CHRONIQUE ARCHÉOLOGIQUE

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1 CHRONIQUE ARCHÉOLOGIQUE DU PAYS DE LIÈGE Publiée avec l'appui du Ministère de l'instruction Publique 51 e ANNÉE PUBLICATION DE L'INSTITUT ARCHÉOLOGIQUE LIÉGEOIS 1960

2 Secrélarial de la Chronique archéologique du Pays de Liège : Musée Curtius, 13, quai de Maastricht, Liège (Belgique). A bonnement : 75 Fr. par an pour les personnes qui ne sont pas membres de l'institut archéologique liégeois.

3 51 e ANNÉE JANVIER-DÉCEMBRE 1960 CHRONIQUE ARCHÉOLOGIQUE do Pays de Liège Organe mensuel de l'institut archéologique liégeois Séance du 29 janvier 1960 Communication de M lle Renée Doize. Le Musée de l'homme à Paris. Créé en 1937, ce musée d'ethnographie et d'anthropologie est une section du Muséum d'histoire Naturelle ; il est établi au Palais de Chaillot. La conférencière en décrit longuement les collections. Séance du 26 février i960 Communication de M. M. Bussels, Conservateur des Archives de l'etat à Hasselt. Une chronique inédite concernant la paroisse Saint-André à Liège ; la bibliothèque d'averbode, donnée à l'université de Liège. Après avoir rappelé les origines de la paroisse Saint-André, le conférencier décrit et commente un fragment de chronique sur parchemin qui a servi de couverture à un dossier. Il en traduit le texte thiois, écrit par un curé ou un mambour de cette paroisse. Le texte retrace principalement les transformations subies par l'église et la maison pastorale entre 1415 et 1459, et énumère les dons qui leur ont été faits. Passant à la seconde partie de son exposé, le conférencier retrace les avatars d'une partie de la bibliothèque monastique

4 2 d'averbode passant, de 1818 à 1822, des mains de deux anciens religieux dans le patrimoine de la Bibliothèque de l'université de Liège. Séance du 25 mars 1900 Communication de M me Suzanne Collon-Gevaerl, professeur à l'université. Théodore de Bry, graveur liégeois, raconte la conquête du Pérou. La conférencièie rappelle les principaux épisodes de l'expédition au Pérou de Pizzare et Almagro, les illustre au moyen de gravures de Théodore de Bry et commente celles-ci «ous le rapport de la technique et de l'esthétique. Séance du 29 avril 1960 Communication de M" e van Heule, conservatrice honoraire des Musées Curtius et d'ansembourg. Gentilshommes verriers à Liège. Après un rappel de l'historiographie du sujet, cet exposé retrace rapidement les débuts de la verrerie liégeoise jusqu'à sa «trustification» par la famille Bonhomme, qui fit appel à des gentilshommes verriers italiens. Ceux-ci, venus individuellement quoique souvent apparentés entre eux, forment à Liège une petite colonie de cinq ou six personnes vers 1650, d'une dizaine d'individus en Altaristes ou Vénitiens, tous réputés gentilshommes, ils habitent en Avroy, à côté de la verrerie. Ils forment un milieu assez fermé. La journée de travail est pour eux de douze heures ; ils jouissent de dixsept jours fériés par an ; la productivité exigée est raisonnable. Séance «lu 27 niai 1900 Communication de M. Ivan de Radzitzky d'ostrowick. Rothenburg. Cette ville de Franconie, relativement épargnée par la guerre, a conservé de très beaux ensembles architecturaux anciens. Le conférencier projette une impressionnante collection de diapositives en couleurs, évoquant les beaux coins de cette charmante cité. Séance du 24 juin 1900 Communication de M. Hubert Frère. Au temps du «Stallofreal». Il s'agit du monnayage de l'évêque de Liège de 1274 à 1301.

5 - 3 - L'esterlin frappé à Huy sous Jean d'enghien, d'après de Chestret, doit être restitué à Jean de Flandre. Les deux pièces attribuées à la quasi-mambournie de Gui de Dampierre sont des faux. Quant à Hugues de Châlons, il a frappé à Statte, Fosses et Thuin des demi gros à l'aigle : le «stallofreal». Hocsem et ses continuateurs n'ont pas compris le sens de la politique monétaire de ce prince. Il paraît certain que le gros tournois se déprécia sous la pression des circonstances économiques ; l'évêque fut ainsi accusé de faux-monnayage. Séance du.'50 septembre 1!)(>0 Communication de M me Suzanne Collon-Gevaerl, professeur d l'université. Voyage en Italie. A Côme, Milan, Parme, Bologne, Florence, Pise, Gênes, l'institut a pu visiter cet été des monuments et des musées dont l'évocation permet à l'érudite conférencière de retracer devant l'assemblée l'histoire de l'art italien. Séance du 211 octobre 19G0 Communication de M. J. J. Le Pas. Guillaume Kaisin, premier «hérétique» franchimontois. Dans les premiers jours de l'année 1530, un Andrimontois, Guillaume Kaisin tient à Dison des propos ou hérétiques ou blasphématoires, niant la réalité de la passion de Jésus-Christ. Il est emprisonné pendant dix-sept mois au château de Limbourg. Relâché, il entame des poursuites contre le lieutenant gouverneur de cette place, lui réclamant des dommages et intérêts pour son internement, et le remboursement du coût de son entretien en prison. Il sera évidemment débouté, malgré son acharnement à obtenir satisfaction. Le confé-encier situe ce personnage dans son milieu social et familial. Membre d'une famille notable, il jouit de la considération générale malgré sa condamnation. C'est d'ailleurs un être fruste et ignorant, mal conscient de la portée des propos qu'il tient. Il se soucie peu de prosélytisme protestant, mais poursuit avec âpreté l'assouvissement de sa rancune. Pourtant, divers membres de sa famille seront d'authentiques réformés. Séance du 23 novembre Communication du Chanoine Dievelel. Bavav. Divers auteurs anciens notamment Hubert Thomas de Liège et Vauban ont regardé Bavay comme une ancienne

6 - 4 - ville romaine importante. Le conférencier illustre le bien-fondé de cette opinion grâce aux résultats des fouilles récentes, et cela en s'abstenant volontairement de parler du grand ensemble monumental, la partie la plus célèbre des ruines de Bavay. Il évoque ainsi successivement les routes, l'aqueduc, les égouts, les habitations, les cimetières, le mobilier. Séance du 30 décembre 1960 La communication est remise au mois de janvier 1961 en raison des circonstances.

7 - 5 - IN MEMO RI AM Hélène van HEULE La défunte ( x ) était fille d'auguste van Heule, officier supérieur du Génie, et de Henriette Lejeune Vincent (née à Dison près Verviers et décédée à Liège en 1924), de souche française. Son père, décédé en 1920, fut pendant quatre ans commandant de la Place de Bruges ; à Liège, il sera chargé plus tard de la remise en état des forts de la rive gauche. Il s'intéressa à l'archéologie et consacra principalement ses loisirs à l'héraldique ( 2 ), notamment aux seigneurs de Heule. La famille de la mère de Hélène van Heule était venue dans les anciens Pays-Bas à la suite des ducs de Bourgogne. C'était la branche Vincent de Poligny dont un représentant figure sur un tableau conservé à Malines parmi les membres du Grand Conseil. Hélène van Heule est née le 1 er novembre 1885 à Anvers où son père était en garnison. Après le décès de son père, elle commence des études universitaires et obtint, à l'université de Liège, le grade de licenciée en Histoire de l'art et Archéologie et le diplôme de préhistoire, ayant été une des premières élèves de Joseph Hamal-Nandrin, premier titulaire de la chaire d'archéologie préhistorique de Belgique. Elle contribuera à fouiller en Belgique de nombreuses stations paléolithiques et néolithiques. ( 1 ) Voir les notices nécrologiques dans : Chronique des Amis du Musée de la vie wallonne, n de septembre 1960 ; Chronique de la Société royale Le Vieux Liège, n de novembre-décembre ( 2 ) Plusieurs manuscrits relatifs à l'héraldique et aux monuments lapidaires d'auguste van Heule ont été déposés aux Archives de l'etat à Liège et à Bruges.

8 Mademoiselle Hélène VAN HEULE, Conservateur des Musées Curtius et d'ansembourg à Liège ( ).

9 - 7 - Après un stage de deux ans aux imusées Curtius et d'ansembourg à Liège sous la direction du Conservateur Jean Servais ( 1 ), elle remplace en 1932 dans cette charge cet archéologue préhistorien qui avait été le disciple du D r Alexandre ( 2 ), premier conservateur du Musée Curtius. De 1935 environ date le début de ses travaux avec Armand Baar, le grand collectionneur liégeois de verres dont la fameuse collection constitue le fonds le plus important du Musée du Verre de la Ville de Liège ( 3 ), créé en Hélène van Ileule sera pendant dix-huit ans Conservateur des Musées Curtius et d'ansembourg, jusqu'à la limite d'âge, en Son rôle fut important, notamment dans l'acquisition de legs et de collections, telle celle qui appartint à Mademoiselle Léonie Jamar. Pendant la guerre , elle eut le mérite de prendre d'excellentes mesures de sécurité pour les collections des musées dont elle avait la direction, collections qu'elle réinstalla pour une grande part après la Libération. Sur le plan scientifique, elle entreprit particulièrement des études régionales sur le belgo-romain, les monuments lapidaires et l'histoire de la verrerie. L'activité patriotique de Hélène van Heule fut remarquable : en , comme infirmière à Liège auprès de plusieurs hôpitaux militaires, notamment ceux des Rivageois, de l'académie et de la Citadelle ; en , en tant que membre de la Commission interministérielle pour la Sauvegarde des cloches de Belgique, où, comme au sein du groupement de résistance «Les clochards» ( 4 ), elle fut ma distinguée collègue. Elle reçut (') Cf. F. MAGNETTE, Jean Servais, dans «La vie wallonne», t. XIII ( ), pp (') Cf. J. PHILIPPE, Joseph Alexandre, médecin, historien et conservateur de musée, dans «Les Cahiers léopoldiens», Bruxelles, 1960, fasc. 13, pp ( ) Cf. J. PHILIPPE, Le Musée du verre de la ville de Liège, dans «La Revue française», Paris, n 111 (octobre 1959), pp ( 4 ) Ce mouvement patriotique fut dirigé avec maîtrise par feu Joseph de Beer, ancien conservateur du Musée du Sterckshof à Deurne près Anvers, dont nous saluons la mémoire avec émotion.

10 - 8 - la médaille commémorative de la campagne , la médaille de guerre et la médaille de la Résistance Hélène van Heule fut Vice-Présidente de la Fédération spéléologique de Belgique et Présidente de la Commission des fouilles de la même association. Depuis 1925, elle était membre de l'institut archéologique liégeois, à l'activité duquel elle ne cessa de participer. Un entier dévouement à la cause des musées liégeois, son fervent patriotisme, son affabilité nous rendent sa mémoire d'autant plus chère. Elle a rempli sa tâche journalière avec une conscience et un dévouement qui peuvent servir d'exemples. Joseph PHILIPPE. BIBLIOGRAPHIE Guide sommaire du Musée archéologique liégeois (Musée Curlius), Liège, 1930, 87 pp., OL Quelques observations sur les pointes de flèches en silex conservées dans les collections liégeoises, dans Annales du Congrès de Liège, 1932, XXIX 8 session, fasc. IV, pp , ill. Le XVIII e siècle vivant : l'hôtel d'ansembourg à Liège, dans Le Trésor des voyages, n spécial de l'art belge, février-mai 1937, pp , 5 ill. La céramique sigillée du IV' siècle décorée à la molette du Musée archéologique liégeois, dans Association française pour l'avancement des sciences, 63 e session, Liège, 1939, pp , ill. L'hôtel d'ansembourg. Notice, Liège, 1939, 16 pp., ill. Musée Curlius. I. Monuments funéraires, dans Chronique archéologique du pays de Liège, t. XXXIV (1943), 28 pp., 10 ill. Introductions aux Portraits verviétois, 2 vol. publiés par les Archives verviétoises, G. Leens, 1944 et Les musées archéologiques liégeois, dans Annuaire de la Société des Amis des Musées du Grand-Duché de Luxembourg, 1949, pp Autour d'une pierre armoriée, dans Bulletin de l'institut archéologique liégeois, t. LXVII ( ), pp , 1 fig. Le meuble liégeois, Liège, 1952, 6 pp., XXV pl. Le paléolithique moyen et supérieur de plein air en Belgique, dans Mélanges en hommage au professeur Hamal-Nandrin à l'occasion du XXV e anniversaire de la création à l'université de Liège de l'enseignement de l'archéologie Préhistorique, 1954, pp

11 - 9 - Quelques sceaux des anciens seigneurs de Heule el de leurs proches, dans Les actes du congrès de la Fédération archéologique et historique de Belgique, Courtrai, 1955, pp , ill. (en collaboration avec Hubert FRÈRE). Les maîtres verriers italiens aux fours Bonhomme à Liège de 1638 à 1687 (*), dans Annales du 1 er congrès des Journées internationales du Verre, Liège, Musée du Verre, 1959, pp , ill. (*) La matière de cet article a été développée par le même auteur en vue de la publication d'une plaquette dontle Musée duverredela Ville de Liège a l'intention d'assumer la publication.

12 Faïences liégeoises du XVIII e siècle En 1961, le Musée Curtius a acquis (*) quelques pièces intéressantes en faïence liégeoise polychrome. C'est d'abord, à la vente de la collection de l'excellent antiquaire que fut Joseph Collinet ( 2 ), une paire de vases Louis XVI ( 3 ), remarquables tant par leur qualité technique que par leurs dimensions. Le vert très particulier (olivâtre et opaque) qui rehausse les guirlandes, la base et le couvercle, nous le retrouvons pareil sur d'indiscutables pièces liégeoises conservées au Musée Curtius. Rappelons aussi que des documents archivistiques relatifs à la production de la faïencerie de Saint-Léonard, pour une période qui s'étend de décembre 1788 à novembre 1790, mentionnent un vase de 25 pouces, hauteur similaire à celle des pièces acquises. Précisons enfin que le jaune des glands des guirlandes et du piédouche est celui de pièces en faïence (Musée Curtius) qui peuvent être considérées comme d'origine liégeoise. L'autre pièce acquise est le bassin de la fontaine murale marquée au perron liégeois semblable par la forme à celles de Lille et de Rouen que le Musée Curtius possédait déjà depuis ( l ) Depuis 1' «Inventaire de la collection de faïences liégeoises du Musée Curtius à Liège», publié par mon ami GADEYNE et moi dans son livre de 1955 (pp ), «Les Faïenceries liégeoises du XVIII e siècle», j'ai pu faire entrer au Musée Curtius d'autres faïences liégeoises (quatre statuettes, une cafetière et un pichet), reprises dans mes rapports annuels sur les Musées Curtius et d'ansembourg (Cf. Bulletin de l Institut archéologique liégeois, t. LXX1 ( ), p ( 8 ) Cf. Catalogue de cette vente, Liège, 1961, n 93 (l'attribution à Andenne est erronée). (') Cf. E. GADEYNE, op. cil., pp. 115, 120 et s.,fig. 33.

13 Paire de vases en faïence liégeoise (vers ) acquise en 1961 par le Musée Curtius. (Photo Piron, Liège). Ce bassin porte également la marque an perron et est signé de Michel Radil, seule et unique signature actuellement connue par les pièces liégeoises conservées ( 1 ). Peu de faïences liégeoises du XVIII e siècle portent des marques. Aussi nous est-il agréable d'ajouter une pièce inédite au tableau des marques liégeoises publié dans l'excellent livre de notre ami Emile Gadeyne ( 2 ). Une charmante après-midi passée au château de Warfusée, chez le comte d'oultremont, nous a donné l'occasion d'examiner un bassin de fontaine ( 3 ) dont le revers (M Cf. E. GADEYNE, op. cit., pp. 95 et s., 119 et s., fig. 29 et s. ( a ) Les Faïenceries liégeoises du XVIII e siècle, Bruxelles, 1955, p. 146 et s. Sur les marques, voir aussi, op. cit., pp ( 3 ) H. 0,18 m; développement : pied 0,715 m, panse 0,875 m;!.. dos 0,375 m.

14 12 Faïence inédite marquée au perron liégeois. Coll. du comte d'oultremont, château de Warfusée. (Photo M. Puvrez, Huy). porte la marque au perron flanqué de LG, avec la date du 29 D[écembre] Une seconde marque de décorateur ou de faïencier, un F (entre deux croix, pareilles à celles flanquant la marque au perron) se trouve à l'intérieur du pied, sur le rebord continuant le dos de la pièce. Le Musée de Lille possède une fontaine d'applique au

15 décor camaïeu bleu de lambrequins ( 1 ), décor proche de celui de la pièce inédite que nous publions. Les initiales FB liées ( 2 ) ont été utilisées à Lille par le père de Joseph Boussemart, François, propriétaire de l'importante faïencerie lilloise ( 3 ). Comme les faïences fines la montrent généralement, la marque au perron est sommairement dessinée au simple trait. La pièce que nous faisons connaître est une faïence ordinaire dont la terre est de couleur gris rose et la couverte stannifère, épaisse et d'un blanc bien glacé à reflets rosés. Son ornementation à lambrequins, bleu et rouge-brun, est inspirée du décor de Rouen, venu de Lille dont les faïences de grand feu ressemblent à celles de Liège. Elle est grossière en ce qui concerne les décors rouges-bruns, ceux-ci se présentant en reliefs fixés sans finesse. Les deux marques sont d'une couleur bleu différente de celle du décor. En 1770, pendant l'avant-dernière année du règne de Charles d'oultremont, prince-évêque de Liège, le faïencier lillois Joseph Boussemart, appelé par Lefébure, arrive à Liège en juillet On sait que le marchand-manufacturier de faïences liégeoises avait demandé à son futur associé l'expédition de Lille de faïences dont une partie devait être marquée au perron et de la date de 1770, année où la manufacture de Lefébure était complètement arrêtée ( 4 ). Rappelons que Lefébure ne s'associera par acte notarié avec Boussemart que le 7 janvier C'est de Lille dont, écrit-il, la fabrique paternelle lui «sera en tout temps le modèle», que, pour remettre à flot la fabrique de Liège, Boussemart fit venir les ouvriers ( 1 ) Catalogue de l'exposition «Céarmique régionale ancienne», Musée de Lille, 1951, n 87, avec pl. (') L'initiale B est associée au perron et à la date 1770, dans une marque reproduite par Auguste Joye, «La faïence fine à Liège au XVIII e siècle (Léau, imprimerie C. Peeters, 1929, p. 18). (*) Cf. E. GARNIER, Histoire de la céramique, Tours, 1882, fig. p (') Cf. E. GADEYNE, op. cit., pp , 107 et s.

16 et notamment François Decamps, devenu plus tard son sous-directeur. Le bassin conservé au château de Warfusée est donc un document particulièrement significatif pour illustrer les débuts difficiles de la manufacture liégeoise, au moment où Boussemart, excellent technicien, se prépare à diriger cette fabrique. Celle-ci connaîtra des succès dont témoigne excellemment la belle paire de vases Louis XVI qui vient d'enrichir les collections du Musée Curtius. Joseph PHILIPPE.

17 Un atelier de potier au Moyen Age, à Amay Dans le couram de l'hiver , occupé à pratiquer quelques sondages de repérage au lieu-dit «A Rorive», sur le territoire de la commune d'amay, nous avons découvert à l'endroit marqué M.A. (pl. IIla) dans la parcelle M. 331 du cadastre actuel, de grandes quantités de tessons de céramique médiévale. Spécialement occupé à rechercher des vestiges belgoromains, nous avons toutefois prolongé notre enquête à cet endroit, pour finir par découvrir des récipients entiers, mais fortement déformés et fêlés par une cuisson excessive. Tenus par d'autres fouilles plus urgentes à l'époque, nous avons repris les travaux en mars Voici en résumé ce qui s'est présenté à nous au cours des fouilles : la première tranchée pratiquée du Sud au Nord, amorcée hors de l'atelier, a fait recouper un mur de pierres grossières, en calcaire et en grès. Ces dernières liées au mortier jusqu'à la base, contenaient, gâchés dans la masse, des débris de tuiles romaines et de tessons médiévaux. Ce mur dont la base elle-même se trouve sur un niveau contenant des tessons de ces mêmes époques, a donc été construit au moment où l'industrie céramique était déjà en cours. Il s'agit peut-être d'un agrandissement ou d'un remaniement de l'atelier. La planche la montre une coupe passant à l'endroit du mur, et représente successivement : I. Couche arable. II. Remblai de nivelage (remise en culture du terrain).

18 PLANCHE III a : coupe H-L ; b : coupe A-B ; c : coupe C-D. c.

19 III. Terre noire farcie de tessons contemporains des fours. IV. Terre alluvionnaire mélangée de charbons de bois et de pierres d'éboulement des murs (abandon de l'atelier). V. Terre grise noire et rouge contenant des céramiques entières et des déchets de fours, quelques traces de terre plastique. Il s'agit ici de dépôts de rebuts, datant de l'occupation proprement dite (voir mode de remplissage le long des murs). VI. Couche antérieure au mur contenant des tessons médiévaux et quelques rares belgo-romains. VII. Terrain vierge. Continuant la tranchée au-delà du mur, nous avons constaté la présence de grandes quantités de pierres provenant sans doute des parties de murs éboulées sur une couche de déchets de fours et de rebuts de céramiques. Cette même tranchée a fait découvrir un peu plus loin un four en très bon état de conservation (voir pl. II et III). Ce type de four semi-souterrain, c'est-à-dire dont la partie inférieure (celle où s'entretient le feu) est ici creusée dans le terrain vierge, représenté à cet endroit par un gravier très fin et limoneux, partie inférieure creusée en forme de fer à cheval et dont les deux extrémités remontent progressivement pour arriver au ras du sol de l'époque. La partie intérieure de ce fer à cheval (voir pl. III, zone E), reste donc en place. Les parois du four ainsi que celles du dôme central ont été exécutées par endroits en maçonnerie de moellons. Ce type de four permet de supposer la cuisson des céramiques par lèchement des flammes, le dôme central servant à la disposition des objets à cuire. Toutes les parois et la voûte sont constituées d'un mélange de terre plastique et de gravier sablonneux avec

20 PLANCHE II b. a : Dégagement du four n 1 (céramiques en place sur le four mais pas en position de cuisson). b : Vue générale du four n 1. (Photos E. Lauwerijs).

21 incorporation de tessons par endroit et paille dont la surface s'est scorifiée jusqu'à vitrification sous l'action du feu. Hors d'usage, ce four semble avoir servi de dépottoir ; il était en effet rempli de déchets et de récipients de toutes sortes, depuis les pâtes les plus claires jusqu'aux plus foncées. Nous ne pensons pas qu'il s'agisse ici d'une cuisson abandonnée sur place, les vases en pâte jaunâtre blanche (poterie de terre) demandant une cuisson à température moins élevée ou de plus courte durée que les céramiques foncées trouvées ici (poterie de pierre). Nous avons constaté, au point de vue de la disposition des céramiques dans les fours, que certains récipients étaient soudés l'un à l'autre, superposés jusqu'à trois exemplaires (voir nos planches). La voûte du four complètement détruite et imaginée en pointillé sur la figure 5 était constituée par un amalgame d'argile plastique et de sable, dans lequel était gâché des récipients généralement entiers, mais de rebuts. Cette technique allégeait ainsi la voûte considérablement. Cet amalgame était sans doute étendu et appliqué à la main sur un dôme de branchages, et ensuite il se solidifiait progressivement au contact du feu. Nous en avons retrouvé des morceaux typiques. Il est toutefois possible que, au moins les deux spécimens de soudure par superposition (les n os E.49 et E.50 a), datent de la dernière cuisson dans ce four. Ces pièces ont été trouvées dans la partie inférieure à l'endroit H. de la figure 3 ; elles auront pu y glisser et on les y aura laissées. La continuation des travaux nous a fait découvrir un second four parallèle au premier et ne contenant absolument plus de céramiques en connexion. Ce four était d'ailleurs entièrement détruit. Les régions extérieures à l'atelier contenant énormément de déchets de céramiques, ainsi que la découverte de deux fosses (dépottoirs) remplies de résidus, nous laissent supposer une durée assez longue de l'atelier.

22 PLANCHE III a. ATn\lETl J<.iLirR?LflN GFNFWHL ATELIFR b. c. a : Amay, environs du pont (Cadastre 1959, éch. 2500) ; b : Plan général de l'atelier (E : les fours ; HL : coupe ; A : dépotoir, B : fosse terre plastique, N : zone non fouillée, D : atelier de tournage) ; c : plan du four n 1.

23 La première fosse comblée par des milliers de tessons a livré une trentaine de petits récipients. Il pouvait s'agir ici d'une dépression du terrain que l'on aura comblée à l'époque. La seconde fosse nous a donné des résidus de terre plastique, encore malléable ; il s'agit donc de ce que l'on appelle une fosse à pourrir (préparation naturelle et artificielle de la terre avant le tournage). Dans les divers remblais nous avons entre autres trouvé quelques déchets de fer, du bronze, des ossements d'animaux et des reliefs de repas. Dans la couche 2 de la planche la ont été trouvées une monnaie en bronze d'ernest de Bavière (1580) et une figurine taillée dans la craie représentant un personnage assis. Ces objets n'ont certainement rien de commun avec l'atelier que nous étudions. Des terres employées pour la fabrication, nous ne dirons que deux mots, quant à l'origine certaine. Exploitée sur place, comme à Andenne, cette argile plastique provient du gisement géologiquement en place sur le versant de la rive gauche de la Meuse. On en exploitait encore il y a quelques années à la Carrière Fagot à Amay, célèbre par la découverte dans le sable d'ossements fossiles d'animaux préhistoriques. Cette même terre se rencontre également presque affleurante dans la région du nouveau cimetière d'amay. Elle est de couleur violacée. Les potiers du moyen âge à Amay ont mélangé divers colorants ou diverses terres. Nous en avons trouvé dans les remblais de plusieurs teintes différentes et nous avons prélevé des échantillons pour analyse. Nous parlons plus haut de l'origine de la terre. Il semble en effet peu logique que l'on ait transporté par eau, depuis Andenne jusqu'à Amay, un produit contenu dans le sous-sol de cette dernière localité.

24 Le site d'amay déjà occupé à l'époque romaine et franque, comme le prouve les différentes trouvailles faites depuis 1910 ( 1 ), l'était donc à l'époque du moyen âge signalée par les poteries découvertes. C'était à cet endroit un passage important de la Meuse comme le prouvent certains écrits anciens et l'archéologie actuelle. Dans son étude sur Flône et son abbaye, M. G. L. Jansen écrit : «Quand notre chroniqueur Gilles d'orval, venant du fond des Ardennes, se rendait à Huy, où l'abbaye avait un refuge, il devait nécessairement emprunter l'ancienne voie romaine débouchant à la Meuse à Ombret. Peut-être enjambait-il encore le fleuve par le «Pons Imperialis» signalé dans une charte de 1008 au Liber Chartarum du Val Saint-Lambert?» La découverte de cet atelier de céramiques parmi d'autres vestiges nombreux et rassemblés, apporte une preuve de plus à l'importance de ce passage séculaire de la Meuse, et un éclaircissement sur la dispersion et la technique de fabrication des céramiques dites «mosanes». La découverte en juin 1959 d'une officine de potier belgo-romain dans le même quartier, ainsi que la fermeture il y a quelques années seulement d'un atelier à Amay (rue Vigneux) pourraient faire croire à une tradition, sans doute abandonnée et reprise mais laissant peut-être espérer la découverte de fours d'autres époques. Durant nos travaux, nous avons pris une série de photos-témoins. Le matériel abondant recueilli au cours des fouilles sera conservé respectivement au Musée Curtius à Liège ( 2 ) et au musée local d'amay. (*) Cf. D' WIBIN, dans Bulletin de VInslilul archéologique liégeois et Chronique archéologique du pays de Liège, cf. index ; Cercle hulois des sciences et beaux arts, 1958, p ( 2 ) Nous avons le plaisir de souligner l'excellent esprit de collaboration et de désintéressement qui a présidé chez les fouilleurs, au choix du sort apporté à la conservation de leurs intéressantes trouvailles. Celles-ci sont entrées dans les collections du Musée Curtius, après accord sur le dépôt de certains types de pièces au musée local d'amay. Puisse ce généreux et très scientifique exemple être suivi par d'autres chercheurs régionaux I (Note de Joseph PHILIPPE, Conservateur des Musées d'archéologie et d'arts décoratifs de la Ville de Liège).

25 Céramiques n» N2, E100, E37, E42, E46, MAI 1, AA6, E44A, Mai9, MA4, El04.

26 PLANCHE V Céramiques n E81, E32, A M2, EôOA, E36, E41, E31, E45, D69, E38.

27 Au cours des fouilles nous avons trouvé trois monnaies liégeoises ( 1 ) dans les remblais, mais aucune de ces pièces ne provient de milieu archéologique propre à donner une date certaine. Nous pouvons seulement déduire que l'endroit était encore occupé dans le courant des 16 e, 17 e et 18 e siècles. Nous remercions vivement les personnes qui de loin ou de près nous ont aidés dans nos travaux et spécialement MM. Joseph Philippe, Conservateur des Musées d'archéologie et d'arts décoratifs de la Ville de Liège, Dandoy, Gramme et Rocour. Analyse d'un choix de céramiques MA4 Petit plal en terre blanche glaçuré de ton verdâtre à l'intérieur. Type semblable aux pièces MA2, MA3 et MA5 dont les dimensions vont de 90 à 130 mm de diamètre et dont la glaçure intérieure est jaune citron tachetée de rouille (traces de fer). Bibliographie comparative : R. Rorremans et W. Lassance, Recherche archéologique sur la céramique d'andenne au Moyen Age, dans «Archœologia Belgica», fasc. 32, 1956, fig. 8 (H), p. 56. Début du XIV e siècle. Diam. 132 mm ; H. 54 mm. E104 Partie d'un grand plat en pâte blanc jaunâtre, belle glaçure intérieure de teinte jaune citron transparent. Apparenté au MA4. Diam. 250 mm environ. (*) Cf. Liard de Maximilien-Henri de Bavière (De Chestret n 644, avec variété B. U), pièce de 12 sols d'ernest de Bavière (De Chestret n 544) et liard de Jean-Théodore de Bavière (daté 1752).

28 AA6 E94 E82 Tesson du bord d'un grand plat, à rapprocher du type MA4, en pâte blanc jaunâtre, et de glaçure identique à celle du n E104. Ce type de récipient possédait vraisemblablement un goulot verseur et se rencontre habituellement avec une glaçure verdâtre. Diam. 270 mm environ. Pied d'un récipient en pâte grise à couverte intérieure et extérieure jaune verdâtre. Type inconnu à Amay dans les résidus des fours. Provient des remblais mais en est contemporain. Tirelire en pâte blanc jaunâtre presque entièrement glaçurée en jaune citron. Pièce dépourvue de pincées. Trouvaille d'une autre pièce identique à Amay, numérotée MA13. Type : n 14, planche IV de l'article cité sous le n MA4. Première moitié du XIV e siècle. Diam. 82 mm ; H. 64 mm. E100 Fragment de disque en terre à brique sablonneuse, orné de cercles en creux. Destination inconnue. Ep. 10 à 18 mm. E30 Biberon en pâte blanc jaunâtre presqu'entièrement glaçuré jaune verdâtre et de parois plus fines que le type MA19. Forme sphéroïdale se terminant au sommet par un col évasé. Une mince tubulure de 3 cm à la face antérieure en précise l'usage de biberon. Diam. 84 mm ; H. 88 mm. MA19 Biberon en terre blanc jaunâtre assez douce à glaçure plombifère jaune tachetée d'ocre à l'endroit du goulot. Absence de pincées au pied.

29 Type : 5 et 6, planche VIII de l'article cité sous le n M A4. XIII e -XIV e siècle. Diam. 90 mm ; H. 97 mm. E84 E33 Biberon du type MA19 à glaçure verdâtre à l'endroit du goulot. Fragments de deux biberons en pâte blanc jaunâtre à glaçure jaune au goulot. AE85 Fragment d'un biberon en pâte blanc jaunâtre du type MA19, à glaçure au goulot de teinte noirâtre éclaboussée de grains de quartz, comme certains récipients belgo-romains. E91 Fragment d'un vase en terre à brique surcuite à large goulot. Absence de glaçure. AE78 Partie supérieure d'un pot en pâte blanc jaunâtre à couverte intérieure et extérieure jaune citron transparent, muni d'un bec verseur. E31 Pelil pot du même type que le D66. Diam. 115 mm. ; H. 135 mm. E40 D66 Pot en pâte blanc jaunâtre muni d'un pied à trois pincées aux doigts. Glaçure sur l'épaule en jaune. Diam. 140 mm ; H. 175 mm. Pot en pâte blanc jaunâtre à bec verseur et à une anse. Traces de glaçure citron intérieure et extérieure près du bec. Pied à trois pincées aux doigts? Orné de 4 sillons au milieu de la panse et portant les empreintes digitales du potier. Bonne cuisson. Type : n 9, planche IV de l'article cité sous le n MA4. Première moitié du XIV e siècle.

30 E44A Plat profond en pâte blanc jaunâtre à glaçure intérieure jaune citron brillant. Pied formé de trois fois deux pincées. Ces céramiques peu courantes, ont été rencontrées avec des glaçures vert pâle et vert foncé. Pièce susceptible d'être ornée d'un bec verseur du type E107. E107 Fragment d'un grand plat à déversoir en pâte blanc jaunâtre rugueuse très grossière, à glaçure intérieure vert jaunâtre. Type : n 7, planche V de l'article cité sous le n M A4. Fin XlIIe-début XIV e siècle. E90 E48 E61 E36 D68 Type identique au n E107, entièrement glaçuré intérieurement et dans le goulot de teinte jaune citron. tira ml pot en pâte blanc jaunâtre. Pied absent. Sans anse, ni glaçure. Au milieu de la panse traces d'un goulot verseur? Type : n 5, planche V de l'article cité sous le n MA4. Fin XIII e -début XIV e siècle. Diam. 200 mm ; H. 290 mm. Fragments d'un pot semblable au n E48, mais avec glaçure jaune. Petit pot à une anse en terre à brique surcuite glaçuré sur l'épaule près du déversoir de teinte chocolat noirâtre. Pied formé de trois pincées. Pièce fortement déformée. Petit pot en pâte blanc jaunâtre colorée en teinte brique par sa présence en un milieu poudreux de déchets rougeâtres. Glaçure partielle jaune. Absence d'anse et de pincées. Diam. 66 mm ; H. 70 mm.

31 Al Poli! pot en pâte blanc jaunâtre à glaçure jaune avec trace de rouille. Absence de pincées. Du même type que les n os Elll, AE77, E83 et E99 (parfois sans glaçure). Diam. 88 mm ; H. 90 mm. E96 Petit pot en pâte blanc jaunâtre, à une anse, pied plat et glaçure jaune citron sur l'épaule et le pied. Diam. 65 mm ; H. 70 mm. AE83 Fragment d'un grand plat en terre à brique surcuite de teinte grise. AM2 MAI Plat à goulot verseur en terre blanc jaunâtre, à glaçure intérieure jaune, identique aux n os E90 et E107. Grande cruehe à deux anses en terre à brique surcuite, à glaçure chocolat foncé sur l'épaule. Pied formé de trois fois deux pincées. Pièce fortement fêlée et déformée. Diam. 168 mm ; H. 230 mm. M Al A Type semblable au MAI, mais cuisson plus forte et absence de pincées au pied, glaçure de teinte chocolat foncé sur l'épaule. MA2A Cruche du même type que le n MAI mais à goulot plus large, en terre à brique surcuite. Absence de pincée. Diam. 144 mm ; H. 180 mm ; Diam. goulot 55 mm. E42 Cruche à deux anses, en terre à brique rouge, avec traces de tournassage. Absence de pincée et de glaçure. Cuisson peu élevée. Type semblable au n MA3A dont le pied est formé de trois pincées. Type : n 2, planche VI de l'article cité sous le n M A4. Fin du XlIIe-début du XIV e siècle. Diam. 142 mm ; H. 185 mm.

32 E41 E44 E46 E47 E37 D64 Cruche en terre à brique rouge, surcuite. Pied à trois pincées. Type de pièce courant habituellement glaçuré en brun chocolat partiellement. Diam. 123 mm ; H. 215 mm. Goulot d'une très grosse cruche en terre à brique surcuite, à glaçure chocolat foncé et orné au milieu du cou de deux sillons en relief. Type semblable au n AE86. l'etit pot en terre à brique surcuite, à glaçure brune. Pied à trois pincées. Diam. 92 mm ; H. 112 mm. Type identique au E46 mais sans pincée. Diam. 72 mm ; H. 100 mm. Fragment d'une petite cruche en terre à brique surcuite, à goulot assez large et court. Pièce semblable au n E46 à glaçure brune sur l'épaule, et identique au n E85. Type : n 5, planche IV de l'article cité sous le n MA4. Première moitié du XIV e siècle. Diam. 172 mm ; H. 245 mm. E45 Même type que le n E46. Diam. 96 mm ; H. 148 mm. D69 Même type que le n E46. Diam. 86 mm ; H. 132 mm. D67 Petit plat caréné en terre à brique surcuite sonore. Absence de glaçure. Diam. 84 mm ; H. 41 mm. E88 Du même type que le n D67 ainsi que les n os E92, MA8 et E73 : tessons sonores surcuits, avec traces de glaçure chocolat foncé.

33 E35 Tasse à une anse, en terre à brique surcuite sonore déformée. Absence de glaçure. Certaines pièces de ce type possèdent deux anses. Diam. 112 mm ; H. 50 mm. El08 Du même type que les n s E35, El06, AE84 et MA10 dont certains diamètres diffèrent. Tous ces exemplaires sont dépourvus de glaçure. Diam. 124 mm ; H. 50 mm. MA11 Semblable à E35 mais fortement caréné. E34 Forme et type identiques au n E88. Diam. 88 mm ; H. 34 mm. E33 E38 D65 E39 E81 Fragment d'une cruche en terre blanc jaunâtre, à glaçure jaune. Pot en terre à brique surcuite, à trois pieds pincés, glaçuré ou non. Certains pots possèdent une anse mais pas de bec verseur. Vase très grossier. Type : n 12, planche VI et n 4, planche V de l'article cité sous le n MA4. Petite cruche à deux anses en terre à brique surcuite, à glaçure partielle brun chocolat sur l'épaule. Pièce félée, goulot déformé. Pied à trois pincées, toumassage bien marqué. Diam. 92 mm ; H. 116 mm. Petit plat du type du n D67, tesson sonore, à glaçure brun chocolat foncé avec soufflure. A comparer au n 3, planche VI de l'article cité sous le n MA4. Début du XIV e siècle. Tasse à une anse, avec trace d'une glaçure extérieure brune, effet métallique rougeâtre. Pièce du type du n E35. Diam. 118 mm ; H. 52 min.

34 PLANCHE VI Céramiques n» MAI, E48, E96, E94, E49, E39, E47, E91, E50, E82.

35 PLANCHE VII Céramiques 11» D64, D67, D68, E35, E34, E33, E30, NI, Al, D65, E41, El07, D66, E40.

36 E32 Cruche à une anse en terre à brique surcuite, à glaçure brun foncé. E50A Type de pot à cuire à trois grands pieds et à deux anses triangulaires, en terre à brique surcuite, à glaçure chocolat. Pièce fortement déformée. Parmi ces types de vase, certains ont un goulot plus effilé et plus étroit, en terre à brique non surcuite, à glaçure rosâtre ou brune, parfois intérieurement et extérieurement, parfois extérieurement ou sans glaçure. Quelques-uns portent à la même place, près d'une des anses, un gralfiti illisible (il s'agit probablement d'un signe distinctif constitué d'une série variable de quelques petits traits verticaux parallèles et irréguliers d'environ 8 mm de longueur maximum). Nous n'avons retrouvé ce signe que sur certains pots à cuire. Diam. 200 mm ; H. 179 mm. E49 E50 Type semblable au n E50A mais plus gros, en terre à brique surcuite. Cette pièce a servi avec la cruche n E50, superposée et soudée à celle-ci, de support à la voûte du four. Nous avons rencontré plusieurs cas similaires, il ne s'agit pas ici de la disposition des vases dans le four pour la cuisson mais bien de petits piliers de soutainement, improvisés avec des céramiques de rebut. Type : 1 et 15, planche IV de l'article cité sous le n MA4. Première moitié du XIV e siècle. Grande cruche en terre à brique surcuite, pied formé de trois fois deux pincées. Pièce déformée, félée. Glaçure sur l'épaule, chocolat. A servi, soudé sur le pot à cuire, n E49, de pilier dans le four n 1. Type : 1 et 15, planche IV, de l'article cité sous le n MA4. Diam. 224 mm ; H. 334 mm.

37 Observations techniques et chronologiques Nous avons observé que certains types ont été exécutés uniquement en terre blanc jaunâtre tandis que d'autres se rencontrent seulement en terre rouge (à brique) surcuite ou non. Certains modèles, rares, existent par contre dans les deux terres. 1. Types en terre blanc jaunâtre : E48, E107, AM2, E44A, D66, E31, E40, MA19, E30, E82, MA4. 2. Types en terre rouge, surcuite ou non : D64, E45, D19, E41, E46, E47, E50, E42, MAI, D67, E34, E35, E38, D65, E39, E81, E50A, E49. Il apparaît donc que : A) tous les types de cruches à une anse sans distinction, du type E50 à E47, B) toutes les marmites à trois pieds, du type E49 et E50A, C) tous les plats à une anse (tasse), D) toutes les cruches à deux anses, du type D65 à PA1, se rencontrent en terre rouge, surcuite ou non. Seuls les petits modèles de pots à une anse tels que les n os E36 et E96 sont exécutés parfois dans les deux terres. Les petits plats du type D67, E34 et E39 sont toujours en terre à brique généralement surcuite, et partiellement glaçurés à l'extérieur. Les petits plats du type MA4 sont en terre blanc jaunâtre entièrement glaçurés intérieurement. Il est à remarquer que les céramiques en terre blanc jaunâtre sont de plus belle réalisation et beaucoup moins déformées. Comparativement aux secondes, la quantité de rebut est moins importante. Les glaçurés. Les glaçurés jaunes ne se rencontrent que sur les vases en terre blanc jaunâtre, celles de teinte chocolat sur les terres à brique, surcuites ou non.

38 II s'agit sans doute de la même glaçure prenant une teinte différente suivant le degré de cuisson et surtout suivant la terre employée. C'est ainsi que nous rencontrons des glaçures allant du jaune citron transparent au jaune verdâtre sur les terres blanc jaunâtre (appelée derle à Andenne), et des glaçures roses à chocolat noirâtre sur les terres rouge (argile à brique) à rouge surcuite. Seul un type de glaçure vert foncé existant sur quelques types rares en pâte blanche ou grise surcuite semble d'une autre espèce. Datation. En comparaison avec l'étude de MM. Boremans et Lassance cité dans notre travail, nous constatons donc : 1) la présence de pincées au pied des vases, donc la bonne stabilité des pièces en général (absence totale de fond bombé se rencontrant au début du XIII e siècle). 2) Il n'est pas rare de rencontrer des récipients dont l'intérieur est glaçuré entièrement en vue de leur imperméabilisation. 3) La présence en assez grandes quantités de pots à feu à trois pieds situe les pièces sans aucun doute dans la première moitié du XIV e siècle, bien qu'une apparition dans la fin du XIII e siècle ne soit pas exclue. La ressemblance frappante entre les céramiques d'amay et celles d'andenne est normale, compte tenu de la contemporanéité et la proximité de ces deux stations. J. WILLEMS, J. DOCQUIER, E. LAUWERIJS.

39 Contribution à l'étude de l'armement au XV e siècle : A propos d'un bas-relief en terre cuite du Musée Curtius à Liège En août 1916, au cours de travaux de transformation d'un immeuble sis rue Entre deux Ponts à Liège, on exhuma un certain nombre de fragments de terres cuites datant des XV e et XVI e siècles. Le caractère fortuit de cette découverte nuisit malheureusement à sa mise en valeur voire même à sa conservation Une partie seulement des pièces a été récupérée par le musée archéologique liégeois et encore, peu le furent in silu. Ces circonstances, peu propices à un travail scientifique de recensement, ont singulièrement obscurci la compréhension de la portée même de la trouvaille. S'agissait-il des vestiges d'un seul atelier de poterie ou de tout un ensemble de boutiques? Le sol environnant renferme-t-il encore d'autres témoins du passé artisanal liégeois ( 2 )? Notre (*) Nous tenons à remercier M. le Conservateur J. PHILIPPE qui a aimablement facilité nos recherches au Musée Curtius et nous a communiqué ses notes relatant les circonstances de la trouvaille. On consultera à ce propos le texte ms. d'une causerie de J. BRASSINE, La sculpture liégeoise en terre cuite, 37 feuillets numérotés (les feuillets 9-17 manquent), entrés à la Bibliothèque du MUSÉE CURTIUS en février 1959 ; M. DEVIGNE, La sculpture mosane..., Paris et Bruxelles, 1932, pp. 157 et 158 : cet auteur a tort de considérer cette collection du Curtius comme complète, n. 5, p ( s ) Dans le ms. cité n. 1, p. 18 et s., J. BRASSINE optait pour un seul atelier et conjecturait de l'identifier avec celui d'anseal le potier, situé en 1481 en bordure du Pré aux Oies, près de la rue Entre deux Ponts. Selon Th. GOBERT, Les rues de Liège, t. II, 1925, p. 607, la capitation de Saint-Nicolas (1689) relève encore des potiers, ainsi qu'un pipier et une pipière, rue Entre deux Ponts. De toute manière, bon nombre des objets retrouvés ne sont que des rebuts de cuisson.

40 (Négatif Musée Curtius. Photo C. Dessart).

41 propos n'est pas de répondre à ces questions mais d'y aider indirectement par le truchement et au profit d'une autre discipline : l'archéologie de l'armement. Portons notre attention sur huit fragments de terre cuite qui, agencés à la manière d'un puzzle, reconstituent presque entièrement un petit bas-relief rectangulaire, partiellement couvert d'un émail jaunâtre ( 1 ). Un cadre en saillie entoure la plaquette ; il s'orne, latéralement et au-dessus, de rosettes et, en bas, d'une inscription latine en caractères gothiques étalée en deux lignes sur une assise élargie : une prière adressée au «chevalier-martyr» de l'illustration centrale. Trois autres épigraphes agrémentent encore certains vides de la composition : l'une sur le nimbe qui cercle la tête du saint, l'autre dans la partie supérieure droite du champ, la dernière flanquant le personnage féminin ( 2 ). Le sens apologétique du texte, le coût peu élevé du moulage en terre cuite, qui devait le rendre accessible à de larges couches de la population, le mode de suspension, suggéré par les trous percés au sommet, semblent bien indiquer un objet de piété réservé aux usages particuliers. Il représente saint Georges terrassant le dragon tel que l'imagerie populaire du Moyen Age se plaisait à le figurer. La légende, d'origine byzantine, du tribun de Cappadoce est très ancienne puisque le premier texte qui la relate remonte au V e siècle ( 3 ). Mais l'épisode du dragon se trouve rarement dans les manuscrits grecs, tandis qu'en Occident (*) Liège, MUSÉE CURTIUS, don Frésart (janvier 1919); 32/20,5 centimètres. Cet objet se rattache à un groupe important d'oeuvres similaires dont une nomenclature étendue mais lacunaire a été établie par W. VON BODE et \V. F. VOLBACH, Miltelrheinische Ton- und Sleinmodel ans der ersten Hàfte des XV. Jahrlwnderts, dans Jahrbuch der kôniglicli preuszischen Kunslsammlungen, t. XXXIX, Berlin, 1918, pp , 30 fig. et 8 pl. ( 2 ) De fines scories empêchent de déchiffrer tous les caractères. Ceux du bas sont assez lisibles pour faire un sens :... marlir et miles.../... admonevi ora p[r]o nobis ad p[erpeluu]m. (*) H. DELEHAYE, Les légendes grecques des saints mililaires, Paris, 1909, p. 51.

42 le thème a joui d'une immense renommée ( 1 ). Rappelons brièvement le récit du célèbre hagiographe italien Jacques de Voragine ( 2 ), qui a fort bien pu inspirer le graveur de l'illustration qui nous occupe. La population de Silène, en Lybie, vivait dans la crainte constante d'un monstre des marais, auquel elle était forcée de payer régulièrement tribut sous forme de brebis et d'enfants. Vint le tour de la princesse, que le sort désigna pour la prochaine offrande. Heureusement pour elle, Georges passa sur les lieux du drame et tua le néfaste animal après l'avoir blessé d'un coup de lance. Notre bas-relief fait peu de place au paysage : à peine distingue-t-on les arêtes de quelques rochers qui évoquent sans doute l'antre exécré. Quant au nuage du coin supérieur droit et au motif énigmatique qui l'accompagne, il faut probablement y voir un rappel discret de l'intervention divine dont dépend, en somme, le sens de la scène. A gauche, la fille du roi, précédée d'un mouton offert avec elle en sacrifice, est plongée dans une attitude d'extase que suggère, selon la typologie médiévale traditionnelle, la position de ses paumes, tournées vers l'extérieur. Ses cheveux dénoués indiquent son état de célibataire. Son costume permet déjà d'assigner des lermini chronologiques à la confection du moule qui en porte le modèle : par-dessus la cotte, qui apparaît aux avant-bras, elle a revêtu la houppelande. Cette grande robe, agrémentée de longs plis parallèles, comporte une ceinture haute, piquée de bossettes, et des manches évasées au point de toucher le sol. Or, adoptée pendant le dernier quart du XIV e siècle, la forme féminine a décolleté en «bateau», que nous avons ici, est abandonnée au cours des années 1430 ( 3 ). (») Ibid., p. 74. Fête le 23 avril. (*) Archevêque de Gênes, ob On peut consulter La légende dorée, trad. G. B., t. I, Paris, 1942, pp. 173 s. (*) V. à ce sujet Fr. VAN THIENEN, Achl eeuwen Wesleuropees costuum, Anvers, Bruxelles, Gand, Louvain, Standaard boekhandel, 19G0, p. 34.

43 En dessous, le dragon prostré attend le coup de grâce, un tronçon de lance fiché au travers de la gueule. Deux morceaux de la hampe gisent à ses côtés. Il présente l'aspect d'un lézard, avec une large tête plate et une crête dorsale dentelée. La figure de saint Georges, de belle facture, occupe presque tout le champ historié de la plaquette ; l'adjonction d'un nimbe la tire de l'anonymat, tandis qu'elle se détache entièrement du fond par un relief accusé. L'artiste lui a donné l'apparence d'un homme d'armes du XV e siècle, équipé de toutes pièces. Le coursier galope de gauche à droite. Le cavalier, dont le tronc est conventionnellement tourné de face, à la manière des figures de sceaux équestres ( 1 ), brandit l'instrument fatal d'une main tandis que l'autre tient les rênes du cheval. L'aspect général du harnois trahit au simple coup d'œil la façon germanique. Nous allons voir pourquoi. Tout d'abord, remarquons que les plaques de fer articulées qui constituent le vêtement défensif ne sont pas attachées à un tissu, cuir ou autre matière souple ; dans ce cas, l'armure est dite blanche ( 2 ). L'introduction de ce type remonte à la deuxième décade du XV e siècle mais il ne se généralisa complètement qu'après 1450 et encore, pour les guerriers d'un certain rang. Beaucoup d'autres, moins fortunés, portèrent encore longtemps telle partie d'armure de plates, en usage anté- (*) Cette petite entorse au naturalisme figuratif permettait de représenter en détail un équipement et des traits qu'une vue de profil eût masqués en partie. Cela est surtout vrai du bouclier qui, jusqu'au début du XV E siècle au moins, portait des emblèmes héraldiques. Graver l'écu d'armes de profil eût enlevé au sceau, en escamotant ainsi les meubles du propriétaire, une grande partie de sa force probatoire. La constatation est peut-être l'indice de la formation professionnelle du graveur, comme le pensent VON BODE et VOLBACH, op. cit., p ( a ) Blanc doit être pris ici dans son sens ancien (comparer à l'anglais blank : nu, vide). Sur le terme, cf. C. BLAIR, European Arniour, Londres, 1958, p. 58.

44 rieurement ( 1 ). Le style du harnois de notre terre cuite ne se retrouve guère en Italie qui, au XV e siècle, donnait le ton à une large portion de l'europe occidentale, ni en France, qui suivait les conceptions des armuriers de la péninsule ( 2 ). En fait, c'est l'aspect de la cuirasse qui le singularise : celle-ci apparaît comme typiquement germanique. On sait que le plastron de métal plain, oublié depuis le haut Moyen Age, fut réinventé au XIV e siècle mais qu'il ne se répandit vraiment qu'à partir de la fin de cette époque ( 3 ). C'était une tôle convexe qui, attachée au niveau des clavicules par deux aiguillettes, descendait seulement jusqu'à l'épigastre, où elle présentait un bombement accusé et caractéristique. On la complétait par des fauldes de mailles, de plates ou articulées. Elle persista dans le Saint Empire jusqu'aux environs de 1430, moment où elle fut délaissée en faveur du genre qui va nous occuper puis, peu après, au profit des types italien et «gothique» ( 4 ). Le saint Georges du Musée Curtius porte la variante du plastron de cuirasse globulaire qui fit son apparition dans l'empire au cours des années 1420 : la Kastenbrust ou, comme l'exprime l'anglais de façon plus précise, la faceted breaslplate. C'était une occasion, pour les (') Cf. C. BLAIR, op. cit., p. 77. Sur le développement de l'armure de plates, cf. ibidem, pp. 37 s. et B. THORDEMANN, P. NÔRLUND et B. INGEL- MARK, Armotir front the baille of Wisby, 1361, t. I, Stockholm, 1939, pp. 245 s. ( a ) Sur l'armure italienne et française, cf. C. BLAIR, op. cit., pp et 108 et A. IIARMAND, Jeanne d'arc, ses costumes, son armure. Essai de reconstitution, Paris, (*) Cf. C. BLAIR, op. cit., pp. 59 s. Le premier exemple connu pour le Pays de Liège date de la dernière décade du XIV E siècle : EGLISE D'AWANS, Lame funéraire de Guillaume Wilkar, sire d'awans (ob. 1397) et de s n épouse Adilhe de Biersel (ob. 1379). ( 4 ) C. BLAIR, op. cit., pp. 60 et 92. Outre l'exemple de la n. précédente : EGLISE DE FOOZ, Lame funéraire de Baslien Lawair (ob. 1407) et de son épouse (ob. 1401). BRUXELLES, B. R., ms (enluminé à Liège par le chroniqueur J. de Stavelot, 1428), f 138; cf. C. GASPAR et F. LYNA, Les principaux mss. à peintures de la B. B. de Belgique, 1" partie, Paris, 1945, n 219. Ibidem, ms (Haguenau, ca 1430), f 11 ; les plastrons sont cannelés aux f " 25, 86 ; cf. C. GASPAR et F. LYNA, op. cit., n» 226.

45 Plattner d'outre-rhin, de manifester leur goût des formes baroques, qui caractérisent leur art à la fin du Moyen Age et au début de l'epoque moderne. Ici, malgré l'inconvénient que constitue la position arquée du corps du cavalier, on discerne bien l'inclinaison de la tôle à partir de la large encolure roulée jusqu'à l'arête horizontale située à hauteur du diaphragme et le mouvement inverse jusqu'à l'épigastre. La même déclivité se marque verticalement à partir de l'échancrure des bras jusqu'aux deux saillants latéraux. La Kaslcnbrusl se maintint à l'état pur jusque 1440 environ, avec des degrés d'obliquité de ses surfaces variables f 1 ). Dans le cas présent, les angles formés par l'intersection des plans sont relativement peu accusés ( 2 ). Deux aiguillettes, au niveau des clavicules, constituent le mode d'attache du plastron au haubergeon sous-jacent, comme c'est souvent le cas ( 3 ). (') C. BLAIR, op. cit., pp. 92 et 93 et A. HARMAND, op. cit., pp. 226 et 227. Sur l'esthétique des armuriers allemands aux XV E et XVI E siècles, voir J. HAYWARD, L'homme armé, L'Œil, janvier 1959, pp Les dates limites de l'emploi de cette Kastenbrust doivent être cherchées, faute de spécimen conservé, dans l'iconographie : Jean VAN EYCK (OU main G ï), enluminure du f perdu, des Heures de Turin-Milan (entre 1419 et 1445) ; reprod. dans J. PHILIPPE, Van Eyck et la genèse mosane de la peinture des anciens Pays-Bas, Liège, 1960, p. 147; cf. à ce sujet A. CHATELET, Les étapes de l'enluminure des mss. dits de Turin-Milan, La Bevue des Arts, 1956, pp et Les enluminures eyckiennes des mss. de Turin et de Milan-Turin, ibidem, 1957, pp Aux arguments chronologiques proposés dans ces articles, nous ajoutons celui de la présence dans la miniature de quatre bassinets à mezail et camail, d'un grand bassinet et d'un chapeau de fer porté sur capuchon de mailles, trois types de coiffure de guerre dont l'illustration combinée est exceptionnelle après les années BALE, KUNST-HALLE, Heilspiegelaltar de Conrad WITZ (ca ) ; reprod. C. BLAIR, op. cit., fig. 33 et NUREMBERG, MUS. GERM., ms. 998 (1441), f " 20, 107, cité par A. HAR- MAND, op. cit., p. 226, n. 6. cf. F. LYNA, Elisabeth de Garlitz et les «Heures de Turin et de Milan», Scriptorium, 1961, pp ( 2 ) Ils le sont bien davantage sur le Heilspiegelaltar cité n. précédente par exemple. ( ) Notamment GAND, EGL. S.-BAVON, Polyplique de l'agneau Mystique (avant 1432) : les Chrisli Milites ; reprod. L. VAN PUYVELDE, L'Agneau Mystique, Paris et Bruxelles, 1946, pp. 18, 53, 54 et E. SCHILTZ, Le s «Chrisli Milites»..., Bull. Mus. r. Art et Hist., 1958, pp. 60 et 64. Il n'est pas possible d'assigner à ce volet latéral une date plus précise par la seule étude de l'armement des Chevaliers. La date de 1432 comme terminus ad quem est fournie par celle de l'inauguration du polyptique,

46 La surface du métal n'est pas lisse : elle présente un motif repoussé en forme d'arbalète et un autre, également en ronde-bosse et situé juste en dessous, en écusson. Le premier sert d'arrêt de cuirasse, destiné à empêcher une arme adverse, déviant sur le métal poli, de remonter vers la gorge. La lisière, introduite pendant le dernier quart du XIV e siècle, était pourtant d'habitude rivetée au plastron ( 1 ). Le second est un badge héraldique dont les meubles, sans doute peints ou émaillés, désignaient l'identité du propriétaire ; une simple croix grecque le charge, pièce normale puisqu'il s'agit d'évoquer saint Georges. L'usage de cet eskuchet remonte à la seconde moitié du XIV e siècle, époque de l'abandon de la cotte armoriée au profit du surcot. Il s'attachait, au début, sur le camail du bassinet ( 2 ). Le fait que nous ne connaissons pas d'autre exemple de Kastenbrusl ainsi martelée confère au petit bas-relief un surcroît d'intérêt. D'ailleurs, l'emploi de cette technique n'a rien d'aberrant puisqu'à côté de cuirasses à facettes polies on en rencontre dès les années 1420 dont la surface se creuse de trois à neuf cannelures qui partent de la taille et s'épanouissent dans la direction de l'encolure ( 3 ). L'habileté issu de la collaboration d'hubert et de Jean Van Eyck. Le terminus a quo est loin d'être fixé ; le retable n'étant pas homogène, certaines parties peuvent avoir été exécutées entre 1422 et 1424 à la cour de J. de Bavière, comte de Hollande. Cette hypothèse est quelque peu renforcée par la constatation de retouches apportées aux pattes des deux premiers chevaux et par le caractère «germanique» des armures, normal pour le comté de Hollande (cf. exemple sv.) ; cf. L. VAN PUYVELDE, op. cit., pp. 83 s., E. SCHILTZ, op. cit., pp et J. PHILIPPE, op. cit., pp. 176 et 177. Autre exemple d'aiguillettes : BRUX., B. H., ms (Utrecht, 1431), f " 2 v, 5 v, 6 v ; cf. C. GASPAR et F. LYNA, op. cit., n" 223. Sur le port des aiguillettes : A. HARMAND, op. cit., p (') C. BLAIR, op. cit., p. 61. Ex. de lisière appliquée sur la Kastenbrusl : les Christi Milites du Polyptique de Gand (avant 1432) cités n. précédente. (! ) Jacques DE HEMRICOURT, Œuvres, t. III, Bruxelles, 1931, pp. 39 et 40 (écrit dans le dernier quart du XIV e siècle), explique l'adoption de ce mode de connissance, attesté sur une statue de chevalier, provenant de N.-D. de Huy (fin XIV e -début XV e siècle) du Mus. CURTIUS A LIÈGE et celle du saint Mengokl (1406) du Bassinia de HUY. ( 3 ) A. HARMAND, op. cit., p. 227, n. 1, en cite des exemples entre 1428 et Le plastron convexe était parfois lui aussi cannelé : BRUX., B. R., ms (Haguenau, ca 1430), f " 25, 86, cité plus haut.

47 requise pour exécuter un tel schéma décoratif n'est-elle pas tout aussi développée que celle dont devrait faire preuve l'armurier du saint Georges? L'absence de faucre, pour soutenir la lance, n'a rien d'anormal puisqu'on ne le rencontre pas toujours, d'autant plus qu'ici la targe est conçue pour pallier ce défaut. Le plastron de cuirasse, sans doute accompagné d'une dossière que nous ne voyons pas (*), se prolonge jusqu'à mi-cuisse par une braconnière de six fauldes imbriquées vers le haut, qui entourent le bassin comme d'une cloche ( 2 ). La lame inférieure présente une échancrure frontale pour permettre l'aisance du cavalier. Beaucoup d'armures allemandes, il est vrai, ne possédaient, jusque vers 1440, que des braconnières de mailles ( 3 ) mais le type que nous étudions était déjà utilisé dans l'empire pendant les années 1420 ( 4 ) ; il ne se modifia qu'à partir de 1440 environ ( 5 ). La dague est suspendue à deux chaînettes fixées à la ceinture. Une troisième est sans doute destinée à accrocher l'épée ( 6 ). La gorge est protégée, jusqu'au niveau du menton, par le colletin de mailles, en usage depuis la fin du XIII e siècle : plastron autonome dont la bordure supérieure, faite d'anneaux renforcés, se tient rigide autour (*) La dossière est d'usage courant avec ce genre de plastron vers 1430 au plus tard ; C. BLAIR, op. cit., p. 93 et BRUX., B. H., ms (Haguenau, ca 1430), f 11. (*) Celle-ci fait penser à l'armure de pied à tonne de la première moitié du XVI E siècle ; C. BLAIR, op. cit., p. 164 et fig. 58. L'imbrication vers le haut indique pourtant bien ici une défense de cavalier contre les coups portés par le bas. En évaluant à six le nombre de fauldes, nous n'avons pas tenu compte de la lame fixée immédiatement au-dessous du plastron. (*) A. HARMAND, op. cit., p. 228, en trouve encore en ( 4 ) Cf. notamment le ms. de J. de Stavelot, cit. supra, p. 59, n. 4, au f 138. Il va de soi que le nombre de fauldes peut varier ; il y en a cinq ou six sur l'illustration de ce f 59, quatre au f 179 du BRIX., B. B., ms (Haguenau, ca 1435); cf. C. GASPAR et F. LYNA, op. cit., II e partie, n 227. ( 6 ) C. BLAIR, op. cit., p. 93. Il se raccourcit et se rétrécit. ( ) L'habitude d'attacher les armes portatives à des chaînettes fixées à la ceinture remonte au XIV E siècle et persista dans l'empire au début du XV E. Cf. la statue de chevalier provenant de N.-D. de Huy (fin XIV E - début du XV E siècle) du Mus. CUHTIUS A LIÈGE et C. BLAIR, op. cit., p. 76.

48 du cou ( 1 ). 11 fut graduellement remplacé, dans la suite, par un gorgerin de métal plain, dont le premier exemple connu date de 1437 ( 2 ) mais il ne faut pas nécessairement se servir de cet argument pour antédater la pièce. Le harnais de jambe présente, sur la terre cuite, un état d'usure trop accusé pour que nous songions à le décrire en détail. Qu'il nous sufiîse d'attirer l'attention sur deux d'entre eux qui, une fois de plus, dénotent la fabrication germanique de la première moitié du XV e siècle : la grandeur modérée de l'oreillon latéral bilobé qui protège le jarret ( 3 ) et le bout en pointe douce du soleret ( 4 ). La concavité de la genouillère, soit dit en passant, indique plutôt, mais non exclusivement, le commencement du XV e. Le harnais de bras échappe lui aussi en partie à notre attention. Mais cela est dû, cette fois, à la mode généralisée, venue d'italie ( 5 ), de laisser retomber les manches du haubergeon au-dessus des canons d'arrière et d'avantbras. Les épaulières, toutefois, étaient superposées et attachées aux mailles ou à l'étoffe ( 6 ). Ici, la spalière est une capsule hémisphérique, à bords dentelés, couvrant la tête de l'humérus. Deux petites lames articulées, dont on distingue difficilement la tranche au sommet du biceps, la prolongent et tiennent sans doute lieu de canon d'ar- (') C. BLAIR, op. cit., p. 46, le fait remonter au début du XIV e siècle mais cette date peut être reculée puisqu'il apparaît sur le dessin de la lame funéraire d Euslache de Villers-VEvêque et de sa femme (1296) ; BIBL. UNIV. DE LIÈGE, J. VAN DEN BERG, Histoire, héraldique et généalogies..., ms. B 1652, p ( 2 ) C. BLAIR, op. cit., p. 96. (*) C. BLAIR, op. cit., p Il était plus large et indenté au centre dans les armures italiennes ; ibidem, p. 84. ( 4 ) A. HARMAND, op. cit., p ( 6 ) C. BLAIR, op. cit., p. 81 et fig. 30 (la première armure conservée : ca 1420), (ca 1440) et 32 (ca 1498). A. HARMAND, op. cit., p BASILIQUE St-HuBERT EN ARDENNE, Trésorerie, Chevalier agenouillé (bois, première moitié du XV e siècle) ; reproduction dans P. CHA- LON, St-Hubert-en-Ardenne, fasc. II, St-Hubert, 1950, pp ( 6 ) C. BLAIR, op. cit., pp et A. HARMAND, op. cit., p. 234.

49 rière-bras ( 1 ). On peut supposer que la cubitière est, selon l'habitude allemande, circulaire ou hémisphérique ( 2 ) et le canon d'avant-bras fermé. Une telle disposition protectrice pour les membres, manifestement germanique, eût constitué un archaïsme flagrant après Les gantelets appartiennent, pour la même région, à la période : ils se composent d'une seule plaque de fer, martelée en relief, qui couvre les doigts, la base du pouce, le métacarpe ; elle se prolonge par une manchette arrondie jusqu'au milieu de l'avant-bras. Seul, le gant en matériau souple, riveté à l'intérieur, est flexible. Un cercle orné de bossettes entoure le poignet ( 3 ). Le cavalier est coiffé d'un casque qui paraît bien correspondre à la salade dont parlent des pièces d'archives et que représentent de trop rares documents iconographiques. Ce couvre-chef, probablement importé d'italie, est déjà figuré dans cette péninsule sur des fresques du XIII e siècle ( 4 ), bien qu'on en fasse seulement mention pour la première fois dans un écrit de 1407 ( 5 ). On le rencontre à partir de 1419 en France ( 6 ), la même année aux marches de l'empire ( 7 ), en 1425 et 1426 au Tyrol ( 8 ). (*) C'est le type courant d'épaulière allemande jusqu'aux environs de 1440 ; le nombre de lames brachiales reste variable ; cf. tous les mss. cités en n. et C. BLAIR, op. cit., fig. 33. ( 2 ) D'ailleurs, une cubitière de modèle italien, ou allemand postérieur à 1440, ne pourrait raisonnablement prendre place sous une manche de cette largeur. Sur la taille respective de ces cubitières, cf. C. BLAIR, op. cit., p. 98 et fig. 30 et 31. ( 3 ) Le fait que les plaques protectrices des mains sont battues d'une seule pièce est un indice supplémentaire d'une forme germanique ; le modèle italien, articulé, avait cependant déjà pénétré dans l'empire ; cf. le POLYPTIQUE DE GAND (avant 1432) et BRUX., B. B., ms (Haguenau, ca 1430), f 11, cités supra. Voir C. BLAIR, op. cit., pp. 84, , fig. 30, 31, et A. HARMAND, op. cit., p Gantelet droit italien de la coll. Sir E. Barry (Milan, ca 1460) reprod. dans G. F. LAKIMG, A record of European armour..., t. II, Londres, 1920, p. 216, fig ( 4 ) Cf. V. GAY et H. STEIN, Glossaire archéologique..., t. II, Paris, 1928, p. 316, col. 2. ( 6 ) Celata ; cf. C. BLAIR, op. cit., pp. 70 et 85. (") Salade ; ibidem, p (') Salarde -, cf. E. J. SOIL DE MORIAMÉ, Armes et armuriers tournaisiens..., Bull. Acad. r. d'archéol. de Bg., 1913, p ( 8 ) Tscheler et Tschelede ; cf. C. BLAIR, op. cit., p. 105.

50 Fuyant en pointe obtuse vers l'arrière, le casque du saint Georges présente une ouverture faciale bien dégagée, dont l'arc est à peine troublé par une petite retombée médiane, en accolade ; celle-ci correspond à l'arête légère qui parcourt le timbre en son milieu. Les bords, libérant la gorge et les joues, couvrent la nuque en amorçant une «queue». Une rouelle légèrement asymétrique, fixée à hauteur de l'oreille, s'orne d'une lentille centrale en bossette ( 1 ). Les têtes des rivets, sur cette oreillère et en bordure, produisent un effet décoratif que les artistes de l'époque accentuaient par l'application d'or ou d'émail ( 2 ). Les accessoires de la salade consistent en une garniture latérale en forme d'aile de chauve-souris et en un plumail fiché dans un tuyau terminé par un renflement caractéristique : la pomme ( 3 ). On rencontre des casques de ce genre à partir de 1420 mais, en France et en Bourgogne, ils sont surtout fréquents après 1430 ( 4 ). Par contre, la plus ancienne illustration que nous en ayons rencontrée pour le Saint Empire remonte aux environs de 1435 seulement ( 5 ). Ils sont d'ailleurs tous munis de (') La rouelle est très fréquente sur les casques du XV e siècle. Voir notamment un des cavaliers du Calvaire du N.-Y., MET. MUS. ART, attribué à un Maître 11 (peint deuxième quart XV e siècle) par A. CHATELET, op. cit., La Revue des Arts, 1957, pp. 162 et 163 ; reprod. dans J. S. HELD, Flemish Painting, New-York, 1953, p. 9. Elle orne également le «grand bassinet» ; voir notamment les représentations de cette mode sur les volets du Heilspiegelallar (ca ) de Conrad WITZ et dans «La libération de saint Pierre» du Pelrus-Altar (2 E quart XV e siècle), également attribué à cet artiste. Reproductions dans P. L. GANZ, Meisler Konrad Witz von Rottweil, Berne, 1947, pl. 8, 13, 46. ( 2 ) Cf. Ch. BUTTIN, Le guet de Genève..., Genève, Annecy, 1910, p. 87 :... pour avoir fait percer deux salades et mis des cloz dorez... (1434) ;... èmaillure de la garniture des boulions servons alentour de ladicte sallade... (1467). Les rivets en bordure servaient à maintenir la doublure intérieure du casque. ( 8 ) Le plumail, souvent fixé comme ici au sommet du casque, se rencontre notamment sur le panneau peint cil. n. supra (2 e quart XV e siècle) et à travers tout le XV e siècle. - Cf. C. BLAIR, op. cit., p. 79 et Ch. BUTTIN, op. cit., p. 89. ( 4 ) C. BLAIR, op. cit., pp. 106, 110 et fig ( 5 ) BRUX., B. R., ms (Haguenau, ca 1435), f 238 v cit. supra : la salade est munie d'une petite visière pivotant latéralement et qui ne couvre que les yeux; le plumail est fixé derrière. C. BLAIR, op. cit., p. 106, n'en connaissait pas d'exemple avant les années 1440.

51 visière et de bavière bien qu'un texte de 1431 en signale un plus dégarni ( 1 ). Avec la targe, nous terminerons l'examen de l'armement défensif. On sait que cette variété ce bouclier, dont le nom et peut-être l'image apparaissent fréquemment au XIV e siècle ( 2 ), supplanta très rapidement l'écu après Elle présenta alors une grande richesse de formes à tel point qu'il n'est pas toujours possible, en présence d'un modèle déterminé, d'en retrouver un autre semblable ( 3 ). Dans le cas qui nous concerne, il s'agit d'une seule plaque de fer plus ou moins rectangulaire, à concavité interne. Les bords supérieurs et inférieurs sont roulés vers l'extérieur, tandis que la surface du métal se creuse de cannelures parallèles. Le côté droit, étiré en loupe, détermine l'échancrure ou bouche caractéristique de ce genre de bouclier ( 4 ). Elle permettait de soutenir la lance, couchée en arrêt, en l'empêchant de basculer. Un peu en dessous, on aperçoit un des deux rivets qui maintiennent la courroie ou guige, passée autour du cou. Les hommes de guerre, couverts d'une (>) V. GAY et H. STEIN, op. cit., p. 317, col. 1 (document dauphinois, 1431) :... une salade sans baviere et sans gorgerin que luy avoil preste Claude de Cizeres, pour ce que elle estoit plus aysee que la sienne... Il va de soi que l'on pouvait aisément adapter au moins une bavière à une salade comme celle du saint Georges-Curtius. (*) On ignore d'ailleurs le sens précis du mot avant le XV E siècle. Est-ce déjà la forme ultérieure qu'il désigne? ou le bouclier rond? Du CANGE, Glossarium mediae et inftmae latinitatis, t. VI, éd. DIDOT, 1846, pp. 508, col. 3 et 510, col. 1, n'y avait déjà plus rien compris! Au reste, certaines formes nouvelles apparaissent au XIV E siècle : cf. BIBL. UNIV. DE LIÈGE, ms. 58E, L RE partie (ca 1366), f 2 et BRUX., B. B., ms. 9217, 2 e partie (ca 1350), f 119 v. (*) C'est ici notamment que se manifestent les formes les plus outrancières du gothique finissant, particulièrement dans l'empire, où l'on affectionne le genre rouleau de parchemin à bords déchiquetés. Cf. les targes des Milites Chrisli de GAND, cités supra (avant 1432) et C. BLAIR, op. cit., p. 181 et fig. 274 et G. F. LAKING, op. cit., t. II, pp. 223 s. (*) Le plus ancien exemple de bouche que nous connaissions se remarque sur l'écu du chevalier teutonique Herman de Bronckorsl, commandeur de Fouron. La pierre tombale, jadis dans la chapelle de cette localité, nous est connue par un dessin de J. VAN DEN BERG aux ARCH. DE L'ABBAYE DU VAL-DIEU, Pierres tombales et inscriptions sépulchrales..., t. I, sous «Fouron» (la date, mutilée du chiffre des unités, se situe entre 1320 et 1329).

52 armure devenue hermétique, ne firent plus guère usage du bouclier après Et celui-ci correspond bien en effet à la première moitié du siècle. En ce qui concerne les armes offensives du cavalier, il faut bien admettre que, si leur intérêt documentaire reste appréciable, les limites chronologiques de leur emploi sont moins précises, moins connues aussi. La dague à rognons, suspendue au côté droit par deux chaînettes, se caractérise, comme son nom l'indique, par une garde constituée de renflements réniformes. Elle ressemble fortement à une arme de même espèce, d'origine indéterminée, conservée au Musée Curtius à Liège ( x ). D'ailleurs, cette forme se rencontra aussi longtemps que l'arme fut utilisée, c'est-à-dire pendant une partie du XIV e siècle ( 2 ) et durant le XV e. L'instrument qui va servir à décapiter le monstre, et dont le graveur a manifestement exagéré les proportions, appartient à une catégorie d'objets belliqueux sur lesquels nous sommes extrêmement mal renseignés. La faute en incombe d'ailleurs aux contemporains, qui qualifiaient indistinctement de : fauchon, braquemart, tnalchus ( 3 ), baclelaire des armes pourtant assez dissemblables. Conventionnellement, et sur la foi de certains indices, nous appliquerons ce dernier nom à l'épée brandie par le saint Georges-Curtius ( 4 ). La lame est asymétrique, (') J. B. 246 : manche détérioré (9,5 centimètres), entièrement en bois, lame à section losangique concave (26 centimètres). Sur la dague à rognons, cf. notamment G. F. LAKING, op. cit., t. III, pp. 30 s. ( 2 ) La dague à rognons est déjà représentée en Italie vers 1330; cf. S. F. BRIDGES et J. WARD PERKINS, Some fourleenlli cenlury Neapotilan militari/ effigies..., Sludies Jamison, 1956, p ( s ) Sur ces armes, certaines illustrées ou citées dès le XIII e siècle, cf. respectivement V. GAY, op. cit., t. I, p. 693, col. 1-2 ; pp. 212, col , col. 2 ; t. II, p. 106, col Il semble que le dos de ces armes soit généralement droit. Cf. une des premières illustrations dans BIBL. UNIV. DE LIÈGE, Psautier de L. le Bègue, ms. 431A (milieu XIII e siècle), f " 55 v et 167. (') Cf. V. GAY, op. cit., t. I, pp. 100, col , col. 1. G. F. LAKING, op. cit., t. I, pp. 127 s., confond toutes ces armes sous le vocable falchion ; voir aussi pp. 267 s.

53 sans cannelure ni onglet, à un seul tranchant courbé vers l'arrière. Le dos, également incurvé dans le même sens, rejoint le fil en se déprimant brusquement vers l'extrémité, déterminant ainsi une pointe aiguë ; l'arme peut donc servir aussi bien aux coups de taille qu'à ceux d'estoc. La prise, assez longue, est limitée par un pommeau en bec de perroquet et une garde avec assise projetée en écusson ; le quillon de parade est court et droit, celui de garde forme un coude protecteur vers la fusée ( 1 ). Des lames de badelaire comme celle-ci sont illustrées, avec plus ou moins de bonheur, à partir du début du XIV e siècle, époque de l'apparition de cette épée dans les documents iconographiques ( 2 ). Les pommeaux sont le plus souvent symétriques avant le milieu du XV e siècle mais il en existe alors qui ressemblent déjà au nôtre ( 3 ). Quant aux quillons, la plupart sont droits ( 4 ) ou incurvés vers la lame ( 6 ), voire vers la fusée ( 6 ). Il ne nous a pas été possible jusqu'à présent d'en découvrir un remontant vers la prise, comme celui qui nous occupe, avant le (*) Nous utilisons les termes «écusson», «quillon de parade» et «quillon de garde» sous réserve : ils appartiennent au vocabulaire des excrimeurs du XVI e siècle, mais la chose avait précédé le nom. (*) OXFORD, NEW COLLEGE, Coffre illustrant la bataille de Courtrai (peuaprès 1302), coin inférieur gauche; reprod. dans J. F. VERBRUGGEN, Hel leger en de vlool van de graven van Vlaanderen, Mém. Acad. r. flamande, Cl. des Lettres, n» 38, i960, pl. 16. G. F. LAKING, op. cit., t. I, fig. 156, p. 128 (ms. BRIT. MUS., début XIV E siècle). PRAGUE, GAL. NAT., MAÎTRE DU BÉTABLE DE TRÉBON, Résurrection (ca 1380) ; reprod. Le jardin des Arts, sept. 1957, p VIENNE, NATIONALBIBL., ms. nouv. s (Prague, 1387), f 259. PARIS, Mus. LOUVRE, Portement de Croix attr. à JACQUEMART DE HESDIN (feuillet vélin détaché, fin XIV E siècle) ; reprod. Otto PACHT, dans La Revue des Arts, 1956, fig. 4 et 29, pp. 149 s. BRUX., B. B., ms. II (miniat. détachée ; Hollande, ) ; reprod. C. GASPAR et F. LYNA, op. cit., II E partie, pl. CXXXI. BRUX., B. B., ms (Utrecht, 1431), passim. (*) Cf. le braquemart du Ps. de L. le Bègue (milieu XIII E siècle), cit. supra et surtout le badelaire d'un garde du Calvaire du MET. MUS. ART (deuxième quart XV E siècle) cit. supra. (*) Notamment BRUX., B. B., ms. 3, f 3 (Paris, ca ); reprod. dans C. GASPAR et F. LYNA, op. cit., I RE partie, pl. CIX. (*) Notamment TOURNAI, CATHÉDRALE N. D., Tapisserie de s. Eleuthère (Arras, 1402). ( ) Notamment BRUX., B. B., ms. 9025, f 1 (Paris, avant 1415); reprod. C. GASPAR et F. LYNA, op. cit., II e partie, pl. CX1V.

54 milieu du XV e siècle ( 1 ). Mais, insistons-y, un si grand nombre de sources iconographiques demeurent encore inexploitées au point de vue de l'armement qu'il ne nous paraît pas vain d'espérer de leur mise en œuvre le recul de l'un ou l'autre terminus a quo. Car l'existence de quillons de garde ou de quillons chevauchés, de plus en plus fréquente à partir de 1450 environ ( 2 ), remonte certainement à une date antérieure. Nous apportons d'ailleurs le témoignage de la terre cuite de la rue Entre deux Ponts à l'appui de cette hypothèse. En effet, la longue étude descriptive et comparative à laquelle nous nous sommes livré prouve suffisamment par ses arguments chronologiques les plus précis que le moule de ce petit bas-relief a été gravé dans le Saint Empire entre 1425 el 1440 ( 3 ). Le motif qu'il représente, sans originalité puisqu'il puise aux sources d'un banal thème d'hagiographie médiévale, offre pourtant un grand intérêt au point de vue des armes et armures. S'il est vrai que l'armure italienne est, pour cette époque, assez bien connue grâce au témoignage péremptoire de plusieurs pièces authentiques, il n'en va pas de même pour le harnois germanique, que l'on traite en parent pauvre avant Un document aussi précis constitue I 1 ) BRUX., B. R., ms (enluminé ), f» 282 ; reproduction L. M. J. DÉLAISSÉ, Les «Chroniques de Hainaut..., dans Bull, des Musées royaux des Beaux-Arts, fasc. 1-3, 1955, p. 29. BALTIMORE, WALTERS ART GALLERY, ms. W. 305 (atelier de Loyset Liédet, ) ; miniat. reprod. dans Catal. Maslerpieces of Flemish art, Détroit, I960, p Il s'agit dans ces deux cas de quillons chevauchés. ( ) BRUX., B. R., ms (Loyset Liédet, 1468), f 180; reprod. L. M. J. DÉLAISSÉ, op. cit., p. 49. M. L. GILISSEN, de la B. R., a eu l'obligeance de rechercher pour nous quelques références précises ; nous tenons à l'en remercier ici. De même, nos vifs remerciements vont à M. J. SÇUIL- BECK, Conservateur du Musée d'armes et d'armures de la Porte de Hal, qui a bien voulu nous laisser consulter les ouvrages spéciaux de la bibliothèque du Musée. (*) Il faut exclure l'éventualité d'une fabrication antérieure à 1420 ou postérieure à Les termini restent les plus acceptables.

55 donc une aubaine, d'autant plus que les détails qu'il transmet accusent par leurs nuances (*) l'œuvre fondée, directement ou non, sur le terrain solide de la réalité. Appendice La Pierpont Morgan Library de New-York possède un livre d'heures à l'usage de Tournai, peut-être composé dans cette ville même ( 2 ). Il date sans doute des années et trahit, par la diversité des styles qui s'y marquent, l'œuvre d'artistes différents. Au reste, au vu de photographies de cinq de ses huits peintures ( 3 ), celles-ci semblent assez médiocres par l'exécution des détails, si même elles témoignent d'un souci peu banal de la composition. Or, la miniature qualifiée de rnost attractive dans une notice récente consacrée à ce manuscrit et qui représente saint Georges terrassant le Dragon (*) figure une scène presque identique à celle, homonyme, que nous venons d'analyser. Bien mieux, elle nous parait n'être rien d'autre qu'une copie d'un moulage semblable! On y remarque en effet certaines incohérences là où précisément les imperfections de la terre cuite prêtent à confusion ; l'enlumineur eût pu les éviter s'il s'était directement inspiré de la matrice même ou encore d'un dessin de graveur. Les plaques humérales, à peine perceptibles ainsi que nous l'avons signalé, ne se rencontrent plus dans le livre d'heures. Le harnais de jambe manque également de précision. Les chaînettes (*) L' «italianisme» du casque et dans le port du haubergeon est une preuve supplémentaire de l'enregistrement fidèle d'une particularité du lieu et du temps. Point d'exotisme à bon marché ou de fantaisie saugrenue comme c'était trop souvent le cas au XV e siècle, époque où l'imagination cherche à se libérer I (*) Ms. M.421 : 76 feuillets parch. (16/11,5 centimètres), écrits en latin avec deux peintures pleine page et six miniatures, initiales et bordures ornées; acquis par le Musée en (») F 0 ' 13 v», 15 v, 19 v», 25 v et 28 v. ( 4 ) Par M. Francis W. ROBINSON dans le catal. Maslerpieces o/ Flemish art, Détroit, 1960, pp. 383 et 384 ; reprod. p. 383.

56 accrochées à la ceinture n'ont pas été discernées comme telles et l'historieur du manuscrit en a fait des espèces d'arêtes déterminant d'imaginaires facettes de la braconnière. Il en résulte naturellement que la dague est, sur la miniature, véritablement suspendue dans le vide! Autre conséquence : les ornements sphériques qui, sur la plaquette, agrémentent l'extrémité des chaînes sont impitoyablement transformés en têtes de rivet et même multipliés afin de satisfaire à cette interprétation pour le moins ingénieuse. Ajoutons que l'arrière-plan s'est sensiblement animé et aéré dans la peinture du livre : l'artiste disposait ici, bien entendu, de plus d'espace. Mais, détail curieux, il a remplacé le badelaire du saint Georges par une épée ordinaire à quillons incurvés, pommeau en olive et prise moyenne ; la lame, évidée sur le premier tiers de sa longueur, offre une pointe en arc brisé ( 1 ). Pourquoi cette substitution? Sans doute l'enlumineur aura-t-il jugé que ce genre d'arme sied mieux que le badelaire au chevalier, auquel l'iconographie l'attribue rarement. On le voit, ce cas intéressant de plagiat ( 2 ), perpétré entre 1440 et 1450, confirme encore indirectement le terminus de 1440 que nous avons assigné à l'exécution de la matrice. Remarquons encore que, si les moules furent répartis entre les ateliers de potiers, comme celui (ou ceux!) de la rue Entre deux Ponts, et d'autres (') C'est l'épée en usage de 1350 à 1500 environ, que Mme A. BRUHN HOFFMEYER fait entrer dans le groupe IVa de son étude : Middelalderens Tveaeggede Svaerd, 2 vol., Copenhague, ( a ) Le plagiat existe également en sens inverse : ainsi, une gravure du «Maître des cartes à jouer» (2 E quart XV E siècle) a servi de modèle à l'auteur d'un moule qui a cependant cru bon de moderniser l'armure d'un des personnages, preuve d'un travail plus tardif ; cf. M. GEISBERG, Die An/ànge des Deulschen Kup/ersliches und der Aleister E. S., Meisler der Graphik, t. II, Leipzig, s. d., pp. 27 s. et pl. 3, L. 10 et VON BODE et VOLBACH, op. cit., pl. III, n 8.

57 artisans de l'estampage ( 1 ), les moulages, eux aussi, circulèrent largement. Produits en quantité et à bon marché, c'est probablement par l'intermédiaire de curieux et de revendeurs que ceux-ci rayonnèrent un peu partout. Le transit artistique et commercial s'opèro, dans le cas d'espèce qui illustre cet appendice, de part et d'autre de la frontière occidentale de l'empire germanique, dans le sens Est-Ouest. C. GAIER. (') Une autre terre cuite, de même provenance et conservée au MUSÉE CURTIUS A LIÈGE, représente un Jugement de Paris de la seconde moitié du XV e siècle. Or, ce motif se retrouve sur un médaillon vendu à Utrecht en 1867 et estampé sur un carreau de poêle et un couvercle de boîte, de Nuremberg; cf. Cte MAURIN DE NAHUYS, Elude sur un médaillon artistique du XVI' siècle [.sic,..., Annales S. Archéol. de Bruxelles, , pp. 315, 326 et 327.

58 - 56 -!\ MEMO RI AM Baron Maurice de SELYS LONGCHAMPS Le jeudi 27 octobre 1960, décédait au château de Faulx le baron Maurice de Selys Longchamps. Né à Liège le 1 er janvier 1876, il appartenait à une famille qui a joué un grand rôle dans la Principauté et la Cité de Liège.

59 Parmi ses ancêtres plusieurs furent bourgmestre, membres du conseil privé, du tribunal des Echevins et des chapitres de la Cathédrale et des collégiales. Docteur en sciences de l'université de Liège, il fut reçu à l'institut le 29 mars 1903 en qualité de membre associé, le 29 décembre 1907, comme membre correspondant et le 24 décembre 1911 comme membre effectif. Il s'intéressa grandement aux travaux de notre société ; très versé dans l'art du mobilier et de la décoration, doué d'un goût très sûr et grand connaisseur du passé, il fut un conseiller fort averti à qui l'on doit la belle présentation de l'art ancien du pays de Liège, aux expositions universelles de 1905 et 1930 et à celle de Paris en Par la restauration et l'aménagement de son hôtel du Mont-Saint-Martin et du château de Longchamps, il a manifesté son idéal artistique. Il fut également membre correspondant de la Commission royale des monuments et des sites. Sa grande modestie lui fit refuser avec obstination la présidence de l'institut, mais il accepta d'aider la société, au titre honoraire de conservateur-adjoint ; ses avis étaient toujours marqués d'un réalisme très pratique. L'Art, l'art mosan en particulier ainsi que l'institut archéologique liégeois ont perdu en lui un grand seigneur et un confrère particulièrement estimé. Les liégeois garderont de lui le souvenir d'un grand homme qui fut toujours le défenseur de la Cité et de ses trésors artistiques. Pierre LALOUX.

60 Table des illustrations Pages Portrait de Mademoiselle Hélène van Heule, Conservateur des Musées Curtius et d'ansembourg à Liège ( ) 6 Paire de vases en faïence liégeoise (vers ) acquise en 1961 par le Musée Curtius (Plwin Piron, Liège) 11 Faïence inédite marquée au perron liégeois. Coll. du comte d'oultremont, château de Warfusée (Photo M. Puvrez, Iluy) 12 Un atelier de potier du moyen âge à Amay : Coupes des fouilles : a : coupe H-L ; b : coupe A-B ; c : coupe C-D 10 a. Dégagement du four n 1 (céramiques en place sur le four mais pas en position de cuisson) ; b. Vue générale du four n 1 (Photos E. Lauwerijs) a. Amay. Environs du pont (Cadastre 1959, éch. 2500) 20 b. Plan général de l'atelier (E = les fours, HL = coupe, A = dépotoir, B = fosse terre plastique. N = zone non fouillée, D = atelier de tournage) 20 c. Plan du four n 1 20 Céramiques n N2, E100, E37, E42, E46, MA11, AA6, E44A, MA19, M A4, E Céramiques n «E81, E32, AM2, E50A, E36, E44, E31, E45, D69, E38 24 Céramiques n MAI, E48, E96, E94, E49, E39, E47, E91, E50, E82 32 Céramiques n» D64, D67, D68, E35, E34, E33, E30, NI, Al, D65, E41, E107, D66, E40 33 Bas relief en terre cuite du XV e siècle conservé au Musée Curtius (Négatif Musée Curtius, Liège. Photo Clément Dessarl) 38 Portrait du Baron Maurice de Selys Longchamps 56

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