Le paludisme grave est une maladie infectieuse redoutable. Prise en charge du paludisme grave de l adulte. m i s e a u p o i n t

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le paludisme grave est une maladie infectieuse redoutable. Prise en charge du paludisme grave de l adulte. m i s e a u p o i n t"

Transcription

1 Prise en charge du paludisme grave de l adulte Management of severe malaria in adults F. Bruneel* RÉsUmÉ SUMMARY Le paludisme à Plasmodium falciparum en zone d endémie reste une priorité mondiale de santé publique, avec une mortalité annuelle de près de 2 millions, en majorité en Afrique subsaharienne. Dans les zones non endémiques, la fréquence du paludisme d importation augmente, notamment en France, ou l on déplore environ cas par an, dont des formes graves pouvant conduire au décès dans 10 % des cas. La prise en charge du paludisme grave doit être réalisée en réanimation et associe la quinine intraveineuse, le traitement symptomatique des défaillances d organes et une surveillance continue rigoureuse. Aucun traitement adjuvant n a prouvé son efficacité. Les études réalisées en zone d endémie palustre suggèrent la supériorité de l artésunate sur la quinine. En revanche, des résistances ont été rapportées récemment pour l artéméther. La place des dérivés de l artémisinine dans le traitement du paludisme grave d importation reste donc à préciser. À ce jour, la meilleure façon de diminuer la mortalité de ce paludisme réside encore dans l amélioration de la prévention et de la prise en charge de l accès palustre simple. mots-clés : Paludisme - Réanimation - Quinine - Artémisinine - Prévention. Plasmodium falciparum malaria remains a major public health problem in endemic areas, with approximately 2 million deaths each year. In many non endemic areas worldwide, imported malaria is a growing problem, especially in France with 7000 cases annually, of whom 10% of the severe cases are fatal. The management of severe falciparum malaria must be performed in the ICU and includes specific antimalarial treatment by intravenous quinine, meticulous supportive treatment of organs failures, and strict continuous monitoring. No adjunct therapy has proved beneficial. From studies conducted in endemic areas, there is increasing evidence that artesunate is better than quinine, but the pertinence of this antimalarial drug remains to be clearly specified during severe imported malaria, especially in the context of recent emergence of resistance to artemether. Thus the best way to actually reduce the number of deaths caused by imported malaria still is to improve the quality of prevention and management of uncomplicated malaria. Keywords: Malaria - ICU - Quinine - Artemisinin - Prevention. Le paludisme grave est une maladie infectieuse redoutable. À la moindre suspicion, le plus souvent au retour d une zone d endémie palustre, le diagnostic doit être rapidement confirmé par la mise en évidence de Plasmodium falciparum dans le sang. Dès lors, la prise en charge en réanimation associe quinine par voie intraveineuse, traitement symptomatique des défaillances viscérales et surveillance rigoureuse. ÉPiDÉmioLogie Seul l accès à P. falciparum peut évoluer en quelques jours vers un paludisme grave potentiellement mortel, d où sa dénomination, classique en France, depuis Laveran, d accès pernicieux palustre (1). Une telle évolution est de règle chez les sujets non immuns en l absence de traitement spécifique. En revanche, aucun accès * Service de réanimation (Dr J.P. Bédos), centre hospitalier de Versailles, hôpital André-Mignot, Le Chesnay. à P. falciparum n évolue vers la gravité s il est correctement traité dès les signes de l accès palustre simple (fièvre et/ou frissons et/ou myalgies et/ou céphalées et/ou troubles digestifs). Dans le monde, le paludisme à P. falciparum est un problème majeur de santé publique, avec environ deux millions de morts par an, dont 90 % chez l enfant africain de moins de 5 ans (2). En France métropolitaine, la population à laquelle nous sommes confrontés est constituée en majorité d adultes vivant en dehors des zones impaludées, et qui n ont donc développé aucune immunité antipalustre. Ils vont contracter cette infection lors d un voyage le plus souvent bref en zone d endémie et expriment la maladie sur notre territoire peu après leur retour : on parle alors de paludisme d importation (3). En revanche, quand le paludisme est contracté en France chez des sujets n ayant pas voyagé en zone d endémie, on parle de paludisme autochtone ou accidentel. Treize cas de ce type ont été rapportés de 1998 à 2000 (3). Il s agit d infections contractées à proximité d un aéroport international, lors d une transfusion ou d une greffe d organe, par accident d exposition au sang, 263

2 ou, enfin, par paludisme congénital. Ces formes sont souvent graves, car diagnostiquées avec retard, et touchent plus souvent des sujets âgés et/ou avec comorbidités (4, 5). En France, la survenue en de 2 à 5 % de formes graves sur les quelque cas annuels d accès palustres traduit bien la réalité des retards, erreurs ou négligences, dans le diagnostic et le traitement (3). On déplore ainsi 15 à 20 décès selon les années, qui concernent des adultes en pleine santé et constituent autant de morts indues, puisque nous possédons tous les moyens de lutte contre cette maladie. L accès palustre à P. falciparum s impose donc comme une véritable urgence thérapeutique, a fortiori s il existe le moindre signe de gravité. DÉFinition DU PaLUDisme grave Définition de l Organisation mondiale de la santé (OMS) Les critères de gravité du paludisme, définis en 1990 par l OMS, ont été révisés en 2000 (2, 6, 7). Ils sont essentiels à la réalisation des grands essais cliniques. Ils fournissent surtout un schéma initial permettant l évaluation rapide d un patient atteint d accès palustre à P. falciparum. Le paludisme grave est défini par la présence d une parasitémie positive (formes asexuées) à P. falciparum et par au moins un des critères cliniques ou biologiques définis dans le tableau I. Populations à risque Cette partie méconnue de la définition de l OMS doit être soulignée, car l évaluation initiale de la gravité d un accès palustre doit aussi prendre en compte la fragilité potentielle de certaines populations vis-à-vis de P. falciparum : femme enceinte (tant pour la mère que l enfant), sujet non immun quel que soit son âge, petit enfant, personnes âgées et/ou porteuses d une ou de plusieurs comorbidités (2). Limites de la définitions de l OMS Cette définition (tableau I) est essentiellement issue d études réalisées en milieu tropical (Afrique subsaharienne, Extrême- Orient). À l évidence, l application de ces critères au paludisme d importation est imparfaite (8). Pour tenter d évaluer la pertinence de ces critères, nous avons rapporté récemment la plus importante série de paludisme grave d importation de l adulte (9). Sur la période , nous avons pu colliger 188 cas de paludisme grave admis dans l unité de réanimation infectieuse de l hôpital Bichat-Claude Bernard (mortalité globale : 5 %). Il s agissait de 93 cas de paludisme grave, strictement établi selon la définition publiée en 1990 par l OMS (mortalité : 11 %), et de 95 cas de paludisme de gravité intermédiaire nécessitant initialement une prise en charge en réanimation (mortalité nulle). Les données de notre étude suggéraient que les critères OMS les plus pertinents étaient le coma, l état de choc, la détresse respiratoire et l acidose métabolique. Les critères insuffisance rénale, Tableau I. Paludisme grave de l adulte : définition de l OMS publiée en Pronostic (? ) Critères cliniques ou biologiques Prostration : en règle, extrême faiblesse Troubles de la conscience : score de Glasgow modifié* < 10 Détresse respiratoire (dyspnée d acidose) : définition clinique chez l enfant Convulsions répétées : au moins 2 par 24 h État de choc : pression artérielle systolique < 80 mmhg en présence de signes périphériques d insuffisance circulatoire Œdème pulmonaire (radiologique) : anomalies précisées chez l enfant Saignement anormal : définition clinique, disparition en 2000 de la CIVD Ictère : clinique ou bilirubine totale > 50 µmol/l Hémoglobinurie macroscopique Anémie profonde : hémoglobine < 5 g/dl Hypoglycémie : glycémie < 2,2 mmol/l Acidose : ph < 7,35 ou bicarbonates < 15 mmol/l Hyperlactatémie : lactates plasmatiques > 5 mmol/l Hyperparasitémie : notamment parasitémie 4 % chez le non-immun Insuffisance rénale : créatininémie > 265 µmol/l Fréquence * Le score de Glasgow modifié d un sujet normal est de 14 car l item réponse motrice non orientée à la douleur est supprimé. 264

3 hyperparasitémie, ictère et saignement anormal étaient assez fréquents mais de peu de valeur pronostique. Enfin, les critères hypoglycémie, anémie, convulsions répétées et hémoglobinurie macroscopique étaient très rarement retrouvés, donc peu pertinents. Au final, et en particulier chez un patient non immun, toute défaillance viscérale même débutante, a fortiori neurologique, respiratoire ou cardiocirculatoire, doit faire commencer le traitement en urgence et envisager le transfert en réanimation. Fièvre bilieuse hémoglobinurique (FBH) : un piège diagnostique et thérapeutique! La FBH (blackwater fever des Anglo-Saxons) est un syndrome lié à l impaludation par P. falciparum et à la quinine ainsi qu aux autres amino-alcools proches que sont l halofantrine, la méfloquine et la luméfantrine (10). Bien que très rare, il faut savoir la reconnaître et la différencier d un accès palustre grave (tableau II) car sa prise en charge, notamment en termes de traitement antipaludique, est très différente de celle du paludisme grave (11). Elle correspond à une hémolyse intravasculaire aiguë cliniquement typique, mais de physiopathogénie encore imprécise, même si la conjonction d une double sensibilisation des hématies à P. falciparum et aux amino-alcools semble indispensable au déclenchement de cette hémolyse brutale. Elle doit également être différenciée de la splénomégalie palustre (maladie de Charmot). Tableau II. Principales différences entre FBH et paludisme grave. Fièvre bilieuse hémoglobinurique Paludisme grave Contexte Expatriés de longue date en zone d endémie, traités itérativement par des amino-alcools (traitement présomptif) Touristes le plus souvent non immuns Chronologie Hémoglobinurie macroscopique Coma Souvent caractéristique, l hémoglobinurie succédant à une prise d amino-alcool (quinine, halofantrine, méfloquine) Constante, dans les 24 heures après la reprise médicamenteuse Rare, anomalies neurologiques mineures (agitation) Voyage récent de courte durée ( 15 jours) en zone d endémie Très rare et associée à une forte parasitémie Fréquent Anémie Profonde d emblée ( 5 à 6 g/dl) Modérée initialement (8 à 9 g/dl) sauf si hémorragie grave associée Thrombopénie Modérée (autour de /mm 3 ) Inférieure à /mm 3 Ictère Volontiers marqué Variable Lactate déshydrogénase (LDH) En règle très élevée (autour de UI/l) Parasitémie Faiblement positive (< 1 %) ou nulle Variable Le plus souvent positive (> 5 %) traitement DU PaLUDisme grave Médicaments La quinine En France, c est actuellement le traitement de référence de l accès palustre grave, et ce d autant plus qu il n est quasiment pas décrit jusqu alors de quininorésistance en Afrique subsaharienne (12, 13). Les posologies sont classiquement exprimées en quinine-base. Selon le sel de quinine disponible dans votre hôpital, il faudra se reporter à la composition détaillée pour réaliser, si nécessaire, la conversion des milligrammes de sel de quinine en milligrammes de quinine-base. En pratique, la molécule la plus utilisée en France est le Quinimax (ampoules pour usage intraveineux à 125, 250 et 500 mg ; comprimés à 125 et 250 mg), qui est depuis 1998 exprimé d emblée en quinine-base, ce qui a l avantage d éviter toute nécessité de conversion. Le schéma thérapeutique est systématiquement commencé par voie intraveineuse (i.v.) et comprend une dose de charge initiale de 16 mg/kg de quinine-base à la seringue électrique en 4 heures, suivie d une interruption de 4 heures. Le but de la dose de charge est l obtention rapide d une quininémie efficace, c est-à-dire schizonticide. Les données de la littérature, récemment analysées par la base Cochrane, s avèrent insuffisantes (4 études randomisées, 144 patients) pour démontrer un impact direct de la dose de charge sur la mortalité (14). Néanmoins la majorité des experts recommandent de la pratiquer (2, 12, 15). En revanche, la dose de charge est généralement contre-indiquée si le traitement a commencé antérieurement par la quinine (si plus de 40 mg/kg dans les 2 jours précédents), la méfloquine (si dernière prise datant de moins de 12 h) ou l halofantrine (2). En effet, si l un de ces deux derniers amino-alcools à durée de vie longue a été préalablement utilisé, le risque de cardiotoxicité est augmenté. Le relais est ensuite pris en i.v. continu à la dose de 8 mg/kg en 8 heures 3 fois par jour, soit environ 24 mg/kg/j. La durée du traitement est de 7 jours chez le non-immun. Le risque d hypoglycémie sous traitement impose une surveillance stricte de la glycémie, notamment durant la dose de charge. En conséquence, il convient de composer la perfusion de base à partir de glucosé à 10 %. En cas d insuffisance rénale sévère, il ne faut pas baisser les doses pendant les 2 premiers jours ; les doses quotidiennes doivent ensuite être diminuées d un tiers à la moitié, en s orientant selon la quininémie. La quininémie efficace est de l ordre de 12 mg/l, et la toxicité cardiovasculaire n apparaît le plus souvent que pour des taux supérieurs à mg/l. L élimination de la quinine est hépatique (80 %) et rénale (20 %), ce qui impose une surveillance stricte des quininémies et de l électrocardiogramme en cas de cholestase. Le relais par la voie orale, si celle-ci est fonctionnelle, est envisageable à partir du 4 e jour par Quinimax à la même posologie de 8 mg/kg/j en 3 prises pour une durée totale de 7 jours. Après un traitement complet par la quinine, il est inutile de poursuivre la prophylaxie antérieure. En effet, ce traitement est dit radical puisqu il évite les récidives dans la majorité des cas, si le patient a quitté la zone d endémie depuis plus de 10 jours. 265

4 Chez la femme enceinte, la quinine est utilisée aux mêmes doses, mais il existe un risque majoré d hypoglycémie et d œdème pulmonaire, ce qui impose une surveillance encore plus rigoureuse de ces paramètres. Le risque abortif d un paludisme grave est élevé, notamment en cas de grossesse peu évoluée, mais la quinine n augmente pas ce risque. Chez le grand obèse, la dose de charge ne doit pas dépasser mg et la dose d entretien ne doit pas dépasser en règle générale mg par jour de quinine-base. Dans ce contexte, l adaptation des doses doit absolument être réalisée en fonction des dosages répétés de la quininémie. Place des antibiotiques Les molécules les plus utilisées sont la doxycycline (3 mg/kg/j pendant 7 jours), la clindamycine (10 mg/kg 2 fois par jour pendant 3 à 7 jours), et l érythromycine en cas de grossesse (13, 15). Ces antibiotiques ont une action lente par inhibition de la synthèse protéique du parasite, et ne sont que parasitostatiques. En cas d utilisation, il est donc primordial qu ils soient associés à une molécule schizonticide et d action rapide (quinine ou dérivés de l artémisinine). Les principales études contrôlées ne montrent pas de bénéfice à l adjonction de ces molécules au traitement classique. Il semble donc raisonnable de ne les proposer qu en cas de paludisme grave de retour d une zone de résistance partielle à la quinine : Amazonie, jungle d Asie du Sud-Est (Thaïlande, Myanmar, Cambodge). Ces cas représentent en fait moins de 4% des accès palustres graves notifiés ces dernières années au centre national de référence. En pratique, ces molécules sont donc rarement indiquées en France. Place des dérivés de l artémisinine (qinghaosu) Ces molécules extraites d une plante chinoise connue depuis la nuit des temps sont des schizonticides plus rapides que la quinine (13, 15). Les principales études cliniques ont montré que l artéméther administré par voie intramusculaire (i.m.) était aussi efficace que la quinine lors du paludisme grave de l enfant et de l adulte (16, 17). Ces molécules sont de ce fait largement utilisées dans le monde, mais elles n ont pas obtenu jusqu alors l autorisation de mise sur le marché en Europe et aux États-Unis, compte tenu d effets indésirables neurologiques survenus à fortes doses chez le chien, mais non confirmés chez l homme aux doses thérapeutiques habituelles. Elles sont néanmoins disponibles en France par autorisation temporaire d utilisation. Il s agit essentiellement de l artéméther, utilisable par voie i.m. (3,2 mg/kg le premier jour puis 1,6 mg/kg/j pendant 5 à 7 jours) et de l artésunate, utilisable par voie i.v. (2,4 mg/kg initialement puis à 12 et 24 heures, puis 2,4 mg/kg/j pendant 5 à 7 jours, avec relais oral possible). Une méta-analyse colligeant cas de paludisme grave suggérait en 2001 qu il n y avait pas de différence significative entre l artéméther et la quinine en termes de mortalité, de durée du coma, de clairance de la fièvre et de séquelles neurologiques (18). En revanche, il existait une différence en faveur des dérivés de l artéméther en termes de clairance parasitaire et en agrégeant mortalité et séquelles neurologiques. Enfin, ces molécules s avéraient bien tolérées, notamment au plan neurologique. En conséquence, les indications en France de ces traitements restaient très limitées : allergie à la quinine, fièvre bilieuse hémoglobinurique, trouble de la conduction cardiaque de haut degré, voire retour d une zone de quininorésistance. En 2005, une étude randomisée, colligeant patients atteints de paludisme grave en Inde et en Asie, a montré que l artésunate était supérieur à la quinine en termes de mortalité (15 % versus 22 % ; p = 0,002) et de tolérance (19). Néanmoins, très récemment, des résistances à l artéméther, probablement induites par l utilisation non contrôlée des dérivés de l artémisinine en monothérapie, ont été rapportées en Guyane française et au Sénégal (20). Compte tenu de l ensemble de ces données, la place de ces molécules dans le traitement du paludisme grave d importation devra donc être précisée dans les années à venir. Modalités du traitement symptomatique en réanimation Sur le plan neurologique, le coma du neuropaludisme peut survenir brutalement durant les 48 premières heures même si le traitement est bien mené (2, 21). Ce coma peut être très profond mais, en cas de survie, la récupération chez l adulte s effectue en règle générale sans séquelle. Néanmoins, des cas sporadiques de complications neurologiques ont été décrits chez des adultes non immuns (22). Il faudra systématiquement éliminer un coma en rapport avec une hypoglycémie induite par la quinine. Assurer la liberté des voies respiratoires du malade comateux est une priorité. Il est important de ne pas intuber trop tardivement les patients ayant des troubles de la conscience. On utilise exclusivement la voie oro-trachéale, la voie nasale étant contre-indiquée du fait des anomalies de l hémostase. Chez le patient comateux, toutes les mesures habituelles visant à prévenir un œdème cérébral doivent être appliquées rigoureusement : PaCO 2 entre 35 et 40 mmhg, SpO 2 au-dessus de 95 %, contrôle strict de la glycémie, assurer une hémodynamique stable, maintenir la natrémie autour de 145 mmol/l, maintenir la tête droite et surélevée de 30 à 45 par rapport à l horizontale. Chez le patient ventilé, la sédation est habituellement assurée par l association benzodiazépine et morphinique injectables, en recherchant l obtention d une bonne adaptation au ventilateur et le confort du patient. On évitera une sédation profonde qui, dans le contexte du neuropaludisme, risque de prolonger la durée du coma. Le traitement anticonvulsivant n est pas systématique, d au tant plus que les convulsions sont rares chez l adulte. En cas d œdème cérébral sévère documenté (rare chez l adulte, plus fréquent chez l enfant), un traitement par mannitol est probablement justifié. L imagerie cérébrale est rarement anormale au cours du neuropaludisme de l adulte. Lors d une étude systématique par résonance magnétique nucléaire, l anomalie retrouvée était une augmentation du volume cérébral attribuée à l augmentation du volume sanguin cérébral en rapport avec la vasodilatation et la séquestration parasitaire intravasculaire (23). En pratique, une imagerie cérébrale, le plus souvent par tomodensitométrie, est indiquée en présence de signes focaux, en cas d aggravation neurologique mal comprise ou de coma anormalement prolongé, enfin pour explorer les séquelles neurologiques. 266

5 Sur le plan métabolique, la perfusion de base doit être du glucosé à 10 % du fait du risque d hypoglycémie sous quinine. Le volume quotidien est adapté à la fonction rénale et les électrolytes sont prescrits selon le ionogramme. La natrémie doit être maintenue autour de 145 mmol/l. L hypophosphorémie est fréquente (sepsis, métabolisme propre du parasite) et peut être profonde, avec un retentissement sur la mécanique respiratoire. Les apports hydrosodés doivent être réfléchis, afin de ne pas démasquer ou aggraver un œdème lésionnel. En présence d une insuffisance rénale ne cédant pas à la réhydratation et au traitement d un éventuel état de choc, il s agit d une nécrose tubulaire aiguë dans la quasi-totalité des cas. En cas d oligurie et après optimisation hémodynamique, on peut essayer de relancer la diurèse par furosémide intraveineux car, en cas de succès, la gestion des apports hydrosodés en est facilitée. Néanmoins, le recours à l épuration extrarénale doit être décidé selon les critères habituels. Si les procédures sont bien maîtrisées par les équipes, il n y a pas de supériorité des techniques d épuration continue par rapport à l hémodialyse conventionnelle discontinue, qui reste l option la plus utilisée et la plus raisonnable dans ce contexte, notamment du fait des troubles de l hémostase qui augmentent le risque de saignement sous anticoagulant. Sur le plan cardiocirculatoire, l hypovolémie est très fréquente à l admission (fièvre, vomissements, diarrhées, polypnée, etc.). Après réhydratation par sérum physiologique, si l état de choc persiste, le remplissage vasculaire doit être optimal mais prudent. Si le choc persiste toujours, il faut introduire les catécholamines, en sachant que le profil hémodynamique le plus fréquemment retrouvé est celui du choc septique (24). Un monitoring hémodynamique est le plus souvent indiqué en cas de recours aux catécholamines majeures. En cas d état de choc et/ou d acidose métabolique, il faut suspecter systématiquement une infection bactérienne associée, présente dans 30 à 50 % des cas (9, 24). Les infections les plus fréquentes sont des bactériémies primitives ou d origine digestive à bacilles à Gram négatif ou des pneumopathies précoces. Dans ces circonstances, où le tableau clinique est volontiers celui d une défaillance multiviscérale, il est primordial de commencer dans l heure, tout en réalisant les prélèvements bactériologiques initiaux, une antibiothérapie intraveineuse associant le plus souvent une ß-lactamine et un aminoside. En cas de choc, l hémisuccinate d hydrocortisone, selon le protocole validé au cours du choc septique, doit être utilisé et maintenu si le patient s avère non répondeur au test du synacthène. En revanche, le rapport bénéfice/risque de la protéine C activée devra être évalué au cas par cas, en considérant notamment le risque hémorragique lié à la thrombopénie souvent profonde. À noter que les patients pris en charge initialement en réanimation en zone d endémie et rapatriés secondairement en France ont un risque élevé de colonisation à germes multirésistants, éventualité à considérer lors du choix des antibiotiques en cas d infection nosocomiale, y compris précoce. Enfin, dans un probable contexte d immunodépression aiguë induite par le paludisme grave, ont été décrites des infections précoces et fulminantes à Aspergillus sp dont la physiopathogénie reste imprécise (25). Sur le plan pulmonaire, de nombreux facteurs peuvent être à l origine d une perturbation de l hématose : œdème lésionnel induit par le parasite, excès de remplissage en cas de choc, excès d apports hydrosodés en cas d anurie, pneumopathie bactérienne initiale ou nosocomiale, pneumopathie d inhalation, notamment chez le patient comateux intubé trop tardivement, œdème lésionnel associé à une bactériémie (26). Un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est présent dans près de 10 % des cas, quasiment toujours associé à une défaillance multiviscérale. La prise en charge de ce SDRA n a rien de spécifique. Sur le plan hématologique, les transfusions sanguines ne sont pas indiquées dans les trois premiers jours, sauf si l hémoglobine est inférieure à 6 g/dl chez le sujet jeune, ou en cas de mauvaise tolérance cardiologique (ECG, enzymes cardiaques). Les anticoagulants (héparine non fractionnée ou de bas poids moléculaire) ne sont pas indiqués durant les premiers jours, pendant lesquels la thrombopénie est volontiers profonde. Les transfusions plaquettaires ne sont indiquées qu en cas d hémorragie ou de geste invasif et, en l absence d hémorragie, elles sont raisonnablement discutées au cas par cas lors des thrombopénies profondes (< /mm 3 ). Surveillance en réanimation L évolution initiale sous traitement d un paludisme grave est très variable, avec parfois des aggravations brutales, notamment chez le non-immun, qui ne doivent pas faire conclure trop rapidement à un échec thérapeutique. La surveillance est donc un point clé de la prise en charge (12, 27). Il s agit d une surveillance habituelle de réanimation avec quelques particularités. Le risque d aggravation neurologique est classique durant les premières 48 heures, sans signification péjorative mais devant toujours faire éliminer une hypoglycémie. La prolongation du coma (au-delà de 4 à 6 jours) peut être liée aux sédatifs. Il faut en tenir compte avant d évoquer d autres raisons et prendre garde, dans ce contexte, à une extubation trop précoce. La surveillance de la glycémie doit être stricte : toute les heures durant la dose de charge puis toutes les 3 heures durant les 4 premiers jours. En cas d aggravation clinique en cours de perfusion, il faut d abord suspecter une hypoglycémie et arrêter la perfusion le temps de compléter le bilan. La quininémie est évaluée à la 8 e heure pour certains auteurs puis une fois par jour, surtout les 3 premiers jours, d autant plus que l accès palustre est grave. La quininémie efficace est comprise entre 10 et 12 mg/l (en préférant 12 mg/l). Le risque de toxicité cardiaque survient surtout au-dessus de 20 mg/l. Un ECG doit donc être réalisé à la 8 e heure, puis une fois par jour : mesure des espaces PR, QRS et QT susceptibles d augmenter en cas de surdosage en quinine. Il convient d être particulièrement vigilant vis-à-vis de la cardiotoxicité potentielle en présence des facteurs suivants : sujet âgé, cardiopathie sous-jacente, association à un médicament pouvant allonger l intervalle QT, prise concomitante d un diurétique ou d un antihypertenseur, hypokaliémie. Si le patient est conscient, le cinchonisme (bourdonnements d oreille, hypoacousie transitoire, 267

6 268 vertiges) est quasi systématique. Il devra être expliqué au patient, en lui précisant que cet effet indésirable est réversible. La parasitémie est évaluée à l admission puis une fois par jour. Une augmentation initiale de la parasitémie sous traitement, allant jusqu à un doublement du pourcentage, est possible (28). Ce phénomène, attribué à une plus grande mobilisation des parasites séquestrés dans les vaisseaux, n a pas de valeur pronostique péjorative et ne doit pas faire conclure hâtivement à un échec thérapeutique. Sous quinine i.v., le frottis se révèle négatif en 4 à 5 jours en général, et doit être négativé au 6 e jour d un traitement correct. Traitements dits adjuvants L exsanguino-transfusion, technique proposée depuis une trentaine d années, peut paraître séduisante en première analyse puisqu elle est censée permettre une réduction plus rapide de la parasitémie qu avec un traitement médicamenteux seul. Cependant, cette théorie ne tient pas compte de la biomasse beaucoup plus importante, quantitativement et probablement en termes de pertinence physiopathologique, des parasites séquestrés dans les vaisseaux, donc peu représentés par la parasitémie. En pratique, cette technique n a jamais fait la preuve de son intérêt clinique par rapport à un traitement conventionnel bien mené. Cela a été récemment confirmé par une méta-analyse, colligeant 8 études de niveau moyen, qui concluait à l absence de bénéfice en termes de survie et qui, de plus, soulignait les risques évidents de la technique et des apports importants en produits sanguins (29). En conséquence, en attendant une hypothétique étude randomisée, cette technique n est pas indiquée actuellement dans l arsenal thérapeutique du paludisme grave. Parmi les autres traitements adjuvants proposés à ce jour (pentoxyfylline, anticorps anti-tnf, déféroxamine, immunoglobulines), aucun n a prouvé son efficacité. Les corticoïdes à fortes doses semblent délétères, en favorisant les infections nosocomiales et les hémorragies digestives (13). Prise en charge de la fièvre bilieuse hémoglobinurique (FBH) Ce point est important puisque, lors de la FBH, la quinine est contreindiquée, car elle aggrave et entretient l hémolyse intra vasculaire (10, 11). La prise en charge initiale doit se faire en réanimation. Les molécules de la famille des amino-alcools (quinine, halofantrine, méfloquine, luméfantrine) sont contre-indiquées car il existe des réactions croisées, chaque molécule étant susceptible de déclencher une hémolyse intravasculaire massive chez un même patient (10, 11). Ainsi, si la parasitémie est positive (toujours faiblement), le traitement antipalustre curatif sera assuré avec l association sulfadoxine-pyriméthamine (Fansidar ), les dérivés de l'artémisinine, ou l association proguanil-atovaquone (Malarone ). Sur le plan symptomatique, les transfusions sont souvent peu efficaces et mal tolérées (hémolyse immédiate), mais parfois nécessaires (chirurgie, ischémie myocardique). Une courte corticothérapie peut se discuter au cas par cas, mais il n y a pas de preuve formelle de son efficacité. En cas d anurie ou d insuffisance rénale aiguë sévère, l hémodialyse s impose, mais elle peut être mal tolérée si l anémie est profonde. Au décours d un épisode de FBH, le patient doit être informé du risque de récidive qu il encourt avec tous les amino-alcools, qui doivent donc être contre-indiqués. En cas de retour en zone d endémie, les traitements prophylactiques (Savarine, Malarone ) et curatifs (Fansidar, Malarone, dérivés de l artémisinine) doivent être discutés au cas par cas. comment PRogResseR? La mortalité en réanimation du paludisme grave d importation de l adulte est, en France, de l ordre de 10 % (9, 20). Il semble difficile de diminuer nettement cette mortalité par une innovation thérapeutique au stade du paludisme grave. En revanche, les négligences favorisant l évolution vers le paludisme grave représentent autant d axes d amélioration potentielle. Améliorer la prophylaxie antipalustre La chimioprophylaxie antipalustre est incorrecte dans près de 60 à 100 % des cas selon les populations et les pays. Elle peut être totalement absente ou inadaptée par négligence du patient ou du médecin. À noter le cas particulier des Africains vivant depuis longtemps en France (mais se croyant à tort encore prémunis) et retournant en Afrique subsaharienne sans prendre la prophylaxie qui était pourtant indiquée. Les causes de cette inadaptation sont multiples : conseil non actualisé, posologie erronée, irrégularité dans les prises, interruption trop précoce après le retour. Les vomissements peuvent compromettre l absorption des antipaludiques à visée prophylactique. Enfin, la prophylaxie non médicamenteuse (moustiquaires, insecticides répulsifs) est très largement sous-utilisée. L amélioration de la prophylaxie antipalustre passe donc par une meilleure formation des médecins généralistes et des pharmaciens de ville, une utilisation plus large des consultations dans les services spécialisés (maladies infectieuses, centres de vaccination et de médecine des voyages) et, enfin, par une prise de conscience du grand public des risques de cette infection. Améliorer le diagnostic et le traitement de l accès simple Sur le plan clinique, les erreurs les plus fréquentes sont : perdre du temps, méconnaître le fait qu aucune prophylaxie n assure une protection à 100 %, ne pas systématiquement envisager le diagnostic devant un symptôme évocateur au retour d une zone d endémie. En effet, la précocité du diagnostic, et donc du traitement, est la meilleure garantie du succès. Cette recherche n exclut pas celle d autres diagnostics fréquents (hépatite, sinusite, infection digestive, pneumopathie, etc.). Les difficultés concernant le diagnostic parasitologique doivent être connues : biologiste peu expérimenté, formes pauci-parasitaires (plus fréquentes en cas de traitement prophylactique en cours, de traitement curatif autoprescrit, chez l autochtone africain ou chez l expatrié de longue date). Un frottis négatif n élimine pas le diagnostic. Si le doute persiste, il faut renouveler l examen et demander une goutte épaisse dans un service de référence, voire, selon le contexte, traiter de manière probabiliste. Les négligences peuvent concerner le traitement de l accès simple : choix erroné de la molécule (chloroquine alors que le patient >>>

7 >>> revient d Afrique subsaharienne), posologie inadaptée, choix d une molécule dont l efficacité est compromise par l évolution des chimiorésistances (notamment au retour du Sud-Est asiatique), voie d administration orale malgré des vomissements, traitement ambulatoire de patients justifiant une hospitalisation. La prise en charge de ces patients au niveau des services d urgence est capitale et doit s appuyer sur des protocoles mis à jour régulièrement (30, 31). Améliorer le diagnostic et le traitement de l accès grave L interprétation des critères de gravité de l OMS reste trop théorique ; les formes cliniques trompeuses de l accès grave (SDRA ou choc au premier plan, défaillance multiviscérale, paludisme autochtone) sont méconnues, et une infection bactérienne associée est également méconnue ou tarde à être prise en compte. Enfin, le traitement symptomatique peut être insuffisant (intubation tardive) ou excessif. Promouvoir la recherche Tant sur le plan fondamental que clinique, la recherche est capitale, car on connaît mal les facteurs conduisant à la gravité au cours du paludisme d importation. Cette thématique fait notamment l objet d un projet de recherche collaboratif intitulé PALUREA soutenu par un programme hospitalier de recherche clinique régional (promoteur Assistance publique-hôpitaux de Paris), représenté par la Délégation régionale à la recherche clinique, et impliquant près de 50 services de réanimation en France et une quinzaine de services des maladies infectieuses du nord de l Île-de France. PALUREA devrait commencer fin 2006, avec l objectif de décrire, sur les plans clinique et physiopathologique (caractéristiques biologiques et génétiques de l interaction hôte-parasite), les patients ayant un paludisme grave d importation. Le rôle des différents facteurs étudiés dans la survenue des formes graves sera évalué par une étude cas-témoin, le groupe témoin étant représenté par des malades atteints d accès palustre simple. conclusion En ce début de troisième millénaire, le paludisme à P. falciparum reste un fléau mondial et l une des priorités de l OMS. En France, la mortalité du paludisme grave d importation est encore de l ordre de 10 % malgré un plateau technique optimal et la compétence des équipes de réanimation. Pour diminuer la mortalité, les axes prioritaires restent actuellement l amélioration de la prévention, mais aussi l optimisation de la prise en charge du paludisme au stade de l accès simple. Enfin, il serait nécessaire de préciser la place des dérivés de l artémisinine au cours du paludisme grave d importation. L intérêt de l artésunate, qui semble validé en zone d endémie, mériterait d être évalué au cours de ce paludisme. R É F É R E N C E S B I B L I O G R A P H I Q U E S 1. Vachon F. Paludisme : pour la pratique. Rev Prat 1998;48: World Health Organization. Severe malaria. Trans R Soc Trop Med Hyg 2000;94(Suppl. 1): Danis M, Legros F, Thellier M, Caumes E et les correspondants du réseau CNRMI. Med Trop 2002;62: Mungai M, Tegtmeier G, Chamberland M, Parise M. Transfusion-transmitted malaria in the United States from 1963 through N Engl J Med 2001;344: Bruneel F, Thellier M, Eloy O et al. Transfusion-transmitted malaria. Intensive Care Med 2004;30: Erratum. World Health Organization. Severe malaria. Trans R Soc Trop Med Hyg 2000;94 (Suppl. 1):3. 7. Bruneel F, Hocqueloux L, Chevret S et al. Critères diagnostiques chez l adulte. In : Saissy JM (ed). Paludisme grave. Rueil-Malmaison : Arnette Groupe Liaisons S.A.;2001: Bruneel F, Hocqueloux L, Chevret S, Regnier P, Vachon F. Paludisme d importation à P. falciparum. Quelle est la pertinence des critères de gravité de l Organisation mondiale de la santé? Med Mal Infect 1999;29(Suppl. 3): Bruneel F, Hocqueloux L, Alberti C et al. The clinical spectrum of severe imported falciparum malaria in the intensive care unit. Am J Respir Crit Care Med 2003;167: Bruneel F, Gachot B, Wolff M and the Corresponding Group. Resurgence of blackwater fever in long-term European expatriates in Africa. Report of 21 cases and review. Clin Infect Dis 2001;32: Bruneel F, Gachot B, Wolff M et al. Fièvre bilieuse hémoglobinurique. Presse Med 2002;31: Gachot B, Bruneel F, Behr C. Paludisme grave. Rev Prat 2001;51: White NJ. The treatment of malaria. N Engl J Med 1996;335: Lesi A, Meremikwu M. Cochrane Database Syst Rev 2002;(3):CD Debord T, Rapp C. Traitements antiparasitaires. In:Saissy JM (ed). Paludisme grave. Rueil-Malmaison : Arnette Groupe Liaisons SA;2001: Hien TT, Day NPJ, Phu NH et al. A controlled trial of arthemeter or quinine in Vietnamese adults with severe falciparum malaria. N Engl J Med 1996;335: Boele van Hensbroek M, Onyiorah E, Jaffar S et al. A trial of artemether or quinine in children with cerebral malaria. N Engl J Med 1996;335: Artemether-quinine meta-analysis study group. A meta-analysis using individual patient data of trials comparing artemether with quinine in the treatment of severe falciparum malaria. Trans R Soc Trop Med Hyg 2001:95; South East Asian Quinine Artesunate Malaria Trial Group. Artesunate versus quinine for treatment of severe falciparum malaria: a randomised trial. Lancet 2005;366: Jambou R, Legrand E, Niang M et al. Resistance of Plasmodium falciparum field isolates to in-vitro artemether and point mutations of the SERCA-type PfATPase6. Lancet 2005;366: Bruneel F, Hocqueloux L, Wolff M et al. Neuropaludisme. In : Saissy JM (ed). Paludisme grave. Rueil-Malmaison : Arnette Groupe Liaisons SA;2001: Roze E, Thiebaut MM, Mazevet D et al. Neurologic sequelae after severe falciparum malaria in adult travelers. Eur Neurol 2001;46: Looareesuwan S, Wilairatana P, Krishna S et al. Magnetic resonance imaging of the brain in cerebral malaria. Clin Infect Dis 1995;21: Bruneel F, Gachot B, Timsit JF et al. Shock complicating severe falciparum malaria in European adults. Intensive Care Med 1997;23: Hocqueloux L, Bruneel F, Pages CL, Vachon F. Fatal invasive aspergillosis complicating severe Plasmodium falciparum malaria. Clin Infect Dis 2000;30: Gachot B, Behr C. Poumon et paludisme grave. In :Saissy JM (ed). Paludisme grave. Rueil-Malmaison : Arnette Groupe Liaisons SA.;2001: Saissy JM, Le Marec C, Giraud D. Prise en charge d un paludisme grave de l adulte. In : Saissy JM (ed). Paludisme grave. Rueil-Malmaison : Arnette Groupe Liaisons SA;2001: Gachot B, Houze S, Le Bras J et al. Possible prognostic significance of a brief rise in parasitaemia following quinine treatment of severe Plasmodium falciparum malaria. Trans R Soc Trop Med Hyg 1996;90: Riddle MS, Jackson JL, Sanders JW, Blazes DL. Exchange transfusion as an adjunct therapy in severe Plasmodium falciparum malaria: a meta-analysis. Clin Infect Dis 2002;34: D Acremont V, Landry P, Darioli R et al. Treatment of imported malaria in an ambulatory setting:prospective study. Br Med J 2002;324: Bruneel F. Paludisme:qui hospitaliser? In : Gachot B (ed). Paludisme. Rueil- Malmaison : Doin Groupe Liaisons SA;2004:

Paludisme grave Prise en charge thérapeutique. Solenn Coz DESC réanimation médicale CHU Bordeaux

Paludisme grave Prise en charge thérapeutique. Solenn Coz DESC réanimation médicale CHU Bordeaux Paludisme grave Prise en charge thérapeutique Solenn Coz DESC réanimation médicale CHU Bordeaux Paludisme en France? Paludisme d importation 4000 à 5000 cas/an en France Une centaine de cas graves Plasmodium

Plus en détail

Paludisme grave Prise en charge thérapeutique

Paludisme grave Prise en charge thérapeutique Paludisme grave Prise en charge thérapeutique Sébastien HELOU LIMOGES 16 septembre 2009 EPIDEMIOLOGIE FRANCAISE 4000 à 5000 cas /an en France 13 cas en 3 ans de paludisme autochtone Plus de 80% de Plasmodium

Plus en détail

EPIDEMIOLOGIE Augmentation incidence : 2003 : 350 à 500 millions (OMS) 2002 : Estimation 300 à 600 millions voyageurs /an : 100 DCD 5000 à 6000

EPIDEMIOLOGIE Augmentation incidence : 2003 : 350 à 500 millions (OMS) 2002 : Estimation 300 à 600 millions voyageurs /an : 100 DCD 5000 à 6000 LES ANTI-PALUDIQUES ACTUALITES DES INDICATIONS Dr. FAKHER KANOUN JOURNEE DE FORMATION SUR LES ANTI-PARASITAIRES EPIDEMIOLOGIE Augmentation incidence : 2003 : 350 à 500 millions (OMS) 2002 : Estimation

Plus en détail

Paludisme grave N 166. Paludisme Introduction

Paludisme grave N 166. Paludisme Introduction Paludisme grave N 166. Paludisme Connaître les circonstances imposant la recherche d'un paludisme et les examens complémentaires permettant de confirmer le diagnostic et d'évaluer le retentissement. Connaître

Plus en détail

Le paludisme d importation de l enfant est fréquent et souvent grave Le reconnaître pour le traiter en urgence

Le paludisme d importation de l enfant est fréquent et souvent grave Le reconnaître pour le traiter en urgence Le paludisme d importation de l enfant est fréquent et souvent grave Le reconnaître pour le traiter en urgence Dominique GENDREL Necker-Enfants Malades Paludisme 250 millions d épisodes aigus par an 800

Plus en détail

Pertinence pronostique de la thrombopénie dans le paludisme d importation à Plasmodium falciparum de l adulte

Pertinence pronostique de la thrombopénie dans le paludisme d importation à Plasmodium falciparum de l adulte Pertinence pronostique de la thrombopénie dans le paludisme d importation à Plasmodium falciparum de l adulte C Rapp 1-4, E. Diop 1, A. Mayet 2, C. Ficko 1, D. Andriamanantena 1, P. Imbert 1, A. Mérens

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 15 avril 2015

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 15 avril 2015 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 15 avril 2015 QUININE CHLORHYDRATE LAFRAN 224,75 mg, comprimé Boîte de 20 (34009 308 875 1 6) QUININE CHLORHYDRATE LAFRAN 449,50 mg, comprimé Boîte de 20 (34009 308 877

Plus en détail

Cas clinique Paludisme

Cas clinique Paludisme Cas clinique Paludisme Un jeune ingénieur tunisien décroche un contrat avec Exon Mobile pour travailler en Angola pendant 3 ans. Une des clauses de son contrat est l obligation de prise hebdomadaire d

Plus en détail

DIRECTIVES NATIONALES POUR LE TRAITEMENT DU PALUDISME

DIRECTIVES NATIONALES POUR LE TRAITEMENT DU PALUDISME REPUBLIQUE DU SENEGAL Un peuple- un But- une Foi ********************** MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA PREVENTION MEDICALE ********************** DIRECTION DE LA SANTE ********************** DIVISION DE

Plus en détail

Collège de réanimation médicale M. Oueslati, A. Trifi, Rea med la Rabta

Collège de réanimation médicale M. Oueslati, A. Trifi, Rea med la Rabta CAS CLINIQUE Collège de réanimation médicale M. Oueslati, A. Trifi, Rea med la Rabta Observation: Jeune fille de 16 ans. Athlète pratiquant un sport de combat. Notion de séjour au cote d ivoire. Admise

Plus en détail

Module 7 - Edition Item 99 page 1 Copyright CMIT ITEM N 99 : PALUDISME OBJECTIFS TERMINAUX

Module 7 - Edition Item 99 page 1 Copyright CMIT ITEM N 99 : PALUDISME OBJECTIFS TERMINAUX Module 7 - Edition 2008 - Item 99 page 1 ITEM N 99 : PALUDISME OBJECTIFS TERMINAUX I. Mettre en œuvre les mesures de prophylaxie adaptée II. Diagnostiquer un paludisme III. Argumenter l attitude thérapeutique

Plus en détail

Paludisme grave de l adulte en réanimation

Paludisme grave de l adulte en réanimation 51 e Congrès national d anesthésie et de réanimation. Infirmiers. Infirmier(e)s d urgence 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés Paludisme grave de l adulte en réanimation M. Wolff*, M. Soudy,

Plus en détail

Le Paludisme UE «De l agent infectieux à l hôte» Pr P. Vincendeau UMR 177 INTERTRYP

Le Paludisme UE «De l agent infectieux à l hôte» Pr P. Vincendeau UMR 177 INTERTRYP Le Paludisme UE «De l agent infectieux à l hôte» Pr P. Vincendeau UMR 177 INTERTRYP 1. Introduction PALUDISME Parasitisme hématies par 5 espèces genre Plasmodium Vecteur insectes diptères femelles genre

Plus en détail

Conformité de la prise en charge des accès s palustres aux recommandations nationales dans un service d urgence

Conformité de la prise en charge des accès s palustres aux recommandations nationales dans un service d urgence 9ème congrès du Collège de Médecine d Urgence de Bretagne Conformité de la prise en charge des accès s palustres aux recommandations nationales dans un service d urgence Gabriel Berne - Rennes 19 mars

Plus en détail

cours de collège des Maladies infectieuses- Microbiologie-Parasitologie

cours de collège des Maladies infectieuses- Microbiologie-Parasitologie cours de collège des Maladies infectieuses- Microbiologie-Parasitologie Cas clinique Dr KAABIA N Service des Maladies Infectieuses Hôpital Farhat Hached Sousse Janvier 2009 Observation M r KC, 22 ans,

Plus en détail

PALUDISME MALADIE PARASITAIRE DUE A UN PARASITE GENRE PLASMODIUM QUI INFESTE LES GLOBULES ROUGES

PALUDISME MALADIE PARASITAIRE DUE A UN PARASITE GENRE PLASMODIUM QUI INFESTE LES GLOBULES ROUGES PALUDISME I DEFINITION MALADIE PARASITAIRE DUE A UN PARASITE GENRE PLASMODIUM QUI INFESTE LES GLOBULES ROUGES II. GENERALITES -1 CAUSE DE DECES CHEZ LES ENFANTS AFRICAINS (1 MILLION/AN) -PROBLEMES ACTUELS

Plus en détail

Epidémiologie (2008) Le Paludisme dans le Monde

Epidémiologie (2008) Le Paludisme dans le Monde Epidémiologie (2008) Le Paludisme dans le Monde Le paludisme tue un enfant toutes les 45 secondes en Afrique et environ 1 million de personnes par an, selon les estimations de l'oms. Environ 40% de la

Plus en détail

Clinique du voyageur. Malaria (paludisme) Agent pathogène et mode de transmission. Epidémiologie et risque pour le voyageur

Clinique du voyageur. Malaria (paludisme) Agent pathogène et mode de transmission. Epidémiologie et risque pour le voyageur Page 1 sur 5 Clinique du voyageur Malaria (paludisme) Agent pathogène et mode de transmission La malaria est due à l infection par un parasite microscopique, le Plasmodium qui est transmis par un moustique,

Plus en détail

FICHE DE DECLARATION DES CAS DE PALUDISME D IMPORTATION ET AUTOCHTONE EN FRANCE

FICHE DE DECLARATION DES CAS DE PALUDISME D IMPORTATION ET AUTOCHTONE EN FRANCE CNR Paludisme Fiche n : FICHE DE DECLARATION DES CAS DE PALUDISME D IMPORTATION ET AUTOCHTONE EN FRANCE 1. Identification du patient Identifiant CNR: Année: Identifiant patient:. Nom * : Prénom * :. Date

Plus en détail

LE PALUDISME. Epidémiologie : La répartition mondiale varie en fonction du parasite.

LE PALUDISME. Epidémiologie : La répartition mondiale varie en fonction du parasite. LE PALUDISME Généralités : Le paludisme ou malaria est la parasitose la plus létale (1-3 millions de décès par an!!) L homme est à la fois HI et HD Les horaires de piqûres se situent essentiellement entre

Plus en détail

COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE

COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE Rédacteurs Dr Faddoul Minerva urgentiste CH Chalon/ Saone Date 21/11/2015 Validation Approbation Bibliographie Commission de protocoles Afssaps CNR La Pitié-Salpétrière

Plus en détail

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Dominique GENDREL Necker-Enfants Malades Traiter en urgence en présence de trophozoïtes Plus de 80% des paludismes d importation en

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 19 mars 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 19 mars 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 19 mars 2008 MALARONE, comprimé pelliculé B/12 (CIP : 344 298 0) MALARONE 62,5 mg/25 mg ENFANTS, comprimé pelliculé B/12 (CIP : 362 264 7) Laboratoires GLAXOSMITHKLINE

Plus en détail

Les états de choc. Introduction. Introduction. Introduction. Introduction. Physiopathologie. Choc septique

Les états de choc. Introduction. Introduction. Introduction. Introduction. Physiopathologie. Choc septique Les états de choc Choc septique Insuffisance circulatoire aigüe secondaire à un processus infectieux responsable d une inadéquation entre besoin et apport en oxygène et pouvant entrainer une défaillance

Plus en détail

DCEM3 Lecture Critique et Analyse d Articles 2008/2009

DCEM3 Lecture Critique et Analyse d Articles 2008/2009 Article: «Impact comparatif de trois schémas de prévention du paludisme pendant la grossesse sur l anémie maternelle, associée à l infection palustre au pays A.» Qs 1. Rédigez le résumé de cet article

Plus en détail

Item n 99 : Paludisme

Item n 99 : Paludisme Item n 99 : Paludisme OBJECTIFS TERMINAUX I. Mettre en œuvre les mesures de prophylaxie adaptée II. Diagnostiquer un paludisme III. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient

Plus en détail

Insuffisance rénale aigue. Dr. L.Albano

Insuffisance rénale aigue. Dr. L.Albano Insuffisance rénale aigue Dr. L.Albano Insuffisance rénale aiguë (IRA) Définitions Physiopathologie: IRA obstructive IRA fonctionnelle IRA organique Clinique Complications Diagnostic Principes de traitement

Plus en détail

PALUDISME ET TRAITEMENTS. par Najia NAAS Pharmacien

PALUDISME ET TRAITEMENTS. par Najia NAAS Pharmacien PALUDISME ET TRAITEMENTS par Najia NAAS Pharmacien 1 Epidémiologie du paludisme 1 ère endémie parasitaire mondiale 3,2 milliards de personnes exposées es 300 à 500 millions d accès palustre/an (60% en

Plus en détail

A G E N C E FRANCAISE DE SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS DE SANTE

A G E N C E FRANCAISE DE SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS DE SANTE A G E N C E FRANCAISE DE SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS DE SANTE COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 12 décembre 2001 INOmax 400ppm mole/mole, gaz pour inhalation Bouteille de 10litres

Plus en détail

Performance diagnostique des outils biologiques dans le paludisme d importation à Plasmodium vivax de l adulte

Performance diagnostique des outils biologiques dans le paludisme d importation à Plasmodium vivax de l adulte Performance diagnostique des outils biologiques dans le paludisme d importation à Plasmodium vivax de l adulte 1 S. Larréché, 2 C. Rapp, 1 H. Delacour, 1 F. Janvier, 2 C. Ficko, 1 J.E. Pilo, 1 A. Mérens

Plus en détail

Sémiologie des Etats de choc

Sémiologie des Etats de choc Sémiologie des Etats de choc Dr CHEN CHI SONG 12/11/2012 1 Introduction Urgence vitale Reconnaître Diagnostiquer étiologie Traiter 12/11/2012 2 Définition Etat de choc: survenue d une hypotension artérielle:

Plus en détail

Pronostic des patients d onco-hématologie en réanimation

Pronostic des patients d onco-hématologie en réanimation Pronostic des patients d onco-hématologie en réanimation Rébecca Hamidfar-Roy Réanimation Médicale CHU de Grenoble Actualités En Réanimation 14 Novembre 2013 Oncohématologie/Réanimation Facteurs liés à

Plus en détail

Le choc septique. Dr Julie THISSE SAMU 88 SAU SMUR Epinal 18/03/14

Le choc septique. Dr Julie THISSE SAMU 88 SAU SMUR Epinal 18/03/14 Le choc septique Dr Julie THISSE SAMU 88 SAU SMUR Epinal 18/03/14 Définitions Etat de choc: inadéquation prolongée entre les apports en O2 et la demande tissulaire en O2 (très souvent corréléàune baisse

Plus en détail

PALUDISME DE L ENFANT Recommandations et actualités. Dr Marie Lagarde Pédiatre, Urgences pédiatriques CHU Bordeaux

PALUDISME DE L ENFANT Recommandations et actualités. Dr Marie Lagarde Pédiatre, Urgences pédiatriques CHU Bordeaux PALUDISME DE L ENFANT Recommandations et actualités Dr Marie Lagarde Pédiatre, Urgences pédiatriques CHU Bordeaux Epidémiologie Paludisme=problème sanitaire majeur à l échelle mondiale ½ population exposée.

Plus en détail

CHU-UVC BRUGMANN Membre du réseau Iris

CHU-UVC BRUGMANN Membre du réseau Iris INTRODUCTION: Dissection de l aorte thoracique = urgence engageant le pronostic vital du patient à court terme Peu fréquente < moins de 2% des urgences cardiovasculaires préhospitalières Majorité des décès

Plus en détail

PALUDISME Cours IFSI 2015

PALUDISME Cours IFSI 2015 PALUDISME Cours IFSI 2015 Aurélie FILLION Unité de Maladies Infectieuses CH de Chalon-sur-Saône Plan Epidémiologie Paludisme et Plasmodium Tableau clinique et biologique Confirmation diagnostic Traitement

Plus en détail

Un Hollandais mordu d Alsace. Joy Mootien & Victor Balvay Réanimation médicale de Mulhouse

Un Hollandais mordu d Alsace. Joy Mootien & Victor Balvay Réanimation médicale de Mulhouse Un Hollandais mordu d Alsace Joy Mootien & Victor Balvay Réanimation médicale de Mulhouse S.H 64 ans Marié, 3 enfants Ancien chef d entreprise Splénectomie, vagotomie Pas de traitement Pas d autres voyages

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 er février 2012

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 er février 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 1 er février 2012 Examen du dossier de la spécialité inscrite pour une durée de 5 ans par arrêté du 29 janvier 2007 (JO du 14 février 2007) LARIAM 250mg, comprimé sécable

Plus en détail

Infos transfusion LA TRANSFUSION SANGUINE. Ce qu il est important de savoir. A quoi sert une transfusion sanguine, et

Infos transfusion LA TRANSFUSION SANGUINE. Ce qu il est important de savoir. A quoi sert une transfusion sanguine, et Infos transfusion LA TRANSFUSION SANGUINE Malgré les moyens mis en œuvre pour épargner les pertes sanguines, la réalisation d une intervention chirurgicale nécessite parfois la transfusion de produits

Plus en détail

RESTRICTION HYDRIQUE DANS LE SDRA. BERENGUER Daniel DESC Réanimation 2007

RESTRICTION HYDRIQUE DANS LE SDRA. BERENGUER Daniel DESC Réanimation 2007 RESTRICTION HYDRIQUE DANS LE SDRA BERENGUER Daniel DESC Réanimation 2007 Hyperperméabilité paroi alvéolo-capillaire Fuite plasmatique vers interstitium et alvéoles Œdème pulmonaire lésionnel Altération

Plus en détail

Module 7 - Edition Item 99 page 1 Copyright CMIT ITEM N 99 : PALUDISME OBJECTIFS TERMINAUX INTRODUCTION

Module 7 - Edition Item 99 page 1 Copyright CMIT ITEM N 99 : PALUDISME OBJECTIFS TERMINAUX INTRODUCTION Module 7 - Edition 2006 - Item 99 page 1 ITEM N 99 : PALUDISME OBJECTIFS TERMINAUX I. Mettre en œuvre les mesures de prophylaxie adaptée. II. Diagnostiquer un paludisme. III. Argumenter l attitude thérapeutique

Plus en détail

Pneu-P : vaccin polysaccharidique contre le pneumocoque

Pneu-P : vaccin polysaccharidique contre le pneumocoque Section 10.3.4 10.3.4 : vaccin polysaccharidique contre le pneumocoque Composition Un vaccin inactivé polysaccharidique 23-valent contre le pneumocoque (-23) est distribué au Canada : Pneumovax 23 (Merck).

Plus en détail

Anémie isovolémique en médecine d urgence

Anémie isovolémique en médecine d urgence Anémie isovolémique en médecine d urgence LE KHAC EMILIE INTRODUCTION Anémie (OMS) Définition 13 g/dl pour l homme 12 g/dl pour la femme L anémie aux urgences Découverte fréquente Liée directement ou indirectement

Plus en détail

Paludisme. Généralités

Paludisme. Généralités Paludisme Généralités - Paludisme (palus = marais), Malaria (= mauvais air). - Protozoaire (être unicellulaire) - Hématozoaire du genre Plasmodium. - Une 100 aine d espèces, parasites de l ensemble du

Plus en détail

Accidents vasculaires cérébraux. Carine Boulon, Joël Constans Médecine Vasculaire Hôpital St André CHU Bordeaux

Accidents vasculaires cérébraux. Carine Boulon, Joël Constans Médecine Vasculaire Hôpital St André CHU Bordeaux Accidents vasculaires cérébraux Carine Boulon, Joël Constans Médecine Vasculaire Hôpital St André CHU Bordeaux AVC Définition Epidémiologie, étiologie Symptomatologie Evolution, complications Thérapeutique

Plus en détail

Accidents vasculaires cérébraux AVC. AVC: définitions 22/09/2011. Carine Boulon, Joël Constans Médecine Vasculaire Hôpital St André CHU Bordeaux

Accidents vasculaires cérébraux AVC. AVC: définitions 22/09/2011. Carine Boulon, Joël Constans Médecine Vasculaire Hôpital St André CHU Bordeaux Accidents vasculaires cérébraux Carine Boulon, Joël Constans Médecine Vasculaire Hôpital St André CHU Bordeaux : définitions L accident vasculaire cérébral () est un déficit neurologique de survenue soudaine

Plus en détail

LE COUP DE CHALEUR v Docteur Erik BOQUET Page 1 sur 5 LE COUP DE CHALEUR

LE COUP DE CHALEUR v Docteur Erik BOQUET Page 1 sur 5 LE COUP DE CHALEUR Docteur Erik BOQUET Page 1 sur 5 LE COUP DE CHALEUR A distinguer du coup de chaleur classique (CCC) par excès de chaleur exogène survenant en dehors de tout effort en cas de température ambiante élevée

Plus en détail

Utilisation du Xigris. neuf ans après J. DURAND-GASSELIN

Utilisation du Xigris. neuf ans après J. DURAND-GASSELIN Utilisation du Xigris neuf ans après J. DURAND-GASSELIN Quel est le débat autour de la Protéine C activée? Pas de conflit d intérêt Historique la voie de la protéine C protége des défaillances polyviscérales

Plus en détail

27/01/2010. Paludisme grave. Paludisme d importation. Paludisme grave «severe malaria»

27/01/2010. Paludisme grave. Paludisme d importation. Paludisme grave «severe malaria» Paludisme grave 36% de la population mondiale exposée au paludisme 515 millions de cas par an 1 ère endémie parasitaire mondiale Afrique sub-saharienne 500-600 millions d exposés Jean Marie Saïssy OMS

Plus en détail

Se S ps p i s s i Pr P is i e e n c harge e t t c odage P M P S M I S Table des matières

Se S ps p i s s i Pr P is i e e n c harge e t t c odage P M P S M I S Table des matières Sepsis Prise en charge et codage PMSI Syndrome de réponse inflammatoire systémique Les infectiologues ont défini la notion de syndrome de réponse inflammatoire. Cette classification qui date de 1992 permet

Plus en détail

Synthèse du module «Infections urinaires chez la personne âgée»

Synthèse du module «Infections urinaires chez la personne âgée» Synthèse du module «Infections urinaires chez la personne âgée» Ce document s appui sur les recommandations de la société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) : «Diagnostic et antibiothérapie

Plus en détail

Cardiopathies et Grossesse

Cardiopathies et Grossesse Cardiopathies et Grossesse Physiologie (I) Modifications Cardiovasculaires lors de la Grossesse volume sanguin 50% débit cardiaque 30-50% Maximum entre 5è et 8è mois Variable selon la position TA systolique

Plus en détail

Dernières recommandations sur la prévention et le traitement du paludisme. BEH Juin 2005

Dernières recommandations sur la prévention et le traitement du paludisme. BEH Juin 2005 1 Dernières recommandations sur la prévention et le traitement du paludisme BEH Juin 2005 Évolution de la chimiosensibilité du paludisme d'importation en France en 2003-2004 Eric D Ortenzio, Rémy Durand,

Plus en détail

Infections Urinaires de l Enfant

Infections Urinaires de l Enfant Elaboration de Bonne Pratique Clinique Infections Urinaires de l Enfant Robert Cohen Coordonateur du Groupe d Expert sur les Infections urinaires de l enfant Particularités des IU de l enfant Fréquence

Plus en détail

Paludisme d importation chez la femme enceinte en France métropolitaine Etude PALUFEN

Paludisme d importation chez la femme enceinte en France métropolitaine Etude PALUFEN Paludisme d importation chez la femme enceinte en France métropolitaine Etude PALUFEN LA Merleau, P Imbert, M Thellier & le réseau du CNR du paludisme Ecole Régionale de Sages-Femmes, Tours Hôpital d instruction

Plus en détail

Pneumocystose hors infection par le VIH : une série s

Pneumocystose hors infection par le VIH : une série s Pneumocystose hors infection par le VIH : une série s de 28 cas C.Ficko 1, M.Ben M Rad 1, F.Suarez 2, E.Catherinot 3, O.Lortholary 3, L.Guillevin 1, D.Salmon 1 1 Unité de Pathologie Infectieuse, Pôle médecine,

Plus en détail

RAPPORT PUBLIC D EVALUATION

RAPPORT PUBLIC D EVALUATION RAPPORT PUBLIC D EVALUATION Risperdal, comprimé pelliculé sécable, orodispersible et solution buvable (avril 2005) INTRODUCTION Le 2 mai 1995, les spécialités Risperdal 1, 2, 3 et 4 mg comprimés pelliculés

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DES MENINGITES DE L ADULTE AU SERVICE DES URGENCES

PRISE EN CHARGE DES MENINGITES DE L ADULTE AU SERVICE DES URGENCES N de version: 01 Date d'application: Mars 2010 Réf.: CMUB-004 Pagination : 1 de 5 COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE Procédure N 004 Rédacteurs Dr Minerva FADDOUL, Dr Emmanuel VIGREUX Date Mars

Plus en détail

Soliris. I. Qu est ce que le Soliris? II. Dans quel cas utilise t on le Soliris? III. Ce que l on faisait avant le Soliris : l échange plasmatique

Soliris. I. Qu est ce que le Soliris? II. Dans quel cas utilise t on le Soliris? III. Ce que l on faisait avant le Soliris : l échange plasmatique SOLIRIS ECULIZUMAB I. Qu est ce que le Soliris? Soliris II. Dans quel cas utilise t on le Soliris? III. Ce que l on faisait avant le Soliris : l échange plasmatique IV. Notre pratique du Soliris V. Notre

Plus en détail

Livret de l externe de 4 ème De médecine

Livret de l externe de 4 ème De médecine Livret de l externe de 4 ème De médecine année Stage hospitalier de réanimation DEPARTEMENT URGENCE-REANIMATION Période de stage Du / / Au / / Année universitaire : 20.. 2 20.. 1 2 IDENTIFICATION DE L

Plus en détail

INFLUENCE DU STADE DE L INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE SUR LA MORBIDITE ET LA MORTALITE EN DIALYSE PERITONEALE

INFLUENCE DU STADE DE L INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE SUR LA MORBIDITE ET LA MORTALITE EN DIALYSE PERITONEALE INFLUENCE DU STADE DE L INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE SUR LA MORBIDITE ET LA MORTALITE EN DIALYSE PERITONEALE Sandrine Genestier, Sylvie Chiron Centre hospitalier Louis Pasteur 68024 Colmar Nous avons

Plus en détail

Syndrome hémolytique et urémique (SHU) et Eculizumab (Soliris )

Syndrome hémolytique et urémique (SHU) et Eculizumab (Soliris ) Syndrome hémolytique et urémique (SHU) et Eculizumab (Soliris ) Dr Julie Tenenbaum CHU de Montpellier Congrès de l APNP, 6 octobre 2013 La microangiopathie thrombotique (MAT) La MAT systémiqueest un processuspathologiquecaractérisé

Plus en détail

Paludisme. Introduction. Epidémiologie Parasite et cycle

Paludisme. Introduction. Epidémiologie Parasite et cycle 4 e année médecine Rotation 3 2015/2016 ISM Copy Module d Infectiologie Introduction Paludisme Le paludisme appelé également malaria est une érythro-cytopahie provoquée par un hématozoaire du genre Plasmodium

Plus en détail

Le Paludisme. Epidémiologie mondiale (1) Epidémiologie mondiale (2) 28/09/2016. Répartition mondiale = zone intertropicale

Le Paludisme. Epidémiologie mondiale (1) Epidémiologie mondiale (2) 28/09/2016. Répartition mondiale = zone intertropicale Le Paludisme LECLERC DELPHINE Avicenne 21/09/2016 IFSI Theodore Simon Epidémiologie mondiale (1) 36 % de la population (2,3 milliards) court un risque de paludisme 300 millions de cas / an (10 cas / sec)

Plus en détail

Questions insuffisances circulatoires aigues

Questions insuffisances circulatoires aigues Questions insuffisances circulatoires aigues QCM 1 Au cours d'un œdème aigu du poumon cardiogénique, quelle est l'affirmation vraie? A l'électrocardiogramme (ECG) est inutile B une hypotension artérielle

Plus en détail

Sclérose en plaques et vaccination

Sclérose en plaques et vaccination Sclérose en plaques et vaccination Prof. J. de Seze 18 Avril 2015 1 Les vaccins : «l absence de droit à l erreur» Taille de la population traitée Vaccins - + - Traitements + - + Perception immédiate du

Plus en détail

Le Poumon et le Plasmodium MCS Parzy D. Prof Fumoux F Dr Gazin Dr Gazin P UR3P

Le Poumon et le Plasmodium MCS Parzy D. Prof Fumoux F Dr Gazin Dr Gazin P UR3P Relations hôtes parasites Le Poumon et le Plasmodium MCS Parzy D. Prof Fumoux F Dr Gazin P 1 Paludisme Un mort toutes les 30 secondes En France 5 à 6000 cas /an P. falciparum : 84% Accès graves : 3 à 6%

Plus en détail

THROMBOSE VEINEUSE PROFONDE TVP - PHLEBITE (1)

THROMBOSE VEINEUSE PROFONDE TVP - PHLEBITE (1) THROMBOSE VEINEUSE PROFONDE TVP - PHLEBITE (1) Occlusion d une veine par un caillot sanguin Localisation préférentielle : les membres inférieurs Souvent asymptomatique THROMBOSE VEINEUSE PROFONDE FACTEURS

Plus en détail

Épisodes et points clés

Épisodes et points clés SYNTHÈSE, GUIDE PARCOURS DE SOINS FIBRILLATION ATRIALE (FA) Épisodes et points clés Épisode 1 FA non compliquée : du diagnostic à la prescription du traitement initial Toute suspicion de FA doit être confirmée

Plus en détail

Fiche n 9 "Fièvre Q"

Fiche n 9 Fièvre Q Fiche thérapeutique Fiche n 9 "Fièvre Q" La fièvre Q est une zoonose dont l agent causal est Coxiella burnetii, bactérie à Gram négatif intra-cellulaire. Une modélisation a été réalisée (Madariaga MG et

Plus en détail

RMM Infectiologie, septembre 2013

RMM Infectiologie, septembre 2013 RMM Infectiologie, septembre 2013 Complications neurologiques des endocardites infectieuses (EI). Dr Levent. EOH Référent antibiotique.chsa. Dr Dewilde. Urgences, CHSA. Références bibliographiques. 1.

Plus en détail

La fièvre en réanimation. Catherine Ract DAR Bicêtre

La fièvre en réanimation. Catherine Ract DAR Bicêtre La fièvre en réanimation Catherine Ract DAR Bicêtre Problèmes Difficultés diagnostiques avec risque vital de méconnaître une infection intrication de pathologies multiples clinique limitée gravité des

Plus en détail

Les anticoagulants bénéfices cliniques et risques iatrogéniques

Les anticoagulants bénéfices cliniques et risques iatrogéniques Les anticoagulants bénéfices cliniques et risques iatrogéniques Dr Lotfi Boudali 27/11/2013 Chef pôle produits cardiovasculaire, thrombose, métabolisme et obésité Direction des médicaments en cardiologie,

Plus en détail

Recommandations sanitaires 2015 pour le voyageur. Pr Thierry Debord

Recommandations sanitaires 2015 pour le voyageur. Pr Thierry Debord Recommandations sanitaires 2015 pour le voyageur Pr Thierry Debord Vaccinations Poliomyélite - 1988 : initiative mondiale pour l éradication de la poliomyélite objectif 2010 - depuis cette date, le nombre

Plus en détail

Mme D. R 54 ans, mère de huit enfants doit subir une hystérectomie pour cancer du col utérin.

Mme D. R 54 ans, mère de huit enfants doit subir une hystérectomie pour cancer du col utérin. Mme D. R 54 ans, mère de huit enfants doit subir une hystérectomie pour cancer du col utérin. Antécédents: appendicectomie, thyroïdectomie sub-totale, ligatures des trompes. Aucun épisode transfusionnel.

Plus en détail

RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES

RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES RÉFÉRENTIEL : Page 1/6 GRIPPE ET GROSSESSE RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES Validation :.2016 RÉFÉRENTIEL : Grossesse et troubles psychiques Page 2/6 AVERTISSEMENT Ces référentiels sont diffusés à titre

Plus en détail

LITTÉRATURE. Epidémiologie: Endémique en Asie du sud-est et Nord de l Australie Taux de létalité entre 14% et 68% selon les pays

LITTÉRATURE. Epidémiologie: Endémique en Asie du sud-est et Nord de l Australie Taux de létalité entre 14% et 68% selon les pays MÉLIOÏDOSE CHEZ LE VOYAGEUR: A PROPOS D UN CAS ET REVUE DE LA LITTÉRATURE Mémoire pour la Capacité de Médecine Tropicale, année 2014-2015 présenté par: Dr Souandou Tabibou Dirigé par: M. le Pr Eric Caumes

Plus en détail

MORSURE DE SERPENT. Dr F.VALLI - SAMU 06 - CHU de Nice Mars

MORSURE DE SERPENT. Dr F.VALLI - SAMU 06 - CHU de Nice Mars MORSURE DE SERPENT Mars 2012 1 Points Essentiels Environ 500 espèces de serpents venimeux dans le monde Dans nos régions : vipères le plus souvent (vipère aspic) V. Aspic : serpent de 50 à 70 cm de long,

Plus en détail

Prise en charge et prévention du paludisme d importation à Plasmodium falciparum

Prise en charge et prévention du paludisme d importation à Plasmodium falciparum RECOMMANDATIONS POUR LA PRATIQUE CLINIQUE Prise en charge et prévention du paludisme d importation à Plasmodium falciparum Révision 2007 de la Conférence de Consensus 1999 TEXTE COURT Organisée par la

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 02 novembre 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 02 novembre 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 02 novembre 2005 WILZIN, 25 mg, gélule B/250 WILZIN, 50 mg, gélule B/250 Laboratoires Orphan Europe acétate de zinc dihydraté Liste I Médicament soumis à prescription

Plus en détail

4 mécanismes possibles devant des convulsions dans le cadre d un SHU typique de l enfant

4 mécanismes possibles devant des convulsions dans le cadre d un SHU typique de l enfant 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 4 mécanismes possibles devant des convulsions dans le cadre d un SHU typique de l enfant 4 causes médicales de détresse respiratoire du nouveau-né 1 diagnostic différentiel de la névrite

Plus en détail

Rôle des cytokines dans la malaria cérébrale. De la souris à l homme. GIORDANO Marilyn, JOLY Rachel, CADRA Sophie

Rôle des cytokines dans la malaria cérébrale. De la souris à l homme. GIORDANO Marilyn, JOLY Rachel, CADRA Sophie Rôle des cytokines dans la malaria cérébrale De la souris à l homme GIORDANO Marilyn, JOLY Rachel, CADRA Sophie Introduction Le paludisme Paludisme : maladie infectieuse induite par un parasite de type

Plus en détail

DENUTRITION ET CANCER

DENUTRITION ET CANCER DENUTRITION ET CANCER Pr Julien Mazières Unité d Oncologie Cervico-Thoracique Service de pneumologie Hôpital Larrey, CHU Toulouse Introduction La malnutrition atteint la majorité des patients porteurs

Plus en détail

3. LES HEPARINES. 3.a. la pharmacologie. Obtention des héparines et poids moléculaire. PLAN

3. LES HEPARINES. 3.a. la pharmacologie. Obtention des héparines et poids moléculaire. PLAN PLAN On verra successivement La pharmacologie des héparines L'utilisation des héparines Une autoévaluation 3.a. la pharmacologie. 3. LES HEPARINES Obtention des héparines et poids moléculaire. En fonction

Plus en détail

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Haute Autorité de santé COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 25 mai 2005 NIMOTOP 30 mg, comprimé pelliculé B/90 Laboratoires BAYER PHARMA nimodipine Liste I Médicament soumis à prescription hospitalière

Plus en détail

IATROGENIE MEDICAMENTEUSE

IATROGENIE MEDICAMENTEUSE Effets indésirables Erreurs dans le circuit du médicament Inefficacité thérapeutique Michel BIOUR Septembre 2016 1 Effets indésirables Erreurs dans le circuit du médicament Inefficacité thérapeutique 2

Plus en détail

Leucémie lymphoïde chronique. Introduction. Clinique 03/10/2013

Leucémie lymphoïde chronique. Introduction. Clinique 03/10/2013 Leucémie lymphoïde chronique Introduction Définition: Prolifération lymphoïde monoclonale, responsable d'une infiltration médullaire, sanguine, parfois ganglionnaire, constituée de lymphocytes matures

Plus en détail

Place des corticoïdes dans les syndromes septiques au SMUR, aux Urgences et en Réanimation

Place des corticoïdes dans les syndromes septiques au SMUR, aux Urgences et en Réanimation Place des corticoïdes dans les syndromes septiques au SMUR, aux Urgences et en Réanimation Dr Jean-Etienne Herbrecht Réanimation médicale - Hautepierre 18 ème Rendez-vous de l urgence 27 janvier 2010 Syndromes

Plus en détail

INVESTIGATEUR TITRE JUSTIFICATION / CONTEXTE COORDONNATEUR/PRINCIPAL

INVESTIGATEUR TITRE JUSTIFICATION / CONTEXTE COORDONNATEUR/PRINCIPAL INVESTIGATEUR COORDONNATEUR/PRINCIPAL TITRE JUSTIFICATION / CONTEXTE Dr Sandrine CHARPENTIER Pôle de Médecine d Urgences, place du Dr Baylac 31059 Toulouse Analgésie des syndromes coronaires aigus avec

Plus en détail

APHORISMES 1 EN MEDECINE D'URGENCE

APHORISMES 1 EN MEDECINE D'URGENCE - 1 - APHORISMES 1 EN MEDECINE D'URGENCE A. Cardio-vasculaire 1. Toute douleur thoracique doit faire pratiquer un électrocardiogramme. 2. Toute douleur épigastrique doit faire pratiquer un électrocardiogramme.

Plus en détail

Du sepsis au choc septique

Du sepsis au choc septique Du sepsis au choc septique Amel FILALI Journée nationale de formation des infirmier(es) en infectiologie Lille, le 08 juin 2016 Définitions classiques Adapté de Bone et al. 1992 Un continuum INFECTION

Plus en détail

BPCO traitements médicamenteux des décompensations

BPCO traitements médicamenteux des décompensations AER Lyon 2013 BPCO traitements médicamenteux des décompensations Pr A Demoule Service de Pneumologie et Réanimation médicale Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris principe de compensation de charges

Plus en détail

L endocardite infectieuse

L endocardite infectieuse L endocardite infectieuse IFSI Nantes 2011-2012 Dr D. Boutoille Maladies Infectieuses et Tropicales CHU Nantes 1 A- Définition Greffe et multiplication, au niveau de l endocarde valvulaire, d un agent

Plus en détail

PLACE DU LINEZOLIDE (et des anti-samr) EN TRAITEMENT PROBABILISTE DES PNEUMOPATHIES DE REANIMATION? J. PERNY Réanimation Médicale Brabois

PLACE DU LINEZOLIDE (et des anti-samr) EN TRAITEMENT PROBABILISTE DES PNEUMOPATHIES DE REANIMATION? J. PERNY Réanimation Médicale Brabois PLACE DU LINEZOLIDE (et des anti-samr) EN TRAITEMENT PROBABILISTE DES PNEUMOPATHIES DE REANIMATION? J. PERNY Réanimation Médicale Brabois GENERALITES Pneumopathie de réanimation : Communautaire Nosocomiales

Plus en détail

Vincent Lombard ACC. .distension liquide modérée des anses iléales de la fosse iliaque droite, .contrastant avec des anses jéjunales plates

Vincent Lombard ACC. .distension liquide modérée des anses iléales de la fosse iliaque droite, .contrastant avec des anses jéjunales plates Patiente de 87 ans, opérée d un remplacement valvulaire aortique. Dans les suites, syndrome occlusif avec distension abdominale, arrêt du transit et douleur. Persistance de quelques bruits hydro-aériques.

Plus en détail

Accueil aux urgences et hospitalisation d un patient grippé

Accueil aux urgences et hospitalisation d un patient grippé Accueil aux urgences et hospitalisation d un patient grippé A propos de l épisode grippal 2014-2015 3 ème Journée régionale de veille sanitaire en Bretagne -15 décembre 2015- Dr F. Cellier-Dr P. Kergaravat

Plus en détail