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1 Observatoire du crédit aux sociétés non financières boulevard de Berlaimont 14 BE-1 Bruxelles Tel Fax TVA BE RPM Bruxelles Liens: observatoire du crédit Executive summary Au premier trimestre de 14, l octroi de crédits aux entreprises par les banques résidentes a reculé en Belgique. Le taux de variation sur une base annuelle s est établi à -1,1 % en mars, contre -,1 % à la fin du trimestre précédent. La détérioration s explique par une plus forte régression de l'octroi de crédits à court terme (-3, %, contre -1,3 % à la fin de décembre), ainsi que par la stagnation de ceux à long terme (-,1 %, contre,4 % à la fin du quatrième trimestre de 13). Ce manque de dynamisme caractérise la croissance des crédits aux entreprises depuis le second semestre de 1. Les taux d intérêt appliqués aux nouveaux crédits bancaires ont affiché des évolutions contrastées au premier trimestre de 14. Les taux à court terme sur les crédits aux entreprises ont peu varié. Ceux sur les crédits à long terme se sont repliés, parallèlement à la baisse des rendements enregistrée depuis le début de l année sur les marchés des capitaux; tandis que ceux à moyen terme ont rebondi. Les banques belges ont rapporté avoir maintenu globalement inchangées leurs conditions d octroi de crédits au premier trimestre de 14. Elles les auraient toutefois modérément assouplies pour les grandes entreprises. Les banques ont justifié cet allègement par une amélioration de leur position de liquidité et par un accroissement de la pression concurrentielle des autres établissements bancaires. Les marges sur les crédits standard auraient également été resserrées, tandis que celles sur les prêts les plus risqués seraient demeurées stables. Sur le plan des conditions non monétaires, les frais autres que ceux liés au taux d intérêt auraient augmenté. Parallèlement, les banques ont fait état d une nouvelle contraction de la demande de crédits, plus modeste toutefois qu au trimestre précédent. Celle-ci aurait uniquement concerné les grandes entreprises, tandis que la demande émanant des PME serait restée stable. Le tassement global de la demande trouve son origine dans la faiblesse des activités de fusion et d acquisition et dans le recours à des sources de financement alternatives, principalement à du financement interne. Pour le deuxième trimestre de 14, les banques tablent de nouveau sur un léger relâchement de leurs conditions de crédit aux entreprises et sur une hausse de la demande de prêts. Du point de vue des entreprises, les conditions globales de crédit ont été considérées comme neutres. Cette opinion est en ligne avec les résultats de l enquête SAFE qui interroge tous les six mois les PME sur leurs conditions d accès aux divers financements externes (voir encadré). Dans la zone euro, le taux de variation annuelle des crédits bancaires aux entreprises est demeuré négatif au premier trimestre de l année, ressortant à -3,1 %, soit un niveau historiquement bas. Concernant l'évolution des crédits, de l'hétérogénéité perdure toutefois entre les pays membres. Par ailleurs, les banques de la zone euro ont rapporté une relative stabilité de leurs critères d'octroi de crédits aux entreprises durant cette période, ainsi que de la demande de crédits. Elles prévoient un léger relâchement de leurs conditions de prêt et une progression de la demande de crédits au deuxième trimestre de 14.

2 ÉVOLUTION DES CRÉDITS AUX ENTREPRISES AU PREMIER TRIMESTRE DE Volume des crédits Tout au long du premier trimestre de 14, le taux de variation des crédits aux entreprises par les banques résidentes en Belgique est demeuré en territoire négatif. Corrigée de l effet des variations des cours de change, la variation annuelle de l octroi de crédits s'est établie à -1,1 % à la fin de mars 14, contre -,1 % à la fin du quatrième trimestre de 13. Ce chiffre confirme la faible dynamique de l octroi de crédits observée depuis le second semestre de 1. Le retournement, constaté depuis avril 13, de la confiance des agents économiques, comme illustrée par l indicateur de conjoncture, ne s est dès lors pas encore traduit par une reprise de la croissance des crédits aux entreprises. Parallèlement à cette évolution, le flux net de crédits a été négatif sur l'ensemble des quatre derniers trimestres. En ce qui concerne le premier trimestre de 14, après désaisonnalisation, les octrois de nouveaux crédits ont été équivalents aux remboursements. CRÉDITS BANCAIRES¹ AUX ENTREPRISES EN BELGIQUE 16 Crédits bancaires et évolution conjoncturelle Flux trimestriels nets (milliards d'euros) Ensemble des crédits (pourcentages de variation annuelle) (échelle de gauche) Courbe synthétique de conjoncture (indicateur lissé) (échelle de droite) Source: BNB (schéma A et enquête de conjoncture). ¹ Accordés par les banques résidentes. Corrigés des variations saisonnières. Une ventilation par maturité fait apparaître des évolutions convergentes selon le type de crédits. Le taux de variation à un an d écart des crédits à long terme (d une durée supérieure à un an), qui était encore positif au dernier trimestre de 13, s est déplacé en territoire négatif à la fin du premier

3 trimestre de 14. Parallèlement, le volume des crédits à court terme (d'une durée inférieure à un an) s est de nouveau contracté. En mars, le taux de variation annuelle des crédits d une durée inférieure à un an est ressorti à -3, % (contre -1,3 % au trimestre précédent), alors que celui des crédits à long terme est retombé à -,1 % (contre,4 % au dernier trimestre de 13). Le tassement du total des crédits octroyés par rapport au trimestre précédent (d une variation de -,1 % à -1,1 % au premier trimestre de 14) s'explique donc à la fois par la stagnation des crédits à long terme et par le fort recul de ceux à court terme. CRÉDITS BANCAIRES¹ AUX ENTREPRISES EN BELGIQUE (pourcentages de variation annuelle) Ventilation par maturité des crédits Crédits à court terme Crédits à long terme 3 Source: BNB (schéma A). 1 Accordés par les banques résidentes. À un an au plus. 3 À plus d'un an. Pour se financer, les entreprises belges peuvent également faire appel aux banques étrangères 1. Les comptes financiers établis par la Banque sur la base, notamment, des statistiques de la balance des paiements permettent d'appréhender les flux de crédits émanant des banques non résidentes. Par rapport à celui recensé un an plus tôt, l octroi de crédits par les banques étrangères a diminué plus ou moins vivement selon l origine géographique du prêteur : à un an d'écart, les transactions en provenance des banques de la zone euro (hors Belgique) se sont chiffrées à -4,1 milliards d'euros, 1 La notion de banque étrangère (ou non résidente) repose sur le concept de territorialité. Les filiales et succursales de banques étrangères qui possèdent un établissement stable en Belgique sont comprises dans le concept des banques résidentes. L octroi de crédits par des banques étrangères recouvre donc uniquement celui qui est opéré par des établissements situés à l étranger. Ces données sont disponibles plus tardivement que celles relatives aux crédits accordés par les banques résidentes : elles sont actuellement disponibles jusqu au quatrième trimestre de 13. 3

4 tandis que les flux nets des crédits accordés par les autres banques étrangères ont reculé de,6 milliard d'euros au cours de la même période. À la suite de ces évolutions, le taux de variation à un an d'écart du crédit bancaire, compte tenu de l ensemble des crédits bancaires octroyés aux entreprises belges, a été négatif au quatrième trimestre de 13 (-3,1 %). Dans la zone euro, l octroi de crédits a continué de s'infléchir au premier trimestre de 14. À un an d'écart, la progression des crédits bancaires y est donc demeurée inférieure à celle enregistrée en Belgique. En mars, le taux de variation annuelle s est chiffré à -3,1 %, contre -,8 % à la fin du trimestre précédent. Le rythme de variation des crédits bancaires dans la zone euro s établit ainsi à un nouveau minimum historique. La moyenne de la zone euro masque toutefois encore une forte hétérogénéité et une nette fragmentation des marchés du crédit : alors que seul un nombre limité de pays (parmi lesquels la Finlande (6, %) et la France (,6 %)) continuent d'afficher une croissance annuelle positive de l'octroi de crédits bancaires aux entreprises, celui-ci s inscrit en recul, parfois fortement, dans la plupart des autres États. C est le cas, notamment, en Espagne (-1, %), en Grèce (-, %), en Irlande (-,1 %), en Italie (-4, %) et aux Pays-Bas (-1, %). CRÉDITS BANCAIRES AUX ENTREPRISES EN BELGIQUE: VENTILATION DES PRÊTEURS PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE (contribution à la croissance annuelle, points de pourcentage; sauf mention contraire) CRÉDITS BANCAIRES AUX SOCIÉTÉS NON FINANCIÈRES 1 (pourcentages de variation à un an d'écart) Banques belges Banques de la zone euro Banques hors zone euro Taux de croissance annuel (pourcentage) Source: BNB (comptes financiers et schéma A). Belgique Zone euro Sources: BCE, BNB. ¹ Accordés par les banques résidentes, y compris les crédits titrisés. (seulement à partir de janvier 1 pour la zone euro). Les statistiques issues de la Centrale des crédits 3, qui concernent tant les ouvertures de crédits que l'utilisation de ceux-ci auprès des banques résidentes, permettent d'apprécier l'évolution des crédits en fonction de la taille des entreprises emprunteuses, mais aussi de leur secteur d'activité et de la 3 Les données relatives à la Centrale des crédits aux entreprises sont alimentées en continu par les institutions participantes. Les séries sont susceptibles d être révisées, et ce sur une période d un an. Dans les graphiques présentés pour ce commentaire, seules les données antérieures à avril 13 sont considérées comme définitives. 4

5 région où elles sont situées. En raison des adaptations méthodologiques introduites en avril 1, les nouvelles séries présentent une rupture dans les volumes d encours et les taux d utilisation des crédits entre les premier et deuxième trimestres de 1, tant pour les chiffres agrégés que pour les ventilations selon la taille et la branche d'activité des entreprises ou selon la région. CRÉDITS DES BANQUES RÉSIDENTES AUX ENTREPRISES EN BELGIQUE: VENTILATION PAR TAILLE D'ENTREPRISE ¹ ² (encours, milliards d'euros) 7 Montants autorisés 7 Montants utilisés Petites Moyennes Grandes Source: BNB (centrale des crédits aux entreprises). 1 Des changements méthodologiques ont été introduits en avril 1 en ce qui concerne la collecte des données par la Centrale des crédits. Les données antérieures à cette date ont été rétropolées sur la base de ces nouveaux concepts. Il subsiste toutefois une rupture de série entre les premier et deuxième trimestres de 1 en raison de la prise en compte de l'ensemble des crédits aux sociétés non financières à partir d'avril 1, alors qu'auparavant les crédits de moins de euros ne devaient pas être rapportés. Sont considérées comme petites les entreprises qui ont remis un schéma abrégé des comptes annuels. Celles qui ont déposé un schéma complet sont considérées comme grandes ou moyennes selon que leur chiffre d'affaires a été supérieur ou non à 37, millions d'euros au cours de deux années consécutives. Au total, le montant des lignes de crédit aux sociétés non financières autorisées par les établissements de crédit atteignait 171, milliards d euros à la fin de mars 14. Le volume des crédits effectivement utilisés par les entreprises correspondait, selon les statistiques de la Centrale des crédits, à 1,8 milliards d'euros. Ces prêts ont en grande partie été accordés à des petites entreprises, auxquelles étaient destinés, à la fin de mars, 66 milliards d euros de crédits autorisés et,8 milliards d'euros de crédits utilisés. Les entreprises de grande taille comptabilisaient 1,7 milliards d euros de crédits autorisés et 6,7 milliards d'euros de crédits utilisés. Enfin, des crédits avaient été accordés aux entreprises de taille moyenne pour un montant de 41,8 milliards d euros, dont 8,6 milliards d euros de crédits utilisés 4. Le montant moyen des crédits utilisés calculé pour les entreprises qui avaient effectivement contracté des crédits se chiffrait à 13,7 millions d'euros par grande entreprise, à, millions par société de taille moyenne et à, million par petite entreprise. 4 La somme des prêts accordés aux petites, moyennes et grandes entreprises est inférieure au total des crédits autorisés ou utilisés répertoriés. Un certain nombre d entre eux sont en effet octroyés à des entreprises pour lesquelles on ne dispose pas des informations relatives à la taille (parce qu elles n ont pas encore déposé de bilan). Au total, les crédits octroyés à ces entreprises se chiffraient, en mars 14, à 1 milliards d euros pour les crédits autorisés et à 9,8 milliards d'euros pour les crédits utilisés.

6 À un an d'écart, entre la fin de mars 13 et la fin de mars 14, l encours des crédits autorisés s est fortement réduit ; celui des crédits utilisés a également diminué, mais dans une moindre mesure. Pour l ensemble des sociétés non financières, la baisse atteint,1 milliards d euros pour les autorisations de crédits et,4 milliard pour les utilisations. Le même constat peut être tiré pour toutes les catégories d entreprises ; le recul est toutefois plus sensible pour les grandes sociétés. La réduction du volume des crédits, respectivement autorisés et utilisés, s établit à,9 et,4 milliards d euros pour les grandes firmes (ce qui correspond à une diminution de l ordre de, respectivement, 1, % et 8,4 % par rapport à l'encours de mars 13), à,9 et, milliard pour les petites sociétés (-1,3 % et -,9 %), et à,9 et,1 milliard pour les entreprises de taille moyenne (-,1 % et -,3 %). Par ailleurs, en variation trimestrielle (fin mars 14 par rapport à fin décembre 13), le volume des crédits autorisés, de même que celui des crédits utilisés, s est restreint pour toutes les catégories d entreprises, à l exception des crédits utilisés, qui ont modérément augmenté (, milliard d euros) pour les firmes de taille moyenne. Ces développements indiquent la persistance d'une tendance baissière de l octroi de crédits en début d année. Le degré d utilisation des crédits, qui rapporte le montant des crédits utilisés à celui des crédits autorisés, illustre l intensité avec laquelle les entreprises sollicitent leurs lignes de crédit. De manière générale, il est inversement proportionnel à la dimension de l entreprise. Ce constat pourrait s expliquer par le fait que, pour les petites sociétés, il n existe guère d'autres moyens de financement, mais il peut également être le signe d'une corrélation négative entre la taille de la firme emprunteuse et l appréciation du risque par les établissements de crédit. 9 TAUX D'UTILISATION DES CRÉDITS AUTORISÉS PAR LES BANQUES RÉSIDENTES¹ (pourcentages) Ventilation par taille d'entreprise² Ventilation par branche d'activité³ Petites Moyennes Grandes Source: BNB (centrale des crédits aux entreprises). Industrie manufacturière Construction Commerce Horeca Activités immobilières 3 Des changements méthodologiques ont été introduits en avril 1 en ce qui concerne la collecte des données par la Centrale des crédits. Les données antérieures à cette date ont été rétropolées sur la base de ces nouveaux concepts. Il subsiste toutefois une rupture de série entre les premier et deuxième trimestres de 1 en raison de la prise en compte de l'ensemble des crédits aux sociétés non financières à partir d'avril 1, alors qu'auparavant les crédits de moins de euros ne devaient pas être rapportés. Sont considérées comme petites les entreprises qui ont remis un schéma abrégé des comptes annuels. Celles qui ont déposé un schéma complet sont considérées comme grandes ou moyennes selon que leur chiffre d'affaires a été supérieur ou non à 37, millions d'euros au cours de deux années consécutives. La sélection des secteurs illustrés est non exhaustive. 1 À la fin de mars 14, le taux d utilisation des crédits était de 84, % pour les petites entreprises, de 68,4 % pour celles de taille moyenne et de 1,6 % pour les grandes. Par rapport à la fin de mars 13, 6

7 ces taux correspondent à une hausse du degré d'utilisation pour toutes les catégories d'entreprises, de l'ordre de 1, point de pourcentage tant pour les grandes que pour les moyennes sociétés, et de,4 point de pourcentage pour les petites. L évolution à court terme (d un trimestre à l autre) indique que le taux d utilisation s est à nouveau tendu pour les firmes de taille moyenne et grande (respectivement 1,9 et 1,1 point de pourcentage entre décembre 13 et mars 14), tandis qu il s est modérément affaibli pour les petites sociétés (-,3 point de pourcentage). Le taux d utilisation varie aussi considérablement en fonction de la branche d activité. Ainsi, les entreprises de l industrie manufacturière disposent des plus grandes marges en matière de crédits «non utilisés», comme le donne à penser un taux d utilisation structurellement bas. En revanche, les sociétés de l horeca ou du secteur de l'immobilier souvent des PME se servent généralement d une plus grande partie des lignes de crédit mises à leur disposition. À la fin de mars 14, le taux d utilisation des crédits était de 9,3 % pour les firmes de l horeca et de 87, % pour celles du secteur de l immobilier. Il affichait une valeur intermédiaire pour les entreprises du commerce (7 %) et était le plus faible pour les secteurs de la construction et de l industrie (respectivement 61,1 et 7,7 %). Par rapport à la fin de mars 13, le taux d utilisation a relativement fortement augmenté dans le secteur de la construction (3,1 points de pourcentage) ; il est également en hausse dans les secteurs de l immobilier (1 point), du commerce (,6 point) et de l horeca (, point), tandis qu il est demeuré quasiment stable dans celui de l industrie manufacturière (-,1 point). En ce qui concerne les régions, le taux d utilisation est en moyenne plus élevé en Wallonie et en Flandre qu à Bruxelles, principalement en raison de la concentration des sièges sociaux de grandes entreprises sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale. À la fin de mars 14, il s établissait à 7,7 % au sud du pays et à 73,7 % au nord. À Bruxelles, il se chiffrait à 6, %.. Taux d intérêt Les taux appliqués par les banques belges et par celles de la zone euro aux nouveaux crédits aux entreprises constituent l un des principaux indicateurs du coût des crédits proposés aux entreprises. Ils sont collectés via l enquête MIR (cf. Les taux de référence à court terme et à long terme ont affiché des évolutions variées durant le premier trimestre de 14. Sur le marché monétaire, le taux d intérêt directeur de la BCE et l'euribor à trois mois sont restés stables : le taux directeur, qui avait été ramené à, % le 13 novembre 13, est demeuré inchangé, tandis que l Euribor à trois mois a très légèrement augmenté, passant de,9 % à la fin de décembre 13 à,31 % en mars 14. Pour ce qui est du long terme, sur les marchés des capitaux, en particulier sur les marchés des emprunts publics, les rendements n ont cessé de décroître tout au long du trimestre. À la fin de mars 14, le rendement des emprunts publics belges à cinq ans s est établi à 1,4 % (contre 1,37 % à la fin de décembre de l année précédente), ce qui, historiquement, constitue un niveau très bas. Pour les emprunts publics à dix ans, ce taux était de,18 % à la fin de mars, contre, % en fin 13. 7

8 TAUX SUR LES MARCHÉS MONÉTAIRE ET DES CAPITAUX ET TARIFS BANCAIRES (pourcentages) 7 Taux d'intérêt sur les marchés monétaire et des capitaux Taux d'intérêt sur les nouveaux crédits aux entreprises Belgique Zone euro OLO ans Taux directeur central de la BCE Euribor 3 mois Sources: BCE, BNB (enquête MIR). Crédits variable < 1 an, < 1 mio euros Crédits variable < 1 an, > 1 mio euros Crédits fixe 1- ans, < 1 mio euros Crédits fixe > ans, < 1 mio euros Les taux d intérêt appliqués aux nouveaux crédits bancaires ont évolué de manières diverses, suivant les développements observés sur les marchés monétaire et des capitaux. Ceux à court terme ont peu varié en Belgique au premier trimestre de l année. Par rapport au trimestre précédent, ils se sont en moyenne accrus de, respectivement, et 4 points de base, selon que la valeur des crédits était inférieure ou supérieure à un million d euros. En mars, ces taux étaient de,8 % sur les montants faibles et de 1,94 % sur les montants plus élevés. En revanche, le coût des crédits d échéance moyenne (c est-à-dire assortis d'un taux fixe d une durée comprise entre un et cinq ans et d un montant inférieur à un million d euros) s est accru de 1 points de base, s établissant à 3,18 %, tandis que celui des prêts d échéance longue (c est-à-dire assortis d un taux fixe d une durée supérieure à cinq ans et d un montant inférieur à un million d euros) s est réduit de 6 points de base. En mars, le taux des crédits d échéance longue était de 3,43 %. Dans la zone euro, les tarifs appliqués aux crédits bancaires ont globalement peu varié. Le taux des prêts d échéance courte et de faible montant (moins d'un million d euros) est demeuré stable, à 3,79 %. Celui des crédits de montant plus important (plus d'un million d euros) a quant à lui diminué de 3 points de base, se fixant à,6 % en mars 14. Le tarif bancaire des crédits assortis d un taux fixe d'une durée comprise entre un et cinq ans et d une valeur inférieure à un million d euros a crû de 3 points de base (à 3,88 %). Enfin, celui des crédits d'une durée supérieure à cinq ans et d une valeur inférieure à un million d euros est demeuré quasi inchangé, s établissant à 3,8 % (+1 point de base par rapport au trimestre précédent). Dès lors, les taux des crédits à court terme (d une durée inférieure ou égale à un an) sont demeurés plus avantageux en Belgique qu'en moyenne dans la zone euro : en mars 14, ils étaient meilleur marché de respectivement 11 et 3 points de base, selon qu il s agissait de crédits inférieurs ou supérieurs à un million d euros. En effet, les taux des crédits à court terme et de plus faibles 8

9 montants sont en moyenne relativement hauts dans la zone euro, en raison des taux d intérêt particulièrement élevés pratiqués sur ce type de crédits dans plusieurs pays (notamment en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande et en Italie). Les prêts à long terme (portant un taux fixe et assortis d une durée supérieure à cinq ans) sont par contre restés plus onéreux en Belgique qu'en moyenne dans la zone euro ; l'écart s est toutefois réduit, revenant à 1 points de base en mars (contre 4 en décembre 13). Sur ce type de crédits également, l hétérogénéité des taux demeure particulièrement importante. 3. Enquêtes sur les conditions de crédit L'enquête de l'eurosystème sur la distribution du crédit bancaire (cf. fournit des informations qualitatives sur l évolution des critères d octroi de crédits et de la demande, ainsi que sur les facteurs qui les soustendent. CONDITIONS D'OCTROI ET DEMANDE DE CRÉDITS DES ENTREPRISES: APPRÉCIATION GLOBALE DES BANQUES (pourcentages nets pondérés 1 ) Belgique Zone euro Critères d'octroi de crédits aux entreprises Évolution constatée par les déclarants Évolution prévue par les déclarants Demande de crédits émanant des entreprises Évolution constatée par les déclarants Évolution prévue par les déclarants Sources: BCE, BNB (enquête de l'eurosystème sur la distribution du crédit bancaire). 1 Un pourcentage positif (négatif) correspond à un assouplissement (resserrement) des conditions d'octroi ou à un accroissement (affaiblissement) de la demande de crédits. Au premier trimestre de 14, les quatre grandes banques belges interrogées dans le cadre de cette enquête ont rapporté que les critères d octroi de crédits aux entreprises sont globalement demeurés inchangés, tant pour les crédits à long terme que pour ceux à court terme. Ils auraient toutefois été légèrement assouplis pour les grandes entreprises. Les établissements de crédit de la zone euro ont signalé des développements assez proches au premier trimestre de 14, rapportant également un léger relâchement sur les crédits octroyés aux entreprises de grande taille ainsi que sur les prêts à court terme. La moyenne masque cependant une certaine hétérogénéité entre les différents États de la zone euro. Dans un petit nombre de pays, en particulier en Italie et en Autriche, les banques ont continué de durcir leurs conditions de crédit, tandis que certains autres États, tels les Pays-Bas et le 9

10 Portugal, les ont assouplies. Elles sont toutefois restées globalement inchangées dans la plupart des autres pays de la zone euro. S agissant des déterminants de ces évolutions en Belgique, les banques participantes identifient leurs coûts de financement et contraintes de bilan (de manière prépondérante leur position de liquidité), de même que la pression concurrentielle (essentiellement celle ressentie en provenance des autres établissements bancaires), comme des facteurs qui auraient contribué à un léger assouplissement des conditions de crédit aux entreprises. En revanche, la perception des risques n'aurait pas influencé la variation de celles-ci. Les banques disposent de plusieurs outils pour moduler leur offre de fonds aux entreprises. Ainsi, elles peuvent l étendre (la restreindre) en procédant à un resserrement (élargissement) des marges, mais aussi en assouplissant (durcissant) les critères non monétaires, et en particulier les frais divers accompagnant la prise de crédits, les exigences de garanties ou les clauses des contrats de crédit. CONDITIONS D'OCTROI DE CRÉDITS AUX ENTREPRISES EN BELGIQUE: PRINCIPAUX FACTEURS EXPLICATIFS ET CRITÈRES VISÉS (pourcentages nets pondérés 1 ) Principaux facteurs explicatifs Principaux critères visés Coûts de financement et contraintes de bilan Pression concurrentielle Perception des risques Marges sur les crédits standard Marges sur les crédits les plus risqués Autres critères d'octroi Sources: BCE, BNB (enquête de l'eurosystème sur la distribution du crédit bancaire). 1 Un pourcentage positif (négatif) correspond à un facteur qui a contribué à l'assouplissement (au resserrement) des conditions d'octroi ou à un critère par lequel cet assouplissement (ce resserrement) s'est manifesté. La stabilité des conditions de crédit au premier trimestre de 14 s est traduite par des évolutions contrastées des critères monétaires et non monétaires. Les banques déclarantes ont en effet rapporté une nouvelle contraction des marges sur les crédits standard offerts aux entreprises, qu il s agisse de PME ou de grandes entreprises, la réduction étant plus prononcée dans ce dernier cas. Les marges sur les crédits les plus risqués à destination des grandes firmes ont également été modérément réduites, tandis que ce type de marge est resté inchangé pour les PME. En revanche, les établissements de crédit ont dans l ensemble alourdi les frais annexes sur les crédits aux PME, tandis qu elles se sont montrées moins strictes quant au volume, aux garanties et à la durée des crédits aux grandes entreprises, ainsi que sur les clauses des contrats de crédit vis-à-vis de cette dernière catégorie de firmes. 1

11 Pour le deuxième trimestre de 14, les banques belges anticipent un assouplissement de leurs conditions de crédit, et ce tant pour les PME que pour les grandes entreprises. Dans la zone euro, les banques estiment que leurs conditions d'octroi de crédits seront légèrement plus favorables. Par ailleurs, les banques belges ont fait état d'une poursuite de la baisse de la demande de crédits émanant des entreprises au premier trimestre de 14. Celle-ci aurait concerné les grandes entreprises, mais pas les PME. Selon les établissements de crédit interrogés, le repli des besoins de financement est principalement imputable au recul des activités de fusion et d acquisition, ainsi qu au recours des entreprises à des sources de financement alternatives (essentiellement aux financements internes). La gestion des stocks et du fonds de roulement aurait en revanche contribué à l accroissement de la demande de crédits par les entreprises. La restructuration de dettes et les investissements auraient exercé une influence neutre sur la demande. Pour le deuxième trimestre de 14, les banques belges s attendent à une expansion de la demande de prêts pour toutes les catégories (prêts à court et à long termes, PME et grandes entreprises). 1 DEMANDE DE CRÉDITS DES ENTREPRISES EN BELGIQUE: PRINCIPAUX FACTEURS EXPLICATIFS (pourcentages nets pondérés 1 ) Formation brute de capital fixe Stocks et fonds de roulement Fusions, acquisitions et restructurations d'entreprises Restructuration de dettes Autres sources de financement Sources: BCE, BNB (enquête de l'eurosystème sur la distribution du crédit bancaire). 1 Un pourcentage positif (négatif) correspond à un facteur qui a contribué à l'accroissement (affaiblissement) de la demande de crédits. Les banques de la zone euro ont rapporté une stagnation de la demande de crédits au premier trimestre de 14, l augmentation des besoins en provenance des PME ayant été compensée par une diminution de la part des grandes entreprises. Le recours à d autres formes de financement et la régression des besoins de financement liés aux investissements auraient contrebalancé les besoins accrus liés à la gestion des stocks et du fonds de roulement, à la restructuration des dettes et à la reprise des activités de fusion et d acquisition. À l'instar des banques belges, les établissements de crédit de la zone euro anticipent une hausse de la demande de crédits au deuxième trimestre de

12 Résultats de l enquête SAFE (survey on the access to finance of small and medium-sized enterprises in the euro area) Dans le cadre de son enquête SAFE semestrielle, la BCE interroge des chefs d entreprise - essentiellement de PME - sur la gravité des problèmes auxquels ils sont confrontés lorsqu ils se mettent en quête de financement, et en particulier sur les changements survenus aux niveaux de leurs besoins de financement, d une part, et de la disponibilité des diverses sources de financement (externe), d autre part. Le présent encadré commente une série de résultats spécifiques pour les PME belges, en l occurrence la mesure dans laquelle elles considèrent l accès au financement externe comme un frein à l expansion de leur entreprise, et plus spécifiquement les obstacles qu elles éprouvent pour obtenir un crédit bancaire. Selon les résultats de la dernière enquête disponible, qui concerne la période allant d octobre 13 à mars 14 (13-H), les PME belges ont rencontré un peu plus de problèmes ces derniers mois, et ce dans tous les domaines examinés. Comme lors des enquêtes précédentes, l accès au financement n a, globalement, cependant pas été considéré comme la plus grande difficulté. Les PME belges jugent surtout les coûts de production ou salariaux préoccupants, leur attribuant un score de 6,7 sur une échelle de 1 à 1. L accès au financement se voit décerner un score de 4,9, ce qui en fait le problème en moyenne le moins inquiétant. Gravité d un certain nombre de problèmes qui freinent les possibilités d expansion des PME belges (score moyen 1 ) 1-H1 1-H 13-H1 13-H Accès au financement 4,4 4,9 4, 4,9 Trouver des clients,4 6,,7 6,1 Concurrence,7,8,7 6,1 Disponibilité de main-d œuvre qualifiée et de gestionnaires expérimentés,9,8,9 6, Réglementation 6, 6,1,9 6,1 Coûts de production ou salariaux 6, 6,7 6, 6,7 Source: BCE. 1 Sur la base des scores individuels sur une échelle de 1 (pas un problème inquiétant) à 1 (problème très inquiétant). 1

13 Néanmoins, 31 % des PME belges considèrent l accès au financement comme un problème important (score égal ou supérieur à 7), tandis que 11 % d entre elles rapportent que celui-ci constitue le principal frein à l expansion de leur entreprise. Pour la zone euro dans son ensemble, la situation des PME en matière d accès au financement s avère plus épineuse encore: 14 % des PME estiment qu il s agit là du problème principal, tandis que 39 % lui attribuent un score égal ou supérieur à 7. Ce sont surtout les PME italiennes et espagnoles qui mentionnent de graves difficultés sur ce plan. Selon les PME belges, la difficulté de l accès au financement tient surtout à une nouvelle dégradation de la disponibilité du financement externe (fût-elle nettement moins prononcée que lors des enquêtes précédentes), tandis qu elle est moins liée à une augmentation des besoins de financement. PROBLÈME DE L'ACCÈS AU FINANCEMENT (pourcentage et score moyen) Belgique Zone euro Score de 1 à 3 Score de 4 à 6 (échelle de gauche) Score de 7 à 1 Pas de réponse Score moyen (échelle de droite) Source: BCE. 7, 6,, 4, 3,, La disponibilité du financement externe s'est légèrement détériorée en ce qui concerne les crédits de caisse et les crédits bancaires (respectivement -6 et - % en termes nets), tandis que la situation en ce qui concerne les crédits commerciaux, les actions et les obligations d entreprise est demeurée inchangée. Plusieurs facteurs influent sur la disponibilité du financement externe, lesquels peuvent grosso modo être ventilés en trois catégories, à savoir l environnement économique, les spécificités des entreprises et la disposition des divers pourvoyeurs de crédit à accorder des fonds. Comparativement à la période d enquête précédente, les PME ont été plus nombreuses en 13-H à juger que la disponibilité du financement s était accrue à la suite de l embellie des perspectives propres aux entreprises et du renforcement de leur situation en matière de capital. En outre, les PME ont été nettement moins nombreuses à faire état d une moindre disposition des banques à octroyer des crédits. L amélioration relative s est également manifestée au niveau des conditions spécifiques de crédit. Non seulement les taux des crédits ont en moyenne continué de diminuer, mais, en termes nets, les PME belges ont également été moins nombreuses à évoquer une hausse des coûts hors intérêts et des exigences en matière de garanties. Cela est conforme au fait que moins de PME ont déclaré ne pas avoir introduit de demande de crédit bancaire par crainte d essuyer un refus (4 %, contre 6 % en 13-H1). Il n en a néanmoins pas résulté une hausse du nombre d'entreprises ayant demandé un crédit bancaire, lequel a de nouveau représenté environ un quart des PME interrogées, puisque ces dernières ont été plus nombreuses à déclarer disposer de suffisamment de fonds propres (9 %, contre % en 13-H1). Parmi les % qui ont bel et bien introduit une demande de crédit bancaire, 7 % se sont vu accorder la totalité du montant demandé et 6 % plus des trois quarts de celui-ci, soit des pourcentages légèrement inférieurs à ceux enregistrés en 13-H1. Par contre, 18 % des demandes ont été refusées par les 13

14 banques, ce qui constitue le pourcentage le plus élevé depuis le démarrage de l enquête en 9. À titre de comparaison, dans la zone euro, 11 % «à peine» des demandes de crédit ont été refusées par les banques. En Belgique, ce taux de refus élevé est toutefois partiellement compensé par le fait que le nombre de PME n ayant reçu qu une partie limitée du montant du crédit demandé a diminué, de même que celui des firmes qui ne connaissaient pas la réponse à leur demande. Les banques semblent donc avoir pris des décisions plus rapides et plus tranchées en ce qui concerne l'évaluation des dossiers de crédit. Lorsque l on considère l'ensemble des obstacles potentiels à l obtention d un crédit bancaire - à savoir un refus par la banque, un crédit octroyé à hauteur de moins de 7 % du montant demandé, un refus par la PME elle-même en raison d un coût trop élevé et l abstention par anticipation d un refus («PME découragées») -, on constate qu un total de 9 % des PME belges ont été concernées par l'une ou l'autre de ces éventualités au cours de la période allant d octobre 13 à mars 14, soit un peu moins que durant la période d enquête précédente. Dans la zone euro dans son ensemble, 1 % des PME ont déclaré s être heurtées à l un ou l autre obstacle, ce qui représente également une légère amélioration par rapport aux mois précédents. OBSTACLES AUX PRÊTS BANCAIRES (pourcentages) Demande refusée Moins de 7% Coût trop élevé PME découragée Source: BCE. Il ressort de l'enquête réalisée par la Banque en avril 14 que les chefs d entreprise avaient, comme en janvier, une perception pratiquement neutre des conditions générales d'accès aux crédits bancaires. 18,4 % des sociétés de l industrie manufacturière, de la construction et des services aux entreprises considéraient les conditions d accès à de nouveaux crédits bancaires comme défavorables. La part des entreprises qui jugeaient les conditions favorables atteignait quant à elle 17, %. Au total, le solde net des réponses des chefs d entreprise s'élevait à -1 % (contre - % au trimestre précédent). Ce solde est le moins négatif enregistré au cours des trois dernières années. Ce sentiment neutre des chefs d entreprise résulte d une légère amélioration, ou d une moindre Dans cette enquête, on demande aux entreprises de se prononcer sur deux questions. La première porte sur les conditions de crédit au moment de l enquête («Les conditions auxquelles vous pourriez faire appel au crédit auprès des banques vous semblent-elles actuellement: favorables, neutres ou défavorables?»). Dans le commentaire, les réponses à cette question sont traitées sous l intitulé «Conditions générales». La seconde question porte sur les évolutions constatées au cours du trimestre précédant l enquête (amélioration, stabilisation ou dégradation des conditions), et les réponses sont ventilées selon des critères spécifiques (taux d intérêt, autres frais, volume de crédit, garanties exigées). Les réponses à cette question sont commentées critère par critère. 14

15 détérioration, de l appréciation de l évolution des conditions d'accès au crédit au cours des trois mois antérieurs à l'enquête. L estimation relative à l évolution du taux d intérêt, bien que toujours négative dans l ensemble, et ce depuis le deuxième trimestre de 13, s est encore un peu redressée par rapport à la période précédente (- %, contre -4 %). En ce qui concerne les conditions non monétaires d'octroi de crédits (frais, volume et garanties exigées), les chefs d entreprise ont fait état d'une nouvelle dégradation, mais moins vive que les mois précédents. APPRÉCIATION DES CONDITIONS D'ACCÈS AU CRÉDIT PAR LES ENTREPRISES: RÉSULTATS GLOBAUX % 1 Au moment de l'enquête, les conditions étaient: Défavorables Neutres Favorables Au cours du trimestre précédant l'enquête, la condition spécifique s'est: Dégradée Stabilisée Améliorée I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I Conditions générales Taux d'intérêt Frais Volume de crédit Garanties exigées % Solde 1 Conditions générales Taux d'intérêt Frais Volume de crédit Garanties exigées Source: BNB (enquête trimestrielle sur les conditions de crédit). 1 Solde des pourcentages de réponses favorables/améliorées (+) et défavorables/dégradées (-). Les résultats par branche d'activité indiquent une perception toujours défavorable des conditions de crédit par les secteurs de la construction et des services aux entreprises en avril 14, mais de moindre importance qu au cours des trimestres précédents. À l inverse, celle du secteur de l industrie manufacturière est à nouveau légèrement favorable. Le solde des réponses s est établi à respectivement - et -4 % pour les deux premiers cités, tandis qu il est ressorti à 1 % dans l'industrie. Au premier trimestre de 14, ces évolutions sont le résultat d une moindre détérioration des opinions des chefs d entreprise quant au volume des crédits et aux garanties exigées, et ce dans les 1

16 trois branches d activité. En outre, la dégradation rapportée par les entreprises des secteurs des services et de l industrie en matière de conditions relatives aux frais annexes était moins marquée qu au trimestre précédent. Enfin, les chefs d entreprise du secteur des services ont aussi signalé une embellie des conditions en matière de taux d intérêt. 4 APPRÉCIATION DES CONDITIONS D'ACCÈS AU CRÉDIT PAR LES ENTREPRISES: DISTINCTION PAR BRANCHE D'ACTIVITÉ (pourcentages nets¹) II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I Conditions générales Taux d'intérêt Frais Volume de crédit Garanties exigées au moment de l'enquête Évolution au cours du trimestre précédant l'enquête Industrie Construction Services aux entreprises Source: BNB (enquête trimestrielle sur les conditions de crédit). ¹ Solde des pourcentages de réponses favorables/améliorées (+) et défavorables/dégradées (-). S'agissant des différences par classe de taille, à l instar du trimestre précédent, les petites entreprises (de 1 à 49 employés) et les grandes sociétés (de à 499 travailleurs) continuaient de porter, en avril 14, une appréciation défavorable sur les conditions générales de crédit : le solde des réponses était de respectivement -4 et -6 % pour ces deux catégories. En revanche, les dirigeants des entreprises de taille moyenne (de à 49 employés) et très grande ( travailleurs ou plus) jugeaient ces conditions plutôt favorables, le solde des réponses s établissant à % pour le premier groupe et à 11 % pour le second. Les conditions liées aux taux d intérêt, bien que toujours considérées comme défavorables dans l ensemble, se sont moins dégradées qu au trimestre précédent selon les petites et les très grandes entreprises. Celles relatives aux frais annexes se sont également moins détériorées, sauf pour les grandes entreprises. Enfin, la tendance s inscrit à la hausse, chez les petites et moyennes entreprises, quant aux clauses relatives au volume des crédits et aux garanties requises, bien que ces deux critères soient toujours estimés négativement. 16

17 4 APPRÉCIATION DES CONDITIONS D'ACCÈS AU CRÉDIT PAR LES ENTREPRISES: DISTINCTION PAR TAILLE D'ENTREPRISE¹ (pourcentages nets²) II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I 1-II 1-III 1-IV 13-I 13-II 13-III 13-IV 14-I Conditions générales Taux d'intérêt Frais Volume de crédit Garanties exigées au moment de l'enquête Évolution au cours du trimestre précédant l'enquête Petites Moyennes Grandes Très grandes 17

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