (International Space Station). - Le 31 octobre, Virgin Galactic perd son premier planeur-fusée SS2 (SpaceShipTwo) lors d un vol expérimental avec un propulseur hybride revu et corrigé. Deux événements qui rappellent que le spatial est un métier à hauts risques : le moindre grain de sable dans le système de propulsion fait perdre l effort de plusieurs années d efforts technologiques et scientifiques. Allez, Philae, Allez! (air bien connu) Ce 12 novembre, l Europe doit (à nouveau) marquer de son empreinte l odyssée de l espace. Son robot Philae (100 kg), éjecté de la sonde Rosetta, prendra son autonomie pour tenter de se poser sur un site rocailleux et valonné du noyau de la Comète Churyumov-Gerrasimenko. L événement, contrôlé depuis l ESOC (European Space Operations Centre) de Darmstadt, se déroulera à plus d un demi-milliard de km de nous! Si c est un succès, il rappellera un autre bel exploit de l Europe avec l arrivée en douceur de la capsule Huygens, le 15 janvier 2005, sur Titan autour de Saturne. Mais elle avait été larguée par la sonde Cassini de la NASA. Elke Sleurs, la nouvelle Secrétaire d Etat en charge de la Politique scientifique belge Alors que les jours sont comptés pour le SPP Politique scientifique, alias Belspo, dont la suppression est prévue dans l accord du nouveau gouvernement fédéral, la Politique Scientifique reste une réalité : sa mise en oeuvre est confiée à Elke Sleurs (46 ans), médecin-gynécologue, parlementaire N-VA, qui est également chargée de la lutte contre la fraude fiscale, contre la pauvreté, de l égalité des chances et des personnes handicapées. Il lui faudra assurer l organisation des Etablissements Scientifiques WEI n

4 Fédéraux (ESF) suite à la dissolution de Belspo, ainsi que la création de l Office interfédéral pour l Espace. Elle est en train de se familiariser aux enjeux du Conseil ministériel ESA du 1 er -2 décembre à Luxembourg. Ce Conseil intermédiaire doit décider le développement d Ariane 6, déterminer la contribution européenne - jusqu en à l ISS (International Space Station), les financements de la mission ExoMars 2018 (avec Roscosmos), de Sentinel-6/Jason-Cryosat (avec Eumetsat) Or, plusieurs Etats, dont l Italie, sont à court de trésorerie. Espace-sur-Terre aux Space Days 2014 : Vive l essor des applications intégrées Galileo-Copernicus! Organisée les 13 et 14 octobre par Skywin/Wallonie Espace, sous les auspices de la société VitroCiset Belgium, la 5 ème édition des Space Days a tenu toutes ses promesses. Mettant l accent sur la plus value de l espace-sur-terre, elle a donné lieu à des présentations et démonstrations, rencontres et échanges sur les applications intégrées qui se traduisent par l essor d activités économiques autour de l exploitation des systèmes européens Galileo (navigation) et Copernicus (télédétection). C était par ailleurs l occasion de faire connaissance avec le parc d entreprises Galaxia qui héberge l ESA BIC (Business Incubator Centre) Redu. De quoi se rendre compte qu il y a encore beaucoup à faire pour établir une judicieuse «space connection», par le biais de nouvelles entreprises, entre l offre de données et de produits et la demande en besoins et en services. L Union Européenne, pour sa reconversion industrielle notamment via les TIC (Technologies de l Information et de la Communication), mise beaucoup sur le développement des applications dites intégrées, ayant un impact socio-économique avec des produits, services et emplois à haute valeur ajoutée. Les Space Days 2014 ont mis à l honneur la jeune société M3Systems qui fait partie de l incubateur technologique ESA de Transinne-Libin, alias Galaxia. Pour son projet GNSS-Air de mesure de l humidité des sols grâce aux signaux Galileo captés par un drone, elle a obtenu le prix de l innovation European Satellite Navigation Competition (ESNC). Tant Galileo que Copernicus, comme deux «boosters» de la reconversion industrielle dans des entreprises et activités innovantes, connaissent des retards pour leur démarrage opérationnel. Ce qui désarçonne les initiatives et déstabilise les ardeurs de jeunes pousses high-tech Comme chacun sait, l espoir fait vivre, mais l attente fait mourir. Depuis une décennie, la Commission ne ménage pas ses efforts pour sensibiliser non seulement les chercheurs mais surtout les entrepreneurs aux retombées technologiques de Galileo et Copernicus. Aux Space Days 2014, on a pu constater que la volonté d entreprendre restait intacte pour lancer des actions innovantes pour plus d efficacité - à un meilleur coût - dans des secteurs fort divers : l utilisation des sols, la gestion des eaux, la culture de la pomme de terre, l organisation de la production sucrière, le contrôle du péage routier, la coordination des chemins de fer, la sécurité du trafic aérien, les opérations sur une infrastructure aéroportuaire WEI n

5 Le système Galileo ne sera en mesure d offrir des services pré-opérationnels qu en 2016 avec une douzaine de satellites évoluant à quelque km. Leur mise en œuvre des services Galileo est placée sous la responsabilité de l European Global Satellite Systems Agency (GSA) qui a son siège à Prague. Son directeur général, Carlo des Dorides, était venu aux Space Days rappeler l importance de comprendre les utilisateurs de Galileo, avec leurs besoins spécifiques : «Il y a dans le programme Horizon 2020 de l Union un budget pour soutenir les entreprises dans leurs activités de développement d applications.» A l instar du système Landsat de la NASA, Copernicus propose un accès gratuit aux observations de ses satellites Sentinel, moyennant certaines conditions d utilisation. Disposer de l information est une chose. En faire le traitement adéquat en est une autre. La gratuité des observations a pour but de stimuler la recherche sur les processus d exploitation opérationnelle. La valeur de l information se trouve dans le contenu des données. Les services à rentabiliser concernent six grandes thématiques : le suivi de l utilisation des terres, la gestion des situations d urgence, l analyse de l atmosphère, la surveillance de l environnement marin, l évolution du climat, les aspects de sécurité. Le système Copernicus est donc entré dans une phase active. Priorité à la redondance des satellites Sentinel en orbite. Ainsi le premier qui est Sentinel-1A en orbite depuis le 3 avril dernier fournit avec son radar des résultats de bon augure pour le système Copernicus. Les Sentinel-2A et -3A, qui sont des observatoires optiques avec senseurs multi-spectraux, doivent être satellisés en Déjà on a programmé Sentinel-1B pour une mise en oeuvre dès 2016, puis Sentinel-1C pour le remplacement de l actuel satellite en orbite. Les lancements d une dizaine de satellites sont planifiés jusqu à la fin de la décennie. Il s agit de garantir la continuité, à l échelle globale, des prises de vues/données au moyen de des missions opérationnelles. L ESA et la Commission ont, le 28 octobre, signé un accord à long terme qui garantit le segment spatial Copernicus avec les satellites Sentinel jusqu à la mi-2021 : un budget d environ 3,15 milliard va être transféré par la Commission à l ESA pour la réalisation des Sentinel. L important flux de données - 2 x 250 Mb/s de Sentinel-1A est reçu à Svalbard (Norvège) et à Matera (Italie) lors de ses passages au-dessus de ses stations. L un de ses atouts est son terminal optique pour des liaisons laser qui permettra de transférer du haut débit via le puissant satellite Alphasat en orbite géostationnaire. L an prochain, le système EDRS (European Data Relay Satellite), mis en oeuvre par un partenariat public-privé entre l ESA et Airbus Defence & Space, offrira un service opérationnel de relais de données avec une charge hôte sur le satellite Eutelsat-9B. Les lancements d une dizaine de satellites de télédétection sont planifiés dans le cadre du programme Copernicus jusqu à la fin de la décennie. Mais rien n empêche un utilisateur d imagerie spatiale d avoir, pour des observations spécifiques, recours à des systèmes commerciaux, qui sont en Europe Airbus Defence & Space Geo-Intelligence, RapidEye, DMCII (Disaster Monitoring Constellation Imaging International), Deimos Imaging... WEI n

6 Relance de Space News International : site belge pionnier des années 90 pour l astronautique Il fut, dès 1992, le premier site francophone consacré à l actualité spatiale du monde entier. Space News International avait été lancé par Jean Etienne, un autodictate féru d astronomie et d astronomie. Ce fan de l astronautique vécut en avril 1981 le premier vol de Columbia, avec John Young et Bob Crippen, depuis le lancement en Floride jusqu au retour en Californie. Il y a une dizaine d années, la mort dans l âme, il devait pour des raisons personnelles suspendre la parution de Space News International qui excellait pour la qualité, la rapidité et la pertinence de son information. Le 21 septembre, sous la pression de l actualité spatiale, Jean Etienne a relancé la publication de son bulletin. On lui souhaite une super-remise sur orbite pour une mission de très longue durée. Pour en savoir plus : Reportage du 65 ème IAC à Toronto (Canada) Belle présence wallonne et nord-américaine à l exposition A la Space Expo de l IAC 2014, qui a eu lieu à Toronto (Canada) du 29 septembre au 3 octobre, le stand Skywin/Wallonie Espace ne passait pas inaperçu. C est la deuxième fois que le Cluster spatial wallon participait à l International Astronautical Congress. membres exposaient leur savoir-faire : Amos (Liège), EHP/Euro Heat Pipes (Nivelles), Lambda-X (Nivelles), nsilition (Mons), SABCA (Bruxelles), Spacebel (Liège) et Thales Alenia Space Belgium (Charleroi). L entreprise privée américaine tenait assurément la vedette. Ainsi les acteurs Lockheed Martin, Boeing et SpaceX se mettant en évidence comme étant l avantgarde de l astronautique américaine : leurs vaisseaux habitables Orion pour le programme NASA d exploration lointaine, CST-100 et Dragon V2 pour le programme CCP (Crew Commercial Program) de la NASA tenaient la vedette. SNC (Sierra Nevada Corporation), qui n a pu convaincre la NASA avec son Dream Chaser réutilisable pour sept astronautes, faisait plutôt modeste figure. Elle a introduit une plainte, apparemment non recevable, concernant la manière la NASA a porté son choix des capsules classiques CST-100 de Boeing et de Dragon V2 de SpaceX pour la desserte de l ISS (International Space Station) dès Le perdant du contrat CCP ne désespère pas de donner une carrière globale à sa petite navette spatiale. SNC a tiré parti de l IAC 2014 pour dévoiler Projet Global Project. SNC veut mettre à disposition d un Etat ou d une entreprise le Dream Chaser (dans une version réduite pour trois astronautes), dont il a démarré le développement pour la compétition CCP (Crew Commercial Program). Il propose sa navette à la communauté mondiale pour réaliser des vols habités en orbite basse. En Europe, le DLR (Deutsche Luft- und Raumfahrt Zentrum), OHB System, l ESA, Airbus Defence & Space, QinetiQ, Thales Alenia Space Italia, RUAG Aerospace, Space Applications Services ont manifesté de l intérêt pour des missions avec le Dream Chaser qui pourrait être lancé par des Zenit, Ariane, H-2... Par ailleurs, SNC a fait état de la mise en œuvre WEI n

7 d une version réduite pour un équipage de trois personnes, qui sera larguée à 12 km d altitude par l avion jumbo de Stratolaunch Systems, et ce, partout dans le monde. Reste à voir comment les normes américaines ITAR (International Trade Regulation) pourront être respectées par l exploitation de la petite navette en dehors des USA. Parmi les agences publiques de l espace, on trouvait l ASC-CSA (Canada), la JAXA (Japon), le CNES (France), le DLR (Allemagne), l ASI (Italie), l UK Space Agency (Royaume-Uni), le NSO (Pays-Bas), le CSO (République tchèque), l AEM (Mexique), la SANSA (Afrique du Sud). La NASA, Roscosmos, l ESA, l ISRO n étaient pas directement représentées. Par contre, l Ukraine, l Australie, la Région wallonne, le Land de Brême mettaient bien en évidence leurs compétences, produits et services. Avec le thème de «Notre monde a besoin du spatial», l IAC 2014 a (re)mis l accent sur l impérative nécessité d une coopération internationale. Mais celle-ci était mise à rude épreuve par les problèmes de visa qui ont empêché la présence au Congrès de responsables russes et chinois, ainsi que par les contraintes ITAR qui freinent le transfert de technologies. L Inde en vedette pour son effort spatial A l ouverture de l IAC 2014 de Toronto, Dr K. Radhakrishnan, le président de l ISRO (Indian Space Research Organisation) a reçu le Prix Alan D. Emil Memorial pour son rôle efficace dans la participation indienne à la science spatiale. On a ainsi honoré le succès de MOM (Mars Orbiter Mission) qui évolue autour de la Planète Rouge depuis le 24 septembre. Lancée par la fusée PSLV C25 le 5 novembre 2013, cette sonde de 1,3 t s est placée sur une orbite très elliptique entre 421 et km, parcourue en 72 heures et 51 minutes. Elle fut réalisée en à peine 14 mois et avec un budget de quelque 60 millions. Dr Radhakrishnan met ces records sur le compte de la modularité des systèmes spatiaux en Inde. MOM a une charge utile d à peine 15 kg, constituée de cinq instruments scientifiques qui étudient sous un jour inédit l environnement martien. Tout en s efforçant d avoir l autonomie pour ses activités dans l espace, l ISRO mise sur la coopération internationale pour la technologie des satellites à hautes performances. Elle a signé le 30 septembre avec la NASA un accord pour réaliser un satellite conjoint d observation radar de la Terre (à lancer en ) et pour coordonner un plan de missions martiennes. Par ailleurs, sa filiale Antrix chargée de la commercialisation du lanceur PSLV a conclu un contrat de lancement avec la firme canadienne Com Dev pour la mise sur orbite en 2015 du satellite M3MSat (Maritime Monitoring & Messaging Micro-satellite) de quelque 95 kg. Celui-ci n avait pu obtenir son visa pour un lancement avec le Meteor-M2 à bord d un Soyouz russe depuis Baïkonour. L ISS dans les années 2020 : trois vaisseaux et puis s en va? La seule nation qui a de la suite dans les idées en ayant défini une vision à long terme est la Chine qui va de l avant avec sa station spatiale permanente (proposée à WEI n

8 l internationalisation par Beijing!) et qui s est fixée comme priorité l exploration de la Lune d abord avec des automates puis avec des vaisseaux habités. La NASA (USA), Roscosmos (Russie), l ESA (Europe), la JAXA (Japon), la CSA (Canada) ont du mal à s entendre sur le prolongement de l ISS (International Space Station) pour la prochaine décennie. L exploitation de l ISS coûte cher et il faut faire face aux nouveaux défis de l exploration de la Lune et du système solaire. Dans le cadre du CCP (Commercial Crew Program), la NASA vient de sélectionner les deux candidats privés qu elle va financer pour le CCtCap (Commercial Crew Transportation Capability) destiné à assurer la desserte de l ISS par des équipages (jusqu à 7 astronautes) à partir de 2017: Boeing Company qui reçoit $ 4,2 milliards pour développer sa capsule CST-100, Space Exploration Technologies (SpaceX) avec $ 2,6 milliards pour mettre au point la capsule réutilisable Dragon v2 De son côté, Lockheed Martin a obtenu le contrat NASA de développement de la capsule Orion MPCV (Multi-Purpose Crew Vehicle) pour 4 astronautes, qui doit, dans les années 2020, permettre à des équipages d effectuer des missions lointaines, à commencer par un vol autour de la Lune. L ESA doit fournir le SM (service Module) d Orion, pour prix de sa participation à l ISS (Barter agreement). L Australie (Adélaide) choisie pour IAC 2017 Quatre villes étaient en lice pour organiser l IAC 2017 qui va coïncider avec les 60 ans du premier Spoutnik : Adélaïde (Australie), Brême (Allemagne), Istanbul (Turquie), Orlando (USA/Floride). Les deux candidatures les mieux cotées étaient Adélaïde et Brême. C est finalement la cité australienne qui a été retenue. Surmontant rapidement sa déception, Brême posait sa candidature pour décrocher l IAC Sur le stand de promotion, on remplaçait 2017 par Le choix de la cité hanséatique qui avait organisé avec brio l IAC 2003 marquerait le retour du Congrès en Europe! Washington D.C. a d ores et déjà annoncé qu elle se portait candidate pour l IAC 2019 : l occasion pour la famille astronautique de célébrer les 50 ans de l Homme sur la Lune avec Apollo Pages d histoire (pour rappeler les exploits des «golden Il y a 50 ans, les débuts prometteurs d un lanceur mort-né : Europa! Le premier étage du lanceur Europa des années 60 effectuait son premier vol, le 5 juin 1964, depuis la base australienne de Woomera. Il s agissait du missile britannique Blue Streak que le Royaume-Uni proposait comme 1 er étage du lanceur Europa dans le cadre d un programme européen. Le Blue Streak vola à nouveau avec succès le 19 octobre 1964, puis le 21 mars 1965 pour être déclaré «bon pour le service» en vue de son utilisation sur Europa, dont le premier test, avec des étages inertes, eut lieu le 23 mai 1966 à Woomera. Le programme Europa fut arrêté en 1973 après le spectaculaire échec du lanceur Europa 2 avec le 11ème exemplaire du Blue Streak - le 5 novembre 1971 au CSG (Centre Spatial Guyanais). On n a pas pu savoir si Europa 2 aurait pu WEI n

9 devenir fiable L Europe allait tirer les leçons de cette mésaventure pour entreprendre le programme français L3S (Lanceur 3 ème génération de Substitution), baptisé Ariane. Une Europa 2 complète, qui put in extremis être préservée de la casse, est la vedette de l Euro Space Center à Transinne-Libin (province de Luxembourg). 0. Parfums de scandale Satellite géostationnaire de télécommunications à l abandon? Alors que se multiplient les opérateurs de satellites et qu ils se bousculent sur l anneau géostationnaire, il est des satellites dont on est pratiquement sans nouvelles C est le cas de Rascom-1R de 3 t, réalisé par Thales Alenia Space, lancé par une Ariane 5 le 4 août 2010 et positionné à 2,9 degrés Est pour l opérateur panafricain RascomStar- QAF. Difficile de connaître l utilisation de ses répéteurs dans les bandes-c (6) et -Ku (10) qui couvrent idéalement le continent africain. Rascomstar-1R qui n a pas cinq ans d âge est contrôlé depuis les centres d opérations de Gharyan (Libye) et de Douala (Cameroun). Depuis le 1er novembre 2013, RascomStar-QAF a son siège principal à Dubaï, dans les Emirats, avec une adresse à Port Louis (Ile Maurice). 1. Politique spatiale EU + ESA 1.1. Agence spatiale belge lancée par le nouveau gouvernement fédéral L idée d avoir une agence spatiale belge, pour mieux organiser un volet important de nos compétences high tech, remonte à une quinzaine d années. Elle va devenir réalité sous les auspices du nouveau gouvernement fédéral. Cette création fait partie de l accord gouvernemental du 10 octobre. Cette annonce de l agence spatiale belge était largement commentée lors des deux journées de l Espace en Wallonie ou «Space Days 2014» qui se sont tenus les 13 et 14 octobre à l Euro Space Center de Transinne- Libin (province belge du Luxembourg) avec une conférence et une expo sur la plus value du spatial sur Terre, grâce aux applications intégrées. Ainsi la Belgique va prochainement se doter d un Office interfédéral pour l Espace (Interfederaal Ruimtevaartbureau), alias agence spatiale belge. Doté de la personnalité juridique et associant les Régions, il va reprendre les responsabilités du Département Recherche & Applications Spatiales du Service public Programmation Scientifique (Belspo), celui étant supprimé. Le nouvel Office verra le jour dans le strict cadre de l enveloppe budgétaire actuelle et génèrera même des économies, selon le nouveau gouvernement. Il doit «assurer une meilleure coordination de la politique spatiale en Belgique et viser une répartition équitable du retour sur investissement entre les différentes Régions». La mise sur pied de cette agence spatiale fédérale est planifiée pour Comme on s en serait douté, la création de l Office interfédéral pour l Espace met en colère Philippe Mettens, président de Belspo, qui s y est toujours opposé. Il critique cette WEI n

10 initiative avec tant de virulence que le SPP (Service Public de Programmation) Belspo, dont il assure la gestion, passe à la trappe dans le programme du nouveau gouvernement. Dans la conclusion de son speech d ouverture à la conférence Space Days 2014, il s est exprimé en anglais sur la dérive en cours qui est une voie vers l inconnu : As a conclusion, I wish to complement my speech, as most of you probably expect it, and as it is my duty, with the chapter on space activities written in the text of the new federal government s agreement (federaal regeerakkoord). As a democrat respectful of the institutions but also as a professional in science policy matters, I would like to say how worried we should All be with the announcement of the creation of an inter-federal space agency, not a federal agency but based on an inter-federal model. It clearly means the end of the space activities as we live them now and an open door towards something less efficient and more expensive. It is specifically written in the agreement that the costs of this new structure will be withdrawn from the present space budget envelope meaning that the means for space activities will be reduced because of a new heavy bureaucratic structure. As scientists and/or industrial partners, you communicated your worries even sometimes your opposition to such a model. It is now your responsibility to adopt a clear attitude: Either you express your satisfaction with the present system of a space directorate, with BELSPO, and with a guarantee of the present financing and a return to the different Regions, to the industry and to the scientists, Or you keep silent and we All enter in an era (area) of budgetary and organizational unknowns, as well as institutional risks. I think, even if today is a festive moment with you, that it is essential to draw your attention on this question as our position within ESA and our Belgian space policy are very important subjects. It is never too late! Wait & see. On assiste à un changement crucial pour les Etablissements Scientifiques Fédéraux qui vont être transférés pour leur gestion à différents Ministères. Il faut s attendre à ce que que les institutions du Plateau d Uccle, qui forment le Pôle Espace, soient rattachées à l Office Interfédéral pour l Espace, qui va être mis en place pendant Cette agence spatiale belge est appelée à gérer tout ce qui concerne l espace au niveau fédéral avec les contributions à l ESA, à Eumetsat, à l ESO et pour les coopérations bilatérales, notamment avec la France et l Argentine. Ce sont de 200 à 250 millions d activités qui vont être confiés à son équipe Changements en perspective pour l Europe dans l espace : - Commission Juncker : la Direction Espace dans les responsabilités de la Commissaire polonaise WEI n

11 C est la parlementaire polonaise Elsbieta Bienkowska, membre de la Commission Juncker pour les questions relatives au marché intérieur, à l industrie, de l entrepreneuriat et aux PME, qui doit gérer la Direction Espace avec les programmes Galileo et Copernicus. Elle a repris les responsabilités du Commissaire Antonio Tajani. Il fut un moment question de créer une Commission Transport & Espace, mais les changements qui ont dû intervenir suite aux auditions des candidats-commissaires devant le Parlement européen ont fait reprendre les anciennes habitudes. - Nouveau DG ESA le 15 décembre : 4 candidats en lice Après son Conseil ministériel du 2 décembre - le dernier où Jean-Jacques Dordain officiera comme Directeur Général de l ESA qui doit décider de l avenir du transport spatial européen, l ESA officialisera le choix pour son Directeur Général (de mi-2015 à mi-2019). D après les informations qui ont filtré et qui sont à confirmer, il y aurait encore quatre candidats en lice : l Allemand Johann Woerner (directeur du DLR), face à trois «anciens» de l ESA, à savoir l Allemand Volker Liebig (directeur ESA pour l Observation de la Terre), le Belge Eric Morel de Westgaver (directeur ESA pour l Industrie, les Achats et les Services juridiques), le Néerlandais Gaele Winters (directeur ESA pour les Lanceurs) L avenir du spatial : trois défis à rendre prioritaires pour la prochaine décennie L astronautique a connu en un demi-siècle un développement de grande ampleur. Et l activité spatiale ne faiblit pas. L OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), où l ancien Premier Ministre belge Yves Leterme a un rôle influent, vient de publier un rapport de 140 pages intitulé The Space Economy at a Glance 2014, qui fait le point sur les affaires du secteur spatial sur l ensemble du globe. Il estime son chiffre d affaires pour 2013 à $ 256,2 milliards, soit 201,9 milliards. Il se répartit entre les services aux utilisateurs (58 %), la chaîne de production des systèmes spatiaux (33 %), les opérateurs de satellites (8,4 %). On assiste à un phénomène de «démocratisation» du nouveau monde de l espace : de plus en plus d acteurs s efforcent d avoir leur autonomie dans l espace pour tirer parti des applications principalement au service des TIC (Technologies de l Information et de la Communication). Voici les trois grands défis qui attendent l odyssée de l espace pour qu elle puisse maintenir son rythme de développement au cours de ce siècle : 1. Un lanceur en partie réutilisable à développer A chaque lancement, c est une fusée qui s évade du sol et disparaît dans le ciel. Son premier étage retombe soit pour sombrer en mer, soit pour s écraser au sol Ce qui est le cas en Russie et en Chine où il n est pas rare que des débris endommagent des cultures, tombent sur des habitations... Quant au dernier étage, il se met sur orbite WEI n

12 après avoir largué sa ou ses charges à satelliser. Et le risque est qu il explose, provoquant une myriade de débris dans l espace! La relève qui veut innover dans le transport sur orbite se fait jour aux Etats-Unis avec des sociétés issues du rêve d aller dans l espace chez deux entrepreneurs qui ont fait fortune dans les outils pour la toile internet. Elles ont un point commun : comme leurs sites d essais se trouvent au Texas, on peut parler d entreprises de cowboys aux prises avec la nouvelle frontière. Depuis 2002, SpaceX (Space Exploration Technologies) d Elon Musk (Winzip, Paypal) développe les lanceurs Falcon équipés de propulseurs kérolox (kérozène-oxygène liquide). Elle s est fixé comme objectif de récupérer, pour le réutiliser, le 1 er étage avec ses 9 moteurs Merlin. De son côté, en créant Blue Origin en l an 2000, Jeff Bezos (Amazon) se lance dans le tourisme spatial avec son vaisseau New Shepard sur lequel on sait peu de choses. Avec comme logo la devise latine : «Gradatim Ferociter» (Pas à pas avec vigueur). Un grand secret entoure le développement de ses systèmes, avec des essais intensifs dans un ranch texan, à l abri des curieux. Il est question de véhicules VTVL (Vertical Takeoff &Vertical Landing) qui, propulsés par des moteurs cryo (hydrogène et oxygène liquides) de conception Blue Origin, vont dans l espace et reviennent sur la terre ferme. Le premier véhicule pour des vols suborbitaux habités à plus de 100 km d altitude doit être testé en Un véhicule orbital, utilisant un 1 er étage réutilisable dit RBS (Reusable Booster System), devrait voler à la fin de la décennie. Par ailleurs, aux Etats-Unis, le Département de la Défense, via la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) qui est son agence de recherche technologique, vient de confier des études approfondies à trois teams - partenariats Boeing-Blue Origin, Masten Space Systems-XCOR Aerospace, Northrop Grumman-Virgin Galactic - qui ont été sélectionnés après un appel d offres à l industrie américaine pour le développement du planeur orbital XS-1 en vue d un premier vol de démonstration dès 2018 Cet avion spatial réutilisable devrait être en mesure d effectuer 10 vols en dix jours! 2. Une pollution qu il est crucial d enrayer Le spatial est victime de son succès grandissant dans le monde. Les lancements de satellites, de plus en plus miniaturisés, font que l espace devient encombré Déjà, un «modus vivendi» entre transporteurs sur orbite fait que tout puisse être en œuvre pour que l étage de satellisation ne devienne un débris gênant. Ainsi l ESA et le CNES en ont fait un critère important dans la conception tant d Ariane 5-ME que d Ariane 6. L utilisation des Cubesats a des contraintes en matière de lancements : les nanosatellites ne peuvent avoir une durée orbitale plus longue que 25 années! N est-ce pas encore trop long? Il est question de prolonger le fonctionnement de satellites géostationnaires au moyen de systèmes qui viennent se fixer sur leur plate-forme afin de prolonger la mission grâce à de nouvelles réserves en propergols. Plusieurs sociétés ont étudié de tels WEI n

13 systèmes d extension de la vie opérationnelle sur orbite : Vivisat Mission Extension Vehicle d ATK (USA) avec l un de ses bus de satellite, le SIS (Space Infrastructure Servicing) de MDA/McDonald Dettwiler & Associates (Canada), le petit satellite à propulsion électrique d Effective Space Solutions (Israël). Cette dernière a proposé son système pour remettre sur la bonne orbite les deux premiers Galileo FOC A ce jour, aucune initiative n a débouché sur un contrat. Par ailleurs, la PME italienne D- Orbit (Milan) développe un propulseur autonome qui soit réservé à bord d un satellite pour une mise sur orbite hors d état de nuire. 3. Une coopération internationale à privilégier Les coûts des systèmes spatiaux poussent à leur miniaturisation. Ils poussent les pouvoirs publics à réfléchir plus d une fois pour fixer les budgets de missions ambitieuses dans l espace, notamment dans le système solaire. Miser sur la coopération internationale est indispensable mais n est pas une affaire aisée à mettre sur pied et à gérer. Jean-Jacques Dordain, le DG de l ESA, qui constitue la référence exemplaire pour la coopération multinationale dans l espace - elle célèbre cinquantaine années d efforts difficiles mais de beaux succès -, aime répéter : «coopérer n est pas aisé, mais c est durable». Et d ajouter en évoquant les défis, à long terme, de l exploration spatiale: «on ne peut pas réussir sans coopérer» La coopération internationale dans l espace bat actuellement de l aile. Il y a les mesquineries bureucratiques de l attribution des visas et du respect des règles ITAR. L avenir de l ISS (International Space Station) au-delà de 2020 est incertain. Seule la NASA a annoncé sa volonté de prolonger la station jusqu en Mais Roscosmos (Russie), la JAXA (Japon), l ESA n ont pas déterminé leur participation à l horizon 2020, puis qu il est question d un financement jusqu en Bref, du comptegouttes. Par ailleurs, l exploration du système solaire, à commencer par la Lune, fixe d autres priorités technologiques. Du côté de Washington D.C., le vaisseau Orion de la NASA - qui doit être équipé d un module de service «made in Europe» - est développé en vue de missions lointaines A commencer par une arrivée d astronautes sur un astéroïde, mission que n a pas encore approuvée le Congrès américain. De son côté, avec le vaisseau plus moderne et spacieux qui doit succéder à l actuel Soyouz, Moscou veut privilégier le retour sur la Lune pour un habitat permanent Euroconsult World Satellite Business Week : les satellites commerciaux constituent un marché en expansion et un moteur d innovations L hôtel Westin près de la Place Vendôme accueille en septembre, durant une semaine (World Satellite Business Week), le monde du business spatial. Cette rencontre parisienne, organisée par Euroconsult elle a eu lieu cette année du 8 au 12 septembre -, est l occasion pour des représentants haut placés d entreprises, en majorité privées, de se rencontrer, d échanger leurs vues, d évaluer des partenariats, d analyser les perspectives quant au rôle influent des satellites dans l essor global des TIC (Technologies de l Information et de la Communication). Opérateurs et constructeurs de systèmes spatiaux à des fins commerciales, investisseurs, assureurs et entrepreneurs WEI n

14 de ce secteur en croissance ne voudraient manquer ce rendez-vous annuel, qui fait désormais jeu égal avec la moins conviviale Conférence Satellite à Washington, D.C. A noter que, pour la production des satellites, les acteurs industriels de Chine, du Japon, d Inde, d Israël, de la Corée du Sud ne figuraient pas au programme de la semaine d Euroconsult. Le bulletin 2014 du marché des satellites de télécommunications, de télévision et de télédétection, avec leurs systèmes de lancements, montre un secteur économique en pleine forme. Mais quelques signes d essoufflement se manifestent, qui sont dus aux causes suivantes: - la rançon du succès, avec une prolifération de systèmes qui veulent avoir leur place sur orbite, puisque dix nouveaux opérateurs de satellites - cinq pour les télécommunications, cinq pour l observation - se préparent durant les trois ans à venir ; - le besoin de souplesse pour des services haut débit, partout sur le globe, sur les mers et dans les airs, grâce à des satellites multifaisceaux à grande capacité, ainsi que pour des observations «tout temps» à haute résolution ; - le problème des interférences, vu l encombrement des positions sur l anneau géostationnaire et étant donné les limites du spectre des fréquences disponibles ; - la concurrence accrue des réseaux terrestres, avec l implantation de systèmes optiques et de relais hertziens, qui est soutenue par les pouvoirs publics, notamment en Europe. En d autres termes, le segment spatial ne peut se maintenir qu en faisant preuve d une grande réactivité. Il lui faut se battre pour être compétitif et performant, grâce à des satellites moins chers, plus performants, intelligents et flexibles. C est ce que les opérateurs de systèmes spatiaux demandent aux constructeurs de satellites et aux fournisseurs de lancements. Surtout qu ils peuvent faire jouer la concurrence - ils ne s en privent pas! -, vu qu on a une offre supérieure à la demande Autres éléments de mutation pour les satellites tant pour communiquer que pour observer : la miniaturisation et l intelligence des systèmes de bord, la propulsion électrique pour la longévité et l efficacité sur orbite, l avènement du réutilisable pour réduire le coût Autant de défis que doit relever, durant cette décennie, l industrie des lanceurs et des satellites. La course en tête pour Arianespace Arianespace a saisi l occasion de la semaine Euroconsult pour annoncer une moisson de contrats : Intelsat-36, JCSat-15 (Japon), Koreasat-7 (Corée), Hylas-4 (Royaume- Uni), puis Al Yah-3 (Abou Dhabi), Telkom-3S (Indonésie). Ils portent à 15 le nombre de contrats gagnés par des Ariane 5 depuis le début de l année. Et 2014 n est pas encore terminée Pour ce qui est des contrats de lancements pour des satellites commerciaux, 32 avaient été conclus l année dernière (contre 25 en 2012). Mais les traditionnels fournisseurs américains et russes de services de transport spatial (ILS, Lockheed Martin, Sea Launch) n en ont décroché que 10! Par contre, le transporteur européen Arianespace avait gagné 18 contrats. WEI n

15 Le transporteur européen doit être sur ses gardes, face à un sérieux concurrent qui gagne du terrain en proposant un accès «low cost» à l espace : Space Exploration Technologies, alias SpaceX, est devenu un sérieux trouble-fête avec son lanceur Falcon 9 qui mise sur la technologie bien rôdée de ses propulseurs Merlin (kérozèneoxygène liquide) et sur la possibilité de réutilisation de l étage principal. Cette menace SpaceX, qui s est concrétisée avec quatre lancements réussis - en dix mois - de satellites de télécommunications en orbite de transfert géostationnaire, pousse l ESA et le CNES à accélérer le développement de son lanceur de nouvelle génération, connu sous le nom d Ariane 6. Arianespace compte le 4 décembre effectuer un 6 ème vol d Ariane 5 avec les satellites DirecTV-14 (USA) et Gsat-16 (Inde). Un business à l affût de nouvelles pistes Dans les années à venir, la technologie du satellite pour des missions commerciales va rester une aire d excellence pour faire éclore de nouvelles initiatives pour des marchés et pour des applications. Les progrès sont rapides et il faut suivre leur développement en s adaptant aux mutations en cours. Les constructeurs de satellites misent sur une moyenne de 25 à 30 contrats commerciaux par an jusqu à la fin de la décennie. Et ce, avec des temps de livraison qui ne doivent pas excéder les deux ans Il s agit dès lors de faire preuve de créativité, afin d innover à des prix compétitifs. Aux Etats- Unis, les Boeing, Lockheed Martin, Orbital Sciences, SSL (Space Systems/Loral), et en Europe, Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space se font une concurrence sans merci avec leurs plates-formes de satellites qu ils ne cessent pas d améliorer. Que ce soient pour les télécommunications et pour la télédétection. Thales Alenia Space (TAS) a levé le voile sur sa nouvelle famille de Spacebus Neo qui se décline en trois modèles principaux : le 100 de 9 kw (charge utile de 0,8 t), le 200 de 16 kw (1,4 t), le 300 de 20 kw (2 t). Faisant appel à une plate-forme modulaire - à partir de «briques» technologiques communes -, ils pourront être fournis dans des courts délais. Pour l observation de la Terre, TAS propose un satellite haute résolution optique (HRS1), ainsi que des satellites radar (Compact SAR, Export SAR). De son côté, SSTL (Surrey Satellite Technology Ltd), qui fait partie du groupe Airbus Defence & Space pour la technologie des petits satellites, commercialise une grande variété de systèmes «sur mesure» d observation depuis l espace. L entreprise britannique s efforce de trouver des clients pour son satellite GMP-T (Geostationary Minisatellite Platform Telecommunications) en orbite géostationnaire (5 kw de puissance). Afin de répondre rapidement au besoin d un client, elle a conclu un accord avec Kypros Satellites qui dispose d une vingtaine de positions géostationnaires avec les fréquences : le gouvernement de Chypre les a enregistrées sous les noms de divinités grecques, mais si elles ne sont pas exploitées dans un certain délai (endéans les 7 à 9 ans), elles retournent dans le domaine international. La particularité de la Semaine Euroconsult est de consacrer deux journées au marché des satellites d observation. Adam Keith, spécialiste de ce marché chez Euroconsult, note que leur nombre va proliférer durant la période : on estime qu il y en WEI n

16 aura 283 de plus, avec 41 opérateurs (contre 33 aujourd hui), pour une valeur totale de $ 27,6 milliards. L imagerie de très haute résolution (moins d 1 m) continuera de dominer pour des services à usage dual (civil et militaire). Elle donnera lieu à des applications à haute valeur ajoutée. L intérêt est de les exploiter sous forme de constellations qui assurent une continuité dans les observations. Plusieurs opérateurs ont annoncé leur association dans la PanGEO Alliance afin de partager la capacité de leurs satellites de télédétection. Parmi les membres de ce partenariat global, on trouve Elecnor Deimos (Espagne) avec 2 satellites, EIAST (Emirates Institute for Advanced Science & Technology) Dubaï) avec 2 satellites, BSEI (Beijing Space Eye Innovation Technology/Chine) avec 1 satellite, ainsi que Dauria Aerospace (Russie) qui développe les microsatellites Perseus et Auriga pour des lancements en 2015 et La constellation PanGEO devrait compter sur orbite une vingtaine d observateurs optiques à l horizon Surtout que d autres constellations privées sont en train de prendre forme aux Etats-Unis : Skybox Imaging, OmniEarth, PlanetLabs, Satellogic 2. Accès à l'espace/arianespace 2.1. Lancer moins cher grâce à un étage réutilisable : le souhait d opérateurs de satellites commerciaux La semaine d Euroconsult, du 8 à 12 septembre, fut l occasion de faire connaissance avec un réel businessman du spatial, le Libano-Canadien Karim Michel Sabbagh qui est le nouveau président directeur général de SES. L opérateur luxembourgeois exploite 54 satellites géostationnaires, contrôle la constellation O3b (Other 3 billion) en orbite moyenne. Avec la TV numérique, dont il a fait sa spécialité en Europe, SES poursuit son expansion en Amérique Latine, en Inde, dans le Sud-Est asiatique, au Moyen-Orient, en Afrique... K. Sabbagh s est entretenu avec les médias sur les perspectives de la stratégie SES, insistant sur le rôle clef du satellite pour la vidéo numérique dans le monde. «Notre objectif est de renforcer ce rôle au sein d un écosystème intégré avec les systèmes au sol». Et de préciser : «Si on veut démocratiser les services des satellites dans le monde, il faut un monde économique plus optimisé pour leur production et pour leur lancement». Pour lui, l avenir du satellite passe par une réduction continue des coûts pour son opérateur. Il faut faire jouer la concurrence entre les constructeurs de satellites et entre les fournisseurs de lancements. Surtout que l offre ne manque pas K. Sabbagh demande aux constructeurs de développer des satellites avec plus de performances et au moindre coût, qui soient produits plus rapidement et avec davantage de flexibilité. Il s est référé à la lettre que les opérateurs ont adressée au CNES et l ESA au sujet du lanceur européen de prochaine génération. Leurs critères pour le choix d un système de lancement sont : la fiabilité, la disponibilité, le prix du ticket. Le PDG de SES veut qu on aille plus loin dans la réduction des frais d accès à l espace : sous la barre des 50 millions $ (40 millions ), grâce à un premier étage réutilisable! SpaceX a fait une priorité le développement d un tel étage pour le Falcon 9. Airbus Defence & Space en coopération avec Safran - étudie avec son WEI n

17 projet Adeline les défis technologiques que pose une réutilisation d un système de propulsion. Par le passé, dans un souci de contrôler ses coûts, SES n a pas hésité à prendre des risques mesurés. Il a misé sur quelques «premières» qui faisaient preuve d audace : le premier vol commercial du lanceur Proton, la première mission en orbite de transfert géostationnaire du lanceur privé Falcon 9 de SpaceX. L opérateur luxembourgeois de satellites géostationnaires en exploite avec beaucoup de succès 54 pour les télécommunications et la télévision Ariane 6 : le compte à rebours a commencé à l ESA, au CNES et chez les industriels. Cap sur un 1er vol dès 2020? L ESA et le CNES ont dévoilé des configurations du lanceur européen de nouvelle génération, alias Ariane 6, qui résultent des études effectuées de manière intensive par le team Airbus-Safran. Le site de l ESA a publié ce schéma du lanceur Ariane 6.2 (4,5 à 5,5 t en GTO) pour lequel deux versions, utilisant le propulseur cryogénique ré-allumable Vinci (notamment pour être désatellisé), sont en cours d évaluation : dessin à gauche - avec l étage supérieur ESC-C (5,4 m de diamètre) destiné à équiper une Ariane 5ME loin d être décidée, malgré l insistance allemande ; elle pourrait être la version du compromis avec un étage cryogénique allongé avec réservoirs à fonds séparés (4 m de diamètre) ; sa hauteur passerait à 68,5 m (contre 54,8 m pour l Ariane 5-ECA actuelle!)? ce qui aura une incidence sur l infrastructure d intégration et l ensemble de lancements n 3 au CSG. La version 6.4 (10 à 11 t en GTO) aura 4 propulseurs P120 à enveloppes composites bobinées, au lieu de 2 pour Ariane 6.2 ; celui-ci équipera le futur lanceur Vega C dont le financement doit être finalisé en décembre lors du Conseil ministériel ESA à Luxembourg. D aucuns de s interroger sur la disponibilité d Ariane 6.2 en Il est intéressant de comparer son calendrier de développement avec celui d Ariane 1 dans les années 70, à une époque où l Europe devait mettre au point le propulseur Viking et maîtriser la propulsion cryogénique avec le moteur HM7. On peut en déduire que l industrie européenne des systèmes spatiaux, qui est arrivée à maturité WEI n

18 VERSION ARIANE 1 ARIANE 6.2/6.4 Décision de démarrer le programme Juillet 1973 Décembre 2014 Financement acquis par l ESA Mi-1975 Courant 2015 Premier lancement de satellite Décembre 1979 Fin 2020 Défis technologiques Réalisation et qualification : - 1 er (4 propulseurs Viking à liquides stockables) et 2 ème étage (1 propulseur Viking) - 3 ème à propulsion cryogénique (1 HM7) - nouvel ensemble de lancements WEI n Réalisation et qualification : - propulseurs à poudre P140 - propulseur cryogénique optimisé Vulcain 2 - étage supérieur avec propulseur cryogénique réallumable Vinci Durée du développement Environ 77 mois Quelque 70 mois! Particularités de la gestion technique Années 70 : - pas d internet, ni PC performant - mise en place délicate d une organisation performante en Europe production Concurrents réels sur le marché du transport spatial Octobre 2014 Space Information Center/Belgium - Lanceurs US dérivés de missiles stratégiques : Delta, Atlas, Titan - Space Shuttle de la NASA Années 2010 : - Existence d une organisation industrielle compétente - Connexions haut débit entre les sites impliqués dans la - Lanceurs russes Proton, Angara - Lanceur américain Falcon 9 - Lanceur russo-ukrainien Zenit - Lanceur japonais H-III? 2.3. Projets privés américains de transport spatial : SpaceX et Blue Origin au secours de l accès des USA à la dimension de l espace! La NASA (avec les lanceurs Atlas-5 de Lockheed-Martin et Antares 130 d Orbital Sciences) et l US Air Force (avec Atlas 5) dépendent de la disponibilité et de la fiabilité de propulseurs de fabrication russe. Les nouveaux entrepreneurs pour les missions dans l espace volent au secours de leurs traditionnels fournisseurs pour mettre en œuvre des lanceurs de nouvelle génération, plus économiques et surtout plus américains. - SpaceX que l on doit au businessman Elon Musk produit en série ses lanceurs Falcon 9 v1 et leurs propulseurs kérolox Merlin. Ses lancements devraient se succéder en 2015 au rythme d un par mois et un quatrième ensemble de lancements sera mis en service en 2016 sur la côte de Boca Chica (Texas), près de la frontière avec le Mexique. En plus de ceux de Vandenberg (ex-slc-4, du LC-40 (ex-titan III) LC39A (ex-saturn V, ex-space Shuttle) au Cape Canaveral. - Blue Origin qui est l affaire de Jeff Bezos, le patron d Amazon.com, développe ses propres moteurs-fusées, à savoir les BE-3 (hydrogène liquide/oxygène liquide) et BE-4 (gaz naturel liquéfié/oxygène liquide) au secours de Boeing-Lockheed pour remplacer

19 les propulseurs kérolox de Russie. C est à peine croyable! Le créateur et propriétaire d Amazon.com, en décidant de se lancer dans l aventure spatiale avec un projet de véhicule réutilisable de transport spatial, a investi dans la conception et le développement de ses propres propulseurs, dits BE. Le BE-3 de 445 kn doit faire voler en 2015 le vaisseau New Shepard jusqu à 100 km d altitude. Le BE-4 de kn, qui doit être testé dès 2016, est destiné à équiper un lanceur de nouvelle génération qui doit succéder à Atlas V (propulsé par des moteurs russes) en étant plus économique. Tant SpaceX que Blue Origin veulent relever le(s) défi(s) d une frontière qui, jusqu ici, paraissait infranchissable : la mise au point et en œuvre d un système réutilisable pour aller dans l espace. Disposer d un lanceur dont le premier étage peut voler plusieurs fois à l instar d un avion est l objectif de tout transporteur spatial pour offrir des services à bas prix. A ce jour, l industrie aérospatiale, vivant des contrats gouvernementaux, n a guère manifesté de l intérêt pour un lanceur partiellement réutilisable qui allait remettre en cause la production en série de lanceurs ne servant qu une fois. Il faut d audacieux entrepreneurs, sur fonds propres, pour s aventurer hors de sentiers battus pour les technologies d accès à l espace Quatre nano-lanceurs privés en développement (au stade des études) sur le continent européen : North Star, S3, Arion, Bloostar Les entreprises se multiplient en Europe pour proposer, dans un contexte privé - pourquoi ne donnerait-il pas lieu à un PPP/Projet Public-Privé? -, un lanceur économique pour nano-satellites (Cubesats). Mais ces projets, s ils veulent se concrétiser avant la fin de la décennie, ont bien du mal à dépasser le stade des études de concepts et des essais de composants. Quatre sont en cours avec peu de certitude sur un calendrier de développement réaliste : - En Norvège, North Star est une famille de lanceurs à propulsion hybride que l entreprise NAMMO étudie dans le cadre du FLPP (Future Launchers Preparatory Program) et pour la reconversion de ses activités pour les fusées. En coopération avec Andoya Rocket Range, il veut réaliser à partir de 2020 des lancements d expériences scientifiques et de nano-satellites à partir des bases d Andoya et de Svalbard, au-delà du Cercle Arctique. Deux lanceurs à 2 étages sont à l étude : le North Star 1 pour des vols suborbitaux, North Star 2 pour des satellisations de 10 kg en orbite basse. - En Suisse, S3 (Swiss Space Systems) a obtenu du financement de Breitling et de banques helvétiques, ainsi que le soutien technologique de Dassault Aviation et de l ESA et de partenaires belges (Sonaca, VKI, Space Applications Services, UCL), pour faire voler le planeur-fusée réutilisable SOAR (Sub Orbital Aircraft Reusable) à partir d un Airbus A300 qui le larguera à m d altitude. La soute du SOAR, dont la structure est en cours de définition et qui sera propulsé par un moteur kérolox russe, sera aménagée soit pour des expériences en microgravité sur des trajectoires suborbitales, soit avec un petit étage doté d un propulseur russe pour satelliser jusqu à 250 kg. WEI n

20 - En Espagne, Arion est le projet de la jeune société PLD (Payload Aerospace SL) qui s est lancé dans la propulsion kérolox en vue de commercialiser une fusée-sonde (2 étages) et un petit lanceur de satellites (3 étages). Celui-ci pourra placer une centaine de kg en orbite basse. PLD mise sur un financement du gouvernement de Madrid et sur la coopération internationale, notamment en Europe. Aucun calendrier n est annoncé pour des tests en vol. - Egalement en Espagne, à Barcelone (Catalogne), Bloostar est à l étude chez zero2infinity à l affût de toute innovation qui veut rendre l espace plus proche de nous. La PME se lance dans le développement d un nano-lanceur destiné à la mise sur orbite, à la demande, de Cubesats. Le Bloostar est un système léger à trois étages, avec réservoirs gonflables, lancé à partir d un ballon stratosphérique, dont zero2infinity veut faire une spécialité pour des expériences à haute altitude. En septembre, le modèle expérimentateur d un micro-propulseur à liquides (kérozène-oxygène) sous pression a commencé ses essais au banc. Une démonstration de satellisation est planifiée pour Des clients se sont déjà manifestés pour utiliser Bloostar : il est question d un marché potentiel qui atteindrait plus de 100 millions Affaire à suivre Le Brésil spatial en pleine crise économique: pourra-t-il un jour lancer un satellite depuis Alcantara? Comme chacun sait, le Brésil a fait piètre figure à la Coupe du Monde de football dont il était l organisateur. Dans le domaine spatial, il pourrait faire mieux Pourtant, parmi les puissances «émergentes» dites BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le Brésil est la 6 ème au monde pour sa croissance économique. A la traîne dans la maîtrise des systèmes pour l espace, il s efforce de mettre en place une industrie spatiale performante. Mais il accuse un retard technologique pour les lancements de satellites depuis son territoire. Et ce, malgré les efforts de coopération internationale, entrepris notamment avec la Chine et l Ukraine. Il continue d accumuler les retards dans la mise en œuvre de lanceurs spatiaux depuis son centre d Alcantara, près de l équateur. On annonce qu une première satellisation sera tentée fin 2015 Soit avec leur lanceur national VLS 1 (avec 4 étages à propulsion solide) qui est en développement depuis les années 90. Soit avec le lanceur ukrainien Cyclone 4 (avec 3 étages à propulsion hypergolique avec des ergols toxiques) dans le cadre d un programme bilatéral, à des fins commerciales, qui a démarré en Les deux programmes sont sans cesse retardés à cause plus d un manque d organisation performante que de la faiblesse des ressources financières. Depuis décembre il y a une quinzaine d années -, Brasilia cherche à placer un engin sur orbite avec son lanceur national à 4 étages solides, le VLS 1. La première phase de développement s est soldée par trois échecs. Le dernier prit, le 22 août 2003, une tournure tragique avec l explosion de la fusée qui provoqua la mort de 21 ingénieurs et techniciens sur l ensemble de lancements. Celui-ci a été reconstruit pour servir aux versions VLS 1 (300 kg en orbite basse équatoriale) et VLS M (150 kg) en WEI n

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