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1 LOGEMENTSVersunehaussede20%delataxe d habitationpourlespied-à-terre (Cahier central) 75 - N ,20 N oublions jamais (LP/O. Arandel/AFP/B. Horvat/PhotoPQR/«le Progrès»/S. Guiochon.) Zlatan Ibrahimovic. Le Marseillais André-Pierre Gignac. LIGUE 1 PSG-OM-OL: les clés dumatchàtrois (Page 17) GRÈCE L impact de la victoire desyriza(pages8et9) Le Lyonnais Maxime Gonalons. SOCIAL Macron veut changer les règles du licenciement économique(page 6) SÉCURITÉ ROUTIÈRE Fini les kits mains libres au volant (Page 13) CATASTROPHE Aumoins8Françaistués danslecrashd'unf-16 en Espagne(Page 14) (Reuters/Laszlo Balogh.) Il y a soixante-dix ans, le camp d Auschwitz était libéré par l Armée rouge. Des documents inédits confirment l horreur de l extermination orchestrée par l Allemagne nazie. Un anniversaire qui rappelle aussi que l antisémitisme sévit toujours. (Pages 2 à 4) (AFP/Stéphane de Sakutin.) DISPARITION Demis Roussos, star des seventies (Page 26) PREMIÈRE BONNE RÉSOLUTION DE CITROËN FÉLIX FAURE POUR2015: REPRISE TM ARGUS E JUSQU À (1) Montantdelareprised unvéhiculedecatégorie égale ou supérieure au véhicule acheté, variable de 500Ejusqu à2000e, selonlevéhiculed occasion acheté.listedesvéhiculesconcernésetmontantdela repriseassociéeàchaquevéhicule, disponiblesdans lespointsdeventelistésci-dessous.montantajoutéà la valeur Argus TM. La valeur de la reprise est calculéeenfonctionducoursdel Argus TM dujourde lareprise,applicableàlaversionduvéhiculereprisou, lecaséchéant,àlamoyennedescoursdesversionsles plusprochesdecelui-ci,leditcoursouladitemoyenne étantajustésenfonctiondu kilométrageoudeséfentuelsfraisderemiseàl étatstandard, etdéduction faited unabattementde15% pourfraisetcharges professionnels. Offre non cumulable, réservée aux particuliers,valablejusqu au31/01/15,pourl achat d unvéhiculed occasionidentifiédanslespointsde ventelistésci-dessous. Garantie pièces et main d œuvre 1anminimum (2) CITROËN FÉLIX FAURE PARIS15 e BEZONS(95) LIMAY(78) OUVERT LE SAMEDI (1) (Publicité)

2 02 LEFAITDUJOUR nl ÉDITO Une honte éternelle n ne rappellera jamais assez l horreur de Ol extermination des juifs par l Allemagne nazie. Que la honte soit éternelle pour ses inspirateurs, ses organisateurs ousesexécutants!mais aujourd hui, soixante-dix ans après la libération des camps delamort,c estun anniversaire qui prend une résonance toute particulière. D abord parce que l accès à des documents recueillis par l Armée rouge confirme s il en était besoin les sommets atteints dans l abomination. Ensuite parce que, chaque année, les survivants qui portent le témoignage de toutes les victimes sont de moins en moins nombreux pournousdiredenejamais oublier.etpuisparcequeles événements que la France a connus ces dernières semaines viennent malheureusement confirmer que l antisémitisme peut revêtir d autres formes mais qu elles ne changent en rien son ignoble nature. THIERRY BORSA Les actes contre les juifs ont doubléenunan n Dansleflotdesstatistiques annuelles qui dessinent le visage de la France, celles recensant les actes antisémites lui tracent une profonde balafre. En 2014, le nombre d actes commiscontrelesjuifsdefrancea augmentéde101%.de423en2013,ils sontpassésà851l andernier,selonles chiffres quenousrévélons du Service de protection de la communauté juive, en coopération avec le ministère de l Intérieur. La hausse la plus spectaculaire concerne les violences proprement dites(agressions, incendies, dégradations et vandalisme): 241recensés,soit+130%enunan. Des chiffres où n apparaissent pas les quatre assassinats de la porte de Vincennes, le 9 janvier.«soixantedix ans après Auschwitz, c est la même logiquequiestàl œuvre:lahainedu juif, la lâcheté, l ignorance, la barbarie», s attriste Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France(Crif), qui sera aujourd hui en Pologne aux côtés de François Hollande. Ilyaquinzeans,lenombred actes antisémites était dix fois moindre.«la violence aussi ne cesse d empirer, déplore Roger Cukierman. La quasitotalité des actes est commise par des jeunes musulmans, issus d une communauté où les préjugés antisémites sont désormais très ancrés. Le mal est structurel, installé, et d autant plus inquiétant que le président et le gouvernement se montrent exemplaires dans leur lutte contre cette tumeur de la société française.» CHARLES DE SAINT SAUVEUR Lire aussi Des documentaires pournepasoublier PAGE4 Auschwitz,lecombat COMMÉMORATION.Ilya70ans,leplus grand camp nazi était libéré. Un anniversaire pour rappeler le devoir de mémoire à l heure où l antisémitisme ressurgit en France. Cracovie(Pologne) De notre envoyé spécial ELLE S APPELLE Eveline Szpirglas. Soixanteetonzeansaprèsavoirété déportée à Auschwitz-Birkenau, cette Parisienne revient dans ce camp du suddelapologneoù,d aoûtànovembre 1944, l adolescente juive de 16ansadûluttercontrelefroid,la faim, la mort. Jamais Eveline n avait osé revenir sur cette terre maudite. Le numéro A16749 tatoué sur son bras gauche suffisait bien à lui rappeler ces mois terribles, avant qu elle ne soit envoyée dans un camp de travail. Hier pourtant, Eveline est revenue à Cracovie, pour participer à la commémoration aujourd hui des70ans delalibérationducamp,le27janvier 1945 par l Armée rouge. «C estlapremièrefoisquejerevienset,jesuppose,ladernière» confie dans un sourire cette femme de 86 ans. La mémoire et la transmission de l horreur que fut Auschwitz où 1milliondejuifs(90%desvictimesdu camp) furent exterminés entre 1942 et 1945 sont une bataille perpétuelle. Unecoursecontreletemps.En2005, pour le soixantième anniversaire, survivants avaient fait le déplacement. Cette année, ils ne seront qu une centaine pour cette cérémonie internationale. Ni Simone Veil ni le PrixNobeldelapaixElieWiesel,tous deux rescapés du camp, ne seront présents.«c est la dernière fois qu une Cracovie LEVISAGEDURACISMEetdel antisémitisme a changé, il faut donc adapter les réponses: c est en substance ce que devrait dire François Hollande ce matin dans son discours aumémorialdelashoahavantdese rendre, pour la première fois, à Auschwitz-Birkenau, trois semaines après la vague d attentats début janvier qui s est soldée par l attaque meurtrière d un supermarché casher de Paris. Hollande doit donc annoncer un renforcement de l arsenal juridique contre l antisémitisme et le racisme. Selon nos informations, le président cérémonie décennale sera portée par des survivants», s inquiète l historienne Annette Wieviorka. Rares sont désormais les visites avec un rescapé pour guide. «Il faut bien se dire qu une certaine sorte de témoignage disparaît», regrette Piotr Cywinski, le directeur du musée d Auschwitz. Lecoûtdelamémoire Montrer matériellement ce que fut la barbarie relève aussi du défi. Certes, l histoire d Auschwitz n a pas disparu.«laterrecontinuederendreles tracesdecemeurtre»,assurewieviorka.iln estpasraredevoirremonter des entrailles de ce cimetière sans tombe ici une fourchette, là une casserole. Parfois même des cendres Mais l effacement est aussi à l œuvre dans cette plaine boueuse et marécageuse, balayée par le froid. Garder Auschwitz en l état, ses 155 baraquements, 13 km d enceinte ou encore ses chaussures est aussi difficile que de maintenir intactes les ruines d Oradour-sur-Glane, le village martyr de Haute-Vienne. Et ce alors que le musée d Auschwitz a atteint l an dernier le chiffre record de 1,5 million de visiteurs (dont 54000Français).Desjeunesetdes moins jeunes, la plupart nés aprèsguerre, et pour qui Auschwitz c est parfois loin «Une histoire doit être racontéeàpartirdecesiteetelledoit refléter non seulement la réalité d Auschwitz mais également toute la devrait ainsi reprendre à son compte l une des propositions de Christiane Taubira. A savoir«la généralisation danslecodepénaldelacirconstance aggravante de racisme». En clair, les sanctions contre certaines infractions comme les agressions sexuelles, le harcèlement moral, la séquestration, le bizutage ou l atteinte aux biens seraient encore alourdies en cas d acte raciste ou antisémite. Maislechefdel Etataaussidans son collimateur la théorie du complot, très en vogue notamment chez les jeunes, et qui vise souvent les juifs. S appuyant sur un appel des associations d anciens déportés de réalitédelashoahetdelaseconde Guerre mondiale», relève Cywinski. Plusde100M (dont5m promis parlafranceen2012surcinqans)ont été versés à une fondation chargée d assurer la pérennité des lieux. C est le coûtdelamémoire.leprixminimum àpayeràl heureoùlahainedujuifn a pasdisparu.commeuntristeetinquiétant écho, les commémorations prévues à Paris et en Pologne interviennent moins de trois semaines après les meurtres antisémites commis à l HyperCacherdelaportedeVincennes. Ne pas oublier relève de l urgence. Ce matin,aumémorialdelashoah,oùil estattenduavantdeserendreenpologne, François Hollande devrait annoncer de nouvelles mesures contre la résurgence du racisme et de l antisémitisme. Pour qu une fois encore cet appel,réitéréparsimoneveililyadix ans, s enracine définitivement:«plus jamais ça.» ÉRIC HACQUEMAND Antisémitisme: Hollande renforce les sanctions (IP3 Press/MaxPPP/Vincent Isore.) France et de l Union des étudiants juifs, Hollande compte en appeler à la vigilance et mettre la pression sur ceux qui hébergent des sites Internet propageant des thèses négationnistes. Sans compter un soutien aux professeurs pour bien enseigner la Shoah du primaire au secondaire. Le chef de l Etat décollera ensuite pourlapologne.surplace,pasde prisedeparolemais«unmomentde recueillement dans le plus grand cimetièredumonde»etuneprocessionsurles700mquitraversebirkenau d une vingtaine de chefs d Etat et de gouvernement. E.H. Auschwitz-Birkenau(Pologne). Unmilliondejuifsontététuésdansce camp de concentration et d extermination, le plus grand construit par les nazis. Une centaine de survivants seront présents pourlacommémorationdes70ansdesa libération, aujourd hui. «Pendant Victor Perahia, Drancy(Seine-Saint-Denis) n Ilaessayélathérapieparle silence.«pendant quarante ans, jen aipaspuenparler,mêmeavecma mère. Je voulais oublier, j ai échoué. On nepeutpas.onneguéritjamaisdes camps. Une partie de nous-mêmes est toujours là-bas.» Victor Perahia, 82ans,apasséprèsd unanàbergen- Belsen(le camp où mourut Anne Frank) demai1944àsalibération,en avril1945.ilavaitalors12ans. Auparavant, ce jeune garçon était resté vingtmoisaucampdetransitde Drancy(Seine-Saint-Denis), en compagnie de sa mère. Hier,àlademandeduMémorialdela Shoah, Victor est revenu dans ce lieu d internement où passèrent des juifs de France déportés. Revenu pour témoigner devant 70 lycéens originaires de douze lieux de mémoire françaisdelarésistanceoudela déportation(le Chambon-sur-Lignon, Izieu, Pithiviers, Beaune-la-Rolande ). «Que ressentez-vous quand vous revenezici,làoùvousavezvécuune partiedevotreterribleenfer?» interroge un élève au Mémorial de Drancy,faceàcettefroidecitédela

3 Mardi27janvier2015 LEFAITDUJOUR 03 permanentcontrel oubli VIDÉO leparisien.fr Le témoignage d Esther, survivante d Auschwitz ELLE SE DIT ÉPUISÉE. Esther Senot, née Dzik, 86 ans, rescapée d Auschwitz, d origine juive, court d une commémoration à une interview.onlacomplimentesursabonne santé, elle sourit, grinçante : «Quandjesuisrevenuedescamps, jepesais32kgetonmedisaitque j avais bonne mine. J imagine qu on me trouvera bonne mine aussi sur monlitdemort.»elleestcommeça, Esther. Dans son petit studio d une résidence pour personnes âgées, dans l Est parisien, où elle vit depuis lamortdesonmari,elleraconte. nla déportation «JesuisnéeenPologneen1928,mais j avais6moisquandmesparentsont émigré en France. J ai arrêté l école communaleen1940,à12ans.j ai travaillé dans un atelier de chaussures à Belleville, pour ramener un peu d argent chaque semaine. Lors de la rafleduvéld Hiv,le16juillet1942, les policiers ont fait tous les étages saufcheznous.ilsontdûoublier.on voyait les autobus depuis nos fenêtres. Après, on est sortis avec ma sœur dans le quartier pour chercher d autres membres de ma famille. Et les policiers se sont rappelés, parce quequandjesuisrentréeàlamaison, ilyavaitdesscelléssurlaporte,et mes parents avaient été arrêtés avec monpetitfrère.jenelesaijamais revus.moi,j aiétépriseen1943.» nsurvivre à Auschwitz «J en sais rien, comment j ai survécu. La chance, et l inconscience de la jeunesse. Je m étais mis dans la tête quejenepouvaispasmourirà15ans. J ai été désignée pour travailler dans le terrassement, on déplaçait de gros- quaranteans,jen aipaspuenparler» survivant de Drancy et Bergen-Belsen Drancy(Seine-Saint-Denis), hier. Victor Perahia a témoigné devant des lycéensets estprêtéaujeudesselfies. Muette dont l apparence n a que peu changé.«une certaine douleur, avoue Victor Perahia. Je pense aux petits camaradesquisontmorts.jepenseà Henri Cohen, qui respirait la joie de vivre. AJosetteDaCosta.Ilsavaientlemême âge que moi. Je les aimais tellement. Quand ils ont quitté Drancy, j ai demandé à ma mère d être déporté aveceux IlssontmortsàAuschwitz», confie l octogénaire qui a aussi perdu làbas son père et son grand-père, déporté en juillet 1944 dans le dernier convoi partidefrance.«adrancy,ilyavait une atmosphère tellement bizarre. Il y avait beaucoup de monde, dans ces (LP/J.-G.B.) «On culpabilisait denepasêtremortes» Esther, 86 ans, rescapée d Auschwitz murstrèsgris,surcesolnoir.toutle monde s interrogeait. Certains ont préférésejeterdu4 e étage Onne parlaitpasdescampsdelamort,mais on se doutait bien qu on n allait pas partirencampdevacances.» Un livre pour enfin réussir àtémoigner Alevoirdeviseravecdesados,seprêter debonnegrâceàlamodedesselfies avec certains d entre eux, il semble loin le temps où Victor ne témoignait pas. «Jevoulaisêtreunenfantnormal,jene disais pas que j avais été déporté, explique cet esthète qui tient toujours unegaleried artàparis.plustard,mes enfants et petits-enfants me posaient des questions auxquelles je n arrivais pasàrépondre.»alors,en2000,ila décidédetoutlivrerdansunlivre, «Monenfancevolée»,qu ilamissix ans à écrire. Depuis, Victor enchaîne les rencontres dans les lycées et les collèges, au moins une fois par semaine. «Lefaitd enparler,çameremue.ilme fautdeuxoutroisheurespourm en remettre. Mais je continuerai tant que je le peux physiquement. C est le devoir de mémoire.» JEAN-GABRIEL BONTINCK sespierres,danslagadoueoulanei- ge.auboutdequatremois,lamoitié des personnes étaient décédées. Un moment un peu moins dur? Il y avait ce baraquement avec les latrines, qu on appelait Radio Chiottes. On était tranquilles, les kapos qui dirigeaient le camp n y entraient pas. C est là qu on échangeait des nouvelles.j yaiapprisquemasœur,queje n avais pas revue depuis l été 1942, était à Auschwitz elle aussi, depuis unan!ons estretrouvées.maiselle avait été mordue par un chien, c était infecté. Elle est morte dans la dernièresélection,enavril1944.» nla libération «J aiquittélecample17janvier,dix jours avant l arrivée des Russes. Les Allemandsnousontmissurlaroute, cequ onaappelélesmarchesdela mort. Sitôt qu on sortait du rang, on était fusillés. Au bout de cinq ou six jours, on s est retrouvés dans un autre camp, Bergen-Belsen. Les baraques étaient pleines de cadavres qu onneretiraitmêmeplus.ondormaitdehors.lesssontencorefait une sélection de femmes pour travailler dans leurs usines d armement. IIs nousontremisdansleswagons,mais les Russes nous bombardaient d un côté,lesalliésdel autre.le5mai 1945, un samedi matin, après bien des péripéties, on était à Mauthausen etonavuundrapeaublancsurla forteresse. On est parti sur les routes, seules.j aivuuncharetunnoiren sortir,jemesuisdit,onesttranquilles,çapeutpasêtreunallemand.» nl après-guerre, ses enfants «J aitraînélagalère.yavaitpasde cellule psychologique pour vous dire À97ANS,AndréLafargueestla figure tutélaire de notre journal depuis la Libération. Présent chaque jouràsonbureaudu«parisien»- «Aujourd huienfrance»,ilyexercelemétierdecritiquedecinéma et de théâtre depuis soixantedix ans. Mais c est le vaillant souschef du réseau Résistance qui se confie aujourd hui. Arrêté par la Gestapo le 30 septembre 1943, torturépuisdéportédanslescampsde concentration de Buchenwald, de Mauthausen et, enfin, dans son annexe, Ebensee, il se souvient de l arrivée des troupes américaines, le 6juin1945. «Nous savions que l Allemagne était en déroute. Même les plus mauvais gardiens nous disaient : Vous bilez pas, vous allez être libérés.unmatin,lesssnousontregroupés. Nous étions peut-être 600: Russes, Allemands, Italiens, Paris, hier. Esther a été déportée en 1943, à l âge de 15 ans.(lp/philippe de Poulpiquet.) ce qu il fallait faire On culpabilisait denepasêtremortes.lesgensne voulaient pas entendre. J ai repris pied quand j ai rencontré mon mari, qui n était pas juif. Il ignorait tout des rafles! Il était excessivement gentil.maisavecmesenfants,jene savaispasm yprendre.j enaieu trois. Leur montrer de la sensibilité était difficile. Je voulais les endurcir. Je ne leur ai jamais parlé d Auschwitz. Ils ont appris par eux-mêmes.l undemesfilsestprofd histoire, l un de mes petits-fils aussi. Moi,j aiétévendeusetoutemavie.» nles menaces aujourd hui contre les juifs «Les Français sont descendus dans la rue pour Charlie Hebdo. Mais pourilanhalimi,oulesjuifstuésà ToulouseparMerah,iln yavaitpas grand monde Je suis pessimiste. Mais regardez, en même temps, quand je témoigne dans les écoles, tous ces poèmes d enfants que je reçois ensuite. Ils m écrivent énormémentdelettres.etça,c estformidable.» Propos recueillis par YVES JAEGLÉ «Lejouroùnousavonsétélibérés» André Lafargue, résistant, journaliste au«parisien»-«aujourd hui en France» «LesSSnousontregroupés. Les ordres étaient de nous emmener dans ces tunnels que nous avions creusés et d en faire notre tombeau» André Lafargue était durant la guerre le souschef du réseau Résistance. (LP/Olivier Corsan.) Tchèques, Yougoslaves et quelques Français. Les ordres étaient de nous emmener dans ces tunnels que nousavionscreusésdanslarocheà flancdemontagneetd enfairenotre tombeau. Ils nous ont ordonné denousyrendrepournousmettre àl abridevosamisaméricainset anglais qui nous bombardent, disaient-ils.onatouscriéneinmalgré les mitrailleuses pointées sur nous.ilsontétéestomaquésparce criunanime.peuaprès,touslesss sont partis du camp. Certains prisonniersontfichulecamp,àpied. J ai préféré attendre les Alliés, mais onnesavaitpassiceseraitlesanglais, les Américains ou les Russes. Onavuunchardevantlaportedu camp,sacoupoleserelevereten sortir une bonne gueule de troufion américain. Il avait l air presque affolédevoircettefouledeprisonniers en uniforme rayé, comme des cadavresambulantsfaceàlui.ilya euunmomentdeflottement:ilsne connaissaient pas l existence de ce camp secret. Lorsqu il est descendu du char, nous sommes tous allés versluipourleporterentriomphe. Mais nous étions tellement faibles que,mêmeàdouze,onneparvenaitpasàlesoutenir.ils estretrouvéàterre.sescamaradesontbraqué leurs mitraillettes sur nous, imaginant un guet-apens puisqu ils ne voyaient plus leur camarade.jesuisalléverseux:j étais l un des seuls à parler anglais. J ai servi d interprète. Des camions de ravitaillement et des voitures de la Croix-Rouge sont arrivés à notre secours. Nous étions libérés!» Propos recueillis par CAROLINE BONACOSSA

4 04 LEFAITDUJOUR Ces images jamais vues de l abomination La destruction des juifs, une entreprise planifiée UNE CINQUANTAINE d historiens interviewés en Europe, aux Etats-Unis et en Israël, quatre cents heures d archives et six mille photographies amassées en plus de trois ans Fruit d une enquête monumentale, la série documentaire «Jusqu au dernier : la Destruction des juifs d Europe», diffusée depuis hier sur France 2, devrait faire date. En huit épisodes (les 3, 4, 5 et 6 dès 20 h 45 ce soir et les deux derniers le 3 février à 22 h 55), les réalisateurs William Karel et Blanche Finger reconstituent chaque pièce du puzzle qui a permis la mise en œuvre de l Holocauste à l échelle du continent. De l arrivée d Hitler au pouvoir, sur fond de crise en Allemagne, jusqu à aujourd hui, ils lèvent des zones d ombre pour mieux comprendre. «Comme beaucoup de gens, nous avions l impression de tout connaître. Mais, prise dans sa globalité, l histoire de la Shoah reste méconnue, explique Blanche Finger. En avançant, nous n imaginions pas la volonté implacable des nazis d aboutir à la destruction systématique des juifs d Europe. Elle ne s est pas mise en place d un seul coup. Chaotique au début, elle DES CADAVRES qu on déterre par centaines, pour essayer de les identifier, ou prouver que dans ces horribles amas de linge, de glaise et d os, il y avait quelqu un. Des enfants déportés de 2 ou 3 ans, vivants mais dans un état squelettique, qui passent une visite médicale avec les médecins militaires soviétiques, dans les heures et les jours qui suivent la libération d Auschwitz, le 27 janvier L exposition «Filmer la guerre : les Soviétiques face à la Shoah ( )», au Mémorial de la Shoah (Paris IV e ), dévoile 76 extraits de films bouleversants, forcément dérangeants, réalisés par les caméramans de l Armée rouge, images pour la plupart inédites de la libération des camps mais aussi des massacres commis par les nazis dans les territoires russe, ukrainien et polonais. Ces preuves visuelles de l abomination des camps n ont pas été exploitées après la guerre, pour plusieurs raisons. D abord à cause de la guerre froide et des mensonges de Staline, qui a tenté de faire croire, par une mise en scène, que le massacre de milliers d officiers polonais dans la forêt de Katyn, en Pologne, en 1940, avait été commis par les nazis, alors que les coupables étaient bien les Soviétiques. Il en est longtemps résulté un soupçon sur la véracité des images russes de la guerre. De fait, le pouvoir soviétique a usé de manière sélective de ces images dans ses films de propagande, gommant par exemple l identité juive de nombreuses victimes. Mais ce que montre l exposition, à travers ces films que l on visionne avec des casques, ce sont les images brutes, implacables. A partir de 1942, l Armée rouge entame sa reconquête en Europe de l Est, où se est devenue méthodique au fil du temps. La persécution a été menée par à-coups en Allemagne, avant les lois de Nuremberg, en 1935, pour voir comment la population réagissait.» «En voyant les archives, nous nous sommes demandé jusqu où nous pouvions aller car certaines étaient insoutenables» Blanche Finger, coréalisatrice de la série documentaire «Jusqu au dernier : la Destruction des Juifs d Europe» En mêlant archives et commentaires d experts, le film semble imparable. «Le but était de rester le plus pédagogique pour expliquer le cheminement qui amène à cette destruction, insiste la coréalisatrice. Il était important d avoir des voix différentes d historiens.» Le documentaire revient notamment sur les exécutions massives par balles des familles juives sur le front de l Est par les commandos Einsatzgruppen et la création des camps de la mort en Pologne. «Nous avons voulu montrer situent les camps. Avec ses opérateurs, elle rassemble des preuves contre la barbarie nazie. Les premiers extraits portent sur des massacres de civils russes à Koupiansk. Les soldats arrivent peu après les exactions allemandes. L effet est stupéfiant, avec des documents en son direct : on voit, on entend, des mères, des épouses, qui pleurent, qui hurlent en déterrant des cadavres, en reconnaissant un vêtement, et en recouvrant alors le corps d un drap blanc. «Mon fils! Viens là!» Phrases lancinantes, déchirantes de babouchkas, de jeunes femmes. La douleur, on ne sait pas ce que c est. Elles, elles savent. A Babi Yar, un ravin d un faubourg de Kiev où juifs ont été tués à la mitraillette en deux Des survivants décharnés qui se laissent filmer sans comprendre jours, puis ensevelis, l armée soviétique arrive trop tard. Les Allemands ont eu le temps de déterrer et brûler les cadavres. Mais dès 1943, un prisonnier russe chargé de cette sinistre exhumation témoigne face à l objectif. Puis viennent les camps. A Auschwitz, la première image saisit par son horreur mais a u s s i s o n i n - c o n g r u i t é, o n n ose écrire sa funèbre puissance : une jeune femme, belle, gît nue dans la neige, morte et abandonnée. Des survivants sortent des baraquements, adolescents décharnés, qui se laissent filmer sans comprendre. Soudain, une voix française, un accent parigot : un déporté en pyjama rayé témoigne brièvement devant les caméras. L exposition mêle aux films des l entreprise de destruction absolue, pourquoi les camps de la mort étaient construits à côté de voies ferrées pour avoir une efficacité maximale en y amenant le plus de déportés, poursuit Blanche Finger. En voyant les archives, nous nous sommes demandé jusqu où nous pouvions aller car certaines étaient insoutenables. Or, l idée est de montrer ce film aux jeunes générations.» Les derniers épisodes s intéressent à l aprèsguerre, avec d autres aspects moins connus. «Nous avons été marqués par ce qui s est passé en Pologne après 1945, note la documentariste. Sur une photo, on voit des paysans hilares devant des squelettes. Ils vivaient près des camps de la mort et avaient creusé pour retrouver de l or, des bijoux que des juifs auraient gardés.» Sans oublier le sort des rescapés tenus au silence en Israël jusque dans les années 1960 et parfois condamnés à la précarité. «Envoyés au goulag en Russie, certains survivants n ont pu en sortir que dans les années 1980 et n ont jamais reçu de réparations, relève Blanche Finger. Ils ont été les oubliés.» CARINE DIDIER L Armée rouge a filmé les camps d Auschwitz et de Maidanek lors de leur libération. Des images restées longtemps inédites.(rgakfd.) photographies et des textes explicatifs de ce que les Russes ont choisi de montrer, ou de cacher, à l époque. «Les Soviétiques ont donné le sentiment d oublier eux-mêmes les films qu ils avaient tournés, la figure du héros de la grande guerre patriotique prenant le pas sur la figure de la victime», écrit Valérie Pozner, l une des commissaires de l exposition. Des images refoulées qui reviennent aujourd hui avec une grande violence, mais aussi une évidence : la possibilité, enfin, de redonner un visage à l extermination. YVES JAEGLÉ «Filmerlaguerre:lesSoviétiques faceàlashoah( )», aumémorialdelashoah(parisiv e ),jusqu au27septembre, tous les jours sauf samedi, 10 heures-18 heures, jeudi jusqu à 22 heures, entrée libre, infos: Alatélé etàlaradio nla plupart des télés et radios célèbrent les 70 ans de la libération des camps. Outre sa série documentaire, France 2 propose aujourd hui une édition spéciale pilotée par Marie Drucker à 14h5. LCP et Public Sénat retransmettent la commémoration au Mémorial de la Shoah à 10 heures. Sur la TNT, HD1 diffusera dimanche le film «la liste de Schindler» (20h50) et «Nuit et Brouillard» d Alain Resnais (0 h 10). A la radio, Thomas Sotto a suivi des collégiens à Auschwitz avec un survivant pour sa matinale d Europe 1 (6h45). Sur RTL, Yves Calvi recevra une rescapée à 8h15. Sur France Inter, Patrick Cohen dédiera son «7-9» aux événements, abordés aussi par Nicolas Demorand (18h15). Sur France Culture, «la Fabrique de l histoire» (9h5) et «Sur les docks» (17 heures) se mobiliseront jusqu à jeudi. CA.D.

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6 06 POLITIQUE Labombedeslicenciementséconomiques LOI MACRON. Cet aspect est passé relativement inaperçu. Mais le projet de loi défendu par le ministre de l Economie s attaque aux règles du licenciement économique. Certains syndicats s inquiètent. C ESTPARTI pour deux semaines de débat, cinquante heures de discussions, sans compter le temps accordé à Emmanuel Macron pour convaincre. L emblématique réforme censée lever les blocages de l économie est arrivée hier à l Assemblée. Deux cents articles, plus de amendements déposés On a déjà largement commenté des sujets qui fâchent comme l extension du travail du dimanche dans les commerces et la libéralisation des professions réglementées. Mais d autres bombes sont à venir, qui pourraient mettre au grand jour des divisions internes à la gauche, mais aussi à la droite. Le volet le plus controversé porte sur le licenciement économique. «Le travail du dimanche, c est l arbre qui n L ex-frondeur Denys Robiliard, député PS de Loir-et- Cher, rapporteur de la loi Macron sur la partie droit du travail, défend un texte équilibré. Des syndicats dénoncent un projet facilitant les licenciements boursiers. Partagez-vous leurs inquiétudes? DENYS ROBILIARD. J ai discuté avec le gouvernement et des aménagements ont été faits. Dire que ces mesures permettent le licenciement à la seule main de l employeur est inexact. Le texte est équilibré. Plusieurs amendements ont été pris, à la suite des inquiétudes formulées par les syndicats. J espère que la critique est maintenant désamorcée. Pourquoi revenir sur une des dispositions négociées en 2013 par les partenaires sociaux? Le législateur a fait une coquille en rédigeant la loi sur la sécurisation de l emploi. On a fait rentrer une disposition sur les petits licenciements économiques que les partenaires sociaux n avaient jamais envisagés. Cette erreur n est pas cache la forêt. Mais le vrai danger de ce texte porte sur quatre articles qui facilitent les licenciements», dénonce Xavier Médeau, avocat en droit social qui a défendu de nombreux dossiers pour la CGT. Depuis de nombreuses semaines, avocats, syndicalistes, députés et économistes tirent la sonnette d alarme. Les syndicats craignent une casse sociale Pas de quoi désarçonner François Hollande, qui a mis les points sur les «i» début janvier : «Les employeurs ont peur de ne pas pouvoir licencier.» Une peur qui, selon le chef de l Etat, les conduit à ne pas embaucher Un blocage que le président veut lever pour lutter contre le chômage : «Il ne s agit pas «C est un texte équilibré» Denys Robiliard, député PS, rapporteur de la loi ASSOUPLIR CERTAINES RIGIDITÉS, sans permettre aux patrons de licencier dans n importe quelles conditions, telle est l objectif de la loi Macron. Syndicats, avocats, économistes et frondeurs du PS s inquiètent pourtant de la portée de ces mesures. Revue de détail. 1 L ordredeslicenciementsdéverrouillé(article 98). Aujourd hui, l employeur peut fixer unilatéralement les critères d ordre du licenciement. Ces critères prennent notamment en compte l ancienneté, les charges de famille, les difficultés sociales (l âge, les handicaps ), ainsi que les qualités professionnelles. Ils permettent de définir l ordre des personnes licenciées. Sans remettre en cause ces critères, la loi prévoit de changer leur périmètre d affectation. Désormais, ils s appliqueront «à un niveau inférieur à celui de l entreprise». En clair, lorsqu une entreprise licenciera dans plusieurs agences ou sites, les critères ne seront plus déterminés au niveau national, mais au niveau créatrice de droits. On ne touche pas au droit du licenciement, contrairement à ce que laisse entendre la CGT. C est bien de critiquer, mais il faut être de bonne foi. Ce projet n intervient qu à la marge pour corriger des problèmes techniques. Limiter le plan social selon les moyens de l entreprise et non plus vis-à-vis du groupe, c est un changement du droit! Juridiquement, il n y a pas d obligation pour les actionnaires, même s ils font des bénéfices, d abonder le plan social d une filiale en redressement judiciaire. Ce sont les règles du capitalisme telles qu elles sont aujourd hui dans le droit des affaires. Les salariés ne peuvent pas dire à leur holding : vous devez payer pour nous! Et il y a très peu de cas où les tribunaux vont dans ce sens, sauf s il s agit d une faillite organisée. Le problème de la responsabilité sociale des groupes, on peut en discuter, mais il y a un risque de faire fuir les investisseurs étrangers. D ailleurs aucun amendement pour contrer cette mesure n a été déposé. Propos recueillis par C.G. (AFP/Fethi Belaid.) de leur permettre de licencier dans n importe quelles conditions, mais [ ] quand il y a une difficulté économique, il faut que les règles soient assouplies», a-t-il expliqué. La loi Macron a pris acte de ce diagnostic présidentiel et prévoit d assouplir quelques rigidités. De quoi faire craindre une casse sociale. Plusieurs milliers de personnes ont d ailleurs manifesté hier à Paris, comme en province, pour mettre en garde le gouvernement, au cri de «Macron, patrons, même combat». La gauche de la gauche est en embuscade, galvanisée par les résultats des élections grecques. Et les syndicats, en perte de souffle, pourraient bien trouver là, enfin, matière à en découdre. Un risque que le gouvernement a bien mesuré. Le texte a déjà été modifié la semaine dernière en commission et les aspects les plus décriés ont été adoucis(voir ci-dessous). Cela suffira-t-il? Verdict la semaine prochaine lorsque ce volet sera examiné à l Assemblée. CATHERINE GASTÉ Assembléenationale(ParisVII e ),hier.letexteprésentéparemmanuelmacronadéjàétémodifiélasemainedernière afin d adoucir les aspects les plus décriés. Mais la gauche de la gauche reste en embuscade.(afp/jacques Demarthon.) Les quatre projets qui inquiètent les syndicats de chaque agence ou de chaque site. «L employeur pourra déterminer un périmètre le plus réduit possible, de sorte à cibler les salariés pas suffisamment rentables à son goût», dénonce Xavier Médeau, avocat spécialisé dans les plans sociaux. 2Plans sociaux proportionnés aux moyens de l entreprise(article 101). C est l article qui horripile les syndicats : il précise que «dans les entreprises en redressement ou en liquidation, le plan social devra être proportionné au regard des moyens dont dispose l entreprise» et non plus en se référant aux moyens du groupe dont elle dépend. En d autres termes, les salariés ne pourront plus invoquer les bénéfices réalisés par la maison mère pour demander que le plan de sauvegarde de l emploi (PSE) soit abondé. Ils devront s en tenir «aux moyens de l entreprise», ce qui promet de limiter les indemnités, surtout celles que les syndicats appellent indemnités supralégales, souvent arrachées après des jours de conflits. Et les syndicats de dénoncer «une mesure qui va faciliter les licenciements boursiers et protéger les patrons voyous!» 3 Petitslicenciementssimplifiés(article99). Les «petits licenciements» de moins de 10 salariés dans les entreprises de plus de 50 salariés sont simplifiés. Depuis la loi de sécurisation de l emploi de juin 2013, l administration devait vérifier la bonne consultation des syndicats et le contenu des mesures de reclassement dans une période de trente jours. Mais, selon le gouvernement, cette obligation, introduite par le législateur, découlait d une rédaction incertaine de la loi de sécurisation de l emploi. Le projet de loi Macron rétablit la règle antérieure et limite ce contrôle de l administration au licenciement de 10 salariés et plus dans une entreprise de moins de 50 salariés. En deçà, la validation n est plus nécessaire. Un permis de licencier pour les syndicats. 4 Reclassementàl étrangerauchoix du salarié (article 100). Jusqu à présent, lors d un licenciement, l employeur était tenu de proposer aux salariés une offre de reclassement dans les entreprises du groupe, y compris à l étranger. «Celui qui licencie vingt personnes en France mais en embauche vingt en Roumanie doit proposer ces postes, même si les salaires sont indécents par rapport aux standards français. S il ne le fait pas, le licenciement peut être annulé», décrypte un avocat. L article 100 du projet limite cette obligation de reclassement aux emplois disponibles situés sur le territoire national. Pour ceux situés à l étranger, ce sera désormais au salarié de «demander à l employeur» de recevoir des «offres d emploi disponibles situées hors des frontières.» Il reste à savoir ce qui se cache sous cette offre d emploi disponible : «Salaire et emploi équivalent? Ou offre tous azimuts», se demande la CGT. C.G.

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