Champ de bataille du Hartmannswillerkopf (68) Evaluation des risques et recommandations

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1 ² Champ de bataille du Hartmannswillerkopf (68) Evaluation des risques et recommandations Rapport final BRGM/RP FR Janvier 2012

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3 Champ de bataille du Hartmannswillerkopf (68) Evaluation des risques et recommandations Rapport final BRGM/RP FR Janvier 2012 Étude réalisée dans le cadre des projets de Service public du BRGM RISF04 D. Cruz Mermy, C. Mathon Avec la collaboration de A.Casteran et M. Lizée Vérificateur : Nom : Mélanie FONTAINE Date : 27/01/2012 Approbateur : Nom : Anne-Valérie BARRAS Date : 08/02/2012 Signature : Signature : En l absence de signature, notamment pour les rapports diffusés en version numérique, l original signé est disponible aux Archives du BRGM. Le système de management de la qualité du BRGM est certifié AFAQ ISO 9001:2008. I M AVRIL 05

4 Mots clés : Risque naturel, cavités, effondrement, fontis, affaissement, sape, bunker, tranchée, champ de bataille, Comité du Monument National, Agence de Développement Touristique de Haute-Alsace, Hartmannswiller, Uffholzt, Wuenheim, Wattwiller, Soultz, Haut-Rhin, Alsace En bibliographie, ce rapport sera cité de la façon suivante : Cruz Mermy D., Mathon C. avec la collaboration de Casteran A. et Lizée M. (2011) - Champ de bataille du Hartmannswillerkopf (68) Evaluation des risques et recommandations. Rapport final. BRGM/RP FR, 208p. 247 Ill. 2 ann. BRGM, 2012, ce document ne peut être reproduit en totalité ou en partie sans l autorisation expresse du BRGM.

5 Synthèse Le site du Hartmannswillerkopf (HWK), ou «Sommet du Vieil Armand», en français, est un ancien champ de bataille de la Première Guerre mondiale, situé dans le Haut- Rhin, à cheval sur les communes de Wattwiller, Hartmannswiller et Uffholtz. Le secteur a été le théâtre de combats intenses tout au long de l année 1915, au cours de laquelle soldats allemands et français sont tombés, pour un nombre total de morts estimé à dans chaque camp entre 1914 et Dès 1921 le HWK a été classé «Monument national de la Première Guerre mondiale». En vue du centenaire de la bataille de 1915, de grands travaux de rénovation et de mise en valeur sont engagés, notamment la création d un «sentier historique» invitant les visiteurs à découvrir les vestiges de la guerre. Le sentier envisagé veut montrer aux visiteurs le champ de bataille du point de vue des soldats, par un cheminement dans les tranchées et aux abords de certains ouvrages. De par son contexte montagneux, l ancienneté des ouvrages, les dommages qu ils ont subis pendant la guerre, et l importance du flux annuel de visiteurs attendus entre et , ce tracé comporte un certain nombre de risques naturels et anthropiques. Dans le cadre de ses actions de service public, le BRGM a signé avec l Agence de Développement Touristique du Haut-Rhin (ADT68) un partenariat pour identifier les zones d instabilité et proposer des solutions de mise en sécurité. Le BRGM a missionné le Spéléo Secours Français du Haut-Rhin (SSF68) pour une «assistance sécurité» et pour les levés topographiques des souterrains. Après une formation de sensibilisation par le Service du Déminage de la Protection Civile à Colmar, les travaux sur place ont été lancés en mai Les relevés de terrain ont été réalisés entre le mois de juin et le mois de juillet Toutes les informations relevées ont été intégrées dans une base de données cartographique. Ces éléments permettent de disposer d un outil numérique compilant toutes les informations récoltées. Plus d une trentaine de souterrains et plus de 4 km de sentiers et de tranchées ont ainsi été parcourus, cartographiés et analysés. La plupart des sites a fait l objet d une fiche descriptive détaillant les observations recueillies et les recommandations qui en découlent. Les diagnostics ont mis en évidence huit souterrains où des effondrements, imminents ou à venir affecteront la surface et notamment des portions de sentiers. Parmi ceux-ci, trois menacent directement le tracé du «sentier historique» et ses abords immédiats. Globalement les souterrains sont dans un état de stabilité qui nécessite d en fermer les accès sauf pour ceux (téléphérique, compresseur, Mühe stollen) situés à l extrémité BRGM/RP FR Rapport final 3

6 orientale du champ de bataille, qui peuvent rester accessibles sous réserve de contrôles réguliers. Les tranchées sont dans un état de conservation variable d un secteur à l autre. Le secteur nord-ouest du champ de bataille notamment est constitué d un ensemble dense de tranchées présentant de nombreux désordres au niveau des maçonneries, lesquels devront être réparés. Sans ces travaux, l un des tronçons en particulier doit être évité compte tenu de la hauteur des murs et de leur état de dégradation. Dans la plupart des cas les tranchées nécessitent de petits travaux de réparation pour garantir la stabilité des murs (remplacement de pierres/blocs manquants, jointoiement, redressement, ). Parmi les dangers rencontrés les plus fréquemment, on note les amoncellements de fils de fer barbelés et surtout les piques, parfois cachées par les herbes et représentant un risque d empalement. Sans renoncer au caractère du champ de bataille, beaucoup de ces éléments devront être supprimés et/ou éloignés des chemins et de leurs bordures immédiates. Le travail réalisé par le BRGM a mis en évidence de nombreuses zones d instabilités ; certaines devront être traitées rapidement et d autres, non imminentes, nécessiteront des contrôles. Un suivi régulier permettrait de contrôler l évolution des pathologies qui affectent les souterrains, afin de prévenir les désordres qu ils sont susceptibles de générer en surface. 4 BRGM/RP FR Rapport final

7 Sommaire 1. Introduction PRESENTATION GENERALE DU PROJET Situation géographique Du champ de bataille au Monument national CONTEXTE ET CADRE DE LA MISSION DU BRGM Origine de la mission du BRGM Cadre de l intervention du BRGM CONDITIONS ET MOYENS D INTERVENTION Eléments de sécurité Déroulement des opérations Présentation de la zone d étude PARTICULARITÉS DE LA ZONE D ÉTUDE La typologie des ouvrages ÉLÉMENTS DE MÉCANIQUE DES ROCHES RAPPORTÉS AU SITE Contexte géologique Le rôle de la fracturation Qualité de la roche et altération Présentation des résultats CARTOGRAPHIE Qualité des mesures et des levés topographiques SYNTHESE SUR LES OUVRAGES SOUTERRAINS Risques reconnus le long du sentier historique Dangers menaçant d autres sentiers du secteur Stabilité des ouvrages souterrains Éléments visitables SYNTHESE SUR LES TRANCHEES ET SENTIERS Conclusion BRGM/RP FR Rapport final 5

8 Liste des annexes Annexe 1 Fiches des sites souterrains DORA BLINDSACK KROTTENLOCH BREMER RATZKELLER : MOHS-SAPPE FLANKIERUNGS GRABEN ROHRBURG GROSSHERZOG FESTE MENGELBIER MENGELBIER MENGELBIER 2 MENGELBIER SUD AUSSICHTS FELSEN FESTE RATZ GALERIES SOUS LE MONUMENT DU ALVEOLES PRES DU COMPRESSEUR COMPRESSEUR TELEPHERIQUE MÜHE-BURG HOLTZBURG GEWERSCHAFT STOLLEN KARLFESTE : GROTTE HOLZBURG GALERIE AU SUD-OUEST DE GALLASCHBURG (OUEST TRANCHEE VERBINDUNG) BRGM/RP FR Rapport final

9 23. ABRI KREUTZBURG MALEPARTUS (OUVRAGE DE SURFACE) : MALEPARTUS (SOUTERRAIN) : ABRI MALPERTUS SUD (C5M3) SENGERN TUNNEL HILDA ZIEGELRUCKEN STOLLEN MINNENKELLER ROCHE SERMET POSTE CHEVASSUS POSTE MOYRET LE POSTE MEGARD (B1) ABRIS ET TRANCHEES DU 2EME GENIE Annexe 2 Tranchées TRANCHEE DORA - MALPERTUS TRANCHEES DU SECTEUR BERTA CAROLA - DORA TRANCHEE RATZKELLER KARLFESTE Liste des illustrations BRGM/RP FR Rapport final 7

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11 1. Introduction 1.1. PRESENTATION GENERALE DU PROJET Situation géographique Le Hartmannswillerkopf (HWK), également surnommé le «Vieil Armand» par les combattants français de la Première Guerre mondiale, est situé dans le Haut-Rhin, dans la partie sud du Massif vosgien. Il s agit d un sommet culminant à près de 1000 m d altitude surplombant la plaine d Alsace et les villages de Wattwiller, Hartmannswiller et Wuenheim, non loin des villes de Cernay et Thann et de l axe Mulhouse-Belfort Du champ de bataille au Monument national Dans le contexte post 1870, avec les nouvelles frontières de l époque, la situation géographique du HWK est stratégique. Il s agit du dernier rempart permettant de défendre la plaine d Alsace et d un point d observation privilégié sur le sud de l Alsace et notamment la trouée de Belfort. Ceci explique les intérêts de ce site et les combats acharnés de la Première Guerre mondiale qui s y sont produits. Début 1915, la bataille pour le «HWK» s intensifie et les deux parties consolident leurs positions. À l occasion de ces affrontements, la zone a été largement équipée de moyens défensifs et logistiques (bunkers, tranchées, casernes, routes, funiculaire, câbles). On estime entre et le nombre de soldats tombés en ce lieu et ses abords, la plupart durant l année À la fin de la guerre, le site a été laissé en l état pour témoigner des évènements aux générations suivantes. En 1921, une partie du champ de bataille, depuis le col Silberloch jusqu au monument du 152 ème R.I., a été classée monument historique national placé sous le haut patronage du Président de la République et de cinq maréchaux de France. En France, il n existe que 4 monuments nationaux de la Grande Guerre. Aujourd'hui, le champ de bataille est l'un des mieux conservés de France, entretenu entre autres par l association des amis du HWK et les militaires français et allemands. Quarante-cinq kilomètres de tranchées et de sentiers, dont ceux du Club Vosgien, permettent à près de visiteurs et passants par an de fréquenter le secteur. 1 Chiffre de l association des Amis du HWK BRGM/RP FR Rapport final 9

12 1.2. CONTEXTE ET CADRE DE LA MISSION DU BRGM À partir de 2014, des commémorations du centenaire de la Grande Guerre auront lieu en France. Le HWK serait pressenti pour les évènements de commémoration de Dans l objectif de ces célébrations, le Monument national fait l objet d un projet de rénovation des installations existantes et de mise en valeur, qui se concrétise notamment par un sentier spécifique au travers du champ de bataille. À la demande de l ADT68, l ONF a proposé le tracé prévisionnel de ce sentier et une série d arrêts documentés dans le cadre d un avant-projet. Ce sentier est ici nommé «sentier historique» ou «sentier scénographié» Origine de la mission du BRGM En 2006, une galerie souterraine, passant sous un sentier de la crête s est effondrée. Le SIDPC 2 de la préfecture de Colmar a fait appel au BRGM via son Service Géologique Régional d Alsace - afin qu il donne un avis sur ce sinistre et sur ses risques résiduels. Cette intervention a donné un aperçu de l ampleur et de l état des réseaux souterrains accessibles. Il a conduit à intégrer dans le projet de mise en valeur du site un volet d évaluation de la sécurité du sentier vis-à-vis du risque d effondrement Cadre de l intervention du BRGM À l automne 2010, l ADT68 et le BRGM ont signé une convention de recherche et de développement partagé pour répondre aux préoccupations de stabilité du site. Le programme acté, dont le budget atteint TTC, est supporté par l ADT68 à hauteur de 64,6 % ( TTC), dont 50 % sollicités au titre de la convention interrégionale Massif des Vosges. Le BRGM finance sur sa dotation de crédit de Service Public le programme à hauteur de 35.4 % ( TTC). Ce programme prévoyait une évaluation de la stabilité des galeries souterraines et des éléments de surface (tranchées, constructions, talus) le long du sentier prévisionnel de l ONF. Les résultats de ce programme ont fait l objet d une présentation partielle le 8 octobre 2011 lors de l assemblée générale du Comité du Monument National du Hartmannswillerkopf et également en réunion du groupe de travail le 9 décembre en sous-préfecture de Thann. L ensemble des travaux et leurs résultats sont présentés dans le présent rapport. 2 Service Interministériel Départemental de la Protection Civile 10 BRGM/RP FR Rapport final

13 1.3. CONDITIONS ET MOYENS D INTERVENTION Eléments de sécurité La phase la plus importante de ce projet concerne les diagnostics de stabilité des ouvrages souterrains situés sous et à proximité de la crête. Les interventions en milieu souterrain sont souvent délicates et nécessitent de prendre des dispositions spécifiques pour faire face aux dangers. Pour réaliser sa mission en toute sécurité, le BRGM a confié une assistance au SSF68 3, association spécialisée dans les interventions de secours en milieu souterrain et conventionnée par la préfecture de Colmar. Durant chaque mission, un poste de commandement du SSF68 était installé sous la croix lumineuse point culminant du site - vers lequel convergeaient les vacations radio et où étaient rassemblés les matériels de désobstruction et de secours nécessaires (Illustration 3). Les moyens opérationnels déployés devant permettent une réaction d urgence, les systèmes de communication ont été volontairement multipliés (radio, satellite) faute de réseau GSM fiable. Les services de secours du secteur étaient contactés au début et en fin de chaque mission. Pour faciliter les amenés-replis, l ADT68 a gracieusement mis à disposition un local à proximité de la crypte permettant d y installer un camp de base et d y entreposer le matériel entre chaque intervention. Le champ de bataille du HWK a été abandonné en l état à la fin de la Première Guerre mondiale. Obus, mines grenades et bien d autres engins explosifs ont été utilisés en masse et un certain nombre n a pas explosé ou a été enseveli ; il est aussi fait mention à plusieurs reprises dans la littérature disponible, de dépôts de munitions dans des galeries souterraines. Régulièrement des objets potentiellement dangereux sont découverts fortuitement et signalés aux Autorités du secteur (Illustration 1). Suggéré par le SIDPC et le service du déminage, tous les intervenants missionnés dans le cadre de cette opération pilotée par le BRGM ont suivi une formation au centre de déminage de Colmar. Cette formation réalisée au mois de mai 2011 avait pour objectif : de reconnaitre les engins de l époque ; de connaitre les consignes de sécurité ; de connaitre les procédures d alerte ; de sensibiliser les personnes au risque. 3 Spéléo Secours Français du Haut-Rhin BRGM/RP FR Rapport final 11

14 Déroulement des opérations Les travaux sur place ont été lancé en mai 2011 après que le BRGM ait signé la convention d assistance avec le SSF68 afin d assurer ses interventions en souterrain (Illustration 2). Les diagnostics ont été réalisés entre le mois de juin et le mois de juillet en 3 sessions de 3 jours et 3 nuits, complétées par des levés complémentaires des ouvrages de surface. Illustration 1 : Munitions de la première guerre mondiale Illustration 2 : Les missions du SSF68 topographie et assistance sécurité Illustration 3 : vues du camp de base 12 BRGM/RP FR Rapport final

15 Légende A Bischofshut Souterrain tranchée étroite tranchée large Anna Stollen Schwabenheim ouvrage abris/bunker B Roche Sermet Poste 11 Mariannen Berta Hilda Joh. Albrecht Wilhelmsburg Ziegelrucken Stollen Malpertus sentier historique Sentiers courbes de niveau (m) C D Postes Chevassus 912 Poste Moyret N Sengernt Tunnel Gallaschburg Dora Kreutzburg Blindsack Krottenloch Gewerkschafts-Stollen Karlfeste Grossherzog Ratzkeller Rohrburg Téléphérique Compresseur Aussichts Felsen Monument du 152 Feste Ratz Mengelbier Moss-Sape E Mètres Illustration 4 : Extrait de la carte du champ de bataille du HWK BRGM/RP FR Rapport final 13

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17 2. Présentation de la zone d étude 2.1. PARTICULARITÉS DE LA ZONE D ÉTUDE La typologie des ouvrages Le secteur d étude correspond à une surface d environ 33 hectares. Les terres étaient françaises à l Ouest de la ligne de front et allemandes à l Est. La division du secteur entre les deux belligérants se remarque notamment dans l architecture du site. Trois grands types d ouvrages sont présents sur le site : - Ouvrages de surface : abris et tranchées en pierres maçonnées, en pierres sèches ou en terre. Les tranchées maçonnées sont généralement hautes (parfois supérieures à 2 m de hauteur), et celles en terre plus basses, rarement supérieures à 1 m de hauteur à moins d avoir été blindées ; - Ouvrages semi-enterrés et bunkers : ces ouvrages sont partiellement camouflés par du remblai, mais l épaisseur de leur recouvrement est faible ; - Ouvrages souterrains : bâtis puis recouverts de remblais ou creusés dans la roche ; une structure en béton ou en pierres cimentées recouverte de barres métalliques et de tôles a été ajoutée pour l étayement. Le camp allemand a bénéficié d une logistique forte de défense qui lui a permis de réaliser un réseau d ouvrages dense et bien organisé. Ces ouvrages sont de ce fait souvent bétonnés, reliés par des tranchées hautes et bien maçonnées. Le secteur allemand dispose en outre d un réseau très développé de galeries souterraines creusées par des mineurs, certaines atteignant plus de cinquante mètres de long. Les ouvrages français sont souvent en pierres maçonnées, reliés par un réseau de tranchées peu développé et un nombre très restreint de souterrains qui s apparente à des sapes traditionnelles. La conséquence de cette diversité architecturale est une meilleure conservation des ouvrages ainsi qu un plus grand nombre de cavités souterraines dans le secteur allemand. Certains modes de construction des ouvrages de surface et souterrains sont typiques du secteur, et ont un rôle primordial dans l approche du risque associé à leur structure. Au-delà des bunkers, deux situations fréquemment observées sont présentées ciaprès. BRGM/RP FR Rapport final 15

18 Entrée maçonnée des ouvrages souterrains L un des points sensibles des souterrains militaires est leur(s) entrée(s). Cette partie des ouvrages a été dans la majorité des cas renforcée/bétonnée sur les premiers mètres. Au-delà, les galeries, creusées en général à l explosif, sont sans soutènement. De nombreux effondrements y sont observés, avec répercussions visibles ou non en surface, et se trouvent de ce fait à l arrière des entrées maçonnées ou dans les galeries. Illustration 5 : Schéma d une galerie dont seule l entrée est renforcée Abris en tôle recouverts de remblais Il s agit de constructions à base de tôles ondulées semi-circulaires, en acier galvanisé ou non, ancrées au sol sur des appuis béton et/ou contre la roche et recouvertes par des remblais plus ou moins cimentés, voire du béton armé. De nombreux abris suivent cette architecture sommaire, qui présente l avantage de pouvoir être mise en œuvre rapidement. Suivant sa qualité, la tôle s est corrodée plus ou moins vite. Illustration 6 : Schéma d un abri de tôles sous remblais 16 BRGM/RP FR Rapport final

19 Illustration 7 : Cliché de l époque montrant la construction d une chambre sous tôle ondulée (Source AHWK) 2.2. ÉLÉMENTS DE MÉCANIQUE DES ROCHES RAPPORTÉS AU SITE En l absence de renforts (clou, blindage, maçonnerie), la stabilité des ouvrages souterrains est conditionnée par des facteurs permanents naturels tels que la géologie ou les phénomènes de fracturation et d altération et par la géométrie des galeries (section, profondeur) Contexte géologique Le relief du HWK est composé d un ensemble de roches volcaniques acides ignimbritiques 4, Il s agit d une roche massive, dense et résistante. Elle présente toutefois différents types d altération et de fracturation qui conditionnent la stabilité des ouvrages souterrains et donc de la surface Le rôle de la fracturation La fracturation s.l, - fractures, diaclases ou failles - structure la roche selon un ensemble de «plans» ou discontinuités qui «découpent» le massif. Ces discontinuités peuvent présenter des conformations très différentes en termes d espacement, d ouverture, de remplissage, d orientation, de courbure etc. 4 Formation du Strato-volcan du Molkenrain : Ignimbrites rhyolitiques latitiques supérieures (Dévonien Carbonifère) Carte géologique de Thann au 1/ BRGM/RP FR Rapport final 17

20 L organisation et les relations entre ces différents plans jouent un rôle déterminant puisque leur disposition et leur fréquence délimitent des blocs dont ils contrôlent la taille et la géométrie. Le creusement des galeries va localement perturber leur imbrication naturelle et donc leur équilibre qui, outre la résistance intrinsèque de la roche, va dépendre du frottement entre les épontes des discontinuités, de l effet de voûte ou de butée. Le massif est traversé par des failles où la roche y apparait argilisée. Il s agit d anciennes fractures où des circulations hydrothermales ont lessivé la roche en transformant une partie de ses minéraux en argiles. Ces fractures argileuses ont des propriétés mécaniques médiocres. Leur largeur varie beaucoup, depuis quelques millimètres jusqu à plusieurs mètres de large. Ces fractures sont à l origine de décollements de toit, de chutes de blocs et du développement de «montées de voûte» pouvant former des fontis (effondrements) en surface. Les matériaux argileux au sein de ces failles sont sensibles aux circulations d eau et sont facilement érodés. La vidange de ces fractures rompt le contact et les effets de voûte induits entre les blocs causant des effondrements dans de nombreux cas Qualité de la roche et altération Si l altération hydrothermale est localisée à proximité de certaines fractures, l altération météoritique est plus étendue, voire généralisée. Elle est liée à l action atmosphérique et aux infiltrations qui participent à la modification de la nature minéralogique de la roche et à sa désagrégation mécanique par l action biologique (racines et fouisseurs) et thermique (gel-dégel). Cette transformation, dont l intensité diminue avec la profondeur, se traduit par une arénisation, c'est-à-dire une transformation de la roche en un sable plus ou moins argileux dont l intensité est maximale en surface et décroit en profondeur. L épaisseur de cette altération est inégale et elle peut être absente suivant l érosion. Sur les flancs les plus raides, cette frange sera totalement absente. La conjonction de ces phénomènes est à l origine des caractéristiques mécaniques du massif et de sa stabilité. Des tronçons de galeries filantes seront soumis à des chutes de blocs ou/et de fontis suivant les caractéristiques mécaniques du massif et de son altération. Ces discontinuités et les niveaux plus argileux ont d ailleurs été exploités par les mineurs lors de la création des ouvrages souterrains car constituant des «directions d attaque» plus aisées pour le déroctage. A l époque, lorsque des instabilités potentielles liées à ces discontinuités étaient identifiées pendant l excavation, des massifs en béton qui jouaient le rôle de buté et d écran anti-érosion étaient mis en place. L aléa «chute de bloc» dans une galerie creusée dans un massif rocheux sera contrôlé par la qualité de la roche et par la conjonction de la géométrie de la galerie (largeur, hauteur, orientation, plongement) avec les plans de fracturation (direction, orientation pendage) de l encaissant. Ainsi une même galerie souterraine dont la géométrie est changeante pourra comporter des tronçons stables et d autres non. 18 BRGM/RP FR Rapport final

21 Pour une section de galerie instable, la hauteur de remontée des fontis dépendra en particulier de la taille de l ouvrage, de l épaisseur du recouvrement et du taux de foisonnement des matériaux éboulés. Schématiquement, l effondrement d une galerie étroite et profonde, creusée dans le roc aura moins de risque d atteindre la surface que celui d une galerie de grande section située à faible profondeur.. BRGM/RP FR Rapport final 19

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23 3. Présentation des résultats 3.1. CARTOGRAPHIE L évaluation de stabilité des ouvrages souterrains nécessite de bien connaitre leur géométrie. Le seul plan à disposition, au lancement du projet, était le plan d ensemble réalisé par Georges Schultz de l AHWK. Ce plan a permis un bon repérage et la programmation des missions, mais son niveau de détail n a pas permis d en extraire un plan détaillé par site. Il a donc été confié au SSF68, parallèlement à l assistance sécurité, la réalisation des levés topographiques des galeries et autres ouvrages souterrains/enterrés. Les levés de terrain finalisés ont ensuite été numérisés par le BRGM et intégrés au document cartographique sous un Système d Information Géographique (SIG). Le BRGM a en parallèle réalisé certains levés, comme ceux des tranchées, pour s assurer de leur calage cartographique. Toutes les informations relevées par le BRGM et le SSF68 ont été intégrées dans une base de données cartographique qui permet d obtenir in extenso les descriptions et avis in situ formulés par les spécialistes. Les plans des réseaux et des tranchées ont été transcrits et intégrés au SIG. Ces éléments permettent de disposer d un outil numérique compilant toutes les informations récoltées Qualité des mesures et des levés topographiques La première des limites de la cartographie mise à jour vient du fond topographique disponible. Les fonds exploités sont les suivants : - La carte IGN à 1/ ; - Une copie d un levé topographique de la DRAC 5 sur une partie du champ de bataille ; - L altimétrie, sous forme de courbes au pas de 1 m extrapolées, et fournie par l ONF 6 ; - Le plan des AHWK à 1/ La définition de ces documents n est pas suffisante pour repérer les ouvrages dont les largeurs se comptent en décimètres et disposer d une topographie fiable. 5 Direction Régionale des Affaires Culturelles 6 Office National des Forêts BRGM/RP FR Rapport final 21

24 Faute de mieux, les coordonnées géographiques et topographiques des ouvrages ont été relevées sur le plan de la DRAC pour la crête sud et au GPS pour les autres sites en rectifiant des calages grâce aux plans de Georges Schultz. La seconde limite de cette tâche est liée à la méthode de levé. Les entrées des sites ont été positionnées sur les plans existants et en majorité à partir des données GPS sachant que sur le site elles sont entachées d une marge d erreur pouvant varier de 2 à 15 m. Ensuite, les levés des tranchées et des souterrains ont été faits à la boussole et au distance-mètre laser. À plusieurs reprises, des erreurs flagrantes d azimut ont été observées du fait de la pollution magnétique due à la dissémination d objets métalliques dans les structures des ouvrages ou à leurs abords. Cela a nécessité des corrections par triangulations. Le BRGM a fait appel à la société Infrasurvey pour tester les capacités de nouveaux appareils de mesure électromagnétiques couplés à un laser rotatif. Ces essais, concluants, ont été engagés gracieusement par InfraSurvey ; ils ont permis de vérifier la qualité des levés manuels distances/azimuths réalisés dans l un des ouvrages les plus profonds et les plus compliqués de la zone. Toutes les informations relevées ne sont pas présentées dans ce rapport mais sont compilées dans une base de données fournie exclusivement aux partenaires du projet. L accès à ces informations est volontairement réduit pour des questions de sécurité, elles peuvent toutefois être consultées au BRGM-SGR Alsace et à l ADT BRGM/RP FR Rapport final

25 3.2. SYNTHESE SUR LES OUVRAGES SOUTERRAINS Près de 35 sites ont fait l objet d une inspection du BRGM. On entend par site des ouvrages souterrains à salle unique simple ou des ensembles de pièces et galeries souterraines, des abris semi enterré et des bunkers. Certains comme à Roche Sermet se composent de plusieurs galeries associées, d autres sont des abris en tôles sous remblais. Dans l objectif de s assurer de leur stabilité et pour rechercher d éventuels départ de galeries depuis les flancs de la colline, tous les sites répertoriés sur le plan fourni par l AHWK ont été investigués même lorsqu ils étaient éloignés du tracé du «sentier historique» proposé par l ONF. La quasi-totalité de ces investigations est reprise dans le présent rapport. L annexe 1 comprend les fiches des sites les plus importants et jugés prioritaires par le BRGM. Le caractère prioritaire ayant été établi en fonction de la proximité du projet de «sentier historique» et de l importance du site en termes de taille, de localisation et d état global. Certains sites n ont pas fait l objet de fiche synthétique (ex. : bischofshut). Chaque fiche comprend une description de l ouvrage ainsi que les observations faites par les ingénieurs du BRGM. Les observations concernent l état de conservation des ouvrages, leurs pathologies mais également tout élément potentiellement dangereux pour des visiteurs. Ont été analysés les risques suivant : éboulement en galerie, fontis en surface, chute de bloc, empalement, heurts, chute de personne, Pour chaque élément à risque observé, des mesures de correction ou d évitement sont proposées Risques reconnus le long du sentier historique La première analyse visait à cibler les souterrains instables et potentiellement instables passant sous le tracé prévisionnel du «sentier historique» proposé par l ONF. Blindsack Le point le plus critique est situé entre les deux bunkers Blindsack. Un effondrement de galerie très difficilement accessible est en cours sous la tranchée et la menace directement. L épaisseur de recouvrement est estimée à moins de 50 cm. La hauteur de chute potentielle en cas de rupture du sol est de 1,5 m. Si des solutions provisoires existent, notamment la mise en place d un plancher sur poutres avec des appuis écartés de la zone instable, il est préférable de procéder au comblement de cette poche (ouverture à l aplomb de la cloche et déversement de remblais). BRGM/RP FR Rapport final 23

26 Dora Sous la tranchée passant devant l entrée du bunker Dora, passe une galerie inondée et difficilement visitable dans sa totalité. Sa géométrie et sa faible profondeur indiquent qu en cas d effondrement la tranchée sera affectée. Le cheminement initial devrait donc être dévié. Pour l heure, aucun défaut ne permet de supputer un effondrement imminent. La situation de ce site et son état appellent à la vigilance. Il est recommandé de contrôler aussi souvent que possible ce souterrain et a minima 1 fois par an, avant l été. Feste Ratz Le bunker est partiellement effondré et a provoqué l ouverture d un fontis à proximité immédiate du «sentier historique» (accès au monument du 152). Un balisage de sécurité a été mis en place par l ONF. Les relevés montrent que le fontis ne devrait pas progresser jusqu au sentier, mais il convient d être vigilant et d installer une clôture plus dissuasive que celle existante en bordure du sentier. Comme pour la plupart des souterrains il conviendra d en fermer l accès Dangers menaçant d autres sentiers du secteur Le tracé du sentier scénographié proposé par l ONF peut encore, à ce stade de l étude, faire l objet de modifications ce qui n est pas le cas d autres chemins, pour la plupart balisés par le Club vosgien et donc parcourus par des randonneurs. Il convenait donc de s assurer de l état de stabilité des souterrains passant sous ces derniers. Grossherzog Les investigations sur le site du Grossherzog, situé dans l axe de la crête principale, et leurs reports cartographiques, ont mis en évidence un point de danger à traiter prioritairement. Sous l axe du chemin, une dizaine de mètres à l ouest du bunker, une galerie est obturée par un effondrement en cours dont la cloche remonte de près de 4 m vers la surface. Les reports cartographiques indiquent qu à cet endroit l épaisseur des terrains de recouvrement de qualité très médiocre est de l ordre de 1 m et que la hauteur de chute en cas d effondrement est de 2 m. Ce «point noir» pourra être mis en sécurité par un comblement traditionnel de type terrassement mais il est aussi possible de le contourner moyennant quelques aménagements. Un balisage du secteur a été demandé en priorité dès le mois de novembre à l ONF. Les souterrains sous le bunker ne peuvent être laissées accessibles en l état. Ce réseau devra faire l objet de visites de contrôles pour suivre son évolution. 24 BRGM/RP FR Rapport final

27 Rohrburg Le Rohrburg est l ouvrage central de la crête et le plus important du secteur. Il s agit du plus vaste réseau de galeries souterraines du champ de bataille, réparti sur deux niveaux. Le retour d expérience de l effondrement de 2006 ainsi que les caractéristiques du rocher encaissant conduisent à estimer qu une épaisseur minimale de recouvrement de 4 m est requise pour ne pas voir apparaître d autres fontis à l aplomb de ce réseau, à court et moyen termes. Le premier niveau de galeries s établissant entre 3 et 7 m de profondeur, il est donc à craindre que les aplombs de quatre secteurs puissent être concernés : - les premiers mètres après l entrée «naturelle» dans le réseau ; - le tronçon de galerie auquel on accédait dans le «Tunnel Saint-Gothard», depuis l entrée de la chambre du compresseur jusqu au tunnel ; - le pourtour du fontis de 2006, en particulier sa bordure nord (jusqu à la porte) ; - l extrémité de la galerie «Pionier Komp.250» et son embranchement vers la tranchée «Rohrburg-sud». Le sentier de la crête a déjà été dévié en 2006, et si un autre effondrement venait à se produire, le sentier scénographié devrait, lui, rester indemne, garantissant un passage sécurisé. Pour l heure aucun balisage de sécurité n est préconisé mais des visites de contrôles des souterrains permettraient de suivre l évolution du site. Feste Mengelbier L ouvrage Feste Mengelbier comporte des galeries souterraines qui autrefois communiquaient avec d autres souterrains. Des effondrements ont isolé ce réseau et l un d entre eux menace d atteindre la surface non loin de l axe de la crête, à deux pas de la croix blanche du promontoire du 152. Une remontée de voûte de près de 5 m de haut, à la faveur de terrains de mauvaise qualité, n est recouverte que par une mince couche de terre de l ordre de 1 m d épaisseur. Ce vide ne manquera pas de former un fontis dans les prochaines années, voire les prochains mois, aussi il a été recommandé dès le mois de novembre de procéder au balisage de ce point critique. De façon moins immédiate, les éboulements des terminaisons des branches nord et sud progresseront certainement à l avenir, on veillera notamment à surveiller celui situé BRGM/RP FR Rapport final 25

28 en contrebas du Grossherzog. La fermeture du souterrain est recommandée ainsi que le suivi de son état par des contrôles réguliers. Malpertus Le réseau souterrain passe sous le «sentier des mines», balisé et très parcouru par les randonneurs, sur le flanc nord du champ de bataille. L ouvrage est entièrement creusé dans le rocher et présente une forme en U intégrant trois chambres. Une galerie filant vers le sud y est connectée. Des murs en béton grossier ont été montés contre les piédroits, et localement le toit des galeries de liaison des chambres est également bétonné. La roche est très fracturée, ce qui a provoqué des chutes de blocs et le développement de cloches de fontis se rapprochant de la surface. On observe dans toutes les salles des effondrements dont le plus important est situé à la jonction entre la galerie filant vers le sud et l ouvrage en U. Le recouvrement à cet endroit est estimé à 3 m. La galerie montante se dirigeait manifestement vers la surface, mais elle est entièrement remblayée/effondrée. Certains tronçons des galeries sont clairement instables et évolutifs, mais l essentiel du site est à l écart du «sentier historique». Les vides résiduels de la galerie montante ne posent pas de problème de sécurité en surface car son aplomb est dans les bois et difficilement accessible. Ce site doit faire l objet de contrôle pour suivre son évolution, notamment la partie passant sous le «sentier des mines». Poste Mégard Le poste Mégard est situé sur le flanc nord de la crête, à 300 m du col du Silberloch. Il comprend un abri et un souterrain. Très éloigné du sentier prévisionnel, il est situé sur un éperon rocheux donnant un point de vue sur le Grand Ballon. Bien qu en retrait, le panorama offert en fait un site visité. L abri est dans un bon état. Côté sud de l abri, des barrières en bois délimitent un puits de 3,5 m de profondeur qui débouche sur le souterrain. Devant l abri, côté nord-ouest, en bordure de la plateforme, des barrières bordent un autre vide tout aussi profond ; il s agit là d un effondrement ponctuel de la galerie sous-jacente. Le réseau souterrain est peu profond plancher à 3,5 m et se compose de trois salles reliées par des galeries. Des effondrements sont à craindre sous l abri de la Roche Mégard ; notamment au niveau de la terminaison Nord-Est du réseau où aucun renforcement ne permet de stabiliser son toit. Le fontis survenu en 2011 va poursuivre son évolution et la zone d effondrement va progresser en s évasant. Ceci implique, a minima, d élargir la zone de sécurité autour 26 BRGM/RP FR Rapport final

29 de l effondrement et de fermer les accès au souterrain. Cependant, compte-tenu de l état des souterrains, du caractère évolutif de l effondrement et des conséquences que pourrait avoir un autre effondrement, il semble nécessaire qu une réflexion particulière soit engagée quant à la conservation de ce site et à son accès qui, sans travaux, pourraient être remis en cause Stabilité des ouvrages souterrains Éléments visitables À l exception du Rorhburg fermé suite à l effondrement de tous les sites souterrains du champ de bataille sont ouverts et librement accessibles. Nous distinguons les ouvrages selon leur nature : - Les bunkers en béton armé ; - Les abris en pierres maçonnées ; - Les «alvéoles» ou abris en tôles sous remblais ; - Les galeries et réseaux souterrains. Bunkers D une manière générale nous avons constaté que les bunkers sont bien conservés et stables. Les dangers constatés sont souvent liés à des vestiges de coffrage (boisage pourri, clous et pointes saillantes). Parfois les structures sont également endommagées à cause de défauts de construction ou par suite des avaries de la guerre (Blindsack, Flankierungs Graben, Carola). Constructions en pierres maçonnées Bien souvent, les abris en pierres maçonnées sont soit à l état de ruines soit dans un état de conservation très satisfaisant qui ne nécessite pas ou peu de réparations. Le plus souvent ce sont les ruines qui poseront des problèmes de sécurité, car leurs maçonneries se dégradent d autant plus vite faute d entretien et sont à l origine de chutes de blocs, parfois de forte hauteur (Karlfeste, abris de tranchées, etc.). Dans les cas les plus extrêmes, des purges simples seraient suffisantes (exemple des murs à gauche de l entrée du compresseur secteur D10 de Illustration 4), mais dans d autres cas, les abris sont dans un état trop précaire pour les rendre visitables (abris au point n 41 de la tranchée Sengern-Malpertus). Toutefois, dans la plupart des cas, il s agit de désordres mineurs pouvant être réparés. Alvéoles Les abris en tôles sous remblais sont bien souvent dans un état de conservation moyen à médiocre. Les éléments métalliques, lorsqu ils ne sont pas galvanisés, sont corrodés et n offrent plus aucune résistance aux poids de la terre, ce qui cause leur effondrement (alvéoles du compresseur). Certains ont été recouverts d un remblai bétonné, les tôles ayant alors servi de coffrage. BRGM/RP FR Rapport final 27

30 Ces structures métalliques présentent par ailleurs des faiblesses à leurs extrémités : - A la jonction avec la partie bétonnée de l entrée (Krottenloch, C5M3) ; - Au niveau du tympan contre le terrain naturel qui faute d écran maçonné s éboule dans l abri (Kreutzburg, Dora). Le vieillissement de ces ouvrages, dès lors que leur structure est corrodée, va en s accélérant pour aboutir à un effondrement. Pour ces raisons, les entrées des alvéoles doivent être fermées. Certains ouvrages de ce type, construits avec de l acier galvanisé, semblent, eux, bien résister dans le temps et des ouvrages peuvent rester exceptionnellement accessibles, sous réserve d un contrôle, comme le Ratzkeller et Mohs Sappe. Ouvrages souterrains creusés Les investigations menées dans les ouvrages souterrains ont permis de constater : - l étendue de certains réseaux comme celui du Rorhburg qui rayonne sur près de 80 m de diamètre depuis l axe de la crête ; - de grandes variations de dénivellation au sein d un même ouvrage (Mengelbier 1 et Mengelbier 2) ; - des liaisons complexes entre les réseaux avec des entrées réparties en plusieurs points. Les dimensions des ouvrages et leur stabilité varient tout autant. La tenue des ouvrages souterrains est contrainte par la relation entre la géométrie des chambres/galeries et l état de fracturation et d altération de la roche encaissante. La quasi-totalité des ouvrages souterrains a subi de nombreuses chutes de blocs et effondrements. À de rares exceptions près, tous les souterrains non maçonnés situés à l Ouest de Aussichtsfelsen présentent des instabilités avérées qui ne permettent pas de les laisser ouverts au public. Une fermeture définitive de la totalité de ces ouvrages n est cependant pas préconisée. Plusieurs d entre eux passent sous des chemins et pour cette raison doivent pouvoir être contrôlés selon des fréquences variant de 1 à 2 ans. Les souterrains sont aussi un lieu de refuge pour des espèces animales protégées comme les chauves-souris et les solutions de fermeture des ouvertures doivent également répondre à ces besoins. Quelques souterrains pourront cependant rester accessibles et visitables, sous réserve de contrôles annuels et de menus travaux, notamment pour les ouvrages situés sur le versant nord Est du champ de bataille (Mühe Stolle, téléphérique, compresseur, le monument du 152, Aussichtsfelsen) et la galerie au sud de Gallaschburg qui est dans un très bon état de conservation. 28 BRGM/RP FR Rapport final

31 3.3. SYNTHESE SUR LES TRANCHEES ET SENTIERS Le circuit proposé par l ONF forme une boucle de près de 2,5 km traversant le champ de bataille en empruntant des portions de tranchées. On peut regrouper par section le cheminement en tranchée. De Roche Sermet à Berta La tranchée reliant Roche Sermet, au nord au secteur Berta, est une tranchée en terre avec quelques sapes ou abris, la plupart en pierres maçonnées à l état de ruines. La tranchée est peu profonde, de 0,5 à 1,5 m, car certainement partiellement remblayée. Les points dangereux sont peu nombreux et sont essentiellement liés aux équipements défensifs du champ de bataille (chevaux de frise, queues de cochons et amoncellement de barbelés). Il conviendra de redresser ou repousser ces éléments métalliques lorsqu ils sont trop près du passage. De Berta à Sengern Tunnel Le secteur des tranchées Berta-Carola, jusqu à Dora, est un ensemble tortueux de tranchées, pour la plupart profondes de 1,2 à 2 m, et comportant moins d une dizaine d abris en pierres maçonnées, voire de bunkers comme à Carola. Une grande partie de ces tranchées est incluse dans le tracé prévisionnel du sentier scénographié. Les désordres affectant les parois des tranchées sont nombreux et toujours du même type. Le mortier de jointoiement utilisé pour assembler les pierres des murs et murets, probablement gélif, s est désagrégé au fil des ans entrainant leur descellement et leur chute de manière ponctuelle ou en masse. Le danger afférent s accentue lorsque ces désordres affectent les sections les plus hautes et étroites. Si certains tronçons de tranchées sont à éviter, notamment au nord de la section Barbara, dans beaucoup de cas, les désordres sont superficiels et leur correction ne nécessitera que du rejointoiement et/ou le remplacement de pierres manquantes (des pierres sont disponibles à profusion sur le site). De Sengern tunnel à Malpertus Au nord-est de Dora, après le tunnel Sengern, la tranchée suit la ligne de plus grande pente du versant, qui est forte. Dans ce tronçon, les murs sont hauts, de 2 à 3 m. La tranchée est ponctuée d abris plus ou moins stables, certains ne posent aucun problème de sécurité alors que d autres devront être fermés définitivement. Cette section de tranchée semble avoir été restaurée et elle est dans un état de conservation relativement bon. L un des points les plus problématiques est un défaut de maçonnerie sur la partie haute d un abri ; il conviendra de le réparer au plus vite. BRGM/RP FR Rapport final 29

32 De Malpertus à Mühe Stollen Depuis Malpertus en direction du sud-est, le sentier scénographié emprunte le «sentier des mines» qui ne comporte aucun passage en tranchée. Les principaux éléments à risques sont les grands ouvrages répartis le long du sentier. Il s agit notamment : - du Bunker Karlfeste dont seule une partie de la façade côté sentier est en partie conservée, le reste ayant été détruit par des explosions semble-t-il. L entrée non obturée devra l être car elle s ouvre sur un «abri» effondré, et un balisage devra maintenir les visiteurs à distance (minimum 3 m) car des pierres/blocs peuvent tomber de la partie supérieure de la façade ; - de l escalier permettant de descendre vers l entrée du Gewerschaft. Il est périlleux, sa main courante doit être refaite. L accès à Gewerschaft devant être obturé pour des raisons de sécurité, une solution consisterait à enlever la main courante et démanteler l escalier pour dissuader toute descente. De l escalier menant à Gewerschaft, jusqu au souterrain de Mühe stollen, le cheminement n appelle aucune remarque particulière. De Mühe Stollen à la Croix blanche Entre Mühe Stollen et le monument du 152, le sentier prévisionnel révèle le caractère montagneux du site avec une partie plus aérienne au-devant du flanc nord du promontoire et un petit raidillon pour remonter jusqu à la croix blanche qui domine le monument. La première partie de ce tronçon est effectivement plus montagneuse, le sentier devient plus étroit et longe l à-pic en aval des souterrains du Téléphérique et du Compresseur. Les risques présentés par cette section sont liés au relief. Le massif rocheux en lui-même apparait en bon état mais des murs et contreforts maçonnés, parfois très hauts, sont à l origine de chutes de pierres qui atteignent le chemin. Mais le danger le plus flagrant est celui de chuter dans la pente, deux passages étroits en dévers méritent l installation d une main courante, le premier entre le Mühe Stollen et le Téléphérique et le second au niveau de la plateforme édifiée devant le Mühe Stollen. Des contrôles de la dégradation des maçonneries qui surplombent le chemin ainsi que du massif rocheux permettront de suivre l évolution du site et d anticiper tout évènement dangereux pour les visiteurs. Aux abords du Feste Ratz, l effondrement en bordure du chemin s évasera, ce qui nécessite de s assurer de la qualité du balisage interdisant son approche. Un second effondrement étant en cours, il est recommandé d étendre le périmètre existant vers le sud. 30 BRGM/RP FR Rapport final

33 Actuellement, les alvéoles bordant le souterrain du compresseur ne posent pas de problème imminent de stabilité, mais une surveillance reste recommandée car leur effondrement générerait sans aucun doute un éboulement sur le chemin. De la Croix blanche au Grossherzog Le «sentier historique» passera à flanc de coteau, au nord de la crête. Depuis le pied du promontoire rocheux de la Croix blanche, le chemin scénographié empruntera une tranchée en pierres sèches, haute d un peu plus d un mètre, pour l heure envahie de broussailles. Son état est globalement bon mais mérite des interventions ponctuelles visant à reprendre les murailles en appareillant les blocs de façon plus stable. Le sentier passe ensuite au pied du Grossherzog, devant son entrée nord. Cette dernière est à condamner suite à l effondrement constaté immédiatement à l arrière durant les investigations. Du Grossherzog à Holzburg Face à l entrée nord du Grossherzog, le «sentier historique» croise un chemin qui se dirige vers le nord en passant par un escalier raide et glissant où une main courante serait une aide précieuse. Ce chemin étant un raccourci permettant de court-circuiter l extrémité est du parcours, il est et restera très emprunté. Il passe au pied du Holzburg, un ouvrage en pierres maçonnées à l état de ruine qui finira par s écrouler en totalité. Quelques pierres pourraient tomber sur le chemin, aussi recommandons-nous de le dévier de quelques mètres vers le nord-est. Du Grossherzog à Ratzkeller Après le Grossherzog, le «sentier historique» rejoint la tranchée qui contourne le Rohrburg par l ouest. Elle est en pierres maçonnées et profonde d à peu près 1,6 m. Jusqu au Tunnel Saint Gothard, ce tronçon est dans un état satisfaisant malgré quelques zones où la maçonnerie sera à réparer. Pour l heure, cette partie n est pas menacée par un effondrement des souterrains du Rorhburg mais des contrôles réguliers de celui-ci seront nécessaires pour suivre son évolution. Entre le Tunnel Saint Gothard et l ouvrage Ratzkeller situé sur le flanc sud de la crête, la tranchée est dans un état globalement satisfaisant. Là encore, des éléments métalliques seront ponctuellement à repousser et à redresser. Depuis le Tunnel Saint Gothard, une seconde branche de la tranchée file vers le sud en passant sous un ponceau. Juste avant l aplomb du ponceau, côté ouest, on trouve une chambre souterraine avec des défauts de maçonneries (angle sud-ouest partiellement effondré) et surtout des éléments métalliques dangereux à hauteur de tête. Il est recommandé d en fermer l accès. La tranchée se poursuit, traverse le bunker sud du Rorhburg pour rejoindre la tranchée du Flankierungs Graben. Ce tronçon de tranchée est dans un état de stabilité satisfaisant mais les ouvrages souterrains qu elle dessert donnent sur des effondrements ou des salles instables comme le bunker sud du Rohrburg nécessitant de les fermer. BRGM/RP FR Rapport final 31

34 De Ratzkeller à Dora De Ratzkeller à Dora, la tranchée est difficile à suivre, noyée sous la végétation et remblayée partiellement. Jusqu au Blindsack nous n avons d ailleurs pas réussi à l investiguer entièrement. À partir de Blindsack, son tracé est net, les murs ont localement été réparés mais des pans entiers de cette tranchée, haute d environ 1,5 m, restent instables, surtout les parties non maçonnées. Ces dernières sont affaissées en plusieurs endroits, notamment aux abords de Blindsack nord. C est par ailleurs ce tronçon de tranchée qui doit faire l objet de travaux de confortement urgents suite à la découverte d un vide situé entre les deux bunkers. Au nord-ouest de Blindsack la tranchée est dans un état satisfaisant malgré de légers défauts de maçonnerie. La tranchée au sud de la Croix lumineuse Au sud de la Croix lumineuse, un ensemble de petits ouvrages en pierres maçonnées est relié par une tranchée aux parois très inégalement confortées (parfois récemment) : pierres sèches, portions de palplanches en acier, ou absence de confortement, mais elle est globalement en bon état. Quelques blocs dans les murailles en pierres sèches devront être disposés de façon plus stable. Les abris sont également bien conservés. On surveillera cependant l un des abris les plus au nord dont un des murs est bombé (pas de danger à court terme). La tranchée zéro (Du Col du Silberloch à Roche Sermet) La «tranchée zéro» relie le col du Silberloch à Roche Sermet. Elle est en pleine terre (parois non protégées) et ne présente que peu de points dangereux, ces derniers étant principalement des chevaux de frise, des queues de cochons et des barbelés qu il conviendra de redresser ou repousser. Flankierungs Graben Cette tranchée longe le versant sud de la crête, depuis la sappe Mohs jusqu au petit col entre le Grossherzog et le Rohrburg. La totalité de cet ouvrage est dans un état de stabilité précaire. Les murs en pierres maçonnées sont déformés par la poussée des terres, ils sont localement déversés vers la tranchée et des blocs s en détachent, et ce tout le long de son tracé. Cette tranchée doit être fermée aux visiteurs, d ailleurs un chemin du Club vosgien la longe sans l emprunter. 32 BRGM/RP FR Rapport final

35 4. Conclusion Le Hartmannswillerkopf (HWK) est, parmi les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, l un des mieux conservés de France. Le site a été entretenu, entre autres, par l association des Amis du HWK et par les militaires français et allemands, mais son ampleur et la diversité de ses vestiges n ont pas permis de le maintenir entièrement en état. Dans la perspective des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, le champ de bataille fait l objet d un projet de mise en valeur. Il est notamment prévu de réaliser un «sentier historique» à travers le site, empruntant des anciennes tranchées et permettant la visite d ouvrages et de souterrains. C est dans ce cadre que le BRGM a eu pour mission d évaluer l état des divers ouvrages qui l émaillent, de même que la stabilité de ses souterrains et de faire des recommandations sur les dangers identifiés. Sur la partie étudiée du champ de bataille, on dénombre près d une quarantaine d ouvrages souterrains et quarante-cinq kilomètres de tranchées et de sentiers, dont ceux du Club Vosgien, qui permettent à près de visiteurs de fréquenter le secteur chaque année. À partir de levés topographiques des ouvrages souterrains, des relevés des pathologies et des informations cartographiques de surface (tranchées, chemins, altimétrie, ) il a été mis en lumière une série de zones instables ou présentant des dangers. Trois instabilités majeures, d origines souterraines, menacent la sécurité des personnes qui emprunteront le «sentier historique» et ses abords. Cinq autres instabilités liées aux ouvrages souterrains, également définies comme majeures, menacent également d impacter la surface et des portions de chemins autres que le «sentier historique», mais fréquentés par les visiteurs (Grossherzog, FesteMengelbier, Poste Mégard, Rorhburg). D autres réseaux de galeries sont affectés par des instabilités mais les risques sont cantonnés à l intérieur sans crainte pour la surface, ceci implique malgré tout de fermer leurs accès au public. À titre préventif, des ouvrages souterrains devront faire l objet de suivis, a minima annuels. Il s agit notamment de tous les ouvrages situés sous les sentiers empruntés (sentier historique, sentier des mines et sentier du Club Vosgien.) et tranchées ou à proximité immédiate de leur aplomb. Ces inspections régulières permettront de contrôler l évolution des souterrains et de prendre les dispositions nécessaires en cas de signes d aggravation (protection, déviation, confortement). Les tranchées sont dans un état de conservation variable d un secteur à l autre. L ensemble dense de tranchées, au nord-ouest du champ de bataille, présente de nombreux défauts de maçonneries. Dans la plupart des cas, les tranchées nécessitent de petits travaux de réparation pour garantir la stabilité des murs de leurs parois (jointoiement, remplacements de pierres manquantes, redressement, ). Sans ces BRGM/RP FR Rapport final 33

36 travaux, des tronçons devront être fermés au public compte tenu de la hauteur des murs et de leur délabrement. Parmi les dangers diffus les plus fréquemment rencontrés, on notera les amoncellements de fils de fer barbelés, et surtout les diverses piques parfois cachées par les herbes, et présentant un risque d empalement. Sans renoncer au caractère propre du champ de bataille, beaucoup de ces éléments devront être redressés, repoussés des chemins et dans quelques cas extrême supprimés. 34 BRGM/RP FR Rapport final

37 Annexe 1 Fiches des sites souterrains BRGM/RP FR Rapport final 35

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39 Illustration 8 : Extrait du plan du champ de bataille secteur Dora (D7) BRGM/RP FR Rapport final 37

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41 1. Dora C est un bunker non enterré, en béton armé, situé à la croisée de deux chemins dont l un est le «sentier historique» (Illustration 8). Son emprise au sol est d environ 42 m². Illustration 9 : Dora avec une guérite en avant-plan De l intérieur de l ouvrage qui est entretenu part un escalier en direction du nord. Cet escalier bétonné, très raide, descend d une dizaine de marches puis s arrête sur un palier fermé par une porte (cf. Illustration 10). Cette porte s ouvre sur une chambre inondée aux parois rocheuses nues (cf. Illustration 11) au fond de laquelle on aperçoit le coffrage en bois d un escalier descendant (cf. Illustration 12) dont les marches bétonnées sont visibles sous l eau (cf. Illustration 13). Monsieur Wagner de l association «Les Amis du HWK» nous a fait part d une tentative de vidange de cet escalier, il y a quelques années, qui n a pas été menée à son terme par crainte de provoquer un éboulement du toit. BRGM/RP FR Rapport final 39

42 Illustration 10 : Escalier descendant à l intérieur de Dora Illustration 11 : Chambre dans le prolongement de l escalier 40 BRGM/RP FR Rapport final

43 Illustration 12 : En bout de chambre : coffrage bois d un escalier descendant Illustration 13 : Escalier descendant sous le niveau de l eau L un des membres du AHWK nous a également signalé un effondrement de terrain, en contre-haut du «sentier historique», approximativement dans le prolongement de cet escalier. Il s agit d un fontis d environ 2 m de diamètre et 4 m de profondeur, en pleine terre, recouvert par «Les Amis du HWK» d un solide platelage à claire-voie (cf. Illustration 14). BRGM/RP FR Rapport final 41

44 Le bas du fontis s ouvre sur une chambre de 2,5 m par 3 m pourvue d un soutènement demi-cylindrique en tôle ondulée. Chacune de ses extrémités est un mur maçonné en gros béton percé d une porte (cf. Illustration 15). Allongée grossièrement selon une direction ouest-est, cette chambre se poursuit par une galerie de section sensiblement carrée 1,5 m x 1,5 m -, non revêtue, creusée dans un encaissant rocheux très altéré et humide, dans lequel se sont insinuées les racines des arbres. Elle se compose d un court premier tronçon (# 2,5 m de long) de même direction que la chambre, prolongé par un second tronçon (# 5 m de long) de direction oblique se terminant par un effondrement (cf. Illustration 16). Une cloche de fontis d environ 1 m de haut s est initialisée au toit de la jonction entre ces 2 tronçons (cf. Illustration 17). Les restes d un boisage semblent indiquer que cette instabilité est contemporaine du creusement de la galerie. Illustration 14 : Platelage sur fontis (à gauche) et colonne du fontis (à droite) Illustration 15 : Chambre busée : côté fontis (à gauche) et côté galerie (à droite) 42 BRGM/RP FR Rapport final

45 Illustration 16 : Effondrement de toit en fond de galerie (présence de racines au toit) Illustration 17 : Fontis dans la galerie - Terrains éboulés (à gauche) et montée de voûte (à droite) Les deux volées d escaliers accessibles depuis l intérieur de Dora devaient conduire à une galerie reliée à la chambre souterraine présente au nord, peu après l aplomb du «sentier historique». L effondrement localisé de son toit est à l origine du fontis communicant avec la chambre. Les différences de niveaux observées entre les escaliers de DORA et la chambre busée conduisent à penser que la galerie de liaison BRGM/RP FR Rapport final 43

46 est plus profonde que le plancher de la chambre et que c est au droit de l escalier qui permettait de rattraper cette dénivellation que s est produit l effondrement. Le «sentier historique» passe donc au-dessus de cette galerie de liaison, à l aplomb semble-t-il de la chambre inondée qui précède la 2 ème volée d escaliers. Bien que non confortée et peu profonde cette chambre ne présente pas de signes avérés de dégradation et/ou avant-coureurs d une déstabilisation imminente. Mesures de prévention Le fontis et la galerie examinés au nord de DORA ne peuvent en rien affecter le «sentier historique». Le fontis étant invisible depuis les zones de circulation et situé dans un secteur peu accessible, il semble préférable de le laisser en l état et de ne pas attirer la curiosité des visiteurs en signalant un danger de chute. À court terme il n y a pas de risque d effondrement du «sentier historique» à l aplomb de la chambre non confortée. Sa faible profondeur impose a minima un suivi régulier. En cas d évolution observée, si aucuns travaux de confortement ou de comblement ne sont engagés, le tracé du «sentier historique» devra être modifié pour passer au sud de DORA, en direction de Sengern-Tunnel, mais dans ce cas DORA ne serait plus accessible. 44 BRGM/RP FR Rapport final

47 2. Blindsack Le site Blindsack est composé de deux bunkers en béton armé reliés par une tranchée en pierres sèches ou maçonnées que le «sentier historique» prévoit d emprunter (Illustration 8). Le premier bunker, situé au sud, est assez simplement conçu, puisqu il contient une salle principale et une position d artillerie blindée (Illustration 18 et Illustration 19). Les hauteurs de chaque pièce sont de 2 m et le radier de la salle principal est situé 1,4 m sous le niveau de l entrée et de la position blindée. Illustration 18 : Entrée du bunker sud Illustration 19 : Position blindée Illustration 20 : Tranchée devant le bunker sud BRGM/RP FR Rapport final 45

48 Illustration 21 : Passage vers le souterrain de liaison Illustration 22 : Cloche d effondrement située sous le chemin Illustration 23 : Prolongement du souterrain vers le nord 46 BRGM/RP FR Rapport final

49 À la base du mur est de la salle principale s ouvre l accès à une galerie creusée (à une époque non identifiée : récemment ou d origine) dans la terre (Illustration 21). Cette galerie file en direction du second bunker sur près de 5 m en marquant une chicane et des dénivelées (Illustration 23). Sa hauteur varie entre 1 et 1,7 m pour une largeur de 90 cm à 1,5 m. Juste derrière le mur du bunker, le boyau montre clairement un effondrement de son toit (Illustration 22). Le report des hauteurs atteste que l épaisseur des terrains au niveau de l effondrement est d à peine 30 cm, probablement même moins. Cette zone d instabilité est située sous l axe de la tranchée. Dans un premier temps, cette tranchée devra être fermée le temps de réaliser les travaux de remblaiement du tronçon de galerie. Une solution temporaire permettant d éviter la fermeture de ce passage serait la mise en place d un plancher enjambant l aplomb de la galerie. Le bunker est dans un état de conservation satisfaisant. On note quelques clous de coffrage à araser et la forte proximité des barbelés à l entrée. Le second bunker, également librement accessible, est composé de deux salles réparties de chaque côté d un couloir avec une entrée à chaque extrémité. Le radier de l ouvrage est environ 1,5 m plus bas que le niveau de la tranchée. Illustration 24 : Entrée sud du bunker nord Illustration 25 : Rupture du soubassement d un mur et effondrement BRGM/RP FR Rapport final 47

50 Illustration 26 : Tas de remblais dans le bunker (produit par un effondrement) Illustration 27 : Sortie nord du bunker nord La salle nord, de 2 m de côté, donne sur une position de snipper ou d observation. L un des piédroits de cette salle est fracturé et des blocs imposants de béton s en détachent (Illustration 25). Il conviendra de purger et de reconstituer cette portion. La salle au sud est remblayée sur la moitié de sa hauteur, notamment du fait d un éboulement dans le coin sud-ouest où devrait se situer la terminaison de la galerie partant du premier bunker (Illustration 26). Cet ouvrage est globalement sain, hormis la salle nord qui doit faire l objet d une petite réparation de maçonnerie. Nous recommandons cependant de fermer la salle sud. A l extérieur, côté ouest, les murs en pierres sèches de la tranchée sont instables en plusieurs points : il convient de repositionner les pierres de façon stable. A l entrée, du côté oriental, nous signalerons quelques pics à en acier à décaler. Le toit du bunker est accessible depuis l entrée orientale. Nous avons repéré deux effondrements dont l un côté nord n est pas à l aplomb d une salle connue. Nous conseillons de matérialiser les zones effondrées, ne serait-ce que pour la sécurité des équipes d entretien voire d empêcher l accès à cette partie par un balisage ad hoc. 48 BRGM/RP FR Rapport final

51 3. Krottenloch Le site Krottenloch est situé en bordure du tracé prévisionnel du «sentier historique», non loin de l axe de la crête de la «cuisse droite» (Illustration 8). L ouvrage est composé de deux entrées bunkérisées qui permettaient d accéder à un abri commun (Illustration 28 et Illustration 31). De ce site, seules les entrées en béton armé sont accessibles et relativement bien conservées (Illustration 30). Les deux couloirs sont en impasse et se terminent dans les deux cas par un éboulement. L abri est aujourd hui inaccessible, mais un petit effondrement, côté nord, a permis de constater que cette pièce n est pas totalement effondrée. Il s agit d un abri en tôle ondulée sous remblais (bétonné ou pas) d environ 2,5 x 5 m. La partie centrale est encore en état mais les extrémités sont effondrées (Illustration 31). Les recommandations sécuritaires concernent l abri partiellement effondré. Il conviendra d y empêcher toute pénétration en refermant l effondrement côté nord. Nous n avons pas décelé de fontis au-dessus de l abri en tôle mais cela ne peut pas être exclu à l avenir. Le chemin en est à l écart et rien ne peut conduire à divaguer dans cette zone, qui doit rester sous observation quitte à être matérialisée dans les prochaines années en cas d évolution. BRGM/RP FR Rapport final 49

52 Illustration 28 : Vue des abris du Krottenloch Illustration 29 : Couloir de l abri nord Illustration 30 : Entrée sud Illustration 31 : Abri central inaccessible et partiellement détruit 50 BRGM/RP FR Rapport final

53 Illustration 32 : Extrait du plan du champ de bataille secteur Flankierungs Graben (E8) BRGM/RP FR Rapport final 51

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55 4. Bremer Ratzkeller : Ce site est situé sur le flanc sud de la crête, non loin du Rohrburg (Illustration 32). Le Bremer Ratzkeller est, par son originalité, un ouvrage d importance sur le champ de bataille du HWK. Il est composé d un étroit couloir (80 cm de large pour 1,6 m de haut) busé avec des tôles ondulées en acier galvanisé (Illustration 35). Ce couloir dessert une position d artillerie blindée, au sud (Illustration 36), deux affûts donnant sur les tranchées, et une chambre principale, au nord, dont le toit est une buse en acier non traité (Illustration 33). Les buses ont également servi de coffrage perdu pour contenir le béton armé grossier qui constitue la carapace de l ouvrage. Le couloir de forme ovoïde est dans un état satisfaisant ; quelques menues réparations du soubassement sont à prévoir à titre conservatoire, sans qu elles soient qualifiées d urgentes. Dans les trois pièces situées au nord, le béton est apparent, le coffrage en bois a disparu, mais il reste cependant de nombreux clous qui dépassent des murs et ce à différentes hauteurs. Ces éléments non essentiels doivent être arasés pour éviter des blessures (Illustration 34). Cet ouvrage est globalement dans un état de stabilité très satisfaisant. À l extérieur de l ouvrage, à proximité de l entrée sud, des chevaux de frise bordent le chemin (Illustration 37), enfouis dans les broussailles, ils sont peu visibles donc dangereux ; il est recommandé de les repousser. Sur le mur extérieur, côté est, il conviendra de sceller quelques pierres branlantes pour prévenir leur chute (Illustration 38). Illustration 33 : Salle principale au nord du Bremer Ratskeller Illustration 34 : Clous saillants BRGM/RP FR Rapport final 53

56 Illustration 35 : Galerie ovoïde du Bremer Ratskeller Illustration 36 : Position d affût dans le bunker Illustration 37 : Chevaux de frise placés en bordure de chemin devant le Bremer Ratskeller 54 BRGM/RP FR Rapport final

57 Illustration 38 : Maçonnerie du Bunker Bremer Ratskeller à rejointoyer BRGM/RP FR Rapport final 55

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59 5. Mohs-Sappe L ouvrage est semi-enterré. Il s agit d une galerie filante dont la longueur atteint près de 10 m et sa largeur 80 cm, pour moins de 1,7 m de haut. Son entrée est donne sur un chemin très légèrement en creux et en bon état. L entrée côté ouest débouche sur une tranchée d environ 1,5 m de profondeur, en forme de L. L entrée orientale est en pierres maçonnées, ciment et béton. L ouvrage est composé d une structure en tôle ondulée en acier galvanisé, recouverte de blocs cimentés et ferraille. L épaisseur du recouvrement est inférieure à 1 m. Les tôles sont dégradées, mitraillées et ne sont plus en contact total avec le recouvrement. La voûte et les soubassements sont localement en porte-à-faux mais sans instabilités observées. Côté ouest, dans la tranchée, le pied de mur est sous-cavé en plusieurs endroits (Illustration 42) et des blocs peuvent s en détacher à une hauteur de 1 m. L angle avant la sortie ouest comporte des pierres instables à 1 m de hauteur (Illustration 42). Le tracé prévu pour le «sentier historique» ne passe pas par cet ouvrage, mais 30 m plus au nord (Illustration 32). Illustration 39: Vue générale de l intérieur de l'ouvrage Illustration 40: Vue détaillée des restes du coffrage BRGM/RP FR Rapport final 57

60 Illustration 41: Maçonnerie à reprendre dans la tranchée ouest, à la sortie de l abri Illustration 42: Sous-cavage de la maçonnerie de la tranchée ouest de l abri L ouvrage est dans un état de stabilité apparente satisfaisant, en dehors de quelques points mineurs. À noter, les déchirures de la tôle pouvant couper et des piques en acier, qui sont à déplacer. Il conviendrait de reprendre le pied du mur de la tranchée, côté sortie ouest (talutage et maçonnerie légère), pour empêcher toute chute de pierres/blocs. 58 BRGM/RP FR Rapport final

61 6. Flankierungs Graben L ouvrage appelé ici Flankierungs Graben est situé sur la bordure méridionale du champ de bataille et fait partie intégrante de la tranchée éponyme (Illustration 32). Le tracé du «sentier historique» ne passe pas à proximité. L ouvrage est librement accessible depuis la tranchée, le chemin le plus proche borde la tranchée (Illustration 43). Il s agit d un bunker en béton et en pierres maçonnées. À l entrée, des éléments de la maçonnerie se détachent sans efforts : le béton est gélif et se délite (Illustration 43). On notera également que la tranchée elle-même est instable en de nombreux endroits. L ouvrage est partiellement démoli. Il est composé d une salle de près de 3,5 m de côté. L angle nord de l ouvrage s est éboulé et un cône de terre envahit la salle (Illustration 44). Dans le mur oriental, une ouverture donne sur un boyau en Y : une branche filait vers ce que l on suppose être les ruines d un second bunker à l est de celui-ci, et l autre branche part en direction du nord-ouest. Le second bunker supposé attenant est entièrement détruit. Le boyau partant au nord-ouest mesure à peine 3 m de long pour 1,5 m de large. Il est creusé directement dans la roche. Des reliques de boisages sont encore reconnaissables, mais le fond de cet appendice est inondé et il n y a aucune extension (Illustration 45). La petite partie en Y, côté est, est dans un état de stabilité précaire et son effondrement est prévisible. Au-dessus, le terrain est peu praticable et séparé du chemin par la tranchée. Le danger le plus à craindre est un effondrement en présence d un visiteur dans le souterrain ; pour y remédier nous recommandons de condamner l entrée de l ouvrage. Illustration 43 : Entrée du bunker ruiné Flankierungs Graben BRGM/RP FR Rapport final 59

62 Illustration 44 : Effondrement dans la pièce principale du bunker Illustration 45 : Reste du boisage du boyau NW 60 BRGM/RP FR Rapport final

63 Illustration 46 : Extrait du plan du champ de bataille secteur Rohrburg-Grossherzog (E9) BRGM/RP FR Rapport final 61

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65 7. Rohrburg Le Rorhrburg est l ouvrage majeur du champ de bataille composé d un bunker et du plus grand réseau de galeries souterraines. Il est situé dans l axe de la «cuisse droite» (Illustration 46). Le sentier de la crête (Club Vosgien) passait au-devant du bunker jusqu à ce qu un effondrement du souterrain conduise à le dévier vers le sud. Actuellement ce réseau comporte encore 3 accès non totalement effondrés : - «Rohrburg» (celui à partir duquel ont été réalisés les levés souterrains) ; - «Pionier Komp.250» à l ouest/sud-ouest ; - et celui situé en contrebas de l effondrement de l été Les levés souterrains montrent qu il comptait trois accès de plus : deux sur la crête (maintenant effondrés) et un dans le versant, une centaine de mètres au nord/nord-est. Sur la crête, l un de ces accès, impraticable, est dans le «Tunnel Saint-Gothard» et l autre, à l ouest, se trouve sous le ponceau qui permet au sentier central d enjamber une tranchée. Cet accès est également impraticable, un effondrement obture le souterrain quelques mètres en arrière. L accès dans le versant n est autre que le «Gewerkshaft Stollen», mais ce tunnel est effondré une vingtaine de mètres après son entrée. Cet ouvrage est relié à un réseau souterrain de galeries et de chambres, à l origine connecté à celui du Grossherzog. La partie souterraine visitable compte environ 200 m de galeries et cinq chambres. Il ne subsiste aucun soutènement dans ces galeries de 2 à 3 m de large et moins de 2,5 m de haut. Seuls quelques vestiges d étais en bois, rompus, subsistent dans la galerie de liaison avec le Grossherzog (cf.illustration 47). Topographiquement, ces galeries se répartissent sur deux niveaux : Premier niveau Il est établi entre l entrée «Pionier Komp.250» et le «Tunnel Saint-Gothard» : sa profondeur maximale sous la crête, près de l effondrement de 2006, n excède pas 7 m. Dans l environnement immédiat du Rohrburg, les variations de la topographie font qu au-dessus de ce niveau de galeries, l épaisseur moyenne du recouvrement hors accès varie entre 3 et 7 m. Au droit de l effondrement de 2006, immédiatement en arrière de la porte qui donnait accès à une descenderie par escaliers, le recouvrement constitué de pierres emballées dans une matrice plus ou moins argileuse n excédait pas 2,5 m d épaisseur (cf. Illustration 48 et Illustration 49). BRGM/RP FR Rapport final 63

66 Illustration 47 : Vestiges des boisages dans une galerie Illustration 48 : Effondrement de 2006 (surface) Illustration 49 : Effondrement de 2006 (fond) L encaissant rocheux de ces galeries est très fracturé, et l organisation structurale de ces discontinuités conduit à une blocométrie de faible volume 0,1 à 0,5 m 3 voire 1 m 3 exceptionnellement, confirmée par le volume des pierres et des blocs qui jonchent le plancher des galeries. En effet, cet état de fracturation intense a déterminé des dièdres et trièdres instables au toit et sur les parements de ces galeries (cf. Illustration 50 et Illustration 51). 64 BRGM/RP FR Rapport final

67 Illustration 50 : Chutes de toit en contrebas de l effondrement de 2006 Illustration 51 : Fracturation et chutes de toit en contrebas de l effondrement de 2006 Par ailleurs, certaines discontinuités se caractérisent par un broyage de leurs épontes produisant un remplissage sableux grossier, plus ou moins argileux, de couleur ocre à orangé (Illustration 53). Lorsqu elles sont sub-parallèles ou légèrement obliques par rapport à la direction des galeries, elles peuvent générer de fortes «montées de voûte». La galerie qui rejoint l accès «Pionier Komp.250» est recoupée une dizaine de mètres avant cette sortie par une autre galerie dont l extrémité maintenant effondrée se situe dans un tunnel de la tranchée «Rohrburg-sud», une trentaine de mètres à l ouest/nord-ouest de «Pionier Komp.250». À l intersection de ces 2 galeries le toit s est effondré, créant une «montée de voûte» d environ 2 m de haut (cf. Erreur! Source du renvoi introuvable.). On estime qu à l aplomb de cette instabilité, l épaisseur du recouvrement est d environ 3 m. Illustration 52 : Montée de voûte supérieure à 2 m près de «Pionier Komp.250» Illustration 53 : Remplissage sableux de faille se déversant en galerie BRGM/RP FR Rapport final 65

68 Le piédroit amont de la galerie qui conduit à «Rohrburg-sud» est partiellement effondré (glissement d un panneau sur une diaclase (fracture) argilisée). À 8 m du croisement, la galerie est totalement effondrée. La galerie qui sortait dans le «Tunnel Saint-Gothard» est partiellement effondrée sur la totalité de sa longueur libre. Face à l accès à la chambre du compresseur, un dièdre de 2 à 3 m 3 s est détaché du toit et a traversé la voûte en tôle ondulée qui protégeait cet accès (cf. Illustration 54) et 6 m plus loin, la galerie est totalement effondrée. À l aplomb de l effondrement partiel du toit, l épaisseur de recouvrement est voisine de 4 m. Illustration 54 : Montée de voûte devant l entrée du compresseur suite à l effondrement de l armature en tôle ondulée Ce premier niveau de galeries comporte deux chambres : l une de 12 m 2, située directement sous «Rohrburg nord» à proximité de l effondrement de 2006 et l autre de 13 m 2, près du ponceau. La première n appellerait pas de remarque particulière si elle n était pas bordée par un pilier dont la base d un de ses côtés n avait subi un «défournement», facilité par la présence d une fracture à pendage aval (cf. Illustration 55). Cette fracture prédispose le pilier à une rupture par cisaillement. La deuxième abritait semble-t-il un compresseur d une largeur de 2 m, ses piédroits étaient bétonnés et son toit masqué par une voûte semi-circulaire en tôle ondulée métallique (cf. Illustration 56). Les piédroits ont conservé leur intégrité mais la tôle ondulée est totalement oxydée et n est plus d aucune utilité quant à la stabilisation du toit de cette chambre. 66 BRGM/RP FR Rapport final

69 Illustration 55 : Chambre sous le Rohrburg (à gauche) et pied de pilier à section rétrécie par un défournement Illustration 56 : Salle du compresseur avec soutènement du toit totalement oxydé Deuxième niveau Un deuxième niveau s établit partiellement, environ 8 m plus bas que le précédent. On y accède depuis le pied de l ancien escalier (sous l effondrement de 2006) par un tronçon de galerie très pentu (45 à 50 ) faisant un coude à angle droit. Au niveau de ce coude, elle est presque totalement obstruée par les éboulis provenant de son toit mais également de celui de la descenderie (cf. Illustration 57). BRGM/RP FR Rapport final 67

70 Illustration 57 : Descenderie vers deuxième niveau, depuis le haut (à gauche) et depuis le bas (à droite) Ce niveau est constitué de la galerie qui faisait la liaison avec le Grossherzog, sur laquelle est connectée une galerie en U. Un effondrement obture totalement la galerie de liaison une trentaine de mètres après la galerie en U. À cet endroit, l épaisseur de recouvrement est d environ 4 m. Le premier tronçon de cette galerie présente une section triangulaire atypique (cf. Illustration 58). Ceci s explique par le fait qu elle a été creusée en suivant une diaclase très persistante de direction N130 et de pendage 55 SE. Le deuxième tronçon, qui n a pas la même direction, présente une section classiquement sub-trapézoïdale (cf. Illustration 59). Les branches de la galerie en U sont partiellement busées (toits et piédroits), mais ces buses sont très oxydées (cf. Illustration 60). La branche horizontale du U n est pas busée et montre un encaissant très fracturé justifiant ainsi le busage adopté compte tenu de la largeur des branches (# 2,5 m). Au-dessus de ces branches, l épaisseur du recouvrement est d environ 12 m. Illustration 58 : Tronçon de galerie à section triangulaire Illustration 59 : Même galerie mais tronçon à section # trapézoïdale (orientation différente) 68 BRGM/RP FR Rapport final

71 Illustration 60 : Soutènement galerie en U La galerie aboutissant au «Gewerkshaft Stollen» débouche face au U. Elle est praticable sur une quarantaine de mètres, distance au bout de laquelle elle est totalement effondrée. Les madriers en bois posés sur son plancher semblent indiquer que cette galerie servait au treuillage de charges (le treuil devait être dans la branche du U qui lui fait face). Deux chambres ont été creusées en bordure de cette galerie, la première à une quinzaine de mètres du U et la seconde près de l effondrement terminal. La première fait environ 50 m 2 et l on y accède par deux entrées situées de part et d autre d un pilier allongé parallèlement à la galerie. Une chute de toit volumineuse s est produite côté amont (cf. Illustration 61). Il s agissait d un dièdre dont la génératrice est sensiblement perpendiculaire à la direction de la galerie (conjonction de 2 diaclases de direction N121 mais de pendages divergents 55 ouest et 55 est). Au-dessus de cette chambre l épaisseur de recouvrement moyenne est de 10 m. La seconde est plus petite - # 25 m 2 et ne possède qu une seule entrée. Comme dans la précédente, le toit a libéré un dièdre volumineux (cf. Illustration 62). Illustration 61 : Chute de toit (dièdre) dans la première chambre Illustration 62 : Chute de toit dans la deuxième chambre BRGM/RP FR Rapport final 69

72 Le rocher dans lequel ont été creusées les galeries et chambres est résistant, mais très fracturé et localement parcouru par des diaclases dont l intense altération des épontes a produit un épais remplissage sablo-argileux. Cet état de fracturation a généré et continue de générer des instabilités au toit et sur les parois des galeries se manifestant essentiellement, pour l instant, par des chutes de blocs ponctuelles. La profondeur relativement faible de ces souterrains fait que les contraintes qui s exercent sur leurs parements sont très modérées vis-à-vis de la résistance du rocher, d où des instabilités qui ne sont pas dues à la rupture du rocher mais à des défauts de confinement des blocs découpés par les fractures naturelles du massif. Il en résulte un certain état de stabilité global, à l aplomb des souterrains, qui évoluera lentement et par à-coups, sauf dans les secteurs où l épaisseur de recouvrement est très faible. En effet, dans ces cas d espèce, et l effondrement de 2006 en est un, le toit des souterrains est trop peu profond pour que les «montées de voûte» ne s auto-stabilisent pas avant d atteindre la base du recouvrement meuble, lequel va s effondrer dans le vide créé, soit par érosion régressive, soit par rupture directe s il est très humide. Au droit de l effondrement de 2006, la profondeur du toit de la galerie n excédait pas 2,2 m pour une épaisseur de recouvrement meuble d environ 1,5 m. L épaisseur résiduelle de rocher au toit de la galerie était donc inférieure à 1 m et, de manière avérée, insuffisante pour permettre l auto-stabilisation d une «montée de voûte» au toit d une galerie de 2 m de large. La position de la rupture à l aplomb de la descenderie très raide (# 45 ) a fait que les matériaux éboulés ont en totalité roulé/glissé jusqu au premier niveau de galerie, mettant ainsi en communication directe la surface et le réseau souterrain. Ce retour d expérience et les hauteurs de montées de voûtes habituellement prises en compte en termes d auto-stabilisation nous conduisent à estimer qu une épaisseur minimale de recouvrement de 4 m est requise pour ne pas voir apparaître d autres fontis à l aplomb de ce réseau, à court et moyen terme. Le premier niveau de galeries s établit entre 3 et 7 m de profondeur, il est donc à craindre qu il génère d autres fontis. La superposition du réseau et du plan topographique de la DRAC indique que quatre secteurs peuvent être concernés, il s agit de l aplomb : - des premiers mètres après l entrée «naturelle» dans le réseau ; - du tronçon de galerie auquel on accédait dans le «Tunnel Saint-Gothard», depuis l entrée de la chambre du compresseur jusqu au tunnel ; - du pourtour du fontis de 2006, en particulier sa bordure nord (jusqu à la porte) ; - de l extrémité de la galerie «Pionier Komp. 250» et du retour vers la tranchée «Rohrburg-sud». Le deuxième niveau de galeries est partout plus profond que 4 m, sauf à l extrémité de la galerie de liaison avec le Grossherzog. Ce point particulier fera l objet d un développement sur la fiche technique relative au Grossherzog. 70 BRGM/RP FR Rapport final

73 Les fontis s initialisant au toit des souterrains, il est indispensable de pouvoir l inspecter régulièrement, soit tous les 2 à 3 ans, mais avec une fréquence modifiable en fonction des éventuelles évolutions constatées, et ce, a minima, pour le premier niveau de galeries. Il convient donc de ne pas clore définitivement son entrée. Le cheminement balisé, tel que prévu par l ONF, ne passe à l aplomb que d une seule des zones critiques, en l occurrence celle qui concerne l entrée du réseau. Cette entrée devant être conservée pour permettre les visites de contrôle visuel de l état des galeries, le cheminement prévu pourra ainsi être maintenu tant que cela n apparaitra pas contre-indiqué lors des contrôles. Les autres secteurs critiques n affectent pas le cheminement, mais il conviendra d élargir vers le sud le périmètre d exclusion de l effondrement de 2006 et d envisager le traitement de l extrémité de la galerie de liaison avec le Grossherzog. BRGM/RP FR Rapport final 71

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75 8. Grossherzog Le Feste Grossherzog est, avec le Rohrburg, l un des bunkers phares de la crête (Illustration 46). L ouvrage se compose d un large bunker, dans un état globalement sain, donnant sur un réseau souterrain actuellement libre d accès et dont l état de stabilité est très variable. Le bunker est constitué côté nord d un étroit couloir périphérique reliant trois pièces, dont une position d artillerie blindée et une salle plus grande d où part un escalier vers les souterrains. Ces salles, situées dans l ouvrage en béton, sont dans un état de stabilité satisfaisant. On note,dans la grande salle, les restes des anciens coffrages en bois qui pourrissent : certains ne tiennent plus et leurs dimensions nécessitent de les stabiliser ou de les déposer. Côté sud, le bunker est en pierres maçonnées et béton, et son plafond est en traverses de chemin de fer supportant des remblais. Localement, des traverses sont dans un état de corrosion avancée, sans toutefois montrer de faiblesse structurelle, probablement compensée par leur grand nombre. L entrée donne sur un petit couloir qui débouche sur un petit espace et vers le nord-ouest sur une salle effondrée. Côté sud, des éléments du mur en pierres maçonnées, sur lequel le linteau en acier d une ouverture s appuie, sont tombés. La terminaison du couloir se fait sur une pièce localement effondrée dont les murs sont suspendus (sapement de leur base). L effondrement a été contenu localement avec des éléments métalliques et des remblais. Cette partie du bunker est dans un état satisfaisant pour l instant, mais nous recommandons, soit de fermer la terminaison de la partie sud, où des instabilités ont été décrites, soit de reprendre les maçonneries et de procéder à un contrôle de l ouvrage. Les poutres en acier pourraient à titre préventif être traitées contre la corrosion. Devant le bunker, côté nord-ouest, une position d artillerie blindée au niveau du sol est couverte par une trappe de 40 cm de côté, elle était autrefois accessible depuis le bunker. Cette trappe donne sur une pièce aveugle dont le plancher est situé 2 m plus bas. Cette pièce présente un fort risque de chute, pour les visiteurs, aussi il convient de la remblayer, ne serait-ce que partiellement, et/ou de sécuriser la fermeture de la trappe. L accès aux souterrains se fait depuis la grande salle, à l intérieur du bunker, d où descend un escalier équipé d une main courante. L escalier a été creusé dans le rocher, et permet de descendre 6,3 m plus bas. Il est relativement raide. Son toit présente localement des dièdres rocheux de stabilité précaire. L escalier atteint le niveau inférieur composé de deux galeries filantes, l une vers l Ouest en direction du Rohrburg et la seconde vers le Nord où elle débouche en surface sous les falaises du Grossherzog, en bordure du «sentier historique». La galerie filant vers l Ouest n est pas maçonnée. À 3 m de son entrée orientale, on observe un tas de terre et de blocs sous une cloche de fontis. Le plan indique que BRGM/RP FR Rapport final 73

76 cette galerie est probablement en relation avec un affaissement observé en surface, devant le bunker. À cet endroit, le recouvrement, dont l épaisseur est évaluée à 3 m, est composé d un rocher fracturé mais sain, affecté par des poches d altération. Illustration 63 : Salle centrale avec plafond conservant le coffrage perdu en bois de l époque Illustration 64 : Couloir côté sud avec le toit en poutres d acier Illustration 65 : Terminaison de la partie sud. En arrière-plan, la zone effondrée (cliché SSF68) Illustration 66 : Effondrement et position d artillerie côté ouest du fortin (cliché SSF68) La galerie se prolonge sur près de 12 m et se termine par une cloche d effondrement de son toit due à la présence de matériaux très altérés et meubles. Le sol de cette dernière remonte de 4 m au-dessus du radier de la galerie et la hauteur du vide résiduel est de 2,2 m c'est-à-dire que le sommet de la cloche se situe sensiblement au même niveau que le sol du bunker (radier de la grande salle). Les données topographiques de surface dont nous disposons ne sont pas suffisamment précises pour calculer exactement l épaisseur du recouvrement à cet endroit, mais nous estimons qu elle est de l ordre de 1 m et peut être moins. 74 BRGM/RP FR Rapport final

77 Cette remontée de vide est située exactement sous le tracé du «sentier historique». À moins d engager des travaux de comblement, nous conseillons de modifier le tracé du sentier et de lui faire contourner cet endroit. Compte tenu de l état de la galerie occidentale, celle-ci doit être fermée au public. Il est à noter que le report cartographique met cette galerie en continuité avec le réseau du Rohrburg. Du côté de ce dernier, la galerie est descendante depuis le Grossherzog, si bien qu avant l effondrement son plancher est un peu plus bas que côté Grossherzog. La galerie de sortie vers le Nord est dans un état de stabilité très précaire. Cette galerie devait rejoindre, à son extrémité sud, un épi venant du Feste Mengelbier ou la partie effondrée devant le bunker. Elle est désormais murée (cf. Illustration 68). Dans ce tronçon, le massif apparait nettement fracturé et des dièdres défavorables sont constatés en voûte et sur les piédroits. Le tronçon au Nord de l escalier a été renforcé à plusieurs reprises, avec des blocs béton, des murs en pierres maçonnées et des poutres en acier. Ces renforts ont été disposés de façon à réparer et stabiliser un effondrement situé à environ 5 m de la sortie. Il est important de noter que, durant la mission d investigation, un mur et une partie de la voûte se sont effondrés. En surface, l effondrement débouche dans une zone très difficilement accessible et reculée par rapport aux divers chemins. Ce constat appelle à interdire l accès à cette galerie, à moins d engager des travaux de purge et de soutènement. Illustration 67 : Escalier menant aux souterrains Illustration 68 : Souterrain au pied de l escalier. Au fond, mur obturant le prolongement de la galerie BRGM/RP FR Rapport final 75

78 Illustration 69 : A droite, la galerie filant vers l ouest et le premier effondrement.;en arrièreplan, la partie maçonnée supposée contenir un ancien effondrement Illustration 70 : Effondrement de la galerie filant vers l Ouest Illustration 71 : Terminaison effondrée de la galerie ouest. Les personnes sont dans le vide résiduel, sous la cloche du fontis 76 BRGM/RP FR Rapport final

79 Illustration 72 : Effondrement récent d un mur de la galerie nord Illustration 73 : Repérage en surface (avec un ARVA) de la cloche d effondrement de la galerie ouest BRGM/RP FR Rapport final 77

80 Illustration 74 : Vue de l effondrement de la galerie nord depuis la surface 78 BRGM/RP FR Rapport final

81 Illustration 75 : Extrait du plan du champ de bataille secteur Mengelbier (E9-E10) BRGM/RP FR Rapport final 79

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83 9. Feste Mengelbier Mengelbier 1 Le réseau souterrain appelé Feste Mengelbier est l un des grands réseaux souterrains passant sous la crête. Situé sur le secteur oriental de la «cuisse droite» (Illustration 75), il reliait les réseaux souterrains du Grossherzog à l Ouest, d Aussichtsfelsen à l Est et du réseau appelé ici Mengelbier 2, au Sud. Il est composé d une entrée fortifiée et de sa descente d escaliers menant 4 m plus bas (Illustration 76 et Illustration 77) à une galerie filante qui se termine à l ouest sur une galerie qui lui est perpendiculaire. Ce site ne passe pas sous le «sentier historique», mais il en est proche (15 m). L accès en est libre. Illustration 76 : Entrée de Feste Mengelbier Illustration 77 : Vue de l escalier d accès au souterrain Illustration 78 : Effondrement vu depuis le bas Illustration 79 : Vue de la cloche d effondrement L escalier est maçonné sur une grande partie et débouche dans une étroite galerie où la roche est à nue. Après une chicane, la galerie s élargie passant de 1 à près de 2 m BRGM/RP FR Rapport final 81

84 de large et filant de façon rectiligne sur près d une trentaine de mètres. La hauteur moyenne de l ouvrage est de 2 m. Sur ce tronçon, la galerie est horizontale. L épaisseur de recouvrement est évaluée entre 4 et 6 m selon la topographie extérieure. Illustration 80 : Sommet du cône d effondrement galerie en contrebas (SSF68) Illustration 81 : Vue de la cloche d effondrement montrant les fractures soulignées de blanc et l aspect «blanc marbré» de la roche, lié à son altération 82 BRGM/RP FR Rapport final

85 À la jonction chicane / galerie filante, le côté nord de la galerie est effondré. D après le plan des amis du HWK, cet effondrement marque un carrefour avec deux galeries partant l une vers l abri Aussichtsfelsen et l autre vers le bunker à l ouest de ce dernier. Cet effondrement se présente sous la forme d une cloche de 7 m de diamètre remplie au ¾ par un tas de pierres et blocs, d une hauteur de 4 m (Illustration 78 et Illustration 80). Au-dessus-de ce dernier se trouve une cavité de 2,5 m de haut (Illustration 79). Cet effondrement s est développé dans une zone où la roche est plus altérée. Cette altération s accentue vers la surface, comme on l observe au toit de l effondrement où l encaissant est devenu argilisé et tendre (Illustration 81 et Illustration 79). Des blocs très instables pluridécimétriques y ont été repérés. La forte proximité de la cloche d effondrement avec la surface topographique est attestée par la présence de racines. Les mesures indiquent que le toit de l effondrement est situé 6,5 m au-dessus du radier de la galerie, soit 2 m plus haut que l entrée du site. Dans ce secteur nous manquons de données précises sur la topographie de surface, mais, en se basant sur le fonds fourni par l ONF, l épaisseur des terrains au-dessus du vide pourrait être comprise entre 1 et 2 m. Le report cartographique montre que ce vide n est pas situé directement sous le «sentier historique» mais une douzaine de mètres plus au sud. Ce vide, qui finira par atteindre la surface, est malgré tout situé près de la crête. Par mesure de précaution, le BRGM recommande d interdire l accès à l aplomb de l effondrement par un balisage pour éviter tout accident. Au centre de la galerie filante, deux salles avaient été creusées. L une côté nord, de 6 m x 3 m (Illustration 83), en bon état, l autre côté sud, de 3 m x 4 m, qui était équipée de coques en acier et maintenant partiellement effondrée. Cet effondrement du toit a été facilité et conditionné par une fracture argilisée orientée N90-70 S. La disposition des coques en acier tenait certainement compte de ce plan de faiblesse. Cette faille traverse la galerie et génère des dièdres susceptibles, à terme, de chuter. La géométrie de la galerie filante est elle-même guidée par cette structure, notamment à l ouest de la salle sud où le piédroit méridional s est effondré, laissant à nu le plan de faille (Illustration 84). BRGM/RP FR Rapport final 83

86 Les derniers 10 m de la galerie axiale sont sains et moins soumis aux chutes de toit. À sa terminaison, une branche file au nord en direction du Grossherzog et l autre vers le sud, en direction du second réseau Mengelbier. La première branche, longue d une douzaine de mètres, est montante vers le nord (dénivelée de 8 m) et se termine par un effondrement où l on sent un courant d air qui confirme une communication avec la salle sud du Grossherzog. La profondeur de la terminaison nord de cette branche est évaluée entre 3 et 4 m. Le radier de la galerie est couvert de blocs tombés démontrant, là encore, le rôle des failles argilisées (Illustration 85). Illustration 82 : Section de galerie saine dans ses dimensions d origine (SSF68) La branche sud est subhorizontale, et également le siège de nombreuses chutes de blocs qui masquent le plancher de la galerie (Illustration 86). Cette galerie se termine par un éboulement. Compte tenu de la topographie de la surface, cette galerie devait déboucher dans un abri non loin de Mengelbier 2. Des effondrements sont à craindre de façon inéluctable au niveau de la cloche de fontis au Nord-Est où l épaisseur du recouvrement est faible et sa nature médiocre. De façon moins rapide, les éboulements des terminaisons des branches nord et sud progresseront certainement à l avenir, on veillera notamment à celui situé en contrebas du Grossherzog. À moins de traiter ces effondrements, il conviendra de les matérialiser en surface comme des zones de danger. Au-dessus de la terminaison de la branche sud, une densification de la végétation pourrait être envisagée. L accès à ce réseau doit être maintenu fermé et une inspection de l ouvrage est recommandée au moins tous les deux ans. 84 BRGM/RP FR Rapport final

87 Illustration 83 : Salle centrale côté nord (SSF68) Illustration 84 : Eclatement du piédroit sud de la salle, contrôlé par une faille apparaissant plus argilisée (couleur rouge) BRGM/RP FR Rapport final 85

88 Illustration 85 : Branche nord remontant en direction du Grossherzog (SSF68) Illustration 86 : Branche sud vers le Mengelbier 2 (SSF68) 86 BRGM/RP FR Rapport final

89 10. Mengelbier 2 Mengelbier sud Le réseau que nous appelons Mengelbier 2 devait autrefois être en continuité avec la branche sud du réseau Mengelbier 1 ou Feste Mengelbier (Illustration 75). L accès se fait via un petit bunker à 30 m au sud du Grossherzog. L entrée est libre mais difficile d accès. Elle n est pas à proximité du tracé prévisionnel du «sentier historique», mais se situe en revanche non loin d un point de panorama. Ce réseau est orienté nord-sud. Il se compose d une galerie filante qui présente un dénivelé de près de 10 m sur 25 m de long, globalement la pente de la galerie suit celle de la surface topographique. L entrée est en béton armé, et de chaque côté des fers à béton particulièrement aigus devront être arasés. Après quelques marches, dans un boyau de 80 cm de large, sur lesquelles on ne peut que ramper, on accède au cœur de la galerie où la roche est à nu. Tout au nord de cette section devait se trouver un couloir de liaison avec le réseau Mengelbier 1 mais celui-ci est entièrement effondré : la hauteur résiduelle atteint à peine 1,2 m. Illustration 87 : Entrée bunkérisée de Mengelbier 2 ; en retrait une tôle couvre un effondrement Illustration 88 : Pointe saillante à arraser à l entrée de l ouvrage BRGM/RP FR Rapport final 87

90 Illustration 89 : Descente dans le souterrain Illustration 90 : Vue vers le sud du boyau au toit instable Illustration 91 : Vue vers le nord de Mengelbier 2 effondré et au toit comportant de nombreux dièdres instables Illustration 92 : Linteau maçonné dans la salle La galerie est large de près de 2 m mais son toit s est effondré en de nombreux endroits compte tenu de la géométrie des plans de failles et de diaclases. Les blocs peu stables sont très nombreux sur la partie nord de l ouvrage, au niveau du toit comme sur les piédroits. 88 BRGM/RP FR Rapport final

91 Plus vers le sud, des maçonneries ont résisté et remplissent encore leur rôle d écran antiérosion. Au centre de l ouvrage, une large salle (4,5 m x 3,5 m) est dans un état de stabilité satisfaisant, mais son toit est localement renforcé par un linteau reconstitué en pierres maçonnées et une tôle d acier. Ce linteau n a plus d appuis et ne tient plus que par la cimentation des blocs, il ne joue donc pas de rôle stabilisant. Il pourrait correspondre à la réparation d un effondrement. Côté ouest, une position d artillerie s ouvre sur une étroite meurtrière débouchant à mihauteur sur la falaise. Illustration 93 : Position de guet ou de tireur (SSF68) Illustration 94 : Extrémité basse du réseau La terminaison sud de la galerie filante passe à un étroit couloir en béton, long de 6 m qui débouche également sur une position de «sniper» dans la falaise. Le réseau Mengelbier 2 est dans un état de stabilité médiocre : les chutes de blocs y sont nombreuses et d autres se produiront compte-tenu de l état de fracturation de l encaissant rocheux. L épaisseur de son recouvrement est de l ordre de 3 à 5 m. Cet ouvrage ne passe ni sous le «sentier historique», ni à proximité, mais son accès doit être obturé. BRGM/RP FR Rapport final 89

92 11. Aussichts Felsen Illustration 95 : Vue en plan des souterrains Aussichst Felsen est un site phare du camp de bataille situé à l extrémité orientale du champ de bataille (Illustration 75), sous le promontoire rocheux contre lequel a été édifié le «Monument du 152». Cet ouvrage souterrain comporte deux niveaux (cf. Illustration 95). Le niveau inférieur, par lequel on accède, est constitué : - d une galerie rectiligne de direction nord-sud, d environ 25 m de long, 2 m de large en moyenne et 2,2 m de haut (cf. Illustration 96), et d un tronçon de galerie obturé par un effondrement (cf. Illustration 97). Les cadres des deux entrées nord et sud sont renforcés par du béton ainsi que le court couloir de liaison entre l entrée sud et la galerie. Le tronçon de galerie effondré, long de 7 m, se raccorde à la galerie rectiligne à l extrémité de ce couloir. Sa largeur est inférieure à 2 m ainsi que sa hauteur. Il s agissait d une galerie de liaison avec le Grossherzog ; - d une chambre d environ 18 m 2, à l est de la galerie rectiligne, à laquelle on accède par un boyau de 4 m de long (cf. Illustration 98 et Illustration 99). Leur hauteur n excède pas 2,2 m. 90 BRGM/RP FR Rapport final

93 Illustration 96 : Galerie inférieure, vue depuis le sud Illustration 97 : Galerie vers Grossherzog effondrée/remblayée Illustration 98 : Chambre est Illustration 99 : Couloir d accès chambre est À l exception des entrées, les parements des galeries et de la chambre ne comportent aucun revêtement et montrent un encaissant rocheux très résistant (traces de creusement à l explosif), mais très fracturé. Ce réseau de fractures - dont certaines ont guidé les directions de creusement, combinées aux directions des vides laissés par les galeries et la chambre, délimite des pierres et petits blocs éventuellement susceptibles de chuter, à moyen terme, sous le seul effet de leur poids (cf. Illustration 100). Pour l instant, les ponts de matière présents entre les épontes des fractures les maintiennent en place. BRGM/RP FR Rapport final 91

94 Illustration 100 : Pierres plus ou moins stables au toit de la galerie Le niveau supérieur a été creusé 3,3 m plus haut, à l ouest de la galerie rectiligne. On y accède par une sorte d échelle en bois puis par des marches taillées dans la roche (cf. Illustration 101). Il est constitué : - d une chambre d entrée, d environ 12 m 2, comportant un renfoncement face à la porte d entrée. Le fond de ce renfoncement (cf. Illustration 102) se prolongeait par une chambre encore ouverte sur l extérieur (cf. Illustration 104) en contrebas de la croix du promontoire avant d être obturé par un mur en béton comme en témoigne le profilé en acier qui servait de linteau à cette ouverture (cf. Illustration 103). Le plancher de la chambre extérieure pourrait se situer au niveau du profilé métallique, soit 2 m plus haut que celui de la chambre d entrée ; Illustration 101 : Echelle et escalier d accès au niveau supérieur 92 BRGM/RP FR Rapport final

95 Illustration 102 : Niveau supérieur - Chambre d entrée Illustration 103 : Fermeture liaison avec extérieur Illustration 104 : «Chambre extérieure» - Ouverture sous la croix (à gauche) et intérieur (à droite) BRGM/RP FR Rapport final 93

96 - d un couloir de 5 m de long, 1,7 m de large et 1,6 m de haut prolongeant vers le nord la chambre d entrée ; - d une chambre en bout du couloir à laquelle on accède par un court escalier de 0,8 m de haut, pourvue d une fenêtre ouverte sur l extérieur (possiblement un poste pour une vigie ou un tireur). D une surface proche de 10 m 2 et haute de 2 m, son plancher est surélevé de 0,3 m côté fenêtre (cf. Illustration 105 et Illustration 106). Illustration 105 : Fenêtre tireur/vigie Illustration 106 : Dénivellation chambre/couloir d entrée Comme dans le réseau inférieur, les parements rocheux ne sont pas revêtus sauf un peu de béton armé au toit de la chambre d entrée, au-dessus du mur fermant l accès à la chambre extérieure et montrent un encaissant rocheux très résistant (traces de creusement à l explosif) bien que très fracturé. L encaissant rocheux de ces souterrains est très résistant et, bien que très fracturé, on n y observe pas de signes de décompression significatifs. Le réseau est pour l essentiel situé sous un recouvrement de 3 à 5 m d épaisseur, entièrement rocheux (cf. Illustration 107 et Illustration 108) hors aplomb de la galerie de liaison avec le Grossherzog (l éboulement est en partie constitué de terrains meubles). Ce réseau est globalement stable, au moins à court et moyen terme, mais quelques chutes de pierres pourront éventuellement s y produire (cf. plages oranges sur Illustration 95). 94 BRGM/RP FR Rapport final

97 Illustration 107 : Coupe Ouest - Est Illustration 108 : Coupe Nord - Sud BRGM/RP FR Rapport final 95

98 Le manque de luminosité fait que les quelques visiteurs qui s aventurent dans cet aménagement ne font que parcourir rapidement la galerie traversante nord-sud. Le risque lié à une éventuelle chute de pierre est donc très limité. Cependant, nous recommandons d essayer de purger (à la canne à purger) les pierres qui semblent instables dans les secteurs indiqués précédemment puis de «bomber» ces secteurs à l aide d une peinture fluorescente qui servira de témoin à contrôler à la fin de chaque printemps. Le semblant d échelle en bois qui facilite l accès à l étage devra être retiré. L ouverture de la chambre extérieure devra être sécurisée par la pose d une grille métallique. 96 BRGM/RP FR Rapport final

99 Illustration 109 : Extrait du plan du champ de bataille secteur Monument du 152 (E10) BRGM/RP FR Rapport final 97

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101 12. Feste Ratz Le Bunker FesteRatz est un ouvrage situé au sud-est du monument du 152 ème (Illustration 109) à quelques mètres du sentier scénographié. Il dispose de trois entrées et de deux salles principales. On distingue deux parties, l une au nord et l autre au sud. Les deux entrées principales - 2 m de haut par 0,6 m de large - sont dans la partie nord. Elles sont précédées par des contreforts en pierres maçonnées donnant à cette construction son originalité (Illustration 111 et Illustration 110). Les entrées se prolongent en couloirs étroits (0,6 m) qui débouchent dans une même salle en se faisant face (Illustration 117). Les murs des entrées sont dans un état satisfaisant mais quelques pierres en hauteur doivent être purgées ou scellées. Les murs du couloir nord sont en pierres maçonnées et son toit en poutres acier, profilées en I, entre lesquelles des blocs sont enchâssés, sans cimentation. La nature du toit change vers l intérieur de l ouvrage où, entre les poutres, les blocs ont été cimentés. Les murs du couloir sont partiellement effondrés, laissant localement une partie de la maçonnerie sans soubassement. Le plafond est construit avec des poutres en acier supportant un remblai de blocs légèrement cimentés. Près de la jonction avec la salle principale, le toit est localement ouvert et l on distingue des remblais de blocs hétérogènes non cimentés (Illustration 119). Illustration 110 : Entrée centrale Illustration 111 : Entrée nord BRGM/RP FR Rapport final 99

102 Illustration 112 : Entrée sud La jonction entre le couloir nord et la salle a été le siège d un effondrement qui a atteint la surface 5 m au sud du chemin principal (Illustration 113, Illustration 115 et Illustration 116). Ce dernier a été signalé et balisé par l ONF en juin Le vide permet de constater un recouvrement de 1,3 m d épaisseur. La pièce qui relie les deux couloirs présente un habillage (coffrage) en tôle ondulée. Cette dernière supporte un remblai de blocs grossièrement bétonnés (Illustration 114). La structure apparaît en bon état. Côté nord, les matériaux de l effondrement forment un cône qui remonte jusqu à 1 m sous la voûte qui doit atteindre 2 m de haut. Illustration 113 : Accès à la salle centrale partiellement obstrué par l effondrement Illustration 114 : Salle centrale 100 BRGM/RP FR Rapport final

103 Illustration 115 : Fontis au-dessus du bunker Feste Ratz Illustration 116 : Vue rapprochée de l effondrement (photo SSF68) La partie sud de cet ouvrage comprend une entrée et une salle creusées dans le rocher. La salle communique avec le couloir sud mentionné précédemment (Illustration 112). L entrée creusée dans le rocher est en partie remblayée (ouverture de 80 cm de haut). Le massif rocheux au-dessus de cette entrée est fracturé et des blocs pluridécimétriques pourraient chuter, à l image de ceux observés au sol (Illustration 112). Côté intérieur, le plafond est constitué de 2 trames croisées de poutres métalliques supportant un remplissage en pierres maçonnées. La salle, haute de 2,5 m, est dans un état de conservation et de stabilité satisfaisant. Le rocher à cet endroit est fracturé mais sans instabilité apparente (Illustration 120). Un conduit de «cheminée» part de la salle et débouche en surface 2 m plus haut. L ouvrage Feste Ratz a déjà subi un effondrement au nord et un second semble prendre naissance dans le couloir sud (Illustration 119). Il convient de fermer les accès de ce bunker pour empêcher toute intrusion risquée et de s assurer de l état des barrières installées. BRGM/RP FR Rapport final 101

104 Illustration 117 : Couloir central avec à gauche un pan de mur effondré Illustration 118 : Salle sud donnant sur la salle centrale Illustration 119 : Détail du plafond du couloir central avec un effondrement en cours dans le toit côté gauche Illustration 120 : Vue de la salle sud et de son entrée 102 BRGM/RP FR Rapport final

105 13. Galeries sous le monument du 152 Cet ouvrage est situé à l extrémité orientale du champ de bataille, le tracé prévisionnel du chemin scénographié passe à quelques mètres de là (Illustration 109). L ouvrage est librement accessible depuis la plateforme du monument (Illustration 121 et Illustration 122). Il se compose d une salle et d une galerie en U. Il est creusé dans la roche, et seules les extrémités extérieures, côté plateforme, sont maçonnées. Sa hauteur est de 2 m. La salle est rectangulaire et fait 7,9 m². Comme sur toute la zone, le massif rocheux est diaclasé. À l extrémité orientale du pilier situé à la jonction de la salle et de la galerie en U, des fractures découpent la roche et forment des dièdres disposés de façon défavorable (Illustration 123). Aucun signe d instabilité n est cependant observé. Une inspection régulière permettra de contrôler toute évolution du site. Cet ouvrage est globalement en bon état et ne nécessite pas de recommandations de mise en sécurité. En surface, on notera que l éperon sur lequel le monument est adossé a été localement reconstitué avec des pierres collées et que certaines se déchaussent : il conviendra de les reprendre. Illustration 121 : Accès sud Illustration 122 : Accès nord BRGM/RP FR Rapport final 103

106 Illustration 123 : Diaclases délimitant des dièdres défavorables à l extrémité ouest du pilier. 104 BRGM/RP FR Rapport final

107 Illustration 124 : Extrait du plan de localisation du champ de bataille secteur du téléphérique (D10) BRGM/RP FR Rapport final 105

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109 14. Alvéoles près du compresseur Le tracé prévisionnel du «sentier historique» passe sous le monument du 152 ème audevant d une série d ouvrages phares du champ de bataille, notamment des salles creusées dans le rocher et abritant le compresseur, la machinerie du câble de ravitaillement (téléphérique) et des casernements (Illustration 124). Le premier ouvrage du secteur est un ensemble de trois alvéoles : des abris construits avec des tôles ondulées métalliques sous remblais et maçonnerie. Les extrémités amont des deux alvéoles méridionales sont effondrées alors que la plus au nord est intacte. La structure métallique de l alvéole la plus méridionale présente des désaffleurements décimétriques entre chaque module et apparaît nettement déformée (Illustration 126). Cette alvéole doit être surveillée pour définir si le phénomène d écrasement est stabilisé ou se poursuit. Si le phénomène est évolutif, un effondrement de la structure est à craindre et les remblais, qu elle supporte, pourraient se répandre sur le chemin contigü. Remblayer l alvéole solutionnerait le problème de manière définitive, mais on peut également envisager une solution d attente, consistant à placer des étais sous les poutres de faîte longitudinales (deux travées externes) et à surveiller l éventuelle évolution de l ensemble. Les structures métalliques des deux autres alvéoles ne sont pas déformées et ne présentent aucun signe d instabilité (Illustration 127 et Illustration 128). Des purges seront à prévoir sur les maçonneries, notamment celles située audessus de l alvéole sud et celles qui bordent l alvéole nord (Illustration 125 et Illustration 129). Des pierres se sont décrochées durant nos investigations - le ciment de l époque se désagrège - et les murs montrent des signes d affaissement et de basculement. Illustration 125 : Vue générale des alvéoles Illustration 126 : Alvéole sud BRGM/RP FR Rapport final 107

110 Illustration 127 : Alvéole centrale Illustration 128 : Alvéole nord Illustration 129 : Mur nord à l origine de chutes de blocs sur le chemin 108 BRGM/RP FR Rapport final

111 15. Compresseur La salle du compresseur, située sur le versant nord de la «cuisse droite» (Illustration 124), est une grande chambre creusée dans le rocher sain, bien que fracturé. Au cœur de la pièce, les éléments de la machinerie sont encore présents. Cet espace souterrain est dans un état de conservation et de stabilité satisfaisant, ce qui permet d envisager de les laisser en l état. Le tracé prévisionnel du chemin scénographié passe devant ce site dont l accès est libre. Illustration 130 : Entrée de la salle du compresseur.illustration 131 : Intérieur et équipements d époque BRGM/RP FR Rapport final 109

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113 16. Téléphérique Le souterrain du téléphérique est une chambre creusée dans le rocher sain, bien que fracturé. Ce souterrain est en forme de U, avec l ouverture tournée vers l amont. Sur sa branche sud, un appendice était utilisé comme réservoir (possiblement pour du carburant ou encore de l eau). Le tracé prévisionnel du chemin scénographié passe devant ce site dont l accès est libre. Des vestiges des machines sont encore en place (roues dentées, socle en béton, ), ce qui confère à ce site un attrait touristique supplémentaire (Illustration 134). Un mur en béton armé, dans lequel est percée l entrée, arme la façade du site, mais le béton se dégrade avec le temps. Le pied de l encadrement de l entrée, côté gauche, a disparu et il conviendra de le reconstituer (Illustration 132 et Illustration 133). Le faux pilier séparant les deux branches du U est particulièrement fracturé et localement aminci (Illustration 135). Le pendage très prononcé de certaines fractures n est pas très favorable d un point de vue mécanique, mais nous n avons observé aucun signe de déplacements aux épontes de ces fractures ni aucun bloc chuté en provenance de ce «pilier», ce qui suggère qu il n est pas très sollicité. Ce site peut être conservé en l état sous réserve d une surveillance annuelle compte tenu de sa fréquentation présente et à venir. Pour s assurer de l absence de déplacements, nous suggérons la mise en place de fissuromètres ou, à défaut, de témoins «tout ou rien» sur les fissures. Illustration 132 : Entrée du téléphérique Illustration 133 : Jambage de l entrée du téléphérique BRGM/RP FR Rapport final 111

114 Illustration 134 : Vestigse des machines du téléphérique Illustration 135 : Fractures dans le pilier séparant les deux pièces du téléphérique 112 BRGM/RP FR Rapport final

115 17. Mühe-Burg L entrée de l ouvrage se situe légèrement en contre-haut du «sentier historique», peu après celle du Téléphérique à l ouest (Illustration 124). Il se compose d une galerie «en zigzags» d une douzaine de mètres de long se terminant par une chambre de 25 à 30 m 2 (Illustration 124). L entrée, ainsi que le premier tronçon de la galerie, est maçonnée/bétonnée (cf. Illustration 136), tandis que le reste de la galerie et la chambre sont bruts de creusement. Illustration 136 Entrée maçonnée de la galerie Bien que fracturé, l encaissant rocheux est massif et ne présente pas de signes flagrants d instabilités. Comme il n y a qu une seule ouverture, une fois passé le premier tronçon de galerie, l ouvrage est très sombre et n incite pas à progresser plus à l intérieur. Il est donc inutile d en interdire l accès. BRGM/RP FR Rapport final 113

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117 18. Holtzburg Il s agit d un abri en pierres maçonnées, à l état de ruine. Le sentier historique passe à 20 m au nord, mais un autre chemin descendant depuis la sortie nord du Grossherzog (cf. 3.3 «Du Grossherzog à Holzburg») passe juste au-devant (Illustration 124). Ses dimensions sont de 5 m de long pour près de 3 m de haut. Les murs restants sont dans un état de stabilité très précaire avec un vide en piédroit (Illustration 138), un écroulement partiel est à craindre. Le chemin passe au pied de l ouvrage (Illustration 139) et compte tenu de la hauteur des ruines, il est recommandé de le dévier vers le nord-est. Illustration 137 : Vue des ruines du Bunker Holzburg et en arrière-plan l escalier menant vers le Grossherzog, au premier plan le chemin BRGM/RP FR Rapport final 115

118 Illustration 138 : Trou béant au pied du mur d enceinte du bunker surplombant le chemin Illustration 139 : Vue montrant la proximité entre les ruines et le chemin 116 BRGM/RP FR Rapport final

119 Illustration 140 : Extrait de plan du champ de bataille secteur Karlfeste (D9) BRGM/RP FR Rapport final 117

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121 19. Gewerschaft Stollen L entrée bétonnée de cet ouvrage se situe en contrebas du tracé du «sentier historique» et des ruines du Bunker Karlfeste (Illustration 140). L abrupt rocheux au pied duquel elle a été percée fait environ 7 m de haut. Peu après l entrée 2,5 m plus loin -, une chambre s ouvre sur la droite du couloir. Elle est du type «abri», c'est-à-dire de forme semi-circulaire. Ses dimensions au sol sont approximativement 4 m de long (allongement parallèle au «sentier historique») sur 2,8 m de large, pour une hauteur de 2,2 m. Son soutènement en tôles est totalement oxydé et en partie effondré côté intérieur, ce qui a libéré plusieurs mètres cubes de matériaux instables en piédroit (Illustration 141). L observation du parement extérieur montre que le pied de l abrupt rocheux a été sous-cavé puis remblayé/maçonné après mise en place du coffrage en tôles (cf. Illustration 142). Illustration 141 Chambre-abri de l entrée BRGM/RP FR Rapport final 119

122 Illustration 142 Extérieur maçonné de la chambre-abri (entrée à gauche) Au-delà de l accès à la chambre-abri, le couloir bétonné/maçonné devient une galerie nue, de 2 à 3 m de large, dont le toit s est effondré sur les 5 à 6 premiers mètres et sur une épaisseur d environ 1,5 m (Illustration 143). Sur ce tronçon, on note la présence, côté sud-est, d une entrée bétonnée qui devait donner accès à une chambre qui n est plus pénétrable car effondrée et/ou remblayée (Illustration 143 et Illustration 144). Illustration 143 Vue de l intérieur vers l extérieur - Toit effondré et accès bétonné à une chambre maintenant effondrée 120 BRGM/RP FR Rapport final

123 Illustration 144 Prolongement de la galerie au-delà de la chambre obturée La galerie reste pénétrable, quoique difficilement du fait de la faible épaisseur du vide résiduel, sur petite dizaine de mètres avant d être obturée par un effondrement (Illustration 145). Cette galerie est manifestement montante depuis l entrée de la chambre-abri (le haut de la porte de la chambre remblayée est plus haut que celui de la chambre-abri d au minimum 1 m, et conduisait au Rohrburg. Illustration 145 Extrémité obturée de la galerie BRGM/RP FR Rapport final 121

124 Le toit de la partie de galerie non bétonnée est instable et continuera de se dégrader, même si l on ne prévoit pas son effondrement généralisé avant le long terme. Par ailleurs, l amenuisement de l épaisseur du vide résiduel au-delà de la chambre-abri de l entrée favorisera l auto-comblement des montées de voûtes, si bien qu en dernier lieu, l impact en surface devrait-être limité. Il en va de même pour la chambre-abri de l entrée, qui n est pas située directement sous le «sentier historique» et donc ne l impactera pas en cas d effondrement généralisé. Il faut interdire l accès à cet ouvrage par la pose d une solide grille, rendue amovible pour permettre un suivi de l évolution de la galerie sous l aplomb du «sentier historique». À long terme, il sera toujours envisageable de déplacer le tracé de ce dernier vers le sud-ouest, au-dessus du tronçon dont le vide résiduel est très inférieur à 2 m. 122 BRGM/RP FR Rapport final

125 20. Karlfeste : L ouvrage Karlfeste est un imposant bunker en ruine situé le long du «Sentier des Mines» emprunté ici par le tracé du «sentier historique» (Illustration 146). L ouvrage est effondré à l arrière et son toit, épais, en pierres maçonnées, s est totalement effondré, son angle nord basculant vers l intérieur tout en restant appuyé sur les produits éboulés (cf. Illustration 147). L évaluation de l épaisseur de son recouvrement est difficile, mais, d après la photo de l Illustration 146, elle devait-être de 3 à 4 m. Sa façade comporte deux entrées, donnant chacune sur une salle de type «abri sous tôles ondulées métalliques» recouvertes de béton et remblais. Elles sont effondrées mais la salle de droite est encore accessible, le toit de cette dernière est très endommagé (Illustration 148 et Illustration 149). L ouvrage n est pas visitable et nous recommandons d en obturer les entrées. Des blocs se détachent des murs de chaque côté de l ouvrage et certains atteignent le chemin. Il est conseillé de purger les maçonneries instables les plus hautes et de jointoyer celles situées sur les parties les plus basses. Illustration 146 : Ouvrage Karlfeste durant la Première Guerre mondiale BRGM/RP FR Rapport final 123

126 Illustration 147 : Ruines de l ouvrage Karlfeste aujourd hui Illustration 148 : Vue de la salle de droite partiellement effondrée du Karlfeste Illustration 149 : Détails de l affaissement affectant la voute de la salle de droite du Bunker Karlfeste 124 BRGM/RP FR Rapport final

127 21. Grotte Holzburg Illustration 150 : Vue de l entrée de la galerie dite grotte Holzburg (SSF68) Entre les ruines du Bunker Holzburg et les ruines de Karlfeste, nous avons découvert les vestiges d une entrée, que l on suppose avoir été en connexion avec le réseau Gewerschaft Stollen. Cette entrée est située dans un point bas, peu accessible et relativement bien cachée dans les bois, marquée par un effondrement sur le plan (Illustration 140). Cette entrée de galerie n est accessible que sur à peine 3 m, au pied d une petite falaise de 5 m de haut (Illustration 150). L intérieur de cette galerie vide résiduel - est dans un état particulièrement instable, des écailles dont certaines approchent le quintal sont décollées de plusieurs centimètres au niveau du toit (Illustration 151 et Illustration 152). L accès à ce site doit être rigoureusement interdit. Sa situation à l écart du chemin et de la vue constituent en soi une protection, mais nous recommandons toutefois l obturation définitive de cette entrée. BRGM/RP FR Rapport final 125

128 Illustration 151 : Ecaille au plafond de la galerie Illustration 152 : Terminaison effondrée de la galerie Illustration 153 : Premiers mètres de la galerie depuis l intérieur 126 BRGM/RP FR Rapport final

129 Illustration 154: Extrait de plan du champ de bataille secteur malpertus (C7 C8) BRGM/RP FR Rapport final 127

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131 22. Galerie au sud-ouest de Gallaschburg (ouest Tranchée Verbindung) Il s agit d une galerie en «zigzags» à laquelle on accède depuis la tranchée qui relie les bunkers Blindsack au «sentiers des mines». Elle se situe dans une zone peu passante (Illustration 154), non visible depuis le «sentier des mines». Haute de 2 à 2,2 m et large d environ1,5 m, elle n excède pas 15 m de long. Elle doit sa présence à celle d un affleurement rocheux dans une partie relativement peu pentue du versant (Illustration 155). Sa faible largeur l a préservée des gros effondrements de toit, si bien que l on ne compte que peu de pierres et blocs sur son plancher (Illustration 156). Dans sa partie terminale, l encaissant rocheux est humide et des flaques d eau couvraient encore son plancher début juillet (Illustration 157). Illustration 155 Extrémité de tranchée et entrée creusée dans l affleurement rocheux BRGM/RP FR Rapport final 129

132 Illustration 156 Peu de chutes de pierres et blocs récents Illustration 157 Plancher partiellement inondé en bout de galerie Cette galerie est globalement (entrée et développement) en bon état. Des chutes de pierres et petits blocs pourront éventuellement s y produire épisodiquement, mais pas d effondrement. Cette galerie est éloignée du «sentier historique» et l embranchement qui y conduit, depuis la «Tranchée Verbindung», reste peu discernable au printemps et en été. Il n est donc pas à craindre qu elle soit visitée par des touristes non avertis. Pour prévenir tout incident, nous conseillons cependant de fixer un panneau au-dessus de son entrée avertissant du danger d éboulement. 130 BRGM/RP FR Rapport final

133 23. Abri Kreutzburg L abri de Kreutzburg est situé à quelques dizaines de mètres au sud du «sentier des mines», non loin du site Gallaschburg (Illustration 154). Les restes à peine discernables d une tranchée y mènent, et des arbres tombés en gênent l accès. Il s agit d un abri de type alvéole en tôle ondulée métallique sous remblais, avec une entrée maçonnée épaisse de plus d un mètre (Illustration 158). L entrée donne sur une pièce unique mesurant 3,2 m de large sur 4,2 m de long. La pièce est voûtée et la hauteur maximale sous son axe est de 1,8 m. Le recouvrement, de près d un mètre d épaisseur, est composé d un remblai de blocaille qui, pour sa partie visible, est non cimenté. La structure métallique en elle-même a jusqu ici bien résisté au temps et ne montre pas de désordres particuliers. Côté amont, à l opposé de l entrée, son extrémité n est pas maçonnée et s éboule à l intérieur de l ouvrage. Compte tenu de la nature de l ouvrage et de son recouvrement, nous recommandons que son accès soit fermé. Illustration 158 : Entrée de l abri Kreuztburg (SSF68) BRGM/RP FR Rapport final 131

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135 24. Malepartus (ouvrage de surface) : Le site dit Malepartus est à quelques mètres en contrebas du «sentier des mines» sur le flanc nord. Il n est pas desservi par le «sentier historique» qui passe une dizaine de mètres plus au sud, mais le «Sentier des Mines» (sentier balisé) est très fréquenté (Illustration 154). Il est composé des ruines d un bâtiment et d un réseau souterrain en forme de U (voir fiche 24). Seul subsiste le rez-de-chaussée en béton armé du bâtiment (plancher bas et plancher haut). Au niveau des ruines, le plancher supérieur, proche du «sentier des mines», est en mauvais état et percé de trémies présentant des risques de chutes (2,5 m entre les deux planchers). L accès à cette ruine est relativement aisé, il conviendrait d en interdire l accès en mentionnant le risque de chutes. Illustration 159 : Ruines de Malepartus BRGM/RP FR Rapport final 133

136 Illustration 160 : Trappe dangereuse dans une dalle des ruines Illustration 161 : Etat de conservation d une dalle de Malepartus 134 BRGM/RP FR Rapport final

137 25. Malepartus (souterrain) : Le réseau souterrain ne concerne pas directement le «sentier historique», mais il passe sous le «sentier des mines», balisé et très emprunté (Illustration 154). Il se compose de trois chambres reliées par une galerie en croissant dont les 2 extrémités débouchent au pied d une petite falaise - le «sentier des mines» suit localement la crête de cette dernière - et d une galerie filant en direction du sud-ouest (Illustration 162 et Illustration 163). Les entrées du souterrain sont derrière les ruines. L entrée orientale est située à près de 2 m sous le plancher bas des ruines, soit 5 m en contrebas du sentier. Elle est directement creusée dans le rocher, sans parements maçonnés. Des arbres imposants surplomblent cet accès (Illustration 162). L accès côté ouest est légèrement plus haut, puisqu il débouche au même niveau que le plancher bas des ruines. L ouvrage est entièrement creusé dans le rocher. Des murs épais - # 0,60 m - en béton grossier ont été montés contre les piédroits et localement liaison entre la chambre centrale et la chambre nord, le toit de la galerie est également bétonné. Illustration 162 : Entrée orientale Illustration 163 : Entrée occidentale BRGM/RP FR Rapport final 135

138 La roche est très fracturée et traversée par une série de «failles argileuses» affectant principalement les chambres sud (Illustration 164) et nord, ainsi que le début de la galerie montante. Ces zones argileuses ont des propriétés mécaniques médiocres, à l origine de décollements de toit, de chutes de blocs et du développement de cloches de fontis se rapprochant de la surface. Illustration 164 Faille argilisée à l entrée de la chambre sud On observe donc dans ces 3 pièces des effondrements dont le plus important est situé à la jonction entre la galerie montante et la galerie en U. À cet endroit, le tas de blocs amoncelés atteint 2,5 m de haut et le toit remonte d autant plus haut (Illustration 168). Le recouvrement à cet endroit est estimé à 3 m compte tenu de la topographie. La galerie montante se dirigeait manifestement vers la surface, mais elle est entièrement remblayée/effondrée et le vide résiduel ne permet d y pénétrer que sur une douzaine de mètres, après quoi la faible épaisseur du vide résiduel empêche toute progression (Illustration 169). La salle centrale est remplie au 2/3 sur son côté nord par des blocs probablement effondrés du toit (Illustration 166). Cet éboulis étant contenu par un muret en pierres, l instabilité a dû se manifester pendant le creusement du souterrain ou pendant les hostilités, il semble stabilisé. Dans la salle sud, on note de nombreux blocs tombés qui jonchent au sol. La chambre occidentale présente une hauteur importante, de 4 m, due à des montées de voûte en relation avec des fractures argilisées (Illustration 170). Puisque l on note peu de blocs sur le plancher, c est que les montées de voûte ne se sont pas récentes et se sont produites lors du creusement ou durant l utilisation du souterrain (Illustration 167). Des plots de murs en béton ont basculé au sol sans que cela soit dû à des instabilités des piédroits de la chambre (possibles suite à des actions de destruction à la fin de la guerre). Le recouvrement aux entrées n excède pas 5 m. Compte tenu de la dénivellation constatée entre les deux extrémités du réseau, on peut penser que l épaisseur du recouvrement est au minimum de 2 m dans la chambre nord, de 5m au-dessus des 136 BRGM/RP FR Rapport final

139 galeries de liaison entre chambres et d accès et de 4 m à l aplomb de la chambre sud. Certains tronçons des galeries sont clairement instables et évolutifs, mais le site est à l écart du «sentier historique». Les vides résiduels de la galerie montante ne posent pas de problème de sécurité en surface car son aplomb est dans les bois et difficilement accessible. Nous recommandons de fermer au public les accès à cet ouvrage, mais la présence du «sentier des mines» à son aplomb impose un système de fermeture permettant cependant des visites de contrôle. Illustration 165 : Salle orientale de Malepartus avec des blocs tombés du toit au premier plan Illustration 166 : Salle centrale : mur antiérosion maçonné à gauche, mur en pierres sèches à droite maintenant les débris effondrés du toit BRGM/RP FR Rapport final 137

140 Illustration 167 : Salle occidentale avec les maçonneries en piédroits, dont l un a basculé au premier plan Illustration 168 : Vue sur l effondrement entre la salle orientale et la pièce centrale Illustration 169 : Départ galerie montante Illustration 170 Ancienne montée de voûte dans la chambre occidentale 138 BRGM/RP FR Rapport final

141 26. Abri Malpertus Sud (C5M3) Au nord-ouest de la grande tranchée reliant Dora à Malpertus se trouve un abri dont l entrée a été enregistrée sous le code C5M3 (Illustration 154). Il s agit d un ouvrage dans lequel on entre très facilement, situé sur le parcours du sentier scénographié. Il est à moins d une centaine de mètres au sud du site Malpertus et moins d une dizaine de mètres plus haut d un point de vue altimétrique. L ouvrage est composé d une entrée en pierres maçonnées, longue de 2 m pour 1,5 m de large et d une salle voûtée construite à partie d un module en tôle ondulée sous un recouvrement de remblais. L alvéole métallique mesure 5 m de long sur 2,5 m de large et sa hauteur dans l axe est de 2,1 m. La structure métallique est dans un état d oxydation avancé mais ne présente pas de signes de dégradation. Nous supposons que cet abri a été construit sur une ancienne tranchée, ce qui pourrait expliquer l excavation au sol de 80 cm de large sur 1,2 m de profondeur. Dans cet ouvrage, nous avons constaté deux effondrements : - Le premier, que l on peut qualifier de mineur, s est produit dans l entrée, côté sud. L éboulement de terre s est apparemment produit à la faveur d un élément de la construction non identifié (cheminée, périscope, ) mais de petite section (40 cm de côté) ; - Le second effondrement est lui plus volumineux. Il s est produit au bord de l ouvrage, côté nord. Les terrains à l extrados de l abri se sont entièrement dérobés laissant derrière la tôle un vide de 3,8 m de diamètre remontant jusqu à la surface, située 3,2 m plus haut. Les relevés topographiques semblent indiquer que cet effondrement correspond à celui de la galerie appendiculaire effondrée du souterrain Malpertus. Le premier effondrement n a pas été retrouvé en surface, contrairement au second. Ce dernier est situé dans les bois, éloigné des axes de passage. En surface, le fontis mesure 1 m de diamètre. Il n existe à ce jour aucune matérialisation de la zone de danger. Les structures de l ouvrage sont dans un état de stabilité satisfaisant. Les craintes concernent l effondrement identifié au nord de l ouvrage. Bien qu en retrait de la tranchée, il conviendra de le baliser largement en surface afin d éviter toute chute de personne. BRGM/RP FR Rapport final 139

142 Illustration 171 : Vue de l intérieur de l abri Illustration 172 : Vue de la cloche d effondrement principale 140 BRGM/RP FR Rapport final

143 27. Sengern tunnel Illustration 173: Vues extérieures de l'ouvrage entrée est à droite, entrée ouest à gauche Le site Sengern Tunnel est situé dans la partie amont de la tranchée reliant Dora à Malpertus (Illustration 154). Ce site fait partie intégrante du «sentier historique». Il est composé d une entrée bunkerisée, appelée tunnel, car il s agit d un passage couvert dans la tranchée. II était destiné à sécuriser l accès à deux ouvrages souterrains : le premier, au sud, en forme de boucle, comprend une position de tireur embusqué et le second, au nord, est composé d une salle de type abri en tôle ondulée métallique et de son boyau d accès. Chaque ouvrage dispose d une seconde entrée dans le tunnel, ces deux entrées se faisant face). Le tunnel abrite deux escaliers descendants et convergents de part et d autre desquels s ouvrent les accès secondaires aux ouvrages latéraux (Illustration 178). La dénivelée est de 2 m entre le sol de la tranchée ouest et le cœur de l ouvrage et de 1 m par rapport au sol de la tranchée côté Est. Le tunnel fait 3,5 m de long sur 1 m de large. Sa hauteur maximale est de 2,6 m et son recouvrement de 1 m. La partie tunnel est dans un bon état de conservation. Il est à noter que l escalier occidental est particulièrement raide et glissant en cas de pluie, une main courante s avérerait opportune. Quelques clous saillants seront à araser. BRGM/RP FR Rapport final 141

144 La galerie partant depuis le sud du tunnel est un boyau très étroit et très bas - 80 cm x 80 cm, creusé dans la roche avec une maçonnerie légère en piédroits (Illustration 176). Légèrement arquée, elle s étend sur 7 m de long. Son extrémité orientale débouche sur une position de tir dont la fenêtre s ouvre au sud, au niveau du sol de la tranchée qui vient de Dora (Illustration 177). Cette galerie est dans un état de conservation satisfaisant et aucune instabilité n a été décelée. Le faible gabarit du boyau et l absence de luminosité dissuadera toute tentative de progression. La galerie nord est tout aussi étroite que la précédente mais haute de 1,3 m. Elle est composée de plusieurs tronçons. Le premier tronçon, long de 2,8 m, est creusé dans la roche qui est laissée à nu (Illustration 179). Il s approfondit d environ 1,5 m vers le nord et se termine par un court passage plus haut (possiblement une ancienne montée de voûte). Au-delà, le boyau est équipé de tôles ondulées en acier galvanisé (Illustration 180). Ce dernier fait 3,7 m de long et débouche dans une grande salle voutée de 5 m x 2,5 m, haute de 2 m, de type abri de tôles métalliques sous remblais (Illustration 185 et Illustration 182). La structure métallique est dans un état de corrosion avancé (Illustration 183 et Illustration 184). Une poutre et un poteau en bois ont été disposés afin d étayer la jonction sommitale des tôles, mais l extrémité nord de la poutre étant cassée, elle ne reprend plus aucun effort (Illustration 181 et Illustration 182). Cette salle est dans un état de dégradation tel qu il impose d en fermer l accès. Illustration 174 : Entrée orientale du boyau sud (dans la tranchée) Illustration 175 : Entrée ouest du boyau sud (dans le tunnel) 142 BRGM/RP FR Rapport final

145 Illustration 176 : Tronçon du petit boyau sud (parallèle à la tranchée) Illustration 177 : Position de guetteur dans le boyau sud Illustration 178 : Vue du tunnel Sengern (entrée boyau nord à droite) Illustration 179 : Boyau nord depuis le tunnel BRGM/RP FR Rapport final 143

146 Illustration 180 : Boyau nord depuis la salle Illustration 181 : Vue partielle de la salle nord et du renfort en bois Illustration 182 : Salle nord avec la poutre en bois censée maintenir les tôles acier Illustration 183 : Extrémité de la poutre pourrie et en porte-à-faux 144 BRGM/RP FR Rapport final

147 Illustration 184 : Corrosion de la tôle métallique Illustration 185 : Jonction entre le boyau nord et la salle BRGM/RP FR Rapport final 145

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149 Illustration 186 : Extrait de plan du champ de bataille secteur Hilda (B7) BRGM/RP FR Rapport final 147

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151 28. Hilda Le site qui regroupe Hilda et Ziegelrucken Stollen est situé sur le flanc est de la crête septentrionale du champ de bataille, sur la zone appelée «cuisse gauche» (Illustration 186). L abri Hilda est un ouvrage en béton armé organisé en croix. La branche NE-SW est un ensemble de deux escaliers couverts qui descendent depuis les tranchées vers la partie centrale et plus profonde de l ouvrage. L axe SE-NW comprend une sortie côté est et une salle côté ouest, d où part un boyau en direction de la galerie du Ziegelrucken Stollen. L escalier sud est relativement raide (pente de 40 ) et présente une dénivelée de 4,5 m (Illustration 188). L escalier nord est plus court, avec une dénivelée de moins de 1 m. Le toit et les murs ont une épaisseur de l ordre de 80 cm et ils ne présentent pas de désordres apparents. La branche orientale de la croix est un couloir d accès qui débouche dans une large tranchée ou un chemin très peu fréquenté. Ce tronçon de l ouvrage est également en bon état. La branche occidentale est composée d un étroit couloir en chicane, en béton armé, qui débouche très rapidement dans une salle (Illustration 189). Cette dernière, de 4,2 m de long sur 2,7 m de large, est équipée d un tôlage métallique qui a servi de coffrage perdu pour la mise en place d une couverture en béton grossier. La tôle est particulièrement oxydée et les portions manquantes sont nombreuses. Les piédroits de la tôle et des fermetures en béton grossier sont en plusieurs endroits sous-cavés. Ce vieillissement avancé de la structure ne se traduit pas pour autant par des instabilités étant donnée la quasi absence de blocs au sol, ceci s expliquant probablement par la cimentation des remblais de couverture ainsi que par sa faible épaisseur. Illustration 187 : Entrée sud de Hilda Illustration 188 : Descente de l escalier sud BRGM/RP FR Rapport final 149

152 Illustration 189 : Salle principale avec l ouverture sur le boyau Illustration 190 : Détail de la structure métallique entièrement corrodée Illustration 191 : Vue du boyau depuis le fond :; toit décollé et effondré Dans le tympan ouest de cette salle, une ouverture creusée dans la roche mène sur un couloir où la roche est à nu (Illustration 191). Ce couloir tourne sur la droite et descend rapidement avec une pente moyenne de 30. La dénivelée est de 5 à 6 m sous la salle. Ce couloir aboutit dans un espace plus large, haut de 3,2 m (Illustration 194). Tout le dernier tronçon (le couloir et sa terminaison) est creusé dans la roche mais il est dépourvu de tout élément maçonné. Le massif rocheux est très fracturé et certaines fractures argilisées peuvent atteindre 30 cm d épaisseur (Illustration 192). Ces plans de faiblesse ont favorisé les chutes de toit successives. Les racines qui s y développent contribuent aux chutes de blocs (Illustration 193). D après la géométrie de la galerie et la disposition des fractures argilisées, le toit de cette salle (Illustration 192) continuera très certainement de régresser vers la surface. La terminaison de ce tronçon est très proche de l extrémité de la galerie Ziegelrucken Stollen puisque les équipes qui topographiaient séparément les ouvrages pouvaient 150 BRGM/RP FR Rapport final

153 s entendre. Le plancher de cette terminaison n est donc pas en place et résulte d un effondrement qui condamne la communication entre les deux sites. La partie en béton armé de Hilda (escaliers convergents couverts) ne présente pas de risque d instabilité, on conseillera tout de même la pose d une main courante le long de l escalier sud et le déblayage des marches. La salle n est, a priori, pas instable, mais il est préférable d en condamner l entrée afin d empêcher toute ingression vers la zone la plus instable et non sécurisée, en l occurrence le couloir ouest et sa terminaison. D après nos plans, un effondrement du couloir et de sa terminaison n affecterait pas la tranchée située une dizaine de mètres plus au sud, mais seulement une portion de terrain peu accessible masquée par le parement de la tranchée. Illustration 192 : Détail du toit du boyau et d une faille argileuse à l origine des décollements BRGM/RP FR Rapport final 151

154 Illustration 193 : Fracturation, altération et racines participent à la fragilité des galeries Illustration 194 : Vue de la terminaison du boya,; en blanc la roche argilisée 152 BRGM/RP FR Rapport final

155 29. Ziegelrucken stollen L ouvrage appelé Ziegelrucken Stollen est un abri-galerie creusé, qui pourrait avoir été connecté à l Abri Hilda. Son entrée est située 5 m en contrebas de la tranchée venant de Hilda, d où l on descend par un escalier (Illustration 186). L entrée de l ouvrage est une imposante façade en béton et maçonnerie dont l accès est totalement ouvert (Erreur! Source du renvoi introuvable.). Illustration 195 : Entrée du Ziegelrucken Stollen - En arrière-plan la tranchée qui surplombe le réseau L ouvrage se compose de 5 parties : la première est un couloir coudé en béton armé haut de 1,9 m pour une largeur d environ 1,2 m. Ce tronçon maçonné résiste bien au temps et ne présente pas de désordres particuliers ; après 7 m, la partie bétonnée laisse place à une galerie où le rocher est à nu. Sur les 5 premiers mètres, le rocher est fracturé mais sans instabilité notable ni imminente, bien que des dièdres défavorables y soient décrits. Quelques blocs sont observés au sol, certains de plusieurs dizaine de kilos, ce qui indique de possibles chutes d éléments des parois dans cette zone (Erreur! Source du renvoi introuvable.) ; Après une dizaine de mètres, cette galerie filante change de direction. À main gauche, piédroit et tympans sont bétonnés sur environ 3 m (peut-être suite à une instabilité lors du creusement). BRGM/RP FR Rapport final 153

156 Ce tronçon s ouvre rapidement sur une salle où le rocher est à nu et l humidité plus marquée. La hauteur de cette salle, d environ 5,5 m x 4,5 m, atteint 2,6 m. Les blocs au sol y sont nombreux et certains éléments atteignent 0,25 m 3. Côté sud-ouest de cette chambre, une ouverture donne sur un réduit remblayé en grande partie par les terrains éboulés. Cet effondrement est supposé relié au souterrain de Hilda (Illustration 200). Illustration 196 : Vue du couloir non maçonné Illustration 197 : Faille argilisée partiellement évidée Illustration 198 : Faille argilisée en voûte avec un début d évidement 154 BRGM/RP FR Rapport final

157 Illustration 199 : Section de la galerie montrant une faille argilisée générant un dièdre instable Le toit des trois dernières parties est marqué par une faille argilisée qui se vidange de son remplissage (Erreur! Source du renvoi introuvable.). L écartement entre les épontes varie de 1 à 10 cm. On notera que le côté nord-est de la salle est délimité par ce plan de faille, qui a probablement été utilisé pour l excavation de cette partie plus large. Le piédroit nord-est, à la jonction entre le couloir et la grande salle, est effectivement bordé par cette faille et à cet endroit le toit apparaît plus fragile et localement en porte à faux (Erreur! Source du renvoi introuvable.). Cette faille file vers la zone effondrée. L épaisseur des terrains de recouvrement est évaluée à 5 m au-dessus de l entrée et devrait correspondre à un minimum. La zone la plus sensible, déjà effondrée, est très en retrait de la tranchée. Cet ouvrage ne présente pas de danger imminent pour la tranchée qui la surplombe. Un contrôle périodique est nécessaire et pour plus de sureté, l entrée devrait être grillagée. BRGM/RP FR Rapport final 155

158 Illustration 200 : Ouverture donnant sur l effondrement d une galerie supposée être connectée à Hilda 156 BRGM/RP FR Rapport final

159 30. Minnenkeller L ouvrage souterrain, situé à l Ouest de Hilda au bord de la tranchée partant au nord de Barbara, a été creusé dans le rocher sans aucune maçonnerie complémentaire (Illustration 207). Il se compose essentiellement d une chambre de 5 m x 4,5 m et de 3 m de haut environ, à laquelle on accède par une courte galerie (4,5 m de long) en partie remblayée depuis son entrée située au bord du chemin. Immédiatement après l entrée, une petite chambre précède la galerie d accès (Illustration 202). Du fait du remblayage partiel, l entrée est relativement basse (Illustration 201). La roche est à nue dans tout l ouvrage. Elle est très fracturée et des racines s infiltrent dans les fractures du toit de la chambre du fait du faible recouvrement (Illustration 203). À main droite, lorsque l on pénètre dans la chambre, part un boyau partiellement effondré (Illustration 204) qui conduisait probablement au poste d une vigie. Illustration 201 Entrée de l ouvrage au bord du chemin BRGM/RP FR Rapport final 157

160 Illustration 202 «Vestibule» et galerie descendante Illustration 203 Racines dans les fractures du toit 158 BRGM/RP FR Rapport final

161 Illustration 204 Couloir (accès au poste de vigie) effondré/remblayé L encaissant de la chambre est très fracturé mais ne présente pas de signes flagrants d instabilités (Illustration 205). Les blocs qui couvrent son plancher proviennent d un début de remblayage, tout comme celui de la galerie (Illustration 206) et probablement également au moins en partie celui du couloir menant au poste de vigie. Le toit de la galerie semble lui aussi relativement stable. Illustration 205 La chambre principale (remblai sur le plancher) BRGM/RP FR Rapport final 159

162 Illustration 206 La galerie d accès vue depuis l intérieur L entrée basse et le remblai de blocs qui couvre le plancher de la galerie et de la chambre principale rendent l accès à cet ouvrage délicat pour des non-initiés, non équipés de casques et de lampes. Bien que n étant pas situé en bordure du «sentier historique», nous recommandons de condamner son entrée en constituant un bouchon à l aide des blocs présents dans la galerie et la chambre. 160 BRGM/RP FR Rapport final

163 Illustration 207 : Extrait de plan du champ de bataille secteur Sermet (A3) BRGM/RP FR Rapport final 161

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165 31. Roche Sermet Cet ouvrage se compose de deux souterrains - non disjoints - auxquels on accède par deux entrées contigües. L un, que nous qualifierons de «Sermet amont» se termine par une lucarne orientée vers l est en direction de la «crête des pains de sucre» et l autre, que nous qualifierons de «Sermet aval», se termine par une fenêtre orientée vers le nord et le Hartfelsen (Illustration 207). Sermet amont Un petit vestibule d environ 2 m 2 et 1,9 m de haut précède l entrée dans la galerie souterraine. Il est entièrement maçonné (pierres et ciment) et partiellement recouvert par 2 types de tôles ondulées : l une de fort module et en bon état et l autre de petit module et très oxydée. Elles reposent sur un élément de palplanche métallique posé transversalement et une poutrelle métallique (tordue) posée en diagonale entre la maçonnerie et l élément de palplanche. Ce toit en tôles est partiellement recouvert de pierres et de terre sur une faible épaisseur (moins de 50 cm). La galerie est creusée dans la roche. Un premier tronçon d environ 3 m de long, 0,8 m de large et 1,5 m de haut prolonge le vestibule. Il communique, côté ouest, avec le souterrain de «Sermet aval» par le biais d une ouverture de 1,5 m de largeur dont la partie basse est barrée par un muret en pierres (cf. Illustration 208). Un deuxième tronçon, long de 6 à 7 m, prolonge le précédent avec lequel il fait un angle proche de 90. Sur environ 4,5 m il garde une faible hauteur 1,3 à 1,4 m mais s élargit (jusqu à 2,1 m localement), puis atteint la chambre du guetteur, partiellement fermée par un mur en maçonnerie. Cette chambre fait 1,8 m de haut pour moins de 2,5 m 2 de surface (cf. Illustration 209). Illustration 208 : Ouverture vers «Sermet aval» (à gauche) et vue sur «Sermet aval» BRGM/RP FR Rapport final 163

166 Illustration 209 : Chambre du guetteur et sa lucarne L encaissant rocheux est fracturé, mais on n y observe pas de signes de décompression particuliers, et manifestement aucune pierre ou bloc ne sont tombés récemment. Sermet aval Le plancher du poste d entrée est plus bas que le chemin de desserte (environ 80 cm) et l entrée du souterrain est encore 1 m plus bas (cf. Illustration 210). Ce poste fait environ 5 m 2 et ses murs sont presque totalement maçonnés - pierres et ciment et en bon état. Son toit est constitué d éléments de palplanches métalliques reposant sur des poutrelles également métalliques (cf. Illustration 211). L ensemble est plutôt en bon état et recouvert par une cinquantaine de centimètres de pierres et de terre. Illustration 210 : Départ de la galerie en contrebas du poste d entrée 164 BRGM/RP FR Rapport final

167 Illustration 211 : Toit du poste d entrée L entrée dans le souterrain est très étroite (1 m) et très basse (1,05 m) (cf. Illustration 212) sur une courte distance (1,2 m de long) puis il devient plus praticable. Après le «sas» d entrée, il change classiquement de direction et se dirige vers la fenêtre de liaison avec «Sermet amont». À cet endroit, la dénivelée entre les deux réseaux est de 3,5 m (cf. Illustration 213). Illustration 212 : Entrée du souterrain BRGM/RP FR Rapport final 165

168 Illustration 213 : Fenêtre entre les 2 réseaux Le reste du souterrain est constitué d un couloir conduisant au poste du guetteur. Ce couloir fait environ 2,2 m de large et 1,7 m de haut. Il est encadré par deux chambres de faibles surfaces (3 à 5 m 2 ). Le plancher de celle située côté ouest est plus bas que celui du couloir d environ 1 m (cf. Illustration 214). Illustration 214 : Vues de la «salle basse» - Entrée à gauche et fond à droite 166 BRGM/RP FR Rapport final

169 Comme dans «Sermet amont», l encaissant rocheux est fracturé, mais on n y observe pas de signes de décompression particuliers. La maçonnerie des postes d entrées des deux réseaux est en bon état et leurs toits, bien que pas très conventionnels, sont très peu chargés et très peu susceptibles de s écrouler, à moyen terme en tout cas. L encaissant rocheux des souterrains, bien que fracturé, ne présente pas de signes d altération ni de décompression. L épaisseur du recouvrement, au-dessus des souterrains, est en moyenne de 3 m (cf. Illustration 215 et Illustration 216 ). Comme il est entièrement rocheux et massif, la survenance d instabilités n est pas à craindre dans les souterrains. L accès à «Sermet amont» est aisé pour le grand public, mais les chocs à la tête sont possibles du fait de la faible hauteur de la galerie et de la faible luminosité. L accès à «Sermet aval» est un peu plus difficile, de même que l entrée du souterrain. Un panneau avertissant du risque de chutes et conseillant le port du casque doit être apposé devant les entrées. Illustration 215 : Plan global de Sermet BRGM/RP FR Rapport final 167

170 Illustration 216 : Coupe (A-A) du réseau 168 BRGM/RP FR Rapport final

171 32. Poste Chevassus Le poste Chevassus est situé sur le flanc nord du champ de bataille, non loin de la Roche Sermet (Illustration 207). L abri comprend deux constructions accolées, ayant été restructurées et rénovées il y a peu. Le tracé prévisionnel du chemin scénographié passe à proximité immédiate, ce qui permettra sa visite. Ces abris sont tous deux composés d une salle rectangulaire unique, ouverte vers l ouest et mesurant en moyenne 1,5 x 2,2 m. Les murs, épais de 75 cm, sont en pierres maçonnées. Ils supportent un toit constitué de poutres en bois recouvertes de 30 cm de terre. L abri le plus à l ouest a un toit en poutres métalliques sur lequel passe le chemin actuel. L ensemble est en bon état. Illustration 217: Vue extérieure de l'ouvrage BRGM/RP FR Rapport final 169

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173 33. Poste Moyret Illustration 218: Vues extérieures de l'ouvrage Le poste Moyret est un petit abri situé en bordure du chemin carrossable et du futur «sentier historique», 200 m à l ouest de la Croix lumineuse. Il comporte une salle unique de 6,5 m² aux murs en pierres maçonnées. Son toit est en poutres métalliques supportant un platelage en bois recouvert de terre sur une épaisseur de 50 cm. En dehors de quelques pierres à stabiliser au-dessus de l entrée, l ouvrage est en bon état et ne nécessite pas de réfection particulière. BRGM/RP FR Rapport final 171

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175 34. Le poste Mégard (B1) Illustration 219: Le poste Mégard - Vues extérieure et intérieure de l abri Le poste Mégard est situé sur le flanc nord de la crête, à 300 m du col du Silberloch. Il comprend un abri et un souterrain. Très éloigné du «sentier historique», il est situé sur un éperon rocheux donnant un point de vue sur le Grand Ballon. Bien qu en retrait, le panorama offert en fait un site très visité. L abri comporte une pièce unique, construite en pierres maçonnées et a été restauré (Illustration 219). La structure de l ouvrage est en bon état. Côté sud de l abri, des barrières en bois délimitent un puits de 3,5 m de profondeur dont le fond est encombré, notamment par des chevaux de frise (Illustration 220). Ce puits donne sur le souterrain. Devant l abri, côté nord-ouest, en bordure de la plate-forme, des barrières bordent un autre vide tout aussi profond qui résulte d un effondrement ponctuel de la galerie sous-jacente (Illustration 221). BRGM/RP FR Rapport final 173

176 Illustration 220 : Vide bordant l abri Illustration 221 : Fontis de l effondrement, sur la plateforme Le réseau sous l abri est situé à 3,5 m de profondeur et la hauteur moyenne des vides est de 1,8 m, soit un recouvrement moyen de 1,5 à 2 m. Le réseau souterrain présente une forme complexe : un couloir tortueux dessert cinq pièces dont deux servaient de poste guet ou de position de tir, le tout sur une trentaine de mètres linéaires. L entrée est en contrebas de la plate-forme de l abri, sous un surplomb rocheux fin et peu stable à en juger par sa fracturation (Illustration 222 et Illustration 223). L effondrement constaté en surface s est produit après la première pièce, ce qui complique l accès au reste du réseau. La zone du fontis est encore instable et ne manquera pas de s élargir par l éboulement des formations superficielles. Au-delà du fontis, la galerie a été maçonnée en plusieurs points (Illustration 225). Exception faite de la terminaison située sous l abri, l ouvrage est dans un état de conservation satisfaisant. Sous l abri, le souterrain comporte : une salle dont le toit a été renforcé avec des poutres métalliques qui, à voir les blocs qu elles retiennent, ont parfaitement rempli leur rôle (Illustration 226) ; un espace de 5 m de long qui a subi de multiples effondrements de toit et où la qualité du massif rocheux est médiocre (Illustration 227) ; et le puits que l on observe en surface. 174 BRGM/RP FR Rapport final

177 Illustration 222 : Vue de l entrée du souterrain devant l abri Illustration 223 : Linteau naturel fragile à l entrée du souterrain Illustration 224 : Vue du fontis depuis l intérieur Illustration 225 : Exemple de section maçonnée BRGM/RP FR Rapport final 175

178 Illustration 226 : Salle sud au toit renforcé Illustration 227 : Extrémité nord-est altérée et instable À l image de l effondrement du souterrain qui a impacté la plate-forme (Illustration 221), des désordres sont à craindre sous l abri de la Roche Mégard, notamment au niveau de la terminaison Nord-Est où aucun soutènement ne permet de retenir les terrains (Illustration 227). Le fontis survenu en 2011 va poursuivre son évolution et la zone d effondrement va s évaser. Ceci implique, a minima, d élargir la zone de sécurité autour de l effondrement et de fermer les accès au souterrain. Compte tenu de l état des souterrains, du caractère évolutif et défavorable de l effondrement et des conséquences que pourraient avoir un autre effondrement, il est nécessaire qu une réflexion particulière soit engagée quant à la conservation de ce site et à son accès, qui, sans travaux, pourrait être remis en cause. 176 BRGM/RP FR Rapport final

179 35. Abris et tranchées du 2ème génie Illustration 228: Localisation des ouvrages Les abris du 2 ème génie sont situés au sud-ouest du champ de bataille, le long du «sentier Georges Schultz», qu il est prévu d intégrer dans le parcours du sentier scénographié. Il s agit d un ensemble de trois abris reliés par une tranchée creusée dans des terrains meubles. Les abris sont ici numérotés de 1 à 3, d Ouest en Est. Ils sont probablement d origine mais le blindage des tranchées a été restauré, nous n avons aucune information sur la fiche (profondeur d ancrage) des poteaux. L abri n 1 est semi-enterré - il dépasse de moins d un mètre du sol - et son radier est à 1,3 m sous la surface du sol. L accès se fait librement, par un petit escalier de quelques marches. Il s agit d une pièce unique rectangulaire où l on entre par la tranchée (au nord, à l opposé du chemin). Il est construit en pierres maçonnées. Son toit est construit avec des poutrelles en acier supportant un toit en béton dont le coffrage en bois est encore visible. Ses dimensions sont 4 m x 2 m, sa hauteur est de 1,9 m. L ouvrage est globalement dans un bon état mais des défauts ont été relevés : BRGM/RP FR Rapport final 177

180 Côté sud de l ouvrage, la maçonnerie de la meurtrière est localement affaissée, mettant en porte-à-faux une ou deux poutres métalliques (Illustration 233). Ces éléments devront être reconstitués ; Au niveau de la sortie nord, l une des poutres métalliques constituant le linteau de la meurtrière n est encastrée dans la maçonnerie que sur l une de ses extrémités, l autre étant dans le vide (Illustration 230). Il conviendra de reconstituer le jambage de ce linteau ou de mettre en place un poteau ; À l entrée de l abri, l une des poutres métalliques présente une âme trouée par la corrosion, ce qui réduit son rôle porteur (Illustration 232). Ce défaut est à relativiser du fait de la faible portée (écartement des appuis) et de la surabondance des poutres en regard du faible poids du toit et de son recouvrement ; Illustration 229 : Entrée de l abri n 1 au bord du chemin G. Schultz Illustration 230 : Poutre métallique en porte-àfaux Illustration 231 : Clous saillants sortant de la maçonnerie Illustration 232 : Poutre métallique dont l âme est corrodée (mais portée très faible) 178 BRGM/RP FR Rapport final

181 Le piédroit de la porte nord, côté extérieur oriental, montre des pierres instables qu il faudra reprendre et cimenter (Illustration 234) ; À l intérieur de l ouvrage, de nombreux clous et piques métalliques pointent dangereusement du plafond et des murs, certains à hauteur des yeux ou de la nuque ; ces éléments devront être arasés (Illustration 231) ; Entre les deux premiers abris, des piques et chevaux de frise sont disposés de façon dangereuse à l intérieur de la tranchée, il est nécessaire de les repousser et de les orienter de telle sorte qu ils soient bien visibles et sans danger ; Illustration 233 : Maçonnerie affaissée au niveau de la meurtrière de l abri n 1 Illustration 234 : Pierres à stabiliser au-dessus de la porte nord de l abri 1 Dans la tranchée nord, sur un tronçon de 5 m de long au-delà de 10 m depuis la sortie de l abri n 1, les bordures du fossé sont instables car trop raides pour une hauteur d environ 1,2 et 1,4 m. Cette section de la tranchée doit être impérativement reprise pour garantir la sécurité des visiteurs, soit en réduisant la pente des talus, soit en les blindant. Sur ce tronçon, d autres éléments métalliques saillants devront être redressés ou repoussés ; Entre 15 et 18 m au-delà de la sortie de l abri n 1, rien de particulier n est à signaler dans la tranchée. Au-delà, le fossé profond de 1,8 m a été blindé récemment (platelage en planches contre les talus et poteaux en bois fichés dans le sol retenant l ensemble) ; La tranchée blindée passe derrière l abri n 2. Il s agit d un ouvrage de 3,5 m x 2 m construit en pierres maçonnées. Le toit semble avoir été rénové ; le plafond en planches de 3 cm d épaisseur a nettement fléchi par manque de résistance face au poids du remblai qui le recouvre. Le toit de cet ouvrage, s il reste accessible au public, devra être repris ou renforcé ; La tranchée se poursuit à l est de l ouvrage, accessible par une seconde ouverture. Après 2 m de fouille blindée, la tranchée reprend un profil moins profond, en terre, puis passe à une position d artillerie bordée d un mur en pierres sèches. La stabilité de la construction haute de 1 m est inégale et nécessite des reprises locales, l objectif étant de réappareiller les pierres de façon stable. Il n y a cependant pas d urgence à traiter cette zone ; BRGM/RP FR Rapport final 179

182 Entre cette petite place et l abri n 3, situé quelques mètres plus au nord, le mur oriental de la tranchée atteint 2 m de haut. Ce dernier doit également faire l objet de reprises localisées qui, compte tenu de sa hauteur, doivent être réalisées avant l ouverture du «sentier historique» ; Illustration 235 : Vue de la tranchée blindée et l entrée ouest du second abri Illustration 236 : Intérieur du second abri dont le plafond a fléchi Illustration 237 : Entrée ouest de l abri n 3 Illustration 238 : Intérieur de l abri n BRGM/RP FR Rapport final

183 L abri n 3 se présente comme un tunnel, ou une portion couverte de tranchée. Lors du diagnostic, il était utilisé pour stocker des matériaux. L ouvrage est en pierres maçonnées, tout comme le toit dont l ancien coffrage en troncs d arbres a partiellement disparu (Illustration 238). Entre le toit et les piédroits maçonnés, un vide d une trentaine de centimètre, parfois comblé de pierres sèches, constitue une discontinuité dans la structure (Illustration 239) à terme néfaste à sa stabilité ; Illustration 239 : Absence d appui du toit en pierres maçonnées de l abri n 3 Illustration 240 : Défaut de blindage à la sortie nord de l abri 3 Illustration 241 : Vue extérieure de l abri n 3 BRGM/RP FR Rapport final 181

184 Au niveau de la sortie nord de l ouvrage, le toit est en porte-à-faux sous un recouvrement épais d environ 2 m et la tranchée est à cet endroit blindée (poteaux bois et planches) (Illustration 240 et Illustration 241). À moins de réparer l ouvrage en reprenant le porte-à-faux et le blindage côté nord, cet ouvrage est à fermer au public ; Au nord de l abri n 3, la tranchée profonde de 2 m et large de 1,3 m est en pleine terre (Illustration 242). Sans protection, les talus de cette section sont soumis à l érosion et aux éboulements. Il conviendrait de la blinder ou de monter des murs en pierres sèches ; Cette tranchée se termine par un portique maçonné («Téléphone 6 ème bataillon, 244 ème régiment d infanterie»). Un muret proche du portique est dans un état de stabilité précaire et nécessite d être abattu ou refait (Illustration 243) ; Au sud de cette tranchée, non loin du carrefour avec le «chemin Georges Schultz», la tranchée est à nouveau blindée par des éléments en bois mais la poussée des terres déforme les planches. Le blindage en bois de cette partie de la tranchée doit être renforcé ou refait, soit en disposant plus de poteaux, soit en remplaçant les planches par d autres plus épaisses. Quelques mètres plus au sud, les levées en pierres sèches doivent être localement reprises sur 1 à 2 m pour une meilleure stabilité. Illustration 242 : Tranchée en terre à l Est du 3 ème abri Illustration 243 : Muret basculé devant le portique «Téléphone 6 ème -B on -244» 182 BRGM/RP FR Rapport final

185 Annexe 2 Tranchées BRGM/RP FR Rapport final 183

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187 Illustration 244 : Extrait de carte des observations le long des tranchées du secteur Dora - Malpertus BRGM/RP FR Rapport final 185

188 1. Tranchée Dora - Malpertus La tranchée entre les sites de Dora et Malpertus est jalonnée de petits abris, bunkers et tunnels qui marquent les extrémités de tronçons aux changements de direction de la tranchée. Certains sont des ouvrages importants faisant l objet de descriptions spécifiques dans l annexe 1, les autres sont évoqués dans le présent chapitre et sont identifiés par des lettres A à D (Illustration 244). Des observations ponctuelles ou par tronçons sur l état de la tranchée ou ses abords immédiats sont également reportées sur la carte de la même illustration et détaillées ciaprès. Les descriptions suivantes et les recommandations associées sont faites depuis Dora vers Malepartus. 248 : 406 : 407 : 251 : L abri A Côté ouest de la tranchée, des piques et fils de fer barbelés pendent le long du mur : ils sont à repousser. Côté est, le mur de la tranchée présente des pierres instables dont le scellement doit être refait. Côté sud, le mur de la tranchée présente des pierres instables qu il conviendra de déposer et recimenter Côté sud, la maçonnerie de l angle d un créneau est fragilisée et se désagrège : il conviendra de ré appareiller cet angle. Les blocs instables signalés à cet endroit correspondent à l entrée ruinée d un bunker aujourd hui inaccessible. La maçonnerie doit être reprise pour sécuriser ce passage. Il s agit d un bunker tunnel qui devait protéger l entrée d un souterrain maintenant effondré et inaccessible. Au-dessus du tunnel, de gros blocs de béton se détachent : ils seront à purger. 186 BRGM/RP FR Rapport final

189 410 : Côté nord, le mur se déforme sous la poussée des terres. Une reprise des joints, notamment, est à prévoir. Tunnel Sengern : 65 : 66 : 63 : Abri B : 58 à 56 : Côté sud de l accès oriental du tunnel, la maçonnerie est localement très dégradée, une réparation de cette zone cariée est nécessaire pour garantir le maintien des éléments encore en place. Un léger bombement observé sur le mur, côté nord, devant le bunker sud du tunnel. Au sud du point 65, le mur d entrée de la tranchée a franchement basculé vers l intérieur : il conviendra de le déposer et de le refaire. Des blocs tombent du mur oriental, une réparation de cette section est à prévoir. Entre le point 63 et l abri B, la tranchée est raide et glissante en cas de pluie : un traitement du sol et la pose d une main courante est souhaitable. À partir du point 63 la hauteur des murs de la tranchée atteint en moyenne 2 m (entre 1,8 m et 2,5 m). Du côté nord de l abri B, les murs montrent plusieurs défauts de jointoiement ainsi que des fissures et des blocs instables. L extension de la zone défectueuse est réduite et peut-être reprise, a minima par un nouveau jointoiement. Section de tranchée raide, glissante et où des éléments des murs sont disjoints voire instables. Compte tenu de la hauteur de cette section, il est recommandé de refaire les scellements des pierres. BRGM/RP FR Rapport final 187

190 54 : Présence de queues de cochons et de barbelés le long du sentier : il faut les écarter du passage. Abri C, : Autour de l abri, la tranchée est profonde, ses murs sont hauts de 2,6 m. Les points 47 et 48 signalent de gros désordres sur le mur nord de l abri. Un pan de l ouvrage surplombant la tranchée, à 2 m de hauteur, est déformé et les pierres sont nettement décollées : cette partie de l ouvrage est à reprendre impérativement pour la sécurité des visiteurs, il s agit d un point prioritaire. À l ouest de l abri C, le passage menant à l abri C5M3 est également en tranchée. Une tôle positionnée à l entrée de cet appendice est très basse et des visiteurs risquent de s y heurter : nous recommandons de la relever. Abri D et point : Un diverticule de la tranchée vers le nord-est permet d atteindre l abri D en passant devant les ruines d un abri souterrain dont les accès sont effondrés. Devant l abri, la terminaison de la tranchée est dans un état précaire, les murs de deux côtés sont ruinés et des blocs s en détachent et tombent dans la tranchée : leur état nécessite de les stabiliser ou de les abattre. L abri D présente également des dommages, notamment des lézardes sur le mur nord et une forte dégradation des poutres métalliques qui supportent le toit. L état de cet abri et de la tranchée qui y conduit nécessite d en limiter l accès. À l extrémité nord de la tranchée, non loin de sa connexion avec le «sentier des mines», des blocs présents en hauteur, côté ouest, doivent être stabilisés. 188 BRGM/RP FR Rapport final

191 2. Tranchées du secteur Berta Carola - Dora Au nord de la croix lumineuse, une série de tranchées et boyaux portent des noms féminins : Berta, Barbara, Cäcilien, Carola et Hilda. Leurs parois sont souvent maintenues par des murs en pierres, scellées ou non. De façon irrégulière, leur tracé est enrichi de petits abris, bunkers, tunnels qui marquent les extrémités des tronçons rectilignes. Certains sont des ouvrages importants faisant l objet de descriptions spécifiques dans l annexe 1, les autres sont évoqués dans le présent chapitre et sont identifiés par des lettres allant de A à L (Illustration 245) ou par leurs prénoms. Les points/secteurs faisant l objet d observations, ponctuelles ou par tronçons, sur l état de la tranchée ou ses abords immédiats sont également reportés sur la carte de la même illustration et sont explicités ci-après. Les descriptions suivantes et les recommandations associées sont faites par tronçon. Il est à noter que le tracé prévisionnel du «sentier historique» passe par les tronçons AB, BC, CD, DE, EF, FL, LK, KJ, JH, HB, et de L à Dora Tronçon AB Le tronçon AB débute, au Nord-Ouest, par un abri-tunnel qui marque le début des tranchées profondes de ce secteur. Cet ouvrage de 1,4 m de haut pour 65 cm de large est long de près de 3 m. Le toit est en rails de chemin de fer sans recouvrement. Les murs de l ouvrage sont en mauvais état, le mortier gélif est pourri et l ouvrage s affaisse et se déforme (point 39). La stabilité de cette construction est jugée précaire et nécessite une reprise et un confortement pour être accessible au public. En aval, sortie nord de l ouvrage, des barbelés sont amoncelés en bordure du chemin : il convient de les repousser. Aux abords du point B, les murs hauts de 1,5 m sont en plusieurs endroits en mauvais état et des blocs s en détachent et tombent sur le chemin. L état des maçonneries nécessite un jointoiement et localement une dépose préalable pour redresser la construction. BRGM/RP FR Rapport final 189

192 Illustration 245 : Extrait de carte des observations le long des tranchées du secteur Berta Carola 190 BRGM/RP FR Rapport final

193 Tronçon BC Le tronçon BC est une tranchée de 1 m de large pour une hauteur moyenne de 2 m, sans compter les talus qui la surplombent. Les points 30 et 31 signalent des zones où les murs en pierres maçonnées sont en mauvais état. Le mortier se délite et aux abords du point 30 les murs montrent un léger déversement vers la tranchée. L état de stabilité de ce tronçon est tel que, sans travaux de confortement, il ne peut pas être accessible aux visiteurs. Tronçon AH Le tronçon AH est assez étroit (0,9 m) et les murs de cette tranchée sont là encore en mauvais état. Ils nécessitent des reprises nombreuses et localement des purges pour éviter des chutes de pierres, notamment depuis les parties les plus hautes (2 m). Au sud de ce tronçon, un abri en ruine (Berta Sappe) est localement accessible mais dans un état de stabilité très précaire. Son accès, ouvert lors de notre visite, doit être obturé. En deux endroits de la tranchée, la maçonnerie est toutefois très dégradée, voire effondrée, ce qui nous conduit à recommander l évitement de ce tronçon. Tronçon BH Le tronçon BH est censé s intégrer dans le tracé du sentier scénographié. La tranchée comporte une petite section non maçonnée à son extrémité nord, côté est, qui ne présente pas d anomalie particulière. Au même niveau, mais sur le côté opposé, le mur est dégradé et des blocs instables sont à reprendre (point 5). Les mêmes remarques valent pour les points 6 et 7, où des blocs se déchaussent et tombent dans la tranchée. L ouvrage nommé Barbara (à côté du point 7) est de faibles dimensions 1,5 m de côté maximum, et ne présente pas de recouvrement. Il est dans un état de conservation satisfaisant, malgré quelques fissures et une partie du toit en béton montrant un porteà-faux. Un contrôle du vieillissement de la structure est conseillé au moins 1 fois tous les 2 ans. Tronçon CD Il s agit d une section de tranchée profonde (2 m) et étroite (0,8 m). Ente le carrefour D et le point 22, qui signale des éboulements partiels des murs, la tranchée est marquée par des désordres comme des blocs déchaussés et surtout des signes de bombement traduisant la poussée qu exercent les terres. Ce tronçon devant BRGM/RP FR Rapport final 191

194 être emprunté par le sentier scénographié, il conviendra préalablement d y engager des travaux de réparation des maçonneries. Tronçon DG Il s agit d un petit tronçon de tranchée de faible hauteur (1 m) avec des désordres dans les maçonneries localisés au carrefour D (Illustration 245) qui nécessiteront des reprises et un nettoyage du fond de la tranchée. L abri G, en pierres maçonnées, est dans un état satisfaisant. Tronçon HIE Le parement nord du tronçon HI est dégradé sur l essentiel de sa longueur, avec des blocs instables à déposer et recimenter et des portions en pierres sèches à appareiller de façon stable. Sur le tronçon IE, le mur nord est altéré, notamment son mortier qui ne résiste plus aux intempéries. Tronçon IJ Depuis le carrefour I jusqu au Bunker J. Albrecht, la tranchée est étroite à peine 0,9 m et ses murs sont hauts de plus de 2 m. Les murs sont en plusieurs points dégradés par délitement du mortier, déchaussement de blocs et déversement de certains d entre eux. Le Bunker J. Albrecht est lui-même très dégradé, notamment son mur ouest et les soubassements de ses murs d enceinte qui sont amincis en plusieurs endroits, du fait de la gélivité du mortier. Cet ouvrage, d à peine 2 m de côté, devra être renforcé pour le rendre visitable, mais il reste préférable d en fermer l accès. Tronçon JK La partie sud de ce tronçon, depuis l ouvrage au point 372, passe à proximité de trois bunkers regroupés sous l appellation «Carola». La hauteur maximale de la tranchée y atteint 1,6 m et des instabilités y sont constatées sur les murs qui nécessitent des reprises : jointoiement, dépose et repose de blocs instables. Entre les deux bunkers les plus à l est, un effondrement du terrain borde le chemin. Il est probablement dû à un passage souterrain entre les deux ouvrages, mais nous n avons pas pu en contrôler la présence effective. Il s agit là d un point qui doit impérativement faire l objet de travaux si le tracé prévisionnel du sentier scénographié est confirmé. Il s agira, soit d un traitement par terrassement et remblayage, soit de mettre en place un plancher qui enjambe l aplomb 192 BRGM/RP FR Rapport final

195 supposé du souterrain, soit de le contourner mais cela nécessitera de reconnaitre au préalable la position et la géométrie du souterrain supposé. Tronçon EFL La boucle Carla-Cäcilien se termine par un tronçon d une trentaine de mètres linéaires, haut de 1 à 2 m, jalonné par trois tunnels, référencés par les lettres EFL sur le plan joint. Le tunnel central (F) et celui le plus au nord (E) présentent des entrées effondrées suggérant des connexions vers le sud, en direction du bunker Carola. Le tronçon EFL est dégradé sur une grande partie de sa longueur, avec des éboulements des murs et de fréquents blocs décollés et instables. Le sentier scénographié est censé emprunter cette tranchée. Une telle option nécessite de réparer préalablement les murs de la tranchée pour les stabiliser. Tronçon LM Le tronçon LM, long de près de 50 mètres linéaires, connecte la boucle Carola à la tranchée du Tunnel Sengern (Illustration 246). Le vieillissement des maçonneries de cette tranchée, haute de 1,3 à 2 m, pour une largeur moyenne d à peine 1 m, est à l origine d instabilités (blocs déjoints, portion de mur effondrée). Six zones d instabilité de ce type ont été décrites (points 337, 345, 335, 363, 364, 344). Les points 333 et 365 signalent des amoncellements de fils de fers barbelés qui rendent actuellement la tranchée impraticable - et des piques de type queue de cochon. BRGM/RP FR Rapport final 193

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197 Illustration 246 : Extrait de carte des observations le long des tranchées du secteur Dora- Carola BRGM/RP FR Rapport final 195

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199 3. Tranchée Ratzkeller Karlfeste La tranchée qui relie les ouvrages Ratzkeller, sur le flanc sud, et Karlfeste, sur le flanc nord, fait près de 120 m de long et passe au pied des ouvrages Ratzkeller et du Rohrburg (Illustration 247). Tronçon AB Le tronçon au sud de la crête est dans un état de stabilité satisfaisant qui n appelle pas de recommandation particulière. Tronçon BC Au nord de la crête et du site du Rohrburg, la tranchée présente une série de désordres de même nature touchant les murs bordiers. Entres les points 163 et 164, les murs en pierres sèches, hauts, s affaissent et rendent le passage très étroit : il conviendra de reprendre ces sections en disposant les blocs de façon stable tout en redressant les murets. Au point 223, un amoncellement de fils barbelés borde de trop près la tranchée : il est recommandé de le repousser sur le talus. Entre les points 69 et 68, les murs en pierres maçonnées, hauts de 1,5 m, montrent des instabilités liées à des défauts du mortier. Des blocs se déchaussent et des éboulements partiels affectent la structure. Ce secteur doit faire l objet d une réparation des murs pour éviter toute aggravation de la situation. Les points 75 et 76 concernent le Tunnel Saint Gothard qui permettait de protéger un accès au souterrain du Rohrburg, aujourd hui entièrement effondré. Les piédroits, côté nord, sont très fissurés, avec des décollements centimétriques des murets et des signes de basculement en partie haute. La maçonnerie des piédroits, côté nord, doit faire l objet de reprises. Des désordres similaires sont notés jusqu au point 227. Tronçon CD Ce tronçon de tranchée est globalement en bon état, sauf aux abords du point 85 où l on note des entrées d ouvrages souterrains effondrées, entrainant à leur tour des désordres sur les murailles, et des chutes de pierres dans la tranchée. Tronçon CEF Cette partie de la tranchée, au nord du Rohrburg, est sur le tracé prévisionnel du sentier scénographié. Elle passe devant deux anciens accès aux souterrains, bétonnés et qui sont désormais effondrés quelques mètres à l arrière. BRGM/RP FR Rapport final 197

200 Sur une vingtaine de mètres, depuis l accès ouest, les murets de la tranchée sont dégradés et des blocs s en détachent. Une purge des blocs instables est d ailleurs à prévoir à moins de 5 m de la porte orientale. Tronçon FG Ce tronçon de la tranchée maçonnée est dans un état globalement satisfaisant. Seuls quelques blocs se détachent des murs, conséquence de la gélivité du mortier (point 133, 134,171). Illustration 247 : Extrait de carte des observations le long des tranchées du secteur Ratzkeller - Karlfeste 198 BRGM/RP FR Rapport final

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