Campagne Historique du 80 e Régiment d Infanterie Librairie Chapelot Paris Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public -

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2 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès CAMPAGNE HISTORIQUE DU 80e REGIMENT D'INFANTERIE LIBRAIRIE CHAPELOT PARIS

3 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès HISTORIQUE DU 80 e REGIMENT D'INFANTERIE Lorsque la guerre éclate, le 1 er août 1914, le 80 e régiment d'infanterie se trouve à Narbonne, sous les ordres du colonel de Woillemont. Il se mobilise au milieu de l'enthousiasme général et s'embarque en chemin de fer, le 7 août. Il fait partie du 16 e corps d'armée, 32 e division, 63 e brigade, et doit entrer dans la composition de la 2 e Armée sur la frontière du Nord-Est. EN LORRAINE (Août 1914) Le régiment entre en Lorraine annexée, près d'ignez-avricourt; dès le 20, il combat à Muhlwald (bois Vulcain). Le 25 août, la 63 e brigade attaque sur le front Motviller-lisière sud du Grand-Bois, quoique les troupes voisines ne puissent avancer, elle enlève le bois de Jantois à la baïonnette, si bien que, le soir, le 80 e cantonne à Mortviller. SUR L'YSER (Novembre-Décembre 1914) Les Allemands essayent de déborder l'armée française vers le nord, tandis que les troupes françaises gagnent elles-mêmes du terrain pour s'opposer à ce mouvement. Le 80 e participe à cette fameuse "course à la mer". Embarqué le 29 octobre, il est aussitôt dirigé sur la Belgique, ses bataillons y combattent à Bischoote, Saint-Eloi et Wyschaate.

4 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès Il partage, dans ces régions mornes et désolées, la dure et glorieuse existence des troupes de la 8 e Armée à laquelle il appartient. Sous un ciel gris, par un temps pluvieux, les hommes occupent des tranchées qui se remplissent d'eau peu à peu, ils restent là stoïques, les vêtements et les pieds mouillés, sans autres abris que des toiles de tente ou des papiers goudronnés, à peine protégés par des parapets de boue contre les tirs des fantassins et des artilleurs allemands. Le ravitaillement en vivres et en matériel, fort insuffisant, ne peut se faire que de nuit, dans un terrain semé de fossés et de marais, de trous d'obus remplis d'eau, dépourvu de boyaux et balayé sans répit par les mitrailleuses ennemies. EN CHAMPAGNE ( 1915) Après quelques semaines de travaux de seconde ligne et d'évolutions, le régiment est mis au cantonnement-bivouac, du 10 au 15 mars, à Somme-Tourbe, puis à Laval; il est dirigé le 17 mars, pendant la nuit, sur les hauteurs de la cote 196, au nord de Mesnil-lès-Hurlus. C'est de ces hauteurs que, le 18 mars, il s'élance avec son ardeur coutumière à l'attaque des positions de la Garde prussienne. C'est le 2 e bataillon qui est chargé de l'attaque principale, une section de mitrailleuses du 1 er bataillon (C. M. I) doit l'appuyer. La 2 e pièce de cette section subit les pertes les plus sévères: tous les servants sont tués ou blessés, la pièce est mise hors de combat; seul, le soldat de 1 ère classe Tabert (Germain) reste debout. Si le rôle du mitrailleur Tabert est terminé, son rôle de soldat n'est pas fini. N'écoutant que son courage, il saisit un mousqueton et se porte à l'attaque avec les camarades d'un bataillon qui n'est pas le sien. La 7 e compagnie, magnifiquement entraînée par son chef, progresse sous un feu et un bombardement des plus violents et malgré de lourdes pertes. La Garde lâche pied, la position est à nous. Le lendemain 19 mars, après une intense préparation d'artillerie, l'ennemi tente de reprendre la cote 196. C'est la Garde qui mène l'assaut. Malgré une résistance acharnée, nous fléchissons. L'ennemi atteint la première ligne, la dépasse et marche sur la deuxième ligne, devant le front de la 10 e compagnie, dont il n'est plus qu'à une quarantaine de pas. A ce moment, le clairon Boy se hisse sur la parapet et, à pleins poumons, à trois reprises, sonne la charge. Un autre clairon, Marc (François), lui fait écho. Electrisée par leurs accents, la 10 e compagnie se dresse, ouvre le

5 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès feu et s'élance à la contre-attaque; désorienté, surpris de cet élan, le Boche stoppe, subit de sérieuses pertes et bat en retraite. Il n'a pu aborder la 10 e compagnie. Il n'a a pas été plus heureux, d'ailleurs, devant la 7 e compagnie qui, malgré ses pertes de la veille, lui résiste victorieusement. Un ordre du régiment, daté du 17 mars récompensait cette unité d'élite dans les termes suivants: La 7 e compagnie, malgré un feu formidable d'infanterie, de mitrailleuses et d'artillerie lourde, entraînée par son chef, s'est portée le 18 mars à l'attaque des tranchées allemandes et a perdu près de la moitié de son effectif, son capitaine et ses chefs de section. A continué néanmoins à progresser. A résisté vigoureusement à une contre-attaque le 19 mars, malgré la perte de tous ses chefs de section et de tous ses officiers. Malgré les pertes sanglantes éprouvées au cours de ces deux journées, le régiment tient le secteur jusqu'au 29 mars. Cette période lui coûtait 9 officiers et 118 hommes tués, 7 officiers et 514 hommes blessés. Tous avaient fait preuve du plus magnifique entrain. Le 29 mars, le régiment va prendre deux jours de repli au camp de la Grand'Route, et rentre aussitôt dans le secteur dit de "La Roche", entre Perthes et Souain, le 1 er avril. Alors s'ouvre une période de guerre de mines. Le 16 avril, par exemple, les Allemands exécutent une terrible attaque à la mine; le 18, la mine française leur répond. Le régiment subit 21 explosions, dont une ensevelit 35 hommes; il conquiert et organise 8 entonnoirs pratiqués par le génie qui le seconde. Les pertes en avril-mai sont considérables et s'élèvent à 4 officiers et 165 hommes tués, 9 officiers et 899 hommes blessés. Aussi le colonel, pour honorer la vaillance de son régiment et exalter le moral, déploie-t-il, dès le 20 avril, le drapeau à son poste de commandement et l'y laisse flotter fièrement jusqu'au 27 mai. En septembre, on retrouve le régiment, toujours aussi mordant, à la Main-de-Massiges, en octobre à Tahure. Il y soutient, toujours avec le même allant et la plus grande opiniâtreté, des luttes sanglantes sans se laisser abattre. Enfin, il jouit d'un calme relatif jusqu'en août Le moral du régiment, ainsi exalté par son chef énergique, se maintiendra par la suite quelque graves que puissent être les circonstances. C'est ainsi que, le 30 octobre 1915, à la Butte de Tahure,

6 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès l'ennemi ayant anéanti notre première ligne par un bombardement des plus violents, s'en était emparé. La section de mitrailleuses du souslieutenant Sonnac, du 3 e bataillon, placée en soutien et sans aucun appui d'infanterie, mitraillant l'ennemi à courte distance, le tint en échec jusqu'à l'arrivée de renforts étrangers au régiment. Le 31 au matin, à la faveur du brouillard, les A11emands, voulant exploiter leur succès de la veille, attaquent à nouveau; le renfort, qui connaît peu le terrain, cède et s'engouffre dans l'unique boyau de communication. La même section de mitrailleuses, avec les chefs de pièce At et Loubet, les servants Rouquie et Besnard, lutte à outrance; la situation est critique, quand, sur la droite, retentit la charge. C'est le chef d'un bataillon voisin qui, pour effrayer l'ennemi, use de ce stratagème. Spontanément le caporal mitrailleur Loubet, mousqueton à la main et bien qu'à à quelques mètres des Allemands, se dresse et s'écrire : "En avant, les Boches s'en vont!" Sa belle attitude secoue le renfort entassé dans le boyau et l'entraîne vers l'avant, dans une charge rapide et violente, l'ennemi est ramené à son point de départ et la situation rétablie. FLEURY-SOUS-DOUAUMONT (Août 1916 ) Transporté en automobile le 15 août 1916 à proximité de Verdun, le 80 e va jouer son rôle dans le grand drame qui, depuis quelques mois, se déroule autour de cette ville. Des reconnaissances, faites les 16 et 17 août dans le secteur de Fleury-sous-Douaumont, facilitent le placement du 80 e le 18. Il n'y a pas de tranchées continues, mais des trous d'obus dans un terrain bouleversé. Le bombardement à obus de gros calibres est aussi violent d'un côté que de l'autre; cependant, les grenadiers français harcèlent l'ennemi. Ce dernier contre-attaque mais officiers et gradés combattent avec les hommes, lançant la grenade à leurs côtés. Tous font preuve d'opiniâtreté et de sang-froid; c'est ainsi qu'au cours du combat continu à la grenade qui se livre sur le front de la 11 e

7 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès compagnie, une grenade déjà amorcée s'échappe, dans l'ardeur de la lutte, des mains du grenadier d'élite Moca (André), tombe dans la tranchée. Il y a danger pour les camarades. "Couchez-vous!" s'écrie Moca, et, se précipitant sur l'engin, il le ressaisit pour le lancer au loin. Trop tard! La grenade explose. Moca, criblé d'éclats, tombe mortellement frappé, mais sa présence d'esprit a sauvé ses camarades dont aucun n'est atteint. Les souffrances endurées dans ces journées ne sont comparables qu'à celles supportées sur l'yser: le ravitaillement est difficile par suite des barrages d'artillerie à traverser; l'eau potable manque, l'air est empesté par la décomposition des corps déterrés quotidiennement par les obus; après les chaleurs torrides, des pluies abondantes transforment les trous d'obus en cuvettes imperméables. Chaque jour on se bat. L'ennemi est agressif et soumet le secteur à des bombardements ininterrompus. Ses efforts se brisent devant l'implacable résolution de tous de ne pas céder un pouce de terrain. Les traits de courage et de sang-froid abondent, on ne peut tous les citer. Relatons-en quelques-uns: C'est le caporal Durand, de la 2 e compagnie de mitrailleuses, dont la pièce est détruite par un obus de gros calibre, les servants sont tués ou blessés. Très calme, il part chercher une autre mitrailleuse et revient mettre en batterie au même endroit, arrêtant une attaque et assurant, jusqu'à la relève du bataillon, le flanquement du secteur qui a été confié à sa garde. On voit le soldat Duplan, grenadier d'élite de la 5 e compagnie, blessé au visage et aveuglé par son sang, refuser de quitter ses camarades engagés dans un combat à la grenade. Il ne consent à être conduit au poste de secours qu'après avoir reçu l'assurance que l'ennemi est repoussé. Le soldat Renoult, fusilier-mitrailleur à la 7 e compagnie, voit une attaque allemande déboucher. Crânement, il saute sur le parapet, se porte en avant pour prendre sous un feu d'enfilade la vague ennemie qui tente d'aborder nos positions et l'oblige, par un tir meurtrier, à rejoindre, disloquée, sa ligne de départ. Le 20 août 1916, le sergent Hetuin (Gabriel), et le caporal Tuffier (Joseph), de la 9 e compagnie, sont en première ligne. Les Allemands attaquent le poste à la grenade. Sans hésitation, ces deux gradés se portent et la rencontre des assaillants, engagent le combat à la grenade et utilisent

8 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès au cours de la lutte les propres engins de l'ennemi qu'ils ramassent avant éclatement. Tous deux sont blessés. Ce même jour, 20 août, une forte attaque allemande avec flammenwerfer est repoussée, quoique toutes les communications eussent été coupées et réduites à la liaison par coureurs. Le 21 et le 22, nouveaux engagements. Le 24, la réduction d'un saillant ennemi vaut au régiment une avance de 200 mètres, avec 57 prisonniers allemands dont 1 officier, 3 mitrailleuses et un grenaten-werfer. Le 25, violent bombardement par les Allemands et combats à la grenade. La 26, deux attaques allemandes à la grenade, lancées sur le front de la 6 e compagnie, sont victorieusement repoussées; il en est de même pour une nouvelle attaque lancée sur le front des 9 e et 10 e compagnies; de nombreux cadavres ennemis restent devant les tranchées du 80 e. Jusqu'au 30, le régiment tient bon. Ses pertes s'élèvent, pour cette période du 18 au 30 août, à 3 officiers et 170 hommes tués, 13 officiers et 613 hommes blessés. Le régiment est honoré tout entier en la personne de son chef, le lieutenant-colonel Plande, par une citation qui résume cette glorieuse période. La citation du colonel est ainsi conçue: Chef de corps des plus énergiques. Par un effort continu, a formé un régiment instruit et discipliné qui, au cours des récentes opérations, s'est manifesté par ses qualités offensives et sa ténacité, parachevant le nettoyage d'îlots de résistance qui s'étaient maintenus dans un village récemment conquis et repoussant de continuelles contre -attaques dont une accompagnée de jets de liquides enflammés. A fait près de 150 prisonniers et ramené 3 mitrailleuses et un minenwerfer intacts. De septembre à janvier, le régiment occupe les secteurs de La Chalade, Four-de-Paris, puis du Bec de Cheppe. Pendant cette période, il maintient les positions qui lui sont confiées, malgré toutes les tentatives ennemies (explosions de mines, camouflets nombreux, bombardements par minenwerfer, etc.). Il est enlevé en auto le 31 janvier et transporté vers Verdun (rive gauche). COTE 304 (1917) La cote 304 va être le théâtre d'une nouvelle période pénible et sanglante.

9 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès Le 22 janvier 1917, le régiment va occuper le quartier du Bec: le secteur est bouleversé, les communications de jour entre les premières lignes et l'arrière sont très difficiles et l'ennemi s'y montre agressif. Dès le 25 janvier, une attaque allemande, précédée d'une violente préparation d'artillerie sur un large front, se déclenche sur le secteur à la gauche du régiment, le 80 e perd un petit poste par suite du fléchissement de la ligne occupée à notre gauche par un autre régiment, mais il est arrêté sur le reste du front de la 7 e compagnie (compagnie da gauche). Le lendemain 26, un bataillon est mis à la disposition du 342 e pour contreattaquer et reprendre les tranchées perdues la veille par le régiment voisin: cette opération réussit en partie. Nos pionniers amorcent une tranchée pour relier notre gauche au quartier Brocart, travail exécuté la nuit à 15 mètres de l'ennemi, dans un terrain que le gel a durci. Les jours suivants, grande activité d 'artillerie et des engins d'accompagnement. Le 3 mars 1917, un coup de main heureux est exécuté par le groupe franc du 3 e bataillon sur l'"ouvrage triangulaire". Tandis que l'artillerie d'appui exécute un violent tir d'encagement, le groupe franc bondit sur la première ligne ennemie; il la trouve abandonnée; entraîné par son chef, le lieutenant Lacouture, il s'infiltre dans les boyaux pour rechercher les allemands. Deux ennemis sont abattus à coups de pistolet, un autre est fait prisonnier et un grenaten-werfer est ramené. Le coup de main a réussi en sept minutes, sans pertes. C'est un genre d'opérations dans lequel le 80 e va exceller désormais. Dans les travaux d'organisation aussi bien que dans l'attaque ou dans la défense, le 80 e a l'occasion de montrer ses brillantes qualités. C'est ainsi que, dans la nuit du 28 mars 1917 le 3 e bataillon ayant été mis à la disposition du colonel commandant le 112 e régiment d'infanterie pour creuser une tranchée et réparer la ligne existante au saillant d'avocourt où s'exécute une attaque, ses trois compagnies se comportent avec un tel cran que le colonel du 122 e croit devoir les récompenser en les citant à l'ordre de son régiment dans les termes suivants: Ordre du 122 e régiment d'infanterie du 1 er Avril e compagnie du 80 e régiment d'infanterie (capitaine Laguierce).- Envoyée comme compagnie de travailleurs, pour remettre en état une tranchée qui venait d'être conquise, a rempli sa mission au milieu des unités combattantes avec le plus grand mépris du danger, sous le feu des fusils ennemis et malgré les nombreux tirs de barrage déclenchés par les Allemands (Nuit du 28 mars)

10 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès 10 e compagnie (lieutenant Dallonneau) et 11 e compagnie (capitaine Godderis).- Chargés, dans la nuit du 28 mars 1917, de construire une tranchée à 150 mètres en avant de nos lignes, sur un terrain très rapproché de l'ennemi et complètement bouleversé, ont accompli leur mission en dépit des pertes sévères dues à des tirs de barrage par obus de gros calibres et des feux de mousqueterie presque incessants. Le 28 avril, un groupe du 1 er bataillon, composé de 1 sergent, 1 caporal et 7 hommes sous les ordres du sous-lieutenant Clauzel, exécute un coup de main sur un petit poste allemand situé dans la tranchée Dherin. Cette opération, très bien préparée, est effectuée sans aucun tir d'artillerie, avec le seul concours des grenadiers V.B. de la compagnie en ligne. Le groupe, partagé en trois fractions, s'avance en rampant par trois brèches pratiquées les nuits précédentes dans le réseau français. A un signal donné par une fusée éclairante, le tir des V.B. se déclenche pour isoler le poste allemand de ses voisins et tous les hommes s'élancent. Le lieutenant Clauzel est en tête; il se fraie lui-même un passage à travers les défenses accessoires qui couvrent la première ligne ennemie et saute le premier dans la tranchée allemande. A quelques pas de lui, un guetteur ennemi; sans perdre de temps, Clauzel se jette sur lui et l'emmène; deux autres guetteurs sont faits prisonniers; un autre qui sort d'un abri est repousse à coups de pistolet, des grenades sont jetées dans l'abri. Le souslieutenant Clauzel donne alors le signal du retour. I1 s'est déchire les mains aux fils de fer barbelés, mais a rempli sa mission sans aucune perte (un seul homme blessé légèrement ). Il est cité à l'ordre de l'armée et sera plus tard fait chevalier de la Légion d'honneur pour un fait identique. Le 10 mai, le colonel Bertrand quitte le commandement de la 63 e brigade, dissoute (formation de l'infanterie divisionnaire), lui adresse l'ordre suivant: Par ordre n o 26967, en date du 29 avril 1917, la 63 e brigade infanterie est dissoute. Le 19 août 1914, elle recevait le baptême du feu. Depuis cette date, en Lorraine, dans les durs combats de la Meurthe; en Woëvre, aux bois de la Voisogne et de Mortmare; en Belgique à Ypres; en Champagne, a Beauséjour, Perthes et Tahure; dans le Soissonnais; à Verdun, lors de la conquête de la crête Fleury- Thiaumont; en Argonne, aux Courtes-Chaumes, à la Haute-Chevauchée; enfin, sur le perchoir de la cote 304, partout en l'a trouvée ferme et résolue dans l'accomplissement du devoir et du sacrifice, donnant au

11 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès pays sans compter son sang dans les combats, son énergie tenace dans le dur et patient labeur des tranchées. Honneur à ses drapeaux! Quant à moi, chef de la 63 e brigade depuis bientôt dix-huit mois, fier de l'avoir commandée. En la quittant, j'adresse à tous les officiers, sous-officiers, caporaux et soldats des 80 e et 342 e régiments d'infanterie, mon salut reconnaissant pour la collaboration dévouée et intelligente qu'ils n'ont cessé de me donner et qui a rendu si facile la tâche de mon commandement. Signé: Colonel Bertrand Le 30 mai, nouveau coup de main exécuté par le groupe franc du 2 e bataillon, sous les ordres du sous-lieutenant Mazoyer. Les 24 gradés et hommes qui composent le groupe sont fractionnés en quatre détachements: deux de "protection" et deux d'"enlèvement". Les hommes partent en rampant et arrivent à leur position d'attaque sans incident. Quarante minutes après leur départ, quatre fusées éclairantes partent de notre première ligne: c'est le signal de l'attaque. Un tir d'encagement de la zone d'opérations est exécuté par 24 grenadiers V.B. Les détachements se dressent, sautent les défenses accessoires ennemies et bondissent dans la tranchée. Les sentinelles, effrayées, ne résistent pas; les Allemands qui ne se rendent pas sont tués; les abris à proximité sont arrosés de grenades incendiaires. Moins de deux minutes après, au signal convenu le détachement rentre; il ramène 7 prisonniers, dont un sous-officier mitrailleur et 2 mitrailleurs. Le sous-lieutenant Mazoyer est fait chevalier de la Légion d'honneur. Le 1 er Juin, les Allemands exécutent, à 10 h 55, un tir de minenwerfer d'une violence extraordinaire sur les premières tranchées, les bouleversant complètement. Puis à 11 heures, leurs troupes spéciales d'assaut se précipitent en avant et font quelques prisonniers. Le lieutenant mitrailleur Noguès exécute une contre-attaque très heureuse avec quelques hommes, au cri de: "En avant, à la baïonnette!" et détermine la retraite de l'ennemi. Les Allemands laissent des morts dans les lignes françaises sans avoir conquis un pouce de terrain. Le régiment est relevé dans le quartier d'esnes par le 143 e régiment

12 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès d'infanterie le 13 juin Les pertes subies par le régiment dans cette période s'élevaient à 4 officiers et 112 hommes tués, 12 officiers et 589 hommes blessés, tombés à peu près tous à la cote 304. D'août à octobre, le 80 e alternera avec le 143 e pour tenir le Mort- Homme. Le 4 octobre 1917, les Allemands tentent un coup de main par surprise contre la tranchée du bois en T, au Mort-Homme. Ils visent un poste de liaison de 6 hommes, commandés par le caporal Fleurant de la 3 e compagnie. Vingt Allemands sautent dans la tranchée, tuent un homme, en blessent deux, mais ne parviennent pas à enlever les survivants. Le caporal Fleurant recule à quelques mètres de la tranchée, mais ne se replie pas. Il se blottit dans un trou d'obus, observe le Boche et dépêche un homme prévenir son chef de section. L'ennemi n'insiste pas. Le régiment s'embarque le 8 octobre pour être transporté dans la région de Vesoul; le 27 octobre, il fait mouvement pour la région de Lure, puis de Belfort. Le 10 novembre, il passe sous le commandement de la 56 e division et entre en Alsace, où il tient le secteur Turenne. Il y est remplacé le 14 décembre par les 17 e et 68 e bataillons de chasseurs à pied. Le 23 février 1918, le 2 e bataillon du régiment reçoit l'ordre d'attaquer Pont-d'Aspach où, pendant trois ans, l'ennemi a amené des tonnes de béton, transformant chaque maison en blockaus, chaque cave en abri dont il faut faire le siège. Il est renforcé par des éléments du génie, de pionniers et d'équipes Schildt. Il atteint son objectif et remplit pleinement sa mission sous un violent bombardement d'artillerie lourde et de tranchée, mitraillé par de nombreux avions le survolant à faible hauteur, réduisant à la grenade les maisons crénelées et un blockaus de mitrailleurs, nettoyant les abris conquis, se heurtant à un centre bétonné sur la rive nord de la Doller. Au cours du combat, le soldat Jouadou (Tremeur), grenadier de la 5 e

13 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès compagnie, se heurte à un groupe de cinq Allemands qui se défendent avec acharnement. Il les somme de se rendre et, ceux-ci refusant, courageusement il les attaque sans souci de la lutte inégale qu'il soutient, en tue deux et fait prisonniers les trois autres. La brillante conduite du bataillon en cette occasion lui vaut la belle citation ci-dessous, à l'ordre du 16 e corps d'armée: Le 23 février 1918, sous l'énergique impulsion de son chef le commandant Bezombes, en dépit de violents bombardements et sous le tir de mitrailleuses placées dans des abris bétonnés, a pénétré de haute lutte dans un village qu'il était changé d'occuper temporairement, a ramené des prisonniers et pris une mitrailleuse. Le régiment reste en Alsace, sur la Doller, jusqu'au 4 avril, date à laquelle il va s'embarquer à Belfort. Le 16 e corps d'armée est rattaché à la 3 e Armée. Le 29 avril, le 80 e baraquements anglais. cantonne près de Poperinghe dans des LE KEMMEL (Mai 1918) Le 3 mai 1918, le 80 e relève, devant le Kemmel, un régiment britannique. L'artillerie fait rage des deux côtés. Dans le secteur à occuper, pas de tranchées; seulement des trous d'obus, insuffisamment profonds pour abriter contre les projectiles, mais dont les occupants ont de l'eau jusqu'à mi-jambe. Les premières lignes et les arrières sont bombardés à obus toxiques. Le 8 mai, une compagnie du régiment prend part à une attaque en liaison avec le 15 e d'infanterie, qui réalise une avance de la première ligne et repousse une forte contre-attaque ennemie. Le même jour, à 8 h 30, l'ennemi attaque la cote 44, tenue par le 143 e, en liaison avec le 80 e ; la perte de cette cote amène un léger repli de la gauche du régiment. Une contre-attaque, exécutée à 16 heures par un bataillon du régiment pour reprendre cette cote, n'atteint qu'en partie son but. Les jours suivants, de sanglants combats se livrent sur cette cote, qui change plusieurs fois de mains, mais reste finalement au 80 e. Le régiment, félicité par les généraux commandant les 16 e et 14 e

14 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès corps d'armée et par le général commandant la 32 e division, a perdu dans ces luttes 4 officiers et 72 hommes tués, 8 officiers et 603 hommes blessés. Il est cité à l'ordre de l'armée dans les termes suivants: Régiment d'élite, commandé depuis près de trois ans par le colonel Plande. A tenu l'ennemi en échec pendant cinq mois à la cote 304, en exécutant de nombreux coups de main dont quelques-uns peuvent être cités comme des modèles d'audace et d'habileté. Vient de s'affirmer comme une unité parfaitement instruite et d'une bravoure exceptionnelle, le 8 mai 1918, dans l'exécution, sous un bombardement des plus violents, d'une contre-attaque très délicate à travers un terrain particulièrement difficile, et le 11 mai, en se portant à d'attaque d'un adversaire résolu, déjà en position et disposant de nombreuses mitrailleuses, qu'il a brillamment refoulé lui faisant 115 prisonniers dont 4 officiers. Les capitaines Dallonneau et Nicolas sont faits chevaliers de la Légion d'honneur sur le champ de bataille; les lieutenants Bobière et Mazoyer sont cités à l'ordre de l'armée pour leur brillante conduite au cours de ces dures journées. EN LORRAINE (Mai-Août 1918) C'est en Lorraine que la régiment va se reconstituer, dans la région de Nancy, du 18 mai au 11 juin Ensuite, il occupe, toujours en Lorraine, le secteur calme de Nomeny du 12 juin au 18 août. Les groupes francs y exécutent de nombreux coups de main audacieux, en pénétrant jusqu'à trois kilomètres dans les lignes ennemies. Ils ramènent régulièrement des prisonniers et du matériel. Le 8 juillet, c'est le lieutenant Clauzel qui, avec son groupe franc, s'engage la nuit sur la route Nomeny-Raucourt, fait un prisonnier, ramasse un cadavre et revient avec 2 mitrailleuses légères et 14 fusils, ayant mis en fuite une forte reconnaissance allemande. L'audace et le sang-froid de ce professionnel des coups de main sont récompensés par la Légion d'honneur.

15 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès Le 8 août 1918, près de Nomeny, le groupe d'élite du régiment, sous les ordres du sous-lieutenant Clauzel, reçoit l'ordre d'exécuter un coup de main d'assez grande envergure dans les lignes allemandes. La 9 e compagnie renforcera le groupe. Mission du groupe: Pénétrer dans la première ligne ennemie, la franchir, atteindre un point indiqué derrière cette ligne. Sous la protection d'éléments fournis par la 9 e compagnie qui garderont la brèche, le groupe d'élite doit, en égrenant ses hommes, effectuer une large conversion, se rabattre en coup de râteau sur la première tranchée et en enlever les défenseurs. En cas de dispersion et d'échec, rentrée par le Moulin de Brionne. A 21 h 30, le sous-lieutenant Clauzel prend la tête du groupe d'exploration; avec lui marchent le sergent Pilorget, les caporaux Brettaud, Vignal, Appareilly et 20 soldats. L'ennemi, éventant la tentative, se replie et laisse le groupe d'élite s'engager à fond. Celui-ci poursuit sa mission, la troupe de protection gardant la brèche. A 23 h 20, les Allemands, repliés et bien postés tentent, par un violent feu de mitrailleuses et par jet de grenades, de jeter le désordre dans le groupe Clauzel. Le caporal Brettaud est tué, le caporal Vignal, les soldats Blanc, Garin, Poupin sont grièvement blessés. Rassuré par son chef, le groupe ne se décontenance pas; il se couvre face aux Boches, soigne ses blessés, improvise des brancards, puis froidement reprend sa mission, fouille l'un après l'autre les abris de la tranchée Perrache et rentre dans nos lignes à 5 heures du matin, ramenant le caporal tué et ses quatre blessés. La fusillade avait fait croire à la fraction de garde-brèche que le coup était éventé, la troupe dispersée et le repli effectué par le moulin. Quand le silence est revenu et à l'heure convenue, cette fraction rentra. Elle ne se doutait pas que, longtemps encore, le groupe d'élite accomplissait sa mission qu'il a ponctuellement et complètement remplie.

16 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès OPÉRATIONS DE FIN DE CAMPAGNE (Août-Novembre 1918) La contre-offensive française qui se déroule depuis quelques semaines va donner au régiment l'occasion de se distinguer au cours d'une poursuite brillante et audacieuse. De Nancy, qu'il quitte le 23 août, le régiment se rend par chemin de fer, puis par étapes, dans la région de Soissons où il arrive le 28. Enlevé le 30 août par camions, il exécute à son débarquement une marche de nuit de 18 kilomètres et relève, le 31 à 4 h 30, un régiment à Pont-Saint-Mard. Une heure après la relève, l'ordre est donné au 1 er batatillon de franchir l'ailette et de reprendre le contact avec l'ennemi. Le bataillon n'hésite pas; malgré la fatigue des hommes et leur ignorance complète du terrain, il se porte avec entrain sur le canal de l'aisne à l'oise, lance une passerelle et fait occuper la ferme Nogentel par des détachements; la garnison de Bain-les-Dames, soit 2 sergents et 9 hommes, est faite prisonnière. Comme l'ennemi résiste avec opiniâtreté au château de Nogent, le second bataillon passe l'ailette pour attaquer ce point, mais il ne peut progresser en raison des difficultés du terrain et de la violence du tir de l'artillerie et des mitrailleuses. Le lendemain 1 er septembre, l'attaque est reprise devant Coucy-le- Château. Les avancées de ce formidable bastion naturel sont solidement tenues par les Allemands; l'ailette, le canal, le château de Nogent, le Bois rectangulaire, sont autant d'obstacles âprement défendus par l'ennemi. Les deux bataillons engagés atteignent leurs objectifs, faisant plus de 150 prisonniers, dont 7 officiers. Au cours de cette attaque, vers 18 heures, le sous-lieutenant Courtin, de la 5 e compagnie, aperçoit des Allemands qui, des abris où ils sont terrés, agitent un fanion blanc; il se lance dans leur direction avec une dizaine d'hommes et sait si bien leur en imposer qu'il ramène dans nos lignes une cinquantaine de prisonniers dont 5 officiers. Un certain nombre de mitrailleuses lourdes et légères

17 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès restent entre nos mains. Le 2 septembre au matin, le 1 er bataillon reprend sa progression: il repousse l'ennemi qui résiste pied à pied et parvient à s'enfoncer de 800 mètres dans le bois de Monthizel. Grâce à ce gain de terrain, le régiment de droite, dégagé, peut à son tour franchir l'ailette. L'attaque est reprise à 14 heures dans la direction de Coucy-le-Château, le 2 e bataillon atteint son objectif, "le Bois rectangulaire", faisant une centaine de prisonniers et ramenant 14 mitrailleuses. Le 1 er bataillon est relevé par le 143 e qui a pu progresser, et le régiment se reforme en profondeur. A cette affaire, le sous-lieutenant Courtm s'illustre encore: Quinze minutes avant l'heure fixée pour l'attaque, il s'engage avec son peloton, en colonne par un, dans le bois de Nogentel, exécutant ainsi un déplacement latéral à l'insu de l'ennemi, qui tient la forteresse de Coucy. Cette manœuvre audacieuse a pour but de prendre à revers les Allemands qui occupent la lisière sud du bois. Le sous-lieutenant Courtin trouve, à sa grande surprise, la lisière fortement garnie de tirailleurs; mais les A11emands, se voyant pris par derrière se rendent en grande partie, tandis que le reste fuit et est ramassé par l'autre peloton de la compagnie qui lui coupe la retraite. Le sous-lieutenant Courtin est fait chevalier de la Légion l'honneur. Au cours de ces trois journées des 31 août, 1 er et 2 septembre, le 80 e a rempli la mission qui lui avait été confiée franchissant l'ailette, reprenant le contact avec l'ennemi et atteignant tous ses objectifs. Il a fait 259 prisonniers et s'est emparé, en outre, de 2 canons, 20 mitrailleuses, 180 fusils et un matériel considérable. Le régiment reste sur place les 3 et 4 septembre, se bornant à exécuter de nombreuses reconnaissances et à repousser celles de l'ennemi. Le 5 au matin, il s'aperçoit que les Allemands battent en retraite; la poursuite, aussitôt ordonnée, permet de conserver le contact avec eux; elle se fait sans aucune autre rencontre que celle de petits groupes de mitrailleurs rapidement réduits au silence ou capturés. Le recul de l'ennemi était de 4 kilomètres. Ce succès vaut au 80e sa deuxième citation à l'ordre de l'armée, en ces termes:

18 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès Régiment magnifique qui vient de faire preuve une fois de plus de ses admirables qualités d'ardeur, d'opiniâtreté, d'esprit de sacrifice. Sous l'énergique impulsion du commandant Cros, puis du colonel Plande, a livré une série de combats acharnés, fait reculer pas à pas un ennemi tenace et l'a finalement contraint à une retraite précipitée. A capturé plus de 250 prisonniers et fait un énorme butin. La période du 6 septembre au 11 octobre marque un arrêt dans l'avance. Le régiment occupe divers secteurs de notre ancienne première ligne en avant de Coucy-le-Château et de Folembray, tandis qu'en face de lui les Allemands tiennent la ligne Hindenburg et les avancées de la forêt de Saint-Gobain. Pendant cette courte occupation, un coup de main audacieux et très réussi est exécuté par le capitaine de territoriale Patureau-Mirand, affecté, sur sa demande, dans l'armée active comme commandant de compagnie. Le 22 septembre, le capitaine Patureau décide d'enlever un poste allemand dont il a reconnu l'emplacement le 18. Il part à la tête de 37 hommes de sa compagnie. Mais le poste allemand, mis en éveil par la reconnaissance précédente, a renforcé ses défenses accessoires. L'effet de surprise ne pouvant avoir lieu, le capitaine rallie son groupe et prend aussitôt de nouvelles dispositions et un itinéraire différent. Au cours de la marche dans un layon du bois, le capitaine découvre, dans un sentier, des traces fraîches. Il conclut à la présence d'un poste au bout de ce sentier et décide de l'enlever. Le groupe d'attaque part avec précaution dans le sentier, le sergent Renard en tête; une toile de tente, destinée à garantir un guetteur allemand contre la pluie, indique la présence d'abris à proximité. Le sergent Renard, qui les découvre, crie "France, en avant!" et est suivi par son groupe qui tire des coups de pistolet dans les abris. Le capitaine Patureau ramène tout le poste prisonnier, soit 6 hommes. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, l'ennemi est attaqué aux environs de Fresnes par deux compagnies (2 e et 3 e ) du 80 e, il laisse entre nos mains un certain nombre de prisonniers qui nous font connaître qu'il se repliera, dans la journée du 12, à travers la forêt de Saint-Gobain. Ce renseignement est très précieux pour le commandement. Le 80 e suit l'ennemi pas à pas, malgré les difficultés destinées à entraver sa marche: carrefours sautés, arbres abattus, points d'appui munis de mitrailleuses légères ou de mitrailleuses lourdes. Après des combats de mitrailleuses, notamment à la Croix des Tables, à Saint-Nicolas et à La Bovette, il atteint, le 13 octobre, la voie ferrée Laon-La Fère.

19 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès Les Allemands s'arrêtent sur la Serre, mais le 27 octobre, harcelés de tous côtés, ils se replient vers le Nord et le Nord-Est. Le 80 e, d'abord en réserve près de Couvron, relève, le 31 octobre, le 143 e devant Bois-les-Pargny. Le 3 novembre, une patouille offensive, commandée par l'adjudant Auvin, de la 9 e compagnie, enlève un poste allemand, elle ramène 7 prisonniers et une mitrailleuse. A la suite de ce coup de main, le général Daydrein remet la médaille militaire à l'adjudant Auvin. Le 4 novembre, une reconnaissance offensive, effectuée vers Boisles-Pargny par 47 hommes de la 11 e compagnie, sous le commandement du lieutenant Paringaux, ramène 151 prisonniers dont 5 officiers, 8 mitrailleuses, une carte indiquant les positions de 1'ennemi, son code chiffré, etc. Le lieutenant Paringaux est tué sur le parapet ennemi. Pour cette reconnaissance, la compagnie est citée à l'ordre des l'armée dans les termes suivants: Le 4 novembre 1918, sous l'impulsion de son chef le lieutenant Paringaux, a exécuté, à la pointe du jour et sans reconnaissances préalables, un coup de main des plus audacieux sur le village de Boisles-Pargny, organisé défensivement et occupé par deux bataillons ennemis. Malgré la mort de son chef, tombé glorieusement à la tête de son unité, a conservé, sous la direction de ses sous-officiers, un calme, une ténacité et une ardeur inaltérables pour l'exécution entière de sa mission, ramenant 148 prisonniers dont 5 officiers, 8 mitrailleuses dont 4 lourdes et le plan de l'occupation ennemie. Le lendemain 5 novembre, l'ennemi continue sa retraite jusqu'au débouché du village de La Neuville-Housset, où le régiment est arrêté par des mitrailleuses. En moins d'une demi-heure, cette résistance est vaincue et la progression continue jusqu'au village de Marfontaine. Le 2 e bataillon, envoyé sur Berlancourt, enlève ce village et marche sur Voharies. Il est arrêté par des tirs de mitrailleuses devant Voharies, mais il oblige avant la nuit l'ennemi à se replier sur la rive droite du Vilpion. Le 6 au petit jour, une tête de pont est établie au delà du Vilpion. L'ennemi s'enfuit. La poursuite est reprise dans la direction de La Bouteille et s'exécute sans incident jusqu'à Fontaine-les-Vervins, où l'avant-garde se heurte, vers 16 heures, à une ligne défensive établie par l'ennemi aux lisières du hameau de La Haute-Bonde. En raison de l'heure

20 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès tardive, la poursuite cet arrêtée pour ce jour et les avant-postes sont établis. Le 7, l'objectif reste le même: La Bouteille. Le capitaine Comte, commandant le 1 er bataillon, envoie dès 4 heures des reconnaissances afin de s'assurer que l'ennemi est toujours là. Lorsque l'ordre de gagner l'objectif lui parvient, à 5 h 45, le mouvement est déjà commencé par les reconnaissances qui se sont infiltrées à travers les postes ennemis et ne sont pas encore rentrées. Moins d'une heure après, l'objectif est atteint après une série d'audacieuses petites manoeuvres de débordement, conduites avec rapidité par les éléments avancés des 1 re et 3 e compagnies. 32 prisonniers sont capturés par ces unités, ainsi qu'une mitrailleuse, plusieurs voitures attelées et 2 caissons. Le capitaine Comte est cité à l'ordre de l'armée. Les 1 er (capitaine Patureau-Mirand) et 3 e compagnie (lieutenant Brisset) sont citées à l'ordre de la division dans les termes suivants: 1 re compagnie. - Le 6 novembre 1918, sous l'énergique impulsion du capitaine Patureau-Mirand, dans un élan remarquable et par une série d'audacieuses petites manoeuvres d'infiltration, a enfoncé une ligne ennemie fortement garnie de mitrailleuses et conquis le village de La Bouteille en capturant 18 prisonniers, une mitrailleuse et plusieurs voitures attelées. 3 e compagnie. - Le 6 novembre 1918 sous l'énergique impulsion du lieutenant Brisset, dans un élan remarquable et par une série d'audacieuses petites manoeuvres d'infiltration, a enfoncé une ligne ennemie fortement garnie de mitrailleuses et conquis le village de La Bouteille en capturant 14 prisonniers. Les 8, 9 et 10 novembre, le régiment continue la poursuite, sans incidents notables, en direction de La Neuville-aux-Joutes (Ardennes). Le 11 à 7 heures, l'armistice est porté à sa connaissance. Le régiment a perdu, dans la période du 31 août au 11 novembre, 3 officiers et 113 hommes tués, 3 officiers et 523 hommes blessés. Il obtient sa troisième citation à l'ordre de l'armée, ainsi conçue: Régiment qui s'affirme toujours plus ardent. A, sous l'énergique impulsion du colonel Plande, traversé les 13 et 14 octobre 1918, à une allure splendide, le massif de Saint-Gobain, sans laisser le moindre répit

21 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès à l'ennemi auquel il a fait une centaine de prisonniers et capturé des mitrailleuses. Les 3 et 4 novembre, a exécuté deux coups de main particulièrement audacieux qui ont procuré au commandement des renseignements précieux et au cours desquels il a fait 160 prisonniers et pris des mitrailleuses. Les 5, 6 et 7 novembre, s'est lancé avec un acharnement extrême à la poursuite de l'ennemi en retraite et, malgré les difficultés de toute nature, a brisé les résistances opposées par les arrière-gardes, fait 80 prisonniers, enlevé des mitrailleuses et capturé des voitures attelées. Dans toutes les opérations relatées dans le présent historique, toutes les unités ont rivalisé de zèle, d'ardeur, d'entrain et de bravoure. En dehors des citations déjà mentionnées, le général Daydrein, commandant la 32 e division d'infanterie, par l'ordre n o 356 en date du 28 décembre 1918, a cité les 2 e compagnie, 1 re compagnie de mitrailleuses, 9 e et 10 e compagnies, 3 e compagnie de mitrailleuses pour leur brillante conduite au Kemmel, 1a 6 e compagnie pour la vigueur de ses attaques au cours des combats sur l'ailette, dans les termes suivants: 2 e compagnie. - Le 11 mai 1918, au Mont Kemmel, sous les ordres du capitaine Nicolas, est montée à l'assaut sous des feux violents de front et d'enfilade. Malgré des pertes sévères, a dépassé ses objectifs, encerclant une ferme fortement organisée par l'ennemi, faisant prisonniers ses défenseurs et s'emparant de plusieurs mitrailleuses. 1 re compagnie de mitrailleuses. - Au cours des combats de l'année 1918, a fait preuve d'un courage au-dessus de tout éloge. Le 11 mai 1918, au Mont Kemmel, alors que les vagues d'assaut étaient arrêtées par de violents feux ennemis, les pièces de cette compagnie, sous les ordres du lieutenant Depont, se sont audacieusement portées en avant des vagues, malgré les pertes sévères, ont pris l'ennemi sous leurs feux et en le réduisant au silence, ont permis la reprise du mouvement en avant. 10 e compagnie. - Compagnie d'élite qui, sous l'énergique impulsion du capitaine Dallonneau, a fait preuve, au cours de l'année 1918 d'une endurance, d'une discipline au feu et d'une ténacité remarquables. Le 8 mai 1918, a exécuté une progression de 500 mètres dans les marécages du Kemmelbeck, avec de l'eau jusqu'à la ceinture; a gardé la position conquise et repoussé une contre-attaque malgré la perte de la moitié de son effectif. Les 3 et 4 septembre 1918, a donné une nouvelle preuve de son

22 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès endurance en tenant une position non organisée, sous un bombardement d'une extrême violence. 3 e compagnie de mitrailleuses. - Le 8 mai 1918, a fait franchir à la section du sous-lieutenant Coutin les marais du Kemmelbeek, avec de l'eau jusqu'à la ceinture, mettant en batterie sous le feu de ennemi et contribuant ainsi à repousser une contre-attaque. Pendant la poursuite, sous le commandement énergique du capitaine Sonnac, a largement contribué, par l'habileté et la hardiesse de ses manœuvres à réduire plusieurs nids de résistance. Enfin, le 1 er peloton de la 5 e compagnie, la 4 e section de la 2 e compagnie de mitrailleuses, la 3 e section de la 7 e compagnie et le peloton des sapeurs-pionniers ont à mérité à l'ordre n 94 de l'i.d. les citations ainsi libellées: 1 er peloton de la 5 e compagnie: - S'est distingué pendant d'attaque du 1 er septembre 1918, en enlevant un bois puissamment fortifié où il a fait de nombreux prisonniers. Le 2 septembre a réussi par un coup hardi, à faire tomber un nid de mitrailleuses qui prenait le bataillon sous des feux de flanc et empêchait toute progression. S'est emparé de plusieurs mitrailleuses et a fait des prisonniers. 4 e section de la 2 e compagnie de mitrailleuses. - La meilleure section d'une compagnie d'élite. S'est signalée les 31 août, 1 er et 2 septembre, sous le commandement énergique du sergent Favelier. Le 12 octobre, dans un moment critique et quoique son chef fût tombé grièvement blessé, a conservé une cohésion parfaite sous un feu violent de mitrailleuses ennemies. 3 e section de la 7 e compagnie.- Pendant les journées des 31 août, 1 er et 2 septembre, a attaqué sans répit un ennemi puissamment fortifié. A brisé la résistance acharnée de l'adversaire au prix de lourdes pertes, faisant 60 prisonniers et capturant plusieurs mitrailleuses. Peloton des sapeurs pionniers-bombardiers.- Troupe d'élite à laquelle on peut, en toutes circonstances, demander un effort. Sous la conduite de son chef, le sous-lieutenant Denjean a fait preuve des plus belles qualités de discipline, d'allant et de bravoure, notamment en février 1917 à la cote 304, le 31 août 1918 sur l'ailette et pendant la poursuite, du 5 au 10 novembre 1918, de Bois-les-Pargny à la frontière belge.

23 Historique du 80 e RI (anonyme, ) numérisé par Christian Dalbiès De novembre 1918 à la signature de la paix, le régiment occupe successivement des cantonnements dans les régions dévastées des Ardennes, de l'aisne, de la somme, de l'oise, du Pas-de-calais et du Nord. C'est à Saint-Quentin, le 20 décembre, que lui est communiquée sa troisième citation à l'ordre de l'armée. Partout où il est appelé, il coopère à la récupération du matériel de guerre, à la reconstitution du sol et, malgré l'ingratitude de sa tâche, s'en acquitte avec un cœur et un dévouement qui ont été loués en maintes circonstances. Le général commandant l'armée adressa le 22 décembre au général commandant le 16 e corps ses félicitations pour l'initiative et l'entrain avec lesquels le corps d'armée a travaillé à l'amélioration de la situation dans les régions dévastées. Concurremment avec ces travaux, l'instruction est reprise et poussée dans toutes les unités. Un peloton d'élèves gradés est formé. Des conférences, des cours sont organisés. Le 24 février, le régiment reçoit en renfort un bataillon du 366 e qui vient d'être dissous. Le 18 mars, le colonel Plande, qui commandait le régiment depuis près de quatre ans et l'avait partout conduit à la gloire, est mis à la disposition de l'armée polonaise. Le lieutenant-colonel Azan prend provisoirement le commandement. Le 28 mars, le général Deville, commandant le 16 e corps d'armée, vient à Aubigny remettre la fourragère au drapeau du 80 e. Cérémonie imposante à laquelle figurent pour la première fois les fanions de bataillon et de compagnie destinés à commémorer les hauts faits de chacune des unités. De nombreux officiers anglais y assistent ainsi qu'une notable partie de la population et les enfants des écoles. Le général prononce un discours vibrant dans lequel il fait l'éloge du régiment qu'il cite en exemple aux régiments du corps d'armée et rend hommage aux troupes anglaises. Le 14 avril, le colonel Rauscher prend le commandement de la 63 e brigade. Le 17, le lieutenant-colonel Azan part jour l'arrivée d'orient; il est remplacé à la tête du régiment par le lieutenant-colonel Poulet.

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25 LISTE DES OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS ET SOLDATS morts pour la Patrie ABAD (Joachim-Edmond), sergent, hôpital mixte de Boulogne ( ). ABAD (Vicente), 2 e classe, Pertes-lès-Hurlus ( ). ABADIE (Adrien), 2 e classe, Saint-Souplet ( ). ABADIE (Raymond), téléphoniste, cote 232 ( ). ABESCAT (Jean-Marie), 2 e classe, La Bassée ( ). ABILANDE (Arthur-Victor), 2 e classe, Mont Kemmel (8-5-18). ADGE (Jean-Gabriel), 2 e classe, Lankhof (Belgique) ( ). ADHUMEAU (Albert), caporal, Somme-Suippe (7-6-15). AGULLO (François), 2 e classe, Mont Kemmel (8-5-18). AGUTS (Jean), 2 e classe, Dieuze ( ). AHON (Marius), 2 e classe, Perthes-lès-Hurlus ( ). AILLAUD (Fernand-Joseph), 2 e classe, Fleury ( ). AIRAULT (Jean-Agénor), 2 e classe, Fort de Vaux ( ). AKNINE (Simali), caporal, Mont Kemmel ( ). ALARD (Georges-Émile), 2 e classe, Sailly-Labourse ( ). ALAUX (Jean), 2 e classe, La Bassée ( ). ALAUX (Germain-Élie), 2 e classe, Perthes-lès-Hurlus ( ). ALBERT (Étienne), 2 e classe, Saint-Jean-sur-Tourbe ( ). ALBERT (Jean-Louis), caporal, H. O. E. Châlons-sur-Marne (3-5-15), blessé à Mesnil ( ). ALBERT (Justin-Jean), sergent, Mesnil-lès-Hurlus ( ). ALBERT (Philippe-Léon), caporal, Lunéville ( ). ALDAGAITS (Pierre-Jean), sergent, Dieuze ( ). ALIBERT (Henri-Célestin), 1 re classe, Saint-Étienne (3-6-16), blessé à la Maison Forestière ( ). ALIBERT (Cyprien), 2 e classe, Dieuze ( ). ALIBERT (Guillaume), 2 e classe, Perthes-lès-Hurlus ( ). ALIBERT (Casimir), 2 e classe, Perthes-lès-Hurlus ( ). ALLAIRE (Théodore-Baptiste-Marie), caporal, cote 304 ( ). ALLAIS (Augustin-Gaston), 2 e classe, secteur du Mort-Homme (1-9-17). 2 / 62

26 ALLARY (François), 2 e classe, Perthes-lès-Hurlus (3-4-15). ALLENNE (Étienne), 2 e classe, Bordeaux (2-5-15), blessé le ALLEON (Félicien), 2 e classe, Boulogne ( ), blessé à Wyschaëte ( ). ALLIOT (Jean-Hector), 2 e classe, Lunéville ( ). AMALRIC (Henri-Élie), 2 e classe, Wyschaëte ( ). AMALRIC (Émile), sergent, Massiges ( ). AMARGES (Emmanuel), 2 e classe, Manonvillers ( ). AMEL (Léon-Félix), 2 e classe, bois Marteau ( ). AMIGUES (Martial-Joseph), 2 e classe, Coucy-le-Château (4-9-18). AMILHOU (Jean-Marie), 2 e classe, Perthes-lès-Hurlus ( ). AMOUROUX (Augustin), sergent, Bixchote ( ). ANCELY (Jules-Antoine), 2 e classe, Dunkerque ( ). ANDREAU (François), 2 e classe, Dieuze ( ). ANDRIEUX (Augustin-Bernard), caporal, Mesnil-lès-Hurlus ( ). ANDRES (Marcel-Albin), 2 e classe, Volklingen ( ), suite de blessure de guerre, fait prisonnier le ANDRIEU (Charles-Pierre), 2 e classe, bois de la Voizogne ( ). ANDRIEU (Henri-Léon), 2 e classe, Dunkerque ( ). ANDRIEUX (Louis), 2 e classe, Poperinghe ( ). ANDRIEUX (Joseph-François), 2 e classe, cote 304 ( ). ANDRIEUX (Marie-Alphonse), adjudant-chef, Dikbusch ( ). ANDRIEU (Victor-Charles), 2 e classe, Lankhof ( ). ANDRIEU (Pierre-Jean), 2 e classe, Douaumont ( ). ANDURAND (Louis-Gaston), 2 e classe, Mesnil-lès-Hurlus ( ). ANGELY (Pierre-Camille), 2 e classe, Perthes-lès-Hurlus (9-4-15). ANGER (Henri-Albert), caporal, Mont Kemmel (8-5-18). AME (Auguste), 2 e classe, Fleury ( ). ANNEZO (Joseph), 2 e classe, cote 304 ( ). ANNIEL (Jean-François), 2 e classe, Pont d'aspach ( ). DE ANTONIO (André), adjudant-chef, bois Marteau ( ). AUTRAT (Jean), 2 e classe, Neuville-Saint-Waast ( ). APHATIE (Baptiste), sergent, Tahure ( ). ARCHANGER (Gaston), 2 e classe, cote 304 (4-3-17). ARCHEINBAUD (Antoine), 2 e classe, Maison Forestière ( ). ARGAIL (Pierre), 2 e classe, bois de la Voizogne ( ). ARGUEL (Maurice-Adrien), 2 e classe, Maison Forestière ( ). ARIS (Joseph-Bonaventure), 2 e classe, Voizogne ( ). ARLABOTTE (Henri-Louis), caporal, Gerbéviller ( ). ARMAING (Paul-Joseph), 2 e classe, Rosbach ( ). ARMAND (Honoré), 2 e classe, Tahure ( ). ARNAL (Marius-Jean-Baptiste), 2 e classe, Tahure ( ). ARNAUD (Alfred), sergent fourrier, Wyschaëte ( ). ARNAUD (Joseph), 2 e classe, Kemmel ( ). AROLD (Laurent), 2 e classe, Poperinghe ( ) ARQUIER (Jean-Marie), 2 e classe, Wyschaëte ( ). 3 / 62

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