Comparaison du kit Diapro pour la détermination des anticorps anti- HDV totaux avec le kit Murex utilisé en routine

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Comparaison du kit Diapro pour la détermination des anticorps anti- HDV totaux avec le kit Murex utilisé en routine"

Transcription

1 Comparaison du kit Diapro pour la détermination des anticorps anti- HDV totaux avec le kit Murex utilisé en routine Aurélie Comand Ecole Supérieure de la Santé TAB 50 ème Service d immunologie et allergie Mars 2011 Responsables accompagnants : Cyril André et Patricia Pochon 1

2 Sommaire L hépatite D ou delta est une maladie potentiellement grave présente chez certains individus infectés auparavant ou simultanément par le virus de l hépatite B. Le laboratoire d immunologie et allergie du CHUV recherche la présence des anticorps anti HDV totaux (IgG et IgM) dans le sérum ou le plasma humain afin de diagnostiquer la maladie. Le kit actuellement utilisé n étant plus disponible à partir du 1 er janvier 2011, un autre kit doit être introduit. Ce nouveau kit sera évalué au moyen d échantillons HDV positifs et négatifs afin d effectuer une reproductibilité inter et intra essais. En cas de résultats satisfaisants, le nouveau kit pourra remplacer l ancien. Hepatitis D or delta is a potentially dangerous disease present in some individuals infected before or simultaneously with the hepatitis B virus. The Laboratory of Immunology and Allergy in CHUV detects the presence of total anti HDV antibodies (IgG and IgM) in serum or plasma to diagnose the disease. The kit currently used is no longer available from 1 January 2011, therefore another kit must be introduced. This new kit will be evaluated using positive and negative HDV samples to perform inter and intra assay reproducibility. If the results are satisfactory, the new kit will be used instead of the old one. 2

3 Table des matières 1. Introduction Généralités sur les hépatites L hépatite D Description du virus de l hépatite D (HDV) Réplication du virus Physiopathologie Description générale du foie Atteinte portée au foie par le virus de l'hépatite D Evolution clinique Répartition géographique Symptômes et manifestations cliniques Transmission Populations à risque Prophylaxie Diagnostic Traitement But du travail Description générale de la méthode Murex Evaluation de la nouvelle méthode Diapro Matériel Matériel biologique Matériel fourni par le Kit Diapro

4 6.1.3 Matériel requis non fourni par le Kit Diapro Méthode Diapro Principe de l analyse Interférences L'automate DSX Hygiène et sécurité Comparaison générale entre le kit Diapro et le kit Murex Résultats Evaluation de la reproductibilité inter essais et intra essai anti HDV total Problèmes rencontrés Discussion des résultats Conclusion Références bibliographiques Lexique Remerciements Annexes

5 1. Introduction Le Service d immunologie et allergie du CHUV (IAL) est composé de diverses disciplines telles que le diagnostic biomédical, la vaccinologie et l immunothérapie, la clinique intrahospitalière et ambulatoire ainsi que la recherche fondamentale et clinique. Le laboratoire de diagnostic possède différents domaines d activités comme le diagnostic et le suivi des hépatites virales et l infection à HIV ainsi que des maladies autoimmunes et des gammapathies monoclonales ou encore l immunologie de transplantation et le diagnostic des affections allergiques. [1] D autre part, le laboratoire d immunologie et allergie (LIA) offre ses services en tant que laboratoire de confirmation (ex. HIV, hépatites ). Mon stage se déroule dans le domaine des hépatites virales et l infection à HIV. Mon travail de diplôme porte sur l hépatite D ou delta. L infection due au virus de l hépatite D (HDV) est la plus rare des hépatites, mais aussi potentiellement une des plus graves. La détection et le suivi de son évolution en sont donc d une grande importance. Cependant, l analyse n étant réalisée que dans peu de laboratoires, les kits commercialisés par des fabricants agréés sont rares. Le kit utilisé pour le diagnostic de l hépatite D n étant plus disponible à partir du 1 er janvier 2011, un nouveau kit doit être introduit en fonction des normes établies par le laboratoire. Afin de tester le kit, une comparaison des résultats obtenus sur une série d échantillons et une reproductibilité inter et intra essais est effectuée. 5

6 2. Généralités sur les hépatites L hépatite est une inflammation du foie ayant diverses origines : virale, bactérienne, alcoolique, médicamenteuse, vasculaire ou auto immune et son évolution dépend de l agent en cause. Le terme de phase aiguë ou chronique détermine la durée de l infection ainsi que les différentes conséquences qui en découlent. Une forme fulminante peut survenir dans de très rares cas et provoquer une nécrose massive du foie en quelques heures ou quelques jours. Les hépatites virales regroupent différents types : A, B, C, D, E selon l agent pathogène. [2] Hépatites Famille Transmission A Picornaviridae Oro fécale B C D Hepadnaviridae Flaviviridae Deltaviridae 3. L hépatite D Début de maladie Souvent brutal 3.1 Description du virus de l hépatite D (HDV) Incubation Chronicité jours Non Percutanée Souvent jours > 5 ans (âge) : 2 10% Permuqueuse insidieux jours < 5 ans (âge) : 30 90% Percutanée Permuqueuse E Hepeviridae Oro fécale Figure 1 Récapitulatif des hépatites virales Insidieux jours 60 85% Percutanée Souvent Co infection : < 5% jours Permuqueuse brutal Surinfection : 80% Souvent brutal jours (env. 40 jours) Seulement en cas d immunodéficience grave «Le VHD (a)1 a été découvert en 1977 et cloné ainsi que séquencé en 1986.» [3] Le virus appartient à la famille des Deltaviridae et contient de l ARN circulaire simple brin. Son diamètre ne dépasse pas 36 à 43 nm. [4] Le HDV est défectif (b) et sa réplication est indépendante du HBV (C), mais nécessite l expression de l antigène HBs (protéine de l enveloppe du HBV) pour l assemblage de ses propres Figure 2 Virus de l hépatite D 1 Tous les mots définis ou commentés dans le lexique sont dotés d une lettre alphabétique entre parenthèse suivant l ordre de l alphabet et dans l ordre dans lequel ils apparaissent dans le texte. 6

7 particules virales (d). Son pouvoir pathogène lui est en partie conféré par le HBV. Il n est donc rencontré qu en présence du virus de l hépatite B. [3] La spécificité de l hépatite D provient de l antigène Delta constituant la capside du HDV. [5] 3.2 Réplication du virus Figure 3 Cycle de réplication du HDV 1. L'ARN génomique (e) du HDV sert de modèle pour la synthèse des multimères d ARN antigénomique (f) et de l'arnm (g) (6). 2. Les multimères d ARN antigénomique sont auto clivés à intervalles monomériques et sont circularisés. 3. Les antigénomes résultants servent de modèle pour la synthèse des nouveaux multimères d ARN génomique. 4. Les multimères d'arn génomique sont auto clivés à intervalles monomériques et sont circularisés. 5. Les RNPs HDV (h) sont assemblés et exportés vers le cytoplasme où ils rencontrent les HBs Ags (8 et 9). 10. Les virions HDV matures sont produits, puis sécrétés hors de la cellule. 7. L'ARNm est traduit dans la synthèse des antigènes HDV. Ceux ci sont importés dans le noyau. [6] 3.3 Physiopathologie Description générale du foie Le foie est un organe très important, aussi bien par sa taille que par le rôle qu'il assure au niveau physiologique. [7] «[ ] Il se situe dans l'abdomen, plus précisément dans la région hypochondriaque droite et épigastrique. [ ]» [8] Sa structure anatomique est partagée en 4 lobes hépatiques (dont 2 principaux), eux mêmes formés de lobules délimités par des espaces portes. [9] 7

8 Figure 4 Le foie De nombreuses fonctions vitales lui sont conférées dont les principales sont le métabolisme général (ex. métabolisme des glucides, lipides, protéines et du fer), le stockage (ex. glucose sous forme de glycogène, certaines vitamines, une partie du fer) et l épuration (ex. médicaments, substances toxiques, synthèse des sels biliaires et de la bile). [10] L hépatocyte, cellule principale et spécifique du foie pourvu d une grande capacité de régénération, possède une structure et une activité différente selon son emplacement au sein du lobule. Cette propriété lui permet d accomplir les diverses fonctions principales du foie. [9] Figure 5 L hépatocyte Atteinte portée au foie par le virus de l hépatite D La réplication virale à l intérieur de l hépatocyte est peut être toxique pour la cellule. De plus, la réaction immune cellulaire (lymphocyte T CD8) provoque la lyse de la cellule. L infection est plus grave que l infection d une hépatite B seule. [11] «Le VHD est responsable d'hépatites aiguës en cas de co infection (affections simultanées par le VHB et le VHD) et de surinfection (infection par le VHD chez un porteur chronique du VHB).» [5] De plus, des formes fulminantes sont particulièrement graves et la survenue d une cirrhose ainsi que d un carcinome hépatocellulaire est accélérée lors de surinfection. [11] 8

9 3.3.3 Evolution clinique Figure 6 Surinfection d une hépatite B chronique par l hépatite D : Evolution sérologique clinique. La surinfection évolue en phase chronique dans 90% des cas. Généralement, la synthèse du HDV provoque une diminution de la synthèse du HBV. «[ ] Une alternance de la prédominance entre le VHD et le VHB au long cours a été démontrée récemment chez certains patients.» [3] Figure 7 Co infection de l hépatite B et l hépatite D : Evolution sérologique typique en cas de guérison spontanée de l hépatite B. Lors de co infection, la majorité des cas guérissent spontanément. Les virus de l hépatite B et D sont éliminés de l organisme. [3] Le taux de risque de chronicité représente environ 5%. [5] 9

10 3.4 Répartition géographique Figure 8 Répartition géographique de la prévalence de l hépatite D (présence de l anti HDV chez les patients). La carte regroupe les données générales disponibles. Le HDV est plus fréquemment rencontré dans certaines zones d Europe de l Est, d Afrique ainsi que d Amérique du Sud. N étant retrouvé que chez les patients infectés par le HBV, la prévalence du HDV dépend de celle du HBV. Malgré une forte diminution de l hépatite D en Occident grâce aux prophylaxies mises en place contre le HDV, «avec l immigration croissante en provenance de l Europe de l Est et des Etats de l ex Union soviétique, on observe [...] depuis plusieurs années, une recrudescence de l hépatite D chronique, surtout en Europe du Nord et centrale.» [3] 3.5 Symptômes et manifestations cliniques Généralement, les symptômes provoqués par le HDV sont identiques au HBV, mais plus sévères. Le patient peut être atteint d un ictère et souffrir d une asthénie, d une perte d appétit, de douleurs au ventre et aux articulations, de nausées, de vomissements et de diarrhées. [12] Les principales manifestations cliniques se situent au niveau du bilan hépatique avec une augmentation de la concentration plasmatique de certaines enzymes du foie (ex. ALAT (i), ASAT (j), PAL (k) ) et des enzymes libérées lors de la lyse cellulaire (ex. LDH (l) ). En parallèle, la bilirubine est augmentée en cas d ictère et le taux de prothrombine (TP) est légèrement abaissé. [13] 10

11 3.6 Transmission Le mode de contamination du HDV est semblable à celui du HBV. Les principales voies de transmission sont les voies sexuelles, les muqueuses ainsi que les blessures sur la peau. De plus, tout contact avec un objet contaminé par du sang infecté est un risque d infection. Heureusement, le passage de la mère à l enfant reste rare. [4] Dans les pays développés, la transmission par transfusion sanguine est un phénomène exceptionnel depuis le dépistage de l hépatite B chez les donneurs. [11] 3.7 Populations à risque Les individus infectés par le HBV, de même que les personnes ayant des relations sexuelles non protégées avec de multiples partenaires ou encore les populations vivant dans des zones endémiques sont à risque. D autre part, un risque est possible pour les patients hémophiles et les hémodialysés si le matériel servant à leurs soins est mal stérilisé entre chaque utilisation (plusieurs patients utilisent le même matériel). En Europe occidentale, le groupe le plus à risque est constitué par les toxicomanes lors d échange de seringues usagées. [3;11;14] 3.8 Prophylaxie La meilleure protection contre le HDV est la vaccination contre l hépatite B. Autrement, il n existe aucune prophylaxie spécifique à l hépatite D. D autre part, le dépistage de l HBV lors de la grossesse et également des produits sanguins lors de transfusions permet d éviter la transmission du virus. [3] 3.9 Diagnostic Au laboratoire LIA, le dépistage de l hépatite D est réalisé par la recherche sérologique d anticorps anti HDV totaux par la méthode ELISA. D autre part, l institut de microbiologie du CHUV (IMUL) procède à l évaluation quantitative de la virémie par la méthode RT PCR afin de suivre l évolution spontanée et l effet du traitement. [15] 3.10 Traitement «La réplication du VHD est fortement dépendante d'enzymes cellulaires, le ribozyme représentant la seule activité catalytique virale. Il est donc très difficile de développer des inhibiteurs spécifiques de la réplication du VHD.» [3] 11

12 Seuls quelques traitements sont possibles avec des médicaments utilisés habituellement contre l hépatite B (et certaines infections virales), car il n existe actuellement aucun traitement spécifique à l hépatite D. L interféron α pégylé constitue le principal médicament. La posologie est la même que pour l hépatite B ou C chronique. La thérapie est suivie durant au moins 1 an, cependant le taux de réponse à long terme n est que de 20 %. [3] L interféron α est une protéine du groupe des cytokines. Celles ci sont produites par différentes cellules de l organisme pour leurs propriétés antivirales et anticancéreuses. De plus, l interféron α est capable de réguler l action et la stimulation du système immunitaire. [16] Quant à l interféron α pégylé, il s agit d un interféron produit par génie génétique conjugué au polyéthylène glycol servant à ralentir la diffusion de l interféron dans l organisme. [17] Il existe encore d autres traitements à base d interféron α pégylé combinés à d autres substances. Cependant, le taux de réponse au traitement n est pas supérieur à l interféronα pégylé seul. «De plus, il a été démontré récemment que le VHD peut interférer avec la voie de signalisation de l'interféron α (IFN α).» [3] «[ ] La transplantation hépatique devrait être considérée pour les patients avec une cirrhose décompensée, un carcinome hépatocellulaire limité [ ]» [3] ou une hépatite fulminante. 4. But du travail Le nouveau kit de diagnostic de l hépatite D fabriqué par Diapro doit être comparé à l ancien kit (Murex) en termes de performance. Une série d échantillons a été testée afin de comparer les résultats et de réaliser une reproductibilité inter et intra essais. 5. Description générale de la méthode Murex Le kit Murex du fabriquant Abbott, employé jusqu à présent, propose un test immunoenzymatique par compétition capable de détecter les anticorps anti HDV IgG et IgM dans le plasma ou le sérum humain. [18] L analyse est effectuée sur l automate DSX de Dynex Technologies. Le principe du test consiste en l utilisation de cupules recouvertes par l antigène delta (protéine de nucléocapside) produit chez la marmotte et fixé à la phase solide par l intermédiaire d anticorps anti HDV humains. Lorsque l échantillon est ajouté, les anticorps anti HDV éventuellement présents se lient spécifiquement aux antigènes HDV. En parallèle, des anticorps anti HDV conjugués à la peroxydase sont ajoutés. En cas d anticorps anti HDV présents dans l échantillon, le conjugué ne peut pas se lier aux antigènes ayant déjà formé un complexe avec les anticorps de l échantillon. Par la suite, des lavages permettent d éliminer les restes de conjugué et de déchets non liés au complexe antigène anticorps. 12

13 L ajout de la solution substrat produit un signal. La concentration d anticorps anti HDV de l échantillon est inversement proportionnelle à l intensité du signal produit. [18] Les échantillons négatifs développent une couleur bleue verte qui tourne à l orange lorsque la solution d arrêt est ajoutée, alors que les échantillons positifs évoluent d une couleur jaune (couleur du plasma ou sérum) à une couleur rose. Le résultat est rendu après environ 2h30 sous forme semi quantitative et il est calculé d après une valeur seuil. Les échantillons ayant une absorbance inférieure à la valeur seuil sont positifs. [18] D après le kit Murex, la valeur seuil est calculée en fonction du rapport : (Contrôle Positif + moyenne Contrôle Négatif) / 2 Le résultat de l échantillon est calculé d après le rapport : absorbance échantillon / valeur seuil La sensibilité a une limite inférieure de 97% et la spécificité est de 99.6%. [18] Ces valeurs proviennent de la fiche technique du kit et n ont pas été déterminées par le laboratoire LIA. Le test peut être influencé par une forte hémolyse ou la présence de fibrine et d héparine ainsi que par une coagulation incomplète des sérums ou encore par une contamination microbienne. [18] 6. Evaluation de la nouvelle méthode Diapro 6.1 Matériel Matériel biologique Un total de 42 échantillons analysés en routine entre 2008 et 2010 et répartis en 27 positifs et 15 négatifs ont été utilisés. Les prélèvements sont constitués de plasma anti coagulé par EDTA ou de sérum humain et ont été décongelés ( 80 ⁰C), puis aliquotés et stockés entre 2 et 8 ⁰C. Les échantillons ont été choisis indépendamment du sexe, de l âge ou d autres facteurs propres au patient. 13

14 Echantillons Volume (ml) Matériel AHDV EDTA AHDV Sérum AHDV EDTA AHDV04 1 EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV Sérum AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV17 3 EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV24 3 EDTA AHDV25 3 EDTA AHDV Sérum AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV36 1 EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA AHDV EDTA 14

15 AHDV EDTA AHDV EDTA Matériel fourni par le Kit Diapro Microplaque de 8 X 12 puits : puits recouverts de la protéine de nucléocapside du HDV produite par génie génétique. Solution de calibration : contient des protéines de sérum bovin, un bas titre d anticorps anti HDV humains, 0.2 mg/ml de sulfate de gentamicine et 0.1% Kathon GC (agent de conservation). Contrôle positif : contient des protéines de sérum de chèvre, un haut titre d anticorps anti HDV, 100 mm de tampon Tris HCl (ph 7.4), 0.09% d azide de sodium et 0.1% de Kathon GC. Contrôle négatif : contient des protéines de sérum de chèvre, 100 mm de tampon Tris HCl (ph 7.4), 0.09% d azide de sodium et 0.1% de Kathon GC. Solution de lavage (à diluer 20X) : une fois diluée, contient 10 mm de tampon phosphate (ph 7), 0.05% de Tween 20 et 0.1% kathon GC. Conjugué : contient 5% d albumine de sérum bovin, 10 mm de tampon Tris (ph 6.8), de la peroxydase de raifort conjuguée à un anticorps polyclonal anti HDV, 0.2 mg/ml de sulfate de gentamicine et 0.1% de kathon GC. Substrat : contient 50 mm de tampon phosphate citrate (ph 3.5 à 3.8), 4% de DMSO, 0.03% de TMB et 0.02% d eau oxygénée (H 2 O 2 ) Solution d arrêt : contient de l acide sulfurique 0.3 M (H 2 SO 4 ) [19] Le kit doit être stocké au réfrigérateur entre 2 et 8 ⁰C Matériel requis non fourni par le Kit Diapro Incubateur thermostatique jusqu à 37 ⁰C pour microplaque ELISA Lecteur de puits ELISA Laveur de microplaque ELISA Le DSX est un automate constitué de tous ces éléments et il est utilisé au laboratoire LIA. 15

16 6.2 Méthode Diapro Principe de l analyse 1 2 Incubation 60 min à 37 ⁰C, puis lavage 3 4 Incubation 60 min à 37 ⁰C, puis lavage 5 Ajout du substrat, incubation 20 min à T. ambiante 6 Figure 9 Schéma du principe de la méthode ELISA de type compétitif 1) Les puits de la microplaque sont recouverts d un antigène recombinant (cf. p. 14 : Matériel fourni par le kit Diapro) 2) Lorsque le plasma du patient est ajouté, une réaction spécifique se forme entre l antigène HDV et les anticorps anti HDV présents chez le patient. 3) Après lavage, il ne reste que les complexes antigènes HDV anticorps anti HDV. 4) Un anticorps IgG polyclonal anti HDV et conjugué à la peroxydase est ajouté. 5) Après lavage, les déchets non spécifiques sont évacués. Le conjugué se lie aux antigènes HDV encore libres. 6) Le substrat chromogène TMB est oxydé en produit jaune par H 2 O 2 et la réaction est catalysée par la peroxydase. La couleur jaune est détectée par le lecteur de microplaque. La concentration des anticorps anti HDV est inversement proportionnelle à l intensité de la couleur mesurée. [20] 16

17 Le résultat de l analyse est rendu sous forme semi quantitative après une durée d environ 2h30. Le résultat est calculé en rapport à une valeur seuil qui est déterminée par la formule : valeur seuil = (NC + PC) / 5 NC/PC : Résultat d absorbance du Contrôle Négatif et du Contrôle Positif analysés sur l automate avant la série d échantillons. L interprétation des résultats des échantillons est rendue d après le rapport : valeur seuil / absorbance échantillon (et non absorbance / valeur seuil) signifiant qu une valeur positive est supérieure à 1 et une valeur négative est inférieure à 1. [21] Généralement, lors d un test compétitif, l inverse est rencontré (positif < 1 ; négatif > 1). Une zone grise est définie par l intervalle 0.9 à 1.1 fois la valeur seuil. Dans ce cas, le résultat est équivoque et ne peut être rendu ni positif, ni négatif, mais douteux. Un deuxième prélèvement devra être analysé ultérieurement. [21] La sensibilité et la spécificité sont de 98% chacun. [20] Ces valeurs proviennent de la fiche technique du kit et n ont pas été déterminées par le laboratoire LIA Interférences L analyse ne doit pas être effectuée lors d une contamination bactérienne ou après inactivation de l échantillon par la chaleur car l absorbance est affectée. [20] L automate DSX Le DSX du fournisseur Dynex Technologies est un automate d immunologie utilisé pour la réalisation de tests ELISA. Diverses analyses peuvent être effectuées dont la recherche d anticorps anti HDV. Figure 10 L automate DSX du fournisseur Dynex Technologies 17

18 L automate possède différents compartiments effectuant l ensemble des étapes nécessaires à l obtention d un résultat. D autre part, un ordinateur relié permet de le diriger et d insérer le programme à suivre (ex. quantité d échantillon à pipeter, temps d incubation, nombre de lavages ) Description du DSX : a) Bras mécanique b) Lecteur d absorbance (photomètre) à microplaque c) Incubateurs à 37 ⁰C d) Laveur de microplaque e) Racks échantillons f) Incubateur à température ambiante g) Récipients pour solution de lavage h) Poubelle pour pointes de pipettes i) Poubelle pour liquides Figure 11 Description du DSX j) Lecteur code barre Les échantillons à analyser, munis d un code barre identifiant l échantillon, sont placés sur des racks prévus à cet effet. Les tubes sont emmenés par un bras mécanique pour être identifiés par lecture du code barre Hygiène et sécurité Le personnel de laboratoire doit porter des vêtements de protection comme une blouse, des gants et éventuellement des lunettes. Le contact avec des objets tranchants devrait être évité au maximum. Toutes personnes étant en contact avec les échantillons HDV doivent être vaccinées contre l hépatite B, car ce vaccin représente la meilleure protection. [20] 18

19 6.3 Comparaison générale entre le kit Diapro et le kit Murex Durée du test : Les 2 kits permettent d obtenir un résultat d analyse après une durée d environ 2h30. Conservation des kits ouverts (réactifs, microplaques ) : Les 2 kits sont stockés entre 2 et 8 ⁰C et peuvent être utilisés jusqu'à la date de péremption. Préparation des solutions : Kit Diapro Calibrateur lyophilisé à reconstituer Solution de lavage à diluer 20X Kit Murex Solution substrat à préparer à partir de substrat concentré et de diluant substrat lors de chaque série d analyses journalières Solution d arrêt non fournie par le kit : acide sulfurique 0.5 à 2M Solution de lavage à diluer 20X Coûts engendrés par chaque méthode : Disponible sur demande spécifique auprès de Mr. Cyril André 6.4 Résultats Afin que le kit Diapro puisse remplacer le kit Murex, les échantillons testés doivent présenter des résultats corrects et concordants avec les 2 méthodes. La reproductibilité inter et intraessais doit également être dans les limites acceptables des normes qualité. Les résultats (non datés) obtenus avec le kit Murex proviennent des analyses effectuées sur les échantillons dès leur arrivée au laboratoire entre les années 2008 et Lors d une première série d analyses, l ensemble des échantillons est testé avec la nouvelle méthode Diapro. 19

20 1 ère série d analyses : Kit Murex Kit Diapro ( ) No. anonyme Résultats Résultats qualitatifs qualitatifs X fois valeur seuil AHDV01 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV02 POSITIF POSITIF 7.7 AHDV03 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV04 POSITIF POSITIF 33.4 AHDV05 NEGATIF NEGATIF 0.2 AHDV06 POSITIF POSITIF 25.8 AHDV07 POSITIF POSITIF 15 AHDV08 POSITIF POSITIF 7.2 AHDV09 POSITIF POSITIF 30.4 AHDV10 NEGATIF NEGATIF 0.2 AHDV11 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV12 POSITIF POSITIF 37.5 AHDV13 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV14 POSITIF POSITIF 16.8 AHDV15 POSITIF POSITIF 11.3 AHDV16 POSITIF POSITIF 3.1 AHDV17 POSITIF POSITIF 13.9 AHDV18 POSITIF POSITIF 13.2 AHDV19 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV20 POSITIF POSITIF 11.1 AHDV21 POSITIF NEGATIF 0.3 AHDV22 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV23 POSITIF POSITIF 10.1 AHDV24 POSITIF POSITIF 31 AHDV25 POSITIF POSITIF 31.7 AHDV26 POSITIF POSITIF 2.1 AHDV27 POSITIF POSITIF 25.4 AHDV28 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV29 NEGATIF NEGATIF 0.2 AHDV30 POSITIF POSITIF 65.9 AHDV31 POSITIF POSITIF 1.1 AHDV32 POSITIF POSITIF 5.8 AHDV33 NEGATIF NEGATIF 0.2 AHDV34 POSITIF DOUTEUX 0.9 AHDV35 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV36 POSITIF POSITIF 24.3 AHDV37 POSITIF POSITIF 30.9 AHDV38 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV39 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV40 POSITIF POSITIF 20.8 AHDV41 POSITIF POSITIF 25.5 AHDV42 NEGATIF NEGATIF

21 Les analyses présentent 2 échantillons discordants (AHDV 21 et 34) entre les 2 méthodes Diapro et Murex. Ces résultats seront commentés dans la partie «Problèmes rencontrés». Reproductibilité inter essais (m) : Le test est effectué avec 3 échantillons : négatif (AHDV 01), faiblement positif (AHDV 32) et fortement positif (AHDV 12). Kit Murex Kit Diapro ( ) Résultats Résultats No. anonyme X fois valeur seuil qualitatifs qualitatifs AHDV01 NEGATIF NEGATIF 0.3 AHDV12 POSITIF POSITIF 11.7 AHDV32 POSITIF POSITIF 5.2 Reproductibilité intra essai (n) : L analyse est également effectuée avec les échantillons AHDV 01, 12 et 32. Le test est réalisé à triple dans la même série. No. anonyme AHDV01 AHDV12 AHDV32 Kit Murex Kit Diapro ( ) Résultats Résultats qualitatifs qualitatifs X fois valeur seuil 1) NEGATIF 0.3 NEGATIF 2) NEGATIF 0.3 3) NEGATIF 0.3 POSITIF POSITIF 1) POSITIF 2) POSITIF 3) POSITIF 1) POSITIF 2) POSITIF 3) POSITIF Evaluation de la reproductibilité inter essais et intra essai anti HDV total Reproductibilité inter essais : Echantillons AHDV AHDV AHDV Commentaire En nombre de X valeur seuil (VS) Echantillons AHDV AHDV AHDV Commentaire En valeur d absorbance 21

22 En valeur d absorbance Echantillons Moyenne CV % Min. max. AHDV AHDV AHDV En nombre de X VS Echantillons Moyenne CV % min. max. AHDV AHDV AHDV Le coefficient de variation (CV) mesure la dispersion relative (l erreur de mesure) et il est calculé (%): (écart type / moyenne échantillons) x 100 Le coefficient de variation de la reproductibilité inter essais est acceptable jusqu à 10%. Les échantillons AHDV 01 et AHDV 32 ont respectivement un CV de valeur seuil à 5.46% et 6.63%. Les CVs sont inférieurs à 10% et sont validés. L échantillon AHDV 12 possède un CV de valeur seuil à 52.89% et un CV d absorbance à 60.08%. Ces résultats ne sont en aucun cas alarmants, car les valeurs d absorbance (0.015 ; ; 0.022) sont très basses et la différence est non significative. A ce niveau, la moindre différence d absorbance élève fortement le CV. Il est donc plus judicieux de comparer les 3 valeurs d absorbance entre elles. Dans ce cas, le CV est accepté par rapport aux absorbances. Reproductibilité intra essai : En valeur d absorbance Echantillon Echantillon Echantillon AHDV01 AHDV12 AHDV reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct moyenne : 1.96 moyenne : 0.02 moyenne : 0.11 CV % 1.59 CV % 9.76 CV %

23 En nombre de X VS Echantillon Echantillon Echantillon AHDV01 AHDV12 AHDV reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct reproduct moyenne : 0.29 moyenne : moyenne : 5.19 CV % 2.01 CV % CV % 6.02 Le coefficient de variation de la reproductibilité intra essai est acceptable jusqu à 10%. Les CV de valeur seuil des échantillons AHDV01 et AHDV32 ont respectivement un CV à 2.01% et 6.02% et sont validés, car ils sont inférieurs à 10%. L échantillon AHDV 12 possède un CV de valeur seuil à 10.21%. Le CV est accepté, car le test HDV est semi quantitatif et non quantitatif. Le nombre de fois la valeur seuil n est pas crucial. 6.5 Problèmes rencontrés Les 2 échantillons discordants (AHDV 21 et 34) testés lors de la 1 ère série d analyses sont testés à nouveau en double avec le kit Diapro afin de vérifier le résultat obtenu. No. anonyme AHDV21 AHDV34 Kit Diapro ( ) Résultats qualitatifs X fois valeur seuil 1) NEGATIF 1) 0.4 2) NEGATIF 2) 0.4 1) POSITIF 1) 1.2 2) POSITIF 2) 1.2 L échantillon AHDV 34, auparavant douteux avec le kit Diapro, a obtenu un résultat doublement positif. Le résultat est donc considéré comme positif. L échantillon AHDV 21 a un résultat doublement négatif avec le kit Diapro alors qu il était positif avec le kit Murex. D autres analyses doivent être effectuées pour cet échantillon. En parallèle, les 2 échantillons sont analysés à double avec le kit Murex afin de vérifier les résultats obtenus par cette méthode. Ceci permet d observer si une modification de l échantillon est survenue suite au stockage à long terme à 80 ⁰C. 23

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE Introduction: Le SIDA, ou syndrome immunodéficience acquise, est une maladie due à un virus, le virus de l'immunodéficience humaine ou VIH (HIV: Human Immunodeficiency

Plus en détail

PROTEINE URINE (URP) DIMENSIONS KIT REF 39064 F360 Analyseur F560 Analyseur R1 3x100 ml Σ R1 3x100 ml Σ CAL 1x5 ml.

PROTEINE URINE (URP) DIMENSIONS KIT REF 39064 F360 Analyseur F560 Analyseur R1 3x100 ml Σ R1 3x100 ml Σ CAL 1x5 ml. PROTEINE URINE (URP) USAGE PREVU Pour la détermination quantitative in vitro des Protéines Totales dans l urine et le liquide cérébrospinal (CSF). Ce produit est destiné à l utilisation sur les instruments.

Plus en détail

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques?

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? Dr C. ZANDOTTI Laboratoire de Virologie du Pr D. Raoult CHU Timone, Marseille. Virus herpes simplex (HSV) Virus strictement humain,

Plus en détail

Hépatite C une maladie silencieuse..

Hépatite C une maladie silencieuse.. Hépatite C une maladie silencieuse.. F. Bally Centre de Maladies Infectieuses et Epidémiologie Institut Central des Hôpitaux Valaisans Histoire Années 70 Hépatite non-a-non-b = hépatite post-transfusionelle

Plus en détail

TEST ELISA (ENZYME-LINKED IMMUNOSORBENT ASSEY)

TEST ELISA (ENZYME-LINKED IMMUNOSORBENT ASSEY) TEST ELISA (ENZYME-LINKED IMMUNOSORBENT ASSEY) Lise Vézina, technicienne de laboratoire Michel Lacroix, agronome-phytopathologiste Direction de l innovation scientifique et technologique Au Laboratoire

Plus en détail

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET A Historique L analyse rétrospective de foyers épidémiques d hépatite aiguë non A, non B en Inde laisse supposer l existence d un autre type d hépatite virale. Le virus

Plus en détail

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

Transfusions sanguines, greffes et transplantations Transfusions sanguines, greffes et transplantations Chiffres clés en 2008 La greffe d organes est pratiquée depuis plus de 50 ans. 4 620 malades ont été greffés. 1 563 personnes ont été prélevées. 222

Plus en détail

Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C. H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg

Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C. H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg Objectifs 1. Connaître pour chaque virus des hépatites la cinétique des marqueurs virologiques

Plus en détail

HEPATITES VIRALES. Dr charaoui Service maladies infectieuses Chu cne

HEPATITES VIRALES. Dr charaoui Service maladies infectieuses Chu cne HEPATITES VIRALES Dr charaoui Service maladies infectieuses Chu cne INTRODUCTION Infections systemiques atteignant preferentiellement le foie Lesions inflammatoires et alterations hepatocytaires 5 virus

Plus en détail

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic des Hépatites virales B et C P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic VHC Dépistage: pourquoi? Maladie fréquente (Ac anti VHC chez 0,84% de la population soit 367 055

Plus en détail

Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde

Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde 1 ETSL Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde TP 1 GABIN-GAUTHIER 13/11/2009 I. LA MALADIE... 2 II. TECHNIQUES QUALITATIVES... 2 1. PRINCIPE... 2 2. MODE OPERATOIRE... 3 2.1. WRST ou Waaler Rose

Plus en détail

TP 1 Anticorps et diagnostic de l infection

TP 1 Anticorps et diagnostic de l infection Anticorps et diagnostic de l infection OBJECTIFS Savoir ce qu est un anticorps, son origine et son utilisation en sérodiagnostic. Connaître la structure schématique d une immunoglobuline G (IgG). 1. Les

Plus en détail

Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière

Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière Les vaccins contre le H1N1 et la grippe saisonnière Ce que vous devez savoir sur les vaccins antigrippaux offerts cette année L influenza, qu on appelle communément la grippe, est une infection respiratoire

Plus en détail

Comment se manifeste cette maladie? Comment repérer la séropositivité au SIDA? -> Discussion préparatoire.

Comment se manifeste cette maladie? Comment repérer la séropositivité au SIDA? -> Discussion préparatoire. I.7 Immunologie 1/4. Le SIDA Le système immunitaire est l ensemble des cellules et tissus d un individu pouvant s opposer à la pénétration et à l infection par des micro-organismes. Les moyens «de défense»

Plus en détail

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 Objectifs de la présentation Décrire l évolution clinique et la prise en charge d

Plus en détail

DOSAGE D ANTICORPS PAR L UTILISATION DU TEST ELISA

DOSAGE D ANTICORPS PAR L UTILISATION DU TEST ELISA Fiche sujet - candidat Après une vaccination, l organisme réagit par la production d anticorps dirigés contre l antigène injecté. Une mémoire immunitaire se met en place et lors d un second contact avec

Plus en détail

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale ARN du virus de l hépatite C : ARN-VHC ARN-VHC 03VHC1 Novembre 2003 Edité : mars 2006 Annales ARN-VHC 03VHC1 1 / 8 ARN-VHC 03VHC1

Plus en détail

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE Série : Sciences et Technologies de Laboratoire Spécialité : Biotechnologies SESSION 2015 Sous-épreuve écrite de Biotechnologies Lundi 22 juin 2015 Coefficient de la sous-épreuve

Plus en détail

TRANSFUSION SANGUINE. Des. réponses. à vos. questions

TRANSFUSION SANGUINE. Des. réponses. à vos. questions TRANSFUSION SANGUINE Des réponses à vos questions Des réponses à vos questions La présente brochure s adresse aux personnes qui pourraient avoir besoin d une transfusion de sang ou de produits sanguins

Plus en détail

www.gbo.com/bioscience 1 Culture Cellulaire Microplaques 2 HTS- 3 Immunologie/ HLA 4 Microbiologie/ Bactériologie Containers 5 Tubes/ 6 Pipetage

www.gbo.com/bioscience 1 Culture Cellulaire Microplaques 2 HTS- 3 Immunologie/ HLA 4 Microbiologie/ Bactériologie Containers 5 Tubes/ 6 Pipetage 2 HTS 3 Immunologie / Immunologie Informations Techniques 3 I 2 ELISA 96 Puits 3 I 4 ELISA 96 Puits en Barrettes 3 I 6 en Barrettes de 8 Puits 3 I 7 en Barrettes de 12 Puits 3 I 8 en Barrettes de 16 Puits

Plus en détail

Il existe plusieurs types de tests ELISA mais le plus couramment utilisé et celui que nous proposons

Il existe plusieurs types de tests ELISA mais le plus couramment utilisé et celui que nous proposons 14: ELISA La technique de dosage d immunoabsorption par enzyme liée (en anglais Enzyme Linked Immuno Assay) ou ELISA est principalement utilisée en immunologie afin de détecter et/ou doser la présence

Plus en détail

L HÉPATITE B L ABC DE. S informer, se protéger et protéger ses proches LES GESTES À FAIRE

L HÉPATITE B L ABC DE. S informer, se protéger et protéger ses proches LES GESTES À FAIRE L ABC DE L HÉPATITE B LES GESTES À FAIRE S informer, se protéger et protéger ses proches Direction de santé publique de Laval www.santepubliquelaval.qc.ca Je m informe QU EST-CE QUE L HÉPATITE B? 1 C est

Plus en détail

Le VIH et votre foie

Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Que dois-je savoir au sujet de mon foie? Votre foie joue un rôle incroyablement important. Il filtre votre sang en éliminant les substances nocives (toxiques)

Plus en détail

LES HEPATITES VIRALES

LES HEPATITES VIRALES LES HEPATITES VIRALES Infect virales atteignant préférentiellement le foie avec lés inflammatoires, altérat hépatocytaire (cytolsye hépatique) et élévat des transaminases. Etiolo gie Transm ission Contam

Plus en détail

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013 Hépatite B Le virus Structure et caractéristiques o o o Famille des Hepadnaviridae Genre orthohepadnavirus Enveloppé, capside icosaédrique, 42 nm 1 Le virus Structure et caractéristiques En microscopie

Plus en détail

Je fais vacciner mes enfants. Je demande à mes proches de. Je me fais vacciner contre l hépatite A. si le médecin me l a prescrit.

Je fais vacciner mes enfants. Je demande à mes proches de. Je me fais vacciner contre l hépatite A. si le médecin me l a prescrit. Pour plus d information, je contacte : Dr 1 Mon médecin : 2 Le service Info-Santé : 811 3 La Fondation canadienne du foie : www.liver.ca ou 514 876-4170 www.lavalensante.com MA LISTE D ACTIONS Je visite

Plus en détail

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE Série : Sciences et Technologies de Laboratoire Spécialité : Biotechnologies SESSION 2013 Sous-épreuve écrite de Biotechnologies Coefficient de la sous-épreuve : 4 Ce sujet est

Plus en détail

BACCALAUREAT TECHNOLOGIQUE SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LA SANTE ET DU SOCIAL BIOLOGIE ET PHYSIOPATHOLOGIE HUMAINES SESSION 2010

BACCALAUREAT TECHNOLOGIQUE SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LA SANTE ET DU SOCIAL BIOLOGIE ET PHYSIOPATHOLOGIE HUMAINES SESSION 2010 BACCALAUREAT TECHNOLOGIQUE SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LA SANTE ET DU SOCIAL BIOLOGIE ET PHYSIOPATHOLOGIE HUMAINES SESSION 2010 Durée : 3 h 30 Coefficient : 7 Avant de composer, le candidat s assurera

Plus en détail

Objet : Changements importants relatifs aux épreuves de détection qualitative et quantitative de l ARN du virus de l hépatite C (VHC)

Objet : Changements importants relatifs aux épreuves de détection qualitative et quantitative de l ARN du virus de l hépatite C (VHC) PAR COURRIER ÉLECTRONIQUE Le 29 juillet 203 Aux responsables des laboratoires de microbiologie Aux médecins microbiologistes-infectiologues Aux médecins gastroentérologues et hépatologues Aux assistants-chefs

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Vaccination du personnel de santé contre l hépatite B

Vaccination du personnel de santé contre l hépatite B Vaccination du personnel de santé contre l hépatite B Questions fréquentes R. Kammerlander Forum Hygiène Lausanne 13 avril 2005 Risque de transmission du VHB de patient à soignant USA Diminution de > 95%

Plus en détail

TRANSFUSION SANGUINE. Des. réponses. à vos. questions

TRANSFUSION SANGUINE. Des. réponses. à vos. questions TRANSFUSION SANGUINE Des réponses à vos questions Des réponses à vos questions La présente brochure s adresse aux personnes qui pourraient avoir besoin d une transfusion de sang ou de produits sanguins

Plus en détail

Anticorps anti-hla en transplantation rénale

Anticorps anti-hla en transplantation rénale Anticorps anti-hla en transplantation rénale Caroline Suberbielle Laboratoire d'immuno-histocompatibilité Hôpital St Louis Paris Définitions Patient «naïf» Patient sans événement immunisant Homme ou enfant

Plus en détail

Mesure de l activité enzymatique

Mesure de l activité enzymatique Mesure de l activité enzymatique - dans cette section, nous traiterons des aspects plus pratiques de la mesure de l activité d une enzyme A. Principes de base - l activité enzymatique est influencée à

Plus en détail

β-galactosidase A.2.1) à 37 C, en tampon phosphate de sodium 0,1 mol/l ph 7 plus 2-mercaptoéthanol 1 mmol/l et MgCl 2 1 mmol/l (tampon P)

β-galactosidase A.2.1) à 37 C, en tampon phosphate de sodium 0,1 mol/l ph 7 plus 2-mercaptoéthanol 1 mmol/l et MgCl 2 1 mmol/l (tampon P) bioch/enzymo/tp-betagal-initiation-michaelis.odt JF Perrin maj sept 2008-sept 2012 page 1/6 Etude de la β-galactosidase de E. Coli : mise en évidence d'un comportement Michaélien lors de l'hydrolyse du

Plus en détail

MICROBIOLOGIE ET GÉNIE FERMENTAIRE

MICROBIOLOGIE ET GÉNIE FERMENTAIRE Sujet zéro BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR BIOTECHNOLOGIES MICROBIOLOGIE ET GÉNIE FERMENTAIRE Durée de l'épreuve : 2 heures Coefficient : 1 Le sujet comporte 8 pages numérotées de 1/8 à 8/8 L usage d un

Plus en détail

PRINCIPE DU TEST INSTI IMMUNO-FLOW

PRINCIPE DU TEST INSTI IMMUNO-FLOW Présentation du test Formation TROD SFLS Akli BOUAZIZ 15/12/2011 PRINCIPE DU TEST INSTI IMMUNO-FLOW Point Contrôle (Protéine A) Membrane Nitrocellulose Absorbant Point Test (gp36/ gp41) N 134 Onglet d

Plus en détail

PICT DOSAGE DES ANTICOAGULANTS 1. PEFAKIT PICT. Dosage chronométrique. PEFAKIT PiCT. PEFAKIT PiCT Calibrateur HNF. PEFAKIT PiCT Contrôles HNF

PICT DOSAGE DES ANTICOAGULANTS 1. PEFAKIT PICT. Dosage chronométrique. PEFAKIT PiCT. PEFAKIT PiCT Calibrateur HNF. PEFAKIT PiCT Contrôles HNF Dosage chronométrique PICT 1. PEFAKIT PICT Nombre de tests 8-505-01 coffret 80 3 flacons d activateur (2 ml) 3 flacons de réactif Start (2 ml) Mesure des anticoagulants par méthode chronométrique. 1 2

Plus en détail

L utilisation des micro-organismes pour la production de carburants et de produits (bio)-chimiques

L utilisation des micro-organismes pour la production de carburants et de produits (bio)-chimiques L utilisation des micro-organismes pour la production de carburants et de produits (bio)-chimiques I R. A L I S O N B R O G N A U X U N I T É D E B I O - I N D U S T R I E S G E M B L O U X A G R O B I

Plus en détail

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Carge virale du VHB : ADN-VHB ADN-VHB 11CHB1 Mars 2011 Edition : Septembre 2011 Afssaps -143/147, Bd Anatole France F-93285 Saint

Plus en détail

Human Epo Immunoassay

Human Epo Immunoassay Quantikine IVD ELISA Human Epo Immunoassay Référence DEP00 Ce document contient le protocole de dosage qui doit impérativement être lu dans son intégralité avant utilisation du produit. Concernant les

Plus en détail

Cahier de texte de la classe 1 ère 3 - SVT

Cahier de texte de la classe 1 ère 3 - SVT Cahier de texte de la classe 1 ère 3 - SVT DATE SEQUENCE jeudi 8 : revoir la fiche méthodologique «utiliser le microscope optique» (disponible sur le site du lycée) Jeudi 8 1 er contact avec les élèves.

Plus en détail

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Objectifs thérapeutiques Inhibition de la réplication virale Négativation

Plus en détail

Critères pour les méthodes de quantification des résidus potentiellement allergéniques de protéines de collage dans le vin (OIV-Oeno 427-2010)

Critères pour les méthodes de quantification des résidus potentiellement allergéniques de protéines de collage dans le vin (OIV-Oeno 427-2010) Méthode OIV- -MA-AS315-23 Type de méthode : critères Critères pour les méthodes de quantification des résidus potentiellement allergéniques de protéines de collage (OIV-Oeno 427-2010) 1 Définitions des

Plus en détail

Résultats d une analyse de sang effectué sur un enfant atteint d une déficience innée

Résultats d une analyse de sang effectué sur un enfant atteint d une déficience innée Chap. 7- Doc. 2 Déterminez le rôle et l origine des lymphocytes Pour cela : - Comparez la quantité de lymphocytes chez un enfant bulle et chez un individu normal. - Mettez en relation le nombre de lymphocytes

Plus en détail

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Introduction Les virus de la grippe sont des virus «instables». Les virus actuellement en circulation

Plus en détail

Cahier de texte de la classe 1 ère 4 - SVT

Cahier de texte de la classe 1 ère 4 - SVT Cahier de texte de la classe 1 ère 4 - SVT DATE SEQUENCE lundi 12 : revoir la fiche méthodologique «utiliser le microscope optique» (disponible sur le site du lycée) Lundi 12 1 er contact avec les élèves.

Plus en détail

Trisomie 21. Informations concernant le dépistage de la trisomie 21 durant la grossesse

Trisomie 21. Informations concernant le dépistage de la trisomie 21 durant la grossesse Trisomie 21 Informations concernant le dépistage de la trisomie 21 durant la grossesse En début de grossesse, le professionnel de santé (gynécologue, sage-femme, généraliste) qui suit votre grossesse vous

Plus en détail

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie Véronique ZULIANI, Institut de la Filière Porcine Jean Christophe Augustin, ENVA, ASA Qu est ce qu un virus? Microorganisme de 15 à 40 nm Environ

Plus en détail

HépatiteC n 5. onseil. Comprendre mes analyses biologiques

HépatiteC n 5. onseil. Comprendre mes analyses biologiques HépatiteC n 5 onseil Ma maladie traitement Ma vie sociale Mon Comprendre mes analyses biologiques Sommaire ( 1 2 Au vu de mes dernières analyses de sang successives, mon médecin m annonce que je suis porteur

Plus en détail

10.4.3 HAHB : vaccin contre l hépatite A et l hépatite B

10.4.3 HAHB : vaccin contre l hépatite A et l hépatite B 10.4.3 : vaccin contre l hépatite A et l hépatite B Composition Un vaccin inactivé combiné contre l hépatite A et l hépatite B est distribué au Canada : Twinrix (GlaxoSmithKline). Les antigènes utilisés

Plus en détail

Purpura thrombopénique idiopathique

Purpura thrombopénique idiopathique Purpura thrombopénique idiopathique I. Définition Le purpura thrombopénique idiopathique (PTI) ou purpura thrombopénique auto-immun est caractérisé par une diminution du chiffre des plaquettes circulantes

Plus en détail

Réseau SCEREN. Ce document a été numérisé par le CRDP de Bordeaux pour la. Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel.

Réseau SCEREN. Ce document a été numérisé par le CRDP de Bordeaux pour la. Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel. Ce document a été numérisé par le CRDP de Bordeaux pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel. Campagne 2013 Ce fichier numérique ne peut être reproduit, représenté, adapté

Plus en détail

DON DE SANG. Label Don de Soi

DON DE SANG. Label Don de Soi DON DE SANG Label Don de Soi 2015 SOMMAIRE Les différents types de dons p.3 Le don de sang total Le don de plasma Le don de plaquettes Le don de moelle osseuse Que soigne-t-on avec un don de sang? p.7

Plus en détail

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Charge virale de l Hépatite C : ARN-VHC ARN-VHC 05VHC1 mars 2005 Edition : novembre 2006 Annales ARN-VHC 05VHC1 1 / 14 ARN-VHC

Plus en détail

Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter-

Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter- Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter- Largement débattue au cours du XII ème congrès de Gastroentérologie, tenu ce week end, l hépatite B mérite d être mieux connue

Plus en détail

La grippe en 2011 : questions et réponses

La grippe en 2011 : questions et réponses La grippe en 2011 : questions et réponses 1. Pourquoi vacciner contre la grippe? La vaccination est la seule manière de se protéger contre la grippe, et surtout contre ses complications. La grippe est

Plus en détail

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE SUJET 1 La phase symptomatique du sida est caractérisée par un taux très faible de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T4. Les patients qui rentrent

Plus en détail

Hépatites virales. Dépistage et suivi, à partir de cas cliniques. Dr Jean-Dominique Poveda Laboratoire Cerba

Hépatites virales. Dépistage et suivi, à partir de cas cliniques. Dr Jean-Dominique Poveda Laboratoire Cerba Hépatites virales Dépistage et suivi, à partir de cas cliniques Dr Jean-Dominique Poveda Laboratoire Cerba Journées de Biologie Clinique Necker Institut Pasteur 2010 Mercredi 20 janvier 20 Difficultés

Plus en détail

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION Madame, Monsieur, Si votre état de santé nécessite une transfusion sanguine, ce document est destiné à vous informer sur les avantages et les risques de la transfusion,

Plus en détail

Table Ronde «Prévention et Dépistage»

Table Ronde «Prévention et Dépistage» Table Ronde «Prévention et Dépistage» «L infection à VIH/SIDA en 2013» Conférence organisée par la Ville de Marseille Dr Pervenche Martinet Dr Chantal Vernay Vaïsse 29/11/2013 1 Le dépistage aujourd'hui

Plus en détail

Série : STL Spécialité biotechnologies SESSION 2014 BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE

Série : STL Spécialité biotechnologies SESSION 2014 BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE BACCALAURÉAT TECHNLGIQUE Série : STL Spécialité biotechnologies SESSIN 2014 CBSV : sous épreuve coefficient 4 Biotechnologies : sous épreuve coefficient 4 Durée totale de l épreuve: 4 heures Les sujets

Plus en détail

Programme québécois d aide financière aux personnes infectées par le virus de l hépatite C

Programme québécois d aide financière aux personnes infectées par le virus de l hépatite C Programme québécois d aide financière aux personnes infectées par le virus de l hépatite C Mars 2004 Le gouvernement du Québec offre une aide financière aux personnes qui ont été infectées par le virus

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype.

Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype. Chapitre 2. La synthèse protéique : la relation entre le génotype et le phénotype. Les maladies génétiques comme la drépanocytose ou l'albinisme sont liées à des modifications du génotype des individus

Plus en détail

Le dépistage du VIH. technologies et approches. Présenté par : Marc André LeBlanc Date : jeudi 21 novembre 2013, 13 h à 14 h HNE

Le dépistage du VIH. technologies et approches. Présenté par : Marc André LeBlanc Date : jeudi 21 novembre 2013, 13 h à 14 h HNE Le dépistage du VIH au Canada : technologies et approches Présenté par : Marc André LeBlanc Date : jeudi 21 novembre 2013, 13 h à 14 h HNE Objectifs 1. Discuter des différentes technologies servant au

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

1 Contrôle au laboratoire de la pasteurisation du lait

1 Contrôle au laboratoire de la pasteurisation du lait Exploitation d informations scientifiques et présentation d un travail de synthèse Durée : 1,5 h (préparation 1 h et soutenance orale 30 minutes) 1 Etude de la fabrication du Saint-Nectaire Les différentes

Plus en détail

Pharmacie galénique. 4 ème année pharmacie. Chapitre 5 : Les vaccins. Page 1 sur 12

Pharmacie galénique. 4 ème année pharmacie. Chapitre 5 : Les vaccins. Page 1 sur 12 Pharmacie galénique 4 ème année pharmacie Chapitre 5 : Les vaccins Page 1 sur 12 Sommaire 1. Définition... 3 2. Classification des vaccins... 3 2.1. Vaccins bactériens... 3 2.2. Les anatoxines bactériennes...

Plus en détail

Lecture automatisée. Séminaire de formation continue IAL. Dr V. Aubert

Lecture automatisée. Séminaire de formation continue IAL. Dr V. Aubert Anticorps anti-nucléaire: anti nucléaire: Lecture automatisée avec le NOVA View Séminaire de formation continue IAL Lausanne 14 Lausanne, 14.11.2013 11 2013 Dr V. Aubert Service d immunologie Service d

Plus en détail

LES EXAMENS BIOLOGIQUES EXPLIQUÉS

LES EXAMENS BIOLOGIQUES EXPLIQUÉS LES EXAMENS BIOLOGIQUES EXPLIQUÉS On vient de vous diagnostiquer une leucémie myéloïde chronique (LMC). Il se peut que vous ayez eu une analyse sanguine de routine demandée par votre médecin traitant ou

Plus en détail

Ressources pour le lycée général et technologique

Ressources pour le lycée général et technologique éduscol Ressources pour le lycée général et technologique Baccalauréat sciences et technologies de laboratoire Sujet zéro Option biotechnologies Évaluation des compétences expérimentales Contrôle de l

Plus en détail

Isolement des cellules mononucléées du sang périphérique

Isolement des cellules mononucléées du sang périphérique Isolement des cellules mononucléées du sang périphérique 1. Equipements utilisés L isolement des cellules mononucléées du sang périphérique est effectué à partir d échantillons sanguins par une technique

Plus en détail

Diagnostic Virologique du VIH

Diagnostic Virologique du VIH Diagnostic Virologique du VIH Pr S. Fafi-Kremer Institut de Virologie, CHU de Strasbourg Séminaire de Formation Jeudi 14 Novembre 2013 1 Objectifs Comprendre la cinétique des marqueurs de l infection par

Plus en détail

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICE 1 PAGE 406 : EXPERIENCES A INTERPRETER Question : rôles respectifs du thymus et de la moelle osseuse dans la production des lymphocytes.

Plus en détail

De quelle maladie souffre chaque patient?

De quelle maladie souffre chaque patient? De quelle maladie souffre chaque patient? FT1 : identifier des pathologies à partir d antibiogrammes VERSION ELEVES ( Tâche réalisée à partir d informations trouvées sur le site www.e-bug.eu) Contexte

Plus en détail

L infection tuberculeuse latente

L infection tuberculeuse latente Colloque Meditest 8 juin 2011 L infection tuberculeuse latente Jean-Pierre Zellweger Stades du développement de la tuberculose Les mycobactéries émises dans l air par un malade atteint de TB pulmonaire

Plus en détail

CONTROLE DU MARCHE DES GANTS MEDICAUX EN LATEX DE CAOUTCHOUC NATUREL Deuxième partie : dosage des allergènes

CONTROLE DU MARCHE DES GANTS MEDICAUX EN LATEX DE CAOUTCHOUC NATUREL Deuxième partie : dosage des allergènes DIRECTION DE L'EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX DIRECTION DES LABORATOIRES ET DES CONTROLES CONTROLE DU MARCHE DES GANTS MEDICAUX EN LATEX DE CAOUTCHOUC NATUREL Deuxième partie : dosage des allergènes

Plus en détail

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS À L INTENTION DES PARENTS/DU TUTEUR

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS À L INTENTION DES PARENTS/DU TUTEUR PARTIE III : RENSEIGNEMENTS À L INTENTION DES PARENTS/DU TUTEUR PR SYNAGIS (poudre lyophilisée) palivizumab Ce document constitue la troisième et dernière partie de la «monographie du produit» publiée

Plus en détail

Pathogénèse ou Pathogénie : Étude des causes et du développement des maladies. Désigne aussi le processus suivant lequel une maladie évolue.

Pathogénèse ou Pathogénie : Étude des causes et du développement des maladies. Désigne aussi le processus suivant lequel une maladie évolue. Palliatif : Qui supprime ou atténue les symptômes d une maladie sans agir sur ses causes. Les soins palliatifs sont l ensemble des soins et du soutien destiné à accompagner un malade dont l état général

Plus en détail

GenoLyse VER 1.0. Notice d'utilisation IFU-51610-09. pour usage diagnostique in vitro uniquement

GenoLyse VER 1.0. Notice d'utilisation IFU-51610-09. pour usage diagnostique in vitro uniquement GenoLyse VER 1.0 Notice d'utilisation IFU-51610-09 pour usage diagnostique in vitro uniquement 10/2012 GenoLyse Kit d Extraction d ADN Bactérien Veuillez lire attentivement la notice d utilisation dans

Plus en détail

USAGE DE PRODUITS STUPEFIANTS - DES DEPISTAGES PLUS PERFORMANTS ET RAPIDES

USAGE DE PRODUITS STUPEFIANTS - DES DEPISTAGES PLUS PERFORMANTS ET RAPIDES Les conditions de dépistage de l alcoolémie par les différents corps de contrôle sont connues de tous. Rapides et sans équivoque, les dépistages permettent de constater rapidement si un conducteur est

Plus en détail

TVITD-ELISA Cisbio Bioassays - Novembre 2012 - Modèle 01

TVITD-ELISA Cisbio Bioassays - Novembre 2012 - Modèle 01 1. NOM ET DESTINATION Trousse de dosage immunoenzymatique pour la mesure quantitative in vitro de la 25 hydroxyvitamine D2 et D3 (25(OH)Vitamine D2 et 25(OH)Vitamine D3) dans le sérum. 2. INTRODUCTION

Plus en détail

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION II. 1 Généralités II.2 Transmission des Virus II.3 Grandes étapes de Cycle de Multiplication Attachement Pénétration Réplication Libération II. 1 Généralités

Plus en détail

La régulation de la glycémie

La régulation de la glycémie La régulation de la glycémie INTRODUCTION GENERALE La glycémie est le taux de glucose plasmatique. Chez un sujet normal, la glycémie oscille autour d une valeur moyenne comprise entre 0.8 g.l -1 et 1.2

Plus en détail

RUBELLA IgG. Utilisation

RUBELLA IgG. Utilisation RUBELLA IgG 34430 Utilisation Généralités Principe du test Le test Access Rubella IgG utilise une technique immunoenzymatique chimioluminescente à particules paramagnétiques pour la détermination qualitative

Plus en détail

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR Vaccin bivalent contre l hépatite A et l hépatite B Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie de la «monographie de produit» publiée

Plus en détail

Les examens de laboratoire : comment les interpreter? Exemple : les marqueurs tumoraux. Michèle BERTHIER : SCOR GLOBAL LIFE

Les examens de laboratoire : comment les interpreter? Exemple : les marqueurs tumoraux. Michèle BERTHIER : SCOR GLOBAL LIFE Les examens de laboratoire : comment les interpreter? Exemple : les marqueurs tumoraux Michèle BERTHIER : SCOR GLOBAL LIFE Présentation faite en collaboration avec le Dr Gabriela BUFFET, Médecin-Conseil

Plus en détail

CONTRÔLE DE LA QUALITE ANALYTIQUE AU LABO. Août 2009 Hilde De Boeck

CONTRÔLE DE LA QUALITE ANALYTIQUE AU LABO. Août 2009 Hilde De Boeck CONTRÔLE DE LA QUALITE ANALYTIQUE AU LABO Août 2009 Hilde De Boeck SOMMAIRE 1. Introduction 2. Mise en œuvre d un CQI 3. Préparation d un échantillon CQI 4. Calcule des valeurs cibles 5. Réalisation du

Plus en détail

ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale

ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale Unité d enseignement UE 8 : Biologie Moléculaire - Microbiologie ECUE 2 (L 1 -S 2 ) : Microbiologie générale Microbiologie générale 1h30 de cours et 1h15 de Travaux pratiques Un examen écrit ; un examen

Plus en détail

Objet : Indiquer les consignes devant être observées après la survenue d un accident avec exposition au sang ou à des produits biologiques.

Objet : Indiquer les consignes devant être observées après la survenue d un accident avec exposition au sang ou à des produits biologiques. Référence : PT/CLI/001-C Page :Page 1 sur 7 Objet : Indiquer les consignes devant être observées après la survenue d un accident avec exposition au sang ou à des produits biologiques. Résumé des modifications

Plus en détail

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE PATIENTE antigène HBs + PENDANT LA GROSSESSE

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE PATIENTE antigène HBs + PENDANT LA GROSSESSE Communauté Périnatale de l Agglomération Versaillaise Association Loi 1901 n 0784014641 29 rue de Versailles 78150 Le Chesnay Tel : 01 39 43 12 04 Web : www.nat78.com email: cpav@medical78.com CONDUITE

Plus en détail

Fabrication des produits de thérapie génique : garantir la sécurité et la qualité des produits

Fabrication des produits de thérapie génique : garantir la sécurité et la qualité des produits Fabrication des produits de thérapie génique : garantir la sécurité et la qualité des produits DIAPOSITIVE 1 Cette présentation a trait à la fabrication des produits de thérapie génique, en termes de sécurité

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 3 avril 2002

AVIS DE LA COMMISSION. 3 avril 2002 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE République française AVIS DE LA COMMISSION 3 avril 2002 ANDROGEL 25mg, gel ANDROGEL 50mg, gel Boîte de 30 sachets Boîte de 100 sachets Laboratoires BESINS- International testostérone

Plus en détail

Réduction de l'espérance de vie des égoutiers Les Hypothèses de travail

Réduction de l'espérance de vie des égoutiers Les Hypothèses de travail Réduction de l'espérance de vie des égoutiers Les Hypothèses de travail Dr Claude Danglot Médecin biologiste et Ingénieur hydrologue 20 Février 2013 - AG des Personnels! travaillant en réseaux d assainissement!

Plus en détail

CANCER COLORECTAL DÉPISTAGE PAR TEST IMMUNOLOGIQUE ET AUTRES MODALITÉS

CANCER COLORECTAL DÉPISTAGE PAR TEST IMMUNOLOGIQUE ET AUTRES MODALITÉS CANCER COLORECTAL DÉPISTAGE PAR TEST IMMUNOLOGIQUE ET AUTRES MODALITÉS Avec près de 42000 nouveaux cas et 17500 décès en 2013, le cancer colorectal est le 3 e cancer le plus fréquent en termes d incidence

Plus en détail

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2014 SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE Série S Durée de l'épreuve : 3h30 Coefficient : 6 ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE L'usage de la calculatrice n'est pas autorisé Dès que le sujet

Plus en détail

I. Définitions et exigences

I. Définitions et exigences I. Définitions et exigences Classes d indicateurs chimiques [1] Stérilisation : synthèse des normes ayant trait Exigences générales : Chaque indicateur doit porter un marquage clair mentionnant le type

Plus en détail

EPREUVE ECRITE D'ADMISSIBILITE

EPREUVE ECRITE D'ADMISSIBILITE CAPET BIOTECHNOLOGIES option biochimie - génie biologique concours interne Session 2004 EPREUVE ECRITE D'ADMISSIBILITE ETUDE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE Durée : 6 heures Calculatrice interdite Aucun

Plus en détail