En 1958, un an après le lancement du premier satellite artificiel

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "En 1958, un an après le lancement du premier satellite artificiel"

Transcription

1 Flux n 43 Janvier - Mars 2001 pp Les échanges technologiques entre la France et les États-Unis: les télécommunications spatiales ( ) Anne-Thérèse Nguyen En 1958, un an après le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik, l administration américaine réagit à l exploit soviétique et met en place la NASA (National Aeronautics and Space Administration). Dès lors, le développement des satellites de télécommunications aux États-Unis est fulgurant: - En août 1960, les Américains lancent Echo I, premier satellite de télécommunications; - En juillet 1962, Telstar effectue la première transmission d image de télévision transatlantique entre la station ATT (American Telephon and Telegraph) d Andover et la station française du CNET (Centre National d Étude des Télécommunications) de Pleumeur-Bodou; - En 1964 Syncom 1, premier satellite géostationnaire, est lancé; -Et en 1965, Early Bird (Intelsat 1) réalise la première liaison commerciale entre l Amérique du Nord et l Europe de l ouest. Dans le même temps, les réalisations françaises dans ce domaine restent, en comparaison, très minces: -La France met en place des infrastructures terrestres: la station de Pleumeur-Bodou reçoit les liaisons acheminées par Telstar; - Elle met au point et expérimente des fusées-sondes, comme Véronique, qui ne dépassent pas les 200 km d altitude, alors que le lancement d un satellite s effectue à km; -En 1965, le lanceur national Diamant A met sur orbite le premier satellite français nommé Astérix, satellite d observation scientifique. En 1965, le fossé technologique entre les États-Unis et la France sur le secteur du spatial apparaît donc flagrant. 20 ans plus tard, en 1985, l Europe possède son propre lanceur, Ariane dont le premier tir d essai remonte à décembre 1979, ses propres systèmes régionaux de télécommunications par satellite ECS(1) (European Communication Satellite), Eutelsat, la Dossier 17

2 Flux n 43 Janvier - Mars 2001 France a mis en place un réseau national de télécommunications spatiales Télécom 1 opérationnel début Si l Europe n a pas encore rattrapé son retard commercial, l essentiel du retard technologique est comblé: outre les parts de marché croissantes prise par Ariane dans le domaine des lanceurs, Télécom 1 est, d un point de vue technologique, comparable à SBS (Satellite Business System) lancé par IBM (International Business Machine) 4 ans plutôt. Il utilise un système d accès aux stations au sol, l AMRT (Accès Multiple à Répartition dans le Temps), mis en service la même année par Intelsat. C est le premier satellite au monde à fonctionner sur trois bandes de fréquences distinctes. De 1960 à 1985, en 25 ans, le fossé technologique s est donc très nettement réduit: ce constat amène à s interroger sur l existence et les modalités des échanges de technologies qui se sont effectués durant cette période entre la France et les États- Unis, et plus généralement entre l Europe et les États-Unis, sur la politique menée par chacun en matière de technologie spatiale et les motivations respectives de ces politiques. DÉFINIR UNE POLITIQUE TECHNOLOGIQUE: LES ENJEUX Un secteur stratégique Parce qu il constitue un terrain privilégié d affrontement dans le contexte de la guerre froide, et parce qu il interagit fortement avec le secteur de la défense, le domaine des télécommunications spatiales constitue, tant pour la France que pour les États- Unis, un secteur technologique stratégique(2). Cette dimension amène chaque protagoniste à peser les conséquences de ses choix et des orientations de sa politique technologique. En octobre 1957, le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik par l URSS ouvre l ère de la «course à l espace»: dès lors, la technologie spatiale devient un enjeu de la guerre froide, un champ d affrontement privilégié entre les deux grands; Spoutnik donne le signal d une course acharnée dont l enjeu est autant le prestige que la puissance. Si l espace représente un outil d affirmation symbolique du leadership pour les Américains et les Soviétiques, ses enjeux sont d autant plus importants que la technologie spatiale entretient à plusieurs titres d étroites relations avec le secteur de la défense. Le lien organique entre l accès à l espace et la capacité balistique pèse lourd dans le contexte de guerre froide qui prévaut alors. En effet, un lanceur de satellite utilise des techniques de propulsion analogues à celles utilisées pour la propulsion des missiles balistiques. Ainsi, la recherche pour le développement de lanceurs peut avoir des retombées sur la technologie des missiles et inversement. D autre part, technique spatiale et technique militaire s interpénètrent dans une dimension informationnelle: télécommunications et observation. Le satellite offre à la défense un potentiel d utilisation particulièrement opérationnel pour des applications militaires: il est capable d acheminer des liaisons de communications militaires fiables et protégées, c est également un instrument efficace pour effectuer des opérations d espionnage et des repérages de positionnement. Les missions du satellite français de télécommunications Télécom 1 constituent un bon exemple de cette double dimension: outre ses missions classiques de communications civiles, le satellite est prévu pour supporter des liaisons télégraphiques, téléphoniques et télématiques chiffrées et protégées contre les brouillages, essentiellement entre les PC et les navires de la Marine nationale d une part, et les forces en intervention ou en poste à l étranger d autre part(3). Ce lien entre technologie spatiale et techniques militaires impose donc une relation forte de la maîtrise de l espace avec les impératifs de sécurité nationale. Un moteur pour la croissance économique Outre leur caractère stratégique, les télécommunications spatiales sont également un secteur à forts enjeux économiques et industriels, qui participe à la croissance et à l emploi. La concurrence entre les quatre ou cinq grands groupes industriels du secteur est exacerbée. Elle se traduit par d importants efforts d investissement et de recherche-développement, dans un domaine où la maîtrise de la technique est déterminante. La structure du système de télécommunications par satellite intègre en effet de nombreux éléments dont la mise en œuvre repose sur des technologies de pointe complexes: le satellite lui-même se compose d une charge utile qui comprend l ensemble des éléments de télécommunication, et d une plateforme regroupant l ensemble des éléments permettant à la charge utile de fonctionner. Au sol, les stations de poursuite, télémesure et télécommande assurent le contrôle et la surveillance de l engin, tandis que les stations terrestres de réception relaient les liaisons avec les usagers. Enfin, il faut pouvoir disposer d un lanceur capable de placer l engin sur orbite(4). Le lobbying institutionnel permanent des grandes entreprises sur le secteur des télécommunications spatiales s explique notamment par l importance de cette dimension industrielle. 18 Dossier

3 Nguyen - Les échanges technologiques entre la France et les États-Unis: les télécommunications spatiales Un impératif politique : réduire le «technological gap» En 1965, alors que les télécommunications spatiales connaissent un réel essor en Amérique du Nord, les rapports produits par l OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique) constatent, dans l ensemble des secteurs technologiques, l avance des États-Unis par rapport à l Europe et à la France. L Europe souhaite bien sûr combler ce technological gap et décide d investir massivement dans les domaines de l électronique, de l informatique, de l énergie et du nucléaire. Les premiers projets de coopérations spatiale européenne(5) voient le jour: en 1962 se forment les premières organisations spatiales européennes, le CECLES-ELDO (6) (Centre européen pour la construction de lanceurs d engins spatiaux - European Launcher Development Organization) pour la construction de lanceurs lourds, et le CERS-ESRO(7) (Centre européen de recherches spatiales - European Space Research Organization), organisme responsable de la recherche et de la technique spatiale à des fins pacifiques. De leur côté et pour des motivations différentes, les États- Unis sont également favorables à un rattrapage européen. Le technological gap, loin de constituer pour eux un avantage, représente au contraire un handicap à la fois politique et économique: - Politique car il envenime les relations entre les États-Unis et l Europe dans un contexte de Guerre froide où les États-Unis ont besoin d alliés sur lesquels ils puissent compter; - Économique parce que, face à l URSS, l intérêt des Américains est d avoir un partenaire qui, à terme(8), soit fort. Les orientations politiques La définition d une politique spatiale résulte de l interaction des dimensions stratégiques, industrielles, économiques et politiques du secteur précédemment évoquées. Dans ce contexte, les grands axes de la politique américaine restent constants, déterminés par des objectifs clairement énoncés: au final, l objectif ultime consiste à garder le monopole à la fois en matière de défense et en matière économique, tout en coopérant avec les pays européens pour, entre autre, limiter les financements de la politique et de la recherche spatiales. Tant que ce monopole n est pas menacé, les États-Unis acceptent de collaborer sur les programmes scientifiques mais pas sur les projets commerciaux, sur les programmes civils et non sur les programmes militaires. Cette coopération prend la forme soit de transferts de technologies, soit de mises à disposition de capacités. Dans une perspective de réduction du technological gap, la position française et européenne poursuit elle aussi un objectif clairement fixé, c est d abord la recherche de l indépendance technologique: le but consiste à maîtriser les savoir-faire technologiques, en particulier en matière de construction de lanceurs, clé de l autonomie spatiale. Mais pour atteindre cet objectif, l Europe a besoin de l apport des capitaux et des technologies américains. La mise en œuvre de cette politique passe par le développement d une coopération inter-étatique qui bénéficie de l apport de technologies américaines mais qui à terme cherche à réduire au maximum la dépendance technologique vis à vis des États-Unis et les contraintes qu elle impose. La réalisation et le succès du premier tir d Ariane en décembre 1979 marque la fin de la dépendance européenne en matière de lanceurs et ouvre véritablement l ère spatiale européenne. L ATTITUDE DES ÉTATS-UNIS FACE À LA FRANCE ET ÀL EUROPE Comment se traduit concrètement cette volonté américaine de maintenir son monopole sur le secteur des télécommunications spatiales? Deux événements témoignent avec force de cette ambition politique: la création de l organisation spatiale Intelsat et l immédiate mainmise des États-Unis sur cette institution, la résolution NSAM 338 de La création d Intelsat Organisation spatiale internationale créée par la signature des accords de 1964, Intelsat pose les bases d une réelle coopération internationale en matière de systèmes de transmissions spatiales et initie la mise en place d un système mondial de télécommunications par satellite(9). Onze nations(10) signent à Washington cet accord intergouvernemental «établissant un régime provisoire applicable à un système commercial mondial des télécommunications par satellite», qui devient définitif après la conférence de 1969 et réunit dès lors 19 pays. Un comité intérimaire à session périodique, composé de représentants des pays membres, dirige l organisme. Au sein de cette organisation, les États-Unis sont représentés par la société Comsat (Communication Satellite Corporation), créée en 1963 pour exploiter le nouveau secteur des satellites. Le quota des États-Unis ne peut être inférieur à 50,6 %. Dossier 19

4 Flux n 43 Janvier - Mars 2001 Dès son origine, Intelsat constitue pour les États-Unis un moyen de garder la mainmise sur les systèmes de télécommunications spatiales(11): la création d un système mondial unique de télécommunications par satellite est l argument avancé par la Comsat pour soutenir l impossibilité d appartenir à la fois à Intelsat et à un autre système. De plus, elle justifie pour les États-Unis le refus de fournir des lanceurs pour tout satellite commercial indépendant. Ainsi, la position américaine au sein d Intelsat, qui consiste à revendiquer pour Intelsat un monopole en matière de télécommunications spatiales, protège les États-Unis de tout système concurrent. Cette attitude conduit à maintenir, voire creuser, davantage le fossé technologique qui donne à l industrie américaine un quasi-monopole dans le domaine de l utilisation commerciale de l espace. Le NSAM 338: défendre le monopole Le National Security Action Memorandum(12) n 338 est voté en septembre 1965, sous la présidence de Johnson. C est un texte à la fois très dur et très limitatif à l égard de l Europe en matière d assistance technologique sur le secteur des télécommunications spatiales. En effet, ce NSAM établit que les États- Unis ne devront pas apporter à d autres pays d assistance technique qui encouragerait significativement le développement de systèmes de communications par satellite. De plus, ils déclineront toute demande d une nation étrangère impliquant une assistance sur les satellites et les lanceurs, à moins toutefois que cette assistance ne soit obtenue en accord avec les règles d Intelsat et que les conditions d apport de cette assistance soient expressément spécifiées par écrit. Ce texte a très clairement pour objet de défendre le monopole américain sur le secteur des télécommunications spatiales, afin de limiter au maximum le développement des techniques de télécommunications spatiales en Europe. Des transferts de technologie limités: orienter le développement des systèmes spatiaux européens Toutefois, sous certaines conditions précisément circonscrites, les États-Unis effectuent des transferts de technologies au bénéfice de l Europe et de la France. Cette assistance technologique suit trois orientations successives. Le premier volet de la politique américaine consiste à soutenir les programmes européens scientifiques et non commerciaux. Dans cette perspective, les États-Unis offrent depuis 1955 des places gratuites à bord de leurs lanceurs pour les expérimentations scientifiques européennes. Ainsi, la NASA et le CNET signent des accords de collaboration: la NASA met à la disposition de la France des lanceurs américains pour lancer les premiers satellites scientifiques d observation mis au point par le CNET comme Eole ou FR1. Pour les Américains, cette attitude constitue également un moyen d éviter que les Européens cherchent à construire leurs propres lanceurs et acquièrent ce faisant la maîtrise des technologies de propulsion. Dans un deuxième temps, les États-Unis proposent à l Europe de renforcer les projets de coopération, afin de limiter les financements qui atteignent un pic aux États-Unis en matière de télécommunications spatiales. Les Américains proposent à l Europe de prendre part au projet de développement d un satellite scientifique pour une mission d exploration vers le Soleil ou vers Jupiter. Mais les Européens déclinent cette offre: ils sont en réalité plus intéressés par les applications économiques de l espace. Aussi, en 1967, la position américaine se trouve-t-elle contrainte d évoluer, afin d éviter une dispersion des nations européennes, notamment vers des efforts individuels en matière de défense. Comme le théorise en 1966 Mac Namara, secrétaire à la Défense, le but de la politique américaine consiste à détourner les nations européennes du développement de systèmes militaires nucléaires, en les orientant vers les techniques spatiales civiles auxquelles se consacre l ELDO(13), organisation spatiale européenne pour la construction de lanceurs d engins spatiaux. Et puisqu il n est pas possible de les empêcher de développer leur propre système de satellite de télécommunications(14), il faut les inciter à le faire dans le cadre réglementé d Intelsat. En juillet 1966, la NSAM 354 institue des modalités de coopération des États-Unis avec l ELDO pour le développement d un lanceur européen: ils fournissent des logiciels de vol, une assistance et des informations techniques, le concours d ingénieurs américains pour la mise au point d un lanceur utilisant un système de combustion liquide. Un an plus tard en juillet 1967, la NSAM 338 est révisée: elle pose un assouplissement des conditions d assistance technique des États-Unis dans le domaine des télécommunications spatiales: dans les limites fixées par des considérations de sécurité nationale, les États-Unis pourront décliner la mise à disposition de technologies spatiales à d autres nations, c est-à-dire si ces technologies sont critiques pour le développement de satellite de télécommunications, et s il a été déterminé que ces technologies seraient utilisées d une façon incompatible avec le concept et les implications de la poursuite du développement d un systè- 20 Dossier

5 Nguyen - Les échanges technologiques entre la France et les États-Unis: les télécommunications spatiales me global de communications par satellite commercial conforme aux accords de 1964 créant Intelsat. Ainsi, les États-Unis apportent effectivement à la France leurs technologies pour la mise au point de lanceurs; mais il s agit de lanceurs à propulsion à mélange liquide (hydrogène oxygène), afin d éviter l utilisation par la France de combustibles solides, employés pour la réalisation du programme américain de force de frappe. Les contradictions internes de la politique américaine se révèlent à l occasion de la demande des Français et des Allemands à disposer d un lanceur pour Symphonie À la fin des années 1960, la situation devient extrêmement complexe. Trois sujets sont alors étroitement liés: - La négociation du deuxième accord Intelsat qui débute au printemps 1969; -La réponse de la NASA pour le lancement par un engin américain de Symphonie, premier satellite régional qui porterait un premier coup au monopole d Intelsat; - Le développement d un lanceur européen que les Américains veulent éviter. Dans le cadre du programme Post Apollo, la NASA propose en 1969 aux pays européens le développement en commun d une navette et d une fusée à propulsion nucléaire pour les voyages interplanétaires. Le coût de ce programme est évalué à 10 milliards de dollars, et la participation européenne au financement s élèverait à 10 % de ce total. Or ce coût correspond justement pour l Europe à celui du développement de son projet de lanceur(15) qu elle serait contrainte d abandonner dans le cas où elle déciderait d accepter la participation à Post Apollo. L Europe demande alors en compensation la mise à disposition même payante de lanceurs, mais qui soient autorisés à placer sur orbite des satellites commerciaux. Dès lors, l attitude des États-Unis tend à fluctuer, car elle est la synthèse de différentes visions stratégiques et industrielles portées par différents lobbies (notamment les fabricants de satellite commerciaux comme Hughes, l armée, la NASA, les administrations). La question est de savoir s il vaut mieux perdre le monopole sur le secteur des lanceurs ou bien sur celui des satellites. Finalement, après bien des tergiversations, les États-Unis optent pour la seconde solution: en effet, le monopole sur les lanceurs n est plus jugé utile au moment où l on développe une navette qui doit rendre obsolète les lanceurs en cours de développement. Cette attitude aboutit au refus des Européens de participer au programme Post Apollo, ainsi qu à une conclusion des négociations Intelsat peu favorable à l Europe: l accord définitif autorise la mise au point et le lancement de satellites régionaux à condition que deux tiers des membres de l organisation soient d accord. Enfin, les Américains adoptent une position très dure dans l affaire du lancement du satellite franco-allemand Symphonie(16): en 1973, le lancement du satellite par le lanceur européen Europa se solde par un échec: Europa explose après 150 secondes de vol. La France et l Allemagne se tournent alors vers les États-Unis pour le lancement: la fusée américaine Thor-Delta lance Symphonie 1 en décembre 1974, mais les États-Unis ont posé comme condition au lancement le renoncement à toute utilisation commerciale du satellite. Au début des années 1970, il apparaît clairement que la politique spatiale des États-Unis qui consiste à limiter l assistance technologique à un cadre d application très stricte est déterminante dans la décision française et européenne de construire un lanceur européen, et de développer une filière spatiale complète et autonome(17). En 1973 naît l Agence spatiale européenne qui mettra au point le programme L3-S (lanceur n 3 de substitution) ou Ariane. L ATTITUDE DE LA FRANCE: L INDÉPENDANCE À TOUT PRIX Au début des années 1970, la position française, qui avait oscillé entre des programmes de collaboration avec les États-Unis et un développement indépendant, a atteint ses limites avec le refus des Américains de mettre fin à leur monopole sur les lanceurs et les satellites. En mars 1970, le rapport Aigrain(18) formule les grands axes de la politique spatiale française: à terme, l objectif poursuivi consiste dans la réalisation d un programme complet mené sur le plan national, ce qui nécessite l acquisition d une maîtrise autonome des technologies spatiales qui passe par le choix d une collaboration avec l Europe(19). Dans les faits, cette politique se traduit par l effort de la France dans la reconstruction de la politique des lanceurs européens sur des bases différentes d ELDO qui conduit à la création de l Agence spatiale européenne et la mise au point d Ariane, la participation au développement de systèmes régionaux européens comme ECS ou Eutelsat, la réalisation du programme national de télécommunications par satellite Télécom 1. Les pro- Dossier 21

6 Flux n 43 Janvier - Mars 2001 grammes spatiaux américains deviennent un modèle technologique que l Europe cherche à imiter. Le programme Télécom 1: relever le défi américain Le programme français Télécom1, conçu, réalisé et financé par la DGT (Direction générale des télécommunications), est un système de télécommunications dit domestique, c est-à-dire conçu pour un usage national. Les États-Unis ont une réelle avance sur ce type de réseaux: dès la fin des années 1970, quatre systèmes domestiques sont en place aux États-Unis, dont le premier, Westar, a été mis en place en 1974, soit 10 ans avant le lancement de Télécom1. Le concept Télécom1, tant dans les missions qu il doit remplir que dans les technologies qu il met en œuvre, a été défini en référence aux systèmes satellitaires domestiques américains; plus précisément, il est la copie fidèle du dernier système domestique mis en place aux États-Unis, SBS. Le programme américain de télécommunications par satellite SBS, mis au point par la firme IBM, voit le jour en Dans la décennie 1970, IBM a suivi les évolutions de l informatique et commencé à investir le secteur des télécommunications. Début 1978, IBM crée la filiale SBS, chargée de l élaboration et la mise en œuvre d un programme de satellites domestiques. Un rapport de mission de la DAII (Direction des Affaires Industrielles et Internationales) de janvier 1978 présente le nouveau projet d IBM: SBS constitue un réseau de télécommunications par satellite entièrement numérique et à très haute fréquence, tourné vers des applications télématiques pour les entreprises, à savoir des transferts de sons, d images, de données. C est un système à la fois intra et interentreprises. De même, la mission première de Télécom1 consiste dans l acheminement de liaisons télématiques professionnelles. En 1978, les conclusions du rapport Nora-Minc(20) sur L informatisation de la société confirment la pertinence du projet: il constate le fulgurant essor de la télématique et le développement des transferts de données qui constituent un marché en très forte expansion. Il pose le satellite comme moyen privilégié pour répondre efficacement à ces nouveaux besoins de communications. D autre part, ce rapport souligne que la menace pour l avenir vient du mariage des télécommunications et de l informatique en cours de réalisation sous l égide d IBM: la France doit réagir face à la menace de suprématie américaine pour dominer un secteur en pleine expansion. Jean-François Latour(21), directeur de Cabinet de Gérard Théry au moment de la mise en place du programme, déclare, à propos des origines du projet Télécom1: «nous étions obnubilés par SBS». «Devant la montée de la concurrence internationale dans le domaine de la télématique, la France se doit de relever certains défis et faire preuve d initiatives et d ambition. Le satellite Télécom1 constitue une double réponse nationale et à l exportation au géant IBM», dit Gérard Théry, directeur général des télécommunications, dans son discours d août 1979 sur la télématique en Europe. La DGT décide donc en 1978 la mise en place d un système domestique pour les télécommunications d entreprises. Par la suite, d autres missions viendront se greffer afin d assurer la rentabilité du système: vidéotransmission, liaisons avec les Départements d Outre-mer, communications militaires. Le programme Télécom1 revêt une dimension politique forte: répondre au défi américain et affirmer, notamment face aux États-Unis, la souveraineté et l autonomie technique de la France en matière de télécommunications spatiales. Conception technique de Télécom 1 Dans sa définition technique, Télécom1 présente, comme SBS, des spécificités récentes et modernes: en particulier, il utilise le système innovant de transmission AMRT, déjà développé sur le satellite franco-allemand Symphonie. Schématiquement, l AMRT permet à toutes les stations terriennes d émettre vers le satellite sur une fréquence commune: l émission s effectue de manière répétitive et non continue, ce qui permet le partage des capacités du satellite. La réalisation technique et industrielle du système est l occasion pour la France d affirmer son indépendance à l égard des industriels américains. En effet, l industrie américaine prend une part très faible dans la fabrication de Télécom1. En décembre 1979, IBM fait à la DGT la proposition de lui livrer un système dont tous les composants, lanceur, satellite, matériel embarqué et équipements au sol, soient ceux des systèmes les plus avancés. En fait, IBM propose tout simplement une exacte copie de SBS et se heurte à un refus de la DGT. Finalement, le seul industriel américain sollicité dans le cadre de la fabrication de Télécom1 est Ford aerospace pour la réalisation de la charge utile militaire, ce qui nécessite l obtention de licences d exportation de l Administration américaine. La fabrication du système est, conformément aux exigences du gouvernement qui a demandé que l industrie spatiale française réalise la part la plus importante possible du programme, essentiellement française: l industrie nationale réalise 60 % du système Télécom1. La conception du système repose sur une francisation maximale de composants issus de programmes européens: la plate-forme de Télécom1 est dérivée de celle du 22 Dossier

7 Nguyen - Les échanges technologiques entre la France et les États-Unis: les télécommunications spatiales satellite européen ECS, Télécom1 reprend le système de stabilisation sur 3 axes expérimenté sur le satellite franco-allemand Symphonie. Pour la maîtrise d œuvre du système, la DGT en 1980 porte son choix sur le constructeur Matra, allié à British aerospace, contre la proposition d Aérospatiale, allié à l industriel américain Ford et qui propose dans son offre de reprendre pour Télécom1 la technologie développée aux États-Unis pour le programme de satellite indien Insat. En août 1984, le lanceur européen Ariane 3 place Télécom1A sur orbite. Les deux autres satellites du système, Télécom 1B et Télécom 1C, sont lancés en mai 1985 et mars Malgré la perte définitive de Télécom1B à la suite d une panne en janvier 1988, le système Télécom1 reste opérationnel jusqu en Au cours des années 1980, les deux systèmes américain et français SBS et Télécom1 connaissent la même dérive: ils évoluent vers des services de types classiques. Ainsi, 10 % seulement de la capacité de SBS est utilisée pour le trafic interentreprises, le satellite achemine essentiellement des communications téléphoniques classiques et des émissions télévisées. De même, Télécom1, peu exploité pour les communications d entreprises, trouve un débouché fructueux et inattendu dans la transmission audiovisuelle. Si ses résultats commerciaux ne sont pas réellement convaincants, Télécom1 constitue indéniablement une performance technique(22) qui dépasse les prévisions. 25 ans ont donc été nécessaires pour que l Europe et la France comblent leur retard technologique sur les États-Unis dans le domaine des télécommunications spatiales. Durant cette période, la politique spatiale française suit deux axes principaux: le soutien d un programme spatial purement national, une participation active à des projets européens de coopération. Ce rattrapage est incontestablement un succès pour la France et son industrie spatiale qui dispose en 1985 des compétences techniques nécessaires pour mettre en place, dans la suite de Télécom1, un système de télécommunications par satellite de deuxième génération, Télécom2. Plus ambitieux d un point de vue technologique, le programme Télécom2 décidé en 1987 répond à un besoin de continuité des services rendus par Télécom1, avec une augmentation de la capacité et de la puissance des engins. Ce rattrapage marque également par certains aspects l échec d une politique américaine qui n a pas su, notamment à cause de l intransigeance des industriels du secteur, orienter selon ses choix le développement des systèmes de télécommunications spatiales européens en limitant les transferts de technologies à certains domaines. Les États-Unis ne sont pas parvenus à contenir la pression européenne, ni à guider l Europe vers des applications civiles non commerciales comme elle le prévoyait. Le succès français doit néanmoins être relativisé: la réalisation de Télécom1 sur le modèle d un système américain montre malgré tout que les États-Unis demeurent encore la référence par rapport à laquelle se conçoivent les nouveaux programmes de télécommunications spatiales. Anne-Thérèse Nguyen Sa thèse d École Nationale des Chartres, dirigée par le Professeur Pascal Griset, soutenue en 1998, porte sur Les satellites français de télécommunications Télécom Elle est actuellement responsable des archives historiques de BNP Paribas. Elle prépare une thèse de doctorat sous la direction du professeur Pascal Griset «De Symphonie à Télécom 2: la politique de la France dans les télécommunications spatiales». BNP PARIBAS O.A.V. - Archives historiques - 14, rue Bergère Paris cedex 09 tél: fax: Dossier 23

8 Flux n 43 Janvier - Mars 2001 NOTES (1) Le premier satellite de la série ECS est lancé en (2) cf. Lebeau André, L espace: les enjeux et les mythes, Paris, Hachette, 1998, 312 p. (3) Avec le programme Syracuse (système de radiocommunications utilisant un satellite), la France devient le troisième pays occidental après les États-Unis et la Grande-Bretagne à disposer d un système de télécommunications militaires par satellite indépendamment de l OTAN. (4) CNES, CENT, Télécommunications spatiales Secteur spatial Secteur terrien. Systèmes des télécommunications par satellite. Paris, 1983, 451 p. (5) Sur le développement de la coopération européenne en matière de télécommunications spatiales, voir Krige John, Russo Arturo, Sebesta Lorenza coll., Europe in space, , 1994, 210 p. (6) L ELDO regroupe la France, la Grande Bretagne, la RFA, l Australie, la Belgique, l Italie et les Pays-Bas. (7) L ESRO regroupe la Grande Bretagne, la France, l Italie, les Pays-Bas, la Belgique, la RFA, la Suède, la Suisse, le Danemark et l Espagne. (8) Cet argument est valable jusqu à la crise de (9) cf. Voge Jean, «INTELSAT et l organisation mondiale des télécommunications par satellite» dans Le Bulletin de l IDATE n 6, décembre 1966, p (10) Australie, Cité du Vatican, Danemark, Espagne, États- Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume Uni. (11) cf. Voge Jean, «Les télécommunications de l aprèsguerre: de l oiseau du matin aux démons de midi, les 25 ans d Intelsat» dans Le Bulletin de l IDATE n 38, 4e trimestre 1989, p (12) Sur les NSAM successifs, voir Butrica Andrew J. ed., Beyond the ionosphere: fifty years of satellite communication, Washington, 1997, 317 p. (13) Créé en mars 1962, l ELDO regroupe la France, la Grande Bretagne, la RFA, l Australie, la Belgique, l Italie et les Pays-Bas. L organisation est dissoute en (14) En juin 1967 la France et la RFA signent un accord pour la réalisation en commun d un satellite franco-allemand de télécommunications, baptisé Symphonie. (15) cf. Bouillot Jean-Claude, Orye Raymond, «Le programme de lanceur lourd européen» dans Bulletin des PTT de France n 6, décembre 1975, p (16) En juin 1967, les gouvernements de France et de RFA signent l accord instituant le programme de satellite Symphonie, qui inaugure avec succès le développement de systèmes régionaux ou nationaux de satellites en Europe. (17) cf. Chadeau Emmanuel dir., L ambition technologique, naissance d Ariane, Paris, Rive droite, 1995, XXII-470 p. (18) Le ministre du Développement industriel et scientifique, Xavier Ortoli, a confié à un groupe de réflexion présidé par Pierre Aigrain, délégué général à la recherche scientifique et technique, une mission de recensement des objectifs possibles de la politique spatiale nationale. (19) cf. Baledent Sophie, «La politique spatiale des télécommunications de l après-guerre à nos jours» dans Cahiers d Histoire des PTT n 1, 1985, p (20) Minc Alain, Nora Simon, L Informatisation de la société, Paris, la Documentation française, 1978, 163 p. (21) Entretien avec Jean-François Latour, 24 février (22) Gailhardis Philippe, «Télécom 1 : bilan et perspectives» dans Revue française des télécommunications n 70, octobre 1989, p Dossier

Directives pour l évaluation des participations d astrophilatélie

Directives pour l évaluation des participations d astrophilatélie FEDERATION INTERNATIONALE DE PHILATELIE SECTION FOR ASTROPHILATELY Directives pour l évaluation des participations d astrophilatélie Article 1 : Exposition en compétition Principe fondamental (réf. GREV

Plus en détail

Histoire. Chapitre n. : La Guerre froide

Histoire. Chapitre n. : La Guerre froide Histoire Chapitre n. : La Guerre froide I) Le monde en 1945 : Des espoirs de paix rapidement déçus Problématiques : Quels sont les principes, les objectifs et le fonctionnement de l ONU? Comment s organisent

Plus en détail

Les fusées Ariane. Par Jennifer MOULLET, 3 3

Les fusées Ariane. Par Jennifer MOULLET, 3 3 Les fusées Ariane Par Jennifer MOULLET, 3 3 Sommaire: I) le contexte A: recommencer après un échec B: de nombreux enjeux internationaux et un grand succès II) présentation des fusées A: Généralités B:

Plus en détail

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/C.1/L.320

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/C.1/L.320 Nations Unies A/AC.105/C.1/L.320 Assemblée générale Distr. limitée 30 octobre 2012 Français Original: anglais et russe Comité des utilisations pacifiques de l espace extra-atmosphérique Sous-Comité scientifique

Plus en détail

M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense. Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA

M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense. Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA MINISTÈRE DE LA DÉFENSE M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA A Toulouse, le 9 juillet 2015 Seul le prononcé fait foi Page 1 sur

Plus en détail

LES RELATIONS INTERNATIONALES (1945-1991) LES DEUX GRANDS

LES RELATIONS INTERNATIONALES (1945-1991) LES DEUX GRANDS LES RELATIONS INTERNATIONALES (1945-1991) LES DEUX GRANDS HTTP://WWW.BASELYNE.NET A AFFRONTEMENT DES DEUX BLOCS Les 2 blocs et les grandes crises, 1960-1975 Explosions ou premiers engins opérationnels

Plus en détail

Biographie des auteurs

Biographie des auteurs Philippe Achilleas. Maître de conférences et vice-doyen chargé des relations internationales à la Faculté Jean Monnet à Sceaux (Université Paris-Sud 11), il dirige notamment le master spécialité droit

Plus en détail

RÈGLEMENT SPÉCIFIQUE ET DIRECTIVES POUR L ÉVALUATION EN ASTROPHILATÉLIE AUX EXPOSITIONS PATRONNÉES PAR LA FFAP

RÈGLEMENT SPÉCIFIQUE ET DIRECTIVES POUR L ÉVALUATION EN ASTROPHILATÉLIE AUX EXPOSITIONS PATRONNÉES PAR LA FFAP FÉDÉRATION FRANÇAISE DES ASSOCIATIONS PHILATÉLIQUES RÈGLEMENT SPÉCIFIQUE ET DIRECTIVES POUR L ÉVALUATION EN ASTROPHILATÉLIE AUX EXPOSITIONS PATRONNÉES PAR LA FFAP Préambule Le présent texte est issu de

Plus en détail

La politique de la France en matière de télécommunications spatiales 1960-2000

La politique de la France en matière de télécommunications spatiales 1960-2000 La politique de la France en matière de télécommunications spatiales 1960-2000 Michel GUILLOU Université de Rennes I, ENSSAT Lannion Mots clés Télécommunications spatiales, Satellites de télécommunication,

Plus en détail

Les Télécommunications

Les Télécommunications Les Télécommunications HISTORIQUE DES TELECOMMUNICATIONS Depuis la nuit des temps, l'homme cherche à transmettre ses connaissances, son vécu à travers différentes méthodes. Dans les premiers millénaires,

Plus en détail

Note de conjoncture Brevets Bilan 1996

Note de conjoncture Brevets Bilan 1996 INSTITUT DE RECHERCHE EN PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE HENRI-DESBOIS Le 29 mai 1997 Note de conjoncture Brevets Bilan 1996 En bref 1 Nombre de demandes de brevets désignant la France toutes voies confondues

Plus en détail

Orolia annonce ses résultats annuels 2007

Orolia annonce ses résultats annuels 2007 Orolia annonce ses résultats annuels 2007 Un chiffre d affaires consolidé en hausse de 47% par rapport au chiffre d affaires reconstitué 1 de 2006 Paris, le 30 avril 2008 - Orolia SA (NYSE Euronext Paris

Plus en détail

Table des matières. PARTIE 1 Contexte des activités spatiales

Table des matières. PARTIE 1 Contexte des activités spatiales Table des matières Biographie des auteurs... 5 PARTIE 1 Contexte des activités spatiales Le droit international de l espace... 13 SECTION 1 Règles relatives au statut de l espace extra-atmosphérique...

Plus en détail

L état de l industrie aérospatiale canadienne

L état de l industrie aérospatiale canadienne Le 2013 rapport Report 2014 L état de l industrie aérospatiale canadienne Survol de la présentation Contexte L écosystème aérospatial canadien L impact économique L innovation (R et D) La production d

Plus en détail

ORGANISMES NATIONAUX DE FACILITATION DU COMMERCE

ORGANISMES NATIONAUX DE FACILITATION DU COMMERCE NATIONS UNIES COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE ORGANISMES NATIONAUX DE FACILITATION DU COMMERCE RECOMMANDATION n 4, deuxième édition, adoptée par le Centre des Nations Unies pour la facilitation du

Plus en détail

Pourquoi et comment le monde se divise-t-il après 1945? I/DEUX BLOCS FACE A FACE ( p90/91)

Pourquoi et comment le monde se divise-t-il après 1945? I/DEUX BLOCS FACE A FACE ( p90/91) LA GUERRE FROIDE p82 à 89 Fiche d objectifs/plan détaillé Pourquoi et comment le monde se divise-t-il après 1945? I/DEUX BLOCS FACE A FACE ( p90/91) Comment à partir de 1947, Etats-Unis et l URSS s affrontent-ils

Plus en détail

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION On constate trois grandes phases depuis la fin de la 2 ème guerre mondiale: 1945-fin 50: Deux blocs économiques et

Plus en détail

Avant de commencer : Pour un bref rappel de notre progression dans le programme

Avant de commencer : Pour un bref rappel de notre progression dans le programme H5 La guerre froide Avant de commencer : Pour un bref rappel de notre progression dans le programme Le monde d aujourd hui Pour un essai de compréhension de l élaboration du monde d aujourd hui à partir

Plus en détail

Baccalauréat Technologique. Session 2014-2015. Histoire- Géographie. Série : STMG

Baccalauréat Technologique. Session 2014-2015. Histoire- Géographie. Série : STMG Baccalauréat Technologique Devoir Commun Session 2014-2015 ***** Histoire- Géographie Série : STMG Durée : 2h30 Coefficient : 2 Les calculatrices ne sont pas autorisées Le candidat doit répondre à toutes

Plus en détail

COMBIEN NOUS COÛTE L APPRÉCIATION DE L EURO?

COMBIEN NOUS COÛTE L APPRÉCIATION DE L EURO? COMBIEN NOUS COÛTE L APPRÉCIATION DE L EURO? Département analyse et prévision de l OFCE L année 2003 aura été assez désastreuse pour la zone euro sur le plan des échanges extérieurs, qui ont contribué

Plus en détail

ÉVALUATION DES POSITIONS ORBITALES

ÉVALUATION DES POSITIONS ORBITALES ÉVALUATION DES POSITIONS ORBITALES APPARTENANT AU PATRIMOINE COMMUN ÉTUDE préparée par Margarita Dilley Décembre 2010 I. SYNTHÈSE Nous avons estimé que la valeur du droit à exploiter les positions appartenant

Plus en détail

Analyse de l image touristique de la France et de son positionnement à l étranger

Analyse de l image touristique de la France et de son positionnement à l étranger Analyse de l image touristique de la France et de son positionnement à l étranger Ipsos / Maison de la France Synthèse Jeudi 18 janvier 2007 Ipsos Public Affairs Contacts : Joachim Soëtard 01 41 98 92

Plus en détail

Eutelsat: 30 ans de croissance ininterrompue

Eutelsat: 30 ans de croissance ininterrompue Eutelsat: 30 ans de croissance ininterrompue Dans la société numérique d aujourd hui, les satellites constituent une source privilégiée de bande passante, offrant une couverture de tous les territoires,

Plus en détail

RAPPORT. 1. Appréciation générale des problématiques de cybersécurité

RAPPORT. 1. Appréciation générale des problématiques de cybersécurité Réponse de la France à la résolution 68/243 relative aux «Développements dans le domaine de l information et des télécommunications dans le contexte de la sécurité internationale» RESUME ANALYTIQUE A titre

Plus en détail

MANDAT DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE (2012-2020)

MANDAT DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE (2012-2020) MANDAT DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE (2012-2020) 20 avril 2012 Washington, DC MANDAT DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE (2012-2020) I. OBJECTIFS, FONCTIONS ET MISSIONS OBJECTIFS DU GROUPE D ACTION FINANCIÈRE

Plus en détail

COMITE D INVESTISSEMENT

COMITE D INVESTISSEMENT COMITE D INVESTISSEMENT COMPTE-RENDU DU 9 SEPTEMBRE 2014 ENVIRONNEMENT MACRO-ECONOMIQUE 1. L ETE AUX ETATS-UNIS Croissance au deuxième trimestre Fort rebond du PIB au deuxième trimestre +4% et le déclin

Plus en détail

Chronologie 1945 Conférences de Yalta et de Potsdam Fondation de l'organisation des Nations Unies

Chronologie 1945 Conférences de Yalta et de Potsdam Fondation de l'organisation des Nations Unies Chronologie 1945 Conférences de Yalta et de Potsdam Fondation de l'organisation des Nations Unies 1946 Discours de Churchill à Fulton 1947 Proclamation de la doctrine Truman Création du Kominform Élaboration

Plus en détail

24 heures. dans la vie d Orrick Rambaud Martel

24 heures. dans la vie d Orrick Rambaud Martel 24 heures dans la vie d Orrick Rambaud Martel Fusions & acquisitions Droit boursier Financements Droit bancaire Marchés de capitaux Titrisation Capital investissement LBO Capital risque Contentieux Arbitrage

Plus en détail

Fusions & Acquisitions Magazine Mars/Avril 2012 Laurent Des Places, Associé, Secteur Automobile Florent Steck, Associé, Transaction Services

Fusions & Acquisitions Magazine Mars/Avril 2012 Laurent Des Places, Associé, Secteur Automobile Florent Steck, Associé, Transaction Services Fusions & Acquisitions Magazine Mars/Avril 2012 Laurent Des Places, Associé, Secteur Automobile Florent Steck, Associé, Transaction Services Avec l aimable autorisation de Fusions & Acquisitions Magazine

Plus en détail

Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement

Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement Gabriel Colletis Jean-Philippe Robé Robert Salais Athènes 2 Juin2015 Plan Quelques remarques

Plus en détail

L IMPLANTATION DES FIRMES CHINOISES ET INDIENNES EN EUROPE

L IMPLANTATION DES FIRMES CHINOISES ET INDIENNES EN EUROPE MINISTERE DE L ECONOMIE, DE L INDUSTRIE ET DE L EMPLOI DIRECTION GENERALE DE LA COMPETITIVITE DE L INDUSTRIE ET DES SERVICES L IMPLANTATION DES FIRMES CHINOISES ET INDIENNES EN EUROPE DERNIERES TENDANCES

Plus en détail

La publication, au second

La publication, au second Les entreprises industrielles françaises de plus en plus impliquées dans les NTIC Malgré l adoption accélérée des différents outils des nouvelles technologies de l information et de la communication (NTIC)

Plus en détail

Le Président de la République est le responsable

Le Président de la République est le responsable LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Le Président de la République est le responsable suprême de la politique de défense. A ce titre, il est le garant de l indépendance nationale, de l intégrité du territoire

Plus en détail

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux chocs importants ont affecté le comportement des prix de détail des principaux pays

Plus en détail

FAITS ESSENTIELS. L intensité du savoir croissante des économies de la zone

FAITS ESSENTIELS. L intensité du savoir croissante des économies de la zone FAITS ESSENTIELS La présente édition du Tableau de bord de la science, de la technologie et de l industrie indique que l intensité du savoir des économies de la zone OCDE a poursuivi sa progression ces

Plus en détail

La politique de la propriété intellectuelle dans les contrats de l Agence spatiale européenne

La politique de la propriété intellectuelle dans les contrats de l Agence spatiale européenne La politique de la propriété intellectuelle dans les contrats de l Agence spatiale européenne 1. L Agence spatiale européenne, ou plus familièrement «ESA», est une organisation intergouvernementale créée

Plus en détail

PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS

PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS Contribution du Directeur général Original : anglais 21 mai 2010 PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS I. CONTEXTE 1. L article III (a) de l Accord ITSO dispose que «En tenant compte de l établissement

Plus en détail

TRANSMISSION PAR SATELLITES

TRANSMISSION PAR SATELLITES TRANSMISSION PAR SATELLITES 1 HISTORIQUE 1957 : premier satellite. 1962 : premier satellite de télécommunication (Telstar1 d ATT). 1965 : premier satellite géostationnaire (Early-Bird Intelsat1) (240 circuits).

Plus en détail

1. Conjuguer stratégies globales et intérêt national

1. Conjuguer stratégies globales et intérêt national 1. Conjuguer stratégies globales et intérêt national Laurent Faibis, Président de Xerfi Découvrez la vidéo : «Conjuguer stratégies globales et intérêt national» Comment conjuguer la logique de nos firmes

Plus en détail

MESURER LA MONDIALISATION: LE POIDS DES MULTINATIONALES DANS LES ÉCONOMIES DE L'OCDE

MESURER LA MONDIALISATION: LE POIDS DES MULTINATIONALES DANS LES ÉCONOMIES DE L'OCDE ORGANISATION DE COOPÉRATION ET DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUES ORGANISATION FOR ECONOMIC CO-OPERATION AND DEVELOPMENT MESURER LA MONDIALISATION: LE POIDS DES MULTINATIONALES DANS LES ÉCONOMIES DE L'OCDE GUIDE

Plus en détail

Gestion externalisée du recrutement. Gilles DIET, HR Marketing & Recruitment

Gestion externalisée du recrutement. Gilles DIET, HR Marketing & Recruitment EADS Astrium «L espace, votre univers, notre métier» ou Comment optimiser la gestion de vos ressources par l outsourcing du recrutement, de l intérim et des achats de prestations intellectuelles : une

Plus en détail

Eutelsat Communications

Eutelsat Communications Eutelsat Communications Réunion Actionnaires à Aix les Bains Le 17 juin 2013 Lisa Finas Relations Investisseurs Agenda Eutelsat et le monde du satellite L activité du Groupe Eutelsat Une performance financière

Plus en détail

CONCOURS DE PROCÈS-SIMULÉ EN DROIT INTERNATIONAL CHARLES-ROUSSEAU 2015 Une activité du Réseau francophone de droit international (RFDI)

CONCOURS DE PROCÈS-SIMULÉ EN DROIT INTERNATIONAL CHARLES-ROUSSEAU 2015 Une activité du Réseau francophone de droit international (RFDI) CONCOURS DE PROCÈS-SIMULÉ EN DROIT INTERNATIONAL CHARLES-ROUSSEAU 2015 Une activité du Réseau francophone de droit international (RFDI) ANNEXE 2 du Règlement du Concours EXPOSÉ DES FAITS Cour internationale

Plus en détail

Madame la Présidente, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs les Délégués,

Madame la Présidente, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs les Délégués, Madame la Présidente, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs les Délégués, Le Ministre belge de la Coopération au développement, monsieur Armand De Decker, aurait bien voulu être des nôtres

Plus en détail

Normes du CAD pour une évaluation de qualité. (pour période d application)

Normes du CAD pour une évaluation de qualité. (pour période d application) Réseau du CAD sur l évaluation Normes du CAD pour une évaluation de qualité (pour période d application) Les normes présentées dans ce document ont été approuvées par les membres du Réseau CAD sur l Évaluation

Plus en détail

CONTRIBUTION DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL REGIONAL SUR LA DESSERTE AERIENNE DE LA REUNION. Assemblée plénière du 24 septembre 2002

CONTRIBUTION DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL REGIONAL SUR LA DESSERTE AERIENNE DE LA REUNION. Assemblée plénière du 24 septembre 2002 CONTRIBUTION DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL REGIONAL SUR LA DESSERTE AERIENNE DE LA REUNION Assemblée plénière du 24 septembre 2002 Adoptée à l unanimité des membres présents et représentés Introduction

Plus en détail

lancent la Chaire SIRIUS :

lancent la Chaire SIRIUS : COMMUNIQUE DE PRESSE Toulouse, le 21 octobre 2013 Le CNES, Astrium, Thales Alenia Space, Toulouse Business School, & l Université Toulouse I Capitole, lancent la Chaire SIRIUS : La première Chaire internationale

Plus en détail

N 1470 ASSEMBLÉE NATIONALE

N 1470 ASSEMBLÉE NATIONALE N 1470 ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 TREIZIÈME LÉGISLATURE Enregistré à la Présidence de l Assemblée nationale le 17 février 2009. RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES

Plus en détail

Focus sur. métiers administratifs et comptables. métiers. les. De quoi parle-t-on? La piste DÉCEMBRE 2014. des

Focus sur. métiers administratifs et comptables. métiers. les. De quoi parle-t-on? La piste DÉCEMBRE 2014. des La piste des métiers Focus sur les métiers administratifs et comptables L es métiers administratifs et comptables représentent environ 20% des emplois de Poitou-Charentes. Ils ne forment pas pour autant

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/13/INF/8 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 1 ER MAI 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Treizième session Genève, 19 23 mai 2014 RÉSUMÉ DE L ÉTUDE SUR LE RÔLE DES BREVETS

Plus en détail

PESC - PSDC SEAE ATHENA EUROPOL EUROJUST. www.europarl.fr CLAUSE DE SOLIDARITÉ. ARMéE EUROPEENNE COMMISSION PARLEMENTAIRE CLAUSE DE DEFENSE MUTUELLE

PESC - PSDC SEAE ATHENA EUROPOL EUROJUST. www.europarl.fr CLAUSE DE SOLIDARITÉ. ARMéE EUROPEENNE COMMISSION PARLEMENTAIRE CLAUSE DE DEFENSE MUTUELLE CLAUSE DE DEFENSE MUTUELLE HAUT REPRÉSENTANT POUR LES AFFAIRES ETRANGÈRES ET LA POLITIQUE DE SÉCURITÉ COMMISSION PARLEMENTAIRE AFET COMMISSION PARLEMENTAIRE SEDE ARMéE EUROPEENNE ATHENA EUROPOL EUROJUST

Plus en détail

Des mineurs non accompagnés suivent des cours de grec dans un centre d'accueil.

Des mineurs non accompagnés suivent des cours de grec dans un centre d'accueil. Des mineurs non accompagnés suivent des cours de grec dans un centre d'accueil. Albanie Allemagne Andorre Autriche Belgique Chypre Danemark Espagne Estonie Finlande France Grèce Irlande Islande Italie

Plus en détail

Autorité de régulation des communications électroniques et des postes

Autorité de régulation des communications électroniques et des postes Autorité de régulation des communications électroniques et des postes Décision n o 2012-1241 du 2 octobre 2012 fixant les conditions d utilisation des fréquences par les stations radioélectriques du service

Plus en détail

Instant evolution à l ère du numérique. Faites de la technologie votre atout compétitivité

Instant evolution à l ère du numérique. Faites de la technologie votre atout compétitivité Instant evolution à l ère du numérique Faites de la technologie votre atout compétitivité On sous-estime facilement la distance parcourue en aussi peu de temps, de même que l ampleur des changements qu

Plus en détail

41 ème Réunion du Comité permanent Bonn, Allemagne, 27-28 novembre 2013. ORDRE DU JOUR PROVISOIRE ANNOTÉ ET PROGRAMME DE LA RÉUNION (18 novembre 2013)

41 ème Réunion du Comité permanent Bonn, Allemagne, 27-28 novembre 2013. ORDRE DU JOUR PROVISOIRE ANNOTÉ ET PROGRAMME DE LA RÉUNION (18 novembre 2013) Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage Secrétariat assuré par le Programme des Nations Unies pour l Environnement 41 ème Réunion du Comité permanent Bonn,

Plus en détail

LE CENTRE EUROPÉEN DE RECHERCHE EN POLITIQUE SOCIALE

LE CENTRE EUROPÉEN DE RECHERCHE EN POLITIQUE SOCIALE LE CENTRE EUROPÉEN DE RECHERCHE EN POLITIQUE SOCIALE Photo de couverture basé sur un Orthophoto de la Stadtvermessung Wien, Bildflug: BEV Organisation intergouvernementale de recherche dans le domaine

Plus en détail

Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse

Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse Neuchâtel, 2008 Formation de degré tertiaire La population âgée de 25 à 64 ans ayant achevé une formation de degré tertiaire 1 constitue un réservoir

Plus en détail

REGARDS SUR L ÉDUCATION 2013 : POINTS SAILLANTS POUR LE CANADA

REGARDS SUR L ÉDUCATION 2013 : POINTS SAILLANTS POUR LE CANADA REGARDS SUR L ÉDUCATION 2013 : POINTS SAILLANTS POUR LE CANADA Regards sur l éducation est un rapport annuel publié par l Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et portant sur

Plus en détail

10/11/2015 Insee Services Tourisme Transports Trente cinq ans de services d'information et de communication L'essor des logiciels

10/11/2015 Insee Services Tourisme Transports Trente cinq ans de services d'information et de communication L'essor des logiciels Trente cinq ans de services d information et de communication L'essor des logiciels Aurélien Lavergne et Thierry Méot, division Services, Insee Insee Première N 1575 novembre 2015 Résumé En, la valeur

Plus en détail

Secrétariat général. Service de défense de sécurité et d intelligence économique

Secrétariat général. Service de défense de sécurité et d intelligence économique Secrétariat général Service de défense de sécurité et d intelligence économique ESTIMATION DES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DE MATIÈRES NUCLÉAIRES À PARTIR DES DONNÉES EMANANT DU CONTRÔLE NATIONAL RELATIF

Plus en détail

Les voyages spatiaux Sommaire :

Les voyages spatiaux Sommaire : Les voyages spatiaux Sommaire : 1 et 9: Les combinaisons spatiales. 2 : Laïka la chienne. 3 : Vivre et se nourrir dans l espace 4: Les 10 premiers hommes a avoir marché sur la lune 5: Marcher sur la lune

Plus en détail

LA FRANCE ATTIRE LES INVESTISSEMENTS ETRANGERS

LA FRANCE ATTIRE LES INVESTISSEMENTS ETRANGERS LA FRANCE ATTIRE LES INVESTISSEMENTS ETRANGERS La France : 4 e destination mondiale Une croissance du nombre de projet Après trois années de stabilité, le nombre des projets d investissements étrangers

Plus en détail

Faire de la liberté d'investissement un vecteur de croissance verte Table ronde sur la liberté d'investissement Avril 2011

Faire de la liberté d'investissement un vecteur de croissance verte Table ronde sur la liberté d'investissement Avril 2011 Faire de la liberté d'investissement un vecteur de croissance verte Table ronde sur la liberté d'investissement Avril 2011 Organisation de coopération et de développement économiques Division de l'investissement,

Plus en détail

LA RÉCEPTION DE LA TÉLÉVISION PAR SATELLITE EN EUROPE, AU MOYEN-ORIENT ET EN AFRIQUE DU NORD ENREGISTRE UNE CROISSANCE À DEUX CHIFFRES EN 24 MOIS

LA RÉCEPTION DE LA TÉLÉVISION PAR SATELLITE EN EUROPE, AU MOYEN-ORIENT ET EN AFRIQUE DU NORD ENREGISTRE UNE CROISSANCE À DEUX CHIFFRES EN 24 MOIS CP/40/10 LA RÉCEPTION DE LA TÉLÉVISION PAR SATELLITE EN EUROPE, AU MOYEN-ORIENT ET EN AFRIQUE DU NORD ENREGISTRE UNE CROISSANCE À DEUX CHIFFRES EN 24 MOIS Eutelsat présente les principaux résultats de

Plus en détail

L industrie automobile au Maroc

L industrie automobile au Maroc المملكة المغربية Royaume du Maroc Département des Statistiques des Echanges Extérieurs L industrie automobile au Maroc -Performance à l export- -Décembre 203- Introduction L ouverture commerciale et la

Plus en détail

COMPRENDRE CE QU EST L OTAN

COMPRENDRE CE QU EST L OTAN COMPRENDRE CE QU EST L OTAN LES ORIGINES DE L ALLIANCE Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l Europe de l Est et l Europe de l Ouest se sont trouvées séparées par les divisions idéologiques et politiques

Plus en détail

La première liaison de télévision transatlantique par satellite, Andover-Pleumeur-Bodou Un certain 11 juillet 1962, la nuit où tout bascula

La première liaison de télévision transatlantique par satellite, Andover-Pleumeur-Bodou Un certain 11 juillet 1962, la nuit où tout bascula retour sur La première liaison de télévision transatlantique par satellite, Andover-Pleumeur-Bodou Un certain 11 juillet 1962, la nuit où tout bascula Michel Guillou Une curieuse boule blanche ou «champignon»

Plus en détail

Licence professionnelle Commerce interentreprises en milieu industriel

Licence professionnelle Commerce interentreprises en milieu industriel Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Commerce interentreprises en milieu industriel Université Jean Moulin Lyon 3 Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Paris, le 7 juillet 2009 RESULTATS COMMERCIAUX PREMIER SEMESTRE 2009. Faits marquants

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Paris, le 7 juillet 2009 RESULTATS COMMERCIAUX PREMIER SEMESTRE 2009. Faits marquants COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 7 juillet 2009 RESULTATS COMMERCIAUX PREMIER SEMESTRE 2009 Faits marquants semestrielle VP + VUL (S1 2008 S2 2009) o Europe 30 pays : + 0,2 point de part de marché (6,3 %

Plus en détail

La stratégie du Groupe BPCE

La stratégie du Groupe BPCE La stratégie du Groupe BPCE 2 edito Groupe BPCE est né en juillet 2009 de la volonté des groupes Banque Populaire et Caisse d Epargne de construire ensemble le deuxième groupe bancaire en France, un groupe

Plus en détail

Agricultural Policies in OECD Countries: Monitoring and Evaluation 2005. Les politiques agricoles des pays de l OCDE: Suivi et évaluation 2005.

Agricultural Policies in OECD Countries: Monitoring and Evaluation 2005. Les politiques agricoles des pays de l OCDE: Suivi et évaluation 2005. Agricultural Policies in OECD Countries: Monitoring and Evaluation 2005 Summary in French Les politiques agricoles des pays de l OCDE: Suivi et évaluation 2005 Résumé Le soutien accordé aux producteurs

Plus en détail

LES LANCEURS SPATIAUX

LES LANCEURS SPATIAUX Texte de la 266 e conférence de l'université de tous les savoirs donnée le 22 septembre 2000. LES LANCEURS SPATIAUX par Hubert CURIEN La conquête de l Espace par l Homme est, sans conteste, l un des plus

Plus en détail

Les projets de piscine 2012-2016

Les projets de piscine 2012-2016 Les projets de piscine 2012-2016 1. Le cadre institutionnel Article L. 112-1 à L. 112-5 du code de l éducation Article L. 122-1-1 du code l éducation Article D 122-1, D 122-2, D 122-3 et article annexe

Plus en détail

Pôle de compétitivité Aerospace Valley CIBLAGE MARCHE INTERNATIONAL

Pôle de compétitivité Aerospace Valley CIBLAGE MARCHE INTERNATIONAL Pôle de compétitivité Aerospace Valley Prestation de consultant Action Collective CIBLAGE MARCHE INTERNATIONAL Cahier des charges Accompagnement de PME à l international Réf. AV-2014-271 AEROSPACE VALLEY

Plus en détail

Avant propos. Cependant, il a été fait la remarque que les calculs effectués ne sont pas exempts de critiques. Le Bénin est un

Avant propos. Cependant, il a été fait la remarque que les calculs effectués ne sont pas exempts de critiques. Le Bénin est un Résumé Les pays en développement (PED) ont bénéficié, au cours de ces trente dernières années, de prêts considérables qui devraient permettre leur décollage rapide. Pour nombre d entre eux dont le Bénin,

Plus en détail

Ulrike MAYRHOFER, Professeur des Universités, IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3. Club d Affaires Franco-Allemand, Lyon, 12.09.

Ulrike MAYRHOFER, Professeur des Universités, IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3. Club d Affaires Franco-Allemand, Lyon, 12.09. Ulrike MAYRHOFER, Professeur des Universités, IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3 Club d Affaires Franco-Allemand, Lyon, 12.09.2011 Présentation du livre Quelques constats 1. Le management international

Plus en détail

Représenter les intérêts des pharmaciens indépendants dans la distribution du médicament en Europe

Représenter les intérêts des pharmaciens indépendants dans la distribution du médicament en Europe 2011 Représenter les intérêts des pharmaciens indépendants dans la distribution du médicament en Europe Parole du Président Sanastera s inscrit dans une dynamique européenne. Face à des pressions fortes

Plus en détail

Mémoire soumis au COMITÉ PERMANENT DES FINANCES DE LA CHAMBRE DES COMMUNES SUR L EMPLOI CHEZ LES JEUNES AU CANADA AVRIL 2014

Mémoire soumis au COMITÉ PERMANENT DES FINANCES DE LA CHAMBRE DES COMMUNES SUR L EMPLOI CHEZ LES JEUNES AU CANADA AVRIL 2014 Mémoire soumis au COMITÉ PERMANENT DES FINANCES DE LA CHAMBRE DES COMMUNES SUR L EMPLOI CHEZ LES JEUNES AU CANADA AVRIL 2014 D ici au 1 er juillet 2017, un million de Canadiens obtiendront leur premier

Plus en détail

Dîner Maroc Entrepreneurs

Dîner Maroc Entrepreneurs Entrepreneurs Conseil Dîner Maroc Entrepreneurs Enjeux et tendances des investissements directs étrangers au Maroc 19 avril 2004 1 Sommaire 1. Synthèse des enjeux et des tendances 2. Chiffres clefs Importations

Plus en détail

EXAMEN ANNUEL PAR LA COMMISSION

EXAMEN ANNUEL PAR LA COMMISSION COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 17.3.2015 COM(2015) 130 final EXAMEN ANNUEL PAR LA COMMISSION des rapports d activité annuels des États membres en matière de crédits à l exportation au sens du règlement

Plus en détail

Quelle politique de sanctions face à la prolifération?

Quelle politique de sanctions face à la prolifération? Quelle politique de sanctions face à la prolifération? Bruno Gruselle, Chargé de recherche (28 juin 2007) L utilisation de sanctions économiques s est largement développée au cours des années 1990, comme

Plus en détail

11 AOÛT 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE ET LE COMMERCE LE MEXIQUE

11 AOÛT 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE ET LE COMMERCE LE MEXIQUE 11 AOÛT 2015 NOTE SUR L ÉCONOMIE L ÉCONOMIE MEXICAINE Mexique Principaux indicateurs, 2014 Population (en millions) 119,7 PIB (en G$ US courants) 1 282,7 PIB par habitant (en $ US courants) 10 714,8 Taux

Plus en détail

Mention : Géopolitique

Mention : Géopolitique UNIVERSITE PARIS 8 VINCENNES SAINT-DENIS 2 rue de la Liberté - 93526 - SAINT-DENIS cedex Année 2015-2016 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Géopolitique Parcours en M2 : - Géopolitique locale

Plus en détail

Question 1- Quelle doit être à ton avis la force avec laquelle il faudrait jeter une pierre pour qu'elle tourne autour de la Terre?

Question 1- Quelle doit être à ton avis la force avec laquelle il faudrait jeter une pierre pour qu'elle tourne autour de la Terre? Les Satellites Introduction En astronomie, un satellite est décrit comme un corps céleste qui gravite autour d'une planète; ainsi la Lune est le satellite naturel de la Terre. En astronautique, il s'agit

Plus en détail

DES PERSPECTIVES DES COMMUNICATIONS 1999 RADIODIFFUSION

DES PERSPECTIVES DES COMMUNICATIONS 1999 RADIODIFFUSION CODE OECD ORGANISATION DE COOPÉRATION ET ORGANISATION FOR ECONOMIC DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUES CO-OPERATION AND DEVELOPMENT DES PERSPECTIVES DES COMMUNICATIONS 1999 RADIODIFFUSION Pays: France Rempli

Plus en détail

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale La comptabilité nationale recense deux types de production des intermédiaires financiers. La première est directement

Plus en détail

ECONOMIE DE LA SANTE

ECONOMIE DE LA SANTE ECONOMIE DE LA SANTE Isabelle HIRTZLIN UNIVERSITE DE PARIS 1 PANTHEON-SORBONNE 30 septembre 2015 Créé par : Isabelle HIRTZLIN ECONOMIE DE LA SANTE Isabelle HIRTZLIN ASSURANCE SOCIALE OU COMMERCIALE : QUELLES

Plus en détail

L ACTION DE LA FRANCE CONTRE LA PROLIFERATION. Document de travail présenté par la France

L ACTION DE LA FRANCE CONTRE LA PROLIFERATION. Document de travail présenté par la France L ACTION DE LA FRANCE CONTRE LA PROLIFERATION Document de travail présenté par la France «La prolifération des armes de destruction massive constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales.»

Plus en détail

Rapport semestriel au 30 juin 2015

Rapport semestriel au 30 juin 2015 A nthologie Rapport semestriel au 30 juin 2015 Le fonds 1. L environnement économique et financier 2015 Au premier semestre 2015, l économie mondiale a globalement évolué à des niveaux légèrement inférieurs

Plus en détail

United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization Organisation des Nations Unies pour I Education, la Scienceet la Culture

United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization Organisation des Nations Unies pour I Education, la Scienceet la Culture United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization Organisation des Nations Unies pour I Education, la Scienceet la Culture Réunion d Experts sur : L exploitation sexuelle des enfants, pornographie

Plus en détail

BAROMÈTRE EUROPÉEN DE L EMPLOI. 1 er trimestre 2013

BAROMÈTRE EUROPÉEN DE L EMPLOI. 1 er trimestre 2013 BAROMÈTRE EUROPÉEN DE L EMPLOI 1 er trimestre 2013 SOMMAIRE PANORAMA EUROPÉEN 1 BELGIQUE 2 FRANCE 3 ALLEMAGNE 4 IRLANDE 5 PRÉSENTATION Robert Walters présente la 1 ère édition de son Baromètre Européen

Plus en détail

Comment expliquer les différences d efforts de recherche et développement (R&D) entre les pays?

Comment expliquer les différences d efforts de recherche et développement (R&D) entre les pays? Comment expliquer les différences d efforts de recherche et développement (R&D) entre les pays? Le but de ce dossier pédagogique est de mieux comprendre les écarts constatés entre pays en matière d effort

Plus en détail

LES ENJEUX ACTUELS DE LA POLITIQUE

LES ENJEUX ACTUELS DE LA POLITIQUE LES ENJEUX ACTUELS DE LA POLITIQUE DES RESSOURCES HUMAINES DES ARMEES FRANÇAISES Jean Joana (Université Montpellier I/CEPEL) Les armées françaises ont été confrontées depuis dix ans à un bouleversement

Plus en détail

LA POLITIQUE SPATIALE DE

LA POLITIQUE SPATIALE DE LA POLITIQUE SPATIALE DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL L espace représente pour la France et pour l Europe dont elle ne peut ni ne doit être dissociée, un enjeu à la fois technique, scientifique,

Plus en détail

Atelier C09. Le live de la cellule de crise

Atelier C09. Le live de la cellule de crise Atelier C09 Le live de la cellule de crise Atelier C09 : le live de la cellule de crise Ordre de Jour Ouverture Introduction Simulation de crise : Cuba 1962 Présentation des résultats Questions / Discussion

Plus en détail

FAITS SAILLANTS. de la République populaire de Chine (SIPO) a été le seul

FAITS SAILLANTS. de la République populaire de Chine (SIPO) a été le seul Le nombre de dépôts de demandes en matière de propriété intellectuelle a poursuivi sur sa lancée d avant la crise, celui des dépôts de demandes de brevet augmentant à son rythme le plus fort en près de

Plus en détail

L investissement direct étranger à Taïwan en 2012

L investissement direct étranger à Taïwan en 2012 Résumé L investissement direct étranger à Taïwan en 212 L Union Européenne est le premier investisseur étranger à Taïwan (31,9 Mds USD en 212). Dans l autre sens, Taïwan est à l origine d environ 226 Mds

Plus en détail

WORKING PAPER L'EUROPE, L'AERONAUTIQUE ET L'ESPACE N 13-2008 INSTITUT EUROPEEN DES RELATIONS INTERNATIONALES ACADEMIA DIPLOMATICA EUROPAEA

WORKING PAPER L'EUROPE, L'AERONAUTIQUE ET L'ESPACE N 13-2008 INSTITUT EUROPEEN DES RELATIONS INTERNATIONALES ACADEMIA DIPLOMATICA EUROPAEA WORKING PAPER N 13-2008 L'EUROPE, L'AERONAUTIQUE ET L'ESPACE INSTITUT EUROPEEN DES RELATIONS INTERNATIONALES ACADEMIA DIPLOMATICA EUROPAEA 1 Academia Diplomatica Europaea WORKING PAPER N 13 2008 CONFERENCE

Plus en détail

Notes pour l intervention de Roch Denis, président de la CREPUQ et recteur de l Université du Québec à Montréal

Notes pour l intervention de Roch Denis, président de la CREPUQ et recteur de l Université du Québec à Montréal Notes pour l intervention de Roch Denis, président de la CREPUQ et recteur de l Université du Québec à Montréal «Enjeux de l internationalisation de l enseignement supérieur» Les soirées regards croisés

Plus en détail